RAPPORT D ACTIVITE. CIDFF des COTES D ARMOR. Année 2010



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RAPPORT D ACTIVITE CIDFF des COTES D ARMOR Année 2010 CIDFF DES COTES D ARMOR 10 Boulevard Charner 22000 SAINT-BRIEUC Tél. 02 96 78 47 82 Fax. 02 96 78 76 24 - SIRET : 324 029 305 00020 E-mail : cidf22@wanadoo.fr Site : www.cidf22.org

SOMMAIRE Assemblée Générale : 7 juin 2011 Le CIDFF des Côtes d Armor Page 3 Présentation du réseau (p.3) Les permanences du CIDFF (p.4) Une équipe pluridisciplinaire (p.5) L organigramme (p.6) Formation du personnel (p.7) L Union Régionale (p.10) Le CIDFF acteur sur le département Page 11 Le CIDFF communique (p.14) Le CIDFF et ses réseaux spécialisés (p.15) Initiatives 2010 et projets 2011 Pages 17-18 Mobilisation des membres du bureau et des professionnelles du CIDFF Page 20 L activité du CIDFF Page 22 - secteur juridique Page 22 - secteur emploi / formation Page 31 Actions à destination des femmes en situation précaire (p.32) Action Familles Monoparentales (p.43) Actions à destination des femmes résidant sur les quartiers St-Brieuc et Guingamp (p.47) Actions de mobilisation vers l emploi (p.72) Sites Internet Pages 105-108 «Entreprendre au féminin» (p. 105) «Les clés de l égalité» (p.108) La documentation Page 110 Index des sigles utilisés Page 111 Revue de presse Annexe Fiches statistiques LE CIDFF DES COTES D ARMOR 2

Assemblée Générale : 7 juin 2011 Le Centre d Information sur les Droits des Femmes et des Familles des Côtes d Armor a été créé le 26 novembre 1981, conformément à la loi du 1 er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901. L association adhère à la Charte Nationale des Centres d Information sur les Droits des Femmes et des Familles et fait partie du réseau national des Centre d Information sur les Droits des Femmes et des Familles. La mission du CIDFF Il a pour mission essentielle, de valoriser la place de la femme dans la société, afin de concourir à son autonomie. Il se donne comme objectifs de : - développer l information et favoriser l accès au droit pour les femmes et le public en général en créant les services chargés d accueillir, d écouter, - d informer, d orienter le public dans les domaines juridique, professionnel, sexualité, santé, vie relationnelle, ceci de façon confidentielle, anonyme et gratuite, - promouvoir l égalité des droits et des chances entre les femmes et les hommes par le développement d actions spécifiques devant répondre à des besoins recensés lors de l activité définie par la Charte, - travailler en partenariat avec les associations, les organismes compétents publics et para-publics, privés (ayant une vocation d intérêt public) pour faire remonter les problèmes soulevés par les femmes et inciter à rechercher des solutions adaptées, - susciter la mise en place de structures adaptées aux besoins exprimés. Les permanences 3

Assemblée Générale : 7 juin 2011 4

Une équipe pluridisciplinaire au service du public et particulièrement des femmes Assemblée Générale : 7 juin 2011 des métiers Secrétaire chargée d accueil Juriste Conseillère emploi-formation des compétences accueil écoute analyse information orientation des connaissances sur l égalité entre les femmes et les hommes les représentations et comportements sexistes les droits : des femmes, de la famille et de la personne, du travail et de la législation sociale les dispositifs liés aux femmes victimes de violences et de discriminations la mise en place de parcours d insertion professionnelle et sociale les bassins d emploi et les dispositifs d accès à l emploi-formation et à la création d entreprise les techniques de recherche d emploi les réseaux d entreprises, les structures associatives et institutionnelles la parentalité la vie quotidienne : garde d enfant, mobilité, santé, logement. 5

L organigramme du CIDFF 22 Présidente : Clotilde SOL DOURDIN Bureau et Conseil d Administration Directrice : Nadine BARON Les salariées Service administratif Secteur emploi / formation Secteur juridique Assistante de gestioncomptable Sylvie LEBRETON Chargée de deux missions : Assistante technique des dossiers régionaux FSE Egalité Femmes / Hommes Assistante administrative chargée de communication pour le CIDFF 22 Fabienne BILLARD (en congé de formation remplacée par : Carine Yakam Nana-Baron) Secrétaire chargée d accueil M. Christine LE GOFF Marion CARDIET Référente départementale du secteur emploi/formation Animatrice chargée du développement social local Karinne CLOSIER Conseillère en insertion professionnelle Valérie RENAULT Conseillère emploiformation Audrey PORROT - juriste Référente départementale du secteur juridique Nicole DUPONTjuriste 6

La formation du personnel en 2010 et accueil de stagiaires 1.5.1. Séminaire régional des CIDFF bretons Ce séminaire s est déroulé le 8 octobre 2010 au Centre de formation de l Igloo à St- Brieuc. - Programme de cette rencontre : Echanges de pratiques à destination des salariés-es et élues. 1.5.2. Autres formations Nicole Dupont Septembre : Journée de formation sur «la prévention de la violence chez les adolescents», en septembre 2010 dans les locaux du Pays du Trégor Goëlo à Lannion. Fabienne Billard Septembre : Licence 3 professionnelle Management des organisations spécialité métier de l administration territoriale : durée 9 mois Valérie Renault, Karinne Closier Janvier : Counselling organisé par le CODES Marion Cardiet Septembre : Sensibilisation à la création d entreprise, Boutique de Gestion, Espace de proximité Nord. Novembre : Journée d ouverture 100 femmes 100 métiers à Brest Novembre : Journée sur les violences faites aux femmes à Rennes Equipe du CIDFF séminaire régional organisé par l URCIDFF sur la «Lutte contre les violences faites aux femmes : approches croisées» Marion Cardiet et Nadine Baron : colloque départemental organisé par le Conseil Général sur «L éducation populaire réinterrogée» 1.5.3. Les stagiaires au Cidff Le CIDFF conventionné auprès de 4 stagiaires une période de stage Deux stagiaires en fin de formation de sophrologie au C.E.A.S Paris Une stagiaire en formation AFPA pour l obtention du titre de conseillère emploi Une stagiaire en 2 ème année de formation «Assistant-e social-e» à l AFPE de Saint-Brieuc 7

