Insomnie ou Insomnies? Eléments pour le diagnostic et le traitement
Définition (s) de l insomnie Objective (SRP) : diminution de la durée habituelle du sommeil et/ou atteinte de la qualité de celui-ci s accompagnant d un retentissement sur la qualité de la veille du lendemain Subjective (JMG) : un sommeil perçu par le patient comme difficile à obtenir, insuffisant, insatisfaisant ou non récupérateur Phénoménologique : incapacité à initier ou à maintenir son sommeil
Epidémiologie 20% de la population (insomnie chronique : 10 à 15%) Dont 9% de formes graves Dépression x 40 Troubles anxieux x 6 Accidents x 4 Accidents de la circulation x 2,5 AT x 7 Absentéisme x3 Maladies physiques x 2 Coût direct : 1,5 Milliard d Euros en 1995=1/10 du déficit de la SS
Conséquences cliniques Fatigue générale Altération de la qualité de vie Pression professionnelle plus difficile à assumer Plus de difficultés relationnelles au travail avec irritabilité et excès d émotivité Troubles de la mémoire et de l attention Micro-sommeils diurnes Mais classiquement pas de somnolence diurne excessive Stress chronique avec risque de dépression secondaire
Formes cliniques Formes occasionnelles Formes transitoires (<3 semaines) Formes chroniques Insomnie d endormissement Insomnie de maintien du sommeil Insomnie mixte
Formes étiologiques Insomnie psychophysiologique Insomnie psychogène simple Insomnie d étiologie traumatique Insomnie psychiatrique Insomnie secondaire à dépression Insomnie sur troubles anxieux Insomnie psychosomatique (+ fibromyalgie) Insomnie par MPJ Insomnie par retard de phase Insomnie organique Insomnie fatale familiale Fausses insomnies
Classification internationale Insomnie primaire Insomnie idiopathique I.psychophysiologique I.paradoxale (perception) Insomnie secondaire Insomnie d ajustement (associée à des facteurs de stress psychosociaux) I. par hygiène de vie inadéquate I.psychiatrique I.dues à des causes médicales I.liée à l utilisation de drogues, médicaments ou de café
Statistiques CSS sur 160 cas d insomnies I.d endormissement : 58 I.de maintien : 59 I.mixtes : 43 Origine traumatique 34,3% Psychogènes simples 16% Par anxiété 15% Psychiatriques 10% Par dépression 8% Psychophysiologiques 3% Par retard de phase 3%
Insomnies traumatiques 21% endormissement 5,7% endormissement grave 36,5% maintien du sommeil 36,5% mixtes SOIT 73% qui touchent le maintien du sommeil+++
Examens complémentaires Agenda de sommeil Actimétrie Polysomnographie
Agenda de sommeil
L actimétrie (1)
L actimétrie (2)
La polysomnographie
Indications de la PSG Suspicion de SAS ou de MPJ Analyse de la structure du sommeil Association à une somnolence Echec des traitements Insomnies neurologiques Dépression Micro-éveils de micro-insomnie
Polysomnographie et Insomnie 1
Polysomnographie et Insomnie 2
Traitements Hygiène du sommeil+++ Relaxation/Sophrologie Les traitements médicamenteux Les psychothérapies
Eviter les excitants-éveillants Eviter les repas copieux le soir et l alcool au dîner Chambre réservée au sommeil et à l activité sexuelle Eviter le sport et les activités stimulantes le soir Favoriser les activités relaxantes Dormir dans une chambre aérée dont la température se situe entre 18 et 22 Trouver son rythme de sommeil et le respecter Règles d hygiène du sommeil
Traitements médicamenteux Tricycliques sédatifs Hypnotiques non BZD : zopiclone et zolpidem, zaléplon Antihistaminiques H1 Phénothiazines sédatives? Les BZD sont de mauvaises molécules dans l insomnie+++ IRS et insomnies Phytothérapie
Les psychothérapies Psychothérapies d inspiration psychanalytique Psychothérapies comportementales et cognitives Psychothérapies psychosomatiques Psychothérapies dynamiques
TCC Règles d hygiène du sommeil Contrôle du stimulus Restriction du sommeil Intention paradoxale Croyances erronées Perception du sommeil
Contrôle du stimulus Respecter son rythme propre et déterminer ses horaires de coucher et de lever Chambre réservée au sommeil Ne se coucher que quand l envie de dormir se fait sentir Se lever si le sommeil ne vient pas au delà de 30 et attendre l envie de dormir pour se recoucher Se lever toujours à la même heure Eviter de faire la sieste
Croyances erronées Attentes irréalistes concernant le sommeil et le fonctionnement diurne Attributions unidimensionnelles des causes de l insomnie Amplification des conséquences de l insomnie Croyances erronées concernant les mesures à prendre pour contrer l insomnie
Perception du sommeil Surestimation du temps d endormissement Sous-estimation du temps de sommeil Surévaluation des conséquences diurnes de l insomnie
Traitements : statistiques CSS Sophrologie 9% IRS 8,6% Zopiclone 8,6% Zolpidem 2,4% Amitriptyline 33% Doxépine 19% Sevrage de BZD 8% Phénothiazine sédative 4,3% Psychothérapie 10%
Le Centre Santé et Sommeil