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SEQUENCES JM MUYL Connexions avec le programme : Le programme de seconde peut être téléchargé sur le site du CNDP au format pdf à l adresse suivante : http://www.cndp.fr/archivage/valid/39812/39812-6088-5909.pdf Notions du programme Notion centrale : organisation de l espace Notions transversales : environnement, aménagement Autres notions de base : discontinuités, flux, paysages, pôles, réseaux, risques, territoires Thèmes du programme Dynamiques urbaines et environnement urbain Les espaces de la ville L'environnement urbain Les sociétés face aux risques Implantations humaines, activités et risques L'inégale réponse des sociétés aux risques et aux catastrophes Mise en œuvre du programme : L'utilisation des outils géographiques «Les raisonnements mis en œuvre supposent la maîtrise d'outils géographiques. La carte et le croquis sont des outils majeurs qui impliquent l'apprentissage d'un langage spécifique dont l'utilisation trouvera une application dans les épreuves de baccalauréat qui donnent une place importante à la carte, au croquis et à leur interprétation. Plus largement, qu'il s'agisse de cartes, d'images ou d'autres sources documentaires, l'objectif est de privilégier le repérage, la lecture critique et la mise en relation des informations, apprentissages qui sont déjà au collège les fondements pédagogiques de l'approche des documents. L'étude de chaque thème s'appuie donc sur des cartes à différentes échelles de la plus petite lui permet de situer l'étude de cas à la plus grande, plan de ville, POS, plan de prévention des risques, etc. ainsi que sur des photographies de différente nature, des images satellitales, voire des systèmes d'information géographique (SIG).» Attention : Ces séances n ont pu être réalisées en classe. Des corrections éventuelles, et d autres séances seront mises en ligne dès que possible à l adresse suivante : http://www.ac-creteil.fr/hgc/

Séquence 1 : prise en main de Géo-Visio (Fiche professeur) Par Jean-Michel MUYL Equipement requis Une salle d informatique. Un ordinateur pour chaque élève, ou à défaut pour deux élèves. Le logiciel Géo-Visio n a pas besoin d être installé. Il suffit de le lancer depuis le lecteur de cédérom. En revanche, il peut être utile de disposer sur le disque dur de répertoires réservés aux élèves si on désire «sortir» des travaux réalisés grâce à Géo-Visio. Durée 1 à 2 heures selon le degré de maîtrise de l outil par les élèves. Objectifs : cette séquence a pour objectif, en une heure, de faire prendre en main par les élèves les principales fonctionnalités de Géo-Visio. La difficulté réside dans la maîtrise du temps. L expérience montre que la rapidité de prise en main de ce genre de logiciel est extrêmement différente d une classe à l autre. Sur le plan pédagogique les objectifs sont les suivants : Repérer, reconnaître des objets. Confronter des documents de natures différentes Rédiger des descriptions simples Mais il s agit surtout ici de maîtriser l outil, dans l optique de futures séances : Utiliser le gestionnaire de données Afficher, masquer des objets Zoomer, dé zoomer Localiser, en X et en Y un objet Utiliser l échelle Mesurer des longueurs, des surfaces Ouvrir et synchroniser plusieurs fenêtres. 1. Lancer le logiciel. Le cédérom se lance directement lorsque l on referme le lecteur. La page d accueil s ouvre. Choix de la zone (Béthune). Le chargement de l ensemble des données peut être assez lent. On reste sur la «zone de travail» définie par un rectangle rouge. 2. Utiliser le gestionnaire des données pour modifier et combiner l affichage des objets. A gauche de l écran, la fenêtre de gestion des données s est ouverte. Pour chaque type de données affichées on dispose de deux à trois possibilités : «Rendre cet objet invisible»

«Laisser Géo-Visio gérer l affichage», en fonction de l échelle. «Rendre cet objet toujours visible». Pour familiariser les élèves avec la manipulation de ce menu, on va rendre dans un premier temps tous les objets invisibles. Amener tous les boutons à «rendre cet objet invisible» sauf le bouton zone de travail. Pour que cela devienne effectif, il faut impérativement cliquer sur le bouton «appliquer» On peut laisser ensuite les élèves manipuler le gestionnaire durant quelques minutes. Cette manipulation peut être accompagnée d un questionnaire : Quelles sont les différences entre les données vectorielles et les données matricielles, sur le plan de l affichage (en particulier quand on utilise les fonctions «zoom» avant, arrière, par deux points? Quels types de données peuvent être superposées? Quelles sont celles qui ne le peuvent pas? 3. Utilisation des outils de repérage, de la barre d échelle et des outils de mesure. Les coordonnées X et Y en système Lambert (kilométrique) apparaissent dans un cartouche en bas à gauche de l écran : Il est possible, grâce au menu «Fichier ; Préférences», de modifier cet affichage et de le remplacer par des coordonnées en latitude et longitude (méridien universel de Greenwich). Dans l exercice suivant nous avons choisi de garder l affichage kilométrique par défaut L objet ici proposé aux élèves se trouve malignement dans la zone seulement couverte par la carte scannée. X : 621452, Y : 314737. Il s agit du beffroi de Béthune. Une astuce pour accéder rapidement à l objet : a. taper dans la case X la valeur 621452, puis appuyer sur entrée b. taper dans la case Y la valeur 314737, puis appuyer sur entrée Le point ainsi repéré se place exactement au centre de la fenêtre. Il ne reste plus qu à utiliser la fonction zoom. Faire afficher la barre d échelle en cliquant sur le bouton «Outils de mesure»

