Efficiency in buildings & facility management



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Business Interactive Media sprl - Profacility magazine n 30 Trimestriel d information avril-mai-juin- 2011 Edition francophone 6,50 EUR Bureau de dépôt Leuven Mail P304098 Efficiency in buildings & facility management

Developed by Vitra in Switzerland Design: Antonio Citterio Un seul concept plus de 8 000 sièges: Avec l ID Chair Concept, chacun trouve le siège de bureau pivotant qui lui convient. Ergonomique ils le sont tous. Une étude de l école supérieure technique ETH Zurich le confirme. Et les entreprises profitent d une esthétique qui crée une harmonie d ensemble et du Green User Agreement, une offre de services exhaustifs dans l esprit du développement durable pour garantir une utilisation de longue durée de l ID Chair Concept. www.vitra.com/id Disponible chez les revendeurs suivants: Alost Buro Project Anvers Vitrapoint Antwerpen Belsele Burocomfort Bruges Kriteria Bruxelles Vitrapoint Brussels, Forma, Pami Hasselt Stulens Kapellen Kree Interieur Londerzeel Kantoff Lovendegem Colpaert Luxembourg Burotrend Malines Bulo Kantoormeubelen Namur Berhin Overpelt Pami Waregem Buro Modern Vitra Belgium T. 02 725 84 00 www.vitra.com

éditorial En pleine mutation Des tendances majeures culturelles, économiques, technologiques et écologiques incitent l environnement de travail à évoluer et influencent sa conception. L allocation des espaces de travail - des m 2 de bureaux - est de plus en plus fonction de la nature du travail exercé par chaque collaborateur et de son temps de présence sur son lieu de travail. Des exemples récents d implantation de bureaux, tant pour des entreprises du secteur privé que pour des organismes et administrations publics, indiquent la tendance: le nombre de postes de travail créé est inférieur au nombre de personnes travaillant dans ces bureaux. Le corollaire de ce choix? Le partage des bureaux selon le concept du Flex desk, l adoption d une Clean desk policy, des choix de bureautique évoluée, la digitalisation systématique des documents avec l adoption d un classement et archivage dynamique etc. Cette évolution de l aménagement physique des bureaux est la conséquence d une évolution des mentalités, des méthodes de gestion et de la culture d entreprise. Par l adoption d un management par objectifs, une gestion liée aux résultats avec une plus grande responsabilisation des travailleurs, le contrôle exercé via la présence physique des personnes dans les bureaux n est plus une condition impérative au bon accomplissement du travail. Le télétravail, à domicile, ou dans des bureaux satellites décentralisés, gagne dès lors en popularité d autant que les technologies de communication et infrastructures IT permettent de travailler à distance de façon performante. La congestion du trafic automobile qui accroît les problèmes de mobilité et augmente le temps perdu pour se rendre sur son lieu de travail, renforce l attractivité du télétravail. Dès lors, la diminution du temps effectif de présence dans les bureaux accroît l importance de la fonction de ces bureaux en tant qu espaces de réunion, de rencontre et de socialisation. Les responsables des ressources humaines manifestent un intérêt grandissant pour l aménagement de ces espaces de travail. Pour le recrutement de jeunes talents de la génération Y, une conception et design des espaces de bureaux dynamique renforce l attractivité de l entreprise. La gestion financière de l immobilier reste un des moteurs principaux de cette évolution. La situation de vacance du marché des immeubles de bureaux à Bruxelles et en périphérie est un catalyseur. Avec une suroffre sur le marché - une disponibilité de 1,6 million de m 2 de bureaux - de nombreuses entreprises saisissent l opportunité de la situation pour renégocier leurs baux ou relocaliser ailleurs leurs bureaux. Elles procèdent alors à une analyse en profondeur du coût de location et utilisation des bâtiments, du taux d occupation effectif des bureaux et calculent la superficie dont elles ont réellement besoin. L évolution physique et technologique des espaces de travail est aussi motivée par l engagement sociétal et environnemental de l entreprise. Le facility manager se voit confier la mission de réduire l empreinte écologique et les coûts énergétiques liés au fonctionnement de l entreprise. Un de ses challenges: l automatisation des installations techniques pour rendre les bâtiments plus intelligents, pour que la réponse à la demande en chauffage, refroidissement, éclairage et sécurité soit la plus juste. Didier Van den Eynde Directeur des publications redaction@profacility.be Profacility MAGAZINE n 30 MAi 2011 3

08 16 SoMMairE PRO-FM 08 Profil D UN facility MaNaGEr Frank Roosen Carglass : un facility management transparent comme le verre 13 formation Premier Master belge en FM PRO-REAL ESTATE 16 immobilier DE BUrEaUX MarcHÉ locatif À BrUXEllES Un début d année en demi-teinte 18 NEWS Urbanisme, projets et développements immobiliers 14 NEWS L actualité du Facility Management Efficiency in buildings & facility management PRO-SERVICES 62 Profil DE fournisseur : Cegeka : garder la technologie sous contrôle 65 MoBility : car Policy Profitable à l utilisateur et à l entreprise Business Interactive Media sprl - Profacility magazine n 30 Trimestriel d information avril-mai-juin- 2011 Edition francophone 6,50 EUR Bureau de dépôt Leuven Mail P304098 66 NEWS L actualité des prestataires photo Laars Kaae Vue de l atrium du aller Media Building de copenhague : l installation lumineuse des artistes suédois Bigert & Bergström se colore en fonction des prévisions météorologiques pour le jour suivant. TÉLÉCHARGEZ DES DOCUMENTS DE RÉFÉ- RENCE EN RAPPORT AVEC LES ARTICLES PUBLIÉS DANS CE NUMÉRO SUR WWW.PROFACILITY.BE/REFERENCES 4 Profacility MaGaZiNE N 30 Mai 2011

26 44 PRO-BUILDING DOSSIER THE NEW WORKPLACE 20 ÉtUDE DE cas alken MaES, MaliNES À la recherche de visibilité et de mobilité 26 ÉtUDE DE cas GDf SUEZ tower, BrUXEllES Relocalisation et regroupement GDF SUEZ saisit l occasion 34 ÉtUDE DE cas BaXtEr, BraiNE-l alleud Pas de place pour l improvisation 39 NEWS Workplace Showroom 44 ÉtUDE DE cas aller MEDia, copenhague Design durable du poste de travail avec accent sur l utilisateur de demain 50 ÉtUDE DE cas ElEctrolUX, EVErE Electrolux mise sur l ouverture 54 ÉtUDE DE cas r+v VErSicHErUNG ag Attention aux oreilles! 60 tendance clean DESK Policy Sans papier mais pas sans âme Autres articles de référence sur le thème de ce dossier, publiés précédemment dans le magazine Profacility. À télécharger sur www.profacility.be/biblio Building & Workplace Design Villa Voka (Courtrai) (21/03/2011) Controverse Open office : 50 ans de malentendu (07/02/2011) Culture d entreprise Travailler avec la génération Y (29/11/2010) Meeting & mobility La téléconférence au pied du mur (15/10/2010) Building & Workplace Design Étude de cas : Hôpital OLV (Alost) (27/09/2010) Tendances Business centers et bureaux équipés concept en évolution rapide (23/09/2010) Building & Workplace Design Étude de cas : GSK Biologicals (Wavre) (14/06/2010) Workplace Design Étude de cas : Motown, Mercedes-Benz Belux (Bruxelles) (07/05/2010) Workplace Design Étude de cas : Norpac (Lille) (21/04/2010) Workplace Design Étude de cas : Royal Atrium STIB (Bruxelles) (07/04/2010) Tendance Le réceptionniste virtuel (02/04/2010) Workplace Design Étude de cas : Concentra (Anvers) (31/03/2010) Workplace Design Solutions design en équipements acoustiques (25/03/2010) Services aux occupants Conciergerie d entreprise (10/03/2010) Immotique Epargne Automatique (25/02/2010) Bâtiments passifs La quête de l efficacité énergétique

La passion de la perfection En quête aussi de la solution économique parfaite? i n f o r m a t i o n m a n a g e m e n t 6 Profacility MAGAZINE n 30 MAi 2011 w w w. m e r a k. b e

Profacility Magazine est une publication trimestrielle de AGENDA Fairs & Networking events Editeur: Business Interactive Media sprl Avenue Louise, 475-1050 Bruxelles Tél. +32(0)2 669 77 65 - Fax +32(0)2 626 37 17 info@bimedia.be - www.bimedia.be Directeur de la publication Didier VAN DEN EYNDE - vandeneynde@profacility.be PUBlicitÉ & MarKEtiNG Key account Manager Sigrid NAUWELAERTS - snauwelaerts@profacility.be Marketing Didier VAN DEN EYNDE - dvandeneynde@profacility.be tarifs publicitaires disponibles sur www.profacility.be/advertising rédaction rédacteurs en chef Patrick BARTHOLOMÉ - redaction@profacility.be Eduard CODDÉ - redactie@profacility.be Journalistes Bruno HODITTE, Tim HARRUP, Stijn VANBIERVLIET traducteurs Michel BUCKINX, Luc FRANCO, Annelies VERBIEST, Hilde VAN RAEMDONCK Photographe Bernard DE KEYZER, www.bdkz.net adressez vos communiqués de presse à redaction@profacility.be (fr) redactie@profacility.be (Nl) ProDUctioN Graphisme Kurt THYS - Str8 - www.str8.be imprimeur Van der Poorten SA - www.vanderpoorten.be 24>26/05 realty Tour & Taxis, Bruxelles Trainings & Seminars 23 >25/05 European facility Management conference 2011 (EfMc) Vienna, Austria 25/05 lunch-conférence: Urban Density? our cities need a vision organisé par UPSI au salon Realty, Tour & Taxis, Bruxelles 25/05 Présentation de Jacques attali a brief history of the future: the European city organisé par le bureau d architecture Art & Build au salon Realty, Tour & Taxis, Bruxelles 6 e formation Post Graduat en facility Management Haute École de la Province de liège Seraing 26/05 Gestion ICT et câblage 09/06 Gestion de la maintenance 23/06 Gestion financière et budgétisation 15/09 Introduction concernant l immobilier 24/05 Soirée de remise des trophées pour les facility awards 2011 Tour & Taxis, Bruxelles 26/05 conférence Plans de déplacements d entreprise : procédures et légisiation IBGE, Bruxelles 09/06 Séminaire facility Management et les Pouvoir publics Organisé par IFMA à la Tour des Finances, Bruxelles 20/10 congrès focus on facility Management : Le FM vert et durable Organisé par KI Communications. PartENariatS Profacility est le partenaire média de abonnements Abonnement 1 an à Profacility : 98 Eur (tvac) Inclus : Profacility Magazine : 3 parutions Profacility Guide - édition 2012 Profacility e-newsletter 10 parutions le 2 ème mardi du mois www.profacility.be/biblio accès à la bibliothèque Profacility* * Vous recevez votre login et mot de passe personnel. Téléchargement illimité pendant la durée de votre abonnement Formulaire d abonnement sur www.profacility.be/abo contact : abo@profacility.be Editeur responsable : Didier VAN DEN EYNDE, Avenue Louise, 475-1050 Bruxelles Droits de reproduction (textes, publicités, illustrations) réservés pour tous pays. Les documents reçus ne sont pas rendus et leur envoi implique l accord de leur auteur pour leur libre publication. 16/06 21 e facility Night - Bruxelles le facility Management dans le monde atomique Des conférenciers de premier plan aborderont cet univers inhabituel. Le physicien Jorgen D Hondt, professeur à la VUB et chercheur au CERN, présentera les défis de gestion des infrastructures du Centre Européen pour la Recherche Nucléaire de Genève, l un des plus grands et des plus prestigieux laboratoires scientifiques du monde. En liaison avec l actualité de la catastrophe nucléaire au Japon, beaucoup s interrogent sur la situation du nucléaire en Belgique. Johan Hollevoet du groupe Electrabel GDF Suez, y répondra en partie en présentant les priorités de gestion et maintenance de la centrale nucléaire de Doel. cern, centre Européen pour la recherche Nucléaire, Genève. retrouvez ces rendez-vous sur www.profacility.be/agenda

PRO-FM I Profil d un facility manager I Facility management, transparent comme le verre Carglass est réputé en tant que spécialiste de la réparation et du remplacement de vitres automobiles. En Belgique, la société possède un réseau de 43 filiales en plus d une flotte de véhicules de montage qui se rendent sur place, au bureau ou à domicile, en cas de bris de vitre. Le facility management et la totalité de la gestion immobilière y sont étroitement liés et confiés à Frank Roosen. n Eduard coddé Le facility management dépend chez Carglass de la division «Operations». Celle-ci est subdivisée en quatre régions avec, chacune, un «Regio Manager» qui rapporte à «l Operations Director». «Le facility management s occupe chez Carglass du fonctionnement facilitaire complet des implantations à l exception de l ICT et de la Sécurité qui font l objet de divisions séparées», entame Frank Roosen. L infrastructure ICT des filiales relève de la responsabilité du département IT. ACS signifie Audit Carparc and Safety et s occupe de la protection des bâtiments. Nathalie Gilson, PA du CEO Jean-Paul Teyssen, se charge de tout l aspect facilitaire pour le Customer Support Center, le siège principal de Carglass à Hasselt. Des ateliers idéalement aménagés donnent des collaborateurs «delight». Ce n est pas un hasard si Carglass s est classée en 2011, pour la 2 e fois (1 re fois en 2009) dans le top 10 des Meilleurs Employeurs. Le service mobile constitue un outil stratégique important de Carglass : plus de 100 véhicules sont prêts à offrir aux clients un service supposé «inoubliable», où et quand ils le veulent, 24h/24 et 7j/7. Les équipes mobiles augmentent le rayon d action des filiales et ceci influence la dispersion et l implantation. ACS se charge aussi de la sécurité générale du personnel, de la gestion de flotte, de la sécurité dans les bâtiments (incendie par ex.) et de la protection relative aux flux de documents. Evidemment, les actions des différentes divisions se chevauchent. Outsourcing maximal Le facility management chez Carglass passe au maximum par l outsourcing du service. Frank Roosen peut compter sur l aide de Greta Biesmans, Facility Assistant qui assure le helpdesk. «Carglass est une entreprise très orientée service et c est aussi ce qu attendent nos clients», assure Frank Roosen. «Les objectifs ne sont, il est vrai, pas encore réalisés à 100 %, mais quand même. Aujourd hui, les branch managers portent une responsabilité importante dans le maintien du bon fonctionnement de leur filiale, mais le but est qu ils puissent s adresser à nous pour tous leurs problèmes.» Le facility management ne se soucie pas seulement des bâtiments, mais est aussi garant du bon fonctionnement des installations techniques dans l atelier. Mettre un helpdesk solide à disposition des implantations constitue dès lors une priorité absolue pour le facility management et ceci va de pair avec le choix de partenaires d outsourcing eux aussi solides. «Des contrats sont conclus autorisant un service maximal et un ensemble de services tandis que, par ailleurs, la question est toujours posée de savoir si la philosophie du one-stop-shopping satisfait toujours bien aux attentes posées pour les services souhaités», précise Frank Roosen. «Nos partenaires de confiance doivent pouvoir atteindre les SLA imposés. Pour les postes clés, nous choisissons toujours deux partenaires ; par sécurité, pour toujours pouvoir s appuyer sur une réserve ou simplement pour pouvoir assurer la couverture nati- De gauche à droite : Greta Biesmans, Facility Assistant, Maarten Van Wesenbeeck (WIT), partenaire externe, et Frank Roosen, Facility Manager Carglass Belux. 8 Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011

onale nécessaire. Parfois, nous travaillons aussi avec un seul partenaire tel que Crawford pour les portes, parce que celui-ci peut présenter les garanties souhaitées.» De préférence des relations à long terme Carglass veut clairement s en tenir à son core business le vitrage de voitures et c est pourquoi l outsourcing constitue un choix évident. En tant qu entreprise, elle souhaite offrir aux clients, dans une situation désagréable telle qu un bris de vitre, un service dit «inoubliable» et investit pour cela considérablement dans les mesures de satisfaction de la clientèle. Carglass doit être le premier choix du client. Frank Roosen recherche, au niveau du facility management, ce même esprit de service auprès de ses partenaires sous-traitants. «Nous souhaitons que la relation de confiance soit entretenue, que les accords soient respectés et que tout soit mis en œuvre pour créer un sentiment de satisfaction.» Les liens solides de la collaboration constituent chez Carglass un fil rouge à travers tout le phénomène facilitaire. C est ainsi qu une coopération est engagée régulièrement avec deux à trois architectes et que deux entreprises de construction générales sont sélectionnées. «Avec une division facilitaire très modeste, il est encore plus important de sélectionner soigneusement les partenaires pour l outsourcing», souligne Frank Roosen. «Je me sais bien entouré par de bons prestataires de service et ils se sentent ici chez eux, comme s ils faisaient partie de Carglass. La notion de partenariat à long terme signifie vraiment quelque chose chez Carglass.» Aujourd hui, l on se montre généralement réactif par rapport aux problèmes signalés au helpdesk. Le but est que le facility management intervienne de façon plus proactive en effectuant par exemple un check-up des bâtiments chaque année ou tous les deux ans. En 2007, Carglass a ouvert à Verviers un concept store où tous les aspects de la nouvelle corporate identity sont réunis. Aujourd hui, une dizaine d implantations déjà ont été «restylées» selon cette norme. «À Verviers, de nouvelles techniques d éclairage LED sont testées et lorsqu elles seront approuvées, nous procéderons à l application générale dans toutes nos filiales», poursuit Frank Roosen. Rénovation pour look neuf Toutes les implantations Carglass sont louées et cela signifie pour Frank Roosen un portefeuille très varié de contrats qui doivent être gérés. «Parfois, il s agit de petits investisseurs privés, parfois de développeurs et de promoteurs, voire de grands groupes d investissement», indique-t-il. En 2007/2008, un imposant projet de rénovation a été lancé pour un grand nombre d implantations. Pour le management du projet de «remodeling», Carglass peut compter sur l aide d un partenaire externe : Maarten Van Wesenbeeck et son entreprise WIT. Cette abréviation signifie «Whatever It Tales» et c est exactement ce qu attend Carglass pour arriver à d excellents résultats. Un nouveau look corporate est à la base de l opération. Frank Roosen : «Dans nos campagnes médias, nous indiquons toujours notre numéro de téléphone gratuit. Une équipe très orientée service de plus de 75 personnes se tient prête 24 heures sur 24 pour aider les clients. Mais le drive-in spontané de clients avec bris de vitre est aussi toujours très important. Pour certaines filiales, cela va jusqu à 40 %. Une image attractive des bâtiments et une image de marque clairement reconnaissable sont dès lors indispensables. La rénovation place l accueil du client au centre des préoccupations, et va de pair avec une offre de services encore accrue. L accueil comporte un coin agréable pour l attente avec lecture, un coin travail pour les utilisateurs de laptop avec prises et accès internet, un Top mondial distributeur de boissons ; même un vélo de prêt fait partie de l équipement!» Les filiales pour lesquelles une rénovation est envisagée selon les règles du nouveau look corporate font d abord l objet d un audit. Avec tout d abord un test d image qui examine si la situation et la visibilité suffisent par rapport aux nouveaux objectifs. Suit alors une analyse opérationnelle dans laquelle le parking disponible, la taille de l atelier et l espace réception sont pris en compte. Ces facettes de l audit sont évaluées tant par le Sales & Marketing que par le département Operations. Lorsque le feu vert est donné, le bâtiment est soumis à un test CO 2 qui examine les prestations énergétiques. Cette partie de l audit est confiée à un partenaire externe. Frank Roosen : «Nous recevons un rapport de 25 pages dans lequel tous les investissements possibles contribuant à l amélioration de la PEB sont listés avec, à côté, leur faisabilité et leur temps de remboursement. Ce rapport constitue un matériel de discussion précieux pour un entretien avec le propriétaire/loueur du bâtiment.» Carglass a l habitude de négocier avec le loueur en vue d obtenir une prestation énergétique améliorée. «Pour nous, utilisateur, cela signifie avoir l assurance d un climat de travail agréable. Par le biais d économies sur les coûts d énergie, nous compensons un montant de location un peu plus élevé.» Carglass appartient au groupe international Belron, la 3e branche de la société familiale D Ieteren avec la distribution automobile et la location de voitures (Avis). Belron, dans lequel D Ieteren possède depuis 1999 une part de 92,7 % du capital, peut être considérée comme la plus grande entreprise mondiale sur le plan de la réparation et du remplacement de vitres automobiles. Dans le monde, on dénombre 1.800 implantations, complétées par 8.500 équipes de service mobiles réparties sur 33 pays et 5 continents. Au total, Belron compte pas moins de 25.000 collaborateurs. Carglass et Belron sont les enseignes visibles dans une grande partie de l Europe, aux USA, en Amérique du sud, en Australie et Nouvelle-Zélande, en Chine et en Russie. En Belgique, Carglass compte 43 filiales et une centaine de véhicules de service. La société a des accords avec presque toutes les grandes sociétés de leasing et compagnies d assurances pour un traitement fluide des formalités. Dix ans de facility management Frank Roosen a démarré sa carrière chez Carglass en 1994 en tant que Branch Manager dans une filiale bruxelloise. En 2000, il rejoint le siège principal de Carglass à Hasselt où il devient bras droit de l Operations Manager. À ce moment-là, la fonction de facility manager n existait pas encore dans l entreprise. À l époque, il perçoit déjà l importance du helpdesk en tant que partie de ses attributions. Cette expérience lui montre que la plupart des problèmes signalés avaient trait aux bâtiments. Conséquence : la création, en 2002, de la fonction de facility manager. Près de 5 ans plus tard, Frank Roosen est épaulé par une assistante. Après quoi, un project manager indépendant est venu en renfort pour le remodeling des implantations. Aujourd hui, il existe des plans concrets pour l engagement d une quatrième force vive au service facilitaire. Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011 9

