Le film : «Elle s appelait Sarah»

Documents pareils
Document Pourquoi ce discours de 1995 marque-t-il un moment important?

Les jeunes contre l oubli

De l Etat français à la IVème République ( )

Ancienne gare de déportation de Bobigny. Rencontre avec les enseignants de Bobigny Connaître les ressources locales

TROISIEME PARTIE LA FRANCE DE 1945 A NOS JOURS. Bilan et mémoires de la seconde guerre mondiale

Présentation du DVD Une petite fille privilégiée Un témoignage de Francine Christophe Une histoire dans l Histoire

Les dernières lettres de Marie Jelen

Exposition Camps d internement du Limousin ( )

HISTOIRE. Chapitre 1. Lecture historique de mémoires : l historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France

1er sept Les troupes allemandes... C'est le début de la Seconde Guerre mondiale.

De la discrimination à l extermination

Glossaire 3 : 3 Ressources :

Chronologie comparée de la Shoah

Chap. 5 : la 2 nd guerre mondiale : une guerre d anéantissement Pourquoi parle-t-on de la 2 nd guerre mondiale comme d une guerre d anéantissement

SÉNAT PROPOSITION DE LOI

Le régime de Vichy et les enfants juifs

Histoire Leçon 15 La marche vers la guerre ( 1938 / 1939) Dates : 1936 : remilitarisation de la Rhénanie 1938 : Anschluss de l Autriche

Documents et pistes d utilisation sur le thème «les mémoires de la Seconde Guerre Mondiale.

La Rafle. (the round up)

I) La politique nazie d extermination

Dans nos classes. La Résistance et la Déportation dans les manuels. Classe de troisième. Les leçons : Collection. Auteurs (sous la direction de)

ELLE S APPELAIT SARAH

III. Comment les nazis ont-ils organisé ces deux génocides?

L INSTITUT NATIONAL POUR L ETUDE DE L HOLOCAUSTE EN ROUMANIE,,Élie Wiesel SERGE KLARSFELD. Le sort des Juifs roumains en France pendant l Occupation

Histoire Thème I : L historien et les mémoires de la seconde guerre mondiale Instructions officielles

UNIVERSITE DE PARIS 1 - PANTHEON SORBONNE

Chapitre 1 L historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale

Révision de l ombudsman du texte sur le camp d extermination nazi de Sobibor en Pologne, diffusé au Téléjournal le 30 novembre 2009.

DISCOURS MADAME SIMONE VEIL. Présidente de la FONDATION POUR LA MEMOIRE DE LA SHOAH

La seconde guerre mondiale

27 Janvier : Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'holocauste

Brève histoire de l Holocauste aux Pays-Bas

«En avant les p tits gars» Chanté Par Fragson Mais que chantait-on en Décembre 1913, à quelques mois du déclenchement de la grande tragédie?

Le Journal d Anne Frank. De Julian Y. Wolf et Nagaoka Akiyoshi France/Grande-Bretagne/Irlande/Japon. 89 min. Animation. Couleurs.

Rencontres, cinéma et histoire

compl mentaire des dossiers réalisés dans le cadre du Concours national de la Résistance notamment de ceux réalis

Dr Marcel Tenenbaum rescapé de la Shoah

Fiche pédagogique Mon amie Anne Frank

Adam Rayski. Il y a soixante ans La rafle du Vélodrome d Hiver. Le peuple de Paris solidaire des Juifs

CORRECTION BREVET BLANC 2015 PREMIER PARTIE/HISTOIRE

C était la guerre des tranchées

CHAPITRE 2 La Seconde Guerre mondiale : Guerre d anéantissement et génocide des juifs et des Tziganes.

