À la mémoire de Jacques Besançon et Bernard Yon
MAISON DE L ORIENT ET DE LA MÉDITERRANÉE JEAN POUILLOUX RAPPORT SCIENTIFIQUE 2003-2006 FR 538 UNIVERSITÉ LUMIÈRE LYON 2/CNRS
SOMMAIRE La Maison de l Orient et de la Méditerranée, FR 538 : une Fédération de Recherche au travail... 9 PREMIÈRE PARTIE : LES INSTRUMENTS DE RECHERCHE ET DE FORMATION DEA, master 2 et doctorat... 41 Services Bibliothèque... 43 Cartographies... 51 Image... 57 Publications... 61 Relations extérieures et communication... 65 Réseau, système et sécurité... 71 Secrétariat général... 75 Web et bases de données... 77 Plateformes technologiques Banques d images et données textuelles... 81 Carbone 14... 87 Document numérique... 89 Information spatiale et archéologique... 91 Têtes de réseaux documentaires... 93 DEUXIÈME PARTIE : LES ACTIONS SCIENTIFIQUES ET LES ACTIONS STRUCTURANTES Thèmes communs de recherche L homme et la terre... 99 Patrimoine historique, identités et enjeux politiques... 101 Sciences liées au temps des hommes... 105 Chantiers Atlas... 109 Guides de recherche sur Internet... 113 Numérisation... 117 Outils multimédias... 121 TROISIÈME PARTIE : LES ACTIVITÉS DES UNITÉS CONSTITUTIVES UMR 5133 Archéorient : environnements et sociétés de l Orient ancien... 127 UMR 5189 Histoire et sources des mondes antiques... 135 UMR 5195 Groupe de Recherche et d Études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient... 141 UMR 5138 Archéométrie et archéologie... 147 JE 2409 Romanitas... 155 FRE 2777 Institut de Recherche sur l Architecture Antique (bureau de Lyon)... 161 EA 3067 Centre Jean-Palerne... 165 ANNEXES Annexe 1 Fédération de recherche 538 : principaux éléments de l avenant à la convention... 171 Annexe 2 Schéma directeur Informatique... 175 Annexe 3 Besoins en équipement et en vacations des plateformes technologiques CNRS de la MOM... 179 Annexe 4 Liste des HDR, des thèses, des DEA et des masters soutenus... 181 Annexe 5 Liste des publications de la FR 538... 187 Annexe 6 Tableau synthétique de l utilisation des crédits des quatre dernières années... 207 Annexe 7 Liste du personnel de la FR et des unités constitutives... 209 Annexe 8 Index des principaux sigles... 213
LA MAISON DE L'ORIENT ET DE LA MÉDITERRANÉE - JEAN POUILLOUX FR 538 UNE FÉDÉRATION DE RECHERCHE AU TRAVAIL Directeur : Bernard GEYER 1 Directeur adjoint : Anne SCHMITT 2 Secrétaire générale : Françoise MARTIN 3 La Maison de l'orient et de la Méditerranée - Jean Pouilloux (MOM) est une Fédération de recherche (FR 538), remplaçant la FU 2 depuis le 1 er janvier 1997. Renouvelée au 1 er janvier 2003 par ses deux tutelles, l'université Lumière-Lyon 2 et le CNRS, la MOM se trouve enfin en cohérence de calendrier avec le quadriennal de son université de rattachement, ainsi qu avec celui de ses unités constitutives. Les buts de la Fédération de recherche, tels qu'ils sont inscrits dans la convention signée entre le CNRS et l'université Lumière-Lyon 2 le 9 avril 1998 et dans l avenant 4 signé par ces mêmes tutelles le 18 avril 2005, sont : de regrouper et d'héberger dans un site unique des unités de recherche se consacrant, principalement dans le domaine des sciences humaines et sociales, à l'étude de la Méditerranée, du Proche et du Moyen-Orient sous tous ses aspects passés et présents ; de développer et de gérer les moyens destinés aux services communs de la Fédération ; de susciter des programmes scientifiques fédérateurs (dénommés thèmes communs) et de gérer les moyens destinés à ces programmes ; de favoriser la formation à la recherche ; de favoriser la diffusion des connaissances scientifiques. À ces définitions du rôle et des buts de la Fédération, il convient d ajouter ce qui découle de la volonté politique de la direction de la MOM et des évolutions en cours : déjà concernée par des programmes sur l'occident, la Fédération revendique, avec l'appui de ses tutelles, une ouverture vers des unités impliquées dans des domaines complémentaires de ses centres d'intérêts «traditionnels» : Méditerranée occidentale, archéologie métropolitaine, etc. Cette volonté s est traduite dans les programmes de l'umr 5138 et par la création de la jeune équipe «Romanitas». Elle sera réaffirmée par l intégration de nouvelles unités ainsi que par le développement de programmes ou de collaborations avec des unités extérieures (cf. ci-dessous) ; la Fédération n'est pas seulement une unité de service : une de ses fonctions premières est de développer et de mettre à disposition de la communauté scientifique des instruments de recherche et de formation performants (plateformes technologiques, Services, DEA puis masters et doctorat). La création de chantiers prépare, au sein de la MOM, les évolutions technologiques à venir, en testant sur des cas concrets de nouveaux outils de recherche et de diffusion de la recherche, en permettant aux unités constituantes de les utiliser (mutualisation des moyens). Le soutien à des projets de jeunes chercheurs (statutaires ou post-doctorants) doit permettre l'émergence de problématiques renouvelées, originales, dont la mise en œuvre atteste le dynamisme d'une recherche. Cette affirmation de l implication des structures fédératives dans la recherche, qu elle soit fondamentale ou appliquée, est d ailleurs de plus en plus revendiquée, à juste titre, par des Unités Mixtes de Service (UMS) qui souhaitent leur transformation en Unités Mixtes de Service et de Recherche (UMSR). LA FÉDÉRATION DE RECHERCHE ET LES UNITÉS CONSTITUTIVES La MOM, en tant que Fédération de recherche, fait partie du réseau des Maisons des Sciences de l'homme dont elle est membre fondateur. Elle participe pleinement aux activités de ce réseau, que ce soit par l'intermédiaire des 1 2 3 4 UMR 5133 Archéorient. Téléphone : +33 4 72 71 58 22, e-mail : bernard.geyer@mom.fr UMR 5138 Archéométrie et archéologie - Téléphone : +33 4 72 71 68, e-mail : anne.schmitt@mom.fr Fédération de recherche 538. Téléphone : +33 4 72 71 58 21, e-mail : francoise.martin@mom.fr On trouvera ci-dessous, en annexe 1, les principaux éléments de l avenant à la convention.
Archéorient Environnements et sociétés de l'orient ancien UMR 5133 Histoire et sources des mondes antiques Institut F.- Courby - Sources chrétiennes UMR 5189 GREMMO Groupe de recherche et d'études sur la Méditerranée et le Moyen Orient UMR 5195 Romanitas Jeune équipe 2409 IRAA Bureau lyonnais de la FRE 2777 Archéométrie et archéologie Origine, datation et technologie des matériaux UMR 5138 Centre Jean-Palerne EA 3067 (Saint-Étienne) FÉDÉRATION DE RECHERCHE 538 Maison de l'orient et de la Méditerranée Jean-Pouilloux Instruments de recherche et de formation Actions scientifiques et actions structurantes DOCTORAT "Mondes anciens" Services Bibliothèque Cartographies Image Informatique Publications Relations extérieures, communication Secrétariat général Thèmes communs L'Homme et la terre Patrimoine historique, identités et enjeux politiques Sciences liées au temps des hommes Chantiers Atlas Guides de recherche sur Internet Numérisation Outils multimédias Plateforme technologique Banques d'images et données textuelles Carbone 14 Document numérique Information spatiale et archéologie Têtes de réseau documentaire Projets émergents Projets "jeunes chercheurs" Organigramme de la Fédération de Recherche 538 (Octobre 2005)
UNE FÉDÉRATION DE RECHERCHE AU TRAVAIL 11 contrats d'objectifs (1999-2000 et 2003, financés à hauteur de 381 122 ), des ACI (214 585 ), des opérations «chercheurs étrangers» (47 850 ) ou des réseaux de spécialistes (documentalistes, chargés de communication, secrétaires généraux). Elle est au cœur d un réseau universitaire et de recherche, certes largement informel mais très efficace, qui intéresse, outre les universités et institutions françaises concernées par nos recherches, nombre d universités européennes, proche-orientales et nord-américaines, ainsi que les directions des antiquités et des musées des pays qui hébergent nos programmes de terrain. Dans ce cadre, les collaborations croisées, les échanges de chercheurs, d enseignants, d étudiants sont nombreux. Suite à une réorganisation complète de ses équipes constitutives intervenue au 1 er janvier 2003, la MOM regroupe actuellement : quatre UMR : l'umr 5133 (Archéorient, direction P. Lombard), l'umr 5189 (HiSoMA - Histoire et Sources des Mondes Antiques, direction J.-C. Decourt), l UMR 5195 (GREMMO - Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient, direction M.-C. Ferjani) et l'umr 5138 (Archéométrie et archéologie ; direction A. Schmitt) ; trois équipes ou partie d'équipes 5 : une Jeune Équipe universitaire, la JE 2409 (Romanitas, direction F. Biville), le bureau lyonnais de la FRE 2777 (IRAA - Institut de Recherche sur l'architecture Antique, direction du bureau lyonnais : J.-C. Moretti), l équipe d accueil Centre Jean-Palerne (direction B. Jacquinod, puis N. Palmieri, Université Jean-Monnet, Saint-Étienne). L ensemble ainsi constitué regroupe, au 1 er octobre 2005, 202 personnels statutaires (non compris les chercheurs associés), auxquels il convient d ajouter 168 doctorants, soit un total de 370 personnes. Effectifs de la MOM Statutaires (CDD compris) Doctorants Total FR 538 - MOM 32-32 UMR 5133 - Archéorient 38 34 72 UMR 5189 - HiSoMA 62 56 118 UMR 5195 - GREMMO 22 17 39 UMR 5138 - Archéométrie et archéologie 26 33 59 JE 2409 - Romanitas 10 17 27 EA Centre Jean-Palerne 7-7 FRE 2777 - IRAA 5 11 16 Total 202 168 370 Au sein de la Fédération, chacun des laboratoires constitutifs bénéficie de son autonomie financière, administrative et scientifique, et dispose de ses personnels affectés. Chaque laboratoire participe cependant aux actions scientifiques communes (thèmes, chantiers), nombre de chercheurs s'investissent dans le bon fonctionnement des instruments de recherche (services, plateformes technologiques) et de formation (notamment par le doctorat «Mondes anciens»). Actions scientifiques et instruments de recherche et de formation sont validés par le Conseil de fédération auquel participent statutairement les directeurs des laboratoires et un représentant des personnels de chacun des laboratoires (pour plus de détails sur l'instance de pilotage, voir en annexe 1 les Principaux éléments de l avenant à la convention). ORGANISATION ET RÉORGANISATION Après 30 ans d'existence et des réorganisations à répétition dont la dernière en date a remis à plat la totalité de l organisation interne de la Fédération et des unités constitutives, la MOM a trouvé un équilibre, tant dans sa structure que dans son fonctionnement. Son ouverture vers l archéologie métropolitaine a permis, par exemple, l intégration de l équipe du Centre d'archéologie préhistorique de Valence, mais aussi le développement de programmes de recherches avec l INRAP ou encore le Service municipal d archéologie. Quant à l ouverture vers la Méditerranée occidentale, elle s est concrétisée dans un premier temps par l intégration dans la Fédération de la Jeune Équipe Romanitas. Elle va aboutir, pour le nouveau quadriennal, à la constitution d un pôle Mondes anciens régional, dans le domaine des langues anciennes, où ce regroupement des forces est aujourd hui vital, mais aussi en archéologie et en histoire. Ce pôle sera fondé sur le regroupement, au sein de l'umr 5189, des équipes Romanitas et Jean-Palerne, avec lesquelles les 5 La pars orientalis de l'umr 5648 (Histoire et archéologie des mondes chrétiens et musulmans médiévaux), longtemps liée par convention à la Fédération, a décidé de rejoindre l UMS 1798 - Institut des Sciences de l Homme.
Directeur Bernard GEYER (UMR 5133) DR 2. CNRS Directeur adjoint Anne SCHMITT (UMR 5138) CR 1. CNRS Secrétaire général Françoise MARTIN (FR 538) IR 1. CNRS Bibliothèque Franck CAPISANO (FR 538) AI. CNRS Olivier DUBOIS (FR 538) IE 2. Lyon 2 Véronique FAURE (FR 538) IE 2. Lyon 2. 80% Catherine GAUTIN (FR 538) IE 2. CNRS. 80% Bénédicte KUNTZIGER (FR 538) IE 2. CNRS. 80% Véronique LACROIX (FR 538) IE 2. CNRS. 80% Rachel PARMENTIER (FR538) AJT. CNRS Emmanuelle PIREDDA (FR 538) Assistante de bibliothèque. SCD. Lyon 2 Odile PERVIER-GUILBAUD (FR 538) Secrétariat Échanges. 40% Issam GHEDAB CEC (80%) Cartographies Olivier BARGE (FR 538, 50% - UMR 5133, 50%) IE 2. CNRS Séverine SANZ (FR 538, 50% - UMR 5189, 50%) TCN. CNRS DOCTORAT "Mondes anciens" Jean-Claude BÉAL (UMR 5138) M.C. Lyon 2 Monique FABRE (UMR 5189) TCH CE. Lyon 2 Relations Extérieures Communication Claudine MARÉCHAL (FR 538) IE 2. CNRS Catherine DELMAS (FR 538) TCE. CNRS Secrétariat général Accueil Odile PERVIER-GUILBAUD (FR 538) AJTP. CNRS. 60% Gestion Cécile BOUCHARD (FR 538) AJT. CNRS. 50% Sylvie DISCH (FR 538) TCN. CNRS Véronique GRANDJEAN (FR 538) AI. CNRS Secrétariat Nicole MOLLON (FR 538) AST. Lyon 2 Thèmes communs L'Homme et la terre Rémi DALONGEVILLE (UMR 5133) DR 2. CNRS Patrimoine historique, identités et enjeux politiques Jean-Claude DAVID (UMR 5195) CR 1. CNRS Sciences liées au temps des hommes Jean-Louis LÉONHARDT (FR 538) IR 1. CNRS Image Ange HERNANDEZ (FR 538) CDD. IE 2. CNRS Informatique Réseau, système, sécurité Denis DUPERRAY (FR 538) IR 2. CNRS Gestion du parc Jérôme MULLER (FR 538) AI. CNRS Web et bases de données Hélène JOUGUET. CDD. IE 2. Lyon 2 Marie-Ange CALVET (FR 538) IE 1. CNRS Publications Rémy BOUCHARLAT (UMR 5133) DR 2. CNRS Nelly KALAÏ (FR 538) AJT. CNRS Yves MONTMESSIN (FR 538) TCE. CNRS Christiane MOULIN.CDD (70%) Claire TARAVÈLE.CDD. ADT. Lyon 2 Chantiers Atlas Olivier BARGE (FR 538) IE 2. CNRS Guide de recherche sur Internet Jean-François LEGRAIN (UMR 5195) CR 1. CNRS Numérisation Bernard GEYER (UMR 5133) DR 2. CNRS Outils multimédias Séverine SANZ (FR 538) TCN. CNRS Plateformes technologiques Banques d'images et données textuelles Patrick DESFARGES (FR 538) IR 1. CNRS Carbone 14 Christine OBERLIN (UMR 5138) IE 2. Lyon 1 Document numérique Andréa IACOVELLA (FR 538) IR 2. CNRS Information spatiale et archéologie Olivier BARGE (FR 538) IE 2. CNRS Têtes de réseau documentaire Bruno HELLY (UMR 5189) DRCE Émérite. CNRS Miled ROUSSET (FR 538) IE 2. CNRS Organigramme des services communs, des chantiers, des thèmes et des plateformes technologiques de la Fédération de Recherche 538 (Octobre 2005)
UNE FÉDÉRATION DE RECHERCHE AU TRAVAIL 13 synergies sont anciennes et réelles, regroupement renforcé par des enseignants-chercheurs travaillant à l'ens-lsh et qui pourra s ouvrir à d autres partenaires. Réorganisation et ouverture ont répondu et répondent toujours, avant tout, à une volonté de redynamisation, mais aussi à la prise en compte de la réalité actuelle de la recherche rhône-alpine en sciences humaines. L organisation, telle qu elle est prévue pour le prochain quadriennal, est fondée sur la volonté : de conserver une vision anthropologique, et non disciplinaire, de l'histoire, y compris celle du monde contemporain ; d'assurer une lisibilité maximale de l'ensemble de la structure ; de maintenir les équilibres internes (durement acquis). L'organisation se décompose en trois ensembles (instruments, composantes, actions) et en trois niveaux : la Fédération, les laboratoires, les équipes (au sein des laboratoires). INSTRUMENTS de recherche et de formation Doctorat «Mondes anciens» Services Plateformes technologiques Organigramme simplifié de la FR 538 tel que prévu au 1 er janvier 2007 ACTIONS scientifiques COMPOSANTES et actions structurantes UMR 5133. Archéorient. Environnements et sociétés de l'orient ancien Thèmes communs UMR 5189. HiSoMA, Histoire et sources des mondes antiques UMR 5195. GREMMO, Groupe de recherches et Chantiers d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient UMR 5138. Archéométrie et archéologie UMR. IRAA, Institut de Recherche sur l'architecture Projets jeunes chercheurs Antique (rattachement secondaire) L UMR 5133 - Archéorient rassemble la quasi-totalité des membres de la MOM travaillant sur le Proche et le Moyen-Orient ancien, en archéologie préhistorique et historique, histoire, philologie, géographie, sciences de la Nature et sciences de la Vie, depuis le Néolithique jusqu à la fin de l âge du Fer. Elle a permis de fédérer les recherches conduites sur la Méditerranée orientale et l Orient ancien aux périodes pré-classiques, en favorisant le croisement entre plusieurs disciplines. Le terrain couvert par les actuels programmes d Archéorient s étend de la Grèce à l Iran et du Caucase au Yémen. L UMR 5189 - Histoire et sources des mondes antiques, s est constituée à l origine autour de l Institut Fernand- Courby et de l Institut des Sources chrétiennes. Viendront se joindre à cette unité les enseignants-chercheurs de la JE Romanitas (Université Lyon 2) et de l EA Centre Jean-Palerne (Université Jean-Monnet, Saint-Étienne). Les membres du laboratoire interviennent de l'océan Indien aux confins occidentaux de l'europe, de la Macédoine au Nord à l'égypte et l'arabie au Sud. Ils couvrent une tranche chronologique allant de l'égypte pharaonique aux derniers temps de la civilisation byzantine au Proche-Orient ou au début du christianisme occidental. Ils mettent en œuvre des disciplines variées : archéologie, papyrologie, épigraphie, philologie et littérature grecque et latine, patristique ou histoire ancienne. L UMR 5195 - Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient, issue de l ancienne UMR éponyme 5647, porte ses efforts sur les sociétés et les civilisations des espaces de la Méditerranée orientale, héritières de l Islam médiéval et de l Empire ottoman, et de leur environnement (Iran, péninsule Arabique, Soudan, Maroc), de l époque islamique classique à nos jours. L'UMR 5138 - Archéométrie et archéologie, constituée pour conforter le potentiel archéométrique de la région lyonnaise et développer des programmes communs entre l ancien Laboratoire de Céramologie (CNRSUniversité Lyon 2), le Centre de Datation par le Radiocarbone (CNRS, Université Lyon 1) et l'ufr des Sciences de la Terre (Université Lyon 1), fonde ses problématiques de recherche sur le binôme «archéométrie et archéologie» et s est ouverte largement à l'archéologie métropolitaine en identifiant un axe dans ce domaine particulier en Rhône-Alpes et en établissant des conventions avec les acteurs de cette archéologie. L UMR - Institut de Recherche sur l Architecture antique (IRAA) s intéresse principalement, pour ce qui concerne ses membres lyonnais, à l'orient grec. Au sein de la Fédération, ses travaux combinent cette aire géographique et les programmes communs du laboratoire (dont le siège est à la MMSH d Aix-en-Provence), qui portent actuellement sur les monuments funéraires, les édifices de spectacle, les sanctuaires, la maîtrise et la gestion de l'eau. LE FONCTIONNEMENT DE LA MOM (moyens financiers et personnel) Soutien de base et moyens exceptionnels En 2003, le soutien de base du CNRS s'est monté à 127 788 dont 92 725 pour le fonctionnement, 30 490 pour le soutien aux achats de la bibliothèque et 4 573 pour la reliure. La dotation 2004 s'est élevée à 110 000
14 FR 538 PERSONNELS AFFECTÉS À LA FÉDÉRATION DE RECHERCHE 538 «Maison de l Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux» Octobre 2005 CNRS (ITA) NOM GRADE BAP MÉTIERS QUOTITÉ BARGE Olivier IE2 E Cartographie PT* BOUCHARD Cécile AJT H Gestion scientifique PT** CALVET Marie-Ange IE1 D Analyse des sources PT CAPISANO Franck AI F Bibliothéconomie PT DELMAS Catherine TCE F Communication PT DESFARGES Patrick IR1 E Informatique PT DISCH Sylvie TCN H Gestion scientifique PT DUPERRAY Denis IR2 E Informatique PT GAUTIN Catherine IE2 F Bibliothéconomie 80 % GRANDJEAN Véronique AI H Gestion scientifique PT HERNANDEZ Ange IE2 (CDD) E Informatique PT KALAI Nelly AJT F Édition PT KUNTZIGER Bénédicte IE 2 F Bibliothéconomie 80 % LACROIX Véronique IE 2 F Bibliothéconomie 80 % LÉONHARDT Jean-Louis IR 1 E Informatique PT MARÉCHAL Claudine IE2 F Communication PT MARTIN Françoise IR1 H Gestion scientifique PT MONTMESSIN Yves TCE F Dessin/Photo PT MULLER Jérôme AI E Informatique PT PARMENTIER Rachel AJT F Bibliothéconomie PT PERVIER GUILBAUD Odile AJTP H Gestion scientifique PT ROUSSET Miled IE2 E Informatique PT SANZ Séverine TCN D Assist. Tech. archéo. PT*** UNIVERSITAIRES (IATOS) DUBOIS Olivier IGE 2C F Bibliothéconomie PT FAURE Véronique IGE 2C F Bibliothéconomie 80 % JOUGUET Hélène IGE 2 (CDD) E Informatique PT MOLLON Nicole AST H Gestion scientifique PT PIREDDA Emmanuelle Assistant des F Bibliothéconomie PT (Personnel SCD) Bibliothèques TARAVÈLE Claire AST (CDD) F Édition PT * 50 % FR/50 % Archéorient 50 % FR/50 % Archéorient & Gremmo *** 50 % FR/50 % Histoire et sources des mondes antiques 1 CDD 70 % sur ressources propres Lyon 2 Christiane MOULIN (Publications) 1 CEC 80 % sur ressources propres Lyon 2 Issam GHEDAB (Bibliothèque
UNE FÉDÉRATION DE RECHERCHE AU TRAVAIL 15 seulement dont 74 937 pour le fonctionnement, les autres montants n'ayant pas changé. En 2005, cette dotation a été également de 110 000. La dotation du Ministère, qui était de 106 720 (76 230 de fonctionnement et 30 490 d'équipement) dans le quadriennal précédent, est passée à 135 000 (crédits globalisés) dans le quadriennal en cours. Ce gain, que nous devons à un soutien sans faille de la présidence de Lyon 2 6, est d'autant plus important qu il a pu compenser la baisse régulière des soutiens de base attribués par le CNRS. Mais ce gain n a pas été suffisant pour compenser des dépenses (63 930 en moyenne par an) liées à deux postes l infrastructure et le personnel qui ne devraient pas être financées sur ces dotations (voir ci-dessous). La responsabilité de l'infrastructure et de la maintenance relève donc de la seule tutelle qui nous héberge, soit l'université Lumière-Lyon 2. Pour autant, la Fédération doit investir chaque année des sommes importantes dans des opérations d'infrastructure et plus encore de maintenance, ce qui grève ses budgets de recherche. Ainsi, ces trois dernières années, ce sont 37 119, pris sur le soutien de base, qui ont été utilisés pour gagner des mètres carrés (réaménagement plus fonctionnel des bureaux), pour rénover des espaces communs (escaliers, toilettes, etc.) ou pour créer des espaces spécifiques (laboratoire d ostéologie). Quant aux moyens exceptionnels, ils ont connu logiquement des fluctuations importantes : 374 606 (dont plus de 130 000 pour les ACI du FNS et plus de 100 000 pour la ligne du CPER) en 2003, 153 171 en 2004, 193 333 en 2005. Les apports les plus importants sont dus aux programmes liés aux ACI du FNS (169 450 sur trois ans), au CPER (154 220 sur trois ans), aux plateformes technologiques (121 500 sur trois ans, financements CNRS), à une dotation annuelle du SCD Lyon 2 (79 549 sur trois ans). Personnel Tableau des financements 2003 2004 2005 Total Dotation de base 262 788 245 000 245 000 752 788 Crédits exceptionnels 374 606 153 171 193 333 721 110 Total 637 394 398 171 438 333 1 473 898 Les effectifs Quant au personnel (voir liste jointe), et malgré une période difficile, les deux tutelles ont soutenu la Fédération. Durant le quadriennal, le CNRS a attribué quatre nouveaux postes d'ita à la MOM et l'université deux nouveaux postes d ITRF (dont un au 1 er décembre 2005, voir ci-dessous). Durant les trois dernières années (2003-2005), huit personnes auront rejoint la Fédération. Six d'entre elles ont été recrutées sur des postes «frais» (dont un mutualisé avec des laboratoires), deux sont venues en remplacement de personnels ayant demandé une mutation. Parmi eux, un remplacement a été consenti par l'université. Au total, la Fédération compte, au 1 er octobre 2005, vingt-trois postes CNRS pour six postes université. Enfin, un poste d'ingénieur d'études (secrétaire d édition) destiné au Service des Publications de la MOM a été ouvert au concours externe par l université ; la personne recrutée aura pris ses fonctions le 1 er décembre 2005. Pour pallier les manques de personnels les plus flagrants (accueil, magasinage), la Fédération a été amenée à financer des vacations à hauteur de 58 260 et des contrats sur ressources propres à hauteur de 117 147, soit un total de 175 407 en trois ans (2003-2005). Mais, malgré l'effort important consenti, certains manques sont flagrants. Le magasinage en bibliothèque, l archivage, le montage de projets européens souffrent cruellement d'un manque total ou partiel de personnel dédié. Le passage aux 35 heures n a fait qu'amplifier le problème et a rendu encore plus difficile une extension des heures d'ouverture de la bibliothèque, pourtant souhaitable, notamment en soirée et le samedi. Rappelons que les chercheurs et les enseignants-chercheurs, membres de la MOM ou invités, bénéficient d un accès permanent aux locaux et à la bibliothèque. Les étudiants en master 2 et les doctorants peuvent travailler en bibliothèque jusqu à 20 h en semaine ainsi que le samedi matin. Il faut enfin souligner que les demandes formulées auprès du CNRS concernent la recherche ou l'administration et la gestion de la recherche, celles formulées auprès de l'université concernent avant tout des postes avec fonctions liées à la formation à la recherche (personnels de bibliothèque, personnel d'accueil pour le bâtiment de la bibliothèque) d'une part, à la publication numérisée (politique de numérisation de Lyon 2) et à l archivage d'autre part. 6 Soulignons que les dotations des deux structures fédératives de Lyon 2, la MOM et l ISH, ne sont pas soumises à prélèvement pour le BQR.
16 FR 538 Le plan de formation des personnels Ce document actualise annuellement, à la demande du CNRS, les besoins en formation du personnel de la MOM et des quatre principales UMR constitutives (document unique), en corrélation avec l'évolution des projets scientifiques de l ensemble de la Fédération. Par l intermédiaire de questionnaires envoyés par courrier électronique à tout le personnel, ou par entretiens, les principaux besoins individuels ou collectifs sont recensés. Il se dégage de cette enquête une demande de plus en plus forte, au sein des laboratoires, pour les logiciels de publications, de dessin et de traitement des images numériques (Xpress, In design, Illustrator et Photoshop). Ceci est dû à l évolution des besoins des chercheurs, qui s approprient maintenant une grande partie des outils disponibles (les formations proposées par les Services Image et Cartographies sont, sur ce point, tout à fait significatives). L'apprentissage des langues (anglais, russe, portugais, allemand, italien, turc ) reste toujours d actualité. Des besoins plus spécifiques sont formulés par la plupart des services (bibliothèque, informatique, communication, secrétariat général) et par les plateformes technologiques. D autre part, il faut souligner que les formations organisées par la MOM, soit dans le cadre de formations internes, soit dans celui du service de formation permanente de la Délégation régionale du CNRS, soit enfin dans des écoles thématiques de la plateforme ISA, ont été particulièrement suivies et appréciées ces dernières années. Nous souhaitons vivement renouveler ces offres de formation au niveau des services, des plateformes et des laboratoires (ex. : stages de technique lithique par l UMR 5133 ou de pétrographie des céramiques par l UMR 5138). C est dans cette optique qu est prévu l aménagement, durant le prochain Quadriennal, d une salle de formation (cf. ci-dessous Les besoins spécifiques pour le prochain contrat). Un manque crucial de locaux La MOM grandit régulièrement. Elle attire de plus en plus de chercheurs et d'enseignants-chercheurs, de doctorants et de post-docs. Ainsi, ce sont donc plus de 200 personnels statutaires (hors associés) qui composent actuellement l'ensemble «MOM», ce chiffre s'élevant à 370 personnes si l'on compte les doctorants. Autant dire que la MOM est à l'étroit dans ses murs. L'extension offerte par la bibliothèque (bâtiment du 5 de la rue Raulin) en 1995, si elle a ajouté quelque 3 500 m 2 aux 3 000 m 2 initiaux (bâtiment du 7 de la rue Raulin), n'a guère permis que de résorber le manque d'espace alors déjà patent. Depuis, ce sont quelque 60 personnels statutaires et au moins autant de doctorants qui sont venus s ajouter aux effectifs de la Fédération ou des laboratoires, sans qu'un seul mètre carré ait été gagné. Bien au contraire, l'aménagement de l'amphithéâtre Benveniste, s'il était indispensable, a amputé l'espace «recherche» de 90 m 2. Une extension était prévue au nord de la bibliothèque, sur quelque 2 250 m 2 : l'incendie de la bibliothèque centrale universitaire a provoqué l'abandon de ce projet. Des pourparlers sont en cours avec la présidence de Lyon 2 pour une extension des locaux dans des bâtiments de l'université jouxtant la MOM. Là encore, les résultats ne sont à la hauteur, ni des espoirs, ni des besoins : nous pourrons au mieux y installer deux salles de séminaires, supprimées dans le bâtiment de la bibliothèque pour permettre l extension des rayonnages destinés aux ouvrages, et le Service des Publications qui est actuellement anormalement à l étroit. La résolution du problème des locaux devra être une des préoccupations majeures du prochain Quadriennal. LA POLITIQUE SCIENTIFIQUE ET LES ACTIONS STRUCTURANTES La politique scientifique de la Fédération s'appuie sur plusieurs types d'instruments (Instruments de recherche et de formation : Doctorat, Services, Plateformes technologiques) ou d'actions (Actions scientifiques et actions structurantes : Thèmes communs, Chantiers, Projets jeunes chercheurs), financés soit sur la dotation de base de la FR (CNRS et MEN), soit sur des crédits exceptionnels (réseau des MSH, CPER, CNRS, etc.). En 2001, la plupart des Services ont été réorganisés afin de favoriser la création et le développement d'outils de recherche. En octobre 2005, nous avons décidé, pour des raisons d efficacité, de procéder à quelques ajustements : ainsi, les Services Réseau, systèmes et sécurité et Web et bases de données ont été regroupés au sein d un même ensemble, le Service Informatique, placé sous la responsabilité de D. Duperray (IR, CNRS). Parallèlement, la Fédération a vu ses compétences spécifiques reconnues par la création de plateformes technologiques dans les domaines suivants : Banques d'images et données textuelles (responsable P. Desfarges), Réseau Information spatiale et archéologie (ISA, responsable O. Barge), Têtes de réseaux documentaires (responsable B. Helly et M. Rousset), Datation C-14 (UMR 5138, responsable C. Oberlin) et enfin, la dernière née, Document numérique (responsable A. Iacovella). Il est à noter que, à notre connaissance, la MOM est la seule structure à s être vu reconnaître cinq plateformes différentes. Les thèmes communs sont en cours de réorganisation à échéance du 1 er janvier 2007. Ils sont liés à la durée du Quadriennal, mais peuvent être prolongés en fonction de leur intérêt propre. Des chantiers ont été créés, qui préparent des évolutions technologiques à venir.
UNE FÉDÉRATION DE RECHERCHE AU TRAVAIL 17 Des projets jeunes chercheurs sont soutenus par la Fédération, en direction des jeunes chercheurs et enseignantschercheurs statutaires et des post-docs, afin qu ils puissent promouvoir et développer leurs propres programmes. LES INSTRUMENTS DE RECHERCHE ET DE FORMATION Le Doctorat «Mondes anciens» La MOM est le laboratoire d accueil du Doctorat «Langues, histoire et civilisations des mondes anciens des origines à l'antiquité tardive (Méditerranée, Proche-Orient et zones périphériques)», dirigé par G. Rougemont jusqu à juin 2005, puis par J.-C. Béal. De la même manière, la MOM a été, jusqu à la rentrée 2004, laboratoire d accueil du DEA du même nom. Ce dernier a été remplacé par la deuxième année du master de Lettres classiques et du master d Archéologie et histoire ancienne (options «Langues, littératures et civilisations des mondes anciens» et «Histoire et archéologie des mondes anciens»). Depuis peu, le doctorat «Mondes anciens» fait partie de l'école doctorale Sciences des Sociétés et du Droit (SSD). On trouvera la liste des HDR (8), des thèses (33), des DEA et des masters 2 (133) soutenus en annexe 4. DEA, puis master 2, et doctorat constituent la formation doctorale des universités lyonnaises pour les sciences de l'antiquité. Tous les laboratoires de la MOM, au travers des enseignants-chercheurs aussi bien que des chercheurs et de certains ingénieurs, participent à la formation aux étudiants désirant s'engager dans des recherches portant sur la préhistoire, l'archéologie, l'histoire, la géographie, la philologie, la littérature et les langues anciennes des origines à l'antiquité tardive, en Méditerranée, au Proche-Orient et dans les zones périphériques. Chercheurs et enseignants-chercheurs rattachés aux différents laboratoires de la MOM assuraient également des cours et des séminaires dans d'autres DEA ou DESS, parmi lesquels : les DEA de Lyon 2 «Ethnologie et préhistoire», «Interface Nature/Sociétés», «Villes et Sociétés», «Sociologie et Sciences Sociales», «Études arabes», «Sciences politiques» et de Paris I «Anthropologie, Ethnologie et Préhistoire» ; les DESS d «Archéosciences» (Dijon), «Méthodes physiques appliquées à l'archéologie» (Dijon), «Développement durable des espaces à fortes contraintes» (Genève-Lausanne). Ils interviennent maintenant dans les master 2 suivants : pour Lyon 2 : «Histoire, histoire de l art et archéologie», spécialité recherche Archéologie et histoire des mondes anciens et Archéologie de l'objet, du bâti et du site : représentation, archivage, diffusion ; «Langues et Cultures Etrangères», spécialité Études arabes ; «Géographie, Environnement, Tourisme», spécialité recherche Géoarchéologie ; pour l université Blaise Pascal (Clermont- Ferrand) : «Cultures, territoires, patrimoines», spécialité recherche Histoire, archéologies et sciences des mondes anciens et médiévaux ; pour Paris IV : «Archéologie et histoire de l art», spécialité recherche Archéologie ; pour l université de Nantes : «Géographie», spécialité professionnalisante Cartographie et gestion des espaces à fortes contraintes ; pour l université de Bordeaux : «Sciences et Technologies», mention Anthropologie biologique, Paléoanthropologie et Préhistoire. Dans les projets pour le prochain Quadriennal figure la création d un master «Religion, droit et société». Les Services Les Services Secrétariat général, Bibliothèque, Cartographies, Image, Relations extérieures et communication, Publications, Réseau, systèmes et sécurité, Web et bases de données sont une des bases essentielles de l'intervention de la Fédération. Mis à la disposition des laboratoires ou permettant le bon fonctionnement de la Fédération, ils ne sont pas que des prestataires fonctionnels mais, pour la plupart d'entre eux, des cellules de recherche tournées vers le développement et la nécessaire évolution des outils communs de la recherche, indispensables aux composantes. Grâce à cette mutualisation des moyens et des outils, les instruments mis au point sont incontestablement plus efficaces et, surtout et avant tout, évolutifs. Les services font d'ailleurs régulièrement l'objet de recompositions afin de suivre au mieux les évolutions de la MOM. Les compétences acquises sont largement reconnues, notamment en ce qui concerne l'image, la numérisation robotisée, la géomatique, les têtes de réseaux documentaires, la datation radiocarbone pour ne citer que ces exemples les plus marquants. La Bibliothèque, outil d'excellence, a évolué pour mieux répondre aux exigences de la carte documentaire du pôle universitaire lyonnais. Un nouveau Service Archives devrait être créé dès 2006 7, en tout cas au courant du prochain contrat, afin de répondre aux nécessités croissantes de valorisation et de diffusion des archives des différents laboratoires (voir notamment ci-dessous le chantier «numérisation»). 7 Un poste d ingénieur d études a été demandé à l Université Lyon 2 afin de développer ce service. La demande a été classée 6 e sur 15 pour l année 2006.
18 FR 538 Secrétariat général. Responsable : F. Martin (MOM). Il convient, en premier lieu, de souligner le point grandissant des tâches administratives, liées à une bureaucratisation «galopante». Le directeur de la Fédération est bien placé pour juger de cette dérive, particulièrement marquée ces dernières années, et ne peut que s élever contre cet état de fait, qui, avec son côté chronophage, vampirise le temps et les moyens du secrétariat général, au détriment d une vraie «administration de la recherche». Cette remarque est d autant plus désabusée que le service, avec un plein temps et demi de plus (un poste de secrétaire accordé par Lyon 2 et un demi poste de gestionnaire accordé par le CNRS) était enfin en mesure de répondre aux besoins grandissants d une Fédération de plus en plus complexe. Chargé de gérer la vie administrative de la Fédération, d assurer la gestion financière (entre 400 000 et 600 000 par an), des personnels (29 statutaires, 2 CDD, et 20 emplois précaires sur les trois ans) et de l immobilier (5 500 m 2 ), ainsi que l accueil, le service est la cheville ouvrière de la Fédération. Sa responsable, la secrétaire générale, joue un rôle incontournable et essentiel. Son départ à la retraite, prévu pour l été 2007, donc peu après le changement de directeur, devra impérativement être compensé par un recrutement ou une mutation, dont il faut souhaiter qu il intervienne avant ce départ, afin de ne pas mettre en péril le fonctionnement de l ensemble de la Fédération. Bibliothèque. Responsable : F. Capisano (MOM). La bibliothèque de la MOM est bibliothèque associée au Service Commun de Documentation (SCD) de Lyon 2. En tant que telle, elle est étroitement associée à la politique documentaire du SCD ; les bibliothécaires participent à ses différentes commissions. Les politiques d'achat sont concertées. Suite à l'incendie de la Bibliothèque interuniversitaire Lyon 2-Lyon 3, la priorité du développement de la bibliothèque de la MOM s est encore renforcée. En effet, cette catastrophe a eu pour conséquence un accroissement important de la fréquentation de notre bibliothèque (1 800 lecteurs inscrits pour l année 2004-2005, en majorité des étudiants de 1 er et de 2 e cycle). Puis, la redéfinition de la «carte documentaire» des universités a eu pour effet d'identifier notre bibliothèque comme pôle de référence pour l'archéologie classique et orientale. Cette exigence, alliée à nos missions documentaires antérieures qui gardent toute leur importance et à la création d un nouveau préfixe (Archéologie occidentale), a imposé un effort important tant en moyens financiers qu'en personnel, notamment de magasinage. Signalons que l ouverture de la bibliothèque Chevreul 8, située en continuité avec notre bâtiment, amène de facto la constitution d'un pôle documentaire de poids sur cet emplacement. Malgré l'augmentation des moyens attribués à la bibliothèque, la situation est difficile. Les sommes allouées aux achats permettent à peine de maintenir le niveau d'excellence exigé par une bibliothèque de recherche, la plus complète dans son domaine en France, sinon en Europe. Quant aux problèmes de personnels, et malgré l'effort réel consenti par la Direction scientifique du CNRS et l université, ils deviennent très pesants. L'augmentation de la fréquentation, la renommée grandissante de la bibliothèque, l'accroissement des fonds ont pour conséquence de souligner un déficit de plus en plus marqué en magasinage. Ce déficit s est creusé d'autant plus que disparaissent les emplois précaires. Au moment d écrire ces lignes, c est trois équivalents temps-plein qui manquent pour le seul magasinage. Un poste, promis par le Directeur scientifique SHS du CNRS pour le début de 2006, est, de ce fait, accueilli avec soulagement et gratitude, mais il ne saurait suffire à lui seul à combler ce lourd déficit. Soulignons également le problème posé par les heures d'ouverture de la bibliothèque, actuellement de 36 h par semaine pour les étudiants de 1 er et 2 e cycle, réparties sur neuf demi-journées (lundi matin exclu). Une ambition affichée depuis longtemps était d'arriver à ouvrir une demi-journée supplémentaire et de prolonger les heures d'ouverture sur les cinq jours. La tendance est malheureusement inverse, du fait du manque de personnel. La résolution de ce problème, encore accru par le passage aux 35 heures, est directement liée à l'obtention de postes de magasiniers. Il pourrait également être résolu, ne serait-ce que partiellement, par l'octroi, à la Bibliothèque, d étudiants-moniteurs. Ces restrictions ne concernent heureusement pas les chercheurs, les enseignants-chercheurs et les ITA-ITRF qui bénéficient d un accès permanent à la bibliothèque, ni les étudiants avancés (master 2 et doctorat) qui peuvent y travailler jusqu à 20 heures ainsi que le samedi matin. Rappelons que la bibliothèque regroupe environ 54 300 volumes de monographies, presque tous en libre accès et référencés dans le catalogue en ligne, auxquels on peut ajouter 1 181 titres de périodiques dont 655 vivants, qui comptabilisent environ 29 000 fascicules. Un quart à un tiers des acquisitions de monographies de la bibliothèque provient d échanges et de dons, et ce grâce à l'appui du Service des publications. Le budget alloué à l acquisition d ouvrages a notablement augmenté au cours du Quadriennal, grâce notamment à un effort des UMR constitutives 9, pour atteindre ces deux dernières années une somme d environ 100 000. Une des conséquences de cette politique de développement est que la bibliothèque est de plus en plus à l étroit. 8 9 Cette ouverture est prévue pour le début de janvier 2006. Soulignons que l UMR 5648 - Histoire et archéologie des mondes chrétiens et musulmans médiévaux (direction D. Menjot), bien que rattachée à l ISH, contribue aux achats du préfixe BAB («Bibliothèque arabo-byzantine»).
UNE FÉDÉRATION DE RECHERCHE AU TRAVAIL 19 Parmi les chantiers en cours et à développer lors du prochain Quadriennal, il faut citer la numérisation d ouvrages libres de droit couvrant les thèmes de recherche des équipes de la MOM (la sélection effectuée obéit à la volonté de privilégier les ouvrages les plus fréquemment consultés ainsi que les ouvrages précieux ou fragiles). Il faut également évoquer la nécessaire extension des mètres linéaires, tout particulièrement pour deux des préfixes et pour les périodiques. Enfin, l équipe souhaite entreprendre, dès que possible, le catalogage rétrospectif en langues originales (langues non latines). Cartographies. Responsable : O. Barge (MOM). Le Service Cartographies effectue de nombreuses réalisations sur des problématiques archéologiques, historiques, géographiques et géoarchéologiques. Celles-ci sont fondées sur des développements techniques et méthodologiques en cartographie au sens large, utilisant les nouveaux outils informatiques (logiciels de Systèmes d Information Géographique, de traitement d images et d édition) et permettant de traiter toute information à référence spatiale, depuis l observation de terrain jusqu à l édition de cartes thématiques. En outre, une politique de formation a été mise en œuvre, incluant le soutien méthodologique ponctuel, l accueil de stagiaires et l organisation de stages de formation. L engagement dans les problématiques archéologiques et géoarchéologiques a suscité des développements méthodologiques dans les domaines suivants : la liaison entre bases de données archéologiques et bases de données spatialisées, qui amène à étudier les compatibilités entre logiciels, leur interfaçage, le développement de méthodes de structuration des données et la mise en œuvre éventuelle d interfaces spécifiques ; la correction géométrique et l exploitation d images (photographies aériennes à des échelles diverses ou imagerie satellitaire) ; les techniques de levés de terrain et leur évolution (avec, en particulier, l emploi du GPS) ; le développement de méthodes d analyses de distances pondérées, à travers un réseau ou non, de manière à appréhender les relations spatiales et les flux. Afin de répondre de manière conséquente à l attente des chercheurs, il conviendrait de doter le service d un poste de spécialiste en cartographie/sig 10, ou à défaut d un budget spécifique de vacations. Le «budget temps» ainsi augmenté permettrait au service de mettre en œuvre les différents chantiers de développement méthodologique qu il a pour ambition de réaliser, notamment dans le cadre de la plateforme technologique «Information spatiale et archéologie» (voir ci-dessous). Image. Responsable : A. Hernandez (MOM). Le Service Image, un des pôles d'excellence de la MOM, a pour vocation d'œuvrer dans trois directions principales, fondées sur la mise à disposition de matériel et, surtout, de compétences : répondre aux projets de numérisation de la Fédération ; répondre aux projets des équipes composantes de la MOM, ainsi que celles d'institutions extérieures ; développer des opérations spécifiques (remplacement de la base TransVision, évolution du robot InVision). Le service Image met à disposition des équipes ses chaînes de production permettant la numérisation de tout type de document scientifique. Il assure un encadrement et une formation technique aux opérateurs venant numériser. Par contre, chaque équipe ou institution maître d œuvre d un projet de numérisation prévoit dans son financement les coûts de fonctionnement et de main d œuvre, et passe une convention d utilisation de ces chaînes avec la Fédération. De son côté, le service met en œuvre les ressources matérielles nécessaires pour assurer la production, traiter et accueillir les données résultantes. Pour des raisons d efficacité et afin de lancer et de soutenir les opérations menées dans le cadre des plateformes technologiques de la MOM (voir ci-dessous), le Service Image a, durant presque deux ans, apporté son soutien à la plateforme «Banques d'images et données textuelles». Cette dernière étant désormais opérationnelle, le service recentre ses activités sur les projets internes. La collaboration avec la plateforme est limitée à des actions au contenu prédéfini et limitées dans le temps. Le service peut désormais consacrer une partie de son activité au développement d'outils logiciels spécifiques pour mener à bien des projets, qu ils émanent de la Fédération (archives de fouilles, estampages, bibliothèque numérique) et de ses composantes (utilitaires d indexation d images sur fouille) ou éventuellement d unités extérieures (projet Cefael de l École Française d Athènes). Publications. Responsable : R. Boucharlat (Archéorient). Les missions du service, définies depuis l'origine, sont et restent les suivantes : en priorité, diffusion des travaux collectifs des chercheurs de la MOM et de leurs partenaires académiques (notamment ceux réalisés dans le cadre des thèmes communs et des «projets jeunes chercheurs»), puis diffusion des travaux d'auteurs, chercheurs de la MOM ou de chercheurs associés. Ces travaux spécialisés ont par nature un lectorat limité, donc un tirage réduit (actuellement de 10 Une demande en ce sens est déposée depuis deux ans auprès de la DS-SHS du CNRS ; elle a été renouvelée pour l exercice 2006.
20 FR 538 400 à 500 exemplaires) 11, qui toutefois peut être augmenté à la demande, grâce aux techniques numériques. En les éditant, la Fédération vise à réduire les délais de publication souvent trop longs et à abaisser les coûts de fabrication. Mais elle se donne surtout les moyens de faire connaître plus efficacement et plus rapidement les résultats de recherches en cours, de diffuser des données nouvelles, de permettre aux chercheurs de publier des données de base, souvent difficiles à placer dans un contexte d'édition où est favorisée la «synthèse» à court terme, sinon le scoop. En passant de trois ouvrages par an en moyenne à plus de cinq (17 en trois ans ; cf. annexe 5), la MOM a réaffirmé l importance prépondérante qu elle accorde à la diffusion des résultats de la recherche. Le service a produit en tout 105 ouvrages, dont 42 dans les TMO (Travaux de la Maison de l'orient) et 34 dans les CMO (Collections de la Maison de l'orient). Le grand format des TMO permet d accueillir une illustration graphique et photographique abondante et est dévolu principalement mais non exclusivement à l archéologie et à la géographie. Les CMO, de format plus maniable, sont destinés aux ouvrages qui contiennent surtout du texte. Il convient de mentionner les coéditions, avec Archaeopress (Londres) pour la collection des BAR (British Archaeological Reports ; 13 titres), avec Maisonneuve et Larose pour la collection Orient - Méditerranée (4 titres). Jusqu à présent, une commission des Publications, composée d'une dizaine de personnes, jouait le rôle de comité de lecture. Un comité de lecture ad hoc sera mis sur pied avant fin 2005, qui remplacera le comité actuel et qui opèrera les choix parmi les publications proposées, avant de les envoyer aux rapporteurs (deux au moins, extérieurs à la MOM, dont un étranger). La diffusion restant notre souci essentiel, les ouvrages épuisés (17) ont été mis en ligne, ainsi que les nouvelles parutions. Pour ces dernières, un ouvrage reste en ligne jusqu'à la parution du suivant. Il faut enfin souligner l élargissement des champs couverts par nos publications (égyptologie et archéologie métropolitaine), ainsi que des changements en cours dans l équipe éditoriale (recrutement d un ingénieur d études et changement du responsable du service). Relations extérieures et communication. Responsable : C. Maréchal (MOM). Le service effectue les tâches de communication externe et interne. Il a pour principales missions d'aider à valoriser l'image de la Maison, de contribuer à faire connaître ses activités et d'encourager la communication. Dans le cadre du réseau des MSH, il participe aux actions communes. Il faut d'ailleurs souligner que C. Maréchal a été en première ligne dans la constitution du groupe de travail des chargées de communication du réseau, groupe qui a pour but la création d'outils de communication réseau, la mise en ligne de ressources à travers le portail Web du réseau, la production de catalogues de ressources de culture scientifique, etc. Le service a en charge la charte graphique de la maison, la réalisation des documents de correspondance, la conception, la réalisation et la mise à jour d'outils de communication. Il assure aussi la gestion du contenu du site Web pour la présentation de l'institution. Il réalise des communiqués et des dossiers de presse sur des événements «maison» ou des travaux de recherche menés au sein de la Fédération et en assure le suivi auprès des médias. Il effectue un travail essentiel de relations publiques auprès des collectivités locales, des structures universitaires et de recherches et des structures culturelles pour faire connaître la maison et mettre en place des partenariats dans le cadre d'actions pour la transmission des savoirs. Il participe à l'organisation de rencontres scientifiques proposées par la Fédération et il coordonne la participation à des actions de culture scientifique. En interne, il organise les cycles annuels des «conférences Jean-Pouilloux» et propose des petits-déjeuners d'information. Dans l avenir, l évolution de l ensemble du site Web sera la tâche essentielle, afin d assurer une lisibilité internationale plus valorisante des programmes de recherche et des ressources de la MOM. Il est à noter que les «Relations extérieures» bénéficient, depuis mars 2003, du renfort de C. Delmas (TCE, CNRS), ce qui a permis au service de devenir pleinement efficace. Réseau, système et sécurité. Responsable : D. Duperray (MOM). Les actions prioritaires du service, depuis sa reprise en main par D. Duperray, ont été les développements de la politique de parc informatique, de l infrastructure et de l architecture réseau sécurisée, des services réseau. L objectif principal de la politique de parc informatique a été d'assurer la cohérence et la mise à niveau du parc matériel, des versions de systèmes d exploitation et des logiciels. Un second objectif a été la mise en place d une gestion de parc qui permette d obtenir une vision permanente du parc informatique, ceci afin de maîtriser les coûts et d anticiper les besoins et les évolutions nécessaires sur chaque poste de travail. Ces objectifs ont pu être réalisés grâce au recrutement, en décembre 2003, d un assistant ingénieur (CNRS) gestionnaire de parc. La mise à niveau de l infrastructure informatique de la MOM a été réalisée, avec la fourniture de nouveaux commutateurs, dans les deux bâtiments (Centre de Recherche et Bibliothèque), et d'une dorsale gigabit. D'autres travaux 11 Seuls les ouvrages sur le monde méditerranéen ou musulman contemporain (en coédition) bénéficient d un tirage de 1 000 à 1 500 exemplaires.
UNE FÉDÉRATION DE RECHERCHE AU TRAVAIL 21 ont été réalisés, comme la création d'une salle informatique climatisée, le renouvellement de l'ensemble des serveurs et la mise en place d'une sauvegarde centralisée. Par ailleurs, une architecture réseau sécurisée a été mise en place par l implémentation d un Firewall et par la segmentation systématique du réseau afin de sectoriser les différents utilisateurs. De nouveaux services «réseau» sont proposés : annuaire LDAP officiel de la MOM, serveur de messagerie sécurisé avec possibilité de stockage sur le serveur et authentification sur l'annuaire, serveur Webmail, passerelle antivirus et anti-spam, serveur de téléchargement sécurisé SFTP, serveur d accès par rebond sécurisé SSH, serveur d attribution automatique d adresses IP pour l'ensemble des postes, architecture à clefs publique clefs privées pour l accès sécurisé au Web et l envoi de mail signés et éventuellement cryptés, serveur de partage de fichiers de grande capacité. Enfin, la visio-réunion sera bientôt proposée grâce à l'aménagement d'une salle. Durant le prochain Quadriennal, diverses opérations seront mises en œuvre : possibilité de report de budget informatique des unités constitutives vers la Fédération qui centraliserait les achats ; adoption de systèmes d exploitation et de suites de logiciels libres ; généralisation des outils de prise de contrôle à distance, de dialogue en direct et de visioconférence ; virtualisation des serveurs (plusieurs serveurs virtuels sur une même machine) ; mutualisation du stockage en réseau SAN (Storage Area Network) ; sauvegarde sur disque à la place de bandes ; passage vers un pare-feu applicatif avec un débit de sortie sur le réseau métropolitain lyonnais en Gigabit Ethernet et l augmentation des débits du réseau local MOM. De plus, afin de répondre aux besoins croissants de connexions, il est indispensable de prévoir un re-câblage du réseau informatique de la MOM. On trouvera le détail des coûts induits en annexe 2. Soulignons enfin la création, à l automne 2005, d un Service Informatique regroupant les anciens Services Réseau, systèmes et sécurité d une part et Web et bases de données d autre part. Web et bases de données. Responsable : M. Burghart (MOM). Le service regroupe, depuis le début du Quadriennal en cours, les anciens Services Bases de données documentaires et Web. Cela a eu pour conséquence le regroupement des charges d administration des services liés au Web et aux bases de données, ainsi que le transfert de la charge d administration du logiciel de bibliothéconomie, une fois la migration achevée, au Service bibliothèque. Le service a en charge l administration du serveur Internet de la MOM, soit l établissement des statistiques de fréquentation (impact des différents sites, audience), la surveillance des serveurs, les services aux utilisateurs (interface accessible par Internet au compte de messagerie MOM, annuaire LDAP accessible à travers une interface PHP, service d accès à distance aux documents conservés sur le serveur de fichiers. Il assure également le développement de logiciels libres orientés Web, sous forme d utilitaires (pour, par exemple, l administration des services), de méta-outils de recherche (pour, par exemple, l interrogation de sources de données hétérogènes en une seule requête), d outils de gestion d informations bibliographiques (BibliOpera) permettant la réalisation d une base bibliographique centralisée des productions des chercheurs de la MOM. Le service est intervenu dans la constitution de la bibliothèque numérique de la MOM (libre consultation de fonds rares ou précieux, numérisés en mode image), dans la mise en ligne des publications de la MOM et des collections d estampages. L ingénieur en charge du service ayant obtenu un congé de formation, nous devons procéder à un recrutement sur CDD pour l année 2005-2006. Il a semblé opportun de profiter de cet état de fait pour réorganiser l informatique au sein de la MOM et aboutir à la constitution d un Service Informatique plus homogène et donc plus efficace, regroupant les activités réseau, sécurité, gestion de parc, Web et bases de données. Les plateformes technologiques Le département SHS du CNRS a décidé de créer, au sein de la MOM, cinq plateformes technologiques pour les SHS, auxquelles participent différents personnels en fonction de leurs compétences. Cette forme de soutien à l'activité scientifique nécessaire aux SHS couvre bien les attentes, les possibilités et les devoirs d'une Fédération comme la MOM. En effet, elle peut concerner non seulement l'informatique documentaire ou les plateaux de numérisation, mais aussi l'instrumentation nécessaire en matière de SIG, de grosses bases de données documentaires ou encore l'instrumentation en archéométrie, tous domaines qui relèvent directement de nos centres d'intérêt scientifique et qui ont été clairement exprimés comme faisant partie des priorités politiques de notre Maison. Le concept de plateforme technologique, tel qu'il a été défini par la direction scientifique SHS, permet d associer et de coordonner l'action de plusieurs laboratoires : c est le cas pour l'archéométrie, au travers de la plateforme Datation C-14 porté par l'umr 5138, mais aussi pour les SIG en archéologie (plateforme ISA), incluant les systèmes à référence spatiale, qui sont un des outils d'ouverture vers les programmes d'archéologie métropolitaine, ou encore pour les Têtes de réseaux documentaires. Cependant, un problème crucial est à souligner, qui ne trouve pas de réponse dans les modes de fonctionnement des actuelles plateformes technologiques, à savoir les moyens humains indispensables pour assurer les développements
22 FR 538 prévus et des financements sinon récurrents, du moins suivis. Sans vacations ou CDD, il est difficile, sinon impossible, au personnel en charge de ces dossiers de libérer le temps de travail nécessaire à assurer et assumer cette charge supplémentaire. Certes, des postes ont été débloqués : un ingénieur d études (M. Rousset) a été recruté en 2000 (sur CDD, puis sur poste fixe) pour la plateforme Têtes de réseaux documentaires, une technicienne (M.-T. Cuzange) a été recrutée pour la plateforme Datation C-14. Deux postes pour cinq plateformes et des financements pour le moins incertains, irréguliers et trop modiques : les développements, lorsqu ils sont considérés comme prioritaires, peuvent difficilement attendre des «jours meilleurs». Il en va de la crédibilité des opérations engagées. Ainsi, le réseau «ISA», tourné en grande partie vers l'archéologie métropolitaine et qui vient à point nommé pour soutenir la politique scientifique du Département SHS, ne peut guère fonctionner efficacement plus longtemps sans qu un poste ou que des vacations ne viennent soutenir l'action des «géomaticiens» des MSH têtes de réseau. On trouvera le détail des besoins en équipement et en vacations des plateformes en annexe 3. Banques d'images et données textuelles. Responsable : P. Desfarges (MOM). La plateforme Banques d images et données textuelles s est constituée autour de concepts et d activités de numérisation communes à la MOM et à l Université Lyon 2. Articulée autour d un plateau technique, elle se définit comme une offre intégrée de ressources pour la numérisation de documents (photos, plans, cartes, diapositives, livres massicotés ou non, objets). La plateforme offre aux porteurs de projets l environnement de numérisation, de l acquisition à la mise à disposition sur le Web. Le plateau accueille également les opérations de numérisation liées à l activité scientifique (recherche individuelle) ou à sa valorisation (exposition, livres, communications). Les porteurs de projets (individus, laboratoires ou EPST, institutionnels) bénéficient de la plateforme, mais doivent fournir les moyens humains, voire matériels (en cas de spécificité liée à un projet), pour les gros projets de numérisation. La plateforme bénéficie de l apport des Services Image et Réseau de la MOM et du Service ERAD de l Université Lyon 2, mais aussi des plateformes ISA et Têtes de réseaux documentaires. Hormis les programmes propres à la MOM (bibliothèque numérique, numérisation d archives, etc.), la plateforme intervient pour : l École Française d Athènes (programme Céfael de mise en ligne de l intégralité des collections de l EFA) ; le Ministère de l Éducation Nationale (programme Persée de numérisation et de mise en ligne des collections rétrospectives de revues scientifiques) ; l Université Lyon 1 (programme Brain, avec la numérisation d une partie du fonds Gallavardin) ; l École Normale Supérieure - LSH (dans le cadre du CPER : mise à disposition des notices du Corpus représentatif des grammaires et des traditions linguistiques). Têtes de réseaux documentaires. Responsable : M. Rousset (MOM). À la demande explicite de la Direction scientifique SHS du CNRS, les têtes de réseaux et les portails documentaires ont été intégrés aux plateformes technologiques. Le cahier des charges de la plateforme porte sur des développements informatiques permettant le soutien technique à un certain nombre de réseaux documentaires et vise à la réalisation d un portail documentaire multibases et multilingue, qui réunit un large fond de ressources documentaires destinées à être mis à la disposition des internautes et en particulier les chercheurs L objectif est de permettre la consultation des fonds bibliographiques et documentaires gérés et informatisés dans les laboratoires et les instituts de recherches en SHS, dans le cadre d une politique de réseaux documentaires. Les bases documentaires concernées sont Frantiq (Fichiers de Recherches sur l'antiquité), PMC (Premier Millénaire Chrétien), EVS (Environnement, Ville et Société), FPA (Fond Pierre Alexandre), URBALAB (Réseau de l Urbanisme) et DAPHNE (Données Archéologiques Préhistoire, Histoire sur le Net). Le portail est hébergé à la MOM. Information spatiale et archéologie (ISA). Responsable : O. Barge (MOM - Archéorient). L'école thématique «Géomatique, archéologie et modélisation spatiale», qui s'est tenue à Valbonne en 2001, a été l acte fondateur d'un réseau de concepteurs et d utilisateurs d information spatiale en archéologie. Cette communauté se définit autour de l'utilisation, dans des problématiques archéologiques, des nouveaux outils de cartographie, des Systèmes d Information Géographique (SIG) et de la télédétection. Elle a pour objectif de mettre en commun des réflexions, des méthodes, des compétences, des savoir-faire et des outils. Pour ce faire, le réseau s est donné pour tâche : de chercher à résoudre les questions méthodologiques spécifiques qui se posent ; de mettre en place des actions de formation à différents niveaux, de manière à proposer aux utilisateurs des réponses techniques pertinentes et adaptées aux problématiques ; de fédérer les utilisateurs et de diffuser l information. Le réseau regroupe des laboratoires du CNRS : MSH de Dijon (Pôle géomatique et UMR 5594), Lyon (MOM - FR 538), Nice (CEPAM), Tours (LAT, UMR 6575), Besançon (UMR 6565) et Université de Nanterre (Paris X). Il a
UNE FÉDÉRATION DE RECHERCHE AU TRAVAIL 23 vocation à intégrer d autres institutions intéressées par ses domaines de compétences : l INRAP, le ministère de la Culture, les collectivités locales. Le réseau est incontestablement une réussite. Pourtant, faute de «budget temps» alloué jusqu alors, les objectifs concernant le développement méthodologique n ont pu être atteints qu en partie. Le développement méthodologique conditionne pourtant l existence même du réseau ; une solution pour décharger les ingénieurs d une partie de leurs tâches de service devra être trouvée à court terme. Datation C-14. Responsable : C. Oberlin (Archéométrie et archéologie). Le Centre de Datation par le RadioCarbone (CDRC) de Lyon, composante de l'umr 5138, Archéométrie et Archéologie, s'est spécialisé dans la datation des matières carbonées provenant des sites archéologiques. Cette spécialisation, qui est à l'origine de la constitution d'un réseau de laboratoires - clients, français et européens, s est vue confortée par le développement, à Saclay, d un accélérateur destiné à la mesure du radiocarbone. Le seul laboratoire en mesure de traiter des datations, en dehors de deux laboratoires parisiens, est le CDRC. Son savoir-faire et sa capacité au dialogue avec les chercheurs sur la définition des problématiques en font actuellement LE laboratoire de référence. Il était donc indispensable qu'il suive les évolutions techniques de préparation des échantillons et que sa place soit reconnue dans le dispositif d'utilisation du nouvel accélérateur. C'est dans cette optique, et sur les recommandations de la direction scientifique SHS du CNRS, que l'umr 5138 a obtenu l'intégration du pôle «datation» parmi les plateformes de la MOM. Dans les faits, l identification en tant que plateforme a permis de concevoir et de monter un banc automatisé de préparation des échantillons qui permet au CDRC de tripler la capacité de brûlage des petits échantillons, ainsi que d'intégrer une technicienne et de recruter un secrétaire gestionnaire.cette évolution des possibilités de préparation d'échantillons était un enjeu capital puisqu il détermine la place de la plateforme dans le dispositif général d'utilisation de l'accélérateur de Saclay et donc sa capacité à répondre à la demande toujours croissante de datations. Les plus gros demandeurs sont les Services régional et municipal de l'archéologie, l'inrap et le CNRS (secteur SHS), ainsi que des équipes universitaires de géologie, de géographie et d'archéologie. La plateforme participe donc, à son niveau, à la restructuration de l'archéologie métropolitaine. Document numérique. Responsable : A. Iacovella (CENS). Les activités de cette plateforme, dernière née à la MOM, recouvrent différents aspects, tous liés à l édition de ressources documentaires numériques. Il s agit tout d abord de l étude d un projet de Centre d Édition Numérique Scientifique (CENS) pour les revues en SHS, projet qui s articule autour d un transfert de technologies et d expertise depuis le Consortium canadien Erudit, www.erudit.org et de la mise en service d un Centre d Édition Numérique en France sous la forme d un réseau d unités éditoriales réparties dans les laboratoires et les établissements. Il s agit ensuite de la mise en œuvre d un projet de Très Grand Équipement (TGE pour l Accès aux Documents et aux Données Numériques des Sciences de l Homme et de la Société UPS 2916) destiné à fournir un accès unique aux données et aux documents numériques en SHS. Le projet propose la création d un réseau, basé sur des laboratoires et des établissements pour fédérer les principales ressources électroniques : bases bibliographiques, revues, sources auxiliaires (inventaires, catalogues, actes de colloque...), littérature grise, thèses en SHS. La plateforme intervient également sur d autres programmes : étude d un projet de PORTFOLIO, destiné à une modélisation opératoire de corpus documentaires de chercheurs en SHS, basé sur l expérimentation de trois corpus, en épigraphie, en architecture et en iconographie grecques (ACI TTT) ; participation à la rédaction d un projet européen de recherches dans l État du Bengale, pour la partie documentation électronique, portant sur l étude de sculptures d époque classique, d architecture médiévale et moderne (coordinateur du projet : M.-F. Boussac, HiSoMA). LES ACTIONS SCIENTIFIQUES ET LES ACTIONS STRUCTURANTES La singularité scientifique de la MOM réside dans la diversité des recherches que mènent ses unités constitutives dans les principaux domaines des sciences humaines et sociales (anthropologie, archéologie, géographie, histoire, sociologie, etc.), sur des espaces qui incluent dorénavant, en plus des régions orientales et méditerranéennes traditionnellement couvertes, les régions occidentales et notamment l'ensemble rhône-alpin. Cette diversité, mais aussi la complémentarité de ces recherches, imposent un décloisonnement des savoirs disciplinaires et une pratique interdisciplinaire, tant au sein des laboratoires qu'entre eux. C'est là un des rôles que s'est fixé la Fédération qui intervient en soutenant les thèmes communs (initiation des thèmes, soutien financier et matériel, priorités de publication), en affichant des projets émergents, notamment de jeunes chercheurs, et en favorisant l'intégration dans la recherche au quotidien des nouvelles technologies par le biais des «chantiers».
24 FR 538 Les thèmes communs La politique scientifique de la MOM a trouvé son expression première dans les thèmes de recherche communs (L Homme et la terre ; Patrimoine historique, identités nationales et enjeux politiques ; Sciences liées au temps des hommes). Il s'agit de projets, fondés sur une recherche pluridisciplinaire, qui rassemblent des membres de différents laboratoires. Les sujets retenus, du fait de la réalité des recherches menées au sein de la MOM, doivent être transhistoriques. Plutôt que d'être fondés sur des recherches de terrain, qui sont de la responsabilité des programmes des équipes, ces thèmes doivent avoir une portée méthodologique et/ou privilégier la réflexion synthétique sur un sujet donné. Ils ont une durée limitée (4 ans), renouvelable éventuellement après évaluation par le Conseil de Fédération. Ils sont prioritaires dans les publications de la MOM. À plus d un an du renouvellement de la Fédération, les thèmes communs sont au nombre de trois. Leur éventuelle prolongation ou leur renouvellement seront discutés à la veille du nouveau Quadriennal. L'Homme et la terre. Responsable : R. Dalongeville (Archéorient). Il s agit d étudier de manière diachronique les relations entre l Homme et la terre dans l espace tant européen que méditerranéen ou moyen-oriental, la terre en tant que matière (sédiment, roche, sol, minerai), mais aussi en tant qu espace environnemental dans lequel évoluent les hommes. Les sujets qui ont été abordés sont les suivants : notions de catastrophe, de crise, d accident ; risques sismiques et comportements des communautés humaines ; archéologie et sismicité ; variations de la ligne de rivage : temps court et temps long. D ici à la fin du présent Quadriennal, la recherche et la réflexion vont porter sur deux aspects : le volcanisme et les textes anciens relatifs au sujet «catastrophes, crises et accidents». Patrimoine historique, identités nationales et enjeux politiques. Responsable : J.-C. David (GREMMO). Le patrimoine culturel existe dans une contemplation distanciée, dans le temps et dans l espace, de témoins matériels et immatériels du passé. Le processus de patrimonialisation vise à donner une nouvelle fonction à ces objets, comme supports de la communication de connaissance, repères identitaires, lieux de contemplation esthétique, moteurs du développement local et régional et enfin prétextes à l activité touristique et de loisir. Au Proche-Orient, le patrimoine culturel, al-turâth, n inclut pas d emblée la pratique de la contemplation distanciée. Le concept y est en cours d élaboration. Paradoxalement, ce mot, al-turâth, a un lien avec le contexte religieux, l islam, et son rapport au temps : il est dérivé d une racine que l on retrouve dans l un des attributs de Dieu : Al-Wârith, l éternel ou celui qui dure. Dans la plupart des pays du Proche-Orient, l archéologie reste pratiquée dans des structures de collaboration entre chercheurs étrangers et locaux. Les récupérations politiques et identitaires sont possibles de part et d autre. Ainsi, l archéologie et l ethnologie, après un lourd passé colonial, ont été très souvent utilisées pour fonder des identités nationales, régionales ou locales. Les processus d insertion dans le présent des produits de la recherche archéologique sont différents de ceux qui caractérisent les héritages vivants : ils doivent passer par une démarche d éducation, un apprentissage du regard et surtout la construction de sens. Parmi les thèmes développés, on peut citer : Patrimoine et identité ; Archéologie et identité ; Idéologie et patrimoine ; Mises en scène du patrimoine, musées, collections, rôle des médias, impact du tourisme. Après avoir abordé l historique de la notion de patrimoine, de sa lente maturation dans les nations d Europe occidentale, et les questions liées à sa mise en scène pour les publics (musées, parcours de visites de sites, etc.), le problème de son utilisation a été au cœur de notre réflexion : on a pu traiter ainsi de l usage de «l objet patrimonial», de son appropriation, de sa déformation ou de sa manipulation. Sciences liées au temps des Hommes. Responsable : J.-L. Léonhardt (MOM). La réflexion épistémologique sur les Sciences de l Homme et de la Société est au cœur de ce thème, le plus anciennement fonctionnel puisqu il existe depuis 1992. La restructuration de la MOM autour de plusieurs gros laboratoires centrés sur des cultures et des espaces très divers rend encore plus nécessaire, dans une perspective transversale et pluridisciplinaire, l engagement sur des analyses épistémologiques concernant la très longue durée. Durant les deux premières années, deux types de séminaires ont été organisés. Le premier est fondé sur une question : comment les hommes produisent-ils des idées nouvelles? Un deuxième type, non prévu initialement, a traité de l interprétation du Chapitre 19 des Seconds Analytiques, relative à la manière dont Aristote traite de la saisie des principes. Elle a conduit à critiquer les interprètes modernes de ce texte et à produire plusieurs traductions. Une publication est en cours. Puis, des séminaires ont été consacrés à l histoire des transformations introduites à partir du XVII e siècle dans la pratique scientifique, à la suite des séminaires sur le chapitre 19 des Seconds Analytiques et enfin à un séminaire sur l application de la théorie poppérienne des sciences aux SHS ayant pour thème : «Homère, poète oral : la thèse et la méthode de Milman Pary».
UNE FÉDÉRATION DE RECHERCHE AU TRAVAIL 25 Les travaux de ce thème sont repris dans un livre ayant pour titre L homme de science et sa raison. Le rationalisme est-il irrationnel? qui sera publié au cours de l année 2007 par J.-L. Léonhardt. Les chantiers Ces actions (accès multilingues, Atlas, Guides de recherche, outils multimédias, numérisation), qui ont été développées durant l actuel Quadriennal, visent à offrir de nouveaux outils de recherche plus performants. En effet, les nouvelles technologies ouvrent de nombreuses possibilités. Mais leur exploitation nécessite, d une part, des moyens importants, tant en financement qu'en personnel, et, d autre part, une «exploration» des possibilités offertes. Si les projets à soutenir et à développer se trouvent au sein des laboratoires, les moyens se trouvent eux, le plus fréquemment, au niveau de la Fédération du fait des possibilités de mutualisation et de financement. Les Atlas. Responsable : O. Barge (MOM - Archéorient). Leur conception et leur développement ne dépendent plus des seules compétences du cartographe. Les nouveaux outils de géomatique permettent de fournir des documents évolutifs et qui bénéficient de possibilités d'interrogation multiformes et multilingue, en direct par l'intermédiaire de l'intranet ou de l'internet. Trois opérations ont été retenues : l'aspro (Atlas des sites du Proche-Orient), l'atlas des villes de Syrie et l'atlas des paysages de Bithynie au XV e et XVI e siècle. Les deux premières ont pu être développées, la troisième attendra que son responsable (l actuel directeur de la MOM) ait à nouveau plus de temps à consacrer à la recherche. Atlas des sites du Proche-Orient. Responsable : É. Coqueugniot (Archéorient). Cet atlas, connu sous le diminutif d'aspro a, dans le passé, constitué un des premiers projets multi-équipes de la MOM. Il a été publié en 1994 dans la collection des TMO et constitue la première base de données sur les sites néolithiques du Proche-Orient (de 14 000 à 5 700 BP). Les nouvelles découvertes se succédant à un rythme accéléré, il a été décidé de mettre à jour cet atlas, qui est épuisé dans sa version papier. Mais le renouvellement des recherches au Proche-Orient et l'inflation des informations disponibles font que ce programme ne peut plus être conçu comme l'œuvre d'un groupe restreint. De plus, l'évolution des outils informatiques, et notamment des SIG, nous permet de concevoir non plus une base de données statique mais bien une base évolutive à référence spatiale. Le nouvel ASPRO est fondé sur un réseau international, piloté depuis la MOM par une cellule de préhistoriens et de géographes (en collaboration avec le Pr T. Watkins de l'université d'edinburgh). Des correspondants scientifiques ont été identifiés dans chacun des pays du Proche et du Moyen-Orient et sont chargés de fournir l'information qui est validée par l'équipe de pilotage avant intégration dans la base accessible en ligne, sur le Web (une version test est accessible sous : http://www.mom.fr/aspro/). Le champ géographique initial est élargi afin d'intégrer des territoires qui avaient été partiellement ou totalement exclus de la première version (Chypre, Caucase, une grande partie de l Arabie...). Une liaison avec un Système d'information Géographique sera établie, qui permettra de proposer un véritable outil de recherche à référence. Atlas thématique de Syrie. Responsable : J.-C. David (GREMMO). Les villes prennent une importance toute particulière dans l identification d un espace national syrien aux frontières artificielles et tardivement fixées : c est à partir des centres urbains que le territoire est maillé et hiérarchisé. La Syrie, comme la plupart des pays en voie de développement, compte désormais une majorité de citadins. De plus, la coupure entre la ville et la campagne est de moins en moins nette : les espaces ruraux et urbains vivent en symbiose. Une étude de l espace syrien à partir de la ville apparaît donc comme une démarche logique. Cet atlas qui comptera plus d une centaine de cartes et de schémas doit être un outil de connaissance approfondie de l espace syrien et doit fournir aux chercheurs une base de données la plus complète possible sur le pays. Le programme réalisé sous la direction de chercheurs du GREMMO, de l IFPO (Damas-Beyrouth) et de la MOM : F. Balanche, A.-M. Bianquis, J.-C. David, M. al-dbiyat, O. Barge (Service Cartographies de la MOM), avec la collaboration d autres chercheurs. Atlas des paysages de Bithynie au XV e et XVI e siècle. Responsable : B. Geyer (Archéorient). Dans le cadre d'un programme concernant la Bithynie byzantine et ottomane, une collaboration entre J. Lefort (EPHE, IV e section), Y. Koç (Université d Ankara), O. Barge (MOM), C. Châtaignier (Archéorient) et B. Geyer (Archéorient) a permis de travailler sur les registres fiscaux ottomans des XV e et XVI e siècles et de proposer une cartographie des paysages de la région au Moyen Âge. En effet, ces documents nous fournissent, directement ou après interprétation, des renseignements relatifs à certaines réalités liées à l'occupation du sol : localisation des villages, population, superficies mises en culture, production et rendement des cultures, etc. Malgré les difficultés d interprétation inhérentes à ce type de documentation, les premiers résultats sont très encourageants puisqu ils nous permettent, par exemple, de cartographier l étendue des cultures de plein champ au XVI e siècle ou la localisation et l importance des productions de plantes annuelles. Les résultats de cette étude paraîtront sous forme d un atlas
26 FR 538 présentant, pour la première fois, une synthèse cartographique de l occupation du sol peuplement et mise en valeur pour une région et à une époque données. Grâce au fait que les données nous sont fournies par trois registres datant de 1487, 1523 et 1573-1574, une histoire de l occupation des sols pourra être proposée, certes sur une courte période, mais fondée sur des réalités cartographiables, représentables et interprétables grâce aux nouveaux outils de SIG. La numérisation. Responsable : B. Geyer (Archéorient). Les unités de recherche constitutives de la MOM ont pu rassembler, en 30 ans d'existence (parfois bien plus pour certaines d'entre elles), des archives patrimoniales et documentaires nombreuses et importantes, dont il faut souligner la grande diversité, et qui sont le plus souvent rares et irremplaçables, établies sur des supports fragiles et périssables. L'accès à ces collections est trop limité, du fait même de leur rareté et de leur fragilité, alors que leur intérêt scientifique est grand. Il est de la responsabilité de la Fédération, profitant des ressources du réseau des MSH et s'appuyant sur un «savoir-faire» déjà acquis (Services Image et Informatique, plateforme Banques d images), non seulement de préserver et de conserver ces fonds, et de permettre leur accès à l'ensemble de la communauté scientifique, mais aussi de les ouvrir à un public qui dépasse largement cette communauté. Si leur importance est évidente pour la recherche, elle ne l'est pas moins pour un public plus large dans la mesure où nombre de ces fonds ont un intérêt culturel et patrimonial indéniable. Les principaux impératifs de numérisation sont : la sauvegarde des fonds anciens, fragiles, non récupérables ; la mise en accessibilité de fonds rares ou de fonds importants, souvent disparates, avec possibilité de travail collaboratif ; le regroupement virtuel d'archives dispersées, permettant de reconstituer des fonds éclatés ou de constituer de nouveaux fonds, notamment thématiques ; la constitution de nouvelles archives numériques à partir des programmes de recherche en cours. Les programmes de numérisation, identifiés comme prioritaires au niveau de la Fédération, concernent les estampages, les archives de fouilles et celles de chercheurs. Ils ont pour but de nous servir de test grandeur nature afin de définir ce que devra être un futur Service Archives qui sera créé au niveau de la Fédération. Numérisation d'estampages. Responsable : L. Darmezin (HiSoMA) et J.-B. Yon (HiSoMA). Les estampages, souvent seule trace conservée des inscriptions anciennes, constituent des collections de documents patrimoniaux par essence uniques et généralement non remplaçables. Leur numérisation pose problème, du fait de leur nature (fragilité, relief, texture du papier, etc.). Le but de l'opération est de tester et de proposer des procédures, autant que possible automatisées, permettant la numérisation en grand nombre des estampages. Le matériel nécessaire à cette opération est fourni par le Service Image et le plateau de numérisation MOM - Lyon 2. Le programme a déjà permis la numérisation de 3 472 estampages provenant de Grèce (Thessalie, Béotie), du Proche-Orient (Liban, Syrie) et de Gaule. Le but de cette entreprise est la diffusion sur Internet des richesses documentaires conservées à Lyon. Pour ce faire, une base de données est élaborée (L. Darmezin pour les inscriptions de Grèce, J.-B. Yon pour les inscriptions du Proche-Orient) en collaboration avec le Service Web et bases de données et le Service Image. Cette base documentaire regroupe des informations de diverses natures : informations documentaires et épigraphiques, informations historiques (lien notamment avec une base de données sur l'évolution des toponymes thessaliens et l identification des sites antiques), informations bibliographiques. Une première série de 150 estampages numérisés et renseignés est consultable à l adresse suivante : www.mom.fr/dossiers/estampages. Numérisation des archives de Ras Shamra - Ougarit (Syrie). Les fouilles du tell de Ras Shamra, qui recèle les vestiges de la cité d'ougarit, particulièrement florissante à l'âge du Bronze, se poursuivent depuis 1929. La masse d'archives récoltées depuis lors est considérable et de nature multiple. Ces archives sont réparties en cinq lieux différents : maison de fouilles de Ras Shamra, MOM, Collège de France, Musée du Louvre, musées syriens (Lattaquié, Damas, Alep). Du fait de cette dispersion, leur consultation est rendue difficile alors que la plus grande partie de ces archives est inédite. Les partenaires scientifiques intéressés sont nombreux. On peut citer le laboratoire Archéorient (UMR 5133), le Collège de France, l'institut d'études sémitiques, le Département des Antiquités orientales du Louvre, l'oriental Institute of Chicago, la Direction Générale des Antiquités et des Musées de Syrie. Le but de la numérisation, au-delà de la conservation d'un fonds d'archives patrimoniales d une grande importance, est de permettre le travail collaboratif sur ces archives, afin d'ouvrir cette documentation aux nombreux chercheurs intéressés par la Méditerranée orientale et le Levant, le site d'ougarit étant exceptionnel du fait de l'importance de la cité dans le monde antique à l'âge du Bronze, et de l'importance et de l'extension des fouilles qui y ont été réalisées.