Un nouveau look corporate est à la base d un grand projet de rénovation qui se concentre sur une image attrayante et une image de marque clairement reconnaissable (filiale de La Louvière). Green Brand L objectif affiché est de profiler Carglass comme «Green Branda et ceci sur le plan international. «Nous nous imposons une norme plus sévère que la très discutée norme Kyoto», explique Frank Roosen. «Concrètement, le but est de réduire nos émissions de CO 2 de 30 % à l horizon 2015 par rapport à 2008. La difficulté ici est que l on ne peut agir dans notre entreprise que sur deux éléments : les bâtiments et le parc pour le service mobile.» Pour ce qui est des bâtiments, il est assez simple de décider que les vieux bâtiments avec de mauvaises prestations énergétiques soient démolis, mais un grand nombre de bâtiments ne sont pas vraiment mauvais tout en n étant plus en ligne avec la philosophie Green Brand. Les bâtiments sont aussi gérables avec une flexibilité limitée. Il n y a pas seulement les contrats de location en cours mais aussi la valeur commerciale d une implantation donnée qui empêchent dans un certain nombre de cas de procéder rapidement à la rénovation écologique. Dans le cas de rénovations d implantations, le vieux mobilier n est jamais envoyé aux déchets. Nos propres collaborateurs peuvent lui donner une nouvelle destination ou alors il est donné à des organisations pour la bonne cause.» Chez Belron (voir cadre), une grande importance est attachée à l échange de best practices. De nombreux groupes de travail internationaux sont créés pour échanger des expériences relatives à la politique d achat, à la limitation des émissions de CO 2, au facility management, etc. Mais sur le plan national aussi, il y a des échanges entre les divisions. «Les échanges internationaux sont passionnants», souligne Frank Roosen. «Parfois, un collègue est déjà très loin dans quelque chose que vous commencez à peine. L échange d expériences permet alors de gagner beaucoup de temps et évite de faire les choses en double.» Les différences internationales existent aussi : c est ainsi que le problème du CO 2 dans un pays comme l Espagne est très différent de chez nous. L isolation de l enveloppe externe semble ne pas exister là-bas. En ce qui concerne l approche one-stop-shopping, Frank Roosen constate que les Pays-Bas l ont très rapidement introduit mais reprennent un peu leurs distances maintenant par rapport à cela. Mission à long terme Facility management et ESR À la question sur les évolutions ayant particulièrement frappé Frank Roosen ces dernières années, il ne doit pas réfléchir longtemps : «L importance grandissante d une image écologique et qui se manifeste partout!», constatet-il. «Partout, on considère le cycle de vie total des produits. Carglass soigne lui aussi son image écologique avec, notamment, des livraisons quotidiennes au départ du siège de Hasselt associées à l enlèvement des vitres automobiles à remplacer afin de les rassembler à Hasselt pour un recyclage en bouteilles de vin. Lors du processus de sélection de nos fournisseurs, cette image verte joue tout autant. Le fait que nos partenaires entreprennent durablement constitue pour Carglass une condition sine qua non! Leur programme CSR est demandé à un stade très précoce. Nous constatons aussi que les grandes entreprises n ont aucun mal à ce niveau et même qu elles le présentent spontanément.» En ce qui concerne l avenir du facility management chez Carglass, Frank Roosen voit surtout le greffage de la philosophie d entreprise sur le facility management : «Pour une société axée sur le service telle que la nôtre, les divisions de support sont cruciales pour la réussite de la mission et le succès du core business. Le facility management se soucie de l évolution de la prestation énergétique, des émissions de CO 2, du rayonnement, bref des facteurs environnementaux qui apportent une plusvalue à l entreprise.» n Bien que l expansion du nombre d implantations de Carglass ne soit plus une priorité, la quête pour des emplacements de qualité se poursuit, tandis que les bâtiments existants sont optimalisés. La relocation et l optimalisation des implantations constituent sans conteste pour Frank Roosen la mission à long terme la plus importante. «Nous cherchons en principe un partenariat à long terme avec les loueurs qui peuvent nous présenter de bons emplacements commerciaux. Il n est pas rare que Carglass décide de rester dans une implantation et même d investir dans l amélioration de l isolation. Nous créons donc une situation win/win pour le loueur et le locataire.» Carglass se présente comme un locataire exemplaire en maintenant les bâtiments en bon état et en investissant si nécessaire dans l amélioration afin d éviter un déménagement vers une autre implantation. 10 Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011

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Tour & Taxis I Brussels I 24-25-26 May 2011 Real Estate & Facility Management meet at Realty Recently the IFMA (Belgian Federation of professionals involved in Facility Management) and the FAB (Belgian Federation of Architects) signed a charter engaging both organisation to take into account - in the design phase of a building - all the facts impacting the cost of use and environmental cost. As a first step to promote exchanges between the Real Estate and the Facility Management worlds, IFMA is organising two conferences in Brussels during REALTY, the Belgian business-to business real estate trade fair: 24 May Condition assessment and long-range maintenance budget for buildings and installations via NEN 2767 26 May FMIS : 360 control of your Real Estate! IFMA thanks these partners for their support : Online registration via www.realty-brussels.com When registering for the Realty Trade fair, you will gain free access to these conferences Professional Partners Media Partners Fair Partner

PRO-FM I FORMATION FM I Premier Master belge en FM La formation en Facility Management monte en puissance : dès septembre 2011, la Haute École de la Province de Liège (HEPL) ouvre la première filière de formation au niveau master du pays. L horaire en alternance permettra une immersion immédiate pour les étudiants suivant cet enseignement qui veut «coller aux réalités du terrain». Patrick BARTHOLOMÉ Alain Delahaut compte sur une douzaine d inscriptions pour la première rentrée académique du nouveau master en FM. Références Master en Facility Management (2011-2012) Grille horaire HEPL Disponible sur profacility.be/references Il suffit de jeter un coup d oeil sur les sites d offres d emploi : le mot «Facility Manager» est entré dans le vocabulaire des recruteurs. Les entreprises belges ont identifié un besoin et défini un profil professionnel pour y répondre. Le Facility Management, deuxième poste en importance après les HR, n est plus une notion exotique d inspiration anglo-saxonne. Même du côté francophone, la prise de conscience a lieu, comblant ainsi un décalage avec la Flandre qui, pour des raisons culturelles, bénéficie depuis plus longtemps de l exemple inspirant des Pays-Bas et de son avance décisive en matière de FM. Mais pour satisfaire ces besoins, les ressources belges en formation restent modestes si l on compare aux plus de 5.000 diplômés qui sortent chaque année des 8 écoles et universités néerlandaises. Toutes proches également, l University of Greenwich, l Université de Paris-Est - Marne-la-Vallée et l INSA de Strasbourg proposent elles aussi des masters en FM. Chez nous, trois écoles organisaient jusqu à présent des postgraduats en FM, ouverts aux étudiants déjà porteurs d un bachelier ou d un master. Mais il manquait une formation de niveau supérieur et c est à présent chose faite à Liège. En alternance «Ce master de 120 crédits ECTS dure deux ans, et son organisation s inspire de ce qui se pratique déjà à l Université de Paris-Est Marne-la-Vallée, explique Alain Delahaut, Coordinateur des Formations FM à la HEPL. Il s agit d un master en alternance. Pour y accéder, outre les obligations proprement scolaires (avoir préalablement réussi une formation de 180 crédits ECTS), les étudiants doivent obtenir un contrat avec l entreprise qui les accueillera pendant la moitié du temps. De son côté, l entreprise doit s engager à garder l étudiant au moins 2 ans, à lui apporter certaines compétences qui ne seront pas fournies par les cours, à rémunérer l étudiant à mi-temps selon le barème légal du Contrat d Insertion Professionnelle et bien entendu à le libérer la moitié du temps. Nous espérons accueillir une douzaine de candidats à la rentrée académique 2011. Les entreprises qui sont intéressées par la formule peuvent nous contacter dès à présent.» À noter qu Agoria, notamment, a déjà manifesté un intérêt concret pour la formule. Collaboration harmonieuse du secteur L équipe enseignante de la HEPL n est pas peu fière de donner ainsi naissance au premier master belge en FM mais aussi au premier master de Wallonie dans la catégorie économique des Hautes Écoles. Mais fierté n est pas synonyme de rivalité : même si une certaine émulation n est pas absente, les trois centres de formation FM du pays donnent l exemple d une collaboration féconde entre eux et avec l IFMA : c est en 2003 que KaHo St Lieven lançait la première formation FM du pays, une double filière, l une en cours du jour pour étudiants de plein exercice (180 crédits ECTS), l autre à horaire partiellement décalé, organisée en 16 séminaires d une journée. Deux années plus tard, grâce aux excellents contacts entre les deux écoles et au soutien de l IFMA, un double programme semblable était lancé à la HEPL Jemeppe : une année de spécialisation relevant de l enseignement de promotion sociale et un programme de 16 journées de formation continue. Enfin, en 2010, Eramus Hogeschool Brussel démarrait, toujours avec les conseils de l IFMA, son postgraduat en FM stratégique en 7 modules totalisant 22 jours de cours (éventuellement étalés sur 2 années académiques), une offre complémentaire de celle des deux écoles précédentes. Formations FM en Belgique KaHo post-graduat: http://www.kahosl.be/site/index.php?p=/en/ page/439/facility-management/ Erasmus post-graduat : http://www.erasmushogeschool.be/opleiding/postgraduaat-facility-management HEPL post-graduat : http://haute-ecole.prov-liege.be/spip. php?article721 HEPL master : contacter Alain Delahaut, Coordinateur Formations, tél. 04 237 96 07, alain.delahaut@hepl.be PROFACILITY MAGAZINE N 30 MAI 2011 13

PRO-FM I news I Le Nouveau Travail, pas encore pour tout le monde Selon une enquête effectuée par Kluwer au mois d avril 2011 auprès de 850 employés et professions libérales (néerlandophones) en Belgique et aux Pays-Bas plus de 3.000 personnes interrogées -, seul un quart des entreprises belges se disent prêtes au travail flexible, tandis qu aux Pays-Bas, le Nouveau travail.est déjà adopté à grande échelle. Techniquement, plus rien n empêche une organisation flexible du travail et une large majorité des personnes interrogées semble avoir un accès en ligne au mail (74 %) et aux fichiers professionnels (88 %). Pourtant, seuls 22 % d entre eux affirment que leur organisation est prête au Nouveau travail. Bien que 85 % des personnes interrogées en Belgique disposent des moyens techniques pour le Nouveau Travail, c est la nécessaire évolution de la mentalité qui se fait surtout attendre dans les entreprises. Le manque de confiance dans les collaborateurs constitue ici le principal obstacle. Pour 61 % des personnes interrogées, la confiance constitue la base du Nouveau travail.pas moins de 79 % de ces dernières considèrent comme un inconvénient le fait d être moins visible pour les collègues et le management. Pour 65 % des personnes interrogées, un contrôle accru du travail non effectué au bureau est évident. Les Belges craignent que leurs collègues leur manquent : 63 % estiment que le contact direct avec les collègues est plus important que de pouvoir travailler à domicile. Décider de l endroit où l on peut travailler est possible pour 55 % du haut management, 36 % du management opérationnel, 34 % des professions libérales et à peine 15 % du personnel exécutif. Le haut management décide aussi à 54 % du moment où il travaille, pour 44 % au management opérationnel et des professions libérales, mais 32 % des collaborateurs exécutifs ont également conquis ce droit. Le travailleur belge opte principalement entre le travail au bureau ou à domicile. Seuls 22 % travaillent dans d autres endroits: business center, hotspot ou lieu public avec accès Internet. Kluwer Formations organise un congrès sur Le Nouveau Travail le 29 septembre à Machelen. Programme et inscriptions : www.overhetnieuwewerken.be. Le déménagement d entreprises et la logistique efficace de vos stocks c est notre métier Déménagement Déménagement de PME et grandes entreprises, laboratoires et salles informatique effectué avec le leader belge du déménagement. Expérience, sécurité, conseils et souplesse. Archivage Gestion d archives vivantes, mortes, scannage, tracabilité, consultation via interface web sécurisée, destruction. Logistique Gestion informatique et inventaire sur site de votre stock de mobilier et des fournitures. Consultation via interface web sécurisée, code barres. Le service en plus Prise en charge de la gestion organisationnelle et opérationnelle, assemblage-montage de bureaux, nettoyage mobilier et locaux, mise en conformité, fourniture et gestion des clés, plan de sécurité. w w w. m o z e r. b e ANTWERPEN Boomsesteenweg B-2610 Antwerpen België TEL +32 (0)3 440 51 51 FAX +32 (0)3 440 49 49 E-MAIL : antwerp@mozer.be BRUXELLES Bâtiment 742 1931 Brucargo Belgique TEL +32 (0)2 752 51 51 FAX +32 (0)2 751 52 13 E-MAIL : brussels@mozer.be LIEGE Avenue de l Expansion, 1 4432 Alleur Belgique TEL +32 (0)4 246 41 41 FAX +32 (0)4 246 42 49 E-MAIL : liege@mozer.be 14 Profacility MAGAZINE N 30 mai 2011

L empreinte eau fait partie de la responsabilité sociétale des entreprises Après la couche d ozone, les émissions de CO 2, l empreinte écologique (ecological footprint), la pénurie d énergie, «l empreinte eau» sera notre prochain souci. Dans certains pays, l eau utilisée par le secteur industriel dépasse 60% de la consommation totale. Cette utilisation de l eau génère des impacts sur l environnement, la santé humaine et l équilibre social et politique. En calculant «l empreinte eau» de leur activité et de leurs produits, les entreprises peuvent apporter une solution à cette problématique et gérer les risques stratégiques liés à la disponibilité de l eau. Avec le changement climatique, cette thématique est devenue une préoccupation majeure de notre société. Les instances de certification élaborent d ailleurs de nouvelles normes à ce sujet, alors que les organismes de reporting intègrent désormais la dimension eau dans leurs rapports. Dans ce contexte, l initiative «Water DataBase Project» montre tout son intérêt. Il s agit d une base de données destinée à aider les entreprises à gérer l impact de leurs activités sur l eau. Cet outil créé par Quantis, une agence de conseil en développement durable cofondée par deux grandes écoles d ingénierie de Lausanne et de Montréal, se base sur le concept de l analyse du cycle de vie (ACV ou LCA). Cette méthode, apparue dans les années 1970, consiste à évaluer les impacts environnementaux d un produit, d un service ou d une activité donnée, et cela de l extraction des matières premières jusqu à l élimination des déchets. L ACV entre dans les méthodes couramment utilisées en gestion de l environnement, notamment depuis sa normalisation avec la série des normes ISO 14040. L objectif du Water DataBase Project est fournir un aperçu de tout le cycle de vie de l empreinte eau des activités d une entreprise ou d un produit afin d en réduire les impacts. La base de données couvrira plusieurs milliers de processus et sera adaptable régionalement afin de tenir compte des spécificités locales. www.quantis-intl.com/waterdatabase.php Le lieu de rencontre de l offre et la demande. Le guide des fournisseurs en ligne sur www.profacility.be référence plus de 750 fournisseurs spécialisés par secteur d activités. Plus de 750 fournisseurs référencés par secteur d activités. Ils vous présentent leur savoir faire pour optimiser votre gestion de l'immobilier, des bâtiments, environnements de travail, services facilitaires, flotte de véhicules et mobilité. Nouveau! m.profacility.be Recherchez un fournisseur via votre iphone ou autres smartphones Les médias Profacility sont des publications de Business Interactive Media sprl Avenue Louise, 475 BE 1050 Brussels TEL. +32 (0)2 669 77 65 I FAX. +32 (0)2 626 37 17 I info@bimedia.be I www.bimedia.be ADVERTISING Sigrid NAUWELAERTS - snauwelaerts@profacility.be Profacility MAGAZINE N 30 mai 2011 15

