Microscopie électronique à balayage (MEB)

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Microscopie électronique à balayage (MEB) MEB et microscopie à force atomique (MFA): techniques de balayage, acquisition séquentielle de l image y MEB: sonde = faisceau d électrons MFA: sonde = pointe I x1y1 (ϕ) y 1 y 1 I x1y1 (ϕ) x 1 échantillon x x 1 image

Photons visibles : cathodoluminescence Photons X : analyse chimique électrons rétrodiffusés : contraste chimique sonde électrons Auger électrons secondaires : contraste topographique Pour une taille de sonde donnée, le volume et la taille de la poire sont fonction de l énergie des e - et du numéro atomique de l échantillon. Résolution en électrons secondaires < 1nm avec un canon à effet de champ Résolution en électrons rétrodiffusées : 10 à 50nm

Grandissement MEB: de 10 à 500 000 Préparation des échantillons? Quelques caractéristiques du MEB: Possibilité d observer des échantillons massifs Grande profondeur de champ (impression de relief) Possibilités de déplacer et incliner les échantillons Échantillon sous vide Les matériaux III-N sont semi-conducteurs d où des problèmes de charge à la surface des échantillons quand on utilise des hautes tensions (20 à 30 kv) qui permettent d obtenir une bonne résolution avec des canons thermo-ioniques (W ou La B 6 ). Il faut donc métalliser les échantillons. Le MEB est alors une technique «destructive». D où l intérêt des canons à émission de champ qui permettent, grâce à leur grande brillance et leur faible taille de source, d utiliser de faibles tensions (quelques Volts) en conservant une bonne résolution et donc d éviter la métallisation.

Imagerie électronique Contraste de numéro atomique Origines du contraste de topographie: - contraste d inclinaison: l émission électronique diminue quand la surface de l échantillon se rapproche de la normale au faisceau - contraste d ombrage: les zones de l échantillon qui ne «voient» pas le détecteur apparaissent plus sombres. - contraste d arête ou de pointe: augmentation de l émission d e -

Photons X Basée sur la mesure de l intensité des rayonnements X caractéristiques de chaque élément chimique 2 techniques: en dispersion de longueur d onde (WDX) en dispersion d énergie (EDX) 2 utilisations: - analyse chimique (sonde fixe) - cartographie chimique (balayage): détermination de la répartition spatiale d un élément chimique donné (résolution jusqu à 0.5µm) que l on peut coupler à l imagerie électronique.

Analyse qualitative: détermination de la présence d un élément chimique et localisation Analyse quantitative: la méthode la plus fiable utilise des témoins : si on veut déterminer la concentration c d un élément A dans un échantillon, on utilise un échantillon témoin dans lequel la concentration en A c(t) est connue. On a une intensité I du pic caractéristique de A dans l échantillon et I(t) dans le témoin. c/c(t) = K I/I(T) K tient compte des effets lié à la matrice dans laquelle se trouve A (numéro atomique moyen, absorption, fluorescence)

Cathodoluminescence Étude de la luminescence induite par le faisceau électronique Avantages par rapport à la photoluminescence: - la forte énergie du faisceau permet d exciter toutes les transitions du matériau y compris pour les très grands gap (AlN) - résolution spatiale qui dépend de la taille du faisceau et de la longueur de diffusion des porteurs 2 modes de fonctionnement: - sonde fixe: acquisition de spectres - balayage: cartographie de cathodoluminescence que l on peut coupler à l imagerie électronique (et à la cartographie EDX).

Le MEB est principalement utilisé en analyse de routine: contrôle de la qualité des surfaces, mesures des épaisseurs (section transverse), mesure des compositions d alliages. Outil indispensable principalement dans les premières phases du développement de la croissance d un nouveau matériaux (détermination des vitesses de croissance, des compositions en fonction des flux.).

Exemple de caractérisation de routine: miroir de Bragg réalisé en EJM sur Si (111) Vérification qualitative de la qualité des empilements. Mesure d épaisseurs

Mesure d épaisseurs : 10 périodes = 809 nm; période = 81 nm État de surface du double miroir : présence de craques

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Étude du procédé ELO en 2 étapes 1 étape: vitesse verticale élevée, formation de pyramides

2 étape: vitesse latérale élevée (Mg en phase vapeur), coalescence

B. beaumont, P. Vennéguès, P. Gibart, Phys. Stat. Sol. 227, 1-43 (2001) et références incluses

F.A. Ponce, D.P. Bour, W. Götz, P.J. Wright, Appl. Phys. Lett., 68, 57 (1996).

Densité de dislocation totale: 1,7 10 7 cm -2 Entre 2 joints de coalescence (flèches blanches) : 5 10 6 cm -2 Visualisation de l émergence des dislocations à la surface d un échantillon ELO : zones de recombinaisons non-radiatives