fournit à ses clients des solutions de haute technologie pour produire de l électricité avec moins de CO 2. L expertise du groupe et son exigence absolue en matière de sûreté, de sécurité, de transparence et d éthique font de lui un acteur de référence, dont le développement responsable s inscrit dans une logique de progrès continu. Numéro un mondial du nucléaire, propose aux électriciens une offre intégrée unique qui couvre toutes les étapes du cycle du combustible, la conception, la construction de réacteurs nucléaires et les services pour leur exploitation. Le groupe développe par ailleurs ses activités dans les énergies renouvelables éolien, solaire, bioénergie, stockage d énergie pour devenir l un des trois leaders mondiaux de ce secteur. Grâce à ces deux grandes offres, les 47000 collaborateurs d contribuent à fournir au plus grand nombre une énergie toujours plus sûre, plus propre et plus économique. Rapport annuel 2012 L AVENIR POUR ÉNERGIE 33, rue La Fayette 75009 Paris France Tél. : +33 (0)1 34 96 00 00 Fax : +33 (0)1 34 96 00 01 L énergie est notre avenir, économisons-la!
L avenir pour énergie Sommaire Entretien avec Luc Oursel, Président du Directoire p. 02 Gouvernance et organisation p. 08 ACTION 2016, des choix stratégiques pour l avenir p. 12 Nos projets sont la preuve de notre expertise p. 14 / Des projets dans le monde entier p. 16 Notre modèle est le moteur de notre réussite p. 30 / Profi l p. 32 Faits marquants 2012 p. 34 Notre modèle p. 38 Chiffres clés 2012 p. 40 Nos activités : Mines p. 42 Amont du cycle p. 44 Réacteurs et Services p. 46 Aval du cycle p. 50 Énergies renouvelables p. 52 Ingénierie et Projets p. 56 Nos engagements sont les piliers de notre transformation p. 58 / Chiffres clés dévelop pement durable p. 60 Innovation p. 62 Sûreté p. 64 Environnement p. 66 Ressources humaines p. 68 Fondation p. 72 Cours de Bourse, capital et actionnariat p. 74 Communication fi nancière p. 76 Informations fi nancières sélectionnées p. 78 Rapport annuel 2012 L AVENIR POUR ÉNERGIE Ce rapport annuel est téléchargeable sous forme de fi chier PDF sur notre site www.areva.com L énergie est notre avenir. Elle est au cœur du développement de nos sociétés et le sera encore plus demain. En 2050, nous aurons besoin de deux fois plus d énergie qu aujourd hui. Une énergie à la fois plus abondante, plus sûre, plus accessible, respectueuse de l environnement, mais à un prix toujours compétitif. Pour, inventer le nucléaire de demain en l associant pleinement aux énergies renouvelables, c est construire un nouveau modèle énergétique capable de répondre aux enjeux à venir. Devenir un acteur incontournable de la transition énergétique constitue un extraordinaire défi et une inépuisable source d énergie pour notre groupe. L avenir est notre énergie. Découvrez aussi notre mini-site
2 3 INTERVIEW DU PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE 11 mots-clés pour partager la vision d et des enjeux énergétiques de demain. DÉCRYPTAGE PAR LUC OURSEL EST AU CŒUR DE LA TRANSITION ENERGETIQUE énergie Luc Oursel : Responsables politiques, scientifiques, acteurs de la vie économique et associative, nous nous accordons tous sur un constat : en gardant son rythme de développement actuel, notre planète aura besoin en 2050 de deux fois plus d énergie qu aujourd hui. Or cette croissance de la demande en énergie va devenir de plus en plus complexe à satisfaire en raison d enjeux divers : compétitivité, emploi, lutte contre la précarité énergétique, contre le dérèglement climatique, maîtrise de la consommation, sécurité d approvisionnement Nous partageons la conviction que le modèle actuel, fondé sur la prédominance des énergies fossiles, doit être adapté. La transition énergétique s impose comme une nécessité, une exigence. a pour ambition d être un acteur majeur de cette transformation. marché L. O. : Notre voulons faire du nucléaire l un des piliers de cette transition, bâtir le nucléaire de demain afin de consolider sa sûreté et sa compétitivité. Sur le marché des nouvelles centrales, nous estimons que la capacité du nucléaire va continuer à progresser d environ 50 % d ici à 2035, et que plus de la moitié de cette croissance aura lieu en Asie. Avec nos modèles EPR et ATMEA, nous disposons des meilleurs réacteurs de 3 e génération, et nous saurons tirer bénéfice du retour d expérience des premiers projets ainsi que du renforcement de notre ingénierie. D autre part, occupe une position inégalée en intervenant sur 360 des 440 réacteurs qui constituent la base installée mondiale. Les besoins de combustibles, de services de maintenance, les exigences renforcées de sûreté, l allongement de la durée de vie et la recherche de compétitivité guideront l essentiel des investissements de nos clients. Enfin, les énergies renouvelables représentent un secteur en plein essor dans de très nombreux pays. est en mesure d apporter son savoir-faire technologique pour contribuer à améliorer la compétitivité de ces énergies dans un certain nombre de filières. «La réalité économique du groupe, c est sa présence auprès de 360 réacteurs nucléaires sur les 440 qui fonctionnent dans le monde.»
4 5 INTERVIEW DU PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE INTERVIEW DU PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE «Nous inventons le nucléaire de demain en l associant pleinement aux énergies renouvelables.» modèle L. O. : Dans le domaine du nucléaire, nos solutions intégrées couvrent toutes les étapes du cycle du combustible (production d uranium, conversion, enrichissement, traitement et recyclage des com bustibles usés), la conception, la construction de réacteurs et les services associés pour leur exploitation. Nos technologies et nos compétences sont à très forte valeur ajoutée. Conjuguées à notre présence internationale, elles constituent des atouts majeurs pour. Mais, si le nucléaire a un rôle stratégique à jouer dans la transformation du mix éner gétique, sa complémentarité avec les énergies renouvelables est l une des clés du modèle énergétique de demain. C est sur cette complémentarité qu bâtit sa stratégie. Le groupe s est donné les moyens de devenir un leader européen du secteur des renouvelables, à l horizon de la prochaine décennie, dans l éolien offshore, la biomasse, le solaire Notre défi est de porter ces énergies à un niveau de maturité industrielle qui assure leur compétitivité, grâce à notre maîtrise des projets complexes. Nous optimiserons notre portefeuille d offres en ciblant les segments à fort contenu technologique, en inventant les solutions nouvelles qui, telles que le stockage d énergie, peuvent résoudre les problèmes d intermittence. sûreté L. O. : La sûreté nucléaire restera toujours le préalable absolu à notre activité, le cœur de notre mission. L accident de Fukushima nous a rappelé que le nucléaire ne peut prospérer sans la confiance de nos concitoyens. Pour tous, je souhaite que le nom d soit synonyme de sûreté, de confiance. La confiance ne se décrète jamais, elle se gagne par un engagement fort en faveur de la transparence, par l expertise et la compétence. Dans le cadre de notre démarche de sûreté, qui s inscrit dans une logique de progrès continu, nous devons expliquer et faire savoir ce que nous faisons. clients L. O. : Notre modèle intégré nous assure une présence commerciale très forte, une expérience et un dialogue permanent avec nos clients, répondant ainsi à leurs besoins et à leurs exigences. Nous devons aller encore plus loin et renforcer notre proximité auprès d eux, en améliorant notre agilité commerciale et notre compétitivité tout en redéployant notre organisation géographique, notamment en Asie. Le programme Safety Alliance, lancé après l accident de Fukushima, témoigne de cette démarche «orientée clients». réacteur EPR L. O. : Notre objectif est clair et ambitieux, obtenir 10 commandes de réacteurs EPR d ici à 2016. Le modèle EPR est un très bon réacteur, le plus performant aujourd hui disponible dans la Génération 3. Il est un gage de confiance pour nos clients grâce à son niveau de sûreté inégalé, grâce à l expérience acquise par dans la certification et la construction des premiers projets. En France, les travaux de construction de la tête de série EPR se poursuivent à Flamanville. De même en Finlande, avec le réacteur EPR d Olkiluoto. bénéficie sur ces deux chantiers d une expérience capitale pour la flotte EPR de demain, lui permettant d optimiser les coûts et les durées de construction, comme le montre le bon avancement des deux réacteurs EPR de Taishan, en Chine. Nous devons poursuivre l amélioration de sa compétitivité, renforcer notre capacité à gérer de grands projets et mettre toutes nos énergies dans sa promotion. innovation L. O. : Dans ce monde nouveau, s organise pour remettre l innovation au service de son développement, grâce à des liens resserrés entre le marketing et la R&D, grâce à une meilleure sélectivité des programmes contribuant à la différenciation de ses technologies et de ses services. Il s agit également d explorer de nouveaux domaines. Par exemple dans le secteur médical, en partenariat avec le laboratoire Roche, Med développe une solution révolutionnaire de traitement de certains cancers à partir d isotopes produits par nos activités. Dans les prochains mois, nous prendrons de nouvelles initiatives pour favoriser l innovation sur le terrain et valoriser l expérience de nos techniciens, de nos ingénieurs et de nos commerciaux.
6 7 INTERVIEW DU PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE INTERVIEW DU PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE «La confiance ne se décrète jamais, elle se gagne par un engagement fort en faveur de la transparence, par l expertise et la compétence.» performance L. O. : Nous nous sommes fixé un cap, celui de transformer la performance d à l horizon 2016. À ce titre, 2012 marque la première étape du redressement de l entreprise. Nous avons mobilisé nos équipes autour de l exigence de sûreté de nos installations et engagé différents investissements pour soutenir cette priorité. Nous avons également amélioré notre performance opérationnelle, c est-àdire notre capacité à respecter les calendriers et à maîtriser les coûts dans la réalisation de nos projets. Concernant notre performance économique, nous avons dépassé les objectifs fixés pour 2012, en particulier sur deux indicateurs clés de notre plan stratégique : l excédent brut d exploitation et le cash flow. Nous avons par ailleurs identifié 70 % des actions nécessaires pour atteindre le milliard d euros d économie visé pour 2015. Autre élément de cette transformation économique, notre programme de cession a permis de céder 1,2 milliard d euros d activités dès 2012. Les opérations en cours vont permettre d aller au-delà et de maîtriser notre endettement, qui va rester inférieur à 4 milliards d euros. J ai l ambition qu en 2013, pour la première fois depuis 2005, nous soyons à l équilibre en matière de cash flow opérationnel libre, ce qui est une condition impérative pour maîtriser notre avenir et pouvoir nous développer en toute indépendance. croissance L. O. : Le plan «ACTION 2016» s inscrit dans une démarche de développement de notre entreprise et de croissance. Notre carnet de commandes a atteint un niveau record en 2012, avec une progression de 10 % des contrats dans nos activités nucléaires, ce qui n était pas évident un an après Fukushima. Les énergies renouvelables ont généré un chiffre d affaires de 570 millions d euros, cinq ans seulement après le démarrage de cette activité, avec des perspectives très concrètes dans l éolien en mer, la bioénergie, le solaire et les activités de stockage d énergie. a renoué avec une dynamique de performance et de croissance que nous nous attachons à inscrire sur le long terme. humain L. O. : Tous les collaborateurs d sont les acteurs engagés de la transformation du groupe, grâce à l exemplarité du management, à la qualité du dialogue social et à la valorisation des talents. Nous menons une politique ambitieuse de développement des compétences, de mobilité et de diversité permettant des parcours professionnels motivants et d attirer les talents dans l entreprise. Aujourd hui, 25 % des membres de l équipe de direction du groupe sont des femmes, ce qui témoigne de notre volonté de favoriser la parité. avenir L. O. : C est l avenir qui nous motive, qui est notre énergie, comme le souligne notre nouvelle signature de marque, «l avenir pour énergie». Preuve de notre confiance dans le futur, nous allons lancer en 2013 un plan d actionnariat salarié, pour associer chaque collaborateur au développement du groupe. C est un fantastique challenge pour de pouvoir devenir demain un acteur incontournable de la transition énergétique, un extraordinaire motif de fierté et une inépuisable source d énergie.
8 9 GOUVERNANCE GOUVERNANCE Conseil de surveillance * Le Conseil de surveillance exerce le contrôle permanent de la gestion d par le Directoire et délibère sur la stratégie générale d. Les budgets annuels et les plans pluriannuels d, de ses filiales directes et du groupe sont soumis à son approbation. Membres nommés par l Assemblée générale Jean-Cyril Spinetta (1) Président du Conseil de surveillance Mandat : 2011-2016 Bernard Bigot Vice-Président du Conseil de surveillance Mandat : 2011-2016 Christophe Béhar Mandat : 2011-2016 Commissariat à l énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) Représenté par Christophe Gégout Mandat : 2011-2016 Membres représentant l État, nommés par arrêté ministériel David Azema Mandat : 2012-2016 Marie Guillou Mandat : 2012-2016 Pascal Faure** Mandat : 2013-2016 Pierre Sellal Mandat : 2011-2016 Membres représentant les salariés, élus par le personnel Jean-Michel Lang Mandat : 2012-2017 Françoise Pieri Mandat : 2012-2017 Le Comité stratégique et des investissements Il éclaire le Conseil de surveillance sur les objectifs stratégiques de la société et apprécie le bien-fondé et les conséquences des décisions stratégiques les plus importantes proposées par le Directoire. Il veille à l application de la politique stratégique de la société. Il procède à toute étude qu il juge pertinente et propose les orientations qu il juge nécessaires. Le Comité d audit Il apprécie et contribue à la définition des normes comptables, financières et déontologiques du groupe. Il s assure de leur pertinence, de leur efficacité et des procédures de contrôle interne. Il réalise des Philippe Pinson Mandat : 2012-2017 études sur des points particuliers, sur demande du Conseil de surveillance ou de sa propre initiative. Il examine les projets de budgets, de comptes annuels et de plans pluri-annuels de la société. Il entend les commissaires aux comptes afin d assister le Conseil dans sa mission de vérification et de contrôle. Il propose les successeurs ou le renouvellement des mandats des commissaires aux comptes. Il examine une cartographie des risques et apprécie les moyens de les éviter. Le Comité d éthique Il veille à la conformité du groupe avec les meilleures pratiques internationales en matière de déontologie. Il examine les normes et les procédures établies par le groupe tant pour la société Comités spécialisés que pour ses filiales contrôlées directement ou indirectement, en France et à l étranger. François David (1) Mandat : 2008-2013 Agnès Lemarchand (1) Mandat : 2011-2016 Sophie Boissard (1) Mandat : 2011-2016 Guylaine Saucier (1) Mandat : 2011-2016 Le Comité des rémunérations et des nominations Il propose au Conseil de surveillance le montant des rémunérations, les régimes de retraite et de prévoyance, les avantages en nature des mandataires sociaux d. Il examine l opportunité et les modalités de mise en œuvre des plans d actionnariat au profit des mandataires sociaux, de l encadrement et du personnel. Il donne son avis au Conseil de surveillance sur les nominations des dirigeants des sociétés de premier rang du groupe. Il examine les dossiers des personnalités pressenties à la fonction de membre du Directoire. Directoire* Le Directoire est investi des pouvoirs les plus étendus à l égard des tiers pour agir en toutes circonstances, au nom de la société, sous réserve des pouvoirs expressément attribués par la loi au Conseil de surveillance et aux assemblées d action naires. Il est l organe décisionnaire de gestion et d administration de la société. Il se réunit aussi souvent que les intérêts du groupe l exigent. Membres du Directoire * Au 28 mars 2013. ** Nommé en remplacement de Luc Rousseau (mandat : 2011-2016). (1) S inspirant des principes de bonne gouvernance communément admis, et notamment du rapport Bouton, sont considérées comme indé pendantes les personnes ne possédant pas plus de 10 % du capital et n ayant pas de lien fi nancier ou commercial (en tant que client ou fournisseur) avec la société. * Au 28 mars 2013. Le Comité de suivi des obligations de fin de cycle Il contribue au suivi du portefeuille d actifs dédiés constitué pour couvrir les charges futures d assainissement et de démantèlement. Il examine l évaluation selon un échéancier pluriannuel des charges futures d assainissement et de démantèlement, les modalités de constitution, de fonctionnement et de contrôle des fonds dédiés à la couverture de ces charges dans ces sociétés et la politique de gestion des actifs financiers correspondants. Luc Oursel Président du Directoire Mandat : 2011-2016 Philippe Knoche Directeur général délégué Mandat : 2011-2016 Olivier Wantz Directeur général adjoint, en charge du business group Mines Mandat : 2011-2016 Pierre Aubouin Directeur général adjoint, en charge des finances Mandat : 2011-2016 Conseil d orientation scientifique * Il accompagne les réflexions du groupe sur les grands enjeux scientifiques et sociétaux liés au secteur de l énergie et formule des recommandations au Président du Directoire. Membres externes Roger Balian Physicien, membre de l Académie des sciences, ancien Président de la Société française de physique, professeur honoraire à l École polytechnique Francis Balle Professeur à l université Paris-II, ancien membre du Conseil supérieur de l audiovisuel Christian de Boissieu Président du Conseil d analyse économique, professeur à l université Paris-I Panthéon Sorbonne Édouard Brézin Professeur émérite à l université Pierre-et-Marie-Curie, membre du laboratoire de physique théorique de l ENS, professeur honoraire à l École polytechnique, membre de l Académie des sciences Gérald Bronner Professeur de sociologie à l université Paris-Diderot, membre de l Institut universitaire de France, Vice-Président du jury de l agrégation de sciences économiques et sociales Jean-Marie Colombani Journaliste, président de JMC Média Membres Luc Oursel Président du Directoire Alain Bucaille Conseiller du Président du Directoire Pierre Charreton Secrétaire général, Directeur juridique du groupe * Antérieurement «Comité scientifi que et éthique». François Ewald Professeur au Cnam, président du Comité d orientation scientifique d Roland Masse Membre de l Académie des technologies, ancien président de l OPRI (Office de protection contre les rayonnements ionisants) Erik Orsenna Écrivain, membre de l Académie française Michel Serres Historien des sciences, membre de l Académie française Alain Touraine Sociologue, directeur d études à l EHESS (École des hautes études en sciences sociales) Maurice Tubiana Ancien président de l Académie de médecine, membre de l Académie des sciences, directeur honoraire de l Institut Gustave-Roussy, président d honneur du centre Antoine-Béclère, président d honneur du Conseil d orientation scientifique d Martha Heitzmann Directeur de la recherche et de l innovation Charles Hufnagel Directeur de la communication du groupe Olivier Loubière Déontologue du groupe Thèmes traités par le Conseil d orientation scientifique en 2012 La perception du risque nucléaire après Fukushima > La situation du nucléaire dans le nouveau contexte > L économie de la transition énergétique > L avenir du stockage de l énergie > L enjeu des faibles doses.