PRO-REAL ESTATE I ImmobILIER de BuREAux marché LOcatif I Un début d année en demi-teinte Après une année 2010 encourageante, la prise en occupation (take-up) sur le marché des bureaux à Bruxelles n a pas été remarquable au premier trimestre 2011. à seulement 73.000 m², cette prise en occupation n était qu à environ la moitié de la moyenne trimestrielle; avec une poignée de transactions entre 3 et 5.000 m 2 et aucune au-delà. n Tim HARRUP En examinant les divers segments, on peut voir que les quartiers du centre, qui incluent le quartier Léopold ou quartier européen, le centre proprement dit, les quartiers nord et sud autour des deux gares correspondantes, ainsi que le quartier Louise, représentaient la moitié de la pris en occupation, soit quelques 36.000 m². Ce bon résultat a été poussé par un nombre important de transactions relatives à la location de petites surfaces dans le quartier européen, ce qui a maintenu cette zone juste au-dessus de sa moyenne trimestrielle, à 15.000 m². Mais les quartiers du centre ont normalement un take-up deux fois plus élevé pendant le trimestre. Dans le quartier Louise, le bâtiment Platinum est maintenant presque complet. Il a attiré quatre occupants depuis sa mise sur le marché. Dans les quartiers décentralisés, l activité ralentit depuis le début de 2010, et le premier trimestre de 2011 n a pas inversé cette tendance. La prise en occupation dans cette zone a baissé d une moyenne de 40.000 m² au premier trimestre de 2010 à 16.500 m² pendant le même trimestre en 2011. La location dans le parc d affaires Erasmus de 2.300 m 2 à Tempo Team a été la seule transaction au-dessus de 1.500 m². Dans les quartiers de la périphérie, le premier trimestre a enregistré une prise en occupation de près de 21.000 m². C est environ un tiers en moins par rapport à la moyenne trimestrielle. La plus grande transaction a été la location de 5.350 m² à Yara dans le Corporate Village, près de l aéroport. Le quartier de l aéroport a d ailleurs représenté environ les trois quarts de la prise en occupation des quartiers de la périphérie. Niveau des loyers Le nombre de transactions dans le quartier européens à plus de 200 /m²/an, surtout celles relatives à des superficies entre 200 à 600 m², est encourageant. On peut considérer que les petites transactions à des prix (relativement) hauts sont des indicateurs d un retour à la confiance économique. Les 210 /m²/an du Platinum représentent un retour à une valeur record pour le quartier Louise. Dans l ensemble, il y a eu peu de changements dans les niveaux des loyers au cours du trimestre. Le loyer prime le plus élevé sur le marché bruxellois en ce moment peut être évalué par certains à plus de 300 /m²/an, et c est peut-être vrai pour une transaction isolée (et petite) à Schuman ou à proximité mais, en réalité, la barre très convoitée des 300 Historique prise en occupation et taux de vacance m 2 Le marché des bureaux à Bruxelles et périphérie en chiffres Stock : 13.133.000 m 2 Prise en occupation 1 er trimestre 2011 : 72.873 m 2 Vacance : 1.600.000 m 2 Taux de vacance global : 12,18 % Taux de vacance par zone Quartiers du centre : 9,4 % Quartiers décentralisés : 16,2% Périphérie : 18,6 % Centre Périphérie Décentralisé Taux de vacance 16 Profacility MAGAZINE N 30 mai 2011

n a pas été franchie depuis plusieurs années. 275 constitue une évaluation beaucoup plus réaliste du prime rent. Taux de vacance Le taux de vacance global sur le marché bruxellois est resté obstinément proche de la barre des 12 % au premier trimestre, même s il était légèrement en baisse, à 9,4 % dans les quartiers du centre. Dans les quartiers décentrés, le taux de vacance dépasse les 16 %, avec un record absolu de 437.000 m² d espace disponible dans cette zone. Ce chiffre est proche du niveau de prise en Relocalisation et nouvelles implantations occupation en un an pour l ensemble du marché bruxellois Plus d un tiers des bureaux disponibles dans les quartiers décentrés concerne des bâtiments de plus de quinze ans des immeubles relativement obsolètes dans une zone assez peu populaire. Le taux de vacance dans la périphérie, en revanche, a diminué au cours du premier trimestre, même s il est toujours proche de 19 %. Perspectives On s attend à ce que le deuxième trimestre soit meilleur, mais il vaut mieux ne pas accorder top d importance à la Entreprise/ occupant Localisation - Bâtiment Quartier Bureaux - m 2 Infrabel South Crystal Midi 6.500 m 2 Motion Investment Group/U Media Platinum Louise 2.680 m 2 Secura Regent 37-40 Centre 2.000 m 2 SPF Justice Quatre Bras 19 Centre 7.500 m 2 Vivaqua Empress Court Centre 16.000 m 2 YPTO (filiale SNCB) Ring Station Campus Midi 3.570 m 2 Emerson Pegasus Park Diegem 2.950 m 2 Stanley BD Pegasus Park Diegem 1.950 m 2 date de la transaction entre Axa et la Commission européenne pour 50.000 m² dans l immeuble The Capital : cette transaction doit se faire depuis longtemps et la Vice-présidente du Parlement Européen a confirmé qu elle était officielle lors d un séminaire organisé par Editions & Séminaires en début d année. Sur l ensemble de l année, le volume de nouveaux immeubles ou immeubles rénovés qui seront livrés sur le marché, sans avoir de preneurs, ne devrait pas dépasser les 55.000 m 2. Si le renouveau économique est bel et bien là, cela devrait logiquement entraîner une baisse des taux de vacance. Le fossé qui est en train de se creuser entre ce que veut le marché (le marché de bureaux traditionnel en tout cas) et l offre contribuera peut-être à pousser les loyers à la hausse. En effet, on reconnaît maintenant qu une part importante des immeubles vacants risque bien de ne jamais revenir sur le marché des bureaux traditionnels. Les nouvelles exigences techniques, le désir (et peut-être même l obligation) d avoir des bâtiments plus verts, ajoutés au coût total des rénovations, garantira que certains immeubles trouveront une nouvelle fonction en dehors du secteur du marché de bureaux. n Yara Corporate Village Diegem 5.360 m 2 Tempo Team Erasmus Office Park Décentralisé Sud (Anderlecht) 2.300 m 2 Un an après la mise sur le marché du Platinum, avec la prise en occupation récente de 2.675 m 2 par Motion Investment Group/U-Media, le taux d occupation de l immeuble atteint désormais 87 %. Le niveau des loyers de 210 /m 2 /an obtenus pour le Platinum mais aussi l it Tower indiquent le retour au prime rent précédemment atteint pour le quartier Louise. C est un signe encourageant pour ce quartier qui, de tous les quartiers du centre, présente le taux de vacance actuel le plus élevé : 14,6 % picture georgesdekinder.com *source ; Rapport DTZ Research Property Times Q1 2011. Nous remercions DTZ Resarch pour leur analyse et chiffres du marché qui ont été utilisés pour la rédaction de cet article. Profacility MAGAZINE N 30 mai 2011 17

PRO-REAL ESTATE I URBANISME, ARCHITECTURE ET MOBILITÉ I Quel futur pour le Palais de Justice de Bruxelles? Le palais de justice doit-il conserver sa fonction originale où doit-il - peut-il - être reconverti et sa fonction judiciaire actuelle exercée ailleurs? Le débat sur le changement d affectation de ce bâtiment classé a été porté sur la place publique par la Régie des Bâtiments et le Service Public Fédéral Justice. Ils ont organisé un concours international d idées sur le thème «Brussels Courthouse - Imagine the Future». Le futur et la transformation de ce bâtiment magistral et symbolique de la ville de Bruxelles, a suscité l intérêt et la créativité d architectes bien au-delà de nos frontières. 188 projets en provenance de plus de 27 pays ont été soumis au jury dans deux catégories. Primo, le bâtiment garde totalement ou partiellement une fonction judiciaire. Secundo, la Justice quitte le palais et le bâtiment est reconverti à d autres fins. Le jury, présidé par Olivier Bastin, Maître architecte de la Région de Bruxelles-Capitale, a élu six projets, trois lauréats pour chaque scénario. Une idée maitresse des projets de plusieurs lauréats est le réaménagement du socle du bâtiment en le perçant pour recréer des rues disparues lors de la construction. Le socle du palais de justice deviendrait alors une zone publique de liaison entre le bas et le haut de la ville, entre la rue des Minimes et la rue aux Laines, entre la rue de Wynants et la Place Poelaert. Ces 15 000 m² d espaces voûtés seraient aménagés avec des commerces, des espaces culturels et récréatifs. Les projets envisageaient non seulement comment le bâtiment lui-même pouvait être transformé mais également les alentours (en particulier la Place Poelaert, du nom de l architecte du palais de justice). Le futur du palais de justice de Bruxelles est sujet à des débats politiques, entre ceux qui veulent qu il reste le premier palais de justice du pays et ceux qui pensent que pour des raisons de sécurité et de coût de fonctionnement et maintenance, il n est plus capable de remplir ce rôle. Il est peu probable qu une décision soit prise immédiatement mais il est clair qu avec les résultats de cette compétition, les idées sont sur la table et l avenir de l un des bâtiments les plus emblématiques de Belgique est bien à l ordre du jour. Les idées originales proposées dans les projets sont présentées sur www.brusselscourthousecontest.be Pierre Silande, Mickael Papin Rue du Palais : projet lauréat pour le scénario Justice quitte le palais. Pour les architectes français Pierre Silande et Mickael Papin, auteurs du projet, le palais de justice n est pas suffisamment connecté avec la ville. Seule la façade donnant sur la place Poelaert offre cette connexion urbaine. Les trois autres façades présentent un socle aveugle. L espace public devant ces façades est saturé par le stationnement des voitures, la vie urbaine s y arrête. Pierre Silande et Mickael Papin proposent de modifier cela pour rendre une dynamique à ces lieux : la salle des pas perdus et le grand escalier deviennent des lieux de passages, une rue prenant le nom de «rue du Palais» qui relie la ville haute, la ville basse et le quartier des Marolles. La rue est ceinturée de commerces et autour du palais aux toitures végétales viennent se greffer des immeubles, abritant logements, commerces et bureaux. Retrouvez chaque jour l actualité du secteur sur www.profacility.be/news 18 PROFACILITY MAGAZINE N 30 MAI 2011

DOSSIER The New Workplace Chouchouter le travailleur intellectuel Le poste de travail fait aujourd hui l objet de toute l attention du facility manager. Il recèle une forte charge émotionnelle et trouve, en outre, de moins en moins son ancrage dans le bâtiment de l entreprise. C est par lui que passe l augmentation de la productivité et de l efficacité des collaborateurs, deux notions clés pour réduire ces coûts qui ne cessent d exercer une pression sur le facility manager. Le poste de travail réunit désormais les attentes globales et très individuelles de l employé dans un puzzle complexe. Il s attend à un encadrement comprenant, entre autres, un catering sain et varié, une solution de mobilité toute prête, et pourquoi pas aussi une salle de fitness, de wellness ou une offre de services complémentaires comme une crèche, un service de repassage. Bref, un lieu de travail avec un niveau de bien-être élevé lie l employé à l entreprise et contribue directement et indirectement à réaliser des économies. Mais notre époque se caractérise par l individualisme. L employé souhaite travailler à la maison ou n importe où sur la route à un moment de la journée qui génère le meilleur équilibre entre le privé et le travail. Techniquement, cela ne pose pas de problème, mais tous les efforts du facility manager pour chouchouter les collaborateurs ne sont-ils dès lors pas perdus? À moins justement que le nouveau poste de travail n attire à nouveau l employé vers l entreprise? Photo : Valerie ClarySSE - Beeldpunt n Eduard CODDé Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011 19

DOSSIER I ALKEN-MAES, MALINES I à la recherche de visibilité et de mobilité Après le déménagement des activités de brasserie, le siège principal d Alken-Maes à Waarloos a fait l objet d une étude critique. Le bâtiment datait des années 80, n était pas visible et les connexions avec le transport public peu pratiques. De plus, les coûts de rénovation auraient été très élevés alors qu Alken-Maes NV a pris un tout nouveau départ, ces dernières années, avec la marque de bière Maes comme fondement solide. Suffisamment de raisons pour partir à la recherche d une nouvelle implantation affichant des prestations énergétiques favorables. n Eduard CODDé - Photos : Valerie Clarysse - Beeldpunt 20 Profacility MAGAZINE N 30 Mai 2011

Les salles de réunion pour les meetings entre collègues sont intégrées dans les différents étages. La quête d un nouvel immeuble a été confiée à un partenaire immobilier. Au cours des recherches, MCS a également été impliqué afin, d une part, de trouver un endroit adapté et, d autre part, de s occuper de la planification facilitaire. Le choix est tombé sur le tout nouveau Stephenson Plaza sur le terrain industriel de Malines Nord, où trois étages sont désormais loués. Le choix a été motivé par les solutions de mobilité disponibles (auto, bus et train), la prestation énergétique affichée par le loueur du bâtiment et l excellente visibilité à partir de l autoroute E19 Anvers-Bruxelles. Le pouvoir du papier «Chez Alken-Maes, on tient beaucoup à nos documents papiers!», explique Lambert Vandebergh, Manager Immo & Concepten. «Il s agit notamment de notre service juridique et des nombreux contrats de location de notre branche immo pour l horeca.» Il s agit de choses qui doivent être physiquement documentées. Un bureau paperless est donc difficile. Un passage éventuel du papier au digital via scanning n offrait dès lors pas une solution totalement équilibrée. «Une conclusion à laquelle, tant MCS que nous-mêmes, étions confrontée», se rappelle Lambert Vandebergh. L ensemble du projet de déménagement impliquant quelque 150 collaborateurs a été préparé par des groupes de travail internes, avec des représentations des différentes divisions. Les groupes de travail ont traité des sujets tels que le branding, l IT, le poste de travail, l archivage et la protection. Tous les services de Waarloos devaient déménager vers la nouvelle implantation, une occasion pour les réaménager selon la fonction et en faire une organisation plus pratique avec une utilisation plus efficace du lieu de travail. Auparavant, le management occupait l étage supérieur alors que la préférence a maintenant été donnée au rapprochement des collaborateurs et des cadres. Tous le monde est visible MCS s est vue confier la mission d étudier les processus de travail et ensuite de formuler des propositions pour un nouvel aménagement des postes de travail. Le conseil émis relatif au nouveau travail a été assez radical et a fait froncer pas mal de sourcils du côté de Profacility MAGAZINE N 30 Mai 2011 21

DOSSIER I ALKEN-MAES, MALINES I la direction et des groupes de travail. Finalement, MCS (Management Consultancy Software) a imposé le poste de travail flexible et le principe du clean desk dans certaines zones. Le directeur Pascal Gilet a estimé important que l aménagement soit transparent, un reflet de l ouverture affichée par l entreprise. «Nous n avons rien à cacher ; je veux voir tout le monde!», résume-t-il. Les 2 e et 3 e étages rassemblent les postes de travail, complétés par des salles de réunion, des coins café, des coins imprimantes, des pitstops, cockpits et autres lounges. Le 4 e étage regroupe la réception, les salles de réunions, la cantine et un bar agréablement aménagé pour les événements clients. Pour l aménagement, différents types de postes de travail ont été retenus. Les «benches» sont les plus utilisés. Il s agit de postes de travail communs pour 4 collaborateurs. Il y a au total 13 cockpits répartis sur 2 étages. Ils sont prévus pour pouvoir travailler dans le calme et la concentration ou pour mener une conversation téléphonique confidentielle. Chaque cockpit est doté d une connexion Internet. On dénombre 8 lounges pour les réunions non confidentielles entre collègues. Ils ne possèdent ni portes ni murs, mais sont surtout destinés à ne pas déranger les autres collègues à leur poste de travail. Chaque étage compte aussi quelques coins imprimantes signalés par une lumière verte pour l impression centralisée des documents. Priorité au confort d assise Lors de la sélection des meubles, le confort d assise a été une priorité. On a décidé de tester différentes marques et modèles de sièges et de les confronter aux utilisateurs futurs et au comité pour la sécurité et la santé sur le lieu de travail. «Une bonne douzaine de sièges ont participé au test», se rappelle Lambert Vandebergh. «Les tests ont été effectués par des gens aux corpulences et poids très divers, y compris même des collaboratrices enceintes. Très vite, 4 sièges ont été écartés, notamment des candidats dont on aurait pensé qu ils allaient être sélectionnés sans problème!» Les critères étaient, outre la qualité de l assise, la facilité de réglage et d utilisation. Lambert Vandebergh : «En tant que donneur d ordre, on risque d accorder trop d attention à l esthétique et aux prix des meubles, alors qu ici une appréciation objective des utilisateurs a été déterminante. Les sièges ont été considérés comme un poste d achat séparé.» La sélection des sièges de bureau, de réunion et de visiteurs Steelcase Think a eu un prolongement avec le choix de Steelcase pour le reste du mobilier de l espace de travail. Le passé s invite dans le présent Le groupe de travail «branding» sous la direction d Eef Debeuf, architecte d intérieur, s est penché sur l habillage du nouveau siège principal d Alken- Maes NV. Elle a piloté le choix des couleurs et de la décoration, a déterminé l ameublement des espaces hors postes de travail. Les meubles ont été trouvés chez un des fournisseurs horeca et apportent de la couleur à l ensemble. Donnée marquante : les dénominations et l habillage des salles de réunion et des cockpits. Les noms des salles de réunion sont liés aux divisions qui les entourent comme par ex. Café (division on trade) et Shopping (off trade). Les salles de réunion où les visiteurs et les collaborateurs se rencontrent portent un nom qui renvoie aux produits de l entreprise. Pour les cockpits, la dénomination est à nouveau liée aux divisions où ils se trouvent : Hop, Mout ou Gist au 3 e étage cadrent parfaitement dans l atmosphère de la division achat. Des photos murales soigneusement sélectionnées se référant au passé de l entreprise contribuent à créer une ambiance agréable dans les salles de réunion et les cockpits. ict Pour le nouveau bureau, la division ICT propre a donné la préférence au réseau câblé. Seul le 4 e étage, où se trouvent les salles de réunion pour les relations externes, compte un réseau sans fil avec accès pour les visiteurs contribuant à la tenue de réunions flexibles. Tous les postes de travail ont été revalorisés lors de l opération de déménagement avec des écrans plats qui sont en outre plus économiques d un point de vue énergétique. Les imprimantes individuelles appartiennent au passé ; chacun utilise les imprimantes centralisées via les copy corners. À la mi-février 2011, ce fut le grand jour. «À 11 h, chacun était installé et opérationnel dans notre nouveau bâtiment», conclut Lambert Vandebergh, satisfait. n Un nouveau cadre de travail et de vie Un déménagement est un événement unique pour tout collaborateur», affirme Lambert Vendebergh, Manager Immo & Concepten. «Cela s écarte totalement des activités professionnelles quotidiennes. Il faut décider rapidement et sur tant de choses que l on se demande constamment si on a fait les bons choix.» Durant les 4 mois qui ont précédé le déménagement, une journée de rangement a été tenue chaque mois. Dès le début de la décision de déménager, on avait déterminé quel espace chacun allait se voir attribuer pour l archivage. Alken-Maes NV utilise trois types d archive : une archive vivante au rez-de-chaussée du Stephenson Plaza, une archive «dormante» à Alken pour les pièces qui doivent légalement être conservées longtemps et une conservation opérationnelle de documents à proximité du poste de travail. 22 Profacility MAGAZINE N 30 Mai 2011

les «benches» pour 4 collaborateurs sont les types de postes de travail les plus utilisés. Vu l importance des documents papiers au sein de l entreprise, le souhait des utilisateurs était de les conserver à proximité du poste de travail. Chaque étage dispose d un coin café proposant une sélection de boissons et des sièges agréables. les salles de réunion sont décorées de photos soigneusement sélectionnées qui renvoient au passé de l entreprise. à côté de la réception, le visiteur a un aperçu de toutes les marques de bière distribuées par alken-maes. le cockpit est destiné à travailler dans le calme et la concentration ou à mener une conversation téléphonique confidentielle. Découvrez la galerie photos complète de ce reportage sur www.profacility.be/biblio via la page contenant cet article. Publication à la date du 22/05/2011. les articles sont classés selon la date de parution avec les articles les plus récents en tête. Profacility MaGaZiNE N 30 Mai 2011 23