UNE FÉDÉRATION DE RECHERCHE AU TRAVAIL 27 Les accès multilingues aux bases de données. Responsable : B. Helly (HiSoMA). Les bases de données sont de plus en plus systématiquement conçues comme des agents de conservation et, surtout, de distribution du savoir. Or un des principaux écueils à cette distribution tient aux problèmes posés par le «multilinguisme» de ces bases de données (langues naturelles et documentaires différentes, structures et systèmes classificatoires divergents, recoupement de vocabulaires, de dictionnaires, de thésaurus). Les équipes de recherche de la MOM travaillent sur le Monde arabe, la Grèce, la Turquie, etc. Les problèmes posés par le multilinguisme des sources, par exemple en arabe ou en grec, sont omniprésents et le plus souvent non résolus, de même que les problèmes posés par la transmission des données. Des programmes ont été lancés qui portent sur l'atlas des Sites du Proche-Orient (ASPRO) ou sur les dictionnaires thématiques de la MOM. D'autres domaines étaient appelés à connaître des développements allant dans le même sens, en collaboration avec le projet AMP (Accès Multilingue et Patrimoine) lancé à l'initiative de la Direction du Département des Sciences humaines et sociales du CNRS. Malheureusement, le projet, monté au niveau européen et déposé auprès de la Communauté européenne, n a pas été retenu. L opération est actuellement en sommeil, dans l attente d initiatives nouvelles. Les Guides de recherche sur internet. Responsable J.-F. Legrain (GREMMO). Les Guides de la recherche sur internet sont destinés au net via le site de la MOM (www.mom.fr/guides) ; aucune édition papier n existe ni n est prévue, caractéristique permettant toutes les mises à jour périodiques souhaitées. La philosophie de ces guides est simple : il s'agit, autour d un pays, d une aire géographique, d une discipline ou d une simple question renvoyant aux centres d intérêt traditionnels de la MOM, d'aider l internaute à obtenir le plus rapidement possible le renseignement ou le document enfoui dans cette gigantesque banque de données à laquelle donne accès internet, tout en lui fournissant un minimum d'information sur chacun des sites retenus, tant le réseau est à la fois bibliothèque et agence de propagande. Les moteurs présentent en effet une exhaustivité telle que, faute d une maîtrise de l instrument, l internaute peut être amené à renoncer à sa quête devant des milliers de réponses, ou se contente de consulter les sites donnés dans la première page de résultats, dans tous les cas sans aucune certitude de qualité, et encore moins d éthique. Certains annuaires, à l inverse, pèchent par l ignorance de bon nombre de sites, dont la plupart de ceux rédigés en arabe. Chacun des guides est rédigé par un spécialiste de la question traitée, chercheur le plus souvent, qui a fait d internet l une de ses sources régulières d'information. Obéissant aux règles classiques des bibliographies raisonnées et commentées ou des «états des lieux» sur telle ou telle question, ces guides portent exclusivement sur les ressources du réseau. Cinq Guides de la recherche-sur-web ont été mis en ligne : le Guide de Palestine-sur-Web (J.-F. Legrain) ; le Guide de l' Intifada-sur-Web (J.-F. Legrain) ; le Guide des Arabes d Israël-sur-Web (L. Louër, CERI, IEP-Paris) ; le Guide de Jordanie-sur-Web (J.-C. Augé, IFPO-Amman) ; le Guide de l'élection présidentielle palestinienne-sur-web (J.-F. Legrain). En juin 2004, à côté de cette série de Guides, une nouvelle collection a été créée à titre provisoire. Visant à offrir des recherches qui font de l'approche de l'internet par les sciences sociales l'objet de leur analyse, elle obéit à la logique de l édition en libre accès dans le cadre du développement de l édition électronique. Internet et histoire : les Brigades des martyrs d'al-aqsa. Les pages Internet comme sources de l histoire du temps présent (J.-F. Legrain) en est la première livraison. Les Outils multimédia. Responsable : S. Sanz (MOM - HiSoMA). Le dernier-né des chantiers a pour vocation d initier et de développer des actions pédagogiques et de valorisation sur support multimédia. Le cadre de la Fédération se prête particulièrement bien à ce type de projets structurés, dans un premier temps, autour de la diffusion des savoirs et des techniques archéologiques. Les réalisations seront mises en ligne via un portail Web dans le domaine http://www.mom.fr/. Les premiers développements concernent, d une part, une collection de «documentaires interactifs multimédias», à destination des scolaires et du grand public, et, d autre part, une série de didacticiels dynamiques permettant aux archéologues de manipuler certains logiciels de manière autonome dans une utilisation spécifiquement archéologique. La collection de documentaires multimédias interactifs d initiation aux sciences de l archéologie est intitulée «Truelles et pixels : les disciplines et les métiers de l archéologie». Elle comportera les éléments suivants : «Le bélier d Antaka. L objet archéologique et les méthodes de fouilles» (S. Sanz et M. Bovagne) ; «Des animaux et des hommes. Le métier d archéozoologue» (E. Vila et L. Gourichon) ; «Archéologie de la carte et cartes archéologiques» (O. Barge et S. Sanz) ; «Le métier d architecte en archéologie» (Th. Fournet) ; «Des outils et des hommes : silex et obsidienne» (F. Abbès) ; «Les arts du feu : la céramique» (Y. Waksman et M.-O. Rousset). Les didacticiels ou «outils logiciels pour l archéologie» sont destinés à un public de personnes travaillant dans les étiers de l archéologie. Il s agit de manuels multimédias d autoformation sur l utilisation de certains outils logiciels en
28 FR 538 archéologie, accessibles sur l internet : «Cartes et plans sur Illustrator» ; «Le dessin de céramiques sur Illustrator» ; «La prise en main d Arcmap pour l archéologue Web. Les «projets jeunes chercheurs» Le dynamisme de la recherche se juge, entre autres, par les facilités offertes à de jeunes chercheurs pour promouvoir et développer leurs propres projets. Or, dans des domaines scientifiques où les financements de programmes dépendent souvent d'institutions officielles (par exemple le Ministère des Affaires Étrangères), l'émergence de ces projets, souvent originaux, reste difficile. C'est pourquoi la MOM a décidé de soutenir tous les ans un projet de recherche innovant, émanant d'un post-doctorant ou d'un jeune chercheur 12 associé à l'une des équipes constitutives de la Fédération. Les projets doivent, de préférence, être transversaux à différentes thématiques développées au sein de la MOM et donc afficher un caractère transdisciplinaire. Ils sont conçus sur deux ans pour les post-docs, sur quatre ans pour les jeunes chercheurs (avec, dans ce dernier cas, un examen à mi-parcours). Les résultats de ces recherches ont vocation à être publiés dans les collections (TMO ou CMO) de la MOM. Les candidats s'engagent à soumettre pour publication les résultats de leur recherche avant la fin de leur contrat avec la Fédération (pour les jeunes chercheurs) ou dans l année qui suit (pour les post-docs). Les projets sont examinés par un jury composé de membres extérieurs à la MOM (J.-P. Bravard, Université Lyon 2 ; F. Braemer, CEPAM, Valbonne ; V. Chankowski, Université de Lille ; J.-C. Depaule, Laboratoire d'anthropologie urbaine, Ivry). La MOM y est représentée par son directeur qui ne prend pas part au vote. Le montant annuel du soutien financier de la Fédération est de 5 000 par projet. La somme est attribuée sous forme de fonctionnement ou d équipement, à l'exclusion de tout salaire ou vacation. Les projets déjà soutenus sont les suivants : Sociétés urbaines et mouvements de migration dans la péninsule Arabique, S. Camelin (GREMMO), 2002-2004 ; Production et diffusion des produits et des techniques céramiques dans l Orient méditerranéen aux époques hellénistique et impériale précoce, S. Élaigne (Archéométrie et archéologie), 2003-2006 ; Ports antiques du littoral tyrrhénien, J.-P. Goiran (Archéorient), 2004-2005 ; La mobilité humaine en contexte aride aux époques anciennes en Syrie : mise en évidence archéologique des déplacements des troupeaux de moutons, É. Vila (Archéorient), 2005-2006. La MOM dans le contexte national et international Implantée depuis 30 ans dans le tissu universitaire et de la recherche lyonnais, la MOM a su développer des partenariats très divers, tant aux niveaux régional et national qu'avec la communauté scientifique internationale. Les réseaux que les directeurs successifs, aidés par les membres de la MOM, mais aussi par l'association des Amis de la Maison de l'orient (AAMO), ont su constituer sont largement fondés sur la réputation de la Maison et sur son originalité. Ils ont évidemment beaucoup profité d'une longue histoire entre Lyon, la région Rhône-Alpes et l'orient. Les partenariats régionaux Le Conseil Régional Rhône-Alpes est un des partenaires privilégiés de la MOM depuis de longues années. Son soutien aux activités scientifiques ne s'est jamais démenti, que ce soit par des participations à des équipements lourds de la MOM (plateau de numérisation) ou à des équipes (participation à des publications de manifestations scientifiques ou par l'intermédiaire du Contrat de Plan État - Région. On mentionnera l'initiative du Conseil Régional en direction de programmes centrés sur les Sciences Humaines et Sociales («ligne SHS» du CPER), pour lesquels une ligne budgétaire de 1,5 millions a été octroyée. L objectif premier de cette «ligne SHS» est de contribuer à une meilleure structuration de la recherche sur le plan régional. Il s agit de porter, sur des thèmes ciblés par des convergences entre l ENS-LSH et les universités rhône-alpines, des opérations d envergure appelées à avoir une lisibilité extra régionale. Du fait des compétences spécifiques développées au sein de la MOM, son directeur a été désigné comme coordonnateur du thème «constitution et valorisation de corpus». Il a, en 2004, été remplacé dans cette charge par B. Helly. Les équipes de la MOM interviennent dans deux de ces programmes : La norme romaine dans tous ses états (responsable Y. Roman, Romanitas) ; Corpus de textes linguistiques fondamentaux (responsable B. Colombat, ENS- LSH ; partenariat MOM - P. Desfarges). Par ailleurs, le Conseil Régional a soutenu plusieurs projets liés à l informatique et aux médias (chaîne de numérisation de la plateforme technologique, aménagement d une salle de visio-conférence). 12 Est considérée comme jeune chercheur toute personne, chargé de recherche, ingénieur de recherche ou maître de conférence, recrutée dans un des laboratoires de la MOM depuis moins de cinq ans.
UNE FÉDÉRATION DE RECHERCHE AU TRAVAIL 29 Le Conseil Général du Rhône contribue occasionnellement à des manifestations organisées par la MOM, et attribue une subvention annuelle à l Association des Amis de la Maison de l Orient (AAMO), qui finance, sur avis de son conseil scientifique, des projets soumis par les membres de la MOM. La Ville de Lyon a associé la MOM au partenariat qu'elle a établi avec la Ville de Beyrouth. Cette opération, dont il faut souhaiter qu'elle puisse s'étendre à d'autres villes orientales, a permis des échanges d'étudiants de 3 e cycle et le montage de collaborations interuniversitaires. En 2003, à l initiative de l AAMO, les adjoints au maire chargés, d une part, de l enseignement supérieur et, d autre part, de l international, ont suscité et partiellement financé la réalisation d une plaquette de 64 pages, intitulée Des chercheurs lyonnais à la découverte de l Orient et présentant quelques-unes des activités de recherche emblématiques de la MOM. Les partenariats nationaux Au niveau national, l'élément fédérateur et structurant de ces dernières années est incontestablement la constitution et le développement du Réseau des Maisons des Sciences de l'homme (réseau des MSH), même si celui-ci n a pas atteint tous les objectifs, peut-être trop ambitieux, qu il se fixait. La MOM, membre fondateur, y participe pleinement, que ce soit par les contrats d'objectifs, les ACI, les réseaux de spécialistes (documentalistes, chargées de communication, etc.). Une des actions les plus positives a, sans conteste, été celle qui a permis aux différentes Maisons d'inviter des chercheurs étrangers, confirmés ou post-docs, comblant ainsi, momentanément hélas, un des gros défauts de notre système insuffisamment tourné vers la valorisation des travaux des jeunes chercheurs et incapable d accueillir durablement des collègues pourtant désireux de venir travailler dans nos institutions. Là aussi, le modèle anglo-saxon est érigé en exemple, mais aucun des moyens nécessaires pour mettre en œuvre une telle politique n est accordé. Au sein du réseau, cette initiative heureuse n aura duré que deux ans, sa mise en œuvre étant trop complexe et, étonnamment, mal acceptée par le ministère. Dans le cadre des appels d offre nationaux, signalons également le projet GEOPAM (Géoarchéologie des ports antiques de Méditerranée : Rome, Athènes, Tyr, Alexandrie), présenté par J.-P. Goiran (Archéorient) et retenu pour financement dans le cadre de l appel d offre ANR 2005. Des collaborations étroites, plus «traditionnelles», se poursuivent avec de nombreuses institutions scientifiques, qu'il serait trop long d'énumérer ici. On rappellera pour mémoire l'excellence des relations avec la Maison René Ginouvès de Nanterre ou la Maison Méditerranéenne des Sciences de l'homme d'aix-en-provence, mais aussi avec les Instituts français à l'étranger (IFEA d'istanbul, IFPO de Beyrouth - Damas - Amman, IFRI de Téhéran) ou les grands établissements (École Française d Athènes, Casa Velásquez, Institut Français d'archéologie Orientale du Caire). Nombre de membres de la MOM sont détachés dans ces institutions, les ont dirigées ou les dirigent. Il faut enfin rappeler l'importance déterminante du Ministère des Affaires Étrangères qui soutient et finance nombre de programmes de terrain des unités constitutives. Les relations internationales La Fédération initie, soutient et développe, notamment par l'intermédiaire de son Service Relations extérieures et communication, et en partenariat avec l'université Lyon 2, le CNRS et les collectivités territoriales, des relations avec des institutions partenaires dans les nombreux pays où ses équipes ont pour vocation de travailler. Il faut en particulier souligner les très nombreux liens établis avec les directions nationales des Antiquités, qui ne se résument pas à des collaborations institutionnelles mais débouchent sur de véritables accords de partenariat et de formation, notamment par la venue de stagiaires et d'étudiants en France, particulièrement à Lyon. Les accords de collaboration entre équipes constitutives et institutions étrangères représentent une cinquantaine de coopérations scientifiques. Un effort particulier a été mené vers le Liban et la Syrie. Des ouvertures sont en cours vers l'arabie Saoudite et l'iraq, mais aussi vers la Turquie. Les conventions Des conventions, établies par le CNRS, ont été passées avec plusieurs pays débouchant sur des programmes d'échanges et de recherche. De même, la MOM a passé des conventions de partenariat, par l'intermédiaire de la Direction des Relations Internationales de Lyon 2. Une convention d'échanges (responsable P. Dupont, Archéométrie et Archéologie) a été signée entre le CNRS et l Académie des Sciences de Russie pour mener à bien, d une part, la publication de la collection de céramique grise de Bérézan au Musée de l Hermitage de Saint-Petersbourg et, d autre part, une prospection en mer d Azov en collaboration avec V. Kuznetsov (Institut d Archéologie, Moscou) pour y rechercher les traces de la plus ancienne colonisation grecque dans le secteur du port de Ejsk.
30 FR 538 La convention CNRS - Académie des Sciences de Russie, passée entre la MOM et l Institut d Archéologie de Moscou (responsable M. Le Mière, Archéorient), a pour objectif l'étude conjointe du matériel des sites néolithiques du Sinjar (Irak), fouillés par l Institut d Archéologie de Moscou. Ces données sont importantes car elles sont les seules disponibles pour cette région et cette période, aucune fouille n ayant eu lieu en Iraq depuis longtemps. Elles sont essentielles pour la compréhension du Néolithique du Proche-Orient, en particulier pour l étude des limites des aires culturelles et de l existence de zones de contact. Six membres de l UMR 5133 Archéorient collaborent à cette étude qui fera l objet d une publication dans les collections de la MOM. Les coopérations avec l'institut d'archéologie de l'université de Varsovie se font dans le cadre d'échanges interuniversitaires (DRI de Lyon 2). Ils permettent chaque année la venue de deux ou trois collègues polonais à Lyon (MM. Koslowski, Bielinski, Waliszewski, Dyczek, Mme Pienkowska) qui ont joint des activités d'enseignement, de recherche (mises au point d'ouvrages, participation à des colloques) et des travaux personnels (travail en bibliothèque). Du côté lyonnais, deux membres de la MOM se sont rendus en Pologne (P.-L. Gatier, O. Aurenche), mais les candidats sont plus nombreux en 2006, de nouveaux liens s étant tissés, en particulier avec les spécialistes de l'égypte. Grâce à ces échanges, un processus d'envoi d'étudiants (Erasmus) est en train de s'enclencher. Pour le Liban, les coopérations (P.-L. Gatier) concernent surtout l'université Saint-Joseph (USJ) de Beyrouth, dans le cadre d'échanges inter-universitaires (DRI de Lyon 2). Ces derniers ont concerné, dans la période 2003-2005, J.-B. Yon, A. Baud, N. Reveyron et P.-L. Gatier vers Beyrouth, pour des cours et des séminaires à l'usj (archéologie médiévale, histoire et archéologie de l'orient hellénisé). Dans le sens contraire, L. Nordiguian (professeur à l'usj) est venu travailler en bibliothèque et organiser des projets scientifiques à Lyon (avec l'umr HiSoMA). Plusieurs doctorants libanais de N. Reveyron sont également venus de l'usj. Les programmes européens Un effort important reste à faire vers les appels d'offre de la Communauté européenne, notamment dans le cadre du 7 e PCRD, qui affiche enfin une ouverture vers les sciences humaines. Pour autant, la MOM n'est pas absente de Bruxelles et veillera à développer les collaborations allant dans ce sens (une des tâches dévolues au directeur adjoint de la MOM est le suivi des dossiers européens et l'incitation à répondre aux appels d'offre). Diverses opérations sont en cours ou viennent de s'achever : Programme MENMED : «From the adoption of agriculture to the current landscape: long-term interaction between MEN and Environment in the East MEDiterranean Basin» (n ICA3-CT-2002-10053), Archéorient, copartenaire : G. Willcox. Réseau EUROMED/MEDA, Programme «Cultural Heritage Training Programme», Projet 11 Espace Préhistoire du Musée National de Damas (n SYR/B-4100/IB/99/0105). Pilotage DGAM, co-partenaire Archéorient : D. Stordeur, F. Abbès. Programme INTAS, mené par HiSoMA (responsable : J.-F. Salles) en collaboration avec l'académie des Sciences de Moscou, le musée de l'hermitage à Saint-Petersbourg, la branche yémenite du Deutsches Archäologisches Institut et l'université de Münich et concernant l'étude de l'occupation humaine dans l'antiquité sur la côte sud du Yémen. Programme achevé avec une réunion de synthèse en juin 2002 à Saint-Pétersbourg. Programme REMSH du 6 e PCRD intitulé «Réseau thématique des Centres européens de Recherche en Sciences humaines sur l ensemble euro-méditerranéen», dans lequel le GREMMO (responsable C. Ferjani) est partie prenante sur le WPS 1.2 concernant «Les racines religieuses de la Méditerranée», le WPS 2.1 concernant «Les politiques méditerranéennes et les acteurs de la société civile» et le WPS 2.2 concernant «Le facteur religieux dans les changements sociaux, juridiques et politiques». Un projet de programme européen a été déposé : programme européen interreg III B sur «Le théâtre antique en Méditerranée : réalisation numérique et reconstitution virtuelle de la forme, de l'espace et du fonctionnement des théâtres du pourtour de la Méditerranée» (coordonnateur J.-C. Moretti, IRAA), en collaboration avec trois universités grecques (Université ionienne, Université de Iannina et Université de Patras) et l'université de Naples. Un doctorat international Dans le cadre de l équipe HiSoMA, au sein de la MOM, et avec l appui diligent du vice-président du Conseil scientifique chargé de la recherche, Y. Grafmeyer, le département GHHAT (Géographie, Histoire, Histoire de l Art, Tourisme) a approuvé la participation de l Université Lyon 2 à un Doctorat international intitulé Seismic Risk Evaluation And Management, qui a été proposé par l Université de Ferrare (Italie). Ce doctorat, créé à l initiative du Pr R. Caputo (Université de la Basilicata, Potenza) et à l organisation duquel a contribué B. Helly (HiSoMA), regroupe les départements des universités suivantes : Department of Soil and Environment, University of Dhaka, Dhaka, Bangladesh ; Department of Geology and Mining, University of Rajshahi, Rajshahi, Bangladesh ; Maison de l'orient et de la Méditerranée, UMR HiSoMA, Université Lyon 2, France ; Institute of Earthquake Geology, Université de Cologne, Bergisch-Gladbach, Allemagne ; Department of Geological Sciences,
UNE FÉDÉRATION DE RECHERCHE AU TRAVAIL 31 Jadavpur University, Kolkata, West Bengal, Inde ; Department of Engineering, University of Ferrara, Ferrara, Italie ; Department of Earth Sciences, University of Ferrara, Ferrara, Italie ; Department of Structures, Geotechnics, Applied Geology, University of Basilicata, Potenza, Italie. Y ont été associés les établissements suivants : École Nationale Supérieure d'architecture, Lyon, France ; Network of Seismic Engineering University Laboratories (Re.La.I.S.) [Italian Protezione Civile belonging to the Prime Minister Office], Naples, Italie ; ISMES-Geotecnica S.p.A. [former branch of the Italian National Electric Society devoted to experimental aspects], Bergame, Italie; Department of Geology, Aristotle University of Thessaloniki, Thessalonique, Grèce ; Institute of Advanced Methodologies for Environmental Analysis - C.N.R. [Italian National Council of Research], Potenza, Italie. Enfin, il est envisagé que des partenaires arméniens puissent rejoindre le réseau des universités participantes.
LE QUADRIENNAL 2007-2010 BESOINS DÉVELOPPEMENTS PROJETS LES BESOINS SPÉCIFIQUES POUR LE PROCHAIN CONTRAT Besoins financiers 13 Fonctionnement : 275 000 annuels, répartis à parts égales entre les deux tutelles. L'objectif principal d'une augmentation sensible des crédits de fonctionnement est de permettre de prendre en compte l extension de la Fédération, notamment avec les unités intégrées sur le secteur occidental, l augmentation du nombre des membres statutaires et, surtout, des doctorants, et enfin d'assurer les charges sans cesse croissantes liées au développement de l'instrumentation. Il est également nécessaire d'accroître les achats d'ouvrages et de périodiques de la Bibliothèque, pour maintenir un niveau de qualité en accord avec les exigences de la recherche. Rappelons que les coûts des ouvrages, et tout particulièrement des revues, sont en forte augmentation. Dans cette optique, et pour préserver l excellence des collections dans nos domaines privilégiés tout en développant le domaine de l archéologie métropolitaine, un Plan pluri-formations (PPF) «Documentation scientifique Recherche» est demandé dans le cadre du dossier de Quadriennal de l Université Lyon 2. Vacations : 31 000 annuels, répartis à parts égales entre les deux tutelles. Des crédits de vacation sont indispensables pour faire face aux sérieux déficits en personnel soulignés dans plusieurs services de la Fédération (tout particulièrement la Bibliothèque et les Services Cartographies et Image), mais également pour répondre à des demandes ponctuelles et non prévisibles qui sont la règle dans une institution qui a pour vocation de développer de nouveaux outils de recherche, et ce dans les délais les plus courts. Toutes les opérations ne nécessitent pas d'être menées par des personnels titulaires, bien au contraire. La possibilité de recourir à des emplois temporaires (vacations, CDD...) est une des clefs de l'efficacité. Équipement : 72 000 annuels, répartis à parts égales entre les deux tutelles. Les besoins en équipement répondent aux priorités suivantes : Extension et modernisation du réseau informatique, sécurisation, sauvegarde, remplacement du parc (voir en annexe 2, le schéma directeur informatique) : 252 500. Renouvellement des équipements spécifiques au Service Cartographies : 4 800. Il s agit du renouvellement d un scanner A3 acquis en 1998. Baies de stockage de données et serveurs pour le Service Image : 17 000. Équipement d une nouvelle salle de bibliothèque (rayonnages, postes de lecture), nécessitée par le développement des collections et l augmentation du nombre des lecteurs : 15 000. Soit un total de 289 300. Pour mémoire, et à l intention de la Direction scientifique du CNRS, on trouvera, en annexe 3, le détail des besoins en équipement et en vacations des plateformes technologiques de la MOM. Ces besoins s élèvent à 362 610 pour la durée du Quadriennal. 13 On trouvera en annexe 6 le tableau synthétique de l utilisation des crédits (soutien de base et crédits exceptionnels des tutelles, recettes internes) des quatre dernières années.
34 FR 538 Besoins structurels Extension urgente des locaux, sur au moins 2 000 m 2, qui se révèle indispensable pour assumer les développements actuels et futurs. Cette extension était prévue et programmée au-delà du centre de documentation : l'incendie de la bibliothèque centrale des universités Lyon 2 et Lyon 3 a, logiquement, remis en cause ce plan. Elle n'en reste pas moins indispensable et devra être menée à bien durant les quatre années du prochain contrat. À défaut, il faudra décentraliser certaines activités de la MOM ou des laboratoires constitutifs, ce qui nuirait incontestablement à la cohérence et à l efficacité de l ensemble. Création d une salle de formation, équipée en ordinateurs et en visioconférence, pour assurer les très nombreuses formations, notamment internes (services, plateformes), rendues nécessaires du fait d une évolution accélérée des outils informatiques. Réfection de l'entrée du centre de recherche et modernisation de l'ascenseur, au 7 de la rue Raulin, afin d'assurer un accès aux handicapés (déjà à l ordre du jour lors de la précédente demande de contrat). Climatisation de la bibliothèque, rendue nécessaire du fait d une conception du système de renouvellement de l air totalement inefficace. L atmosphère y est torride en été et glaciale en hiver, rendant le travail dans la bibliothèque particulièrement pénible. Accès handicapés de la bibliothèque (accessibilité des salles). Réaménagement du rez-de-chaussée de la bibliothèque pour améliorer la sécurité. Il serait vivement souhaitable qu une ligne budgétaire «maintenance» soit réouverte, qui nous permette de couvrir les besoins les plus urgents, comme c était le cas pour le Quadriennal 1995-1998 (le montant alloué alors était de 38 120, qui n ont pas été compensés). Besoins en personnels Demandes formulées auprès du CNRS Un responsable administratif sectoriel (secrétaire générale), pour assurer la gestion administrative et financière de la FR : gestion des personnels, relations internes et externes, gestion immobilière, suivi des organes de décision, diffusion de l'information, etc. Ce poste est essentiel : F. Martin, l actuelle secrétaire générale, prendra sa retraite dans le courant de 2007. Son remplacement à ce poste clef est rendu indispensable par le fait qu'une nouvelle direction sera mise en place en janvier 2007. Un adjoint en secrétariat et/ou gestion, pour remplacer O. Pervier-Guilbaud qui partira en retraite anticipée mi 2007. Parmi les fonctions occupées par cet agent, l'accueil est indispensable pour permettre l'ouverture de la bibliothèque (8 h 30 18 h) du lundi au vendredi. Un assistant en représentation de données à référence spatiale (cartographe), pour décharger les personnels affectés à la plateforme technologique ISA d'une partie de leurs obligations de service : gérer la plateforme, réaliser des tests techniques et des développements méthodologiques, organiser la formation, faire face à la montée en puissance des projets SIG au sein de la MOM, prendre part à la réalisation de projets de recherche méthodologiques, encadrer la formation aux outils de DAO et de SIG. Demandes formulées auprès de l'université Deux magasiniers pour la bibliothèque, afin de pallier les départs et la perte des emplois aidés (CEC, CES). Un ingénieur d études archiviste chargé de la gestion des très nombreuses archives scientifiques de la MOM. Il concevra les systèmes de gestion électronique documentaire et maintiendra à jour les bases de données. Un technicien opérateur de numérisation pour la réalisation des chaînes de traitement des images, de la numérisation et de la validation. Préparation de documents, intégration dans des banques d'images et dans des bases de données documentaires. LES DÉVELOPPEMENTS ET LES PROJETS Malgré des difficultés pesantes, le bilan des quatre dernières années est positif. On citera, parmi les réussites que l on peut considérer comme les plus marquantes : l'augmentation des moyens affectés à la bibliothèque ; la priorité donnée aux thèmes communs, aux chantiers et aux «projets jeunes chercheurs», pivots de la politique scientifique de la MOM ; le développement d'une politique volontaire d'ouverture, d'une part vers la région Rhône-Alpes et la Méditerranée occidentale, d'autre part vers l'international ; la réorganisation du réseau informatique et le développement d'un site Web à finalité scientifique et documentaire ; le développement et la montée en puissance des plateformes technologiques.
UNE FÉDÉRATION DE RECHERCHE AU TRAVAIL 35 L évolution de la structure La plus belle réussite est sans doute celle de la réorganisation qu a connue la MOM en début de Quadriennal. La restructuration complète des laboratoires, le remplacement des directeurs, la refonte des programmes ont eu pour conséquence de redynamiser la recherche et la formation doctorale, et d apaiser les tensions. Dans le cadre du prochain Quadriennal, cette réorganisation sera parachevée en finalisant la structuration autour des quatre UMR. Des «petites équipes» ne subsistera plus, à la demande explicite de la direction scientifique du CNRS, que l IRAA (UMR, en rattachement principal à l Université d Aix-Marseille), dont la place au sein de la Fédération sera renforcée par une contractualisation avec l Université Lyon 2. Les autres équipes (Jeune Équipe 2409 - Romanitas et Équipe d accueil - Centre Jean-Palerne) seront intégrées à l UMR 5189 - HiSoMA, marquant ainsi notre volonté de fédérer les recherches dans le domaine des langues, des littératures et de l histoire des périodes classiques autour d un pôle régional Mondes anciens, seul à même de préserver la formation et la recherche, notamment en langues anciennes. Le renfort, acquis, d enseignants-chercheurs de l ENS-LSH et des rapprochements souhaités avec le Centre d étude et de recherche sur l Occident romain (Ceror, Université Lyon 3) ne pourront que conforter ce pôle et le rendre plus efficient. Organigramme simplifié de la FR 538 tel que prévu pour le prochain Quadriennal INSTRUMENTS de recherche COMPOSANTES et de formation UMR 5133. Archéorient. Environnements et Doctorat «Mondes anciens» sociétés de l'orient ancien UMR 5189. HiSoMA, Histoire et sources des mondes antiques UMR 5195. GREMMO, Groupe de Services recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient UMR 5138. Archéométrie et archéologie Plateformes technologiques UMR IRAA, Institut de Recherche sur l'architecture Antique (rattachement secondaire) ACTIONS scientifiques et actions structurantes Thèmes communs Chantiers Projets jeunes chercheurs Quant au développement des collaborations avec les acteurs de l archéologie métropolitaine en Rhône-Alpes, il a trouvé son expression, notamment dans l UMR 5138 - Archéométrie et archéologie, par l intégration, en cours de Quadriennal, du Centre d'archéologie préhistorique de Valence et par l affichage d un thème de recherche intitulé Archéologie en Rhône-Alpes. Cette politique sera poursuivie, au sein de l UMR 5138, avec l établissement de conventions avec le Service Archéologique Municipal et l INRAP, ainsi qu au travers d une contractualisation prévue avec le ministère de la Culture (Service régional de l'archéologie). La Fédération appuiera cette collaboration en développant notamment la documentation dans ce domaine (préfixe AOC - Archéologie occidentale), tout en préservant l excellence de nos fonds spécifiques (demande d un PPF). La MOM se présente donc, pour le prochain Quadriennal, avec plus de 200 chercheurs et enseignants- chercheurs, ITA et ITRF et près de 170 doctorants, comme un acteur incontournable de la recherche en SHS. Son orientation thématique fait trop rare en France et son organisation autour de quatre laboratoires bien identifiés renforcent son efficacité et sa lisibilité, tant dans un contexte national qu international. Son ouverture à l archéologie métropolitaine et au monde méditerranéen occidental démontre sa volonté de jouer un rôle structurant dans la recherche. Les développements souhaités Dans les années à venir, l'accent devra être mis sur plusieurs points. Les outils de recherche et de formation Le volet formation à la recherche sera développé (Doctorat «Mondes anciens», mais aussi master tourné vers l'archéologie métropolitaine et développement d'enseignements en géoarchéologie en relation avec le Département de géographie de Lyon 2). L implication plus importante dans l enseignement se traduira également, suite à une demande récente du Président G. Puech, par l'élaboration d'un projet de master auquel travaille C. Ferjani (directeur du GREMMO). Ce projet répond à une demande de formation liée aux impératifs de la sédentarisation des populations de cultures islamiques en France et en Europe (évolution et modes d inscription de cette religion dans des sociétés sécularisées, à côté d autres religions, et avec des statuts juridiques différents d un pays européen à un autre). Deux options seront proposées : un master pluridisciplinaire «Religion, droit et société» (avec une place pour l'islam) et un master concernant spécifiquement l'islam. Le GREMMO sera équipe d'accueil pour ce master.
36 FR 538 Rappelons que les quatre UMR constitutives de la Fédération sont, depuis leur création, équipes d accueil et de ce fait pleinement impliquées dans la formation à la recherche au sein de l Université Lyon 2. Cette implication se traduit par le nombre de doctorants près de 170 qui n a jamais été aussi élevé. La bibliothèque, outil d excellence de la MOM, doit être soutenue de manière encore plus déterminée. Le maintien d une politique documentaire en accord avec les exigences de la recherche d une part et de la formation d autre part impose d augmenter sensiblement les moyens financiers (vacations, acquisition d ouvrages, équipement) alloués à ce service, qui est dorénavant appelé à répondre également aux besoins des acteurs de l archéologie régionale. Pour pouvoir assumer ces rôles, un Plan pluri-formations concernant la «Documentation scientifique Recherche» est inclus au Quadriennal de l Université Lyon 2. Il permettra : de pallier le manque récurrent de personnel de magasinage (vacations) ; de prévoir le remplacement du matériel informatique de la bibliothèque, la totalité de ce matériel devant être réformé au cours du Quadriennal ; d augmenter la part des financements dédiés à l acquisition d ouvrages, notamment dans nos domaines d excellence nationale et internationale (épigraphie grecque et latine, archéologie et histoire de la Méditerranée orientale et du Proche-Orient) et en archéologie métropolitaine, pour laquelle nous avons une responsabilité documentaire régionale. Le Service Informatique, quant à lui, nécessite une attention particulière. En effet, le développement rapide de l informatique, réel dorénavant dans tous les domaines des SHS, impose de prévoir un schéma directeur informatique, qui développe les prévisions de la politique informatique de la MOM au cours du prochain quadriennal 2007-2010. On trouvera ce schéma directeur en annexe 2 du présent document. Un Service Archives devra être créé, afin de valoriser plus efficacement la richesse documentaire accumulée au sein de la Fédération. En effet, la MOM conserve dans ses murs des archives administratives et scientifiques collectées, pour les plus anciennes, depuis près de 100 ans. À ce fonds particulièrement précieux est venue s ajouter une documentation rassemblée par les chercheurs et les enseignants-chercheurs, qui constitue une somme unique sur la Méditerranée et le Proche-Orient. Faute de moyens humains, cette documentation est sous-exploitée alors qu elle représente, pour la recherche actuelle, une source précieuse d informations. Parmi les fonds les plus intéressants, on peut citer les archives de fouilles (Ougarit, Mureybet, etc.), les estampages (Thessalie, Béotie, Levant, etc.), des cartes et des photographies aériennes anciennes, des archives de chercheurs (P. Roesch, J. Besançon, etc.). C est afin de pouvoir valoriser, sauvegarder et utiliser cette documentation unique qu un poste d archiviste a été demandé à l Université Lyon 2, qui l a inclut dans ses priorités pour l année 2006. L arrivée toute récente à la MOM des archives de Karnak (archives de fouille et fonds Pillet), jusqu alors déposées au Centre de Recherches Archéologiques (CRA, devenu CEPAM) à Sophia-Antipolis, ne fait que renforcer la nécessité d un tel service. Les plateformes technologiques, qui concernent non seulement l'informatique documentaire ou les plateaux de numérisation, mais aussi l'instrumentation nécessaire en matière de SIG, de grosses bases de données documentaires ou encore l'instrumentation en archéométrie, tous domaines qui relèvent directement de nos centres d'intérêt scientifique font partie des priorités politiques de notre Maison. Elles ont démontré leur efficacité en tant qu outils mutualisés à l échelle nationale : ce rôle devra être renforcé, sinon porté à l échelle européenne (documentation numérique, datation, information spatiale...). Les actions scientifiques et les actions structurantes Les activités scientifiques et les instruments de recherche de la MOM seront renforcés par un soutien accru aux thèmes, mais aussi aux chantiers qui ont largement fait la preuve de leur intérêt et de leur efficacité. Les activités scientifiques seront mieux ancrées dans l'espace européen grâce au réseau des Maisons des Sciences de l'homme d une part, à la création d un poste d ingénieur de recherche (Université Lyon 2, cf. ci-dessous) voué au développement des programmes en réponse aux appels d offre européens d autre part. L'émergence de nouvelles équipes de recherche sera favorisée (jeunes équipes universitaires, projets «jeunes chercheurs», actions spécifiques structurantes). Dans ce but, l expérience des «projets jeunes chercheurs», qui s est révélée être une réussite et qui a permis d inciter fortement les jeunes à monter leurs propres programmes, sera poursuivie. Les échanges entre chercheurs et enseignants-chercheurs devront être favorisés, notamment pour permettre à ces derniers une meilleure implication dans la recherche, surtout dans les premières années de leur carrière. Ce point devra être développé en concertation avec la future équipe présidentielle de Lyon 2, qui prendra ses fonctions en avril 2006. Les relations internationales, déjà fort développées au sein de la MOM, seront privilégiées avec des ouvertures à renforcer vers l'arabie Saoudite et l'iraq, mais aussi avec une intensification des programmes en Turquie. Bien que la MOM soit déjà impliquée dans des programmes européens (cf. ci-dessus), un effort important reste à faire vers les appels d'offre de la Communauté européenne, notamment dans le cadre du 7 e PCRD, qui voit enfin
UNE FÉDÉRATION DE RECHERCHE AU TRAVAIL 37 s afficher une thématique «Sciences humaines». Ce fait est une réalité pour la MOM comme pour l ensemble de l Université Lyon 2 qui a décidé de faire une demande de poste d ingénieur de recherche (classée en n 1 sur 15 demandes), dévolu au montage de projets européens et, de manière plus générale, internationaux. Ce poste sera mutualisé pour les différentes composantes de l université. La MOM en sera, avec l Institut des Sciences Humaines (ISH), un des utilisateurs principaux. Soulignons enfin que la MOM, au même titre que l Institut des Sciences de l Homme, est appelée à jouer un rôle central dans le pôle thématique «Sciences humaines et sociales» du futur Pôle de recherche et d enseignement supérieur (PRES) de l Université de Lyon. Le Conseil de Fédération, réuni le 13 octobre 2005, a, lors d un vote, exprimé son souhait de voir Floréal Sanagustin prendre la direction de la MOM à partir du 1 er janvier 2007. Actuellement directeur scientifique à l Institut Français du Proche-Orient (section des études arabes), F. Sanagustin doit réintégrer son poste de professeur à l Université Lumière-Lyon 2 à la rentrée 2006.
PREMIÈRE PARTIE LES INSTRUMENTS DE RECHERCHE ET DE FORMATION
DEA, MASTER 2 ET DOCTORAT LANGUES, HISTOIRE ET CIVILISATIONS DES MONDES ANCIENS DES ORIGINES À L'ANTIQUITÉ TARDIVE Responsables : Georges ROUGEMONT (jusqu en juin 2005) Jean-Claude BÉAL * (depuis juin 2005) Secrétariat : Monique FABRE ** Le DEA Langues, histoire et civilisations des mondes anciens, multi-sceaux, associait les universités Lumière- Lyon 2, Jean Moulin-Lyon 3 et Blaise Pascal-Clermont 2 1. Il était administré par la Faculté de Géographie, Histoire, Histoire de l'art et Tourisme (GHHAT). Sa direction et son secrétariat pédagogique et scientifique étaient assurés par un professeur et un IATOS qui relevaient l'un et l'autre de la Faculté des Lettres. Ce DEA a disparu à la rentrée 2004. Il a été remplacé par la deuxième année du master de Lettres classiques et du master recherche d Archéologie et histoire ancienne, auquel s est ajouté un master professionnalisant en archéologie. Le doctorat, lui, subsiste dans sa configuration actuelle. J.-C. Béal, maître de conférences en archéologie galloromaine, a succédé à G. Rougemont en juin 2005 à la tête de ce doctorat. Le DEA et le doctorat appartenaient, depuis 1999, à l École doctorale Sciences humaines et sociales de l'université Lyon 2 (directeur : A. Jeammaud). Le doctorat appartient aujourd hui à la nouvelle école doctorale Sciences du droit et des sociétés, dont la responsable est C.-I. Brelot, professeur d histoire contemporaine. L'Université Lyon 2 fournissait environ les deux tiers des étudiants inscrits au DEA Mondes anciens. Ces étudiants de Lyon 2 étaient issus, pour environ 20 % d'entre eux, de la filière Lettres classiques et, pour environ 80 % d'entre eux, des filières Préhistoire, Histoire ou Archéologie ; ces pourcentages restent, ces dernières années, à peu près inchangés. À l Université Lyon 2, le laboratoire d'accueil du DES était (et reste, pour les master 2 et le doctorat) la MOM : c'est elle qui abrite le secrétariat administratif, pédagogique et scientifique des masters et du doctorat, ainsi que la plupart des équipes de recherche, salles de travail et de séminaire, enseignements spécialisés, possibilités d'accès au terrain (fouilles, prospections...), moyens informatiques, fonds documentaires (bibliothèque, cartothèque, archives...) Nécessaires à la formation des doctorants et à leurs recherches. Aux côtés des enseignants-chercheurs, les chercheurs CNRS de la MOM participent de façon active à la direction des travaux des doctorants (40 étudiants sur 175 inscrits en master 2 et en thèse en 2004-2005). Ce DEA constituait (et le doctorat constitue toujours) la formation doctorale des universités lyonnaises pour les sciences de l'antiquité, qu'il s'agisse de linguistique, de littérature, d'histoire ou d'archéologie. Mais ils n étaient pas seulement cela, car, à l'image de la MOM, ils se refusaient à séparer l'antiquité classique de ses antécédents, de son contexte et de ses prolongements proche-orientaux et moyen-orientaux, mais aussi occidentaux, de la Préhistoire à l'antiquité tardive. Et ces divers domaines culturels n'y étaient nullement traités comme des annexes de l'antiquité classique : tout au contraire, conformément à une tradition lyonnaise très ancienne, le Levant, avec Chypre et le Croissant fertile jusqu'au Golfe arabo-persique, occupaient une position centrale dans notre formation, avec aussi l'égypte pharaonique et gréco-romaine, la littérature judéo-grecque et les Pères de l'église. Dans tous ces domaines, on s'attachait à maintenir, à côté du travail de terrain, la formation linguistique et philologique indispensable : le DEA offrait des enseignements d'initiation et d'approfondissement en latin, en grec, en égyptien hiéroglyphique, en hébreu biblique, en syriaque, en araméen, en akkadien et en sanskrit. Une spécialité traditionnellement bien représentée dans notre formation, l'épigraphie grecque, discipline à la fois philologique, historique et de terrain, symbolisait assez bien l'équilibre auquel nous sommes attachés. Les modalités de fonctionnement du DEA, mises en place depuis plusieurs années, continuaient, semble-t-il, à donner satisfaction aux usagers, en particulier l'organisation des trois modules les plus «fréquentés» du tronc commun * Téléphone : +33 4 72 71 58 63, e-mail : jean-claude.beal@mom.fr ** Téléphone : +33 4 72 71 58 29, e-mail : monique.fabre@mom.fr 1 Les doctorants provenant de l'université Jean Monnet de Saint-Étienne (Centre Jean-Palerne), ainsi que certains doctorants provenant de l'université Grenoble 3 s'inscrivaient à l'université Lyon 2.
42 DEA, MASTERS 2 ET DOCTORAT (géographie, préhistoire et archéologie, histoire ancienne) en trois «périodes groupées» d'une semaine chacune. La convention avec les architectes archéologues de Paris, Nancy et Strasbourg continuait elle aussi à fonctionner, grâce notamment à l'encadrement scientifique assuré par les chercheurs lyonnais de l'institut de Recherche sur l'architecture antique (IRAA). Comme par le passé, le réseau de formation doctorale unissant d'une part l'ifpo, d'autre part diverses universités françaises, dont l'université Lyon 2 où une équipe de la MOM, HiSoMA (UMR 5189) assure la gestion du réseau, permet chaque année à trois ou quatre de nos doctorants d'effectuer, au Proche-Orient, un stage d'étude et de recherche, au cours duquel leur est offert, outre une première prise de contact avec leur terrain de recherche, un perfectionnement de la pratique de l'arabe (enseignement dispensé par l'ifpo). D'autres doctorants bénéficient des bourses offertes par l'école française d'athènes. Les chantiers de fouilles rhône-alpins, dont celui d'a. Desbat, directeur de recherche au CNRS (UMR 5138, Archéométrie et Archéologie) jouent au profit de notre formation le rôle d'école de fouille et contribuent au développement d une archéologie métropolitaine dans l université lyonnaise. Nous ne recensons pas ici les divers stages de terrain effectués par des doctorants dans le sein des laboratoires ainsi que des missions de la MOM, en Grèce, en Égypte, à Chypre, au Proche-Orient, au Bangladesh. À l avenir, ces efforts devront être prolongés, et développés les outils techniques, et la formation à ces outils, nécessaires à une approche actualisée de nos disciplines par nos étudiants. L'activité et les résultats de la formation de 2002 à 2006 apparaissent dans le tableau suivant : Nombre d'étudiants inscrits en DEA/master 2 Nombre de DEA/master 2 décernés Nombre d'étudiants en 1 ère année de thèse Nombre d'allocations d'études obtenues Nombre de thèses soutenues 2002-2003 54 22 23 4 8 2003-2004 68 35 21 5 10 Archéologie et histoire Lettres classiques 2004-2005 61 7 37 + 3 31 3 10 2005-2006 54 10 22 1 Ces chiffres ne comprennent que les étudiants inscrits à Lyon 2 et tiennent compte des allocations couplées. Ce tableau appelle de notre part les remarques suivantes. Beaucoup d'étudiants, salariés, préparent leur DEA/master 2 en deux ans. Ainsi s'explique que, chaque année, le nombre de master 2 décernés et le nombre d'étudiants inscrits en première année de thèse soient très inférieurs au nombre d'étudiants inscrits en master 2. Depuis 1999, les allocations de recherche étaient mises à la disposition non plus de chaque DEA, mais de l École doctorale Sciences humaines et sociales de l'université Lyon 2 : c'est cette École doctorale qui, après audition de l'ensemble des candidats issus des onze DEA qui la composaient, attribuait les allocations. C est maintenant l École doctorale Sciences des sociétés et du droit qui les attribue.
SERVICES BIBLIOTHÈQUE Responsables : Olivier DUBOIS (jusqu au 31 décembre 2004) Franck CAPISANO * (depuis le 1 er janvier 2005) Le paysage documentaire des universités lyonnaises continue sa profonde mutation. On assiste à une concentration des collections en Sciences de l Homme et de la Société dans de grandes structures documentaires : montée en puissance de la BIU de Gerland, création de la bibliothèque «Chevreul», réorganisation de la BU de Bron, volonté de fédérer les petites bibliothèques de recherches. Cette concentration, qui ne va pas sans poser parfois des problèmes de cohérence documentaire (grec et arabe à la BIU et à la MOM, Archéologie classique à la MOM et à Chevreul) pousse notre bibliothèque à affirmer son rang de bibliothèque de recherche ouverte à tous et ayant des pôles d excellence et de référence à maintenir. Ainsi, la création du fonds Archéologie occidentale (AOC) en 2003 a consolidé, sur la carte documentaire, la bibliothèque comme centre de ressources documentaires de référence en archéologie. Malgré l augmentation du prix des ouvrages scientifiques et la baisse des remises des éditeurs qui ont limité un peu le volume des achats, les autorités de tutelles n ont pas ménagé leurs efforts budgétaires (augmentations du soutien de base de la MOM, crédits exceptionnels du CNRS, rallonge des crédits du SCD en 2002-2003) pour maintenir une politique soutenue d augmentation des fonds, même si certains crédits ne sont pas définitivement acquis (budgets SCD). Le développement significatif de nos collections, résultat de la politique documentaire de la MOM, a eu deux conséquences directes. D une part, des fonds (BAB, AOC, PER) commencent à être à l étroit, ce qui impose qu à court terme (début 2006) la bibliothèque récupère des salles de séminaires pour gagner des mètres linéaires dédiés à la consultation des ouvrages. D autre part, la richesse des fonds attire les lecteurs. Ces dernières années, le nombre des lecteurs inscrits, surtout des étudiants, a notablement augmenté et se maintient à un niveau élevé (1 800 inscrits en 2004-2005). Parmi eux, nombreux sont les étudiants de 1 er cycle. Au fil des ans, notre établissement a gardé son rôle, dans les domaines couverts par la MOM, de bibliothèque universitaire de proximité, tout en restant prioritairement au service de la Recherche. Cette fréquentation élevée provoque une utilisation intensive des ouvrages. Le travail de magasinage qui en découle est surtout assuré par des emplois précaires (CES, CEC et vacataires payés par la MOM). Or la disparition programmée des CES et des CEC prive la bibliothèque, dès 2005, d une source de main d œuvre indispensable à son bon fonctionnement. La bibliothèque manque cruellement de magasiniers de bibliothèque titulaires de leurs postes. Il faut signaler aussi une autre source de problèmes, gaspilleuse d énergie et de temps : depuis août 2003 où nous avons changé de version de logiciel documentaire, les difficultés de paramétrage et de migration de données sont seulement maintenant en passe d être résolues. Dans l avenir, nous ne pourrons pas faire l économie d une réflexion sur les logiciels libres, et ce en collaboration avec d autres institutions documentaires. POLITIQUE DOCUMENTAIRE Un nouveau préfixe Afin d accompagner l ouverture de la MOM à l archéologie métropolitaine, la bibliothèque s est dotée d un nouveau préfixe, AOC (Archéologie occidentale) qui couvre la Méditerranée occidentale de la période protohistorique (âge du Bronze) à l antiquité tardive, dans ses aspects historiques et archéologiques. Dans un premier temps, le fonds AOC s est constitué à partir d ouvrages issus principalement du fonds ACL (Archéologique classique). AOC a également hérité du budget alloué auparavant à ACL par le département Histoire de l Art de Lyon 2 (achat d ouvrages d archéologie gallo-romaine). En 2003, AOC a été doté d un budget récurrent de 1 000 euros par l UMR Archéométrie et archéologie. Des crédits d instrumentation ont permis de faire l acquisition de collections de fouilles et d ouvrages indispensables. En 2004, AOC a été intégré au budget global de la bibliothèque. À ce jour, le préfixe compte 1917 ouvrages, cotés en LCC. Sur la carte documentaire lyonnaise, son plus proche voisin est le CEROR (Lyon 3). Des réunions de concertation sont organisées afin de faire le point sur l activité de chaque bibliothèque. * Téléphone : +33 4 72 71 58 07, e-mail : franck.capisano@mom.fr
44 SERVICE Les périodiques (PER) Les périodiques sont le fonds le plus important en volumes, en diversité et en crédits de la bibliothèque : 1 181 titres de périodiques dont 655 vivants, 29 000 fascicules, 24 800 euros en 2004. L augmentation de 2 000 euros environ du budget récurrent PER en 2004 a permis de maintenir nos abonnements malgré l augmentation des prix de ceux-ci. Des efforts financiers sont toujours nécessaires pour combler les manques. Ainsi, une somme de plus de 4 000 euros (crédits d instrumentation CNRS, crédits Fédération et AAMO) a été consacrée en 2003-2004 à la reconstitution de collections (le choix des collections à compléter se fait en fonction des listes constituées après l incendie en 1999 de la bibliothèque centrale des Universités Lyon 2 et Lyon 3 et sur proposition des chercheurs). L achat de revues nouvellement publiées, indispensables au maintien de la qualité scientifique du fonds, se décide en fonction des demandes des chercheurs d une part, et d autre part des abonnements déjà présents dans les autres bibliothèques lyonnaises, voire régionales. Il faut noter aussi le développement des échanges avec de nombreuses institutions, qui contribue de manière importante à la richesse de notre fonds. Enfin, les abonnements aux périodiques électroniques, pour des raisons budgétaires, ne sont envisageables que dans le cadre d une politique de regroupement des abonnements au niveau des institutions et de mutualisation, tels les abonnements pris par le SCD, accessibles sur le réseau de la bibliothèque de la MOM, ou via des portails développés par le CNRS comme BiblioSHS. Dépôt d ouvrages Dans un souci d élargir l accès aux riches collections dont la MOM a la responsabilité, une partie des ouvrages du fonds S. Reinach, localisé dans la réserve du 2 e étage de la MOM, ont été déposés dans d autres bibliothèques de Lyon 2. Ainsi, en 2003, 800 volumes relatifs à l histoire des religions et 400 ouvrages d histoire moderne ont été délocalisés à la BIU de Gerland. Par ailleurs, une centaine a été déposée à la bibliothèque Arts et Lettres. Dès que la bibliothèque Chevreul sera prête, 2 500 volumes d histoire de l Art du fonds S. Reinach iront rejoindre les rayons de son pôle Art. Documentation numérique Afin de profiter des évolutions technologiques de l offre éditoriale, la bibliothèque a décidé de développer la documentation sur support numérique, à destination des lecteurs, en acquérant des bases de données sur cédéroms (Encyclopédie de l Islam, Bibliographies annuelles d égyptologie, Série des catalogues de musées d égyptologie européens) et en favorisant l abonnement à des bases de données en ligne (Index islamicus, Thesaurus Linguae Graecae, Dyabola), consultables depuis la bibliothèque. Réunions Documentation Des réunions hebdomadaires de l ensemble du personnel ont lieu les lundis matin. Elles ont pour but d assurer le bon fonctionnement de la bibliothèque et la cohésion de l équipe, notamment par l échange d informations. Le directeur de la MOM, le représentant des chercheurs et des enseignants ainsi que celui des étudiants usagers y sont conviés au moins une fois par mois. La politique d achat de chaque préfixe est décidée lors de commissions d achat qui réunissent, une ou deux fois par an, le ou la bibliothécaire responsable du fonds et des chercheurs et enseignants. La commission Documentation, qui se réunit une fois par an, permet une concertation entre l équipe de la bibliothèque et les représentants des chercheurs et des enseignants de la MOM sur des sujets en rapport avec la politique documentaire et le fonctionnement de la bibliothèque. LES FONDS EN CHIFFRES Ouvrages en libre accès En juin 2005, le nombre de volumes par préfixe était le suivant, ACL (Archéologie classique) :... 9 995 volumes, AOC (archéologie occidentale) :... 1 979 volumes, AOR (Archéologie orientale Monde égéen) :... 5 820 volumes, BAB (Monde arabo-musulman Byzance) :...11 201 volumes, EGY (Égyptologie) :... 5 748 volumes, HCL (histoire classique) :... 3 766 volumes, PHG (Préhistoire Méthodologie) :... 3 339 volumes,
BIBLIOTHÈQUE 45 REF (Références générales) :... 1 349 volumes, TXT (Textes et Littératures classiques) :...11 100 volumes. Soit environ 54 300 volumes de monographies, tous en libre accès et référencés dans notre catalogue bibliographique, auxquels on peut ajouter 1 181 titres de périodiques dont 655 vivants, qui comptabilisent environ 29 000 fascicules. Ouvrages en réserve Trois réserves regroupent plus de 7 000 ouvrages (1 800 thèses et mémoires exclus du prêt, 3 500 volumes de doubles, 1 710 ouvrages dont 1 021 non catalogués). À cela s ajoutent 32,4 mètres linéaires de tirés-à-part et 60 mètres linéaires de revues hétéroclites, lacunaires, anciennes et peu consultées. Dans la réserve des livres anciens (RAP), environ 1 350 ouvrages sont stockés en attente d une prochaine intégration dans le catalogue. Acquisitions en 2003 et 2004 Monographies (par préfixe et type d acquisition) : PRÉFIXES (en volumes) Types d acquisitions Acquisitions 2003/2004 ACL AOC AOR BAB EGY HCL PHG REF TXT Totaux Achats 246/217 250/226 156/148 570/455 194/141 113/82 126/177 31/47 289/322 1975/1815 Échanges 48/41 41/46 21/21 20/17 28/31 17/13 13/37 1/1 11/13 200/220 Dons 51/165 41/95 30/59 192/198 37/7 13/21 104/82 7/10 44/47 519/684 Totaux 2003/2004 345/423 332/367 207/228 782/670 259/179 143/116 243/296 39/58 344/382 2694/2719 Revues : Nouveaux abonnements 2003 2004 Achats 0 8 Échanges 9 10 Dons 4 6 Totaux 13 24 Ce qui représente la création, dans le catalogue, de 1 430 fascicules en 2003 et de 1 257 fascicules en 2004. Reliure En 2003, 303 ouvrages ont été reliés, pour un budget de 3 000 euros du SCD, 7 623 euros du CNRS et de la FR et 1 000 euros de l AAMO (réservés aux périodiques anciens). En 2004, les sommes allouées sont de 3 016 euros du SCD et 7 573 euros du CNRS et de la FR, pour 228 ouvrages reliés. Budgets d acquisitions de livres et de périodiques Dotations récurrentes 2003 :... 73 950 Soit, Soutien de base FR :... 18 960 SCD :... 24 500 CNRS :... 30 9 50 Dotations récurrentes 2004 :... 78 390 Soit, Soutien de base FR :... 25 000 SCD :... 22 900 CNRS :... 30 490
46 SERVICE Crédits 2003/2004 Dotations récurrentes ACL AOC AOR BAB EGY HCL PER PHG REF TXT Totaux 8575/9298 2000/3653 6380/6467 5815/5864 5175/5603 6235/5560 22870/24831 3575/3430 2560/3093 10765/10591 73950/78390 CE CNRS 200/500 8000/500 -/900 -/400 1100/500 -/300 2000/1000 -/400 200/- 1500/500 13000/5000 Archéométrie 1000/1000 1000/1000 Archéorient 1250/1250 1250/1250 2500/2500 GREMMO 2000/4000 2000/4000 DUESE 295/- 295/- Histoire de l Art -/153 -/153 Médiévistes 9700/7935 9700/7935 Totaux 2003/2004 8775/9798 11000/5306 7630/8617 17515/18199 6570/6103 6235/5860 24870/25831 4825/5080 2760/3093 12265/11091 102445/98978 En 2004, les budgets récurrents (SB de la FR) ont augmentés de 9 750 afin de pérenniser le financement du nouveau préfixe AOC (3 500 ) et de relancer une politique significative de développement des fonds (6 250 ). Échanges et dons Chaque année, un quart à un tiers des acquisitions de monographies de la bibliothèque proviennent d échanges et de dons. Grâce à l'appui du Service des publications, nous avons pu continuer la politique de proposition de nouveaux échanges, réguliers ou ponctuels. Des échanges courants ont été établis avec quelques 230 institutions dont nous recevons environ 150 titres de périodiques et plus de 200 monographies (200 en 2003, 220 en 2004). En échange, nous envoyons une ou plusieurs des collections de la MOM, suivant les accords passés. Certains chercheurs et enseignants-chercheurs rattachés à la MOM offrent régulièrement leurs publications personnelles ou celles de tiers à la bibliothèque. En 2003, 519 ouvrages ont été donnés à la bibliothèque, et 684 en 2004. INFORMATIQUE DOCUMENTAIRE Loris Lors du précédent rapport, nous avions signalé le lancement de l opération de migration vers une nouvelle version du logiciel Loris/Doris. Le cahier des charges avait été préparé par de nombreuses réunions. Puis M. Burghart et O. Dubois, rejoints en octobre 2002 par B. Kuntziger, avaient consacré une part importante de leur temps de travail à la préparation du projet. Après une migration échouée à l été 2002, la société Ever nous a enfin livré en juillet 2003, après de multiples séances de travail, une base qui a été mise en production malgré la quantité de défauts diagnostiqués. Durant les deux années suivantes, nous avons dû nous battre avec le fournisseur (réclamations incessantes, blocage du paiement des factures) pour obtenir : les compléments (version Unicode du logiciel, OPAC compatible avec cette version et raisonnablement stable, automate de prêt et de retour) qui faisaient partie du produit acquis ; les corrections nécessaires pour conserver l intégrité de nos données (reprise) d une part et achever le paramétrage de façon définitive d autre part. En juin 2005, les dernières corrections concernant la migration viennent d être effectuées et nous attendons la mise en place du module «Z3950» pour considérer ce dossier comme clos. Logiciels libres Suite aux difficultés exposées ci-dessus, nous avons décidé d'engager une réflexion à plus long terme sur l informatique documentaire, par le biais des logiciels libres qui nous permettent de mener des tests directement sur nos données. Ce souci étant largement partagé, un groupe de travail a été créé sur Lyon, rassemblant des bibliothèques universitaires et des bibliothèques de recherche confrontées aux mêmes difficultés, afin d'étudier d'une part l'offre en logiciels libres sur le marché des SIGB (Système intégré de gestion des bibliothèques) et leurs caractéristiques, et d'autre part d'identifier les coûts engendrés par leur utilisation. Un poste d ingénieur de recherche, développeur d applications, a été créé en septembre 2005 par l université Lyon 2, mutualisé entre le SCD, l ISH et la MOM, afin d assurer la mise en place d un SIGB libre, pour l ensemble de l université.
BIBLIOTHÈQUE 47 Bibliothèque numérique LES CHANTIERS EN COURS Courant 2001, la bibliothèque a initié un projet de numérisation d ouvrages libres de droit couvrant les thèmes de recherche des équipes de la MOM. La sélection effectuée obéit à la volonté de privilégier les ouvrages les plus fréquemment consultés ainsi que les ouvrages précieux, fragiles ou répondant à une thématique clairement définie. Les fonds numérisés concernent plus particulièrement les domaines de l égyptologie et de la civilisation grécolatine, qu il s agisse d histoire, d archéologie ou des textes classiques. Une cinquantaine d ouvrages ont été numérisés et sont consultables sur le site de la MOM à l adresse suivante : www.mom.fr/bibliotheque/bibnum/. La bibliothèque numérique, supervisée par V. Lacroix, est alimentée régulièrement (deux ou trois ouvrages numérisés par mois). La numérisation des ouvrages est effectuée par I. Ghedab. L interface Web qui facilite la consultation des livres numérisés a été développée et adaptée par une stagiaire de l ENSSIB, A. Blanc, à partir des applications (BibliOpera, Transvision) disponibles à la MOM. Recotation des ouvrages en LCC La collaboration avec l INHA, et les centres Gernet et Glotz s'est poursuivie par : la fourniture à l'inha de nombreux documents de travail préparés à la MOM et permettant une utilisation «personnalisée» et harmonisée de la LCC par les trois centres ; des contacts fréquents et la participation en octobre 2003 de C. Gautin à un stage de «formation de formateurs LCC», offert par l'inha, les cours étant assurés par une spécialiste québécoise ; trois réunions de travail, à Lyon, avec les bibliothécaires de l INHA et des centres Gernet et Glotz. Fonds en cours de recotation : ACL : à ce jour 6 984 ouvrages ont été recotés et équipés en LCC, 2 300 sont encore en attente ; EGY : actuellement 3 400 volumes sont en LCC, 2 200 restent à recoter. Fonds ancien (RAP) Le réaménagement de la salle des livres anciens (1 500 ouvrages), effectué par V. Faure, responsable de ce fonds, a permis de gagner 30 mètres linéaires, gain qui était devenu nécessaire compte tenu de l accroissement du nombre des documents localisés dans cette petite salle. La signalétique ayant été revue, il reste à cataloguer, indexer et coter les livres RAP qui n apparaissent pas encore dans notre catalogue. 3 000 euros ont été dépensés en 2004/2005 pour la restauration d ouvrages anciens. Extension des mètres linéaires Tout l espace de la bibliothèque est quasi occupé, malgré des efforts importants de réaménagements (gains de 150 mètres linéaires). La bibliothèque connaît donc actuellement un problème d extension extrêmement urgent, tout particulièrement pour les préfixes BAB, PER et PHG. L annonce par l Université Lyon 2 de l'attribution à la MOM de locaux supplémentaires va permettre à la bibliothèque de récupérer, fin 2005, deux salles de séminaires qui seront utilisées pour l extension future des fonds. Mais d autres préfixes (AOC, ACL) auront à moyen terme des problèmes de place, sans véritable solution d extension. Il faudra donc revoir complètement l organisation du bâtiment en empiétant par exemple sur des espaces (7 e étage) qui ne sont pas utilisés par la bibliothèque. Autres projets Parmi les «chantiers», on peut citer : Tirés-à-part/extraits : des collections importantes de tirés-à-part restent sous exploitées car non repérables dans le catalogue documentaire. Afin de réparer cette lacune, les bibliothécaires ont défini des procédures de catalogage. Dans un premier temps, ne seront concernés que les 16 000 tirés-à-part relevant de revues ou d ouvrages qui ne sont pas localisés à la bibliothèque. Nettoyage des Pactols (mots-clés pour indexation) : ce chantier concerne les doublons, formes au singulier et au pluriel, synonymes, fautes d orthographe que l on trouve dans les notices de catalogage. Indexation d ouvrages en libre accès : plusieurs milliers de notices d ouvrages dont le catalogage provient d une rétroconversion ancienne sont en attente d indexation. Catalogage en langues non latines : l utilisation d un logiciel documentaire et d OPAC qui gèrent les signes Unicode nous permet de cataloguer des ouvrages en langues non latines (arabe, grec, russe, etc.). Il faudra donc dégager du temps pour entreprendre un catalogage rétrospectif en langues originales. Avant de nous lancer dans cette entreprise, il nous faut entamer une réflexion sur une uniformisation des pratiques internes de catalogage en langues non latines.
BIBLIOTHÈQUE MAISON DE L'ORIENT ET DE LA MÉDITERRANÉE - JEAN POUILLOUX FR 538 Responsable Franck CAPISANO Bibliothécaire Véronique FAURE IE2 - Lyon 2, 80% Reliure Suivi formation professionnelle des personnels de bibliothèque Bibliothécaire Bénédicte KUNTZIGER IE2 - CNRS, 80% Informatique documentaire Bibliothécaire Franck CAPISANO AI - CNRS, 100% Gestion des cartes d'accès Régie des recettes Réseau banques de données Maintenance du bâtiment Prêt Inter-Bibliothèques Correspondant informatique Bibliothécaire Olivier DUBOIS IE2 - Lyon 2, 100% Informatique documentaire Relance lecteur Échanges Bibliothécaire Catherine GAUTIN IE2 - CNRS, 80% Coordination de la recotation LCC Bibliothécaire Véronique LACROIX IE2 - CNRS, 80% Coordination de la numérisation Secrétariat Échanges Odile PERVIER-GUILBAUD AJTP - CNRS, 40% RAP - AOR Périodiques REF - BAB PHG - EGY HCL -TXT ACL - AOC Adjoint Bibliothécaire Emmanuelle PIREDDA Assistante de bibliothèque, SCD - Lyon 2, 100% Coordination du travail de magasinage Plannings Réserves Commandes de matériel Reliure Adjoint Bibliothécaire Adjoint Bibliothécaire Adjoint Bibliothécaire Adjoint Bibliothécaire Adjoint Bibliothécaire Issam GHEDAB Rachel PARMENTIER CEC, 80% Reliure Numérisation AJT - CNRS, 100% Signalétique Catalogue des nouveautés Photocopieurs HCL : Histoire classique EGY : Égyptologie BAB : Mondes arabo-musulman et byzantin AOR : Archéologie orientale ACL : Archéologie classique TXT : Langues et littératures classiques REF : Références RAP : Fonds ancien rare et précieux PHG : Préhistoire, méthodologie, géographie Organigramme de la bibliothèque (Octobre 2005)
BIBLIOTHÈQUE 49 L ÉQUIPE DE LA BIBLIOTHÈQUE Le personnel Les années 2003-2005 ont été des années difficiles quant à la stabilité du personnel de la bibliothèque. Un congé parental non remplacé, la suppression des CES et des CEC, l instauration des trente-cinq heures, la généralisation des temps partiels, l augmentation du nombre des lecteurs et la création d un nouveau préfixe ont fini par perturber l organisation de la bibliothèque, et ont rendu plus criant encore le manque de personnel magasinier. La direction de la MOM a pallié, dans la mesure de ses moyens financiers, ces insuffisances par des vacations sur ses fonds propres. Ainsi, grâce à des vacations MOM (entre 50 % et 120 % équivalents temps plein) et à un CDD université (6 mois à 50 %), nous avons pu, entre 2003 et le premier semestre 2005, avec plus ou moins de difficultés, assurer la continuité du service de la bibliothèque. Mais la situation a changé, sachant que, dès septembre 2005, les derniers contrats CES et CEC arrivent à leur terme (perte de 210 % d équivalent temps plein fin 2005). Afin de retrouver un fonctionnement acceptable, il faut impérativement que le poste de magasinier spécialisé de la collègue partie en congé parental soit pourvu par un titulaire, et que les contrats CES et CEC soient prolongés par d autres types d emplois même précaires. Même dans ce cas, la situation ne serait pas idéale puisqu il suffit de regarder la répartition des catégories de personnel pour se rendre compte (voir tableau ci-dessous) du déséquilibre permanent entre l équipe des bibliothécaires et celle des magasiniers. En juin 2005 : Titulaires Equivalent temps plein 6 bibliothécaires 520 % 1 bibliothécaire adjointe 100 % 1 magasinier spécialisé 100 % 1 secrétaire 40 % (affectée aux échanges) Précaires 2 CEC 160 % 1 CES 50 % Vacataires 2 vacataires (janvier-juin) 120 % Total : 14 personnes 1 090 % Les formations Les formations suivies, ces dernières années, par le personnel titulaire de la bibliothèque relève d une volonté de coller au plus prêt des évolutions de nos métiers (bibliothéconomie, langues, informatique, numérisation) et de nos outils de travail (changement de logiciel documentaire). Pour le personnel précaire (CES, CEC), il nous a paru essentiel de continuer notre politique volontariste de formation autour des métiers de la documentation et des bibliothèques. Ces stages ont rendu nos collaborateurs plus performants dans leur travail quotidien, et leur ont donné de solides bases pour négocier un retour à l emploi à l issue de leurs contrats. Par ailleurs, l équipe de la bibliothèque a été sensibilisée aux problèmes liés à la sécurité dans les bâtiments publics. C est ainsi que, régulièrement, le personnel suit des stages «premiers secours» et «prévention des incendies». LE FONCTIONNEMENT DE LA BIBLIOTHÈQUE Ouverture Pour le public extérieur : 41 h par semaine, du lundi au vendredi, 48 semaines par an. Le lundi matin est réservé aux réunions du personnel de la bibliothèque. Les étudiants avancés, intégrés dans les laboratoires, ont la possibilité d avoir, sur décision du directeur, un droit d accès à la bibliothèque sur une plus ample plage horaire (lundi - vendredi 8 h 00-20 h 00 et samedi 9 h 00-13 h 00). Les membres de la MOM, ainsi que les chercheurs et les enseignants invités, ont des cartes d accès 24 h/24, 7 j/7. La bibliothèque dispose de 125 places assises. Prêt Les membres de la MOM ont un droit au prêt de 5 ouvrages par mois. Les ouvrages doivent rester accessibles dans les bureaux des emprunteurs pendant toute la durée du prêt.
50 SERVICE Les étudiants de Lyon 2 inscrits au moins en master 2, en préparation des concours de l enseignement, ainsi que les universitaires (non MOM) ont la possibilité d emprunter deux ouvrages pour le week-end. Ce droit de prêt «weekend» a été élargi aux étudiants de Lyon 3, inscrits en Lettres classiques et en Histoire ancienne, à partir de la 2 e année de master. En juin 2004, un automate de prêt/retour autogéré, fonctionnant 24 h/24, a été installé au 5 e étage Salle des bases de données Les lecteurs ont à leur disposition une salle dite «des bases de données». Elle comprend sept PC en libre accès qui permettent la navigation sur le Web, et un PC dédié à la consultation des cédéroms. Wifi Dès la rentrée 2005, la bibliothèque propose aux usagers intéressés des connexions à Internet via le système Wifi. Signalétique (colorisation des préfixes) Afin d améliorer la signalétique dans la bibliothèque, une couleur a été attribuée à chaque préfixe. De plus, des plans ont été élaborés (plans localisant les livres sur les étagères, plans d orientation généraux des étages). Aménagement des locaux Dans le cadre de la protection des collections et de l amélioration des conditions d utilisation de la bibliothèque, des stores ont été posés en 2004 sur la face ouest vitrée, aux 3 e et 5 e étages. Par ailleurs, face au problème de froid en hiver et de chaleur en été, il y a nécessité d obtenir un audit thermique du bâtiment. Il faudrait également permettre aux personnes handicapées d accéder à tous les étages de la bibliothèque, ce qui n est pas le cas actuellement. Suite à un exercice incendie «grandeur nature» en mars 2005, qui nous a fait prendre conscience de carences importantes, les conditions de sécurité devront être revues avec les services concernés de Lyon 2. Statistiques lecteurs Organisme Nombre de lecteurs par organisme et catégories pour l année universitaire 2004-2005 Étudiants Étudiants Étudiants Enseignants 1 er cycle 2 e cycle 3 e cycle Chercheurs Maison de l'orient et de la Méditerranée 136 18 154 Université Lyon 2 GHHAT 581 195 87 10 3 876 Université Lyon 2 Langues (arabe, anglais...) 68 48 31 7 0 154 Université Lyon 2 Lettres/Sciences langage/arts 42 40 14 2 0 98 Université Lyon 2 Socio/Anthropo/Ethnologie 52 16 4 0 0 72 Université Lyon 2 IEP 22 21 3 0 1 47 Université Lyon 2 Sciences économiques 3 4 2 0 0 9 Université Lyon 2 Droite et Science Politique 6 3 1 0 0 10 Université Lyon 2 Autres 16 10 5 2 8 41 Total Lyon 2 790 337 147 21 12 1 307 Université Lyon 3 61 65 20 12 2 160 Université Lyon 1 3 2 0 0 1 6 Lyon Organisme non répertorié 9 1 1 5 10 26 Lyon Musées, DRA... 0 0 0 0 3 3 Lyon Grandes Écoles (IUFM, ENSSIB, Archi...) 1 14 5 2 0 22 Universités Paris et région parisienne 0 3 8 3 1 15 Paris Organisme non répertorié 0 0 0 3 1 4 Université Clermont-Ferrand 2 0 2 0 1 0 3 Université Saint-Étienne 0 1 0 1 0 2 Autres universités Province 2 30 18 9 0 59 Province Organisme non répertorié 2 12 2 3 6 25 Étranger Organisme non répertorié 1 2 6 3 2 14 Total autres universités 79 132 60 42 26 339 Totaux (MOM, Lyon 2, autres universités) 869 469 207 199 56 1 800 Autres Total
SERVICES CARTOGRAPHIES Responsable : Olivier BARGE * Avec l usage de l ordinateur, maintenant généralisé, la cartographie vit sans doute la révolution la plus profonde et la plus rapide de son histoire. Sous son aspect technique, elle revêt aujourd hui de multiples visages : cartographie d édition, cartographie automatique, Systèmes d information géographique (SIG), télédétection ou télépositionnement. Les développements réalisés à partir de ces nouveaux outils sont nombreux et variés et concernent tous les secteurs d activité de la sphère privée et publique. Dans le domaine des sciences humaines, ces outils permettent d appréhender l espace en analysant une multitude d informations. La possibilité de comparer des données qui diffèrent par leur nature, leur échelle d observation, leurs modalités et leurs dates d acquisition ouvre la voie à une véritable analyse spatiale : d une part la carte est la base conceptuelle de ces outils, d autre part des fonctions de recherche spécifiques à l espace leur sont intégrées. L objectif est ambitieux, mais les premières réalisations en archéologie, géographie historique ou géographie environnementale, permettent de juger de la pertinence de ces méthodes. Par ailleurs, les inventaires spatialisés (gestion simultanée de la nature et de la localisation de l information) sont particulièrement bien adaptés aux recherches interdisciplinaires sur le terrain, dont les observations, toujours localisées, doivent être enregistrées. Les SIG réalisés à cette fin constituent, en quelque sorte, la mémoire commune d une équipe. Toutefois, la mise en œuvre efficace et pertinente de ces outils ne peut se réaliser que sous trois conditions : le matériel et les logiciels requis restent relativement coûteux. L accès des chercheurs et des étudiants à une chaîne de traitements complète impose une mutualisation ; si certaines tâches sont facilitées, la référence aux fondements conceptuels (sémiologie graphique par exemple) reste nécessaire. Par ailleurs, individuellement, le chercheur n a pas a priori les compétences requises pour réaliser des mises en œuvre techniques parfois complexes. La formation des chercheurs est donc nécessaire, celle des étudiants également, les cursus universitaires ne répondant que très imparfaitement au besoin ; enfin, le propre de la recherche est de devoir mettre en place des méthodes spécifiques pour répondre aux problématiques, diverses par nature. Le développement méthodologique constitue donc une étape incontournable. La raison d être du service est de s efforcer de répondre à ces trois conditions ; les utilisateurs viennent chercher, auprès du service, des réponses en termes de formation, d outils mis à leur disposition, d assistance technique et de conseil méthodologique. Fondé dès 1996 par un groupe de chercheurs convaincus par ces méthodes, le service a pu fonctionner grâce à leur dynamisme jusqu en 1999, date à laquelle O. Barge a été recruté pour y être affecté à mi-temps. Début 2001, Séverine Sanz a rejoint le service, à mi-temps également. L activité du service consiste donc à la mise en œuvre de démarches cartographiques pouvant inclure les étapes suivantes : enregistrement de l observation de terrain, structuration et gestion de l information, utilisation des images satellitaires et des photographies aériennes (géoréférencement, photointerprétation, classifications, etc.), réalisation de photographies aériennes pour les très grandes échelles (cerf-volant), analyse spatiale et modélisation, rédaction de cartes destinées à la publication, et parfois mise en page. Le conseil méthodologique, l assistance technique, la réalisation de cartes d édition constituent l activité «quotidienne» du service. Ceci concerne un grand nombre de programmes, de chercheurs ou d étudiants. Le service organise également des sessions de formation à destination des personnels ou des étudiants. Il procède enfin aux développements méthodologiques requis par les problématiques soumises par les chercheurs. * Téléphone : +33 4 72 71 58 86, e-mail : olivier.barge@mom.fr
52 SERVICE Par ailleurs, le service intervient activement dans trois chantiers de la MOM (voir aussi ci-dessous, les «chantiers») : Atlas des villes de Syrie, responsable J.-C. David ; Atlas des sites du Proche-Orient, responsable É. Coqueugniot ; Outils multimédias, responsable S. Sanz. Enfin, depuis 2001, le service a noué une collaboration avec plusieurs laboratoires d archéologie pour développer une recherche méthodologique sur l utilisation de l information spatiale dans le cadre de cette discipline. Le réseau ainsi constitué porte le nom d ISA (Information Spatiale et Archéologie) et a reçu le label de «plateforme technologique» (cf. ci-dessus). Membres du service Olivier Barge, IE, FR 538 et Séverine Sanz, T, FR 538, dont les postes sont mutualisés avec des laboratoires de la MOM, sont affectés à mi-temps au service. D autres personnes ont une partie de leur activité dans le service, il s agit de : Christine Chataigner, IR, Archéorient - UMR 5133, Saba Farès-Drappeau, chercheur associé, HiSoMA - UMR 5189, Bernard Geyer, DR, Archéorient - UMR 5133, Jean-Baptiste Rigot, chercheur associé, Archéorient - UMR 5133, Maryline Bovagne, doctorante, HiSoMA - UMR 5189, Caroline Sauvage, doctorante, Archéorient - UMR 5133. MATÉRIEL DÉDIÉ 4 stations de travail, double écran 2 PC portables 1 Macintosh 1 traceur A0 1 imprimante jet d encre A3 1 scanner A0 1 scanner A3 1 cerf-volant équipé pour la photographie aérienne 1 GPS de navigation Le matériel a été acquis grâce aux ressources propres du service à l exception de deux ordinateurs mis à disposition par deux équipes (Archéorient, HiSoMA). Cet équipement est satisfaisant pour l accueil des chercheurs et doctorants. Jusqu à récemment, les travaux étaient effectués à partir de plusieurs logiciels : Cartalinx pour la saisie, MapInfo (3 licences) pour la gestion des inventaires spatialisés, Idrisi pour l analyse spatiale en mode raster et ErMapper pour la gestion des images satellites et des photographies aériennes. Si ces plateformes ne sont pas abandonnées, les développements récents ont tendance à être réalisés avec les produits ESRI, la nouvelle interface d ArcInfo (Labkit ArcInfo, 1 licence) et d ArcView (4 licences) intégrant la plupart des fonctionnalités requises. Adobe Illustrator (4 licences) et Photoshop (4 licences) restent des outils très utilisés pour la réalisation de cartes et d illustrations vouées à la publication. ACTIVITÉS Développement méthodologique Sur le long terme, le service s investit dans un nombre limité de programmes qui constituent la «matière première» des développements méthodologiques : le Croissant fertile et ses marges, programme de recherche Archéorient, responsable B. Geyer, la diffusion de l obsidienne en Arménie du Néolithique à l âge du Bronze, programme INTAS, puis, depuis 2003, Sismicité et archéologie en Arménie, responsable C. Chataigner, naissance et évolution du réseau urbain en Arabie du Sud, responsable M. Mouton et F. Mermier, mission archéologique franco-syrienne dans la micro-région d al-rawda, responsable C. Castel, prospection archéologique et épigraphique au Wadi Ramm, Jordanie, responsable S. Farès-Drappeau, archéologie à Mahasthan, Bangladesh, responsable J.-F. Salles, prospection archéologique dans la commune de St-Georges de Reneins (Rhône), responsable J.-C. Béal.