10 ORGANISATION 11 ORGANISATION Executive Management Board* Directions opérationnelles * Les Directions opérationnelles ont la responsabilité de l ensemble de leur périmètre d activités au niveau mondial et de l amélioration de la performance globale grâce à un large niveau de délégation et à l appui de la Direction commerciale, des Directions fonctionnelles et des Directions régionales. BUSINESS GROUP MINES Olivier Wantz BUSINESS GROUP AMONT Guillaume Dureau BUSINESS GROUP REACTEURS & SERVICES Claude Jaouen BUSINESS GROUP AVAL Dominique Mockly BUSINESS GROUP ÉNERGIES RENOUVELABLES Louis-François Durret Luc Oursel Président du Directoire Mandat : 2011-2016 Philippe Knoche Directeur général délégué Membre du Directoire Mandat : 2011-2016 Directeurs associés aux travaux du Directoire Olivier Wantz Directeur général adjoint, en charge du business group Mines Membre du Directoire Mandat : 2011-2016 Pierre Aubouin Directeur général adjoint, en charge des finances Membre du Directoire Mandat : 2011-2016 Mines Chimie Enrichissement Combustible Nouvelles constructions Base installée Équipements Mesures nucléaires Produits & Technologies Propulsion & Réacteurs de recherche Recyclage Projets internationaux Valorisation des sites nucléaires Assainissement Logistique Éolien Bioénergie Solaire Stockage d énergie DIRECTION INGÉNIERIE ET PROJETS Anne-Marie Choho Directions commerciales et fonctionnelles * Direction commerciale Tarik Choho Directeur général adjoint en charge du commercial Charles Hufnagel Directeur de la communication Véronique Rouzaud Directrice des ressources humaines Arnaud de Bourayne Directeur du développement des cadres dirigeants et de l organisation Pierre Charreton Secrétaire général, Directeur juridique Jacques Gérault Directeur des affaires publiques Carolle Foissaud Directrice sûreté, sécurité et soutien aux opérations Magali Smets Secrétaire exécutive du Directoire Tarik Choho Directions fonctionnelles Achats Patrick Champalaune Affaires publiques Jacques Gérault Audit Thierry Noircler Communication Charles Hufnagel Développement des cadres dirigeants et de l organisation Arnaud de Bourayne Directions régionales Finance Pierre Aubouin Industriel et performance Christian Barandas Protection Jean-Michel Chereau Recherche et développement Martha Heitzmann Ressources humaines Véronique Rouzaud Juridique Pierre Charreton Stratégie et études économiques Raphaël Berger Programme ACTION 2016 Pascale Caminade Services et systèmes d information Ahmed Bennour Sûreté, sécurité et soutien aux opérations Carolle Foissaud Sûreté, santé, sécurité, développement durable Jean-Luc Andrieux Allemagne Stefan Vom Scheidt Amérique du Nord Mike Rencheck Asie Rémy Autebert * Au 28 mars 2013. * Au 28 mars 2013.
12 13 STRATÉGIE STRATÉGIE ACTION 2016, des choix stratégiques déterminants pour préparer l avenir Le plan ACTION 2016 définit les ambitions stratégiques et de performance pour améliorer les résultats et préparer l avenir du groupe. La performance globale d est fondée sur la sûreté et la sécurité, l amélioration de la performance opérationnelle pour les clients, l accroissement de la compétitivité économique, l accélération de l innovation et le développement des collaborateurs. Dans ces cinq domaines, indissociables, 2012 a marqué un tournant et la concrétisation de progrès très significatifs. Les 5 piliers pour améliorer la performance d sont a Sûreté et sécurité La sûreté nucléaire et la sécurité au travail sont des priorités absolues. Le groupe vise l excellence avec zéro accident du travail à l horizon 2015 et zéro événement ou incident nucléaire de niveau égal ou supérieur à 2 sur l échelle INES. La prévention et la transparence sont clés. Safe Together et Safety Excellence sont des initiatives visant à améliorer sur le terrain la culture et le comportement des collaborateurs et des sous-traitants. 3,19 2,04 2,03 1,37 1,92 2008 2009 2010 2011 2012 Taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt (collaborateurs ) Nos résultats sécurité au travail étaient depuis plusieurs années en constante amélioration et restent parmi les meilleurs de l industrie. Nous notons en 2012 une remontée du taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt ; les résultats en matière de sécurité ne sont jamais acquis. Nous devons plus que jamais rester vigilants. Opérations et clients Le respect des engagements pris auprès des clients, en particulier le respect des délais et de la qualité, sont des leviers essentiels de la compétitivité du groupe et de la satisfaction des clients. Les équipes d sont mobilisées sur les jalons dus aux clients, tant dans les projets que dans la production et les services. 10,9 Mds Prise de commandes en 2012 + 8 % Portefeuille par rapport à 2011 Compétitivité économique Pour atteindre l objectif de réduction de 1 milliard d euros des coûts opérationnels à l horizon 2015, mène des actions d optimisation dans les opérations et le support aux opérations : mutualisation de services internes, réduction des coûts de plateformes industrielles, simplification des processus 1 Md 450 M 350 M 450 M Objectif 2015 Fin 2012 À l horizon 2015 45 % de l objectif 2015 est réalisé par des actions mises en œuvre en 2012 Technologie et innovation renforce l innovation au service de son développement, grâce à des liens resserrés entre le marketing et la R&D, grâce à une meilleure sélectivité des programmes contribuant à la différentiation de nos technologies et de nos services. continue d investir dans l innovation collaborative : boîtes à idées, incubateurs et centres d innovation. 448 M Investissement R&D 2012 (inclut R&D capitalisée) de plus de 8 000 brevets Les femmes et les hommes La performance du groupe est le résultat de l engagement et de la compétence des équipes. offre des opportunités de mobilité interne et de développement de carrière. continue d investir dans la formation de ses collaborateurs et dans l apprentissage. 60 % DE POSTES POURVUS PAR MOBILITÉ INTERNE EN 2012 2000 apprentis en 2012
14 15 NOS PROJETS SONT LA PREUVE DE NOTRE EXPERTISE
16 PRÉSENCE INTERNATIONALE États-Unis : participe à la construction, en Caroline du Sud, de l usine MFFF de fabrication de MOX. Objectif : réduire un stock de plutonium d origine militaire et l utiliser à des fins civiles. p. 26 17 France : sécurise sur le long terme l approvisionnement du parc nucléaire français avec la fourniture à EDF de plus de 30000 tonnes d uranium naturel entre 2014 et 2035. p. 20 Allemagne : d ici à 2014, aura installé plus de 120 éoliennes offshore en mer du Nord. p. 28 Des projets dans le monde entier entend renforcer son positionnement de leader sur ses marchés et développe une présence équilibrée en Europe, Amériques et Asie. Chine : à Taishan conçoit et fournit l îlot nucléaire de deux réacteurs EPR, les plus puissants du pays. p. 24 Sûreté : plus de 85 projets Safety Alliance lancés dans 16 pays en 2012. p. 18 De la fourniture d uranium aux services d ingénierie, l offre intégrée é d remporte de nouveaux succès, notamment aux États-Unis et aux Émirats arabes unis. p. 22 19 % du chiffre d affaires 12 % des effectifs 35 % du chiffre d affaires 63 % des effectifs 26 % du chiffre d affaires 19 % des effectifs 18 % du chiffre d affaires 1 % des effectifs 2 % du chiffre d affaires 5 % des effectifs AMÉRIQUES FRANCE EUROPE (HORS FRANCE) ASIE-PACIFIQUE AFRIQUE ET MOYEN-ORIENT
18 Afin de tirer tous les enseignements de l accident de Fukushima, accompagne les électriciens du monde entier. Avec Safety Alliance, le groupe s engage à fournir les solutions les plus efficaces pour atteindre L AVENIR POUR ÉNERGIE, c est préserver la sûreté et la sécurité. les plus hauts niveaux de sûreté. Ce programme inédit inclut une gamme de produits, de services et de solutions dans trois domaines essentiels : la résistance aux risques externes, la fiabilité de la chaîne de refroidissement, la prévention des conséquences sur l environnement. Plus de 85 projets Safety Alliance ont déjà été lancés dans 16 pays en 2012. Centrale nucléaire de Saint-Alban, France.
fournira plus de 30 000 tonnes d uranium naturel à l électricien EDF sur la période 2014-2035. Ces accords, signés en 2012, sécurisent l approvisionnement à long terme du parc nucléaire français. Ils confortent L AVENIR POUR ÉNERGIE, c est servir nos clients sur le long terme. également les relations historiques avec EDF, dont fournit près de 40 % des besoins annuels en uranium naturel. Ce partenariat d avenir, qui s inscrit dans la logique de ceux liés à la fourniture de générateurs de vapeur, témoigne de la cohésion de la filière nucléaire française et de la volonté d de renforcer ses liens avec son principal client. 21 Yellow cake, traitement du minerai d uranium.
22 Fourniture d uranium, services de conversion et d enrichissement, conception et fabrication du combustible et services associés : l offre intégrée d a été retenue par l électricien américain Xcel Energy L AVENIR POUR ÉNERGIE, c est sécuriser l approvisionnement en combustible de nos clients. pour alimenter 100 % des besoins de sa centrale de Monticello pendant près de dix ans. a par ailleurs conclu avec Emirates Nuclear Energy Corporation un contrat intégré de plus de 400 millions d euros pour la fourniture d uranium enrichi destiné à la future centrale de Barakah. Contrôle visuel d un assemblage combustible à l usine FBFC, Romans, France.
24 La construction des deux réacteurs EPR de la centrale de Taishan progresse avec succès. Après l installation de la cuve de Taishan 1 en juin, le dôme du second réacteur a été posé en septembre 2012. L AVENIR POUR ÉNERGIE, c est mobiliser le talent de nos équipes partout dans le monde. conçoit et fournit l îlot nucléaire de ces deux réacteurs, les plus puissants de Chine. Leur mise en service doit permettre au pays de répondre à une demande énergétique croissante et de contribuer à son développement. Réacteurs EPR 1 et 2, Taishan, Chine.
La construction de l usine MFFF de fabrication de combustibles MOX de Savannah River, en Caroline du Sud, est un projet stratégique qui va permettre de recycler du plutonium militaire pour l utiliser à des fins civiles. L AVENIR POUR ÉNERGIE, c est contribuer à la durabilité du nucléaire. Il s inscrit dans le cadre du traité de non-prolifération signé avec la Russie. Pour ce programme d envergure, le ministère de l Énergie américain a retenu le consortium MOX Services, associant et le groupe Shaw. formera près d une centaine d employés américains sur ses sites français de MELOX et La Hague. 27 Usine MFFF de combustible MOX en cours de construction à Savannah River, États-Unis.
28 a livré à Trianel la plus importante régie municipale d électricité en Europe une vingtaine d éoliennes M5000 destinées au champ de Borkum, en mer du Nord. Le contrat prévoit L AVENIR POUR ÉNERGIE, c est participer au mix énergétique de demain. la livraison de 20 autres unités, assurant la mise en service et la maintenance de l ensemble de ces turbines, qui équipent également le champ voisin d Alpha Ventus. Au total, fin 2014, plus de 120 M5000 auront été installées au large des côtes allemandes, renforçant ainsi la présence industrielle du groupe dans la région. Parc éolien Alpha Ventus, Borkum, mer du Nord.
30 31 NOTRE MODELE EST LE MOTEUR DE NOTRE REUSSITE
32 33 croit en l avenir des énergies nucléaire et renouvelables. propose des solutions de haute technologie pour produire de l énergie peu émettrice de CO 2. Numéro un mondial du nucléaire, le groupe fournit des produits et services pour assurer la sûreté et la performance des réacteurs nucléaires tout au long de leur vie. Son modèle intégré couvre toutes les étapes du cycle du combustible, la conception, la construction de réacteurs et les services pour leur exploitation. Il est devenu en quelques années la référence du secteur. se développe par ailleurs fortement dans les énergies renouvelables pour devenir un leader européen, principalement dans l éolien en mer et la biomasse. NOTRE AMBITION w Être un acteur incontournable de la transition énergétique w Bâtir le nucléaire de demain afin de consolider sa sûreté et sa compétitivité 46513 COLLABORATEURS 45,4 Mds DE CARNET DE COMMANDES 9342 M DE CHIFFRE D AFFAIRES 448 M (1) INVESTISSEMENT R&D w Devenir un leader européen dans les énergies renouvelables w Poursuivre notre politique d information, de dialogue et de transparence (1) Inclut R&D capitalisée.