Elle s appelait Sarah. de Gilles Paquet-Brenner. Dossier réalisé par Colette Sarrey

Un violon dans la nuit

Ressources pour Faire la classe MÉMOIRE ET HISTOIRE DE LA SHOAH À L ÉCOLE

CORRIGE DU LIVRET THEMATIQUE NIVEAU 3 ème

CONCOURS DE LA RÉSISTANCE ET DE LA DÉPORTATION 2 005

Communiqué de presse. Les Voies de la Liberté. Exposition temporaire 2015 Mémorial National de la Prison de Montluc

Livret de présentation. Mallette pédagogique "l'enfant et la shoah"

DOSSIER DE PRESSE Contacts presse

Trombinoscope historique de la non-violence. Diaporama complémentaire. «Les Justes» Étienne Godinot

Les enfants juifs déportés dans les camps d extermination

Sommaire. Séquence 7 Histoire. Thème 1 : La Seconde Guerre mondiale, une guerre d anéantissement,

27 janvier 2015 Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l Humanité

DIAP ORT Villiers-le-Bel Robert Blum

Les Républicains Espagnols sous Vichy et l occupation

Le paradoxe français

De la Shoah à Douadic

Histoire - Géographie

Carnets d Orient POINTS FORTS. La série C

1 ère partie - Avant la libération, le contexte historique

Où et quand cette photo a-t-elle été prise? Comment le devinez-vous?

MAISON NATALE DE VICTOR HUGO

CORRIGE DU CAHIER D HISTOIRE NIVEAU 3 ème LE MONDE DE 1918 A 1989

«Anne Frank, une histoire d aujourd hui»

L épiscopat français, le régime de Vichy et la persécution des juifs. Table-ronde de l IRER, Maison de la Recherche, 17 janvier 2013

Pour en savoir plus sur l histoire des Juifs de Vire, sur Lublin, Majdanek, Belzec, l Aktion Reinhard rdv sur

L antisémitisme et les premières actions contre les juifs

Guide des expositions temporaires. Service Educatif Édition 2015

été 1914 dans la guerre 15/02-21/09/2014 exposition au Musée Lorrain livret jeune public 8/12 ans

AVANT-PROPOS PAR JEAN-PAUL BODIN, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL POUR L'ADMINISTRATION DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

SOUVIENS-TOI, N OUBLIE PAS ZAKHOR LO TICHKA H

Rapport Séance n 9. Raphaël Dokhan premier secrétaire

L existence de camps d internement

La IIe Guerre mondiale, une guerre d anéantissement et génocides Introduction : «radicalisation de la violence» une guerre d anéantissement

Chapitre 4 LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Thème 3 : La Seconde Guerre mondiale, une guerre d anéantissement ( )

S T I G M A T I S E R E X C L U R E TRAQUER DEPORTER ASSASSINER SURVIVRE LES ENFANTS DANS LA SHOAH DOSSIER DE PRESSE

CORRECTION BREVET BLANC 2

Symphonie n 13. ou «Babi Yar» Dimitri Chostakovitch sur un poème de Evgueni Evtouchenko.

Otto, autobiographie d un ours en peluche

L'Holocauste. Table des matières. L Holocauste : aperçu

BILAN ET MEMOIRES DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE EN FRANCE

Ministère délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille Dossier de presse

El Tres de Mayo, GOYA

Répression et persécution en France occupée par Thomas Fontaine Avril 2008

Mémoire de la déportation

L A P O L I C E A L L E M A N D E E N F R A N C E O C C U P E E ( )

L émergence progressive d une politique internationale de la mémoire : l exemple des actions publiques de partage de la mémoire

LA FRANCE ET LES FRANÇAIS PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE

70 e anniversaire de la Bataille de Normandie Les évènements organisés par le Conseil général de l Orne

Fiche de travail n 1 : la mise en place des régimes totalitaires (corrigé)

Secrétariat du Grand Conseil PL 9365-A. Rapport. Date de dépôt: 30 août 2005 Messagerie

Ne vas pas en enfer!

