Cycle 2010 / 2011 d Etudiant de Paris Le Conseil Le bien être des étudiants 1 ère séance du 25 novembre 2010 Compte-rendu INTRODUCTION Didier GUILLOT, adjoint au Maire de Paris, chargé de la vie étudiante, remercie les membres pour leur présence et souhaite la bienvenue aux nouveaux membres du Conseil pour ce deuxième cycle d Etudiant de Paris Le Conseil sur le thème du bien être étudiant à Paris, qui durera 6 mois et comprend quelques nouveautés : Le Conseil s est renouvelé et accueille de nouveaux membres Le Conseil sera ouvert à tous les étudiants de Paris, à travers deux séances publiques dont le lieu reste à déterminer avec le Conseil. Le cabinet Res publica accompagne la Ville de Paris dans le bon déroulement du Conseil et l organisation de la concertation. Didier Guillot revient sur l implication des membres du Conseil comme facteur de réussite du premier cycle 2009/2010, qu il espère voir se renouveler cette année. En effet, l implication des membres a permis un suivi et un travail approfondi dont le diagnostic et les solutions ont été partagées : les délibérations votées ont été mises en œuvre par la Ville, des universités ou encore des associations à Paris. Enfin, le Conseil a désormais un rôle de suivi sur l application des mesures issues des réflexions menées lors des séances. La notion de bien être étudiant Le bien être étudiant recouvre ici les conditions de vie étudiantes à Paris et plus précisément les questions de restauration et d équilibre alimentaire, la santé et le logement. Le logement et l accès à l autonomie des étudiants parisiens est actuellement prioritaire pour la Ville de Paris (200 millions d euros pour le mandat), qui met en œuvre une production de logements sociaux étudiants définie et encadrée. Dans ce cycle, il s agira donc de discuter des pistes d amélioration en termes d accès au logement (connaissance des offres, cohabitations, etc.) sur lesquelles la Ville de Paris peut continuer à travailler. Calendrier du cycle Arnaud Magnin, directeur de cabinet de Didier Guillot, explique le choix cette année de renforcer la parole des étudiants hors Conseil via, le site Internet déjà présent pour le cycle 2009/2010, mais surtout dans le cadre des séances publiques à organiser dans les sites universitaires parisiens. Le Conseil est invité à participer à chaque étape du calendrier : Le 11 janvier en séance plénière avec le Conseil, des experts, des associations, des élus et des étudiants, à l Hôtel de Ville de Paris. Le 1 er et 8 février, aux deux séances publiques en site universitaire. De Mars à Mai, (1 er mars, 5 avril et 3 mai), aux 3 réunions du Conseil à huit clos, dont la réflexion s appuiera sur le travail des membres mais aussi sur les pistes de réflexion formulées par les étudiants en séances publiques.. Le 7 juin, à une séance ouverte au public, aux associations et aux experts qui présentera le contenu des propositions issues du cycle qui seront transmises par Didier Guillot au Maire et au Conseil de Paris.
Organisation et processus du cycle Sophie Guillain, de Res publica, ajoute quelques éléments sur l organisation du processus et le rôle de chacun des participants : Le Conseil sera ouvert aux associations spécialisées sur les problématiques abordées dans le cycle. La participation des étudiants hors conseil aux séances publiques nécessite une campagne de communication, mise en place par la Ville de Paris, mais aussi un fort relais de la part des membres du Conseil afin de toucher des étudiants qui, eux, n ont pas l habitude de venir s exprimer. La plateforme Internet fonctionnera en parallèle des séances et a pour but d alimenter les travaux du Conseil. Un questionnaire propose aux étudiants d indiquer les problèmes qu ils rencontrent sur les sujets d enjeu (restauration et équilibre alimentaire, santé et logement) : il a ainsi pour objectif de nourrir le diagnostic. Puis, à partir de mars, lors des séances du conseil, sera ouvert sur la plateforme un lieu d échanges et de commentaires sur les propositions émises par les membres du Conseil. Entre toutes les séances, des comptes rendus seront diffusés aux membres afin de nourrir la réflexion. Les séances publiques prendront la forme de tables ronde qui permettront aux étudiants hors conseil de travailler sur les sujets. Des questions leurs seront soumises pour lancer le débat ; elles devront être travaillées par les membres du Conseil, en fonction des sujets délimités aujourd hui. L objectif final de cette démarche est d émettre des propositions et de les confiner dans un rapport final à remettre au Conseil de Paris. DELIMITATION DES SUJETS A METTRE EN DEBAT Arnaud Magnin présente le tableau de synthèse des thématiques du cycle 2010-2011 transmis aux membres du Conseil. Celui-ci est indicatif, c est une base pour la discussion, qui doit mener, durant cette réunion, au cadrage des sujets à mettre en débat dans les prochaines séances publiques et du Conseil. Les membres sont invités