35 FAITS MARQUANTS 2012 JAPON SÉCURITÉ RENFORCÉE POUR LES RÉACTEURS JAPONAIS Une centaine de recombineurs auto-catalytiques passifs vont désormais équiper des réacteurs japonais. Ces dispositifs de sécurité empêchent l accumulation d hydrogène dans l enceinte du réacteur et préservent ainsi son intégrité. Grâce à ce type de solutions, proposées dans le cadre de l offre Safety Alliance, permet aux électriciens du monde entier de démontrer la sûreté de leurs centrales tout en modernisant leur parc. ROYAUME-UNI Le réacteur EPR certifié au Royaume-Uni Après quatre ans d analyses, les autorités de régulation nucléaire britanniques ont validé la conception du réacteur EPR, seul réacteur de troisième génération à être certifié dans quatre pays : France, Finlande, Chine et Royaume-Uni, où il devrait équiper le site de Hinkley Point. ÉTATS-UNIS Inauguration du Centre technique de Lynchburg Inauguré en septembre après huit mois de travaux, le Centre technique de Lynchburg (États-Unis, Virginie) propose des moyens complets d essais de sûreté nucléaire, et notamment un laboratoire d analyse sismique. Grâce au centre d essais de Karlstein (Allemagne), aux installations de mesure de la corrosion du Creusot (France) et à cette nouvelle entité, est le premier fournisseur nucléaire à tester les effets du vieillissement des centrales, à proposer les solutions pour leur exploitation sur le long terme, tout en développant de nouvelles technologies pour la prochaine génération d installations nucléaires. FRANCE UN NOUVEAU CENTRE DE R&D POUR L USINE DE RECYCLAGE MELOX NIGER RECORD DE PRODUCTION HISTORIQUE POUR LA SOMAÏR Avec 3 000 tonnes d uranium produites en 2012, la SOMAÏR (Société des mines de l Aïr, au Niger, détenue à 63,6 % par ) signe une performance record dans son histoire. Ce résultat exceptionnel illustre la pertinence du projet «SOMAÏR LIXI», permettant de traiter le minerai à faible teneur du gisement. Leader mondial de la production de combustible MOX (élaboré à base d un mélange d oxydes d uranium et de plutonium issu de combustibles usés), l usine de recyclage MELOX, implantée sur le site de Marcoule (France), est dotée depuis juillet 2012 d un nouveau centre de recherche et de développement. Cette infrastructure rassemble une quarantaine de spécialistes et inclut un hall d essais unique au monde, permettant d expérimenter à l échelle industrielle des lignes de fabrication de MOX avant leur implantation en usine. Avec cet investissement de 30 millions d euros, accroît son avance sur le marché du recyclage. Parc éolien Alpha Ventus, Borkum, mer du Nord. ALLEMAGNE IBERDROLA ET FONT CAP COMMUN SUR LA BALTIQUE Iberdrola a de nouveau reconnu l expertise technologique d dans l éolien offshore : les turbines M5000, déjà retenues par le groupe espagnol pour le parc de Saint-Brieuc (France), ont également été choisies, en décembre 2012, pour le projet Wikinger. Ce programme d envergure 400 MW, développé en mer Baltique, à une trentaine de kilomètres des côtes allemandes, devrait être achevé en 2016-2017. Il conforte la position de leader d sur le marché des turbines à forte puissance et renforce les liens avec Iberdrola, premier producteur mondial d énergie éolienne.
36 Laboratoire Maurice-Tubiana d Med, Bessines-sur-Gartempe, France. Pilotage à distance d un bras python, site de Marcoule, France. FRANCE CAPITALISE SUR SON EXPÉRIENCE DU DÉMANTÈLEMENT FAITS MARQUANTS 2012 ÉCOSSE UNE NOUVELLE BASE INDUSTRIELLE POUR L ÉOLIEN OFFSHORE EN EUROPE L implantation d une nouvelle usine dédiée à la production de turbines M5000 est à l étude en Écosse. Ce projet répond à la stratégie du groupe de développer une implantation industrielle couvrant le marché européen de l offshore à partir de trois pôles situés en Allemagne (Bremerhaven), en France (Le Havre) et au Royaume-Uni (est de l Écosse). La construction de cette usine (750 emplois directs à terme) doit contribuer à saisir les opportunités de développement offertes au Royaume-Uni un des plus vastes marché de l éolien offshore au monde. Né de l association d, de CH2M HILL et de Serco Group, le consortium CAS Restoration Partnership va répondre à l appel à candidatures lancé par l autorité britannique de démantèlement nucléaire pour la reprise des entités de gestion des sociétés Magnox Ltd et Research Sites Restoration. Objectif : contrôler les activités de démantèlement de 12 sites nucléaires britanniques. Les trois partenaires de CAS Restoration Partnership bénéficient d une expertise mondiale, reconnue dans ce domaine, reposant notamment sur l expérience acquise par dans le démantèlement des sites de Marcoule (France), Hanford (États-Unis) et Sellafield (Royaume-Uni). FRANCE MED ET ROCHE UNIS POUR LA LUTTE CONTRE LE CANCER C est un accord majeur, une innovation remarquable pour la médecine et la radio-immunothérapie : le contrat signé entre Med et Roche, l un des plus importants groupes pharmaceutiques mondiaux, va permettre, grâce à un laboratoire de recherches commun, d évaluer l efficacité thérapeutique des anticorps conçus par Roche associés au plomb-212 d. Émetteur de rayonnements alpha, le plomb-212, cible avec précision les cellules tumorales sans affecter les tissus sains environnants. FRANCE Éolien offshore va fournir la centaine d éoliennes offshore du champ de Saint-Brieuc qui alimenteront en électricité l équivalent d une ville de 650 000 habitants. Témoignage de l expertise technologique du groupe, ce contrat est aussi facteur de développement économique : les deux nouvelles usines dédiées à la fabrication des turbines et des pales génèreront 750 emplois directs. Cette plateforme industrielle, située au Havre, servira les parcs éoliens de la France, du sud de l Angleterre et de la Belgique. ÉTATS-UNIS Nouvelle étape pour la certification du réacteur EPR L examen du rapport de sûreté par le comité consultatif de sûreté nucléaire américain s est achevé en juin. Cette étape, essentielle, est l une des six devant aboutir à la certification finale du réacteur EPR aux États-Unis, certification devant être accordée par la Nuclear Regulatory Commission et planifiée pour 2014. CORÉE DU SUD CONTRAT STRATÉGIQUE AVEC KHPN, L ÉLECTRICIEN NATIONAL SUD-CORÉEN fournira à Korea Hydro & Nuclear Power (KHPN) 2 000 tonnes de triuranium octoxide (U3O8) entre 2019 et 2023. Le contrat, signé en mars, porte sur un montant de 280 millions de dollars. Cette réussite commerciale fait suite au contrat signé en 2009 (fourniture de 5 000 tonnes de U3O8 entre 2010 et 2019) avec KHPN, qui exploite aujourd hui 21 réacteurs en Corée du Sud. FRANCE GEORGES BESSE II PREND LE RELAIS D EURODIF L usine d enrichissement d uranium d EURODIF (filiale d ) a cessé sa production en juin. Implantée sur le site de Tricastin (France), elle a répondu, au cours de ses trente-trois années d activité ininterrompue, à la demande de près de 100 réacteurs nucléaires, soit un quart de la demande mondiale. L usine Georges Besse II, entrée en production en avril 2011, assure la continuité en utilisant la technologie d enrichissement par centrifugation, permettant de consommer 50 fois moins d électricité et de réduire les besoins en eau de refroidissement.
38 39 NOTRE MODÈLE NOTRE MODÈLE ÉNERGIE NUCLÉAIRE Une offre globale de solutions pour produire de l électricité avec moins de CO 2. Activités récurrentes Nouvelles constructions Synergies techniques opérationnelles commerciales financières ÉNERGIES RENOUVELABLES ÉNERGIE NUCLÉAIRE Un modèle intégré, référence du secteur ÉNERGIES RENOUVELABLES Des solutions de haute technologie REVA couvre l ensemble du cycle du nucléaire, depuis A l extraction de l uranium jusqu au recyclage du combustible usé, en passant par la conception et la construction de réacteurs, ainsi que les services pour leur exploitation recherche, extraction et concentration du minerai d uranium ; conversion et enrichissement de l uranium ; conception et fabrication de combustible nucléaire ; conception et construction de réacteurs nucléaires ; fourniture de produits et services pour la maintenance, l amélioration et le fonctionnement des centrales nucléaires ; recyclage des combustibles nucléaires usés ; accompagnement et pilotage de chantiers en milieu radioactif ; démantèlement et valorisation des sites nucléaires ; transport, entreposage et stockage de matières nucléaires. Clients > Exploitants de centrales nucléaires, de réacteurs électrogènes et de sites nucléaires. REVA offre des solutions qui répondent aux besoins à court A et long terme des clients, tout en satisfaisant les demandes d énergie en période de base ou de pointe conception et fabrication d éoliennes offshore de forte puissance ; conception et réalisation de centrales bioénergie ; solutions de production d électricité et de vapeur industrielle par concentration de l énergie solaire ; solutions de stockage d énergie et solutions d alimentation électrique basées sur les technologies de l hydrogène. Clients > Électriciens, développeurs de projets, industriels et collectivités locales.
40 41 CHIFFRES CLÉS 2012 CHIFFRES CLÉS 2012 2 % CORPORATE 2 % AFRIQUE ET MOYEN-ORIENT 6 % ÉNERGIES RENOUVELABLES 37 % RÉACTEURS & SERVICES 18 % ASIE-PACIFIQUE 35 % FRANCE 15 % MINES CHIFFRE D AFFAIRES 2012 PAR BUSINESS GROUP CHIFFRE D AFFAIRES 2012 PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE 19 % AVAL 22 % AMONT 19 % AMÉRIQUES 26 % EUROPE (HORS FRANCE) 45,4 Mds 9 342 M 1 007 M 854 M 448 M (1) 46 513 CARNET DE COMMANDES CHIFFRE D AFFAIRES EXCÉDENT BRUT D EXPLOITATION CASH FLOW OPÉRATIONNEL LIBRE RECHERCHE & DÉVELOPPEMENT COLLABORATEURS Le carnet de commandes du groupe a été renouvelé sur l année 2012 à 45 369 millions d euros au 31 décembre 2012, grâce à la hausse des prises de commandes dans le nucléaire, preuve du dynamisme commercial du groupe avec un niveau record atteint à fin septembre 2012. Le chiffre d affaires du groupe s établit à 9 342 M, en hausse de 5,3 % sur l année (vs. 2011 en données publiées et + 4,4 % vs. 2011 à périmètre et taux de change constants), Il est tiré par les activités nucléaires et renouvelables. L Excédent brut d exploitation (EBE) progresse plus rapidement que le chiffre d affaires sur la période, témoignant du redres sement de la performance. Retraité des effets Siemens en 2011 (pénalité reçue de 648 millions d euros) et des impacts du plan de cessions en 2012 (plus-value de 218 millions d euros), il s établit à 1 007 M vs 421 M en 2011, un niveau jamais atteint depuis 2007. Malgré une croissance du chiffre d affaires nucléaire légèrement inférieure aux attentes, dépasse son objectif d EBE supérieur à 950 M, révisé à la hausse en juillet. Le Cash Flow Opérationnel libre avant impôts sur les sociétés est en très nette amélioration. Retraité des effets Siemens (décaissement net de 1 031 millions d euros en 2011) et des impacts du plan de cessions en 2012 (produits de cession de 273 millions d euros), il s établit à 854 M vs 1 366 M, soit une progression de plus de 500 M par rapport à 2011. dépasse de près de 400 M son objectif de cash flow opérationnel révisé à la hausse en juillet 2012 (montant négatif inférieur à 1,25 Md ). Autre élément important de la démarche d amélioration de la performance du groupe, le renforcement de son avance technologique avec un maintien des frais de Recherche et de Développement à 448 M en 2012. Afin de rendre sa R&D encore plus créatrice de valeur, avance sur plusieurs fronts : l augmentation du nombre de brevets déposés, un pool d experts, les programmes de recherche (140 ingénieurs du groupe travaillent déjà sur les réacteurs du futur), le soutien de chaires scientifiques et des accords de coopération avec des universités. Les collaborateurs d sont sa force : les priorités du groupe sont de développer et promouvoir les talents, favoriser le transfert des compétences et la mobilité professionnelle et géographique, et promouvoir la diversité. (1) Inclut R&D capitalisée.
Bassin de stockage des eaux d exhaure, site d Imouraren, Niger. 43 NUCLÉAIRE MINES INNOVATION EXTRACTION D URANIUM : SABRE CHANGE LA DONNE Activités minières : l année des records FICHE SIGNALÉTIQUE w Exploration de nouveaux gisements, extraction et traitement de l uranium, réaménagement des sites miniers w 2 e producteur mondial d uranium w 15 % du chiffre d affaires global w 10 % des collaborateurs Les activités minières signent une année historique, avec une production d uranium atteignant 9 762 tonnes (1) et une prise de commandes de près de 4 milliards d euros. 012 a été une année record 2 en termes de production d uranium. Toutes les mines du groupe ont dépassé leurs objectifs. Pour la deuxième année consécutive, les sites de KATCO au Kazakhstan et de SOMAÏR au Niger ont battu leur niveau historique. La mine nigérienne de Cominak a également enregistré une très belle performance, tout comme les équipes canadiennes de McArthur Key Lake (2). La performance de l activité Mines résulte aussi de la signature d importants contrats auprès d électriciens comme EDF en France et CNNC en Chine, pour un montant total de près de 4 milliards d euros. Cette reconnaissance traduit non seulement la capacité de production d mais aussi sa fiabilité de fournisseur, sa compétitivité et son expertise en matière de sécurité et d environnement. PRÉPARER L AVENIR Les travaux d exploration minière se poursuivent dans les pays où le groupe est déjà présent pour la production, comme le Niger, le Kazakhstan et le Canada, mais également en Australie, au Gabon, sans oublier la Mongolie. Du fait d une conjoncture défavorable du marché de l uranium, dont le prix atteint une moyenne de 48 dollars la livre, a souhaité reporter la mise en production de projets en Namibie et en République centrafricaine. Concernant le projet d Imouraren au Niger, la plus grande mine d uranium en Afrique, la première extraction de minerai est prévue en 2015, suivie de la mise en service des différentes installations de l usine de traitement. La mise en production de la mine de Cigar Lake (2) et le redémarrage de l usine de traitement du minerai de McLean Lake au Canada sont programmés en 2013, avec des perspectives d augmentation de la capacité de production du site à 5 900 tonnes d uranium par an, contre 3 600 tonnes jusqu à présent. L usine est la seule installation au monde capable de traiter le minerai d uranium à forte teneur, sans dilution. (1) Part consolidée financièrement. (2) Site opéré par Cameco. NIGER SOMAÏR FRANCHIT LA BARRE DES 3 000 TONNES D URANIUM Le 15 décembre 2012, les équipes du site minier de la SOMAÏR ont enfûté la 3 000 e tonne d uranium : un nouveau record de production annuelle pour la 2 e année consécutive. TÉMOIGNAGE Pascal Bernasconi, Directeur du projet au Niger Ce succès est une première dans l histoire de la SOMAÏR et l aboutissement d un ensemble de réalisations qui ont conduit à une forte augmentation de nos productions. Parmi elles, la technologie dite de «lixiviation en tas» permet une capacité de production supplémentaire de 800 à 1000 tonnes par an ainsi que le traitement du minerai à faible teneur du gisement dans des conditions économiques satisfaisantes. D autres investissements se sont avérés tout aussi indispensables : doublement de notre flotte d engins miniers, amélioration de nos ateliers de traitement, construction d une nouvelle unité de production d acide Entre 2007 et 2012, SOMAÏR a accru sa production de 73 % et son résultat d exploitation de 167 %. Plus de 600 personnes ont été mobilisées pour réussir ce défi industriel. La technologie SABRE (1), ou extraction par puits de forage, utilise des jets d eau à haute pression pour exploiter un gisement depuis la surface sans jamais recourir à des mineurs ou à des équipements lourds en sous-sol. Cette technologie innovante permet l extraction de gisements uranifères Hôpital à Akouta, Niger. relativement profonds et petits, offre des avantages économiques par rapport aux méthodes conventionnelles ainsi que des cycles de production de minerai plus rapides. Elle présente en outre des atouts significatifs en matière de sécurité et de protection de l environnement. (1) Surface Access Borehole Resource Extraction. OBSERVATOIRES DE SANTÉ MAINTIENT SON ENGAGEMENT Fruit de partenariats entre, des ONG et les États concernés, les Observatoires de Santé mis en place autour des sites miniers du groupe au Niger et au Gabon constituent une première dans le secteur. Ils assurent non seulement un suivi des anciens salariés exposés à l uranium mais aussi une veille sanitaire des populations riveraines. Depuis leur lancement, plus de 800 anciens salariés ont bénéficié d examens médicaux effectués par des médecins indépendants (visite médicale comprenant un examen médical, une radiographie pulmonaire et un examen biologique). Dans le cadre du dispositif, deux dossiers ont fait l objet de compensations.
