Les formes de la mobilisation politique Manifestations, actions directes, occupations et autres actions collectives contemporaines. Marco Silvestro - oct03
Les acteurs de l action collective Les partis politiques Les groupes de pression («lobbys») Les syndicats ouvriers et patronaux Les mouvements sociaux Les groupes communautaires Les groupes identitaires Les groupes de protestation politique Les citoyens Les organisations non-gouvernementales
1. La manifestation Principes de la manifestation «La masse»: défiler pour exprimer la force du mouvement par le nombre des manifestants. «Prendre la rue»: s approprier les espaces publics, bloquer les rues pour protester. «Faire la fête»: manifester c est aussi se déguiser, chanter, danser pour faire changer les choses. «Se montrer»: dire que l on existe et qu on veut être écouté.
L appropriation des rues par la masse Manifestation contre la guerre en Irak, 500 000 personnes à Berlin le 15février 2003.
L appropriation des rues par la masse Manifestation contre la guerre en Irak 2 millions de personnes à Londres le 15 février 2003.
L appropriation des rues par la masse Manifestation contre la guerre en Irak 2 millions de personnes à Barcelone le 15 février 2003.
L appropriation des rues par la masse Manifestation contre la guerre en Irak Séoul, Corée du sud, 15 février 2003.
Le défilé et les contingents La Confédération nationale du travail (CNT), un syndicat français, à Paris en 2001 contre le G8.
Les contingents créent un «esprit de corps». Ici, un Black Bloc à Los Angeles en 2000.
Un contingent de Tute bianche dans la «marche jaune» à Prague, 2000.
La manifestation festive Inspirée par l esprit du carnaval et du Mardi gras, la manifestation est aussi festive que protestataire. Tute Bianche, «Marche Rose», Prague, 2000.
La manifestation festive: Les «Mémés en colère», Québec, avril 2001
2. L action directe Les principes de l action directe La désobéissance civile La non-violence et la force de l âme La «vulnérabilité fabriquée» L action symbolique et le brouillage culturel L occupation La résistance L utilisation de la violence
La désobéissance civile non-violente Le «sit-in», l action de protester par la présence pacifique. Arme favorite des étudiants des années 1960-70. Ici, Opération SalAMI, Montréal, 1998.
«La force de l âme». Un étudiant bloque une ligne de tanks au péril de sa vie. Place Tiananmen, Chine, 1989.
La «vulnérabilité fabriquée» «Vulnérabilité fabriquée»: se mettre volontairement en danger pour défendre une cause. Tute Bianche, Bologne, 2001.
La grève de la faim: l arme du dernier recours. Ici, des sanspapiers de Lille en sont à leur 55e jour sans manger. À l extérieur, une manif les appuie. France, 12 juillet 2003.
Le blocage. Des activistes de Greenpeace abordent un pétrolier de Esso. Ici se mêlent le symbolisme et la «vulnérabilité planifiée». Italie, 2001.
Le brouillage culturel et l action symbolique Brouillage culturel: Détourner le sens des choses connues. Ici, Greenpeace dénonce le potentiel explosif des OGM.
L action symbolique: des militants de Greenpeace manifestent la bouche close pour montrer l impuissance des citoyens. Paris, juillet 2003.
L action symbolique: Des anarchistes déposent des cercueils devant la Bourse de Montréal pour dénoncer la violence du capitalisme. Montréal, avril 2001.
L action symbolique Des militantes de Act Up! dénoncent le manque de médicaments contre le SIDA dans le Tiers monde. «Red Tape Action» Cancún sept. 2003
L action symbolique anarchiste et festive Entartement de Raël par les Entartistes du Québec Montréal, 24 décembre 1998.
L occupation et le squattage L occupation peut avoir plusieurs buts. Ici, l occupation d un théâtre est temporaire et vise à attirer l attention sur la situation des sans-papiers en France. Paris, avril 2003.
Le squattage d immeubles vides pour contrer la crise du logement. Un squat dans une gare désaffectée à Bruxelles. Il aura duré quelques mois en 2000-2001.
Les campements temporaires Campement du rassemblement altermondialiste sur le plateau du Larzac, en France, août 2003. Il y avait plus de 300 000 personnes.
Les occupations permanentes: la lutte des paysans sans terre Un campement sur une terre occupée par le Mouvement des paysans Sans Terre (MST), Rio Grande Do Sul, Brésil.
Le campement temporaire devient rapidement village permanent
en passant par l école obligatoire.
La résistance passive Des habitants de «Guindonville» se sont cadenassés à leurs maisons et aux arbres pour éviter l explusion. Val- David, été 2003.
La résistance active Des paysans indiens brûlent des plantes génétiquement modifiées. La propriété intellectuelle sur les semences et les OGM poussent les paysans à la faillite. Inde, 1998.
Les Tute Bianche utilisent une certaine forme de violence: leur but est d enfoncer les lignes policières par la seule force de leur nombre. Gênes, Italie, 2001.
La lutte armée Des soldats de l Armée Zapatiste de libération nationale, qui s est soulevée le 1er janvier 1994 pour prendre le contrôle d une partie de l État du Chiapas, au Mexique.
La lutte armée et le symbolisme. Des femmes Zapatistes montent symboliquement la garde devant les soldats Mexicains. Chiapas, Mexique, 1996.
La lutte pour la vie et la souveraineté nationale. Les Boliviens veulent empêcher leur président de vendre leurs ressources naturelles aux États-Unis. La Paz, Bolivie, 6 octobre 2003.
Marco Silvestro - - Octobre 2003
Armée Zapatiste de Libération Nationale