LE PRESBYTÈRE DE CORRE - Origine du presbytère actuel Jean-Pierre KERRIO - Jean-Marie Maillot Histoire et Patrimoine de Corre 01/11/2016.
L ancien presbytère, en 1819. Roi de France : Louis XVIII Maire de Corre: Barbey Jean Joseph Irénée Curé de Corre : Paquier Jean A cette époque, il n y a pas de pont sur le Coney, ni sur la Saône. Les habitants traversaient à l aide d un bac à péage ou à gué en période de basses eaux. L école et la maison commune sont dans le bâtiment (en rouge) en face du presbytère (en bleu). Le cimetière est autour de l église (en bleu). Extrait du cadastre napoléonien Mairie de Corre.
L ancien presbytère, en 1833. Roi de France : Louis Philippe 1 er. Maire de Corre: Simonet Charles Curé de Corre : Meyer Georges A cette époque, nous avons les premiers projets de construction d un pont sur le Coney. Les habitants traversaient toujours à l aide d un bac à péage ou à gué en période de basses eaux. L école des garçons et la maison commune sont toujours dans le bâtiment en face du presbytère. Le cimetière est toujours autour de l église, mais une demande est faite au préfet pour créer un autre cimetière, pour des raisons d insalubrité. Extrait du projet de reconstruction du pont sur le Coney - Archives dep. De Haute-Saône Fonds Barbey : 87J.
L ancien presbytère, en 1844. Roi de France : Louis Philippe 1 er. Maire de Corre: Demoussent Pierre Curé de Corre : Sauvage Joseph Extrait du projet de reconstruction du clocher Archives dep. Haute-Saône 177 E dépôt 22. Depuis 1838, les habitants enfin traversent le Coney sur un pont. C est un pont suspendu (dit pont fils de fer) et à péage. L école des garçons et la maison commune sont toujours dans le bâtiment en face du presbytère. Bénédiction du nouveau cimetière le 13 janvier 1839. Et nous voyons émerger les premiers projets pour la rénovation de l église mais aussi les premières brouilles entre les habitants de Corre à ce sujet.
L ancien presbytère, en 1856. Empereur des français : Napoléon III. Maire de Corre: Simonet Charles Curé de Corre : Morel Jules En 1856, un pont de pierre à trois arches a remplacé le pont suspendu, il est toujours à péage. L école des garçons et la maison commune sont encore dans le bâtiment en face du presbytère, mais cela va bientôt changer. En 1854, le presbytère étant vacant le logement de l instituteur y est transféré provisoirement. Cette année là, un grand projet est élaboré : le regroupement de l école des garçons et du logement de l instituteur dans l ancien presbytère. Les projets de rénovation de l église se suivent les uns après les autres, sans aboutir. Extrait du règlement d eau, litige entre famille Detroye (moulin) et héritiers Mathelat - Archives dep. De Haute-Saône 277 S 19.
Le nouveau presbytère, en 1856. Empereur des français : Napoléon III. Maire de Corre : Simonet Nicolas Curé de Corre : Morel Jules En 1854, le curé Jules Morel achète (avec des fonds provenant en partie de legs de paroissiens Carmillet, Barbey, etc.) aux héritiers Mathelat la propriété située à côté de l église et s y installe. En 1856, ce même curé propose aux municipalités de Corre et de Ranzevelle une vente/échange de cette propriété avec des clauses très particulières. Extrait d un plan - Archives diocésaines de Besançon UP 3W2 dossier fabrique de Corre. Le Curé Morel, a réalisé cette opération en échange de la maison, située à l angle en face de l ancien presbytère (qui abritait à l époque l école des garçons, le logement de l instituteur et la maison commune), et d une somme d argent compensant la différence de valeur. Les deux clauses principales de la vente/échange, sont à notre connaissance toujours en vigueur.
Les clauses de l opération vente/échange du presbytère, en 1856. Obligations réciproques de la commune et de Monsieur Morel curé de Corre. Extraits acte de vente du presbytère Archives diocésaines Besançon UP 3W2.
Les origines de cette propriété devenue bien communal en 1856. L abbé Morel a acheté cette propriété à : Mlle. Gabrielle Pauline Moreau Du Breuil, Dame Clémentine Joséphine Thérèse Moreau du Breuil épouse autorisée de M. Jean Baptiste Napoléon Mangin, capitaine de cavalerie en retraite, tous demeurant à Darney Vosges, et à M. Joseph Henri Moreau du Breuil, juge au tribunal civil de Remiremont. Ces derniers en étaient propriétaires chacun pour un tiers, pour l avoir recueilli dans la succession de M. Charles Pierre Joseph Richard Mathelat (1778-1850), leur oncle décédé «ab intestat», en son vivant inspecteur des domaines demeurant à Corre. A noter que Jean Joseph Irénée Barbey maire de Corre en 1819 a épousé en 1813 Marie Thérèse Moreau du Breuil dont le frère Antoine Alexis Moreau du Breuil avait épousé Julie Joséphine Christine Mathelat, ce sont les enfants de ce dernier couple qui ont hérité de leur oncle. La généalogie actuellement connue de la famille Mathelat remonte à Alexandre Mathelat, lieutenant de cavalerie en Espagne en 1651 qui a épousé Françoise Folley, fille de Joseph Folley notaire à Corre. La famille Folley possédait en partie le fief de Corre. Parmi les générations Mathelat qui ont suivi nous trouvons, les «seigneurs» de Bourbevelle, Corre, Moncourt et un peu plus tard de Cemboing. Je mets «seigneurs» avec des guillemets car à notre connaissance actuelle les Mathelat ne sont pas d origine noble, par contre ils ont su faire des alliances fortes avec l aristocratie de Lorraine et de Franche- Comté selon les époques.
Détails du presbytère. Cette propriété a été construite en 1750, par Jean Charles Mathelat (comme l indique l inscription sur la grille du porche d entrée), procureur fiscal à Corre, seigneur de Bourbevelle, Moncourt et Corre. Photographies J.P. Kerrio. Photographie Vedastus - BNF. La clôture que nous voyons actuellement date du début du XX. Il y a eu en 1831 des travaux de réaménagement de la propriété (voir dessin). Sur une photographie de 1880, on voit très bien que cette clôture était différente et englobait deux petits bâtiments à l intérieur de la cour. Extrait dossier réaménagement maison Mathelat Archives dep. Haute-Saône Fonds Barbey 87J.
Détails du presbytère/église. Photographies J.P. Kerrio. La première église de Corre, sur la place du village, détruite en 1636, était sous le vocable de St-Maurice. La deuxième église (actuelle) était sous le vocable de St-Pierre. Il faudra chercher pourquoi les habitants ont souhaité changer le vocable de St-Pierre par St-Maurice. D autant plus qu il n y aucune iconographie de St-Pierre. Par contre outre la photographie du tableau «La légion Thébaine», le vitrail (côté sud) et la Bannière de St-Maurice, on constate une iconographie aussi importante en ce qui concerne St-Nicolas.
Fin de cette présentation. En espérant que cette présentation vous ait permis de découvrir quelques aspects du patrimoine de Corre. Cette présentation reste un survol très rapide de l histoire du presbytère. Les sources d archives que nous exploitons sont nombreuses, riches et variées, l inventaire de ces archives, leurs numérisations et leurs restitutions sous forme de présentations demande du temps. Si vous êtes intéressés, n hésitez pas à venir nous rejoindre, il y a du grain à moudre.