PUBLI-VIEW Place 2.5: le magazine et forum Internet qui inspirent Les choses exceptionnelles doivent aussi être communiquées d une manière exceptionnelle. Les premières grandes réalisations sont pour Sedus la confirmation que le concept Place 2.5 unique visant à favoriser le bien-être productif dans les bureaux est réalisable et réaliste. Les plus beaux projets de référence et de nombreuses informations intéressantes à ce propos paraissent depuis un certain temps déjà dans un magazine Special Interest à la réalisation soignée. Ce qui était présenté, il y a encore 5 ans, comme un projet virtuel, a adopté une forme concrète au cours de ces dernières années, en ce compris des réalisations «in the real world». C est ainsi par exemple que les départements Planning et Service Clientèle de Westfalen ainsi que le nouveau centre R&D de la société-mère à Waldshut ont été les premiers à être réalisés et transformés en véritables environnements de travail Place 2.5 afin de s afficher comme preuves vivantes de la faisabilité. Des projets ont été menés à bien chez des clients comme Hellmann Worldwide Logistics, Nostalgic-Art, Econcern et Netlash (à Gand) et approuvés. Le quartier général de la marque de vêtement Diesel à Milan a été une des plus belles et des plus imposantes réalisations. Ces expériences positives liées au concept ont également généré de nouvelles perspectives. L idée Place 2.5 est si complexe et vaste qu elle touche 24 Profacility MAGAZINE N 30 Mai 2011

les CEO et Facility Managers les gens jusqu aux plus hauts niveaux de management et la chance de réalisation effective d un tel projet s accroît à mesure que le lien avec ces personnes se renforce. Place 2.5 s adresse dès lors aux chefs d entreprise qui perçoivent la nécessité de changement. Un certain nombre de choses l attestent : l Institut Fraunhofer de Stuttgart par exemple, a prouvé que la qualité d un environnement de bureau est indissociablement liée à la motivation des collaborateurs et qu il est possible d accroître - jusqu à 36 % d amélioration -, les prestations mesurables des collaborateurs. Une étude de Gallup a montré par ailleurs que jusqu à 1/5 e des employés ne sont pas satisfaits de leur environnement de travail et le ressentent comme un manque de respect. Dans le pire des cas, ce groupe réagit de façon franchement destructive. Il est donc grand temps que les entreprises et les bureaux empruntent une autre voie. Place 2.5 dépasse en effet le seul concept d aménagement, c est une véritable philosophie. Ce n est cependant pas toujours aussi facile à expliquer et les décisions nécessaires se situent à un niveau élevé. C est pourquoi Sedus considère comme sa mission de sensibiliser les «business leaders» à cette philosophie. Sur cette base, Sedus a créé un magazine envoyé sous le titre de «Place 2.5 le magazine du bien-être source de productivité» envoyé à plus de 60.000 CEO et managers. Cette revue dévoile tout de ce concept passionnant au lecteur qui bénéficie de conseils de management et d information jusque et y compris des thèmes lifestyle qui peuvent rendre la vie du CEO plus agréable et intéressante. Le magazine est édité et distribué en 6 langues et l intégralité du contenu est repris sur le forum Internet du même nom. Le forum propose aussi des articles plus détaillés et utilise d autres outils tels qu interviews, plans et promenades visuelles au sein de superbes références. Au total, 10 journalistes de 6 pays écrivent régulièrement pour le forum de nouveaux articles qui peuvent être consultés en cliquant sur www.place2point5.com. L objectif de tout cela est d entrer en dialogue avec des grands décideurs et des chefs d entreprise et de les sensibiliser au concept Place 2.5. Pour Sedus, c est une nouvelle façon de communiquer et qui est unique dans le secteur du mobilier de bureau. Alors que le 4 e exemplaire sort de presse, Sedus ouvre également l abonnement à la revue aux facility managers et spécialistes des aménagements de bureaux pour qu ils puissent visualiser comment cette philosophie d aménagement peut modifier la vie en entreprise. Inscription en ligne pour s abonner au magazine via www.place2point5.com SEDUS Stoll Korte Massemensestwg. 58-7 9230 Wetteren www.sedus.com www.place2point5.com erikdekeersmaecker@sedus.com Profacility MaGaZiNE N 30 Mai 2011 25

DOSSIER I GDF Suez, BruxellES I Relocalisation et regroupement : GDF SUEZ saisit l occasion Profitant d une occasion imprévue, le groupe énergétique a trouvé au Quartier Nord de Bruxelles l implantation correspondant idéalement à ses besoins de regroupement. Le projet «GDF SUEZ Tower», se déroule en deux phases dont l une est complètement achevée et entrée en service, et l autre sort juste de terre. n Patrick Bartholomé - Images : georgesdekinder.com, sauf mention contraire 26 Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011

Une localisation idéale pour favoriser les déplacements en train : les portes du 34, Boulevard Simón Bolivar se trouvent précisément à 290 m du centre du hall du Centre de Communications Nord (CCN). Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011 27

DOSSIER I GDF Suez, BruxellES I La genèse du projet GDF SUEZ Tower repose sur un enchaînement d occasions liées aux mouvements du marché et aux réactions des différents acteurs pour transformer ces aléas en opportunités pour toutes les parties. Le premier événement déclencheur remonte à 2008 : c est l année de la fusion de GDF et de Suez et donc d Electrabel. À cette époque, le nouveau groupe fusionné occupe 13 implantations dispersées dans tout Bruxelles, et les baux de la plupart de ces sites viennent à échéance en 2014. «Il s agissait d immeubles relativement âgés, assez énergivores (certains ne disposaient même que de simple vitrage) et d une localisation qui n était pas optimale, explique Jean-Louis Samson, directeur du Patrimoine et de la Logistique du Groupe. Alors que faire pour optimaliser? Déménager? Renégocier? Centraliser? La réflexion était entamée.» C est à ce moment qu intervient un deuxième événement majeur et ses conséquences en cascade, notamment pour Fortis : la crise financière de 2009. Or AG Real Estate était occupé à construire un nouveau siège pour Fortis... Face à la situation, et sachant GDF SUEZ en recherche d une solution de regroupement, AG Real Estate prend l initiative de proposer l immeuble en construction au groupe énergétique. «Le projet en était déjà au stade du gros oeuvre pratiquement terminé, se souvient Jean-Louis Samson. Il s agissait pourtant de l adapter à nos besoins et cela dans un délai très court, car cette proposition nous amenait à mettre en place le regroupement des services bien plus tôt que planifié. Pour l adaptation, nous avons fait appel à Altiplan, avec qui nous avions déjà eu une collaboration très satisfaisante, notamment pour la transformation du site de l Arbre Bénit et l adaptation de l immeuble Régent. Mais le bureau Jaspers-Eyers & Partners, auteur initial du projet, s est montré lui aussi très coopérant. Nous avons décidé de travailler sur le principe d un étage-type, avec un cloisonnement standard répété du haut en bas de l immeuble, et avec des finitions identiques partout, même à l étage de la Direction. C est seulement ensuite que nous avons contacté les services appelés à déménager, en les prévenant qu on ne modifierait pas le cloisonnement standard.» Cette façon de procéder assez directive et à contrecourant de ce qui se pratique (aménager différemment en fonction des souhaits des services concernés) est une des solutions qui ont permis de gagner du temps et de respecter les délais. Ce principe sera lui aussi appliqué à la phase 2 du projet qui sort actuellement de terre juste à côté de l immeuble déjà occupé. «Une autre raison de cette standardisation est la vitesse à laquelle la société évolue : si nous planifions des espaces en fonction des activités actuelles, le temps que l immeuble soit achevé les activités auront encore changé! Les espaces sont conçus pour être aussi polyvalents que possible.». Open space mixte La forme en H des plateaux permet à chaque poste de travail de bénéficier de lumière naturelle. Les fenêtres peuvent s ouvrir (des détecteurs coupent alors la climatisation) et le triple vitrage y apporte un confort thermique et acoustique exceptionnel : les engins de chantier évoluant à quelques dizaines de mètres s activent dans un silence lunaire. Seules les salles de réunion occupent les espaces centraux. Et même si elles sont privées de fenêtres, Jean-Louis Samson (à gauche), directeur du Patrimoine et de la Logistique d Electrabel GDF SUEZ était le pilote de ce projet, chargé de la réflexion stratégique sur le choix d une nouvelle implantation et de son implémentation sur le site finalement choisi au Quartier Nord. Philippe de Roos (à droite), Architect Partner d Altiplan : «Le plus difficile dans ce projet était la gestion du délai, très serré.» Photo : Bernard De Keyzer 28 Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011

Philippe de Roos : «la zone commune, dite informelle (coffe corner, kitchenette, appareils de vending, fauteuils, face-à-face ) a été conçue avec une générosité voulue de l espace, une respiration, qui répondent à une certaine standardisation des zones de travail.» la zone informelle comprend des postes de travail existant en versions ouverte et «bubbles», ces derniers destinés aux échanges (éventuellement téléphoniques) plus confidentiels. Découvrez la galerie photos complète de ce reportage sur www.profacility.be/biblio via la page contenant cet article. Publication à la date du 22/05/2011. les articles sont classés selon la date de parution avec les articles les plus récents en tête. Un niveau de finition et d ameublement identique pour tous les postes et tous les services. Profacility MaGaZiNE N 30 Mai 2011 29

DOSSIER I GDF Suez, BruxellES I ces salles aux cloisons transparentes conservent une visibilité vers l extérieur. L espace de travail se répartit entre 50 % d open space (où travaillent 70 % du personnel) et 50 % de bureaux cloisonnés à mi-hauteur, donc semi-ouverts. Les différents espaces alternent sur la longueur du plateau. Le principe du flex office n y est pas appliqué, sauf pour les personnes dont l activité implique un taux de présence inférieur à 50 % : celles-ci n ont plus de poste de travail nominatif. L extrémité du H de chaque étage regroupe une série d aménagements de convivialité : l indispensable coffee corner et ses fauteuils invitant aux discussions de travail informelle, les «bubbles» dédiées aux conversations téléphoniques confidentielles, les tables de conversation à 4 places, en version ouvertes ou bubbles. Tous ces lieux de travail, ainsi que les salles de réunion sont équipés d écrans muraux permettant de partager le contenu d un document ou d une présentation par simple branchement du PC portable. Une tendance vers le «zéro papier». Un rez-de-chaussée de services Le rez-de-chaussée est consacré, dans l immeuble actuel, aux fonctions de service : une conciergerie d entreprise, gérée par Ekivita, propose un ensemble varié de services et de petits achats ; le catering comprend une cafétéria offrant sandwiches et petite restauration (avec potage frais offert quotidiennement à tous), et un restaurant classique (Aramark) proposant profusion de recoins à l aménagement et au mobilier différents, afin d éviter «l effet cantine». Ces services actuellement surdimensionnés, sont en réalité conçus pour les besoins des 3.100 personnes qui seront accueillies au total à l achèvement de la phase 2. Le relatif éloignement du Quartier Nord par rapport à l offre Horeca privée du centre ville ou de quartiers plus animés, justifie le niveau de l offre interne proposée. Toujours au rez, la réception temporaire actuelle sera supprimée et une entrée commune plus monumentale et plus prestigieuse sera créée dans l autre immeuble attenant, en construction. Performance en développement durable À lui seul, le volet «sustainability» mériterait un (long) article, et nous y reviendrons dans un prochain numéro thématique de Profacility. Citons simplement, pour l instant, les technologies mises en oeuvre : 180 forages de 100 m de profondeur pour la phase 2 du projet, la plus importante réalisation belge de géothermie ; 500 panneaux photovoltaïques en toiture ; free chilling nocturne ; triple vitrage ; chaudières à condensation ; étanchéité à l air renforcée ; éclairage LED ; détecteurs de présence ; ascenseurs intelligents ; récupération d eau pluviale ; tri sélectif des déchets ; installations sanitaires économes ; critères de saisonnalité et de bio pour le catering ; remplacement de 450 imprimantes individuelles par une centaine d imprimantes multifonctions ; consommation future en énergie primaire de 95 kwh/m 2 /an, soit le tiers de la consommation moyenne des bureaux climatisés en Belgique. Importance de la perception Lumière naturelle pour tous, possibilité d ouvrir une fenêtre dans chaque bureau même si c est «inutile», quasi certitude de n avoir pas à attendre l ascenseur, niveau de finition égale pour tous, générosité de l espace dans la «zone informelle», moquette dès la sortie des ascenseurs (lesquels sont rassemblés dans une tour technique décloisonnée) au lieu du marbre Voilà des exemples de tous ces éléments qui font appel à la perception, et pour tout dire à la psychologie des occupants. Le tout fait de cet immeuble un endroit paisible, agréable parce que pratique et feutré, empreint d une grande sérénité. Il s y ajoute plusieurs éléments de satisfaction pour les porteurs de ce projet : qu il se soit concrétisé conformément à la vision de 2008, mais plus tôt que prévu, à la satisfaction complète des utilisateurs, et avec une économie de fonctionnement de 20 % due aux performances du bâtiment et aux effets d échelle obtenus en passant de 13 sites à un seul. «Le fait d être amenés à travailler ensemble en un même lieu beaucoup plus tôt que planifié est un avantage, remarque Jean-Louis Samson : un nouvel esprit s installe, lié à la fusion, à la libéralisation, au fait d être ensemble, plus efficaces, dans un nouvel immeuble énergétiquement performant tout cela apporte du sens.» n Plan de mobilité Le projet s accompagne de l instauration d un plan de mobilité : voir à ce sujet l interview de Vincent Fantoli, responsable BEEI Human Resources HQ & Real Estate/Logistics de GDF Suez dans le n 28 de Profacility (tous les articles sont disponibles en téléchargement sur www.profacility.be/biblio). Construction et aménagement GDF Suez Tower Adresse : Boulevard Simón Bolívar n 34 1000 Bruxelles Superficie brute/nette : 75.000 m² (sur 2 phases) Nombre de poste de travail : 3.100 Certifications : HQE et BREEAM Propriétaire : AG Insurance Maître d ouvrage délégué : AG Real Estate Occupant Locataire : GDF SUEZ Bureau d architecture : Jaspers-Eyers & Partners Architecte de l occupant pour les aménagements : Altiplan www.pro-realestate.be/altiplan Entrepreneur général : CFE Interbuild Ingénierie : Technum Tractebel Engineering GDF SUEZ Space management : L.O.G 30 Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011

L étage de la Direction est doté d un local de Téléprésence immersive de Cisco. Aux dires des utilisateurs, l effet de cette projection à échelle 1:1 de l image des interlocuteurs distants, placés dans un environnement mobilier identique, est «bluffant» de réalisme. Que la salle de réunion et de travail soit intime ou vaste, les écrans muraux omniprésents permettent de travailler en commun sur des documents numériques. Le bureau «zéro papier» est déjà dans les esprits... Placés délibérément à l extérieur de la tour des huit ascenseurs, ces panneaux de commande permettent d indiquer à quel étage on souhaite se rendre. En réponse, le système choisit l ascenseur le plus proche et l annonce par une lettre. L organisation spatiale du vaste restaurant propose des espaces, des aménagements et des mobiliers différents, créant autant d ambiances diverses, pour éviter l effet cantine et proposer des modes de convivialité adaptés aux souhaits et aux circonstances. Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011 31

PUBLI-VIEW PROCOS Group Conception d une expérie photos : Toon Grobet Les lambris nus au plafond dans tout le bureau créent une ambiance presque domestique Le bureau d études et de conseils PROCOS met en oeuvre un nouvel environnement de travail pour le siège de PHILIPS Belux à Bruxelles. Le géant de l électronique poursuit ainsi de manière cohérente le déploiement de sa philosophie sur le lieu de travail (Workplace Innovation ou WPI). Le nouvel environnement de travail est entièrement placé sous le signe de l expérience Philips, en y ajoutant une touche de créativité. Face au développement rapide de l ICT, les concepts de bureaux classiques subissent une métamorphose très rapide. Mais le bureau est tout sauf démodé. Même si le trendwatcher Alvin Toffler avait annoncé à la fin du XX e siècle l avènement d un electronic cottage, un espace regroupant dans sa vision habitat, travail et loisirs, nous sommes encore loin du compte aujourd hui. Le télétravail a beau être un phénomène largement répandu, il existe toujours des bureaux. Mais la question qui se pose aujourd hui est : qu est-ce que la «nouvelle économie» exige des bâtiments de bureaux? Et quel est le message que le bureau moderne doit véhiculer? En découvrant au sixième étage les bureaux de Philips à Bruxelles, le visiteur est immergé dans le charme chaleureux d un environnement de travail qui est source d inspiration. Santé et bien-être sur le lieu de travail C est précisément ce que Philips, numéro un dans le domaine de la santé et du bienêtre, recherchait pour ses collaborateurs. Lancé par Philips en 2005, Workplace Innovation (WPI) est dirigé par Philips Corporate Real Estate, IT et HR. L objectif est de transformer l agencement actuel des bureaux Philips en un environnement de travail haut de gamme où l assistance aux processus de travail occupe une place centrale. Cela crée un environnement de travail plus flexible qui permet aux collaborateurs de travailler de façon plus créative, plus inspirée et plus productive. Ron Blanken, vice-président de Philips Corporate Real Estate : «Comment pouvons nous mieux utiliser les technologies conviviales disponibles dans notre environnement de travail? Telle était la question à laquelle il nous fallait répondre. WPI constitue dans cette optique un élément essentiel. Nous voulons créer une expérience Philips rafraîchissante dans nos bureaux. On pourrait appeler cela le corporate branding. Nos produits se fondent parfaitement dans l environnement où les gens travaillent. Nous sommes conscients de 32 Profacility MAGAZINE N. 30 Mai 2011

nce Philips Foto s: Toon Grobet L éclairage et la technologie de Philips ont été intégrées dans la conception la diversité culturelle au sein de notre entreprise mondiale. C est pour cela que notre politique WPI d entreprise permet aux consultants d aborder de manière créative les éléments locaux, pour autant que cette approche n aille pas au-delà des directives. Cela a été parfaitement réussi à Bruxelles». Individualité contre globalité «Pour les collaborateurs, cette contribution culturelle locale est très importante, ajoute Jos Duchamps, administrateur délégué de PROCOS. À Bruxelles, on retrouve des teintes chaudes aux murs. Les lambris nus au plafond dans tout le bureau créent une ambiance presque domestique, rassurante. Au siège de Philips Portugal à Lisbonne, un projet réalisé par PROCOS en 2010, on a créé un lien évident avec l Océan Atlantique, un élément très important pour les habitants de Lisbonne». Comment les collaborateurs ont-ils accueilli cette WPI? «Nous avons, dans le cadre du programme de gestion du changement, communiqué de manière méticuleuse à ce sujet et avons informé les collaborateurs de ce que nous allions faire. Cela a permis de créer un climat de confiance et de coresponsabilité», embraye Jan Pauwels, Facility and Real Estate Manager de Philips BeLux. Le nouvel environnement de travail plaît aux travailleurs, estime Pauwels. Il a fallu un certain temps aux anciens pour s acclimater, mais on peut remarquer qu ils découvrent un nouvel environnement de travail. Les plus jeunes, quant à eux, ont directement mordu à l hameçon et ont par exemple adopté très facilement les postes de travail touch down. Je ne sais pas s il s agit d une mentalité typiquement belge. Le plus important, c est que les gens se trouvent et surtout qu ils collaborent». En tout état de cause, le nouvel environnement de travail comble les attentes de Philips. L environnement de travail est à la fois un lieu de santé et de bien-être, mais il permet aussi aux visiteurs de faire l expérience de la technologie Philips : des luminaires intelligents aux solutions de télécommunication perfectionnées en passant par les machines à café Philips Saeco. Sans compter le bois, les couleurs, le mobilier frais et le magnifique panorama sur la métropole bruxelloise. ProcoS GroUP Jan Blockxstraat 1 2018 Anvers TEL 0032 (0)3 242 94 60 FAX 0032 (0)3 248 73 58 procos.belgium@procosgroup.com www.procosgroup.com Profacility MAGAZINE N 30 Mai 2011 33

DOSSIER I BAXTER EuROpe, SIège BRAIne-l Alleud I Pas de place pour l improvisation Vivi Van Dal, la dynamique Facility Manager souligne toute la place accordée à l environnement de travail chez Baxter. Quand le géant pharmaceutique Baxter a décidé de regrouper le personnel de ses sites de Nivelles (R&D) et de Bruxelles (Sales & Marketing et fonctions de support au niveau belge et européen), son choix s est porté sur le Parc de l Alliance, à Braine-l Alleud. Un choix où chaque aspect opérationnel a été minutieusement évalué afin de garantir la continuité des activités. n Bruno Hoditte En juin 2010, Baxter Europe inaugurait son nouveau siège dans le Parc de l Alliance, à Braine l Alleud. Baxter souhaitait regrouper les activités de ses sites de Nivelles et de Bruxelles en un seul endroit, pour deux raisons majeures : créer une infrastructure de pointe intégrant des équipements modernes et hautement spécialisés, et optimiser les coûts d infrastructure en ramenant le nombre de sites belges de trois à deux. L idée de jumeler les deux sites d activité s était très 34 Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011