Brevet Blanc d'histoire Géographie Education Civique Mardi 17 Avril 2012

Carrière des Fusillés Musée de la Résistance de Châteaubriant

III) La Seconde Guerre mondiale (5)

Préparation à la visite du Mémorial de la Résistance. A l attention des enseignants

Transcription:

Le film : «Elle s appelait Sarah» Un film de Gilles Paquet-Brenner Avec Christine Scott Thomas, Niels Arestrup Date de sortie : Octobre 2010 Durée : 1h50 Le film est l adaptation du roman éponyme de Tatiana de Rosnay publié en 2006 aux Editions Héloïse d Ormesson. SYNOPSIS Julia Darmond, journaliste américaine installée en France depuis 20 ans, enquête sur l épisode douloureux du Vel d Hiv. En remontant les faits, son chemin croise celui de Sarah, une petite fille qui avait 10 ans en juillet 1942. Ce qui n était que le sujet d un article devient alors, pour Julia, un enjeu personnel, dévoilant un mystère familial. Comment deux destins, à 60 ans de distance, vont-ils se mêler pour révéler un secret qui bouleversera à jamais la vie de Julia et de ses proches? La vérité issue du passé a parfois un prix dans le présent. QUELQUES INFORMATIONS SUR LE FILM Le réalisateur du film, Gilles Paquet-Brenner, souhaitait, après ses précédents films, revenir à un cinéma de fond lorsqu il tomba sur le livre de Tatiana de Rosnay: «J ai littéralement dévoré son intrigue captivante qui, en plus d évoquer la Rafle du Vel d Hiv et les camps d internement du Loiret, l exprime d un point de vue contemporain». 1

Un «travail de mémoire» : Adapter un livre sur la rafle du Vel d hiv résonnait également avec sa propre histoire. A travers l un des personnages de son film, le réalisateur rend hommage à son grand père disparu, un musicien juif allemand ayant fait sa vie en France. «Je lui rends hommage dans le film via le personnage de l homme au violon qui a cette bague contenant du poison pour décider du moment où il va mourir». L une des scènes qu il redoutait le plus était celle où les enfants sont séparés de leurs parents montant dans les trains. La pression était d autant plus forte qu il avait à ses côtés Annette Müller, auteure de «La petite fille du Vel d Hiv» qu il avait rencontrée quelques jours avant le tournage et qui avait vécu cette scène en 1942 avec son frère Michel, lui aussi présent sur le plateau. *** La rafle du Vel d Hiv Dossier pédagogique préparé par Claudine Hanau, membre de Mémoire 2000 UNE POLITIQUE XÉNOPHOBE ET ANTISÉMITE Le 10 juillet 1940, les parlementaires rassemblés à Vichy votent, par 569 voix contre 80, les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Le nouveau gouvernement engage aussitôt, dans le cadre de la «Révolution nationale», une politique xénophobe et antisémite, en édictant des lois qui excluent de la communauté nationale, en raison de sa «race», une partie de la population accusée d avoir contribué à la défaite de la France. De fait, le but est de limiter le rôle et l influence en matière économique, politique et intellectuelle, des «indésirables», en particulier des Juifs, et de s en approprier les biens. Dès le 17 juillet 1940, une loi interdit l accès à la fonction publique, à quelques exceptions près, aux personnes nées d un père étranger. Le 22 juillet, suit une loi portant sur la révision des naturalisations intervenues sous le régime instauré en 1927 par le nouveau code de la nationalité. 2

A l issue de cette mesure, 15 154 personnes se voient retirer la nationalité française! Par ailleurs, les personnes considérées comme représentant «un danger pour la sécurité nationale» sont assignées à résidence ou internées dans des camps de détention. Les Tsiganes, population nomade par excellence, sont pour leur part emmenés dans plus de trente camps disséminés en zone libre comme en zone occupée. Les Juifs ne tardent pas à être les victimes directes de mesures discriminatoires. Un premier statut les concernant est défini par une loi du 3 octobre 1940. Une nouvelle loi, promulguée le lendemain, autorise l internement ou l assignation à résidence des Juifs étrangers. Le 29 mars 1941, à la demande des autorités allemandes, le gouvernement institue un commissariat général aux «questions juives», chargé d assurer le contrôle de l application du statut des juifs et des lois antijuives et de s occuper de la propagande antijuive. Il étend son autorité sur les deux zones. Le 2 juin, une 2 ème loi aggrave le statut des Juifs. En adoptant ces dispositions, le gouvernement de Vichy agit de son propre chef anticipant les demandes allemandes Les Juifs sont obligatoirement recensés et ne peuvent plus accéder à certaines fonctions, certains postes ou certaines professions. Ils sont ainsi exclus de la fonction publique, de la magistrature, de l armée, de la presse, de l industrie ou des professions libérales. L Etat français ouvre ou étend aux populations juives des camps d internement en zone sud comme celui de Gurs, où des milliers d étrangers - en majorité allemands (53,6%), mais aussi polonais (12,8%), espagnols (10,9%) - sont regroupés durant la guerre, ou ceux du Vernet ou encore des Milles (Bouches-du- Rhone) (à noter qu un Mémorial vient d être inauguré aux camp des Milles et que Mémoire 2000 a projeté d emmener des classes le visiter au cours des prochaines années). L ENGRENAGE : LE TEMPS DES RAFLES Poussé par l occupant, le gouvernement entame une série de rafles à partir de 1941. Les plus importantes sont opérées en région parisienne où réside la majeure 3