à discuter sur les sujets qui leur paraissent importants, à les compléter ou à en ajouter de nouveaux qui ne figurent pas dans le tableau. Ce tableau, complété par les membres du Conseil, constituera l outil de travail pour la suite du processus. Il sera amené à être complété. Julie Mondelbaum syndiquée à l UNEF, suppléante au CROUS de Paris et élue étudiante Le logement reste, en effet, la priorité numéro 1 : Bien qu il y ait des projets de construction en cours à Paris, il reste un grand déficit en logement : le pourcentage étudiant logé en cité universitaire est très faible et l accès au privé est difficile. Cela remet en cause l accès à l autonomie, mais surtout l accès même à l université pour les étudiants venant de province. La mairie, bien qu elle mène déjà un gros travail, devrait poursuivre sa politique de construction. Des choses sont à faire concernant l encadrement du logement privé et l aide à l accès au logement privé, tel que le loca-pass remis en cause au niveau de l Etat, qu il s agirait de reprendre au niveau de la mairie. Il est également possible d agir sur les actions d aide à l accès au logement au moment de la rentrée. La vie étudiante dans les résidences universitaires est un vrai manque à Paris. Entre des étudiants qui viennent d endroits différents et sont dans des universités/écoles différentes, il n y a pas de vie étudiante pour les rassembler et il manque des lieux de vie. C est un sujet qui est à travailler avec l aide des élus étudiants au sein des résidences universitaires, notamment pour l animation de la vie étudiante. Il s agit ainsi d éviter le repli et le mal-être étudiant en voie de développement et lié aux conditions sociales.
Au sujet de la santé, il existe un problème d accès aux soins à Paris. De nombreux étudiants ne se soignent pas pour des raisons financières, notamment pour consulter les spécialistes. Il s agit de réfléchir à des structures de santé au sein même de l université, comme à Paris 8 où l accès aux médecins présents sur le site est gratuit. Au sujet de la restauration, il existe à Paris des cités universitaires vierges de toute restauration, d où les chiffres important de restauration étudiante dans le privé. Or, le coût est important et la qualité de nourriture mauvaise. Le restaurant universitaire, lui, permet d accéder à des repas équilibrés pour un coût réduit, contrairement à la cafétéria du Crous, plus rependue. Ces restaurants sont donc à développer sur les sites universitaires en demande. Saina, élue au CROUS de Paris et représentante de l Université Paris 7 L Université Paris 7 est particulièrement touchée par les problématiques de la restauration universitaire : la taille du restaurant ne permet pas d accueillir tous les étudiants. En revanche, deux cafétérias, ouvertes en permanence et toute la journée, sont un réel lieu de vie, où sont présentées des expositions faites par les étudiants, où les étudiants travaillent en groupe grâce au wifi, etc Ainsi, ces espaces sont importants à développer. Lorsqu un restaurant universitaire est ouvert le soir, les étudiants y vont entre amis ; c est un véritable lieu de lien social à l université : on s y retrouve hors des cours pour partager. Il est nécessaire de développer les restaurants universitaires sur chaque site, mais aussi de les imaginer comme lieu de vie au-delà de la restauration. Concernant la Médecine Préventive, attention aux consultations gratuites qui ne permettent pas de prescription de médicaments. Les étudiants doivent être informés sur ce statut spécifique de prévention. Aussi, pour être efficaces, les Médecines Préventives doivent être intégrées sur le site même de l université. A Paris 7, le site principal est dans le 15 ème arrondissement tandis que la Médecine Préventive qui y est rattachée est à Gare du Nord. Il est question de l utilité et de la fréquentation de ces lieux. Gabriel Juge, animateur du réseau Animafac L équilibre personnel est clairement relié à la sociabilisation des étudiants, qui peut passer par l engagement associatif. Des études sociologiques ont été réalisées, notamment par Stephane Beaud, qui montrent que la réussite académique passe par la sociabilisation au sens large des étudiants sur les campus. Cela rejoint la question de la vie étudiante dans les restaurants et les résidences universitaires : beaucoup d associations ne choisissent pas ces lieux pour leurs actions parce que l accès y est très difficile, alors même que beaucoup de choses peuvent s y faire. De nombreux projets d AMAP Campus peuvent être intégrés à la réflexion sur la restauration étudiante. Il s agit de les mettre en valeur et de les accompagner. Concernant la prévention des risques, il existe un vrai manque chez les associations étudiantes, pour informer et communiquer sur la prévention. Dans ce cadre, Animafac développe actuellement un kit d actions destiné aux associations pour faciliter la mise en place de la prévention chez les étudiants.
