3 15 AVENUE DENFERT-ROCHEREAU 25000 BESANÇON TEL : 03.81.65.44.45 FAX : 03.81.65.44.48 cmpp@ahs-fc.fr 1 RUE DES ABBES CATTET 25300 PONTARLIER TEL : 03.81.38.88.44 FAX : 03.81.38.88.43 cmpp.pontarlier@ahs-fc.fr 7 RUE P. ET A. FRAINIER 25500 MORTEAU TEL : 03.81.67.47.11 FAX : 03.81.67.57.21 cmpp.morteau@ahs-fc.fr MEDECIN DIRECTEUR : MME LE DR ELISABETH PAILLARD RESPONSABLE : MME LE DR NATHALIE SAVOYE-BUATOIS RESPONSABLE : M. LE DR VINCENT HEIDRECHEID CENTRE MEDICO PSYCHO PEDAGOGIQUE I. PRESENTATION TYPE CENTRE MEDICO PSYCHO PEDAGOGIQUE (INITIALEMENT «CENTRE DE REEDUCATION MOTRICE») AGREMENT ANNEXE 32 DU DECRET DU 09-03-1966 ARRETE PREFECTORAL DU 10-07-1970 - PONTARLIER : 23-02-1971 - MORTEAU : 30-10-1978 REGIME BENEFICIAIRES CONVENTIONS SEANCES : TRAITEMENTS AMBULATOIRES FILLES ET GARÇONS (DE 0 A 20 ANS) ORGANISMES D ASSURANCE MALADIE II. ACTIVITE II.1. ACTIVITE QUANTITATIVE : Le nombre d enfants suivis au 31 décembre 2011 est inférieur à celui du 31 décembre 2010 (636 pour 675) et le nombre total de séances réalisées également, probablement du fait d absence de personnel (maladies longues, difficultés de recrutement sur un poste d orthophoniste vacant). La restructuration du service de facturation avec regroupement au siège de toutes les facturations est finalisée. Nombre d enfants suivis au 31 décembre : Besançon ----------------------------------------------------------------------208 Morteau-------------------------------------------------------------------------152 Pontarlier---------------------------------------------------------------------- 276 Total -----------------------------------------------------------------------------636
4 Résultats globaux : Nombre de journées d ouverture -----------------------------------------224 Nombre de séances prévues au budget----------------------------11 441 Nombre de séances réalisées ----------------------------------------12 021 Nombre de séances effectivement facturées----------------------11 431 La très forte demande de soins sur l'antenne de Pontarlier, pérenne depuis plusieurs années, perdure en ce qui concerne les premières consultations (trois mois d attente), en psychothérapie (plus d un an d attente). A Morteau, l attente est surtout notable pour les premières consultations (au moins trois mois d attente) et les psychothérapies. Nous avons également une liste d'attente pour les premières consultations (environ deux mois d attente), la psychomotricité et, dans une moindre mesure, en psychothérapie, sur l'antenne de Besançon. On constate que les absences longues pour maladie ou la carence entre le départ et la reprise du nouveau professionnel obèrent notablement l activité de chaque antenne, alors même que les listes d attente persistent. Quant aux absences de courte durée, elles ne peuvent être remplacées et ont, de ce fait, un impact sur le nombre de séances réalisées. Répartition entre les antennes : ANTENNES SEANCES DE TRAITEMENTS REALISEES FACTUREES BESANÇON 4 277 3 953 MORTEAU 2 224 2 150 PONTARLIER 5 520 5 328 TOTAL 12 021 11 431 Le nombre des séances facturables aux organismes payeurs est toujours inférieur à celui des séances réalisées qui elles, reflètent directement l activité du personnel du Centre : soit du fait des doubles traitements (un même enfant vient le même jour pour deux séances différentes) soit parce que les parents qui accompagnent l enfant sont reçus en même temps par d autres personnes (médecin, psychologues, etc.) soit à cause de refus de prise en charge par les caisses privées pour les frontaliers et les changements de caisses itératifs (instabilité, périodes de chômage et emplois précaires des familles) qui rendent difficiles la facturation et le recouvrement. II.2. ACTIVITE QUANTITATIVE : L'activité est habituellement affectée par les absences des enfants (2 397), soit, cette année, environ 20,4 % des séances prévues (moyenne habituelle en C.M.P.P. pour une année). Les absences du personnel peuvent aussi grever l'activité. Des arrêts de longue durée sont à déplorer cette année : en particulier, l absence pour maladie du Médecin-Directeur pendant deux mois et l absence d une orthophoniste à 1 ETP pendant 11 semaines. Nous déplorons également, un poste d orthophoniste à 0,375 ETP vacant sur l antenne de Pontarlier depuis juin 2011 pour lequel nous ne trouvons pas de remplaçant. De façon plus précise, voici les mouvements de personnel de l année : à Morteau : - l absence d une orthophoniste à 0,75 ETP pendant trois semaines pour maladie, non remplacée