Le CIDFF maillon du réseau national des CIDFF LE CNIDFF Créé en 1972, le CNIDFF coordonne et représente au plan national l activité d un réseau de 114 Centres d Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) et de 1183 points d accueil, sur l ensemble du territoire national, en milieu rural, urbain et dans les zones sensibles. Les CIDFF exercent une mission d intérêt général d information des femmes et des familles qui leur est confiée par l Etat dans le cadre d un contrat d objectif. Cette mission conduit les CIDFF à informer, orienter et accompagner le public prioritairement les femmes, dans les domaines de l accès aux droits, de la lutte contre les violences faites aux femmes, du soutien à la parentalité, de l emploi, de la formation, de la création d entreprise et de la santé. L information est globale, confidentielle et gratuite. Soutien et coordination des CIDFF Le CNIDFF assure la direction nationale des 114 associations locales couvrant la France métropolitaine et l Outre Mer. Les CIDFF informent, orientent et accompagnent le public, en priorité les femmes, dans les domaines de l accès aux droits ; de la lutte contre les violences sexistes ; du soutien à la parentalité, de l emploi, de la formation professionnelle et de la création d entreprise, de la sexualité et de la santé. Le CNIDFF représente le réseau des CIDFF auprès des instances nationales, européennes et internationales. Centre de ressources, de documentation et de formation, il assure une veille juridique, agrège et analyse les données statistiques qu il recueille auprès de son réseau (nombre de personnes reçues, nombre et type de demandes d information.) et forment les professionnels-les de son réseau. Innovation et capitalisation Le CNIDFF élabore et réalise des outils adaptés aux pratiques professionnelles de son réseau : guides méthodologiques thématiques, support de communication, référentiels métiers. Régulièrement associé à des programmes européens, il lance et promeut des actions en faveur de l égalité entre les femmes et les hommes. Il crée et élabore avec ses partenaires des méthodes et des outils à même d être déclinés au plan local par le réseau des CIDFF et des associations tierces notamment dans les domaines de l articulation des temps professionnels, personnels et sociaux ; de l implication des hommes dans la vie familiale ou des discriminations liées à l orientation sexuelle sur les lieux de travail. Acteur et observateur des évolutions de la société, le CNIDFF organise des journées d étude, des colloques ou des séminaires animés par des experts et personnalités reconnus dans leur domaine de compétence. Représentation nationale 8

Partenaire reconnu des pouvoirs publics, le CNIDFF travaille notamment avec l administration centrale du service des droits des femmes et à l égalité et ses services déconcentrés et livre régulièrement son expertise à différents groupes de travail, ministériels et interministériels ainsi qu auprès des assemblées parlementaires. Il participe à de nombreuses manifestations nationales et internationales dans le domaine des droits des femmes et de l égalité. Dans le cadre de ses missions, le CNIDFF développe de nombreux partenariats institutionnels et associatifs. 9

Le CIDFF membre de l'union Régionale L'Union Régionale des CIDFF de Bretagne, créée sous le régime de la loi 1901 a pour mission de fédérer les associations des CIDFF de la région, de coordonner leurs actions, de réaliser des études, d'informer les pouvoirs publics sur les demandes et les besoins des femmes dans la région. Ces associations ont été créées entre 1980 pour la plus ancienne (CIDFF35) et 1987 pour la plus récente (CIDFF56) CIDFF du Finistère Présidente GRALL Michelle Directrice KEROUANTON Hélène Siège social BREST 26, rue Fautras - 29200 Tél. 02 98 44 97 47 FAX 02 98 43 10 18 Mél. cidf29@wanadoo.fr CIDFF des Côtes d'armor Présidente : Clotilde SOL DOURDIN Directrice BARON Nadine Siège social SAINT BRIEUC 10, boulevard Charner - 22000 Tél. 02 96 78 47 82 FAX 02 96 78 76 24 Mél. cidf22@wanadoo.fr CIDFF d'ille et Vilaine Présidente GUILLERME Annie Directrice LEPINAY Régine Siège social RENNES 21, rue de la Quintaine - 35000 Tél. 02 99 30 80 89 FAX 02 99 31 72 24 Mél. cidf.35@orange..fr Fermeture du CIDFF du Morbihan Nous souhaitons que l année 2011 sera propice à la création d un nouveau CIDFF 56 10

