ORL et Allergies. DESC Allergologie



Documents pareils
Item 262 : Migraine et algie de la face

Item 262. Migraine et algie de la face. Objectifs pédagogiques

Apport de la TDM dans les cellulites cervico-faciales

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS

F.Benabadji Alger

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

Tout sur la toux! La toux est une des principales causes de. La classification de la toux. Les caractéristiques de la toux selon son étiologie

Item 313. Epistaxis (avec le traitement) Objectifs pédagogiques

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Cancers de l hypopharynx

neurogénétique Structures sensibles du crâne 11/02/10 Classification internationale des céphalées:2004

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

Concours d Internat et de Résidanat

Patho Med Cours 5. Maladie Pulmonaires Obstructives BPCO Asthme

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS

MIGRAINES. Diagnostic. A rechercher aussi. Critères IHS de la migraine. Type d aura. Particularités chez l enfant. Paraclinique.

Docteur, j ai pris froid!

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

La toux chronique de l adulte, démarche diagnostique

Céphalées de tension. Hélène Massiou Hôpital Lariboisière, Paris

Avis 29 mai XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : ) B/28 (CIP : ) Laboratoire UCB PHARMA SA.


LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique

PROGRAMME DU CONCOURS D ACCES AU RESIDANAT DE CHIRURGIE DENTAIRE

Mieux informé sur la maladie de reflux

Module digestif. II. Prévention du reflux gastro-œsophagien :

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 3 septembre 2008

Prise en charge de l atrésie choanale Choanal atresia management

Les voies aériennes unifiées la rhinite et son lien avec l asthme: mythe ou réalité?

Item 97 (ex item 262) : Migraine, névralgie du trijumeau et algies de la face Collège Français d'orl et de Chirurgie Cervico-faciale

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés

Le problème de la première ou nouvelle. céphalée. Il faudra avant tout :

Pseudotumor cerebri. Anatomie Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide clair, appelé le liquide céphalo-rachidien (LCR).

Les fiches repères d INTEGRANS sont réalisées par ARIS Franche-Comté dans le cadre du programme INTEGRANS. Plus d infos sur

Des désensibilisations inhabituelles : le chat, Alternaria. Michel Miguéres AART, janvier 2011

TECHNIQUES D AVENIR LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING

Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané

LES CEPHALEES I- INTRODUCTION

7- Les Antiépileptiques

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

PRISE EN CHARGE DES PRE ECLAMPSIES. Jérôme KOUTSOULIS. IADE DAR CHU Kremlin-Bicêtre. 94 Gérard CORSIA. PH DAR CHU Pitié-Salpétrière.

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

Les cancers des voies aérodigestives supérieures

ALLERGIE RESPIRATOIRE

Les grands syndromes. Endoscopie trachéo-bronchique. Professeur D. ANTHOINE CHU de NANCY

LE GRAND LIVRE Du. Pr Jean-Jacques Altman Dr Roxane Ducloux Dr Laurence Lévy-Dutel. Prévenir les complications. et surveiller la maladie

Les gencives et la santé générale. Qu est-ce qu une maladie des gencives? d autres types de problèmes de santé ou en causer de nouveaux.

Recherche Information - prévention - dépistage Actions pour les malades et leurs proches. Les cancers des voies aérodigestives supérieures

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

ALLERGIES ET HYPERSENSIBILITES item 113. ALLERGIES RESPIRATOIRES item 115

Fonctions non ventilatoires

QUI PEUT CONTRACTER LA FA?

DOSSIER DE PRESSE. C est aujourd hui qu on traite demain : la rhinite allergique aux pollens de graminées

La langue, constituant la majeure partie de la partie inférieure de la cavité orale,

Module 2. De la conception à la naissance

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis?