Usine d enrichissement de l uranium Georges Besse II, Tricastin, France. 45 NUCLÉAIRE AMONT Acteur mondial de référence dans l amont du cycle FICHE SIGNALÉTIQUE w Conversion et enrichissement de l uranium, conception et fabrication du combustible nucléaire w 22 % du chiffre d affaires global w 19 % des collaborateurs poursuit le renouvellement de son outil industriel dans les domaines de la conversion et de l enrichissement d uranium, et remporte de nombreux contrats grâce à son offre intégrée sur le cycle du combustible. our répondre au mieux P aux besoins de ses clients, poursuit ses investissements nécessaires au renouvellement de ses capacités de production. Son nouvel outil industriel mettra en œuvre des procédés et des techniques éprouvés, ainsi que des innovations technologiques offrant les meilleures garanties en matière de compétitivité, de fiabilité, de flexibilité et de réduction de l impact environnemental. UN NOUVEL OUTIL INDUSTRIEL PROMETTEUR La future usine de conversion COMURHEX II, en cours de construction sur les sites de Malvési et du Tricastin (France), contribuera à consolider la position d sur le marché de la conversion. Avec l usine Georges Besse II, également implantée au Tricastin, et sa technologie d enrichissement de l uranium par centrifugation, renforce sa position sur l activité stratégique de l enrichissement d uranium, dans un marché offrant des perspectives de long terme. Inaugurée en décembre 2010, l usine a atteint une capacité de production de 2,8 millions d unités de travail de séparation (UTS) à fin 2012. Un tiers de sa capacité totale est déjà installé. SUCCÈS DU MODÈLE INTÉGRÉ Fourniture d uranium, services de conversion et d enrichissement, conception et fabrication de combustible et services associés : la reconnaissance du modèle intégré d s est encore accrue en 2012, notamment avec la signature de plusieurs contrats globaux tels que le contrat intégré de 500 millions de dollars avec l électricien américain Xcel pour des recharges de combustible incluant l uranium enrichi et celui de plus de 400 millions d euros avec l électricien ENEC (Emirates Nuclear Energy Corporation) pour la fourniture d uranium enrichi destiné à la future centrale nucléaire de Barakah. COMURHEX MALVÉSI 1 ER SITE INDUSTRIEL FRANÇAIS CERTIFIÉ ISO 50001 PAR L AFNOR Cette certification est relative au système de management de l énergie. Elle vient s ajouter à la tri-certification du site : ISO 9001 (système de management de la qualité), ISO 14001 (système de management de l environnement) et OHSAS 18001 (système de management de la sécurité). 500 PERSONNES MOBILISÉES SUR LES DEUX CHANTIERS DE CONSTRUCTION DE LA FUTURE USINE DE CONVERSION COMURHEX II ENRICHISSEMENT EURODIF ARRÊTE SA PRODUCTION L arrêt de production de l usine d enrichissement d uranium par diffusion gazeuse Georges Besse, exploitée par la filiale EURODIF Production, a été effectif le 7 juin 2012. Afin d accompagner l arrêt de production de l usine et préparer son futur déman tèlement dans les meilleures conditions de sûreté et de sécurité, des opérations appelées PRISME doivent être menées. D une durée de trois ans, ces opérations permettent de réduire la quantité de matières nucléaires et chimiques résiduelles dans les installations de l usine. Elles précèderont près de vingt ans de démantèlement. Au total, l usine Georges Besse aura fourni un quart de la production mondiale d uranium enrichi. Elle laisse la place au nouveau fleuron de l enrichissement français, l usine Georges Besse II, implantée sur le même site du Tricastin et qui a progressivement pris le relais en démarrant ses premières productions commerciales dès avril 2011, avec un objectif de 7,5 millions d unités de travail de séparation (UTS) en 2016. L intégration des sites industriels du groupe dans les territoires a toujours constitué une priorité. Elle passe par un dialogue ouvert avec les parties prenantes, basé sur la transparence, l écoute et la compréhension des activités et des enjeux auxquels le groupe est confronté. Avec quelles parties prenantes dialoguez-vous? Frédéric De Agostini : L industrie nucléaire est au cœur des débats de société. Il est fondamental de poursuivre et d entretenir sur la durée des relations régulières avec nos interlocuteurs issus des sphères sociale, politique, économique, associative, scolaire, industrielle, scientifique et médiatique. Sans oublier nos salariés, évidemment. En quoi les visites peuvent-elles contribuer au débat sur la transition énergétique? F. De A. : Sur le site Tricastin, QUESTIONS À Frédéric De Agostini, directeur Tricastin «LE DIALOGUE AVEC LES PARTIES PRENANTES EST INCONTOURNABLE» nous accueillons chaque année près de 2 500 visiteurs professionnels, dont 20 % de délégations étrangères. La visite de nos sites est un formidable moyen de valoriser nos technologies et savoir-faire, mais aussi de présenter concrètement nos métiers. Nous avons une expertise unique en matière de chimie de l uranium, de conversion, d enrichissement, ainsi qu en matière d innovation, de performance et de respect de l environnement. C est en découvrant le cœur de nos usines que les visiteurs peuvent réellement mesurer le poids industriel et social de notre plateforme dans le tissu économique régional. INNOVATION GAIA ET ATRIUM 11 : DEUX NOUVEAUX PRODUITS NÉS DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE 2012 signe l introduction d assemblages de combustibles test sur le marché européen pour le segment des réacteurs à eau pressurisée avec GAIA (Generation of Advanced Innovative Assembly) et avec ATRIUM 11 pour le segment des réacteurs à eau bouillante. Ces deux produits, fruits d une collaboration internationale réussie des équipes de recherche, de fiabilité, de robustesse et de performance.
Remplacement de générateur de vapeur à la centrale nucléaire de Gravelines 4, France. 47 NUCLÉAIRE RÉACTEURS & SERVICES Réacteurs et services nucléaires : une expérience mondiale reconnue FICHE SIGNALÉTIQUE w Conception et construction de réacteurs nucléaires, fourniture de produits et services pour la modernisation, le contrôle et l entretien des réacteurs w 4 réacteurs EPR TM en construction dans le monde w 37 % du chiffre d affaires global w 35 % des collaborateurs Numéro 1 mondial des constructeurs de réacteurs nucléaires (1), est aussi leader sur le marché des services aux centrales en exploitation. Une double expertise au service d une ambition permanente : garantir les plus hauts standards de sûreté. e réacteur EPR développé par L est le réacteur à eau pressurisé le plus avancé du marché. Sa conception, fruit de quarante ans de recherche et de retours d expérience du groupe en matière de construction et d exploitation, lui confère un niveau de sûreté inégalé, une des puissances les plus élevées au monde (1650 MWe), et un niveau de productivité optimale. Ses coûts de production sont inférieurs d au moins 10 % à ceux des centrales existantes. Le réacteur EPR est aujourd hui le premier de génération III + en construction dans trois pays (Finlande, France, Chine). Suite à l accident de Fukushima, le réacteur EPR a passé avec succès les Évaluations Complémentaires de Sûreté. Ces dernières ont souligné l efficacité de ses principes de sûreté, notamment sa robustesse face aux risques d agressions externes. DE NOUVEAUX HORIZONS POUR LE RÉACTEUR EPR Les autorités de régulation nucléaires britanniques ont validé la conception du réacteur EPR, reconnaissant sa performance en termes de sûreté et d efficacité opérationnelle. Officialisée en décembre 2012, cette validation fait de lui le seul réacteur de troisième génération à être certifié dans quatre pays : France, Finlande, Chine et Royaume-Uni. Une position qui creuse clairement l écart avec ses concurrents et ouvre la voie à la construction d un réacteur de ce type sur le site de Hinckley Point (sud de la Grande-Bretagne), où EDF Energy envisage la construction de deux réacteurs EPR. Pour anticiper la réalisation de ce projet, a d ores et déjà signé des protocoles d accord avec 25 entreprises basées au Royaume- Uni pour la fourniture de composants et de services. (1) En puissance installée. La conception du réacteur EPR a pris en compte, dès l origine, les plus hautes exigences de sûreté. CERTIFICATION DU RÉACTEUR EPR FEU VERT AU ROYAUME-UNI TÉMOIGNAGE Gary Craig, Chef de Projet Pre-licensing du réacteur EPR pour le Royaume-Uni L acceptation de la conception du réacteur EPR par le bureau de régulation nucléaire britannique (ONR), ainsi que la déclaration d acceptabilité émise par l Agence de l environnement étaient essentielles pour. Le processus de certification a nécessité quatre ans de travaux, menés conjointement avec EDF. Ensemble, nous avons publié plus de 4000 documents répondant aux attentes des autorités de sûreté nucléaires britanniques. Au final, cette procédure d évaluation (GDA Generic Design Assessment) réaffirme les qualités de notre réacteur EPR. NOUVELLES CONSTRUCTIONS RÉACTEURS EPR : UNE ANNÉE D AVANCÉES MAJEURES SUR TOUS LES CHANTIERS (2) Taux d avancement des chantiers au 31 décembre 2012 (périmètre ). FINLANDE OLKILUOTO 3 83 % (2) FRANCE FLAMANVILLE 3 63 % (2) CHINE TAISHAN 1 ET 2 84 % (2)
48 NUCLÉAIRE RÉACTEURS & SERVICES 49 NUCLÉAIRE RÉACTEURS & SERVICES REVA est leader mondial des A activités de services nucléaires. Le groupe dispose d une offre complète de produits et services permettant d assurer la maintenance et la modernisation des centrales nucléaires dans les meilleures conditions de sûreté, de sécurité et de performance. RÉACTIVITÉ ET SAVOIR-FAIRE DES ÉQUIPES dispose d un réseau de 4 700 collaborateurs répartis sur une vingtaine de sites dans le monde (France, Allemagne, États-Unis, Suède, Espagne, Chine, Brésil ). 6 000 projets sont actuellement en cours. Les équipes d assurent aux clients la proximité et la continuité d un service personnalisé et peuvent n 2009, signait un E contrat avec l électricien sud-coréen KHNP pour le remplacement des générateurs de vapeur d Ulchin 1 et 2. Une première pour sur ce marché. Après une année 2010 consacrée aux enquêtes sur site, les trois générateurs de vapeur de la tranche 2 ont été remplacés en novembre 2011. Suite réagir très vite, en développant des solutions innovantes et adaptées à chaque besoin. 2012 marque aussi une année particulièrement faste en termes de nouveaux contrats : livraison et installation des diesels de secours pour les tranches 3 et 4 de la centrale de Tianwan en Chine, fourniture d un système de ventilation de l enceinte de confinement pour le réacteur 1 de la centrale de Wolsong en Corée du Sud, équipement en recombineurs passifs d hydrogène des centrales japonaises a en outre fourni le système d éventage et de filtration des enceintes de confinement pour les réacteurs à eau pressurisée de type CANDU des unités 1 et 2 de la centrale de Cernavoda en Roumanie. Autant de succès qui démontrent la capacité d à développer et proposer des solutions intégrées aux exploitants de centrales dans toutes les technologies : Réacteur à Eau Pressurisée (REP), Réacteur à Eau Bouillante (REB), CANDU, VVER. Les équipes d interviennent sur 360 des 440 réacteurs qui constituent la base installée mondiale. BASE INSTALLÉE COUP DOUBLE EN CORÉE DU SUD Les opérations de remplacement des générateurs de vapeur ont été menées avec succès sur les centrales d Ulchin 1 et 2. À la plus grande satisfaction du client, Korean Hydro & Nuclear Power. à cette opération, KHNP a attribué à la mention A, la plus élevée dans l échelle d évaluation des opérations sur site. En avril 2012, l installation du dernier générateur de vapeur de la tranche 1 a marqué la fin du chantier, qui a mobilisé, avec les sous-traitants et les équipes de la Direction Ingénierie et Projets, plus de 450 personnes de nationalités différentes (Coréens, Français, Américains et Allemands). Ce projet d envergure aura nécessité plus de 55 000 heures d ingénierie et de préparation, et 110 000 heures pour les travaux sur site. À l occasion de ce premier doublé en Corée du Sud, les équipes ont démontré leur savoir-faire et leur efficacité, tant en termes de sécurité que de qualité, mais aussi leur capacité à respecter les coûts et les délais. confirme sa position de leader mondial dans le domaine du remplacement des générateurs de vapeur au cours de ces vingt dernières années. La reconnaissance de KHNP est par ailleurs de bon augure pour le développement commercial de l activité en Corée du Sud. SÛRETÉ TIANWAN, UN NOUVEAU SUCCÈS POUR SAFETY ALLIANCE Le consortium mené par fournira huit diesels de secours destinés aux tranches 3 et 4 de la centrale Tianwan, en Chine. Ce contrat fait partie intégrante de l offre Safety Alliance déployée par au niveau mondial depuis 2011 afin d accompagner les électriciens du monde entier dans la maîtrise des exigences croissantes en matière de sûreté. L accord conclu avec China Nuclear Power Engineering Co. Ltd et Jiangsu Nuclear Power Corporation prévoit également la livraison des dispositifs de contrôle-commande et de sûreté associés, ainsi que les systèmes électriques des diesels et les appareillages de commutation. Les diesels de secours assurent l alimentation électrique de tous les systèmes de sûreté de la centrale en cas de perte d alimentation principale. Ce contrat prolonge la collaboration fructueuse entretenue avec JNPC, auquel a notamment fourni son système de contrôle-commande de sûreté numérique TELEPERM XS. PLUS DE 80 % DU CHIFFRE D AFFAIRES D PROVIENNENT DES ACTIVITÉS RÉCURRENTES SUR LES RÉACTEURS EXISTANTS (services, fourniture du combustible et recyclage) 3 QUESTIONS À Philippe Samama, directeur de la Business Unit Base Installée Quelles sont vos principales orientations stratégiques? Philippe Samama : Nous accompagnons nos clients dans leurs projets de modernisation ou d extension de durée d exploitation commerciale des réacteurs, particulièrement aux États-Unis et en France, dans le cadre du programme grands carénages mené par EDF. Nous visons aussi à accroître nos activités dans les pays qui ont confirmé leurs investissements dans le nucléaire : Corée du Sud, Suède, Russie, Canada, et bien entendu en Chine. «Nos équipes interviennent sur plus de 250 réacteurs dans le monde.» Par ailleurs, à travers le programme Safety Alliance, notre ambition est de capter un tiers du marché des solutions de sûreté post-fukushima. Comment analysez-vous l année 2012? P. S. : Avec un chiffre d affaires de 1,8 milliard d euros, en hausse de 11 % par rapport à 2011, notre activité surperforme largement son marché, dont la croissance est en moyenne de 2,2 % par an. Le bilan est d autant plus positif que nous avons dû faire face à l arrêt définitif programmé du nucléaire en Allemagne et l arrêt temporaire des centrales au Japon. Parmi les projets majeurs de 2012 figurent le double remplacement de générateurs sur la centrale d Ulchin en Corée du Sud et l installation du système numérique de contrôle-commande de sûreté TELEPERM XS sur la centrale d Oconee aux États-Unis. En France, nous avons achevé les premières études de conception du système digital de contrôle-commande de sûreté sur la flotte de 1 300 MWe d EDF (20 réacteurs). En quoi vos activités contribuent-elles à la performance du groupe? P. S. : Par la récurrence de nos contrats et projets, nous sommes l un des stabilisateurs de la performance financière du groupe. L activité de services est très diversifiée, avec un rythme de développement très rapide et de multiples projets à cycles courts et moyens. Nous intervenons sur plus de 250 réacteurs en exploitation dans le monde sur un total de 440, ce qui témoigne de notre envergure internationale et de notre capacité à proposer les solutions les plus pertinentes, pour tous les types de réacteurs.