Cyndi Petrieux, trésorière adjointe à la confédération étudiante et responsable du logement Au sujet du logement : La Confédération Etudiante mène une campagne contre les vendeurs de listes qui tentent, dans le contexte d un parc social difficile, d arnaquer les étudiants. Aujourd hui, le secrétaire d Etat chargé du logement, Benoît Apparu, a été saisi, une enquête de la répression des fraudes est en cours et la Confédération Etudiante a lancé une enquête avec des associations de consommateurs, dont les premiers chiffres arriveront courant décembre 2010. La confédération Etudiante souhaite que Etudiant de Paris Le Conseil puisse s investir dans la conférence nationale du logement étudiant, lancée par les trois ministères Jeunesse, Enseignement Supérieur et Logement. Au sujet du Loca-pass, il serait intéressant d inviter les représentants du 1% logement qui s occupent aussi de la GRL (Garantie des Risques Locatifs), aujourd hui plus avantageuse pour les étudiants. Au sujet de la santé, au-delà de l accès financier et de la question de la sociabilisation dans les lieux de vie universitaire, essentiels, il y a la question des étudiants salariés. En effet, le passage d étudiant à salarié, oblige à payer la sécurité sociale du travail en plus de la sécurité étudiante déjà payée en début d année et qui ne peut être arrêtée avant décembre. Au sujet de la restauration universitaire, l attractivité des restaurants universitaires est à travailler. Les lieux ne donnent pas pour l instant envie d aller y manger en groupe. Adrien Vandevelde, vice président de la FAGE, élu au CNOUS Concernant la santé et l équilibre personnel des étudiants, la thématique du sport est absente du tableau, alors que c est une thématique importante du bien être étudiant, à travailler, notamment au vue de l offre des universités via les SIUAPS, du manque de place et d équipements à Paris ainsi que des difficultés d accès à ces lieux de sport. La question du sport est transversale à toutes les thématiques, ce serait dommage de l exclure. Concernant l accès aux soins, PRES Université réfléchit à un guichet unique de Maison de la Santé, avec de la médecine préventive et curative qui permettrait de gagner en visibilité et en accessibilité auprès des étudiants. Concernant les questions d équilibre personnel, il semble que ce soit surtout une question de prévention. L éducation par les pairs étudiants fonctionne bien mais cela nécessite un travail avec les associations, de manière à avoir une réflexion de fond sur la manière de diffuser le message. Concernant la restauration universitaire, il y a clairement un manque de RU sur les sites universitaires, mais aussi et surtout dans les établissements d enseignement supérieur hors université plus durement touchés. Les cafétérias, proposant souvent de la restauration rapide, ne sont pas la bonne solution au vu de l équilibre alimentaire attendu. Il s agit également de réfléchir à l échelonnement des sorties des cours pour éviter un encombrement à l entrée des RU. Le CROUS travaille sur des enquêtes «Panel de RU» sur lesquelles il serait intéressant de s y pencher, afin de mieux appréhender la qualité de la restauration universitaire. Concernant le logement, au-delà de la disponibilité de foncier à Paris, il s agit de penser les formes innovantes de logement. La cohabitation intergénationnelle, citée dans le tableau ne concerne et ne s adapte qu à une minorité d étudiants : il faut se méfier des services et de l accompagnement attendus par les personnes âgées. Une enquête de la DGCCRF sur les clauses abusives peut être utilisée comme base de travail.