Tuméfaction douloureuse

B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs

Contenu de la formation PSE1et PSE2 (Horaires à titre indicatif)

LIGNES DE CONDUITE POUR L IMAGERIE POUR LES CEPHALEES AIGUES ET CHRONIQUES NON TRAUMATIQUES

Les céphalées aux urgences. G Demarquay Hôpital Croix-Rousse Service Neurologie

Bien vous soigner. avec des médicaments disponibles sans ordonnance. juin Douleur. de l adulte

La maladie de Horton Artérite temporale Artérite à cellules géantes

Migraine et Abus de Médicaments

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène

Le diagnostic de Spondylarthrite Ankylosante? Pr Erick Legrand, Service de Rhumatologie, CHU Angers

Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

La migraine : une maladie qui se traite

APONEVROTOMIE ENDOSCOPIQUE du Syndrome Compartimental d Effort à l Avant-bras

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence

Artéfact en queue de comète à l échographie hépatique: un signe de maladie des voies biliaires intra-hépatiques

PLAC E DE L AN ALYS E TOXIC OLOG IQUE EN URGE NCE HOSP ITALI ERE

Carte de soins et d urgence

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

Des déficiences présentes

Réflexions sur les possibilités de réponse aux demandes des chirurgiens orthopédistes avant arthroplastie

La santé bucco-dentaire au cabinet OMS. Problèmes majeurs. Santé bucco-dentaire et santé générale. Santé. Déterminants sociaux et santé bucco-dentaire

QUE SAVOIR SUR LA CHIRURGIE de FISTULE ANALE A LA CLINIQUE SAINT-PIERRE?

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001

ANNEXE IIIB NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR

Spondylarthropathies : diagnostic, place des anti-tnf et surveillance par le généraliste. Pr P. Claudepierre CHU Henri Mondor - Créteil

EXEMPLE DE METHODOLOGIE POUR L ELABORATION D UN PROTOCOLE DOULEUR Marie AUBRY Infirmière référente douleur Hôpital TENON AP-HP Paris XX e SOMMAIRE

E04a - Héparines de bas poids moléculaire

mal de tête d installation subite 12/10 Éliminer une céphalée secondaire

LE SYNDROME DE BUDD CHIARI

LASER DOPPLER. Cependant elle n est pas encore utilisée en routine mais reste du domaine de la recherche et de l évaluation.

Orientation diagnostique devant une éosinophilie 1

Cancers du larynx : diagnostic, principes de traitement (145a) Professeur Emile REYT Novembre 2003 (Mise à jour Mars 2005)

Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments. Avis 2 23 Octobre 2012

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

3 ème rencontre autour de la DCP

Sport et traumatisme crânien

L allergie aux pollens de graminées. Lisez attentivement cette fiche si vous souffrez d allergie aux pollens de graminées

La maladie de Still de l adulte

Vertiges et étourdissements :

Recommandation Pour La Pratique Clinique

LES DOULEURS LOMBAIRES D R D U F A U R E T - L O M B A R D C A R I N E S E R V I C E R H U M A T O L O G I E, C H U L I M O G E S

PARTIE II : RISQUE INFECTIEUX ET PROTECTION DE L ORGANISME. Chapitre 1 : L Homme confronté aux microbes de son environnement

Transcription:

ORL et Allergies. DESC Allergologie Mars 2012 Dr C. Colin Service ORL et Chirurgie Cervico-Faciale, Hôpital de la Croix Rousse, Lyon

Rhinites et rhinosinusites Le patient Son NEZ obstruction nasale céphalées rhinorrhée postérieure éternuements troubles de l odorat dysesthésies pharyngées HRB

Anatomie Nez = Fosses nasales + 4 sinus Drainage sinusien : En avant : S frontal et S maxillaire via ethmoïde ant (90 % des sinusites) En arrière : Ethmoïde postérieur et Sphénoïde (10 % des sinusites)

Anatomie Sinus maxillaire : Développement de Nce à 6 ans Sinusite dès 6 ans Sinus frontal : Développement à partir de l ethmoïde ant Sinusite à partir de 6 ans Grande variation de taille

Anatomie Ethmoïde : Labyrinthe Ant / post Seul sinus pneumatisé à la naissance Sphénoïde : Annexé à ethmoïde post Développement de 1 an à adolescence Grande variation de taille

