SEXUALITE ET MALADIE CHRONIQUE

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Transcription:

SEXUALITE ET MALADIE CHRONIQUE I) INTRODUCTION Le fonctionnement sexuel est un processus complexe faisant intervenir les domaines neurologique vasculaire et les systèmes endocriniens Dans la population normale 30% des hommes et 40% des femmes présentent des difficultés sexuelles telles que dysérection, manque de désir. Les effets de la maladie chronique sur la sexualité sont multifactoriels. Le mécanisme d interférence peut être neurologique vasculaire endocrinologique, musculosquelettique ou psychologique et entrainer de profonds effets négatifs sur la relation et la satisfaction sexuelle des patients et des partenaires. Les effets de la maladie chronique peuvent avoir un impact sur toutes les phases de la réponse sexuelle. Sur le désir avec une diminution de la libido voir une aversion sexuelle. Sur l excitation, avec une dysfonction érectile chez l homme, un manque de lubrification chez la femme. Sur l orgasme avec une éjaculation retardée chez l homme et une anorgasmie chez la femme, et d une façon plus générale une diminution de l intensité orgasmique.

II) CYCLE DE LA REPONSE SEXUELLE ET MALADIES CHRONIQUES Une connaissance du cycle de la réponse sexuelle comprenant le désir, l excitation, le plateau, l orgasme et la résolution est importante pour comprendre l impact que la maladie chronique peut avoir sur le fonctionnement sexuel. Le désir amène une personne à être réceptive à l activité sexuelle, il est sous la dépendance de nombreux facteurs physiologiques (neurotransmetteurs, androgènes et système sensoriel) et d une grande variété de facteurs environnementaux (facteurs culturels et psychosociaux. La phase d excitation est sous la dépendance du système nerveux parasympathique et du système vasculaire, la TA augmente, la respiration est plus lourde. Elle aboutit à l érection chez l homme et la lubrification vaginale chez la femme. Phase de plateau, la phase de vasocongestion est à son apogée. L érection est maximale chez l homme, la lubrification est présente chez la femme. L orgasme nécessite l intégrité du système nerveux sympathique, et dont l intensité est affectée par le tonus musculaire. La phase de résolution se manifeste par un retour à la normale de toutes ces modifications.

III) LES EFFETS DE LA MALADIE CHRONIQUE PEUVENT ETRE CLASSES EN PLUSIEURS CATEGORIES A) LES EFFETS BIOLOGIQUES 1 Causes hormonales et vasculo nerveuses Le désir est influencé par le système sensoriel, les neurotransmetteurs et les hormones sexuelles. Toutes affections ou traitements qui affectent ces facteurs peuvent avoir un effet négatif sur la réceptivité du patient à une activité sexuelle. Toute affection chronique perturbant le système hormonal ou l intégrité vasculo nerveuse des organes génitaux remet en cause la capacité à l activité sexuelle. L'excitation et le plateau nécessitent l intégrité du système vasculaire et du système nerveux parasympathique. 2 Causes iatrogènes Les traitements pour des maladies chroniques peuvent également perturber le cycle de réponse sexuelle. Les traitements antihypertenseurs peuvent affecter négativement l excitation. Les agents psychotropes peuvent interférer avec le désir et l excitation, et perturber l'orgasme. Médicaments pouvant être associés à une dysfonction sexuelle : 3 Causes physiologiques La réduction de la fonction cardio pulmonaire, la fatigue, ou la douleur peuvent limiter ou stopper l activité sexuelle, ceci en limitant le tonus musculaire nécessaire à l activité sexuelle.

B) LESFACTEURS PSYCHOLOGIQUES ET EMOTIONNELS 1 Les effets sur le couple La maladie chronique altère la dynamique des relations, le partenaire assume souvent le rôle de soignant à côté de celui de conjoint. Souvent le conjoint soignant n a pas envie «d ennuyer» le conjoint malade avec cette question de sexualité. Il est très fréquent que les relations amoureuses d une personne changent à la suite d une maladie chronique. Il peut être difficile de maintenir l équilibre d une relation tel qu il existait avant le diagnostic ou de continuer à partager les mêmes intérêts. 2 Les troubles de l humeur La dépression est la complication psychologique la plus fréquente. La dépression associée fréquemment à la maladie peut nuire à l'épanouissement sexuel. Autres problèmes psychologiques observés chez ces patients sont l anxiété et la perte de l estime de soi liées à l altération de l image de leur corps ainsi qu au chagrin conséquence de la connaissance de la gravité de leur maladie. La dépression, la fatigue, la douleur, le stress et l'anxiété peuvent en outre contribuer à la dysfonction sexuelle. Ces problèmes peuvent affecter la volonté des patients ou de leur partenaire à s'engager dans d'autres relations sexuelles ou intimes.