CARTOGRAPHIES 53 Les systèmes d information mis en œuvre pour ces programmes sont tous «vivants», c est-à-dire en constante évolution, mais dans un état d avancement variable, certains fonctionnant depuis plusieurs années, d autres étant naissants. Formation La formation est une part importante de l activité du service : on peut distinguer trois niveaux d intervention. Le niveau individuel Les chercheurs ou étudiants-chercheurs bénéficient d une formation personnalisée adaptée à leurs problématiques de recherche. Elle se déroule le plus souvent sous forme de séjours dans le service. Ces personnes, au nombre de 19, sont en général intégrées dans les programmes auxquels s associe le service et sont d origine régionale (6), nationale (5) ou internationale (8). L organisation de stages Il s agit, pour des durées de deux à cinq jours, de former des utilisateurs à des outils ou à des méthodes. Ces stages ont pu être organisés de manière informelle dans les locaux du service, mais sont souvent pris en charge par un autre niveau institutionnel : formation permanente (FP) de la délégation Rhône-Alpes du CNRS ou instituts français de recherche à l étranger. février 2003 : «Initiation aux SIG, logiciel MapInfo», 2 jours, FP DR7 CNRS, février 2003 : «Perfectionnement aux SIG, logiciel MapInfo», 2 jours, FP DR7 CNRS, juin 2003 : «Initiation aux SIG, logiciel MapInfo», 2 jours, FP DR7 CNRS, avril 2004 : «Initiation aux SIG, logiciel ArcGis», 5 jours, IFPO, Damas, Syrie, juin 2004 : «Initiation aux SIG, logiciel ArcGis», 3 jours (2 sessions) FP DR7 CNRS, juin 2004 : «Outils informatiques de dessin pour la cartographie», 2 jours, FP DR7 CNRS, septembre 2004 : «Perfectionnement aux SIG», 5 jours, IFPO, Damas, Syrie, juin 2005 : «Initiation aux SIG, logiciel ArcGis», 2 jours (2 sessions) FP DR7 CNRS, juin 2005 : «Cartographie et multimédia», 2 jours, FP DR7 CNRS. La participation à l organisation et à l animation d écoles ou d ateliers thématiques Dans le cadre des activités de la plateforme technologique ISA (voir ci-dessous), le service prend une part active à l animation des écoles thématiques. Il a organisé l atelier thématique qui s est tenu à Marcoux (Loire) en novembre 2002. RÉALISATIONS SPÉCIFIQUES Collection de fonds de cartes Le service gère et alimente une collection de fonds de cartes numériques stockés sur le serveur Intranet de la MOM. Enregistrés dans un format lisible par le plus grand nombre, ces fonds sont consignés dans un catalogue numérique accessible sur le serveur et dans un catalogue papier consultable dans le service (\\Filermom\Ressources\Fonds cartes). Didactitiel Le service a rédigé un didactitiel d auto-formation «Cartes et plans sur Illustrator», accessible sur le site internet de la MOM (www.mom.fr/com/bases_de_donnees). Gestion de la cartothèque Le service gère la cartothèque (acquisitions, stockage, catalogage, prêts ; voir ci-dessous). Un projet de «géothèque numérique» est lancé. COLLABORATIONS EXTÉRIEURES Les activités du service s insèrent dans différents projets ou programmes de recherche qui, pour la plupart, se fondent sur des collaborations avec d autres institutions, en France ou à l étranger. En France : CEPAM, UMR 6130, Valbonne,
54 SERVICE Laboratoire Archéologie et territoires, CNRS UMR 6575, Tours, Université de Nanterre (Paris X), Université de Bourgogne, Laboratoire de Chrono-écologie, UMR 6565, Besançon. À l étranger : IFPO, Damas (Syrie), Amman (Jordanie) et Beyrouth (Liban), Institut d archéologie et Institut de géologie de Erevan, Arménie, IUED, Genève, Suisse, CEFAS, Sanaa, Yémen, Université Laval, Québec, Canada. SÉMINAIRES ET COLLOQUES Les membres du service ont participé aux manifestations suivantes : Colloques : Archéométrie, Bordeaux, avril 2003 : «Un SIG pour l'analyse des approvisionnements : l'exemple de l'obsidienne en Arménie», Ch. Chataigner et O. Barge ; «L utilisation des Systèmes d Information géographique appliquée à l archéologie française», O. Barge, G. Davtian, X. Rodier et L. Saligny. 4th International Congress on the Archaeology of the Ancient Near East, Berlin, avril 2004: «The development of the Syrian steppe during the Early Bronze Age», O. Barge. 10th Annual Meeting of European Association of Archaeologists, Lyon, septembre 2004 : «SIG et archéologie : quelques exemples d'analyse spatiale», O. Barge, L. Nuninger, X. Rodier et L. Saligny ; «ISA (Information Spatiale et Archéologie), une plateforme technologique du CNRS», O. Barge, L. Nuninger, X. Rodier et L. Saligny. Temps et espaces de l'homme en société : analyses et modèles spatiaux en archéologie, Rencontres internationales d Antibes : «Un SIG pour l analyse de la circulation de l'obsidienne dans le nord du Proche-Orient préhistorique», Ch. Chataigner et O. Barge ; «Vol au-dessus d un tas d cailloux : la photographie aérienne par cerf-volant pour l archéologie», S. Sanz et O. Barge ; «Pour une stratégie de mise en œuvre des inventaires archéologiques», O. Barge et S. Sanz. Workshop on Archaeology and Computer, Vienne, novembre 2004 : «Hydrological modelling and management of water ressources in the syrian steppe during the Early Bronze Age», B. Moulin et O. Barge. Séminaires Séminaire ISA, Dijon, novembre 2003, Séminaire ISA, Rennes, mars 2004, Conférence au CCF de Beyrouth (Liban), mai 2004, Séminaire ISA, Toulouse, juin 2004, Organisation du séminaire ISA, Lyon, novembre 2004. PUBLICATIONS BARGE O., CHATAIGNER C., 2003, The procurement of obsidian: factors influencing the choice of deposits, Journal of Non- Crystalline Solids 323, p. 172-179. BARGE O., RODIER X., DAVTIAN G., SALIGNY L., 2003, Information spatiale et archéologie, note d'information, Les Nouvelles de l'archéologie 94, p. 44-45.
CARTOGRAPHIES 55 BARGE O., RODIER X., DAVTIAN G., SALIGNY L., 2004, L utilisation des Systèmes d Information géographique appliquée à l archéologie française, Revue d archéométrie 28, p. 15-24. BARGE O., CHATAIGNER, C., 2004, Un SIG pour l'analyse des approvisionnements : l'exemple de l'obsidienne en Arménie, Revue d archéométrie 28, p. 25-33. BARGE O., SANZ S., MOURAILLE J. 2005, Finalités et contraintes des inventaires archéologiques : réflexions et pistes pour la mise en œuvre, Temps et espaces de l homme en société, analyses et modèles spatiaux en archéologie, XXV e rencontres internationales d archéologie et d histoire d Antibes. BARGE O., MOULIN B., à paraître, The development of the Syrian steppe during the Early Bronze Age, Acts of the 4th International Congress on the Archaeology of the Ancient Near East, Berlin. CASTEL C., AWAD N., BARGE O., BOUDIER T., CUNY A., DELATTRE L., JOANNES F., MOULIN B., SANZ S., 2004, Rapport préliminaire sur les activités de la première mission archéologique syro-française dans la micro-région d al-rawda (Syrie intérieure) : la campagne de 2002, Akkadica 125/1, p. 27-77. CHATAIGNER C., BARGE O., 2005, L analyse de la circulation de l obsidienne dans le Nord du Proche-Orient préhistorique, Temps et espaces de l homme en société, analyses et modèles spatiaux en archéologie, XXV e rencontres internationales d archéologie et d histoire d Antibes. GEYER B., LEFORT J. (éds), 2003, La Bithynie au Moyen Âge, Réalités byzantines, P. Lethielleux. GEYER B., MONCHAMBERT J.-Y. (éds), 2003, La basse vallée de l Euphrate syrien de la préhistoire à l avènement de l Islam : géographie, archéologie et histoire, Bibliothèque archéologique et historique, IFAPO. SANZ S., BARGE O., 2005, Vol au-dessus d un tas de cailloux : la photographie aérienne par cerf-volant pour la recherche archéologique, Temps et espaces de l homme en société, analyses et modèles spatiaux en archéologie, XXV e rencontres internationales d archéologie et d histoire d Antibes. MOULIN B., BARGE O., 2005, Hydrological modeling and management of water ressources in the Syrian steppe during the Early Bronze Age, the case of the fortified city of Al Rawda, Actes du Workshop 9 "Archaeologie & Computer", Vienne, novembre 2004. PERSPECTIVES La capacité de travail du service est aujourd hui saturée : d une part de nouveaux utilisateurs et de nouveaux programmes sollicitent régulièrement ses compétences, d autre part l investissement dans la plateforme technologique ISA impose d y consacrer du temps. Cet état de saturation a plusieurs conséquences : les programmes «majeurs» ne peuvent pas bénéficier du temps et de l investissement qu ils nécessitent ; de nouveaux programmes ou utilisateurs formulent des demandes au service. Ces demandes, légitimes, ne peuvent être toutes exaucées, alors que le service possède les capacités matérielles, techniques et méthodologiques pour y répondre ; certaines tâches de saisie, telles la numérisation et le catalogage des cartes (géothèque numérique) ou la digitalisation de fonds cartographiques (atlas) ne peuvent être réalisées ; enfin, la dernière conséquence est sans doute la plus préoccupante à long terme : le service n a plus suffisamment de temps à consacrer à la recherche méthodologique. Cette recherche est pourtant indispensable, d abord parce que les outils sont en constante et rapide évolution, ensuite parce que la pertinence des réponses techniques aux problématiques implique d avoir sans cesse à résoudre de nouvelles questions, enfin parce que cette recherche est à la source des actions de formation et d animation que le service met en œuvre. Afin de poursuivre ses activités dans des conditions acceptables et de réaliser de nouveaux projets l effectif du service devrait pouvoir être renforcé par une nouvelle personne dont les attributions pourraient être partagées avec la plateforme technologique ISA. Dans les prochaines années, le service entend pourtant poursuivre ses activités telles qu il les pratique actuellement et sur les bases qu il a définies : intervention directe dans un nombre limité de programmes, formation des utilisateurs, assistance méthodologique. À l occasion du travail sur l Atlas des sites du Proche-Orient, le service devra s investir dans la mise en place d interfaces cartographiques sur le web. Il compte valoriser cette nouvelle compétence (et l usage du logiciel acquis à cette occasion) pour mettre en ligne d autres inventaires ou jeux de données. En priorité, une réflexion est menée pour
56 SERVICE créer une interface cartographique permettant d interroger l inventaire de la cartothèque. Le service souhaite par ailleurs développer ses compétences en télédétection, en particulier pour l usage des images à très haute résolution (Ikonos, Quickbird ). Le service entend poursuivre ou réaliser des opérations spécifiques : la collection de fonds de cartes numériques laisse paraître «des blancs» dans notre espace de référence. La réalisation des fonds manquants suppose un important travail de digitalisation ; la réalisation de la «géothèque numérique» qui concerne la cartothèque, mais dont le service est maître d œuvre ; le chantier «outils multimédias» (voir ci-dessous), dans lequel le service est parti prenante, devrait aboutir à la rédaction d un nouveau didacticiel pour l auto-formation des chercheurs et des étudiants (en projet, un didacticiel d utilisation d ArcMap pour l archéologie). Ce chantier est également l occasion d une ouverture vers le public, en particulier le public scolaire. Ce volet de valorisation de la recherche devrait aboutir à des produits multimédias (CD- ROMs, site web), construits en partenariat avec des scolaires, sur les thèmes de la restitution virtuelle de paléopaysages et sur l histoire de la cartographie. En prolongement de ce dernier point, il serait intéressant de contribuer à la valorisation de la recherche. En effet, les documents graphiques que produit le service et les techniques qu il met en œuvre sont nombreux et variés ; ils pourraient constituer la source d animations à vocation pédagogique. Par exemple, une séance en milieu scolaire sur le thème des images satellite, mettant en perspective plusieurs notions du programme de 6 e, a récemment été réalisée. Cette expérience, qui sera reconduite, pourrait être davantage développée. CARTOTHÈQUE (Responsable : Olivier Barge) La cartothèque de la MOM ne constitue pas un service à part, bien que disposant d une ligne budgétaire qui lui est propre. Elle fait partie de l ensemble «Documentation» de la MOM, mais est localisée au 3 e étage pour des raisons de proximité avec le service Cartographies qui la gère et qui en a l usage le plus fréquent. La collection comprend actuellement près de 6 000 cartes, topographiques, géologiques ou thématiques et concerne la Méditerranée et le Moyen-Orient. Particulièrement riche pour la Grèce, la Syrie, le Liban, la Jordanie et le Yémen, elle est sans doute une des plus importantes en France sur cet espace et constitue un outil de travail incomparable. Les fonds sont alimentés par une dotation récurrente de la MOM, dont la volonté de maintien et de développement de la collection ne s est jamais démentie. Des dons émanant de chercheurs, d équipes ou de programmes viennent s y ajouter. On peut évaluer à environ 200 le nombre de références nouvelles chaque année. Un inventaire informatisé de la collection est accessible en Intranet (\\Filermom\Ressources\Cartothèque), qui intègre aussi le fonds de l UMR 5138 - Archéométrie et archéologie. À terme, il sera doté de nouvelles fonctionnalités facilitant la recherche de documents et sera accessible sur le site Web de la MOM.
SERVICES SERVICE IMAGE Responsables : Pierre PHILIPPE (jusqu au 31 août 2004) Ange HERNANDEZ * (depuis le 1 er septembre 2004) Le Service Image souffre depuis quelques années d'un manque de lisibilité, en interne dans les laboratoires de recherche de la MOM, mais surtout en externe au sein des instances dirigeantes du CNRS. En effet, le service a souvent été interprété comme une annexe de la plateforme Banques d'images et données textuelles, avec pour rôle la gestion du matériel ainsi que le suivi des projets de numérisation de partenaires externes à la Maison. Après le départ de P. Philippe, la direction de la MOM a souhaité que le service recentre ses activités sur les projets internes. Depuis, la collaboration avec la plateforme est limitée à des actions au contenu prédéfini et limitée dans le temps. Le service peut désormais consacrer une partie de son activité au développement d'outils logiciels spécifiques pour mener à bien des projets, qu ils émanent de la Fédération et de ses composantes ou, plus rarement, d unités extérieures. MISSIONS Depuis septembre 2004, les missions du Service Image ont été redéfinies de la manière suivante. Mise à disposition de matériel et de compétences Le service met à la disposition de la Fédération ou des laboratoires de recherche une série de périphériques de numérisation. Il peut s'agir de matériel propre au service (scanner A3, scanner de diapositives et négatifs, imprimante jet d'encre A3) ou, pour des besoins plus spécifiques, de matériel de la plateforme Banques d'images et données textuelles (scanner à chargeur pour la numérisation de masse de documents A3 ou A4, appareil photo numérique, scanner d'ouvrages reliés Digibook). Le service sert alors d'intermédiaire avec la plateforme (prise de rendez-vous et réservation du matériel, création de comptes utilisateurs, transfert ou sauvegarde des données...). Le service forme les personnes souhaitant accéder à ces différents périphériques (matériel et logiciels). Une fois les personnes autonomes, le service apporte une assistance technique. Le service réalise également des formations plus générales pour des petits groupes de personnes sur des sujets liés à l'image numérique. Répondre aux projets de numérisation de la Fédération et des laboratoires de recherche Pour tout projet de numérisation, la politique adoptée impose que chaque laboratoire ou institution maître d œuvre prévoit dans son financement les coûts de fonctionnement et de main d œuvre, et passe une convention d utilisation des chaînes de numérisation avec la Fédération. Les projets de numérisation sont de plusieurs types. Il peut s'agir de numériser des données et de les transférer vers le poste du client ; une opération d'archivage sur cédérom peut alors être réalisée. D'autres projets comprennent une étape de numérisation, de traitement des images, d'insertion de celles-ci dans une base de données dédiée, d'association avec une base de données documentaire et enfin de diffusion sur un portail Internet. Dans tous les cas de figures, le service est compétent dans les domaines suivants : Formation et encadrement des opérateurs de numérisation. Le service forme les opérateurs aux scanners et aux logiciels de traitement des données utilisés. Il vérifie la conformité des documents après la numérisation (nommage des fichiers, résolution, mode et format des images conforme au cahier des charges). Il apporte une assistance technique. Traitements informatiques des images et des données textuelles. Développement, modification, correction de logiciels nécessaires à la mise en œuvre des projets. Création et gestion des bases de données images de la MOM sur le serveur Base de données du Service Image (acquisition en cours). Création et gestion de bases de données documentaires adaptées aux projets. L'alimentation des bases est réalisée par ou à partir des données des chercheurs ou des documentalistes. * Téléphone : +33 4 72 71 58 04, e-mail : ange.hernandez@mom.fr
58 SERVICE Gestion du serveur de production (NAS) permettant de stocker les images en sortie de numériseur (gestion des droits d'accès, de l'espace disque attribué à chaque projet...). Cette machine permet le stockage de volumes importants de données en attente d'être traitées, transférées sur le serveur de base de données image et archivées sur cédérom. La sécurité des données sur cette machine est assurée par une double protection : le système RAID du serveur et la sauvegarde régulière des données sur bande. Archivage des données. Les données sont archivées sur cédérom par le biais d'un automate de gravure. Un double jeu de cédéroms est gravé à l'issue d'un projet (la vérification automatique des cédéroms est systématique). Pour ce qui concerne la Fédération, le Service Image conserve les deux jeux de cédéroms. Dans le cas des laboratoires, le service fournit un jeu et conserve le second. Développement informatique Le service développe le logiciel interne à la MOM (Robot InVision) qui permet de traiter de manière automatique ou semi-automatique des lots de données images et textuelles. Il offre des traitements génériques (modification de la résolution, changement du mode et du format...) et donne la possibilité de développer des traitements spécifiques. Les développements sont réalisés sous Visual C++ sous environnement Windows 2000. Le service développe des éléments liés aux bases de données SQL. Ces bases, qu'elles soient liées à des données images ou à des données documentaires, permettent d'alimenter en contenu les portails de diffusion. Les développements réalisés concernent : tout d abord la saisie et la gestion de données dans une base, ensuite la récupération automatique d'informations dans des fichiers images ou textes et leur insertion dans une base, enfin la récupération d'informations dans une base et leur exploitation dans le Robot InVision. Le service développe également les portails pour la diffusion Internet des informations numérisées. Le schéma suivi permet d'associer les données images numérisées à une base de données documentaire (BDD). Des requêtes sur la BDD permettent de retrouver l'image correspondante en y associant des éléments textuels décrivant son contenu informationnel. Participation ponctuelle à des projets de la plateforme Banque d'images et données textuelles La plateforme pilote les projets menés avec des partenaires externes à la MOM. Dans ce cadre, le service peut être amené à réaliser le suivi et le développement de modules spécifiques à partir d'un cahier des charges clairement défini et pour une durée déterminée. PROJETS DE NUMÉRISATION DANS LESQUELS LE SERVICE A APPORTÉ SES COMPÉTENCES Projets externes Cefael (École Française d'athènes) : ce projet a débuté fin 2001 et est toujours en cours. Il concerne la numérisation et la mise en ligne des collections de l École Française d Athènes (BCH, BEFAR, Fouilles de Délos, Études crétoises ). Cefael constitue un patrimoine scientifique de plus de 150 ans de recherche sur le monde grec. À ce jour, 356 volumes, soit près de 270 000 pages, sont en ligne. P. Philippe a réalisé la gestion du parc machine, l'encadrement des opérateurs de numérisation et l'archivage des données. Puis en reprenant le projet, A. Hernandez a développé des outils et migrés les données vers un nouveau serveur de production. Portail de diffusion : http://cefael.efa.gr/ Fond Pierre Alexandre (Université Lyon 2) : il s'agit de la mise en ligne du Fond Pierre Alexandre. P. Alexandre a acquis tout au long de sa vie des ouvrages dans les domaines de la linguistique, de l ethnologie, de la sociologie et de l histoire ancienne ou récente des pays d Afrique. Ce projet est terminé. Il comprend 405 volumes soit près de 90 000 pages en ligne. Le Service Image a géré les opérations de numérisation et la création de la base image sur un serveur de l'université Lyon 2. Portail de diffusion : http://sophia.univ-lyon2.fr:8090/pierre.alexandre/ Persée (MEN) : il s'agit d'un portail de revues scientifiques en sciences humaines et sociales, créé par le ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Ce projet est toujours en cours et est réalisé par l'université Lyon 2, la MOM et l'université de Nice. Il comprend actuellement près de 500 000 pages en ligne. P. Philippe était responsable de la cellule numérisation du projet. Il s'occupait de l'achat, de l'installation et de la maintenance du matériel, du suivi de la production dans la chaîne de numérisation, de l'archivage et de la sauvegarde des données, enfin des relations avec le CINES (stockage des bases de données et du portail de diffusion). Portail de diffusion : http://www.persee.fr/
IMAGE 59 Projets internes Estampages de Thessalie (L. Darmezin, HiSoMA) : la collection des estampages de Thessalie (plus de 3000 pièces) a été numérisée et mise en ligne. C'est le reflet des recherches de nombreux épigraphistes de la MOM sur des inscriptions grecques. Le Service Image gère l'encadrement des opérations numérisation, le traitement des images, la gestion des bases de données images. Portail de diffusion : http://www.mom.fr/dossiers/estampages/ Archives d'égyptologie (L. Pantalacci, HiSoMA) : numérisation des plaques de verre des archives d'égyptologie. Projet «Marges arides» (B. Geyer, Archéorient) : recherche sur les marges arides de la steppe syrienne. Numérisation et archivage d'un millier de vues aériennes. Bibliothèque numérique (V. Lacroix, Bibliothèque) : la MOM a initié un projet de numérisation d'ouvrages libres de droit couvrant les thèmes de recherche de ses équipes. Appelés à se diversifier et à se développer, les fonds numérisés appartiennent pour l'instant aux domaines de l'égyptologie et de la civilisation gréco-latine, qu'il s'agisse d'histoire, d'archéologie ou de textes classiques. La plupart de ces ouvrages datent de la fin du XIX e siècle ou du début du XX e. Plusieurs sont issus du fonds des livres rares, anciens ou précieux. Actuellement plus de 50 ouvrages sont visibles sur le site de la MOM. Dans ce projet, le Service Image a la responsabilité des actions de numérisation, du traitement et de l'archivage des données images. P. Philippe a encadré une stagiaire pour développer le portail de diffusion. Pour sa part, A. Hernandez a ajouté des fonctionnalités au portail et a développé l'interface de saisie liée à la base de données documentaires. Portail de diffusion : http://www.mom.fr/bibliotheque/bibnum/ PROJETS DE NUMÉRISATION À VENIR Archives de Ras Shamra - Ougarit (Y. Calvet, Archéorient) : numérisation et mise en ligne des archives de Ras Shamra. L'inventaire est en cours par A. Cuny (photographies, diapositives, dessin, plans, carnets...). Il s'agit des archives d une mission en Syrie conduite par des équipes françaises depuis 1929 et par une équipe de la MOM depuis 1978. Ces archives sont d importance internationale ; la demande est énorme de la part des scientifiques. Archives de Bahreïn (P. Lombard, Archéorient) : le chantier de Bahreïn est actuellement arrêté. Le fruit d'une dizaine d'années de fouilles doit être numérisé et mis en ligne. Ces archives comprennent des milliers de documents (photos, diapos, dessin A3, cahiers de fouilles, journal graphique...). Archives sur la Béotie (J.-C. Decourt, HiSoMA) : numérisation et mise en ligne du fond Paul Roesh sur la Béotie. Ce fond comprend plusieurs centaines de diapositives, des carnets de route, des estampages, plus de 5 000 photos... Numérisation de documents pédagogiques (A. Schmitt, Archéométrie et archéologie) : numérisation de photographies et de diapositives (plusieurs milliers) pour la préparation de présentations et de cours dans le domaine de l archéométrie. Estampages (L. Darmezin, HiSoMA) : les estampages de Thessalie ne représentent qu'une partie des estampages disponibles. La numérisation et la mise en ligne d'autres séries (Béotie, Phocide, Athènes, Salamine, Syrie, Liban, Jordanie) se poursuit. Des tests de numérisation à partir d'un scanner 3D seront réalisés. Cela permettrait de vérifier si la conservation du relief des estampages permet d'obtenir, après traitement, des informations non visibles autrement. Bibliothèque numérique (V. Lacroix, Bibliothèque) : poursuite de ce projet au long cours. Une diffusion sur cédérom de certains volumes de cette bibliothèque numérique sera réalisée par le Service Image. PROJETS DE DÉVELOPPEMENTS À VENIR (HORS PROJETS DE NUMÉRISATION) Laboratoire Archéorient (P. Lombard) : développement d'un utilitaire permettant de mettre à la même échelle un ensemble de photos d'objets contenant une mire centimétrique. Laboratoire Archéométrie et archéologie (A. Schmitt) : développement d'un utilitaire permettant l'indexation d'images (photos numériques) de manière simple, utilisable dans un environnement sans réseau, lors des campagnes de fouilles par exemple. Les images sont visualisées sous forme de vignettes : on clique sur une des vignettes, une interface de saisie apparaît qui permet de saisir les valeurs des champs correspondant à cette image. Les données sont stockées dans un fichier de type Excel. De retour à la MOM, les données peuvent être migrées vers n'importe quel autre type de base de données.
60 SERVICE Service Cartographies (O. Barge) : développement de modules en Visual Basic pour le service Cartographies. Ceci permettra d'ajouter certaines fonctionnalités dans les menus du logiciel ArcView, ArcGis. Développements à partir de la bibliothèque de fonctions du logiciel ArcIms pour permettre la mise en ligne de documents de la cartothèque. Service Image : pour assurer ses missions, le Service Image doit développer ou faire évoluer ses outils logiciels : Une série de développements sera réalisée par le service pour remplacer la base de données image TransVision. Dans un premier temps, les données images seront migrées vers un système simple où les images sont placées sur un serveur HTTP et sont référencées dans une base de donnée SQL associée. Dans des étapes ultérieures, la gestion des droits d'accès aux images, de propriétés, de diffusion sera implémentée. Une interface de saisie pour administrer les bases ainsi qu'une interface de consultation des bases pourront être réalisées. Le robot de traitement InVision doit évoluer pour prendre en compte, par exemple, les dernières versions des formats de fichiers images et ainsi rester totalement compatible avec les logiciels commerciaux. La mise en open source de ce logiciel sera sérieusement étudiée. La création d'une BDD, d'une interface de saisie et d'un portail de diffusion générique sera réalisée pour répondre rapidement à un projet de mise en ligne avec le minimum de modifications nécessaire à chaque fois.
SERVICES PUBLICATIONS Responsable : Rémy BOUCHARLAT Le 100 e ouvrage sorti du Service des Publications créé en 1975 a été fêté en janvier 2005 ; depuis, 5 nouveaux ouvrages ont été publiés dans les quatre collections qui couvrent l ensemble des champs de recherche de la Fédération. Ces publications sont, en majorité, les résultats des travaux collectifs menés dans le cadre de la MOM, en général en partenariat avec des institutions extérieures. Les autres sont des travaux des membres de la Fédération ou de membres associés. Ces recherches ont par nature un lectorat limité, ce qui justifie un tirage de 400 à 500 exemplaires, à l exception des ouvrages sur le monde méditerranéen ou musulman contemporain (en coédition) dont le tirage est de 1 000 à 1 500 exemplaires. Ces dernières années ont été marquées par : le rythme beaucoup plus intense des publications, qui sont passées de 3 par an en moyenne à plus de 5 (17 en trois ans), non compris les rapports de la Fédération tous les deux ans ; l élargissement des champs couverts (égyptologie, en 2005) ; la mise en ligne temporaire des nouvelles publications et celle, permanente, des ouvrages épuisés (17 titres) ; des changements en cours dans l équipe éditoriale : recrutement d un ingénieur d études (Université Lumière- Lyon 2) et changement du responsable. LES COLLECTIONS Les collections propres La collection TMO (Travaux de la Maison de l Orient) compte 42 titres. Son format 21 x 29,7 cm la destine à accueillir une illustration graphique et photographique abondante, qui convient particulièrement à l archéologie et à la géographie, mais elle comprend également aujourd hui des ouvrages d épigraphie. La collection CMO, d un format plus maniable (16 x 24 cm), convient aux ouvrages qui comprennent avant tout du texte (histoire, religion, épigraphie, littérature). La collection DAA (Documents d Archéologie de l Arabie), qui comprend deux Cédéroms seulement, couvre un champ géographique et chronologique limité ; elle est destinée à la publication de bases de données sous une forme peu coûteuse. Les coéditions La collection BAR-Maison de l Orient (British Archaeological Reports) est réalisée avec Archaeopress (Londres). Riche maintenant de 13 titres, elle publie au rythme d un volume annuel environ des travaux de Préhistoire orientale et de géographie physique du Proche-Orient. Orient-Méditerranée est le nouveau titre de la collection des ouvrages sur le monde méditerranéen et musulman à l époque médiévale et surtout à l époque contemporaine ; elle est publiée en coédition avec Maisonneuve & Larose, Paris, dont le distributeur est celui de Gallimard, assurant ainsi une large diffusion. Quatre ouvrages ont paru depuis 2002 (pour l ensemble du champ, 13 titres ont été publiés). Fabrication et impression Les ouvrages des quatre collections, propres et en coédition, sont entièrement fabriqués par le service qui livre des «prêts à clicher» à l imprimeur ou au coéditeur. Pour les collections propres, la Fédération assure la moitié des frais d impression, à charge pour l auteur ou l éditeur scientifique de trouver l autre moitié. Les publications issues des thèmes communs de la MOM et des «projets jeunes chercheurs» sont prises en charge en totalité. Pour les BAR, Archaeopress prend en charge la totalité des frais d impression, puis donne quelques exemplaires à la MOM qui peut en acquérir d autres sans limitation de nombre à prix libraire. Maisonneuve & Larose est responsable de l impression qu elle prend en charge en grande partie ; elle demande une participation qui est versée sous la forme d un préachat d ouvrages (entre 100 et 150 exemplaires) dont la MOM use librement (hommages, échanges et ventes). Ces différentes solutions ont leurs avantages et leurs inconvénients ; l objectif premier du service est l amélioration constante de la diffusion.
62 SERVICE Diffusion La politique de la Fédération est de privilégier la diffusion des ouvrages, résultats des recherches, plutôt que le profit par la vente. Aussi une part du tirage des collections propres est-elle réservée aux échanges ciblés de la bibliothèque qui en tire un large profit en retour. Cette part est de 25 % au minimum, mais elle peut atteindre 40, exceptionnellement 50 % du tirage. Par échange et vente directe ou via le diffuseur (de Boccard pour les TMO et CMO), la diffusion totale par titre est de 30 à 50 % en un an, de 80 à 85 % en deux ou trois ans, permettant ainsi de ne pas avoir de stock trop considérable. Pour une meilleure diffusion, la décision a été prise de mettre les titres épuisés sur le Net et de ne plus les réimprimer (les deux derniers l ont été en 2002 avec une diffusion médiocre). Font exception des ouvrages de référence comme les dictionnaires que l utilisateur, étudiant inclus, a besoin de posséder. La numérisation des titres épuisés, le traitement des images obtenues, le placement des images dans la base de données TransVision et l archivage sur cédérom ont été réalisés par P. Philippe. La mise en ligne a été réalisée par M. Burghart. Diffusion encore, par la publicité. Le catalogue est en ligne sur le site de la MOM et est tenu régulièrement à jour. Par ailleurs, chaque nouvelle publication (TMO et CMO seulement) est mise en ligne sur le site dès sa sortie, pour une durée limitée à la parution de l ouvrage suivant, soit pendant quelques mois. Le service est également attentif aux manifestations scientifiques qui permettent de faire connaître directement les publications. Tout naturellement, le service suit les réunions et les colloques qui se tiennent à la MOM et s efforce de participer à celles qui se déroulent à l extérieur, dont la Braderie annuelle qui se tient au Musée des Beaux-Arts de Lyon. En revanche, la taille du service ne lui permet pas de s associer aux grandes manifestations, type Salon du Livre à Paris. ÉQUIPE ÉDITORIALE Le service est dirigé depuis septembre 2000 par R. Boucharlat qui est dans l obligation de quitter ses fonctions en septembre 2005, étant mis à disposition à l étranger par le CNRS. La fabrication est sous la responsabilité de N. Kalaï (AJT CNRS) qui possède une grande expérience. Participant à la fabrication, elle dirige le travail des autres membres du service et participe à leur formation que tous complètent par des stages sur les nouveaux matériels et les nouveaux logiciels. Elle est secondée par C. Moulin (CDD contrat de vacations mensualisées à 70 % depuis mai 2005) à qui cinq années effectuées dans le cadre d un CEC à 80 % ont donné une bonne expérience dans la fabrication et la gestion de la diffusion, et par C. Taravèle (CDD à 50 % depuis août 2004, à la suite de M. Guillen) qui s occupe principalement de la diffusion (envoi des ouvrages et des tirés-à-part aux auteurs, service de presse, publicité, hommages, ventes, facturation). Y. Montmessin (TCE CNRS) assure la préparation de l illustration graphique et photographique, mais il consacre la majeure partie de son temps à d autres tâches dans le cadre de la Fédération. Un poste d Ingénieur d études a été attribué par l Université Lumière-Lyon 2 à la Fédération pour le Service des Publications. Le recrutement, effectué à l automne 2005, permet une prise de poste avant la fin de l année. Ce renfort de personnel était indispensable pour adapter le service au rythme des publications, fortement intensifié depuis 2004 non sans difficultés. La personne recrutée participe à la fabrication et assume le suivi de la chaîne des manuscrits prêts, c est-à-dire après révision, sous l autorité du comité de lecture, jusqu à la livraison à l impression. Elle est chargée également d organiser le travail de l équipe au quotidien, sous la responsabilité du directeur des publications, en l occurrence un chercheur pour qui la direction du service ne peut pas être l activité principale. COMITÉ DE LECTURE Une commission des Publications joue le rôle de pré-comité de lecture. Elle est composée de la direction de la Fédération, du responsable et du personnel du service, et des chercheurs auteurs ou éditeurs d ouvrages en cours de fabrication ou à mettre en route dans les six mois, soit dix personnes environ. Elle accepte les projets de publication en fonction de l adéquation du contenu aux thèmes de recherche traités à la MOM. Une fois le manuscrit prêt, la Commission désigne un ou de préférence deux rapporteurs, chercheurs renommés dans la discipline ou spécialistes du thème de l ouvrage ; ils sont toujours choisis en dehors de la MOM et comprennent si possible au moins un étranger. Les rapports sont transmis à l auteur ou à l éditeur afin qu il tienne compte des recommandations faites. À l issue de ces «filtres», l ouvrage est officiellement enregistré par le service pour être mis en fabrication. LOCAUX Les locaux actuels, deux pièces au rez-de-chaussée de la MOM, dont l une contient essentiellement le stock, se révèlent d autant plus insuffisants qu ils accueillent désormais une personne supplémentaire à plein temps. Il est prévu
PUBLICATIONS 63 de transférer bureaux et locaux dans la partie du quadrilatère de Lyon 2 que celle-ci a attribuée à la MOM. Le déménagement est prévu pour le début de l année 2006. ÉQUIPEMENT L équipement est satisfaisant, à condition d acquérir un poste supplémentaire. Le service dispose actuellement de trois postes informatiques de travail en réseau interne et en réseau général de la MOM. Deux des postes ont été renouvelés en 2005, les logiciels adéquats ont été récemment installés. Il partage avec une équipe de chercheurs une imprimante noir et blanc et couleur acquise au printemps 2005. FINANCEMENT L impression d un ouvrage (TMO et CMO) représente un coût de 4 500 à 8 000 euros que le service prend en charge sur ses recettes à hauteur de 50 % (voir diffusion). La Fédération assure le financement d un ouvrage par an, exclusivement le résultat de travaux collectifs menés dans la Maison ou de «projets jeunes chercheurs». De plus, elle a décidé, lors d une réunion de la Commission des Publications en juillet 2005, d aider, avec la contribution des recettes du service et au cas par cas, au financement de l impression, après réécriture, de bonnes thèses soutenues à la MOM. En effet, les jeunes docteurs ont rarement les réseaux dont disposent les chercheurs et les équipes pour trouver des financements extérieurs. PARUTIONS mai 2003 septembre 2005 CMO 30. O. Callot, Catalogue des monnaies de Sharjah (Émirats Arabes Unis. Essai sur les monnayages arabes pré-islamiques de la péninsule d Oman / Essay on the pre-islamic arabian coinages in the peninsula of Oman, 164 p., 500 exemplaires, avril 2004. CMO 31. H.-L. Fernoux, Notables et élites des cités de Bithynie aux époques hellénistique et romaine (III e s. av. - III e s. ap. J.-C.), issu d une thèse de doctorat soutenue en novembre 1997 et déposée en 2001 au Service des publications, 608 p., 400 exemplaires, juin 2004. CMO 32. L. Basset, L imaginer et le dire, Scripta Minora, 366 p., 400 exemplaires, octobre 2004. CMO 3. Réimpression. Dictionnaire illustré multilingue de l architecture du Proche-Orient ancien, sous la direction d O. Aurenche, 392 p., 500 exemplaires, octobre 2004. CMO 33. Les jeux et les ruses de l Ambiguïté volontaire dans les textes grecs et latins, éd. par L. Basset et F. Biville, issu d une table ronde du 24/11 et du 25/11/2000 tenue à l Université Lumière-Lyon 2 et à la MOM, 244 p., 400 exemplaires, mars 2005. CMO 34. Lieux, décors et paysages de l ancien roman des origines à Byzance, éd. par B. Pouderon et D. Crismani, issu du 2e colloque international de Tours sur le Roman antique, 24-26 octobre 2002, 400 p., 400 exemplaires, septembre 2005. TMO 37. Méditerranée, ruptures et continuités, Actes du colloque tenu à Nicosie les 20-22 octobre 2001, Université Lumière-Lyon 2, Université de Chypre, éd. par M. Chehab, Y. Ioannou et F. Métral, 228 p., 400 exemplaires, décembre 2003. TMO 38. J-C. Decourt, Inscriptions grecques de la France, 452 p., 600 exemplaires, juillet 2004. TMO 39. Studia Aegeo Anatolica, mélanges préparés sous la direction d O. Pelon, 362 p., 400 exemplaires, décembre 2004. TMO 41. La céramique mycénienne de l Égée au Levant. Hommage à Vronwy Hankey, issu de la table ronde du 20 mars 1999, MOM, éd. par J. Balensi, J.-Y. Monchambert et S. Müller, 208 p., 400 exemplaires, décembre 2004. TMO 40. Des Néferkarés aux Montouhotep, Travaux archéologiques en cours sur la fin de la VI e dynastie et la première période intermédiaire, Actes du colloque CNRS Université Lyon 2, tenu les 5-7 juillet 2001, éd. par L. Pantalacci et C. Berger-El- Naggar, 304 p., 500 exemplaires, mars 2005. TMO 42. S. Farès-Drappeau, Dédan et LiÌyãn, Histoire des Arabes aux confins des pouvoirs perse et hellénistique (4 e -2 e siècle avant l ère chrétienne), 320 p., 400 exemplaires, septembre 2005. BAR 1150. F. Abbès, Les outillages néolithiques en Syrie du Nord. Méthode de débitage et gestion laminaire durant le PPNB, issu d une thèse déposée en 1999, réécrite en 2001-2002, 235 p., septembre 2003. BAR 1263. From the river to the sea. The paleolithic on the Euphrates and the Northern Levant, studies in honour of L. Copeland, éd. par O. Aurenche, M. Le Mière, P. Sanlaville, 394 p., juillet 2004. BAR 1362. S.K. Kozlowski, O. Aurenche, Territories, Boundaries and Cultures in the Neolithic Near East, 276 p., mai 2005.
64 SERVICE Orient-Méditerranée Mondialisation et nouveaux médias dans l espace arabe, sous la dir. de F. Mermier, 359 p., septembre 2003. Politiques de santé sous influence internationale : Afrique, Moyen-Orient, sous la dir. de S. Chiffoleau, 300 p., janvier 2005. S. Camelin, Pêcheurs du Yémen, organisation et transformation d une communauté de pêcheurs de la côte de l océan Indien, 152 p., septembre 2005. TMO. OUVRAGES EN FABRICATION A L AUTOMNE 2005 Manuscrits remis et révisés É. Fouache, 10 000 ans d évolution des paysages en Adriatique et en Méditerranée Orientale (manuscrit déposé en juillet 2004). Occupation du sol et sociétés dans les marges arides du Nord de Syrie, éd. par R. Jaubert et B. Geyer (manuscrit déposé en juin 2005). CMO. J. Game, Actes de vente dans le Monde Grec (manuscrit déposé en novembre 2004). CMO. Manuscrits remis, en cours de révision Philologia, Mélanges offert à Michel Casevitz, éd. par P. Brillet-Dubois et É. Parmentier (manuscrit déposé fin août 2005). Discours et débats dans l ancien Roman, Actes du colloque de Tours, 2004, éd. par B. Pouderon et J. Peigney (manuscrit déposé en mars 2005). TMO. S. Fourrier, La coroplastie chypriote archaïque. Identités culturelles et politiques à l époque des royaumes (manuscrit déposé le 21 juin 2005). DIFFUSION SUR INTERNET La parution des derniers ouvrages est désormais annoncée sur le site Internet de la MOM, dans la rubrique «Actualités» (http://www.mom.fr). La mise en ligne des ouvrages épuisés est réalisée. Le site est visité, principalement pour le catalogue, plus de 100 fois par mois, représentant en moyenne 325 pages. PERSPECTIVES Au moment de rédiger ce rapport, le Service des Publications se trouve donc sans responsable. Il risque de devoir fonctionner quelque temps sans responsable attitré, les vocations étant peu nombreuses. Heureusement, l université Lumière-Lyon 2 a attribué à la MOM un poste d IE avec un profil de secrétaire d édition. Le concours, externe, a eu lieu début septembre et a permis de nommer sur le poste Madame Ingrid Berthelier, actuellement sous contrat aux Presses Universitaires de Lyon, et qui devrait prendre ses fonctions au 1 er décembre 2005. Ce recrutement permettra de renforcer le service et de soulager de certaines tâches le futur responsable. En attendant qu une vocation se manifeste parmi les chercheurs et les enseignants-chercheurs, le directeur de la MOM, assisté de quelques bonnes volontés, fera office de responsable. Un comité de lecture ad hoc sera mis sur pied avant fin 2005, qui remplacera le comité actuel, plus informel, et qui opèrera les choix parmi les publications proposées, avant de les envoyer aux rapporteurs (deux au moins, extérieurs à la MOM, dont un étranger). Cette réorganisation partielle devrait nous permettre de maintenir le rythme élevé de publication que nous tenons depuis maintenant deux ans. De plus, la venue d I. Berthelier, qui nous vient d un service pratiquant la publication en ligne, devrait nous permettre de développer, plus encore qu actuellement, ce type de diffusion à la MOM.
SERVICES RELATIONS EXTÉRIEURES ET COMMUNICATION Responsable : Claudine MARÉCHAL * Le Service Relations extérieures et communication a pour principales missions de contribuer à la lisibilité extérieure de l institution et à la mise en valeur de ses activités et de ses ressources, ainsi que de favoriser la communication interne. Des objectifs prioritaires sont définis chaque année pour lesquels le service prévoit des actions ou une contribution à des actions ciblées sur plusieurs types de publics. Dans la stratégie de communication sont aussi pris en compte les objectifs posés par la communication SHS et la délégation du CNRS, comme la promotion de la science auprès des jeunes et des citoyens et le développement d actions en réseau. Dans le cadre des missions du service, il faut citer des activités courantes de diffusion d informations et de relationnel, tant interne qu externe, activités qui peuvent accaparer une grande partie du temps de travail. PERSONNEL DU SERVICE Les années précédentes, le service disposait d une assistante à mi-temps non statutaire (contrats CES). Après quelques mois sans collaboratrice, la responsable a accueilli, en mars 2003, une assistante à temps plein, Catherine Delmas (TCE, CNRS) dans le cadre d un stage de reprise d emploi. Grâce à un Noemi, C. Delmas a pu être intégrée au Service Relations extérieures et communication. Ce poste a pris effet au 1 er septembre 2004 et a permis une répartition plus efficace des tâches du service. Le personnel du service est en contact régulier avec les Services Communication des institutions de tutelle de la Fédération et est membre du réseau des chargés de communication du CNRS Rhône-Auvergne et de celui des MSH. En septembre 2004, C. Maréchal a participé aux «Rencontres CNRS de la communication». Enfin, le service participe à la formation d étudiants en les accueillant dans le cadre de stages. PRINCIPALES ACTIONS DU SERVICE EN 2003-2005 En 2003 et 2004, le principal objectif du service a été dicté par la restructuration de la Fédération qui nécessitait le renouvellement des documents de communication et la mise à jour des contenus du site Internet. Identité visuelle et documents de communication Enrichissement de la charte graphique et mise en place de modèles : une nouvelle déclinaison du logo de la MOM, sous forme de «signature», a été réalisée en 2004. Afin de renforcer l identité visuelle de la MOM et de produire des documents institutionnels offrant une réelle cohérence graphique, le service a travaillé, avec l aide d un graphiste, à la création de nouvelles déclinaisons de documents. Pour faciliter leur mise en forme et améliorer le rendement du service, plusieurs modèles avec feuilles de style ont été mis en place : sous X-Press : modèles de dépliant, de fonds d affiches, de fiches de présentation des composantes (plaquette) ; sous Word : modèles de couverture et page de garde pour dossiers et rapports ; sous In Design : modèle de livret au format A5. Les logos, la police de la charte graphique, les modèles de documents de correspondance (têtes-de-lettres personnalisées, cartes de visite et de correspondance, enveloppes, etc.), ainsi que certains modèles des documents de communication (ex. : fonds d affiches) sont disponibles sur le nouvel espace-serveur «Filermom» (chemin : /Ressources/Documents MOM/Communication). Suite à l adoption en 2005 du logiciel PAO In Design par le service, il a été entrepris la conversion des modèles réalisés sous X-Press ; ceux-ci qui seront aussi mis à disposition sur le serveur ainsi que des documents-conseils pour l emploi des différents types de fichiers. Nouveaux documents et réimpressions : le service réalise, à la demande, des documents de correspondance personnalisés, les cartes de vœux et cartons d invitations ou des visuels (ex. : carte de bibliothèque). Il produit des documents de communication et d information : dossier d information sur la MOM suite à sa restructuration et présentation synthétique en anglais, actualisation de la plaquette, simplification du rédactionnel des fiches pour une communication plus dynamique et mise en forme sur le modèle définitif, dépliants et affiches du programme des * Téléphone : +33 4 72 71 58 25, e-mail : claudine.marechal@mom.fr
66 SERVICE «Conférences Jean Pouilloux», affiches des expositions, des séminaires communs et autres manifestations, etc. Il assure également la signalétique et s occupe de la réimpression des différents documents. Site Internet Le service gère la création, la mise en ligne et l actualisation des pages du site de Présentation de la MOM (http://www.mom.fr/com/) et du site des Actualités (http://www.mom.fr/actualites) : restructuration des rédactionnels sur le site mom.fr/com suite à l évolution de la Fédération, actualisation des contenus, mise en ligne de pages Word to html pour les sites des services Publications et Bibliothèque, création du site du thème commun «Sciences liées au temps des hommes» (mom.fr/theme8). Proposition a été faite d une nouvelle structure éditoriale avec réalisation par un infographiste d un nouveau visuel pour la page d accueil du site. Cette proposition, qui nécessitait une refonte de l architecture du site sur le serveur, est intervenue à un moment où se posait la question, toujours en suspens, de l évolution des solutions techniques de publication. Culture scientifique et technique Expositions Le service organise, dans le hall de la bibliothèque, des expositions ouvertes au public. De 2003 à 2005, neuf expositions ont été présentées, une dixième est programmée pour l automne. «Santé publique regards interdisciplinaires», 15 janvier 7 mars 2003. Exposition produite par la MRSH de Caen, et présentée dans le cadre d un échange devant permettre aux membres des MSH de mieux se connaître. Dans le même temps était présentée, à Caen, l exposition produite par la MOM en 2002 : «Entre nomades et sédentaires : une région aux confins du Croissant Fertile». «Éleveurs de pigeons de Beyrouth», 20 28 mars 2003. Exposition de photographies de Char Abou Mansoor (Liban), textes d Astrid Gateau. «Danse des mots. Calligraphies d Ahmed Dari», 3 21 octobre 2003. Exposition présentée dans le cadre d un partenariat avec la quinzaine culturelle lyonnaise «Regards sur la Palestine». «Fuir la ville ou aller à sa rencontre. La corniche du front de mer de Beyrouth», 2 9 décembre 2003. Posters de C. Delpal, chercheur associé au GREMMO, présentés lors de la Journée d étude «La ville orientale comme manifestation des désirs» organisée par le GREMMO à la MOM. «Sur les traces de Mérimée. Naissance d un sentiment patrimonial», 21 avril 24 mai 2004. Exposition des Archives départementales du Rhône proposée par des étudiants de l université Lyon 2. «Alep, le soukh hier et aujourd hui», 22 octobre 10 décembre 2004. Exposition produite par la MOM en 1999 (concepteurs : J.-C. David et C. Delpal, GREMMO) et présentée à nouveau à l occasion de l accueil par la ville de Lyon d une délégation officielle de la ville d Alep. «Palestine : culture et traditions», 31 mars 7 avril 2005. Exposition proposée par la GUPS (Union Générale des Étudiants de Palestine) et l association palestinienne Dar Al Ali à l occasion de la venue à Lyon du vice-président de l université Al Aqsa. «Qal at al-gindi. Visions photographiques», 16 mai 23 juin 2005. Exposition proposée par P.-J. Jehel, photographe, à l occasion de la tenue à Lyon des XII e Journées francophones des études coptes. «Ougarit Blues. Les matières bleues de l antique cité d Ougarit», 30 juin 22 juillet 2005. Exposition produite par la MOM en partenariat avec le CR2MF, avec le soutien de la DIST du CNRS pour la Fête de la science 2005 ; conception scientifique V. Matoïan (Archéorient) et A. Bouquillon (CR2MF), conception et réalisation graphique S. Sanz Service Cartographies, assistée de M. Krijan. «Qal at Zekrit : un fort côtier du début du XIX e siècle à Qatar. Point de vue sur le patrimoine», automne 2005. Exposition proposée par A. Guérin, chercheur associé au GREMMO. Conférences Le service oriente les demandes extérieures de conférences vers les intervenants concernés par la thématique souhaitée. Il met en place des conférences ou des débats à l occasion de manifestations ou d expositions. En 2003, il a par exemple collaboré à l organisation de conférences dans le cadre de la «Dizaine syrienne», manifestation proposée par l association arabe syrienne de Lyon et inaugurée par l Ambassadrice de Syrie en France. À l automne 2003, la MOM a initié un cycle annuel de conférences, les «Conférences Jean Pouilloux». Y sont conviés, sur suggestion des membres des unités de la MOM, des intervenants extérieurs invités à communiquer sur des sujets en lien avec les thématiques de recherche développées au sein de la Fédération. Ces conférences sont ciblées pour un large public : associations d enseignants, institutions et associations culturelles et sont ouvertes à toute personne intéressée. Le service met en place le programme de l année, l organisation de l accueil des conférenciers, la réalisation et la diffusion du dépliant et des affiches. Les succès de ces conférences, qui se déroulent dans l amphithéâtre
RELATIONS EXTÉRIEURES 67 Benveniste de la MOM (70 places), conduit aujourd hui à rechercher un lieu d accueil plus vaste. À titre d exemple, on trouvera ci-dessous le programme du cycle 2005-2006 des «Conférences Jean Pouilloux». Mercredi 23 novembre 2005, «Manzikert : le Waterloo de Byzance?», J.-C. Cheynet, professeur à l université Paris IV - Sorbonne. Mercredi 14 décembre 2005, «Les tablettes de Ras Ibn Hani (Syrie)», une autre source de textes ougaritiques, D. Pardee, professeur à l université de Chicago. Mercredi 25 janvier 2006, «Les chamans des cavernes», J. Clottes, conservateur général honoraire du Patrimoine. Mercredi 1 er février 2006, «Homère, l arrière-plan égéen et la poésie anatolienne», L. Godart, membre de l Institut de France. Mercredi 15 mars 2006, «Petite histoire des Mu allaquât : le nombre et le nom», P. Larcher, professeur à l université de Provence. Mercredi 19 avril 2006, «Le Néolithique de Chypre», J. Guilaine, professeur au Collège de France. Mercredi 24 mai 2006, «L'Atlantide de Platon. Réflexions sur un destin inattendu», P. Vidal Naquet, directeur d études à l EHESS, Paris. Fête de la science Chaque année, le service coordonne la participation de la Fédération à la «Fête de la science» : recherche d intervenants, aide à la mise en place des projets, centralisation des propositions et demandes de subventions, organisation matérielle des journées et collaboration à leur animation. Le service participe aux réunions départementales pour la préparation de la manifestation et fait le bilan des opérations proposées par la MOM. Ainsi, en 2003, sous le thème, «Archéologie et archéozoologie : métiers et méthodes», la MOM a proposé, sur le site du Village des sciences de l ENS Sciences, deux animations et deux conférences. «Des animaux et des hommes. Un métier peu connu, celui de l archéozoologue», opération portée par É. Vila et L. Gourichon, archéozoologues (Archéorient). Le public pouvait approcher ce métier et cette discipline grâce à un site Internet comprenant deux niveaux d approche et des jeux pédagogiques (site conçu pour l occasion et réalisé avec le concours d une stagiaire du service) ; un atelier de manipulations était proposé aux scolaires : mini-fouille, identification d os, détermination des espèces. «Objets de la vie quotidienne. De leur découverte au musée : parcours, méthodes et techniques utilisées par l archéologue», opération portée par S. Sanz, Service Cartographies de la MOM / HiSoMA. Cette découverte se faisait à travers la consultation d un cédérom interactif, «Le bélier d Antaka», produit réalisé à la MOM pour la circonstance. «L'âne dans les premières sociétés urbaines du Proche-Orient» conférence d É. Vila (Archéorient), «Un patrimoine menacé, le cas de Paharpur, monastère bouddhique du Bangladesh» conférence de J.-Y. Breuil (INRAP) et S. Gill, chercheur associé (HiSoMA), experts UNESCO. En octobre 2004, un projet d animation sur «Les écritures autour de la Méditerranée, des premiers systèmes de signes aux alphabets» a dû être annulé, les porteurs de projets ayant d autres obligations. Un débat a cependant pu être proposé au monde enseignant autour de la projection du film «Jeux d'écritures» (réalisation D. Pelligra, avec la participation d'élèves du collège Jacques Duclos de Vaulx-en-Velin et de chercheurs de la MOM ; film produit par l AAMO avec le soutien de la Région Rhône-Alpes). Les produits multimédias réalisés pour les précédentes Fêtes de la science ont été présentés en 2004 sur le stand de la délégation régionale du CNRS. Pour la Fête de la science 2005, la MOM a proposé, sur le site du Village des sciences de La Doua : l exposition «Ougarit Blues ou les matières bleues de l antique cité d Ougarit» : porteurs de projet : V. Matoïan (Archéorient) et A. Bouquillon (CR2MF) ; trois ateliers pour les scolaires sur le thème des écritures anciennes : «Écritures cunéiformes de la Mésopotamie et du Levant» (C. Roche, Archéorient) ; «Découverte des hiéroglyphes» (Y. Gordon, HiSoMA) ; «Les écritures grecques, du syllabique à l alphabétique» (P. Brillet et G. Lucas, HiSoMA) ; deux ateliers pour les scolaires sur l apport des contes et légendes : «Mille et une nuits» et «Sinbad» (K. Zakkharia, GREMMO). Les produits interactifs réalisés à la MOM à l occasion des Fêtes de la science ont rencontré un vif succès auprès du public et des enseignants. Ce succès et la qualité d une des dernières réalisations, «Le bélier d Antaka», a motivé la création, en 2004, d un nouveau Chantier de la MOM : Outils multimédias (responsable S. Sanz). Le service collabore avec la responsable de ce chantier au montage des dossiers et à la recherche de partenaires et de financements. Une manifestation est prévue à la fin de l année autour du numéro 0 de la collection (produit-test), en cours de finalisation. Stagiaires scolaires Chaque année, le service encadre des stagiaires scolaires pour leur stage d initiation à la vie professionnelle. Il leur propose une découverte des disciplines et des métiers de la recherche en SHS en organisant des entrevues avec des
68 SERVICE membres de la MOM. Huit élèves ont été accueillis sur l année scolaire 2003-2004, dix en 2004-2005. Ces stages, d une durée de trois jours à une semaine, concernent des élèves de 4 e et de 3 e. L accueil d un stagiaire de seconde durant deux semaines lui a permis une approche plus approfondie car il a pu lui être proposé des exercices pratiques et la participation à différents types de tâches (tri de matériel archéologique, saisie sur bases de données). Organisation de rencontres scientifiques Le service collabore en priorité à l organisation pratique de rencontres et de séminaires organisés dans le cadre des actions scientifiques communes de la Fédération, mais est aussi à la disposition des unités constitutives pour tout conseil et leur fournit des plaquettes sur la MOM et des documents d information. Il diffuse l annonce de l ensemble des rencontres organisées au sein de la Maison, notamment sur son site «Actualités». En 2003 et 2004, la responsable du service a participé à plusieurs réunions du comité d organisation du X e congrès annuel de l EAA (European Association of Archaeologists) Lyon 7-12 septembre 2004 dont la MOM était partenaire. En 2005, le service a aidé à l organisation des Journées francophones d études coptes» organisées par l Association Francophone de Coptologie (AFC) avec le concours de l'université Lyon 2, du cercle lyonnais d'égyptologie Victor Loret et de la MOM. Communication interne La principale action de communication interne est actuellement l organisation, d octobre à juin, de petitsdéjeuners au cours desquels des membres de la MOM ou des collaborateurs extérieurs viennent exposer leurs activités. Ces séances concernent tous les personnels de la MOM (y compris les personnels administratifs), mais aussi, dans la mesure des places disponibles, des personnes extérieures intéressées par le sujet proposé ; enfin, elles peuvent permettre aux journalistes, qui sont informés de la tenue de ces séances et peuvent y assister, de pointer des sujets d articles. À titre d exemple, on trouvera ci-dessous la liste des petits-déjeuners qui se sont tenus en 2004 : 22 janvier 2004, «Les milieux portuaires antiques : de l acropole de Cumes (Italie) à l île de Pharos (Égypte)» par J.-P. Goiran (Archéorient). 27 février 2004, «Travaux récents du Centre Franco-Égyptien d Étude des Temples de Karnak», N. Grimal, égyptologue, professeur au Collège de France. 1 er avril 2004, «À propos de l exposition au musée des Beaux-Arts pour le 75 e anniversaire de la mission archéologique de Ras Shamra Ougarit (Syrie)», Y. Calvet (Archéorient) et G. Galliano (conservateur au musée des Beaux-Arts de Lyon). 20 avril 2004, «Jeux d écritures», projection du film et discussion avec D. Pelligra (réalisateur, «Peuplement et migration») et les chercheurs de la MOM. 27 mai 2004, «Makaynun, Yémen. Irrigation et peuplement du Hadramawt oriental à l époque sud-arabique», A. Benoist (Archéorient). 18 novembre 2004, «Ougarit, la Terre, le Ciel», M.-A. Sebasti (HiSoMA). 17 décembre 2004, «Taposiris et la Maréotide. Un site gréco-romain en Basse-Égypte», M.-F. Boussac, enseignante-chercheur (HiSoMA) et T. Fournet, architecte (HiSoMA/IRAA). Le service propose par ailleurs des matinées de présentation de la MOM pour les nouveaux entrants, ainsi que des rencontres qui permettent à tous de se retrouver et d échanger, à l occasion, par exemple, de la rentrée et de la fin de l année universitaire ou autour de petites manifestations (ex. : lecture de poèmes sur l Orient en 2004, exposition des tableaux d un membre de la Fédération en 2005). Enfin, en 2004 et 2005, C. Delmas a réalisé un trombinoscope des personnels de la MOM, qui a été mis en ligne sur l annuaire Intranet, ainsi qu un livret de sécurité incendie. ACTIVITÉS COURANTES DU SERVICE Diffusion d informations scientifiques et techniques, relationnel Tri des informations et transmission en interne par courrier électronique et par voie d affichage. Transmission d informations sur les activités de la MOM auprès des Services Communication des institutions de tutelle et des institutions partenaires, ainsi que pour la Lettre de l Association des Amis de la Maison de l Orient (AAMO). Transmission d informations sur les actions organisées par le service ou en collaboration (constitution de listes d envois ciblées en fonction des thématiques). Accueil des visiteurs (associations, personnalités, chercheurs extérieurs). Organisation de visites de la Fédération ou de réceptions. Réponses aux demandes d informations sur l institution et ses activités.
RELATIONS EXTÉRIEURES 69 Recherche de partenaires pour la mise en place d actions, tant en interne qu à l extérieur. Gestion et mise à jour du fichier d adresses : institutionnels, structures de recherche et d enseignement, structures culturelles et associations, journalistes et médias, particuliers (2 000 fiches). ACTIONS DE FORMATION Le service a encadré en 2003 deux stagiaires universitaires et sa responsable a participé au jury de soutenance de leur rapport de stage. A. Parienty, étudiante de maîtrise de Lettres classiques, option PAO/Web à l université Lyon 2, a effectué son stage du 13 février 2003 au 13 avril 2003. Les objectifs définis pour ce stage ont conduit à lui proposer la mise en page de visuels de communication (rencontres scientifiques, manifestations internes, événements culturels) et une participation à l évolution du site Internet de la MOM. Elle a réalisé des affiches et un visuel de CD-audio (dans le cadre d un projet non abouti avec RCF) ; d autre part, elle a effectué un nettoyage html sur les pages Web du site «Communication» lors d un changement de logiciel. Elle a aussi remanié les pages de l ancien site des «Sources chrétiennes», en collaboration avec cette équipe et le Service «Web & bases de données». À la suite de son stage, le service lui a obtenu, sur les aides accordées à l opération «Fête de la science 2003», des vacations pour la réalisation technique du site Internet sur le métier d archéozoologue. Grâce à ce travail, elle a pu mieux approcher la démarche scientifique et expérimenter une collaboration étroite avec des chercheurs (É. Vila et L. Gourichon). Compte tenu de son projet de carrière (l enseignement), elle a eu ainsi l occasion de mettre en pratique une approche pédagogique de la recherche. S. Vaz, étudiante en licence Information/Communication, IUT de l université Jean Moulin-Lyon 3 a effectué son stage du 31 mars au 6 juin 2003. Il lui a été demandé de proposer de nouvelles mises en pages pour les documents d information de la MOM (plaquette et dossier d information). À la suite de ce travail, S. Vaz a collaboré à l actualisation des contenus et à leur validation. Enfin, en 2005, le service a accueilli quelques jours une stagiaire d école de communication, S. Dos Santos, qui a travaillé à la mise en page de documents de communication pour une exposition. PERSPECTIVES Les objectifs prioritaires du service pour les années à venir seront déterminés par la politique de la Maison. L évolution de l ensemble du site Internet reste une tâche essentielle à mettre en œuvre si l on veut offrir une lisibilité internationale valorisante des programmes de recherche et des ressources de la MOM et faciliter son enrichissement par les différents responsables éditoriaux. Au niveau du service, on souhaite avoir la possibilité d optimiser la maintenance des sites Communication et Actualités, en termes de rapidité d exécution des tâches, permettant notamment des échanges de contenus, et de gestion de la navigation. Se pose donc la nécessité de compétences extérieures au service pour le choix du système de publication Web le plus adéquat et la mise en place sur le serveur de la nouvelle architecture du site, de même que pour la réalisation de la nouvelle charte graphique qu impliquera le changement de système. Dans le domaine des documents de communication, le service souhaiterait compléter le panel institutionnel par la réalisation d une affiche et d un dépliant de présentation de la Fédération, documents qui n ont pu être renouvelés depuis la restructuration de la MOM. Enfin et surtout, on souhaite dégager du temps pour communiquer davantage sur les points forts de la MOM (exemple : réalisation et mise en ligne de dossiers thématiques pour les médias et le grand public), pour relancer et développer des actions en réseau (MSH) ainsi que des partenariats extérieurs pouvant permettre la mise en place d actions de culture scientifique et technique plus suivies sur les travaux menés au sein de la Maison.
SERVICES RÉSEAU, SYSTÈME ET SÉCURITÉ Responsable : Denis DUPERRAY * (depuis le 1 er septembre 2001) Gestion de parc : Jérôme MULLER ** (depuis le 1 er décembre 2003) Au cours du quadriennal 2003-2006, on constate, tant au sein de la Fédération que des laboratoires, un engouement croissant pour l utilisation des outils informatiques en réseau, notamment à travers un usage devenu indispensable et banalisé de la micro-informatique et d Internet. Les chiffres de l inventaire informatique témoignent de l ampleur de ce phénomène. Le rapport scientifique 1997-1998 faisait état d un parc de 70 machines à la MOM. L inventaire actuel référence plus de 280 machines connectées au réseau, soit un accroissement du parc informatique d environ 400 % en 7 ans. Cette période de forte évolution des moyens informatiques a pourtant connu des débuts difficiles. Tout d abord, courant 2000, intervient le départ de l ingénieur réseau en place, alors que la MOM avait souligné le besoin de renforcer ce pôle. Enfin, ce n est qu en septembre 2001 que le poste d ingénieur réseau, alors vacant depuis un an et demi, est pourvu à nouveau. Dès sa création en septembre 2001, le Service Réseau, système et sécurité a redéfini et engagé des actions afin d améliorer la sécurité et de pallier l obsolescence des matériels. Ces actions ont été menées à bien et sont décrites dans le rapport scientifique 2001-2002. Durant ces années mouvementées en termes de changements concernant le réseau informatique, le parc et les besoins des utilisateurs ont continué de croître considérablement, et la nécessité d un recrutement d un assistant ingénieur pour la gestion du parc est apparue comme indispensable. LES MISSIONS Le service assure la gestion quotidienne de l ensemble de l infrastructure système et réseau commune à la Fédération. Il participe à la définition de la politique informatique et a en charge la mise en œuvre des évolutions. Il se doit également d assurer la continuité de service, ainsi que d améliorer et de faire évoluer en permanence les services réseau offerts aux utilisateurs, tout en maintenant une sécurité optimale pour l ensemble des systèmes informatiques. Le service Réseau, système et sécurité a également pour mission d'intervenir sur les problèmes d utilisation quotidienne de l outil informatique auprès des utilisateurs. Il a intégré depuis décembre 2003 l ancien service «SOS Dépannage informatique» qui existait dans l organigramme de la MOM, mais qui fonctionnait sans effectif propre sous la coordination de l administrateur réseau. Vu l accroissement du parc informatique ces dernières années, ce mode de fonctionnement ne semblait plus être approprié aux nouveaux besoins et aux attentes des utilisateurs. Pour parvenir à la qualité de service attendue, la MOM a pourvu en décembre 2003, grâce au CNRS, le poste d assistant ingénieur gestionnaire de parc. Architecture du réseau de la MOM (juin 2005) : 2 sites connectés à Internet et interconnectés en Réseau Privé Virtuel, 15 serveurs de fichiers et d applications - Sauvegarde centralisée, 280 postes clients répartis sur 8 réseaux locaux virtuels. LES RÉALISATIONS Courant 2001-2002, le réseau informatique de la MOM avait déjà connu une profonde restructuration, concernant notamment la refonte (hors pré-câblage) de l infrastructure réseau, la réorganisation de l architecture autour d un garde barrière et le portage et la mise à niveau des services réseau les plus sensibles sur des machines et des systèmes d exploitation plus récents. La MOM était, au début de ce quadriennal, équipée d une infrastructure réseau entièrement commutée et d une architecture à trois niveaux de sécurité (interne, semi-ouverte, externe), l ensemble étant protégé par un garde barrière. Les services réseau de base comme le partage de fichiers, la résolution de noms pour l accès au Web et la messagerie, avaient été portés, temporairement pour répondre à l urgence, sur une machine déjà en place mais beaucoup plus récente. * Téléphone : +33 4 72 71 58 17, e-mail : denis.duperray@mom.fr ** Téléphone : +33 4 72 71 58 16, e-mail : jerome.muller@mom.fr
72 SERVICE À ce jour (juin 2005), la plupart des objectifs fixés dans le schéma directeur informatique du quadriennal ont été atteints. Ils concernent : la politique de parc informatique, l infrastructure et l architecture réseau système, les services réseau. Les réalisations concernant la politique de parc informatique Un des objectifs était le développement en interne d une «véritable» gestion de parc. Un inventaire initial a été effectué, une base de donnée et une application permettant la gestion quotidienne ont été créées. La base est alimentée selon un inventaire permanent lié aux modifications qui interviennent sur le parc. Cette application de gestion de parc permet une meilleure connaissance de celui-ci et facilite les interventions de support et de dépannage. Un autre objectif était l amélioration du support utilisateur. Celui-ci n a vraiment été atteint qu à partir de décembre 2003, grâce au recrutement dans le service de l assistant ingénieur gestionnaire de parc. Cela a permis de mettre fin à la situation très inconfortable du service SOS dépannage informatique qui, fonctionnant sans effectif propre, ne pouvait répondre convenablement aux attentes des utilisateurs. L arrivée d une personne supplémentaire pour la gestion du parc, qui a plus que quadruplé ces dernières années, permet d obtenir à ce jour une qualité de service reconnue par tous les utilisateurs au sein de la MOM. La politique d achat, de renouvellement et d amortissement des équipements informatiques initiée en 2002 continue d être appliquée. On peut considérer que la Fédération a, à ce jour, résolu son problème d obsolescence de parc. De même, dans les laboratoires, un effort considérable d investissement a été effectué en terme d équipements informatiques. Rappelons qu il a fallu mettre à niveau un parc devenu obsolète tout en quadruplant son volume. Les réalisations concernant l infrastructure et l architecture réseau Concernant les achats de serveurs, le choix s est orienté systématiquement vers des machines à architecture Intel sous Linux ou Windows 2000, beaucoup moins chères à l achat et à l usage que les systèmes propriétaires utilisés antérieurement. Il est à noter qu une salle informatique climatisée (qui s est avérée plus qu indispensable durant les canicules de l été 2003 et de juin 2005) a été réalisée au sein du service. Cela a accéléré la politique de regroupement des serveurs dans cette salle informatique, et, pour pallier un problème d encombrement évident, toutes les machines ont été et sont dorénavant acquises au format «rackable 19» (standard des baies informatiques). D autre part, afin d assurer la sécurité des données, de prendre en compte l explosion des capacités de stockage des serveurs et d améliorer l exploitation quotidienne, la MOM a élaboré et mis en place, début 2003, une politique de sauvegarde centralisée s appuyant sur un logiciel et un robot qui automatisent intégralement cette tâche. En ce qui concerne le réseau, afin de répondre aux besoins de réorganisation et d intégration de l équipe Sources Chrétiennes au laboratoire HiSoMA, un Réseau Privé Virtuel, dont la sécurité est basée sur le protocole IPSEC, a été établi entre le site de la MOM et le site distant de «Sources Chrétiennes». Il est à noter que, depuis cette opération, le réseau local, le serveur et l ensemble du parc informatique de ce site distant sont gérés par le Service Réseau, système et sécurité de la MOM. Le rapport scientifique précédent présentait une architecture réseau à 3 niveaux de sécurité (interne, semi-ouverte et externe), plus le réseau du plateau de numérisation non sécurisé. Ce rapport concluait, dans sa partie projet, sur la nécessité d augmenter la segmentation des réseaux déjà sécurisés pour améliorer cette sécurité. Comme le montre le schéma du réseau actuel de la MOM, de nouvelles zones sont donc apparues courant 2003-2006. Une zone a été créée pour sécuriser le plateau de numérisation qui ne bénéficiait pas de la protection du pare-feu. D autre part, deux nouvelles zones ont été créées pour les postes en libre accès et les postes de consultation du catalogue de la bibliothèque. On voit enfin apparaître une nouvelle zone qui accueille l ensemble des bornes radio du réseau sans fil en libre accès de la bibliothèque et du bâtiment recherche de la MOM. Au moment de la rédaction de ce rapport, le réseau sans fil de la MOM est déployé, mais en phase expérimentale (seuls une vingtaine d ITA et d enseignants-chercheurs y accèdent en juin 2005). Cette phase expérimentale, plus que satisfaisante, confirme la mise en production effectivement en septembre 2005, de l accès à Internet sans fil, pour les étudiants équipés du matériel adéquat, depuis l ensemble du bâtiment de la bibliothèque. Afin d anticiper les besoins toujours croissants en bande passante réseau, l apport d une dorsale Gigabit ethernet faisait partie des projets du schéma directeur 2003-2006. Pour répondre à cet objectif, la MOM a, début juillet 2004, renforcé sa dorsale réseau, par l installation de 2 nouveaux commutateurs Gigabit ethernet. Les réalisations concernant les services réseau Il y a 3 ans, rien n avait été prévu dans le schéma directeur de la MOM concernant les moyens de lutte centralisés à envisager contre les virus et les courriers non sollicités véhiculés par la messagerie. Ce phénomène a alors été sous-
RÉSEAU, SYSTÈME ET SÉCURITE 73 estimé, mais face à son ampleur, le service a proposé, dès 2003, l installation d un filtre anti-virus et anti-spam qui réduit considérablement l impact de ce nouveau fléau. En 2005, il a fallu faire évoluer ce système par l ajout d un filtrage par «greylist» encore plus performant. Cet évènement montre bien le besoin de réactivité et d adaptabilité dont doit faire preuve le service face à de nouveaux problèmes de sécurité informatique en évolution permanente. Face à l accroissement important du parc, la configuration réseau des postes devenait de plus en plus problématique, autant pour les utilisateurs que pour l administrateur réseau. C est pourquoi, comme prévu dans le schéma directeur, la MOM s est équipée d un serveur de configuration réseau automatique (serveur DHCP). L ensemble des postes est aujourd hui paramétré pour recevoir cette configuration automatiquement à travers le réseau. Dans le domaine des services réseau, il devient indispensable de devoir s authentifier et de plus en plus courant d avoir à chiffrer des données. Pour répondre à ces besoins, les utilisateurs doivent obtenir un certificat électronique. Pour assurer la distribution de ces certificats le CNRS a mis en place une «Infrastructure à Gestion de Clefs» (IGC) dont il est «l Autorité de Certification». Pour fonctionner, cette IGC a besoin d être relayée localement par une «Autorité d Enregistrement». Pour que les utilisateurs de la MOM puissent obtenir leur certificat CNRS, et afin de ne pas prendre de retard face à une technologie prometteuse, le service a mis en place son «Autorité d Enregistrement» et apporte le support nécessaire aux utilisateurs dans l usage de cette nouvelle technologie. Une quinzaine de certificats ont déjà été distribués pour des usages d accès à des sites web authentifiés ou de la messagerie sécurisée. Pour répondre à la demande de stockage centralisé qui a considérablement augmenté ces dernières années, la MOM a fait l acquisition, courant 2003, d un serveur de fichier de type NAS (Network Area Storage) d une capacité de 350 Gigaoctets. Depuis la migration des données depuis l ancien serveur, qui n offrait que 18 Gigaoctets et était saturé, les utilisateurs peuvent à nouveau partager et stocker des fichiers sur une machine centralisée et sauvegardée. De plus, la technologie NAS autorise un accès depuis tous types de protocoles, ce qui a permis de développer, en collaboration avec l administrateur Web de la MOM, un portail d accès aux fichiers personnels via n importe quel navigateur (WebFTP). Enfin parmi les réalisations annoncées pour le quadriennal 2003-2006, on retrouve la création d un annuaire LDAP de la MOM et son interconnexion, dans le cadre d un projet national, à l Annuaire du Réseau des Maisons des Sciences de l Homme. Cet annuaire sert de base unique d authentification au nouveau serveur de messagerie qui a été installé, et qui offre, entre autres améliorations, la possibilité de conservation des messages sur le serveur (protocole IMAP) et de sécurisation d accès tant en réception qu en émission des messages (protocole SSL). Dans ce cadre, le service d accès à la messagerie de la MOM via le Web (WebMail) a été re-développé et considérablement amélioré. Enfin d ici l échéance du quadriennal, fin 2006, la MOM devrait s équiper d une salle et d un matériel complet de visioconférence, permettant d offrir un service de téléréunion (norme H323) et de diffusion vidéo (streaming unicast et multicast) sur le réseau TCPIP. Ce projet, mûr depuis déjà quelques mois, sera effectif lors de la prise de possession par la MOM de nouvelles salles de réunion, c'est-à-dire au printemps 2006. LES PROJETS ET LES OBJECTIFS Ce chapitre reprend les grandes lignes du schéma directeur informatique et ce qu il conviendra de développer, en fonction de ce que l on peut prévoir dans le cadre de la politique informatique de la MOM au cours du prochain quadriennal. Comme il est particulièrement difficile de faire des prévisions à long terme, dans le domaine des nouvelles technologies, rappelons qu il faudra au cours du prochain quadriennal, se donner les moyens d intégrer à ce schéma directeur des modifications et des ajouts, exigés par l actualité, ceci sous la forme de projets spécifiques relayés par des demandes de moyens elles aussi spécifiques. En ce qui concerne la politique de parc informatique, la MOM devra continuer son effort sur la mise à niveau des matériels, des versions de systèmes d exploitation et des logiciels. Par ailleurs, dans le respect des directives interministérielles et pour des raisons d économies, la MOM aura à identifier des pistes pour intégrer davantage les logiciels libres sur les postes utilisateurs, permettant ainsi, lors des renouvellements, l adoption de systèmes d exploitation et de suites de logiciels libres. Le service n ayant pas la maîtrise budgétaire du parc informatique dans les laboratoires, il se contente actuellement de suggérer des recommandations pour l achat des nouveaux postes. Cela concerne l intégration systématique d une garantie de 3 ans dans le coût d achat et une désaffection des postes après 5 ans d utilisation. Au cours du prochain quadriennal, l achat de postes avec une garantie de 5 ans, couvrant ainsi la totalité de la durée de vie du poste, sera généralisé. Le poste type devra être un Macintosh sous Mac OSX, ou un PC sous Windows XP Professionnel ou peutêtre sous Linux, en fonction de l évolution de ce type de système d exploitation libre et de l accueil que lui réserveront les utilisateurs. Le poste type sera équipé des logiciels spécifiques à chacun, mais également d une suite bureautique Microsoft Office et Internet Explorer ou, mieux encore, Open Office et Mozilla ; l expérience interne de l adoption rapide des logiciels libres FireFox (navigateur Internet) et Thunderbird (client de messagerie) est dans ce sens assez prometteuse.
74 SERVICE Par ailleurs au cours du quadriennal 2007-2010, la MOM et ses UMR constitutives pourraient adopter un nouveau mode de fonctionnement pour les acquisitions de matériels et de logiciels informatiques, actuellement du ressort de chaque UMR. Dans les grandes lignes, le service procèderait, sur le budget de la Fédération, aux achats des microordinateurs et des logiciels pour l ensemble des UMR. Celles-ci reverseraient à la Fédération, pour financer ces acquisitions, un «loyer» proportionnel au volume de leur parc. Ce loyer ne représenterait pour chaque UMR que le coût de «location» et d exploitation de son parc, dont la MOM serait propriétaire. Ce mode de fonctionnement est proche de «l infogérance» qui consiste à déléguer tout ou partie des tâches de gestion du parc informatique d une organisation (ici une UMR) à un intervenant externe spécialisé (ici le service Réseau, système et sécurité de la MOM). L intervenant externe assure la pérennité de l'activité informatique, la maintenance et l exploitation du parc ainsi que la mise à niveau des logiciels et des systèmes, en contrepartie d un loyer. Cette approche permettrait une gestion plus cohérente du parc informatique (homogénéisation des systèmes et des logiciels, respect des consignes de désaffection des postes anciens et des consignes concernant les caractéristiques pour l achat des nouveaux postes). Ce mode de fonctionnement sera proposé et discuté avec chacune des UMR qui pourront alors, si elles y trouvent un intérêt, choisir de «transférer» leur gestion de parc à la Fédération. Concernant le support aux utilisateurs, les outils de prise de contrôle à distance, de dialogue en direct et de visioconférence vont être généralisés et banalisés, pour remplacer les déplacements systématiques auprès des utilisateurs. Le service va également développer, en interne, des formations spécifiques aux outils informatiques utilisés à la MOM pour mieux répondre aux besoins quotidiens concrets des utilisateurs. Le support et la formation seront en priorité prodigués sur les logiciels préconisés, afin d éviter une trop grande disparité des logiciels utilisés à la MOM. L objectif est d améliorer le support et la formation, en permettant aux informaticiens de se perfectionner eux-mêmes sur une «palette» de logiciels moins large. Pour ce qui concerne l infrastructure, l architecture et les services réseau, on a vu ci-dessus que d importants investissements et de nombreux projets ont été menés à bien au cours de ce quadriennal afin de répondre à la majorité des attentes des utilisateurs. Il apparaît dorénavant important pour le service de consolider cet existant en concentrant ses efforts, au début du quadriennal à venir, sur le développement d outils et de procédures d exploitation. L objectif est toujours le même : améliorer la fiabilité et la qualité du service rendu. De ce fait le service continuera de proposer et d apporter des améliorations dans le domaine de la sécurité informatique et des réseaux, afin de ne pas prendre un retard technologique souvent difficile à rattraper par la suite. La migration de la MOM vers le protocole réseau IPv6 semble être un bon exemple. L aboutissement actuel d IPv6 sur les réseaux métropolitains et sur RENATER laisse à penser que, d ici 2010, grand nombre des réseaux de la recherche utiliseront ce protocole. Il n est pas envisageable que la MOM passe à côté de cette «révolution» technologique. Par ailleurs, échelonné sur la période du quadriennal 2007-2010, il faudra envisager le remplacement de l ensemble des serveurs, mais également du pare-feu, du système de sauvegarde et des équipements actifs du réseau, arrivés au terme de leur amortissement. Ces remplacements devront être l occasion de réflexions sur les changements de stratégie et de politique informatique. Entre autres pistes à explorer, citons la virtualisation des serveurs (plusieurs serveurs virtuels sur une même machine physique), la mutualisation du stockage en réseau SAN (Storage Area Network), l abandon de la sauvegarde sur bande au profit d un système de sauvegarde sur disque, le passage vers un pare-feu applicatif avec un débit de sortie sur le réseau métropolitain lyonnais (LYRE) en Gigabit Ethernet et l augmentation des débits du réseau local MOM, avec le passage à une épine dorsale en 10 Gigabits Ethernet et une distribution capillaire en Gigabit Ethernet, ce qui impliquera également une réflexion sur le pré-câblage du bâtiment recherche qui ne supporte actuellement que du 10 Mbits Ethernet. Comme cela a été précisé ci-dessus, les budgets à prévoir pour la plupart de ces projets dépassant largement l enveloppe annuelle allouée au fonctionnement informatique à la MOM, le financement devra impérativement être relayé par des demandes de moyens spécifiques.