Faire manipuler ces outils. Leur maniement est simple. Le clic gauche de la souris permet de commencer la mesure (ou de fixer un point intermédiaire), on obtient le résultat final avec le clic droit. On peut faire mesurer la distance entre deux points remarquables (deux terrils?), et la surface et le périmètre d une parcelle agricole, ou d un bâtiment industriel (par exemple la grande usine de sa Société de Transmissions Automatiques (STA), filiale de Renault sur la zone industrielle de Ruitz, au milieu de la zone de travail. On a choisi pour la fiche élèves le calcul de la longueur et de la superficie d une parcelle agricole. (L observation, même fugace, en module de cette parcelle d une trentaine d hectare peut être rappelée lors du cours sur le thème «nourrir les hommes». 4. Ouvrir une seconde fenêtre, puis une troisième fenêtre et les synchroniser. Difficile ici d organiser un exercice. Il s agit de s assurer que les élèves maîtrisent bien cet outil absolument indispensable pour la suite de leurs utilisations de Géo-Visio. On peut faire ouvrir une seconde fenêtre en demandant de n y afficher que la carte scannée, et une troisième fenêtre avec les données matricielles. Ensuite les élèves naviguent dans les fenêtres, avant de découvrir la fonction synchronisation et son intérêt. On peut ici faire réfléchir les élèves à l intérêt de cet outil, notamment pour l exercice de repérage et de description qui va suivre, mais surtout pour les usages futurs qu ils auront du logiciel. 5. Reconnaître et nommer des objets. Dans cet exercice, il s agit de familiariser les élèves avec l ensemble des fonctions d affichage, de navigation, de mesure, tout en leur faisant faire un exercice de repérage, d observation, d identification, et de description. Les objets choisis ici sont : Le terrain de football d Haillicourt (exemple donné aux élèves) Le cimetière militaire britannique d Houchin. La forme régulière des cimetières militaires apparaît nettement, on peut faire une comparaison avec des cimetières civils de la zone de travail.

Terril d Haillicourt. Un objet très caractéristique, parfaitement identifiable, mais probablement étranger aux connaissances de la plupart des élèves français. La cité les Roulettes de Barlin. Des rues rectilignes de petites maisons ouvrières, les corons. On aperçoit des modifications, sur l orthophoto,, par rapport à la carte scannée, correspondant à une rénovation récente de ces corons traditionnels. Centre commercial de Bruay-Labuissière. Très grands bâtiments de forme rectangulaire, immenses parkings (on distingue parfaitement les voitures, bien reliés au réseau routier, en sortie d agglomération. Quatre autres objets sont proposés en supplément, si vous désirez étoffer cet exercice : Eglise d Houchin. Forme caractéristique de l Eglise traditionnelle, orientée vers l Est. Ancienne fosse de Bruay. Ce qui est intéressant est qu il n y a rien de particulier à voir de la surface, dont les bâtiments d exploitations (carreau de mine de charbon) ont disparu. Pavillonnaire récent à Maisnil les Ruitz. Ce paysage pavillonnaire est caractéristique des lotissements de la fin du XXème siècle, avec une voirie sinueuse, des ronds points, de la place pour les automobiles. Usines au cœur de la zone industrielle de Ruitz. Un ensemble d usine au formes quadrangulaires, au cœur d une zone industrielle desservie par une voirie aérée, en dehors des agglomérations.

