RAPPORT D'ENQUÊTE AN003354 Dossier d'intervention Numéro du rapport DPI 0004689 RAP0072067 ANNEXE A Informations sur l'accidenté NOM : M. "A" PRÉNOM : SEXE : masculin ÂGE : FONCTION : Monteur de lignes (chef d'équipe) EXPÉRIENCE DANS CETTE FONCTION : 21 ans ANCIENNETÉ DANS L'ENTREPRISE : depuis 1994 SYNDICAT: Syndicat canadien de la fonction publique DOSSIER D'INDEMNISATION: Ville de Coaticook, le 16 septembre 2001 Page 23
ANNEXE B Liste des témoins et autres personnes rencontrées LISTE DES TÉMOINS Hydro-Coaticook M., monteur de lignes M., conducteur de camion M., monteur de lignes M., monteur de lignes Hydro-Sherbrooke LISTE DES PERSONNES RENCONTRÉES Hydro-Coaticook M., directeur général M., directeur Hydro-Coaticook M., monteur de lignes M., ingénieur M., chef de section Hydro-Sherbrooke Hydro-Québec M., directeur expertise et support technique M., chercheur IREQ M., chef de maintenance Surplec inc. M., directeur M., superviseur technique M., préposé à l'expédition Ville de Coaticook, le 16 septembre 2001 Page 24
ANNEXE C
Photo I Interrupteur-sectionneur Concordia Sprecher en position circuit ouvert
Photo 2 Plaque signalétique de l'interrupteur-sectionneur Concordia Sprecher
Photo 3 Palier de manœuvre et son levier
Photo 4 Composantes d'un pôle de l'interrupteur-sectionneur Concordia Sprecher Crochet d'entraînement Chambre de coupure Lames du contact mobile Couteau auxiliaire Contact fixe Colonnes isolantes
Photo 5 Crochet d'entraînement et couteau auxiliaire en déplacement
Photo 6 Pôle # 3 avec traces d'arc électrique
Photo 7 Gants de cuir portés par le monteur de lignes
Photo 8 Bottines de sécurité portées par le monteur de lignes
Photo 9 Gants isolants de classe 3 (26 500 volts) à l'intérieur des gants de protection
Photo 10 Positionnement de l'interrupteur-sectionneur à l'intérieur de la caisse d'expédition
Photo 11 Tringlerie et palier intermédiaire Tuyau supérieur Palier intermédiaire Tuyau inférieur
Photo 12 Levier du palier de manœuvre en position de circuit ouvert et tuyau inférieur Raccord de mise à la terre du tuyau inférieur Symbole
Photo 13 Palier de manœuvre avec écrou de serrage pour la mise à la terre
Photo 14 Démonstration: Le crochet d'entraînement ne descend pas suffisamment Crochet d'entraînement Couteau auxiliaire
Photo 15 Support tubulaire de la chambre de coupure avec égratignure
Photo 16 Démonstration: les lames du contact mobile passent à côté du contact fixe Crochet Lames Contact fixe Couteau auxiliaire
Photo 17 Lame avec traînée de lubrifiant
ANNEXE E
ANNEXE F
ANNEXE G
ANNEXE H
19 Décembre 2001 À : De : Ingénieur Chercheur Dir Expertise et support tech.de dist. Expertise Équipements électriques Mtl-201 Jarry O, H2P 1S7 IREQ, J3X 1S1 Objet : Expertise sur le sectionneur-interrupteur d'hydro-coaticook Monsieur, Nous avons reçu de votre part le 3 décembre 2001 un sectionneur-interrupteur impliqué dans un grave accident. L'appareil porte les inscriptions suivantes : Plaque signalétique de l'appareil Estampille sur la bielle isolante entraînant la lame du sectionneur Estampille d'une colonne isolante supportant la lame du sectionneur La position de l'appareil de sectionnement est présentée par la photo de la figure 1 prise par l'inspecteur Roland Chartrand de la CSST. Selon vos informations, cet équipement a été acheté par ladite compagnie des surplus d'hydro-québec. En premier lieu j'ai vérifié le fonctionnement de l'appareil par la séquence vidéo suivante dans laquelle on peut visualiser la circulation ou l'interruption du courant en fonction des positions de la lame du sectionneur et du levier de l'interrupteur. Le 1 de 5