SERVICES SECRÉTARIAT GÉNÉRAL Responsable : Françoise MARTIN * Les trois rapports précédents avaient souligné la fragilité de ce service, qui assure l administration et la gestion de la Fédération, ses relations entre les membres et avec les institutions. Avec l arrivée en septembre 2003 de N. Mollon au poste de secrétaire et en décembre 2004 de C. Bouchard qui est venue renforcer, à mi-temps, le pôle de gestion, le service a enfin trouvé la configuration qui va lui permettre de mener à bien, dans de bonnes conditions, une partie des tâches qui lui sont confiées. Il faut malgré tout nuancer cette amélioration significative qui ne concerne pas l accueil de la MOM et de la bibliothèque, qui n est toujours pas stabilisé (cf. ci-dessous). L un des grands axes, depuis le début de l année 2003 a été la mise en œuvre de la restructuration de la Fédération qui s est traduite par la refonte des laboratoires, entraînant des modifications administratives (créations d unités constitutives et d unités liées par convention) et des réorganisations logistiques. ACTIVITÉS DU SERVICE Vie administrative Suivi des différents organes de concertation et de décision de la Fédération : comité d'évaluation, conseil de fédération, bureau du conseil de fédération, commissions internes. Mise en place du nouveau comité de direction, composé des directeurs et des sous-directeurs des équipes ainsi que de la direction de la FR. Préparation des documents relatifs à la vie de la Fédération : rédaction de l avenant à la convention relatif à la restructuration de la MOM et du nouveau règlement intérieur (2003/2004), rapport scientifique 2003-2006, contrats divers. Préparation du contrat quadriennal 2007-2010, réponses aux appels d offre du CNRS, des ministères (MAE, MEN) et ceux diffusés dans le cadre du réseau des MSH (ACI, ANP, etc.). Information administrative et scientifique Diffusion de l information par voie d affichage et courrier électronique. Saisie et mise à jour de bases de données : base bibliographique (Biblio-SHS), fichier d adresses, etc. Mise à jour de la base Labintel du CNRS et demande de moyens annuels (budget et personnel). Relations internes Conseil auprès des personnels : les problèmes posés relèvent à la fois du domaine professionnel et du domaine privé (en particulier de l action sociale). Conseil auprès des responsables d équipes : l assistance concerne l ensemble des problèmes administratifs (gestion financière et de personnels, réglementation relative aux tutelles, organisation de colloques, etc.). Organisation de réunions, en particulier des commissions, des conseils et des comités (convocations, procèsverbaux). Relations externes Relations institutionnelles avec les organismes de tutelle, CNRS (direction scientifique, délégation régionale) et université Lyon 2 (en particulier avec le service «Recherche») et avec les instances régionales (Conseil général et Conseil régional Rhône-Alpes). Relations internationales : accueil de chercheurs étrangers dans le cadre du Réseau des MSH, de la direction des relations internationales du CNRS, des séjours organisés par les attachés culturels des ambassades de France des pays avec lesquels nous développons des coopérations ; * Téléphone : +33 4 72 71 58 21, e-mail : francoise.martin@mom.fr
76 SECRÉTARIAT GÉNÉRAL gestion des accords avec les pays partenaires dans le cadre des directions des relations internationales des tutelles ; pour le CNRS : accord avec l Académie des Sciences de Russie (missions et échanges de chercheurs) ; pour l université Lyon 2 : accord avec des universités en Pologne, au Liban, en Palestine et à Chypre. Gestion financière Crédits accordés à la Fédération : soutien de base CNRS et MEN. Subventions et crédits exceptionnels : tutelles, Région, etc. Crédits octroyés dans le cadre du Réseau des MSH. Crédits accordés par le CNRS aux plateformes technologiques. Durant ces dernières années, la multiplication des sources de financements a augmenté considérablement le nombre de commandes et de factures traitées (pour l année 2004 : 818 commandes et 1075 factures). On n oubliera pas de mentionner deux facteurs supplémentaires de lourdeur : la complexité de plus en plus grande des procédures imposées par les tutelles (en matière de marchés, de vacations, de politique de reports), le projet de création par l Agence de modernisation d une passerelle XLAB/NABUCO qui n a pas abouti à ce jour à l université Lyon 2, ce qui impose toujours la double saisie d une grande partie des commandes et des factures (en 2004, 427 commandes passées sur les crédits Lyon 2, saisies sur le logiciel Nabuco, ont dû être ressaisies dans Xlab ; idem pour les factures correspondantes). L évolution de la réglementation financière et comptable et la mise en place des nouvelles procédures de gestion provoquent des besoins permanents de formation et d information. Gestion des personnels Gestion de tous les actes administratifs concernant les personnels titulaires affectés à la Fédération, soit 29 agents (recrutement, fin de stage, dossiers de suivi de carrière, promotions, congés divers, etc.). Gestion des personnels temporaires recrutés dans les différents services : CDD, CEC, vacataires (démarches auprès de l ANPE, de la Direction du Travail, entrevue et choix des candidats, mise en place des contrats de travail). Gestion immobilière Suivi de la gestion immobilière : entretien et rénovation des bâtiments (3 000 m 2 pour le centre de recherche et 2 500 m 2 pour la bibliothèque). Suivi des projets d extension et de réaménagement. Ceci nécessite des contacts très fréquents avec les services en charge de la gestion immobilière de l université Lyon 2. Accueil Depuis l ouverture de la bibliothèque en 1995, l accueil a été transféré au rez-de-chaussée de ce bâtiment. Par voie de conséquence, l accueil et le renseignement des visiteurs, des fournisseurs et des utilisateurs de la bibliothèque d une part et la tenue du standard téléphonique d autre part s effectuent sur une plage horaire importante. Actuellement, l ouverture est répartie de la façon suivante : un personnel titulaire CNRS (O. Pervier-Guilbaud) effectue la permanence, de l ouverture à 13 heures, tous les jours, une personne sur CDD Lyon 2 (C. Taravèle), «prêtée» par le service des publications, assure trois après-midi par semaine et N. Mollon, secrétaire de la FR, complète les deux autres demi journées. Cette organisation nécessite chaque année l attribution d un crédit de vacation d environ 1 500 pour maintenir l ouverture pendant les absences (congés maladie, vacances). PERSPECTIVES Dès le 1 er janvier 2007, il sera indispensable d assurer la continuité de la direction, lors du changement de directeur de la Fédération. L un des chantiers majeurs sera l extension des locaux et le réaménagement de locaux existants qui seront reattribués. Les arrivées et les départs prévus auront une incidence sur le poids de la gestion des personnels et sur l organisation de la FR. En effet, F. Martin, secrétaire générale, et O. Pervier-Guilbaud, secrétaire chargée de l accueil, partiront à la retraite dans le courant de l été 2007. Leur remplacement fait l objet d une demande prioritaire auprès du C.N.R.S.
SERVICES WEB & BASES DE DONNÉES Responsable : Marjorie BURGHART * (jusqu au 1 er octobre 2005) L ancien service Bases de données documentaires est devenu Web et Bases de données. Ce changement d intitulé recoupe des changements organisationnels importants, qui comprennent la fusion au sein du même service des charges d administration des services liés au Web (ancien service Web) et aux bases de données (ancien service Bases de données documentaires), ainsi que le transfert de la charge d administration du logiciel de bibliothéconomie au Service bibliothèque, au terme définitif de la migration. RÉINFORMATISATION DE LA BIBLIOTHÈQUE Pour ce chapitre, nous renvoyons le lecteur au rapport de la bibliothèque. Statistiques mensuelles : ADMINISTRATION DU SERVEUR INTERNET DE LA MOM Mises en place en janvier 2003, et réalisées depuis tous les mois avec le logiciel libre Analog (http://www.analog.cx/), elles donnent lieu à des rapports de fréquentation détaillés, mis en ligne et librement accessibles en intranet (http://www.mom.fr/bdd/webstats/index.html). Ils permettent à tous les membres de la Fédération de connaître l impact des sites, et permettent surtout aux responsables techniques et éditoriaux de mesurer leur audience. Surveillance des serveurs : Afin d assurer la meilleure disponibilité possible aux différents services nécessaires à la communication Internet (serveurs FTP, SGBD et HTTP notamment), il est nécessaire qu un administrateur soit alerté rapidement de tout problème. Afin de mettre en place une procédure de surveillance, une application a été mise en place au début de l année 2003 : vérifiant à intervalles réguliers la disponibilité des différents services nécessaires au Web, elle alerte par mail l administrateur en cas de problème. Services aux utilisateurs : Ils sont basés sur des développements propres ou l intégration d applications libres. Messagerie en ligne : offre une interface accessible par Internet au compte de messagerie MOM. Annuaire : mis en place à l automne 2003, il permet d accéder en ligne aux coordonnées des membres de la Fédération et des laboratoires. D abord simple base de données MySQL dotée d une interface PHP, l annuaire en ligne repose depuis 2005 sur l annuaire LDAP 1 mis en place pour la Fédération, interrogé là encore à travers une interface PHP. PALLADIS (https://www.mom.fr/palladis/), un service d accès à distance, avec interface web, aux documents conservés sur le serveur de fichiers ouvert en juillet 2004. Il permet aux membres de la Fédération de télécharger ou de sauvegarder leurs documents sur le serveur de fichiers de la MOM, qu ils se trouvent physiquement présents ou non (ce qui constitue un avantage considérable lors des missions de terrain et des divers déplacements). La mise en place de ce service, nécessitant évidemment un haut niveau de sécurité, a été rendue possible grâce au cryptage SSL 2, et surtout à la mise en place d un pare-feu par le Service Réseau (cf. rapport du service Réseau). * Téléphone : +33 4 72 71 58 28 1 LDAP : Lightweight Directory Access Protocol (cf. rapport du service Réseau). 2 SSL : acronyme de Secure Socket Layer. Protocole permettant la transmission sécurisée des données sur Internet.
78 SERVICE Quelques utilitaires DÉVELOPPEMENT DE LOGICIELS LIBRES POUR LA COMMUNAUTÉ Mises en ligne début 2004, ces applications sont issues des développements légers réalisés pour faciliter l administration des services (http://www.mom.fr/bdd/progs/). Il s agit de MyDBDump, pour la sauvegarde de bases de données MySQL, et de WebMonitor, pour la surveillance de services. Méta-outil de recherche Un méta-outil de recherche, développé de façon extrêmement légère (sous la forme d une classe PHP), permet l interrogation de sources de données hétérogènes en une seule requête (catalogues de bibliothèques, bases bibliographiques, bases d images, moteurs de recherche ). Les nombreux contacts générés par l annonce de ce développement (bibliothécaires, documentalistes, consultants privés) nous font envisager la rédaction d un article dans une revue professionnelle, exposant ses principes de fonctionnement. Un transfert de compétences a d ailleurs permis la mise en place d un outil similaire pour le portail bibliographique du site Sabaudia 3, permettant l interrogation commune de catalogues ne disposant pas tous d un serveur Z3950 4 (SCD de l Université de Savoie, BM de Chambéry et Archives départementales de Savoie). BibliOpera 5 : gestion d informations bibliographiques La réflexion autour de cette application a été initiée à la fin de l année 2002, devant les besoins, régulièrement exprimés par les chercheurs, d une gestion simple et efficace des données bibliographiques, et face à l absence d outils répondant pertinemment à ces besoins. L ambition de cet outil, orienté «tout web», est d apporter certaines caractéristiques des logiciels de bibliothéconomie (multi utilisateurs, support de l interrogation Z3950, facilité de gestion des «autorités», possibilité d attacher une localisation, etc.), tout en respectant la souplesse de l information bibliographique, par essence immatérielle et pour laquelle il n existe aucune norme internationale de catalogage. L accent a été mis sur les besoins spécifiques de notre communauté, avec notamment le support d UNICODE, une mise en forme des références bibliographiques modulable à volonté grâce à des feuilles de style XSL, et des possibilités d indexation sur une liste hiérarchique, permettant une navigation très souple dans les données. Le développement, initié à la MOM, a donné lieu à une première version Open Source (licence GPL 6 ) mise en ligne en septembre 2004. Cette application a suscité un vif intérêt de la part des professionnels de la documentation (en particulier dans le milieu scientifique). On peut également signaler que BibliOpera est à ce jour le projet le plus téléchargé de la plateforme SourceSup 7. Cet intérêt s est traduit par de nombreuses invitations pour des présentations de BibliOpera (URFIST Paris, Ecole Nationale des Chartes, EHESS, ENSSIB, ainsi que les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2005). Dans le cadre de l Open Source, une équipe de l université de Poitiers a également travaillé sur les sources de BibliOpera, pour l intégrer comme module à l application IPinfo 8, et reverse ses développements qui donneront lieu à une nouvelle version. ACCOMPAGNEMENT INFORMATIQUE DE PROJETS SCIENTIFIQUES L accompagnement de certains projets est directement lié au développement des applications mentionnées plus haut. Par exemple, la réalisation d une base bibliographique centralisée des productions des chercheurs de la MOM repose directement sur BibliOpera. La bibliothèque numérique de la MOM (http://www.mom.fr/bibliotheque/bibliotheque-bibnum.html), qui offre en libre consultation des fonds numérisés (en mode image) issus de la bibliothèque, repose également sur une adaptation de BibliOpera pour la partie bibliographique, avec l ajout de quelques éléments pour gérer les interactions avec les bases de données d images TransVision. 3 4 5 6 7 8 http://www.sabaudia.org : Histoire, patrimoine, archives des Pays de Savoie. Z3950 : norme qui permet l interopérabilité de bases de données hétérogènes, souvent évoquée en bibliothèque. Son implémentation nécessite en revanche la mise en place d un serveur spécifique, qui peut se révéler coûteuse et/ou demander des connaissances techniques particulières, et est donc assez rarement mise en œuvre. Pour de plus amples informations et une description complète de l application, nous renvoyons au site : http://bibliopera.mom.fr GPL : GNU General Public License, il s agit d une des multiples licences Open Source. Une traduction française est disponible à cette adresse : http://www.april.org/gnu/gpl_french.html http://sourcesup.cru.fr/ : SourceSup est une plateforme Web de gestion de projet, gérée par le Comité Réseau des Universités (CRU) et destinée aux établissements d'enseignements supérieurs (universités, écoles d'ingénieurs...) et aux organismes de recherche français. http://ipinfo.univ-poitiers.fr : IPinfo est un système d'information et de communication pour les formations à la maîtrise de l'information. Il est distribué en Open Source (licence GPL).
WEB & BASES DE DONNÉES 79 Pour la mise en ligne des publications épuisées de la MOM (http://www.mom.fr/publications/enligne/), également proposées en mode image, la réalisation d une interface de navigation dans les bases d images TransVision a également été nécessaire. La mise en ligne des estampages numérisés (http://www.mom.fr/dossiers/estampages/) dans le cadre d un des chantiers de la MOM repose elle aussi sur l interaction d une base de données documentaire et d une base de données images sous TransVision. ÉVOLUTION DU SERVICE Il a donc été décidé de profiter de cet état de fait pour réunir au sein d un Service «Informatique» unique, les Services «Web et Bases de données» et «Réseau, systèmes et sécurité». Après une année d activité à temps partiel (60 %), l ingénieur en charge du service a obtenu un congé individuel de formation de dix mois à compter du 1er septembre 2005. Si la perte de temps de travail induite par le temps partiel a heureusement été compensée par l adjonction au service d un demi poste d assistant ingénieur en 2004-2005, la possibilité d un recrutement sur CDD pour l année universitaire 2005-2006 n est pas assurée, étant donnée la spécificité du profil nécessaire.
PLATEFORMES TECHNOLOGIQUES BANQUES D IMAGES ET DONNÉES TEXTUELLES Responsable : Patrick DESFARGES * Constituée suite à un rapprochement des problématiques de numérisation de documents communes à l Université Lumière-Lyon 2 et à la MOM, la plateforme Banques d Images et données textuelles a bénéficié du label «plateforme technologique» du CNRS. Articulée autour d un plateau technique, elle se définit comme une offre intégrée de ressources pour la numérisation de documents (photos, plans, cartes, diapositives, livres massicotés ou non, objets). Les ressources sont : des équipements réseau, espaces de stockage et sauvegarde des données images ; des périphériques d acquisition, de calibration, d impression ; des périphériques d archivage (tour de gravure automatique de cédéroms) et de contrôles ; une suite de logiciels de production orientés «work flow» ; la gestion de chaînes de fabrication ; des méthodes de travail. POSITIONNEMENT DE LA PLATEFORME TECHNOLOGIQUE La plateforme technologique offre aux porteurs de projet l environnement de numérisation, de l acquisition à la mise à disposition sur le Web. Le plateau accueille également les opérations de numérisation liées à l activité scientifique (recherche individuelle) ou à sa valorisation (exposition, livres, communications). Les porteurs de projets (individuels, équipes ou EPST, institutionnels) bénéficient de la plateforme, mais doivent fournir les moyens humains, voire matériels, pour les gros projets de numérisation ; la MOM, en collaboration éventuelle avec le Service Image, et l université Lyon 2 offrent la prise en charge des projets au niveau de : la conduite du projet de numérisation (P. Desfarges) ; la prise en main individuelle pour conduite des périphériques de numérisation (C. Ferretti) ; les formations aux chaînes de production liées au domaine d activité (par ex. la colorimétrie) par le biais de stages de formation en liaison avec la Formation continue du CNRS ; l adaptation logicielle des chaînes de production existantes (développements informatiques). La plateforme technologique bénéficie de l apport du Service Image de la MOM et du service ERAD de l université Lyon 2, mais aussi des plateformes ISA et Têtes de réseaux documentaires. Principales réalisations et actions en cours Maison de l Orient et de la Méditerranée (http://www.mom.fr/bibliotheque/bibnum/) La bibliothèque de la MOM a initié un projet de numérisation d ouvrages libres de droit couvrant les thèmes de recherche de ses équipes. Les fonds numérisés concernent plus particulièrement les domaines de l égyptologie et de la civilisation gréco-latine (cf. ci-dessus les rapports des Services Image et Bibliothèque). Céfael (École Française d Athènes : EFA (http://cefael.efa.gr) Cette bibliothèque numérique hébergée au CINES regroupe l intégralité des ouvrages publiés depuis la création de l EFA : 550 volumes, 250 000 pages, 1 100 auteurs, dont les 180 volumes du Bulletin de Correspondance Hellénique (BCH). La mise en ligne de l intégralité des collections est au cœur d un projet scientifique transdisciplinaire, qui vise au développement des études de la modélisation des connaissances dans les disciplines historiques (cf. ci-dessus le rapport du Service Image). Persée (Portail de revues scientifiques en sciences humaines et sociales) (http://www.persee.fr) Le portail de revues scientifiques en sciences humaines et sociales, créé par le ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Suscité par la communauté des chercheurs, soucieux d'une meilleure visibilité de leur production scientifique, le portail PERSEE a pour vocation la numérisation et la mise en ligne des collections rétrospectives de revues scientifiques. La diffusion élargie de ce riche patrimoine scientifique permettra une meilleure valorisation de la recherche française, dans une logique d'accès public et gratuit. * Téléphone : +33 4 72 71 58 03, e-mail : patrick.desfarges@mom.fr
82 PLATEFORME TECHNOLOGIQUE Le projet PERSEE avec un objectif triple : préserver et valoriser ce patrimoine, participer au rayonnement de la recherche en langue française par la diffusion d un vaste corpus d'articles intégré dans l offre scientifique internationale, permettre une exploitation enrichie de ces revues en termes de recherche et de consultation. Les partenaires du projet PERSEE sont : Les revues dont les Annales (Histoire, Sciences sociales), l Homme, la Revue économique, la Revue française de science politique, la Bibliothèque de l école des chartes, la Revue de l art (CNRS-périodiques), Matériaux pour l histoire de notre temps. Le consortium regroupant l Université Lumière-Lyon 2, la Maison de l'orient et de la Méditerranée - Jean Pouilloux et l Université de Nice-Sophia Antipolis, en partenariat avec l École Normale Supérieure (LSH) de Lyon. Le Centre Informatique National de l Enseignement Supérieur (CINES). Le Ministère de l éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche (direction de l'enseignement supérieur en concertation avec la direction de la recherche et la direction de la technologie). Le consortium ERUDIT, chargé, entre autres activités, de la diffusion électronique des revues universitaires canadiennes en sciences humaines et sociales. Lyon 1 (cadre Bibliothèque Rhône-Alpes d Informations Numériques : Brain) L objectif du projet est de : numériser une partie du fonds Gallavardin conservé par le SCD de Lyon 1, rendre accessibles sur l Internet ces documents, permettre une recherche et une navigation dans ce corpus de documents. ENS-LSH (dans le cadre du Contrat de Plan État-Région : CPER) Le projet prévoit la mise à disposition des notices du Corpus représentatif des grammaires et des traditions linguistiques sur le Web (site de l ENS-LSH, UMR 7597). Le type d usage de cette base peut être décliné ainsi, usage interne pour le travail de recherche, diffusion vers les pairs et travail de groupe, diffusion dans l univers académique, diffusion vers un public plus large (enseignants, public cultivé, espace socio-culturel régional, etc.). Le cas particulier des «gros» projets de numérisation Si les projets Céfael et Persée ont bénéficié de l environnement de la plateforme technologique (ils n auraient pu se réaliser dans le public sans la présence du plateau technique de numérisation, ne serait-ce qu au vu de l importance de ces projets en terme de volumétrie à traiter, soit 4 Terra Octets pour Persée et 5 années de temps de calcul). Ces projets ont permis de développer des processus aussi bien au niveau méthodologique que de la chaîne de fabrication ou de production. Persée, avec le positionnement «Open source» de ses développements, offre à la plateforme un positionnement de tout premier plan : les chaînes de production élaborées permettent non seulement le traitement de l ordre d un million de pages massicotées par an, mais aussi leur propre réplication. L APPORT DES PROJETS Apports en matériel Les gros projets, bien que bénéficiant de l infrastructure du plateau technique, ont dû participer à l équipement global de ce dernier du fait du flux de calcul que représentait le corpus de données. Ainsi, un scanner de production, un serveur de production, un serveur de bases de données, un serveur de gestion des flux et processus du robot InVision, trois stations de calcul ont dû être acquis. Apports et développements Les projets Pierre Alexandre, Cephael et Persée, outre les apports méthodologiques dans les domaines des bibliothèques virtuelles, ont permis, sur la base des technologies existantes sur la plateforme, de concevoir et de développer, sur leurs financements, un ensemble d outils intégrés à destination des bibliothèques virtuelles.
BANQUES D IMAGES ET DONNEES TEXTUELLES 83 Avec l apport décisif de Persée, et afin de mettre en œuvre les outils de Work flow et de contrôle que nous avons développés, la chaîne de production «classique» du plateau technique est structurée de la manière suivante : travail pré documentaire (nomenclature et identifiant unique pour chaque ouvrage à numériser), préparation matérielle de l ouvrage 1, massicotage (confié à un imprimeur), numérisation, contrôle de complétude du document et contrôle qualité de la numérisation, extraction de la table des matières (fin de la pré-documention), documentation initiale, traitements d images dont OCR, constitution de la base de données image, plus value documentaire (travail infra paginal), recherche des ayants droits, transfert des données «finies», contrôle éditorial, export et archivage de tous les éléments (XML). DÉVELOPPEMENTS DE LA CHAÎNE DE PRODUCTION 2003-2005 L outil technologique mis à disposition de la communauté scientifique reposait sur les acquis informatiques communs de la MOM et de l Université Lyon 2, en particulier les logiciels TransVision et InVision qui avaient fait l objet d un transfert technologique vers une Start-up (depuis disparue). Le positionnement du plateau technique, couvrant le domaine de la numérisation de documents (tous types), est de proposer des solutions globales : de l acquisition de l information à sa mise à disposition en temps réel sur les réseaux informatiques, de l archivage en masse des données numériques à l impression de documents. L axe de travail privilégié durant les années 2003-2005 a été le développement de Work-flows automatiques de traitement des données (supporté principalement par le projet Persée). Ils ont permis le traitement et la constitution de larges corpus documentaires. PERFORMANCES DE LA CHAÎNE DE PRODUCTION Les performances nominales observées au mois de juin et de juillet 2005 sont une capacité de traitement de l ordre de 100 000 pages par mois ou 1 Terra Octets de données produites (numérisation, traitement d images, constitution de la base de données image, documentation). L objectif de traitement de l ordre de 1 million de pages est atteinte et la démarche «réplication de chaînes ou sites» de Persée, ainsi que sa démarche Open sources, laissent entrevoir, si la communauté scientifique adopte les chaînes de fabrication et de production du plateau technique, la possibilité de traitement de plusieurs millions de pages par an. De plus, les chaînes sont largement ouvertes à la numérisation de tous types de documents (revues, thèses, ouvrages) ; elles pourraient également être mises en œuvre dans le cadre d opérations d archivage numérique. 1 Le but de cette préparation matérielle est d'assurer la numérisation exhaustive de l'ouvrage et de préserver son intégrité. Elle consiste à définir les caractéristiques physiques de l'ouvrage (numérisation ou non de la couverture, nombre de pages préliminaires, nombre de pages de textes et début de pagination, nombre de pages finales), à isoler les pages proches de la reliure qui seront découpées et remplacées par des «fantômes» (et numérisées à part), à repérer la ou les tables de matières, à repérer les inserts non numérotés (numérotation au crayon).
84 PLATEFORME TECHNOLOGIQUE Traitement préalable de la Nomenclature des collections Renseignement de la base jgalith Préparation matérielle Massicotage fascicules non contrôle OK oui Numérisation fascicules Extraction de la table des matières (TDM) Description du fascicule. Exploitation de la base jgalith par son client et lancement de l étape suivante Bon à numériser, avec une image de la page de garde, ainsi que les différentes informations nécessaires au nom des fichiers Envoi des TDM dans Envoi des TDM dans Création de l arborescence: [Prescript] [Matériaux] [1 - Table des matières] [2 Brut de scan] [mat_0769-3206_1985_num _1_1] [Fantômes - Couverture] [Résultat OCR] non Finalisation contrôle OK oui Contrôle qualité (concordance du nombre de pages avec la pré documentation, vérification de la qualité des images, concordance des numéros de page issus d un OCR avec le nom du fichier) non Activation de la chaîne «repagination» contrôle OK oui Vérification que toutes les pages renseignées dans jgalith, ont été renommées et que toutes les images présentes dans l arborescence [2 - A traiter] ont été référencées par la BDD Affectation de X1 chaînes OCR [3 - Traitées - Renommées] [4 - Travail Table des matières] [5 - Travail Local] [6 - Archivage ] oui Activation du serveur de Erreur? Affectation de X2 chaînes Affectation d une ftp vers CINES Affectation de X3 chaînes d extraction des illustrations et envoi vers Relation avec Galith: Renseignement des traitements effectués Renseignement des erreurs éventuelles. Erreur Affectation d une chaîne gravure de CDROM non chaînes terminées? oui Vérification oui Suppression des repertoires de travail non La définition de Work-flow suppose que l ensemble de la chaîne de fabrication soit défini et que les actions soient gérées (ci-dessus celles du programme Persée). Les développements informatiques du programme ont permis, en particulier, d effectuer des traitements automatisés en parallèle, plusieurs CPU travaillant conjointement à un moment donné sur le corpus numérique. L ensemble des procès est contrôlé par un serveur de robots. Cette architecture a été mise en œuvre et testée sur le corpus Persée : la réalisation de l ensemble des cinq années de calcul nécessaires à la mise en ligne du corpus a été réussie en seulement 9 mois. MAINTIEN ET DÉVELOPPEMENT DE LA PLATEFORME TECHNOLOGIQUE Les priorités concernent les ressources humaines et, plus important, la nécessité impérative, pour la plateforme, de recevoir de la part de la direction scientifique du CNRS une position et une mission claire relativement aux acteurs de l IST. Les priorités d équipement pour la plateforme sont : entretenir l outil de production avec une spécialisation des périphériques : scanner non destructif pour livres précieux, scanner recto-verso couleur de production (20/70 ppm), mise à jour de la tour de gravure ; mise à niveau des logiciels génériques et de moyens de calcul : outils de calibration,
BANQUES D IMAGES ET DONNÉES TEXTUELLES 85 outils de gravure automatique de dévédéroms, stations de calcul en rack ; développement des chaînes de fabrication et de production. L orientation générale des développements est l Open sources, que se soit au niveau des solutions utilisées dans les portails de diffusion ou plus généralement dans les développements récents effectués sur la plateforme technologique. Le développement de la plateforme passe par : le remplacement des logiciels TransVision et InVision dans les chaînes de production, le renforcement des développements génériques orientés tous types de documents (hors revues) ; aide à la conduite de projets externes. ANNEXE - LE PLATEAU TECHNIQUE Actuellement, deux chaînes de production ont été créées : une chaîne liée à la reproduction de livres, essentiellement «noir et blanc», quelle que soit la nature du document (livres précieux, livres massicotables, micro fiches, micro films), une chaîne essentiellement «couleur» dédiée à la reproduction de tout document scientifique, quelle que soit sa forme (diapositives, films, plans). Le plateau technologique bénéficie des ressources du Service Réseau, telle la mise à disposition d un réseau informatique performant (Gigabit) ou la gestion centralisée et robotisée de la sauvegarde des stations d acquisition. Il possède : des stations d acquisition ou de calcul, des serveurs (serveurs de bases de données image & SGBD textuel ou de fichiers de type NAS), des logiciels spécifiques de traitements d images et un automate de gravure, des outils de calibration, un système de gravure automatique de cédéroms (tour), un système de vérification automatique de cédéroms (tour).
86 PLATEFORME TECHNOLOGIQUE Schéma du flux de données Bibliothèques numériques Librairie LTO Livres / Originaux Sauvegarde Serveur de sauvegarde Bruts de scan Archivage CD Tour de gravure Station gravure Contrôle et catalogage de l archivage CD Tour de CD Station Transferts Base image SGBI Bruts de scan Sauvegarde et archivage Scanners Stations d acquisition Serveur de production Traitements Serveur de flux et de processus InVision Bases documentaires Serveur de Sauvegarde et archivage Numérisation simple ou double Ordres de traitements Documents XML Librairie DLT Données documentaires Plateau technique (Lyon 2 - MOM - CNRS) Station de Station de Station de Station de Grappe Ordres de posttraitements Station de Station de Station de Station de Grappe SITE HEBERGEUR SITE EXTERNE (ex. CINES pour PERSEE)
PLATEFORMES TECHNOLOGIQUES DATATION PAR LE CARBONE 14 Responsable : Christine OBERLIN * En octobre 2002, la mise en place à Saclay d un accélérateur uniquement destiné à la mesure du radiocarbone (par la technique dite de Spectrométrie de Masse avec Accélération = SMA) a impliqué pour le Centre de Datation un développement de ses activités. En effet, la capacité de cette machine est de plus de 4 500 mesures par an dont 1 200, consacrées à l archéologie, seront préparées à Lyon. Outre les échantillons des équipes de recherche du CNRS-SHS, une convention de partenariat a été signée entre le Ministère de la Culture, Sous-Direction de l Archéologie, et le CNRS, département SHS, pour que la préparation des échantillons archéologiques du Ministère de la Culture se fasse au Centre de Datation. Pour réaliser ces objectifs, le Centre a dû accroître son équipement pour pouvoir augmenter sa capacité de préparation des petits échantillons. PARTICIPATION DU CENTRE DE DATATION PAR LE RADIOCARBONE AU PROJET «NOUVEL ACCÉLÉRATEUR» Grâce à son statut de plateforme technologique du département SHS du CNRS, le Centre de Datation par le RadioCarbone (CDRC) a conçu et monté un banc de préparation automatisé des échantillons qui lui a permis de tripler la capacité de brûlage des petits échantillons. La solution retenue pour le banc de préparation automatisé est celle utilisée dans la plupart des grands laboratoires AMS (Oxford, Groningue). Elle assure la plus grande pureté dans la préparation tout en permettant le traitement d'une trentaine d'échantillons par jour. Principe de la plateforme technologique L'échantillon, après avoir été nettoyé chimiquement (traitement conventionnel acide-base-acide), est pesé puis encapsulé dans une petite nacelle en étain. Ainsi préparé, l'échantillon tombe dans un analyseur élémentaire qui va réaliser une combustion complète ainsi qu'un nettoyage des gaz produits permettant de récupérer, en sortie de l'analyseur, le gaz carbonique propre issu de l'échantillon. Ce C0 2 est ensuite piégé grâce à de l'azote liquide dans une ampoule qui sera scellée en fin de capture. En parallèle, une partie du C0 2 est orientée vers un autre tube en vue d'une analyse de fractionnement isotopique indispensable à l'établissement de la date C-14. Cet équipement permet la préparation de tous les échantillons constitués de matière organique, les plus couramment rencontrés en archéologie. État d'avancement du projet Le montage du banc automatique est terminé ; il est opérationnel, mais le projet a été ralenti par les problèmes rencontrés à Saclay, problèmes indépendants de notre volonté. La salle de pré traitement est installée. Une base de données, hébergée sur un serveur de la MOM, a été mise en place pour gérer les demandes de datation et les autorisations des différents partenaires (base ARTEMIS). Elle fonctionne à l'adresse suivante : www.mom.fr/ceram/artemis. Problèmes rencontrés À l'heure actuelle, le banc automatique ne peut être utilisé en routine, car sa fiabilité n'a pas été totalement validée. En effet, pour cette validation, il est nécessaire d'effectuer une mesure d échantillons tests. Les résultats des premiers tests, envoyés dans le courant de l année 2004, ont été obtenus un an après. La mise au point très longue de la machine et les problèmes de graphitisation rencontrés au laboratoire de Saclay expliquent les délais d obtention des résultats. Devant ces retards, quelques échantillons tests ont été envoyés à différents accélérateurs européens pour pouvoir avancer dans la mise au point de l installation automatique. Ces analyses étant facturées au prix fort, le nombre de tests a dû être limité, ce qui est dommageable pour la validation de tout le système. Pour l instant, les résultats obtenus sont * UMR 5138, téléphone : +33 4 72 44 82 57, e-mail : christine.oberlin@univ-lyon1.fr
88 PLATEFORME TECHNOLOGIQUE bons, mais il faut attendre les résultats de la dernière batterie de tests, prévus pour début octobre 2005, pour lancer la chaîne de préparation en routine. Budgets alloués Le budget alloué par le CNRS en 2002 (76 100 ) a été entièrement dépensé pour le montage de ce banc. Le ministère de la Culture a par ailleurs financé une partie de la réalisation de la chaîne de pré traitement semiautomatique des échantillons destinés à l'accélérateur (23 000 en 2002). En 2004, un crédit exceptionnel accordé par le CNRS au Centre de Datation par le RadioCarbone (15 000 ) a permis la fin de l installation de la pièce de pré traitement accélérateur. En 2005, la plateforme technologique fonctionne donc, mais s est trouvée confrontée à des problèmes de financement des tests de validation sur les accélérateurs européens. Un crédit de 13 000 a permis de financer quelques tests et des installations annexes, nécessaires pour un fonctionnement optimal. Personnel travaillant dans le cadre de la plateforme Une technicienne (M.-T. Cuzange, TCE CNRS) à temps plein travaille dans le cadre de la plateforme. Son arrivée en stage au laboratoire, en janvier 2003, nous a permis de la former à la préparation des échantillons accélérateur. Depuis, elle a en charge les deux bancs de préparation (automatique et manuel). Elle a été intégrée officiellement dans notre équipe en juin 2004. Outre cette technicienne, un ingénieur (C. Oberlin, IE Université Lyon 1) travaille pour 30 % de son temps sur le suivi et le rendu des résultats accélérateurs. L augmentation du nombre de demande, qui accompagne cette collaboration avec l accélérateur de Saclay, nous a permis d obtenir un poste de secrétaire gestionnaire à temps plein pour janvier 2006 (D. Roux, T), en remplacement du poste à mi-temps, payé sur fonds propres, actuellement occupé par une personne à la retraite en mai 2006. BILAN ET PERSPECTIVES Le passage des échantillons accélérateur sur le banc automatique devrait être effectif fin 2005, ainsi que le pré traitement semi-automatique des échantillons issus des matières végétales. Il reste maintenant à trouver une solution pour automatiser une partie de la préparation des collagènes d os. En effet, cette préparation est longue et fastidieuse : broyage, attaque acide, rinçages, extraction à chaud et lyophilisation. Or la demande de datation accélérateur porte principalement sur des échantillons d os et nous devons donc essayer d optimiser la préparation de ce type d échantillon sans nuire à la qualité.
PLATEFORMES TECHNOLOGIQUES DOCUMENT NUMÉRIQUE Responsable : Andrea IACOVELLA * La plateforme technologique du Document numérique est placée sous la responsabilité d A. Iacovella, ingénieur de recherche détaché au CNRS, en poste depuis le 1 er janvier 2004. PROJET DE CENTRE D ÉDITION NUMÉRIQUE SCIENTIFIQUE Il s agit de l étude d un projet de Centre d Édition Numérique Scientifique (CENS) pour les revues en SHS, sur lequel A. Iacovella intervient en tant que chargé de mission, auprès du Département SHS du CNRS, sur la publication électronique. Le projet s articule autour de deux volets : un transfert de technologies et d expertise depuis le Consortium canadien Erudit, www.erudit.org, avec formation de l équipe française à Montréal, la mise en service d un Centre d Édition Numérique en France sous la forme d un réseau d unités éditoriales réparties dans les laboratoires et les établissements. Le projet a été présenté, le 17 mai 2004 au siège du CNRS, à 200 directeurs de revues, dans le cadre d un exposé sur la politique du département SHS en matière de publication et de ressources électroniques. L événement a été accompagné par la publication d un numéro de La lettre du département Sciences de l Homme et de la Société, incluant un article sur les portails de revues en SHS, destiné à présenter les grandes lignes du projet. Le projet a été favorablement accueilli et a donné lieu à la création d une nouvelle unité CNRS : le Centre d Édition Numérique Scientifique UMS 2894, constitué en novembre 2004 (www.cens.cnrs.fr). PROJET DE TRÈS GRAND ÉQUIPEMENT EN SHS Toujours en tant que chargé de mission, A. Iacovella réalise l étude d un projet de Très Grand Équipement (TGE) pour un accès unique aux données et aux documents numériques en SHS. Le projet propose la création d un réseau, basé sur des laboratoires et des établissements pour fédérer les principales ressources électroniques : bases bibliographiques, revues, sources auxiliaires (inventaires, catalogues, actes de colloque...), littérature grise, thèses en SHS. Un observatoire des usages en SHS et un pôle de R & D complètent le dispositif, dans la perspective d une coopération avec les grands pôles internationaux. Le projet a été accepté et une nouvelle unité CNRS a été constituée en janvier 2005 Le Très Grand Équipement pour l Accès aux Documents et aux Données Numériques des Sciences de l Homme et de la Société UPS 2916. PROJET D ACI TERRAINS, TECHNIQUES ET THÉORIES Dans le cadre de la MOM, A. Iacovella a en charge l étude et la coordination principale d un projet de PORTFOLIO, destiné à une modélisation opératoire de corpus documentaires de chercheurs en SHS, basé sur l expérimentation de trois corpus, en épigraphie, en architecture et en iconographie grecques. Le projet associe les équipes suivantes : HiSoMA, (UMR 5189 - MOM), ArScAn (UMR 7041 - Maison de l Archéologie et de l Ethnologie, Nanterre), CRATA (EA 1939 - Université Toulouse -Le Mirail), 15 e Éphorie des Antiquités préhistoriques et classiques (Larisa, Thessalie, Grèce), CINES, Centre Informatique National de l Enseignement Supérieur Montpellier, ARTCADHi (Équipe-projet multi laboratoires STIC-SHS, ENS-LSH - Lyon, est un regroupement thématique de : IAO - UMR 5062, MOM - FR538, LIRIS-CNRS/STIC - FRE 2672). * Téléphone : +33 4 37 37 65 95, e-mail : andrea.iacovella@ens-lsh.fr
90 PLATEFORME TECHNOLOGIQUE PROJET EUROPÉEN E.-U.-INDIA Participation à la rédaction d un projet européen de recherches dans l État du Bengale, pour la partie documentation électronique, portant sur l étude de sculptures d époque classique, d architecture médiévale et moderne. Coordinateur principal du projet : M.-F. Boussac (UMR 5189 - HiSoMA). Réseau ARTCADHi ACTIVITES DE RECHERCHE A. Iacovella est responsable scientifique d ARTCADHi (Atelier de Recherches Transdisciplinaires sur la Construction du sens en Archéologie et dans les autres Disciplines Historiques). Le réseau associe des informaticiens, des linguistes, des archéologues et des historiens, pour l'étude, la réalisation et l'expérimentation d outils de modélisation et d enrichissement de corpus documentaires numérisés. L activité est conduite en coopération avec des laboratoires du CNRS, des universités et des Écoles d Ingénieurs. La modélisation opératoire des recherches est réalisée dans le cadre de la plateforme informatique Porphyry, produite par le réseau transdisciplinaire depuis 1998 et diffusée en Licence Open Source. En février 2004, installation du réseau ARTCADHi à l ENS-LSH de Lyon. Ouverture du site Web collaboratif www.porphyry.org et tenue mensuelle du séminaire auquel participent une vingtaine de chercheurs d origine SHS et STIC. Thèses Codirection d une thèse interdisciplinaire dans le cadre des universités Lyon 1 et Lyon 2 : ACCARY Thipaine, Navigation dans les corpus archéologiques à travers les constructions conceptuelles de l Espace et du Temps, encadrement : S. Calabretto, A. Iacovella et J.-M. Pinon. Contrats en cours Responsable scientifique des contrats suivants : 2003-2005 CNRS et ACI Cognitique du Ministère de la Recherche, programme Archivage et patrimoine documentaire. Apports des sciences de l information et de la cognition : Modélisation opératoire d un système d interrogation du document d architecture en archéologie à base d un langage visuel : application aux corpus numérisés et à la modélisation des connaissances. 2001-2004 CNRS, programme Société de l'information, SHS-STIC : Assistance dans la gestion des ressources intertextuelles multiformes. Production et intégration interactives de parcours interprétatifs. Réseau RTP-DOC A. Iacovella est membre du comité de pilotage du Réseau Thématique Pluridisciplinaire sur le document numérique au département STIC (http://rtp-doc.enssib.fr/). À ce titre, il participe à l organisation de La Semaine du Document Numérique qui s est tenue à La Rochelle du 21 au 25 juin 2004. Dans le cadre du RTP-DOC, montage d un projet de recherche pour la création d une équipe CNRS-STIC : Bibliothèques numériques : du partage de corpus documentaires structurés à la confrontation de points de vue. RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES IACOVELLA A., 2004, Lien originaire et lien historique, Séminaire interdisciplinaire de sciences et technologies cognitives : Savoir ce que l'on fait, Université Technologique de Compiègne, 28-31 janvier 2004, p. 163-164. IACOVELLA A., 2004, Les portails de revues en sciences humaines et sociales, Sciences de l Homme et de la Société, 69, p. 11-18. IACOVELLA A., 2004, Traçabilité des documents sources et organisation visuelle. Le cas de la construction du document dans les disciplines historiques, Actes de la journée thématique : Recherche d informations dans les documents par l exploitation de processus perceptifs et cognitifs, organisée par V. Eglin (LIRIS, INSA Lyon) dans le cadre de La Semaine du Document Numérique [SDN 2004], La Rochelle, 21-25 juin 2004. ACCARY T., BENEL A., CALABRETTO S., IACOVELLA A., 2004, Confrontation de points de vue sur des corpus documentaires : le cas de la modélisation du temps archéologique, Actes du 14 e Congrès Francophone AFRIF-AFIA de Reconnaissance des Formes et Intelligence Artificielle [RFIA 2004], Toulouse, 28-30 janvier 2004, p. 197-205. IACOVELLA A., 2005, Parcours de lecture et assistants de modélisation. Modélisation opératoire d un système d interrogation du document d architecture en archéologie, La Société de l Information et ses enjeux, Actes du colloque de bilan du programme interdisciplinaire «Société de l Information» 2001-2005, ENS-LSH Lyon, 19-20-21 mai 2005, p. 167-179, CNRS.
PLATEFORMES TECHNOLOGIQUES INFORMATION SPATIALE ET ARCHÉOLOGIE (ISA) RÉSEAU DE COMPÉTENCE POUR LA GESTION DE L INFORMATION SPATIALE EN ARCHÉOLOGIE Responsable : Olivier BARGE * ISA est un réseau de concepteurs et d utilisateurs d information spatiale en archéologie ; il se définit autour de l'utilisation, dans des problématiques archéologiques, des nouveaux outils de cartographie, des Systèmes d Information Géographique et de la télédétection. Partant du constat que la communauté dont il relève présente des spécificités par ses origines, sa formation, ses besoins et les problématiques qu elle appréhende, le réseau s est donné pour tâche de mettre en commun des réflexions, des méthodes, des compétences et des outils. Il se propose de travailler à plusieurs niveaux : en amont, en cherchant à résoudre les questions méthodologiques spécifiques qui se posent, en s équipant d un ensemble de matériels lourds, en fédérant les utilisateurs et en diffusant l information. CONSTITUTION ET FONCTIONNEMENT Le réseau est constitué de laboratoires d'archéologie du CNRS : MSH de Dijon (Pôle géomatique et UMR 5594), Lyon (MOM, FR 538), Nice (CEPAM), Tours (LAT, UMR 6575), Besançon (UMR 6565) et Université de Nanterre (Paris X), institutions ayant bénéficié du recrutement d ingénieurs ayant pour fonction de mettre en œuvre des systèmes d information géographique pour l archéologie. Ces unités au sein des MSH de Dijon, Lyon, Nice, Tours, Besançon et Nanterre constituent le comité de pilotage du réseau. Elles ont vocation à l animer, en réalisant la recherche méthodologique, en organisant la formation, en gérant le matériel partagé et en mettant en place les moyens de diffusion de l information. Le réseau affirme sa volonté de s ouvrir aux autres institutions concernées par le thème de l information spatiale en archéologie, l INRAP, le Ministère de la Culture, ainsi que les collectivités territoriales. En effet, la discussion doit pouvoir être élargie à toute autre entité acceptant le jeu d une action collective et partagée. En général, leur domaine de compétence est très spécialisé ou leurs centres d intérêt spécifiques ; leur intégration au réseau permet de bénéficier du développement méthodologique opéré dans leur domaine. Ainsi, un échange d expérience et de savoir-faire avec l ensemble de la communauté des praticiens de l information spatiale en archéologie est mis en place, sous la forme de séminaires. Par ailleurs, le réseau ISA se tourne vers la communauté d utilisateurs de l information spatiale, non spécialistes : chercheurs, ingénieurs et techniciens du CNRS, des universités, de l INRAP, des collectivités territoriales C est dans leur direction que sont orientées les actions de formation. FINANCEMENTS ACQUIS Dotation au titre des plateformes technologiques du CNRS en 2002, 2003 et 2005 (porteur du projet : MOM Lyon) ; les montants alloués s élèvent respectivement à 52 000, 10 000 et 20 000 euros. Dotation au titre de l ACI TTT du Ministère de la recherche pour 2003 et 2004 (porteur du projet : LAT Tours) pour un montant de 85 000 euros. Dotation au titre du contrat d objectifs des MSH en 2004 (porteur du projet : CEPAM Valbonne) ; le montant est de 100 000 euros. * Téléphone : +33 4 72 71 58 86, e-mail : olivier.barge@mom.fr
92 PLATEFORME TECHNOLOGIQUE Acquisition de matériel RÉALISATIONS La dotation au titre des plateformes technologiques du CNRS a permis au réseau d acquérir un ensemble de matériel lourd dont l usage est mutualisé : un kit GPS de précision, comprenant 4 balises Trimble Pathfinder Power TSCE, un scanner A0, un jeu d images satellite haute résolution, des licenses de logiciels. Formation Le réseau s attache à organiser une école thématique chaque année : à Valbonne en 2001, à Marcoux en 2002, à Tours en 2003. En 2004 se sont tenues les rencontres internationales d histoire et d archéologie d Antibes (Temps et espaces de l'homme en société : analyses et modèles spatiaux en archéologie), en lieu et place d une école thématique, dont le cycle se poursuivra en 2005 à Dijon, à Nanterre en 2006. Un cycle de trois séminaires annuels a été mis en place, organisé dans diverses institutions à travers la France (pour l année 2004, au SRA de Bretagne à Rennes en mars, à la MSH de Toulouse en juin, à la MOM à Lyon en novembre). Une nouvelle formule est initiée en 2005, avec l organisation d un seul séminaire de deux jours (en juin à Montpellier). Les groupes de travail du réseau sont des ateliers organisés, en fonction des demandes ou propositions, avec un nombre de participants limité, autour d'une application, d un projet, d un thème, d un outil. Enfin, les animateurs du réseau (en particulier les ingénieurs du comité de pilotage) ont pu bénéficier de formations sur des outils spécifiques. Diffusion de l information Une liste de diffusion et d échange des messages et des documents «Sigarcheo» (sigarcheo@services.cnrs.fr), gérée à Valbonne, est opérationnelle et un site Web a été mis en ligne (www.univ-tours.fr/isa). Les animateurs du réseau participent par ailleurs à des colloques afin de diffuser l information dans le cadre des objectifs qu ils se sont fixés (Apport des SIG au monde de la recherche, Orléans, mars 2003 ; Archéométrie, Bordeaux, avril 2003 ; 4 th International Congress on the Archaeology of the Ancient Near East, Berlin, avril 2004 ; 10 th Annual Meeting of European Association of Archaeologists, Lyon, septembre 2004 ; Workshop on Archaeology and Computer, Vienne, novembre 2004). Développements méthodologiques Le réseau ISA a positionné le développement méthodologique comme un axe majeur de ses activités. En termes d information spatiale, les questions spécifiques à l archéologie sont en effet nombreuses et leur appréhension nécessite d y consacrer du temps : la mise au point ou l invention des méthodes passe par un travail de recherche bibliographique, de capitalisation d expériences diffuses, de veille technologique ou d investigations techniques qu il est urgent de mettre en place. Bien évidemment, ces travaux doivent s articuler sur des problématiques définies, ce qui suppose un dialogue chercheur/ingénieur permanent. Ce travail de recherche méthodologique est garant d efficacité à long terme et porteur de renouveau dans la formulation des problématiques. Par ailleurs, il constitue la source des actions de formation que le réseau pourra proposer à l avenir. Le contenu et l intérêt des futures écoles thématiques sont en effet dépendants des avancées nouvelles réalisées en amont. Faute de «budget temps» alloué jusqu alors, les objectifs concernant le développement méthodologique n ont pu être atteints qu en partie. Un poste de spécialiste en représentations de données à référence spatiale serait une solution satisfaisante (un poste en NOEMI ouvert à la MOM en 2004 n a pas pu être pourvu). Le développement méthodologique conditionne pourtant l existence même du réseau ; une solution pour décharger les ingénieurs d une partie de leurs tâches de service devra être trouvée à court terme.
PLATEFORMES TECHNOLOGIQUES TÊTES DE RÉSEAUX DOCUMENTAIRES L HISTORIQUE Responsable : Miled ROUSSET * La MOM gère, depuis les années 1980, le réseau FRANTIQ (administration et services informatiques). Vu son savoir-faire dans le domaine des réseaux, elle est devenue un Centre de Compétences Thématiques en 1997, avec centre de formation. En 2000, suite à l arrêt de la mission CCO (Catalogues Collectifs des Ouvrages) à Grenoble, le CNRS a mis en place un programme de restauration des réseaux documentaires en SHS, sous la responsabilité des laboratoires qui les avaient établis. Engagé en qualité d ingénieur d études contractuel en novembre 2000, M. Rousset a réalisé les développements informatiques permettant le soutien technique à un certain nombre de ces réseaux et visant à la réalisation d un portail collectif qui réunirait un large fond de ressources documentaires destinées à être mis à la disposition des internautes et en particulier les chercheurs. Il a été intégré à la MOM dans le cadre de la plateforme technologique, pour les fonctions dites Têtes de réseaux documentaires. Le rôle premier de M. Rousset est la réalisation d un portail documentaire multibases et multilingue. Il y a quatre ans, sollicité pour définir un cahier des charges, il a mis en place un système fiable et évolutif qui répond aux besoins des chercheurs dans le domaine de la recherche d information. En raison de l existence de nouveaux projets (PERSEE, etc.), aux réseaux du CCO (PMC, URBALAB, EVS) se sont ajoutés des réseaux anciennement gérés par la MOM (FRANTIQ, FPA, etc.). L objectif était et reste de permettre la consultation des fonds bibliographiques et documentaires gérés et informatisés dans les laboratoires et les instituts de recherches en SHS, dans le cadre d une politique de réseaux documentaires soutenue par le CNRS. Sont concernés : FRANTIQ (Fichiers de Recherches sur l'antiquité) et spécifiquement la structure appelée CCI (Catalogue Collectif Indexé) qui accueillent des bases de données bibliothéconomiques et bibliographiques qui rassemblent près de 210 000 notices de 24 producteurs, PMC (Premier Millénaire Chrétien) qui compte actuellement treize bibliothèques et regroupe près de 300 000 notices, EVS (Environnement, Ville et Société) qui représente neuf bibliothèques et 30 000 notices, FPA (Fond Pierre Alexandre) sur les langues africaines qui regroupe 405 notices, URBALAB (Réseau de l Urbanisme), en cours, avec actuellement deux bibliothèques, DAPHNE (Données Archéologiques Préhistoire, Histoire sur le Net), projet en cours. Ces réseaux sont hébergés à la MOM, et le travail porte sur l ensemble des opérations, depuis la constitution ou la reconstitution des bases à la mise en ligne. Toutes ces bases sont accessibles à l adresse suivante : http://portail.univlyon2.fr/z3950/portail.php Compte tenu de la diversité des données à traiter et surtout du nombre important des logiciels de gestion bibliographique utilisés (Texto, WinIsis, BiblioFile, LORIS, SILEX ), le choix s est porté sur la norme Z3950 pour gérer ces données et assurer leur visibilité sur le Web. Z3950 est la norme bibliographique qui s impose actuellement dans toutes les bibliothèques parce qu elle respecte un standard normalisé. Le principe de fonctionnement repose sur un schéma Client-Serveur. En général, les grandes bibliothèques en sont équipées : il suffit d avoir un client Z3950, peu onéreux, pour pouvoir consulter leur catalogue. Étant donné le coût d un serveur Z3950, on utilise un serveur (Open Source) dont la communauté de recherche peut disposer gratuitement. LES RÉSEAUX FRANTIQ (Fichiers de Recherches sur l ANTIQuité) Suite aux problèmes de performance rencontrés par le programme Client-Serveur développé il y a six ans pour la gestion de la base FRANTIQ-CCI (programme SILEX), problèmes dus à l accroissement du nombre de références, la plateforme s est engagée dans la création d une nouvelle base de données sous PostgreSQL (serveur de base de données gratuit sous Linux) qui respecte la norme SQL, puis dans le développement de l application Web qui permet de * Téléphone : +33 4 72 71 58 96, e-mail : miled.rousset@mom.fr
94 PLATEFORME TECHNOLOGIQUE communiquer avec ces bases de données SQL. Ce travail est achevé et en production à l'adresse : http://frantiq.mom.fr. Ceci remplace avantageusement l ancien serveur de FRANTIQ en offrant rapidité, convivialité et portabilité. PMC (Premier Millénaire Chrétien) Suite à la réunion du 12 décembre 2001, à l Institut d Études Augustiniennes à Paris, nous avons décidé d exporter les catalogues spécialisés des instituts, pour construire un catalogue collectif PMC. Ce catalogue réunit actuellement 13 centres : Saulchoir (Bibliothèque du Saulchoir), IFEB (Institut Français d'études Byzantines), Boseb (Bibliothèque Œcuménique et Scientifique d Études Bibliques), Collège de France (Bibliothèque byzantine), Collège de France (Histoire de Byzance), IEA (Institut d Études Augustiniennes), BHR (Bibliothèque d Histoire des Religions), IRHT (Institut de Recherche et d Histoire des Textes), BYZ (Centre d Études byzantines (Paris 1), Sources Chrétiennes, IES (Institut d Études sémitiques), ITT-FR33 (Institut des Traditions textuelles), NGJ (Nouvelle Gallia Judaica). À raison d une réunion tous les deux mois à Paris, une méthode commune de travail et de gestion des bases des instituts a été mise en place : tout d abord nettoyage des bases et mise à la norme bibliographique ; passage à long terme de tous les instituts à la norme Unimarc ; export régulier des bases (une fois tous les deux mois) et envoi à Lyon pour pouvoir remettre les catalogue à jour ; passage des bases reçues par plusieurs programmes de transcodage et d adaptation, puis indexation avec un serveur Z3950 gratuit (Yaz-Zebra) de la société Indexdata (http://www.indexdata.com). Toutes les bases sont consultables à l adresse : http://www.cco-pmc.org URBALAB Il s agit d un réseau de ressources documentaires qui vise à fédérer en une banque de données les catalogues documentaires des bibliothèques de centres de recherche français travaillant sur les questions de la ville et de l'habitat. Il s agit de 15 équipes relevant de 10 UMR et de 2 UPRESA : le CERAT et Ambiances Architecturales et Urbaines (Grenoble), le CERVL (Bordeaux), le LOUEST (Nanterre), le MAP (Marseille), TELEMME (Aix-en-Provence), Environnement Ville Société (Lyon), Architecture Urbanisme Société Territoires en Mutations (Champs sur Marne), le CRUARAP (Nantes) et le LATTS (Marne-la-Vallée). Jusqu'à la fin de 2002, le catalogue d URBALAB n'était constitué que par les apports de deux laboratoires : le Centre de Recherches sur l'habitat (École d'architecture de Paris-Nanterre) et le Laboratoire de Géographie Urbaine (université de Paris 10-Nanterre), et comptait un peu plus de 12 000 références. L intégration progressive des bases de données documentaires déjà constituées par les autres équipes du réseau passe par l'analyse des formats d'enregistrement et des solutions logicielles propres à chaque équipe. Ce travail est en cours et permettra d'évaluer l'ampleur des reformatages informatiques et des éventuelles corrections à entreprendre dans la perspective de cette intégration. Près de 65 000 références sont déjà saisies sous différents formats et 16 000 sont à saisir. Les localisations sont les suivantes : CERAT à Grenoble (6 500 réf. dont 4 500 saisies), CERVL à Talence- Bordeaux (14 000 réf. saisies), IDEES UMR 6063 Le Havre (6 250 réf. saisies), Tours (9 800 saisies et 12 600 à saisir), LOUEST à Nanterre (8 000 réf. dont 6 500 saisies), Aix en Provence, Marseille, Nantes, Vaulx-en-Velin, Paris, Champs sur Marne, LATTS (ENPC) à Marne la Vallée (4 500 saisies). Ce réseau est en cours d intégration dans le catalogue collectif Z3950 ; il est interrogeable à l adresse suivante : http://portail.univ-lyon2.fr/z3950/portail.php DAPHNE Ce projet (ACI du réseau des MSH) a pour objectif de rendre possible, gratuitement, une interrogation simultanée de trois bases de données bibliographiques en archéologie et en histoire (Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge), à partir d un seul accès et à l aide d une seule interface terminologique. Les bases concernées sont : FRANTIQ (Maison René Ginouvès UMS 844 ; MOM - FR 538 ; Centre d études Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge, UMR 6130, Valbonne), le BAHR (Bulletin Analytique d Histoire Romaine, UMR 7044,
TÊTES DE RÉSEAUX DOCUMENTAIRES 95 une partie de FRANCIS (INIST, UPS 76). Sont concernés les domaines «Pré- et Protohistoire», «Art et Archéologie» et «Histoire et sciences des religions» (de la Préhistoire au Moyen Âge). Ce projet est en cours de réalisation, avec un budget de 100 000 Euros. La MOM accueillera le serveur de production qui sera placé sous la responsabilité de M. Rousset, lequel aura aussi la charge de la partie technique ainsi que le suivi et le conseil. Choix d un logiciel de catalogage LES PROJETS DE LA PLATEFORME Le choix d un système de gestion de bases de données documentaires SIGB (Système intégré de gestion de bibliothèque), libre ou payant, devant permettre la saisie en ligne directe par les producteurs est une demande récurrente. Ceci autorisera un catalogue réellement partagé, évitant la charge qu impose le dédoublonnage des références, tout en allégeant le travail des producteurs. Ce logiciel doit pouvoir cohabiter avec les outils existants, développés sur place. En effet, il devra intégrer la chaîne de traitement existante et non imposer le changement de toutes les méthodes déjà mises en place. C est un projet en cours de finalisation entre FRANTIQ et deux des bibliothèques du réseau. Le projet intègre la faisabilité de la migration des données. La montée en puissance Regrouper tous ces réseaux documentaires sous un seul portail, permettant l accès aisé à l information. Ce portail doit permettre l accès à : DAPHNE (Données Archéologiques Préhistoire, Histoire sur le Net), FRANTIQ (Fichiers de Recherches sur l'antiquité), Portail Z3950 (qui regroupe plus de trente bibliothèques spécialisées), PERSEE (portail de revues scientifiques en sciences humaines et sociales). Et bien d autres bibliothèques spécialisés qui viendront s ajouter au réseau actuel. Développement d outils communs M. Rousset développe actuellement un gestionnaire de thésaurus multilingue en encadrant un stagiaire en DESS. Le travail est bien avancé. Ce gestionnaire sera mis à la disposition de tous par téléchargement libre. Ce thésaurus doit pouvoir être lié à différentes bases de données. Seront également développés des programmes pour l automatisation des traitements des bases de données Z3950 et pour le lancement des serveurs, ainsi qu une chaîne de traitement pour la mise en ligne de la base de données FRANTIQ (importation, dédoublonnage, contrôle de cohérences). Évolution des réseaux documentaires Afin de permettre un partage des données et une cohérence de l indexation, des solutions innovantes sont à utiliser pour remplacer les technologies existantes. Elles s appuient sur les standards technologiques les plus récents, en gardant comme priorité absolue l utilisation de solutions libres de droits (open-source). L indexation des données et les données textuelles doivent utiliser le langage de structuration XML (extensible Markup Language «Langage à balises extensible»). Les échanges et la recherche des données suivent le protocole OAI (Open Archives Initiative). La réalisation de ce travail passe par une restructuration globale de toutes les bases de données existantes. Une autre ambition est de compléter ces outils par des fonctions de recherche multilingues, dans la mesure où les bases de données mises en ligne ne sont pas exclusivement en français. Il faut pour cela un moteur de recherche qui soit capable de traduire les requêtes en plusieurs langues pour aller trouver l information dans toutes les bases de données multilingues disponibles. CONCLUSION Vu l explosion actuelle des logiciels SIGB en Open Source sur le marché (exemples : Koha, PMB), les équipes qui participent à nos réseaux documentaires sont invitées à adopter l'un ou l'autre de ces logiciels pour la gestion de leurs notices. Ces logiciels présentent plusieurs avantages : le code source est ouvert, donnant la possibilité de modifier la source pour l adapter à ses besoins ; les logiciels sont suivis et maintenus par une communauté de développeurs qui s'obligent à suivre une norme définie ;
96 PLATEFORME TECHNOLOGIQUE il est possible de faire évoluer ces logiciels par des prestataires indépendants qui facturent l intervention en temps de traitement (mais le logiciel reste open source) ou de s entraider en s'associant à d autres groupes qui utilisent le même logiciel gratuitement ; chaque bibliothèque aura le contrôle total de ses données ; on peut importer et exporter les notices pour les échanger entre plusieurs réseaux. Le SUDOC (Système Universitaire de DOCumentation produit par l ABES) procède à l intégration de nouvelles bibliothèques par cercles concentriques et s intéresse, depuis quelques temps, aux bibliothèques de recherche en SHS (MMSH, MSH Nice, ENS) et aux bases de données bibliographiques thématiques. L intégration au SUDOC impose trois contraintes : le catalogage des documents doit se faire dans la base centralisée via le logiciel WinIBW que les bibliothèques doivent acquérir (350 par ordinateur équipé) ; le catalogage se fait en UNIMARC ; l indexation est en RAMEAU, même si l utilisation d un autre langage documentaire peut être conservée (ce qui impose une double indexation). D autre part, l ABES (Agence Bibliographique de l Enseignement Supérieur) est propriétaire des notices versées dans le SUDOC. Si les bibliothèques peuvent récupérer leurs propres notices, elles n ont plus le droit de les échanger avec d autres partenaires. Il est alors impossible de s intégrer dans d autres réseaux. Cette intégration présente des avantages : elle donne une forte visibilité aux ressources des centres de recherche (plus de 28 000 visiteurs/jour) ; elle permet aux bibliothèques de recherche de participer au plus grand outil documentaire français ; elle est l occasion de faire monter en compétence des petites bibliothèques à un moindre coût (formation aux normes professionnelles en cours dans le monde des bibliothèques). Les inconvénients : l intégration au SUDOC va à l encontre de la logique de co-visibilité et de participation à de multiples réseaux. Comment, en effet, participer à un réseau européen, par exemple, quand les bibliothèques et bases de données perdent leurs droits sur les notices ; le système est extrêmement rigide. La participation au SUDOC ne doit pas être rejetée a priori car il représente un outil incontournable. Pour autant, elle ne doit pas se faire sans négociation, notamment sur la propriété des données, que ce soit au niveau du Réseau des MSH ou du Département SHS du CNRS. De plus, la politique actuelle du Département SHS, avec la création du Très Grand Équipement ADONIS, doit être prise en compte puisqu elle se positionne très spécifiquement sur la création d un accès unifié aux ressources en SHS.
DEUXIÈME PARTIE LES ACTIONS SCIENTIFIQUES ET LES ACTIONS STRUCTURANTES
THÈMES COMMUNS L HOMME ET LA TERRE Responsable : Rémi DALONGEVILLE * L intention. Rappel BILAN DES ACTIVITÉS 2005-2005 Les hommes réagissent face à leur environnement, aux composantes dynamiques et statiques du milieu. Leurs réactions prennent des formes d adaptation et d assimilation très différentes, selon les types de contraintes, les sociétés, les espaces géographiques concernés et les périodes de l histoire, que l on doit recenser. Il faut mesurer les contraintes plus ou moins fortes afin de mieux comprendre les choix, les réponses, les innovations et les reculs ou le poids des acquis, les modalités de la transmission des savoirs. C est également l occasion de faire le point sur l identité des marqueurs et des dateurs à prendre en compte pour identifier ces relations, situer celles-ci dans l espace et dans le temps et en mesurer l ampleur. Les dimensions historiques et géographiques sont donc essentielles. La réflexion vise à l élaboration, dans une perspective géoarchéologique, d un protocole d étude des relations entre les hommes et leur environnement (physique). Bilan des activités Les séances qui se sont déroulées jusqu à présent (de fin 2003 au premier semestre 2005) ont abordé les aspects suivants : Approche du sujet, en compréhension et en extension. Les notions de catastrophe, de crise, d accident ont été abordées par une discussion de fond (J.-P. Bravard) sur le thème «Crises et catastrophe : entre nature et société». La connaissance du phénomène de séisme s effectue par l intermédiaire des aspects géologiques et géomorphologiques, des changements apportés dans les paysages et de leur évolution au cours des temps (R. Caputo), des aspects géophysiques, notamment dans le secteur de Manosque (A. Levret). Les risques sismiques et les comportements des communautés humaines. La lecture du milieu naturel dans l environnement de grands sites archéologiques de Méditerranée orientale (É. Fouache) fournit de nombreux éléments pour la compréhension du phénomène dans l instant comme dans ses aspects récurrents. La rencontre et l association de plusieurs facteurs (géologiques, humains, météorologiques) est à l origine de la mise en place de ce qu on appelle «la terrasse d Olympie», par exemple. Archéologie et sismicité. Un des modes de reconnaissance des effets des séismes et, d une manière plus générale, des effets liés aux efforts auxquels la croûte terrestre est soumise, le jeu des failles, les éruptions volcaniques, est celui de la lecture des bâtis archéologiques. Les techniques de construction sismo-résistantes, donc de prévention, sont en effet fréquentes, comme à l époque minoenne en Crète (G. Poursoulis). L analyse de la vulnérabilité des édifices, les solutions réparatrices et les options architecturales d avenir sont autant de renseignements sur la protection du patrimoine, les réponses des communautés anciennes, le développement de cultures sismiques locales, la transmission des savoirs. Des exemples concrets ont été pris en Arménie (B. Helly, A. Rideaud). Les variations de la ligne de rivage : temps court et temps long. Les différents types de variation de la ligne de rivage, leur rapidité (à l échelle de la vie humaine), leur fourchette chronologique (Holocène), l importance du choix des marqueurs-dateurs et des techniques de datation ont été présentés (R. Dalongeville, Ch. Oberlin). Ces interventions alimentent un fichier Web MOM, issu de la présentation en séance sous Power Point. * Téléphone : +33 4 72 71 58 44, e-mail : remi.dalongeville@mom.fr
100 THÈME COMMUN Les séances prévues pour le 2 e semestre 2005 Rendez-vous est pris avec des archéologues arméniens pour compléter les aspects de «Archéologie et sismicité» La vie des littoraux. Deux interventions sont prévues : d une part, «Les cités portuaires de Sidon et Tyr (Liban sud). État de la question archéologique et paléoenvironnementale. Résultats du programme CEDRE et UNESCO» par C. Doumet-Serhal, N. Marriner et J.-Ph. Goiran, et, d autre part, un cas de figure de variation de la ligne de rivage qui, pour être pris dans un passé assez lointain, n en est pas moins d une actualité brûlante : «Les ports antiques : pièges sédimentaires. L exemple d un dépôt de tsunami de 365 ap. J.-C. à Alexandrie (Égypte)» par J.-P. Goiran. LES PROJETS 2006-2007 Afin de continuer la prospection des différents aspects que prennent les relations entre les hommes et leur environnement au cours des temps, la recherche et la réflexion vont porter, au cours des deux ou trois années qui viennent, sur deux aspects : le volcanisme et les textes anciens relatifs au sujet qui nous réunit. Le Santorin fournit quantité de documents sur le volcanisme lui-même (observatoire du volcanisme) mais également sur les relations entre l activité volcanique de type éruptif, le milieu environnant (la mer, les tsunamis) et les sociétés humaines. C est l occasion de réunir, par ce fil conducteur, des disciplines très variées et qui ne s estiment pas fondamentalement complémentaires. Les textes anciens doivent nourrir une réflexion qui, au départ, concernera «Les crues des fleuves en Grèce ancienne : de la description à l imaginaire» (J.-C. Decourt, I. Boehm, G. Labarre, J. Schneider). Cela rejoint la première approche du sujet, réalisée dans ce séminaire, quant à la perception, par les hommes d hier et d aujourd hui, de ce qui relève de la catastrophe ou non (cf. plus haut, J.-P. Bravard). Mais cette approche sera déclinée selon de nombreuses facettes : la comparaison avec les fleuves mythiques d Europe, le passage du fleuve à la mer, l étude des textes relatant le tsunami de 365 ap. J.-C., etc. D autres espaces géographiques et d autres langues seront interrogés, les monde arabe et turc par exemple, qui sous-tendent une grande partie de l activité de la MOM.
THÈMES COMMUNS PATRIMOINE HISTORIQUE ET IDENTITÉS NATIONALES Responsable : Jean-Claude DAVID * La réflexion sur le patrimoine, sa définition et son usage, est depuis quelques années (1997) un lieu de convergence, de confrontation des expériences et des interrogations de chercheurs appartenant à des équipes de la MOM : l ancien GREMMO avant 2003, puis le nouveau GREMMO et ARCHÉORIENT. L idée de développer ces recherches dans ces équipes, puis comme thème commun de la MOM (en 2003), est née, presque comme une évidence, de la rencontre des préoccupations, d une part, de chercheurs qui travaillent sur la période contemporaine et sur l histoire récente au Proche-Orient (historiens, géographes, sociologues, anthropologues ) et, d autre part, des préhistoriens, historiens et archéologues, des spécialistes des textes et des cultures anciennes, en Méditerranée orientale et au Proche-Orient. Les chercheurs qui séjournent fréquemment dans ces régions, notamment pour les fouilles archéologiques, ont généralement conscience de l impact que peut avoir la mise au jour des témoins du passé. Ce passé redécouvert implique d abord le personnel local, terrassiers, fouilleurs, archéologues, les habitants du voisinage, des touristes et autres curieux. Par ailleurs, il est souvent instrumentalisé pour motiver l attachement de la population à une identité nationale, à une histoire, à des lieux évocateurs d une mémoire commune constitutive de cette identité. Il peut aussi participer à la légitimation d une dynastie, d un régime. Les chercheurs sont en contact avec des responsables régionaux et nationaux qui peuvent chercher à orienter leurs regards, leurs intérêts... Après avoir abordé l historique de la notion de patrimoine, de sa lente maturation dans les nations d Europe occidentale, et les questions liées à sa mise en scène pour les publics (musées, parcours de visites de sites, etc.), le problème de son utilisation a été au cœur de notre réflexion : on a pu traiter ainsi de l usage de l archéologie, de son appropriation, de sa déformation ou de sa manipulation. Un autre patrimoine historique est aussi questionné, un héritage plus récent, d époque islamique : le tissu urbain et les monuments des quartiers centraux des villes actuelles, classés et protégés par des administrations nationales ou comme Patrimoine Mondial (Damas et Alep notamment, mais aussi des sites archéologiques comme Bahrein). Nous nous intéressons à la matière de ce patrimoine, à ses objets constitutifs, mais plus encore au rapport avec les gens, aux perceptions diverses qui définissent différents niveaux de patrimoine et différents modes de patrimonialisation, suivant les publics ou les usagers : habitants et usagers au quotidien des souks, des mosquées, des bains, etc. Dans ce domaine aussi le patrimoine est un élément fort de référence pour des identités qui ne sont pas nécessairement nationales, mais régionales, locales, citadines, de quartiers, de famille, de groupe communautaire, etc., surtout dans le contexte de jeunes nations dont les processus de maturation sont encore à l œuvre. Le regard de l étranger, «occidental», est aussi à l œuvre dans ce domaine, en interaction ou en opposition, de différentes façons, avec les regards locaux. Le statut de «thème commun de la MOM» implique des confrontations, des rencontres, des échanges de points de vue, fondés sur la communauté d intérêt des chercheurs de différentes disciplines, spécialistes de différentes époques, à l intérieur d une même aire culturelle méditerranéenne et proche-orientale. Des équipes peuvent aussi développer des thèmes de recherche spécifiques sur ces problématiques de la diversité des rapports au patrimoine. C est le cas actuellement du GREMMO. RECHERCHE, TERRAIN A. Guérin, archéologue, chercheuse associée au GREMMO, a préparé une exposition sur «Le site archéologique de Zekrit (Qatar) et la perception du patrimoine». Partant de l'idée que beaucoup de découvertes archéologiques ne sont remarquables que pour les spécialistes, elle a souhaité, en collaboration avec le photographe de la mission archéologique, sensibiliser d'abord un public d'enfants d'âge scolaire, puis observer et analyser la perception par ce public de ce site devenu un objet du patrimoine national. Une première étape de la recherche qui est aussi la première partie de l'exposition projetée, est une présentation scientifique du site. La seconde partie de l'exposition est consacrée à la «vision» des enfants : au cours d'une visite du chantier archéologique, des appareils de photo jetables ont été confiés aux jeunes visiteurs, laissés libres de photographier à leur guise, exprimant ainsi par certains parcours, certains choix, certains cadrages, une perception personnelle et collective du site et des objets. L exposition sera présentée en Novembre 2005 à la MOM. * Téléphone : +33 4 72 71 58 45, e-mail : jean-claude.david@mom.fr
102 THÈME COMMUN Depuis plusieurs années, des missions sur le terrain (la ville d Alep) sont organisées régulièrement dans le cadre du programme du GREMMO «Habiter le patrimoine». Y participent C. Delpal (photographe et anthropologue), J.-C. David (géographe), T. Moutia (architecte et doctorante en urbanisme). Il s agit de mesurer et d analyser la conscience qu ont les habitants du fait patrimonial et de constater les interactions entre le statut patrimoine du tissu urbain et de l espace domestique et les comportements des habitants/usagers. Un autre aspect de la recherche vise plus largement à savoir ce que peut être le «patrimoine» pour les habitants de ces quartiers et si leur propre vécu (manières d habiter, attitudes, structures familiales) est un élément immatériel du patrimoine et a un impact sur le patrimoine matériel, qui leur est à la fois extérieur et profondément intime. La présence active des habitants/usagers participe-t-elle d une certaine façon à la patrimonialisation ou est-elle une entrave. Un autre programme, en cours d élaboration, est fondé sur le repérage et l étude de la transmission et des pertes de savoir faire liés au travail traditionnel du métal, tel qu il existe encore actuellement dans la ville ancienne d Alep et tel qu il a fonctionné depuis la conquête arabo-musulmane (mission à Alep en septembre 2005 de E. Dardaillon, M. Chanesaz, J.-C. David). Il s agit d enregistrer l état actuel du travail des métaux (fer et acier, cuivre, bronze, or et argent) et du commerce des objets métalliques traditionnels (souks), avant la disparition complète de ces activités actuellement rejetées dans les zones artisanales par les règlements d urbanisme. Les questions portent sur la localisation des activités dans des souks spécialisés, dans le centre et différents quartiers anciens, l organisation de la profession, corporations, structuration familiale, etc., les techniques et savoir-faire, le vocabulaire du métier et des opérations techniques. L enquête actuelle doit être complétée par une recherche historique pour préciser les changements et les mécanismes d évolution. Une des problématiques fondamentales est celle du rapport entre des activités polluantes et les espaces urbains : le souk des forgerons est resté jusqu à une époque très récente à la porte de la Grande Mosquée, tandis que le souk des cuivres a été déplacé dans un faubourg, sans doute dès le XVI e siècle. La question de la conservation de certaines de ces activités dans leurs localisations héritées du passé est posée depuis peu par les responsables de la gestion du patrimoine et de son exploitation touristique, comme un élément important de l aménagement de la ville. Une seconde partie de la recherche est ethnoarchéologique, fondée sur la confrontation des données recueillies dans la ville traditionnelle islamique, avec celles qui ressortent des fouilles dans des sites urbains de l âge du Bronze. Cette confrontation doit permettre de mieux poser les questions concernant l organisation de ces activités dans les villes antiques et d apporter éventuellement des éléments de réponse. SÉMINAIRES, CONFÉRENCES, COLLOQUES, PUBLICATIONS Une séance de séminaire sur le patrimoine dans différentes villes du Proche-Orient a été organisée au GREMMO en février 2004 (C. Delpal et J.-C. David sur Alep, F. Bruyas sur Port Saïd). Conférence donnée par J.-C. David à l'ifpo Alep en avril 2004 sur le thème «Patrimoine habité, patrimoine contemplé : quel patrimoine pour les Alépins?». Conférence dans le cycle Jean-Pouilloux (MOM) : D. Poulot (professeur à Paris 1), 12 janvier 2005 : «L enjeu d une histoire du patrimoine». Exposition d Alexandrine Guérin sur la perception locale des fouilles de Zekrit (Qatar), du 10 novembre au 9 décembre 2005 à la MOM. Semaine internationale d Études sur le Moyen-Orient arabe organisée par N. Méouchy, chercheuse associée au GREMMO, à Aix. «États et sociétés en quête d avenir, des indépendances à aujourd hui», un atelier patrimoine (responsable J.-C. David) : «Patrimoine culturel et construction nationale». Cinq intervenants, architectes, historiens, anthropologues sur l Irak, l Égypte, la Jordanie, la Syrie. PROJETS Trois thèmes sont retenus pour ce «thème commun» pour le prochain quadriennal : Poursuite de la recherche sur l artisanat traditionnel des métaux à Alep dans la longue durée, notamment sur l évolution des localisations des ateliers et des boutiques dans la ville depuis le Moyen Âge, et sur les logiques de ces localisations, à partir de sources anciennes (historiens et chroniqueurs, actes de waqfs ), sur la terminologie en arabe et dans des langues anciennes pratiquées dans la région. Projets de publication «Patrimoine habité» par J.-C. David et C. Delpal. Des contacts ont été pris avec l éditeur «Parenthèses» qui est intéressé. Un gros travail d élaboration des données (exploitation des enquêtes par entretien auprès des habitants, des photos, des relevés habités), puis d écriture et de composition du livre, reste à faire.
PATRIMOINE HISTORIQUE ET IDENTITÉS NATIONALES 103 La réflexion des archéologues sur leurs implications dans l élaboration des patrimoines et des identités nationales devra profiter de deux évènements considérables concernant l émirat de Bahrein : le classement du site de recherche de l équipe d Archéorient (P. Lombard) à Bahrein dans le Patrimoine Mondial ; la construction et l aménagement du Musée Archéologique. La diversité exceptionnelle des cultures qui ont marqué plus ou moins profondément le territoire de l émirat doit apparaître dans les vitrines du musée et impliquer une prise de conscience et une reconnaissance de la diversité des identités nationales, anciennement et jusqu à maintenant. L inscription sur la liste du Patrimoine Mondial, à la demande des autorités, est un engagement à conserver, gérer et mettre en valeur les vestiges mis au jour. Les chercheurs de l équipe d Archéorient seront concernés par la réalisation de ces engagements et leur inscription dans des actes concrets. Leur expérience comme acteurs directs et observateurs sera analysée, présentée et confrontée avec d autres au cours de séminaires. D autres équipes de la MOM pourront participer à de tels séminaires et enrichir la confrontation.