Fiche élève NOM : Classe : Page 1/2 Lancer le cédérom, en l introduisant dans le lecteur de cédérom, ou en passant par le menu «démarrer, exécuter, parcourir». A partir de la page d accueil, ouvrir la scène «Béthune». Exercice 1 : gestionnaire des données Dans le gestionnaire des données, à gauche, amener tous les boutons sur la position «rendre cet objet invisible». Valider avec la touche «appliquer» Maintenant, faites apparaître successivement plusieurs types d objets. Question 1 : Quelles différences apparaissent, à l affichage, entre les données «vectorielles» et les données «matricielles»? Question 2 : Quelles données peuvent être combinées, superposées, ou pas? Exercice 2 : outils de repérage et de mesures Question 1 : Les coordonnées en X et Y. Quel objet se trouve aux coordonnées suivantes : X : 621452 ; Y : 314737? : (Une astuce pour accéder rapidement à l objet : en bas à gauche de l écran, taper dans la case X la valeur 621452, puis appuyer sur entrée. Taper dans la case Y la valeur 314737, puis appuyer sur entrée : le point ainsi repéré se place exactement au centre de la fenêtre. Il ne reste plus qu à utiliser la fonction zoom.) Question 2 : outils de mesures : Le point aux coordonnées (X : 618784 ; Y : 310542) se trouve au cœur d une bien belle parcelle agricole. Mesurer la plus grande longueur de cette parcelle : Mesurer sa superficie en km², et en hectares : (Si la conversion de m² en hectare ou en km² vous embarrasse, vous pouvez changer l affichage des unités grâce aux fonctions «Fichiers», «Préférences».) Exercice 3 : ouvrir d autres fenêtres A l aide de la fonction «fenêtres» ; «nouvelle fenêtre», ouvrir une seconde fenêtre. A l aide du gestionnaire des données, en rendant successivement active l une puis l autre des fenêtres, arrangez-vous pour que sur la «vue 1» apparaisse l orthophoto, et sur la «vue 2», la carte scannée. Ouvrez maintenant une troisième fenêtre, et faites-y apparaître les données vectorielles? Déplacez-vous dans chaque fenêtre. Que se passe-t-il? Cliquer, dans la barre d outil, en haut, la fonction «synchroniser les fenêtres». Sur quelle fenêtre se synchronisent les autres? Amusez-vous maintenant à faire déplacer ces vues, à utiliser les fonctions «zoom», etc. Quel peut-être l intérêt d afficher simultanément des objets différents et de naviguer dans ces vues de manière synchronisée?

Fiche Elève Page 2/2 Exercice 4 : repérage, identification, description. Voici quelques objets, et leurs coordonnées (X, Y). En ouvrant deux fenêtres (ou plus), vous devez retrouver ces objets, les localiser et les nommer, et justifier votre réponse. Le premier objet vous est donné en exemple. Photographie aérienne (orthophoto) Coordonnées X : 616 322 Y : 308 409 X : 619 430 Y : 308 977 X : 617 333 Y : 309 147 X : 619 700 Y : 306 250 X : 616 500 Y : 310 700 Identification et Justification localisation Terrain de football Forme rectangulaire, dimensions (100m d Haillicourt. X 60 m), marquage du rond central, piétinement dans les surfaces de réparation. Présence d une tribune au sud.

QUELQUES OBJETS SUPPLEMENTAIRES A RETROUVER, IDENTIFIER, DECRIRE Photographie aérienne (orthophoto) Coordonnées Identification et localisation X : 615 328 Y : 307 229 X : 620 503 Y : 309 315 X : 617 834 Y : 306 655 X : 618 350 Y : 308 000 Justification

Autres pistes Utilisation de l internet, et notamment de l annuaire (pages blanches et jaunes) ou d un moteur de recherche. Calcul de la hauteur, du volume, voire de la masse d un terril : Prendre le terril d Haillicourt. Faire trouver l altitude (122,1). Comparer avec l altitude des corons les plus proches (env. 45 m). Quelle est la hauteur du terril par rapport aux maisons. A quelle distance se trouve t il de la maison la plus proche (220 m environ). Que peut-on en dire? Amusement : calculer le volume du terril. Volume d un cône : (aire de la base*hauteur)/3 Terril d Haillicourt : rayon : 157 m, hauteur : 77 m Base : π*157² = 77437m² Base*hauteur/3 : 1 987 553 m3 environ. A partir d une estimation de la masse volumique des déchets qui constituent le terril, on pourrait également en calculer la masse. Je n ai pas le renseignement de base, mais cette masse, en tout état de cause, est probablement de plusieurs millions de tonnes.

Séquence 2 : la région de Béthune, portion française de la mégalopole européenne (fiche professeur) Par Jean-Michel MUYL Equipement requis Une salle d informatique. Un ordinateur pour chaque élève, ou à défaut pour deux élèves. Le logiciel Géo-Visio n a pas besoin d être installé. Il suffit de le lancer depuis le lecteur de cédérom. En revanche, il peut être utile de disposer sur le disque dur de répertoires réservés aux élèves si on désire «sortir» des travaux réalisés grâce à Géo-Visio. Une imprimante couleur. Durée : 2 heures, entrecoupées d une recherche personnelle au CDI Objectifs Observer, décrire un espace de la mégalopole européenne. Réaliser un croquis simple Problématiques Paysages urbains, périurbains, ruraux, réseau urbain. Mégalopole européenne. Mutation d activités industrielles traditionnelles. Périurbanisation Un espace polarisé. Premier exercice : à quel type d espace avons-nous affaire? Il est sans doute fastidieux de faire calculer aux élèves la population totale des 56 communes représentées. De plus ce total ne pourra être qu une approximation, les limites de la zone de coïncidant pas avec les limites des communes. J ai choisi de donner le total aux élèves, afin de leur faire calculer une densité approximative. Population des communes représentées sur la carte (par ordre décroissant d importance)