Piscine d entreposage des combustibles usés, usine de La Hague, France. 50 51 NUCLÉAIRE AVAL Le recyclage pour un nucléaire durable FICHE SIGNALÉTIQUE w Recyclage des combustibles nucléaires usés, assainissement et valorisation des installations nucléaires en fin de vie, logistique et transport de matières radioactives w 18,5 % du chiffre d affaires global w 20 % des collaborateurs Leader dans les activités de recyclage de combustibles usés, offre des solutions pour gérer de manière durable la fin du cycle du combustible nucléaire. e recyclage consiste à traiter L le combustible usé à sa sortie du réacteur et à le valoriser pour produire de nouveau une quantité d énergie significative. L uranium et le plutonium, qui représentent 96 % du combustible usé, peuvent ainsi être recyclés en un nouveau combustible sous forme de MOX (à base d un mélange de plutonium et d uranium) et d URE (à base d uranium issu du recyclage ré-enrichi). Au-delà de l économie des ressources naturelles en uranium, le recyclage des combustibles usés contribue à la non-prolifération du nucléaire militaire et optimise la gestion des déchets ultimes en réduisant leur volume et leur toxicité. Plusieurs pays envisageant de lancer un programme électronucléaire ambitieux se tournent vers la technologie du recyclage, facteur important d indépendance énergétique. Certains, comme la Chine, souhaitent même disposer de leur propre installation. Autre avantage : la valorisation des déchets permet aux électriciens de constituer dès maintenant des réserves de matières nucléaires qui pourront alimenter les futurs réacteurs de quatrième génération. DES PROJETS PHARES À L INTERNATIONAL En 2012, le chiffre d affaires des activités Aval d a progressé de 9,5 %, fortifié par la participation du groupe à plusieurs projets internationaux d envergure sur les marchés du démantèlement et de l assainissement. Aux États-Unis, la construction de l usine de fabrication de combustibles MOX MFFF (MOX Fuel Fabrication Facility) progresse sur le site de Savannah River (Caroline du Sud), avec la finalisation du génie civil. est l un des deux membres du consortium chargé de ce projet et apporte son savoir-faire en matière d ingénierie et de technologie. Le groupe mène par ailleurs plusieurs études techniques avec des électriciens américains pour le recyclage des combustibles usés. Au Royaume-Uni, et ATKINS s associent pour répondre aux programmes de démantèlement des sites de Sellafield et de Magnox. En outre, fait partie d un consortium candidat à la reprise des entités de gestion de Magnox et RSLR. Elles contrôleront les activités de démantèlement de 12 sites JAPON DEUX SOLUTIONS INNOVANTES DANS LE CONTRÔLE DE LA CONTAMINATION a développé, en partenariat avec Chiyoda Technol Corporation, un véhicule de contrôle appelé FMV (1) permettant d établir rapidement la cartographie détaillée de zones contaminées autour de la centrale de Fukushima. Le groupe travaille également avec les japonais Atox et Pasco au développement d un hélicoptère sans pilote pour contrôler le niveau de contamination des zones forestières, dans des régions inaccessibles à l homme ou aux véhicules terrestres. (1) Field Monitoring Vehicle. nucléaires britanniques historiques. En Chine, les discussions entre et CNNC pour le traitement et le recyclage des combustibles usés se poursuivent. Au Japon, le programme d assistance auprès des clients partenaires du groupe a porté en 2012 sur la vitrification et sur les stress-tests préalables au redémarrage de l usine de traitement de combustibles usés sur le site de Rokkasho-Mura. En Espagne, a été choisi pour fournir une assistance sur le design d un centre de stockage de déchets et combustibles usés centralisé. 96 % DU COMBUSTIBLE USÉ EST RECYCLABLE MÉDICAL NOUVEL EMBALLAGE POUR LE TRANSPORT AÉRIEN D ISOTOPES Partenaire d Med pour le transport express d isotopes médicaux, a développé et mis en service en 2012 un emballage spécifique pour l approvisionnement par avion d isotopes médicaux auprès de laboratoires à travers le monde. En particulier, le développement et la fabrication d une flotte d emballages TN OGL (Oncology Global Liaison), destinés au transport de plomb (212Pb), permettront à cet isotope rare d offrir de nouvelles perspectives pour combattre certains cancers particulièrement agressifs. ÉTATS-UNIS MOX STAR : UN PROGRAMME DE FORMATION POUR L USINE MFFF Le projet MOX STAR (MOX Services Training on Reference Sites) organise la formation des futurs opérateurs de l usine MFFF de fabrication de combustibles MOX. Celle-ci fabriquera du combustible MOX à partir du plutonium militaire issu du démantèlement des armes nucléaires américaines. La phase de préparation a consisté à identifier les tuteurs et à préparer les supports pédagogiques. Déjà 110 documents ont été rédigés et traduits sur les 273 prévus d ici à mai 2013. Seconde étape : la phase de formation, durant laquelle 93 stagiaires seront accueillis pour une durée de un à six mois sur les sites de MELOX et de La Hague, entre juillet 2013 et juillet 2015. Ils auront ensuite pour mission de transmettre le savoir acquis à leurs collègues américains. Ce projet témoigne de la reconnaissance au niveau international du savoir-faire d dans le domaine du recyclage et des compétences développées sur ses sites. L usine MFFF en chiffres W 240 COLLABORATEURS W 14 MILLIONS D HEURES TRAVAILLÉES SANS ACCIDENT AVEC ARRÊT W UN CONTRAT DE 4 MILLIARDS DE DOLLARS POUR LA JOINT-VENTURE -SHAW
Centrale de cogénération de biomasse en cours de construction, Pierrelatte, France. Énergies renouvelables : une activité en pleine croissance FICHE SIGNALÉTIQUE w Éolien, bioénergie, solaire, stockage d énergie w 6,1 % du chiffre d affaires total w 3 % des collaborateurs L activité Énergies renouvelables est au cœur de la stratégie industrielle d, contribuant, avec le nucléaire, à réduire les émissions de CO 2. En plein essor, son chiffre d affaires a doublé en 2012. vec un chiffre d affaires A de 572 millions d euros et un carnet de commandes de 844 millions d euros à fin 2012, l activité Énergies renouvelables d a affirmé en 2012 sa position de fournisseur de solutions de référence sur des segments de marché à forte croissance. Ces performances témoignent de la pertinence et de la cohérence de la stratégie du groupe pour répondre à la demande mondiale d énergie faiblement émettrice de CO 2. L ÉOLIEN PREND LE LARGE est aujourd hui l un des trois premiers acteurs industriels mondiaux de l éolien en haute mer. Un succès largement dû aux performances de la turbine M5000, première éolienne de haut rendement conçue à partir d une technologie spécialement développée pour les parcs offshore de grande envergure. Pour faire face à la demande, le site de Bremerhaven (Allemagne), dédié à la fabrication du moyeu et de la nacelle de la M5000, a triplé sa production entre 2011 et 2012. Par ailleurs, a annoncé son ambition d étendre sa présence industrielle au-delà de son implantation historique en Allemagne. Légende de la photo à venir COUVRIR LE MARCHÉ EUROPÉEN Le groupe a signé avec Scottish Enterprise, agence de développement économique écossaise, un protocole d accord visant à la création d une usine de fabrication de turbines M5000. Cette unité, qui pourrait créer à termes 750 emplois directs, s inscrit dans la stratégie du groupe de couvrir le marché européen à partir de trois pôles industriels : Allemagne (Bremerhaven), Écosse et France (Le Havre), où a remporté un contrat majeur en 2012. Iberdrola et EOLE-RES gagnants d un appel d offres pour l éolien en mer lancé par le gouvernement français ont en effet retenu la technologie, qui fournira une centaine d éoliennes M5000 destinées au champ de Saint-Brieuc. Suite à ce contrat, le groupe a décidé de créer deux usines au Havre, l une pour la fabrication des turbines, la seconde pour les pales. ÉOLIEN OFFSHORE IBERDROLA RETIENT LA TURBINE M5000 POUR LE PROJET WIKINGER Au large de la Baltique, à 35 km des côtes allemandes, le parc Wikinger sera opérationnel en 2016-2017. Pour assurer la production d électricité du site (jusqu à 400 MW), Iberdrola, premier producteur mondial d énergies renouvelables, a choisi et sa turbine M5000, également retenue dans le cadre du premier appel d offres éolien en mer français. Ce nouveau succès démontre la reconnaissance de l expérience acquise par dans l éolien offshore. 844 MILLIONS D EUROS DE COMMANDES ENREGISTRÉES À FIN 2012 120 TURBINES M5000 SERONT INSTALLÉES EN MER DU NORD D ICI À 2014, RENFORÇANT LA POSITION DE LEADER D SUR LE MARCHÉ DES TURBINES À FORTE PUISSANCE 53 ÉNERGIES RENOUVELABLES 3 QUESTIONS À Markus Dülks, responsable du site de Bremerhaven Comment avez-vous réussi à tripler la capacité de production du site? Markus Dülks : Pour accroître nos capacités de production, nous devions maîtriser en amont la fourniture des composants. Car, à Bremerhaven, nos équipes assemblent près de 3 600 différentes pièces entrant dans la fabrication d une turbine M5000. Nous avons donc mis en place une nouvelle organisation logistique prenant en compte les coûts et les délais de livraison de nos fournisseurs. En parallèle, nous avons amélioré le dispositif de livraison sur site. Ces mesures ont été renforcées par l embauche de 43 nouveaux collaborateurs. «Notre site sera en mesure de produire 100 turbines M5000 par an à capacité nominale.» En quoi la turbine M5000 se distingue-t-elle? M. D. : La M5000 est la plus compacte et la plus légère des turbines actuellement disponibles sur le marché de l éolien offshore pour lequel elle a été spécialement conçue. Sa fiabilité et son rendement constituent également deux atouts majeurs reconnus depuis la mise en place du premier prototype en 2004. Aujourd hui, alors que la production en série a démarré en 2011, nous ne pouvons que nous féliciter des nouveaux succès commerciaux que nous avons remportés. Je pense notamment à la ferme éolienne Wikinger, au large de la Baltique, qui démontre la confiance accordée à l expertise d sur les projets de grande envergure. Quelles sont les perspectives pour Bremerhaven? M. D. : Nous serons en mesure, en 2013, d atteindre une production annuelle à capacité nominale de 100 turbines avec les infrastructures actuelles. L optimisation de notre unité de production et de la logistique doit nous permettre d aller encore de l avant, tant en termes de production, de coût, et de compétitivité que de sécurité, grâce au déploiement d un programme visant à atteindre notre objectif de zéro accident.
54 55 ÉNERGIES RENOUVELABLES ÉNERGIES RENOUVELABLES ATOUT SOLAIRE Autre projet d envergure : la construction, en Inde, d une première centrale solaire à concentration (CSP) de 125 MW dans le cadre d un contrat conclu avec le groupe indien Reliance Power Limited. Celui-ci renforce la position d en qualité de fournisseur international pour les grandes centrales solaires, pour l apport de puissance supplémentaire aux centrales à charbon et pour les applications solaires hybrides. Par ailleurs, a signé un protocole d accord avec Technip, leader en gestion de projets dans le domaine des hydrocarbures, et fournira sa technologie CSP (basée sur la solution CLFR réflecteurs à miroirs Fresnel linéaires) pour des applications de récupération de pétrole par injection de vapeur. Ce procédé permet d accroître le capital énergétique des pays riches en pétrole et en gaz. CHARBON VERT est leader sur le marché des centrales de biomasse. Afin de renforcer son positionnement, le groupe a acquis une technologie de production de charbon vert. Le procédé Thermya, unique au monde et en cours de déploiement commercial, produit de la biomasse torréfiée, un combustible végétal se substituant au charbon fossile pour la production d énergie thermique et d électricité. Basée dans le sud-ouest de la France, cette activité compte une vingtaine de personnes. ÉNERGIE EN STOCK La plateforme MYRTE a été inaugurée début 2012. Ce projet a pour objectif de démontrer la faisabilité d une solution de stockage de l énergie. Le retour d expérience de MYRTE bénéficiera au projet d installation d une Greenergy Box à La Croix-Valmer (France). a en effet remporté l appel d offres lancé par cette ville pour la fourn iture d un système de stockage d énergie. La Greenergy Box se compose d un électrolyseur et d une pile à combustible. Elle permet le stockage d hydrogène et d oxygène obtenus par électrolyse de l eau en période de faible demande d énergie et leur recombinaison pour produire de l électricité lors de pics de consommation. Un dispositif unique au monde. Atelier des locaux de la ligne produit Torréfaction, Villeneuve-d Ormon, France. BIOMASSE LE CHARBON VERT, UN MARCHÉ À TRÈS FORT POTENTIEL Facilement broyable, doté d un pouvoir calorifique supérieur aux granulés de bois, le charbon vert est une solution d avenir pour les électriciens qui souhaitent réduire les émissions de carbone de leurs centrales thermiques. Le charbon vert est un procédé issu de torréfaction de biomasse (essentiellement des résidus forestiers) et peut facilement être associé à du charbon classique, d origine fossile. Le procédé, acquis par en juillet 2012, est en phase de développement et devrait être industrialisé dans le courant de l année 2013. L ambition du groupe est de construire des unités de torréfaction dans des zones à fort potentiel, telles que l Amérique du Nord (États-Unis et Canada), le Brésil et l Europe. Construction d une centrale solaire à concentration en Inde : mise en place de la première tour. INDE LA PLUS GRANDE CENTRALE SOLAIRE À CONCENTRATION D ASIE STOCKAGE D ÉNERGIE MYRTE : PARTENARIAT GAGNANT Après plus de deux ans et demi de recherches, le système de stockage d énergie MYRTE a été connecté à une centrale photovoltaïque de 560 kwc. D une capacité globale de 250 MW, cette installation verra le jour au Rajasthan, au nord-ouest de l Inde. e projet s inscrit dans le cadre C du programme indien d énergie propre qui prévoit d accroître de 20000 MW la capacité de production d énergie solaire à l horizon 2022, et ainsi d éviter l émission de 557000 tonnes de C0 2 par an. En plus de la construction des deux unités de 125 MW chacune, fournira les services d assistance au pilotage du projet. La première centrale est en cours de construction et devrait être mise en service dans le courant de l année 2013. Ce contrat conclu avec Reliance Power Limited la plus importante société de production d énergie du secteur privé en Inde confirme le dynamisme d Solar avec 500 MW de projets à concentration solaire (CSP) actuellement en service dans le monde. e projet MYRTE (Mission L Hydrogène Renouvelable pour l intégration au réseau électrique) est mené par en partenariat avec l université de Corse et le Commissariat à l énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) sur le site de Vignola, près d Ajaccio. Il vise à développer un système améliorant la gestion et la stabilisation du réseau. Il associe un champ photovoltaïque de 3 700 m 2 de panneaux solaires à un système de stockage de l énergie via un électrolyseur convertissant l électricité en hydrogène et oxygène durant les heures de faible consommation. L énergie est ensuite restituée grâce à une pile à combustible durant les heures de forte demande, le soir en particulier, lorsque les panneaux photovoltaïques ne produisent plus. Le stockage permet en outre de lisser les variations de production et de limiter les surtensions. De plus, la chaleur produite par la pile à combustible et l électrolyseur pourra être utilisée pour produire de l eau chaude. L objectif final consiste à limiter le recours aux centrales thermiques avec une solution non génératrice de gaz à effet de serre. La connexion au réseau électrique constitue une première au niveau mondial dans cette gamme de puissance.