THÈMES COMMUNS SCIENCES LIÉES AU TEMPS DES HOMMES RAPPORT D ACTIVITÉS 2003-2005 Responsable : Jean-Louis LÉONHARDT * La MOM a assumé, depuis 1992, un thème commun de réflexion épistémologique sur les Sciences de l Homme et de la Société, dans la mesure où, pour ses responsables successifs, toute activité scientifique impose une telle réflexion. La restructuration de la Fédération de recherche, avec plusieurs gros laboratoires centrés sur des cultures et des espaces historiquement datés y compris le monde actuel rend encore plus nécessaire à nos yeux, dans une perspective transversale et pluridisciplinaire, l engagement sur des analyses épistémologiques concernant la très longue durée. Argument du thème La question «Comment les Hommes produisent-ils des idées nouvelles?» est une question nouvelle dans l histoire des sciences. En effet, depuis Aristote, la question était entendue. C est par l observation attentive du monde que le savant «découvre» quelques propriétés nouvelles qu il exprime dans des propositions langagières. Ces propositions appelées postulats permettent d initier un processus déductif, grâce à la syllogistique, qui permet de produire de nouvelles propositions apodictiques, c est-à-dire vraies, connues par la cause et universelles. L empirisme, qui a tant innové dans l élaboration de l observation par des dispositifs techniques, n a pas varié sur ce point. Les langages catégoriques pour Aristote, mathématiques pour l empirisme sont considérés comme synthétiques au sens de Kant. La vérité d une proposition est en correspondance avec les phénomènes qu elle subsume. Cette conception du langage de la science préjuge de la raison de l Homme de science. La raison est soumise aux deux principes de contradiction et du tiers exclu. Il est considéré comme irrationnel de penser la vérité de deux propositions contradictoires puisque le réel, en correspondance avec la proposition, ne peut être lui-même contradictoire : «Il est impossible qu à la fois quelque chose soit et ne soit pas» nous dit Aristote. Cet édifice extraordinaire a été remis en cause dans une des productions les plus fameuses du système aristotélicien : la géométrie euclidienne. Après 2 400 ans de controverse concernant le postulat des parallèles, dit P 5, deux jeunes mathématiciens publièrent, vers 1830, des articles dans lesquels ils posaient «non-p 5 = vrai» sans remettre en cause la vérité de P 5. Pour la première fois en mathématiques, le principe de contradiction était violé. Ces nouvelles géométries «imaginaires», contrairement à toute attente, ne présentèrent aucune contradiction interne. La lente reconstruction qu imposa «l invention» des géométries non euclidiennes conduisit, explicitement ou implicitement, à considérer tous les langages monosémiques (catégoriques, mathématiques, informatiques, etc.) comme analytiques. Cette révolution dans les symboles (puisqu on qualifie ces langages de «symboliques») nous conduit nécessairement à reconsidérer le modèle aristotélicien de la raison. Désormais, la contradiction peut être «pensée», même si, dès qu on a choisi d assigner par convention la valeur vraie à une des deux propositions contradictoires, le principe de contradiction reprend tous ses droits. Dans cette nouvelle représentation de la raison, il n est plus irrationnel de projeter sur le monde des idées, aussi «irréalistes» soient-elles, à la condition de disposer d une procédure quelconque de réfutation. Sans prétendre que l observation du monde n est pas une source fondamentale de production d idées nouvelles, nous voulons explorer, dans le champ des Sciences de l Homme et de la Société, les conséquences du fait que des idées puissent être inventées par la raison. Année 2003-2004 Deux types de séminaires ont été organisés. Le premier se situe dans la suite du thème : «Comment les hommes produisent-ils des idées nouvelles?». Un deuxième type, non prévu initialement, a traité de l interprétation du Chapitre 19 des Seconds Analytiques, relative à la manière dont Aristote traite de la saisie des principes. Elle a conduit à critiquer les interprètes modernes de ce texte et à produire plusieurs traductions. Une publication est en cours. G. Ramunni a présenté la longue controverse initiée par I. Newton et Ch. Huygens sur la nature de la lumière : le premier affirme que la lumière est constituée de particules massiques, concentrées en un point de l espace, alors que Huygens considère la lumière comme une onde sans masse et répartie dans l espace. Dans le cadre de référence du rationalisme, ces deux théories sont incompatibles. Et cependant, chacun exhibe des expériences pour justifier son choix. La physique quantique, élaborée dans les années 1920, propose une tout autre approche puisqu elle admet que la * Téléphone : +33 4 72 71 58 80, e-mail : jean-louis.leonhardt@mom.fr
106 THÈME COMMUN lumière nous apparaît à travers l expérience sous les deux formes, corpusculaire et ondulatoire. Une telle théorie a été refusée par de très grands physiciens, tel A. Einstein, puisqu elle est incompatible avec le modèle de la raison rationaliste de l Homme de science. Depuis plus de 80 ans, toutes les expériences de réfutation de la physique quantique ont échoué. J.-L. Léonhardt a présenté une synthèse de la théorie de la science de K. Popper issue de la lecture de La logique de la découverte scientifique au cours de l année 2002-2003. Cette présentation avait pour objectif de proposer aux participants de soumettre cette théorie à la critique à partir d études de cas empruntées aux SHS. Deux séminaires de l année 2004-2005 ont traité de ce thème. Deux autres sont prévus pour l année en cours. J.-L. Léonhardt a insisté sur la question que K. Popper appelle le problème de la démarcation. Parmi tous les discours possibles, K. Popper affirme qu il est possible de tracer une ligne de démarcation claire entre les discours scientifiques et non scientifiques : une théorie ne peut être déclarée scientifique qu à la condition qu elle ait été soumise à des tests empiriques de réfutation. La question posée est la suivante : les théories proposées par les Sciences de l Homme et de la Société peuvent-elles entrer dans ce schéma? Au cours d un autre séminaire, J.-L. Léonhardt a présenté la théorie de J. Cauvin affirmant que la révolution néolithique peut se comprendre par une «révolution dans les symboles» précédant l apparition de l agriculture. Cette théorie a été très critiquée (par A. Testart en particulier) car le changement brusque que J. Cauvin observe, au Néolithique, dans la représentation symbolique (passage de représentations animalières à des figurations féminines) ne peut prétendre identifier la cause de la pratique agricole. J.-L. Léonhardt a montré que la connaissance de la cause, nécessaire à la théorie de la science aristotélicienne, a été abandonnée dès la fin du XVII e siècle. C est ainsi que la loi de la gravitation de Newton a été reconnue scientifique alors qu elle ne donne pas la cause de l attraction de deux corps. Ensuite, il a souligné que la théorie de J. Cauvin était réfutable empiriquement, même si peu de travaux ont été réalisés dans ce sens, les chercheurs en SHS étant plus orientés vers la vérification de leur théorie que vers leur réfutation. Le deuxième thème a été introduit par une présentation des diverses interprétations modernes de la théorie des principes chez Aristote. R. Blanché, O. Hamelin ou G. G. Granger proposent des interprétations diverses du chapitre 19 des Seconds Analytiques, mais qui se ramènent à une double théorie des principes : d une part, les prémisses qui initient le processus déductif (postulats ou axiomes) sont connus par la sensation qui permet par induction de saisir les principes et d autre part c est en voyant Callias que, par «intuition», m apparaît le terme universel de «homme». Cette présentation a été vivement critiquée par les spécialistes présents de la culture grecque. Cette double théorie des principes paraît tout à fait antinomique avec le désir d unité recherché par Aristote dans ses autres écrits. De plus, la traduction du terme grec «noûs» par «intuition» semble inadéquat. En vue de préparer une table ronde où seraient invités les spécialistes du grec de la MOM, deux traductions (réalisées par L. Basset et J. Cazeaux) ont été largement diffusées. La table ronde a réuni une dizaine de spécialistes du laboratoire HISOMA. De vifs débats ont caractérisé cette rencontre. De très nombreux échanges ont marqué ce travail véritablement collectif. Il est prévu de finaliser une traduction nouvelle de la théorie des principes d Aristote en octobre 2005. Année 2004-2005 A.-S. Dalix a animé un séminaire ayant pour thème la réfutation poppérienne appliquée au déchiffrement d inscriptions de Byblos. Au cours des fouilles menées sur le site de Byblos (Liban) de 1924 à 1975, ont été mises au jour des inscriptions rédigées dans une écriture jusqu'alors inconnue. Cette dernière a été qualifiée de «pseudohiéroglyphique» en raison de la parenté graphique des signes employés dans ce système et de ceux usités en Égypte ancienne. Plusieurs tentatives de déchiffrement ont été effectuées, mais elles se sont soldées par des échecs. Pourquoi? Quelle approche renouvelée peut-on proposer? Deux séminaires ont été consacrés à l histoire des transformations introduites à partir du XVII e siècle dans la pratique scientifique. Ces séminaires ont été centrés sur l introduction de l experimentum à partir de la reconstitution de l expérience du plan incliné de Galilée qui a conduit à la loi de la chute des corps : h = k t 2. Cette loi contredit la théorie aristotélicienne qui affirmait que la hauteur de la chute d un corps est proportionnelle au temps. Le dispositif de Galilée, bien décrit dans ses écrits, a été reconstitué. De nombreuses mesures ont été réalisées par diverses équipes d expérimentateurs. Contrairement aux affirmations de Galilée, J.-L. Léonhardt a montré que le florentin n a pas tiré sa loi de l expérience, mais que celle-ci réfute sans aucun doute Aristote. Galilée a imaginé une nouvelle loi qu il a ensuite soumise à l expérience. Les résultats expérimentaux concordent à 20 % près avec les prévisions théoriques. Ces erreurs sont principalement dues à la clepsydre, instrument peu fiable pour mesurer le temps. À la suite des séminaires sur le chapitre 19 des Seconds Analytiques, B. Helly a présenté une traduction dans laquelle une interprétation nouvelle des termes grecs épagogé (traduit habituellement par induction) et noûs est proposée.
SCIENCES LIÉES AU TEMPS DES HOMMES 107 P. Brillet a animé un séminaire sur l application de la théorie poppérienne des sciences aux SHS ayant pour thème : «Homère, poète oral : la thèse et la méthode de Milman Pary». Depuis l'antiquité, la nature particulière de la poésie homérique (construction, rythme, répétitions, etc.) a conduit ses interprètes à s'interroger sur la façon dont le poète composait. L'hypothèse qu'il le faisait oralement, bien que formulée dès l'antiquité, a été rejetée pendant des siècles au profit d'une critique traitant l'iliade et l'odyssée comme des écrits, et conduit de ce fait à les analyser et à les évaluer esthétiquement comme tels. C'est seulement suite à la réflexion de M. Parry dans les années 1920 que la théorie d'une composition orale s'impose. Parry progresse par induction, mais à chaque étape soumet sa nouvelle hypothèse à une série de tests de réfutation. Il constate tout d'abord le caractère formulaire de la poésie homérique et décrit ce qui apparaît comme un système très perfectionné, à la fois économique et étendu, dans lequel l'expression des idées est contrainte par sa place dans le vers et sa valeur métrique. Ce système ne peut, selon Parry, être l'invention d'un poète unique. Il a nécessité un long processus d'élaboration et de perfectionnement. La composition des poèmes est donc le fruit d'une tradition impliquant plusieurs générations de poètes. Cette hypothèse permet d'expliquer de façon positive et sans recourir, comme le faisaient les commentateurs antérieurs, à l'idée de l'interpolation, un grand nombre d'anomalies linguistiques et métriques de l'iliade et de l'odyssée. S'interrogeant sur la nécessité qui pousse des poètes successifs à mettre au point un système aussi perfectionné, Parry émet l'hypothèse que cette poésie traditionnelle est orale, et que des contraintes mnémotechniques sont à l'origine de l'invention du style formulaire. Pour l'étayer, il entreprend une étude approfondie des techniques de poètes oraux yougoslaves encore en activité au début des années 1930, qui le conforte dans sa conviction qu'homère hérite d'une tradition orale. Bien que soulevant un grand nombre d'objections, le travail de M. Parry, par sa rigueur et sa netteté, s'impose à partir des années 1950 et aboutit à un renouvellement complet des études homériques. Année 2005-2006 Cette dernière année du séminaire «Sciences liées au temps des hommes» sera consacrée à la grande crise de la raison des années 1900-1930 qui, de Frege à Gödel, remet en cause les fondements mêmes du rationalisme. Une attention particulière sera portée sur l influence en SHS de cette révolution de la pensée. Par ailleurs, l interrogation de la théorie poppérienne de la science en SHS sera poursuivie. Les travaux du séminaire «Sciences liées au temps des hommes» sont repris dans un livre ayant pour titre : L homme de science et sa raison. Le rationalisme est-il irrationnel? Il sera publié au cours de l année 2007.
CHANTIERS LES ATLAS Responsable : Olivier BARGE * La conception et le développement des atlas ne dépendent plus des seules compétences du cartographe. Les nouveaux outils de géomatique permettent de fournir des documents évolutifs et qui bénéficient de possibilités d'interrogation multiformes et multilingue. De plus, leur consultation et leur exploitation ne reposent plus exclusivement sur le papier, mais tendent à se faire de plus en plus fréquemment en direct, par l'intermédiaire de l'internet. De même, leur réalisation est devenue évolutive, potentiellement aux mains de différents opérateurs qui peuvent travailler sur un même document et l enrichir à distance. Trois opérations ont été retenues : l'aspro (Atlas des sites du Proche-Orient), l'atlas des villes de Syrie et l'atlas des paysages de Bithynie au XV e et XVI e siècle. Les deux premières ont pu être développées, la troisième attendra que son responsable (l actuel directeur de la MOM) ait à nouveau plus de temps à consacrer à la recherche. ASPRO ATLAS DES SITES DU PROCHE-ORIENT (Responsable É. Coqueugniot) Cette base de données sur les sites néolithiques du Proche-Orient (de 14 000 à 5700 BP), qui fut un des premiers projets multi-équipes de la MOM, fait l'objet de nouveaux développements dans le cadre du programme «Préhistoire du Proche et Moyen-Orient : bases de données bibliographiques, archéologiques et cartographiques», soutenu notamment par le Réseau des MSH. La base ASPRO est actuellement interrogeable sur Internet, mais uniquement sur le plan textuel. Une interface basée sur un Système d'information Géographique (SIG) est donc en cours de réalisation, afin de proposer un véritable outil de recherche à référence spatiale permettant, d'une part, d'interroger la base en croisant des critères textuels et géographiques et, d'autre part, de créer de façon interactive des cartes à partir des sous-fichiers déterminés par les requêtes. La constitution de la base cartographique est bien avancée. Sur un fond de carte réunissant plusieurs couches d'informations en mode vectoriel (relief, réseau hydrographique, réseau routier...) et en mode points (images satellites) sont enregistrées les localisations précises des sites archéologiques répertoriés dans l'actuel corpus d'aspro, ainsi que ceux qui seront intégrés dans la mise à jour prévue de cette base. L'interface, construite avec le Système d'interface Web Géographique ArcIMS (ESRI ) est en cours de réalisation. Une grande souplesse d'interrogation est nécessaire pour que le maniement de cette base par des utilisateurs français et étrangers soit convivial, mais il faut en parallèle une extrême rigueur dans la structuration des données et dans la définition des termes employés, qu'ils soient archéologiques ou géographiques. Aussi l'accent est-il mis en particulier : sur la souplesse des requêtes d'ordre spatial, qui prendront en compte soit des zones définies par l'utilisateur sur la carte, soit des «zones de voisinage» paramétrables (distances), soit des régions prédéterminées, définies sur la carte ou dans un menu déroulant (Levant nord, Jezireh...) ; sur la variété des requêtes d'ordre chronologique, qui s'appuieront sur des fourchettes de dates ou des dénominations culturelles ; sur la rigueur du vocabulaire employé, grâce à des listes de mots-clés bilingues (français-anglais) pour les différents champs descriptifs de la base (architecture, outillage lithique, céramique...). ATLAS THÉMATIQUE DE SYRIE (Responsable J.-C. David) Les villes, points d appui de l organisation territoriale, prennent une importance toute particulière dans la structuration du territoire syrien, défini par des frontières tardivement tracées. Les villes sont aussi les nœuds des réseaux économiques et, pour les plus grandes d entre elles, des relais vers le monde. Avec la mondialisation, les réseaux prennent le pas sur les territoires, mais nombre de réseaux, y compris des réseaux sociaux, sont ancrés dans une réalité territoriale concrète, cartographiable. Le but de ce travail est de publier une base statistique et cartographique sur la Syrie. Cela permettra de combler un vide, puisque, depuis 1980, aucun ouvrage général sur la Syrie n a été produit. L Atlas Thématique de Syrie sera aussi * Téléphone : +33 4 72 71 58 86, e-mail : olivier.barge@mom.fr
110 CHANTIER une base de données complète à la disposition des chercheurs, des bureaux d étude, etc. Ainsi, parallèlement à l édition sur papier, nous élaborons un cédérom de données statistiques et cartographiques. Le format choisi pour le livre, plus carré et plus important que le format A4 (30 ou 32 sur 23 ou 24), permettra de disposer plusieurs cartes sur une même page et d'insérer un commentaire écrit. La première partie de l ouvrage exposera le cadre spatial et historique dans lequel s inscrivent les villes. La seconde présentera les villes plus précisément, à travers les plans urbains, les évolutions internes, la répartition des activités, etc. Les parties seront divisées en chapitres thématiques, de courts textes compléteront les cartes, les chapitres seront clos par des schémas de synthèse. Première partie : l espace syrien En introduction, il paraît souhaitable de présenter la carte par points de la population et d en tirer quelques constatations générales : dissymétrie du peuplement, importance des pôles urbains de la Ma amoura, concentration linéaire le long des fleuves, densités importantes dans les montagnes de l ouest, importance des centres urbains anciens. Chapitre 1 La construction du territoire syrien (incluant une approche historique). Chapitre 2 La Syrie dans la transition démographique : répartition et évolution de la population. Chapitre 3 De l économie dirigée à l infitah. Chapitre 4 Des villes au réseau urbain (nous avions des villes isolées, concurrentes ; désormais Damas hiérarchise, plus ou moins efficacement, un réseau urbain national). Deuxième partie : les villes Chapitre 1 Damas : la capitale. Chapitre 2 Alep : la métropole du nord. Chapitre 3 Les villes intermédiaires (Homs, Hama, Lattaquié). Chapitre 4 Unité et diversités des villes pionnières du nord-est. (Raqqa, Deir ez-zor, Hassakeh, Qameschli). L équipe de coordination du projet F. Balanche, chercheur associé (UMR 5195 - GREMMO), O. Barge, ingénieur d études (FR 538 et UMR 5133 - Archéorient), A.-M. Bianquis, chercheur associé (UMR 5195 - GREMMO), J.-C. David, chargé de recherches (UMR 5195 - GREMMO), M. al-dbiyat, IFPO, Damas. Plusieurs partenaires institutionnels participent à la réalisation du projet : le Groupe de Recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (UMR 5195), la MOM, l Institut Français du Proche-Orient (IFPO), ainsi que des stagiaires et boursiers de l IFPO et d universités françaises, plusieurs organismes syriens, dont l'agence Générale de Télédétection Syrienne (GORS) et le Bureau Central des Statistiques (BCS), le CNRS libanais. Le travail de la cartographie et de l'information géoréférencée (SIG) est dirigé par O. Barge, géographe et spécialiste du SIG et par M. al-dbiyat, géographe. Ce projet permet de former aux techniques de cartographie et d'information géoréférencée des étudiants en master, qui collaborent au projet (à Beyrouth et à Lyon) ; des stages sont également offerts à des employés syriens du BCS. Financement Le projet est actuellement financé par diverses sources budgétaires : l IFPO - Observatoire Urbain (Beyrouth), le Service Culturel de l Ambassade de France à Damas, la MOM et le GREMMO, Lyon, l AUF (Agence de la Francophonie), Beyrouth. Avancement du travail et projets Pour le chapitre démographie, la carte par points de toutes les localités de Syrie (géoréférencées) a été réalisée d après le recensement de 1994 (travail à l IFPO Beyrouth, sous la direction de F. Balanche). Cette carte, fruit d un travail considérable, est la base pour d autres analyses qui seront figurées par des cartes secondaires. Les autres données du recensement 2004 seront prochainement accessibles. La préparation de leur utilisation est en cours, avec notamment la cartographie des limites de zones de recensement pour les villes (collaboration syrienne, BCS).
LES ATLAS 111 Les cartes historiques sont en voie d achèvement à la MOM (sous la direction d O. Barge, A.-M. Bianquis et J.-C. David) : huit cartes principales représentant huit périodes, cartes annexes et textes. Les chapitres sur les principales villes sont en cours d élaboration, grâce à l achat et au traitement d images satellitaires SPOT/ISIS (financement MOM au tarif préférentiel recherche) pour Damas, Alep, Homs et Hama (O. Barge). Des photos aériennes d autres villes ont été obtenues (F. Balanche). L élaboration des cartes à partir de ces images et d autres données nécessite la collaboration d un personnel formé aux techniques élémentaires de photointerprétation (étudiant en master, stagiaire) qui travaillera à la MOM avec O. Barge (en plus des autres collaborateurs pour la cartographie, déjà opérationnels à Beyrouth et Damas) : le problème du financement se pose pour le travail à réaliser à Lyon. La réalisation du projet demandera encore au moins un an et 2007 devrait raisonnablement être l année de sortie de l ouvrage.
CHANTIERS LES GUIDES DE LA RECHERCHE-SUR-WEB DE WWW.MOM.FR Responsable : Jean-François LEGRAIN * Webmestre de www.mom.fr/guides/ Les Guides de la recherche-sur-web (www.mom.fr/guides) font partie depuis 2001 des «chantiers de la MOM». Ils constituent un serveur hébergé par le site web de la MOM. La philosophie de ces guides s'inspire du Guide de Palestine-sur-Web de J.-F. Legrain, disponible sur le site (auparavant hébergé par la Documentation française). Autour d un pays, d une aire géographique, d une discipline ou d une simple question renvoyant aux centres d intérêt traditionnels de la MOM, il s agit d aider l internaute à obtenir le plus rapidement possible le renseignement ou le document enfoui dans cette gigantesque banque de données à laquelle donne accès internet, tout en lui fournissant un minimum d'information sur chacun des sites retenus, tant le réseau est à la fois bibliothèque et agence de propagande. L exhaustivité brute n est donc pas recherchée : les moteurs seront toujours bien plus performants que l homme dans ce domaine et la pratique quotidienne des Google et autres montre bien que, même disposant d une totale maîtrise de l instrument, l internaute renonce le plus souvent à sa quête devant des centaines, voire des milliers de références ou se contente de consulter les sites donnés dans la première page de résultats. En opérant des choix et des classifications, les Guides de la recherche-sur-web procèdent des annuaires plus que des moteurs. Ils sortent l exercice de l anonymat l œuvre d un auteur est identifiée et reconnue pour ses capacités scientifiques et soumettent sa construction aux règles classiques des «bibliographies raisonnées et commentées» ou des «états des lieux» sur telle ou telle question. La spécificité des Guides repose sur l identité de leur auteur : un spécialiste de la question traitée, chercheur le plus souvent, qui a fait d internet l une de ses sources habituelles. Créateur, il engage sa responsabilité scientifique dans sa sélection des URL et dans son commentaire. Connaisseur des langues de la recherche et de son terrain, il garantit une meilleure couverture du champ annoncé. Dans le cas d étude de pays ou d aires géographiques, les Guides de la recherche-sur-web associent habituellement une approche générale et le traitement de questions particulières, étant entendu que seules les ressources du net sont prises en compte et que l auteur a toujours présentes à l'esprit les grandes questions que tout un chacun peut se poser aujourd'hui face à ces pays ou ensemble de pays. Les «usuels» sont systématiquement identifiés (portails spécialisés, annuaires de sites, bibliothèques, bibliographies, banques de données, etc.), de même que les médias concernés, les centres et publications de recherche ; les acteurs (étatiques et non gouvernementaux), présentés dans toute la diversité de leurs sites (officiels, presse et associations de leur mouvance, etc.). Selon l actualité, certaines questions centrales à la vie de ces pays ou aires géographiques sont abordées. LES GUIDES DE LA RECHERCHE-SUR-WEB EN LIGNE MI-2005 Cinq Guides de la recherche-sur-web, liés à des pays, ont été mis en ligne et sont périodiquement mis à jour. - Le Guide de Palestine-sur-Web de J.-F. Legrain a été mis en ligne le 4 juillet 2001 et a bénéficié de 33 mises à jour. Il compte 12 URL différentes correspondant à environ 75 pages imprimées format A4. - Le Guide de l'intifada-sur-web de J.-F. Legrain a été mis en ligne le 2 avril 2002 et a bénéficié de 17 mises à jour. Il compte une URL correspondant à 11 pages imprimées format A4. - Le Guide des Arabes d Israël-sur-Web de L. Louër (CERI, IEP-Paris) a été mis en ligne le 1 er juin 2002 et a bénéficié d'une mise à jour. Il compte une URL correspondant à 7 pages imprimées format A4. - Le Guide de Jordanie-sur-Web de J.-C Augé (IFPO-Amman) a été créé le 18 septembre 2003. Il compte 11 URL correspondant à 18 pages imprimées format A4. - Le Guide de l'élection présidentielle palestinienne-sur-web de J.-F. Legrain a été créé le 18 décembre 2004 et a bénéficié de 5 mises à jour. Il compte une URL correspondant à 9 pages imprimées format A4. En dépit de promesses de certains auteurs potentiels, aucun guide à base disciplinaire n'a encore pu être mis en ligne. * UMR 5195 GREMMO, téléphone : +33 4 72 71 58 50, e-mail : jean-francois.legrain@mom.fr
114 CHANTIER En juin 2004, à côté de cette série de Guides à bases géographique ou disciplinaire, une nouvelle collection a été créée à titre provisoire. Visant à offrir des recherches qui font de l'approche de l'internet par les sciences sociales l'objet de leur analyse, elle obéit à la logique de l édition en libre accès dans le cadre du développement de l édition électronique. Internet et histoire : les Brigades des martyrs d'al-aqsa. Les pages Internet comme sources de l histoire du temps présent par Jean-François Legrain en est la première livraison mise en ligne le 11 juin 2004. L'ouvrage compte 52 URL correspondant à plus de 300 pages imprimées de format A4 pour le texte auxquels s'ajoutent 400 documents d'une ou deux pages chacun. LES GUIDES DE LA RECHERCHE-SUR-WEB SUR LE SITE MOM.FR Les statistiques du site www.mom.fr, disponibles depuis janvier 2003, montrent une croissance forte et quasi régulière de la fréquentation de l ensemble de ses pages, elles-mêmes en nombre croissant, mais dont le comput exact est impossible à dresser depuis l'apparition des pages dynamiques. La fréquentation des guides, au-delà de certaines fluctuations, est également en augmentation, les pics de l'hiver 2004-2005 étant à attribuer au décès de Yasser Arafat et à sa succession. La part de fréquentation des guides par rapport à l'ensemble du site, en revanche, est en décrue, décrue que l'on peut mettre en rapport avec l'augmentation du nombre total de pages et la création de pages dynamiques (bibliothèque et Sources chrétiennes). Moyenne mensuelle 2003 Nombre requêtes 2003 Moyenne mensuelle 2004 Nombre requêtes 2004 Moyenne mensuelle 1 er sem. 2005 Nombre requêtes Total Moyenne mensuelle Total MOM 51 547 618 569 93 322 1 119 858 272 295 3 372 199 112 407 Guides 4 057 48 688 5 948 71 371 8 404 170 484 5 683 Palestine 2 353 28 236 1 902 22 821 2 322 64 990 2 166 Intifada 394 4 727 410 4 916 477 12 507 417 Arabes d'israël 186 2 228 304 3 647 375 8 124 271 Jordanie 408 1 224 492 5 900 595 10 695 509 Internet et histoire - - 2 709 18 964 2 624 34 708 2 670 Election - - 261 261 426 2 815 402 LES MENTIONS DES GUIDES DE LA RECHERCHE-SUR-WEB SUR LE NET Une soixantaine de sites, au moins, font figurer sur leurs pages un lien de redirection vers l'un ou l'autre des guides. Ils relèvent pour la plupart des domaines de la recherche et de la formation universitaire, des médias, de la pédagogie scolaire, de la solidarité avec la Palestine, des ONG et des associations. PROJETS CONCERNANT LES GUIDES DE LA RECHERCHE-SUR-WEB La série des guides à base géographique est appelée à s enrichir de nouveaux éléments dans l'année à venir. Deux guides sont en cours de rédaction : Guide de Syrie-sur-Web par S. Chiffoleau (IFPO-Damas et GREMMO), et Guide de l'irak-sur-web par F. Lafourcade, doctorante à l'iep-paris. La nouvelle série est, quant à elle, appelée à rejoindre les «publications» de la MOM pour y devenir une collection dotée d un ISSN et d un ISBN d ouvrages en ligne (éventuellement pourvus d une édition papier) soumis aux mêmes contrôles que pour une édition «classique» (validation par un comité de lecture). Globalement les Guides de la recherche-sur-web rencontrent des difficultés à convaincre des auteurs potentiels d'apporter leur contribution. Plusieurs explications peuvent être avancées. En dépit d'une généralisation en cours de l'usage d'internet, nombre de chercheurs témoignent encore soit d'une pratique minimale, parfois réduite à une simple utilisation basique du mail, soit d'une méfiance globale à l'égard d'un média jugé peu fiable. La charge de travail nécessaire à la rédaction d'un guide et à sa mise à jour périodique apparaît, par ailleurs, comme trop lourde au vu du peu de cas porté à ce genre de production par les instances d'évaluation scientifique universitaires ou de recherche.
LES GUIDES DE LA RECHERCHE-SUR-WEB 115
Exemples d Estampages numérisés
CHANTIERS NUMÉRISATION Responsable : Bernard GEYER * Ce chantier a pour vocation d initier des opérations de numérisation d archives particulièrement importantes pour la recherche. Il s agit de mettre à disposition de la communauté scientifique des documents de travail dont la rareté, la spécificité ou la complexité rendent la consultation difficile, voire parfois impossible. Les différents services et plateformes de la MOM sont sollicités pour apporter leurs compétences sur ces opérations, qui bénéficient ainsi de développements réalisés par ailleurs et adaptés aux besoins particuliers des opérations de numérisation. NUMÉRISATION D'ESTAMPAGES (Responsables L. Darmezin et J.-B. Yon, HiSoMA) Les estampages, le plus souvent seule trace conservée des inscriptions anciennes, constituent des collections de documents patrimoniaux par essence uniques et généralement non remplaçables. Leur numérisation pose des problèmes particuliers liés à la nature même de l'archive. Fragile, réalisée en relief souvent léger, son scannage pose problème. L'opération de numérisation des estampages a été menée à bien par F. Laliberté, vacataire recruté sur contrat grâce aux crédits alloués par le Fonds National de la Science, dans le cadre de l'action Concertée Incitative «Numérisation», organisée par le réseau des Maisons des Sciences de l'homme. Projet initial et résultats Le projet initial était de numériser des estampages d'inscriptions provenant de la cité d'atrax en Thessalie (Grèce), soit environ 600 pièces, ainsi qu'une centaine d'estampages d'inscriptions grecques provenant de Baalbek (Liban) et de Bosra (Syrie). Grâce à l'utilisation d'un scanner Digibook 5600, le nombre d'environ 700 estampages, initialement prévu pour numérisation, a pu être presque quintuplé puisqu'on arrive à un total de 3 472 estampages numérisés qui se répartissent comme suit: 3 060 estampages de Thessalie, dont la collection provenant d'atrax, 202 estampages d'inscriptions du Proche-Orient : 44 (sur 44) de Baalbek, 115 (sur 115) de Bosra et 43 (sur 43) de la région de Homs (Syrie), 75 estampages (sur 75) d'inscriptions grecques de Gaule, 135 estampages d'inscriptions de Béotie (91 sur 704 de Thespies et 44 sur 44 d'orchomène). Sélection des estampages La collection des estampages conservés par l UMR 5189 - HiSoMA se monte à près de 10 000 pièces. Il a donc fallu opérer un choix, fondé sur les travaux scientifiques en cours de chercheurs de ce laboratoire : Atrax : «l'équipe thessalienne» (L. Darmezin, J.-C. Decourt, B. Helly et G. Lucas) travaille depuis plusieurs années sur le Corpus des inscriptions d'atrax (Thessalie), en collaboration avec A. Tziafalias (directeur des Antiquités préhistoriques et classiques de Larissa, Thessalie). Ce travail est en voie d'achèvement. Syrie-Liban : parallèlement à la publication de nouveaux volumes et à la refonte des anciens volumes des Inscriptions Grecques et Latines de Syrie, J.-C. Decourt, P.-L. Gatier, M. Sartre et J.-B. Yon constituent une base de données où l'on pourra consulter, entre autres éléments, les anciens volumes des IGLS sous forme d'images. Cette base sera consultable sur le Web, et il a paru intéressant d'y ajouter la possibilité d'y voir des images d'estampages. C'est pourquoi les estampages de l'émésène (région de Homs) (IGLS V), de Baalbek (IGLS VI) et de Bosra (IGLS XIII) ont été choisis. Gaule : le Service des publications de la MOM a publié le corpus des Inscriptions Grecques de France de J.-C. Decourt. La mise en ligne des estampages conservés à la MOM vient donc en complément de cette publication. Thespies : l UMR 5189 conserve les archives de Paul Roesch, chercheur décédé à la fin des années 1980. Deux chercheurs associés à HiSoMA, G. Argoud (Saint-Étienne) et A. Schachter (Oxford), en collaboration avec G. Vottero (Université de Nancy), ont entrepris de publier le corpus des inscriptions de Thespies (Béotie), que P. Roesch n'a jamais pu achever, en utilisant bien sûr les archives Roesch. * Téléphone : +33 4 72 71 58 22, e-mail : bernard.geyer@mom.fr
118 CHANTIER Finalité de ces numérisations/exploitation des images Une telle campagne de numérisation n'est évidemment pas une fin en soi. Elle représente en premier lieu, une sauvegarde des supports relativement fragiles que sont les estampages ; c'est pourquoi des images haute résolution ont été enregistrées sur Cédérom, ce qui permettra également de transmettre à des utilisateurs des images qu'ils pourront retravailler à leur gré, sur leur poste de travail. Mais le but essentiel de cette entreprise est la diffusion sur Internet de richesses documentaires conservées à Lyon. C'est pourquoi une base de données est élaborée par L. Darmezin pour les inscriptions de Grèce, et par J.-B. Yon pour les inscriptions du Proche-Orient, en collaboration avec le Service Web et bases de données et le Service Image de la MOM. Cette base documentaire regroupe, par un système de liens avec des bases déjà existantes ou en cours d'élaboration, des informations de diverses natures : informations documentaires et épigraphiques (lieu de trouvaille des pierres, lieu de conservation, n d'inventaire, type de support, publications, analyse du contenu, etc.), informations historiques (lien notamment avec une base de données sur l'évolution des toponymes thessaliens et l identification des sites antiques), informations bibliographiques (lien notamment avec la «Base IGLS»). Une première série de 150 estampages numérisés et renseignés est consultable à l adresse suivante : www.mom.fr/dossiers/estampages. Memorandum pour le choix du matériel de numérisation Rappelons que des estampages sont des empreintes d'inscriptions sur pierre : ils se présentent comme des feuilles de papier blanc, de taille variable, qui reproduisent les inscriptions en creux et qu'on lit sur l'envers où les lettres apparaissent en relief. Photographier un estampage, sur un support argentique ou numérique, suppose donc de faire ressortir le relief, pour permettre la lecture de l'inscription. Nous avons procédé à plusieurs essais avant d'opter pour l'utilisation du Digibook 5600. Scanner à plat : un test a été réalisé en 1999 par F. Ruard-Dumaine, dans le cadre d'un stage de DESS. Il a porté sur 70 estampages qui ont été numérisés sur un Scanner Umax A3 (plateforme technologique de la MOM). Cet essai a été peu concluant : s'il n'y avait pas de problèmes majeurs pour les estampages de petit format, non gondolés, et portant des inscriptions parfaitement lisibles, on se heurtait aux plus grandes difficultés dès qu'on dépassait le format A3 et que l'inscription était moins lisible. De plus, comme les estampages ne sont presque jamais plats, de nombreux reflets, provoqués par le passage non uniforme du rayon lumineux, rendaient les images presque «illisibles». Banc de reproduction numérique : réalisé en 2001 par C. Ferretti, photographe, avec un matériel Leica (plateforme technologique de la MOM), ce test a porté sur une quinzaine d'estampages choisis sur des critères physiques (format et lisibilité), pour fournir un échantillonnage des difficultés, plus particulièrement des problèmes posés par les inscriptions peu lisibles et les grands formats. S'il a permis d'obtenir des résultats très satisfaisants pour les estampages peu lisibles, grâce à un éclairage rasant, ce test a fait apparaître plusieurs difficultés : les grands formats (supérieurs à 50 cm) posaient toujours problème et on arrivait à une moyenne de 15 à 20 minutes de travail par estampage. Scanner Digibook 5600 : un essai réalisé sur ce scanner (acquisition Université Lyon 2, plateau technique de la MOM) s'est révélé beaucoup plus concluant. Le Digibook supprime en effet les problèmes de reflets et répartit beaucoup mieux l'intensité lumineuse ; de plus, il est beaucoup plus rapide que les autres formules. Enfin, si on ne peut pas proposer une procédure standard, on s'en rapproche. Il faut toutefois souligner que le problème posé par les estampages peu lisibles demeure : le Digibook ne fait pas de miracle. NUMÉRISATION DES ARCHIVES DE RAS SHAMRA-OUGARIT (SYRIE) Les fouilles du tell de Ras Shamra, qui recèle les vestiges de la cité d'ougarit, particulièrement florissante à l'âge du Bronze, se poursuivent depuis 1929. La masse d'archives récoltée depuis lors est considérable et de nature multiple. Sont conservés entre autres : des photos, négatifs, dessins, diapositives, structurés en système documentaire cohérent; un fichier objet, plan et locus, les dessins d'objets, dessins architecturaux et plans, les archives de gestion, correspondance et administration, les cahiers de fouilles, etc. Ces archives sont réparties en cinq lieux différents : Maison de fouilles de Ras Shamra, Maison de l'orient, Collège de France, Musée du Louvre, Musées syriens (Lattaquié, Damas, Alep). Leur masse est difficilement estimable, du fait même de cette dispersion géographique. Leur consultation est rendue difficile pour les mêmes raisons, alors que la plus grande partie de ces archives est encore inédite. Les partenaires scientifiques intéressés par un accès à ces archives sont nombreux. On peut citer parmi les plus importants : la Direction des Antiquités de Syrie, l UMR 5133 -
NUMÉRISATION 119 Archéorient, le Collège de France, l'institut d'études sémitiques, le Département des Antiquités orientales du Louvre, l'oriental Institut of Chicago. Le but de la numérisation, au-delà de la conservation d'un fonds d'archives patrimoniales particulièrement important, est de permettre le travail collaboratif sur ces archives rassemblées sur un même serveur, afin d'ouvrir cette documentation aux nombreux chercheurs intéressés par la Méditerranée orientale et le Levant, le site d'ougarit étant exceptionnel du fait, d'une part, de l'importance de la cité dans le monde antique à l'âge du Bronze et, d'autre part, de l'importance et de l'extension des fouilles qui y ont été réalisées. En raison d un manque de disponibilité des principaux intervenants de ce programme (exposition Ougarit et colloques, à l occasion du 75 e anniversaire de la fouille), les opérations n ont pu commencer qu en 2005. Le travail préparatoire d inventaire des différentes archives et de préparation des bases de données est en cours. L opération se poursuivra sur le prochain Quadriennal.
CHANTIERS OUTILS MULTIMÉDIAS Responsable : Séverine SANZ * Ce nouveau chantier a pour vocation de regrouper plusieurs opérations autour d actions pédagogiques et de valorisation sur support multimédia et d aider à leur développement (plus particulièrement dans la recherche de crédits et le fonctionnement). Deux axes ont pour l instant été retenus, structurés par une thématique commune : la diffusion des savoirs et des techniques archéologiques. Ils prennent la forme : d une collection de «documentaires interactifs multimédias», à destination des scolaires et du grand public ; d une série de didacticiels dynamiques permettant aux archéologues (chercheurs et techniciens) de manipuler certain logiciels de manière autonome dans une utilisation spécifiquement archéologique. LA COLLECTION «TRUELLES ET PIXELS : LES DISCIPLINES ET MÉTIERS DE L ARCHÉOLOGIE» documentaires multimédias interactifs d initiation aux sciences de l archéologie Le premier axe, qui a justifié la création de ce chantier, est orienté vers le documentaire ludo-pédagogique. Le chantier se propose de développer plusieurs produits multimédias sous la forme d une collection de sites Internet et de cédéroms à destination des scolaires et du grand public. Ces produits ont des objectifs communs : initier le public à l'archéologie en tant que discipline scientifique : en décryptant la démarche archéologique, ils sensibilisent à la démarche scientifique en général ; donner au public les moyens de s approprier une connaissance patrimoniale de dimensions tant internationale que régionale ; créer un support pédagogique interdisciplinaire ancrant dans le concret l archéologie et l histoire, mais aussi les sciences du vivant, la géographie, la géométrie, les mathématiques, la physique, la technologie, l'histoire de l'art, qui en sont des disciplines connexes ; un moyen pour les élèves de réunir des champs de connaissance éclatés en disciplines dans la pratique scolaire ; diffuser des techniques vers un public jeune et moins jeune ; valoriser les recherches des équipes de la MOM. Outre leur vocation de «produits grand public», les documents réalisés constitueront une source d informations, souvent inédites, pour les enseignants, étudiants, médiateurs culturels, journalistes. De plus, les développements pédagogiques et ludiques qu ils offriront en feront également des outils éducatifs exploitables dans le cadre d animations à destination des établissements scolaires. Ainsi, ils pourront être consultés à domicile, dans les bibliothèques et médiathèques, les centres culturels, en France mais aussi à l étranger, les musées, les structures de diffusion de la culture scientifique et technique, au sein des associations sur le Patrimoine, dans les établissements scolaires en France, dans les Écoles françaises à l étranger, dans les établissements des pays francophones. Ces réalisations seront mises en ligne via un portail Web dans le domaine http://www.mom.fr/. Ce type de support de diffusion permettra de prévoir des phases d actualisation tenant compte des avancées de la recherche. La commercialisation d une déclinaison sous forme de cédéroms, offrant un contenu plus complet est également prévue à partir du volet numéro 2. Pour chaque opération, un comité scientifique comprenant des scientifiques en lien avec la thématique traitée et des représentants étrangers, pour les missions hors métropole veillera à la qualité scientifique des contenus et validera l utilisation des données. Un comité éditorial comprenant des experts de la médiation scientifique et culturelle (partenariat avec le CCSTI de Lyon, service communication du CNRS, DIST), des professeurs et des pédagogues (partenariat avec le collège Clemenceau, Lyon 7 e ) et des experts du multimédia, a notamment pour tâches la définition d une ligne éditoriale, le choix des thématiques et des priorités et l évaluation des produits à chaque étape de leur réalisation. * Téléphone : +33 4 72 71 58 27, e-mail : severine.sanz@mom.fr
122 CHANTIER Une ligne graphique est en voie de définition pour la collection. Toutes les réalisations seront construites sur une architecture commune offrant plusieurs types de ressources autour du sujet traité, soit : de nombreux exercices ludiques et jeux, des fiches pédagogiques téléchargeables, une encyclopédie réunissant divers articles autour du sujet, un lexique, un annuaire complet de liens chapitrés et commentés vers des sites en rapport avec le sujet, une présentation des travaux des équipes de la MOM travaillant sur le sujet, un dispositif permettant aux utilisateurs du support (particuliers ou scolaires) d échanger des informations, la possibilité de poser des questions aux chercheurs par courrier électronique, des propositions d animations scientifiques dans les établissements scolaires (interventions des acteurs de la recherche). Thématiques des documentaires Des acteurs de la recherche sont déjà mobilisés sur les sujets suivants : Le bélier d Antaka. L objet archéologique et les méthodes de fouilles. HiSoMA (UMR 5189), mission francobangladaise de Mahasthan. Porteurs de projet : S. Sanz (CNRS, service cartographie), M. Bovagne (doctorante HiSoMA). Des animaux et des hommes. Le métier d archéozoologue. Archéorient (UMR 5133), plusieurs missions archéologiques. Porteurs de projet : E. Vila (chercheur CNRS, Archéorient), L. Gourichon (post-doctorant, Archéorient). Archéologie de la carte et cartes archéologiques. Service Cartographies et plusieurs laboratoires de la MOM pour les exemples d applications. Porteurs de projet : O. Barge (CNRS, responsable service Cartographie), S. Sanz (CNRS, service cartographie, HiSoMA). Le métier d architecte en archéologie. HiSoMA (UMR 5189) et IRAA (FRE 2777), plusieurs missions archéologiques. Porteur de projet : Th. Fournet (architecte CNRS, IRAA-HiSoMA). Des outils et des hommes : silex et obsidienne. Archéorient (UMR 5133) et plusieurs missions archéologiques. Porteur de projet : F. Abbès (CNRS, Archéorient). Les arts du feu : la céramique. Archéométrie et archéologie (UMR 5138), plusieurs missions archéologiques. Porteur de projet : Y. Waksman (chercheur CNRS, Archéométrie et archéologie), M.-O. Rousset (chercheur CNRS, Archéorient). D autres projets sont également envisagés sur l épigraphie ou encore l archéobotanique. Le premier documentaire (Le bélier d Antaka) a pour origine une animation sur borne, présentée pour la Fête de la science 2003 et 2004 et dont le succès a motivé la création de cette collection. La borne a été profondément remaniée, tant sur la forme et la technique que sur le contenu, pour devenir le «produit type» qui sera mis en ligne en décembre à l adresse suivante : http://www.antaka.mom.fr/ La recherche de partenaires et de crédits a constitué une grosse partie du travail du chantier. Or, si de nombreux partenaires ont proposé leur soutien ou leurs services (service partenariat et valorisation de la DR7, service Culture et patrimoine de la ville de Lyon, CCSTI), il y eu, pour l instant, peu de retour concernant les crédits. Trois réponses à appel d offre ont reçu des réponses négatives : Ministère de la Recherche : «création de produits de médiation scientifique en libre accès sur l Internet», juin 2004, Ministère de l Education Nationale (Educnet) : «demande de soutien à l édition numérique pour le scolaire et le supérieur», décembre 2004, Région Rhône-Alpes, par l intermédiaire de la délégation régionale du CNRS : subvention au fond d incitation au transfert de technologie, mars 2005. Une autre demande auprès de la région (dans le cadre du Cluster 13) est en attente de réponse à l heure de la rédaction de ce rapport. La visibilité prochaine du premier opus, entièrement financé par la MOM et par les entreprises rhône-alpines de graphistes et infographistes qui ont en grande partie travaillé bénévolement (Atelier Laliberté), permettra d appuyer de nouvelles demandes de financement.
OUTILS MULTIMÉDIAS 123 LES DIDACTICIELS «OUTILS LOGICIELS POUR L ARCHÉOLOGIE» Le second axe, lui aussi tourné vers la diffusion des techniques, est destiné à un public de personnes travaillant dans les métiers de l archéologie. Il s agit de manuels multimédias d autoformation sur l utilisation de certains outils logiciels en archéologie. Cartes et plans sur Illustrator (accessible sur l Internet : http://www.mom.fr/com/bases_de_donnees/index_c.html) Ce didacticiel est destiné en premier lieu aux archéologues (chercheurs et techniciens). Il vise à rendre l utilisateur autonome dans ses travaux de cartographie thématique simples et de mise au net des relevés. Le dessin de céramiques sur Illustrator Ce didacticiel est en cours de réalisation. Il décrira la mise au net de dessins d objets et de céramiques sur le logiciel Adobe Illustrator. La prise en main d ArcMap pour l archéologue Ce didacticiel est en projet, en collaboration avec le Service Cartographies. Il guidera les premiers pas dans l utilisation de ce logiciel de SIG. CONCLUSION Ce chantier a vu le jour assez récemment et le travail effectué pour l instant a principalement consisté en la mise en valeur et en la structuration de travaux souvent bien avancés, ainsi qu en la conception de développements et de prolongations. C est pourquoi on trouve, parmi les programmes du chantier, plus de projets que de réalisations. La création de ce chantier a également permis de concentrer les volontés et les motivations des équipes et des services désirant s investir dans ce genre d actions, et d ouvrir de nouvelles perspectives dans ce domaine.
TROISIÈME PARTIE LES ACTIVITÉS DES UNITÉS CONSTITUTIVES
UNITÉS CONSTITUTIVES ARCHÉORIENT ENVIRONNEMENTS ET SOCIÉTÉS DE L ORIENT ANCIEN UMR 5133 Directeur : Pierre LOMBARD * L unité Archéorient (créée sous le sigle de FRE 2654, puis transformée en UMR 5133) est issue de la profonde restructuration de la MOM, préparée tout au long de l année 2002. Elle a vu le jour au 1 er janvier 2003, aux côtés des trois autres laboratoires qui constituent aujourd hui les forces vives de la Fédération. Forte de 38 personnels statutaires 1 à la date du 1 er septembre 2005, notre UMR rassemble aujourd hui la quasitotalité des membres de la MOM travaillant sur le Proche et le Moyen-Orient ancien en archéologie préhistorique et historique, histoire, philologie, géographie, sciences de la Nature et sciences de la Vie, depuis le Néolithique jusqu à la fin de l âge du Fer. Elle a ainsi permis de fédérer les recherches conduites localement sur la Méditerranée orientale et l Orient ancien aux périodes pré-classiques, en favorisant résolument le croisement entre plusieurs disciplines. Le terrain couvert par les actuels programmes d Archéorient s étend de la Grèce à l Iran, et du Caucase au Yémen. Lorsqu ils ne sont pas sur le terrain, les chercheurs d Archéorient sont majoritairement basés à Lyon, où ils disposent de plus de 460 m 2 dans les locaux de la MOM, ainsi qu à la Commanderie de Jalès (Berrias et Casteljau, Ardèche), où Archéorient entretient, grâce à un budget spécifique du CNRS, une antenne active disposant de 850 m 2. Plus spécifiquement tournée vers les recherches en préhistoire orientale (archéologie, archéobotanique, archéozoologie), cette implantation ardéchoise comporte aussi une structure d accueil pour les chercheurs de passage, une bibliothèque, ainsi que des aires consacrées au stockage de collections archéologiques ou aux expérimentations (technologie lithique, archéobotanique ) ACTIVITÉS SCIENTIFIQUES Les activités scientifiques du laboratoire sont développées en détail dans le rapport quadriennal remis en parallèle à celui de la structure fédérative MOM. On en synthétisera ici les aspects essentiels. Le laboratoire est structuré depuis 2003 en trois équipes internes centrées sur des thématiques particulières : (1) Environnement et gestion des ressources (responsables : R. Dalongeville et G. Willcox), (2) Organisation de l espace (responsables : O. Rouault et D. Stordeur), (3) Identités et marqueurs culturels (responsables : É. Coqueugniot et Y. Calvet). Chacune de ces équipes fédère des programmes, eux-mêmes organisés en opérations, généralement de terrain mais aussi méthodologiques. Placées sous la responsabilité d un ou plusieurs membres de l unité, ces opérations sont soit développées en propre par notre laboratoire, soit s intègrent dans un réseau de collaborations extérieures, en France comme à l étranger : elles représentent l aspect concret de nos recherches et en génèrent les principaux résultats. Le croisement des démarches des archéologues et des environnementalistes (géo-archéologues, archéozoologues, archéobotanistes) au sein de l Équipe 1 Environnement et gestion des ressources s inscrit comme une priorité essentielle du laboratoire. Les méthodologies mises en œuvre, élaborées dans les précédentes unités desquelles Archéorient est issu, sont régulièrement développées et testées sur le terrain, comme au laboratoire. Elles s articulent autour de deux programmes consacrés aux paléoenvironnements et aux relations Hommes-milieu depuis le début de la vie sédentaire, dans des zones réputées difficiles. Le premier programme («Confrontation des données paléoenvironnementales : contextes naturel, archéologique et historique») vise à étudier comment les sociétés de Méditerranée orientale et du Proche-Orient se sont progressivement structurées, à la fois en symbiose et en opposition avec le milieu naturel, en utilisant ses possibilités, en cherchant à s affranchir de ses contraintes, ou en s y adaptant. Cette démarche, en 2003-2005, a été notamment appliquée avec succès aux zones littorales de Grèce et de Turquie (Projet MALRHO, MArqueurs des Lignes de Rivages HOlocènes), à l implantation de deux ports méditerranéens majeurs (Alexandrie, Kition), à la plaine crétoise de Malia, à la plaine syrienne du Ghab ou au secteur des marges arides de la Syrie du Nord (y compris la micro-région d Al-Rawda). * Téléphone : +33 4 72 71 58 52, e-mail : pierre.lombard@mom.fr 1 36,25 ETP (Équivalent Temps Plein), trois ITA CNRS ayant leur activité mutualisée avec d autres unités. Archéorient se compose aujourd hui de 24 chercheurs CNRS, 6 enseignants-chercheurs, 5,25 ITA, auxquels il convient d ajouter 2 professeurs émérites, plus d une trentaine de chercheurs associés français ou étrangers, ainsi qu un vivier de 34 doctorants (Cf. liste complète infra).
128 UMR 5133 Au sein du second programme («Maîtrise du monde naturel et stratégies de subsistance»), la plupart des opérations sont étroitement liées à des analyses de faune et de flore prélevées sur des sites du Levant, de Syrie intérieure et du Caucase, couvrant le Néolithique, le Chalcolithique et l âge du Bronze. Pour les périodes hautes, on s est plus particulièrement intéressé au phénomène de l agriculture pré-domestique (à un stade où les plantes sont encore morphologiquement sauvages) ainsi qu au développement des premiers élevages du Proche-Orient, à l époque charnière où l augmentation démographique des communautés villageoises a joué un rôle crucial en ce sens. Pour les périodes historiques, on retiendra l investigation des faunes nord-levantines (jusqu ici très peu connues au Bronze), fondée sur l ensemble des données archéologiques : archéozoologiques, mais aussi iconographiques et parfois épigraphiques. D autres opérations visaient à tester d une part la validité de nouvelles méthodologies, encore peu utilisées au Proche- Orient (analyses d isotopes stables, ADN ancien, méthodes statistiques) ou encore à comprendre les facteurs qui ont pu intervenir dans le choix des gisements de matières premières (silex, obsidienne), plus particulièrement dans le Caucase et dans la vallée de l Euphrate. L Équipe 2, Organisation de l espace, s est constituée autour des recherches communes des archéologues de l unité portant précisément sur la notion d espace, en prenant pour épicentre l agglomération construite, tout en considérant sa situation naturelle, son emprise directe sur l environnement immédiat, ou encore l étendue des territoires qu elle maîtrise. On travaille ici sur une période allant de la préhistoire récente (12 000-6 000 av. J.-C., Néolithisation et Néolithique) à l âge du Fer. Le premier programme («Espace construit») se fonde sur la notion d espace bâti, c est-à-dire l agglomération de constructions, du plus petit hameau jusqu à la ville. Il est évident que préhistoriens et archéologues des périodes historiques ont beaucoup à échanger dans ce domaine. Sont pris ici en considération non seulement l unité domestique individuelle (étudiée dans ses variantes et ses transformations, des premières maisons rondes jusqu aux modèles complexes), mais aussi l espace construit communautaire, l un et l autre sur la longue durée. On se trouve aussi confronté, pour les périodes historiques, aux questions d urbanisme et d apparition des villes structurées : identification, structure, fonction et insertion des grands bâtiments, hiérarchie et organisation respective des espaces collectifs et privés, etc. Ces diverses approches se sont fondées sur les terrains en cours d activité en 2003-2005. Pour les périodes hautes, et dans la vallée de l Euphrate syrien, on mentionnera surtout Djad é, où les constructions à murs curvilignes de la phase ancienne ont notamment révélé un exceptionnel décor de peintures géométriques polychromes, ou encore Tell Abr, fouille syrienne dirigée par un doctorant du laboratoire. En Damascène, on retiendra la reprise des fouilles de Tell Aswad, où, en limite de la zone construite, un cimetière d au moins 35 individus a révélé un spectaculaire dépôt de crânes surmodelés). Les schémas d évolution de l architecture dans le Caucase et leur comparaison aux grandes étapes reconnues en Mésopotamie ont été par ailleurs étudiées à Aratashen, dans la plaine de l Ararat, en collaboration efficace avec nos collègues arméniens de l Institut d Archéologie et d Ethnographie de Erevan. Les périodes historiques, enfin, ont été surtout explorées en Syrie, où les travaux conduits à Terqa (auxquels participent un nombre important de doctorants du laboratoire), s inscrivent dans une étude plus large du processus d urbanisation régional, mais aussi à Ougarit (développement du chantier «Grand-Rue»), et à Al-Rawda, exceptionnel site mono-période du Bronze ancien de la steppe syrienne, qui révèle un plan circulaire avec voirie radioconcentrique et fortifications, l assimilant à la tradition des villes circulaires de Syrie du Nord (Kranzhügeln). Les opérations de terrain de ce programme ont aussi concerné la cité sudarabique de Makaynun au Yémen et le site de Pasargades en Iran où, grâce aux techniques de prospection géophysique développées à Archéorient, on a pu repérer, pour la première fois, des quartiers construits en dur sur un site jusqu ici considéré comme composé de campements entre de grands monuments épars. Le second programme de l Équipe 2 («Terroirs et territoires») s intéresse plus particulièrement à ce qui entoure l espace construit précédemment envisagé. Il s agit d abord d évaluer la notion de terroir, que nous sommes parvenus progressivement à définir comme les limites d un espace connu, parcouru, exploité et maîtrisé. Les travaux conduits en 2003-2005 (plaine crétoise de Malia, région de l Euphrate syrien, bassin du lac de Van, vallées de montagne des Émirats arabes unis, zone de Persépolis en Iran) ont montré comment plusieurs implantations peuvent se rattacher de fait à un même terroir, situation débouchant sur une gestion commune des ressources immédiatement disponibles (eau, matériaux, possibilités agricoles et de pâtures) et, de fait, des échanges de matières premières comme de savoir-faire. Le thème central de réflexion de l Équipe 3 Identités et marqueurs culturels porte enfin sur les rapports entre les différentes cultures reconnues ou supposées du Proche-Orient ancien, ainsi que sur la reconnaissance et la caractérisation de leurs «signatures» matérielles. Cette question est envisagée non seulement par le biais de l étude de la culture matérielle (techniques de fabrication, styles, iconographies ), mais aussi à travers les pratiques symboliques ou les rapports entre cultures locales et influences extérieures. Intimement liés au problème des rapports interculturels, les échanges de biens, de savoirs ou d idées et les déplacements de populations (migrations ) contribuent aux réflexions interdisciplinaires au sein du laboratoire. Le premier programme de l Équipe 3 («Acquisition des techniques et transmission des savoirs») s attache, audelà de la simple caractérisation identitaire des cultures, à la compréhension des modes de vie et des connaissances
ARCHÉORIENT 129 techniques des populations concernées. Celle-ci est rendue possible par le croisement d approches variées : contexte archéologique, données textuelles, expérimentation (façonnage et utilisation des artefacts), tracéologie et archéométrie. En 2003-2005, on s est d abord consacré aux outillages de pierre et d os du Néolithique précéramique syrien (10 e - 7 e millénaire), du Néolithique et Chalcolithique de Grèce ou d Arménie (6 e -4 e millénaire), du Chalcolithique de Turquie et de l âge du Bronze syrien. Ces artefacts y sont généralement abondants et bien conservés, à la différence de ceux en matériaux organiques (bois), ou recyclables (métal). Ils constituent en outre des marqueurs sûrs des traditions culturelles et des activités techniques, dans la mesure où il est désormais possible de reconstituer toutes les étapes d une chaîne opératoire qui va de l obtention (et du choix) de la matière première, à la fabrication des outils (débitage, façonnage), à leur utilisation puis leur abandon. Les études céramologiques, par ailleurs, ont constitué un aspect important de ce programme : premières céramiques de Djézireh (Syrie, Turquie), productions syriennes du Bronze, matières vitreuses proche-orientales du Bronze et du Fer, ce dernier aspect illustrant l une des coopérations stratégiques de l unité avec le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (CR2MF). Le second programme («Cultures locales et cultures dominantes») se veut un lieu de rencontre entre archéologues et philologues du laboratoire. Il vise à tirer de l étude des documents archéologiques au sens large les modalités des influences réciproques entre les grands empires de Mésopotamie, d Anatolie ou d Égypte et les plus petites entités qui s insèrent entre eux ou les côtoient (petits États égéens, levantins, syriens, ou de la Péninsule arabique). Au-delà de la connaissance des techniques et de leur histoire envisagée dans le programme précédent, on cherche à privilégier les recherches sur les distinctions à opérer entre d une part les persistances liées à des contraintes techniques et les héritages culturels (choix propres au groupe), et d autre part les apports venus d autres cultures (dominantes?) et les inventions locales. C est, de fait, la part due à la stabilité, à la résistance à l acculturation et à la faculté créatrice des cultures locales que l on a chercher à évaluer, plus particulièrement en 2003-2005, en Égée et à Chypre (architecture funéraire), au Liban (industries lithiques), ainsi qu à Ougarit, à travers une catégorie spécifique d artefacts (le mobilier livré par le Palais royal), mais aussi par l étude des spécificités de l adaptation et de l usage local d la langue akkadienne (mise en place, notamment de la base de données terminologique ABDU). Les aspects identitaires, enfin, ne peuvent être appréhendés et compris qu au travers d une approche pluridisciplinaire faisant intervenir notamment l archéologie et l anthropologie biologique, illustrée par le troisième programme de l équipe («Migrations et mouvements de populations»). L étude de la biologie des populations anciennes intervient dans la compréhension de leurs interrelations et la mise en évidence des mouvements migratoires, mouvements qui peuvent entraîner la confrontation plus ou moins conflictuelle de deux ou plusieurs cultures, ou au contraire en découler. Les travaux ont privilégié cette approche archéo-anthropologique, à travers la conduite à bien de l opération sur les «ß-thalassémies, témoins des migrations préhistoriques dans le bassin méditerranéen» et la mise en place d une base de données interactive (NeHIR), la poursuite des études sur le peuplement néolithique de Chypre, et de celle, plus générale, de l évolution des pratiques funéraires des populations préhistoriques proche-orientales et d une éventuelle relation avec les déplacements de celles-ci. L ensemble des travaux conduits en 2003-2005 par les membres du laboratoire Archéorient ont généré une bibliographie de 22 monographies, 165 articles publiés dans des revues ou ouvrages collectifs à comité de lecture, 92 contributions publiées dans des actes de colloques et près de 120 articles de diffusion ou de vulgarisation. COLLABORATIONS INSTITUTIONNELLES ET INTERNATIONALES En France, près de 50 % de nos opérations de terrain en Méditerranée orientale ou au Proche-Orient sont conduites en liaison avec d autres laboratoires de recherche. Ce sont pour l essentiel des unités ou des institutions avec qui les chercheurs d Archéorient collaborent depuis de nombreuses années. On insistera particulièrement sur les liens anciens qui nous unissent à d autres laboratoires du CNRS : UMR 6635-CEREGE (Aix-en-Provence), 5199 (Bordeaux), 5534 et 5565 (Lyon 1), 6117 et 6578 (Marseille), 8591 (Meudon), 7041-ArScAn et 7055 (Nanterre), 5197 (Paris, Muséum National d Histoire Naturelle), 7619-SISYPHE (Paris-Jussieu), 7119-LESA (Paris), 6130-CEPAM (Valbonne), 8555 (Toulouse), sans oublier bien sûr nos partenaires quotidiens de la MOM : UMR 5138 (Archéologie et Archéométrie), 5189 (HiSoMa) et 5195 (GREMMO). Ces collaborations s étendent à d autres centres de recherche issus des universités de Caen, Nantes, Paris XII-Créteil, Reims-Champagne-Ardennes, mais aussi de l Institut Catholique de Paris (ELCOA), du Musée du Louvre (Département des Antiquités orientales), du Centre de Recherche et de restauration des Musées de France (CR2MF) de l EPHE (IVe section) ou de l École Centrale de Lyon. Ce réseau d échange permet à la fois d accroître notre efficacité, mais aussi d exporter notre savoir faire dans certains domaines particuliers. À l étranger, nos interlocuteurs sont avant tout les divers services des Antiquités ou administrations de l archéologie des pays qui accueillent et soutiennent nos recherches (Italie, Grèce, Chypre, Égypte, Turquie, Arménie, Syrie, Jordanie, Yémen, Bahreïn, Émirats arabes unis, Iran, ), ainsi que les institutions françaises qui y sont installées : École Française d Athènes, Institut Français du Proche-Orient (IFPO, Damas, Beyrouth, Amman), Institut Français d Études Anatoliennes (IFEA, Istanbul), Centre d Études Alexandrines, Centre d Archéologie et de Sciences Sociales
130 UMR 5133 de Sanaa (CEFAS, Yémen). Plusieurs de nos programmes sont enfin développés en synergie avec d autres universités, institutions ou laboratoires de recherche étrangers, dont les problématiques rejoignent les nôtres : Universités de Barcelone, Lleida et Saragosse (Espagne), Pavie (Italie), Oxford (Royaume-Uni), Liège (Belgique), Francfort et Halle (Allemagne), Athènes et Kavalla (Grèce), Varsovie (Pologne), Istanbul, Ankara et Van (Turquie), Saint-Joseph, Américaine de Beyrouth et Libanaise (Liban), Damas (Syrie), Erevan (Arménie), Laval (Québec), Michigan (Ann Arbor), Chicago, East Carolina (USA), Tokyo, Tsukuba et Okayama (Japon) ; IUED (Genève), CNR italien (Rome, Pise), British Museum (Londres), ICARDA (Alep), Académie des Sciences de Russie (Moscou) et d Arménie (Erevan). FORMATION À travers les activités d enseignement ou les responsabilités exercées dans le cadre du LMD par ses enseignantschercheurs ou ses chercheurs, notre unité est intervenue en 2003-2005 dans plus d une dizaine de cycles de formation initiale. Ceux-ci sont issus de l Université Lyon 2 (archéologie, géographie), mais aussi des universités de Bordeaux I (anthropologie biologique), Clermont-Ferrand (histoire, philologie), Genève (géographie/écologie), Lille 3 (philologie), Nantes (géographie), Paris I (archéologie), Paris IV (archéologie), Provence (archéozoologie), ainsi qu à l Institut Catholique de Paris (ELCOA : philologie). La vocation première d Archéorient, cependant, est d accueillir et de développer la formation à la recherche, en liaison avec son université de tutelle. Nous pilotons et finançons ainsi trois séminaires réguliers depuis la création de l unité en 2003 : Actualité préhistorique et préhistoire orientale ; Levant et Méditerranée orientale ; Actualité des terrains et des méthodes au Proche-Orient ancien. Tous séminaires confondus, ce sont près de soixante séances thématiques qui auront été proposées en 2003-2005 aux étudiants de doctorat et de DEA/Master de l Université Lyon 2, ainsi qu aux chercheurs. Par ailleurs, le laboratoire accorde une importance toute particulière à son rôle d équipe d accueil des doctorants de nos spécialités. D une vingtaine en 2003, ceux-ci sont aujourd hui au nombre de 34, et sont encadrés par les trois enseignants-chercheurs et les six chercheurs CNRS 2 Huit thèses ont été soutenues en 2003-2005 et une neuvième le sera dans les prochaines semaines. À défaut de pouvoir proposer à tous les doctorants une structure d accueil quotidienne (que nous ne désespérons pas de pouvoir mettre en place un jour), le laboratoire s est attaché à structurer au mieux ce vivier d avenir (diffusion des informations, représentant nommé au Conseil de Laboratoire ). Deux Rencontres Doctorales ont déjà été organisées au sein de l unité, avec publication prochaine des interventions dans la revue Orient-Express. Cette formule de rencontres régulières entre étudiants et chercheurs d Archéorient s est révélée très positive pour les uns et les autres ; elle pourrait être étendue dès 2006 à l échelle de la MOM. DIFFUSION Quatre colloques ou tables rondes internationaux ont été organisés (ou vont l être dans quelques semaines) par Archéorient en 2003-2005 : «Après l empire : crise de l État et de la monarchie en Mésopotamie du Nord et en Anatolie (XIII e -XI e s. av. J.-C.)» (O. Rouault, en collaboration avec M.-G. Masetti-Rouault) ; «Recherches à Ougarit, royaume syrien du II e millénaire» (Y. Calvet, en collaboration avec B. Jamous, A. Caubet, P. Bordreuil et G. Galliano, dans le cadre de l exposition organisée au Musée des Beaux-Arts de Lyon, cf. infra) ; «Haute-Mésopotamie : la crise de 2100 av. J.-C. a-t-elle eu lieu?» (C. Marro, en collaboration avec C. Kuzucuoglu) ; «Le mobilier royal du Palais d Ougarit» (V. Matoïan). Notre laboratoire et la MOM accueilleront par ailleurs en 2006 le colloque international ASWA / Archaeozoology of South-West Asia (E. Vila). Si notre laboratoire ne gère pas, en propre, un périodique ou une collection, plusieurs de ses membres sont par ailleurs investis dans les activités éditoriales. On évoquera ici la direction de Paléorient, revue pluridisciplinaire internationale de préhistoire et de protohistoire d Asie du SE et d Asie Centrale (revue propre du CNRS) (É. Coqueugniot, depuis septembre 2004), celle de Abstracta Iranica, revue de bibliographie critique SHS sur le monde iranien (R. Boucharlat, qui co-dirige aussi, avec M. Bazin, Studia Iranica), ou encore des Bulletins et Mémoires de la Société d Anthropologie de Paris, seule revue française d anthropologie biologique d audience internationale, soutenue par le CNRS (F. Le Mort). On rappellera aussi qu un membre de l unité a assuré la direction du Service des Publications de la MOM de 2000 à octobre 2005 (R. Boucharlat). DOCUMENTION Le site Web du laboratoire (réalisé par P. Lombard et V. Matoïan, avec l aide d A. Thomas) devrait être en ligne avant la fin de l année 2005. Outre une brève présentation des deux implantations du laboratoire (Lyon et Jalès), il 2 Habilités à diriger des recherches
ARCHÉORIENT 131 rassemblera des informations sur chacun des personnels de l unité, leurs thèmes de recherche, leurs travaux en cours, ainsi que ceux des doctorants accueillis (résumés de thèses). Il offrira en outre une présentation des principaux terrains du laboratoire, et des principales opérations conduites. À plus long terme, ce site aura vocation à héberger des bases de données textuelles ou photographiques (base de données anthropologiques NeHIR (F. Le Mort) couvrant pour l instant l ensemble des sites épipaléolithiques et néolithiques du Levant Nord et de Turquie, base de données photographiques de taxons archéobotaniques (G. Willcox), dictionnaire de l akkadien d Ougarit (Base ABDU, Fl. Malbran-Labat et C. Roche)), ainsi que des bibliographies thématiques et des compilations de liens internet disciplinaires. Au niveau fédératif, par ailleurs, Archéorient joue un rôle affirmé dans le développement de la bibliothèque de la MOM. Le laboratoire a alloué depuis sa création un budget global de 7.500 euros aux achats de livres (fonds PHG/Préhistoire-géographie-méthodologie et AOR/Archéologie orientale). Plusieurs de ses chercheurs et enseignantschercheurs font partie des diverses commissions qui discutent et décident des achats. Le laboratoire gère aussi la totalité (plus de 3000 documents) de la cartothèque de la MOM (O. Barge) et participe de près au pilotage et au développement de la nouvelle structure de mise à jour de l Atlas des Sites du Proche-Orient, 14 000-5700 BP (ASPRO, É. Coqueugniot, C. Chataigner ) VALORISATION Cette activité, élément essentiel de l activité des chercheurs d Archéorient, s inscrit résolument dans notre stratégie de laboratoire. De nombreuses actions ont été menées sur la période 2003-2005, pilotées par un membre particulier de l unité ou organisées sous forme d opérations plus collectives. L année 2004 a vu l aboutissement du projet d exposition «Ougarit. Aux origines de l alphabet» (Musée des Beaux-Arts de Lyon, 21/10/2004 au 17/1/2005). Cette réalisation d envergure a été rendue possible grâce à un commissariat partagé entre une conservatrice du Musée (G. Galliano) et Y. Calvet (membre d Archéorient et directeur de la Mission archéologique franco-syrienne de Ras Shamra-Ougarit), mais aussi de l active collaboration de plusieurs chercheurs ou doctorants de l unité, également membres de la Mission (C. Castel, E. Coqueugniot, E. Dardaillon, B. Geyer, F. Malbran-Labat, J. Mallet, V. Matoïan, C. Roche, E. Vila), pour la rédaction du catalogue de l exposition, ainsi que d un n spécial de la revue Dossiers d Archéologie. À la demande de la Direction Générale des Antiquités et des Musées de Syrie, Archéorient fut aussi à l origine du nouvel «Espace Préhistoire» du Musée National de Damas, conçu et réalisé dans le cadre du programme MEDA de la Commission Européenne par D. Stordeur, assisté de F. Abbès et d autres chercheurs de l unité. Ces trois salles, dédiées à la «révolution néolithique», visent à expliquer (à travers 17 vitrines, 20 panneaux thématiques et plusieurs maquettes) comment la série d inventions majeures qui se succèdent en Syrie de 12000 à 6000 av. J.-C. ont permis, à terme, aux populations du Proche-Orient, de construire des villes et des états. La réalisation de cette exposition s est accompagnée d une formation à l intention des personnels associés à la DGAM (architectes, fonctionnaires, étudiants). Un autre projet muséographique, destiné à valoriser les résultats de la fouille ancienne de Cafer Hüyük, est actuellement en cours de réalisation au Musée de Malatya (Turquie) (C. Marro, V. Matoïan, puis F. Abbès) Le laboratoire s attache enfin à être présent lors des diverses éditions de la Fête de la Science : animation d ateliers pédagogiques («Des animaux et des hommes : un métier peu connu, celui de l archéozoologue» (E. Vila, L. Gourichon, en 2003) ; «Écritures cunéiformes de Mésopotamie et du Levant» (C. Roche, en 2005) ou présentation d expositions («Ougarit blues», V. Matoïan, en 2005). On mentionnera aussi la collaboration de l unité (Ph. Abrahami) au film documentaire Jeux d écritures réalisé pour la MOM par D. Pelligra en 2003-2004 grâce à un financement de la Région et de l Association des Amis de la Maison de l Orient. PERSPECTIVES Depuis sa création au début de 2003, notre unité a pu maintenir son effectif, malgré plusieurs départs à la retraite, et même l augmenter sensiblement, grâce au recrutement de trois chercheurs (J.-P. Goiran, V. Matoïan et C. Roche), d un ingénieur de recherche (F. Abbès), de la mutualisation du quart de l activité d une secrétaire-gestionnaire complémentaire (C. Bouchard), et de l attribution de deux CDD de la part du CNRS (un chercheur, P. Quenet, et un post-doc, J. Bendezu-Sarmiento). Cette évolution sera confortée dès le début de 2006 par l affectation, via mutation, d un dessinateur infographe (G. Devilder) et par la mutualisation d un technicien sédimentologue (V. Gaertner) entre notre unité et l UMR 5600 et son laboratoire de géomorphologie et de géoarchéologie de Bron. Ces évolutions auront pour conséquence directe d abaisser l âge moyen des personnels du laboratoire, qui de 49,17 ans en 2003, passera à 45,3 ans au 1/1/2006, situant ainsi Archéorient en excellente position au sein d un département Homme et Société dont la moyenne s établit à 49,1 ans (stat. 2003). Ces nouveaux recrutements ont surtout permis de renforcer plusieurs pôles techniques (dessin), mais surtout de recherche, soit insuffisamment développés (épigraphie, philologie) soit menacés à
132 UMR 5133 court ou moyen terme par l évolution démographique de l unité (géomorphologie, préhistoire). Il n en reste pas moins que nous demeurons très vigilants sur ce problème capital de renouvellement permanent des effectifs. En termes d organisation, le laboratoire proposera pour le nouveau contrat quadriennal une sensible évolution de sa structuration interne. Nous souhaitons d abord mieux rendre lisibles les recherches d Archéorient consacrées au domaine funéraire, jusque-là dispersées entre plusieurs programmes, alors qu un potentiel évident de spécialistes ou de terrain existe en ce sens, et qu un pôle de réflexion collective paraît souhaitable sur cette thématique. Par ailleurs, l attribution en 2005 d un contrat post-doctoral en archéologie funéraire (domaine iranien), ne peut que nous y encourager ; cette volonté se traduira concrètement par la création d une nouvelle équipe interne («Pratiques funéraires : diversité, évolution»). De la même façon, l arrivée d une jeune philologue (C. Roche, spécialiste d akkadien périphérique), relance toute une dynamique de recherche demeurée peu exploitée au sein du laboratoire et conduira, avec les quelques autres philologues de l unité, à une refonte profonde de l équipe 3 d Archéorient. Plus généralement, le «challenge» d un directeur-animateur de laboratoire est de pouvoir (savoir?) transformer les démarches personnelles de recherches de chacun en une réflexion collective au sein de l unité qui ne peut que s enrichir par l apport des diverses spécialités représentées, et au bénéfice de tous. Moins de trois ans d existence d un nouveau laboratoire ont clairement montré la difficulté de la tâche. Cette volonté de meilleure mise en perspective des nombreux résultats recueillis sur les nombreux terrains d Archéorient est clairement réaffirmée ici : elle doit constituer une priorité pour les années à venir. 1 Personnels permanents affectés au 1/10/2005 (en italiques, personnels HDR) LISTE DES PERSONNELS DE L'UNITÉ AU 1/10/2005 Chercheurs CNRS BATTINI Laura CR1 fin congé parental au 1/9/2005) BENECH Christophe CR2 promotion CR1 évaluée à l automne 2005 BENOIST Anne CR2 promotion CR1 évaluée à l automne 2005 BOUCHARLAT Rémy DR2 mise à disposition du MAE à compter de 09/2005, recherche demeure inscrite à l unité CALVET Yves DR2 CASTEL-NOGRETTE Corinne CR1 COQUEUGNIOT Eric CR1 DALONGEVILLE Rémi DR2 GEYER Bernard DR2 GOIRAN Jean-Philippe CR2 HELMER Daniel CR1 LE MIÈRE Marie CR1 LE MORT Françoise CR1 LOMBARD Pierre CR1 MALBRAN-LABAT Florence DR2 MALLET Joël CR1 départ retraite au 25/11/2005 MARRO Catherine CR1 MATOÏAN Valérie CR1 MÜLLER-CELKA Sylvie CR1 ROCHE Carole CR2 STORDEUR Danielle DR2 VILA Emmanuelle CR2 promotion CR1 évaluée à l automne 2005 WILLCOX George CR1 Enseignants-chercheurs en rattachement principal ABRAHAMI Philippe MCF2 Université Lumière Lyon 2 CALLOT Yann PR2 Université Lumière Lyon 2 DEBAINE Françoise MCF2 Université de Nantes MONCHAMBERT Jean-Yves PR2 Université de Paris IV ROUAULT Olivier PR1 Université Lumière Lyon 2 VILLARD Pierre PR2 Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand II
ARCHÉORIENT 133 Ingénieurs, techniciens, administratifs (ITA) Grade Remarques particulières ABBÈS Frédéric IR titularisation probable au 1/12/05 ARZENS Brigitte BARBOT François T AJT BARGE Olivier IE mutualisé à 50% avec la FR 538 (MOM) BOUCHARD Cécile AJT mutualisée à 25% avec la FR 538 (MOM) et l UMR 5195 (GREMMO) CHATAIGNER Christine IR GINEYS Agnès TCE mutualisée à 50% avec l UMR 5195 (GREMMO) 2 Personnels statutaires non permanents Chercheurs sous contrat Type de contrat Remarques particulières BENDEZU-SARMIENTO (Julio) Contrat post-doc CNRS jusqu au 31/8/2007 QUENET Philippe Contrat CNRS jusqu au 31/3/2007 Chercheurs et enseignants-chercheurs émérites Grade Remarques particulières AURENCHE Olivier PR1 jusqu au 31/8/2006, renouvelable PELON Olivier PR0 jusqu au 31/8/2008 Doctorants (*= allocataire de recherche) Directeur(s) de thèse Remarques particulières ALARASHI Hala D. Stordeur ARIMURA Makoto O. Aurenche AUBAZAC Guillaume O. Rouault BALZA Maria Helena O. Rouault, C. Mora BLACHON Vanessa O. Aurenche CHAHOUD Ahmed O. Rouault CLAMAGIRAND Anne Cécile O. Rouault COLONNA D'ISTRIA Laurent O. Rouault CUNY Alexandra O. Rouault, J.-Y. Monchambert DARDAILLON Ella M. Yon DAUJEARD Camille C. Guérin DONCIEUX Nathalie O. Rouault FRANK Constance O. Rouault GAUVIN Lucie J.-Y. Monchambert inscrite à l Université de Paris IV GERTOUX Gérard P. Villard GONDET Sébastien R. Boucharlat KHAWAM Rima D. Stordeur LAZZARINI Catherine O. Rouault LEVRAY Magali F. Malbran-Labat MAHMOUD Omar O. Rouault MARLE-GRAND Bénédicte O. Rouault MAS Juliette O. Rouault MIHSEN Nebal* O. Rouault MONDOT Denis P. Villard ONNIS Francesca* O. Rouault OSSMAN Mouheyddine O. Rouault PAYET Karine F. Malbran-Labat RIVOAL Marion B. Geyer, P.-L. Gatier ROBERT Béatrice O. Rouault SALMON Sabrina O. Rouault SANCHEZ-PRIEGO Juan-Antonio D. Stordeur SIBONI Marie O. Rouault VIGNOT Anne B. Geyer, H. Richard YARTAH Taher D. Stordeur
134 UMR 5133 Chercheurs associés français Titre et rattachement principal Équipe(s) interne(s) de rattachement ANDRÉ-SALVINI Béatrice Conservateur, Musée du Louvre (AO), Paris 3 ARGANT Jacqueline Enseignante retraitée, Lyon 1 ARNAUD Daniel Professeur à l EPHE, Paris 3 BORDREUIL Pierre Chercheur retraité, Paris 3 CALLOT Olivier Chercheur, IFPO, Damas (Syrie) 2 CAUBET Annie Conservateur, Musée du Louvre (AO), Paris 3 CHEVALIER Nicole Ingénieur, Musée du Louvre (AO), Paris 3 FAURE Martine MCF, Université Lyon 1 1 FOUACHE Éric PR, Université de Paris XII (Créteil) 1 GACHET-BIZOLLON Jacqueline Chercheur indépendant, Lyon 3 LACKENBACHER Sylvie Chercheur retraitée, Paris 3 MARCHEGAY Sophie Chercheur, Tampico (Mexique) 2, 3 MARGUERON Jean Professeur retraité, Paris 2, 3 MOUTON Michel Chercheur, IFPO, Damas (Syrie) 2 NOCA Lionel Architecte, Lyon 2 Chercheurs associés étrangers Titre et/ou institution d origine Équipe interne de rattachement AL-DBIYAT Mohammed Chercheur, IFPO, Damas (Syrie) 1 ANFRUNS Josef Post-doc, Barcelone (Espagne) 1 BADER Nicolaï PR, Académie des Sciences, Moscou (Russie) 3 BALKAN-ATLI Nur PR, Université d Istanbul 3 CHABOT Jacques Chercheur, Université Laval (Québec) 3 CHRISTIDOU Rosalia Post-doc, Kavalla (Grèce) 3 HASSERODT Monika Post-doc, Lyon 3 IBANEZ-ESTEVEZ Juan Antonio MCF, Université de Santander (Espagne) 2 KOZLOWSKI Stephan PR, Université de Varsovie (Pologne) 2 MOLIST Miquel PR, Université autonome de Barcelone (Espagne) 2 MUHESEN Sultan PR, Université de Damas (Syrie) 1 PARDEE Dennis PR, Oriental Institute, Chicago (USA) 3 SAÑA-SEGUI Maria MCF, Université autonome de Barcelone (Espagne) 1 TRABOULSI Myriam MCF, Université Libanaise, Beyrouth (Liban) 1 VITA Juan Pablo PR, Université de Madrid (Espagne) 3 YAZBECK Corinne Post-doc, Beyrouth (Liban) 3
UNITÉS CONSTITUTIVES HISTOIRE ET SOURCES DES MONDES ANTIQUES Institut Fernand-Courby & Sources chrétiennes UMR 5189 HiSoMA Directeur : Jean-Claude DECOURT * L'UMR Histoire et Sources des Mondes antiques a été créée rétroactivement au 1 er janvier 2003 dans le cadre de la restructuration de la MOM. Elle regroupe désormais, comme l'indique son sous-titre, une partie des activités de l'ex- UMR 5649, Institut Fernand-Courby, et la composante Sources chrétiennes de l'umr 5035, Textes et histoire du Christianisme. L'effectif de l'unité au 1 er octobre 2005 est de 12 chercheurs CNRS (dont 2 DR émérites), 32 enseignantschercheurs en rattachement principal (dont un PR émérite), 8 ITA (dont 2 mutualisés à 50 %), 7 IATOS et 3 personnels sur ressources propres. Elle compte également 56 doctorants. Il faut leur ajouter une bonne vingtaine de chercheurs et d enseignants-chercheurs étroitement associés aux programmes en cours. Ces personnels sont répartis pour l'essentiel sur trois sites différents, à Lyon à la MOM et à la Faculté catholique pour l'équipe Sources chrétiennes et à l'université François-Rabelais de Tours. Le laboratoire couvre des champs très vastes. Vastes géographiquement, puisque ses membres interviennent de l'océan Indien jusqu'aux confins occidentaux de l'europe, ou de la Macédoine au Nord à l'égypte et l'arabie au Sud. Vastes chronologiquement, puisque des chercheurs s'intéressent à l'égypte pharaonique, d'autres aux derniers temps de la civilisation byzantine au Proche-Orient ou au début du christianisme occidental. Vastes enfin par les disciplines mises en œuvre, archéologie, philologie, patristique, papyrologie, histoire ancienne, pour n'en citer que quelques-unes. Mais, par delà toutes ces spécificités, ce qui fait l'unité du laboratoire c'est l'attention permanente que porte l'ensemble de ses membres «à la terre et au papier» pour reprendre la formule fameuse de l'épigraphiste Louis Robert : il ne saurait y avoir un privilège en faveur de l'un ou de l'autre ; au contraire, les données de l'archéologie et celles issues de l'étude de toutes les formes de textes contribuent également à notre connaissance de l'histoire de l'antiquité. De ce point de vue, l'épigraphie, qui s'intéresse autant au monument support qu'au texte gravé, est particulièrement représentative ; c'est aussi l'une des disciplines majeures de notre unité. ACTIVITÉS SCIENTIFIQUES L'unité s'est organisée au cours de l'année 2002 autour de trois programmes : Études régionales : Méditerranée orientale et Orient antiques ; Constances et innovations en Méditerranée orientale et dans l'orient antiques ; Sources chrétiennes, eux-mêmes déclinés en axes et opérations. Cette organisation complexe, qui tend à parcelliser et gêne la lisibilité, a fait l'objet d'une réflexion au sein du laboratoire et une nouvelle organisation interne est proposée in fine, dans le cadre de la préparation du quadriennal 2007-2010. Quoi qu'il en soit, le temps écoulé depuis la création de l'umr (deux ans et demi) est court. Si certains défauts peuvent être d'ores et déjà corrigés, les rapprochements décidés en 2003, pour être vraiment effectifs, demanderont certainement encore du temps. Ces années ont été marquées, d'abord, par une intense activité de terrain, sur à peu près tous les chantiers «traditionnels» de l'unité : prospection archéologique en Égypte (Wadi Natrun, Taposiris), Asie Mineure (territoire de Comama en Pisidie, Troade), Liban (Nahr Ibrahim), Arabie (Wadi Ram) ; relevés architecturaux et topographiques en Syrie (Bosra, Palmyre), en Égypte (Coptos) et à Koweit ; fouilles à Antioche de Pisidie, dans le Wadi Natrun, le Wadi Ram, à Zeugma, au Liban (Yanouh), ainsi qu'au Bengladesh, sur le site de Mahasthan. Tous ces travaux relèvent de deux des disciplines fondatrices de l'unité, l'archéologie et la géographie historique. Les activités touchant à la préparation des corpus épigraphiques ont également notablement progressé. Pour la Thessalie, la rédaction du corpus d'atrax est désormais chose faite. La documentation concernant celui de la Tripolis de Perrhébie, commencé en 2003, peut être considérée comme rassemblée. Le corpus de Thespies de Béotie (1700 inscriptions) devrait être achevé à la fin 2006. En Syrie, Jordanie et Liban, plusieurs volumes des IGLS ont été achevés (XIII.2, XVI.1, XXI5.1) ; pour certains la rédaction en est très avancée (IGLJ XXI.5.1) ; pour d'autres enfin la * Téléphone : +33 4 72 71 58 38, e-mail : jean-claude.decourt@mom.fr
136 UMR 5189 documentation primaire a été rassemblée (IGLS Vbis) ou est en voie de l'être (IGLS XIII, XVIII). Le corpus des Inscriptions grecques de France IGF est paru en 2004, celui des inscriptions sud-arabiques sortira avant la fin de l'année 2005. Enfin, en marge de l'épigraphie lapidaire, le corpus des marques sur verre, confié à une équipe internationale largement animée par M.-D. Nenna, avance à un rythme soutenu : un premier volume a été déposé à l'impression dans l'été 2005, le second devrait l'être en 2006. L'opération intitulée Centre et périphérie a été marquée d'abord par les activités de l'antenne tourangelle sur les modes d'administration et les représentations du pouvoir dans les provinces de l'orient romain, mais aussi par les travaux de l'équipe chypriote sur les royaumes à Chypre et les questions d'acculturations et d'influences (publication des Actes du colloque de 2002 ; colloques Identités croisées en Méditerranée et Frontières et territoires au centre de Chypre en 2004). Les recherches sur les matériaux, l'artisanat (ateliers, modes de fabrication) et la circulation des biens fabriqués (en particulier commerce maritime et organisations portuaires) se sont poursuivies. Il s'agit, pour l'essentiel, des travaux sur le verre en Égypte et sur la céramique dans l'ensemble du bassin oriental de la Méditerranée, avec un accent mis sur Chypre et sur le Levant Sud (Tell Abu Hawam), mais aussi sur l'égypte gréco-romaine. Leur sont liés des travaux sur l'économie antique appelés à connaître, dans les années qui viennent, des développements significatifs au sein du laboratoire et en collaboration avec d'autres unités. Les linguistes et les philologues ont sensiblement développé leurs activités, de fait de l'implication plus grande des enseignants-chercheurs recrutés ces dernières années. Outre la tenue de rencontres scientifiques (colloque «Bilinguisme et épigraphie» de mai 2004, en collaboration avec la JE Romanitas) et la publication de leurs actes, cette activité se manifeste de plus en plus, dans des disciplines où le travail «de cabinet» est fondamental, par la mise en place de réseaux, comme le Réseau européen sur la grammaire dans l'antiquité que L. Basset a co-piloté avec A. Wouters et P. Swiggers (Université catholique de Louvain) ou la mise en place de groupes de travail tel celui visant à la constitution d'un corpus des textes linguistiques fondamentaux (en collaboration avec B. Colombat, ENS-LSH de Lyon). Enfin des collaborations déjà anciennes se sont confirmées dans le domaine de la littérature médicale grecque et latine, avec la JE Romanitas et avec l'ea Jean Palerne. Les activités de l'équipe Sources chrétiennes, autour de la collection du même nom, relèvent depuis longtemps de la même logique d'un très vaste et très dispersé réseau de collaborateurs autour du petit noyau de Lyon. Ces dernières années, ce réseau a tendu à s'internationaliser de plus en plus, même si la majorité de ses membres (qui ne figurent pas dans l'organigramme de l'unité, mais qui font une large part de la richesse de l'équipe) sont originaires du continent européen. Le rythme des publications est actuellement d'environ dix volumes nouveaux par an et d'un nombre à peu près équivalent de rééditions avec addenda et corrigenda, le travail étant de plus en plus souvent mené à son terme jusqu'au prêt à flasher par l'équipe elle-même. En 2006, la publication du volume 500 de la collection donnera lieu à manifestations scientifiques. COLLABORATIONS INSTITUTIONNELLES L'UMR 5189, comme héritière et continuatrice de l'institut Fernand-Courby et de l'institut Sources chrétiennes, a poursuivi et renforcé les collaborations institutionnelles extérieures à la MOM, souvent anciennes et qui étaient celles de ces deux équipes. Ces liens sont particulièrement étroits avec les services archéologiques nationaux ou régionaux des différents pays où nous intervenons, ainsi qu avec un certain nombre de musées (Beaux-arts de Lyon, Gréco-romain d'alexandrie, Louvre, Metropolitan of New York, pour n'en citer que quelques-uns) et d'universités étrangères (Copenhague, Chypre, Louvain, Nehru de New Delhi, Roi Saoud de Riyad, Saint-Joseph de Beyrouth). Des liens privilégiés existent également avec des institutions de recherches françaises, parmi lesquelles on citera les différents instituts français à l'étranger (Alexandrie, Athènes, Damas, Le Caire, au sein desquels certains membres du laboratoire sont du reste détachés), le Centre Camille-Jullian (MMSH, Aix-Marseille) et, à Lyon, l'ens-lettres et Sciences Humaines avec laquelle des partenariats (recherche et enseignement) sont en cours de développement. ACTIVITÉS DOCUMENTAIRES La mise en place et la mise en forme d'outils documentaires sont essentielles dans des disciplines qui, comme les nôtres, travaillent par accumulation. Ces outils ont pris une place importante dans les activités du laboratoire et permettent notamment d'associer étroitement au travail scientifique les chercheurs, les enseignants-chercheurs et les personnels ITA/IATOS. Outre une présentation nouvelle du site de l'institut, une base de données sous ACCESS a été développée au sein de l'équipe Sources chrétiennes. Elle permet l'archivage et la centralisation de toutes les informations utiles sur l'état de la collection.