Béthune Noeux-les-mines Bully-les-mines Lillers Beuvry Divion Mazingarbe Marles-les-mines Barlin Houdain Hersin-Coupigny Annezin Grenay Sains-en-Gohelle Haillicourt Vermelles Angres Aix-Noulette Lapugnoy Verquin 26 100 13 100 12 600 9 500 8 800 8 600 8 100 7 900 7 800 7 700 7 000 5 900 5 900 5 600 5 400 4 400 4 200 3 600 3 400 3 400 TOTAL = Allouagne Bouvigny-Boyeffles Gonnehem Vendin les Béthune Annequin Locon Noyelles-les-Vermelles Sailly-Labourse Essars Labeuvrière Labourse Ruitz Cuinchy Hinges Verquigneul Fouquières-les-Béthune Gosnay Maisnil-les-Ruitz Fouquereuil Lozinghem 3 000 2 500 2 300 2 300 2 200 1 900 1 800 1 800 1 700 1 700 1 700 1 700 1 600 1 600 1 400 1 200 1 200 1 200 1 100 1 100 Fresnicourt-le-dolmen Rebreuve-Ranchicourt Vaudricourt Cambrin Givenchy-lès-la-Bassée Hesdigneul-lès-Béthune La Comté Ourton Houchin Servins Beugin Gouy-Servins Drouvin-le-marais Bajus Gauchin-légal Hermin 1 000 900 900 700 700 700 700 700 600 600 400 400 300 200 200 200 234 400 La population présente sur l espace représentée par la carte est d environ 234 400 personnes (recensement 1999). Les chiffres sont ceux donnés par la carte scannée elle-même, au dessus du nom de chaque commune. Calculer la densité de population et en tirer les conclusions. L exercice a pour intérêt, à partir des différents documents dont nous disposons, de décrire et de caractériser cet espace. Celui-ci peut apparaître à première vue rural, ou périurbain. En fait, avec plus de 230 000 personnes représentées sur la carte scannée, soit environ 390 km², on a une densité, à faire calculer par les élèves, de plus de 600 habitants par km². Le premier chapitre du programme : «6 milliards d hommes, l inégale répartition des hommes et des richesses sur la terre» a familiarisé les élèves avec quelques densités moyennes (mondiale, et française, notamment). Ils doivent aisément convenir que 600 hab/km² est une densité relativement forte. L espace compris entre Béthune et Bruay Labuissière est un des espaces les plus densément peuplés de France. Sa densité est à rapprocher de celle des pays voisins du Benelux, et nous permet de l inclure au sein de la Mégalopole européenne. Les élèves doivent pouvoir réaliser ce fait progressivement. Second exercice : délimiter et observer une des agglomérations représentées sur la carte (Bruay, ou Béthune). L outil «croquis» permet une approche de la notion d agglomération. Si l on retient le critère de continuité de 200 mètres (définition INSEE de l unité urbaine et de l agglomération) on peut faire dessiner aux élèves, en affichant l échelle, les contours de l agglomération de Béthune. Bien entendu, les chiffres de population des communes périphériques, donnés par la carte, ne distinguent pas les populations agglomérées de celles qui ne le sont pas, mais leur addition est tout de même intéressante, qui donne un ordre de grandeur et permet de calculer le poids relatif de la commune centre. Croquis rapide de l agglomération de Béthune, réalisé à l aide de Visio-Géo.

Définition : unité urbaine/agglomération L'unité urbaine est une commune ou un ensemble de communes qui comporte sur son territoire une zone bâtie d'au moins 2 000 habitants où aucune habitation n'est séparée de la plus proche de plus de 200 mètres. En outre, chaque commune concernée possède plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. Si l'unité urbaine s'étend sur plusieurs communes, l'ensemble de ces communes forme une agglomération multicommunale ou agglomération urbaine. Si l'unité urbaine s'étend sur une seule commune, elle est dénommée ville isolée. http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/unite-urbaine.htm Troisième exercice : reconnaître des formes d occupation urbaine, périurbaine, rurales Cet exercice est à première vue assez simple voire laborieux. Il reprend des éléments proposés dans la séquence précédente sur Béthune. Il s agit de préparer l élaboration d une légende. La confrontation d une image photographique et d une carte permet de s interroger sur les modes de représentations cartographiques et les choix qu ils impliquent. Il s agit aussi de donner aux élèves les moyens de repérer plus facilement sur une carte des formes urbaines. La fonction «zoom», sur l orthophoto, qui permet une visualisation assez précise à très grande échelle, permet de vérifier de visu si ce qui a été repéré sur la carte correspond bien à l identification que l on en a fait. On propose aux élèves de distinguer des objets appartenant à trois catégories : Formes urbaines : centres, quartiers ouvriers anciens, pavillonnaire récents. On peut ajouter les habitations collectives (il y en a à Béthune). Les zones d activités, anciennes ou récentes : puits de mines, terrils, zones industrielles, commerciales. Le parc de loisir Loisinord, qui comprend des pistes de skis artificielles construites sur un terril de Nœux les Mines, ainsi qu un plan d eau

