INSTITUT NATIONAL DE FORMATION SUPERIEURE PARAMEDICALE DE MEDEA Intitulé de la licence : Licence professionnalisant Intitulé de la matière : Anatomie physiologie Semestre : 1 Enseignant : Boutahraoui med Objectif de l enseignement L étudiant doit être capable de : Décrire l anatomie des différents appareils du corps humain ; Schématiser les différents appareils et organes du corps humain ; Expliquer la physiologie du corps humain. 2012-2013 Mr Boutahroui Med Page 1
L ARTHROLOGIE DEFINITION : Arthrologie : branche de sciences qui traite les articulations. Articulation : On nomme articulation ou jointure un ensemble d éléments anatomiques dure et mou par lesquels les os s unissent les uns aux autres ; Elle a pour fonction de relier les os entre eux et confère ainsi une certaine mobilité au squelette. I / CLASSEMENT DES ARTICULATIONS : Les articulations sont classées selon la mobilité qu elles autorisent ; on les divise en trois catégories : Les articulations IMMOBILES ou SYNARTHROSES. Les articulations SEMI-MOBILES ou AMPHIARTHROSES. Les articulations MOBILES ou DIARTHROSES. 1- LES SYNARTHROSES : ou articulation fixes qu on appelle aussi articulations fibreuses, sont simplement des engrènements d os voisins ; 1-1 Syndesmose qui unit deux os par du tissu conjonctif, ligament interosseux unissant le radius et le cubitus. 1-2 Suture qui unit deux os par du tissu conjonctif, et qui s est progressivement solidifié exemple : entre les os du crâne tel que : l articulation entre les os du crâne. 1-3 Gomphose qui unit la dent à l alvéole dentaire. Mr Boutahroui Med Page 2
2- LES AMPHIARTHROSES : Ce sont des articulations très peu mobiles (semi mobiles) ), mais aussi c est une articulation cartilagineuse; Les deux surfaces osseuses sont unies par des cordons fibreux très courts n autorisant que des déplacements réduits : 2-1 Symphyse (c) qui réunit deux os par du tissu cartilagineux et du tissu conjonctif (exemple : symphyse pubienne) ; 2-2 Synchondrose (b) qui unit deux os par uniquement du cartilage (exemple : les premières côtes unies au sternum). 3- LES DIARTHROSES : Sont les articulations les plus typiques avec des formes variables. Chaque diarthrose est constituée par des surfaces articulaires réunies par des moyens d union (capsule et ligaments) et mobiles l une par rapport à l autre, grâce à un organe de glissement (la synoviale). Selon la forme, on distingue plusieurs catégories de diarthroses il existe six variétés différentes : 3-1 Les énarthroses, ou articulations à surfaces sphériques, elle met en contact deux surfaces articulaires dont une est convexe et l autre concave, exemple : l épaule ou la hanche (f); 3-2 Les condyliennes ou ellipsoïde, les surfaces en contact sont des segments d ellipse dont une est convexe et l autre est concave exemple : l articulation radio-carpienne (d); 3-3 Articulation en selle ou articulation par emboîtement réciproque, chaque surface articulaire comporte une surface concave et convexe ; Leur forme évoque une selle. Exemple : l articulation trapézo-métacarpienne du pouce (e); 3-4 Les trochléennes ou a charnière, où une surface articulaire qui est concave avec un relief en forme de crête et une surface articulaire convexe en forme de poulie dans laquelle glisse la crête, permet la flexion et l extension exemple : l articulation huméro-cubitale au niveau du coude (b); 3-5 Les trochoïdes ou à pivot, où l une des surfaces a la forme d un cylindre plein tournant sur son axe et répondant à un segment de cylindre concave, exemple : les articulations athloïdoaxoïdiennes (rotation de la tête) (c); 3-6 Les arthrodies : se sont des articulations a surface planes ne permettant que des mouvements de glissement ; exemple : l articulation acromio-claviculaire (a). Mr Boutahroui Med Page 3