HiSoMA 137 Un portail Égyptologie a été ouvert avec l'aide de M. Burghart, de la MOM, sur le site du laboratoire. Il fournit en particulier un répertoire des ressources bibliographiques spécialisées en France et un accès à une partie de la collection d'archives de fouilles sur plaques de verre de Victor Loret. Le dépôt des archives de Karnak à la MOM, effectif à la fin 2005, enrichira à terme ce site. La construction du portail sur la base thessalienne, qui contiendra l'ensemble des inscriptions documentées, en lien avec une collection de près de 3500 estampages numérisés, est largement avancée : une version expérimentale est actuellement consultable pour un public restreint, le portail fonctionnel devant être disponible fin 2005 ou début 2006. Le site Web IGLS est en cours de constitution pour la mise en ligne des volumes publiés, des estampages et des photos numérisées ; d'ores et déjà le volume V (Émésène) a été mis en ligne. ACTIVITÉS DE FORMATION Les activités de formation, en particulier de formation à la recherche, représentent une part importante des actions de l'umr. D'abord par les responsabilités universitaires de certains de ses membres. G. Rougemont a été directeur du DEA Mondes anciens jusqu'à la fin 2004 et L. Pantalacci, directrice du Département d'histoire de l'art et archéologie de l'université Lyon 2, co-responsable du nouveau Master Recherche Archéologie et histoire des mondes de l'antiquité jusqu'à son départ pour l'ifao-le Caire à l'été 2005. J.-C. Decourt représente les équipes de la Fédération au sein du Conseil de la nouvelle École doctorale SSD, Sciences des sociétés et du droit. Ensuite au travers des séminaires de recherche placés sous la responsabilité de l'unité et dont on trouvera la liste par ailleurs. Il s'agit essentiellement de séminaires disciplinaires. Cependant, en 2003, a été lancé, sous la responsabilité conjointe d'i. Boehm et de J.-C. Decourt, un séminaire interdisciplinaire sur Les fleuves, au sein duquel interviennent des spécialistes des textes (épigraphiques ou littéraires), des archéologues et des spécialistes de l'architecture antique, des historiens, des géomorphologues enfin. Ce séminaire devrait déboucher en 2006 sur une journée de synthèse, préalable à la publication. On insistera enfin sur deux opérations importantes. Le laboratoire est, depuis 1994, tête du Réseau doctoral qui rassemble une douzaine d'universités françaises travaillant sur le Proche-Orient, toutes époques et disciplines confondues, et l'institut français du Proche-Orient (Damas, Beyrouth, Amman). Après deux années délicates de transition entre l'ex-umr 5649 et la nouvelle UMR 5189, les choses sont revenues à la normale en 2005. Ce réseau, qui est financé par le Ministère de l'enseignement Supérieur et de la Recherche, accorde des bourses de courte durée (un mois en général) à des étudiants en cours de doctorat et ayant besoin soit de travailler sur le terrain, soit d'accéder à une documentation spécifique : c'est pour eux un puissant moyen d'aide à la recherche. L'équipe de Sources chrétiennes, enfin, pilote depuis plus de dix ans une semaine de formation à l'édition des textes anciens (ecdotique), avec, chaque année, une trentaine de participants français et étrangers du mastère 2 au post-doctorat : en 2004, le nombre de participants étrangers a été supérieur à celui des français. Enfin, et sans entrer dans le détail, on signalera que le laboratoire, avec le soutien des services communs de la Fédération, accueille pour des durées allant en général d un à trois mois des chercheurs étrangers venant acquérir à Lyon une qualification technique très individualisée. DIFFUSION En ce domaine, le laboratoire a eu, en deux ans et demi, une très forte activité. Activité éditoriale d'abord avec, par exemple, une trentaine de titres nouveaux publiés dans la Collection Sources chrétiennes (23 titres latins, 7 grecs) sans compter les réimpressions avec addenda et corrigenda. Avec, aussi, les publications chypriotes pilotées ou copilotées par l'équipe (série Salamine et Cahiers d'études Chypriotes). Avec, enfin, la poursuite de la publication de la revue TOPOI et de ses Suppléments thématiques, entreprise dont la qualité est unanimement reconnue et qui mériterait d'être enfin soutenue par nos tutelles. La bibliographie individuelle des chercheurs est là aussi pour la mettre en valeur. Activité touchant les rencontres scientifiques ensuite. Onze rencontres ont eu lieu en 2002-2003, quatre en 2004, neuf en 2005, d'autres étant programmées pour 2006. Ces tables rondes, journées d'études ou colloques, sont très souvent organisés en liaison avec d'autres équipes ou unités, de la Fédération (Bilinguisme et épigraphie avec Romanitas), du site de Lyon (L'animalité dans la médecine ancienne avec Lyon 3) ou extérieures (Cités grecques et guerre en Asie Mineure avec l'université de Dijon ; Commerce et commerçants avec le Centre Gustave-Glotz). Ils affichent très souvent une thématique pluridisciplinaire : les deux colloques sur le bilinguisme de 2002 et 2004 ont rassemblé philologues, épigraphistes et historiens, latinistes et hellénistes ; celui sur la Lettre d'archive (juillet 2004) égyptologues et spécialistes d'archéologie proche-orientale.
138 UMR 5189 VULGARISATION Les membres du laboratoire participent évidemment aux activités de vulgarisation en direction du grand public, en particulier par le biais des revues de grande diffusion et de conférences (Université Tous Âges, etc.) et par la participation à la Semaine de la Science et à d'autres manifestations (Journée du patrimoine, etc.). Ils collaborent aussi à la mise en place d'expositions (e.g. Parfums d'égypte, à Grasse ; Au pied de la Lettre, Bibliothèque Municipale de Lyon, sur l'histoire de l'alphabet). On rappellera surtout la création de nouveaux outils : la vidéo Jeux d'écritures, réalisée par D. Peligra, en collaboration avec un collège de Vaux-en-Velin, sur l'origine des alphabets, financée par le Conseil Général ; le cédérom Antaka sur les fouilles de Mahasthan, par S. Sanz, partie du Truelles et pixels : les disciplines et métiers de l'archéologie, piloté par la Fédération. On rappellera ensuite que l'umr est liée par convention avec le service formation permanente de l'ens-lsh qui organise chaque année, dans le cadre de l'institut des Langues Anciennes, une université d'été dans laquelle nous intervenons pour le latin, le grec et le syriaque. PERSPECTIVES 2007-2010 La demande de renouvellement de l'unité est le moment d'une réflexion sur l'organisation interne de l'umr, comme cela a été suggéré plus haut. Mais surtout et plus fondamentalement, cela a été l'occasion, pour les membres du laboratoire et ceux d'autres unités (on pense ici à la JE Romanitas, Université Lumière-Lyon 2, et à l'ea Jean Palerne, Université Jean-Monnet, Saint-Étienne), de s'interroger sur la place des études sur l'antiquité dans notre Maison, dans l'université Lyon 2 et plus généralement dans le cadre de la Région. Cette réflexion sera exposée plus en détail dans la demande de renouvellement proposée par l'umr 5189. Qu'il suffise d'en rappeler ici, sommairement, les grandes lignes. L'UMR HiSoMA est, à l'aune des SHS et au sein de Lyon 2, une grosse équipe, dont la particularité, à préserver, est de rassembler gens du terrain et gens du livre. Si l'archéologie et l'histoire ancienne, comme disciplines, ne sont pas menacées à court terme, il n'en est pas de même, on le sait bien, des recherches sur les langues et littératures grecques et latines, pourtant indispensables aux deux précédentes. C'est chez les littéraires et les philologues que la nécessité d'un regroupement des forces s'est d'abord fait sentir, encouragée, bien entendu, par les politiques de nos tutelles, mais aussi par la Région Rhône-Alpes. L'objectif est clairement de constituer, à terme, à partir de l'umr actuelle, un Pôle Mondes Anciens, à l'échelle de la région et appuyé sur la MOM. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de regrouper, au sein de l'umr 5189 HiSoMA, les équipes Romanitas et Jean Palerne, avec lesquelles les synergies sont anciennes et réelles, en particulier, mais sans exclusivité, dans le domaine des langues anciennes (littératures scientifiques latines et grecques, multilinguisme, grammaire), renforcées par des enseignants-chercheurs travaillant à l'ens-lsh, mais n'y disposant pas d'équipe de recherche spécifique. Cet ensemble remodelé pourrait, à terme, entraîner d'autres élargissements à l'échelle de la région, à condition d'en conserver la cohérence scientifique. L'organisation interne de l'unité, dont les effectifs s'accroîtraient de manière sensible, demandait à être revue, exigence renforcée du fait du regroupement proposé. Le laboratoire s'organisera en trois équipes bien identifiées et autonomes. La première regroupera épigraphistes, archéologues et historiens qui, par delà leurs terrains spécifiques (Grèce et Asie Mineure, Chypre et Proche-Orient, Égypte), se retrouvent autour de programmes touchant à la production des biens, leur circulation et celles des personnes dans l'ensemble du bassin méditerranéen et en Orient, aux croyances et pratiques religieuses (en particulier les cultes locaux, l'architecture religieuse), aux pratiques sociales des élites et aux phénomènes d'acculturation. La deuxième rassemblera tous ceux qui s'intéressent prioritairement aux textes autour de quelques programmes fédérant latinistes et hellénistes : les littératures scientifiques (surtout les littératures médicales, mais sans exclusive) ; la littérature épistolaire ; les questions qui touchent au bi- voir au multilinguisme, à la traduction et à la linguistique contrastive. Prenant en réalité simplement acte d'une situation de fait, l'objectif est bien de donner naissance à un pôle Langues Anciennes, étroitement associé aux historiens et archéologues de l'umr, mais susceptible aussi de nouer des collaborations (certaines existent déjà) avec des spécialistes de périodes plus récentes. La troisième équipe est celle de Sources chrétiennes, organisée depuis longtemps en pôles à la fois géographiques (Alexandrie, Syrie, Gaule, Afrique...) et linguistiques (grec, latin, syriaque, arménien...). Il est clair cependant qu'il ne saurait y avoir de cloisons étanches entre ces équipes. Les séminaires (séminaire interdisciplinaire HiSoMa, séminaire d'épigraphie...) sont là pour favoriser les échanges entre les disciplines. Un certain nombre de programmes sont en cours d'élaboration qui dépassent ces cloisons, comme le programme Autour de l'hymne à Apollon et le culte d'apollon Pythien où se retrouveront spécialistes des poèmes homériques, de l'histoire religieuse, de l'épigraphie grecque et de la géographie historique de la Thessalie.
HiSoMA 139 La proposition de réorganisation de l'umr Histoire et Sources des Mondes Antiques n'est aujourd'hui pas totalement au point et pourra donner lieu à des ajustements. Elle répond, croyons-nous, à une nécessité, mais elle prendra du temps. Elle devrait permettre à terme, au sein de la Fédération Maison de l'orient, l'émergence d'un pôle «classique» fort. LISTE DES PERSONNELS DE L'UMR (AU 15/10/2005) (en italiques personnels HDR) Chercheurs CNRS affectés BADY Guillaume CR BALENSI Jacqueline CR DECOURT Jean-Claude CR FOURRIER Sabine CR GATIER Pierre-Louis DR GUINOT Jean-Noël DR HELLY Bruno DR émérite MEUNIER Bernard CR NENNA Marie-Dominique CR PRIOUX Évelyne CR YON Jean-Baptiste CR YON Marguerite DR émérite Enseignants-chercheurs en rattachement principal BOEHM Isabelle MCF Université Lyon 2 BOST-POUDERON Cécile MCF Université de Tours BOUSSAC Marie-Françoise PR Université Lille 3 BRILLET-DUBOIS Pascale MCF Université Lyon 2 BRUNET Michèle PR Université Lyon 2 CANELLIS, Aline PR Université Reims CHOJNACKI Chrstine PR Université Lyon 2 COULON Laurent MCF Université Lyon 2 COUVENHES Jean-Christophe MCF Université de Tours DREW-BEAR Marie PR Université Lyon 2 FERNOUX Henri-Louis MCF Université Bourgogne GRANDJEAN Catherine PR Université de Tours HUGONIOT Christophe MCF Université de Tours LABARRE Guy MCF Université Lyon 2 LACAZE Guy MCF Université de Tours LE MEUR Nadine MCF ENS-LSH Lyon LUCAS Gérard MCF Université Lyon 2 MATTEI Paul PR Université Lyon 2 MILANEZI Silvia PR Université de Tours MORET Jean-Marc PR Université Lyon 2 PANTALACCI Laure PR Université Lyon 2 PEIGNARD-GIROS Annette MCF Université Lyon 2 PEIGNEY Jocelyne PR Université de Tours POUDERON Bernard PR Université de Tours RICHER Nicolas PR ENS-LSH Lyon ROUGEMONT Georges PR émérite Université Lyon 2 ROYO Manuel MCF Université de Tours SARTRE Maurice PR Université de Tours SOTINEL Claire MCF Université de Tours SCHNEIDER Jean PR Université Lyon 2 SCHNEIDER Pierre MCF Université d Artois VIAL Claude PR Université Montpellier 3
140 UMR 5189 ITA CNRS affectés COHEN Corinne TCN DUPRÉ-LATOUR Marie IE ECH CHAEL Yasmine IR FOURNET Thibault IR (mutualisé 50 % affecté IRAA) GUÉRARD Marie-Gabrielle IR MELLERIN-PICARD Laurence IE REYNARD Jean IR SANZ Séverine TCN (mutualisée 50 %, affectée MOM) IATOS affectés CHARRIER Chantal TCN Tours DARMEZIN Laurence IR Lyon 2 FABRE Monique SARF-CE Lyon 2 (mutualisée 50% Lyon 2) FLAMMIN Anne AI Lyon 2 HUE GAY Élysabeth IE Lyon 2 KERMORVANT Alain IR Tours PRIEUX Camille ASI 50% Tours Personnels sur ressources propres FURBACCO Monique Bibliothèque Lyon GONNET Dominique Chercheur Lyon TINEL Dominique Secrétariat-gestion Lyon Personnels associés permanents ALLIOS Dominique MCF Rennes ARGOUD Gilbert PR retraité BASSET Louis PR retraité CABOURET Bernadette PR Lyon 3 CALLOT Olivier DR CNRS détaché Damas CAUBET Annie Conservatrice en chef Louvre COURTIEU Gilles MCf Lyon 3 DALIX Anne-Sophie Post-Doc Lyon FARES Saba Post-Doc Lyon GACHET Jacqueline Post-Doc Lyon RICHARD François PR Nancy SALLES Jean-François DR CNRS détaché Amman SCHACHTER Albert PR émérite Oxford SEIGNE Jacques CNRS IRAA Tours VERILHAC Anne-Marie PR retraitée Lyon VOTTERO Guy PR Nancy
UNITÉS CONSTITUTIVES GROUPE DE RECHERCHE ET D'ÉTUDE SUR LA MÉDITERRANÉE ET LE MOYEN-ORIENT GREMMO, UMR 5195 Directeur : Mohamed-Chérif FERJANI * Directeur-adjoint : Jean-Claude DAVID ** Dans le cadre de la MOM, le GREMMO (UMR 5195) regroupe des chercheurs CNRS, des enseignants-chercheurs universitaires, des doctorants et des post-doctorants travaillant, dans des disciplines des sciences humaines et sociales, sur les sociétés et les civilisations des espaces de la Méditerranée orientale, héritières de l Empire ottoman, et de leur environnement (Iran, péninsule Arabique, Soudan, Maroc), de l époque islamique classique à nos jours. Le travail scientifique des chercheurs s est organisé dans le cadre de trois équipes thématiques : Savoir(s) et pouvoir(s) : genèse des traditions, traditions réinventées État, médiation, territoires Dynamiques de l urbanité SAVOIRS ET POUVOIRS : GENÈSE DES TRADITIONS, TRADITIONS RÉINVENTÉES (Coordination : Y. Gonzalez, puis K. Zakharia et A. Cheiban) L équipe «Savoirs et pouvoirs» a organisé son travail de recherche et d encadrement autour d un séminaire mensuel interdisciplinaire (littérature, islamologie, sociologie, histoire, anthropologie, sciences politiques) dans lequel sont intervenus les membres de l équipe et des invités. Ce séminaire a fait l objet d une information tant auprès des autres équipes de recherche de la MOM qu auprès des départements universitaires concernés par les questions étudiées (départements de sociologie, d études arabes, d histoire, institut d études politiques). Il a été régulièrement suivi par des collègues chercheurs, mais également par des étudiants de master et des doctorants. Trois orientations ont prévalu dans l organisation de ce séminaire, en vue de développer l interrogation autour de laquelle nous avons construit notre programme, et qui se définissait comme suit : «comprendre comment un savoir se constitue en tradition et légitime un pouvoir, comment l évolution des savoirs suit les recompositions sociales et la redéfinition des pouvoirs» : Un axe de réflexion diachronique, abordant les transformations ou les permanences à des époques historiques différentes (monde musulman classique et contemporain, évolution de certaines notions et concepts telles que khâssa, ulamâ, fuqahâ, urafâ, ahl al-hall wa l- aqd et apparition de nouvelles notions comme nukhba, muthaqqaf(ûn), etc.). Un axe de réflexion synchronique, abordant, à une même époque, les manifestations d une même problématique dans des espaces géographiques différents (discours politique islamiste en Algérie, accès des religieux au pouvoir en Iran, apparition de nouvelles élites professionnelles au Liban, questions concernant la collusion entre diffusion religieuse et arabisation des élites au Sénégal, affranchissement et accès au pouvoir de certaines catégories d esclaves par le savoir, ) ou dans des cultures différentes (monde musulman, monde arabe et monde chrétien, avec notamment une approche comparative des pouvoirs des théologiens musulmans et des Jésuites en Orient). Un axe de réflexion méthodologique général, visant à dégager les différentes approches utilisées par les intervenants, rechercher leurs points théoriques communs et leurs divergences irréductibles, dans le but d appréhender dans les meilleures conditions les procédures suivies par d autres chercheurs. Par ailleurs, cet axe a fait l objet de réunions de l équipe, parallèles au séminaire et d un texte de cadrage assez souple, à partir duquel les intervenants au séminaire ont été invités à présenter leurs interventions. Le succès du séminaire en 2003-2004 et 2004-2005, et le souhait d élargir encore les perspectives abordées ont conduit à son prolongement pour les années universitaires 2005-2006 et 2006-2007, autour des mêmes thèmes, avec de nouveaux intervenants. Outre les membres de l équipe qui ne sont pas encore intervenus, le séminaire s est enrichi par l apport d invités extérieurs choisis en fonction de leur intérêt pour les questions étudiées. Ce travail doit déboucher sur * Téléphone : +33 4 72 71 58 53, e-mail : cherif.ferjani@mom.fr ** Téléphone : +33 4 72 71 58 45, e-mail : jean-claude.david@mom.fr
142 UMR 5195 une publication collective (qui sera éditée par les Publications de la MOM, dont l accord de principe a été obtenu) et, d autre part, à un colloque envisagé pour le courant de l année 2006. Outre les séminaires, une journée internationale d étude a été organisée le 15 janvier 2005 sur le thème «Le Coran : histoire d un texte» avec des intervenants de différentes universités françaises (de Lyon 2, Lyon III, Paris VIII, Aix-en-Provence), de l université de Tunis et de l Université de Casablanca. Les questions abordées portaient sur l histoire de la constitution de la vulgate coranique, son environnement politique et idéologique, et sur les luttes pour le pouvoir qui ont accompagné cette entreprise. Par ailleurs, un colloque, avec publication des actes, est prévu en décembre 2005 pour le centième anniversaire de la disparition de Muhammad Abdou, grande figure du réformisme musulman du XIX e siècle. Prolongements et nouveaux programmes pour 2007-2010 En attendant le retour de certains membres de l équipe actuellement en détachement et les pistes qui se dégageront à partir de l élaboration du livre qui reprendra les thèmes abordés dans le séminaire, une ébauche de réflexion sur l avenir de l équipe fait ressortir les orientations suivantes : le maintien du séminaire mensuel en le recentrant sur des thèmes précis permettant la confrontation des différentes approches disciplinaires, le maintien du thème général (Savoirs et pouvoirs) en l axant sur la problématique des continuités et des ruptures entre «l Ancien et le Nouveau», aussi bien à l époque classique que de nos jours avec notamment les problèmes relatifs à la question de la modernité et des processus de transformation des institutions du savoir et du pouvoir et des relations entre les deux. ÉTAT, MÉDIATION, TERRITOIRES (Coordination : O. Sanmartin, É. Longuenesse) La deuxième équipe regroupe des géographes, des historiens, des politologues questionnant les relations entre État et territoire dans différents contextes du Moyen-Orient contemporain, pour saisir les formes, les enjeux et les limites du contrôle du premier sur le second. Ce questionnement s applique aussi bien à un État encore virtuel, comme celui de l autorité palestinienne, qu à un État dont les frontières ont été découpées en fonction d intérêts exogènes, comme la Syrie de l époque mandataire, ou encore aux modalités de réintégration d un territoire perdu et récupéré, dans le cas du Sinaï égyptien. Il concerne aussi ce qui se passe aux frontières (circulations, à petite ou grande échelle, de commerçants, de voyageurs, de travailleurs, etc.) ainsi que les interactions entre institutions infra étatiques, étatiques, ou supra étatiques (à l instar de ce qui se passe au niveau de la redéfinition des politiques de santé publique). Des journées d études et des séminaires, organisées en collaboration avec d autres équipes (notamment avec l équipe 2 du GREMMO, MIGRINTER, le GRS, des membres de l ex-urbama), ont permis des échanges sur différents aspects du programme de l équipe en 2003-2004 et 2004-2005. Pour ce qui est de la Palestine (J.-F. Legrain), la problématique fut abordée sous l angle du mode du fonctionnement du leadership palestinien en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza (sous occupation israélienne et dans le cadre de l autonomie palestinienne). L un des aspects de cette recherche a porté sur l utilisation d Internet comme moyen d échapper aux contraintes imposées à la mobilité territoriale par l occupation. En rapport avec cet angle d approche, une réflexion approfondie sur les problèmes de méthode posés par ces nouvelles sources d information (les sites Internet) est menée. Au Liban (K. Bennafla), des missions de terrain ont permis de recueillir des données importantes pour l analyse des pratiques de la frontière syro-libanaise et les effets des relations syro-libanaises sur le développement de la Bekaa du Nord et du Centre. En Égypte (O. Sanmartin), la question fut abordée sous l angle de la redéfinition du rôle de l État dans les politiques d aménagement du territoire dans une région périphérique (le Sinaï) et dans un contexte marqué par l émergence de nouveaux acteurs et de nouveaux modes d insertion de l Égypte dans l économie régionale et internationale. Les membres de l équipe (F. Métral, co-responsable du programme, S. Camelin, É. Longuenesse, K. Bennafla), en collaboration avec A. Battegay (du GRS), se sont investis dans le programme concernant les Migrations au Moyen- Orient, dirigé par le CERMOC (intégré à l IFPO). Ce programme portait sur différentes formes de mobilités et de migrations, forcées ou de travail, dans les transformations régionales et internationales induites par la fin de la Guerre froide puis par les guerres du Golfe. Plusieurs missions de terrain au Proche-Orient et dans la péninsule Arabique ont alimenté les séminaires et les publications concernant cette thématique. Prolongements et nouveaux programmes pour 2007-2010 Compte tenu de certains départs (retraite pour F. Métral, fin d affectation temporaire pour É. Copeaux et C. Mauss-Copeaux, demande de départ pour un autre laboratoire du CNRS d É. Longuenesse), des arrivées
GREMMO 143 (M. Lavergne comme DR, L. Vignal en affectation temporaire) et du retour annoncée de certains membres de l équipe en détachement à l IFPO (S. Chiffoleau), il a été décidé de redéfinir les contours des thématiques de recherche de cette équipe dans le cadre d une reconfiguration de l UMR en deux équipes : «Savoirs et pouvoirs» et «État, société, frontières». DYNAMIQUES DE L URBANITÉ (Coordination : T. Boissière) Le programme «Dynamiques de l urbanité» 2003-2006 de l équipe 3 s est organisé autour de trois axes de recherche. Axe 1 : Production de l espace urbain, architecture et urbanisme. Il s agissait travailler sur la production de l urbain en Arabie du Sud, sur l évolution des espaces de la ville ancienne d Alep et sur le quartier commerçant de Cha lan à Damas. Axe 2 : Formes contemporaines de l urbanité : activités, espaces et mobilités. Cet axe se proposait de révéler les figures actuelles de l urbanité qui émergent des nouvelles formes de relations sociales et spatiales que connaissent les villes arabes orientales, à travers notamment l étude des nouveaux espaces urbains de sociabilité, des activités et des métiers urbains. Axe 3 : Territoires et réseaux urbains. Ce dernier axe avait pour ambition d étudier la mise en place et l évolution des réseaux urbains et le rôle structurant des villes dans l émergence de diverses configurations territoriales dans la péninsule Arabique et en Syrie. À un an et demi de la fin du plan quadriennal, les programmes réalisés sont les suivants : Dans le cadre de l axe 1, le programme sur le patrimoine et l évolution des espaces de la ville ancienne d Alep s est réorienté vers une recherche sur la patrimonialisation et les comportements des habitants des quartiers anciens classés patrimoine mondial et patrimoine syrien. Le travail sur le terrain est sur le point de se terminer. Dans le cadre de l axe 2, des travaux sur les espaces de loisir ainsi que sur les activités et les métiers urbains ont été réalisés : une étude sur les cafés Internet de Beyrouth a fait l objet d une publication, une étude sur le milieu de l édition à Beyrouth est en cours de publication. Dans l axe 3, des explorations ont été conduites sur l ordre urbain des villes d Arabie, celles du Golfe (en se concentrant sur Dubaï) et celles d Arabie du Sud. Des publications ont jalonné ces explorations. Le programme sur les villes d Arabie est désormais clos. On peut enfin signaler l ouverture en 2004 d un programme hors axe portant sur le travail et la question sociale au Moyen-Orient. Ce programme, impliquant des chercheurs du GREMMO et extérieurs à celui-ci, a déjà fait l objet d un séminaire et d une publication intermédiaire. En 2003-2004 et 2004-2005, l équipe a organisé des séminaires et des journées d études consacrés aux thèmes relevant de son programme. Prolongements et nouveaux programmes pour 2007-2010 Le travail sur la ville et l urbanité sera intégré dans un projet portant sur «les mobilisation urbaines et rurales» prolongeant des programmes en partie réalisés et initiant de nouvelles études : Deux programmes issus de l actuel plan quadriennal devraient ainsi être prolongés : la recherche sur la patrimonialisation qui doit faire l objet d une publication ; l étude sur le quartier de Cha lan à Damas. Un programme portant sur l espace domestique ottoman à Alep doit être initié dans le cadre du prochain plan. BILAN DES PROGRAMMES COMPLÉMENTAIRES Outre les programmes principaux des différentes équipes, des programmes complémentaires et transversaux ont été menés. Ces programmes, collectifs et finalisés, ont bénéficié, dans certains cas, de soutiens financiers extérieurs, et ils ont souvent associé notre UMR à des structures de recherche dans les pays concernés (instituts français, universités et laboratoires locaux). C est notamment le cas pour : Approche comparée des mandats français et britannique avec l IFPO, l IREMAM (Aix-en-Provence) et l Université de Salt Lake City (USA), qui fut prolongée par une semaine internationale d études sur le Moyen-Orient arabe : États et sociétés en quête d avenir, des indépendances à aujourd hui, avec une partie des partenaires de ce programme (l IREMAM, Mémoires méditerranéennes et l Université d Utah) ; Atlas de la Syrie : le pays et les villes, avec l IFPO ; Conservation et gestion du patrimoine en Égypte et en Syrie, avec l IRD, l Université du Caire, l Université d Alep, l Institut universitaire d architecture de Venise ; Mondialisation et nouveaux médias, en collaboration avec le CERMOC, l Université Libanaise, l Université du Caire et l IRMC (Tunis) ;
144 UMR 5195 Pèlerinage et Mouled-s dans le monde arabe, en collaboration avec l IFPO. Hormis l Atlas de la Syrie qui est un programme à long terme qui se prolongera au-delà du prochain quadriennal, mais dont une grande partie a été réalisée, les autres programmes sont menés à terme et ont donné lieu à des publications. Outre ces programmes prévus initialement, d autres ont été entrepris depuis le début du quadriennal. C est le cas du programme de recherche sur Les nouvelles technologies au Proche-Orient : du local au global, codirigé par Y. Gonzalez au titre du GREMMO et C. Varin pour l Université Saint-Joseph à Beyrouth (dans le cadre du Programme Cèdre USJ/GREMMO, 2004-2005 et renouvelable pour 2006-2007). Par contre, un programme prévu initialement en collaboration avec le CERMOC et l Institut français d Urbanisme, Contrecultures professionnelles des urbanistes, fut abandonné en raison de la réorientation des programmes du CERMOC dans le cadre de son intégration à l IFPO. Par ailleurs, des membres de l UMR ont participé au titre de leur appartenance au GREMMO, à la MOM ou à l Université Lyon 2, à des programmes de recherche européens (REMSH dans le cadre du 5 e PCRD et RAMSES2 dans le cadre du 6 e PCRD), au Groupe de recherche sur le genre, l interculturalité et les études méditerranéennes à Tarragone en Espagne, au Programme MIGRINTER, au Forum pour les problèmes de la paix et de la guerre à Florence. Outre le travail scientifique lié aux programmes des équipes et aux programmes transversaux, le GREMMO est impliqué dans l activité de la MOM et de l Université Lyon 2, aussi bien dans la réalisation de programmes scientifiques (les thèmes transversaux de la MOM) que dans l encadrement de la recherche : 13 doctorants sont accueillis, soutenus et suivis par l UMR, une thèse de doctorat (B. Sambe) a été soutenue en 2003. De même, la capacité d encadrement de l équipe s est améliorée par l arrivée d un DR (M. Lavergne) et la soutenance de deux habilitations à diriger des recherches (H. Sahloul et É. Longuenesse). Pour ce qui est des manifestations scientifiques (autres que celles organisées ou prévues par ses équipes), le GREMMO a organisé en juillet 2004 le Congrès de l AFEMAM, a participé en juin 2005 à l organisation d un colloque international à Aix-en-Provence sur Le devenir des sociétés arabes en collaboration avec l IREMAM, Mémoires Méditerranéennes, l Université de Salt Lake City (USA) et l IFPO. Principales publications des membres de l équipe : BOISSIERE T., 2005, Le jardinier et le citadin. Ethnologie d un espace agricole urbain dans la vallée de l Oronte en Syrie, Damas, IFPO. CHIFFOLEAU S., 2003, Politiques de santé sous influence internationale. Afrique-Moyen-Orient, Paris/Lyon, Maison de l Orient et de la Méditerranée/Maisonneuve et Larose, 300 p. DAVID J.-C., DELPAL C., 2003, Alep, Passage vers l'orient, Aedelsa. FERJANI M. C., 2005, Le politique et le religieux dans le champ islamique, Paris, Fayard. LEGRAIN J.-F., 2004, Internet et histoire : les Brigades des martyrs d Al-Aqsâ. Les pages Internet comme sources de l histoire du temps présent, Lyon, Maison de l Orient et de la Méditerranée. LONGUENESSE É. (avec DESTREMAU B. et CATUSSE M.), 2005, Le travail et la question sociale au Maghreb et au Moyen-Orient, Revue des Mondes Musulmans et de la Méditerranée, n 104-105. MERMIER F. (dir.), 2003, Mondialisation et nouveaux médias dans l'espace arabe, Paris, Lyon, Maisonneuve et Larose/MOM. SLUGLETT P., MEOUCHY N., (avec d autres), 2004, The French and British Mandates in Comparative Perspectives/Les mandats français et anglais dans une perspective comparative, Brill. ZAKHARIA K., TOELLE H., 2005, À la découverte de la littérature arabe, Collection CHAMPS, Flammarion, Paris (première édition en 2003).
GREMMO 145 Directeur pressenti : Yves GONZALES-QUIJANO Directeur adjoint pressenti : Sylvia CHIFFOLEAU LISTE DES PERSONNELS DE L'UNITÉ (en italiques personnels HDR) Chercheurs CNRS statutaires CHIFFOLAUD Sylvia CR1 (jusqu en 2003 en détachement jusqu en 2006) DAVID Jean-Claude LAVERGNE Marc CR1 DR LEGRAIN Jean-François CR1 MERMIER Franck CR1 (jusqu en 2004 en détachement jusqu en 2006) Enseignements chercheurs statutaires ADDI Lahouari PR IEP Lyon BENNAFLA Karine MCF Université Lyon 2 FERJANI Mohamed-Chérif PR Université Lyon 2 GONZALEZ DE QUIJANO Yves MCF HDR Université Lyon 2 (détaché à l IFPO entre 2003 et septembre 2005) ISMAÏL Mohsen MCF Université. Rennes SAHLOUL Hassan PR Université Lyon 3 SANAGUSTIN Floréal PR2 Université Lyon 2 TRABELSI Salah MCF Université Lyon 2 VELUD Christian MCF IEP Lyon VIGNAL Leila détachement temporaire ZAKHARIA Katia PR Université Lyon 2 (50 %) Personnel administratif BOUCHARD Cécile ITA CNRS (25 %) GINEYS Agnès ITA CNRS (50 %) Doctorants BALDA Monica Université Lyon 2 BEN ROUMDHANE Roumdhane Université Lyon 2 CHAKER Hind Université Lyon 2 GAILLARD Florence Université Lyon 2 GUINLE Francis Université Lyon 2 HASSAN Iyas Université Lyon 2 KAWAKIBI Salem MANRY Véronique IEP de Lyon Université Toulouse MARIANI Ermete Université Lyon 2 NABHA Khodor Université Lyon 2 SAKHO Abdullaye Université Lyon 2 TOURIA Moutia Université Lyon 2 NAÏJA Omhani CASEY Cécile Post-doctorants BENBOUZID Ahmed GUAAYBESS Tourya GUÉRIN Alexandrine JUNGEN Christine ROUSSET Marie-Odile SAMBE Bakary Chercheurs associés IEP de Lyon IEP de Lyon ABÉCASSIS Frédéric MCF ENS Lyon BALANCHE Fabrice IFPO, Beyrouth BENABDELLAOUI Mokhtar PR Université Hassen II, Casablanca CHOUIKHA Larbi MCF Université de Tunis DBIYAT Mohamed DELPAL Christine IFPO, Damas EHESS, Paris
146 UMR 5195 EL-HABTI Raja NED, Washington, USA JANJAR Mohamed DR Fondation Ibn Saoud, Casablanca, Maroc JAUBERT Ronald IUED, Genève LONGUENESSE Élisabeth CNRS MADOEUF Anna MCF Université F. Rabelais, Tours MÉOUCHI Nadine MISSAOUI Sadok MCF Université La Mannouba, Tunis SANMARTIN Olivier MCF Université F. Rabelais, Tours
UNITÉS CONSTITUTIVES ARCHÉOMÉTRIE ET ARCHÉOLOGIE ORIGINE, DATATION ET TECHNOLOGIE DES MATÉRIAUX UMR 5138 Directrice : Anne SCHMITT (chercheur CNRS) * Directeur adjoint : Nicolas REVEYRON (professeur, Université Lyon 2) ** HISTORIQUE DE L'UNITÉ DE RECHERCHE Le projet d'une UMR intitulée Archéométrie et Archéologie : origine, datation et technologie des matériaux est né en 1998 de la volonté de conforter le potentiel archéométrique de la région lyonnaise et de développer des programmes communs entre le laboratoire de Céramologie (CNRS UPR 7524, MOM, Université Lyon 2), le Centre de Datation par le RadioCarbone (CNRS, Université Lyon 1) et l'ufr des Sciences de la Terre (Université Lyon 1). Le dossier a été présenté dans le cadre du mi-parcours des universités lyonnaises et l'umr a été créée en janvier 2001. Elle est contractualisée entre le CNRS et les Universités Lumière-Lyon 2 et Claude Bernard-Lyon 1. Dans le cadre du quadriennal 2003-2006, l'umr s'est élargie en créant une équipe d'archéologie régionale qui a permis la mise en place de programmes de recherche communs aux différentes composantes et surtout le renforcement des liens avec les différents acteurs de l archéologie régionale. En 2005, l'équipe du centre d'archéologie préhistorique de Valence a rejoint l'umr. DOMAINES DE RECHERCHE L'UMR Archéométrie et Archéologie rassemble donc aujourd hui des préhistoriens, des archéologues des époques gallo-romaine et médiévale, des géologues sédimentologues ou pétrographes, des physiciens et des chimistes spécialistes de l'analyse de matériaux et de la datation par le Carbone 14. Les travaux de l UMR s'appuient sur les équipements analytiques du laboratoire de Céramologie (Lyon 2) et du Centre de Datation par le RadioCarbone (Lyon 1). Les bases de données d analyse des céramiques et de datation par le radiocarbone, régulièrement abondées depuis vingt ans, constituent un outil scientifique de premier ordre et reconnu sur le plan international. Les activités des différentes composantes sont complémentaires et se rejoignent dans trois grands thèmes de recherche autour desquels se sont constituées des équipes : Propriétés et exploitation des matières premières - Histoire des techniques (responsables E. Debard et A. Schmitt), Production, commercialisation et diffusion des produits (responsable Y. Waksman) et une équipe d'archéologie régionale intitulée Archéologie en Rhône-Alpes (responsables A. Desbat et N. Reveyron). Par ailleurs, nous avons mis en place quatre programmes transversaux qui constituent des opérations ciblées et permettent de fédérer plusieurs chercheurs sur un thème. L'UMR accueille également deux Actions Collectives de Recherche (ACR, cofinancées par le CNRS, le ministère de la recherche et l'inrap) : l'une porte sur L'espace ecclésial au Moyen Âge (responsable A. Baud), l'autre sur Les céramiques communes gallo-romaines en Rhône-Alpes (responsable C. Batigne-Vallet). Elle accueille enfin un GDR européen sur la mer Noire (responsable P. Dupont). BILAN DES TROIS PREMIÈRES ANNÉES DE L'UMR Personnel Depuis le 1 er janvier 2001, date de création de l'umr, la configuration de l'unité a beaucoup évolué. Le recrutement, à l automne 2002, d'une secrétaire gestionnaire (I. Thévenoux, AJT) a permis de mettre en place la gestion informatisée de l'umr pour les crédits CNRS et Lyon 2. Le recrutement, en 2002 également, de C. Batigne-Vallet (CR2) dans l'équipe d'archéologie régionale a répondu à un besoin dans le domaine de la céramique antique. En 2003, le départ à la retraite de J. Évin, directeur du laboratoire de C-14, a nécessité de repenser le fonctionnement du Centre de * Téléphone : +33 4 72 71 58 68, e-mail : anne.schmitt@mom.fr ** Téléphone : +33 4 78 69 71 11, e-mail : nicolas.reveyron@univ-lyon2.fr
148 UMR 5138 Datation par le RadioCarbone (CDRC) : C. Oberlin, jusqu alors embauchée sur contrats, a été recrutée sur un poste d ingénieur d étude à l Université Lyon 1, et le recrutement de M.-T. Cuzange (T, CNRS) a permis d améliorer l organisation des préparations d échantillons. Par ailleurs, le recrutement de N. Cantin (IE2) au laboratoire de céramologie correspond à la volonté de développement des programmes d'analyses de matériaux. En octobre 2005, un nouveau recrutement de chercheuse (Z. Tsirtsoni, CR2) permet d élargir les travaux sur la céramique à l étude de la transition entre la période néolithique et l âge du Bronze en Grèce. C'est également à cette période qu'a été effectif le rattachement, à l'umr, du Centre d'archéologie de la préhistoire de Valence, qui a donc vu l'arrivée d'a. Beeching (PR, Université Lyon 2) et de J. Vital (CR1). Par ailleurs, le développement de la plateforme technologique C-14 a rendu nécessaire le recrutement d'un secrétaire-gestionnaire pour assurer le suivi des demandes d'autorisation de datation (D. Roux, AI ; arrivée à plein temps au CDRC prévue en janvier 2006). Au nombre des départs, il faut compter F. Blondé (CR1), archéologue travaillant sur la céramique grecque, qui a choisi de rejoindre l équipe d A. Muller à Lille, où travaillent ses collaborateurs pour les fouilles de Thasos en Grèce. Laboratoires d archéométrie Afin de clarifier le fonctionnement des laboratoires et en concertation avec les personnels concernés, V. Thirion- Merle (IE, CNRS) a pris la responsabilité du pôle d'analyse des matériaux et C. Oberlin (IE, Université Lyon 1) a pris la responsabilité du Centre de Datation par le RadioCarbone. Analyse des matériaux Les crédits exceptionnels attribués à l UMR ont permis de remplacer la perleuse utilisée pour préparer les échantillons pour la fluorescence X dans le respect des règles de sécurité. Par ailleurs les revenus des contrats d analyse ont permis de recruter un informaticien sur contrat afin de remodeler tous les programmes de traitement statistique des données dont la maintenance en Fortran commençait à poser problème. Le nouveau programme, accessible par une interface Web, permettra aux membres de l UMR et à des collaborateurs extérieurs de travailler plus efficacement sur la base de données. Centre de Datation par le RadioCarbone Le laboratoire de Carbone 14 est devenu plateforme technologique du département SHS (voir ci-dessus) pour la préparation des échantillons destinés à la datation par l'accélérateur d'orsay (ARTEMIS). Une convention avec le ministère de la culture définit les règles de fonctionnement et de financement des datations pour les sites archéologiques français. Tous les échantillons seront préparés à Lyon et une base de données a été mise en place pour gérer les demandes de datation et les autorisations. Les archéologues remplissent un formulaire Web pour faire leur demande (www.mom.fr/ceram/artemis) qui sera transmise à l instance de décision. Cette base de données est en place et fonctionne grâce au recrutement de D. Roux. Au CDRC, les crédits exceptionnels attribués cette année à la plateforme technologique ont permis de finir le montage du banc automatique et changer des pièces indispensables dans le banc de préparation classique afin d améliorer les conditions de sécurité. Au laboratoire d'analyse des matériaux, les crédits exceptionnels ont permis de renouveler l'équipement d'acquisition d'images numériques et de traitement d'images lié au microscope pétrographique. Equipe d archéologie Depuis 2005, le centre d'archéologie préhistorique de Valence a rejoint l'umr. Les travaux de l'équipe d'archéologie s'étendent donc maintenant du Néolithique au Moyen Âge. Cette large répartition chronologique induit cependant des difficultés à concevoir des programmes communs. L'équipe d'archéologie régionale commence à jouer un rôle fédérateur pour la recherche régionale en relation avec le Service Régional de l'archéologie, le Service Archéologique Municipal, le Service Départemental d'archéologie de Haute-Savoie et l'institut National de Recherche en Archéologie Préventive. Un séminaire d archéologie régionale fonctionne depuis la rentrée 2003 à l'université Lyon 2 et attire un public nombreux et varié. Le dynamisme de l'équipe se mesure également aux deux Actions Collectives de Recherche (cofinancées par le CNRS, le Ministère de la Culture, le MENRST et l'inrap) qui ont été mises en place, l'une pour l'antiquité, l'autre pour le Moyen Âge. Pour le fonctionnement de ces ACR, l UMR a acquis un ordinateur dédié au DAO et des vacations ont pu être dégagées à l Université Lyon 2 pour des préparations de publications. Les membres de l équipe dirigent tous des opérations de fouilles en France et à l étranger, ce qui permet d'accueillir et de former de nombreux étudiants. Le problème de l hébergement de l'équipe d'archéologie n est cependant pas résolu. Un accord tacite existe avec l UMR 5648 pour l utilisation des locaux du sous-sol du Département d histoire de l art et d archéologie de l'université Lyon 2, mais les demandes communes de budget pour l assainissement et l équipement informatique de ces locaux n ont pas abouti. Il devient urgent de trouver une solution pour mettre en place des espaces de travail adaptés au traitement du matériel archéologique.
ARCHÉOMÉTRIE ET ARCHÉOLOGIE 149 Diffusion vers le grand public Parmi les mises en valeur des travaux, on peut signaler la collaboration avec l École Nationale Supérieure des Arts et Métiers de Cluny qui a permis de réaliser une reconstitution 3D destinée au grand public de la Major Ecclesia. Dans le même esprit, l équipe a été sollicitée pour réaliser un montage vidéo sur les modes de fabrication traditionnelle des céramiques par le musée de Lezoux et une convention a été signée avec le musée de Saint-Romain-en-Gal pour la reconstitution de fours de potiers gallo-romains et la réalisation de cuissons expérimentales. Séminaires, journées d études et colloques Un séminaire d'archéologie régionale de la préhistoire à la fin du Moyen Âge a débuté à la rentrée 2003 et a rencontré un vif succès auprès des étudiants de Lyon 2 (12 séances). Les séminaires de l équipe Production, commercialisation et diffusion des produits, organisés par Y. Waksman et F. Blondé, ont abordé différents aspects de la production et de la diffusion de différents produits (sucre, métal, céramique), ainsi que la question des transports maritimes. Une journée d étude (septembre 2004), coordonnée par J.-M. Mouton et consacrée au Delta égyptien au Moyen Âge : autour du chantier archéologique de Tinnîs, a permis de faire le point sur l avancement des fouilles sur l île de Tinnîs et sur la problématique des ateliers textiles en Égypte au Moyen Âge. Un colloque a été organisé en octobre 2004 sur un thème d'archéologie gallo-romaine Le maître du domaine (organisateur : J-C. Béal) ; les communications seront publiées dans les collections de la MOM. Enfin, l'umr a organisé le colloque EMAC 05 (European Meeting on Ancient Ceramics) en novembre 2005. En 2006 est déjà prévu le colloque de fin des travaux de l'acr Espace ecclésial au Moyen Âge. Documentation et bibliothèques Le laboratoire de céramologie dispose d une bibliothèque, gérée par C. Armand-Carré (IE), spécialisée en céramologie et en archéométrie. Le fichier est informatisé et disponible sur le site Web de la MOM. Les acquisitions par l UMR concernent également l archéologie médiévale occidentale car ce domaine n est pas couvert par la bibliothèque de la MOM. Enfin, la MOM a attribué des crédits spécifiques pour le développement du fond documentaire sur l'archéologie régionale à destination des chercheurs et des étudiants et créé à cet effet un nouveau sigle (AOC : Archéologie Occidentale). Les achats de l UMR dans ce domaine sont maintenant localisés à la bibliothèque de la MOM. Enseignement Le séminaire d'archéologie régionale de l'umr a constitué un élément important de visibilité de l'archéologie régionale dans les enseignements de l'université Lyon 2. Du point de vue de l enseignement de l archéométrie, C. Batigne-Vallet intervient en cours de céramologie en Licence (L3 : 20 h) et l'umr a assuré des modules d'enseignement dans le master de l'université Lyon 2 (M1 : 21 h). À l'université Lyon 1, une UE transversale ouverte aux étudiants de toutes disciplines a été mise en place (L3 : 30 h, 120 inscrits) et une autre en licence de Sciences de la Terre (L3 : 60 h, 23 inscrits). Par ailleurs, A. Schmitt fait partie de l équipe pédagogique et intervient 20 h dans le master professionnel «Archéosciences» à l Université de Dijon, où intervient également C. Oberlin pour un cours général sur les méthodes de datation en archéologie (20 h). Des interventions ponctuelles sous forme de visites commentées du laboratoire de Céramologie et du Centre de Datation par le RadioCarbone sont par ailleurs régulièrement organisées. L UMR encadre régulièrement des stagiaires du Master Pro de Dijon ou du BTS de Chimie de Lyon et accueille 14 doctorants. GDR Européen P. Dupont a obtenu la création d'un GDR européen sur la mer Noire à l époque grecque. Les principaux axes de recherche concernent l identification des productions céramiques du Pont-Euxin à l époque grecque, ainsi que des études de terrain (localisation du site de Phasis en Géorgie, reconnaissance du territoire d Orgamé en Roumanie, prospections en mer d Azov dans la région de Ejsk). Plusieurs doctorants sont associés à ce projet.
150 UMR 5138 PROJET DE CONTRACTUALISATION AVEC LE MINISTÈRE DE LA CULTURE Le développement de l'implication de l'umr dans l'archéologie régionale nous conduit à proposer une contractualisation avec le Ministère de la Culture. Les négociations avec A. Le Bot-Helly, Conservateur du service régional de l'archéologie, ont portés sur les programmes dans lesquels sont impliqués des agents du SRA. Les temps de recherche de ces agents ont été définis pour tenir compte des nécessités de service. CONVENTIONS L UMR a signé une convention avec le Conseil général du Puy-de-Dôme pour la réalisation d un montage vidéo sur la fabrication traditionnelle de la céramique, destiné à être présenté au public dans le cadre du musée de Lezoux. Le Centre de Datation par le RadioCarbone, responsable de la préparation des échantillons archéologiques pour l accélérateur de Saclay, entre dans la convention ARTEMIS qui régit les règles de soumission des échantillons et définit les responsabilités et les clauses financières. Une convention a été signée avec le Service Archéologique Municipal pour définir les modalités de collaboration sur les programmes portant sur l'antiquité, le Moyen Âge et l'époque moderne sur le territoire de la COURLY. Une convention a également été signée avec l'inrap puisque certains agents collaborent déjà activement avec l'umr dans le cadre des ACR. Une convention a été signée avec l IFPO (Damas, Syrie) afin de permettre à S. Elaigne, chercheur post-doc à Beyrouth, de collaborer avec l'umr pour le programme d analyse des céramiques romaines des fouilles du centre ville de Beyrouth. Par ailleurs, une convention a été signée avec l IFAO (Le Caire, Égypte) pour la création d un laboratoire de Carbone 14 au Caire. Le Centre de Datation par le RadioCarbone a formé à Lyon les ingénieurs égyptiens recrutés pour monter ce laboratoire ; ils sont repartis avec une connaissance approfondie des méthodes de préparation et de comptage et en ayant déjà effectué les commandes du matériel nécessaire. PROJETS La configuration de l UMR permet dorénavant des échanges fructueux entre les diverses composantes. Au travers des programmes et des ACR se fait jour un réseau de compétences sur la région. Les équipes de recherche L'équipe 1 - Propriétés et exploitation des matières premières, histoire des techniques se tourne vers les matériaux d'origine géologique et sera un des acteurs principaux du programme sur les matériaux de construction. Les projets et perspectives de l'équipe 2 - Production, diffusion, commercialisation s'inscrivent dans la continuité des travaux en cours. Ils visent à proposer des synthèses régionales. Les approches diachroniques seront aussi abordées. De nouveaux programmes seront initiés et développés au cours du quadriennal. L'équipe 3 - Archéologie en Rhône-Alpes développera ses collaborations avec les membres du SRA. La contractualisation avec le ministère de la culture va permettre d'officialiser ces relations et de définir de nouveaux projets régionaux. Les programmes P1 : Les ateliers céramiques en région Rhône-Alpes de l âge du Fer à l époque moderne (C. Laroche) Ce programme s orientera, pour l époque romaine, sur l exploitation des données et la publication des résultats pour certains ateliers de potiers. Pour la fin du Moyen Âge et l époque moderne, les connaissances ont progressé mais sont moins avancées pour les périodes antérieures. Cependant, pour le haut Moyen Âge comme pour le Moyen Âge central, les travaux récents semblent montrer des formes d artisanat et de commerce bien différentes d une période à l autre, au sein d un même territoire. P2 : Les mortiers antiques et médiévaux (C. Oberlin, N. Cantin) En raison de la complexité du matériau archéologique et les problèmes techniques que pose le prélèvement de la calcite néo-formée, il nous paraît nécessaire de tester la méthode de datation sur des mortiers actuels dont la composition est connue : des mortiers à sable siliceux d une part et des mortiers contenant des pourcentages de calcaire connus d autre part. Il s agit de vérifier s il y a adéquation entre la composition du mortier et le pourcentage d activité en Carbone 14 obtenu par l analyse. Si c est le cas, nous envisagerons d évaluer la contribution de la «calcite ancienne» afin de proposer une méthode de correction des âges par étalonnage.
ARCHÉOMÉTRIE ET ARCHÉOLOGIE 151 P3 : Les céramiques à feu (C. Batigne Vallet) Une étude de cas régionale liée à une fouille préventive est en cours : il s agit des productions du site de La Pacaudière Ariolica (Loire), fouillé par M. Le Nézet, pour lequel l étude céramologique a été réalisée par C. Bonnet (INRAP) et C. Batigne-Vallet (CNRS). Des fours de potiers antiques ont été fouillés, un seul ayant livré du mobilier pouvant être des vestiges de production. Par ailleurs, des fours de potiers du haut Moyen Âge ont livré les restes de fournées. Nous tenterons de définir les produits issus des fours antiques et nous en ferons la caractérisation minéralogique et physico-chimique. Il conviendra aussi de se pencher sur l aire de diffusion de ces produits en pâte blanche. Le deuxième cas à étudier sera probablement la Saintonge, qui a livré des céramiques communes réalisées en argile kaolinitique et dont le début de l exploitation volontaire reste à déterminer. Plusieurs sites de productions ont été fouillés et on peut espérer pouvoir comparer l évolution des produits manufacturés avec celle des structures de production. P4 : Matériaux de construction et organisation des chantiers L archéométrie a, depuis la création de laboratoires internes, profondément renouvelé les connaissances en histoire de l art (techniques de production des objets, identification des restaurations, découverte d éléments signifiants). Les travaux réalisés dans l UMR ont profondément transformé la connaissance des monuments médiévaux et remodelé l histoire de l art monumental. C est une voie à développer, qui, en outre, apporte des matériaux nouveaux aux problématiques de restauration (rôle de conseil dans les chantiers de Paray-le-Monial, de Saint-Paul de Lyon ou de la cathédrale de Lyon). On se propose aussi de reprendre le travail sur les monuments gallo-romains, où l'origine des pierres de construction et de parements varie selon les époques. Personnel et équipement Les départs prévus (2) posent le problème du maintien de l activité du Centre de Datation par le RadioCarbone, cette dernière augmentant et les personnels actuels ne pouvant tout assumer. Il y a donc nécessité impérative de recruter un technicien. Pour l'umr, il serait nécessaire de recruter une gestionnaire pour ces contrats sur appel d offres qui sont en forte augmentation. Quant à l équipement, la priorité de l'umr pour les prochaines années sera la remise à niveau des laboratoires d'archéométrie. Il y a là des enjeux importants pour l'archéométrie française qui nécessitent une augmentation sensible du soutien de base pour permettre un entretien régulier des équipements. Le développement régional et l ouverture à l international Il s agit d un double mouvement généré par les nécessités d une recherche régionale cohérente, les résultats scientifiques obtenus au sein de l UMR et les collaborations extérieures en voie d institutionnalisation. L équipe d archéologie en Rhône-Alpes, dont les activités couvrent une période allant de la Préhistoire jusqu à la fin du Moyen Âge, a vocation à être un élément fédérateur dans la région. La convention signée avec le Service Archéologique Municipal a déjà débouché sur des opérations communes ; les conventions avec le Ministère de la culture (SRA Rhône-Alpes) et l INRAP (antenne Rhône-Alpes-Auvergne) sont en cours de finalisation. La collaboration de ces différents pôles offrira à la région des possibilités d action tournées à la fois vers la recherche, vers la diffusion (publications), vers la valorisation (archéologie du bâti et restauration) et vers la formation (colloques, tables rondes, séminaires). Les premières expériences menées dans le cadre de l UMR ont montré toute la richesse pédagogique de ces échanges, la haute valeur ajoutée en matière d information et d actualité (projet de «forum archéologique» avec l INRAP) et l ouverture sur l extérieur en terme de communication, ouverture qui est un gage de renforcement et de développement. La notoriété acquise par le laboratoire a suscité des demandes extérieures de collaborations, de formation et de transfert de compétence (laboratoire de C-14 de l'ifao au Caire). Le projet de développement d un laboratoire d archéométrie à Alger, en relation avec l Ambassade de France et le Ministère des Affaires étrangères (A. Baud, N. Reveyron) entre, avec l étude archéologique de l habitat ottoman à Cherchel et les collaborations avec le Musée des arts et traditions populaires d Alger, dans le projet global des relations avec l Algérie. Du point de vue des collaborations scientifiques, des programmes internationaux se développent au Liban, en Turquie, en Italie, au Portugal. Enfin, P. Dupont dirige un GDRE sur la mer Noire dans l'antiquité. Ce développement vers la région et cette ouverture à l'international contribuent à conforter l UMR dans ses transformations. Ils lui offrent en même temps une meilleure visibilité nationale et internationale, en lui donnant, à travers son identité archéométrique et archéologique, une stature plus large qui suscite les collaborations. Il est remarquable que l UMR ait ainsi déjà exporté son savoir-faire scientifique et ses nouvelles orientations archéologiques.
152 UMR 5138 (en italiques personnels HDR) LISTE DES PERSONNELS DE L'UMR (AU 15/10/2005) CNRS Chercheurs DESBAT Armand DR2, archéologue DUPONT Pierre CR1, archéologue SCHMITT Anne CR1, archéomètre TSIRTSONI Zoï CR2, archéologue VALLET Cécile CR2, archéologue VITAL Joël CR1, archéologue WAKSMAN Sylvie-Yona CR1, archéomètre CNRS ITA Laboratoire de Céramologie ARMAND-CARRE Catherine IE2, BAP F: Ingénieur d'études documentaliste CANTIN Nadia IE2, BAP D : Ingénieur en techniques archéométriques THEVENOUX Isabelle AJT, BAP H : Secrétaire-gestionnaire THIRION-MERLE Valérie IE2, BAP D: Ingénieur en techniques archéométriques THOMAS Annie AI, BAP D : AI en techniques archéométriques VICHY Michèle IE2, BAP D: Ingénieur en techniques archéométriques Centre de Datation par le RadioCarbone CUZANGE Marie-Thérèse T, BAP B : Technicienne en archéométrie GALET Philippe AI, BAP E: Assistant ingénieur en informatique ROUX Didier T, BAP H: Secrétaire gestionnaire Université LYON 2 BAUD Anne MCF, archéologie médiévale BEAL Jean-Claude MCF, archéologie gallo-romaine BEECHING Alain PR, préhistoire PERRIN Franck MCF, archéologie protohistorique REVEYRON Nicolas PR, archéologie médiévale Université LYON 1 DEBARD Évelyne MCF, Géologie OBERLIN Christine IE, Ingénieur en archéométrie, Université Lyon 1 EZUS Lyon 1 BELON Viviane Technicienne chimiste, Contractuelle Ezus-Lyon 1 CHARVIEUX Yvonne Secrétaire, Contractuelle Ezus-Lyon 1 DELQUE-KOLIC Emmanuelle Ingénieur en archéométrie, Contractuelle Ezus-Lyon 1 Chercheurs associés Université Lyon 2 PARRON Isabelle Dr. NR, chargée de cours EPHE, Paris MOUTON Jean-Michel PR, archéologie et histoire du monde musulman Université de Poitiers BALLET Pascale PR, archéologie mondes anciens LEMAÎTRE Séverine MCF, archéologie mondes anciens INRAP BONNET Christine INRAP, céramologie, Lyon CHATELET Madeleine Dr. NR, INRAP Strasbourg FRANC Odile INRAP, micromorphologie, Lyon LE NEZET Monique INRAP, Lyon ROLLIER Gilles INRAP, Bourgogne DRAC, Service régional de l'archéologie LAROCHE Colette Ingénieur, Ministère de la Culture, céramologie LENOBLE Michel Ingénieur, Ministère de la Culture, atlas de la ville de Lyon TARDIEU Joëlle Ingénieur, Ministère de la Culture, archéologie du bâti DRAC, Service des monuments historiques BOUCHARLAT Élise Dr. 3 e Cycle, Ministère de la culture, archéologie médiévale Musée de la civilisation gallo-romaine SAVAY-GUERRAZ Hugues Dr. 3 e Cycle, Conservateur adjoint, musée gallo-romain de Lyon Autres COCHET André Ing.A&M, Dr. 3 e Cycle ELAIGNE Sandrine Post-Doc, IFPO, Beyrouth EMPEREUR Jean-Yves DR1, CNRS, directeur de l' UMS Centre d'études alexandrines FOY Danielle CR1, CNRS, LAMM FORMENTI Françoise Enseignant-chercheur, école d'ingénieur CPE, Lyon MARQUIE Sandrine Post-doc, Université de Bruxelles MILLEVILLE Annabelle Doctorante Université Lyon 1 ORENGO Lionel Chargé de cours, Université de Dijon PICON Maurice Dr. d'état
ARCHÉOMÉTRIE ET ARCHÉOLOGIE 153 Doctorants ATALLAH Carole Directeur Thèse : A. Desbat BAILLES Audes Directeur Thèse : N. Reveyron BARRETO Florence Directeur Thèse : J.-C. Béal BESSARD-THELY Fany Directeur Thèse : J.-M. Mouton BOUSIGNAC Jean-Christophe Directeur Thèse : A. Desbat BOUVARD Emmanuelle Directeur Thèse : N. Reveyron BRUN Céline Directeur Thèse : A. Desbat, bourse de docteur ingénieur CAPARROS Thierry Directeur Thèse : A. Desbat CHAAYA Anis Directeur Thèse : N. Reveyron CHOMER Claire Directeur Thèse : A. Desbat DELAPORTE Sandrine Directeur Thèse : J.-Y. Empereur EL AMOURI Mourad Directeur Thèse : J.-Y. Empereur GANDREAU David Directeur Thèse : N. Reveyron GARCIA Magali Directeur Thèse : J.-C. Béal GEORGES Camelia Directeur Thèse : J.-Y. Empereur HAIRY Isabelle Directeur Thèse : J.-Y. Empereur KARFOUL Dima Directeur Thèse : J.-M. Mouton, allocataire de recherche Lyon 2 LASNIER Catherine Directeur Thèse : N. Reveyron LERAILLE Fanny Directeur Thèse : J.-M. Mouton, bourse "Aires culturelles" LHEMON Maëlle Directeur Thèse : N. Reveyron MANIMA MOUBOUHA Aimé Directeur Thèse : A. Desbat MARGO Florence Directeur Thèse : N. Reveyron MAZA Guillaume Directeur Thèse : A. Desbat PECHOUX Ludivine Directeur Thèse : J.-C. Béal PERRIN Arlette Directeur Thèse : N. Reveyron PICHOT Valérie Directeur Thèse : J.-Y. Empereur PUEL Olivia Directeur Thèse : N. Reveyron RAMSPECK Clothilde Directeur Thèse : N. Reveyron ROCHETTE Marie Directeur Thèse : N. Reveyron SILVINO Tony Directeur Thèse : A. Desbat TENAUD Pierre Directeur Thèse : J.-C. Béal THEOLAS Delphine Directeur Thèse : J.-C. Béal ZGHEIB Golsen Directeur Thèse : N. Reveyron
UNITÉS CONSTITUTIVES ROMANITAS JE 2409 Directrice : Frédérique BIVILLE * L'équipe Romanitas est issue de la collaboration, au sein de l'université Lyon 2, entre les historiens du monde romain (Centre J. Spon) et les philologues et linguistes de la section de latin, qui travaillent dans les mêmes domaines du savoir et sur les mêmes documents, textes littéraires et épigraphiques, avec des angles d'approche et des objectifs différents, mais complémentaires. En s'associant pour constituer une entité spécifiquement consacrée à la romanité sous ses différentes formes, ils affirment la présence et l'identité du monde romain, face aux autres cultures et disciplines de l'antiquité et du Moyen Âge, depuis longtemps représentées et constituées en équipes de recherche dans le cadre de la MOM (Grèce, Proche-Orient, etc.). Historiens de Rome et latinistes se rencontrent ainsi au sein de programmes communs de recherches portant sur L'identité romaine et sur La norme : identité politique, linguistique et culturelle, qui se pose tout particulièrement par rapport à l'hellénisme, mais qui concerne aussi d'autres formes d'acculturation, de bilinguisme, et de pouvoir, sur le sol italien et dans l'ensemble du monde romain. C'est pourquoi les axes de recherche retenus par les latinistes (histoire des langues, des textes, des idées) comme par les historiens (histoire, archéologie, économie), traitent de problèmes identitaires liés à l'extension de l'empire romain et à l'évolution des concepts de latinité et de romanité aux époques tardive et médiévale. Cette collaboration se manifeste également par la tenue de séminaires communs sur Rome et l'hellénisme, dans le cadre des masters cohabilités (Lyon 2, Lyon 3, ENS-LSH Lyon) de Lettres Classiques et d'histoire ancienne. L'équipe totalise 28 enseignants-chercheurs et chercheurs (dont 64 en poste à l'université Lyon 2) : 6 Professeurs des universités, 11 Maîtres de conférences, 1 Chercheur étranger, 4 PRAG, 1 ATER, 5 Moniteurs allocataires de recherche. Elle comporte 10 membres en rattachement principal et 18 membres associés. Elle encadre une vingtaine de doctorants, presque tous agrégés, qui font la force et constituent l'avenir de cette jeune équipe. ACTIVITÉS DE RECHERCHE Activités individuelles Tous les membres de l'équipe sont des chercheurs actifs et, pour bon nombre d'entre eux, déjà reconnus, qui publient régulièrement et interviennent, tant en France qu'à l'étranger, dans de nombreuses manifestations scientifiques internationales. Publications (sélection) BASSET L., BIVILLE F. (eds), 2005, Les jeux et les ruses de l'ambiguïté volontaire dans les textes grecs et latins (Actes de la table ronde tenue à l'université Lyon 2 les 24 et 25 novembre 2000), Lyon, CMO 33, série linguistique et philologique 4, Lyon. BIVILLE F., 2002, The Graeco-Romans and Graeco-latin: A Terminological Framework for Casus of Bilingualism, in J.N. Adams et alii (eds), Bilingualism in Ancient Society, Oxford University Press [2003], p. 77-102. BIVILLE F., 2003, Le latin et le grec «vulgaires» des inscriptions pompéiennes, in H. Solin, M. Leiwo et H. Halla-aho (éds), Latin vulgaire-latin tardif VI (Actes du VI e Colloque international sur le latin vulgaire et tardif, Helsinki, 29 août-2 septembre 2000), Hildesheim, Olms-Weidmann, p. 219-235. GAIDE F., BIVILLE F. (eds), 2003, Manus medica. Actions et gestes de l officiant dans les textes médicaux latins. Questions de thérapeutique et de lexique (Actes du colloque tenu à l'université Lyon 2, les 18 et 19 septembre 2001), Publications de l Université de Provence (coll. Textes et documents de la Méditerranée antique et médiévale), 272 p. GITTON-RIPOLL V., 2003, L'ablatif absolu dans l'ars Veterinaria de Pelagonius, in H. Solin, M. Leiwo et H. Halla-aho (éds), Latin vulgaire-latin tardif VI (Actes du VI e Colloque international sur le latin vulgaire et tardif, Helsinki, 29 août-2 septembre 2000), Hildesheim, Olms-Weidmann, p. 525-539. HADAS-LEBEL J., 2004, Le bilinguisme étrusco-latin. Contribution à l'étude de la romanisation de l'étrurie, BEC 41, Peeters, Louvain-Paris-Dudley. * Téléphone : +33 4 72 71 58 64, e-mail : Frederique.Biville@univ-lyon2.fr
156 JE 2409 MAIRE B., FRAISSE A., 2003, Cassii Felicis libri de medicina Concordantiae, Olms-Weidmann, Hildesheim/Zürich/New-York, VI et 627 p. MAIRE, B., BIANCHI O., 2003, CAELII AURELIANI OPERUM OMNIUM QUAE EXSTANT CONCORDANTIAE, 4 volumes, Olms-Weidmann, Hildesheim/Zürich/New-York, VI et 2532 p. PLANTADE E., VALLAT D., à paraître, La folle subjectivité de Priape (Pr. 68), Rheinisches Museum. REMY B., 2002, Grenoble à l'époque gallo-romaine d'après les inscriptions. Inscriptions latines de Grenoble et de son agglomération, Grenoble. ROMAN Y., ROMAN D., 2001, Rome : de la République à l'empire, III e s. av. J.C.-II e s. ap. J.C., Paris, Ellipses. VALLAT D., 2003, Un cas d'onomastique bilingue : les anthroponymes grecs chez Martial, in R. Oniga (éd.), Il plurilinguismo nella tradizione letteraria latina, Roma, il Calamo, p. 151-171. Communications (sélection) Outre les invitations à titre personnel à venir faire des conférences, de nombreux membres de l'équipe sont intervenus dans des colloques internationaux, et leurs communications ont fait ou vont faire l'objet de publications dans les actes de ces rencontres. 12th International Colloquium on Latin Linguistics, Bologna (Italie), 9-14 juin 2003 (F. Biville, V. Gitton, E. Plantade, D. Vallat). VII Coloquio Internacional de Latin Vulgar y Tardio, Sevilla (Espagne), 2-6 septembre 2003 (F. Biville, V. Gitton, B. Maire). Societatea Romana de Studii Clasice, Bucarest (Roumanie), conférence : «Situations et documents bilingues dans le monde gréco-romain», 6 mai 2004 (F. Biville). Mélanges, crases, tempéraments, «La chimie du vivant dans la biologie et la médecine anciennes», Universités de Lausanne et de Genève (Suisse), 6-8 mai 2004 (V. Barras et B. Maire organisateurs). VIII Coloquio internacional Textos médicos latinos antiguos, Universidade de Coruna, 2-4 septembre 2004 (B. Maire, M. Pardon). La médecine vétérinaire antique (sources écrites, archéologiques, iconographiques), Université de Bretagne Occidentale, Brest, 9-11 septembre 2004 (F. Biville, V. Gitton). 13th International Colloquium on Latin Linguistics, Université libre de Bruxelles, 4-9 avril 2005 (F. Biville, V. Martzlof, E. Plantade, D. Vallat). La grammaire antique et sa survie, Saint-Petersbourg, Académie des Sciences de Russie, 20-23 avril 2005 (F. Biville). Manifestations scientifiques organisées à Lyon 2 En 2003-2005 ont été organisées, dans le cadre de l'université Lumière-Lyon 2 et de la MOM, en collaboration avec des équipes de recherche de Lyon 2 ou avec d'autres institutions universitaires, françaises ou étrangères, les rencontres scientifiques suivantes, dans la continuité de rencontres antérieures ou destinées à servir de point de départ à des rencontres ultérieures. 26 janvier 2004 : Les prénoms dans les langues de l'italie antique. Deuxième journée d'étude du séminaire franco-italien sur «Les langues de l'italie antique», coorganisée par Romanitas (F. Biville), et l'umr 8546 AOROC (CNRS-ENS, D. Briquel), en collaboration avec l'universita di Roma Tor Vergata (P. Poccetti), et l'école Française de Rome (8 conférenciers). 4 février 2004 : L'économie antique, une économie de marché? (I), Colloque organisé par Romanitas (Y. Roman), avec le concours du programme CPER La norme romaine dans tous ses états (10 communications). 17-19 mai 2004 : Colloque international Bilinguisme gréco-latin et épigraphie, Université Lyon 2, coorganisé par le laboratoire HiSoMA (G. Rougemont, J.-C. Decourt) et Romanitas (F. Biville), (19 communications). 17 novembre 2004 : La norme à Pompéi (1 er s. av. J.-C.-1 er s. ap. J.-C.), équipe Romanitas (M.-O. Laforge- Charles). 30 novembre 2004 : L'économie antique, une économie de marché? (II), Y. Roman. 14 mars 2005 : journée d'études Onomastique et intertextualité dans la littérature latine (F. Biville, D. Vallat). 25 mai 2005 (en collaboration avec HiSoMA et la Bibliothèque Interuniversitaire de Lyon) : matinée consacrée à l'œuvre et à la bibliothèque personnelle (léguée à la BIU de Lyon) de Michel Lejeune. Intervention de doctorants de Lyon 2. 7 novembre 2005 : Journée d'étude Priapus lectus : la valeur littéraire des Carmina Priapea (F. Biville, E. Plantade, D. Vallat).