5 à Pontarlier : - l absence pour maladie d une orthophoniste à 1 ETP pour maladie pendant 11 semaines, qui n a pu être remplacée faute de candidature - l absence pour maladie d une orthophoniste à 0,25 ETP pendant trois semaines, non remplacée, - une absence pour maladie d une psychomotricienne à 0,62 ETP pendant 2 semaines, également non remplacée - la vacance d un poste d orthophoniste à 0,50 ETP à compter de fin mai 2011, en partie redéployé pour 0,125 ETP sur un poste de psychologue (antenne de Besançon). Ce poste est toujours vacant pour 0,375 ETP. Durant l année 2012, nous devrons prendre une décision sur l avenir de ce poste si la situation devait se prolonger. à Besançon : - l absence pour maladie du Médecin-Directeur (0,60 ETP) pendant deux mois pour maladie, remplacé sur un très petit temps (2 h tous les 15 jours d augmentation du temps de travail du médecin responsable de Morteau pour réaliser le travail incontournable : certificats médicaux pour les demandes d entente préalable aux caisses d assurance maladie). Les entretiens de consultation n ont plus été assurés sur cette antenne ; le travail administratif a été pris en charge par le siège - l augmentation d un temps de psychologue de 0,25 à 0,375 ETP à partir de juin 2011 (redéploiement d une partie du poste d orthophoniste de l antenne de Pontarlier), - l octroi de fin mai à début juillet 2011 de 0,125 ETP de temps d orthophonie supplémentaire à une orthophoniste de l antenne de Besançon pour surcharge momentanée de travail. Pour résumer, le nombre des séances non réalisées pour absence de personnel aurait du s élever à 726 mais le temps d une psychologue de Besançon augmenté de 0,125 ETP ainsi qu une augmentation ponctuelle (en mai et juin 2011) du temps de travail d une orthophoniste de cette même antenne pour surcharge momentanée de travail, ont permis d atténuer ce chiffre. III. MOYENS MIS EN OEUVRE III.1. MOYENS HUMAINS : Effectif global : 24 salariés (+ 2 postes vacants), soit 15.99 ETP. Il est nécessaire de rappeler que deux circulaires ministérielles, maintenant un peu anciennes (en 2004 et 2005), prévoient l augmentation des moyens à mettre en œuvre au niveau des personnels du C.M.P.P.. Ils assurent en effet la moitié des activités ambulatoires d hygiène mentale des enfants et des adolescents à part égale avec les C.G.I. comme l a montré une enquête réalisée il y a quelques années. Ces besoins sont accrus, responsables de nos listes d'attente, par la mise en place de la loi de 2005 avec le maintien des enfants à l école, quels que soient leur(s) difficulté(s) et leur(s) handicap(s). Son application nécessite évidemment un soutien des centres de traitements ambulatoires. Nous souhaiterions voir augmenter notre temps de psychothérapie pour suivre la demande. Cette année, un temps supplémentaire de psychothérapeute n a pas pu nous être octroyé, malgré notre demande.
6 Enfin, la volonté de l Education Nationale de mettre en place, pour les enfants et surtout les adolescents en difficultés, des moyens supplémentaires d aide et de soutien, impliquera un partenariat avec nos structures. La participation aux réunions d école, mise en place de façon un peu systématique depuis quelques années, continue. Organigramme du C.M.P.P. PONTARLIER 1 MEDECIN RESPONSABLE (50 %) BESANCON 1 MEDECIN DIRECTEUR 60 % ADMINISTRATION GESTION : 2 SECRETAIRES : 1 ADMINISTRATIVE (90%) 1 MEDICALE (75 %) MORTEAU 1 MEDECIN RESPONSABLE (26 %) PARAMEDICAL ADMINISTRATION PARAMEDICAL ADMINISTRATION PARAMEDICAL 4 PSYCHOLOGUES 1 : 75 % 1 : 62.5 % 2 : 25 % 2 SECRETAIRES MEDICALES 50 % - 33 % 3 PSYCHOLOGUES 1 : 50 % 2 : 37.5 % 1 SECRETAIRE MEDICALE 100 % 2 PSYCHOLOGUES 25 % - 34 % 3 ORTHOPHONISTES 100 % - 25 % 37.5 % VACANT 2 ORTHOPHONISTES 50 % 1 ORTHOPHONISTE 75 % 3 PSYCHO- MOTRICIENNES 88 % - 63 % - 25 % MOTRICIENNE 100 % MOTRICIENNE 50 % PEDAGOGUE 30 % PEDAGOGUE 40 % III.2. MOYENS TECHNIQUES ET INVESTISSEMENTS : Nous sommes amenés à intervenir auprès de familles carencées ou de «familles à risques» avec qui l élaboration d un suivi régulier peut prendre du temps. Nous y travaillons autant que possible. Dans la politique actuelle de maintien des enfants dans leur milieu familial, nous sommes amenés à intervenir de plus en plus souvent à la limite de nos capacités de centre de traitement ambulatoire. Pour prendre soin d eux, il nous semblerait parfois souhaitable de