aménagé, le tout à proximité de l autoroute, n est pas identifié sur la carte. La question posée permet aux élèves de le trouver sur l internet. Les axes de circulation : autoroutes, canaux, voie ferrée. A noter que les espaces agricoles, même laissés en blanc par le croquis, sont omniprésents. Une fois cet exercice de repérage et d identification fait, on clôt la séance en donnant un travail à effectuer au CDI, en recherche autonome sur l internet. Il s agit de préparer la prochaine séance, qui verra la réalisation du croquis. En fonction de la rapidité plus ou moins grande de la classe, le travail de réflexion sur la légende du croquis peut être entamé lors de la fin de la première séquence, ou repoussé au début de la seconde. Quatrième exercice : réaliser un croquis de synthèse : «Béthune et/ou Bruay, agglomérations françaises dans la mégalopole européenne.» Il s agit ici, non seulement de réaliser un croquis, mais de s interroger sur la morphologie urbaine. Que faut-il pour qu un espace «ait l air» urbain? On peut simplifier ce croquis, soit en le limitant à une partie de la zone, soit en en simplifiant la légende (on peut la limiter aux trois grands types d objets). Le croquis doit montrer un espace à l urbanisation dense mais diffuse, multipolaire, où l activité industrielle demeure importante, et qui est polarisé dans le sens WNW-ESE, c est à dire l axe de l ancien bassin houiller, mais aussi, incidemment, celui de la mégalopole européenne dans cette région. L impression, si possible, du croquis, rendu avec un commentaire et la légende, peut donner lieu à évaluation. Quelques sources sur l internet: Dossier de NordM@ag sur le Charbon dans le Nord-Pas-de-Calais : http://www.nordmag.com/patrimoine/histoire_regionale/histoire_charbon/histoireducharbon.htm Dossier du lycée d Artois de Nœux les Mines, concernant le parc de loisir Loisinord : http://www2.ac-lille.fr/artois-nlm/loisinor.htm Dossier sur le même sujet de l agence française de l ingénierie touristique : http://www.afittourisme.fr/article163.html

Fiche élève NOM : Classe : Page 1/3 Lancer le cédérom, en l introduisant dans le lecteur de cédérom, ou en passant par le menu «démarrer, exécuter, parcourir». A partir de la page d accueil, ouvrir la scène «Béthune». Exercice 1 : Décrire et caractériser l espace représenté. Question 1 : A quel type d espace avons-nous affaire? urbain, rural, péri-urbain? Question 2 : Calculer la population de l agglomération de Béthune, sachant que la population au recensement de 1999 est donnée par la carte scannée : La population est donnée en milliers : Annezin a une population de 5900 habitants. Question 3 : Calculer la densité de population de l espace représenté par la carte. La population totale est de 234 400 habitants, et la densité peut être calculée grâce aux outils de mesure (vous pouvez choisir l affichage en km² grâce aux options «fichier», «préférences». Cette densité vous paraît-elle forte ou faible? Comment se situe-t-elle par rapport aux densités de population que vous connaissez (cours sur 6 milliards d hommes) : Exercice 2 : délimiter et observer une agglomération : Béthune : Laisser ouverte la fenêtre représentant la carte scannée. Centrer sur Béthune. 1. Délimiter l agglomération : Béthune est au centre d une agglomération multicommunale, c est à dire une «zone bâtie d au moins 2000 habitants où aucune habitation n est séparée de la plus proche de plus de 200 mètres.» Réaliser un croquis de l agglomération. Afficher l échelle. Ouvrir un croquis (menu «croquis», «nouveau»), enregistrer d emblée ce croquis dans votre répertoire élève. Définir la légende (menu «croquis», «définition de la légende», ou plus simplement CTRL L) Dans la légende créer un nouveau «mode de remplissage», que vous appellerez «agglomération». En affichant la carte à grande échelle, et en utilisant l outil «dessiner une surface» dessinez le contour de l agglomération, en vous reportant à l échelle affichée et en vous efforçant de respecter le critère de 200 mètres. Nota Bene : on peut «lever» le curseur pour aller cliquer les curseurs du bord de l image et recadrer chaque fois qu il est nécessaire, et revenir au point précédent. Lorsque l on a fait le tour de l agglomération, il faut cliquer avec le bouton droit. La surface entourée se remplit alors. Vous pouvez toujours modifier la couleur, les motifs, dans la légende. 2. Observer l agglomération de Béthune Calculer la population totale des communes composant cette agglomération : Quel est le poids de la commune centre? Page 2/3