Les laboratoires sont équipés de hottes aspirantes préchauffant l air insufflé dans le parking et l entrepôt. tôt imposée, avec en toile de fond la volonté d accroître notamment les synergies entre R&D et Marketing. Ressources humaines à haute valeur ajoutée Vivi Van Dal, Facility Manager, explique d emblée le maître-mot de cette opération : «Dans le secteur pharmaceutique et chez Baxter en particulier, le terme ressources humaines prend toute sa mesure. Chaque membre du personnel porte en lui une énorme valeur ajoutée. C est pourquoi nous avons tenu à prendre en compte les attentes de tous nos collègues. Nous avons posé des critères géographiques aussi stricts que possibles afin d identifier la localisation la mieux adaptée pour tous. Nous avons donc mené une étude géographique sur la base du code postal du domicile de tous nos employés à l exception des commerciaux qui, par définition, sont beaucoup sur la route. Notre recherche était également conditionnée par le critère de la mobilité, de la disponibilité de zones de parking ainsi que par notre type d activité : nous devions nous implanter dans une zone où les labos de recherche sont autorisés. Nous avons identifié les communes de Louvain-la-Neuve, Waterloo et Braine-l Alleud. Et au final, c est le site du Parc de l Alliance à Braine-l Alleud, développé par la SA Parc de l Alliance, joint venture entre AG Real Estate Development et Axa Belgium, qui a été retenu.» Personnaliser le move L implication du personnel fut fondamentale dès la genèse du projet de regroupement au Parc de l Alliance. «Nous avons voulu développer un projet fédérateur, explique Vivi Van Dal, ce que confirme Vincent Vanwijnsberghe, chargé de communication. En interne nous avons baptisé ce projet Moving On. Nous avons édité plusieurs fois un magazine interne dédié et, sur l intranet, une webcam installée dans le bâtiment en face permettait à tout le personnel de suivre en temps réel l évolution de la construction. Les écrans de la réception et à proximité des cafétérias relayaient ces images du bâtiment en construction.» Deux événements ont également été organisés dans le cadre de la préparation au déménagement pour le personnel des deux sites, afin de créer d emblée une dynamique commune et, tout simplement, faire se rencontrer les futurs voisins de bureaux. En juin 2009, une activité de team buidling a été organi- Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011 35

DOSSIER I BAXTER EuROpe, SIège BRAIne-l Alleud I sée non loin du Parc de l Alliance. En décembre, le christmas dinner a également regroupé le personnel des deux sites. Les réunions régulières avec les heads of office ont permis de communiquer top-down en continu, avec un maximum de quinze personnes, par souci d efficacité. Elles se sont succédé tout au long de la préparation au déménagement, afin d informer des localisations, établir le choix des équipements, avaliser le choix des couleurs, etc. Idée maîtresse : «personnaliser le move». Impliquer le personnel Entre juin 2009 et mars 2010, trois clean up days ont été organisés : 18 tonnes de papiers furent évacuées par un personnel enthousiaste. Vivi Van Dal poursuit : «Pour que le personnel s approprie le projet, nous l avons consulté régulièrement, par l organisation de sondages via l intranet de l entreprise. Des sondages très bien suivis. Nous avons réalisé un sondage sur l importance d un restaurant d entreprise, ce qui n existait pas à Nivelles, mais bien à Bruxelles. Autre enquête effectuée auprès de notre personnel : le choix des moyens de transport pour accéder au site. C est ce sondage qui nous a aiguillonnés dans l adoption d une solution shuttle tous les quarts d heure avec la gare de Braine-l Alleud aux heures de pointe. Nous avons également organisé un concours pour déterminer les noms des différentes ailes et salles de réunion du nouveau site du Parc de l Alliance. C est par ce biais que sont nées les appellations Da Vinci et Mercator pour identifier les deux ailes du bâtiment.» Mercator et Da Vinci L aile Da Vinci (0+2) aile gauche du bâtiment accueille le centre européen de Recherche et Développement tandis que l aile droite, baptisée Mercator (0+3), héberge les services commerciaux, le marketing et les fonctions de support belges et européennes. Le rez-de-chaussée de Mercator accueille également la réception principale, le local courrier, le meeting center (10 salles de réunion) ainsi qu une salle de training. Sans oublier une salle de fitness avec sanitaires au sous-sol. L aile Da Vinci est plus spacieuse et couvre trois niveaux. Elle héberge les nouvelles installations spécifiques du centre de Recherche et Développement ainsi que les bureaux des employés R&D. L aménagement de laboratoires hautement techniques dans un immeuble de forme courbe, destiné initialement à des bureaux, constitua un véritable défi technique pour l équipe chargée du projet. Au sous-sol, l entrepôt de 1250 m 2 abrite le stock de matières premières et les fournitures du département R&D. De grandes chambres climatiques (les plus grandes d Europe) sont aménagées à côté du hall de stockage. C est là qu est testée la stabilité des produits. Plateaux, dual offices et bubbles Chaque plateau dispose au moins d une salle de réunion et d un bubble, parfois plus. Les assistants et les non-managers ont leurs quartiers sur le plateau, tandis que les Managers se partagent à deux un bureau, sans cloisonnement par service. Quant aux bureaux privatifs, ils sont réservés aux directeurs et au senior Management. Ce qui donne, au final, à peine trois types de bureaux. Côté technologie, le bâtiment reprend ce qui devient le standard de bonne conception : voice over IP pour la téléphonie, éclairage basse consommation déclenché automatiquement (capteurs de luminosité et de mouvement), isolation soignée, récupération de chaleur sur la ventilation pour le chauffage du parking et de l entrepôt Les hautes baies vitrées permettent de tirer un profit maximal de la luminosité naturelle. Le bâtiment Da Vinci dispose d équipements spécifiques liés à sa fonction R&D : contrôles stricts d accès, chambres climatisées (50 % moins énergivores qu à Nivelles), hottes aspirantes de grande capacité (60.000 m 3 /h) 30 % plus performantes qu à Nivelles et dont les calories sont récupérées à 90 % pour le préchauffage de l air entrant! Des services divers de blanchisserie, de couture, de car-wash, ou encore de développement photo sont également disponibles, toujours afin de favoriser l équilibre vie privée/vie professionnelle. Autant de services qui soulignent le souci constant dont Baxter fait preuve pour maintenir un niveau qualitatif supérieur en termes d environnement de travail de ses collaborateurs. n Baxter, dans le TOP 10 des employeurs privés en Wallonie Baxter Belgique emploie 2200 personnes en Belgique. Elle est implantée à Lessines où le groupe dispose d une importante unité de production qui réalise notamment des médicaments dérivés du plasma et des produits visant au traitement de la dialyse des reins ainsi que d un Centre Européen de Distribution. Le Centre de Recherche & Développement et le siège de Baxter Belux est situé à Braine-l Alleud. Baxter est dans le Top 10 des employeurs privés wallons et le deuxième en province du Hainaut. Baxter est également la deuxième société américaine en importance en Wallonie tous secteurs confondus. 36 Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011

Une situation optimale pour le Parc de l Alliance, proche de la gare de Braine-l Alleud, du ring bruxellois et des aéroports de Charleroi et de Zaventem. Qui dit Recherche & Développement dit aussi sécurité, avec contrôle d accès dans le hall d entrée du bâtiment Mercator. Chaque plateau dispose de sa salle de réunion équipée d un mobilier de qualité. Espace d accueil dans le bâtiment Mercator. On y aperçoit un écran plat destiné à présenter les nouveautés Baxter ainsi que les messages corporate. Une des 7 salles de réunion du Meeting center. Le mobilier est aussi confortable que simple et fonctionnel. Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011 37

DOSSIER I BAXTER EuROpE, SIègE BRAInE-l AllEuD I de gauche à droite: Le concept de restauration Be... de Sodexo impose des critères qualitatifs élevés. La fraîcheur des coloris retenus pour la cafétéria saute aux yeux. Valeurs partagées Pour la gestion de l espace catering, Baxter a confié les commandes à Sodexo. Un choix qui doit beaucoup à l approche Be... (Born of evolution) développée par Sodexo très proche du concept BeWell@ Baxter, prônant le manger sain, la bonne condition physique et le respect de l environnement. Le concept Be... se caractérise par une qualité culinaire et nutritionnelle supérieure, l écoute permanente des utilisateurs, la convivialité et une approche durable. La production des repas est assurée sur site, le «jetable» est proscrit, les légumes de saison sont de rigueur. des opérations spécifiques sont menées sur la prévention du cancer, sur les dangers du surpoids... La cafétéria accueille le personnel des deux bâtiments, qui a l obligation de prendre un minimum de pause loin de son bureau où il est d ailleurs interdit de manger! dans le même ordre d idée, fumer dans le bâtiment ou dans le hall est interdit. Baxter, site du Parc de l alliance Superficie totale : 15.800 m 2 Bureaux : 6.000 m 2 laboratoires : 6.250 m 2 Espaces techniques : 2.074 m 2 Entrepôt : 1.540 m 2 Postes de travail : 535 (maximum) capacité des plateaux : ± 70 personnes deux bubbles minimum par niveau, soit équipés des classiques chaises/bureaux, soit équipés de trois fauteuils Parking couvert (personnel) : 377 véhicules Parking extérieur (visiteurs) : 25 véhicules Meeting center 7 salles de réunion 1 salle de téléprésence (équipements vidéoconférence) 1 boardroom 1 salle ViP (boardroom et espace ViP sont contigus et une cloison amovible permet de créer une salle de réunion pour 40 personnes) intervenants Propriétaire et développeur du site : Parc de l Alliance S.A. (joint venture 50/50 AXA Belgium AG Real estate development) architecte : Group Sigma Bureau d étude Stabilité et technique : VK engineering www.profacility.be/vk architecte Paysager : Société Momentanée AWP+e et Gei Génie Civil S.A. Bureau de contrôle et coordinateur Sécurité : SeCo S.C. Entrepreneur Général : entreprises Koeckelberg S.A. Entrepreneur abords : Krinkels S.A. consultant immobilier : dtz (damien Lombard) ameublement : Kinnarps www.profacility.be/kinnarps découvrez la galerie de photos complète de ce reportage sur www.profacility.be/biblio sur la page présentant cet article. Les articles sont classés dans la bibliothèque par date de parution. Vous retrouverez cet article à la date du 22/05/2011. 38 Profacility MaGaZiNE N 30 Mai 2011

DOSSIER I SHOWROOM I TipTon Assise dynamique Le projet Tip Ton de Vitra a été lancé en 2009 suite à la prise de conscience que le contenu éducatif moderne et les environnements d apprentissage dynamiques exigent de nouveaux meubles. Résultat : le siège Tip Ton d après un concept de Barber & Jay Osgerby, un siège en matière synthétique d un seul tenant inclinable vers l avant. Le nom du siège renvoie à l expérience caractéristique de la double position d assise. Le Tip Ton bascule de la position de repos vers l avant jusqu à ce que la personne atteigne un certain point et que le siège adopte la position inclinée avant. Cette nouvelle position assise redresse le bassin et la colonne vertébrale et stimule la circulation sanguine. Avec le Tip Ton, cette double position assise est pour la 1 ère fois disponible en tant que siège en matière synthétique durable et abordable. Ses atouts supplémentaires quasi inaltérable et 100 % recyclable rendent ce siège très attractif pour un home office, des cafétérias, des espaces de conférence et de réunion mais également des écoles. Design Edward Barber & Jay Osgerby www.vitra.com B.Long Empreinte minimale, efficacité maximale Un design pointu, facilement configurable, extensible avec des accessoires intelligents, le bench b.long est destiné à tout point de vue au bureau moderne. Inspiré par l ancienne table de ferme, il accueille les formes de travail extrêmement mobiles et fluctuantes caractéristiques de l économie actuelle. Avec son empreinte écologique minimale, il génère non seulement la satisfaction maximale des collaborateurs, mais affiche aussi une efficacité maximale en matière d utilisation rationnelle des onéreux m 2. Pami a gagné l if Product Design Award avec le b.long! www.pami.be Timetable Shift Extensible, astucieuse. Dans sa version Shift, la table Timetable associe au principe du plateau rabattable de la version standard la structure des tables de conférence de la gamme Logon de Wilkhahn. Ici, la liaison entre les deux tubes doubles du piétement s effectue cependant par l intermédiaire d un profilé d aluminium en U ; il tient également lieu de passage de câbles largement dimensionné pour les connexions courants forts/courants faibles. Le plateau, monté sur des charnières robustes, bascule vers le haut et le verrouillage en position horizontale ou verticale s effectue à l aide d une barre de préhension très simple à utiliser. Il est possible de personnaliser la taille des plateaux en largeur et en profondeur. Il en résulte une grande polyvalence de la table de travail jusqu à des configurations conférence modulaires. Lorsque le plateau est basculé vers le haut, la table peut être juxtaposé pour rangement dans un espace minimal et intègre un passage de câbles en profilé d aluminium facilement accessible Design Andreas Störiko www.wilkhahn.be/timetable Profacility MaGaZiNE N 30 Mai 2011 39

DOSSIER I SHOWROOM I Chassis Innovant, universel, sympathique. Son nom lui-même l évoque : le procédé de fabrication de la chaise Chassis s inspire directement de la technologie Space Frame utilisée dans l automobile. La structure d un seul tenant, réalisée par emboutissage d une tôle d acier mince, est extrêmement résistante. Elle reçoit quatre pieds fixés par soudure sur des embases intégrées. Ce principe constructif associe élasticité contrôlée, durabilité et précision minimaliste d un procédé industriel aussi efficace qu élégant. La chaise Chassis est empilable par quatre et a un poids de 5,4 kg seulement - les composants intégralement recyclables! Par son dessin, son confort et sa robustesse, la chaise Chassis se prête idéalement à l aménagement de restaurants d entreprises, de salles de réunion ou d ateliers, sans oublier les espaces de détente et d échange. Design Stefan Diez www.wilkhahn.be/chassis 40 Profacility MaGaZiNE N 30 Mai 2011

SitTable A table! Dans la vision du concepteur Ben van Berkel, du bureau international d architectes UN Studio, un environnement de qualité stimule le bien-être mental et corporel des utilisateurs. Les gens communiquent en effet de différentes manières comme le montre le concept de SitTable. La SitTable fait penser à la table comme lieu de rencontre social, mais va en même temps plus loin en permettant un mix de fonctions. En tant que table de lecture dans des bibliothèques, comme élément de travail et de relaxation dans des lounges d aéroports, dans les salles d attentes, à l école, la SitTable affiche une forme hybride qui combine le meilleur de 2 meubles. Le concept de qualité supérieure crée un nouveau monde très spécifique pour ses utilisateurs, et les engage à imaginer autrement l organisation spatiale! Design UNStudio, Ben van Berkel www.sv.be Cocoz économique et léger Cette nouvelle collection de spots intégrables reflète parfaitement ce que représente Wever & Ducré : l éclairage architectural. La série Cocoz, réalisée en blanc ou noir et de forme ronde ou carrée, présente une finition avec un léger accent doré ou chromé. Les types de lampes possibles sont les LED, les halogènes et les lampes halogènes métalliques à vapeur. Afin de répondre aux besoins de notre époque, Wever & Ducré lance aussi le Cocoz Eco sur le marché : un éclairage peu énergivore équipé de lampes économiques. Cette série est axée sur le marché des projets : chaînes d hôtels, immeubles de bureaux, centres commerciaux Design Frank Janssens www.wever-ducre.com U.Form Personal touch U.Form. Des lignes puissantes et sobres. Une forme élégante. Minimaliste, mais avec la flexibilité d un poste de travail modulaire et l espace laissé pour une touche personnelle. Concentration, co-working, brainstorming, Ce poste de travail multifonctionnel est équipé pour être combiné avec les outils de communication les plus modernes, et possède une multitude de possibilités de rangement. U.Form donne à votre personnalité l espace qu elle mérite. www.pami.be Profacility MAGAZINE N 30 mai 2011 41

➍ ➎ rez-de-chaussée 1. Espaces de travail duo 2. Bureaux individuels 3. Bureaux individuels sur deux hauteurs différentes 4. Espace discussion 5. Coffee corner ➌ ➋ ➊ ➌ ➎ ➏ ➑ Illustrations : DINTERIEUR SPRL ➐ 1 er étage 6. Bureaux individuels 7. Espace discussion informelle 8. Salle de réunion 42 Profacility MAGAZINE N 30 Mai 2011

PUBLI-VIEW Smart Work Center Wemmel (Bruxelles) ouvre ses portes le 17 juin Si vous empruntez régulièrement le Ring de Bruxelles, vous aurez certainement remarqué le show-room de Kinnarps Belgium à hauteur de la sortie 9. Depuis l an passé, un volume vertical s élève au-dessus du bâtiment existant. Un des 10 premiers Smart Work Centers de Belgique, un Partenariat Privé Public entre des investisseurs privés et la Région Wallonne, va ouvrir le 17 juin 2011 dans ce nouveau complexe d entreprises. Le «Smart Working» est la dernière tendance dans le Nouveau Travail, tendance qui dissocie la «prestation» du temps et du lieu. Avec le Smart Working, on ne part plus du principe qu il n est possible de bien prester que dans un environnement de travail classique. C est le résultat obtenu qui compte, pas la manière d y arriver. Les développements technologiques et sociaux constituent le moteur du Nouveau Travail. D une part, les nouvelles évolutions sur le plan de l IT permettent de travailler partout et toujours, hors bureau classique et, d autre part, les développements socioéconomiques obligent les employeurs et les indépendants à utiliser, par exemple, un Smart Work Center. La congestion des routes par exemple. Le temps passé dans la voiture est pour l essentiel du temps perdu ou qu il faut compenser à d autres moments. Une des solutions pour réduire le fléau des embouteillages est de commencer la journée de travail avant de monter dans la voiture. Ceci est possible à la maison, mais aussi dans un Smart Work Center situé à proximité où tous les équipements sont présents pour pouvoir travailler de façon efficace sans pour cela être présent physiquement au bureau. Et, qui plus est, c est bénéfique pour l environnement. Le problème des embouteillages n est certainement pas le seul motif pour penser au Nouveau Travail sous la forme de Smart Work Centers. Il est au moins aussi important de réduire les coûts et d exploiter efficacement les m 2 disponibles. L utilisation d un Smart Work Center peut également être financièrement très intéressante pour l entreprise. Lorsqu une entreprise croît, il faut attirer du personnel. Un dirigeant de société qui ne peut à ce moment investir dans de nouveaux locaux pour son personnel, peut choisir de loger ses collaborateurs dans des Smart Work Centers. De préférence près du lieu d habitation de son (ses) collaborateur(s) ou sur la route en direction des clients. Il est possible, dans un Smart Work Center, de louer un poste de travail flexible par heure, par jour, par mois ou annuellement (les prix sont dégressifs). En fonction de l offre de services présents, tels qu internet, imprimantes, fax, salles de réunion, parking, etc. les Smart Work Centers recevront différents ratings (2 étoiles, 3 étoiles, etc.). Le Smart Work Center Wemmel est actuellement le seul complexe situé le long du Ring de Bruxelles, une implantation particulièrement intéressante pour celui qui veut fuir les effroyables files sur le ring. Edouard Kint du Smart Work Center Wemmel donne à «smart» encore une autre signification : un poste de travail agréable, presque chaleureux où l on se sent un peu comme chez soi. Photos au mur, tapis aux couleurs joyeuses, abat-jour en tissus, coins détente, etc., sont quelques éléments que l on retrouve dans l aménagement. Le rez-de-chaussée comporte des postes de travail duo, le «sofa de travail» Le Mur, de petits espaces de réunion et un coin café. Une salle de réunion plus grande se trouve au 1 er étage, en plus de postes de travail individuels. Le 2 e étage compte un espace pour séminaire totalement équipé. Il est possible de prendre le lunch dans la cafétéria du 3 e étage, avec terrasse ensoleillée. Avec en prime une vue imprenable sur les environs. Plus d infos bientôt sur www.smartworkcenters.be ou au 02/456 0 456 Profacility MAGAZINE N 30 Mai 2011 43