voir certains enfants placés en famille d accueil ou en foyer. De même, nous recevons régulièrement des demandes de parents refusant un soin lourd nécessité par l état de leur enfant (hôpital de jour, en particulier) parce que trop marqueur d un handicap qu ils réfutent. Nous pouvons alors être conduits à sortir de notre rôle habituel en proposant un soin ambulatoire (jusqu à parfois trois séances par semaine) dans ces situations délicates et à nous questionner régulièrement sur nos capacités. De plus en plus, nous constatons qu'un soin est souvent difficile à mettre en place d'entrée et de nombreuses familles bénéficient désormais d'un long temps (parfois plus d'un an) d'élaboration sous forme de consultations plus ou moins rapprochées. Il arrive que ce travail suffise pour résorber les difficultés actuelles ou bien s'articule avec un soin plus régulier, voire permette aux familles d évoluer en changeant le regard qu elles portent sur les difficultés de leur(s) enfant(s), autorisant éventuellement une réorientation plus adaptée... Depuis plusieurs années, nous avons réalisé un important travail, d abord au sein même de nos équipes, mais aussi avec les familles, les interlocuteurs scolaires ou sociaux, les autres
7 institutions, pour expliciter nos champs et moyens d intervention. Ce travail a été intensifié en 2008 par le redéploiement d un temps d orthophonie au profit d un temps de psychopédagogue assurant les relations avec l école. Parallèlement, nous constatons l importance croissante dans les motifs de consultation de problèmes psychopathologiques graves (en particulier des enfants dont la pathologie s'inscrit dans le registre des troubles envahissant du développement voire dans le registre autistique) chez les enfants et/ou leurs parents. Ceux-ci nécessitent une prise en charge spécifique, plurifocale et souvent de longue durée, qui implique un personnel formé et compétent, qui puisse apporter dans le cadre des traitements ambulatoires qui est le nôtre, l aide nécessaire. C est pour ce faire que nous demandons régulièrement l augmentation des temps de travail des psychothérapeutes et que la grande majorité du personnel est engagée dans des actions de formation spécifique. III.3. SUPPORTS THERAPEUTIQUES : Depuis quelques années, l accent est mis, en particulier sur l antenne de Besançon, sur le travail d équipe avec l introduction de temps cliniques plus soutenus et approfondis (études de cas en groupe de thérapeutes et avec toute l équipe). Les formations des uns enrichissent la réflexion de tous. Les secrétaires, premières lignes dans le contact avec les familles, participent désormais à la réunion d équipe dans les trois antennes. Cette participation leur apporte soutien et compréhension des difficultés rencontrées mais, en retour, fournit aux thérapeutes des informations parfois essentielles pour la prise en charge. Ce dispositif permet, de surcroît, une prise de note plus précise (ainsi systématiquement incluse dans les dossiers). III.4. PARTENARIATS : Les partenariats déjà existants se poursuivent vers les autres structures diagnostiques, d accompagnement et de soins. Nous poursuivons et intensifions nos relations avec les structures éducatives par une présence régulière aux réunions organisées et des communications directes avec le corps enseignant chaque fois que nécessaire. En 2011, nous avons participé à des rencontres avec les médecins scolaires dans le but de faciliter le partage d informations mais aussi pour favoriser une meilleure compréhension du travail de chacun. Des réunions régionales des directeurs des ont repris avec régularité, permettant ainsi un partage des préoccupations et des pratiques assez enrichissant. IV. CONCLUSION L existence des trois antennes offre une souplesse qui permet de faire face, grâce au redéploiement de leurs moyens, aux premières nécessités imposées par les variations de leurs activités respectives. Mais lorsque les absences du personnel pour maladie ou maternité interviennent de façon trop prégnante, l activité du C.M.P.P. peut chuter considérablement alors même que la demande de soin demeure, voire augmente. Cette augmentation, qui s explique notamment par une volonté de favoriser les prises en charge en milieu ordinaire, souligne l originalité et l intérêt du dans le dispositif médico social en charge du handicap. L entrée en CPOM devrait permettre de valoriser au mieux cette place du et de conforter ses missions.