courant est créé par une batterie et limité par une résistance. Ce courant est enregistré par un oscilloscope dont on voit son écran de visualisation enregistré en même temps que le mouvement de la lame. Les clichés extraits de la séquence vidéo sont présentés à la figure 2. Figure 1 : Position du sectionneur-interrupteur impliqué dans un accident J'en conclus que la séquence de coupure sous charge du sectionneur-interrupteur est impeccable. Par contre il suffit que les contacts du sectionneur ne soient pas complètement fermés (voir figure 3) pour que le crochet fixé à la lame du sectionneur n'accroche pas le levier de l'interrupteur pour que lors d'une ouverture subséquente, l'interrupteur ne puisse interrompre l'arc. Un arc va alors s'amorcer entre des contacts du sectionneur. Cet arc s'allongeant avec la séparation de plus en plus grande des contacts du sectionneur et peut contourner les colonnes isolantes du sectionneur pour s'amorcer au châssis métallique de l'appareil qui doit être mis à la terre. Si la mise à la terre n'est pas efficace, une partie du courant de court-circuit peut passer dans le corps du travailleur si celui-ci a un contact direct entre ses mains et le levier de la tringle commandant l'ouverture de la séquence de coupure du courant de charge. Par contre si le travailleur utilise des gants isolants rien ne peut lui arriver. Des essais ont été effectués afin de vérifier l'isolation de la chambre de coupure. À cet effet, comme le montre la figure 5, on a barré le sectionneur à une position où on peut appliquer une tension électrique aux bornes de la chambre de coupure. Les contournements lors des claquages diélectriques s'effectuent tous à l'extérieur de la chambre de coupure. La tenue de la chambre de coupure est au-delà de 62 kv. Ainsi l'appareil ne présente aucun signe de mauvais fonctionnement. 2 de 5
La lame quitte le contact du sectionneur mais reste encore en contact avec le levier de l'interrupteur. En haut et à gauche de l'écran de l'oscilloscope on remarque que le courant est à son maximum. La lame continue de s'ouvrir et amène le levier de l'interrupteur à une position qui actionne l'ouverture des contacts de l'interrupteur. Sur l'écran de l'oscilloscope on remarque que le courant est subitement interrompu (descente à zéro de la trace de l'oscilloscope). Jusque-là la lame n'a pas encore quitté le levier de l'interrupteur. La lame continue de s'ouvrir et quitte le levier de l'interrupteur. Celle-ci retourne à la position qui referme les contacts de l'interrupteur et réarme ce dernier pour une prochaine ouverture. Le courant est toujours interrompu. Sur l'écran de l'oscilloscope on remarque que le courant reste toujours encore à zéro. Ceci termine la séquence d'ouverture. La lame est sur la voie de fermeture et on voit sur l'oscilloscope la re-circulation du courant (remontée de la trace de l'oscilloscope) aussitôt que la lame a un contact avec la partie fixe du sectionneur. La lame est fermée complètement et on voit sur l'oscilloscope une circulation du courant (la trace de l'oscilloscope est remontée vers le haut de l'écran de visualisation). Ceci complète la séquence de fermeture. Figure 2 : Séquence vidéo montrant la circulation ou l'interruption du courant en fonction des positions de la lame du sectionneur et du levier de l'interrupteur 3 de 5
Figure 3 : Position anormale de la lame du sectionneur n'accrochant pas le levier de l'interrupteur. En conclusion l'accident est causé par un mauvais ajustement de la tringle de la commande de l'appareil. L'appareil, mal ajusté, n'a pas pu confiner l'arc dans la chambre de coupure pour ensuite l'éteindre. L'arc électrique a fait un pont entre la lame du sectionneur et son support. Comme celui-ci est électriquement lié avec le levier de commande de l'appareil qui est en contact avec celui qui l'opère. Une mise à la terre problématique peut entraîner des circulations de courant électrique dangereuses si le travailleur n'a pas appliqué les mesures de sécurité prescrites pour une telle manœuvre. Je reste à votre disposition pour d'autres informations supplémentaires. Duc Hai Nguyen Cc : Louis Richard 4 de 5
Trace d'arc au niveau de la lame du sectionneur Trace d'arc au niveau de la base du sectionneur Figure 4 : Trace d'arc sur différentes parties du sectionneur. Figure 5 : Position de la lame du sectionneur et du levier de l'interrupteur lors des essais diélectriques de la chambre de coupure de ce dernier. 5 de 5