Le CIDFF 22, acteur sur le département Le CIDFF participe aux instances territoriales et groupes de travail suivants : SECTEUR JURIDIQUE Commission «Accès au droit» du CNIDFF - Centre National d Information sur les Droits des Femmes et des Familles - Fin 2003, le CNIDFF a créé une commission «Accès au droit», souhaitée depuis longtemps par le réseau. L'objectif de cette commission était de «travailler sur le développement de l'activité «droit» dans les CIDFF, sur la formation continue des juristes en lien avec la commission «Formation», et sur l'articulation entre le métier de juriste et les autres professionnels-les des CIDFF. Après appel à candidatures, 12 personnes, juristes et/ou directrices ont été retenues pour composer un groupe représentatif de la réalité et des attentes du réseau. Le CIDFF 22 siège à cette commission et son mandat a été renouvelé jusqu en 2011. En 2009, 8 des 12 membres de la commission ont été renouvelés. Le mandat de la juriste du CIDFF 22, représentante des CIDFF bretons, a été reconduit pour deux ans. Les règles de fonctionnement ont été modifiées : désormais, le renouvellement se fera par moitié tous les deux ans. En 2010, la commission "accès au droit " s'est réunie quatre fois : En ouverture de chaque réunion, les CIDFF exposent l'actualité de leur structure. Des propositions de lois en lien avec les droits des femmes ont été examinées : - la proposition de loi n 1468 relative à la modernisation du congé de maternité, - proposition de loi interdisant le port de la burqa dans les lieux publics. A partir de leurs observations de terrain, les CIDFF ont commenté la mise en œuvre de la loi du 9 juillet 2010 sur les violences conjugales et plus particulièrement l'ordonnance de protection. Anna Mattéoli, juriste et doctorante à l'université de Strasbourg a présenté les compétences d'attribution en droit de la famille du juge aux affaires familiales, du juge des enfants et du juge des tutelles. Enfin, la commission travaille à la réalisation d'une fresque historique retraçant l'évolution des droits des femmes dans différents domaines (politique, emploi, santé, éducation, famille). Elle sera intitulée ; «Femmes / Hommes : égalité de droit, égalité de fait». En 2010, le travail de la commission a porté sur les points suivants : 11

L analyse de l actualité juridique : L'examen de la proposition de loi renforçant la protection des victimes et la répression des violences faites aux femmes, examen de la proposition de loi n 1468 relative à la modernisation du congé maternité en faveur de la protection de la santé des femmes et de l'égalité salariale et sur les conditions d'exercice de la parentalité, L observation des actions menées dans le réseau, L organisation de la Journée Droit de décembre 2010 Différents thèmes ont été proposés par la commission au CNIDFF. Le thème retenu a été : «Les femmes étrangères victimes de violences conjugales». Les remontées aux pouvoirs publics : La commission avait élaboré un document de travail qui devait servir de base à l élaboration d un référentiel des services d accès au droit dans un CIDFF. La sociologue Lucie Mélas avait en charge la finalisation de ce référentiel et a présenté aux membres de la commission le travail en cours. En avril 2010, ce référentiel a été diffusé dans tous les CIDFF. Commission départementale de lutte contre les violences faites aux femmes sous l autorité du Préfet et animée par la Chargée de Mission aux Droits des Femmes et à l Egalité Cette commission s est réunie le 23 septembre 2010, afin de faire un point sur : - les chiffres 2009 des faits de violences déclarés par la police et la gendarmerie, - l'activité du bureau départemental d'accueil des femmes victimes de violences par l'association ADALEA, - les nouveautés législatives et les données départementales en lien avec le plan triennal, Le CIDFF a poursuivi les actions rattachées à cette commission : sensibilisations/ formations de professionnels-les et participation au groupe de travail sur la prise en charge des auteurs de violence conjugale. En parallèle, le CIDFF poursuit sa participation aux sous-commissions départementales sur les Pays de Dinan, Guingamp, Lannion et Loudéac. PARADS (Pôle d Accueil en Réseau pour l Accès aux Droits Sociaux) Le Centre Communal d Action Sociale de la ville de Saint-Brieuc a proposé aux acteurs sociaux du territoire de la ville, la mise en place d un Pôle d Accueil en Réseau pour l Accès aux Droits Sociaux. Le dispositif issu du Plan de Cohésion Sociale du 30 juin 2004 vise à développer et renforcer les passerelles entre les acteurs. Cette mise en réseau doit permettre d améliorer le traitement de la demande des usagers-ères au regard des droits sociaux. Un groupe s est constitué et le CIDFF y participe. Une convention partenariale a été signée en 2008. Le partenariat se poursuit. Les juristes ont bénéficié d une formation sur le surendettement initiée par le PARADS. Le partenariat continue en 2011. SECTEUR EMPLOI FORMATION 12

Rencontres partenariales : participation aux réunions par une conseillère emploi- Carrefour Social à Loudéac, formation Comité de pilotage Boutique de Gestion Guingamp Rencontre avec la Compagnie Hôtel de la Plage pour une intervention sur l action Femme au pluriel Rencontre avec Mickaël Bossard (Centre social du Plateau) et Xavier Lebrun (Mairie de St-Brieuc) pour partenariat sur l action Femmes et quartiers sensibles de St-Brieuc Réunion «maman bien-être» au Centre social du Point du Jour Rencontre avec la Directrice de la Maison de l Emploi Pays de St-Brieuc dans le cadre de 100 Femmes, 100 Métiers, Rencontre avec les sophrologues à l origine de la mise en place des ateliers de sophrologie Réunion d information sur le projet d émission de la Maison de l Emploi avec Radio Activ (Mod Emploi) Réunion de rentrée au Centre social du Plateau Réunion avec les partenaires de Mosaïque à Guingamp Groupes de travail : 100 femmes 100 métiers : manifestation impulsée par la Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l Egalité et co-pilotée par les Maisons de l Emploi : - interventions des professionnelles du CIDFF sur le temps fort et sur différents territoires du département - Co-animation du jeu Equité-toi - Organisation de l inauguration de l exposition «Zoom au féminin» Coordination locale ANRU quartier du Plateau Réunion «action de santé» quartier du Plateau Rencontres institutionnelles : Restitution diagnostic ASV : Atelier Santé Ville (besoins de santé de la population des communes CUCS sur l agglomération briochine) Mairie de Guingamp : réunion sur le poste de médiateur social (adultes relais) Réunion CUCS Guingamp : point d étape Atelier coopératif «accompagnement des porteurs de projet collectif» création d un pôle de l économie sociale et solidaire Le CIDFF 22 communique 13