ROMANITAS 157 Programme CPER : «Ordre et désordre» Dans le cadre du programme CPER-SHS La norme romaine, a été mis en place un séminaire annuel (6 demijournées), en collaboration entre l'université Lyon 2 (Romanitas, Y. Roman) et l ENS-LSH Lyon (J.-P. Guilhembet), faisant intervenir des conférenciers locaux ou invités, et ouvert aux docteurs ou doctorants de tous horizons : Séminaire 2003-2004 : Ordre, transgression, désordre : l'vrbs dans tous ses états. 6 journées d'étude. Séminaire 2004-2005 : Vrbanitas. Normes et comportements urbains dans le monde romain. Thématiques spécifiques de recherche Les recherches s'organisent, dans une perspective pluridisciplinaire, autour d'une problématique générale portant sur L'identité romaine, et plus spécialement sur la confrontation culturelle de Rome avec l'hellénisme. Les historiens ont plus spécialement retenu comme thèmes de recherche : entre centre et périphérie, la romanisation, l'urbanitas, la norme romaine, l'économie antique. Les latinistes ont sélectionné, comme thèmes spécifiques de recherches : les contacts de langues et de cultures (les langues du monde romain, le bilinguisme gréco-latin) ; entre histoire et langue : les noms propres ; genres littéraires et para-littéraires (traités techniques et lexiques spécialisés) ; la latinité tardive et médiévale ; la médecine gréco-romaine. ACTIVITÉS DOCUMENTAIRES Un lexique de latin médical : Instrumentum Medicum En septembre 2003 a été lancée, par les latinistes, la constitution d'un lexique latin des noms d'instruments médicaux (Instrumentum Medicum), auquel travaillent dix membres de Romanitas. Ce travail d'équipe doit déboucher sur la publication d'un ouvrage (responsable : F. Biville). Par ailleurs est prévue une relance de la base de données «Esculape» initiée par l'ex-gdr 734 (Textes médicaux latins), sur le vocabulaire latin de la pathologie (A. Fraisse). Un corpus d'inscriptions latines Sous la direction de B. Rémy, les historiens épigraphistes participent à la refonte du corpus des Inscriptions latines des Gaules, dans le cadre du GDR dirigé par J. Gascou, en collaboration avec le Centre Camille Jullian (CNRS- Université de Provence) et l Office des recherches archéologiques du Valais. ACTIVITÉS DE FORMATION Encadrement des doctorants Les activités de formation se caractérisent : par l'accueil et l'encadrement de doctorants, dont le nombre est en expansion, et par le suivi de leurs travaux ; par la tenue de séminaires, dans le cadre des cursus universitaires de Maîtrise (Histoire ancienne, Lettres Classiques et Modernes), du DEA des Mondes Anciens (remplacés, à partir de la rentrée 2004, par les masters) et de l'école Doctorale des Sciences Humaines et Sociales de l'université Lyon 2. Programme Sodalitas Il a été mis en place, depuis 2001, un programme de rencontres collégiales (à raison de trois par année), baptisé Sodalitas, à l intention des doctorants de Romanitas préparant une thèse relevant de la latinité ou du monde romain, pour leur permettre d'exposer leurs travaux et d'en discuter devant un auditoire élargi aux chercheurs confirmés et aux étudiants. Rencontres scientifiques Les colloques et tables rondes organisés en 2003-2004 avaient, entre autres, pour fonction d'exploiter et de valoriser les ressources locales ; ils ont été largement ouverts aux jeunes chercheurs, à qui ils ont donné l'occasion d'exposer leurs travaux et de se faire connaître. RELATIONS EXTÉRIEURES ET INTERNATIONALES Des relations personnelles L'ouverture sur l'extérieur de l'équipe Romanitas de Lyon 2, est d'abord assurée par les relations personnelles qu'entretiennent bon nombre de ses membres avec des enseignants chercheurs français et étrangers relevant d'autres établissements. Ces relations sont à l'origine d'échanges de publications et d'informations, d'invitations à venir faire des
158 JE 2409 conférences, à participer à des jurys de thèse en France et à l'étranger, à présenter des communications dans des colloques internationaux (cf. supra). Organisation de colloques à Lyon 2 Ces relations se concrétisent aussi par la tenue, à Lyon 2, de rencontres scientifiques, journées d'étude ou colloques, auxquelles participent des représentants d'autres institutions universitaires, et où est toujours invité au moins un enseignant chercheur d'une université étrangère (cf. supra). Intégration dans des réseaux nationaux et internationaux Elles se manifestent enfin par la mise en place de réseaux de recherche centrés en particulier, mais non exclusivement, sur la région Rhône-Alpes (médecine gréco-romaine), et sur une collaboration avec l'ens-lsh Lyon (cf. supra, le programme du CPER sur La norme). Au niveau national, l'équipe Romanitas est intégrée dans deux GDR du CNRS : le GDR 2650, Linguistique latine (Paris IV-Sorbonne) et le GDR 2643, Ars Scribendi (ENS-LSH Lyon). Au niveau international, elle fait partie de deux réseaux travaillant sur : la tradition grammaticale gréco-latine, associant, outre Lyon 2 (L. Basset, F. Biville) et l ENS-LSH Lyon (UMR «Histoire des théories linguistiques», B. Colombat), la Katholieke Universiteit de Leuven (P. Swiggers, A.Wouters), et l'académie des Sciences de Russie, de Saint-Petersbourg (N. Kazanski, W. Mazugha). les langues de l'italie antique, intégrant l'équipe Romanitas (F. Biville), et l'umr 8546 AOROC (CNRS-ENS Ulm, Paris, D. Briquel), l'universita di Roma Tor Vergata (P. Poccetti) et l'ecole Française de Rome. VALORISATION DE LA RECHERCHE Aux activités et publications scientifiques tant nationales qu'internationales déjà mentionnées peuvent encore être ajoutées des actions de valorisation et de diffusion culturelle : valorisation du patrimoine local (Musée des moulages de Lyon, O. Balandraud), conférences dans le cadre de sociétés savantes ou de formation continue, publication de manuels. Y. Roman dirige chez Ellipses, à Paris, une collection L Antiquité : une histoire. Cette collection, très active sur le créneau des manuels de préparation au Capes et à l agrégation, a permis de faire accepter à l éditeur la publication d ouvrages de synthèse moins rentables financièrement, mais intéressants sur le plan de la diffusion de la recherche en histoire ancienne. Les membres de Romanitas (JE 2409) ont demandé à rejoindre, à partir du 1 er janvier 2007, soit pour le prochain Quadriennal, le laboratoire HiSoMA (UMR 5189), dirigé par J.-C. Decourt.
ROMANITAS 159 LISTE DES PERSONNELS DE ROMANITAS (en italique personnels HDR) Membres statutaires BERTHET Jean-François MCF Lyon 2 BIVILLE Frédérique PR Lyon 2 DALAISON Julie MCFf Lyon 2 EL HAFCI Nadia PRAG Lyon 2 FRAISSE Anne MCF Lyon 2 GUARD Thomas PRAG Lyon 2 LAFORGE Marie Odile MCF 2 Lyon 2 LHOMMÉ Karine MCF Lyon 2 PLANTADE Emmanuel PRAG Lyon 2 ROMAN Yves PR Lyon 2 Chercheurs associés BERTRANDY François PR Chambéry CHAMBON Laurence Allocataire de recherche Lyon 2 DALMON Laurence Moniteur allocataire Lyon 2 DELRIEUX Fabrice MCF Chambéry DUPRAZ Emmanuel MCF Rouen GUILHEMBET Jean-Pierre MCF ENS-LSH Lyon JOUANNA BOUCHET Joëlle MCF Nancy JULHE Jean-Claude MCF Paris IV MAIRE Brigitte Chargé de recherche Lausanne MARTZLOF Vincent Moniteur allocataire Lyon 2 MOLIN Michel PR Angers PARDON Muriel PRAG Dijon PASSET Laure Allocataire de recherche Lyon 2 POLI Fabrice MCF Dijon RÉMY Bernard PR Grenoble 2 ROMAN Danièle PR Montpellier 3 VALLAT Daniel ATER Lyon 2 VAN HEEMS Gilles Moniteur allocataire Lyon 2
UNITÉS CONSTITUTIVES INSTITUT DE RECHERCHE SUR L'ARCHITECTURE ANTIQUE FRE 2777 BUREAU DE LYON Responsable du bureau : Jean-Charles MORETTI * La composition et l'organisation du bureau lyonnais de l'iraa se sont partiellement modifiées ces dernières années. L équipe, qui était une UPR (5500) implantée à Paris, Lyon, Aix-en-Provence et Pau, a été transformée en FRE au 1 er janvier 2004 et a demandé sa transformation en UMR. En 2004-2005, deux demandes de contractualisation ont été faites et acceptées avec l Université Lyon 2 et l Université de Provence. Ce changement de statut a permis l intégration d enseignants-chercheurs dans l équipe. Le bureau de Lyon est actuellement constitué de T. Fournet, (architecte IR mutualisé avec l UMR HiSoMA), de M.-T. Le Dinahet (PR en histoire grecque), de J.-C. Moretti (CR1 détenteur d une HDR) et d H. Siard (MCF en archéologie grecque). G. Charpentier (IR), qui était précédemment à l IRAA de Lyon a été détaché à l IFPO Beyrouth en 2004. Onze doctorants sont rattachés au bureau. Les travaux de recherche et les enseignements du bureau de l'iraa de Lyon portent principalement sur l'orient grec. Au sein de la fédération, ils combinent cette aire géographique et les programmes communs de l'équipe qui sont actuellement : les monuments funéraires, les édifices de spectacle, les sanctuaires, la maîtrise et la gestion de l'eau. Le bureau tente de faire profiter au mieux les étudiants des capacités de formation et de stages pratiques sur le terrain qu offre l ensemble de l équipe. ACTIVITÉS DE RECHERCHE Les monuments funéraires En 2001, l IRAA, en collaboration avec le musée archéologique de Lattes, avait organisé une exposition sur la «La mort des notables en Gaule romaine» et un colloque international ayant pour titre «L'architecture funéraire monumentale : la Gaule dans l'empire». J.-C. Moretti et D. Tardy (IRAA, Pau) en ont préparé la publication des actes. Le manuscrit, qui avait été remis au CTHS en septembre 2002, devrait finalement être publié par les Presses universitaires de l Université de Provence en 2005. L'archéologie funéraire constitue l'un des thèmes de recherche principaux de M.-T. Le Dinahet, qui, depuis la création du bulletin analytique d'architecture grecque de la RA, rédige les notices concernant l'architecture des tombeaux. Elle a poursuivi en 2003-2005 ses recherches sur la nécropole de Délos. En 2003, elle a publié un article de synthèse sur les rituels funéraires en Asie Mineure et en Syrie. Les édifices de spectacle J.-C. Moretti a achevé en 2004 avec P. Fraisse (architecte) l'étude du théâtre de Délos et en a déposé le manuscrit à l École Française d Athènes pour publication dans la série l Exploration archéologique de Délos. Il a publié en 2004 un article de synthèse sur le théâtre du Létoon de Xanthos (Turquie) avec A. Badie (IRAA, Aix-en-Provence) et il poursuit avec plusieurs membres des bureaux d'aix-en-provence, de Pau et de Paris, l'étude de celui d'orange. En 2004, il a aussi rédigé un article sur la scénographie (à paraître dans Mediterranean Archaeology,) et participé à une mission sur le théâtre de Bélo (Espagne) avec M. Fincker (IRAA, Pau). Dans ce programme, les édifices de spectacles de Lyon ne sont pas oubliés : D. Fellague a repris dans le cadre de sa thèse l'étude du théâtre et de l'odéon et S. Zugmeyer achève un nouveau relevé de l'amphithéâtre. Toutes deux sont doctorantes sous la direction de membres de l'iraa. Les sanctuaires M.-T. Le Dinahet a poursuivi ses recherches sur les sanctuaires dans les Cyclades et sur le sanctuaire de Men à Antioche de Pisidie (Turquie) alors qu H. Siard continue la fouille et l étude du Sarapieion C de Délos. Elle a identifié en 2003-2004 un autel-foyer dans lequel étaient peut-être brûlés des papyrus magiques et pu montrer, en 2004, que le temple auquel menait l'allée de sphinx comprenait à la place du naos un vaste puits cultuel : il était consacré à Hydreios, * Téléphone : +33 4 72 71 58 55, e-mail : jean-charles.moretti@mom.fr
162 FRE 2777 une divinité de l'eau peu connue dans le monde grec. Ces travaux ont été présentés en janvier 2005 lors d un atelier sur les religions orientales qui s est tenu à la Villa Vigoni et en mai de la même année, à Leyden, lors d un colloque consacré aux études isiaques dont les actes seront publiés courant 2006. La maîtrise et la gestion de l'eau À Délos, J.-C. Moretti et H. Siard ont travaillé ces dernières années, avec d'autres membres de l'iraa, au sein du programme sur la gestion de l'eau à Délos, coordonné par M. Brunet (EFA). Les résultats de ces travaux doivent être publiés dans un volume de l'exploration archéologique de Délos. J.-C. Moretti et H. Siard en ont exposé certains lors du séminaire d HiSoMA en 2003. Depuis, ils ont tous deux poursuivi des recherches sur le Réservoir de l'inopos, un barrage aménagé dans la haute vallée du petit cours d'eau de l'île. H. Siard vient de découvrir une inscription donnant le règlement du point d'eau public. J.-C. Moretti a pu faire des observations nouvelles sur le mode de construction du mur du barrage qu'il doit compléter, en septembre 2005, lors d'une campagne de travaux avec M. Fincker. Ces deux recherches feront l'objet d'articles dans un prochain numéro du BCH. T. Fournet étudie actuellement trois thermes de Syrie du Sud. À Shâ ra, il prépare la publication d un travail mené de 2000 à 2002 sur des bains, construits entre la fin du II e et le III e s., qui présentent au début du circuit une vaste «basilique thermale» couverte, associée à un itinéraire circulaire, ce qui fait de cet édifice le précurseur des bains byzantins conservés en Syrie du Nord et étudiés par G. Charpentier. À Bosra (Syrie), il s'intéresse depuis deux ans aux thermes du centre. L analyse du bâtiment permet d ores et déjà d isoler quatre grandes périodes de construction ou d agrandissement de l édifice, qui, sur près de cinq siècles, semble avoir connu une évolution comparable à celle des thermes du sud, en cours de publication par H. Broise (IRAA, Aix-en-Provence). Les premiers résultats de cette étude sur les thermes du centre ont été publiés dans un article de synthèse sur Bosra paru dans Syria en 2005. À Shahba- Philippopolis, village natal de l Empereur Philippe l Arabe, il travaille sur les bains qui furent mis en chantier à la fin du III e s. et qui demeurèrent inachevés. Le projet impérial fut revu à la baisse au profit d un plan en équerre plus adapté à la taille du village. L étude des deux thermes monumentaux de Bosra et de Philippopolis permettra la publication d une synthèse sur l apparition et l évolution des grands bains impériaux dans la région. Dans un cadre chronologique et géographique très différent, T. Fournet a aussi repris en 2003 l'étude des bains hellénistiques souterrains de Taposiris Magna, ville située à une quarantaine de kilomètres à l ouest d Alexandrie (travaux dirigés par M.-F. Boussac, HiSoMA). Le plan initial à double rotonde appartient à un type architectural hellénistique bien connu, ici peu à peu transformé afin de répondre à l'évolution de la pratique du bain public. L'extension de la fouille permettra de suivre sur plus de six siècles l'évolution de ce témoin privilégié de l'hellénisation du Delta égyptien et de rouvrir l épais dossier des bains publics de cette région, souvent absent des synthèses sur le bain de l Antiquité. Un article exposant les premiers résultats de la fouille a été déposé en mars 2005 et sera publié par le Centre d Études Alexandrines. Délos Tous les membres de l IRAA de Lyon participent à des recherches sur le site de Délos (Grèce). Le bureau organise tous les ans, depuis 1997, à la MOM une journée d étude sur l architecture délienne. En 2003 elle a eu pour thème la construction, les entreprises et leur financement, en 2004 les trésors et en 2005 l évolution urbaine. En 2004 ont commencé, dans le cadre d une convention entre l IRAA et l EFA, les travaux de terrain visant à la réalisation d'un Atlas de Délos comprenant un relevé général de l'île au 1/5 000, un relevé de toute la ville antique au 1/200 et plusieurs profils. Outre J.-C. Moretti, responsable de l opération, T. Fournet et H. Siard participent à ce programme. Trois missions ont déjà été réalisées et elles ont été suivies de plusieurs mois de mise au propre en France. Les résultats obtenus ont été exposés à Lyon en mars 2005. L'atlas, qui s'accompagne de la réalisation d'un modèle numérique de terrain, pourra servir de base à la réalisation de systèmes d'informations géographiques. ACTIVITÉS DE FORMATION Les membres de l IRAA organisent deux séminaires de master à Lyon 2. Le séminaire de M.-T. Le Dinahet a porté entre 2002/2003 et 2004/2005 sur les rituels et l architecture funéraires. Celui de J.-C. Moretti a porté en 2002-2003 sur l évolution et la diffusion de l'architecture théâtrale en Occident ; en 2003-2004 sur l'architecture publique à Orange au Haut-Empire (trois séances sur le site) et en 2004-2005 sur l Acropole d Athènes. Chaque année des membres des autres bureaux de l IRAA ont été invités à participer à ce séminaire, qui a été complété par des journées d études déliennes et, en 2005, par une table ronde sur les édifices de spectacle antiques dans la vallée du Rhône. Depuis quatre ans, J.-C. Moretti organise aussi à Lyon 3, avec C. Mauduit un séminaire intitulé : «le théâtre grec : vocabulaire et réalité». Les différents membres de l IRAA ont par ailleurs été invités à s exprimer dans divers séminaires à la MOM (séminaires d épigraphie grecque de G. Rougemont, séminaire sur le bois de L. Pantalacci, séminaire sur les fleuves de J.-C. Decourt) et ailleurs (Collège de France, DESS Patrimoine archéologique monumental,
IRAA 163 EFA, ENS Ulm, ENS Lyon, Paris I, Paris X, Université M. Bloch de Strasbourg, École d architecture de Toulouse) et ils ont prononcé diverses conférences (Lyon, Nantes). M.-T. Le Dinahet et J.-C. Moretti encadrent plusieurs étudiants en master et en thèse. Ils sont régulièrement appelés à participer à des jurys à l'université et au CNRS. J.-C. Moretti et H. Siard encadrent régulièrement des stages d'étudiants sur leurs chantiers. En 2004, trois mois de stage ont été organisés par l IRAA pour quatre architectesrestaurateurs envoyés par le Service des Antiquités de Damas. RELATIONS EXTÉRIEURES ET INTERNATIONALES L'IRAA de Lyon collabore régulièrement en France avec les autres bureaux de l'iraa ; l'hisoma ; le SRA Rhône-Alpes ; le Centre d'archéologie moderne de Paris IV ; la Maison de l Archéologie et de l Ethnologie de Nanterre (UMR 7041, équipe 8 «Proche-Orient hellénistique et romain») et avec le DESS Patrimoine archéologique monumental de l'université de Strasbourg. À l'étranger, il participe aux programmes de l'efr, de l'efa, de l'ifpo, de la Casa de Velasquez et de plusieurs missions du MAE. Il travaille à des projets en collaboration les services des antiquités et les universités syriennes et libanaises. M.-T. Le Dinahet, J.-C. Moretti et H. Siard font partie des commissions de spécialistes de plusieurs universités françaises (Aix-en-Provence, Limoges, Lyon 2, Strasbourg). M.-T. Le Dinahet organise des échanges ERASMUS avec l université de Bucarest. VALORISATION DE LA RECHERCHE L'IRAA de Lyon collabore à la valorisation de la recherche par des restaurations de monuments antiques, par la production de cédéroms pédagogiques et par la participation à des émissions médiatiques. M.-T. Le Dinahet est membre de la commission de restauration des marbres antiques du Musée Calvet d Avignon. En 2004-2005, J.-C. Moretti a achevé avec P. Fraisse un projet de restauration et d aménagement du théâtre de Délos et de la citerne qui lui est associée. Ce projet doit être adressé au service hellénique des anastyloses en 2005. H. Siard a coordonné en 2005 la restauration de l escalier du Réservoir de l Inopos à Délos et prépare, pour 2006, celle d une boutique attenante au Sarapieion C, dégagée en 2002. En 2005 deux émissions de télévision (TF1) ont été consacrées à ses travaux déliens. T. Fournet a animé deux petits-déjeuners de la MOM et participé une exposition sur Failaka (Koweit), qui s'est tenue en 2005 au Musée des Beaux-Arts de Lyon. PROJETS Les projets du bureau lyonnais de l'iraa pour les années à venir se situent dans la continuité de ses activités de recherche actuelles. Dans le domaine de l'architecture funéraire, M.-T. Le Dinahet compte achever prochainement l'étude des enclos funéraires qu'elle a fouillés dans la nécropole de Délos. Outre l étude du théâtre d Orange, plusieurs recherches sur les édifices de spectacle vont être poursuivies par J.-C. Moretti. En 2006, il doit remettre une synthèse sur l'architecture du théâtre de l'époque archaïque à l'époque hellénistique pour un livre collectif sur le théâtre grec qui sera publié par les éditions Champion. Cette même année sera organisée à la MOM une journée d étude sur les fronts de scène et d'autres journées seront consacrées par la suite à divers aspects des édifices de spectacle : les façades extérieures, le rideau de scène, les auvents de scène. Après avoir animé pendant quatre ans avec C. Mauduit un séminaire à Lyon 3 sur «le théâtre grec, vocabulaire et réalités», J.-C. Moretti compte enfin entreprendre avec elle la rédaction d'un ouvrage sur le sujet qui prendra la forme d'un dictionnaire accompagné de textes littéraires et épigraphiques traduits et commentés. Les recherches sur les sanctuaires continueront à porter principalement sur deux complexes majeurs : le sanctuaire de Men à Antioche et les Sarapieia de Délos dont M.-T. Le Dinahet et H. Siard préparent respectivement la publication. En août 2005, J.-C. Moretti et G. Charpentier présenteront une communication lors d un colloque à Izmir sur le temple d Apollon à Claros (Turquie). T. Fournet va poursuivre des travaux sur les thermes de Syrie du Sud, à Bosra et à Shahba-Philippopolis, et sur les bains hellénistiques de Taposiris Magna. En attendant que soient achevées les différentes monographies en préparation sur ces édifices, il prépare pour début 2006 avec M.-F. Boussac, H. Broise et G. Charpentier une série de rencontres et un groupe de travail sur l origine et le devenir des bains dans le bassin oriental méditerranéen. Les travaux de l atlas de Délos seront poursuivis ainsi que l organisation de journées d étude sur l architecture délienne. La dixième de ces journées aura lieu en 2006, année durant laquelle, à la demande de l'efa, J.-C. Moretti organisera avec V. Chankowski (MCF, Lille III), à Délos même, un séminaire intitulé «architecture et épigraphie» et consacrera son séminaire de master 2 à Lyon 2 à l'architecture publique à Délos. Dans les prochaines années, il
164 FRE 2777 participera, sous la direction de P. Fraisse, au programme d analyse urbaine de l agglomération antique, auquel participe aussi B. Gauthiez (PR, Lyon 2). Cette activité de recherche, de rencontres et d'enseignement fait de l'équipe lyonnaise un pôle de référence en matière d'études déliennes. Les travaux de terrain, les études et les publications que ses membres ont en cours lui permettront de conserver ce rôle pilote dans les années à venir. Les deux séminaires de master organisés par des membres de l IRAA à Lyon 2 vont se poursuivre et, à partir de la rentrée 2005, T. Fournet sera responsable d enseignement dans le nouveau master «Archéologie de l objet, du bâti et du site : représentation, archivage, diffusion» (responsable : J.-C. Béal). LISTE DES PERSONNELS DE LA FRE 2777 CNRS Chercheurs MORETTI Jean-Charles (1) CR1 ITA CHARPENTIER Gérard (2) IR1 FOURNET Thibaud (3) IR2 Université Lyon 2 LE DINAHET Marie-Thérèse (1) PR SIARD Hélène MCF Éducation Nationale RABATEL Liliane (4) Chercheurs associés CALLOT Olivier IFPO DENTZER Jean-Marie Paris I FADIN Lionel EFA FRAISSE Philippe EFA MULLER Frédéric EFA REDON Bérangère Lille Doctorants ANDOUARD Nathalie Université Lyon 2 DENIS P. Université Lyon 2 COQUEUGNIOT Gaëlle Université Lyon 2 FELLAGUE Djamila Université Lyon 2 GALLIEZ R. Université Lyon 2 HARBAOUI F. Université Lyon 2 KUNKA Violetta Université de Neuchâtel LACHAT Clarisse Université Lyon 2 MERMOZ Julien Université Lyon 2 RABATEL Liliane Université Lyon 2 ROYER Amélie Université Lyon 2 (1) Personnes habilitées à diriger des recherches (2) Détaché à l'ifpo Beyrouth en 2004. (3) Mutualisé avec HiSoMA. (4) Détachée à l'iraa au 1 er septembre 2005.
UNITÉS CONSTITUTIVES CENTRE JEAN-PALERNE UNIVERSITÉ JEAN MONNET, SAINT-ÉTIENNE EA 3067 Directeur : Bernard JACQUINOD (jusqu au 31 août 2004) Directrice : Nicoletta PALMIERI * (depuis le 1 er septembre 2004) Le Centre Jean-Palerne, créé en 1973, accueille des enseignants chercheurs en histoire antique, littérature et langues anciennes de l Université Jean Monnet-Saint-Étienne, auxquels se sont joints des enseignants chercheurs d autres universités, françaises et étrangères. Le Centre tire son nom d un gentilhomme forézien du XVI e siècle, qui fut secrétaire de François de Valois, frère du roi Henri III, avant de se consacrer à la poésie et de faire un voyage en Orient, de 1581 à 1583, qui le conduisit jusqu à Jérusalem. Jean-Palerne fit le récit de son voyage, qui fut publié à Lyon en 1606, après la mort de l auteur, sous le titre de Pérégrinations du Sieur Jean-Palerne, secrétaire de François de Valois, Duc d Anjou et d Alençon. Le logo du Centre reprend la devise anagrammatique de Iehan Palerne : «Ne haîr la peine». PROBLÉMATIQUE DE RECHERCHE Les disciplines étudiées au Centre Jean-Palerne portent sur l Antiquité et le Moyen Âge ; les travaux effectués depuis la naissance du Centre reposent essentiellement sur les sources écrites, textes manuscrits et documents épigraphiques, vestiges archéologiques et productions artistiques. Dans une perspective de cohérence et de complémentarité de chacun des domaines qui constituent cet ensemble, le Centre organise des colloques internationaux, en publie les Actes dans sa collection de Mémoires (vingt-six volumes fin 2003, douze volumes pour 1998-2003, trois parus en 2005 et trois en cours de préparation), fait paraître trois bulletins à diffusion internationale (un de syntaxe grecque, un de médecine ancienne et médiévale et une Newsletter sur la poésie hellénistique), anime un séminaire international de linguistique grecque. AXES DE RECHERCHE Le Centre a jusqu ici réparti son activité sur les grands axes de travail suivants : Les textes scientifiques et techniques dans l Antiquité Les savoirs médicaux, Antiquité-Moyen Âge, Orient-Occident La syntaxe et la sémantique du grec ancien L histoire et les représentations de l Antiquité Textes scientifiques et techniques dans l Antiquité À la suite de changements importants parmi le personnel enseignant-chercheur, les orientations de l axe «Textes scientifiques et techniques» ont été quelque peu modifiées, tout en restant dans la lignée des travaux antérieurs du Centre. En effet, après un accent particulier mis sur les mathématiques d une part et l œuvre d Héron d Alexandrie par J.-F. Guillaumin et G. Argoud, une nouvelle orientation thématique a été retenue, recentrée sur Alexandrie (à la suite des travaux sur la science alexandrine déjà menés par le Centre, dans différents colloques notamment) et sur l astronomie. C. Cusset a publié tout d abord les actes importants d un colloque international qu il avait organisé sur La Météorologie dans l'antiquité : entre science et croyance (Mémoires XXV du Centre Jean-Palerne, 2003), le domaine de la météorologie et de l astronomie étant indissociables dans l antiquité. Une journée d étude, au centre des préoccupations du Centre en ce domaine et dans la suite directe des colloques précédents, est en préparation sur Eratosthène (Eratosthène, athlète du savoir, 2 juin 2006), à la fois mathématicien, astronome et poète. Enfin, au lieu d en rester simplement aux «textes scientifiques et techniques», on a cherché à associer davantage «Science et littérature» : c'est d ailleurs le thème qui a été retenu en 2003-2004 pour le séminaire de tronc commun de master 1 «Langues et cultures antiques, classiques, modernes et comparées» à l UTM, rattaché au Centre pour le semestre 1, et qui a donné lieu à six conférences, dont trois par des membres stéphanois du Centre (C. Cusset, F. Garambois, N. Palmieri). Dans cette perspective, un volume est en préparation sous le titre de Musa Docta, consacré * Téléphone : +33 4 76 18 97 50 ; e-mail : nicoletta.palmieri@cegetel.net
166 EA 3067 à la poésie didactique gréco-latine dans les domaines de la science naturelle, de l astronomie, de la géographie (sous la responsabilité de C. Cusset, parution dans la série des Mémoires, en 2006). Pour développer les liens du Centre, depuis septembre 2004 une lettre d information électronique «Hellenistic Newsletter», regroupant actuellement plus de 110 participants du monde entier (15 pays représentés), donne un état mensuel des recherches dans le domaine de la littérature hellénistique et les rapports entre science et littérature y sont régulièrement abordés. In fine, les actes du colloque organisé en 2004 par J. Turpin (Paris XII), Signe et prédiction dans l Antiquité, dont le sujet est très proche de la météorologie, ont été publiés dans la série des Mémoires du Centre (juin 2005, volume XXIX). Savoirs médicaux, Antiquité-Moyen Âge, Orient-Occident Les études dans le domaine de la médecine ancienne et, notamment, de la littérature médicale latine, sont désormais traditionnelles au sein du Centre, grâce surtout au travail de G. Sabbah qui inaugura depuis les années 1980 un vaste programme de recherche, bien visible à l heure actuelle dans la série des Mémoires, comprenant entre 1982 et 2003 dix volumes médicaux. Si encore aujourd hui plusieurs chercheurs du Centre sont des spécialistes de la science médicale, ancienne et médiévale, c est que ce type d analyse, qui touche aux intérêts de philologues, d antiquisants, de médiévistes, d historiens des sciences et d orientalistes, ne cesse de montrer ses remarquables enjeux culturels. La direction principale poursuivie par les chercheurs du Centre concerne en priorité l histoire des textes médicaux, dans une double perspective : éditer des ouvrages inédits ou publiés de manière insatisfaisante, reconstruire, à travers la transmission (au sens large) des textes, les parcours des idées médicales, dans le temps (depuis l Antiquité jusqu au Moyen Âge) aussi bien que dans les lieux, à savoir dans la circulation des textes et donc du savoir, dans le bassin méditerranéen pendant bien de siècles. Dans cette perspective plusieurs réalisations scientifiques sont à signaler : Publication du volume Rationnel et irrationnel dans la médecine ancienne et médiévale. Aspects historiques, scientifiques et culturels, textes réunis par N. Palmieri, «Mémoires XXVI du Centre Jean-Palerne», Publication de l Université de Saint-Étienne, 2003 (seize articles, 341 p.). Ce volume réunit les Actes du colloque international organisé à Saint-Étienne en 2002. Publication de : Agnellus de Ravenne, Lectures galéniques : le De pulsibus ad tirones, intr., texte latin (adiuuante Ivan Garofalo), trad. française et notes explicatives par N. Palmieri, «Mémoires XXVIII du Centre Jean- Palerne», Publication de l Université de Saint-Étienne, mars 2005, XXXIV p., 249 p., dont 67 doubles. Lettre d informations. Médecine ancienne et médiévale. Nouvelle série, directeur N. Palmieri. Pendant dixhuit ans, de 1982 à 2000, le Centre a poursuivi la publication de la Lettre d informations, bulletin préparé par les soins d A. Debru et de G. Sabbah, qui faisait état des recherches et des activités scientifiques dans le domaine de la médecine ancienne. Si le numéro 32, en 2000, semblait marquer la cessation, fort regrettable, de cette activité, en 2002 une «nouvelle série» de cette publication a été mise en place avec des perspectives cependant quelque peu différentes : il ne s agit plus de donner une énumération exhaustive des travaux publiés dans ce domaine, mais de réfléchir, à travers des comptes-rendus, sur les publications les plus marquantes et les nombreuses rencontres scientifiques. Sa diffusion a suivi le rythme d un bulletin par an (lettre n 1, 2002, 60 p. ; lettre n 2, 2003, 97 p. ; lettre n 3, 2004, 128 p. ; lettre n 4, 2005, 185 p.). L accueil favorable et la bonne volonté des collaborateurs ont permis, entre 2002 et 2004, une amélioration progressive de la Lettre, désormais petite revue à diffusion internationale, pour laquelle on pourra peutêtre envisager dans quelque temps une parution semestrielle. Projet en cours de réalisation Publication en 2006, dans la série des Mémoires du Centre Jean-Palerne de : Ioannes Grammatikos, Commento al De pulsibus ad tirones di Galeno, intr. edizione del testo arabo, trad. italiana e note esplicative di Ivan Garofalo. Cette publication témoigne d une belle continuité dans la production scientifique de l axe «Savoirs médicaux» : il s agit en effet de l édition avec traduction italienne du commentaire à l Ad tirones de Ioannes Grammatikos (VII e siècle), ouvrage perdu en grec et traduit en arabe au X e siècle. Ce travail, effectué par I. Garofalo, membre associé du Centre, constitue un complément indispensable de la récente édition d Agnellus de Ravenne par N. Palmieri (Mémoires XXVIII). La version arabe de Ioannes et l œuvre en latin d Agnellus sont en effet les seuls témoignages complets qui nous soient parvenus de la lecture de ce texte galénique effectuée par les iatrosophistes de l école médicale d Alexandrie avant la conquête arabe (642). Organisation d une journée d études sur «Les parcours de l Ars medica (Tegni) de Galien : lectures et interprétations depuis la fin de l Antiquité jusqu aux Universités médiévales», responsable N. Palmieri (26 juin 2006). Cette journée aborde l étude de la fortune médiévale de l Ars medica (Tegni), œuvre fondamentale dans l histoire séculaire de cette philosophie médicale que l on appelle galénisme. Sept spécialistes, français et étrangers, ont accepté de participer à cette journée et fourni des titres provisoires de leurs communications.
CENTRE JEAN PALERNE 167 La syntaxe et la sémantique du grec ancien L activité de cet axe de recherche (responsable B. Jacquinod), assurée par les réunions régulières au sein de l équipe de linguistique grecque et comparative (GDR 1038 dont la création a été votée par la commission 32 du CNRS), a maintenu au cours de 2003-2005 la production satisfaisante des années précédentes. On doit signaler les réalisations suivantes : Colloque international sur L aspect dans les dialectes grecs, organisé à Saint-Étienne, 17-18 mai 2004, par B. Jacquinod avec la collaboration de Nancy 2 (Centre Edouard Will, directeur R. Hodot) ; 14 communications de spécialistes français et étrangers ; les actes seront publiés en 2005 à Nancy. Publication de Les structures parallèles et corrélatives en grec ancien et en latin, textes réunis par P. de Carvalho et F. Lambert, actes du Colloque de Bordeaux III (2002), Mémoires XXVII du Centre Jean-Palerne, mars 2005. Publication de la revue Syntaktika, directeur B. Jacquinod. La publication se poursuit au rythme de deux numéros par an depuis octobre 1991, soit 29 numéros à ce jour (dernier numéro paru en mars 2005). Ce bulletin, quoique de dimensions modestes, a manifestement comblé une lacune des revues scientifiques dont aucune n est spécialisée en linguistique grecque. Il est un moyen de publication de réflexions, d informations rapides, notamment par des comptes-rendus d ouvrages récents (souvent de l année). Il est ouvert aux informations et aux propositions d articles. Il renseigne aussi sur les problèmes informatiques rencontrés par les hellénistes. Cette publication se fait à Saint-Étienne (Centre Jean-Palerne). Le bulletin est gratuit. Pour le recevoir, il suffit d en faire la demande. Histoire et représentations de l Antiquité L équipe «Histoire et représentations de l Antiquité», créée à l occasion du plan quadriennal 1998-2002 et intégrée au Centre Jean-Palerne, avait déjà réalisé son programme «Réver l archéologie au XIX e siècle : de la science à l imaginaire», par la publication, en 2001, des actes d une table ronde (1 er et 2 décembre 2000), qui forment le volume XXIII de la collection des Mémoires du Centre Jean-Palerne. Les activités concernent actuellement les «entrées royales antiques et médiévales et leur écho à l époque moderne» (responsable E. Perrin-Saminadayar). Dans cette perspective, on peut signaler : «Imaginaire et représentations littéraires de l entrée royale au XIX e siècle : une sémiologie du pouvoir politique». Colloque co-organisé par le Centre Jean-Palerne (responsable E. Perrin-Saminadayar), l UMR LIRE et l USR 710 («L Année épigraphique») ; quatorze communications ont été présentées à cette occasion à l Université de Saint-Étienne les 20 et 21 janvier 2005. Publication des actes de «Imaginaire et représentations littéraires de l entrée royale au XIX e siècle : une sémiologie du pouvoir politique» dans la série des Mémoires du Centre Jean-Palerne (fin 2005). Rencontre sur le thème des entrées royales à Paris, les 27-28-29 octobre 2005 (responsable E. Perrin- Saminadayar, rencontre prise en charge par le CNRS). FICHE SYNTHÉTIQUE DES ACTIVITÉS DU CENTRE JEAN-PALERNE (2003-2005) Volumes des Mémoires parus aux Publications de l Université de Saint-Étienne Mémoires XXV. La météorologie dans l Antiquité : entre science et croyance, textes réunis par Ch. Cusset, 2003. Mémoires XXVI. Rationnel et irrationnel dans la médecine ancienne et médiévale. Aspects historiques, scientifiques et culturels, textes réunis par N. Palmieri, 2003. Mémoires XXVII. Structures parallèles et corrélatives en grec ancien et en latin, textes réunis par P. de Carvalho et F. Lambert, 2005. Mémoires XXVIII. Agnellus de Ravenne, Lectures galéniques : le De pulsibus ad tirones de Galien, introduction, texte latin (adiuuante Ivan Garofalo), traduction et notes explicatives par N. Palmieri, 2005. Mémoires XXIX. Signe et prédiction dans l Antiquité, textes réunis par J. Turpin, 2005. Volumes à paraître dans la même collection en 2005-2006 Mémoires XXX. Imaginaire et représentations littéraires de l entrée royale au XIX e siècle : une sémiologie du pouvoir politique, Actes du colloque co-organisé par le Centre Jean-Palerne, l UMR LIRE et l USR 710 («L Année épigraphique»), sous la responsabilité de C. et E. Perrin-Saminadayar (fin 2005). Mémoires XXXI. Musa docta, Études sur la poésie didactique gréco-latine, sous la responsabilité de C. Cusset (2006). Mémoires XXXII. Ioannes Grammatikos, Commento al De pulsibus ad tirones di Galeno, intr. edizione del testo arabo, trad. italiana e note esplicative di Ivan Garofalo (2006).
168 EA 3067 Rencontres scientifiques Colloque international sur L aspect dans les dialectes grecs, organisé à Saint-Étienne, les 17-18 mai 2004, par B. Jacquinod (Centre Jean-Palerne) avec la collaboration de Nancy 2 (Centre Edouard Will, directeur R. Hodot). Colloque : «Imaginaire et représentations littéraires de l entrée royale au XIX e siècle : une sémiologie du pouvoir politique». Co-organisé par le Centre Jean-Palerne (responsable E. Perrin-Saminadayar), l UMR LIRE et l USR 710 («L Année épigraphique») à l Université de Saint-Étienne les 20 et 21 janvier 2005. Rencontres scientifiques en préparation Colloque international sur Ératosthène, un athlète du savoir, responsable C. Cusset, Université de Saint-Étienne, vendredi 2 juin 2006 (dix communications annoncées) Journée d étude sur Les parcours de l Ars medica (Tegni) de Galien : lectures et interprétations depuis la fin de l Antiquité jusqu aux Universités médiévales, responsable N. Palmieri, Université de Saint-Étienne, lundi 26 juin 2006 (sept communications annoncées). Les membres du Centre Jean-Palerne (EA 3067) ont demandé à rejoindre, à partir du 1 er janvier 2007, soit pour le prochain Quadriennal, le laboratoire HiSoMA (UMR 5189), dirigé par J.-C. Decourt. LISTE DES PERSONNELS DU CENTRE JEAN-PALERNE (en italiques personnels HDR) Membres statutaires BREUIL Jean-Luc MCF Saint Etienne CUSSET Christophe PR Saint Etienne GARAMBOIS-VASQUEZ Florence MCF Saint Etienne JACQUINOD Bernard PR Saint Etienne PALMIÉRI DARLON N. PR Saint Etienne TOURON Jean-Baptiste PRAG Saint Etienne MONT-SÈVE Claude IGE2 50 % Saint Etienne Chercheurs associés CHANET Anne-Marie Paris 10 DEBRU Armelle Paris 1 FISCHER Klaus Mayence GAROFALO Ivan Université de Sienne JOUANNA BOUCHET Joëlle MCF Nancy PERRIN-SAMINADAYAR Eric MCF Saint-Étienne RIJSKBARON Albert Université d Amsterdam ROSELLI Amneris Université de Naples
ANNEXES
ANNEXE 1 FÉDÉRATION DE RECHERCHE FR 538 PRINCIPAUX ÉLÉMENTS DE LA CONVENTION ARTICLE 1 er L'article 1 intitulé Dénomination et Objet est modifié de la façon suivante : La dénomination de la Fédération de recherche est «Maison de l'orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux». À la définition du rôle et des buts de la Fédération, tels qu'ils sont inscrits à l'article 1 de la convention, il faut ajouter ce qui découle de la volonté politique de la direction de la MOM et des évolutions en cours : déjà concernée par des programmes sur l'occident, la Fédération revendique, avec l'appui de ses tutelles, une ouverture vers des unités impliquées dans des domaines complémentaires de ses centres d'intérêts «traditionnels» : Méditerranée occidentale, archéologie métropolitaine, etc. Cette volonté se traduit dans les programmes de l'umr 5138 et par l'intégration de la jeune équipe Romanitas. Elle sera réaffirmée par d'éventuelles intégrations de nouvelles unités, par le développement de programmes ou de collaborations avec des unités extérieures ; la Fédération n'est pas seulement une unité de service : une de ses fonctions premières est de développer et de mettre à disposition de la communauté scientifique des instruments de recherche et de formation performants (CCT puis plateformes technologiques, Services, DEA puis masters). La création de chantiers doit préparer, au sein de la MOM, les évolutions technologiques à venir, en testant sur des cas concrets de nouveaux outils de recherche et de diffusion de la recherche, en permettant aux unités constituantes de les utiliser (mutualisation des moyens). Le soutien à des projets de jeunes chercheurs (statutaires ou post-doctorants) doit permettre l'émergence de problématiques renouvelées, originales, dont la mise en œuvre atteste du dynamisme d'une recherche. Le Département Scientifique de rattachement est le Département des Sciences de l'homme et de la Société. La Délégation Régionale du C.N.R.S. est la Délégation Rhône-Auvergne. La Fédération de recherche 538 fait partie du réseau des Maisons des Sciences de l'homme (Vote du Bureau et du Conseil de Fédération le 28 juin 2000). La charte qui régit ce réseau est annexée au présent avenant (annexe 1). ARTICLE 2 L'article 2 relatif à la durée est complété de la façon suivante : La Fédération est renouvelée pour une durée de quatre ans à partir du 1er janvier 2003. ARTICLE 3 L'alinéa 1 de l article 3 relatif à la composition est modifié de la façon suivante : Les unités qui adhèrent à la Fédération peuvent être constituantes ou liées par une convention spécifique. La liste de ces unités figure en annexe 2 du présent avenant. L'alinéa 5 de l article 3 est modifié de la façon suivante : L'adhésion de nouvelles unités sera possible avec l'accord des co-contractants, sur présentation du conseil de Fédération et après avis du comité d évaluation. L'adhésion d'une nouvelle unité constituante implique l'acceptation de la présente convention et du règlement intérieur (voir article 8 du présent avenant relatif aux moyens). L'adhésion d'une unité sur convention spécifique implique l'acceptation de ladite convention spécifique et du règlement intérieur. ARTICLE 4 L'alinéa 1 de l article 4 relatif au directeur est modifié de la façon suivante : Le directeur de la Fédération est nommé pour une période de quatre ans, renouvelable éventuellement deux fois, conjointement par le Directeur Général du C.N.R.S. et par le Président de l'université Lumière Lyon 2, sur proposition du conseil de Fédération, et après avis du comité d évaluation et des instances compétentes du Comité National du C.N.R.S. et de l'université Lumière-Lyon 2.
172 FR 538 L'alinéa 5 de l article 4 est modifié de la façon suivante : Le directeur administre et dirige la Fédération, ses services communs, ses chantiers, ainsi que les plateformes créées, au sein de la Fédération, par la direction scientifique S.H.S. du C.N.R.S. Le dernier alinéa de l'article 4 est modifié de la façon suivante : Le règlement intérieur prévoit notamment les modalités de fonctionnement du Conseil de Fédération (titre II), de son bureau (titre III), et des commissions spécifiques réunies à l'initiative du directeur (titre IV). ARTICLE 5 Il est ajouté un article 4 bis, portant création d'un Comité de direction. Le Comité de direction est composé du directeur de la FR, du directeur-adjoint de la FR, du secrétaire général ainsi que des directeurs et des directeurs-adjoints des unités adhérentes, telles que définies à l'article 3 du présent avenant. Il se réunit à l'initiative du directeur de la FR. Il assiste le directeur dans l'organisation des activités communes de la FR. La composition du comité de direction est annexée au présent avenant (annexe 3). ARTICLE 6 L'alinéa 1 de l article 5 relatif à la composition du Conseil de Fédération, est modifié de la façon suivante : Il est créé un Conseil de Fédération composé : 1 ) de membres de droit : le directeur de la Fédération, qui le préside, les responsables de chaque unité adhérente, 2 ) de membres nommés : le secrétaire général de la Fédération. 3 ) de membres élus : les représentants élus des unités constituantes (un représentant élu par chaque conseil de laboratoire) ; un responsable de service, élu par les responsables des services communs de la Fédération ; un responsable de thème, élu par les responsables des thèmes de recherche communs de la Fédération ; un responsable de chantiers, élu par les responsables des chantiers de la Fédération ; un responsable de plateforme, élu par les responsables des plateformes technologiques de la Fédération ; cinq représentants des personnels de la Fédération, élus par le Bureau du Conseil de Fédération. Des membres de la Fédération ou des unités adhérentes, ainsi que des personnalités extérieures peuvent être invités en raison de leur compétence. L'alinéa 2 de l article 5 relatif aux compétences du Conseil de Fédération est modifié de la façon suivante : Le Conseil de Fédération est consulté notamment sur le rôle, le développement et le fonctionnement des services communs de la Fédération, des chantiers et des plateformes La suite de l'alinéa est sans changement. ARTICLE 7 L'article 6 relatif au Conseil scientifique est remplacé par : Il est institué auprès de la Fédération un Comité d'évaluation. Il est composé : de représentants des tutelles le Président de l'université Lumière-Lyon 2 ou son représentant, le Directeur du Département SHS du C.N.R.S. ou son représentant, de membres représentant le Comité National de la Recherche Scientifique un représentant de chacune des sections évaluant la Fédération (32, 31 et 39) un représentant ITA ou IATOS d une section du Comité National de la Recherche Scientifique. de membres experts quatre personnalités scientifiques (dont au moins une de nationalité étrangère) désignées par le C.N.R.S.; un membre invité, le Délégué Régional du C.N.R.S. ou son représentant, Des personnalités extérieures peuvent être invitées en raison de leur compétence.
PRINCIPAUX ÉLÉMENTS DE LA CONVENTION 173 Le Président du Comité d'évaluation est désigné parmi les membres experts. Le mandat des membres correspond à la durée de l unité. Il peut être renouvelé une fois. Le fonctionnement et les compétences du Comité d évaluation sont fixés par décision n 998786DCAJ du CNRS du 18 juin 1999. ARTICLE 8 L'article 7.1 relatif aux apports initiaux est modifié de la façon suivante : L'université héberge la Fédération dans les bâtiments dits «Maison de l'orient et de la Méditerranée» et «Bibliothèque de la Maison de l'orient et de la Méditerranée». Sauf convention particulière, l Université s engage à supporter les charges incombant au propriétaire. Tout en restant propriété des co-contractants, les matériels et fonds documentaires affectés aux unités constituantes sont mis à la disposition de la Fédération. L'article 7.2 relatif aux obligations des co-contractants sur les moyens, alinéa 2, est modifié de la façon suivante : Les co-contractants contribuent financièrement au développement et au fonctionnement des services communs de la Fédération, des chantiers et des plateformes et à la réalisation des programmes scientifiques collectifs. Pour ce faire, ils attribuent des moyens en crédits, en locaux, en personnel et en équipements à la Fédération. La première phrase de l alinéa 3 de l'article 7.4 relatif à l appréciation des moyens est modifiée de la façon suivante : La liste des personnels affectés à la Fédération est jointe en annexe 4 du présent avenant. ARTICLE 9 L'alinéa 2 de l article 8 intitulé Administration et Gestion est modifié de la façon suivante : Chaque partie (C.N.R.S. et Université Lumière-Lyon 2) gère séparément ses ressources, selon leurs règles propres. Les établissements gestionnaires accueillent, d'une part les contributions des unités constituantes sur leurs moyens propres et, d'autre part les moyens directement affectés à la Fédération par les parties et les partenaires extérieurs.
ANNEXE 2 SCHÉMA DIRECTEUR INFORMATIQUE : QUADRIENNAL 2007-2010 Ce schéma directeur informatique développe les prévisions de la politique informatique de la MOM au cours du prochain quadriennal 2007-2010. Comme il est particulièrement difficile de faire des prévisions à long terme dans le domaine des nouvelles technologies, rappelons qu il faudra, au cours de prochain quadriennal, se donner les moyens d intégrer à ce schéma directeur des modifications et des ajouts, exigés par l actualité, ceci sous la forme de projets spécifiques relayés par des demandes de moyens elles aussi spécifiques. La politique de parc informatique Dans ce domaine, la MOM devra continuer son effort sur la mise à niveau des matériels, des versions de systèmes d exploitation et des logiciels. Par ailleurs, dans le respect des directives interministérielles, et pour des raisons d économies, il serait souhaitable que la MOM commence à identifier des pistes pour intégrer davantage les logiciels libres sur les postes utilisateurs. Ainsi, courant 2007-2010, dans le cadre des renouvellements, il faudra insister pour que les utilisateurs adoptent sur leur poste de travail un système d exploitation et une suite de logiciels libres. Le Service Informatique 1 n ayant pas la maîtrise budgétaire du parc informatique dans les laboratoires, il se contente actuellement de suggérer un certain nombre de recommandations pour l achat des nouveaux postes. Cela concerne l intégration systématique d une garantie de trois ans dans le coût d achat et une désaffection des postes après cinq ans d utilisation. Au cours du prochain quadriennal, l achat de poste avec une garantie de cinq ans, couvrant ainsi la totalité de la durée de vie du poste, sera généralisé. Le poste type devra être un Macintosh sous Mac OSX, ou un PC sous Windows XP Professionnel ou peut-être sous Linux, en fonction de l évolution de ce type de système d exploitation libre et de l accueil que lui réserveront les utilisateurs. Le poste type sera de plus équipé des logiciels spécifiques à chacun, mais également d une suite bureautique Microsoft Office et Internet Explorer ou mieux encore Open Office et Mozilla, si l accueil réservé par les utilisateurs est favorable ; l expérience interne de l adoption rapide des logiciels libres FireFox (navigateur Internet) et Thunderbird (client de messagerie) est dans ce sens assez prometteuse. Par ailleurs au cours du quadriennal 2007-2010, la MOM et ses UMR constitutives pourraient adopter un nouveau mode de fonctionnement pour les acquisitions de matériels et de logiciels informatiques, actuellement du ressort de chaque UMR. Dans les grandes lignes, le Service Informatique procèderait, sur le budget de la fédération, aux achats des micro-ordinateurs et des logiciels pour l ensemble des UMR. Celles-ci reverseraient à la fédération, pour financer ces acquisitions, un «loyer» proportionnel au volume de leur parc. Ce loyer ne représenterait pour chaque UMR que le coût de «location» et d exploitation de son parc, dont la MOM serait propriétaire. Ce mode de fonctionnement est très proche de «l infogérance» qui consiste à déléguer tout ou partie des tâches de gestion du parc informatique d une organisation (ici une UMR) à un intervenant externe spécialisé (ici le Service Informatique de la MOM). L intervenant externe assure la pérennité de l'activité informatique, la maintenance et l exploitation du parc ainsi que la mise à niveau des logiciels et des systèmes, en contrepartie d un loyer. Cette approche permettrait une gestion beaucoup plus cohérente du parc informatique de la MOM en termes d homogénéisation des systèmes et des logiciels, de respect des consignes de désaffection des postes anciens et des consignes concernant les caractéristiques pour l achat des nouveaux postes. Ce mode de fonctionnement sera évidemment proposé et discuté avec chacune des UMR qui pourront, si elles y trouvent un intérêt, choisir de «transférer» leur gestion de parc informatique à la Fédération. Concernant le support aux utilisateurs, les outils de prise de contrôle à distance, de dialogue en direct et de visioconférence, vont être généralisés et banalisés, pour remplacer progressivement les déplacements systématiques auprès des utilisateurs. Le Service Informatique va également développer, en interne, des formations spécifiques aux outils utilisés à la MOM pour mieux répondre aux besoins concrets des utilisateurs dans leur utilisation de l informatique au quotidien. En règle générale, le support et la formation seront en priorité prodigués sur les logiciels préconisés, et non sur ceux choisis par les utilisateurs, afin d inciter ceux-ci à les utiliser. L objectif est d améliorer le support et la formation en permettant aux informaticiens de se perfectionner eux-mêmes sur une «palette» de logiciels beaucoup moins large. 1 Le Service Informatique remplace, à compter d octobre 2005, les Services Réseau, systèmes et sécurité et Web et bases de données.
176 SCHEMA DIRECTEUR INFORMATIQUE Le parc informatique de la Fédération comptabilise à ce jour 50 postes (hors serveurs et postes informatiques des unités constitutives) qu il est prévu de remplacer à hauteur de 20 % en 2006. Les 80 % restants devront être remplacés au cours du quadriennal 2007-2010 si l on veut garantir un amortissement à cinq ans des postes informatiques. Soit 40 postes informatiques à renouveler au cours du prochain quadriennal. Le parc étant hétérogène (Mac, PC, fixe ou portable), il faut compter un prix moyen de 1 600 par poste, soit un total de 40 x 1600 = 64 000. D autre part il y a une dizaine d imprimantes réseau à la MOM. 20 % sont changés tous les ans, soit 2 imprimantes par an à 1 500 HT ce qui fait 2 x 1 500 HT x 4 ans = 12 000 HT. Enfin, l équipement d une salle de formation est envisagé au cours du prochain quadriennal. Il faudra 7 PC (7 000 HT), 1 vidéo projecteur (2 000 HT) et du mobilier (6 000 HT) pour une valeur totale de 15 000 HT. L ensemble représente une somme globale de 64 000 + 12 000 + 15 000 = 91 000 HT L infrastructure, l architecture et les services informatiques Dans ce domaine, de nombreux projets ont été menés à bien au cours du quadriennal précédent, qui ont permis de répondre à la majorité des attentes des utilisateurs. Il apparaît dorénavant important, pour le Service Informatique, de consolider cet existant en concentrant ses efforts sur le développement d outils et de procédures d exploitation. L objectif est toujours le même : améliorer la fiabilité et la qualité de service. De ce fait le Service Informatique continuera de proposer et d apporter des améliorations dans le domaine de la sécurité informatique et des réseaux, même si les utilisateurs n en expriment pas explicitement le besoin, mais surtout pour ne pas prendre un retard technologique difficile à rattraper. La migration de la MOM vers le protocole réseau IPv6 semble être un bon exemple. L aboutissement actuel d IPv6 sur les réseaux métropolitains et sur RENATER laisse à penser que, d ici 2010, un grand nombre des réseaux de la recherche utiliseront ce protocole. Il n est pas envisageable que la MOM passe à côté de cette «révolution» technologique. Le Pare-feu Cisco PIX515 actuel de la MOM a été acquis et mis en production au 1er trimestre 2002. Celui-ci a subi au cours des 4 dernières années les évolutions matériels et logiciels nécessaires, et devrait encore, courant 2006, être upgradé vers la nouvelle version majeure livrée par Cisco. Toutefois il apparaît que ce matériel aura plus de 5 ans dès le début du prochain quadriennal. Il est donc opportun d envisager son renouvellement dans la deuxième partie du quadriennal 2007-2010, en gardant les fonctionnalités actuelles de pare-feu applicatif à inspection d état supportant IPv6 et en y apportant un débit de sortie sur le réseau métropolitain Lyonnais (LYRE) en Gigabit Ethernet et d éventuelles nouvelles fonctionnalités indispensables à l état de l art de la sécurité d ici 2009. La solution actuelle de sécurisation du réseau de la MOM s élèverait à environ 10 000 s il fallait l acquérir et l intégrer telle qu elle est à ce jour. On peut considérer qu en tenant compte de l évolution de l état de l art de la sécurité, des technologies et des coûts d acquisition, il faut prévoir d ici à 2009 un coût similaire pour le remplacement de la solution actuelle par une solution supportant les dernières évolutions technologiques. La sauvegarde s effectue actuellement sur un support bande. Ce système pourrait être avantageusement remplacé par une sauvegarde sur disque. Il est très difficile d évaluer les capacités disque qui seront utilisées d ici 2 à 3 ans. Toutefois les prochaines acquisitions de serveurs pour des projets de stockage ou pour l hébergement complet des comptes de messagerie montrent un fort accroissement des capacités nécessaires. On peut rapidement estimer (hors projet PERSEE) : serveur de fichier plateau numérisation 1,5 To, serveur de bases images et cartothèque 1 To, Serveur de fichiers bureautique MOM 1 To, serveur de comptes IMAP 0,5 To, autres serveurs applicatifs et bases internes 0,5 To. Soit un total de 4,5 To. Une baie de stockage d environ 10 To devrait permettre une sauvegarde sur disque avec une période de rétention de 2 semaines comprenant 2 totales et 1 incrémentale quotidienne avec un peu moins de 10 % de données modifiées par jour. Cette solution, envisageable pour le prochain quadriennal, nous impose de mettre à jour le serveur de sauvegarde et d acquérir une baie de stockage qui prendra la place du robot chargeur de bandes utilisé actuellement. La mise à jour de la licence du logiciel de sauvegarde, permettant la sauvegarde sur disque, est incluse dans le contrat de maintenance. La baie de 10 To nécessaire est évaluée à 7 500 et la prestation d intégration à 2 000, soit un total de 9 500. Par ailleurs, échelonné sur la période du quadriennal 2007-2010, il faudra envisager le remplacement de l ensemble des serveurs applicatifs et de Bases de données. Ces remplacements devront être l occasion de réflexions sur les changements de stratégie et de politique informatique. Entre autres pistes à explorer, citons : la virtualisation des serveurs (plusieurs serveurs virtuels sur une même machine physique), la mutualisation du stockage en réseau SAN (Storage Area Network).
QUADRIENNAL 2007-2010 177 Les serveurs utilisés à ce jour (hors plateformes technologiques) sont deux serveurs de bases de données (base bibliothèque, autres bases internes), un serveur Web institutionnel MOM, 1 serveur d annuaire (LDAP) et de messagerie (SMTP, POP IMAP) et de services réseau (HTTP, DNS, SSH, SFTP), 1 serveur interne de services réseau (DHCP, SYSLOG, etc ) et un serveur de fichier et d impression de 300 Go. Le coût de remplacement de ces machines est de 5 x 3 000 = 15 000 pour les serveurs applicatifs, plus 4 500 pour le Filer. Soit un total de 19 500. Les équipements actifs du réseau de la MOM arriveront au terme de leur amortissement au cours du prochain quadriennal. L augmentation des débits du réseau local MOM, avec le passage à une épine dorsale en 10 Gigabits Ethernet et une distribution capillaire en Gigabit Ethernet pourra être envisagée, ce qui impliquera une réflexion sur le pré câblage du bâtiment recherche qui ne supporte actuellement que du 10 Mbits Ethernet. À cette occasion, une réflexion concernant le passage à la téléphonie sur IP devra être envisagée. Les téléphones seraient des postes spécifiques ou un logiciel installé sur le poste informatique. Le transport des appels ne se ferait plus que sur le réseau ethernet/ip de la MOM. La gestion des appels serait réalisée par un IPBX logiciel qui assurerait également la passerelle vers le réseau téléphonique commuté classique. Enfin, si l on parie sur un développement général important de la téléphonie classique vers la VoIp, les appels vers l extérieur pourraient transiter via le réseau Internet et permettre d importantes économies voire à terme la gratuité des appels téléphoniques! Le coût du re-câblage d environ 300 prises pour l ancien bâtiment est évalué à 45 000 (150 par prise). Le coût par port 10/10/1000 pour le changement des équipements actifs du réseau est évalué à 75 par port, soit pour 500 prises (ancien et nouveau bâtiment, il y en a 240 actuellement, mais il faut compter également les téléphones sur IP!) un coût total de 37 500. Avec un IpBX en logiciel open source (6 000 HT, coût de la machine) et son intégration (4 000 HT) plus le coût d un raccordement d une liaison primaire en RTC pour la passerelle (5 000 HT) et environ 250 postes IP (100 l unité), le projet peut être évalué à 40 000 HT. Comme cela a déjà été précisé dans ce rapport, les budgets à prévoir pour la plupart de ces projets dépassent largement l enveloppe annuelle allouée au fonctionnement informatique de la MOM. Le financement de ces projets devra impérativement être relayé par des demandes de moyens spécifiques. Tableau récapitulatif pour le Quadriennal 2007-2010 Informatique Investissement HT Parc informatique Fédération (postes, imprimantes) et salle de formation 91 000 Remplacement solution de sécurité réseau 10 000 Remplacement solution de sauvegarde 9 500 Remplacement des serveurs de fichiers et applicatifs 19 500 Re-câblage du bâtiment Recherche 45 000 Remplacement de l infrastructure commutée 37 500 Projet de téléphonie sur infrastructure commutée et sur réseau sur IP 40 000 TOTAL 252 500 HT
ANNEXE 3 BESOINS EN ÉQUIPEMENT ET EN VACATIONS DES PLATEFORMES TECHNOLOGIQUES CNRS DE LA MOM 2007-2010 2007 2008 2009 2010 Plateforme «C-14»... 13 500 13 500 0 0 0 Climatisation... 3 500 Création d une ligne de pré-traitement automatique supplémentaire des matières végétales et des ossements... 10 000 Plateforme «Banques d images et données textuelles»... 200 550 111 200 61 500 24 000 3 850 Entretien de l outil de production avec une spécialisation des périphériques - Scanner non destructif pour livres précieux... 76 200 - Scanner recto verso couleur de semi production... 3 850 - Remplacement de la tour de gravure... 16 000 Mise à niveau des logiciels génériques et de moyens de calcul - Outils de calibration... 2 500 - Outils de gravure automatique de Dévédérom... 6 500 - Stations de calculs en rack... 10 000 - Stations d acquisition (renouvellement partiel/spare)... 5 500 Prestation de développement des chaînes de fabrication et de production - Remplacement des logiciels TransVision et InVision... 25 000 - Renforcement des développements génériques orientés tous types de documents (hors revues)... 15 000 Aide à la conduite de projets externes 20 000 20 000 Plateforme «Tête de réseaux documentaires»... 66 600 21 900 14 900 14 900 14 900 Fonctionnement général... 6 900 6 900 6 900 6 900 Vacations... 8 000 8 000 8 000 8 000 Renouvellement matériel... 7 000 Plateforme «ISA»... 81 960 21 960 20 000 20 000 20 000 Achats de données spatiales... 20 000 20 000 Kit GPS différentiel... 20 000 Labkits ArcInfo... 21 960 Total... 168 560 96 400 58 900 38 750
ANNEXE 4 LISTE DES HDR, DES THÈSES ET DES DEA/MASTERS 2 SOUTENUS HABILITATIONS À DIRIGER LES RECHERCHES BEECHING Alain 2003, Le néolithique entre Rhône moyen et Alpes. BLONDÉ Francine 2004, De la fouille à la vie quotidienne en Grèce antique, université Paris IV-Sorbonne BOEHM Isabelle 2003, Contribution à l histoire de la notion de perception en grec ancien, université Paris IV- Sorbonne DECOURT Jean-Claude 2004, Thessalie, Gaule, Syrie : recherches de géographie historique dans le bassin méditerranéen. CHABAUD Nadine ép. DECOURT 2003, La littérature orale comme paradigme de la variance. Nouvelles orientations de recherche en anthropologie orale autour des circulations de la parole. LABARRE Guy 2004, Le culte de Men à Antioche de Pisidie et autres recherches sur l histoire des cités d Asie mineure, université Michel de Montaigne-Bordeaux III. MASETTI-ROUAULT Maria-Grazzia 2005, «L'autre face de l'empire» - Syriens et Assyriens dans le moyen Euphrate à l'âge du Fer I-II. Politique et culture d'une colonie assyrienne du VIII e siècle av. J.-C. SEBASTI Marie-Ange ép. CALVET 2003, De la lettre au discours. Héritages et genres littéraires de l Antiquité grecque chrétienne, université François Rabelais de Tours. THÈSES NOUVEAU RÉGIME AHMED Khaled 2003, Les monuments civils d Alexandrie à l époque gréco-romaine, sous la direction de Jean-Yves Empereur. ARTIN Gassia 2005, La nécropole chalcolithique de Byblos (Liban), sous la direction d Olivier Aurenche. BADY Guillaume 2003, Le commentaire inédit sur les proverbes attribué à Jean Chrysostome. Introduction, édition critique et traduction, sous la direction de Monique Alexandre. BERLIET Ernelle 2004, Étude sur la géographie historique de l urbanisation en Birmanie et ses pays voisins des origines (2 e s. av. J.-C.) à la fin du 13 e siècle, sous la direction de Jean-François Salles. BOCQUELET Roxane ép. GALLIEZ 2005, L'enfant en Grèce ancienne : entre désir et rejet, sous la direction de Marie- Thérèse Le Dinahet. CHAILLOU Anne 2003, Nature, statut et travaux informatisés des données archéologiques : les enjeux des systèmes d informations archéologiques, sous la direction de Bruno Helly. CHOUAYA Mohsen 2005, Les Phéniciens et les métaux, sous la direction de Jean-François Salles. COURTRAY Régis 2004, Le Commentaire sur Daniel de Jérôme : traduction, notes et commentaire ; édition critique du De Antichristo, sous la direction de Guy Sabbah. DANREY Virginie 2004, Recherche sur les êtres fantastiques dans la glyptique mésopotamienne (de la fin de l époque d Obeid au milieu du I er millénaire av. J.-C.), sous la direction de Florence Malbran-Labat. ÉLAIGNE Sandrine 2002, La mobilité des produits et des techniques céramiques en Méditerranée orientale du II e siècle av. J.-C. à l époque claudienne : le cas des céramiques fines d Alexandrie (Égypte), sous la direction de Jean-Yves Empereur. EL BIALY Mohammed 2004, Les reines et princesses de la XVIII e dynastie à Thèbes-Ouest. Enquête d après les monuments, les sources archéologiques et épigraphiques, sous la direction de Jean-Claude Goyon. EL KHAMMAR Abdeltif 2005, Mosquées et oratoires de Meknès (IX e -XVIII e s.) : géographie religieuse, architecture et problème de la qibla, sous la direction d André Bazzana. EMERIT Sibylle ép. LENNOZ 2005, Musiciens de l Égypte ancienne, titres et métier. Réflexions sur l histoire d une musique antique (des origines à la fin du Nouvel Empire), sous la direction de Jean-Claude Goyon. GARAMBOIS Florence 2002, Les invectives de Claudien, une poétique de la violence, sous la direction de Guy Sabbah. GAY Véronique 2002, Les espaces sacrés et leurs communications : étude lexicale et signification technique et religieuse, sous la direction de Jean-Claude Goyon. GAUTRON Christelle 2003, Position et influence des mères, épouses et filles royales de l avènement d Amenhotep III au règne d Horemheb, sous la direction de Jean-Claude Goyon.
182 LISTE DES HDR, DES THÈSES GIOANNI Stéphane 2004, «Lumière de Rome», «Lumière de l église». Édition, traduction et commentaire de la correspondance d Enode de Pavie, sous la direction de Guy Sabbah. GONON Thierry 2002, Les cloches au Moyen Âge : étude archéologique et approche historique, sous la direction de Jean-François Reynaud. GOURICHON Lionel 2004, Faune et saisonnalité : l organisation temporelle des activités de subsistance dans l Épipaléolithique et le Néolithique précéramique du Levant nord (Syrie), sous la direction de Danielle Stordeur. GUICHARD Hélène 2003, La statuaire animalière sous Aménophis III, sous la direction de Jean-Claude Goyon. HAIDAR Maya ép. BOUSTANI 2004, Les ateliers de taille de la Béqa (Liban) dans le contexte proche-oriental. Le façonnage des macrolithes néolithiques, sous la direction de Danielle Stordeur. HARBAOUI Fadila 2005, Le culte d Artémis, de la Macédoine à la mer Noire, depuis l apparition du culte jusqu à sa disparition à la fin de l époque impériale, sous la direction de Marie-Thérèse Le Dinahet. KONTOMICHALI Margarita 2002, La bijouterie à Chypre aux époques géométrique et archaïque, sous la direction de Marguerite Yon. MAK Joël dit MACK 2002, Vercingétorix au XX e siècle, histoire, archéologie et anthropologie d une figure symbolique du passé national, sous la direction d Yves Roman. MARQUIÉ Sandrine 2003, Production et circulation des céramiques d époque hellénistique et romaine en Méditerranée : le cas des sigillées découvertes à Kition (Chypre), sous la direction de Marguerite Yon. OZBEK Onur 2002, Technologie et typologie des haches polies de la région de la mer de Marmara du Néolithique à l âge du Bronze : un exemple d exploitation de la matière première, sous la direction de Marie-Claire Cauvin. PERNIN Isabelle 2004, Les baux ruraux dans le monde grec antique. Corpus épigraphique et étude, sous la direction de Georges Rougemont. PLANTADE Emmanuel 2002, L oralité chez Catulle, sous la direction de Frédérique Biville. RIGOT Jean-Baptiste 2003, Environnement naturel et occupation du sol dans le bassin-versant du lac Jabbul (Syrie du Nord) à l holocène, sous la direction de Rémi Dalongeville, doctorat de géographie, aménagement et urbanisme. SANCHEZ Corinne 2003, La céramique de Narbonne et sa région (fin II e s. av. notre ère I er s. de notre ère). Pour une approche du processus de romanisation, sous la direction d Armand Desbat. VALLAT Daniel 2004, Les anthroponymes dans les épigrammes de Martial, sous la direction de Frédérique Biville. VERNIN Emmanuelle 2003, Les bâtiments canoniaux du chapitre cathédral de Notre-Dame du Puy, fin X e début XVI e s. Un centre fortifié de vie communautaire, intellectuelle et de spiritualité, sous la direction de Jean- François Reynaud. ZOUAIR Nagwa 2004, Influence de la religion égyptienne sur les Grecs en Égypte : les pratiques funéraires, sous la direction de Jean-Yves Empereur. DIPLOMES D ÉTUDES APPROFONDIES MASTER 2 ALANI Marwan 2005, La troisième dynastie d Ur. Histoire et archéologie, sous la responsabilité d Olivier Rouault. ALARASHI Hala 2005, Premières traces du nomadisme pastoral du Proche-Orient à la fin du Néolithique précéramique (7600-6400 avant J.-C.). État actuel de la recherche, sous la responsabilité de Danielle Stordeur. AL-CHARIF Bissane 2003, Le théâtre de Palmyre et les édifices de spectacles de Syrie à l époque impériale, sous la responsabilité de Jean-Charles Moretti. ANDRÉ Isabelle 2002, La céramique à revêtement argileux de la boutique à Annecy, sous la responsabilité d Armand Desbat. AUBAZAC Guillaume 2004, Les dépôts d objets précieux en Mésopotamie : circulation et consommation des biens prémonétaires (Bronze ancien et moyen), sous la responsabilité d Olivier Rouault. BALLET Guillaume 2004, Étude du mobilier céramique du Bronze final découvert dans la faille de la Chuire sur le site de Larina (Isère), sous la responsabilité de Franck Perrin. BARRETO Florence 2002, Les chambres funéraires enterrées à l époque antique dans les provinces occidentales, sous la responsabilité de Jean-Claude Béal. BEAU Pierre-Emmanuel 2002, La colonisation grecque de l Asie mineure du XII e au VIII e s. av. J.-C., sous la responsabilité de Marie-Thérèse Le Dinahet. BELKHEIR Nadia 2004, L Arabie et les arabes dans la littérature grecque, sous la responsabilité de Jean-François Salles. BEREIZIAT Gérald 2005, Approche technologique et économique du matériel lithique du gisement magdalénien de la Croze (Châteauvieux, Saint-Martin du Mont, Ain), sous la responsabilité de Martine Faure.
ET DES DEA/MASTER2 SOUTENUS 183 BINETRUY Sabrina 2005, Le «gréco-latin», un lexique entre deux langues, sous la responsabilité de Frédérique Biville. BOTTE Emmanuel 2004, Recherches sur les Dressel 21-22. Premiers éléments pour une nouvelle typologie, sous la responsabilité de Jean-Yves Empereur. BREYSSE Sandra 2004, Le culte des eaux en Afrique romaine, sous la responsabilité de François Bertrandy. BROCARD Anthony 2002, Une grypomachie : le combat des Arimaspes contre les Griffons dans la céramique du IV e s. av. J.-C., sous la responsabilité de Jean-Marc Moret. BRUNELLE Clarisse 2002, Étude préliminaire à l établissement d un corpus de la petite statuaire de Ramsès II, sous la responsabilité de Laure Pantalacci. BURLON Fabrice 2002, L écriture du mal dans les Annales de Tacite, sous la responsabilité de Jean-François Berthet. BUYER Florence 2005, Égyptologues et photographes : utilisation de la photographie en archéologie entre 1858 et 1940. Saqqara (1897-1899) : les négatifs sur plaque de verre de Victor Loret, sous la responsabilité de Laure Pantalacci. CABAUD Blandine 2003, Recherches sur le vocabulaire trinitaire et christologique d Ambroise de Milan dans le De fide, livres I et II, sous la responsabilité de Paul Mattei. CARRARA Stéphane 2002, La mise en œuvre du plomb pour la période antique d après un lot de mobilier provenant de l Ile Crémieu (Isère), sous la responsabilité d André Pelletier. CAUMARTIN Nadine 2005, Contribution à l étude du mobilier funéraire de l âge du Fer en Transcaucasie, sous la responsabilité de Rémy Boucharlat. CHAHOUD Ahmad 2005, La matière première d après les archives de Mari, sous la responsabilité d Olivier Rouault. CHAMBON Laurence 2002, Les traités orthographiques latins du II e siècle ap. J.-C., sous la responsabilité de Frédérique Biville. CHANCELLION Pascale 2004, Isidore de Séville, Étymologies, livre XVIII. Mots et réalités, sous la responsabilité de Frédérique Biville. CHARDONNY Myriam 2003, Traduction des Gynaecia de Caelius Aurelianus (1 er livre), sous la responsabilité de Frédérique Biville. CHMARA Éric 2005, Le bois en Gaule romaine, premières approches, sous la responsabilité de Jean-Claude Béal. CHOMER Claire 2003, Archives modernes et contemporaines : contribution à la recherche archéologique sur Lyon antique, sous la responsabilité de Jean-Claude Béal. CLOSSON Olivier 2005, L occupation du territoire sur Soyons (07) et sa micro-région aux âges du Fer, sous la responsabilité de Franck Perrin. COGNET Lionel 2004, Les dieux, voyages et absence, sous la responsabilité d Olivier Rouault. COLONNA D ISTRIA Laurent 2003, Évolution des traditions culturelles depuis la troisième dynastie d Ur jusqu au début de l époque paléobabylonienne dans la vallée du Moyen Euphrate, sous la responsabilité d Olivier Rouault. CONTESSE Éloi 2004, Échanges interculturels en Égypte et Proche-Orient au II e millénaire av. J.-C. : une approche comparative entre lexicographie et archéologie, sous la responsabilité de Laure Pantalacci. COQUEUGNIOT Gaëlle 2002, Les bâtiments d archives dans le monde grec classique et hellénistique, sous la responsabilité de Marie-Christine Hellmann. CORDE Xavier 2003, Le savant, le sauvage et la cité dans la mythologie grecque, sous la responsabilité de Jean-Marc Moret. COURRIER Cyril 2005, Pompée-le-Grand et «l idéologie populaire» des lendemains de la guerre sociale à la fin de la guerre d Orient (87-60 av. J.-C.), sous la responsabilité d Yves Roman. CUNY Alexandra 2002, Installations de stockage au III e millénaire en Syro-Mésopotamie, sous la responsabilité d Olivier Rouault. DANGLEANT Sophie 2003, La Grèce et l Anatolie au Bronze récent, sous la responsabilité de Sylvie Müller-Celka. DAUJEARD Camille 2003, Étude archéozoologique du gisement moustérien de la grotte de Saint-Marcel (Ardèche), sous la responsabilité de Martine Faure. DENIS Patricia 2002, Représentations des prêtresses et officiantes en Grèce ancienne à l époque classique, sous la responsabilité de Marie-Thérèse Le Dinahet. DESBORDES Christelle 2004, Activités humaines et catégories sociales prises en compte par le système hiéroglyphique, sous la responsabilité de Laure Pantalacci. DESCLAUX Vanessa 2004, Les appels aux passants dans les textes égyptiens du Nouvel Empire, sous la responsabilité de Laure Pantalacci. DEVILLECHAISE Aurélie 2005, L ancienne abbaye de Nantua : état de la question, sous la responsabilité d Anne Baud. DHERIN Émilie 2003, L homo furens : la représentation physique de la colère dans la littérature, sous la responsabilité de Frédérique Biville. DONCIEUX Nathalie 2005, Le lapis-lazuli dans le Proche- Orient du IV e au I er millénaire av. J.-C., sous la responsabilité d Olivier Rouault. EHSANI-SABOURIN Jaleh 2004, Étude de la faune galloromaine de Vienne (3 rue Garon), sous la responsabilité de Jean-Claude Béal. ÉPÉE David 2002, La postérité d Apulée, rhéteur et philosophe, dans l antiquité tardive : Apulée et Augustin, sous la responsabilité de Paul Mattei. FAIRON Éliane 2005, La culture de l olivier aux âges du Bronze et du Fer avant l hellénisation, sous la responsabilité d Yves Calvet.
184 LISTE DES HDR, DES THÈSES FAIVRE Aurélie 2005, Étude du mobilier associé aux barques processionnelles des dieux en Égypte : données iconographiques, archéologiques, lexicographiques, sous la responsabilité de Laure Pantalacci. FAVRIE Tassadite 2004, Étude archéozoologique du niveau à Bovidés de la grotte Chazelles (Saint-André de Cruzières, Ardèche), sous la responsabilité de Martine Faure. FEBVEY Agnès 2005, Les vainqueurs aux Nemea, sources épigraphiques, sous la responsabilité de Georges Rougemont. FERHADJIAN Sophie 2002, Réseaux et groupes sociaux dans l Égypte ancienne, Ancien et Moyen Empire, sous la responsabilité de Laure Pantalacci. FERNANDEZ PICHEL Abraham 2005, Les dieux et les cultes d Héraclèopolis Magna d après les sources pharaoniques (3100-332 av. J.-C.), sous la responsabilité de Laure Pantalacci. FOUCRAS Sylvain 2004, Des animaux chez les Arvernes. La faune du second âge du Fer en Grande Limagne d Auvergne, sous la responsabilité de Franck Perrin. FOURNET Thibaud 2002, Les Bains de Shâ ra (Léjà). Introduction à l étude des thermes antiques de Syrie du Nord, sous la responsabilité de Gérard Charpentier. GALTIER Céline 2003, Les «bronzes» de Tell Kashkashuk III (III e millénaire av. J.-C., Triangle du Khabur, Syrie du Nord-Est). Contribution à l étude de la métallurgie en Mésopotamie du Nord, sous la responsabilité d Olivier Rouault. GAME Jean 2002, Actes de vente dans le monde grec, sous la responsabilité de Georges Rougemont. GARCIA Magali 2004, Origine et développement de la galerie du fanum, sous la responsabilité de Jean-Claude Béal. GAY Jean-Philippe 2002, L atelier de potiers de Saint-Vincent. Étude comparée et définition d un faciès, sous la responsabilité d André Pelletier. GENECHESI Julia 2005, Variations des facies monétaires gaulois entre Loire et Rhône, sous la responsabilité de Franck Perrin. GERTOUX Gérard 2005, L œil de l histoire : la chronologie. Les éclipses dans l antiquité : approche scientifique d une chronologie absolue, sous la responsabilité d Yves Roman. GOTTWALLES Éric 2003, Sauces et conserves de poisson dans l occident romain sous le Haut Empire : essai de classification d après les amphores, les sources écrites et les analyses ichtyologiques, sous la responsabilité d Armand Desbat. GRANIER Gaëlle 2003, L ensemble funéraire tardo-antique de la Place de l Égalité à Sainte-Colombe (Rhône) : étude archéoanthropologique, sous la responsabilité de Françoise Le Mort. GROSLE Audrey 2005, La torche en croix dans l imagerie cultuelle de Grande Grèce, sous la responsabilité de Jean- Marc Moret. GUIBERT Valérie 2005, Le développement de l archéologie de terrain en Égypte (1858-1914), sous la responsabilité de Laure Pantalacci. GUVEN Evrim 2005, Les stèles funéraires d Antioche et sa région, sous la responsabilité de Jean-Baptiste Yon. HAIRY Isabelle 2002, Étude du système hydraulique à Alexandrie du IV e s. av. J.-C. au XIX e s. ap., sous la responsabilité de Marie-Christine Hellmann. HANOTTE Alice 2004, Étude des lampes à huile du lieu-dit «sanctuaire de Cybèle», sous la responsabilité d Armand Desbat. HECKER Sophie 2002, Fresques et céramiques du monde égéen : étude d iconographie comparée sur la figure humaine à l époque mycénienne, sous la responsabilité de Sylvie Muller-Celka. HEUGAS Sylvain 2004, Antiochos III à travers Polybe et les inscriptions. Un état des questions, sous la responsabilité de Georges Rougemont. IMBERT Michèle 2002, Inscriptions grecques hellénistiques du Proche-Orient, sous la responsabilité de Pierre-Louis Gatier. IOANNITIS Christos 2004, Étude d une gigantomachie sur des fragments d un cratère apulien (attribué au peintre de Darius), sous la responsabilité de Jean-Marc Moret. JARRY Aveline 2002, Recherches sur l architecture religieuse de la fin de l époque d Uruk à la fin de l époque des dynasties archaïques, sous la responsabilité d Olivier Rouault. KLINGUER Emanuelle 2004, Les titres dans la céramique grecque, sous la responsabilité de Jean-Marc Moret. LACHAT Clarisse 2005, L eau dans les sanctuaires du Proche-Orient antique, sous la responsabilité de Jean- Charles Moretti. LAPEROTTE François 2002, Hépatoscopie assyrobabylonienne, sous la responsabilité de Jean-François Salles. LAROZE Emmanuel 2002, Vestiges effondrés en archéologie monumentale ; étude des blocs en chute, sous la responsabilité d Olivier Callot. LE MEN Marie 2005, La marquage de la céramique égyptienne à l Ancien Empire et à la Première Période Intermédiaire, sous la responsabilité de Laure Pantalacci. LEMUT Olympe 2002, Sippar au Bronze moyen et récent (2000-1200 av. J.-C.), sous la responsabilité d Olivier Rouault. LÉON Amélie 2002, Répartition spatiale du mobilier archéologique de Rumeilah (âge du Fer, Émirats arabes unis) : cartographie et méthodologie, sous la responsabilité de Pierre Lombard.