Pourquoi avoir un nez? 15000 litres par jour Triple fonction : Respiration Olfactive Immunologique Nourrisson : respiration nasale +++ CONDITIONNEMENT / PROTECTION

Le nez : son rôle Conditionnement / Protection Filtre et épuration Humidification Réchauffement Régulation des débits aériens flux turbulent épithélium cilié vibrations synchrones mucus gluant

Le nez : son rôle Conditionnement / Protection Filtre et épuration Humidification Réchauffement Régulation des débits aériens flux turbulent épithélium cilié vibrations synchrones mucus gluant: mucine

PHYSIOPATHOLOGIE ORIGINES de l inflammation MECANISMES d atteinte des sinus

Les Rhinites et Rhinosinusites nez inflammatoire œdème obstruction nasale / sinusienne hypersécrétion stimulation lymphoïde pharyngée Obstruction nasale Céphalées Hyposmie Rhinorrhée éternuements Dysesthésie pharyngée HRB

L Inflammation nasale Allergique sensibilisation lymphocytaire,2 contact et médiateurs préformés + cytokines pro-inflammatoires IL-4 Infectieuse (virale-bactéries) cytokines pro-inflammatoires IL-1b, Il-8, Il-10 adhesion (ICAM)/ perméabilité / recrutement / pérennisation Non spécifique

Innervation sensitive entre les cell. épithéliales,autour des glandes des sinusoïdes et des artères Neurotransmetteurs Substance P Neurokinine A CGRP,... Actions Vasodilatation, perméabilité vx stimulation chronique chimiotactisme pour les cell. inflam. Le nez : sa physiologie Équipement neurovégétatif +++ Para-sympathique autour des glandes ++, des sinusoïdes et artères neurotransmetteurs acétylcholine VIP... actions Vasodilatation Sécrétion de mucus rien sur infiltrat inflammatoire Sympathique autour des vaisseaux neurotransmetteurs noradrénaline (1/2 vie 1 ) neuropeptide Y (1/2 vie 45 ) actions Vasoconstriction NPY: inhibe fibre sensitive et paras, atténue la réponse allergique Rôle dans le développement des hyperréactivités spécifiques et non spécifiques Inflammation d origine neurologique

Le nez : sa physiologie Équipement neurovégétatif : Physiologie nerveuse COLOCALISATION 1 nerf : 1 fonction : 1 neurotransmetteur 1 nerf = plusieurs neurotransmetteurs biologiquement actifs = plusieurs fonctions Inflammation d origine neurologique

HRN non spécifique neurogenique Nerfs sensitifs stimulus mécanique chronique / mécanorécepteur irritants / chemorécepteur froid / thermorécepteurs gg trijumeaux neurones / glandes sécretion synapses neurones/vaisseaux vasodilatation neurones/mastocytes inflammation libération locale des granules (CGRP) action biologique accumulation de cellules inflammatoires Inflammation d origine neurologique

Le nez sa physiologie Equipement neurovégétatif : Physiologie nerveuse CGRP = neuropeptide sensitif Plus [CGRP ], plus il y a d inflammation Corrélation symptômes (ON,rhinorrhée,céphalée) / [CGRP] Patients avec rhinite: excès de CGRP augmentation de la production ou? diminution de la dégradation Lacroix et al., Eur Arch Otorhinolaryngol, 1995, 252:8, 465-8 Lacroix et al., Acta Physiol Scand, 1989, 581, 1-63

Le nez : L hyperréactivité nasale Classification infectieuse virale/bact. allergique = HRN spécifique non allergique et non infectieuses neurogénique Physiopathologie infection [ ] de cytokines pro-inflammatoire (IL-1ß, IL-8, IL-10) adhésion selectine / integrine activation des cel. endothéliales (ICAM) perméabilité spécificité --> chimiotactisme des neutro. pérennisation bascule TH2