Tout au long de l année l ensemble des salariées du CIDFF s est mobilisé pour présenter à différents partenaires, la mission et les actions mises en œuvre : leurs objectifs leurs résultats l expertise du CIDFF sur le thème de l égalité entre les femmes et les hommes Rencontre avec le responsable du service des étrangers de la Préfecture de Saint-Brieuc La juriste du CIDFF a rencontré M. ROBERT, responsable du service des étrangers à la Préfecture de Saint-Brieuc, afin d'évoquer la situation d'une femme étrangère suivie par le CIDFF et ADALEA. Une assistante sociale de l'adalea et le délégué de la CIMADE étaient également présents. Rencontre avec l'association Artex - Les Nouelles, Dans l objectif de présenter les missions du CIDFF, une juriste et une conseillère emploiformation ont rencontré une partie des professionnels-les de l'association et du public participant au chantier d insertion. Débat sur le projet de loi présenté par Madame la Députée Danièle BOUSQUET Une juriste du CIDFF a participé au débat faisant suite à la présentation du projet de loi de Madame Danièle BOUSQUET, sur les violences faites aux femmes, au centre social de Plérin. Rencontre avec Madame Marie-Paule CRUNNELLE La juriste et la directrice du CIDFF ont rencontré Madame CRUNNELLE de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale afin de réaliser un bilan de mi-parcours sur nos actions. Rencontre avec les travailleurs sociaux de la CSD Couronne La juriste du CIDFF a rencontré les travailleurs sociaux de la CSD Couronne pour se présenter et échanger sur les compétences des deux structures. Rencontre avec le CRAVS La juriste du CIDFF a rencontré le Centre de Ressources Régional sur les Auteurs de Violences Sexuelles dans les locaux de l'espace Femmes du Pays de Dinan. Rencontre avec le délégué au Préfet pour les contrats urbains de cohésion sociale La juriste, la directrice et l'animatrice sociale du CIDFF ont rencontré M. RAYMOND, délégué au Préfet, afin de réaliser un bilan de mi-parcours sur les actions en lien avec les contrats urbains de cohésion sociale. Participation du CIDFF à une conférence-débat sur les violences conjugales à l'afpe Une juriste du CIDFF a participé à une conférence-débat sur les violences conjugales à l'afpe de Saint-Brieuc. Elle a présenté le service juridique. Participation à l'actualisation du jeu câlins-malins de l'adij Une juriste du CIDFF a participé aux réunions d'actualisation des questions juridiques du jeu câlin-malin, dans les locaux de l'adij. Rencontre avec la chargée de projet de la FOL Une juriste et la directrice du CIDFF ont rencontré la chargée de projet de la FOL afin d'envisager un travail commun pour les interventions en milieu scolaire sur la thématique égalité fille/garçon. Rencontre avec le Principal du Collège «La Grande Métairie» de Ploufragan 14

Une juriste du CIDFF a rencontré Monsieur MERDRIGNAC, principal du collège de la Grande Métairie de Ploufragan pour présenter la structure du CIDFF et envisager une intervention sur les violences sexistes à destination des 4è et 3è. Rencontre avec la Directrice du Centre Social du Point du Jour de Saint-Brieuc La juriste du CIDFF a rencontré la Directrice du Centre Social du Point du Jour afin d'envisager une permanence juridique au Centre Social. Rencontre avec l Espace de Proximité Nord de Saint-Brieuc L'équipe du CIDFF a rencontré celle de l Espace Proximité Nord de Saint-Brieuc afin de présenter les missions réciproques. A Lanvollon : rencontre entre partenaires institutionnels oeuvrant dans le champ de la thématique «famille, enfance, jeunesse». Objectif : construire un diagnostic social partagé du territoire. Rencontre avec le comité «8 mars» : préparation des manifestations liées à l évènement sur le secteur de Lannion. Dans le cadre de la mise en place d une permanence juridique au sein du Relais Service Public situé à Cavan, nous avons participé à une rencontre partenariale et avons reçu l animatrice du RSP au siège social. L idée était de lui présenter les différentes professionnelles et services du CIDFF. Le CIDFF et ses réseaux spécialisés Le CIDFF collabore sur l ensemble des actions et de façon étroite avec la Chargée de Mission aux Droits des Femmes et à l Egalité. Les associations ADALEA Espace Accueil Ecoute Femmes, AMISEP, AMA, Association Départementale Alternatives Judiciaires (ADAJ), Confédération Nationale du Logement et de la Consommation, le Gué, Centre d Accueil à la Parentalité (CAP), Association Départementale d Information sur le Logement (ADIL), CLCV, Lieu-Dit, Espace de Proximité, Fédération Nationale des Accidentés du Travail et des Handicapés (FNATH), Bureau Régional de Ressources Juridiques Internationales de Marseille, Femmes Informations Juridiques Internationales, Cap Jeunes, du Côté des Femmes du Pays de Guingamp, MSA, Communauté de communes Lanvollon-Plouha, Lannion-Trégor Agglomération, Le Tremplin, Info Emploi, GISTI, SDAEC, la CIMADE, l'udaf, l'asti. Maison de la Formation Professionnelle, Maisons de l Emploi de St-Brieuc et Loudéac, Pôle Emploi, ADE, EGEE, Greta, ADALEA, CIBC, Prestalia, Igloo, Maison de l Argoat, réseau Cré Actions, Centres Sociaux, ASTI, Cité des Métiers, CIMADE, Boutique de Gestion, Centre de gestion, Espace de proximité, Missions Locales, Centre d examens de santé, AFPA, Mix Cité Rennes, CLPS, Emeraude i.d, Mahmique, CLLAJ, Avant Premières, Alter Guingamp, Ateliers du Cœur, Ohé Prométhée, Performance Handicap, Cap Emploi, Circonscriptions Solidarités Départementales, CLCV, UDAF, Familles rurales, MJC Plateau, Partage et emploi, Equipe mobile, Précarité psychiatrie. Réseau Par elles ADE CAD22 Coopératives d Activités et D emploi des Côtes d Armor (Avant première, Coop Domi Ouest, Bâti-Première) Boutique de Gestion Chambre des métiers des Côtes d Armor Dinan Chambre du Commerce et d industrie Chambre d agriculture Club des créateurs Armor initiative. 15

