Prix et incitations : les impacts sur les consommations d énergie des ménages François MOISAN Directeur exécutif de la stratégie et de la recherche Directeur scientifique ADEME Agence de l environnement et de la maîtrise de l énergie
1 Les évolutions récentes des prix de l énergie et l impact sur les ménages 2 Les mesures du Grenelle pour réduire les consommations des logements 3 Dans le secteur des transports : impact du Bonus Malus
1960 1963 1966 1969 1972 1975 1978 1981 1984 1987 1990 1993 1996 1999 2002 2005 2008 2011 2014 2017 2020 Evolution de l intensité énergétique en France évolution de l'intensité énergétique primaire 1960-2020 110 100 90 80 70 Marché Industrie Environnement 60 50 40
1960 1962 1964 1966 1968 1970 1972 1974 1976 1978 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020 évolution des parts de marché des énergies : 1960-2020 Parts de marché des énergies dans la consommation primaire S2 V40 70,00% 60,00% 50,00% Charbon Pétrole Gaz Electricité ENR 40,00% 30,00% 20,00% 10,00% 0,00%
1 : Une hausse des prix des énergies fossiles depuis 2000 Indice du prix TTC des ressources énergétiques des ménages en euros constants (base 1995) (Source DGEMP et Ministère des transport) 190,0 170,0 150,0 gaz domestique fioul domestique Super sans plomb gazole charbon électricité indice du prix moyen pondéré de l'énergie 130,0 110,0 90,0 70,0 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
La hausse des prix du pétrole depuis 2001 a pesé sur les plus bas revenus
Les dépenses des ménages par type d énergie : le poids des carburants dépenses énergétiques des ménages en 2006 (source INSEE, enquête budget des familles 2006) 3 500 3 000 2 500 carburants et lubrifiants combustibles solides combustibles liquides gaz Electricité EDF/GDF 1 266 1 195 2 000 832 1 062 1 500 1 000 500 579 368 151 388 375 180 489 380 194 477 396 240 538 435 205 603 0 344 367 424 449 536 Q1 Q2 Q3 Q4 Q5 Quintiles de revenus
Une forte disparité selon le lieu de résidence la part des dépenses énergétiques dans le revenu des habitants de grandes villes est inférieure d un tiers à celle des ruraux.
2 : Les consommations d énergie des logements Le secteur le plus consommateur d énergie 44 % de l énergie finale totale (71 Mtep) 20% des émissions nationales de gaz à effet de serre Objectif Grenelle : 40 % d économies d énergie d ici 2020 Le constat du Grenelle : des travaux de réhabilitation du parc existant en nombre insuffisant : 2,52 Millions de travaux dans le bâti chaque année (<10% des logements source enquête OPEN) : 13 Mds d investissement Forte proportion de locataires (43%), fort endettement des accédants à la propriété, temps de retour exigé 3,5 ans (+-2ans)
Les mesures du Grenelle pour les logements Le crédit d impôt pour les équipements économes en énergie (15 à 40%) et extension à la main d œuvre de l assiette pour l isolation L éco-prêt à taux zéro : Prêt sans intérêts pour bouquet de travaux. Mis en œuvre avril 2009 (50 000 prêts novembre 2009) Contribution carbone énergie : 17 /t CO 2 51 /ménage et par an pour le chauffage) (moyenne de Certificats d économie d énergie : obligations des fournisseurs d énergie renforcées Objectif : Réhabilitation de 400 000 logements/an
Modélisation de l impact des mesures CCE à 17 /TCO2 159 000 travaux supplémentaires (+6.5%) Hausse des dépenses de travaux de 13.5% 470 000 tco2 évitées Prêt à taux zéro (PTZ) si large diffusion 256 000 travaux supplémentaires (+10%) Hausse des dépenses annuelles de 12 Mds (budget x2) 2.18 MtCO2 évitées
L impact des mesures bâtiment sur l activité économique la réalisation de 60 Md de travaux cumulés sur la période 2009-2013, entre 53 Md et 61 Md d économies d énergie (si le prix du baril du pétrole remonte vers 100 ), une hausse de la VA du secteur et de ses fournisseurs de 18 Md, (toutes choses égales par ailleurs), 169 000 emplois directs dans le bâtiment et 80 000 emplois indirects chez les fournisseurs, Un regain de consommation finale lié aux créations d emploi et à la réduction de la facture énergétique (nette de l augmentation de la charge de la dette) profitable au reste de l économie, Une baisse de l activité de la branche énergie de 11 TWh au bout de 5 ans, Hausse du PIB de 20 milliards
3 : Transports : effets économiques et environnementaux du bonus/malus sur les véhicules neufs Le bonus malus sur les véhicules : Bonus pour véhicules < 140 g CO 2 /Km (+ 200 à + 1000 ) Malus pour véhicules > 160 g CO 2 /Km (- 750 à - 2600 ) Impact du bonus malus mis en place en 2008 : Baisse de 148g à 134g de CO2/km des émissions des immatriculations neuves par rapport au 1er semestre 2007. La part de marché des véhicules de classes A et B est passée de 19 à 38 %. Les ventes des voitures malussées (émission de CO2 supérieure à 160g/km) sont passées sous la barre des 10%. Les 2/3 des véhicules sobres sont de marque françaises
Bonus/malus : un déplacement des ventes Evolution des parts du marché des véhicules neufs par classe énergétique 2004-2008
Projection de l impact du Bonus Malus effets de la hausse du prix du pétrole (10%) sur les parts de marchés des classes énergétiques de véhicules 35,0% 30,0% 33,0% 31,4% 30,0% 32,1% 29,1% 28,5% Parts de marché en 2007 Parts de marché en 2008 25,0% 20,0% 19,4% 26,3% 24,0% 23,5% 21,8% 19,5% 18,2% part de marché 2012 hors hausse du prix du pétrole part de marché 2012 après hausse du prix du pétrole 15,0% 10,0% 12,1% 11,2% 10,4% 9,6% 5,0% 0,0% 0,0% 0,1% 5,2% 4,7% 2,4% 2,1% 2,0% 1,5% 0,8% 0,6% 0,6% A B C D E F G 2007 : avant bonus/malus constaté 2008 : après bonus/malus constaté 2012 : simulation avec ou sans hausse du prix du pétrole
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