PHYSIOLOGIE ORIGINES de l inflammation nasale. Allergique. Infectieuse. Non spécifique neurogénique ORIGINE de l atteinte sinusienne MECANIQUE > blocage secondaire à l inflammation nasale > blocage secondaire à une inflammation sinusienne (post sinusite aiguë)

infectieuse Chronique : Pathologie méatale/de drainage Unilatérale Bilatérale

Le nez : L hyperréactivité nasale Classification infectieuse (virale) allergique = HRN spécifique non allergique et non infectieuses neurogénique Physiopathologie pneumallergènes / trophallergènes Induction de la sensibilisation le lymphocyte Réaction allergique 2 ème contact: cel. cibles: mastocyte, macro; éosino - médiateurs préformés (histamine, cytokines) synthèse de cytokines: amplification de la réponse et recrutement (éosinophile) [ ] de cytokines pro-inflammatoire Adhésion-perméabilité-pérennisation

Le nez : L hyperréactivité nasale Classification infectieuse (virale) allergique = HRN spécifique non allergique et non infectieuses HRN non spécifique: neurogénique Particularités cliniques déclenchement et accentuation Facteurs météorologiques Facteurs irritatifs sécheresse, pluie, vent, # température pollution, tabac, produit d entretient,... Facteurs mécaniques Céphalées rhinogènes neurogéniques physiopathologie stimulation des organes cibles (glandes-vx) directe indirecte synapses synapses neurone - organes cibles neurone-mastocyte

NARES: Physiopathologie et clinique Classification infectieuse (virale) allergique = HRN spécifique non allergique et non infectieuses HRN non spécifique neurogénique NARES hyperréactivité nasale sans allergie avec éosino des sécrétions Clinique: éternuement, hyposmie (64%), jeune (20-40) immunohisto sécretions: éosino > 20% des leuco. totaux (m=57%, 6%>90%) (rhinite allerg 41%, Widal 24%, polypose 18%) variabilité inter-narinaire stable ds le temps, Facteur mécanique? fibro: œdème 56%, prépolypoîde:20% imagerie: atteinte sinus 73% [éthmoïde, maxil.] association: hrb 27-46%, intolérance à l aspirine:19% évolution: asthme 20% et polypose 16% (délai 1 à 4 ans), nécessité d une cortico séquentielle 44%, malgrés le TT: 35% aggravation rhinite, et 12% : nasalisation traitement: corticoïdes, locaux / généraux Kanny et Monneret-Vautrin Rev Fr Allerg, 1998.

NARES: inflammation à éosinophiles: Polypose

Rhinite allergique : définition Ensemble des manifestations fonctionnelles nasales engendrées par le développement d une inflammation IgEdépendante de muqueuse nasale en réponse a l exposition à différents types d allergènes. SFels NON spécifiques

Prévalence Rhinite saisonniere : 13.9 % (Etude ISAAC sur 18555 jeunes de 10 à 17 ans, 1998) Adulte (20 à 44 ans) : 28 à 34 % (Enquête européenne, Eur Resp J 1996) Augmentation car : Fct environnementaux (urbanisation, alimentation ) Caractère héréditaire Association avec asthme très fréquente +++ la Rhinite allergique le risque d apparition d un asthme d un facteur 8 (Leynaert, J Allergy Clin Immunol, 1999)

Diagnostic Dès l interrogatoire +++ Unité de temps et de lieu SF lors de l exposition : Salves d éternuements Rhinorrhée aqueuse ant/post Obstruction nasale bilatérale

Signes associés Rhinologiques rhinorrhée, épistaxis, anosmie Otologiques otalgie, surdité (de transmission) Généraux céphalées, fièvre, algies faciales, vertige Allergologiques prurit nasal, éternuements, œdème, éruption Pharyngo-laryngé bouche sèche, toux irritative, pharyngite, laryngite, ronchopathies, SAS

Examen clinique Rhinoscopie antérieure Endoscopie

A la consultation Fibroscopie

Examen Fosses nasales rhinoscopie antérieure - obstruction antérieure de valve - aspect de la muqueuse, couleur, ulcérations - volume des cornets - courbure septale Cavité buccale et oropharynx - macroglossie - état du voile - masse tombante du cavum Otoscopie recherche OSM Palpation ganglionnaire cervicale