Les partenaires institutionnels : Préfecture, la DDCS et particulièrement la Chargée de Mission aux Droits des Femmes et à l Egalité, Caisse d Allocations Familiales, centres sociaux, Inspection du Travail, Circonscriptions Solidarité Départementale Les professionnels-les du droit : Avocat-e, Chambre Départementale des Huissiers de Justice, Chambre Départementale des Notaires, Tribunal de Grande Instance, Tribunal d Instance 16

Initiatives 2010 Personnel Passage d un temps partiel à un temps plein sur le poste de secrétaire chargée d accueil Le bureau du CIDFF et la directrice ont procédé à 4 recrutements durant l année 2010, afin de remplacer un départ : en formation pour Fabienne Billard, en congé maternité pour Audrey Porrot, la juriste, (2 recrutements) en retraite de Mireille Forest (septembre 2009), par la création d une mission d animateur-trice développement local assurée par Marion Cardiet au 1 er février 2010. Election d une déléguée du personnel titulaire et suppléante qui sont successivement, Nicole Dupont et Valérie Renault. Création d une permanence : - juridique au Relais Service Public sur la commune de Cavan - juridique à Bébé du Cœur situé sur Saint-Brieuc - BAIE à Roudourou/Gourland à Guingamp Adoption du 2 ème F de famille, le CIDF devient le CIDFF et obtention de l agrément des CIDFF. Doubler l Atelier de Recherche d Emploi, ouvert le lundi matin et le jeudi matin Animer une nouvelle action «Femmes et citoyennes» à destination de femmes au statut de primo-arrivant. Actualisation des sites internet «Les clés de l égalité» et «Entreprendre au féminin». Participation à la création de la Maison Départementale des Femmes. Instaurer un travail de partenariat entre le CIDFF et des Polonaises avec l appui de la DDFE, du Conseil Général et de Marche Mondiale des Femmes 2011 17

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Mobilisation des membres du bureau et des professionnelles du CIDFF22 Le 8 Mars : Journée Internationale des femmes Contexte La Journée Internationale des Femmes est d abord une création de la Conférence Internationale des femmes socialistes réunie en 1910 à Copenhague afin de servir notamment à la propagande en faveur du vote des femmes et à l amélioration de leurs conditions de travail. Elle est ainsi liée à la revendication de citoyenneté politique des femmes. L initiative en revient à l Allemande Clara Zetkin (1857-1933) qui dirige de 1891 à 1917 Die Gleichheit (L Egalité), importante revue et organe de l Internationale des femmes socialistes, qu elle a fondée en 1907 avec Rosa Luxemburg. Dans les années 1970, le Mouvement de Libération des Femmes s empare du 8 mars, dépolitise le sens de la Journée et la met au service du combat des femmes, c est-à-dire d abord la libération des mœurs et l acquisition de droits sexuels. Depuis lors, cette journée se traduit, à travers le monde, par des débats, colloques, expositions ou manifestations et c est l occasion pour les femmes du monde entier de faire le point sur l évolution de leurs droits, mais aussi de manifester et réclamer une égalité de traitement et de droits pour celles qui en restent privées, et ceci parfois au péril de leur vie. En France, c est en 1982 que le Gouvernement socialiste, avec Yvette Roudy au Ministère chargé des Droits des femmes, a décidé de célébrer officiellement la Journée 19

Internationale des Femmes, le 8 mars de chaque année. Cette journée a amorcé la tradition politique d une journée de réflexion sur la place des femmes dans la société française. Par-delà les alternances politiques, la Journée Internationale des Femmes est désormais officielle et médiatisée. En Côtes d Armor, un comité 8 mars s est mis en place à l initiative de la Chargée de Mission Départementale aux Droits des Femmes et à l Egalité et du Centre d Information sur les Droits des Femmes et des Familles, afin de coordonner les différentes manifestations qui ont lieu ce jour là sur le département. Au-delà de la coordination et en étroite collaboration avec le service de la Chargée de Mission aux Droits des Femmes et à l Egalité, le CIDFF organise le temps fort du 8 mars. Depuis 4 ans, nous nous sommes intéressées aux peintres sculptrices plasticiennes ; le CIDFF n ayant pas vocation à organiser des expositions, nous avions décidé de clore ce cycle en réinvitant en 2010 l ensemble des artistes qui avaient exposé précédemment pour ensuite proposer de mettre en valeur d autres pratiques culturelles. Le temps fort, pour la seconde fois renommé «Talents de Femmes» s est articulé autour de plusieurs actions : a. L inauguration de l exposition réunissant les artistes Costarmoricaines (peintres, sculptrices, photographes) ayant participé à l une des 3 précédentes expositions. Le projet de cette année était qu elles se réunissent par groupe de trois à quatre, et qu elles créent une œuvre spécifique pour l occasion. Cette exposition s est déroulée du 6 au 14 mars 2010 à l Espace Lamennais de Saint-Brieuc. Sur le temps de la manifestation, les artistes ont été sollicitées une journée, pour assurer une permanence sur le lieu d exposition. Elles ont chacune perçu du Conseil Général, un droit de présentation publique. b. Le forum des associations organisé par la Maison des Femmes.22 sur «le centenaire du 8 mars» a réuni une quarantaine de visiteurs-euses. Témoignages de femmes sur l émancipation des femmes des années 50 à nos jours. Les partenaires suivants étaient présents : Délégation départementale aux Droits des Femmes et à l Egalité, la Marche Mondiale des Femmes, Centre d Information sur les Droits des Femmes et des Familles, Adaléa (Service Accueil, Ecoute Femmes), Espace Femmes du Pays de Dinan, Maison de l Argoat du Pays de Guingamp, des syndicats, Amnesty international, la référente départementale des Missions Locales «Alternance au Féminin», Fandiyéma, ACF, le réseau Par elles, Partenariat Algérie. 1) Animation d un Café de l égalité sur le thème «le centenaire du 8 mars» dans un lieu public. 2) Nous avons organisé une conférence sur le thème «Le centenaire du 8 mars et l évolution des droits des femmes» avec l intervention de Mme Françoise Laurant, ancienne Présidente nationale du Mouvement du Planning Familial et experte auprès du Lobby européen des femmes. 3) De plus, comme chaque année, en partenariat avec les Fondus Déchaînés, nous avons projeté le film «La domination masculine» de Patric Jean au Cinéma Le Club 6. Cette projection était ouverte à tout public sur un tarif préférentiel. Environ 1000 personnes à l exposition «Talents de femmes» 205 à la projection du film au club 6 35 personnes ont assisté au «Café de l égalité» et à la conférence «Le centenaire du 8 mars et l évolution des droits des femmes». 20