partie de la population juive. Le 14 mai 1941, 3710 Juifs étrangers ou apatrides sont ainsi internés dans les camps de Pithiviers et de Beaune-La-Rolande ; le 20 août suivant, se sont 3477 Juifs ou apatrides qui sont arrêtés et acheminés vers le camp de Drancy. Le 12 décembre, ils sont un millier, dont 700 Français à être transférés au camp de Compiègne. Avec la mise en œuvre de la solution finale par les nazis, les persécutions et les rafles se multiplient, affectant l ensemble de la communauté juive, française et étrangère, hommes, femmes et enfants de tous âges. En organisant leur recensement, leur arrestation et leur internement, en acceptant de les livrer aux nazis, l Etat français se fait le complice de leur extermination. RESPONSABILITE DE L ETAT FRANÇAIS OU DE LA FRANCE? Dimanche 22 juillet 2012, devant plusieurs centaines de personnes venues l écouter au square des Martyrs juifs, sur les lieux même de l ancien Vélodrome d Hiver, le Président Hollande a réaffirmé la position de Jacques Chirac, exposée sur les mêmes lieux, il y a dix-sept ans. «La vérité, c est que le crime fut commis en France, par la France». La France, et non pas «l autorité de fait dite «gouvernement de l Etat français»», comme il était de tradition de qualifier le régime de Vichy jusqu à ce que Jacques Chirac, le 16 juillet 1995, ne rompe avec la périphrase officielle utilisée depuis la guerre, en déclarant que «la France, ce jour-là, accomplissait l irréparable», à propos de la rafle du 16 juillet 1942. Le Président Hollande a rappelé dans son discours «pas un soldat allemand, pas un seul, ne fut mobilisé pour l ensemble de cette opération». LA RAFLE DES 16 ET 17 JUILLET, DITE «DU VEL D HIV» Ces jours là, 13 152 personnes hommes, femmes et enfants, vieillards et bébés, sont arrêtées par des gendarmes et policiers français sous les ordres de Jean Leguay, adjoint et représentant en zone occupée de René Bousquet, secrétaire 4

général du ministère de l Intérieur de Vichy. L opération est menée à partir de listes préalablement établies par la préfecture de police. Quelques 8 000 personnes, dont 4 115 enfants sont rassemblées au Vélodrome d Hiver, dans les pires conditions car rien n est prévu pour les accueillir, avant de les transférer dans les camps d internement du Loiret. Les autres sont directement amenées au camp de Drancy, en région parisienne, et déportées vers l est au cours de l été. Les autorités du Reich seront cependant déçues : «Les Allemands attendaient au moins 22 000 arrestations». Plus de 27 000 fiches avaient été préparées, mais ce ne sont qu un peu plus de 13 000 personnes qui seront arrêtées par la police française. Preuve qu il y eut de la solidarité dans la population, mais aussi un peu de désobéissance chez quelques policiers UN DES CAMPS FRANÇAIS : CELUI DE BEAUNE-LA-ROLANDE Le camp de «transit» de Beaune-La-Rolande était un camp de concentration situé dans la commune de ce nom, située dans le département du Loiret. Construit en 1939 pour y interner les futurs prisonniers de guerre allemands de la Seconde Guerre mondiale, ce camp servit en fait aux Allemands qui y ont regroupé des prisonniers de guerre français avant leur envoi en Allemagne. Dès le 14 mai 1941, le camp accueillit des Juifs polonais arrêtés en France. 2 773 Juifs ont quitté Beaune-La-Rolande de juin à septembre 1942, soit directement pour le camp d Auschwitz, en Pologne, soit pour celui de Drancy situé au nord-est de Paris. Le 17 août 1942 a eu lieu la déportation en masse des enfants, en très grande majorité français, dont les parents avaient été déjà déportés. Environ 1 500 enfants font partie du convoi n 20 qui les acheminera à Drancy dans des conditions épouvantables. Le camp a été fermé le 4 août 1943 pas Alois Brunner, envoyé en France pas Adolf Eichmann. 5