Naso-fibroscopie État de la muqueuse couleur, trophicité, ulcération, polype Cloison septale (courbure, eperon) État des cornets hypertrophie, pneumatisation, pus Étude des choanes (imperforation) Étude du cavum (végétations, tumeurs) Paroi postérieure du pharynx Étage glottique

Pathologies squelettiques Déviation septale pas au TDM interrogatoire + fibro. souple ou rigide septoplastie Anomalies turbinales CI hypertrophie CM concha bullosa turbinoplastie / turbinectomie

Classification Tumeurs bénignes - Polypose nasale - Polype de Killian - Mucocèle - Papillome inversé - Fibrome naso-pharyngé - Schwannome bénin - Méningiome - Tumeurs odontogènes - Tumeurs osseuses - Dysplasie fibreuse - Kyste anévrysmal - Tumeurs malignes - Tumeur de l éthmoïde - Tumeur du cavum - Lymphome - Mélanome muqueux - Tumeur de la placode olfactive -

Fibroscopie

Examen endoscopique

Examen endoscopique

Rhinosinusites Chroniques Les Sinus

Sinusite chronique unilatérale Polype antro-choanal de killian

Polypose nasale : stades

Orientation diagnostique Obstruction nasale Causes mécaniques Causes fonctionnelles Causes squelettiques Pathologies de la valve Tumeurs Incompétence labiale Pathologies muqueuses

Rhinosinusites chroniques Rechercher le mécanisme en cause Evaluer le retentissement Dépister des atteintes associées Traiter le symptôme et son étiologie Evaluer l efficacité du traitement

EN PRATIQUE Rechercher le mécanisme en cause allergie interrogatoire unité de temps et de lieu allergie alimentaire, intolérance test de dépistage infectieux interrogatoire neurogénique Interrogatoire Céphalées Rhinogènes neurogéniques

Recommandations ARIA (Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma) groupe d expert, Geneve 1999 HAS (Nov 2005) Rhinite Allergique : bilan allergo + tests cutanés en 1ere intention EFR pendant et après les crises Après la crise, rechercher rhinite persistante par cs ORL Dosages IgE spécifiques APRES tests cutanés

Rhinosinusites chroniques Rechercher le mécanisme en cause Evaluer le retentissement Dépister des atteintes associées Traiter le symptôme et son étiologie Evaluer l efficacité du traitement

EN PRATIQUE évaluer le retentissement Rhinite allergique classification OMS Intermittente < 4j/semaine ou <4 semaines Persistante > 4j/semaine et <4 semaines Légère Sommeil normal Activités sociales prof. et loisirs normaux Symptômes peu gênants Modérée à sévère

Rhinosinusites chroniques Rechercher le mécanisme en cause Evaluer le retentissement Dépister des atteintes associées Traiter le symptôme et son étiologie Evaluer l efficacité du traitement

EN PRATIQUE atteinte bipolaire

Rhinosinusites chroniques Rechercher le mécanisme en cause Evaluer le retentissement Dépister des atteintes associées Traiter le symptôme et son étiologie Evaluer l efficacité du traitement

Traitement Ttt de 1ere intention = ttt symptomatique Forme légère de RA intermittente Anti H1 oral ou nasale Forme légère de RA persistante ou forme modérée à sévère de RA intermittente Idem ou Corticoïdes nasaux RA persistante sévère Anti leucotriènes (Singulair ) + REEVALUATION 4 à 6 sem

Eviction de l allergène Ttt étiologique Efficacité +++ Difficile à réaliser parfois Immunothérapie spécifique (ITS) des allergènes: Recommandée par OMS assez précocement pour éviter la polysensibilisation Dès stade de Rhinite persistante légère Pour allergie respiratoire ( RA et asthme) : preuve d allergie par IgE specifiques Limitée aux Ag inévitables Voie sublinguale ou injectable selon Ag évolution vers l asthme

Cas particulier Enfant Arrêt tabac + éviction Si besoin : antih1 PO ou Corticoïdes nasaux CI decongestionnants locaux < 12 ans ITS dès 5 ans