Autres rencontres «Les Cafés de l Egalité» Deux rencontres ont eu lieu, l une en mars sur le thème : «Le centenaire du 8 mars» et la seconde en décembre «Violences sexuelles en temps de paix et de guerre : un outil de domination?». Ces temps d échanges sont organisés en partenariat MMF22 et le CIDFF. «Zoom au féminin» : inauguration de l exposition réalisée par les résidentes du quartier de Plateau- Ginglin-Balzac. «Le 25 novembre» : Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes au séminaire régional de l URCIDFF «La lutte contre les violences faites aux femmes, approche croisée». au séminaire départemental à destination des professionnels-les «Répercussion des violences conjugales sur la santé des femmes et de leurs enfants». à la représentation «J ai jeté ma baleine à la mer ou des mots sur les maux des femmes victimes de violences conjugales». L ACTIVITE DU CIDFF LE PREMIER ACCUEIL Plus qu un standard, il s agit d un accueil physique et téléphonique : la secrétaire chargée d accueil reçoit le public, effectue un travail d écoute, analyse la demande et oriente vers les professionnelles du CIDFF22, au besoin vers des structures extérieures ayant compétence en fonction de la spécificité de la demande. En 2010, nous avons répondu à 4670 appels téléphoniques et 137 réponses directes ont été apportées par la secrétaire chargée d accueil : coordonnées d organismes sociaux ou administratifs vers lesquels elle oriente, information sur les indices de revalorisation de pensions alimentaires, sur le mode de calcul LE SERVICE JURIDIQUE 21

L action principale : l accès au droit En 2010, on comptait 12 points d accueil et d information sur l ensemble du département. L accès de chacun-e à l information sur ses droits constitue une composante essentielle de sa pleine citoyenneté. C est pourquoi le CIDFF, investi d une mission de service public, est ouvert à tous, femmes et hommes. Le CIDFF propose des permanences juridiques sur une fréquence de 5 jours par semaine à Saint-Brieuc au siège social, et de 3 jours par semaine sur le territoire de Lannion. Dans une volonté d assurer un service de proximité d accès au droit auprès de tout public et sur l ensemble du département des Côtes d Armor, des permanences hebdomadaires, mensuelles et bi-mensuelles délocalisées sont mises en place sur le département (cf tableau «Les permanences»). 1 DESCRIPTIF DES ACTIONS Les juristes du CIDFF ont informé au total pendant l année 2010, 1496 personnes, soit 1252 dans un cadre individuel et 244 dans un cadre collectif (264 en 2009). 22

1.1. L information individuelle Son objet D une durée moyenne de 30 à 45 minutes, les entretiens reposent sur les principes de gratuité, de confidentialité et d anonymat. En raison de ce dernier principe, le CIDFF n ouvre aucun dossier. Les juristes sont consultées aux différents stades d une procédure. Elles peuvent être amenées à assurer un suivi lorsque les personnes le souhaitent. Le rôle des juristes est de transmettre une information exacte, globale, pratique, actualisée et impartiale. L information juridique délivrée de façon pédagogique, consiste selon les cas à : Reformuler et clarifier la ou les demandes exposées par la personne reçue, Présenter les différentes solutions juridiques possibles pour une prise de décision autonome, Expliquer les termes juridiques en les resituant dans l esprit de la loi et traduire le vocabulaire juridique en termes accessibles au public, Expliquer les démarches et les procédures à entreprendre, Définir le rôle des professionnels-les du droit, notamment les avocats, notaires et huissiers vers lesquels le public peut être dirigé, Orienter vers une autre association ou une institution grâce à une bonne connaissance des relais locaux et un partenariat actualisé et dynamique. Dans la mesure du possible, les juristes remettent à la personne reçue, un document écrit afin de lui permettre de mémoriser les informations délivrées (ex : plaquettes du Ministère de la Justice sur le divorce ou les pensions alimentaires, table de l indice des prix à la consommation établie par l INSEE pour la revalorisation des pensions alimentaires, documents écrits de la juriste résumant les démarches à accomplir pour la procédure de divorce, les documents nécessaires à la constitution du dossier pour l avocat etc ). Conformément à la charte des CIDFF, l information juridique est personnalisée et prend en compte une approche globale de la personne. Les entretiens sont assurés par une juriste dont la qualification répond aux exigences posées par la charte des CIDFF (master 1au minimum). Une demi-journée hebdomadaire est consacrée au travail de recherche pour répondre à des questions complexes, à la mise à jour des connaissances, aux échanges au sein de l équipe sur des thèmes juridiques, aux réunions avec les partenaires et à l élaboration de projets. Le public En 2010 les juristes ont reçu en entretien individuel 1252 personnes : 1075 femmes, 140 hommes, 23 couples et 14 personnes morales. Détail du public reçu sur les différents points d information : a) Siège social à Saint-Brieuc En 2010, 486 personnes ont été informées (655 en 2009) : 423 Femmes (558 femmes en 2009), 42 hommes (76 hommes en 2009), 11 couples et 10 considérées comme personnes morales (Assistants sociaux ). 23