Exercice 3 : reconnaître des formes urbaines, périurbaines, rurales. Travail à effectuer au CDI pour la prochaine séquence recentrer maintenant sur la zone centrale couverte par l orthophoto et les données vectorielles. Vous pouvez ouvrir et synchroniser plusieurs fenêtres pour afficher séparément l orthophoto et la carte scannée, et faciliter ainsi l observation. Trouvez chacun des objets suivants. Pour chacun, donnez le nom. Un centre urbain. Une zone industrielle ancienne (charbonnages par exemple). Des habitations ouvrières traditionnelles (corons). Des lotissements pavillonnaires récents. Une zone industrielle récente, un centre commercial. Des axes de communications majeurs. Travail à effectuer au CDI d ici la prochaine séance de module : En vous aidant de l internet, répondez de manière argumentée aux question suivantes : 1. Que sont les «corons»? Font-ils l objet d une réhabilitation? 2. Que sont les terrils, à quoi servent-ils aujourd hui (prendre en particulier le cas de celui de Nœux-les-Mines)? 3. Quelle grande entreprise est présente sur la zone industrielle récente de Ruitz? 4. Quels espaces sont reliés par les autoroutes, le TGV et les canaux représentés sur la carte? 5. Quels sont les temps de transport par TGV et autoroute entre Béthune et Paris, Londres, Lille et Bruxelles? 6. Consulter le site d une localité de plus de 10 000 habitants représentée sur la carte. Que vous apprend-il sur les atouts, les activités et les difficultés de la région? Proposez, sur le papier, la légende d un croquis de synthèse sur cet espace, faisant apparaître les formes urbaines, les zones d activités, les principaux réseaux de communication. Voir glossaire

Page 3/3 Exercice 4 : réalisation d un croquis de synthèse. En utilisant la fonction «croquis» du logiciel Géo-Visio, représentez l organisation des espaces urbains, ruraux, et périurbains de la région de Béthune. Montrer les traces d activités industrielles anciennes et la présence de nouvelles activités. Montrez comment cet espace est polarisé et relié aux métropoles de la mégalopole européenne et à la région parisienne. Exporter le croquis dans le répertoire élève. Accompagnez-le de la légende et d un commentaire de vos choix cartographiques. L imprimer et le rendre.

Séquence 3 : la région de Béthune, et les risques industriels (piste de travail) Par Jean-Michel MUYL Equipement requis Une salle d informatique. Un ordinateur pour chaque élève, ou à défaut pour deux élèves. Le logiciel Géo-Visio n a pas besoin d être installé. Il suffit de le lancer depuis le lecteur de cédérom. En revanche, il peut être utile de disposer sur le disque dur de répertoires réservés aux élèves si on désire «sortir» des travaux réalisés grâce à Géo-Visio. Pour cette séquence, une connexion à l internet est nécessaire. Problématique La prise en compte du risque industriel dans un pays développé, la France à travers l exemple de la région de Béthune. Objectifs Connaître la circulaire «Seveso». Repérer sur la zone de Béthune les entreprises concernées par cette circulaire. Localiser éventuellement d autres «établissements classés». Durée, organisation Un travail personnel préparatoire, puis une séance d une heure, mais des prolongements sont possibles. Faire précéder le travail sur Visio-Géo par un travail de recherche documentaire : En quoi consiste la «circulaire SEVESO»? Que sont les DRIRE, quel est leur travail? Voici la liste des entreprises classées «Seveso» sur l espace recouvert par la carte scannée : NOM ADRESSE (à préciser) ICI C ; et P. France (SA) PRODUITS FABRIQUES ENTREPRISES «SEUIL HAUT» CHOCQUES Schenectady BETHUNE RISQUES PRESENTS Société artésienne de Vinyle MAZINGARBE Grande Paroisse MAZINGARBE AIR LIQUIDE ENTREPRISES «SEUIL BAS» CHOCQUES TECHNOCHIM MAZINGARBE Pour chaque entreprise, on peut ne donner aux élèves que le nom de l entreprise et lui demander les renseignements suivants : adresse, produits fabriqués, risques présents.

Il est possible aussi, grâce à la fonction croquis de Visio-Géo, de faire localiser ces entreprises. Localisation à l aide de la fonction croquis de Géo-Visio, des 4 entreprises «seuil haut» en rouge, et des deux entreprises «seuil bas» en vert. On est parti de la liste fournie par la DRIRE Nord-Pasde-Calais, puis des pages blanches de l annuaire, et pour la localisation précise du site Mappy.fr Questions complémentaires : Comment ces entreprises sont-elles localisées? Sont-elles dispersées, regroupées? Possibilité de réalisation de croquis faisant apparaître les types de risques et les populations qui y sont soumises. Prolongement possible : approfondissements, enquêtes Recherche dans la presse locale d informations concernant les risques industriels dans le Pas-deCalais (pas seulement dans la région de Béthune). La circulaire SEVESO fait obligation aux entreprises et aux collectivités locales d informer la population sur les risques. Trouve-t-on ces informations sur les sites des communes concernées, sur les sites, s ils existent, de ces entreprises? Sources - Ministère de l écologie et du développement durable : http://www.ecologie.gouv.fr/sommaire.php3 DRIRE (Directions Régionales de l'industrie, de la Recherche et de l'environnement) : site général http://www.drire.gouv.fr/ Direction Régionale de l'industrie, de la Recherche et de l'environnement (DRIRE) du Nord-Pas-de-Calais : http://www.nord-pas-de-calais.drire.gouv.fr/

- Site des assises nationales du risque technologique, en juin 2004, dans le Pas-deCalais : http://www.nord-pas-de-calais.drire.gouv.fr/assises.htm Un dossier très riche fourni par cette DRIRE : L industrie au regard de l environnement, rapport annuel 2003, DRIRE Nord pas de Calais : http://www.nord-pas-de-calais.drire.gouv.fr/environnement/ire2003/risques.pdf Et en Seine et Marne? : http://www.seine-et-marne.pref.gouv.fr/ddrmtechnologic01.asp