3 Les malentendus Les problèmes liés aux difficultés de la réadaptation. Les patients atteints d une maladie chronique peuvent se désintéresser de la sexualité ou peuvent devenir sexuellement inactifs en raison du malentendu de la part de leur partenaire au sujet de leur capacité à avoir des rapports sexuels ou du coté supposé non s écure. C) LES EFFETS SOCIAUX La société admet que les gens atteints d une maladie chronique puissent avoir des besoins sexuels mais considère que le maintien de l activité sexuelle est secondaire par rapport aux autres aspects de la vie. Une étude sur l importance accordée au maintien de la fonction sexuelle a été mené chez des hommes et des femmes gravement handicapés, celle-ci conclu que même si un degré d invalidité significatif est présent le désir de l activité sexuelle persistent. De nombreux médecins et patients admettent le déclin de la fonction sexuelle comme une conséquence inévitable du vieillissement. Les maladies chroniques sont d autant plus fréquentes que l âge est avancé, mais les dysfonctions sexuelles sont davantage liées à la comorbidité qu au vieillissement.

SEXUALITE ET IRC I) INTRODUCTION La maladie rénale chronique affecte fortement la fonction sexuelle et la qualité de vie. Les patients dialysés comprennent mal les relations existant entre maladies rénales chroniques, santé mentale, fonctions sexuelles et qualité de vie. Plus de la moitié des personnes insuffisantes rénales chroniques vivent des problèmes sexuels. Cela va du manque d intérêt pour la sexualité avec perte ou diminution des besoins sexuels (85% chez les hommes et 50% chez les femmes) à la dysfonction érectile et au retard ou manque d éjaculation chez l homme, et à l incapacité à atteindre l orgasme chez les femmes. II) LES FACTEURS EN CAUSES Les patients insuffisants rénaux dialysés présentent les facteurs de dysfonction sexuelle communs à tout patient atteint de maladie chronique, cependant le fait d être dialysé rajoute certaines causes spécifiques. A) PROBLEMES SEXUELS LIES A DES FACTEURS PHYSIQUES Les problèmes sexuels les plus fréquents sont : Le manque d intérêt pour le sexe avec une baisse de désir, les dysfonctions érectiles et difficultés à atteindre l orgasme. L insuffisance rénale et ses conséquences sur la santé physique ont des conséquences physiques.

1) La Fatigue Fréquente, secondaire à une anémie, elle est un facteur essentiel des dysfonctions sexuelles. Elle est très souvent présente en cas d insuffisance rénale terminale, mais peut être aussi la conséquence d une dialyse insuffisante ou d une comorbidité associée (problèmes cardiaques). 2) Les troubles hormonaux Les hormones régulent de nombreuses fonctions physiologiques certaines d entre elles contrôlent le désir sexuel. En cas d insuffisance rénale le taux de ces hormones est perturbé, ainsi un déficit en hormones sexuelles dont la cause n est pas connue est observé chez 30% des dialysés. Ce déficit hormonal peut expliquer partiellement une baisse du désir. a) L hyperprolactinémie Les patients présentant une hyperprolactinémie ont signalé une baisse de la fréquence des rapports sexuels et une diminution de la fréquence d orgasme comparés aux patients à prolactininémie normale. Le taux d hormones étant rarement la seule cause des problèmes sexuels, les injections d hormones seules ont peu de chance d être la solution au problème. b) L hyperparathyroïdie 3) Autres perturbations biologiques Un déficit en vitamine E, déficit en oligoéléments. 4) La mauvaise irrigation sanguine Celle-ci peut être due à une artérite secondaire à une hypertension et être responsable de troubles de l érection chez l homme et un défaut de lubrification chez la femme par insuffisance de congestion des muqueuses mal vascularisées. 5) Les troubles neurologiques Dus à l urémie. L insuffisance rénale peut entrainer des lésions nerveuses qui peuvent avoir une incidence sur la capacité de certains patients à connaitre une excitation sexuelle.

6) Les médicaments Les médicaments peuvent interférer sur la fonction sexuelle par leurs effets sur les neurotransmetteurs intervenant sur les différentes phases de l acte sexuel. Les antihypertenseurs et hypolipémiants inhibent le désir, les béta bloquants agissent négativement sur l érection. B) PROBLEMES SEXUELS LIES A DES FACTEURS PSYCHOLOGIQUES Les causes psychologiques sont nombreuses et retentissent plutôt sur la libido. 1) La dépression Nombre de dialysés ont une humeur dépressive réactionnelle à leur état de dépendance. Dépendance vis-à-vis de la machine, du médecin, du personnel soignant, voire du conjoint. Leur statut de malade peut également engendrer un sentiment d infériorité qui contribue à cet état dépressif. Le niveau d anxiété est lui aussi élevé, lié à l interrogation quant à leur état de santé et à l inquiétude que suscite leur avenir. 2) L image corporelle Le port d un cathéter péritonéal, la fistule artérioveineuse, une prothèse interne peuvent faire craindre au patient une atteinte de leur image corporelle et les amener à éviter les contacts physiques. L altération de l image du corps s exprime aussi chez l homme par la confusion des fonctions urinaires et sexuelles : c est normal que cela ne marche plus puisque je n urine plus.