Les équipes Ingénierie & Projets d interviennent sur les chantiers à travers le monde. 57 INGÉNIERIE ET PROJETS L ingénierie au service de la performance FICHE SIGNALÉTIQUE w 50 ans d expérience en ingénierie et gestion de projets w 6 000 professionnels dans le monde w 3 000 projets menés chaque année Le modèle intégré mis en place par est fondé sur le savoir-faire de l équipe d ingénierie et de gestion de projet, unique dans le domaine du nucléaire et des énergies renouvelables. Cette organisation transverse a pour objectif de garantir des performances fiables, sûres et compétitives pour les installations d et de ses clients. La direction Ingénierie & Projets intervient sur toute la chaîne de valeur d un projet, qui s étend de la gestion de projet, des études, des achats, à l inspection jusqu à la construction et les essais pour la mise en service. UNE ÉQUIPE RÉFÉRENTE DANS LE MONDE À travers ses 11 implantations dans le monde, la direction Ingénierie & Projets déploie ses équipes multiculturelles sur de nombreux sites de construction et fonctionne en modèle intégré avec 50 disciplines techniques pour toute la gamme de services et d équipements, depuis les études de conception jusqu à la remise clés en main du projet. Grâce à cet ancrage territorial, garantit à ses clients la réponse à leurs besoins en termes de savoir-faire et de proximité. Les équipes s appuient sur des méthodes, des procédures et des outils standardisés, mis au point grâce aux retours d expériences de plus de 3 000 projets menés chaque année sur l ensemble du cycle nucléaire et dans les renouvelables. Ils contribuent au succès des projets en développant des solutions innovantes, des technologies de pointe, en transférant le savoir-faire et en formant les effectifs techniques. 300 experts sont tout particulièrement dédiés à l innovation. UNE GESTION DE PROJET À LA CARTE Les équipes sont constituées en fonction des besoins des clients : projets clés en main ou lots de travaux, contrats en régie ou contrats en forfait, prestataire unique ou coordinateur de différents partenaires au niveau mondial ou en local. La direction Ingénierie & Projets est chargée de développer des partenariats stratégiques avec des sociétés d ingénierie et des entreprises de construction du monde entier afin d accompagner les clients d dans l association de ressources locales au sein des projets. Cette approche de localisation ainsi que l intégration des deux plateformes d ingénierie en Slovaquie et en Chine permettent de garantir une offre compétitive. PLUS DE 2000 RETOURS D EXPÉRIENCE RÉPERTORIÉS ET EXPLOITÉS À TRAVERS LES PROJETS DU GROUPE DANS LE MONDE 60 % C EST LA BAISSE DU NOMBRE D HEURES D INGÉNIERIE POUR L ACHÈVEMENT DU RÉACTEUR ENTRE OL3 ET TAISHAN 1 & 2 PLUS DE 8 MOIS GAGNÉS DANS LE MONTAGE ET LA MISE EN SERVICE ENTRE LA PREMIÈRE ET LA DERNIÈRE TRANCHE À DATE DANS L USINE GEORGES BESSE II EN FRANCE AMÉLIORATION CONTINUE CAPITALISER SUR LES RETOURS D EXPÉRIENCE La démarche d amélioration continue d se nourrit perpétuellement des retours d expérience acquise sur des projets de grande ampleur comme le chantier d Olkiluoto en Finlande, premier réacteur EPR en construction dans le monde, celui de Flamanville en France et celui de Taishan 1 & 2 en Chine, le chantier de l usine MFFF de fabrication de combustible MOX aux États-Unis et l usine de traitement des combustibles usés de Rokkasho-Mura au Japon. Le groupe capitalise également sur les projets menés sur ses installations : l usine de La Hague et MELOX, les sites de conversion et d enrichissement d uranium Comurhex II et Georges Besse II La collecte, l analyse et la mise en œuvre des meilleures pratiques permettent au groupe de progresser sur le management de projet, l organisation des process, les études, la construction et l approvisionnement des composants. MODÈLE INTÉGRÉ INTERVENIR SUR TOUTE LA CHAÎNE DE VALEUR D UN PROJET Les équipes Ingénierie & Projets fournissent toute la gamme de services et d équipements pour répondre aux besoins des clients, allant des études jusqu à la réalisation de projets d envergure. Cette expertise intégrée, unique au monde, permet aux clients de bénéficier de coûts maîtrisés et d une garantie de sécurité des opérations. CONSTRUCTION ET ESSAIS INSPECTION ACHATS OFFRES GESTION DE PROJET ÉTUDES Chaque année, les équipes travaillent sur des milliers de projets dans le monde entier, projets de toutes tailles Un ingénieur-inspecteur (Erlangen, Allemagne). et de tous types, couvrant l ensemble du cycle nucléaire et les énergies renouvelables.
58 59 NOS ENGAGEMENTS SONT LES PILIERS DE NOTRE TRANSFORMATION
60 61 CHIFFRES CLÉS DÉVELOPPEMENT DURABLE CHIFFRES CLÉS DÉVELOPPEMENT DURABLE ÉMISSIONS DIRECTES COMPENSÉES EN KT EQ CO 2 TAUX DE FRÉQUENCE DES ACCIDENTS DU TRAVAIL DES SALARIÉS DU GROUPE TAUX DE GRAVITÉ DES ACCIDENTS DU TRAVAIL DES SALARIÉS DU GROUPE 691 2,03 0,08 1,92 0,08 466 444 1,37 0,05 Les émissions de gaz à effet de serre du groupe en 2012 ont été de 444 889 tonnes équivalent CO 2. Les principales émissions sont liées pour 71 % aux énergies fossiles. Malgré une augmentation des 2010 2011 2012 GAZ À EFFET DE SERRE La dose moyenne reçue par les salariés d est maintenue à un niveau très bas, du même ordre de grandeur que la limite de dose annuelle fixée pour le public (1 msv de dose ajoutée/an). En France, la limite d exposition aux rayonnements ionisants des travailleurs est de 20 msv sur douze mois consécutifs. Le groupe s est fixé comme objectif, dans tous les pays où il est présent y compris dans les pays où la régleactivités minières sur les sites de KATCO, Cominak et Imouraren, celle-ci a été compensée par la vente de l activité Mines Or, stabilisant ainsi les émissions directes de GES par rapport à 2011. 2010 2011 2012 2010 2011 2012 Nos résultats sécurité au travail étaient depuis plusieurs années en constante amélioration et parmi les meilleurs de l industrie. En 2012, nous notons une remontée du taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt qui nous montre que les résultats en matière de sécurité ne sont jamais acquis et que nous devons plus que jamais augmenter notre vigilance. Le taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt des salariés du groupe s établit à 1,92, soit 148 accidents du travail avec arrêt. SÉCURITÉ AU TRAVAIL Nous déplorons 3 accidents mortels sur le lieu de travail (1 salarié et 2 sous-traitants), et 5 accidents mortels de trajet (2 et 3 soustraitants). Un plan dédié à la culture sécurité au travail a été initié dans le courant de l année, sous le nom de Safe Together! Impliquant tous nos salariés et nos sous-traitants en mobilisant tout particulièrement les managers, ce projet a vocation à être déployé dans toutes les entités du groupe et à s intégrer à tous les niveaux de l organisation. 49 % DÉCHETS CONVENTIONNELS NON VALORISÉS 1,08 DOSES MOYENNES REÇUES EN MSV/AN 1,02 1,03 65 % GES 84 % ÉNERGIE 0,72 La mise en place d une politique environnementale et des pratiques associées ont permis à de réduire très significativement son empreinte envi ron nementale. Le saut technologique majeur que constitue l usine Georges Besse II a permis au groupe d amplifier cette baisse : diminution de la consommation d eau (respectivement 32 % et 13 % à chiffre d affaires constant en incluant ou non Eurodif), diminution significative de plus de 50 % de la consommation d énergie du groupe (Eurodif inclus) par rapport à 2011. Par ailleurs, a 91 % EAU EMPREINTE ENVIRONNEMENTALE décidé de poursuivre en 2012 sa politique de neutralité carbone en compensant de manière volontaire la totalité de ses émissions directes résiduelles. À cette fin, le groupe a financé l achat de crédits carbone, en quantité équivalente à ses émissions directes, issus de projets de développement dans les pays émergents et répondant aux critères d éligibilité et de qualité du groupe. En 2012, la totalité des crédits achetés ont été générés par l activité Énergies renouvelables, signataire de la Charte des opérateurs de la compensation de l ADEME. Base 100 en 2004 Réalisé en 2005 Réalisé en 2007 Réalisé en 2011 Réalisé en 2012 0,46 Salariés Sous-traitants Salariés Sous-traitants Salariés Sous-traitants 2010 2011 2012 RADIOPROTECTION 0,52 mentation est moins stricte, qu aucun de ses salariés ou sous-traitants ne reçoive une dose annuelle supérieure à cette valeur. La dose moyenne reçue par les sous-traitants est globalement très faible. Au vu de ces résultats, le groupe s engage à maintenir une démarche ALARA (As Low As Reasonably Achievable) concernant la gestion de la radioprotection de l ensemble de ses intervenants pour les années à venir.
Table vibrante permettant de tester des composants, Centre Technique de Lynchburg, États-Unis. 63 INNOVATION L innovation, une culture partagée Pour, l innovation est un cycle de progrès continu destiné à faire évoluer les solutions existantes, mais aussi à créer de véritables ruptures technologiques génératrices de nouveaux marchés. a politique de Recherche L et Développement d irrigue l ensemble des activités du groupe, du cycle du combustible aux énergies renouvelables en passant par les réacteurs DEUX NOUVEAUX CENTRES DE RECHERCHE Animée par plus de 2 000 collaborateurs établis en France, en Allemagne et aux États-Unis, la démarche d innovation d a été renforcée en 2012 par l ouverture de deux nouveaux centres techniques. Le nouveau centre de recherche MELOX (France) va permettre de développer des outils et compétences liés aux activités de recyclage : optimisation des performances du procédé MOX, déploiement de projets internationaux, support à la fabrication de combustibles pour les nouvelles générations de réacteurs. Le centre de recherche de Lynchburg (États-Unis) a, quant à lui, été conçu pour aider les clients électriciens du groupe, ainsi que les fabricants d équipements, à répondre aux exigences d une production d électricité nucléaire sûre en tenant compte du vieillissement des centrales. DÉMARCHE GLOBALE Au-delà de la technologie, conçoit l innovation comme une démarche globale, incitant à repenser son business model et son organisation. La mise en place de «feuilles de route», associant les services marketing, développement et opérations, témoigne d une culture d innovation partagée. L instauration d un Innovation Hub doit en outre permettre de faire fructifier les meilleures idées et projets liés à des innovations de rupture, éloignés des marchés historiques du groupe. Le programme mené par Med en partenariat avec le groupe pharmaceutique Roche pour le développement de nouveaux traitements de lutte contre le cancer est révélateur de la dynamique R&D du groupe. L instauration d un Innovation Hub doit permettre de faire fructifier les meilleures idées et projets liés à des innovations de rupture. 448 MILLIONS D EUROS (1) INVESTIS DANS LA R&D EN 2012, SOIT 4,8 % DU CA (1) Inclut R&D capitalisée. 900 EXPERTS AU SEIN D UN RÉSEAU MONDIAL 124 NOUVELLES INVENTIONS BREVETÉES EN 2012 Med, filiale du groupe, va développer avec le laboratoire pharmaceutique Roche une plateforme de recherche commune destinée au traitement du cancer par radio- PARTENARIAT PLATEFORME COMMUNE AVEC ROCHE immunothérapie Alpha. L un des objectifs est d évaluer l efficacité thérapeutique des anticorps conçus par Roche associés au plomb-212 produit et délivré par Med. L utilisation du plomb-212 est porteur de nouveaux espoirs, permettant de mieux cibler et détruire les cellules cancéreuses en épargnant les tissus sains. Cet accord exceptionnel résulte de l engagement de plus de 250 collaborateurs du groupe en Europe et aux États-Unis. RECHERCHE & DÉVELOPPEMENT BÂTIR L AVENIR AVEC LES PME Fortement implanté en région Bourgogne avec deux sites de fabrication (Chalon-Saint-Marcel et Le Creusot), fait depuis de nombreuses années appel aux PME locales dans le cadre de ses projets de Recherche et Développement. Le groupe est par ailleurs très impliqué dans le pôle nucléaire de Bourgogne, qui a pour mission de relayer la politique du Comité Stratégique de la Filière Nucléaire (CSFN) auprès des PME et des grands groupes du secteur nucléaire. est ainsi partenaire de 9 projets collaboratifs de R&D en cours et de 8 autres en préparation. Le groupe s investit dans le domaine de la formation en aidant les institutions académiques à mieux répondre aux besoins des métiers de la filière et en renforçant ses partenariats avec les institutions académiques régionales. soutient le Fonds pour la modernisation des entreprises nucléaires, devant Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et Delphine Batho, ministre de l Écologie, du Développement durable et de l Énergie, dans les locaux de Valinox nucléaire, Montbard, France.