Rhinosinusites chroniques Rechercher le mécanisme en cause Evaluer le retentissement Dépister des atteintes associées Traiter le symptôme et son étiologie Evaluer l efficacité du traitement obstruction nasale / céphalées rhinorrhée postérieure / Dysosmie Éternuements / dysesthésies pharyngées inefficacité: eosino sg et rp, churg-stauss, (pour les polyposes)

Rhinite allergique difficile à contrôler : rechercher (1) Défaut d observance du patient (50% des patients dans pays riches) (Rev Fr Allerg, 2011) Immunothérapie Perdu de vue (1 patient /2 pollen et acarien PDV la 3ème année d immunothérapie) Posologie adéquate? (dose seuil de l immunothérapie? Effet dose) Bon allergène? Polysensibilisation? Dg alternatifs

Rhinite allergique difficile à contrôler : rechercher (2) Défaut d observance du patient Immunothérapie Dg alternatifs = malformations ORL : fibroscopie nasale +++ déviation septal, hypertrophie turbinale, tumeur ) rhinites non allergiques médicamenteuses : salicylés, décongestionnants, antihta, contraceptifs oraux Rhinites alimentaires non IgE-dépendantes : Ethanol, caféine, sulfites ), Professionnelles,

Rhinosinusites chroniques Traitement médical itératif (allergie), long cours (non spécifique) LASER cornets passage nasal stable et large Déconfinement méatal

Rhinosinusites chroniques LASER cornets /turbinoplastie

Rhinosinusites chroniques Déconfinement méatal Apo unci médialisée

Stimulus non spécifique

Polypose naso-sinusienne Maladie inflammatoire chronique Dégénérescence muqueuse : Inflammation Œdème polypes Physiopathologie multifactorielle : Inflammation +++ Caractère récidivant : éducation des patients +++ traitements au long cours

Le nez : La polypose Physiopathologie =? Anomalie du métabolisme de l acide arachidonique stimulation de la voie de la lipooxygénase? métabolites (leucotriènes broncho-c) +++ ds les polypes intolérance aux AINS qui accentuent le déséquilibre (PGE2) Classification infectieuse (virale) allergique = HRN spécifique non allergique et non infectieuse HRN non spécifique neurogénique Polypose Levée de l inhibition de la lipooxygénase? MAIS il n existe pas de pathologie de la cyclooxygénase dans la polypose sans intolérance Demoly et Bousquet, Clin. Exp. Allergy, 1999, 28:3,278-83 Pawliczak R, J investi Allergiol Immunol, 1999:380-5 Clinique: plusieurs maladies différentes

Le nez : La polypose Dégradation des phospholipides membranaires métabolisme de l acide arachidonique-production de leucotriènes à fort pouvoir inflammatoire

Le nez : La polypose Classification Physiopathologie =? infectieuse (virale) allergique = HRN spécifique non allergique et non infectieuses HRN non spécifique neurogénique Polypose 1/ Et l allergie? taux d allergiques dans polyposes = population 5 25 % l allergie n est pas un facteur causal l allergie est un phénomène indépendant l allergie peut être un facteur aggravant 2/ intolérances intolérance aspirine / AINS (5-25%) intolérance sulfites (15-20%)

Le nez : La Polypose Classification infectieuse (virale) allergique = HRN spécifique non allergique et non infectieuses HRN non spécifique neurogénique WIDAL Physiopathologie =? 1/ inflammation neurogénique 2/ La révolution Fongique Manning and Holman, Laryngoscope oct 1998 Stammberger, Paris, 2000

EPIDEMIOLOGIE De 0,1 à 2 % de la population Adulte de 30 à 60 ans Prépondérance masculine: 1,3 à 2,6 Formes particulières chez l enfant et l adolescent

ASSOCIATION à L ASTHME Asthme dans la population : 1 % Asthme dans la polypose : 30% Fernand Widal : 10 à 20% Test de provocation à l aspirine