DOSSIER I AllER MEDIA, Copenhague I Des coins détente chaleureux avec vue sur le port de Copenhague invitent à la communication avec les collègues. Les collaborateurs peuvent s installer partout dans le bâtiment pour travailler selon leurs aspirations. Bienvenue à la génération Y. photo : Kontraframe photo : Lars Kaae photo : Lars Kaae 44 Profacility MAGAZINE N 30 Mai 2011

Design durable du poste de travail avec accent sur l utilisateur de demain Le développement d un bâtiment durable visant seulement à limiter l empreinte écologique ne suffit plus. Le besoin porte aujourd hui sur le développement d un poste de travail durable qui tienne compte de tous les aspects : la configuration du bâtiment lui-même, son impact sur l environnement et l organisation de l entreprise sans oublier les collaborateurs actuels et futurs. L intégration holistique de la durabilité axée sur l écologie et du design des postes de travail actuels débouche sur un espace de travail durable et motivant avec des valeurs tournées vers le futur. n Eduard CoDDé Le siège principal d Aller Media constitue une carte de visite architecturale marquante dans le port de Copenhague au Danemark. Profacility MAGAZINE N 30 Mai 2011 45

DOSSIER I AllER MEDIA, Copenhague I Le choix des matériaux et de la couleur mise sur la chaleur domestique et s inspire des paysages scandinaves au moment des changements de saison. foto: Lars Kaae 46 Profacility MAGAZINE N 30 Mai 2011

Aller Media a été créée en 1873 et est devenue l une des principales maisons d édition des pays scandinaves. Elle publie des magazines, des livres imprimés, des livres sonores et propose plusieurs publications Internet. Le nouveau siège d Aller Media a été érigé à Copenhague au Danemark et regroupe les diverses branches de l éditeur. PLH Arkitekter A/S de Copenhague (DK) a conseillé le maître d œuvre dans le processus global, partant d une analyse des besoins en passant par des workshops visionnaires en lien avec la préparation du programme de construction stratégique et du design stratégique du poste de travail, sans oublier le concept d intérieur détaillé pour l ensemble du bâtiment. Aller Media a été couronné par la ville de Copenhague pour la qualité architecturale exceptionnelle du bâtiment. Design du poste de travail intégré et durable Le design intégré du poste de travail tient compte d un bon éclairage avec, évidemment, une préférence pour la lumière incidente du jour. Le lay-out du lieu de travail tient aussi bien compte des besoins individuels que de ceux des équipes et de l organisation. Ceci implique une attention spéciale pour une acoustique agréable, une qualité de vie saine avec un apport suffisant d air frais sans courant d air et une température agréable. Un design intégré et durable du poste de travail apporte une contribution importante à la CSR de l entreprise, stimule l interactivité et la communication, attire de jeunes talents et renforce la fidélité des collaborateurs à la société, une assurance sur l avenir pour cette dernière. La flexibilité du poste de travail et la gestion des coûts constituent d autres avantages sur le long terme. Axé sur l utilisateur Le siège d Aller Media a été conçu en se basant sur les utilisateurs et leurs activités. Le concept d intérieur relativement ouvert est en harmonie avec l organisation et les processus de fonctionnement tandis que l espace disponible est lui aussi utilisable de façon très flexible. L aménagement des espaces de travail peut être rapidement adapté en fonction des nouveaux besoins qui peuvent naître par le développement systématique de la maison d édition en tant qu organisation et producteur de publications. Les postes de travail sont adaptés aux attentes personnelles des utilisateurs et explicitement axés sur davantage de collaboration et de communication. Ceci débouche sur un design intérieur varié avec des types de postes de travail très divers. Les coins détente chaleureux avec vue sur le plan d eau et une sorte de banc qui autorise le travail dans des attitudes très variées mais non conventionnelles sont les plus remarquables ; bienvenue à la génération Y! Confort domestique Le choix des couleurs et des matériaux du bâtiment est inspiré par les paysages scandinaves et le changement de saison, avec leurs formations rocheuses caractéristiques, leurs forêts, la mer et les marais. Les matériaux et textures superficielles sont de couleur sombre qui correspond le mieux au travail principalement visuel des collaborateurs et créent ainsi un cadre reposant pour les activités quotidiennes au sein de la maison d édition. Les nuances de couleurs varient entre froides, douces et chaudes. Les balustrades ondulantes aux terrasses menant vers l atrium ont une finition en bois de chêne qui diffuse une chaleur douce lorsqu une lumière légère l effleure. Les escaliers et coursives qui traversent l atrium dégagent une fraîcheur et une légèreté grâce aux teintes vertes et blanches des surfaces vitrées transparentes qui les bordent. Intégration artistique Autre donnée remarquable : l intégration de l art. Une compétition a été lancée pour la création d une œuvre d art censée attirer les regards dans l atrium central. «Tomorrow weather» (le temps de demain) est une installation de lumières qui représentent les molécules dans l atmosphère. La couleur des lumières change constamment en fonction du temps prévu pour le lendemain. Pour rendre cela possible, un lien direct a été établi avec l Institut Météorologique danois qui pilote l installation. L installation hélicoïdale s étend sur les différents étages où l atrium donne sur le plan d eau. L œuvre d art est ainsi bien visible de l intérieur et de l extérieur. Evolution du FM par rapport au poste de travail En 1990, l accent a été mis sur les économies pour tout ce qui concerne l entretien et l exploitation des immeubles de bureau. A ce moment-là, les salaires représentaient 65 % des coûts totaux par employé. L espace nécessaire et l IT s octroyaient, chacun, 10 % des coûts. En 2000, le facility management est devenu stratégique et l aménagement d un poste de travail attrayant et efficace a commencé à faire l objet d une attention particulière. Aujourd hui, le facility manager est toujours prié d économiser, d offrir aux employés un poste de travail attractif et sain et de contribuer, en outre, à une image positive de l entreprise dans le cadre de la CSR. Profacility MAGAZINE N 30 Mai 2011 47

DOSSIER I AllER MEDIA, Copenhague I Tranchant comme un couteau Les formes triangulaires légèrement penchées du bâtiment reflètent la lame aiguisée d un couteau et met remarquablement l accent sur l extrémité du site Havneholmen qui s étend dans la zone portuaire de la ville et est entouré d eau de deux côtés. Le bâtiment est porté par un socle en granite donnant naissance à une esplanade tandis que le rezde-chaussée est surélevé par rapport au niveau du sol. Les façades sont érigées en verre et en granite norvégien. Le bâtiment s affiche clairement comme une œuvre d art totale dont chaque détail est minutieusement pensé. Ceci vaut notamment pour les mesures écologiques. La construction durable s exprime par son intégration dans l environnement urbain afin de limiter les déplacements des collaborateurs. Le design prend ses distances avec les façades de bureau allongées classiques et opte pour une construction plus compacte autour d un atrium, ce qui contribue à des prestations énergétiques meilleures et un bon apport de lumière dans tous les recoins du bâtiment. L atrium dessiné comme une aile s étend à travers le bâtiment et s ouvre sur le ciel et la mer. Par beau temps, l utilisation de la lumière artificielle est ainsi totalement superflue. Les différents niveaux se retirent progressivement de manière à créer une impression très variée, oscillant entre intime et renfermé à largement ouvert s étendant vers l eau avec un panorama dégagé sur le port à partir des «terrasses». Pour le refroidissement, on utilise l eau de mer environnante. L apport de lumière naturelle est régulé par des écrans externes. Pour Steen Enrico Andersen, directeur et architecte chez PLH Arkitekter A/S de Copenhague, le fait d accorder la construction durable avec une attitude durable des utilisateurs du bâtiment constitue le défi de demain. De plus, il est important que la vision durable sur le design du poste de travail ne se limite pas aux projets de nouvelles constructions, mais que l on explore aussi la manière dont on peut «durabiliser» les postes de travail existants ou le moyen d oser prendre la décision de les changer. n Aller Media Building, acteurs du projet Maître d œuvre : Carl Aller Etablissement (CAE) Superficie brute : 18.000 m 2 Parking : 10.000 m 2 Partner in charge : Steen Enrico Andersen, PLH Arkitekter A/S, Kopenhagen (DK) Project manager: Kim Ringvei (architect) Architecte : PLH Arjitekter A/S, Copenhague (DK) Implantation : Havneholm, Copenhague (DK) Bureau d étude : Søren Jensen Rådgivende Ingeniørfirma, Århus C (DK) Entreprise générale : E. Pihl & Søn A.S., Lyngby (DK) Construction acier : CSK Stålindustri A/S, Thisted (DK) Toitures : KBK Tagentreprise A/S, Kvistgård (DK) Constructions intérieures (sols techniques, plafonds surbaissés, parois de séparation en verre) : Lindner AG, Arnstorf (D) Installation électrique, infrastructure réseau et antennes : ABA og ABDL, Glostrup (DK) Climatisation : BMS systemet - dominus, Herning / Åbyhøj / Karlslunde (DK) Durée de construction : 2006 2009 Pour le refroidissement, on utilise l eau de mer environnante. photo : Jan Lykke 48 Profacility MAGAZINE N 30 Mai 2011

ÉLECTRIFICATION STRUCTURÉE A.&H. MEYER NOUS VOUS OFFRONS DES CONCEPTS D ÉLECTRIFICATION SUR MESURE! Selon vos exigences individuelles, nous combinons les produits de nos six différents secteurs de produits pour réaliser votre concept d électrification sur mesure. Tous nos produits sont faciles à monter et peuvent être installées de manière flexible et sans problèmes en raison des connecteurs utilisés. Avec les produits A. & H. Meyer, vous travaillez toujours selon la devise : Plug and Play! ATEM NV/SA Bedrijvenpark De Veert 4 B-2830 Willebroek T +32 (0)3 866 18 00 F +32 (0)3 866 18 28 www.atem.be A. & H. MEYER GmbH Leuchten und Büroelektrik Fermke 8 D-32694 Dörentrup T +49 (0)5265 9488-0 F +49 (0)5265 9488-11 www.ah-meyer.de

DOSSIER I ELECTROLUX, SIège benelux, EVERE I Electrolux mise sur l ouverture À la recherche d une implantation pour son siège Benelux, Electrolux a arrêté son choix sur un immeuble de bureaux existant à Haren. Sa rénovation en profondeur a été placée sous le signe d une plus grande ouverture et d une efficacité énergétique améliorée. Exode et Banimmo se sont acquittés de cette tâche avec brio. n Stijn Vanbiervliet Electrolux avait un double objectif pour son nouveau siège. D une part, l aménagement devait contribuer à une culture de travail ouverte et, d autre part, la consommation d énergie devait baisser. Il fallait en outre pouvoir ajouter une aile pour le show-room et agrandir le magasin. Le fait qu un bâtiment existant ait été adapté pour la partie bureaux a été un choix délibéré. Lors de sa construction dans les années 80, les prestations énergétiques jouaient déjà un rôle important. Il ne fallait donc pas partir de zéro. Open space Christophe Erkens, Directeur d Exode Architecture : «Alors que l on travaillait auparavant en grande partie avec des petits bureaux fermés, le nombre de parois de séparation est désormais limité dans le bâtiment. Nous avons donc opté pour le principe de l open space. Les postes de travail sont disposés contre les vitres qui suivent le contour du bâtiment, tandis que les meeting-rooms, break out areas, coins café, le local pour les archives et les sanitaires se trouvent dans la zone centrale. Malgré l aménagement strict de l espace bureau, une ambiance chaleureuse règne quand même à l intérieur grâce au choix de couleurs dans la zone centrale, à la décoration et aux galeries de lumière». Les matériaux utilisés contribuent à l ouverture. Les armoires basses entre les «îlots» et les parois vitrées des salles de réunion et des bureaux de direction garantissent une excellente visibilité. «Et lorsque les collaborateurs veulent téléphoner, ils peuvent s isoler dans les bubble rooms entre les bureaux et la zone centrale. On évite ainsi les nuisances sonores. Pour améliorer l isolation acoustique, la structure en béton est habillée de panneaux absorbants», explique Christophe Erkens. Transparence Lors du briefing initial, le souhait explicite d Electrolux était que le vieux bâtiment reste reconnaissable. Il était donc clair que la transparence serait le mot clé, non seulement au niveau de l aménagement, mais aussi sur le plan de la finition. C est ainsi que toutes les installations techniques sont restées visibles. Damien Darche, responsable de projet du propriétaire Banimmo : «La structure de ce bâtiment influence la température de l environnement de travail. Du fait que l air circule dans les éléments en béton creux, une construction ouverte est en effet exigée. Ce principe Energon un héritage du locataire précédent a été repris par Electrolux.» Economies d énergie Le bâtiment n a pas seulement été réaménagé. Les prestations énergétiques ont aussi été largement améliorées. Un bâtiment écologique a un impact positif sur l image de la société et sur les coûts énergétiques. Damien Darche : «Nous avons introduit toute une série de mesures d économie d énergie et d adaptations aux installations techniques. C est ainsi que 80 % de la chaleur est récupérée grâce à une unité d extraction de chaleur avec échangeur rotatif. Nous utilisons aussi des détecteurs de mouvement et la luminosité des lampes est adaptée en fonction de la lumière extérieure. Les anciens groupes frigorifiques ont été remplacés par des unités avec un COP (Coefficient of Performance) de 3,08 et le chauffage électrique a fait place à un chauffage central écologique. De plus, l étanchéité à l air du bâtiment atteint 0,5 m 3 /h/m 2. Enfin, l eau de pluie est récupérée pour le rinçage des toilettes et l arrosage des jardins.» La combinaison de ces interventions efficaces d un point de vue énergétique a entraîné la réduction du niveau E de 145 à 60 (avec une valeur K de 36) et la consommation d énergie primaire a été ramenée à 75 %. Mission accomplie donc. n 50 Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011

Aménagement du bâtiment, acteurs du projet Bâtiment : Siège Benelux d Electrolux à Evere Phasage du project Rénovation bâtiment existant : Phase 1 Construction neuve : phase 2 Superficie Bâtiment existant : 6328 m 2 Bâtiment neuf : 1908 m 2 Superficie totale brute : 8236 m 2 Nombre de postes de travail : 373 Coût renovation/neuf : 9.000.000 Propriétaire : Banimmo n.v. / Raket Invest n.v. Maître d oeuvre : Immo-Pro Projectmanagement & coordination : Immo-Pro Locataire Electrolux Architecte : Exode Architecture www.profacility.be/exode Entreprise générale : Louis De Waele (bâtiment neuf - phase 2) Bureaux d étude : VK (Stabilité) www.profacility.be/vk Concept Control (Techniques Spéciales) Fournisseurs/sous-traitants Isolation sonore : Rockfon (phase 1) Ascenseurs : Kone Audio-video : Play AV (phase 1) Constructions métalliques : Constructie-Industrie (nouvelle construction - phase 2) Contrôle d accès, éclairage, électricité : Collignon Plâtre faux plafond & murs : Demo-Clean (phase 1) Faux plafonds & murs amovibles : Clips Trennwände (phase 1) HVac : Imtech Menuiserie & lambrissage : Sogepar (phase 1) Protection solaire : Anders (profil Schüco phase 1) Peintures : Iris Sols rehaussés : Welsy-Lindner Tapis : Sepcco (tapis Interface) Galeries de lumière : Anders profil Schüco (bâtiment existant - phase 1) Fenêtres : Anders (bâtiment existant - phase 1) Constructie-Industrie : (nouvelle construction - phase 2) Mobilier : Forma (phase 1) Lors du briefing intial, Electrolux avait exprimé le souhait très clair que l ancien bâtiment reste «lisible» après l achèvement des travaux de rénovation. Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011 51

PUBLI-VIEW Optimise your space avec Compactus Office Electro version basse Compactus Office Electro finition verre Le slogan Optimisez votre espace s applique à tous les produits Bruynzeel. C est pourquoi nous sommes fiers de présenter les systèmes Compactus Office Electro. En tenant compte des besoins de nos clients et en participant aux dernières tendances, Bruynzeel s engage dans un nouveau concept. Compactus Office Electro: zoom sur l économie d espace Le Compactus Office Electro est un système de rangement mobile fonctionnant à l électricité pour une ergonomie optimale. Les étagères de rangements mobiles offrent de nombreux avantages par rapport aux armoires de bureau statiques qui exigent beaucoup de place pour pouvoir accéder aux éléments stockés. Les armoires mobiles se déplacent une par une ou à plusieurs simultanément, créant un couloir de consultation uniquement là où nécessaire. Chaque mètre carré de bureau est onéreux. Toute opportunité d économiser un espace aussi précieux est donc la bienvenue, qu il s agisse de créer davantage d espaces de rangements ou un poste de travail supplémentaire. Ces armoires peuvent aussi être utilisées pour délimiter différents espaces de travail. Vous préférez maintenir le caractère openspace de la pièce? Il vous suffit alors d opter pour la version plus basse. Une conception sur-mesure! Les systèmes de rangement Bruynzeel ne se contentent pas de vous faire gagner de la place. Ils sont aussi parfaitement inté- 52 Profacility MAGAZINE N 30 MAi 2011

Bruynzeel Storage Systems Compactus Office Electro avec print Compactus Office Electro dans un espace ouvert grés dans votre concept de bureau global. La finition de ces systèmes peut être réalisée en verre, en acier ou en bois, dans des couleurs complémentaires avec la décoration intérieure de votre bureau. Vous pouvez aussi aller plus loin en choisissant une solution qui mettra votre identité en valeur de manière originale, intégrant par exemple votre logo sur les panneaux de finition. Autant d expressions visuelles qui contribuent à créer un environnement de travail inspirant. Un environnement de travail agréable Êtes-vous confronté à une acoustique médiocre? Nos armoires peuvent être équipées de panneaux insonorisants, ce qui contribue à créer une atmosphère de travail agréable. De l espace pour l inspiration! Une armoire Bruynzeel éclairée avec des LED apportera le design dans votre bureau. La technologie LED continue à se développer rapidement. Il en va de même pour nos concepts innovants. La qualité Bruynzeel Peu importe le système de rangement utilisé, Bruynzeel vous offrira toujours une importante valeur ajoutée : la qualité. Nos produits sont conformes à toutes les normes internationales de qualité accordées par des experts indépendants. Récompensé par les certificats ISO 9001, ISO 14001 et RAL pour sa large gamme de produits, les solutions Electro comprises, Bruynzeel occupe une place unique sur le marché. Bruynzeel Storage Systems fait partie du groupe Constructor, résolument tournée vers l international et comptant de nombreux bureaux de vente en Europe. Bruynzeel, toujours attentif à la satisfaction du client Chez Bruynzeel, nous nous concentrons sur la satisfaction du client. Dans cette optique, nous passons chaque détail en revue avec nos clients pour développer la solution parfaite. Une solution qui satisfait efficacement et élégamment les besoins d un environnement de travail dynamique, et qui a été produite grâce à des processus respectueux de l environnement. Voulez-vous découvrir les solutions Bruynzeel pour vos propres besoins de rangement? Rendez-vous sur www.bruynzeelstorage.be. BRUYNZEEL STORAGE SYSTEM Bureau & Design Center B 50 Esplanade du Heysel 1020 Bruxelles TEL 0032 (0)2 479 42 42 FAX 0032 (0)2 479 82 82 info@bruynzeel-storage-systems.be www.bruynzeelstorage.be Profacility MAGAZINE N 30 MAi 2011 53