b) Antenne Centre Jean Savidan à Lannion En 2010, 402 personnes ont été informées, 236 dans le cadre de la permanence sur rendezvous et 166 dans le cadre de la permanence téléphonique sans rendez-vous : 341 femmes, 56 hommes, 2 couples et 3 personne morale. La permanence téléphonique sans rendez-vous est très appréciée par les particuliers et les professionnels-les. c) Maison de la Justice et du Droit à Lannion : En 2010, 104 personnes ont été informées : 81 femmes, 21 hommes et 2 couples. d) Centre social à Guingamp : En 2010, 21 personnes ont été informées : 17 femmes, 3 hommes et 1 couple. e) Maison de l Argoat à Guingamp : En 2010, 24 personnes ont été informées : 22 femmes, 1 homme et 1 couple. f) Centre de la Providence à Loudéac et Point d'accès au Droit : En 2010, 28 personnes ont été informées : 22 femmes, 5 hommes et 1 couple. g) Info Emploi à Lamballe : En 2010, 22 personnes ont été informées : 22 femmes. h) Espace Rencontre à Ploufragan : En 2010, 12 personnes ont été informées : 10 femmes, 1 homme et 1 couple. 24 personnes venant de la ville de Ploufragan ont pris rendez-vous au siège social à Saint- Brieuc, cela s expliquant par la proximité des 2 villes. i) Espace Femmes du Pays de Dinan : En 2010, 72 personnes ont été informées : 66 femmes, 3 hommes et 3 couples. Il s agit d une permanence dynamique et très fréquentée par les personnes de Dinan et des communes avoisinantes. Grâce à une permanence bi-mensuelle, le délai d attente est moins long pour obtenir un rendez-vous. 6 personnes ont pris rendez-vous au siège social à Saint-Brieuc. Ainsi, nous avons informé 78 personnes de Dinan. j) Espace Proximité : En 2009, 15 personnes ont été informées : 13 femmes, 1 couple et 1 personne morale. k) Maison du développement à Lanvollon : En 2010, 35 personnes ont été informées : 32 femmes et 3 hommes. Les statistiques démontrent au fil des années une constance dans le profil-type du public, quel que soit le lieu de permanence. Il s agit de femmes âgées de 26 à 45 ans, vivant seules avec des enfants à charge. Elles travaillent, sont en général employées et ont un niveau IV ou V. Cependant, les juristes constatent qu'elles reçoivent de plus en plus de personnes âgées : 39 personnes de 70 ans et plus ont été reçues en 2009, contre 20 en 2008. Ce chiffre est identique pour l année 2010. De plus, les juristes ont reçu en 2010, environ 14 personnes relatant des faits de violences physiques commis par leurs enfants mineurs à leur encontre. Focus sur les femmes victimes de violence conjugale informées sur l ensemble des points d information : 230 femmes ont indiqué subir ou avoir subi des violences au sein du couple. Descriptif avec cumul des différents types de violence pour certaines personnes 24

- Violences physiques : 77 personnes, - Violences verbales et psychologiques : 187 personnes, - Violences économiques : 5 personnes - Problème d hébergement lié à des violences : 19 personnes, - Dépôt de plainte ou de «main courante» consécutives à des violences : 36 personnes Les questions posées Elles concernent principalement le droit de la famille : rupture du couple, marié ou non, et ses conséquences sur les enfants et sur les biens. Les juristes sont également sollicitées pour procéder au calcul d indexation des pensions alimentaires ou des prestations compensatoires fixées par une décision de justice. Les demandes de renseignements en droit pénal traitent des violences conjugales ou des plaintes liées à un contexte de séparation (non représentation d enfant, abandon de famille). Les informations fournies en matière d infractions sexuelles concernent principalement le dépôt de plainte et les délais de prescription. En droit du travail, les demandes d informations concernent essentiellement le congé parental, le licenciement pour motif personnel, la démission, la rupture conventionnelle, la modification du contrat de travail, le harcèlement moral et sexuel. En droit des successions, les demandes concernent surtout la protection du concubin ou du conjoint en cas de décès, les conséquences du décès d un parent en présence d enfants mineurs et les conflits d'indivisions successorales. Les juristes informent régulièrement les personnes étrangères : 80 d entre elles ont été informées en droit international privé de la famille et/ou en droit des étrangers. Le rôle d information du CIDFF se situe : en dehors ou avant toute procédure : Explication de la loi, des droits et des devoirs, des diverses démarches possibles, du rôle des professionnels (avocats, huissier, notaires, ) ; pendant ou après la procédure : Sans se substituer à l avocat, le rôle des juristes est complémentaire, elles expliquent les termes juridiques incompris, l avancement de la procédure, le jugement, les voies de recours, Un rôle de relais Considéré comme un lieu-ressource, le CIDFF est un relais pour orienter le public vers la structure adéquate, quand la demande formulée ne relève pas de son champ d intervention habituel (droit des affaires, logement, consommation ). Aussi, les travailleurs sociaux interrogent régulièrement les juristes sur des questions précises qui se posent dans le cadre de leur activité professionnelle (prévenir un mariage forcé, contester une filiation, faire le point sur l actualité législative, ). La permanence téléphonique sans rendez-vous du jeudi est à ce titre très appréciée par les professionnelsles. 1.2. L information collective 27 interventions collectives ont été assurées par les juristes en 2010. En effet, le CIDFF est un partenaire de plus en plus sollicité pour son expertise sur les thématiques suivantes : le droit 25