La sûreté est la valeur première du groupe, qui y consacrera plus de 2 milliards d euros d investissements d ici à 2016 dans le cadre de son plan d action stratégique. Dans le nucléaire, la confiance ne se décrète pas, elle se gagne par l engagement absolu d en faveur de la sûreté et de la transparence : sûreté des opérations, sûreté des produits et services dans ses installations et celles de ses clients. INTÉGRER LE RETOUR D EXPÉRIENCE DE FUKUSHIMA Fukushima a rappelé l importance des critères de sûreté, de sécurité, de transparence et fait évoluer les niveaux ultimes de protection des installations. Dans ce cadre, définit des compléments à apporter à la prévention et à la gestion de situations de crise face à des aléas extrêmes, au-delà de ceux pris en compte lors du dimensionnement des installations. Ceux-ci intègrent des moyens nouveaux d intervention et de pilotage de ces situations ultimes (PC de crise renforcé, Force d Intervention Nationale FINA). Les Évaluations Complémentaires de Sûreté, réalisées en 2011, ont démontré la robustesse des installations nucléaires pérennes du groupe face à des aléas naturels très hypothétiques. PRENDRE EN COMPTE LES FACTEURS ORGANISATIONNELS ET HUMAINS Entre l homme, la technologie et l organisation, il y a une interconnexion forte qu il convient de comprendre et d intégrer dans l analyse des écarts même les plus faibles et des incidents afin d en tirer tous les enseignements et éviter qu ils ne se reproduisent. Un indicateur interne dit «taux de prévention des événements» a été mis en place, basé sur le ratio des événements de niveau 1 sur Usine de traitement des combustibles nucléaires usés de La Hague, France. Sûreté, un devoir d excellence l échelle INES (1) par rapport au nombre d événements de niveau 0. La remontée des signaux faibles a crû significativement en 2012, s accompagnant ainsi d une diminution des événements de niveau 1. Des dispositions complémentaires ont été prises dans le cadre du programme Safety Excellence pour mieux accompagner l encadrement opérationnel dans les domaines de la sûreté. RENFORCER LA CULTURE SÉCURITÉ ET SÛRETÉ Il ne peut y avoir de sûreté efficace sans une implication absolue de tous les acteurs, à tous les niveaux de l entreprise. Il s agit de définir clairement les responsabilités de chacun, d exiger la rigueur dans les comportements et de maintenir la conscience du risque, tant au niveau du management qu au niveau des exploitants. (1) International Nuclear Event Scale. PROGRAMME SAFETY ALLIANCE PARTENAIRE «SÛRETÉ» DES ÉLECTRICIENS Afin de tirer tous les enseignements de Fukushima, accompagne les électriciens du monde entier dans le cadre du programme Safety Alliance. Objectif : les aider à atteindre les plus hauts niveaux de sûreté. Le groupe leur fournit une grille d évaluation de sûreté et propose des solutions, notamment sur trois impératifs : q la résistance aux risques externes ; q la fiabilité de la chaîne de refroidissement ; q la prévention des conséquences sur l environnement. PLUS DE 85 PROJETS SAFETY ALLIANCE ONT DÉJÀ ÉTÉ LANCÉS DANS 16 PAYS POUR LE COMPTE DE 42 CLIENTS EXPLOITANT AU TOTAL 225 RÉACTEURS. 65 CODE DE CONDUITE ET RÉGLEMENTATION POUR UNE APPROCHE MONDIALE DE LA SÛRETÉ Au terme d une préparation de trois ans coordonnée par la Fondation Carnegie pour la paix internationale (1), de grands fournisseurs mondiaux de centrales nucléaires, dont, ont adopté un code de conduite. Il garantit le respect des exigences les plus élevées en matière de sûreté, de sécurité, de préservation de l environnement, de responsabilité civile et d éthique. Wenra (2), l Association des responsables des autorités de sûreté des pays d Europe de l Ouest, a quant à elle défini en 2012 les objectifs de sûreté pour les futurs réacteurs à construire en Europe. Ces derniers recoupent ceux fixés par l ASN pour les réacteurs d. (1) Carnegie Endowment for International Peace. (2) Western European Nuclear Regulators Association. SÛRETÉ SÉCURITÉ AU TRAVAIL SAFE TOGETHER! VISE LE ZÉRO ACCIDENT À L HORIZON 2015 Dédié au renforcement de la culture de la sécurité au travail, le plan d action Safe Together! a vocation à être déployé dans toutes les entités du groupe, à travers l engagement et l implication des managers. Il met l accent sur le partage des objectifs de sécurité, le respect des standards devant être appliqués sur tous les sites du groupe, les observations et le dialogue sur le terrain entre les managers et leurs équipes, la communication verbale et directe sur la sécurité, la reconnaissance et la valorisation des comportements appropriés et des bons résultats collectifs. La Convention sûreté Safety First 2012 a rassemblé près de 200 managers en charge des problématiques de sûreté au sein des installations du groupe en France. TÉMOIGNAGE Jean Riou, inspecteur général de la sûreté «LA SÛRETÉ EST UNE PRIORITÉ À LAQUELLE NOUS RÉPONDONS AVEC LA PLUS GRANDE EXIGENCE.» Notre politique sûreté s inscrit dans une démarche d amélioration continue qui repose sur trois piliers : sûreté des installations, sûreté de l exploitation et management de la sûreté. Nous devons appréhender correctement les risques afin de disposer en toutes circonstances des mesures de prévention nécessaires pour garantir la protection des personnes et de l environnement. «Le professionnalisme de chacun des acteurs est une condition nécessaire à l atteinte de nos objectifs.» Notre politique ne peut réussir qu avec une culture de sûreté partagée, la formation et la responsabilisation de chaque collaborateur, avec rigueur et professionnalisme dans la mise en œuvre des procédures et des contrôles prévus et la conscience permanente du risque. 2 MILLIARDS D EUROS DÉDIÉS À LA SÛRETÉ D ICI À 2016
Contrôles atmosphérique et environnemental sur le site du Tricastin, France. 67 ENVIRONNEMENT Environnement : mesurer, mobiliser, agir 3 QUESTIONS À Patrick Cazaubon, Directeur du développement durable Comment l offre d répond-elle aux enjeux posés par le changement climatique? Patrick Cazaubon : L engagement du groupe dans la production d énergies faiblement carbonées est central dans sa stratégie industrielle et commerciale, associant nucléaire et énergies renouvelables. C est à ce titre qu a été créée l activité Énergies renouvelables, fournissant des solutions intégrées : centrales à bioénergies, éolien offshore, solaire thermique Sur quels critères les projets de compensation carbone sont-ils sélectionnés? P. C. : Notre activité Énergies renouvelables présélectionne des projets selon les besoins de compensation du groupe. Un comité dédié les choisit de manière collégiale en privilégiant nos pays d implantations industrielles : Inde, Brésil et Chine notamment. Ces projets doivent apporter un réel bénéfice économique et social aux populations locales. Quels sont les projets emblématiques dans ce domaine? P. C. : Le groupe a notamment soutenu le développement de trois projets éoliens onshore en Inde et la réalisation de cinq programmes «biomasse» en Asie. La centrale micro-hydraulique de Garganta da Jararaca, au Brésil, est un autre projet d envergure. Nous poursuivons cette dynamique sur d autres initiatives au Niger, où le groupe est fortement implanté. est l un des premiers groupes industriels à présenter un bilan carbone neutre. Il fournit également des solutions innovantes permettant à ses clients de réduire leur empreinte environnementale. éduction des consommations R de ressources naturelles, maîtrise des rejets, optimisation de la gestion des déchets : l empreinte environnementale d a été réduite de manière constante depuis 2004. Grâce au suivi des objectifs site par site, le groupe est parvenu en 2012 (à chiffre d affaires constant par rapport à 2004) à réduire sa consommation d eau de 91 %, sa consommation en énergie de 84 %, ses émissions de gaz à effet de serre de 65 % et enfin sa production de déchets conventionnels non valorisés de 49 %. STRATÉGIE EN TROIS TEMPS a engagé une politique de neutralité carbone. Pionnier dans cette démarche, le groupe a été, en 2008, l un des premiers grands industriels à atteindre cet objectif de neutralité pour ses émissions directes de GES. Cet engagement se poursuit aujourd hui dans le cadre d une stratégie en trois temps : identification des sources d émissions de GES, réduction de ces rejets et programme de compensation. ÉCOLOGIE ET ÉCONOMIE La baisse des émissions dans chacune des entités industrielles du groupe passe par la mobilisation des équipes en faveur d une meilleure efficacité énergétique des procédés, des investissements (20 millions d euros en 2012) portant sur des solutions techniques moins énergivores, le recours à des énergies de substitution moins carbonées et un encouragement aux comportements éco-efficaces. Par ailleurs, a instauré une démarche d éco-conception Green Project destinée à aider les chefs de projet à mieux appréhender les enjeux environnementaux. PROMOUVOIR UN BOUQUET ÉNERGÉTIQUE PLUS RESPECTUEUX Les rejets de GES non compressibles sont compensés par l achat de créditscarbone (VERs Verified Emission Reduction). Depuis 2011, l activité Énergies renouvelables d est l unique fournisseur de VERs pour le groupe dans le cadre de développements de nouveaux projets d énergie verte dans les pays émergents. Une vision écologique et économique, pleinement en phase avec l ambition du groupe de proposer une offre diversifiée et décarbonée, associant nucléaire et énergies renouvelables. Déployé en 2012, le programme Green Project recense l ensemble des exigences à intégrer lors de la conception ou de la modification d installation afin de protéger les personnes et l environnement. 65 % (1) D ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE EN MOINS EN 2012 (1) Par rapport à 2004 et à chiffre d affaires constant. 444944 CRÉDITS-CARBONE ACHETÉS POUR LA COMPENSATION DES ÉMISSIONS DIRECTES DE GES EN 2012 COMURHEX MALVÉSI 1 ER SITE INDUSTRIEL FRANÇAIS CERTIFIÉ ISO 50001 NIVEAU 1 Cette norme internationale guide les organismes et entreprises, quel que soit leur secteur, dans la mise en œuvre d un système de management de l énergie. Conscient des enjeux environnementaux et économiques liés à ses activités de conversion de minerai d uranium, COMURHEX Malvési s est engagé dans une démarche de certification ISO 50001. Audité par l Afnor fin 2012 sur ses consommations d énergie et sa politique de renouvellement et de maintenance de ses équipements, le site a obtenu le premier niveau de cette certification. Cette reconnaissance s ajoute à la tri-certification (ISO 9001, ISO 14001 et OHSAS 18001) dont dispose déjà l établissement. COMURHEX Malvési s engage aujourd hui à partager son expérience avec les autres entités d afin d améliorer la performance industrielle globale et l utilisation de l énergie dans les sites du groupe.
68 69 RESSOURCES HUMAINES EUROPE S ENGAGE SUR LA DIVERSITÉ Dans la lignée de ses engagements en faveur de la diversité, le groupe poursuit ses actions menées dans le cadre de la démarche ODEO (1). Les 4 es journées européennes de la mixité et de l intégration des salariés en situation de handicap ont eu lieu les 24 mai et 15 novembre 2012. Elles ont mobilisé de nombreux collaborateurs sur plus de 80 sites européens. s engage sur l égalité professionnelle entre femmes et hommes au travers d un accord groupe signé en décembre 2012. (1) Open Dialogue through Equal Opportunities. Ressources humaines : grandir ensemble Forum Mobilité à la tour, Paris-la Défense, France. Attirer de nouveaux talents, accompagner les évolutions professionnelles, favoriser le transfert de compétences et la mobilité, promouvoir la diversité, s engager sur la qualité de vie au travail et le dialogue social : les ressources humaines contribuent chaque jour à la réalisation de la performance du groupe. Convaincu que le capital humain constitue la richesse première du groupe, place les ressources humaines au cœur de son développement, à travers une politique dynamique et ambitieuse. ACCOMPAGNER LES SALARIÉS TOUT AU LONG DE LEUR PARCOURS mène une politique proactive de gestion des compétences afin de maintenir le niveau d expertise de ses salariés et répondre à ses besoins d activité. En 2012, 1,5 million d heures de formation ont été dispensées, soit l équivalent d une semaine par salarié. En valorisant les talents, fidélise ses collaborateurs et déploie une culture de groupe facilitant la mobilité, les échanges et la transversalité. Cette démarche est complétée par 1 600 contrats d alternance, en particulier dans les métiers de l ingénierie, la production, la maintenance, la qualité, la sûreté, la logistique et la chimie. FAVORISER LA MOBILITÉ POUR TOUS ET PARTOUT La mobilité s inscrit dans la politique Talent Building de développement des talents d et accompagne l évolution du groupe. Elle est synonyme, pour chaque salarié, d ouverture et d enrichissement de son expérience. Une nouvelle Direction Métiers a ainsi été créée afin de regrouper les acteurs et les outils de gestion de l emploi et de la mobilité. Un nouvel accord a été signé en 2012 visant, entre autres, à améliorer les conditions d accompagnement des mobilités géographiques. PROMOUVOIR LA DIVERSITÉ considère la diversité comme un levier de performance et d innovation. Partie intégrante de sa culture d entreprise, sa politique s articule autour de quatre piliers fondamentaux : le handicap, la mixité, la diversité des âges, la diversité sociale, ethnique et culturelle. Au travers de sa Direction de la diversité et de l égalité des chances, le groupe poursuit ses efforts de formation de ses managers et de ses salariés. Depuis 2009, ses programmes ont impliqué plus de 2 700 salariés de tous niveaux hiérarchiques et sensibiliseront près de 3 000 nouveaux salariés dans les trois prochaines années. Un budget dédié à l égalité professionnelle de 0,05 % de la masse salariale a été mis en place, ainsi qu un dispositif Alertes et réclamations destiné à traiter les remontées des discriminations réelles ou supposées. 1,5 MILLION D HEURES DE FORMATION SUR L ANNÉE, SOIT L ÉQUIVALENT D UNE SEMAINE PAR SALARIÉ 26 % DE FEMMES RECRUTÉES PARMI LES CADRES Atelier haute activité extraction R2, usine de traitement des combustibles usés de La Hague, France. FRANCE CAP SUR LA MOBILITÉ! En France, le dispositif Métiers permet à chaque salarié d être conseillé dans sa carrière et accompagné dans sa mobilité. Des forums régionaux en Allemagne et en France ont permis à plus de 1 000 salariés de découvrir les opportunités de carrière du groupe. Ces événements sont couplés à des «Rencontres Métiers», dispositifs de découverte des métiers. OBSERVATOIRE DES MÉTIERS ET DE L EMPLOI UN OUTIL AU SERVICE DE LA MOBILITÉ ET DES COMPÉTENCES Étendu en 2012 aux pays européens, conformément à l Accord européen sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, l Observatoire des métiers et de l emploi relie les choix stratégiques du groupe, les perspectives d activités, les plans de performance et la prospective d évolution de l emploi pour la période 2011-2014. Les données recueillies fournissent une vision détaillée par pays, bassin d emploi, entités et métiers.
70 71 RESSOURCES HUMAINES RESSOURCES HUMAINES ATTENTIF À LA QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL L amélioration de la qualité de vie au travail est, depuis 2007, un élément structurant de la politique sociale du groupe. En France, a conclu en 2012 un accord groupe mettant en place une instance de gouvernance hygiène et sécurité. La création d un comité d hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) groupe France permet de mieux suivre et coordonner les principes de la politique de santé, de sécurité et des conditions de travail au plan national. Le 31 mai 2012, a signé un accord sur le Développement de la qualité de vie au travail qui s articule autour de cinq thématiques : l organisation dans le travail, les relations dans le travail, l environnement de travail, l évolution des organisations et la conciliation vie professionnelle et vie personnelle. L accord prévoit également des dispositions pour prendre en compte la pénibilité et mesurer l impact humain de l évolution des organisations. La démarche «Qualité de vie au travail» est coanimée par la Direction sûreté, santé, sécurité, développement durable et la Direction des ressources humaines. Elle vise l appropriation d une culture de prévention par chacun des établissements et met en œuvre trois démarches parallèles : les dispositifs d écoute et l accompagnement des salariés, les études des conditions de vie au travail, la formation des managers et des comités de direction. Aux États-Unis, plusieurs dispositifs ont été mis en place pour que l environnement de travail respecte les engagements personnels et familiaux des salariés. C est le cas par exemple avec les différentes formes de temps partiel (Alternative Classifications), le télétravail, les horaires variables (Flex Schedule), les congés spécifiques (Compensated Time Off et Congé sans solde). Dans le même esprit, le déploiement d une politique dédiée à la qualité de vie au travail (Employee Concerns Program) encourage les salariés à communiquer avec leur SANTÉ-SÉCURITÉ MOBILISÉS POUR LA PRÉVENTION hiérarchie, dans le cadre d un dialogue ouvert et transparent sur la lutte contre les discriminations. Soucieux de suivre le degré d engagement des salariés dans le cadre de son plan «ACTION 2016», le groupe a lancé la première édition de son baromètre interne Voice of Employees. Diffusé à l ensemble des salariés du groupe, il est traduit en 12 langues. 46 % des salariés ont répondu à l enquête, et les principaux résultats ont été communiqués fin juin 2012. 5 % D ALTERNANTS DANS LES EFFECTIFS FRANCE PRÈS DE 75 % DE L EFFECTIF EN FRANCE A PU S EXPRIMER SUR LES CONDITIONS DE VIE AU TRAVAIL, DÉBOUCHANT SUR LA FORMULATION DE 400 PROPOSITIONS D ACTION 22 MEMBRES CONSTITUENT LE COMITÉ DE GROUPE EUROPÉEN, REPRÉSENTANT 33000 SALARIÉS ALTERNANCE 2 e ÉDITION DU PRINTEMPS DE L ALTERNANCE Renouvelée chaque année, la campagne nationale du groupe en faveur de l alternance a proposé en 2012 près de 1 000 offres de contrats en apprentissage et de professionnalisation sur cinq bassins d emploi. De nombreux recruteurs, opérationnels et tuteurs sont mobilisés à cette occasion autour d une quinzaine de forums métiers et alternance. Plus de 10 000 candidatures ont été reçues par le biais du module Internet «e-talent». RISQUES PSYCHOSOCIAUX BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL Fin 2012, le dispositif d écoute et d accompagnement visant à prévenir les risques psychosociaux couvre près de 80 % des salariés du groupe en France et continue d être déployé. Ce dispositif s adresse aussi à des salariés détachés chez les clients d. DIALOGUE SOCIAL UNE DÉMARCHE ANCRÉE DANS LES GÈNES DU GROUPE Radioprotectionniste à l usine de La Hague, France. REVA développe une culture A santé et sécurité de haut niveau. Le groupe renforce la prise en compte de la qualité de vie au travail. En 2012, un diagnostic visant à évaluer les risques liés à la pénibilité au travail a été réalisé sur le périmètre France. Les résultats obtenus ont permis de conforter la démarche du groupe en matière d évaluation des risques et d établir des plans d action de prévention en étroite relation avec les CHSCT. Par ailleurs, une démarche d harmonisation et de gestion des équipements de protection individuels (EPI) a été déployée sur l ensemble des entités d. Des actions de sensibilisation au risque routier ont aussi été mises en œuvre. OBJECTIF 2013 80 % DES POSTES POURVUS PAR MOBILITÉ INTERNE (60% EN 2012) mène une politique sociale active en Europe afin d accompagner l activité par le dialogue. Pour le groupe, un dialogue social de bon niveau rend les évolutions possibles. En Allemagne, les équipes de direction et les organisations syndicales se réunissent régulièrement pour échanger sur l activité du groupe et son devenir. Dans le cadre de la mise en œuvre du volet ressources humaines du plan «ACTION 2016», un accord d accompagnement des salariés en situation de mobilité a été conclu avec les partenaires sociaux en juin 2012. En France, près de 180 négociations ont été ouvertes en 2012 et plus de 140 accords, signés au cours de l année. Suite à la renégociation de l accord d entreprise NC, un nouveau dispositif conventionnel est entré en vigueur en mars 2012. Autre initiative marquante, le site du Tricastin réunit régulièrement les différentes parties prenantes pour préparer de nouvelles organisations mutualisées, permettant l amélioration de la compétitivité économique et du dialogue social.