DOSSIER I R+V VERSIchERung, WIESBADEN I Les employés ont choisi d appliquer à chaque étage un autre thème pour l impression des panneaux acoustiques. photo : A. Stehle, Mainz 54 Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011

Attention aux oreilles Un poste de travail élégant avec un mobilier attrayant, un siège confortable et un ict qui fonctionne parfaitement, c est bien mais ce n est pas suffisant. Le confort acoustique vécu par l employé ou qui en est précisément privé à son poste de travail constitue un facteur important pour sa productivité. Ce projet de déménagement a justement tenu compte de cet élément à un niveau très précoce du processus. n Eduard coddé Les 400 collaborateurs du Project Building de R+V Versicherung étaient mal logés. Le bâtiment était malsain, disposait d une mauvaise climatisation et d un réseau IT dépassé. En 2008, une nouvelle implantation a été recherchée tout en réfléchissant à une nouvelle construction. Dans le voisinage du siège principal de la compagnie d assurance, un immeuble loué jusque là par Linde, s est libéré. Près de deux ans ont été consacrés à la préparation du nouvel environnement de travail, avant de procéder au déménagement définitif fin 2010. Planning Il s agit de 2 étages pour quelque 80 employés par niveau. Chaque étage affiche le même lay-out avec un mix de postes de travail fixes dans les coins et des «benches» pour 4 membres des nombreuses équipes fixes. Les benches forment aussi une solution idéale pour les équipes souvent composées temporairement. Auparavant, on rapprochait simplement les tables, mais ceci générait une mauvaise situation de travail en termes d acoustique. L aménagement retenu résulte d une analyse qui avait déjà été effectuée en 2008 avec une fonctionnalité optimale pour objectif. Accompagnement acoustique Un planificateur externe a été consulté dans un stade précoce du processus. Klaus Bals, responsable commercial régional de Sedus Stoll AG a rejoint le projet un an avant le déménagement. Lorsque toute incertitude fut levée concernant le nouveau bâtiment, l acoustique a été étudiée sur le lieu de travail. Klaus Bals : «Le bâtiment était vide. Avec des fenêtres tout autour et une hauteur de plafond de 3 m. Heureusement, il s agissait déjà d un plafond d une bonne qualité acoustique et le tapis de sol contribuait aussi à des prestations acoustiques assez bonnes.» Cela se traduisait dans des temps de résonance de 0,8 à 1,0 s, soit la limite supérieure de ce qui est considéré comme acceptable. En remplissant l espace, le niveau sonore a encore reculé. Dans une phase avancée de conception, des calculs statiques ont été réalisés pour déterminer de façon optimale la taille, le nombre et le placement des panneaux acoustiques. Les groupes d utilisateurs individuels devaient être protégés acoustiquement. Le choix est tombé sur les panneaux «mooia» avec une largeur de 4,80 m et une hauteur de 2,80 m. La hauteur de chaque deuxième panneau est limitée à 2 m afin de ne pas gêner le fonctionnement des ouvertures d évacuation de l airco. Au centre des panneaux se trouve un cœur absorbant le bruit, composé d une mousse développée spécialement pour la cause. Au total, 250 panneaux sont installés. Efficace et plein d ambiance Après le placement des panneaux «mooia», le niveau sonore a baissé, au repos, à 40 dba le fonctionnement de l airco produit déjà 42 dba et 52 dba dans le cas d une discussion de groupe à proximité. Pour les aménagements de bureaux open space dans lesquels un grand nombre de personnes collaborent, des temps de résonance de 0,6 à 0,8 s sont recommandés. Les panneaux ont réduit les temps de résonance de plus de 25 % dans la zone vocale (fréquence). Ils atteignent maintenant 0,61 et moins. Les éléments acoustiques isolés de base assurent une division effective avec le respect nécessaire de la vie privée et un confort acoustique. Une vingtaine de motifs ont été présentés aux groupes de travail au lieu du nuancier standard pour l exécution des panneaux. Des dessins propres pouvaient aussi être intégrés. Finalement, un thème a été retenu sur une base démocratique pour chacun des étages. Les panneaux textiles ont été imprimés des deux côtés et sont insérés dans un cadre en aluminium de qualité supérieure. Des supports dans le sol garantissent la stabilité nécessaire. n Construction et aménagement, acteurs du projet Donneur d ordre : R+V Versicherung AG Bâtiment : Project Building, Wiesbaden (D) Architecte : bgf+ Architekten, Wiesbaden (D) Concept & planning : C. Herbig, TOPoffice Management, Stuttgart (D) Superficie : 5500 m² Réalisation : 2010 Produits Sedus dans le projet : mooia, temptation C, early bird, invitation, no limits, container Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011 55

RENDEZ-VOUS PLUTOT UTILE. FAITES UNE PAUSE CAFE. De plus en plus d études le prouvent : la pause café au boulot est essentielle pour le bien- être des employés. Aujourd hui, Puro Fairtrade Coffee rend cette pause meilleure et surtout plus utile. En optant pour un distributeur de café Puro, vous et vos collègues contribuez, tasse après tasse, à l amélioration des conditions de travail de petits producteurs de café. De plus, chaque paquet vendu contribue à la sauvegarde de la forêt tropicale équatorienne. Que votre entreprise soit grande ou petite, Puro vous propose un système de café parfaitement adapté à vos besoins. Pour rendre vos pauses utiles, contactez-nous dès maintenant. INFOS : 0800/44 0 88 WWW.PAUSEUTILE.BE

PUBLI-VIEW Pause-café Investir dans les pauses-café pour le personnel est une des choses les plus utiles que vous puissiez faire en tant qu employeur! En effet, les pauses-café sur le lieu de travail sont d une grande importance pour le bien-être et la productivité de vos employés. Il s agit d un moment de calme (relatif), d une occasion de faire le point et d avoir un aperçu de la journée de travail. En outre, le caractère informel des conversations aux côtés du distributeur de café renforce la collaboration mutuelle entre les collègues. Pauses-café utiles Les pauses-café sur le lieu de travail sont particulièrement utiles; une pause avec Puro Fairtrade Coffee est donc bon ne pour le bien-être de vos collaborateurs. En outre, Puro est aussi bon pour les cultivateurs de café et pour la nature. Le label de qualité Max Havelaar sur chaque paquet de café Puro garantit des prix équitables aux petits producteurs dans le Sud. Ce ne sont pas des promesses en l air: la famille Cordoba-Chinchay du petit village de Taylin au Pérou, un de nos producteurs de café, explique sur www.purocoffee.com comment leur vie quotidienne s est améliorée grâce à la prime Max Havelaar. Puro est également un café «vert»: par le biais de l organisation de protection de la nature World Land Trust, nous investissons une partie du chiffre d affaires dans la protection durable de la forêt tropicale en Équateur. Systèmes à café écologiques Puro vous propose des systèmes à café parfaitement adaptés aux besoins de votre entreprise. Les pauses sont-elles des moments de grande affluence où le café doit être préparé rapidement? Souhaitez-vous un espresso de qualité pour les bureaux de la direction? Avez-vous besoin à tout moment d un délicieux café dans les salles de réunion? Depuis les petits systèmes à café jusqu aux grands distributeurs de boissons chaudes, chez Puro vous êtes certain de trouver la solution adéquate. En plus, les distributeurs de café répondent aux différents critères du développement durable. Pour chaque système à café, nous vous proposons le café adapté: espresso en grains, café fraîchement moulu et café instantané de qualité. Pour accompagner le café Afin de vous permettre de présenter joliment votre café, nous vous proposons la porcelaine Puro ou des petits gobelets pratiques. Un délicieux chocolat équitable, un petit biscuit ou un spéculoos, du sucre équitable en tubes et des coupelles de lait viennent compléter le tout. www.purocoffee.com 0800/44088 info@purocoffee.com Miko CoffEE Service NV/SA Wayenborgstraat 14 - BE-2800 Mechelen TEL 0032 (0)800 44 0 88 FAX 0032 (0)15 28 78 10 info.mcs@miko.be www.miko.eu/mcs Profacility MAGAZINE N 30 MAi 2011 57

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PUBLI-reportage Master Key : the missing link Entre locataires sortant, entrant, et propriétaire, la communication est parfois brouillée, par manque de temps, de personnel adéquat ou de simple écoute mutuelle. Les intérêts sont en apparence opposés et les divergences de vue se soldent alors par l application rigide (et coûteuse) des conditions du bail. Or il est possible de faire se rencontrer les intérêts de tous. Encore faut-il qu un intermédiaire compétent joue ce rôle de médiation. En accord avec le nouvel occupant, certains aménagements de l ancien locataire peuvent être conservés et reconditionnés une source d économies. Le stripping consiste à démonter tout ce qui est nécessaire pour remettre les lieux dans leur état d origine. Les réparations par Master Key et la remise en conformité permettent d éviter des frais (amendes, coût excessif des coûts de réparation par des entreprises extérieures). «Quand une entreprise quitte un plateau de bureau ou un bâtiment, elle se trouve face à des contraintes liées au lieu qu elle quitte, alors que les défis de la nouvelle localisation réclament toute son attention», constate Laurence Foor, Business Development Manager de Master Key. Ces contraintes sont la remise en l état originel des espaces, l évacuation d un mobilier obsolète ou inadapté aux nouveaux concepts de workplace design (open space, dynamic office, réduction des surfaces occupées). Il en résulte alors nombre de gaspillages qui font naître un sentiment de révolte chez notre interlocutrice, et une série de frais qui pourraient être évités. Et aucune des parties concernées n est vraiment disposés, ni disponible, pour prendre ce problème à bras-le-corps. Master Key se propose de le faire, en générant des économies très significatives pour le locataire sortant, tout en assurant sa propre rentabilité. Un dialogue à trois «Nous intervenons après le déménagement, qu il ait été effectué par notre partenaire Potiez-Deman ou par un tiers, explique Laurence Foor. L essentiel est de se parler pour comparer les attentes des uns et des autres. Le point de départ est la différence constatée entre l état des lieux d entrée et celui de sortie. Puis il faut concilier les besoins du nouveau locataire avec les exigences du propriétaire et l attitude du locataire sortant. Préfère-t-il payer (cher) sa tranquillité : remise en état complète et amendes liées? Ou passer beaucoup moins cher et nous confier une mission de rationalisation? Nous pouvons définir avec le nouveau locataire quels sont les aménagements et cloisonnements à laisser en place (et à rénover par nos soins). Nous pouvons aussi nous charger d un stripping complet.» Ce terme désigne l opération qui consiste à rendre aux lieux leur état de plateau nu : cloisons, faux-plafonds, faux-planchers, câblages, mobiliers, extincteurs, copieurs, matériels divers sont éliminés et les surfaces rénovées. Master Key récupère au maximum les matériaux, comme la laine isolante, réutilisée dans le secteur de la construction par un partenaire, l entreprise générale de travaux Craft, appartenant au même groupe. Le stripping est effectué par le personnel propre à Master Key, tandis que la rénovation est assurée par du personnel qualifié de Craft. «Nous effectuons parfois quelques transformations simples à la demande du nouveau locataire, mais notre métier n est pas la conception des espaces de travail. Nous nous considérons comme chef d orchestre, chargé d assurer l harmonie et l économie de moyens entre les intervenants. Le chaînon qui manquait» Importance de la planification Dans tous les cas de figure, Laurence Foor recommande une planification largement anticipée : «Il faut nous consulter 6 à 8 mois avant le déménagement, plus si c est un gros bâtiment, et en tout cas la dernière année du bail. C est la meilleure façon d assurer une coordination, d optimaliser la récupération, de diminuer les frais. Car il ne faut pas oublier que l écologie a un coût. Trier, démonter, recycler et détruire de façon responsable prend du temps. Nous avons tous les partenaires nécessaires, notre propre parc de conteneurs, et nous pouvons fournir tous les certificats requis quant au devenir du matériel office et des matériaux que nous recyclons.» Master Key - Smart Office Stripping Chaussée de Mons, 602-1070 Bruxelles Laurence Foor: +32 477 46 75 14 www.master-key.be - lfoor@master-key.be Profacility MAGAZINE N 30 Mai 2011 59

DOSSIER I Dynamic office I Clean DESk policy I Sans papier mais pas sans âme Même les controverses vieillissent vite. Celle qui sévissait au bureau entre les tenants de l ordre et les amateurs d un désordre (supposé) organisé s éteint peu à peu faute de combattants. La cause de cette disparition : le «dynamic office» et son corollaire, la «clean desk policy». n Patrick Bartholomé doc. Global/Marc Detiffe Avec 8 postes de travail pour 10 employés, le travail au nouveau siège de la STIB passe nécessairement par une politique de clean desk. Les travailleurs nomades, hôtes de passage dans un univers «flex office» ne se posent plus la question de l ordre ou du désordre de leur bureau : quand le nombre de postes de travail est inférieur au nombre de personnes employées, quand les places dans l open space sont attribuées temporairement, en fonction de la constitution d équipes de projet variables, la «clean desk policy» devient une condition sine qua non de fonctionnement. Pas de bureau à soi, pas de documentation papier, d effets personnels, de plantes vertes, de photos d enfants et de pots à crayon donc plus question d ordre ou de désordre, mais un vide absolu qui confine à «l impermanence» du zen. Le corollaire indispensable à un tel mode de travail est évidemment la dématérialisation de quasi toute documentation, du courrier entrant, des archives, des documents de projets. S il faut malgré tout conserver des documents imprimés, les employés ne disposent plus de «leurs» classeurs dans «leur» espace mais constituent des dossiers d équipe. Objectif : réduire la quantité de papier (on n imprime plus les mêmes documents plusieurs fois), instaurer une discipline de partage de documents et de ressources et améliorer l efficacité. Car l avancement d un projet n est pas bloqué par l absence d une personne. La clean desk policy améliore également la confidentialité, l image de l entreprise, et abaisse les coûts. Les collègues fondent le sentiment d appartenance Dématérialisation est-elle synonyme de déshumanisation? Pas forcément : «À mes yeux, ce sont les collègues qui fondent le sentiment d appartenance, pas ma chaise ou mon pot de fleurs», répond cet informaticien parisien qui accorde en revanche beaucoup d importance à la machine à café. Selon lui, «l essentiel est d avoir des locaux confortables. Ce n est pas indispensable qu ils soient attribués ou personnalisés.» La génération Y semble donc mûre pour la clean desk policy. Pour les autres, un effort d adaptation est à prévoir. Mais le succès de l espèce humaine n est-il pas dû à sa capacité à s adapter aux changements de son environnement? 60 Profacility MAGAZINE N 30 Mai 2011

En route vers le bureau sans papier Voici deux ans que la STIB a rassemblé en un seul lieu, le Royal Atrium, (voir le reportage dans Profacility N 25 mars 2010 et sur www.profacility.be/ biblio), des services autrefois dispersés sur plusieurs sites. Avec 8 postes de travail pour 10 employés, le nouvel espace de travail est organisé selon le principe du flex office, un changement de culture qui a demandé une certaine préparation. Sofie Van Der Zanden, responsable du service Entretien technique bâtiments & complexes, nous en explique les premières étapes : «Avant le déménagement, plusieurs cleaning days thématiques ont été organisés. Les personnes concernées étaient invitées à éliminer les documents par types : contrats, courrier, etc. Des règles ont été établies et communiquées pour définir qui garde quel document pendant combien d années. Toutes les autres copies pouvaient être détruites. Nous avons ainsi éliminé 52 tonnes de papier Au moment de déménager, chacun pouvait emporter 5 cartons au maximum et avait doit à 3,5 m linéaire d étagères dans le nouveau bâtiment. Plus un casier personnel de 50 x 50 cm, pouvant recevoir un PC portable, quelques effets personnels et documents confidentiels. Le changement de mode de fonctionnement a été accepté par une grosse majorité de personnes. Tous les hésitants ont rapidement adopté la clean desk policy, et moins de 5 % de personnes, qui y étaient opposées, sont restées sur leurs positions. Et ce n est pas lié à l âge des employés, plutôt à leur personnalité. On voit des jeunes qui ont du mal à accepter cette organisation.» Charte de convivialité À l arrivée dans le Royal Atrium, chaque personne a reçu un «guide» pratique du nouveau lieu, avec les indications sur le mode d emploi du téléphone, l implantation des services, le mode de réservation des salles, la clean desk policy Une charte de convivialité est affichée dans tous les coffee corners de l entreprise. «Dans la durée, il est important de garder la motivation de tous au même niveau, constate S. Van Der Zanden. C est pourquoi des cleaning days continuent à être organisés, afin d encourager les gens à conserver le moins possible d archives. La clean desk policy continue d être de stricte application. Tout au plus a-t-on vu réapparaître l une ou l autre plante verte dans l une ou l autre Direction un peu moins stricte sur ce point. Nous sommes désormais dans un environnement paper poor avec pour objectif d atteindre le niveau paperless. Notre service Maintenance mène une expérience pilote de DMS (document management system) qui sera éventuellement étendu à toute l entreprise. Tout courrier postal entrant sera scanné et tout courrier sortant géré par un secrétariat central, imprimé et posté uniquement si nécessaire. Chaque expéditeur disposera d une copie numérique de tous ses envois via le DMS.» n Oosooji! Dans les entreprises qui n ont pas encore opté pour le «dynamic» ou «flex office» et tout ce qu il implique en termes d aménagement et d informatique, un premier pas pourrait être fait en adoptant la pratique japonaise du oosooji («le grand nettoyage»). En pratique, au jour convenu, tous les employés viennent au travail avec de vieux habits et se mettent à ranger le bureau tous ensemble. C est aussi l occasion de décider de ce qu on garde et de ce qu on élimine. Prévoir de louer des conteneurs en suffisance Fabricant de cloisons amovibles Flush PAN-ALL nv Diebeke 13 9500 Geraardsbergen Belgique t +32 54 41 24 71 f +32 54 41 85 06 e info@pan-all.be www.pan-all.be Profacility MAGAZINE N 30 Mai 2011 61 ADV_A5.indd 1 05-03-2009 11:09:28