ET DES DEA/MASTER2 SOUTENUS 185 LEPRAI Francesco 2002, L idéologie et les pratiques funéraires en Syrie et dans le Moyen Euphrate à l âge du Bronze, sous la responsabilité d Olivier Rouault. LE RU Laetitia 2004, La Corse à l époque hellénistique, sous la responsabilité de Jean-François Salles. LEVRAY Magali 2004, Le verre, les matières vitreuses et les échanges en Mésopotamie à l âge du Fer, sous la responsabilité d Olivier Rouault. LOUIS Philippe 2005, Conflits inter-états et conflits intra- États à l époque néo-assyrienne, sous la responsabilité d Olivier Rouault. MAGGI Andrea 2002, La production des objets en métal à l âge du Bronze en Syrie et dans le Moyen Euphrate : techniques et pratiques de distribution, sous la responsabilité d Olivier Rouault. MAHMOUD Omar 2002, La répartition des pouvoirs à Emar au Bronze récent, sous la responsabilité d Olivier Rouault. MAMIE Antoine 2005, Lattes gallo-romain, l état de la question, sous la responsabilité de Jean-Claude Béal. MANEVAL Virginie ép. FAY 2004, Les Actes d André grecs, un «nouveau roman grec»?, sous la responsabilité de Marie-Ange Calvet. MANI Clément 2004, Contribution à l étude des échanges en Méditerranée orientale à l âge du Bronze récent, sous la responsabilité de Jean-Yves Monchambert. MAQUIEIRA Nelcis Adela 2003, L émergence des sépultures collectives au Proche-Orient, sous la responsabilité de Françoise Le Mort. MARCH Chrystelle 2002, La réutilisation des sanctuaires romains de Gérasa à la période byzantine : le temple haut du sanctuaire de Zeus et autres exemples, sous la responsabilité de Marie-Christine Hellmann. MARLE-GRAND Bénédicte 2002, La salle du trône dans les palais des dynasties ammorites, sous la responsabilité d Olivier Rouault. MAS Juliette 2004, Architectures domestiques et structures familiales en Mésopotamie à l âge du Bronze, sous la responsabilité d Olivier Rouault. MATTHEY David 2003, Le relief d Apollonia n 5030, sous la responsabilité de Jean-Marc Moret. MAYOUD Séverine 2005, L origine des agglomérations secondaires gallo-romaines ches les Ségusiaves, sous la responsabilité de Jean-Claude Béal. MAZE Christelle 2004, Les marqueurs de statut en Égypte ancienne, sous la responsabilité de Laure Pantalacci. MEGE Clémence 2005, Étude stratigraphique et céramologique des rues du «sanctuaire de Cybèle» à Lyon, sous la responsabilité d Armand Desbat. MERCIER Claire 2002, Herbes aromatiques, épices, condiments et cuisine romaine, sous la responsabilité d Yves Roman. MERMOZ Julien 2004, La notion de création et les cultes chtoniens dans la vie religieuse des Cyclades, aux époques géométrique et archaïque, sous la responsabilité de Marie- Thérèse Le Dinahet. MHISEN Nebal 2003, L image royale sur les sceaux et les empreintes en Syrie pendant le Bronze moyen, sous la responsabilité d Olivier Rouault. MOLIÈRE Edwige 2003, Les objets de luxe et signe de romanité dans les habitats en Gaule romaine : les exemples des vallées de la Saône et du Rhône, sous la responsabilité de Jean-Claude Béal. MONDOT Denis 2004, L observation de la lune et des étoiles dans l empire néo-assyrien : «l exemple de Vénus», sous la responsabilité de Pierre Villard. MOURAILLE Julie 2005, La perception égyptienne du corps et de ses parures, sous la responsabilité de Laure Pantalacci. ONNIS Francesca 2002, La composante iconographique mésopotamienne sur les «coupes phéniciennes», sous la responsabilité d Olivier Rouault. OSSMAN Mouheyddine 2005, La céramique Ninive 5, distribution, apparition, comparaison, sous la responsabilité d Olivier Rouault. PAHIN Virginie 2002, Villes et urbanisme en Mésopotamie dans la première moitié du II e millénaire av. J.-C., sous la responsabilité d Olivier Rouault. PASQUIER Dorian 2005, Caractérisation du facies céramique en région lyonnaise à la fin de l âge du Fer (III e -I er av. J.- C.) : première approche, sous la responsabilité de Franck Perrin. PASSET Laure 2004, L alimentation des antiqui, les Romains d autrefois : images, mythes et réalités, sous la responsabilité d Yves Roman. PECHOUX Ludivine 2003, La religion dans les agglomérations secondaires de Gaule Belgique (sanctuaires, cultes et place dans le territoire de la cité), sous la responsabilité de Jean-Claude Béal. PERRIER Bertrand 2004, La «loi» de dextéralité dans la frise dorique, sous la direction de Jean-Marc Moret. PERRIN Emmanuel 2005, Les images monétaires de Vénus : représentations politiques à Rome au I er siècle avant J.-C., sous la responsabilité d Yves Roman. PIGUET Laure-Lou 2002, Recueil de Testimonia de la cité de Thespies, sous la responsabilité de Georges Rougemont. QATITAT Amer 2004, Relecture des inscriptions thamoudéennes du Wadi Ramm, sous la responsabilité d Olivier Rouault. POLICARD Sylvain 2005, Bède le Vénérable, lectures des Pères de l Église dans son commentaire exégétique vétérotestamentaire In Proverbia Salomonis et In Cantica Canticorum, sous la responsabilité de Paul Mattei. RABATEL Liliane 2004, Interférences gréco-latines dans les inscriptions bilingues d Asie mineure, sous la responsabilité de Frédérique Biville.
186 LISTE DES HDR, DES THÈSES RAME Géraldine ép. ESPERET 2002, Femmes et pratiques matrimoniales sous la République romaine dans l aristocratie (II e et I er s. av. J.-C.), sous la responsabilité d Yves Roman. RENDU Anne-Caroline 2005, Vocabulaire et métaphores de la perception dans la littérature akkadienne, sous la responsabilité d Olivier Rouault. RIVOAL Marion 2003, Les résidences rurales du Proche- Orient protobyzantin (IV e -VII e s.), sous la responsabilité de Pierre-Louis Gatier. ROUMAGOUX Émilie 2005, Les théâtres gallo-romains du nord de la Gaule, sous la responsabilité d André Pelletier. ROUX Hélène 2005, Les aspects maléfiques des divinités atmosphériques et aquatiques dans l Égypte grécoromaine, sous la responsabilité de Marie Drew-Bear. ROYER Amélie 2002, Associations «volontaires» et rituels funéraires dans les cités grecques d Asie mineure aux époques hellénistique et impériale. Étude des inscriptions, sous la responsabilité de Marie-Thérèse Le Dinahet. SAINT-LAGER Sylvie 2005, Recherches sur les formes de l habitat rural antique en Rhône-Alpes, sous la responsabilité de Jean-Claude Béal. SALMON Sabrina 2005, Étude de la céramique d époque néoassyrienne du Tell Masaïkh. Traditions locales et tradition assyrienne, sous la responsabilité d Olivier Rouault. SAUVAGE Caroline 2002, Les routes commerciales en Méditerranée orientale au Bronze récent, sous la responsabilité de Marguerite Yon. SENNOUNE Oueded 2003, La description d Alexandrie à travers les récits des voyageurs, sous la responsabilité de Jean-Yves Empereur. SIBONI Marie 2004, La femme dans la société crétoise de l âge du Bronze (d après les documents figurés et archéologiques), sous la responsabilité d Olivier Rouault. TELLIER Stéphane 2003, Laodicée sur mer dans l antiquité. De la fondation aux Sévères, histoire et prosopographie, sous la responsabilité de Pierre-Louis Gatier. TENAUD Pierre 2004, Apports de la constitution primitive des réseaux ferroviaires pour l archéologie, sous la responsabilité de Franck Perrin. THEOLAS Delphine 2004, La meunerie gallo-romaine dans le centre-est de la France, sous la responsabilité de Jean- Claude Béal. THIOUNE Kalidou 2005, Dieux guérisseurs en Égypte hellénistique : étude des arts médicaux et magicoreligieux, sous la responsabilité de Marie Drew-Bear. TSATSANI Olga 2003, Le culte de Dionysos dans les Cyclades, sous la responsabilité de Jean-Charles Moretti. UENO Kaori 2004, Enquête sur les images et les épithètes d Amon thébain au Nouvel Empire. Monuments en rondebosse et stèles, sous la responsabilité de Laure Pantalacci VORS Anne 2003, Recherches sur la tradition textuelle des traités dogmatiques d Ambroise de Milan. Le cas du De Incarnationis Dominicae Sacramento, sous la responsabilité de Paul Mattei. VUAILLE Sébastien 2005, Recherche sur les premiers cavaliers romains : armées gentilices et royales, sous la responsabilité d Yves Roman. WOLTER Frédérique 2004, Activités métallurgiques en habitat en Gaule romaine, sous la responsabilité de Jean-Claude Béal. YARTAH Thaer 2002, Tell Abr 3 et la néolithisation en Syrie du Nord, sous la responsabilité de Danielle Stordeur.
ANNEXE 5 LISTE DES PUBLICATIONS DE LA FR 538 TMO 37. Méditerranée, Ruptures et continuités. Actes du colloque tenu à Nicosie les 20-22 octobre 2001, Université Lumière- Lyon 2, Université de Chypre, M. Chehab, Y. Ioannou, F. Métral (éds), 228 p., décembre 2003 (déposé et mis en fabrication début 2003). TMO 38. J.-C. Decourt, Inscriptions grecques de la France (IGF), 452 p., juillet 2004 (déposé et mis en fabrication en 2003). TMO 39. Studia Aegeo-Anatolica, mélanges préparés sous la dir. d O. Pelon, 362 p., décembre 2004 (déposé et mis en fabrication en mai 2003). TMO 40. Des Néferkarê aux Montouhotep, Travaux archéologiques en cours sur la fin de la VI e dynastie et la Première Période Intermédiaire, L. Pantalacci, C. Berger-El-Naggar (éds), 304 p., mars 2005 (ouvrage issu des Actes du colloque international Des Néferkarê aux Montouhotep, qui s est tenu à la Maison de l Orient et au Musée des Beaux-Arts, du 5 au 7 juillet 2001 ; déposé en janvier 2003 et mis en fabrication en novembre 2003). TMO 41. La céramique mycénienne de l Égée au Levant. Hommage à Vronwy Hankey, J. Balensi, J.-Y. Monchambert, S. Müller- Celka (éds), 208 p., décembre 2004 (ouvrage issu d une table ronde tenue le 20 mars 1999 à la Maison de l Orient ; déposé et mis en fabrication en 2004). TMO 42. S. Farès-Drappeau, Dédan et Lihyãn, Histoire des Arabes aux confins des pouvoirs perse et hellénistique (IV e -II e siècle avant l ère chrétienne), 320 p., septembre 2005 (ouvrage issu d une thèse de doctorat, déposé et mis en fabrication en 2004). CMO 3. Réimpression. Dictionnaire illustré multilingue de l architecture du Proche-Orient ancien, sous la direction d O. Aurenche, 392 p., octobre 2004. CMO 30. O. Callot, Catalogue des monnaies du Musée de Sharjah (Émirats Arabes Unis). Essai sur les monnayages arabes préislamiques de la péninsule d Oman / Essay on the Pre-Islamic Arabian Coinages of the Oman Peninsula, 164 p., avril 2004 (déposé en novembre 2002, mis en fabrication en janvier 2003). CMO 31. H.-L. Fernoux, Notables et élites des cités de Bithynie aux époques hellénistique et romaine (III e s. av. J.-C.-III e s. ap. J.- C.), 608 p., juin 2004 (ouvrage issu d une thèse de doctorat, déposé en 2001 et mis en fabrication fin 2002-début 2003). CMO 32. L. Basset, L imaginer et le dire, Scripta Minora, 366 p., octobre 2004 (ouvrage numérisé, déposé en juin 2004). CMO 33. Les jeux et les ruses de l ambiguïté volontaire dans les textes grecs et latins, L. Basset et F. Biville (éds), 244 p., mars 2005 (issu d une table ronde tenue le 24 et 25 novembre 2000 à l Université Lumière-Lyon 2 et à la MOM ; déposé en 2003 et mis en fabrication en juin 2004). CMO 34. Lieux, décors et paysages de l ancien roman des origines à Byzance, B. Pouderon et D. Crismani (éds), 400 p., septembre 2005 (issu du 2 e colloque international de Tours sur le Roman antique, 24-26 octobre 2002 ; déposé en septembre 2003, mis en fabrication en 2004). BAR 1150. F. Abbès, Les outillages néolithiques en Syrie du Nord. Méthode de débitage et gestion laminaire durant le PPNB, 235 p., septembre 2003 (ouvrage issu d une thèse déposée en 1999, remaniée par l auteur et mise en fabrication en 2002). BAR 1263. From the River to the Sea. The Palaeolithic and the Neolithic on the Euphrates and in the Northern Levant. Studies in honour of Lorraine Copeland, O. Aurenche, M. le Mière, P. Sanlaville (eds), 394 p., juillet 2004 (ouvrage dont la collecte des textes a commencé en 2002 ; dépôt et mise en fabrication en 2003). BAR 1362. S.K. Kozlowski, O. Aurenche, Territories, Boundaries and Cultures in the Neolithic Near East, 276 p., mai 2005. Orient-Méditerranée Mondialisation et nouveaux médias dans l espace arabe, sous la dir. de F. Mermier, 359 p., septembre 2003. Politiques de santé sous influence internationale : Afrique, Moyen-Orient, sous la dir. de S. Chiffoleau, 300 p., janvier 2005. S. Camelin, Pêcheurs du Yémen. Organisation et transformation d une communauté de pêcheurs de la côte de l océan Indien, 152 p., septembre 2005.
SOMMAIRE Avant-propos... 9 Introduction... 13 I- Mouvements de pensée Françoise MÉTRAL, «Émergence et éclipses dans l anthropologie française : les trois moments de la méditerranée»... 21 May CHEHAB, «La Méditerranée et la désaffection de l antique»... 35 Georges FRÉRIS, «L algérianisme, le mouvement du Méditerranéisme et la suite»... 43 Charbel TAYAH, «L humanisme méditerranéen dans la pensée de Charles Corm, écrivain libanais de l entre-deux-guerres»... 53 Joanna MONTGOMERY BYLES, «Archaeology and psychoanalysis»... 59 II- Thèmes et images Vassiliki COAVOUX, «Le thème de la mer dans la poésie populaire Crétoise»... 67 Néphie CHRISTODOULIDOU, «Ovid and Ted Hughes: Transformations in the Mediterranean»... 73 Giuseppina SEMOLA, «Lawrence Durrell s Bitter Lemons»... 83 Yves LEROUX, «Henri Bosco et la Grèce»... 91 III- La Méditerranée, lieu de créativité Aphrodite SIVÉTIDOU, «La Méditerranée, espace privilégié du théâtre de Andréas Staïkos»... 97 Liza KOUKOUVINOU, «La Méditerranée, lieu de naissance d un roman parisien ou la métamorphose d un jeune touriste en écrivain»... 103 Elisabeth DÉMIROGLOU, «La Méditerranée comme réponse à la sollicitation d un paysage intérieur dans Égée-Judée et d autres écrits de Lorand Gaspar»... 115 Yannis E. IOANNOU, «Éléments pour une considération globale du phénomène poétique»... 129 IV- Langue(s) et identité(s) Anne-Marie COLLOMBIER, «Quelques jalons pour une histoire de l identité Chypriote à l époque des royaumes autonomes»... 139 Jim DAVY, Anna PANAYOTOU, «Spontaneous gemination in Cypriot Greek»... 151 Fabienne H. BAIDER, «Construction de la mémoire, formulation de l identité : Chypre et les guides touristiques»... 161 Pavlos PAVLOU, «The use of dialectal and foreign language elements in radio commercials and their function in the construction of contemporary Cypriot identity»... 175 V- Coexistences et contrastes communautaires Sia ANAGNOSTOPOULOU, «L historicité des termes : les Grecs et la domination Ottomane XVI e -XIX e s.»... 187 Niyazi KIZILYÜREK, «The politics of identity in the Turkish Cypriot community: a response to the politics of denial?»... 197 Caesar MAVRATSAS, «The Armenians and the Maronites of Cyprus: comparative considerations concerning ethnic assimilation»... 205 Nicos PÉRISTIANIS Nadia CHARALAMBOUS, «Urban space, social and ethnic identity»... 211
SOMMAIRE PREMIÉRE PARTIE : PROVINCE DE NARBONNAISE Prologue n 1 Bouches-du-Rhône n 2-63 Marseille n 2-46 Aix-en-Provence n 47-50 Glanum n 51-54 Arles n 55-63 Var n 64-79 Olbia n 64-72 Fréjus n 73-75 Autres n 76-79 Alpes-Maritimes n 80-86 Antibes n 80-86 Vaucluse n 87-90 Drôme n 91-92 Isère n 93-98 Vienne n 93-98 Ardèche n 99 Gard n 100-127 Nîmes n 100-124 Autres n 125-127 Hérault n 128-132 Aude n 133-135 Haute-Garonne n 136 DEUXIÈME PARTIE : PROVINCE D AQUITAINE Gironde n 137-138 Dordogne n 139 Charente n 140 TROISIÈME PARTIE : PROVINCE DE LYONNAISE Rhône n 141-153 Lyon n 141-153 Saône-et-Loire n 154-160 Autun n 154-159 Autre n 16 QUATRIÈME PARTIE : PROVINCE DE BELGIQUE Haute-Marne n 161 Aisne n 162 Oise n 163 CINQUIÈME PARTIE : CORSE Haute-Corse n 164-167 Corse-du-Sud n 168-169 APPENDICES Inscriptions gallo-grecques un temps considérées comme grecques n 170-178 Inscriptions latines et française prises un temps pour grecques n 179-184 Inscriptions douteuses ou fausses n 186-225 ANNEXES Correspondance Code-Corpus et Corpus-Code Noms de lieux Noms grecs de personnes Noms latins de personnes Divinités et cultes Mots grecs Mots français Auteurs anciens Humanistes Tables de concordance Crédit photographique Table des planches ABRÉVIATIONS Ouvrages Revues et séries INTRODUCTION 1 3 7 7 51 57 63 75 75 91 95 101 101 111 117 121 121 129 131 131 167 171 177 185 189 191 195 197 201 203 203 233 233 247 249 251 253 257 259 261 265 267 269 275 281 319 321 323 326 331 333 334 340 344 348 349 361 362 XV XV XXV III PLANCHES I
SOMMAIRE Préface par Olivier PELON... 9 Abréviations bibliographiques... 13 MONDE ÉGÉEN Adela MAQUIEIRA, Les rapports de lʼégée (et plus particulièrement de la Crète) et de lʼanatolie à lʼépoque néolithique... 19 Karine DA SILVA, La vision schliemannienne du cercle A de tombes royales de Mycènes... 47 Thierry REPELLIN, Le rôle des Cyclades dans le monde Égéen au début du Bronze Récent... 77 ANATOLIE Anne-Cécile CLAMAGIRAND, Lʼapparition du phénomè ne religieux dans lʼanatolie néolithique... 119 Denise BARTHOMEUF, La place de lʼanatolie dans les débuts de la métallurgie du cuivre et du bronze (du VII e au III e millénaire av. J.-C.)... 149 Nathalie TSCHORA, Les rites funéraires dʼalaca Hüyük au Bronze Ancien : étude comparative... 187 MÉSOPOTAMIE Catherine LAZZARINI, Les tombes «royales» du Dynastique archaïque à Ur : réexamen des données... 225 Bénédicte MARLE-GRAND, Lʼespace résidentiel dans le palais de Mari au temps du roi Zimri-lim... 263 Virginie DANREY, Le taureau ailé androcéphale dans la sculpture monumentale néo-assyrienne : inventaire et réflexions sur un thème iconographique... 309 Postface, Le «trésor» de Dorak : mythe ou réalité? par Olivier PELON... 351
SOMMAIRE Préface 11 Abréviations bibliographiques 13 Catherine BERGER-EL-NAGGAR, Cultes de reines et cultes privés dans le cimetière de la famille royale de Pépy I er 15 Edward BROVARSKI, The Late Old Kingdom at South Saqqara 31 Georges CASTEL, Périodes d occupation des cimetières secondaires du mastaba de Khentika à Balat (oasis de Dakhla) 73 Khaled DAWOOD, Animate Decoration and Burial Chambers of Private Tombs during the Old Kingdom. New Evidence from the Tomb of Kairer at Saqqara 107 Andreas DORN, Les objets d un dépôt de sanctuaire (Ìwt-k ) à Éléphantine et leur utilisation rituelle 129 Elisa FIORE MAROCHETTI, The Temple of Nebhepetre Mentuhotep at Gebelein. Preliminary report 145 Yannis GOURDON, Éléments de datation d un groupe de stèles fausses-portes de la Première Période Intermédiaire 165 Willem M. van HAARLEM, The First Intermediate Period Cemetery and Settlement at Tell Ibrahim Awad 195 Audran LABROUSSE, L architecture des pyramides de reines à la fin de la VI e dynastie 203 Juan Carlos MORENO GARCÍA, Élites provinciales, transformations sociales et idéologie à la fin de l Ancien Empire et à la Première Période Intermédiaire 215 Laure PANTALACCI, Sceaux et empreintes de sceaux comme critères de datation. Les enseignements des fouilles de Balat 229 Carmen PÉREZ DIE, La nécropole de la Première Période Intermédiaire du Moyen Empire à Héracléopolis Magna. Nouvelles découvertes et résultats récents (campagne 2001) 239 Lilian POSTEL, Une variante septentrionale de la formule d offrande invocatoire à la Première Période Intermédiaire prt- rw nt 255 Stephan Johannes SEIDLMAYER, Regionale und chronologische Charakteristika der Beigabenkeramik des Friedhofs von Elephantine 279 Michel WUTTMANN, Matériel de la fin de l Ancien Empire et de la Première Période Intermédiaire recueilli dans la ville de 'Ayn-asil (Balat, oasis de Dakhla) 301 Postface 303
SOMMAIRE Abréviations des périodiques et collections 9 J. BALENSI, J.-Y. MONCHAMBERT, S. MÜLLER CELKA Préface 11 Robert S. MERRILLEES Vronwy Hankey: in memoriam 13 Elisabeth B. FRENCH The contribution of chemical analysis to provenance studies 15 Sylvie MÜLLER CELKA De l opportunité d un «MycIndex» pour l Égée 27 Pascal DARCQUE Les Mycéniens en dehors de Grèce continentale : la céramique et les autres témoignages archéologiques 45 Marguerite YON Remarques sur les ateliers «mycéniens» hors de Grèce : l exemple du Style rude de Chypre 59 Louise STEEL A reappraisal of the distribution, context and function of Mycenaean pottery in Cyprus 69 Albert LEONARD Jr. The Larnaca Hinterland project 87 Nicolle HIRSCHFELD Eastwards via Cyprus? The marked Mycenaean pottery of Enkomi, Ugarit and Tell Abu Hawam 97 Valérie MATOÏAN Influence des productions mycéniennes «Ougarit (Syrie) : l exemple des vases à étrier «en faïence» 105 Jean-Yves MONCHAMBERT La céramique mycénienne d Ougarit. Nouvelles données 125 Jacqueline BALENSI Relativité du phénomène mycénien à Tell Abou Hawam : un «proto-marketing»? 141 Sylvie MÜLLER CELKA Postface. La céramique mycénienne de l Égée au Levant : «mode d emploi et Précautions» 183
Sommaire Table des illustrations 15 Préface de Christian Julien Robin 17 Liste des transcriptions des alphabets arabiques 19 Liste des transcriptions dédano-liìyænites 20 Tableau comparatif des alphabets dédano-liìyænite, thamoudéen et sudarabique 20 21 Liste des abréviations 22 Sigles et abréviations bibliographiques 23 Introduction 25 Les inscriptions dédano-liìyænites 29 Terminologie 29 Définition dʼune inscription dédano-liìyænite 30 Le déchiffrement des inscriptions dédano-liìyænites 30 Le site 35 Localisation 35 Visiteurs 35 Les premiers voyageurs 36 Les prospections après les deux guerres mondiales et la constitution du royaume dʼarabie Saoudite 40 Les études récentes relatives à Dédan et à LiÌyæn 42 Secteurs dʼoù proviennent les inscriptions 42 44 Dédan et liìyæn dans les sources historiques et littéraires 49 Attestation du nom de Dédan 49 49 Attestation du nom de LiÌyæn 52 L écriture 55 Lʼécriture dédano-liìyænite et sa place parmi les écritures arabiques 55 Lʼécriture dédano-liìyænite 56 Les types dʼécriture 57 Lʼorientation des lettres 58 La direction de lʼécriture 58 Lʼordre alphabétique 58 La langue 61 Phonologie 61 Morphologie 65 La religion 79 Le panthéon 79 Les divinités principales 79 Les autres noms divins 84 Les noms divins dans les noms théophores 86 Les emblèmes divins 88 Les fonctions relatives au culte 89 Le lieu du culte 90 Les pratiques religieuses 91 Les monuments funéraires 94 La société 97 Les structures sociales 97 Le rôle des femmes dans la société 99 Les catégories sociales 100 Lʼéconomie 102 La paléographie 107 Paléographie : définition 107 La paléographie, un moyen de datation chronologique 107 Documentation 108 Classement 109 Observations paléographiques 109 Tentative d une chronologie absolue 113 Les études sur la chronologie de Dédan et de LiÌyæn 113 Esquisse dʼune chronologie relative et absolue 113 116 Lʼanalyse paléographique et les phases graphiques 117 Les rois liìyænites 122 Essai pour une chronologie 124 Corpus des inscriptions 127 Ancien village dʼal-ʻulæ (ad-dîra) 129 Gare dʼal-ʻulæ 149 129 Khirbat al-khurayba 157 Talʻat al-îammæd 177 Wædî Muʻtadil 185 Umm Daraj 187 Jabal ʻIkma 191 Qubºr al-jundî 221 Jabal ʼIthlib 223 Inscriptions de provenances diverses 225 Annexes 233 Index des formules attestées dans les inscriptions dédano-liìyænites 235 Index des formules dʼoffrande 235 236 Index des objets pour lesquels les offrandes sont réalisées 237 Liste des inscriptions étudiées et leur provenance 238 Liste de concordance des inscriptions des premiers voyageurs 242 Tableau de correspondance des inscriptions dʼal-ʻikma 244 Liste des figures et des planches et provenance des clichés 244 245 Lexique 249 Bibliographie 267 Planches 283 TRAVAUX DE LA MAISON DE LʼORIENT ET DE LA MÉDITERRANÉE N 42 Dédan et Li Histoire des Arabes aux confins des pouvoirs perse et hellénistique (IV e -II e s. avant lʼère chrétienne) Saba Farès-Drappeau. Histoire des Arabes aux confins des pouvoirs perse et hellénistique
SOMMAIRE Avertissement 9 Remerciements 11 Introduction 13 Introduction 18 CATALOGUE 23 LES MONNAIES PRÉISLAMIQUES DʼARABIE ORIENTALE 23 Les tétradrachmes 24 Les drachmes 45 Les oboles 55 LES MONNAIES ÉTRANGÈRES 69 Empire romain 69 Royaume de Nabatène 72 Royaume de Characène 72 Royaume inconnu (Characène?) 77 Royaume parthe 79 Royaumes ou villes sous domination parthe 80 Royaume du Hadramawt 81 Royaumes indo-grecs 82 Inde 82 Divers 83 ESSAI DE CLASSEMENT DES MONNAYAGES DE LA PÉNINSULE D OMAN 85 LES SÉRIES ANCIENNES 86 LES SÉRIES MOYENNES 90 LES SÉRIES RÉCENTES 95 CONCLUSIONS 108 A CLASSIFICATION OF THE COINAGES OF THE OMAN PENINSULA 118 THE EARLY SERIES 119 THE MIDDLE SERIES 123 THE LATE SERIES 128 CONCLUSIONS 140 BIBLIOGRAPHIE 149
SOMMAIRE AVANT-PROPOS... 13 INTRODUCTION... 15 CHAPITRE PREMIER L HELLÉNISATION DE LA BITHYNIE DE LA FIN DU IV e AU DÉBUT DU I er S. AV. J.-C.... 23 LES CITÉS GRECQUES EN BITHYNIE AU DÉBUT DU III e S. AV. J.-C.... 24 LES ROIS BITHYNIENS ET LES CITÉS GRECQUES... 31 L HELLÉNISATION EN PROFONDEUR DE LA BITHYNIE... 72 CHAPITRE DEUXIÈME LES ITALIENS ET LES ROMAINS EN BITHYNIE ET LA PROVINCIALISATION (DE LA FIN DU II e S. AV. J.-C. AU PRINCIPAT D AUGUSTE)... 113 LA BITHYNIE ET SES RAPPORTS AVEC LES ITALIENS ET LES ROMAINS JUSQU À LA MISE EN PLACE DE LA LEX POMPEIA (64/62 AV. J.-C.)... 113 LA MISE EN PLACE DES CADRES PROVINCIAUX ET LE DÉVELOPPEMENT DES LIENS ENTRE MILIEUX BITHYNIENS ET ROMAINS/ITALIENS... 129 DES GUERRES CIVILES À LA REMISE EN ORDRE AUGUSTÉENNE... 167 CHAPITRE TROISIÈME LE STATUT JURIDIQUE DES NOTABLES SOUS L EMPIRE... 187 LA COLONIE D APAMÉE ET L EXERCICE DE LA CIVITAS... 187 ITALIENS ET PÉRÉGRINS NATURALISÉS DANS LES AUTRES CITÉS BITHYNIENNES... 200 LES NOTABLES PÉRÉGRINS... 218 CHAPITRE QUATRIÈME LES FORTUNES PRIVÉES DANS LE CONTEXTE ÉCONOMIQUE DE LA BITHYNIE SOUS LE HAUT-EMPIRE... 235 LES REVENUS TRADITIONNELS DE LA TERRE... 235 LES CONDITIONS ÉCONOMIQUES GÉNÉRALES EN BITHYNIE SOUS L EMPIRE... 252 DIVERSIFICATION DES RICHESSES DES NOTABLES... 277 CHAPITRE CINQUIÈME LA VIE POLITIQUE LOCALE ET RÉGIONALE... 295 LES NOTABLES DANS LA VIE POLITIQUE DE LEUR CITÉ... 295 MAGISTRATURES CIVIQUES ET ÉVERGÉTISME : L EXERCICE DES RESPONSABILITÉS LOCALES... 320 L ACTIVITÉ POLITIQUE DES PETITS NOTABLES DANS LES CAMPAGNES... 341 LES CHARGES PROVINCIALES AU SEIN DU KOINON : VERS LA CONSTITUTION D ÉLITES BITHYNIENNES PROVINCIALES... 349 LES ÉLITES EN REPRÉSENTATION DANS LA CITÉ : LEURS RAPPORTS AVEC LES NOTABLES... 501 CHAPITRE HUITIÈME CROYANCES RELIGIEUSES ET PRATIQUES FUNÉRAIRES CHEZ LES NOTABLES... 513 TABLEAU GÉNÉRAL DES PANTHÉONS LOCAUX EN PAYS BITHYNIEN... 513 LA PIÉTÉ DES NOTABLES... 516 JUDAÏSME ET CHRISTIANISME... 520 LES PRATIQUES FUNÉRAIRES... 525 LA COMMÉMORATION DES DÉFUNTS... 537 CONCLUSION... 543 ANNEXE... 547 BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE... 563 INDEX DES SOURCES... 573 INDEX GÉNÉRAL... 589 COLLECTION DE LA MAISON DE L ORIENT ET DE LA MÉDITERRANÉE 31 SÉRIE ÉPIGRAPHIQUE ET HISTORIQUE 5 Notables et élites des cités de Bithynie aux époques hellénistique et romaine (III e siècle av. J.-C. III e siècle ap. J.-C.) Essai d histoire sociale Henri-Louis FERNOUX
SOMMAIRE AVANT-PROPOS, I. Boehm... 7 AUTOUR DU VERBE... 9 Les modes... 9 L optatif grec et la dissociation énonciative, LALIES 4, 1984... 11 La représentation subjective d un point de vue passé : l optatif oblique dans les complétives déclaratives chez Thucydide, in Sur le verbe, S. Rémi-Giraud et M. Le Guern (éds), PUL, Lyon, 1986... 19 L infinitif en grec ancien : du sens à la référence, in L infinitif, S. Rémi-Giraud (éd.), PUL, Lyon, 1988... 41 Propositions pour le mode, in L infinitif, S. Rémi-Giraud (éd.), PUL, Lyon, 1988... 51 Qu est-ce que l irréel?, in Logopédies, Mélanges de Philologie et de Linguistique offerts à Jean Taillardat, Paris, 1988... 61 Valeurs et emplois de la particule dite modale en grec ancien, in In the footsteps of Raphael Kühner, A. Rijksbaron, H.A. Mulder, G.C. Wakker (eds), Gieben, Amsterdam, 1988... 69 Le subjonctif du grec homérique permet-il d envisager le passé?, Cratyle, CRALIG 11, Nov. 1990... 81 L aspect... 99 L augment et la distinction Discours/Récit dans l Iliade et l Odyssée, in Études Homériques, M. Casevitz (éd.), TMO 17, Lyon, 1989... 101 Corrélations aspectuelles entre verbes régents et verbes régis, in Études sur l aspect chez Platon, B. Jacquinod (éd.), Publications de l Université de Saint-Étienne, Saint-Étienne, 2000... 109 L opposition aspectuelle présent/aoriste chez Platon : une paire minimale : «Peux-tu le dire?», in Études sur l aspect chez Platon, B. Jacquinod (éd.), Publications de l Université de Saint-Étienne, Saint-Étienne, 2000... 123 Le prévisible et l imprévu : oppositions de l imparfait et de l indicatif aoriste dans Thucydide VI, 50-52, Syntaktika 26, 2003... 135 Le lexique... 143 Les emplois homériques du verbe mevllein: naissance d une périphrase verbale, Actes de la session de linguistique de Bourg-Saint-Maurice (4-8 septembre 1977), 1979... 145 Les verbes «dire» en grec ancien d après l œuvre d Isocrate, in La polysémie ou l empire des sens, S. Rémi-Giraud (éd.), PUL, Lyon, 2003... 157 AUTOUR DES COMPLÉMENTS... 173 La notion de complément de phrase. Examen critique à partir d exemples grecs, LALIES 7, 1989... 175 La structure des syntagmes prépositionnels, in Cas et préposition en grec ancien, B. Jacquinod (éd.), Publications de l Université de Saint-Étienne, Saint-Étienne, 1994... 183 Autour du circonstant en grec ancien, in Autour du Circonstant, S. Rémi-Giraud et A. Roman (éds), PUL, Lyon, 1998... 197 Des participiales parmi les complétives, in Les complétives en grec ancien, B. Jacquinod (éd.), Publications de l Université de Saint-Étienne, Saint-Étienne, 1999... 219 AUTOUR DE L ADJECTIF... 231 Entre épithète et attribut, in À la recherche de l attribut, M.-M. de Gaulmyn et S. Rémi-Giraud (dir.), PUL, Lyon, 1991... 233 Les fonctions de l adjectif en grec ancien, Études de syntaxe du grec classique, M. Biraud (éd.), Nice, 1992... 259 Syntaxe de l adjectif : le modèle d Apollonios et sa postérité, in Grammatical Theory and Philosophy of Language in Antiquity, P. Swiggers and A. Wouters (eds), Peeters, Leuven, 2002... 275 LA NÉGATION... 287 L emploi des négations dans l épisode homérique des Cyclopes, LALIES 1, 1980... 289 VARIA... 293 Platon et la distinction nom/verbe, in Les classes de mots : traditions et perspectives, L. Basset et M. Pérennec (éds), PUL, Lyon, 1994... 295 Réexamen des emplois de ajllav à la lumière de l énonciation dans les Grenouilles d Aristophane, in New Approaches to Greek Particles, A. Rijksbaron (ed.), Gieben, Amsterdam, 1997... 315 L ancien et le nouveau roi (Euripide, Héraclès 735-737, 745-746, 768-770), Revue de Philologie 69, 1995... 341 Aristote et la syntaxe, in Syntax in Antiquity, P. Swiggers and A. Wouters (eds), Orbis/Supplementa 23, Peeters, Leuven, 2003... 349 COLLECTION DE LA MAISON DE L ORIENT ET DE LA MÉDITERRANÉE 32 SÉRIE LINGUISTIQUE ET PHILOLOGIQUE 3 L IMAGINER ET LE DIRE Scripta Minora Louis BASSET
SOMMAIRE PRÉSENTATION par Louis BASSET et Frédérique BIVILLE... 9 PREMIÈRE PARTIE PROBLÉMATIQUE Catherine KERBRAT-ORECCHIONI, «L ambiguïté : définition, typologie»... 13 Louis BASSET, «Aristote et l ambiguïté volontaire»... 37 Frédérique BIVILLE, «Formes et fonctions de l ambiguïté volontaire dans les textes latins»... 57 DEUXIÈME PARTIE THÉÂTRE ET POÉSIE Isabelle BŒHM, «Le vocabulaire de la perception et l ambiguïté dans la tragédie grecque»... 75 Marie-Dominique JOFFRE, «Les conditions morphosyntaxiques de l ambiguïté volontaire : l emploi de videor dans les chants II et III de l Énéide»... 91 Bernard JACQUINOD, «L ambiguïté volontaire dans le comique d Aristophane»... 101 Daniel VALLAT, «Ambiguïté référentielle et stratégies courtisanes chez Martial»... 117 TROISIÈME PARTIE TEXTES PHILOSOPHIQUES ET CHRÉTIENS Guillaume BADY, «Le Socrate de Platon : pédéraste ou pédagogue?».. 131 Sophie VAN DER MEEREN, «Exhorter à la philosophie ou à la sagesse? Une ambiguïté manifeste dans les protreptiques à la philosophie»... 147 Stéphane GIOANNI, «Les ambiguïtés de la religion épistolaire dans l œuvre d Ennode de Pavie»... 171 QUATRIÈME PARTIE TEXTES ORACULAIRES Gérard LUCAS, «La réponse d Ammon à Alexandre corrigée par Plutarque»... 189 Anna ORLANDINI, «Paradoxes sémantiques, tautologies et textes oraculaires»... 207 Georges ROUGEMONT, «Les oracles grecs recouraient-ils habituellement à l ambiguïté volontaire?»... 219 INDEX DES NOTIONS... 237 INDEX DES PASSAGES ÉVOQUÉS... 239
SOMMAIRE Avant-Propos ---------------------------------------------------------------------------- 7 Foreword -------------------------------------------------------------------------------- 17 LES LIEUX DU ROMAN : VILLES, CAMPAGNES, LOCI AMOENI Maaike ZIMMERMAN Les grandes villes dans les Métamorphoses d Apulée ------------------------------ 29 Danièle BERRANGER-AUSERVE La ville comme cadre du roman grec ------------------------------------------------- 43 Jean ALAUX et Françoise LÉTOUBLON La grotte et la source. Paysage naturel et artifice dans Daphnis et Chloé et Leucippé et Clitophon ------------------------------------------------------------------ 57 Ewen BOWIE Les animaux dans le Daphnis et Chloé de Longus ---------------------------------- 75 Marie-Ange CALVET-SÉBASTI Une île romanesque : Arados ---------------------------------------------------------- 87 Henri TONNET Lieux antiques et modernes dans l Orpheline de Chio ou le triomphe de la vertu (1839) de Jacques Pitsipios ----------------------------------------------------- 101 LA FONCTION DRAMATIQUE DES DÉCORS ET PAYSAGES Michel WORONOFF Fortune de mer et liberté romanesque ------------------------------------------------ 113 Romain BRETHES Lieux de l effroi et de la peur : un ingrédient romanesque pour public averti --- 123 Cécile DAUDE Paysage et expérience romanesque dans le Discours VII (Eubéique ou Le Chasseur) de Dion Chrysostome -------------------------------------------------- 137 Danielle VAN MAL-MAEDER Le décor réflexif dans le conte d Amour et Psyché : d Apulée à Jean de la Fontaine ---------------------------------------------------------------------------------- 153 Christophe CUSSET Fonctions du décor bucolique dans les Pastorales de Longus --------------------- 163 Dimitri KASPRZYK La mer comme champ de bataille dans le roman de Chariton --------------------- 179 Marie-Françoise MAREIN Les lieux de l après-naufrage comme moteurs de l action romanesque ---------- 203 LA FONCTION ESTHÉTIQUE DES DÉCORS ET PAYSAGES Diane CUNY Lieux et beauté dans Chairéas et Callirhoé------------------------------------------ 219 Alain BILLAULT Les paysages dans le roman d Achille Tatius---------------------------------------- 235 Ken DOWDEN Héliodore : une esthétique sans couleur ---------------------------------------------- 247 Étienne WOLFF Quelques remarques sur l absence de paysage et de décor dans l Historia Apollonii regis Tyri --------------------------------------------------------------------- 257 LA FONCTION SYMBOLIQUE DES DÉCORS ET PAYSAGES André CHEYNS Prisons et cavernes dans les romans d amour grecs. Remarques sur un stéréotype et ses variantes -------------------------------------------------------------------------- 265 Géraldine PUCCINI-DELBEY De la campagne à la plage : symbolique des espaces dans les Métamorphoses d Apulée --------------------------------------------------------------------------------- 289 Jean-Philippe GUEZ Achille Tatius ou le paysage-monde-------------------------------------------------- 299 John R. MORGAN Le blanc et le noir : perspectives païennes et perspectives chrétiennes sur l Éthiopie d Héliodore------------------------------------------------------------------ 309 Bernard POUDERON Paysages d âmes gnostiques : 1. L Exégèse sur l âme------------------------------ 319 Bernard POUDERON Paysages d âmes gnostiques : 2. L Hymne de la perle------------------------------ 337 Corinne JOUANNO Lieux et décors dans une version byzantine du Roman d Alexandre, ou la mutation d un itinéraire romanesque ------------------------------------------------- 345 Michel LASSITHIOTAKIS Paysage clos, espace ouvert : fonction narrative et sens symbolique de la limite dans le roman grec vulgaire (Callimachos-Belthandros-Florios-Imbérios)------ 361 Bibliographie ---------------------------------------------------------------------------- 371 Index des auteurs anciens -------------------------------------------------------------- 375 Index des auteurs modernes------------------------------------------------------------ 383 Index des lieux -------------------------------------------------------------------------- 393 COLLECTION DE LA MAISON DE L ORIENT ET DE LA MÉDITERRANÉE 34 SÉRIE LITTÉRAIRE ET PHILOSOPHIQUE 8 Lieux, décors et paysages de l ancien roman des origines à Byzance édités par Bernard POUDERON avec la collaboration de Daria CRISMANI
SOMMAIRE PRÉFACE de Marie-Claire CAUVIN............................................. 9 RÉSUMÉ.................................................................... 11 SUMMARY.................................................................... 13 CHAPITRE I DONNÉES GÉNÉRALES............................................. 15 Cadre géographique.......................................................... 15 Cadre chronologique......................................................... 16 CHAPITRE II PROBLÉMATIQUE ET MÉTHODOLOGIE............................... 23 Les systèmes bipolaires........................................................ 25 Les systèmes unipolaires....................................................... 30 Description de la méthode utilisée............................................... 32 Classification................................................................ 32 Classement des outillages...................................................... 36 CHAPITRE III LE SITE DE CHEIKH HASSAN (PPNB ANCIEN)......................... 45 Les données générales......................................................... 45 Analyse du matériel lithique................................................... 46 Les systèmes unipolaires....................................................... 52 Les systèmes bipolaires........................................................ 57 Conclusions................................................................. 74 CHAPITRE IV LE SITE DE MUREYBET : PHASE IVA................................ 77 Les données générales......................................................... 77 Analyse du matériel lithique................................................... 79 Les systèmes unipolaires....................................................... 83 Les systèmes bipolaires........................................................ 87 Conclusions................................................................. 95 CHAPITRE V LE SITE DE MUREYBET : PHASE IVB................................... 97 Les données générales......................................................... 97 Analyse du matériel lithique................................................... 97 Les systèmes unipolaires....................................................... 102 Les systèmes bipolaires........................................................ 105 Conclusions................................................................. 120 CHAPITRE VI Le site d El Kowm 2 Caracol (PPNB final)........................... 123 Les données générales......................................................... 123 Analyse du matériel lithique................................................... 127 Les systèmes bipolaires........................................................ 131 Conclusions................................................................. 140 CONCLUSIONS GÉNÉRALES................................................. 143 LEXIQUE................................................................... 157 BIBLIOGRAPHIE............................................................ 161 TABLE DES ILLUSTRATIONS................................................ 167
SOMMAIRE Olivier AURENCHE, Stefan KOZLOWSKI et Marie LE MIÈRE Avant-Propos.............................................................. 7 La notion de frontière dans le Protonéolithique et le Néolithique du Proche-Orient................................................................ 355 Foreward................................................................... 11 Bibliography of Lorraine Copeland............................................. 15 Lorraine COPELAND The Paleolithic of the Euphrates valley in Syria.................................. 19 Paul SANLAVILLE Les terrasses pléistocènes de la vallée de l Euphrate en Syrie et dans l extrême sud de la Turquie............................................................. 115 Marc VERHOEVEN A tale of two tells. Comparing neolithic lifestyles at Tell Sabi Abyad II and Tell Sabi Abyad I, northern Syria................................................... 367 Yoshihiro NISHIAKI Sickle manufacturing technologies at two chalcolithic sites in Northern Mesopotamia: Tell Kosak Shamali (Syria) and Telul eth-thalathat II (Iraq)...................... 383 Sultan MUHESEN Remarques sur le Paléolithique de la Syrie..................................... 135 Andrew GARRARD, James CONOLLY, John MCNABB, and Norah MOLONEY Palaeolithic-Neolithic survey in the Sakçagözü region of the north Levantine rift valley.................................................................... 145 Éric BOËDA, Marie-Agnès COURTY, Nicolas FEDOROFF, Christophe GRIGGO, Ian G. HEDLEY, Sultan MUHESEN Le site acheuléen d El Meirah, Syrie........................................... 165 Corine YAZBECK Identification de schémas de débitage au Paléolithique inférieur en Béqaa méridionale (Liban)........................................................... 203 Jean-Marie LE TENSORER Nouvelles fouilles à Hummal (El Kowm, Syrie centrale) premiers résultats (1997-2001).................................................................... 223 Takeru AKAZAWA, Sultan MUHESEN, Yukio. DODO, Osamu KONDO, Minoru YONEDA, Christophe GRIGGO and Hajime ISHIDA Neanderthal burials: excavations of the Dederiyeh cave, Syria.................... 241 Élie MELKI Jiita II : la cabane kébarienne.................................................. 271 Peter M.M.G. AKKERMANS Hunter-gatherer continuity: the transition from the Epipalaeolithic to the Neolithic in Syria...................................................................... 281 Éric COQUEUGNIOT Les industries lithiques du Néolithique ancien entre Moyen Euphrate et Jezireh orientale. réflexions sur deux voies évolutives................................... 295 Danielle STORDEUR «Small finds and poor babies», quelques objets «divers» du Mureybetien de Jerf El Ahmar.................................................................... 309 Marie-Claire CAUVIN Mureybet IV................................................................. 323 Frank HOLE K-260: selective use of lithic sources in the PPN/PN of the Khabur basin, Syria... 335
TABLE OF CONTENTS ACKNOWLEDGMENTS... PREFACE... Maps of the sources... State of the sources... Methods... Hı. story of the research... Chronology... Geography... The potentı. al settlement pattern... Mı. nı. -terrı. torı. es... INTRODUCTION... 20 20 15 16 15 13 13 15 11 Early pottery... Fı. nal observatı. ons... Tokens... Bone ı. ndustry... Mı. scellaneous... Archı. tecture... Style... Themes... Art... Ornaments... Rare and common... Bası. cmaps... Chı. pped lı. thı. cı. ndustry... Heavy stone ı. ndustry... Lı. ght stone ı. ndustry... Polı. shed axes/celts... Stone vessel and whı. te ware... CHAPTER 1 _ ANALYSIS OF THE MATERIAL... 32 34 30 31 31 32 30 29 27 26 21 21 22 23 24 25 25 21 Secund rank borders... Thı. rd rank borders... Border hı. erarchy... Conclusı. on... Borders... Fı. rst rank borders... CHAPTER 2 _ TERRITORIAL DIVISIONS AND BOUNDARIES... Maı. ndı. vı. sı. ons... Internal dı. vı. sı. ons... The Golden Trı. angle... 54 56 61 63 48 48 37 37 42 46 Great change...but stable borders... Rythm of development... CHAPTER 3 _ TERRITORIES, BOUNDARIES AND CULTURES... Introductı. on... Taxonomı. c entı. tı. es or cultures ı. n the Early Perı. od... Taxonomı. c entı. tı. es or cultures ı. n the Late Perı. od... Cultural evolutı. on... Leadı. ng role of dı. stı. nctı. ve cultures... Duratı. on and change... Crossı. ng the borders... 84 84 65 65 67 73 80 80 82 83............ 5 9........................ GENERAL CONCLUSION... Borders trough the tı. 87 me... 88 LIST OF THE MAPS INCLUDED IN THE TEXT... BIBLIOGRAPHY... ANNEX... 103 97 99
TABLE DES MATIÈRES MERMIER F., Présentation......................................................... 9 EL-KHAWAGA D., Le journalisme télévisuel dans le monde arabe : l essor d une nouvelle profession................................................... 17 LE POTTIER G., Le monde de la télévision satellitaire au Moyen-Orient et le rôle des Libanais dans son développement....................................... 43 CHAOUL M., Constitution et fonction d un hypermarché de l image télévisée dans le monde arabe : la station Orbit....................................... 73 EL-KHAWAGA D., La restructuration de l audiovisuel en Égypte : l imbrication de diverses logiques d action........................................... 91 GUAAYBESS T., De l État-émetteur à l émetteur État dans le champ télévisuel égyptien............................................................... 103 GUAAYBESS T., Les partis de l opposition et la télévision en Égypte : une ouverture démocratique?..................................................... 125 FERJANI R., Du rôle de l État dans le champ télévisuel en Tunisie : les paradoxes de l internationalisation.............................................. 153 CHOUIKHA L., Les identités au miroir des temporalités télévisuelles : Le ramadan et le réveillon du Jour de l an à Tunis à travers le petit écran.................. 167 KAWAKIBI S., Les usages politiques de la fiction télévisuelle : l expérience syrienne............................................................ 185 MARIANI E., Youssef Al-Qardawi : pouvoir médiatique, économique et symbolique.................................................................. 195 DELPAL C., Tisser la Toile à son image : les cybercafés de Beyrouth....................... 205 GHOSN Z., Les sites Internet gouvernementaux au Moyen-Orient.......................... 233 BRAS J.-P., Ordre public, politiques publiques et Internet en Tunisie....................... 247 TAHA M.M., Le développement d Internet au Liban.................................... 261 GONZALES-QUIJANO Y., Internet et la mondialisation des médias libanais : les enjeux nationaux et régionaux.......................................... 273 LONGUENESSE E., Les nouvelles technologies de l information et les défis de la profession comptable au Liban............................................ 289 MAROUN I., Les sites interactifs du commerce électronique au Liban en 2001.................................................................... 309 MAATOUK F., Les nouveaux métiers électroniques de Tripoli (Liban)....................... 331 VIGNAL L., Géographie de la publicité au Moyen-Orient : entre échelle mondiale et échelle locale. Les cas de l Égypte, du Liban et de la Syrie.................... 349 BATTEGAY A., La publicité au Moyen-Orient : recompositions régionales et discours professionnels........................................................... 379 MERMIER F., Les habits neufs de l édition arabe....................................... 409 SANTINI M., Passeurs et passages de l écrit : l escale parisienne........................... 425
SOMMAIRE CHIFFOLEAU S., Introduction. Politiques de santé sous influence internationale. Acteurs et processus ------------------------------------------------------------------- 7 1 re PARTIE : LES CADRES DE L ACTION : DES MODÈLES ET DES AGENDAS EN ÉVOLUTION ------------------------------------------------------- 29 TIZIO S., Participation communautaire et rôle de l État dans les politiques de santé. Quand un dogme chasse l autre---------------------------------------------- 31 DEJONG J., La santé reproductive au Moyen-Orient : un programme d action défini au niveau international?------------------------------------------------------ 47 II e PARTIE : INADAPTATIONS ET DYSFONCTIONNEMENTS : LES AVATARS DE L INTERNATIONALISATION DES POLITIQUES DE SANTÉ ----------------------------------------------------------------------------------------------------------- 63 DIBAKANA J.-A., Les paradoxes de l internationalisation des politiques de santé en Afrique subsaharienne. L exemple du Congo---------------------------- 65 GAUVRIT É., Les tendances schizophréniques des réformes des politiques de santé en Afrique centrale-------------------------------------------------------------- 93 BOUKHAÏMA S., Le système de santé syrien : des réformes nécessaires dans un environnement contraignant ------------------------------------------------------ 111 KARAMÉ C., La santé dans les Territoires palestiniens : entre persistance du conflit, relations intra-palestiniennes et surenchère des bailleurs de fonds internationaux -------------------------------------------------------------------------- 131 III e PARTIE : LA PART CROISSANTE DES ÉGLISES ET DES ONG DANS LE CHAMP DE LA SANTÉ -------------------------------------------------------------------------- 153 FLORI Y.-A., La contractualisation avec les bailleurs de fonds : vers une perte de spécificité des ONG?------------------------------------------------------------------ 155 GRUÉNAIS M.-É., La séparation de l Église et de l État et la réforme du système de santé au Cameroun----------------------------------------------------------------- 169 RYFMAN P., Une forme inédite de recomposition, ou comment des ONG réussissent là où des États échouent : l accès aux médicaments essentiels des populations du Sud---------------------------------------------------------------- 183 IV e PARTIE : LES RÉFORMES SECTORIELLES : DE LA DÉCISION À LA MISE EN ŒUVRE LOCALE ------------------------------------------------------------------- 211 CHIFFOLEAU S., La réforme du système de santé égyptien : un nouveau type de processus politique entre logique internationale et enjeux nationaux ---------- 213 DESTREMAU B., L exemption du coût des soins et l accès des plus pauvres à la santé dans le cadre de la réforme du secteur de la santé au Yémen------------- 237 GOULESQUE B., Le rôle d une ONG internationale (MSF) dans le cadre de la réforme du secteur de la santé au Yémen : bilan et perspectives du système d exemption à Aden-------------------------------------------------------------------- 265
TABLE DES MATIÈRES Introduction ------------------------------------------------------------------------------ 5 Carte du Yémen ------------------------------------------------------------------------- 6 Remerciements --------------------------------------------------------------------------- 9 Transcription ------------------------------------------------------------------------------ 11 CHAPITRE 1 : LA PRODUCTION HALIEUTIQUE AU YÉMEN, HISTOIRE ET DÉVELOPPEMENT RÉCENT------------------------------------------- 13 Des évolutions historiques différentes ------------------------------------------------ 15 La côte de la mer Rouge --------------------------------------------------------------- 15 Carte du Yémen avec les emplacements des sites de construction de bateaux et des coopératives de pêche ---------------------------------------- 17 L océan Indien ------------------------------------------------------------------- 17 La situation actuelle ------------------------------------------------------------- 21 CHAPITRE 2 : DEVENIR PÊCHEUR : LES STADES DE L APPRENTISSAGE, DU FARAM AU RABBĀN ---------------------------------------- 29 Shihr : un port de pêche et de commerce ancien ------------------------------------ 29 Organisation du travail ------------------------------------------------------------------ 33 Être pêcheur : un même apprentissage pour tous------------------------------------ 37 Devenir rabbān : acquérir un savoir spécifique -------------------------------------- 42 Les qualités du rabbān ------------------------------------------------------------------ 45 CHAPITRE 3 : TECHNIQUES DE PÊCHE ET BATEAUX-------------------------------- 49 Les bateaux-------------------------------------------------------------------------------- 49 Les techniques de pêche----------------------------------------------------------------- 52 Carte des quartiers de la ville de Shihr------------------------------------------------ 53 La pêche à la sardine ------------------------------------------------------------ 55 La pêche au thon ----------------------------------------------------------------- 58 La pêche à la senne tournante -------------------------------------------------- 63 La pêche au requin--------------------------------------------------------------- 65 La pêche à la langouste --------------------------------------------------------- 65 La pêche occasionnelle---------------------------------------------------------- 67 CHAPITRE 4 : LE PRODUIT DE LA PÊCHE------------------------------------------------ 69 La vente locale---------------------------------------------------------------------------- 69 Le marché de la ville (al-souq)--------------------------------------------------------- 72 Carte des zones de marchés et de commerce----------------------------------------- 73 La diffusion régionale et le conditionnement du poisson -------------------------- 75 La vente pour l exportation internationale-------------------------------------------- 80 CHAPITRE 5 : MÉMOIRE ET CHANGEMENT ---------------------------------------- 83 Les pêcheurs dans la ville--------------------------------------------------------------- 83 Une communauté parmi d autres ---------------------------------------------- 83 Le rituel de Sobān-sobān ------------------------------------------------------- 89 La rupture de 1967 ----------------------------------------------------------------------- 95 La révolution --------------------------------------------------------------------- 95 Après l unification --------------------------------------------------------------- 98 ANNEXE 1 : DESCRIPTION DU MATÉRIEL DE PÊCHE----------------------------- 103 Les bateaux-------------------------------------------------------------------------------- 103 Les sanbouqs --------------------------------------------------------------------- 103 Les hourīs ------------------------------------------------------------------------ 108 Le matériel de pêche -------------------------------------------------------------------- 111 ANNEXE 2 : CONNAISSANCE DU MONDE DE LA MER --------------------------- 115 L environnement marin ----------------------------------------------------------------- 115 Les marées ------------------------------------------------------------------------ 115 Les vents et les houles ---------------------------------------------------------- 116 La faune marine ------------------------------------------------------------------------- 117 ANNEXE 3 : LE CALENDRIER STELLAIRE ------------------------------------------ 121 La division du temps -------------------------------------------------------------------- 121 Les étoiles de l année (nujoum al-sana ) à Shihr------------------------------------ 123 Les étoiles de l année (nujoum al-sana ) au Bahrain ------------------------------- 129 Lexique ------------------------------------------------------------------------------------ 131 Bibliographie------------------------------------------------------------------------------ 143 Table des illustrations-------------------------------------------------------------------- 147 Table des matières------------------------------------------------------------------------ 151
ANNEXE 6 UTILISATION DES CRÉDITS DES QUATRE DERNIÈRES ANNÉES (Origines : Soutien de Base et Crédits exceptionnels des Tutelles, Recettes Internes) Fonctionnement commun... dont Bibliothèque (fonds documentaires)... 2002 2003 2004 2005 * 205 373 108 362 194 068 102 463 190 116 101 234 198 902 96 541 Petit équipement... 11 427 10 555 5 132 7 965 Équipement... dont : informatique... autres... Personnel... dont Bibliothèque... 48 690 37 684 11 006 32 109 25 593 20 371 18 490 17 126 47 251 30 346 18 750 17 906 844 80 281 54 635 26 080 22 133 3 947 64 221 50 950 Travaux d infrastructure... 16 352 14 692 20 092 5 135 Services... 24 558 25 164 23 295 23 350 Thèmes... 16 072 3 620 2 388 5 007 Chantiers... 450 6 070 6 689 10 919 Projets «jeunes chercheurs»... 5 490 5 640 15 804 16 000 Plateformes (sur budget MOM)... 8 470 6 313 111 1 084 Aides à colloque... 0 0 9 220 0 Déménagement du fonds Karnak... 0 0 0 4 000 Total... 368 991 333 744 371 878 362 663 * Prévisions au 22/09/2005 On notera tout particulièrement l importance des sommes allouées au personnel et aux travaux d infrastructure. Le montant de ces derniers est moins élevé en 2005 car nous attendons l attribution, par l Université Lyon 2, de nouveaux locaux, pour l aménagement desquels nous avons mis en réserve une somme de 32 000. Les travaux devraient débuter en janvier 2006.
ANNEXE 7 LISTE DES MEMBRES DE LA FR ET DES UNITÉS CONSTITUTIVES (y compris les chercheurs associés) ABBÈS Frédéric (UMR 5133) ABÉCASSIS Frédéric (UMR 5195) ABRAHAMI Philippe (UMR 5133) ADDI Lahouari (UMR 5195) AL-DBIYAT Mohammed (UMR 5133) ALLIOS Dominique (UMR 5189) ANDRÉ-SALVINI Béatrice (UMR 5133) ANFRUNS Josef (UMR 5133) ARGANT Jacqueline (UMR 5133) ARGOUD Gilbert (UMR 5189) ARMAND-CARRÉ Catherine (UMR 5138) ARNAUD Daniel (UMR 5133) ARZENS Brigitte (UMR 5133) AURENCHE Olivier (UMR 5133) BADER Nicolaï (UMR 5133) BADY Guillaume (UMR 5189) BALANCHE Fabrice (UMR 5195) BALENSI Jacqueline (UMR 5189) BALKAN-ATLI Nur (UMR 5133) BALLET Pascale (UMR 5138) BARBOT François (UMR 5133) BARGE Olivier (FR 538, UMR 5133) BASSET Louis (UMR 5189) BATTINI Laura (UMR 5133) BAUD Anne (UMR 5138) BÉAL Jean-Claude (UMR 5138) BEECHING Alain (UMR 5138) BELON Viviane (UMR 5138) BENABDELLAOUI Mokhtar (UMR 5195) BENBOUZID Ahmed (UMR 5195) BENDEZU-SARMIENTO Julio (UMR 5133) BENECH Christophe (UMR 5133) BENNAFLA Karine (UMR 5195) BENOIST Anne (UMR 5133) BERTHET Jean-François (JE 2409) BERTRANDY François (JE 2409) BIVILLE Frédérique (JE 2409) BOEHM Isabelle (UMR 5189) BONNET Christine (UMR 5138) BORDREUIL Pierre (UMR 5133) BOST-POUDERON Cécile (UMR 5189) BOUCHARD Cécile (FR 538, UMR 5133, UMR 5195) BOUCHARLAT Élise (UMR 5138) BOUCHARLAT Rémy (UMR 5133) BOUSSAC Marie-Françoise (UMR 5189) BREUIL Jean-Luc (Jean-Palerne) BRILLET-DUBOIS Pascale (UMR 5189) BRUNET Michèle (UMR 5189) CABOURET Bernadette (UMR 5189) CALLOT Olivier (IRAA, UMR 5189) CALLOT Olivier (UMR 5133) CALLOT Yann (UMR 5133) CALVET Marie-Ange (FR 538) CALVET Yves (UMR 5133) CANELLIS, Aline (UMR 5189) CANTIN Nadia (UMR 5138) CAPISANO Franck (FR 538) CASTEL-NOGRETTE Corinne (UMR 5133) CAUBET Annie (UMR 5133) CAUBET Annie (UMR 5189) CHABOT Jacques (UMR 5133) CHAMBON Laurence (JE 2409) CHANET Anne-Marie (Jean-Palerne) CHARPENTIER Gérard (IRAA) CHARRIER Chantal (UMR 5195) CHARVIEUX Yvonne (UMR 5138) CHATAIGNER Christine (UMR 5133) CHATELET Madeleine (UMR 5138) CHEVALIER Nicole (UMR 5133) CHIFFOLAUD Sylvia (UMR 5195) CHOJNACKI Chrstine (UMR 5189) CHOUIKHA Larbi (UMR 5195) CHRISTIDOU Rosalia (UMR 5133) COCHET André (UMR 5138) COHEN Corinne (UMR 5189) COQUEUGNIOT Eric (UMR 5133) COULON Laurent (UMR 5189) COURTIEU Gilles (UMR 5189) COUVENHES Jean-Christophe (UMR 5189) CUSSET Christophe (Jean-Palerne) CUZANGE Marie-Thérèse (UMR 5138) DALAISON Julie (JE 2409) DALIX Anne-Sophie (UMR 5189) DALMON Laurence (JE 2409) DALONGEVILLE Rémi (UMR 5133) DARMEZIN Laurence (UMR 5195) DAVID Jean-Claude (UMR 5195) DBIYAT Mohamed (UMR 5195) DEBAINE Françoise (UMR 5133) DEBARD Évelyne (UMR 5138) DEBRU Armelle (Jean-Palerne) DECOURT Jean-Claude (UMR 5189) DELMAS Catherine (FR 538) DELPAL Christine (UMR 5195) DELQUE-KOLIC Emmanuelle (UMR 5138) DELRIEUX Fabrice (JE 2409) DENTZER Jean-Marie (IRAA) DESBAT Armand (UMR 5138) DESFARGES Patrick (FR 538) DISCH Sylvie (FR 538) DREW-BEAR Marie (UMR 5189) DUBOIS Olivier (FR 538) DUPERRAY Denis (FR 538) DUPONT Pierre (UMR 5138) DUPRAZ Emmanuel (JE 2409) DUPRÉ-LATOUR Marie (UMR 5189) ECH CHAEL Yasmine (UMR 5189) EL HAFCI Nadia (JE 2409) ELAIGNE Sandrine (UMR 5138) EL-HABTI Raja (UMR 5195) EMPEREUR Jean-Yves (UMR 5138) FABRE Monique (UMR 5195) FADIN Lionel (IRAA) FARÈS Saba (UMR 5189) FAURE Martine (UMR 5133) FAURE Véronique (FR 538) FERJANI Mohamed-Chérif (UMR 5195) FERNOUX Henri-Louis (UMR 5189) FISCHER Klaus (Jean-Palerne) FLAMMIN Anne (UMR 5195) FORMENTI Françoise (UMR 5138) FOUACHE Éric (UMR 5133) FOURNET Thibaud (IRAA, UMR 5189) FOURRIER Sabine (UMR 5189) FOY Danielle (UMR 5138) FRAISSE Anne (JE 2409) FRAISSE Philippe (IRAA)
210 LISTE DES MEMBRES DE LA FR FRANC Odile (UMR 5138) FURBACCO Monique (UMR 5189) GACHET Jacqueline (UMR 5189) GACHET-BIZOLLON Jacqueline (UMR 5133) GALET Philippe (UMR 5138) GARAMBOIS-VASQUEZ Florence (Jean-Palerne) GAROFALO Ivan (Jean-Palerne) GATIER Pierre-Louis (UMR 5189) GAUTIN Catherine (FR 538) GEYER Bernard (UMR 5133) GINEYS Agnès (UMR 5133, UMR 5195) GOIRAN Jean-Philippe (UMR 5133) GONNET Dominique (UMR 5189) GONZALEZ DE QUIJANO Yves (UMR 5195) GRANDJEAN Catherine (UMR 5189) GRANDJEAN Véronique (FR 538) GUAAYBESS Tourya (UMR 5195) GUARD Thomas (JE 2409) GUÉRARD Marie-Gabrielle (UMR 5189) GUÉRIN Alexandrine (UMR 5195) GUILHEMBET Jean-Pierre (JE 2409) GUINOT Jean-Noël (UMR 5189) HASSERODT Monika (UMR 5133) HELLY Bruno (UMR 5189) HELMER Daniel (UMR 5133) HERNANDEZ Ange (FR 538) HUE GAY Élysabeth (UMR 5195) HUGONIOT Christophe (UMR 5189) IBANEZ-ESTEVEZ Juan Antonio (UMR 5133) ISMAÏL Mohsen (UMR 5195) JACQUINOD Bernard (Jean-Palerne) JANJAR Mohamed (UMR 5195) JAUBERT Ronald (UMR 5195) JOUANNA BOUCHET Joëlle (Jean- Palerne) JOUGUET Hélène (FR 538) JULHE Jean-Claude (JE 2409) JUNGEN Christine (UMR 5195) KALAI Nelly (FR 538) KERMORVANT Alain (UMR 5195) KOZLOWSKI Stephan (UMR 5133) KUNTZIGER Bénédicte (FR 538) LABARRE Guy (UMR 5189) LACAZE Guy (UMR 5189) LACKENBACHER Sylvie (UMR 5133) LACROIX Véronique (FR 538) LAFORGE Marie Odile (JE 2409) LAROCHE Colette (UMR 5138) LAVERGNE Marc (UMR 5195) LE DINAHET Marie-Thérèse (IRAA) LE MEUR Nadine (UMR 5189) LE MIÈRE Marie (UMR 5133) LE MORT Françoise (UMR 5133) LE NEZET Monique (UMR 5138) LEGRAIN Jean-François (UMR 5195) LEMAÎTRE Séverine (UMR 5138) LENOBLE Michel (UMR 5138) LÉONHARDT Jean-Louis (FR 538) LHOMMÉ Karine (JE 2409) LOMBARD Pierre (UMR 5133) LONGUENESSE Élisabeth (UMR 5195) LUCAS Gérard (UMR 5189) MADOEUF Anna (UMR 5195) MAIRE Brigitte (JE 2409) MALBRAN-LABAT Florence (UMR 5133) MALLET Joël (UMR 5133) MARCHEGAY Sophie (UMR 5133) MARÉCHAL Claudine (FR 538) MARGUERON Jean (UMR 5133) MARQUIE Sandrine (UMR 5138) MARRO Catherine (UMR 5133) MARTIN Françoise (FR 538) MARTZLOF Vincent (JE 2409) MATOÏAN Valérie (UMR 5133) MATTEI Paul (UMR 5189) MELLERIN-PICARD Laurence (UMR 5189) MÉOUCHI Nadine (UMR 5195) MERMIER Franck (UMR 5195) MEUNIER Bernard (UMR 5189) MILANEZI Silvia (UMR 5189) MILLEVILLE Annabelle (UMR 5138) MISSAOUI Sadok (UMR 5195) MOLIN Michel (JE 2409) MOLIST Miquel (UMR 5133) MOLLON Nicole (FR 538) MONCHAMBERT Jean-Yves (UMR 5133) MONTMESSIN Yves (FR 538) MONT-SÈVE Claude (Jean-Palerne) MORET Jean-Marc (UMR 5189) MORETTI Jean-Charles (IRAA) MOUTON Jean-Michel (UMR 5138) MOUTON Michel (UMR 5133) MUHESEN Sultan (UMR 5133) MULLER Frédéric (IRAA) MULLER Jérôme (FR 538) MÜLLER-CELKA Sylvie (UMR 5133) NENNA Marie-Dominique (UMR 5189) NOCA Lionel (UMR 5133) OBERLIN Christine (UMR 5138) ORENGO Lionel (UMR 5138) PALMIÉRI DARLON Nicoletta (Jean- Palerne) PANTALACCI Laure (UMR 5189) PARDEE Dennis (UMR 5133) PARDON Muriel (JE 2409) PARMENTIER Rachel (FR 538) PARRON Isabelle (UMR 5138) PASSET Laure (JE 2409) PEIGNARD-GIROS Annette (UMR 5189) PEIGNEY Jocelyne (UMR 5189) PELON Olivier (UMR 5133) PERRIN Franck (UMR 5138) PERRIN-SAMINADAYAR Eric (Jean- Palerne) PERVIER GUILBAUD Odile (FR 538) PICON Maurice (UMR 5138) PIREDDA Emmanuelle (FR 538) PLANTADE Emmanuel (JE 2409) POLI Fabrice (JE 2409) POUDERON Bernard (UMR 5189) PRIEUX Camille (UMR 5195) PRIOUX Évelyne (UMR 5189) QUENET Philippe (UMR 5133) RABATEL Liliane (IRAA) REDON Bérangère (IRAA) RÉMY Bernard (JE 2409) REVEYRON Nicolas (UMR 5138) REYNARD Jean (UMR 5189) RICHARD François (UMR 5189) RICHER Nicolas (UMR 5189) RIJSKBARON Albert (Jean-Palerne) ROCHE Carole (UMR 5133) ROLLIER Gilles (UMR 5138) ROMAN Danièle (JE 2409) ROMAN Yves (JE 2409) ROSELLI Amneris (Jean-Palerne) ROUAULT Olivier (UMR 5133) ROUGEMONT Georges (UMR 5189) ROUSSET Marie-Odile (UMR 5195) ROUSSET Miled (FR 538) ROUX Didier (UMR 5138) ROYO Manuel (UMR 5189) SAHLOUL Hassan (UMR 5195) SALLES Jean-François (UMR 5189) SAMBE Bakary (UMR 5195) SANAGUSTIN Floréal (UMR 5195) SAÑA-SEGUI Maria (UMR 5133) SANMARTIN Olivier (UMR 5195) SANZ Séverine (FR 538, UMR 5189) SARTRE Maurice (UMR 5189) SAVAY-GUERRAZ Hugues (UMR 5138) SCHACHTER Albert (UMR 5189)
ET DES UNITÉS CONSTITUTIVES 211 SCHMITT Anne (UMR 5138) SCHNEIDER Jean (UMR 5189) SCHNEIDER Pierre (UMR 5189) SEIGNE Jacques (UMR 5189) SIARD Hélène (IRAA) SOTINEL Claire (UMR 5189) STORDEUR Danielle (UMR 5133) TARAVÈLE Claire (FR 538) TARDIEU Joëlle (UMR 5138) THEVENOUX Isabelle (UMR 5138) THIRION-MERLE Valérie (UMR 5138) THOMAS Annie (UMR 5138) TINEL Dominique (UMR 5189) TOURON Jean-Baptiste (Jean-Palerne) TRABELSI Salah (UMR 5195) TRABOULSI Myriam (UMR 5133) TSIRTSONI Zoï (UMR 5138) VALLAT Daniel (JE 2409) VALLET Cécile (UMR 5138) VAN HEEMS Gilles (JE 2409) VELUD Christian (UMR 5195) VERILHAC Anne-Marie (UMR 5189) VIAL Claude (UMR 5189) VICHY Michèle (UMR 5138) VIGNAL Leila (UMR 5195) VILA Emmanuelle (UMR 5133) VILLARD Pierre (UMR 5133) VITA Juan Pablo (UMR 5133) VITAL Joël (UMR 5138) VOTTÉRO Guy (UMR 5189) WAKSMAN Sylvie-Yona (UMR 5138) WILLCOX George (UMR 5133) YAZBECK Corinne (UMR 5133) YON Jean-Baptiste (UMR 5189) YON Marguerite (UMR 5189) ZAKHARIA Katia (UMR 5195)
ANNEXE 8 INDEX DES PRINCIPAUX SIGLES AAMO : Association des Amis de la Maison de l Orient AC : Allocation Couplée ACI : Action Concertée Incitative ACR : Actions Collectives de Recherche ADN : Acide DésoxyriboNucléique AFAN : Association pour les Fouilles Archéologiques Nationales AFIP : Affichage de Fonction d Intérêt Prioritaire AI : Assistant Ingénieur AJT : Adjoint Technique AJTP : Adjoint Technique Principal AMN : Assistant Moniteur Normalien AMP : Accès Multilingue pour le Patrimoine ASI : Assistant Ingénieur ASPRO : Atlas des Sites du Proche-Orient ATER : Attaché Temporaire d Enseignement et de Recherche BAH : Bibliothèque Archéologique et Historique BAP : Branche d Aptitude Professionnelle BAR : British Archaeological Reports BCH : Bulletin de Correspondance Hellénique BCS : Bureau Central des Statistiques BEFAR : Bibliothèque des Écoles Françaises d Athènes et de Rome BIU : Bibliothèque Interuniversitaire BM : Bibliothèque Municipale BNF : Bibliothèque Nationale de France BRAIN : Bibliothèque Rhône-Alpes d Informations Numériques BTS : Brevet de Technicien Supérieur BU : Bibliothèque Universitaire CADP : Centre d Analyse et de Documentation Patristiques CCI : Catalogue Collectif Indexé CCN : Catalogue Collectif National CCO : Catalogue Collectif des Ouvrages CCT : Centre de Compétence Thématique CDD : Contrat à Durée Déterminée CDRC : Centre de Datation par le RadioCarbone CD-ROM : Compact Disc Read Only Memory CEA : Centre d Études Alexandrines CEC : Contrat Emploi Consolidé CEDRE : Programme franco-libanais de Coopération pour l Évaluation et le Développement de la Recherche CENS : Centre d Édition Numérique Scientifique CEPAM : Centre d Études de la Préhistoire, de l Antiquité et du Moyen Âge CEREGE : Centre Européen de Recherche et d Enseignement de Géosciences de l Environnement CERMOC : Centre d Études et de Recherches sur le Moyen-Orient Contemporain CEROR : Centre d étude et de recherche sur l Occident romain CES : Contrat Emploi Solidarité CGI : Common Gate Interface CINES : Centre Informatique National de l'enseignement Supérieur CLCLT : Cedetoc Library of Christian Latin Texts (CD-Rom, Brepols) CMO : Collection de la Maison de l Orient CNIL : Commission Nationale Informatique et Libertés CNR : Centro Nazionale della Ricerca CNRS : Centre National de la Recherche Scientifique CPE : École supérieure de Chimie, Physique, Électronique CPER : Contrat de Plan État-Région CR : Chargé de Recherche CRA : Centre de Recherches Archéologiques CRI : Centre de Ressources Informatiques C2RMF : Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France CSTI : Culture Scientifique, Technique et Industrielle CUF : Collection des Universités de France DAF : Documents d Archéologie Française DAO : Dessin Assisté par Ordinateur DDE : Direction Départementale de l Équipement DEA : Diplôme d Études Approfondies DEBORA : Digital access to BOoks of the RenAissance DESS : Diplôme d Études Supérieures Spécialisées DEUG : Diplôme d Études Universitaires Générales DIST : Délégation à l Information Scientifique et Technique DR : Directeur de Recherche DR7 : Direction Régionale Rhône - Auvergne DRAC : Direction Régionale des Affaires Culturelles DSI : Diffusion Sélective d Information DVD : Digital Versatil Disc EA : Équipe d Accueil EAD : Exploration Archéologique de Délos ED : École Doctorale EFA : École Française d Athènes
214 INDEX EFR : École Française de Rome EHESS : École des Hautes Études en Sciences Sociales EN : Éducation Nationale ENS Sciences : École Normale Supérieure Sciences ENS - LSH: École Normale Supérieure, Lettres et Sciences Humaines ENSSIB : École Nationale Supérieure des Sciences de l Information et des Bibliothèques EPHE : École Pratique des Hautes Études ERC : Éditions Recherche sur les Civilisations ERIC : Équipe de Recherche en Ingénierie des Connaissances ERT : Équipe de Recherche Technologique ETS : Ensembles Thématiques Signalés FNS : Fonds National de la Science FR : Fédération de Recherche FRANTIQ : Fichiers de Recherches en sciences de l Antiquité FRE : Formation de Recherche en Évolution FTP : File Transfer Protocol FU : Fédération d Unités GAHOM : Groupe d Anthropologie Historique de l Occident Médiéval GDR : Groupement de Recherche GEMPPM : Groupe d Études de Métallurgie Physique et de Physique des Matériaux GPL : General Public License GPS : Global Positioning System GREMMO : Groupe de Recherche et d Études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient HiSoMA : Histoire et Sources des Mondes Antiques HTML : Hyper Text Markup Language HTTPS : Hyper Text Transport Protocol Secure IAHA : Institut d Archéologie et d Histoire de l Antiquité IATOS : Ingénieur, Administratif, Technicien, Ouvrier de Service IE : Ingénieur d Études IEP : Institut d Études Politiques IFAO : Institut Français d Archéologie Orientale IFAPO : Institut Français d Archéologie du Proche- Orient IFEA : Institut Français d Études Anatoliennes IFEAD : Institut Français d Études Arabes de Damas IFLA : International Federation of Library Associations IFPO : Institut Français du Proche-Orient IGARUN : Institut de Géographie et d Aménagement Régional de l Université de Nantes IGE : Ingénieur d Études IGLS : Inscriptions Grecques et Latines de Syrie INALCO : Institut National des Langues et Civilisations Orientales INAPG : Institut National Agronomique Paris-Grignon INHA : Institut National d Histoire de l Art INIST : Institut National d Information Scientifique et Technique INRAP : Institut National de Recherche en Archéologie Préventive (ex-afan) INRP : Institut National de la Recherche Pédagogique INSA : Institut National des Sciences Appliquées INTAS : INTernational ASsociation for the promotion of cooperation with scientists from the New Independent States of the former Soviet Union IP : Internet Protocol IPO : Institut de Préhistoire Orientale IR : Ingénieur de Recherche IRAA : Institut de Recherche sur l Architecture Antique IRHT : Institut de Recherche sur l Histoire destextes ISA : Information Spatiale et Archéologie ISH : Institut des Sciences de l Homme ITA : Ingénieur, Technicien, Administratif ITEM : Institut des Textes Et Manuscrits modernes IUED : Institut Universitaire d Étude du Développement IUFM : Institut Universitaire de Formation des Maîtres IUT : Institut Universitaire de Technologie LAMM : Laboratoire d Archéologie Médiévale Méditerranéenne LCC : Library of Congress Catalog LDAP : Lightweight Directory Access Protocol LIRE : Littérature, Idéologie, REprésentations (XVII e - XIX e s.) LISI : Laboratoire d Ingénierie des Systèmes d Information LLMA : Langues et Littératures du Monde Arabe LSH : Lettres et Sciences Humaines MAE : Maison de l Archéologie et de l Éthnologie MARI : Mari. Annales de Recherches Interdisciplinaires MC/MCF : Maître de Conférence MEN : Ministère de l'éducation Nationale, de l'enseignement Supérieur et de la Recherche MH : Monuments Historiques MMSH : Maison Méditerranéenne des Sciences de l Homme MOM : Maison de l Orient et de la Méditerranée - Jean Pouilloux MSH : Maison des Sciences de l Homme NOEMI : Nouveaux Emplois Ouverts à la Mobilité Interne OCR : Reconnaissance Optique de Caractères ONG : Organisation Non Gouvernementale OPAC : On-line Public Access Catalogue PAO : Publication Assistée par Ordinateur PCR : Programme Collectif de Recherche
DES PRINCIPAUX SIGLES 215 PCRD : Programme Cadre de Recherche Développement SGBI : Système de Gestion de Banques d Images SGML : Standard Generalized Markup Language PDF : Portable Data Format SHS : Sciences Humaines et Sociales PHI : Packard Humanities Institute SICD : Service Interétablissements de Coopération PHP : Personal Home Page Documentaire PMB : Passerelle MultiBase SIG : Système d Information Géographique PMC : Premier Millénaire Chrétien SRA : Service Régional de l Archéologie POP : Post Office Protocol SSH : Secure Shell PPF : Plan Pluri-Formations SSL : Secure Socket Layer PPNA : Pre-Pottery Neolithic A STIC : Sciences et Techniques de l Information et de la PPNB : Pre-Pottery Neolithic B Communication PR : Professeur TCE : Technicien Classe Exceptionnelle PRAG : Professeur Agrégé de l enseignement TCN : Technicien Classe Normale supérieur TCS : Technicien Classe Supérieure PRCE : Professeur Classe Exceptionnelle TLG : Thesaurus Linguae Graecae PRHCE : Professeur Hors Classe Émérite TMO : Travaux de la Maison de l Orient PUL : Presses Universitaires de Lyon UFR : Unité de Formation et de Recherche RCF : Radios Chrétiennes de France ULL2 : Université Lumière-Lyon 2 RCRF : Rei Cretariare Romanae Fautores UMR : Unité Mixte de Recherche ROCT : ROman Craft and Trade UNICAMP : UNIversidade estadual de CAMPinas RUIG : Réseau Universitaire International de Genève UPR : Unité Propre de Recherche SAPRR : Société des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône VLAN : Virtual Local Area Network SAR : Secrétaire de l Administration de la Recherche VRML : Virtual Reality Markup Language SARF : Secrétaire d Administration, Recherche et Formation VT : Virtual Terminal WWW : World Wide Web SCD : Service Commun de Documentation XML : Xtended Meta Language SDX : Système de Documentation XML SGBD : Système de Gestion de Banques de Données