II / LES SURFACES ARTICULAIRES : Ce sont les zones au niveau des quelles deux os voisins entrent en contact. Elles sont recouvertes d une couche plus ou moins épaisse de cartilage articulaire, qui est un tissu conjonctif non vascularisé, qui recouvre les extrémités osseuses de toutes les articulations mobiles il est lisse, souple, extensible et compressible, ce qui lui permet de supporter sans dommage des pressions importantes ; c est grâce à lui que s effectue de façon harmonieuse le jeu de chaque articulation ; toute altération de ce cartilage (rhumatisme par exemple) entraine de graves troubles dans le fonctionnement de l articulation. III / LES MOYENS D UNION : Au niveau de chaque articulation, les surfaces osseuses sont maintenues en contact par une capsule articulaire et par des ligaments. La capsule articulaire : enveloppe fibreuse et élastique qui entoure et délimite les articulations mobiles. Les capsules articulaires contribuent, avec les ligaments, à maintenir en contact les structures de l articulation et à en assurer la stabilité. Plus la capsule est large, plus le jeu de la jointure est important. La capsule est renforcée à certains endroits par des ligaments ; Les ligaments articulaires : tissus conjonctifs fibreux blanchâtres, très résistants et élastiques. Ils unissent les os entre eux et renforcent la capsule articulaire. IV / L ORGANE DE GLISSEMENT : Il est représenté par la membrane synoviale ; C est une membrane mince qui s insère au pourtour des surfaces cartilagineuses et qui tapisse la face profonde de la capsule articulaire. Elle forme ainsi avec les surfaces cartilagineuses une cavité close, la cavité articulaire. Mr Boutahroui Med Page 4
La cavité articulaire contient une petite quantité de liquide l clair, visqueux, filant, le liquide synovial ou synovie, ce liquide est secrété par la synoviale, il joue le rôle de lubrifiant et facilite les mouvements des surfaces articulaires l une par rapport à l autre. Au voisinage de l articulation existentt parfois des organes de glissement facilitant le jeu des tendons sur le plan squelettique. Le ménisque : petite structure fibrocartilagineuse ayant la forme d un croissant (du grec mêniskos = croissant), située entre deux surfaces articulaires mobiles (les (les plus importants se retrouvent dans le genou et la mâchoire). Le ménisque forme un coussin dans l articulation, qui permet le contact intime entre les surfaces et le glissement de l articulation, tout comme l amortissement des impacts. Les bourses séreuses : petites poches closes constituées de tissu conjonctif remplies de liquide synovial. Les bourses sont fixées aux os à proximité des articulations et empêchent le contact direct entre un os et un tendon, par exemple. Ainsi, elles facilitent le glissement glissement des structures et permettent d amortir les mouvements articulaires. Mr Boutahroui Med Page 5
V/ LES MOUVEMENTS : Les mouvements simples Flexion : mouvement qui fermee une articulation. Extension : mouvement qui ouvre une articulation. Abduction : mouvement qui éloigne de l axe médian du corps. Adduction : mouvement qui rapproche de l axe médian du corps. Rotation latérale : rotation externe : mouvement qui tourne le membre vers l extérieur. Rotation médiale : rotation interne : mouvement qui tourne le membre vers l intérieur. Les mouvements complexes : Pronation : rotation interne de l avant bras. Supination : rotation externe de l avant bras. Antépulsion : projection du membre en avant. Rétropulsion : projection du membre en arrière. Inversion : rotation interne du pied. Eversion : rotation externe du pied. Dorsiflexion : Flexion du pied. Flexion plantaire : extension du pied. Circumduction : mouvement circulaire d un membre. Mr Boutahroui Med Page 6
b BIBLIOGRAPHIE: LACOMBE MICHEL; Précis d anatomie et de physiologie, édition LAMARRE, 26 ème édition 1989. LACOMBE MICHEL; Précis d anatomie et de physiologie humaines, édition LAMARRE, 28 ème édition 2000. RICHARD L. DRAK, WAYNE VOGL, ADAM W.M. MITCHELLE, Grey Anatomie pour les étudiants, édition Elsevier Masson, 2006. J.V. BASTMAJIAN, Anatomie, sixième édition, 1970. Nouveau Larousse médical, édition Larousse, 1988. Larousse médical, édition Larousse, 2006 ; WWW. Larousse. Fr. Mr Boutahroui Med Page 7