Au sujet de la colocation, si celle-ci peut-être une solution, il faut aussi se pencher sur les problématiques qui y sont liées, comme la baisse d APL qu elle induit sur le parc privé. Dans le parc social, la piste de la colocation est à encourager, mais attention à la forme de la colocation. Par exemple, 6 ou 8 chambres avec seulement le partage de la cuisine et des sanitaires n est pas forcément la forme de colocation attendue par les étudiants, ni en termes de lien social, ni en termes de coût. Clément Boudin, secrétaire général de la Mutuelle des Etudiants (LMDE) Dans un contexte particulièrement difficile, la LMDE s intéresse à la Santé des étudiants : l assurance maladie recule de plus en plus, les temps de remboursement augmentent, les tarifs des médecins généralistes les plus fréquentés par les étudiants augmenteront encore au 1 er janvier 2011 et la politique de santé est davantage répressive que préventive. Concernant la question de la prévention, le thème de la sexualité est un enjeu important : le 1 er décembre aura lieu la journée mondiale de lutte contre le Sida. La LMDE en partenariat avec le CNOUS et le réseau des œuvres, distribuera des préservatifs masculins et féminins aux étudiants et de l information sur les risques des MST. Il s agit d innover pour aller au-delà de la prévention classique qui ne touche pas les étudiants. Dans le cadre du Conseil, il est nécessaire de s appuyer sur l expertise développée par les différents acteurs de la santé étudiante : la LMDE va par exemple réaliser en 2011 l enquête nationale sur la santé des étudiants N 3 comprenant les conditions de vie (logement, restauration). Il existe aussi des enquêtes sur la notion de temps, qui est particulièrement marquée à Paris avec des sites universitaires éclatés (Paris 1 est sur 18 sites différents) et qui influe sur les conditions de santé et le mal être étudiant. Concernant la sécurité sociale étudiante, un étudiant est affilié au régime de sécurité sociale sauf si il dépasse 60 heures de travail dans le mois, auquel cas, il passe directement au régime général. C est au niveau de l inscription à l université que les problèmes du doublon de sécurité sociale se posent. Dans la démarche du Conseil, il s agit de penser la santé de manière large : tous les sujets, logement et restauration, influent sur la santé et le bien être étudiant. Cerise Vincent, secrétaire générale de la Promotion et Défense des Etudiants (PDE) Concernant la santé, une meilleure accessibilité aux soins est primordiale. Le sport doit être pensé comme une manière de créer du lien social. Concernant la restauration, il s agit de garder des coûts corrects. Concernant le logement, la priorité est sur la garantie des risques locatifs pour ne pas perturber les étudiants dans leur cursus universitaire. Aurélien Loleux, élu au CA du CROUS de Paris, représentant de Panthéon Assas L université Assas n a pas de restaurant universitaire, mais seulement une cafétéria du CROUS «fast food» avec des prix relativement plus chers que le RU. Au sujet du logement et de la Santé, il y a le centre d hébergement Sarah à proximité d Assas tandis que sur le site du 15 ème arrondissement, de nombreux centres paramédicaux sont présents mais il y a peu de logements. Paris Nord Est manque également de logements, mais cela est en travaux.
Les PRES sont à intégrer dans la liste des acteurs car ils se développent et entraînent une réduction du nombre de sites en repensant l implantation de l offre immobilière. Les PRES réfléchissent aussi à l aménagement des horaires de cours afin de réduire les temps d attente au Restaurant Universitaire. Claire Thoury, VP des étudiants de l Université Sorbonne Nouvelle Concernant le logement, il s agit de concentrer les efforts sur le Loca-pass, droit indispensable qui est en train de se perdre. Concernant la restauration, à Paris il n y a pas de temps pour manger, ce qui entraîne de la fatigue et certainement du mal être. Concernant la Santé, le projet de l Hôtel-Dieu du PRES Sorbonne Paris Cité devrait marquer une amélioration. La place de l étudiant au sein de son université, le fait qu il s y sente bien et puisse s y investir est lié à son équilibre personnel. Adrian Brun, VP étudiant de l Université Paris Descartes Le bien être étudiant, associé de fait au mal-être, est une problématique importante qui n est pas assez traitée. L accès aux soins, à travers la Médecine Préventive et la promotion de la santé est à discuter. Les SIUMPPS sont peu connus par les étudiants à cause d un manque de communication et d un manque de plus-value par rapport à un médecin généraliste ou spécialiste. En revanche, des consultations spécialisées de type psychologiques sont très utiles et doivent être prises en compte dans les SIUMPPS ou les BAPU. La Maison de la Santé de Sorbonne Paris Cité, dans ce cadre, est très intéressante. La prévention est difficile : on ne sait pas intéresser les étudiants. C est important de réfléchir à comment les interpeller et faire en sorte que les étudiants se sentent concernés. Concernant la restauration universitaire, des problématiques quantitatives et qualitatives se posent et amènent à ce que les étudiants se dirigent volontairement vers les secteurs privés. Certaines cafétérias CROUS ont même déserté des universités pour laisser la place à des services de restauration privée : les étudiants préfèrent parfois payer un peu plus cher pour avoir une meilleure qualité. Cela est vrai pour la cafétéria, mais le restaurant universitaire reste le meilleur rapport qualité-prix, c est pourquoi il doit être développé. La problématique des universités éclatées empêche d installer des RU sur tous les sites universitaires : par exemple, à Montrouge, le RU a des difficultés à rester ouvert par manque de public. Autrement, Port Royal serait un lieu intéressant pour organiser les séances publiques. Pierre Febvre, président de la SMEREP Concernant le logement, la lutte contre l isolement au sein des résidences est un point à travailler, qui rejoint la question de la santé et du mal être des étudiants.
