La puissance de la phytothérapie
Avantages et spécificités de la phytothérapie Les plantes, remèdes de bonnes femmes? Qui oserait encore prétendre une telle chose? On sait aujourd hui que les plantes sont à l origine de la découverte de la plupart des nouvelles molécules employées par l allopathie. Mais aussi, et surtout, que, dans un registre plus naturel, elles sont utilisées avec succès par le phytothérapeute ou le naturothérapeute sous toutes sortes de formes : homéopathiques, teintures mères, macérats glycérinés, élixirs, huiles essentielles, nébulisats, extraits, poudres, jus, tisanes... Elles peuvent même être tout simplement prescrites sous forme d aliments, puisqu il est facile d ajouter des grains de genièvre à de nombreux plats, ou de suivre une cure de myrtille plutôt que de consommer ces baies en tisane. Choisies avec discernement par un praticien compétent, les plantes sont capables de guérir ou de contribuer à guérir pratiquement toutes les maladies, quelquefois en des temps record.
Intelligemment utilisées par le consommateur averti, elles rendent de nombreux services quotidiens, comme par exemple dans la lutte contre l insomnie, les maux de tête, les rhumatismes ou les refroidissements. Les plantes ont plus d une fois démontré leur puissance thérapeutique, bien souvent associée à une absence d effets iatrogènes. Ceci ne veut d ailleurs pas dire qu il n existe pas de végétaux toxiques. De plus, mal prescrits, beaucoup de phytothérapiques risquent de devenir nuisibles. Les posologies, notamment, doivent être scrupuleusement respectées si l on ne veut pas subir certains dommages ou divers inconvénients. On sait, par exemple, que les huiles essentielles, au-delà de quelques gouttes, provoquent des brûlures ; ou qu une simple tisane de tilleul trop concentrée empêche de dormir. Il est donc important de comprendre que les plantes sont des médicaments aussi efficaces que les autres, et que, même si elles demeurent beaucoup moins dangereuses, leur usage exige néanmoins une prudence équivalente.
Le bon sens face à des technologies nocives Face aux drogues chimiques agressives, les phytothérapiques semblent avoir de plus en plus la faveur du public. D autant plus franchement, d ailleurs, que les travaux de laboratoire se sont appliqués, depuis maintenant de nombreuses années, à démontrer que les plantes contiennent à profusion les mêmes substances actives que les médicaments chimiques, à la seule différence près que ces substances sont ici à l état naturel et dans leur contexte d origine. Le colchique, par exemple, est souverain dans les cas de crises de goutte. En 1819, on découvrit que c était grâce à une substance le constituant : la colchicine. En parfaite connaissance de cause, les médecins de l époque intensifièrent par conséquent leur prescriptions de colchique. Enfin, au vingtième siècle on synthétisa la colchicine, produit certes efficace mais contre-indiqué dans de nombreux cas, et relativement dangereux. Pourquoi donc ne pas revenir au colchique? C est, en tout cas, ce que font les malades et médecins qui n ont pas perdu tout leur bon sens.
Ajoutons à cela que de nombreux principes actifs contenus dans les plantes n ont encore jamais été synthétisés, demeurant exclusivement disponibles dans le végétal. On comprend pourquoi la phytothérapie a tant d adeptes, y compris parmi les médecins. D autre part, la phytothérapie, surtout lorsqu on la prend sous forme de tisanes, contrairement à la plupart des médicaments chimiques, peut être employée dans un but préventif. Et, là encore, de nombreuses personnes sont sensibles à cette possibilité qui leur est offerte d éviter la maladie plutôt que d attendre qu elle survienne. Cela est, en tout cas, préférable à l acharnement à l aide de produits chimiques dangereux contre un organisme déjà débilité. On comprendrait à la rigueur qu en face de pathologies extrêmement graves, comme le cancer, la plupart des gens prennent peur et fassent appel aux techniques les plus martiales. Mais dans le cas de troubles bénins, comme la constipation, rien ne justifie l usage des produits brutaux. Une tisane, des algues ou des pruneaux résolvent parfaitement le problème sans nuire à personne.
Aussi, la faculté commence-t-elle effectivement, à l aube du 21ème siècle, à admettre que la phytothérapie puisse presque systématiquement remplacer les produits synthétiques dans le traitement des petits troubles courants. Cette évolution des mentalités ne peut que réjouir le monde des médecines alternatives. Encore qu il reste encore beaucoup à faire au plan pratique! Mais la révolution ne se produira sans doute que lorsque la médecine officielle admettra publiquement la valeur de la phytothérapie dans le cadre du traitement de certaines pathologies graves. A l heure où les antibiotiques démontrent leurs limites, il est pourtant d ores et déjà prouvé que la phytothérapie constitue une réponse fiable aux maladies infectieuses, y compris virales. Rappelons, à ce propos, que les antibiotiques détruisent la flore intestinale, entraînent des carences en cuivre, des problèmes cutanés, des réactions buccales et digestives, des complications urinaires, des réactions neurologiques, des complications hématologiques, des allergies, des problèmes vasculaires, etc., etc.
De plus, les agents pathogènes deviennent de plus en plus résistants aux antibiotiques, dans le temps même où ces derniers affaiblissent le système immunitaire. On comprend, dès lors, pourquoi tant de médecins naturothérapeutes s opposent, sauf en cas d extrême urgence, à l emploi des antibiotiques. La phytothérapie, par contre, ne présente pas tous ces inconvénients et s avère pourtant tout à fait capable d éradiquer bien des infections. La phytothérapie et l aromathérapie, notamment, présentent le double avantage de détruire microbes et virus d une part, et de stimuler très efficacement le système immunitaire d autre part, tout en étant parfaitement biodégradable et éliminables.