ANNEXE Adresse des 6 entreprises «Seveso» de la zone de Béthune : 4 entreprises «seuil haut» ICI C ; et P. France (SA), 1 rue Lapugnoy 62920 Chocques, 03 21 61 84 00 Schenectady, 916 avenue George Washington, 62400 Béthune, 03 21 68 67 67 SAV (Société artésienne de Vinyle) chemin des Soldats 62670 MAZINGARBE 03 21 45 66 90 Grande Paroisse, chemin des Soldats 62670 MAZINGARBE 03 21 72 84 44 2 entreprises «seuil bas» Air Liquide, rue Croquet 62920 Chocques Technochim, rue Aimé Dubost 62670 MAZINGARBE

Séquence 4 : le risque d inondation et sa prise en compte en Île de France. L exemple d Esbly (fiche professeur) Jean-Michel MUYL Equipement requis Une salle d informatique. Un ordinateur pour chaque élève, ou à défaut pour deux élèves. Le logiciel Géo-Visio n a pas besoin d être installé. Il suffit de le lancer depuis le lecteur de cédérom. En revanche, il peut être utile de disposer sur le disque dur de répertoires réservés aux élèves si on désire «sortir» des travaux réalisés grâce à Géo-Visio. Une imprimante couleur. Une connexion à l internet si c est possible. Durée : 1 heure, plus un travail de recherche personnel. Organisation de la séquence : Recherche sur l internet ou à partir d un dossier doculentaire préparé par le professeur : notions de risques en France, pans d expositions aux risques, etc. En quoi cela s applique à la zone qui nous intéresse? Situation sur le terrain : crues remarquables : 1910 et 1955. Sur la zone qui nous intéresse, la crue de référence est 1955, cela tombe bien. Carte de cette Objectifs Utiliser des outils cartographiques à différentes (grandes) échelles. Manipuler un système d information géographique élémentaire Repérer le risque, Le cartographier Fabriquer un croquis des risques d inondation (à comparer ensuite aux croquis existants) Confronter à très grande échelle ce croquis et la réalité de la pression urbaine sur la zone. Etudier les réactions d une société riche par rapport à un risque. Problématiques Paysages urbains, périurbains, ruraux, réseau urbain. Les sociétés face aux risques naturels. Le risque d inondation. Premier exercice : cartographier le risque d inondation à Esbly. Nous disposons pour la zone d Esbly d une panoplie très diverses d objets : les données vectorielles, deux cartes scannées au 1/25000ème qui permettent de couvrir une époque très large (de 1967 à la fin des années 1990), une série de photographies aériennes datant des grandes crues de 1955, et une orthophoto de 2000) La confrontation de ces images permet de visualiser les effets de l inondation de 1955, et d en cartographier les contours, que l on peut projeter alors sur des images plus récentes.

Affichage simultané et synchronisé de la photographie des crues de 1955, de l orthophoto de 2000 et des deux cartes scannées (1967 et fin des années 1990) Ce quadruple affichage permet aux élèves de projeter les effets de la crue de 1955 sur l agglomération actuelle d Esbly. Des questions vont les guider dans une manipulation de ces images, pour localiser des lieux vulnérables (par exemple le camping de Condé-Sainte-Libiaire), visiblement occupé par des constructions en «dur» (mobile home). Mais on voit également un certain nombre d habitations isolées, voire de lotissements récents, situés dans la zone inondable, ou à proximité immédiate. Attention : l orthophoto et les deux cartes sont assez bien «calées». Il y a en revanche un léger décalage pour l image de 1955, qui s explique par la nature du document, qui n est pas orthonormé.

Second exercice réaliser un croquis des Plus Hautes Eaux Connues (1955). Vous pouvez faire réaliser aux élèves un croquis simple, qui consiste à reporter sur l orthophoto de 2000 les contours de l inondation que l on observe sur l image de 1955. Comme ces deux images ne sont pas parfaitement «calées» il faut s aider des repères visibles (routes, haies d arbres, maisons, dépassant de l eau). Croquis de l inondation de 1955 réalisé grâce à Géo-Visio et superposé à la carte scannée récente (années 1990).

Atlas des plus hautes eaux connues de la vallée de la Marne (PHEC), planche 7 : http://www.ile-de-france.environnement.gouv.fr/phecrues/historique/atlas/06a.htm Il peut être intéressant de comparer le croquis réaliser par les élèves avec la planche de cet Atlas qui concerne la vallée de la Marne. On se rend compte qu on ne se débrouille pas si mal, avec GéoVisio! La crue de 1955 est en effet celle des «plus hautes eaux connues» sur ce cours d eau, au niveau d Esbly (supérieur à 1910). Troisième exercice : urbanisation et risque d inondation La suite du travail va consister à manipuler le croquis réalisé en le superposant aux cartes des années 1960 et 1990. Quelle a été la pression de l urbanisation? Celle-ci a-t-elle tenu compte du risque d inondation. En gros, il semble que oui, la vaste zone inondable située entre les quatre communes est restée largement non bâtie. Mais un certain nombre de constructions ont toutefois été réalisées dans les zones inondables.