En termes de prévention, il faut prendre en compte le fait que les étudiants ont un rapport spécifique à la santé : ils se sentent souvent invincibles et pas forcément touchés par les questions d équilibre alimentaire ou de sport. Il faut travailler la prévention en intégrant cette particularité. Concernant l accès à la santé : Les Médecines Préventives sont sous estimées ; il faut les rendre visibles et connues par les étudiants. Des alternatives existent comme le centre de la SMEREP dans le 15 ème arrondissement qui reprend la même forme qu un centre de santé d arrondissement. Il faudrait mettre en relais les différents acteurs pour augmenter l offre. Au sujet de l équilibre alimentaire, il y a une réelle demande en termes d AMAP et de bio, ont l intérêt de responsabiliser les étudiants au sein de leur quartier et de leur université. Le CROUS a réalisé un gros travail en termes de valorisation des Restaurants Universitaires : il s agit de poursuivre afin de dynamiser l offre en la faisant connaître. Concernant la santé, la sexualité est un enjeu majeur : on pense que c est une thématique acquise, or les enquêtes menées par la SMEREP montrent que les comportements restent assez contradictoires avec l éducation reçue et la connaissance supposée sur les risques liés à la sexualité. Tiffany Koechlin, représentante de l AFEV Concernant le logement, l AFEV développe «la colocation à projet solidaire» qui permet aux étudiants d accéder à la colocation, en résidence ou non, en échange d une implication dans des projets de solidarité locale. Cet axe a permis de travailler avec des observatoires et d étudier le champ de la colocation. Concernant les modes innovants de logement public, différents sujets peuvent être approfondis comme par exemple le fait que de nombreux bailleurs ont des logements vacants. Au niveau du CROUS, la colocation peut poser des problèmes au vu du bail de colocataire défavorable (moins d APL, pas d avantages financiers, etc.). Concernant la question du bien être par le lien social dans les résidences, il existe de nombreuses initiatives étudiantes, mais celles-ci sont noyées parce que les étudiants ne se connaissent pas et sont isolés. Les espaces du CROUS ne sont pas investis : un travail de mutualisation des actions existantes est à réaliser. Il s agit enfin de développer le lien entre l université et le territoire, afin que les résidences étudiantes rentrent dans les programmes de développement et que les étudiants aient connaissance des ressources qui existent sur le territoire. Jean-Baptiste Prévot, responsable de Radio Campus Paris Le lien entre bien être et vie étudiante est importante : il faut favoriser les lieux de vie à l université. Par exemple, Radio Campus Paris a souhaité dans ce cadre, avec l aide du CROUS et la ville de Paris, sonoriser les universités, comme le RU dans le but de créer un espace d expression. DEBAT AUTOUR DE LA QUESTION DU HANDICAP Arnaud Magnin demande pourquoi la question du handicap n a pas été plus abordée? Doit-elle rester dans les sujets à travailler? Pour la ville de Paris, c est une question fondamentale.