L APFEE (Association pour favoriser l égalité des chances à l école) est soutenue par la Fondation. 73 MÉCÉNAT La Fondation : un engagement solidaire et durable Depuis sa création, en 2007, la Fondation a centré ses actions d intérêt général et de solidarité sur l éducation et la santé. 2012 marque une étape clé de son existence : prorogée pour cinq ans, elle se dote également d un nouvel axe en faveur de l accès à la culture pour les plus défavorisés. AU CÔTÉ DES ÉTUDIANTS La Fondation a engagé trois nouveaux partenariats avec les associations Frateli, Tremplin et la Fondation Georges Besse, qui accompagnent de jeunes étudiants issus de milieux modestes. Avec des bourses d études ou de logement, ce sont plus d une trentaine d étudiants qui peuvent ainsi mener des études scientifiques longues. Des collaborateurs d leur proposent un soutien à titre bénévole. Parrains et marraines, ils suivent leur filleul jusqu à son premier emploi. AU-DELÀ DE NOS FRONTIÈRES L association François-Xavier Bagnoud est de longue date engagée dans la lutte contre la pauvreté et le Sida. Les «Villages-FXB», programmes de développement communautaire, proposent un accompagnement global associant santé, nutrition, hygiène, éducation, protection des droits de l enfant et renforcement économique des familles. La Fondation, après avoir soutenu un «Village FXB» en Inde, s est engagée pour trois ans sur un nouveau projet en Chine, dans le district de Bu Tuo, province du Sichuan où la prévalence du Sida s accroît de 30 % chaque année. CULTURE «NOMADE» Parce que la culture est porteuse de valeurs de liberté, de tolérance et d ouverture, s associe pour deux ans avec le musée du quai Branly, à Paris, pour la réalisation d «ateliers nomades» menés en collaboration avec les réseaux associatifs des villes partenaires. Objectif : proposer une découverte «hors les murs» des collections de l établissement, grâce à des thématiques trouvant écho auprès des jeunes et des familles éloignés de la culture. 3 axes d action : santé, éducation et culture. APPEL À PROJETS SOUTENIR L IMPLICATION DES SALARIÉS : TOUJOURS PLUS Après deux éditions en France, la Fondation a ouvert son appel à projets interne aux salariés, bénévoles dans des associations, basés en Allemagne et en Amérique du Nord. Les 18 projets retenus, au bénéfice de l enfance défavorisée, portent notamment sur la construction et la rénovation d écoles, le soutien scolaire, l éveil scientifique et technique, ou encore des activités musicales et théâtrales. Ces projets seront déployés en France, en Allemagne et aux États-Unis, mais aussi au Canada, en Finlande, en Inde et au Niger. 105 PROJETS ONT PU ÊTRE RÉALISÉS AVEC LE SOUTIEN DE LA FONDATION DEPUIS SA CRÉATION EN 2007 EN 2012 43 NOUVEAUX PROJETS VALIDÉS, DONT 26 PORTÉS PAR LES SALARIÉS ET REPRÉSENTANT 20 % DE LA DOTATION ANNUELLE DE LA FONDATION À la faveur de la prorogation pour cinq ans de la Fondation, les membres de son conseil d administration ont accueilli une nouvelle personnalité qualifiée qui apporte son expertise en matière d éducation et de lutte contre l illettrisme. Vous avez rejoint le conseil d administration de la Fondation en 2012. Quelles sont les raisons de cet engagement? Marie-Thérèse Geffroy : La Fondation soutient de longue date des actions de lutte contre l illettrisme, au travers de nombreux dispositifs qui privilégient la prévention de ce fléau, touchant tout autant des enfants que leurs parents. En intégrant le conseil d administration de la Fondation, j ai l opportunité de conforter les engagements déjà pris, notamment en faveur de la petite enfance. Qu en est-il de l illettrisme en France aujourd hui? M-T. G. : L enquête menée en 2004-2005 avec l INSEE, l Institut National de la Statistique et des Études Économiques recensait 3,1 millions de personnes souffrant d illettrisme. Une seconde étude, réalisée en 2011-2012 selon les mêmes critères, évaluait le nombre de personnes concernées à 2,5 millions. Ceci démontre la pertinence des actions menées par les différents acteurs sociaux et économiques, dont la Fondation. 3 QUESTIONS À Marie-Thérèse Geffroy, Présidente de l Association Nationale de Lutte Contre l Illettrisme, membre du conseil d administration de la Fondation Au-delà de la France, quelle est la situation dans les autres pays, en Europe notamment? M-T. G. : L Europe s intéresse de près à cette question et a créé un groupe d experts dédié dont les recommandations s appuient sur le modèle français. Un des principaux axes d actions consiste à mesurer l ampleur du phénomène, comme nous l avons fait en France. En effet, il n existe pas actuellement de données chiffrées dans les autres pays d Europe. L autre objectif de ce groupe de travail, dont j ai l honneur d être membre, est de promouvoir les pratiques les plus efficaces en tenant compte des problématiques propres à chacun.
74 75 COURS DE BOURSE CAPITAL ET ACTIONNARIAT 25 68,88 % CEA 20 15 10 5 0 02/01/12 02/02/12 02/03/12 02/04/12 02/05/12 02/06/12 02/07/12 02/08/12 02/09/12 02/10/12 02/11/12 02/12/12 02/01/13 02/02/13 28/02/13 28/03/13 Base à janvier 2012. CAC 40 Fiche d identité de l action Lieu de cotation Euronext Marché NYSE Euronext, Paris Compartiment A Nombre d actions 383 204 852 Codes : ISIN : FR0011027143 Reuters :.PA Bloomberg :.FP 1,20 % 4,04 % PUBLIC 0,95 % TOTAL 0,23 % FRAMÉPARGNE 2,24 % EDF 3,32 % CAISSE DES DÉPÔTS ET CONSIGNATIONS 4,82 % KIA 14,33 % ÉTAT FRANÇAIS ÉVOLUTION DU COURS DE L ACTION Depuis le 30 mai 2011, l action est cotée sur le compartiment A du marché réglementé de NYSE Euronext à Paris. L action fait partie des indices SBF 120 et du MIDCAC 100. Au 31 décembre 2012, la capitalisation boursière d était de 4 912 M. La forte baisse du cours de l action entre les mois de mars et de mai 2012 était due au fait qu un fonds d investissements américain, détenant un pourcentage important de la part du capital «flottant», a dû se séparer d une partie des actions qu il détenait et cela pour des raisons qui lui étaient propres. Compte tenu de la faible part du capital «flottant» (4 %), cet événement conjoncturel a eu un impact très négatif. Cela étant, les volumes moyens d échanges sur le titre semblent avoir significativement et durablement augmenté depuis, ce qui devrait être de nature à renforcer la liquidité réelle du titre. L année 2012 a par ailleurs marqué les premiers pas du redressement de l entreprise grâce aux multiples actions et initiatives menées sur le terrain dans le cadre du plan stratégique «ACTION 2016». Parallèlement, le cours de Bourse du groupe a rebondi de plus de 25 % sur les 6 derniers mois de l année 2012. Service du titre Société Générale Securities Services Service aux Émetteurs 32, rue du Champ-de-Tir BP 81236 44312 Nantes Cedex 3 France Tél. : +33 (0)2 51 85 67 89 www.nominet.socgen.com www.sg-securities-services.com STRUCTURE DU CAPITAL* L actionnariat d est particulièrement stable. L État français contrôle plus de 85 % du capital d, directement ou indirectement via les participations détenues par le Commissariat à l énergie atomique et aux énergies alternative (CEA) et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). * Au 31 décembre 2012.
76 77 REVA donne à l information A financière une importance majeure : toute information à caractère financier, commercial, organisationnel ou stratégique pouvant avoir un intérêt pour la communauté financière fait l objet d un communiqué de presse. Au-delà de cette obligation d information, a toujours placé au premier plan la volonté de communiquer de la façon la plus transparente et pédagogique possible sur ses résultats, mais aussi sur ses marchés, ses activités et ses perspectives : W réunions d informations, webcasts, conférences téléphoniques, «Technical Days», visites industrielles COMMUNICATION FINANCIÈRE TECHNICAL DAYS et sa politique À LA 31 janvier 2013 de communication financière RENCONTRE DES sont, entre autres, des moments privilégiés d échanges et de décryptage avec la communauté financière ; W l espace actionnaires sur le site internet www.areva.com, la lettre des actionnaires lancée en janvier 2012, le numéro azur 0810 699 756 et bientôt le guide de l actionnaire, disponible en 2013, sont essentiels et permettent de favoriser l écoute et le dialogue avec les actionnaires individuels ; W l Assemblée Générale constitue depuis 2012 une occasion unique de dialoguer avec les dirigeants d et de mieux comprendre les grandes orientations du groupe. INVESTISSEURS Le programme Technical Days (ATD) a pour vocation de faire connaître à la communauté financière les activités du groupe sur les plans technologique et économique sous un angle pédagogique. Ce programme s articule autour de plusieurs sessions d une demi-journée à deux journées. Celles-ci sont consacrées à la découverte des activités du groupe ou à des problématiques transverses. Elles intègrent alternativement des visites de site et des présentations techniques. L agenda prévisionnel 2013 Chiffre d affaires et informations relatives à l année 2012 (communiqué de presse) 28 février 2013 Résultats de l exercice 2012 (communiqué de presse, conférence et webcast) 25 avril 2013 Chiffres d affaires et informations relatives au 1 er trimestre 2013 (communiqué de presse) 7 mai 2013 Assemblée générale mixte des actionnaires, salle Wagram, Paris 17 e COMMUNICATION FINANCIÈRE 24 juillet 2013 Résultats semestriels 2013 (communiqué de presse, conférence téléphonique et webcast) 24 octobre 2013 Chiffre d affaires et informations relatives au 3 e trimestre 2013 (communiqué de presse) Vos contacts Direction de la communication financière 33, rue La Fayette 75009 Paris France Marie de Scorbiac Directrice de la communication financière et des relations investisseurs Angélique Charlin Responsable marketing et actionnariat individuel Benoît Desforges Responsable recherche et analyse financière Philippine du Repaire Responsable des relations investisseurs actionnaires@areva.com Espace actionnaires à votre disposition sur : www.areva.com Deux des grands vecteurs de la communication auprès des actionnaires individuels a La lettre aux actionnaires La série des lettres aux actionnaires d a été lancée en janvier 2012 par un numéro «hors série» centré sur le plan ACTION 2016. En régime de croisière, La lettre aux actionnaires propose trois numéros par an, commentant les grands temps de l entreprise que sont les résultats annuels (numéro de printemps), l Assemblée générale (numéro d été) et les résultats semestriels (numéro d automne). Chaque lettre est l occasion d aborder les différentes dimensions du groupe : humaine, opérationnelle, internationale, financière L Assemblée générale L Assemblée générale constitue un temps fort et privilégié de rencontre, de dialogue et d information pour les actionnaires. Mais c est aussi pour eux la possibilité d exercer leur droit de vote aux résolutions proposées, quel que soit le nombre d actions qu ils détiennent. La connexion sur le site www.areva.com permet de suivre en direct, puis en différé, l Assemblée générale. Elle a permis aussi la consultation des actionnaires individuels dans le cadre de la préparation de l Assemblée générale. La deuxième Assemblée générale d ouverte à ses actionnaires se tiendra le 7 mai 2013.
78 79 INFORMATIONS FINANCIÈRES SÉLECTIONNÉES Tableau de synthèse des chiffres clés En savoir plus (en millions d euros) 2012 2011 (1) 2012/2011 Variation Résultats Chiffre d affaires publié 9 342 8 872 + 5,3 % Marge brute 942 891 + 5,7 % % du CA publié 10,1 % 10,0 % + 0,0 pt Excédent Brut d Exploitation 1 225 1 069 + 14,6 % % du CA publié 13,1 % 12,0 % + 1,1 pt Résultat opérationnel 118 (1 866) + 1 984 % du CA publié 1,3 % (21,0) % + 22,3 pts Résultat financier (324) (555) + 231 Quote-part dans les résultats des entreprises associées 11 62 51 Résultat net des activités cédées ou destinées à être cédées (2) + 2 Résultat net, part du groupe (99) (2 503) + 2 404 % du CA publié (1,1) % (28,2) % + 27,1 pts Résultat global part du groupe (217) (2 817) + 2 600 Suivez l actualité du groupe sur www.areva.com Consultez nos autres publications Flux de trésorerie Cash-flow opérationnel libre avant impôt (581) (2 397) + 1 816 Flux net d exploitation 713 904 191 Flux net d investissement (1 139) (821) 318 Flux de financement (167) (999) + 832 dont dividendes versés (112) (51) 119,6 % Flux net des activités cédées ou en cours de cession 4 4 Variation de trésorerie (784) (891) + 107 W La version digitale du rapport annuel 2012 sur www.ra2012.areva.com/fr W L essentiel W Le document de référence 2012 Divers Carnet de commandes 45 369 45 558 0,4 % Trésorerie/(Dette) nette (3 948) (3 548) 11,3 % Capitaux propres, part du groupe 5 174 5 448 5,0 % Capitaux employés 8 315 8 117 + 2,4 % Effectifs (fin période) 46 513 47 541 2,2 % Dividende/action Rejoignez-nous pour engager ou poursuivre le débat sur (1) Le groupe ayant opté pour l application anticipée au 1 er janvier 2012 de la norme IAS 19 révisée, les états financiers de l exercice 2011 ont été retraités en conformité avec les nouvelles règles à des fins de comparaison. Les impacts de ces retraitements sont détaillés dans la Note 37 de l annexe aux comptes consolidés (Chapitre 20.2.) du Document de référence.
Société anonyme à Directoire et Conseil de surveillance au capital de 1 456 178 437,60 euros 712 054 923 RCS Paris Siège social : 33, rue La Fayette 75009 Paris France Tél. : +33 (0)1 34 96 00 00 Fax : +33 (0)1 34 96 00 01 www.areva.com Édité par la Direction de la communication Mai 2013 Conception et réalisation : Photos et illustrations : : AVE Multimedia, Christian Bœuf, Philippe Brault, Georges Carillo, Cédric Delestrade, Pierre-Olivier Deschamps, Cyrille Dupont, Yann Geoffray, H5, Pierre Hounsfi eld, Image & Process, Éric Larrayadieu, Philippe Lesage, François Maréchal, Yan Oelker, Jean-Michel Péricat, Nicolas Petitot, Vincent Rackelboom, Jean-Marie Taillat, Pierre Troyanowsky, Lionel Urman, Warren Wright, Vincent Zorzi, Michael Zumstein. Autres : ANLCI, APFEE, EDF/Alexis Morin, ENIA Architectes, Getty Images/Michael Blann, LBP/David Regazzoni, Roche/Frédéric Atlan, Shaw MOX Services LLC, TNPJVC, Université de Corse. Le présent document est imprimé avec des encres végétales sur du papier Print Speed Offset fabriqué à base de fi bres d Eucalyptus Globulus, certifi é FSC sources mixtes. Ce papier ECF est produit dans une usine certifi ée ISO 14001. Agissez pour le recyclage des papiers avec et Ecofolio.