LES JUSTES Contrevenir à la politique de Vichy et à la politique allemande en cachant des personnes recherchées est extrêmement risqué. Pourtant, durant toute la guerre, des Français, de toutes catégories sociales et de toutes confessions, individuellement ou collectivement, ont soustrait des hommes, des femmes et des enfants aux recherches de la police française et des Allemands. Par leurs actes, ils ont montré que les valeurs républicaines de liberté, d égalité et de fraternité n étaient pas lettre morte. Nombreux ont été en effet ceux qui ont recueilli des enfants, qui ont apporté une aide matérielle et un soutien moral à des familles qui se trouvaient privées de tout, leur procurant de faux papiers, les avertissant des rafles ou refusant de donner leur nom aux autorités. Si les exemples du réseau «Marcel», qui sauva 527 enfants, ou les habitants du village du Chambon-sur-Lignon sont célèbres, il est difficile de quantifier le nombre de «Justes» de France qui, durant toute l occupation, par souci d humanité, ont caché et sauvé des milliers de personnes. Jusqu à présent, plus de 2 700 Français se sont vus décerner le titre de «Justes». Leurs noms sont inscrits, à Paris, sur le mur des «Justes» inauguré en 2006 près du Mémorial de la Shoah. Une plaque en leur hommage a été apposée dans la crypte du Panthéon, le 18 janvier 2007 par le Président de la République, Jacques Chirac. HOMMAGE DE LA NATION AUX JUSTES DE FRANCE «Sous la chape de haine et de nuit tombée sur la France dans les années d occupation, des lumières, par milliers, refusèrent de s éteindre. Nommés «Justes parmi les nations» ou restés anonymes, des femmes et des hommes, de toutes origines et de toutes conditions, ont sauvé des juifs des persécutions antisémites et des camps d extermination. Bravant les risques encourus, ils ont incarné l honneur de la France, ses valeurs de justice, de tolérance et d humanité.» (Texte de la plaque apposée au Panthéon) 6

QUELQUES IDÉES DE LECTURE Sur la Rafle du Vel d Hiv «La grande rafle du Vel d Hiv», Claude Lévy et Paul Tillard (Nouvelle édition Tallandier, collection «texto» 2010 «La petite fille du Vel d Hiv», Annette Muhler (éditions du Cercil, 2009) «La rafle du Vel d Hiv», Maurice Rajfus, (PUF, collection Que sais-je, 2002) «Elle s appelait Sarah», Tatiana de Rosnay (Héloïse d Ormesson, 2006) «Je vous écris du Vel d Hiv» -les lettres retrouvées-, publiées par Karen Taieb, Préface de Tatiana de Rosnay, ed R. Laffont 2011 et France Loisirs Sur la Shoah «Une petite fille privilégiée», Francine Christophe (éditions du Cercil, 1995) «Enseigner l histoire de la Shoah» France 1950-2010, (éditions Mémorial de la Shoah) «Les enfants aussi», Arlette et Charles Testyler, éditions Delattre 2011 «Auschwitz expliqué à ma fille», Annette Wieviorka, éditions du Seuil, 1999 «Si c est un homme», Primo Levi, Poche 1988 «Personne ne m aurait cru», Sam Braun, éditions Albin Michel 2007 7