Polyposes naso-sinusiennes : FORMES CLINIQUES Polyposes à éosinophiles Isolée Asthme Widal Vascularites Polyposes sans éosinophile Maladie de l épuration muco-ciliaire Déficits immunitaires La mucoviscidose 50 % de polypose polypose de l enfant révélation après greffe cœur-poumons

FORMES CLINIQUES Syndrome de Kartagener akinésie ciliaire Syndrome de Woakes forme familiale déformation osseuse

DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL Les polyposes unilatérales tumeurs bénignes papillome inversé tumeurs malignes

Polypose nasale : stades

BILAN PNEUMO-ALLERGOLOGIQUE Allergie Interrogatoire Phadiatop consultation spécialisée Recherche d un asthme Interrogatoire EFR test de provocation Test de provocation à l aspirine

PATHOLOGIE DE L EPITHELIUM Mucoviscidose enfant test à la sueur Dyskinésie ciliaire contraste de phase microscopie électronique Vascularites : biopsie du CM

L IMAGERIE Radiographies de sinus Scanner +++ coupes horizontales + coronales sans injection de contraste Panoramique dentaire (unilatérale) IRM

LE SCANNER Aide au diagnostic épaississements muqueux comblement des sinus respect des cloisons osseuses Variations anatomiques

Polypose nasale : TDM

LE SCANNER Aide au diagnostic différentiel Variations anatomiques Procidence du canal carotidien Procidence du Nerf optique déviation septale concha bullosa inversion de courbure des cornets

Rapports anatomiques Lame papyracée Lame criblée Nerf optique Carotide interne

LE TRAITEMENT

Rhinosinusites chroniques: La POLYPOSE Traitement médical corticoïdes locaux (long cours) cure courte corticoïdes per os (max: 2/3) Éviction sulfites anti-histaminique? anti-leucotriènes? + LASER cornets / polypes Ethmoïdectomie Indication: échappement au traitement médical But: rendre accessible les sinus aux corticoïdes locaux But: déconfinement (liberté des cel. Ethm. hautes)

CORTICOIDES Formes orales Cure courte 1 mg/kg/j prise matinale unique durée inférieure à 10 jours Pas plus de trois cures dans l année +++

CORTICOIDES Formes locales 400 à 2000 µg/j Pas d effet systémique doses faibles < 8000 µg/j demie-vie courte métabolites inactifs Peu d effets secondaires locaux sécheresse nasale épistaxis

ANTIBIOTHERAPIE Poussées de réchauffement A l aveugle AUGMENTIN R PYOSTACINE R Documentée si suppuration prolongée

LES ANTIHISTAMINIQUES Peu d effets secondaires Action anti inflammatoire faible Allergie prouvée

LES AUTRES MOYENS Crénothérapie après traitement médical ou chirurgical Lavages des fosses nasales +++ Arrêt du tabac +++ Traitement d un RGO

LE TRAITEMENT INITIAL Corticothérapie locale +++ Corticothérapie orale dans les formes sévères une cure courte Education du patient +++ traitement au long cours récidives Evaluation à trois et six mois résultat fonctionnel consommation de corticoïdes généraux Indication chirurgicale

LE TRAITEMENT CHIRURGICAL Techniques Complications Indications Résultats

Le Traitement Chirurgical

L INSTRUMENTATION Optiques 30 et 70 gaine aspirante et lavante Instruments décolleur pinces droites et courbes pince rétrograde ciseaux courbes et droits canules d aspiration Neuronavigation Micro débrideur

La POLYPOSE 13 La Chirurgie assistée par Ordinateur

Le Traitement Chirurgical 13

LA POLYPECTOMIE Méthode la plus ancienne Différentes techniques serre-nœud pince laser Résultats transitoires sujets fragiles récidive après ethmoïdectomie Premier temps de l intervention

LA MEATOTOMIE MOYENNE Ouverture du sinus maxillaire

ETHMOIDECTOMIE ANTERIEURE Ouverture de la bulle Résection des cloisons Toit de l ethmoïde

ETHMOIDECTOMIE ANTERIEURE Ouverture de la bulle Résection des cloisons Toit de l ethmoïde