Quatrième Exercice : réalisation d un dossier Un travail réalisé au CDI peut prolonger la séquence. On peut imaginer la réalisation d un petit dossier, en particulier si les élèves habitent la zone, mais également pour d autres zones du bassin Seine-Normandie (Montereau-Moret-Melun par exemple), en se servant des ressources de la DIREN. Un certain nombre de questions se posent : une crue comparable à celles de 1910 et de 1955 est-elle possible? Quels sont les équipements en amont qui sont conçus pour parer à cette éventualité (on pense au lac du Der). Quelles seraient les conséquences dans une agglomération aujourd hui beaucoup plus importantes? Quels sont les outils d information des populations et de prévention des risques? Une réflexion peut être menée sur l usage des SIG (systèmes d information géographiques, dont Visio-Géo est un modeste exemple) dans le cadre de la prévention des risques dans nos sociétés développées. NB : Cet exercice peut également être réalisé lors d une seconde séance, sans connexion internet, à partir d un dossier documentaire préparé par le professeur.

Fiche élève NOM : Classe : Page 1/2 Lancer le cédérom, en l introduisant dans le lecteur de cédérom, ou en passant par le menu «démarrer, exécuter, parcourir». A partir de la page d accueil, ouvrir la scène «Esbly-Marne la Vallée». Exercice 1 : Observer l emprise des crues de 1955 sur le confluent de la Marne et du Grand Morin. Centrer et reserrer l image sur la zone du confluent entre la Marne et son affluent le Grand Morin : communes d Esbly, Condé Sainte Libiaire, Isles les Villenoy, Montry. A l aide du gestionnaire de données, à gauche de l image, rendez non visibles tous les objets (fonction ), sauf un, les photos aériennes de 1955 (fonction ). Validez grâce à la fonction «appliquer» ( ) La fenêtre n affiche plus que les photos aériennes de 1955. Ouvrez maintenant trois autres fenêtres, et synchronisez les ( ) Activez successivement chaque fenêtre, et changez l image qui y est présentée. L intérêt est d avoir à présent, outre la photographie aérienne de 1955, des fenêtres ouvertes sur les carte scannées de 1967 et de la fin des années 1990, ainsi que sur l orthophoto. Naviguez au travers des quatre images, n hésitez pas à zoomer. Repérez et identifiez par leur nom des lieux inondés en 1955 sur lesquels on a bâti depuis : Exercice 2 : réaliser un croquis de l emprise de l inondation de 1955. Laissez deux fenêtres ouvertes. Celle de la photo de 1955, et celle de l orthophoto de 2000. Les deux images ne sont pas particulièrement «calée». Ouvrez l outil «croquis». Vous allez utilisez l outil «dessiner une surface». Il s agit de dessiner sur l orthophoto de 2000 le contour de l inondation, tel qu on l observe sur la photo de 1955, en se servant de repères bien visibles : ponts, routes, haies d arbres, toits de maisons qui dépassent de l eau, etc. Il est possible de lever l outil et d aller cliquer sur les curseurs du bord de l image si on veut changer le cadrage. On peut effacer le polygone tracé et recommencer si c est nécessaire. Enregistrer votre croquis (disquette ou répertoire élève de l ordinateur). Si vous avez une connexion à l internet, allez chercher l Atlas des plus hautes eaux connues sur le site suivant : http://www.ile-de-france.environnement.gouv.fr/phecrues/historique/atlas/06a.htm Téléchargez la planche 7. Comparez, et donnez vos conclusions. Exercice 3 : l urbanisation au risque de l inondation Ouvrez maintenant les deux seules cartes scannées, en laissant superposé votre croquis. Pour chacune des quatre communes (Esbly, Condé-Sainte-Libiaire, Isles-les-Villenoy, Montry), décrivez l évolution de l urbanisation entre les années 1960 et 1990. Cette urbanisation a-t-elle tenu compte du risque d inondation. Donnez une réponse développée et argumentée à l aide d exemples précis.

Page 2/2 Exercice 4, à réaliser au CDI d ici la prochaine séance et à rendre : Sujet : La prévention du risque d inondation dans la vallée de la Marne A l aide du site de la DIREN Île de France Seine Normandie : http://www.ile-de-france.environnement.gouv.fr/ http://www.ile-de-france.ecologie.gouv.fr/phecrues/ Vous pouvez également vous servir des sites des localités riveraines de la Marne ou de tout autre site consacré au sujet. Quels sont les risques d inondations dans la vallée de la Marne? Quelles sont les crues de référence? De telles crues sont-elles susceptibles de se reproduire? Quels en seraient les effets humains et économiques? Quels sont les dispositifs mis en œuvre pour empêcher, ou au moins prévoir ce risque? La population est-elle bien informée?