3) L estime de soi Enfin, l estime de soi est parfois altérée, avec des idées totalement irrationnelles comme la sensation de corps pourri, d accumulation de déchets. Le partenaire insuffisant rénal peut être confronté à une baisse de son estime de soi. Quelqu un qui a le sentiment d être bon à rien, d être un fardeau peu séduisant, fera difficilement le premier pas sur le plan sexuel. III) CONCLUSION Les patients traités par hémodialyse d'entretien sont soumis à des contraintes nombreuses. En conséquence, beaucoup de ces patients ont des problèmes psychologiques. Les relations complexes de la sexualité et de la qualité de vie chez les patients hémodialysés, sont fortement sous-évaluées par les professionnels médicaux. Les principales causes de dysfonctions sexuelles chez les patients hémodialysés sont la dépression, l anxiété, et l insatisfaction qui en résulte impacte fortement la qualité de vie des patients. Le vieillissement réduit la sexualité à la fois dans l'activité de la population malade et saine, mais chez les patients urémiques les activités sexuelles prennent fin de façon beaucoup plus précoce. Il est nécessaire de dépister ces dysfonctions sexuelles si on veut améliorer la qualité de vie de ces patients..les psychothérapies de soutien, des techniques cognitivo comportementales ainsi que l utilisation de médicaments actifs sur leurs troubles de l humeur.

SEXUALITE ET MALADIE CV L acte sexuel correspond à une activité physique modérée= montée de 2 étages. Modifications physiologiques surtout pendant la phase3 L orgasme entraine une augmentation de la TA de la fréquence cardiaque. Représente un risque élevé surtout par l augmentation de la fréquence, et donc par l augmentation de la consommation d O 2. Surtout CMO HTA non contrôlée, angor instable, IDM récent, valvulopathies sévères. Risque faible si angor, HTA contrôlée, IDM après 6 semaines, revascularisation coronaire. EN CAS DE DYSFONCTION SEXUELLE S enquérir Des traitements suivis pouvant avoir des effets négatifs sur la sexualité. Les plus courants les b bloquants, les diurétiques, les anti HTA centraux. Des pathologies associées, le Diabète surtout. Les b bloquants : diminuent la libido et sont générateur de dysérection par diminution du débit. Les diurétiques, surtout les thiazidiques (dysérection), les anti aldostérones (effets anti androgéniques, diminuent la libido). Les anti HTA centraux diminuent le tonus sympathique et donc provoque des dysérection.

TROUBLES ERECTILES ET MALADIE CV La DE peut traduire une dysfonction endothéliale et être le signe avant-coureur d une artérite. En cas de pathologie coronarienne Le risque de faire un IDM est 10 fois plus important que dans la population. Au décours d un IDM risque est de 3 ordres Ischémie résiduelle post IDM ; on fait une épreuve d effort, si négative le risque est faible. Arythmie ventriculaire IC post IDM surtout stades 3 et 4. à ce stade tout effort est difficile. EN PRATIQUE En cas d IDM non compliqué on conseille la reprise de l activité sexuelle après 3 semaines de repos. Si pontage coronarien, 6 à 7 semaines de délai. Angioplastie, 2 semaines.

DYSFONCTION SEXUELLE ET DIABETE 10% des DE relèvent du diabète 25 à 75% des diabétiques ont une insuffisance érectile LES CAUSES Sont plurifactorielles Très dépendante de l équilibre du diabète et du temps d évolution. Dues atteinte neurologique Altération de la myéline avec atteinte polynévritique. Atteinte végétative génito urinaire responsable d atonie vésicale, d impuissance, d éjaculation rétrograde. Dues à une atteinte vasculaire Athérosclérose des vaisseaux, mauvaise oxygénation des corps caverneux qui se fibrosent. Autres causes Iatrogène traitement anti hypertenseur, les fibrates, les thiazidiques. Les facteurs psychologiques. Anxiété Les comorbidités Eléments déterminant : obésité, l HTA, tabac, dyslipidémie. EN PRATIQUE La DE peut-être transitoire, importance d équilibrer le diabète et de

prendre en charge un déséquilibre aigu. Nécessité de rechercher une autre cause : dyslipidémie bilan FSH et testostéronémie PRL. Prise en charge IPDE5 Injection intra caverneuse