Adrien Vandevelde, FAGE, remarque que la ville de Paris souhaite adaptée 5 à 10% des chambres en résidence universitaire pour les personnes handicapées : la législation étant à 5%, il est bien d aller volontairement au-delà. Il faut aussi préciser que le handicap ce n est pas seulement être en fauteuil roulant, il s agit de prendre en compte les non-voyants, les malentandants, etc. Or, il n existe pas de politique sur l accessibilité des universités à ces catégories de handicap. Clément Boudin, LMDE, ajoute que les personnes en situation de handicap sont nombreuses à ne pas poursuivre leur parcours scolaire au niveau supérieur, par manque d accompagnement. Arnaud Magnin demande si ces difficultés qui s imposent aux étudiants handicapés ne sont pas particulières à Paris. Le constat montre que de nombreux étudiants handicapés souhaiteraient faire leurs études à paris, mais s y refusent par les difficultés d accessibilité au sein même de Paris. Clément Boudin, LMDE indique que l inconscient collectif peut jouer : il y a l idée qu à Paris, les gens sont fondus dans la masse ; ce qui peut faire fuir. Didier Guillot explique que les associations spécialisées dans le handicap seront invitées aux prochaines réunions, puisque toutes les associations spécialisées sur les thématiques choisies sont conviées à participer. Clément Boudin, LMDE, indique en effet que l association «Droit au savoir» travaille sur la question de l accès des jeunes en situation de handicap à l enseignement supérieur, les inviter permettrait d avoir une expertise sur la question, notamment au niveau de Paris. Claire Thoury, Université Sorbonne Nouvelle, indique que nombreux étudiants en situation de handicap ne se déclarent pas à la rentrée universitaire, par honte de leur handicap, ce qui crée une vision erronée des choses: il faut travailler sur la sensibilisation. Adrian Brun, Université Paris Descartes, ajoute : Il existe une différence entre les personnes en situation de handicap déclarées à la Médecine Préventive et celles déclarées à la Mission Handicap. Il s agit de travailler sur l accueil de ces étudiants sans pointer leur handicap mais leur proposer un accompagnement. Au niveau de l aménagement, la problématique des sites historiques rend difficile la réalisation de travaux. Il s agit également de sensibiliser les étudiants qui ne sont pas handicapés pour favoriser l entraide vers les étudiants handicapés : preneurs de note, accompagnement, etc. Il serait bien d inviter une Mission Handicap d une Université qui a une vision concrète des problématiques de l intégration des étudiants handicapés à l Université. Adrien Vandevelde, FAGE, revient sur les problématiques de site en termes d accès : la FAGE avait réalisé un recensement des lieux accessibles aux handicapés. Un recensement plus poussé des universités, par type de handicap, pourrait être réalisé par la Ville de Paris. Adrian Brun, Université Paris Descartes, indique que des étudiants de Master ont réalisé un projet de mise en conformité du bâtiment en se mettant en situation de handicap au quotidien ; démarche qui n a pas été proposée par les entreprises spécialisées. Ainsi, si des mises en conformité doivent être faites, il faut bien prendre le temps de connaitre les différents handicaps et leurs différents besoins en termes d aménagement.
CONCLUSION DES DEBATS Arnaud Magnin conclue les débats en rappelant les sujets formulés par les membres qui ne figuraient pas dans le tableau initial des sujets identifiés par la Ville. Ces sujets seront ajoutés et constitueront un cadre de travail pour toute la démarche du cycle 2010/2011 : La solitude, l isolement et la manière dont on peut lutter contre, grâce à l engagement, à la vie universitaire, dans les restaurants universitaires, etc. La gestion du temps L AMAP et le bio dans la restauration universitaire La communication, l information et la valorisation des actions existantes Le Loca-Pass et la garantie des risques locatifs Les liens entre l université et le territoire La question du sport a été évoquée. Aucun sujet n est à exclure à ce stade, mais au fur et à mesure certains sujets vont ressortir de façon plus importante, qu il s agira de travailler en profondeur. ASSOCIATIONS ET INTERVENANTS A SOLLICITER Arnaud Magnin indique que les membres sont invités à proposer des noms, que ce soit des personnalités expertes ou des associations spécialisées sur les différents thèmes. I Les membres du Conseil sont également invités à envoyer des ressources documentaires (études, enquêtes ou analyses). Cela peut se faire via des échanges de mail. Didier Guillot conclue les échanges en précisant que les maires adjoints de la Ville de Paris, dont le maire adjoint au logement et à la Santé seront présents dans les débats, en tant que personnes ressources. Des élus d arrondissement peuvent également être sollicités pour amener un regard local sur les problématiques évoquées et participer à la coproduction menée dans ce Conseil. Le partage d expérience est très important : ainsi, des expériences au niveau national, voir européen peuvent être mises en valeur dans ce Conseil.