PRO-SERVICES I Profil de fournisseur I Garder la technologie sous contrôle L équipement technologique standard moyen dont un employé peut aujourd hui bénéficier à son poste de travail est relativement uniforme : un ordinateur et un téléphone, de plus en plus avec une fonctionnalité mobile. Le plus grand défi? L équipement standard doit aujourd hui être utilisable partout et tout le temps. n Eduard Coddé Qu il s agisse d une compagnie d assurances ou d un service public, l équipement technique d un lieu de travail ne sera pas très différent. «L outsourcing total de l ICT est une donnée encore assez récente sur le marché belge, mais qui commence à se développer», constate Paul Cornelisse, Managing Director Outsourcing chez Cegeka. «Dans les pays anglo-saxons, il est habituel d avoir largement recours à l outsourcing pour tout ce qui concerne l ICT. Celui qui ne passe pas par là est tout simplement hors du coup!» Cegeka Outsourcing examine le poste de travail avec l œil de l utilisateur final. Il propose l outsourcing pour tous les domaines et croit surtout dans une construction progressive de la relation de confiance afin d arriver, en Belgique aussi, à un outsourcing massif de l ICT sur le long terme. Aujourd hui, l outsourcing représente déjà un tiers du chiffre d affaires total du groupe Cegeka. Offre complète de services Le groupe Cegeka couvre la totalité de l offre ICT. D une part, des secteurs spécifiques (entre autres Social & Public, Healthcare, institutions financières) sont traités avec des solutions IT comme Application Solutions et Professional Services. D autre part, Cegeka diffuse largement sur le marché une Infrastructure générique et des services d Outsourcing. Cegeka Outsourcing fournit des services pour l infrastructure, l équipement du poste de travail, l hébergement et la gestion technique des applications professionnelles. Pour ce qui concerne l infrastructure, il s agit surtout de LAN (Local Area Network), WAN (Wide Area Network), de la gestion des serveurs et de la mise à disposition de capacité de stockage. IT et télécoms sont toujours plus confondus. Côté télécom, c est la collaboration entre les variantes fixe, mobile et VoIP (téléphonie Internet) qui est appliquée. Les activités Service Desk et Service Management sont, chez Cegeka, davantage une attitude qu un service. Elles doivent veiller qu il y ait une bonne liaison entre les processus et les systèmes qui assistent les utilisateurs sur leur lieu de travail. Il faut se montrer très efficace au niveau de la constatation du problème, de son analyse et de l apport d une solution sous forme d assistance à l utilisateur concerné ou de modification de ce qui a causé le problème. «Dans le cas de l outsourcing, il s agit souvent d une chaîne de services IT soustraités qui pose le défi d une gestion correcte de cette chaîne», remarque Paul Cornelisse. «Tous les services sous-traités ou non doivent s accorder parfaitement. Si seule une partie des services est soustraitée, ceci est moins évident et demande une attention supplémentaire.» En Belgique, il est habituel que les entreprises sous-traitent de façon éparpillée. Dans ce cas, une régie de coordination pour la gestion de l organisation des contrats internes et externes s impose. Lorsqu une société décide de jouer elle-même le rôle Paul Cornelisse, Managing Director Outsourcing de Cegeka. 62 Profacility MAGAZINE n 30 MAi 2011

de régie pour les différents fournisseurs, il est essentiel d examiner de façon très critique tous les accords et SLA et de les notifier pour tous les partenaires.» Centre de données Le service d un centre de données est aujourd hui ressenti comme évident par un nombre croissant d entreprises. Depuis les années 90 déjà, Cegeka propose des centres de données, en l occurrence pour l hébergement des environnements de postes de travail ainsi que pour des applications professionnelles. La bonne volonté des clients pour l outsourcing de leurs données professionnelles évolue progressivement. Par le passé, le client abritait souvent ses serveurs dans son propre «centre de données» et le gérait en outre totalement seul. Dans une phase suivante, les entreprises choisissent de confier une partie de la gestion des serveurs et d autres composants IT de ce centre de données à des partenaires IT. De plus en plus, ceci se produit à distance («remote»). Dans une phase ultérieure, les services des postes de travail et les applications professionnelles seront gérés dans des centres de données et par des collaborateurs des partenaires IT. On passera alors très vite à une approche purement axée sur les résultats garantissant au client une capacité, une disponibilité et une qualité pour un prix déterminé à l avance. «Les centres de données sont devenus de plus en plus efficaces au cours de ces dernières années, de sorte que cela vaut de moins en moins la peine pour les entreprises, notamment les PME, de mettre sur pied leur propre centre», argumente Paul Cornelisse. «Nous nous trouvons actuellement dans une phase de développement technologique dans laquelle l optimalisation et la virtualisation des serveurs sont monnaie courante alors que le cloud computing est en plein boom. Le client sait de moins en moins où tournent les applications mais est assuré d une capacité de serveur maximale pour un prix optimal.» Le poste de travail n est plus ancré Aujourd hui, le poste de travail doit être disponible partout et toujours. «Pour l employé, il est important de disposer toujours du même environnement de travail familier sur l écran d ordinateur quels que soient le lieu et le type de poste de travail (desktop, laptop, ipad, etc.) sur lequel il se logge. Il doit pouvoir retrouver et utiliser directement les applications courantes, avoir accès facilement à l information nécessaire pour pouvoir travailler», décrit Paul Cornelisse. «Ceci pose des exigences toujours plus élevées surtout sur le plan de l organisation et de la protection, ce qui génère parfois quelques doutes de la part des entreprises à propos de l outsourcing. Cela dit, c est aussi une bonne raison d outsourcer dans la mesure où le développement est difficile à suivre au sein d une entreprise et qu il est totalement étranger à son core business. Les possibilités techniques offertes par le développement actuel en matière de machines ne constituent en tout cas pas une restriction pour Cegeka. Paul Cornelisse : «L organisation du travail est une toute autre donnée. La société doit, en qualité d employeur, veiller à ce que les collaborateurs puissent travailler partout et voient apparaître une image toujours identique sur leurs machines. Il est nécessaire de bien réfléchir aux policies qui déterminent précisément qui a accès à quelle information.» Cegeka Outsourcing propose des services pour l infrastructure, l équipement du poste de travail, l hébergement et la gestion technique des applications professionnelles. à l aise avec l outsourcing IT Service critique Le service ICT sur le lieu de travail est souvent le plus délicat en raison du contact direct du prestataire IT (plus spécifiquement le Service Desk) avec l utilisateur final. Au moindre mécontentement concernant le fonctionnement suivent logiquement des plaintes. Un fournisseur de services ICT sur le lieu du travail risque dès lors d être jugé plus négativement qu un partenaire pour d autres services ICT moins visibles. Cependant, l évaluation d un service ICT sur le lieu de travail dépend de nombreux facteurs qui sont en dehors de la compétence directe du prestataire. C est ainsi qu il y a la connaissance portant sur l utilisation des appareils et des applications par l utilisateur final et que la qualité de l application avec laquelle on travaille joue un rôle. Avec le poste de travail qui n est plus fixe, la qualité de la liaison avec le réseau d entreprise est cruciale et dépend souvent de service providers sur lesquels on n a pas de prise directe (par ex. les réseaux de télécommunication mobiles). Paul Cornelisse conclut : «La technologie ICT se développe ; le défi réside dans la manière dont les organisations mettent la technologie à disposition des utilisateurs. Au sein des entreprises, les décisionnaires ont souvent des visions différentes. Il n est pas rare que l employé soit plus prompt que la société ne le leur permet à intégrer de nouvelles possibilités ICT!» n Cegeka est une entreprise ICT belge créée en 1992 et qui compte 1500 personnes. La société a rapidement intégré le top 3 des acteurs du secteur, ce qui lui a valu par trois fois les Gazelles Trends Awards. Cegeka a aussi décroché le prix Ambiorix 2010 de l organisation patronale VKW Limburg. A noter que Cegeka a connu, au cours de la dernière période de crise, une croissance remarquable, contrairement à la tendance du secteur. C est un des principaux hébergeurs de systèmes informatiques de Belgique et des Pays-Bas, avec des centres de données à Hasselt, Louvain et Veenendaal (NL). Cegeka affiche une augmentation du chiffre d affaires de 10 à 15 % par an, pour un chiffre d affaires total de 156 millions d euros en 2010. Le marché néerlandais représente une part de 20 à 25 %. Depuis janvier 2011, la structure d entreprise a été réaménagée en 3 divisions : la Belgique avec une branche flamande et une branche wallonne, les Pays-Bas et une division spécifique pour l outsourcing. La croissance continue des activités d outsourcing a été l occasion de mettre en place une division spécifique opérationnelle au niveau international. Cegeka voit un grand potentiel dans l outsourcing de l IT. Cegeka propose l implémentation et l intégration d infrastructures ICT, de managed services, l outsourcing, le support à l utilisateur et le conseil. En Belgique, les clients des secteurs des soins de santé, public, logistique, du retail, de l industrie, de la sécurité sociale et financier font appel aux services de Cegeka. Pour les Pays-Bas, les activités se concentrent sur le secteur des soins, les coopératives d habitation et les PME. Profacility MAGAZINE n 30 MAi 2011 63

PRO-SERVICES I Profil de fournisseur I Retour d expérience : MSC Belgium Retour d expérience : Argenta «To the point and no-nonsense», c est ainsi que travaille Argenta le 5 e plus grand groupe bancaire et d assurances de Belgique et c est aussi ce qu il demande à son partenaire informatique. «Une solide connaissance et une culture d entreprise à l avenant ont débouché sur cette relation de partenariat avec Cegeka», déclarent Joris Van der Auwera, responsable pour les opérations et Kris Wauters, directeur gestion et analyse de projet. La collaboration a commencé avec un logiciel sur mainframe pour le service du personnel et dure déjà depuis 20 ans. Aujourd hui, Cegeka assure des services de détachement, des projets de développement dans un modèle de co-sourcing, jusque et y compris l outsourcing de services d infrastructure et de centre de données. Gert Dreesen, CIO de l agence maritime MSC Belgium. Pendant des années, tous les logiciels étaient développés, au sein de l agence maritime MSC Belgium, en interne, et l équipe informatique représentait 10 % de l effectif! La gestion du local informatique est cependant devenue de plus en plus complexe tout comme le développement d applications. À cause de cela, il fallait jusqu à 6 mois pour fournir de nouveaux projets de logiciel. «Inacceptable» a estimé une nouvelle équipe de direction qui a analysé les processus internes avec un regard critique. Après analyse, il est apparu que l infrastructure informatique de la salle des ordinateurs ne constituait pas une bonne base malgré sa technologie de pointe. Il manquait un plan à long terme. De nouveaux besoins, attisés par la crise économique, ont poussé à trouver des solutions rapidement exploitables. Conséquence : l outsourcing complet de la gestion de l infrastructure. Gert Dreesen, CIO : «Le business doit piloter l ICT et pas l inverse! Aujourd hui, MSC possède un SLA et le partenaire informatique doit veiller à ce que tout tourne. Avantages complémentaires : nous avons accès à de nouveaux systèmes et de nouvelles technologies». MSC a été longtemps client hardware chez MSP, repris en 2008 par Cegeka. «Cegeka va to the point et cherche avant tout une solution qui séduit le client. Avec les autres contacts, nous avions davantage l impression de n être qu un numéro», explique Gert Dreesen. La direction a reçu un business case avec un aperçu du hardware, du software et des informaticiens nécessaires pour couvrir tous les besoins sur une période de 6 ans. En sous-traitant la gestion de l infrastructure, l entreprise pouvait à nouveau se concentrer sur les projets de logiciels intelligents qui aident l organisation dans son fonctionnement quotidien. Les indépendants du vaste réseau Argenta comptant plus de 500 bureaux disposent de leur propre infrastructure informatique. Une infrastructure sur laquelle tourne le logiciel bancaire qui a aussi été développé par Cegeka. Kris Wauters : «Plus récemment, nous avons collaboré avec Cegeka pour un grand projet concernant le logiciel d utilisation pour la gestion et la vente de polices automobiles, d habitation et familiales. L ancien logiciel ne permettait pas un traitement commercial fluide des produits d assurance.» De plus, le management était partisan d une application polyvalente qui, bien que destinée aux occupants des bureaux, soit aussi utilisable en ligne par les clients via Internet. Argenta a choisi Cegeka parce que ce dernier présentait la meilleure proposition d un point de vue conceptuel. De plus, Cegeka a réussi à mener à bien le projet d assurance dans un délai relativement comprimé grâce à la méthodologie de son Software Factory. Kris Wauters : «Ce projet a en tout cas intensifié notre relation notamment aussi en raison de la méthode de travail et des tarifs de Cegeka.» Kris Wauters, Directeur gestion et analyse de projet d Argenta. 64 Profacility MAGAZINE n 30 MAi 2011

PRO-SERVICES I mobility I CAR POLICY I Profitable pour les deux Pour toute entreprise qui met un parc de véhicules à disposition des employés, il est essentiel d établir une Car Policy bien étudiée. PwC en a récemment mis au point une version totalement neuve, qui frappe par un équilibre sain entre la CSR, les aspirations des utilisateurs et la maîtrise des coûts pour l entreprise. PwC a fait un choix écologique délibéré pour la flotte et ceci indépendamment de la catégorie d utilisateur. n Eduard CODDé Christophe Van Obergen, Compensation & Benefits Manager, PwC Belgium. Caisse de résonance La nouvelle Car Policy de PwC a été établie après concertation avec les collaborateurs des trois différentes divisions de l entreprise. Six délégués de chaque groupe se sont réunis. Parmi les souhaits expressément formulés, il y avait celui de pouvoir reprendre, dans la liste, des modèles mieux adaptés à la situation familiale des employés généralement jeunes de PwC. Sur la base de ces discussions, une version «draft» a été établie. Celle-ci a ensuite été affinée et enfin une version finale a été soumise pour approbation. La nouvelle Car Policy a bénéficié du soutien d un plan de communication avec microsite sur l Intranet que tous les utilisateurs peuvent consulter et qui donne des réponses à toutes les questions relatives à la flotte. A la base de la nouvelle Car Policy, il y avait cette volonté de réduire l empreinte écologique, d augmenter la sécurité pour les utilisateurs et l environnement (usagers faibles tels que cyclistes et piétons), sans oublier les aspects motivation et récompense. «Dans le secteur du consulting, la voiture de société est un élément important. Nos collaborateurs ont besoin d une voiture pour se rendre en clientèle et semblent aussi être très sensibles au type de véhicule dont ils disposent», remarque Christophe Van Obergen, Compensation & Benefits Manager, PwC Belgium. «L objectif était donc de présenter une liste attractive de véhicules à nos collaborateurs, mais aussi de garder le contrôle des coûts à long terme.» La sécurité, ça paie L éventail proposé aux employés se limite en principe à trois marques premium : Audi, BMW et Mercedes-Benz. Le choix des coloris est également limité à trois. Cette façon de procéder implique d emblée une économie de coût en raison de la simplification du fleet management avec une charge administrative moins lourde et de meilleures conditions obtenues chez les marques. Une partie de l économie réalisée est investie dans un meilleur équipement (de sécurité). C est ainsi que le changement de pneu hiver/été est prévu pour l ensemble de la flotte tandis que le Bluetooth pour le téléphone mains libres, l airco automatique et le park assist sont standards dans l équipement de chaque véhicule. «Ce dernier doit aider à limiter les dégâts de parking», argumente Christophe Van Obergen. Autre nouveauté remarquable dans la Car Policy de PwC : le «Safe Driver Incentive». Les conducteurs qui, pendant la période de leasing trois ans en moyenne, n ont causé aucun accident, se verront attribuer un bonus. Celui-ci peut être repris sous forme d équipement supplémentaire ou peut être conservé dans une «tirelire» pour couvrir d éventuels dégâts pendant la période de leasing. Limite co 2 sur base de l ESR Pour les consultants juniors et seniors, la limite supérieure des émissions de CO 2 a été fixée à 105 g/km. Cela se traduit concrètement par une Audi A1 véhiculant une image jeune et dynamique pour les juniors. Les seniors choisissent entre une Audi A3 ou une BMW série 1. Pour les managers (seniors), la limite d émissions des autos est fixée à 140 g/km. «La limite CO 2 est moins une mesure d économie qu un choix écologique délibéré de l entreprise», explique Christophe Van Obergen. «À terme, nous voulons progressivement descendre à 120 g/km.» Exception à la règle, les modèles monovolumes sont permis pour les collaborateurs avec enfants. «Nous donnons la préférence au break, mais à partir de deux enfants, un MPV est quand même plus facile à utiliser», précise Christophe Van Obergen. Les SUV sont exclus en raison de leurs émissions de CO 2 élevées, et du fait qu ils sont également moins pratiques dans les conditions d utilisation données. n Profacility MAGAZINE N 30 MaI 2011 65

PRO-SERVICES I NEWS I Compass limite l impact écologique de ses activités La certification ISO14.001 obtenue récemment par Compass Group Belgilux, dont les activités sont plus connues en Belgique sous les enseignes Eurest, Eurest services, Medirest et Scolarest, témoigne de leur approche proactive pour un développement durable de leurs activités dans le domaine du food service et du facility management. Compass a mis en œuvre un système d amélioration des procédures qui suit, identifie et optimise en permanence les performances environnementales de l entreprise. Pour leurs activités de catering: la diminution des déchets produits, en particulier les emballages et restes alimentaires, est prioritaire. Le programme Trim Tax à été récemment développée à cette fin: il s agit de conteneurs à déchets permettant de mesurer la quantité journalière de déchets qui provient par ex. de l élimination des produits périmés de l espace frigorifique. Le but est de limiter les déchets et le gaspillage par une meilleure politique de commande. Les équipes de cuisine peuvent avoir un aperçu instantané des volumes utilisés chaque jour et leur impact financier. Un benchmark peut alors être établi en comparant les résultats obtenus pour les différents sites d exploitations. Autre priorité: la consommation rationnelle de l énergie pendant le processus de production. Désormais les livraisons à toutes les exploitations sont effectuées au départ d un magasin central, alors qu auparavant les différents fournisseurs livraient directement aux exploitations. Ce changement à eu pour impact une diminution importante des émissions de CO 2 liées au transport des marchandises. Compass agit aussi avec sa politique d achat en privilégiant les achats de produits locaux et limitant ainsi les foodmiles. Cela répond aussi à une demande croissante de la clientèle pour des produits bio. Le transport des denrées n est pas le seul visé. Par le choix envisagé de véhicules hybrides, voire même électriques pour les employés qui travaillent dans des zones urbaines et effectuent des distances courtes, Compass entend réduire aussi les émissions de CO 2 liées aux transports de personnes. Croissance externe pour SERIS Security Avec la reprise du Néerlandais ANVD, SERIS Security renforce sa position aux Pays-Bas et illustre son ambition de déployer une organisation internationale forte. La reprise d ANVD, dont le siège est établi à Dordrecht, suit de quelques mois à peine une première acquisition sur le marché néerlandais opérée par SERIS Security sur le groupe Perfect de Rotterdam. ANVD représente un chiffre d affaires de 10 millions d euros emploie plus de 200 personnes. La société est active dans le gardiennage mais est aussi spécialisée dans les activités de prévention contre les incendies ainsi que dans la formation et l audit. Avec l absorption d ANVD, le groupe SERIS se place d emblée dans le top 5 des entreprises de gardiennage sur le marché néerlandais. Dans un premier temps, Perfect et ANVD continueront à travailler sous leur propre nom. SERIS Security est le premier groupe français indépendant sur le marché de la surveillance des biens et des personnes, avec une présence en France, en Belgique et aux Pays-Bas. Soit plus de 8.500 collaborateurs pour un chiffre d affaires 2011 de près de 300 millions d euros. L organisation est structurée en six divisions : gardiennage, surveillance électronique, central d alarme, logistique, formation et services. Tana Professional examine à la loupe les coûts de nettoyage En tant que fournisseur spécialisé de produits de nettoyage, Tana Professional a récemment développé un programme de calcul convivial pour aider les facility managers dans leur gestion. Le Tana Calculation Program calcule la main d œuvre nécessaire pour bien effectuer la mission de nettoyage. Il apporte le niveau de précision et de détail nécessaire pour en faire un outil pratique et précieux au service du facility manager. C est ainsi que le programme tient compte des tâches de nettoyage quotidiennes, hebdomadaires, mensuelles et périodiques (semestrielles par ex.). Le nombre d heures nettes de travail calculées constitue une approche pratique tenant compte des pauses café, lunch, de l absentéisme, etc. De plus, il est possible d intégrer les coûts du matériel d investissement tel que vêtements de travail, divers ustensiles et machines. Evidemment, le matériel consommable, comme les produits de nettoyage, a sa place dans le programme afin d obtenir le coût total réel du nettoyage, affectable de surcroît par espace. Le programme n offre pas seulement une vision des coûts, il propose aussi un mode d emploi très complet pour les différentes tâches. C est ainsi qu il met une fiche à disposition avec les points de contrôle journaliers. Retrouvez chaque jour l actualité du secteur sur www.profacility.be/news 66 PROFACILITY MAGAZINE N 30 MAI 2011

SIKKENS HEALTHCARE Un diagnostic complet pour les projets du secteur des soins de santé. Le concept Sikkens Healthcare offre une réponse aux questions parfois très complexes du secteur des soins de santé. L approche repose sur une méthodologie dénommée SCAN (Service, Couleur, Analyse et Novation): un check-up complet de votre projet sur la base d une analyse approfondie, d un service professionnel avant, pendant et après le projet et d une vision du choix des coloris tendant à maximiser le bien-être. La gamme spécifi que de produits de qualité Sikkens garantit le succès de chaque projet. www.sikkens.be

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