ETHMOIDECTOMIE POSTERIEURE Racine cloisonnante du cornet moyen artère ethmoïdale postérieure Ouverture de l ethmoïde postérieur Résection des cloisons Précautions toit de l ethmoïde nerf optique

SPHENOIDOTOMIE Au cours de l ethmoïdectomie postérieure Ouverture de l ostium cornet supérieur cloison aspirateur boutonné

TURBINECTOMIE MOYENNE Résection de la tête du cornet moyen Evite les synéchies Ouverture de l ethmoïde dans les fosses nasales Corticothérapie locale post-opératoire

SEPTOPLASTIE Dans le même temps Facilite l accès aux fosses nasales et l ethmoïde

SOINS POST OPERATOIRES Méchage (24h) Lavages +++ Corticothérapie locale +/- Décroutage

LES INDICATIONS Formes cortico-résistantes Formes cortico-sensibles Asthme grave Surinfections répétées Au total 10 à 20 % des patients

LES COMPLICATIONS Vasculaires Orbito-oculaires Cérébro-méningées Complications tardives

LES COMPLICATIONS VASCULAIRES Artères ethmoïdales toit de l ethmoïde risque d hématome orbitaire compressif Artère sphéno-palatine queue du cornet moyen

LES COMPLICATIONS VASCULAIRES Carotide interne sphénoïde

LES COMPLICATIONS VASCULAIRES Artères ethmoïdales toit de l ethmoïde risque d hématome orbitaire compressif Artère sphéno-palatine queue du cornet moyen Carotide interne sphénoïde Hémorragie diffuse corticothérapie générale pré opératoire

LES COMPLICATIONS ORBITO - OCULAIRES Effraction de la lame papyracée graisse orbitaire hématome du canthus emphysème

LES COMPLICATIONS ORBITO - OCULAIRES Cécité blessure du nerf optique Hématomes compressifs

LES COMPLICATIONS ORBITO - OCULAIRES Cécité blessure du nerf optique hématomes Diplopie œdème blessure du droit interne Blessure des voies lacrymales méatotomie

LES COMPLICATIONS CEREBRO-MENINGEES Les brèches ostéo-méningées Découverte per opératoire réparation immédiate Découverte secondaire traitement médical reprise chirurgicale

LES COMPLICATIONS CEREBRO-MENINGEES Les brèches ostéo-méningées Méningite Abcès cérébral

LES COMPLICATIONS TARDIVES Synéchies cornet inférieur-septum cornet moyen paroi orbitaire gênent la surveillance et la ventilation Sténoses ostiales et mucocèles sinus frontal Anosmie synéchies de la gouttière olfactive lésion des filets olfactifs

LES COMPLICATIONS Au total 1 à 12 % de complications 2 % à 15 % de complications mineures effractions orbitaires synéchies 0,5 % à 2 % de complications majeures hémorragies graves brèches ostéo-méningées méningites

LES RESULTATS

LES RESULTATS FONCTIONNELS Sur l obstruction nasale 80 % de bons résultats immédiats 70 % conservés à 5 ans Meilleur résultat sur les asthmatiques Mauvais pronostic du Fernand Widal

LES RESULTATS FONCTIONNELS Sur l odorat : décevant +++ Prévenir le patient

LES RESULTATS FONCTIONNELS Autres symptômes Eternuements 90% de faible abondance à cinq ans Céphalées disparition des céphalées sévères Rhinorrhée amélioration statistiquement significative

LES RESULTATS SUR L ASTHME Fréquence et intensité des crises Diminution de la thérapeutique antiasthmatique 75 % amélioration Inchangés: 25 % Aggravés: 0 %

LES RESULTATS SUR LES CROUTES 50 % de croûtes post opératoires de un à trois mois Prévenir le patient +++

COMPLIANCE au TRAITEMENT Lavages 40 % d interruption meilleure compliance des Widal Corticoïdes locaux 7 % d arrêt dans les trois premiers mois 60 % d utilisation à trois ans

CONCLUSIONS Maladie chronique Education des patients +++ Efficacité de la corticothérapie locale Bons résultats de la chirurgie Traitement post opératoire