du travail, la parentalité, les violences conjugales, l égalité, l évolution du droit des femmes, le cadre juridique des violences sexistes ou l égalité professionnelle. Les juristes ont ainsi informé en 2010, 244 personnes, contre 264 personnes en 2009. Le nombre d'interventions est légèrement inférieur à celui de 2009. La mobilisation a été plus difficile, notamment au sein des établissements scolaires. Droit du travail Dans le cadre des actions collectives «Module de Découverte des Métiers» et «Femmes au pluriel», une juriste intervient à la demande de la conseillère emploi-formation, pour d une part informer le public présent sur des questions relatives au droit du travail et d autre part présenter le service juridique du CIDFF. Ainsi, 31 femmes en recherche d emploi ont été informées au CIDFF de Saint-Brieuc. La juriste aborde l égalité professionnelle et les règles juridiques applicables en matière d embauche, de contrat de travail, de harcèlement, de démission, de licenciement L'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes Une intervention a été réalisée à l'afpa de LANGUEUX, à destination du personnel de la Mission Locale Centre Bretagne, dans le cadre de l'opération départementale de qualification et de diversification de l'emploi des jeunes femmes en Côtes d'armor. Cette action portait sur l'évolution de la législation en matière d'égalité professionnelle. 12 professionnels-les ont été informés-es. La Parentalité Animation de l outil «Parent il-parent elle» Accompagner la parentalité en permettant aux parents, et particulièrement les femmes seules avec enfants, d être informés sur leurs droits, reste fondamental. Les questions posées aux professionnelles du CIDFF traitent de manière transversale 3 thématiques : le droit de la famille, la parentalité et l articulation entre la vie familiale et la vie professionnelle. Le CIDFF de l Ille-et-Vilaine en collaboration avec la Caisse d Allocations Familiales a réalisé un outil «Parent il-parent elle». Ce support ludique est utilisé par les différents CIDFF bretons et répond de manière collective aux demandes du public. Ainsi, durant 2h30, sous la forme d un jeu de l oie, les parents sont amenés à échanger sur des questions telles que le non-recouvrement de pensions alimentaires, les questions sur l autorité parentale, les relations parents-enfants, le congé parental et la recherche d emploi C est un outil très apprécié par les participants-es qui se retrouvent dans les situations évoquées. En 2010, 4 animations ont été réalisées et 28 parents ont participé : Des parents d'élèves de l'école maternelle des Etablettes, Saint-Lambert. Le groupe de femmes de «Femmes au Pluriel», Des parents d'élèves de l'école maternelle Jacques Brel de Saint-Lambert. Les femmes du groupe «Familles monoparentales» d ADALEA 26

Une juriste et la chargée de projets animatrice social ont présenté les services du CIDFF et le jeu Parent'il/Parent'elle au personnel de la maison du petit enfant : 5 parents étaient présents. La juriste est intervenue à 2 reprises auprès du groupe «Défis de Femmes» de Guingamp : sur une co-animation avec l animatrice social du CIDFF du jeu parent il/parent elle et lors d une présentation du service juridique afin de permettre une meilleur identification de ce service et une connaissance de la permanence réalisée par la juriste au Centre Social de Guingamp. Parentalité et autorité parentale Intervention sur la notion d'autorité parentale auprès de détenus Une juriste a été sollicitée par l'association Enjeux d'enfants pour intervenir auprès de détenus de la maison d'arrêt de Saint-Brieuc sur la notion d'autorité parentale avec la participation du SPIP et de la PMI. 7 détenus ont bénéficié de cette intervention. L'accès à la citoyenneté Depuis plusieurs années, le CIDFF des Côtes d'armor a développé sur le département sa mission première d'information du public et plus spécialement des femmes sur leurs droits. Cependant, l'expérience fait apparaître que le public primo-arrivant et plus particulièrement les femmes qui ne travaillent pas à l'extérieur constitue une population sous informée, aussi bien sur ses droits au quotidien qu'en matière de repères sur le fonctionnement politique et institutionnel de la société. Les femmes sont, le plus souvent, isolées dans leur quartier, fragilisées et peu autonomes financièrement comme personnellement. C'est en partant de ce postulat de départ que le CIDFF a mis en place au cours de l'année 2010 l'action «Femmes Citoyennes» dont la finalité est de favoriser l'intégration des femmes primo-arrivantes. L'objectif de ce projet est d'inscrire les femmes dans une dynamique d'autonomisation en favorisant la maîtrise de leur environnement et de leur mobilité. Cette action se veut être un support pour mieux exprimer et repérer leurs difficultés à la mobilité et à l'autonomie liées au problème de garde d'enfant-s, à l'enfermement au sein du foyer ou encore à l'appréhension d'un monde extérieur peu connu. Cette action se déroule sous forme de 10 ateliers ayant chacun une thématique différente. 7 femmes y ont participé. Cette action est reconduite en 2011. 1.2.3. Les violences conjugales Les juristes ont sensibilisé ou formé 136 professionnels-les à l aspect civil des violences conjugales. Dans chaque département existe, sous l autorité du Préfet, une commission de lutte contre les violences faites aux femmes. Sur les Côtes d Armor, elle est animée par la Chargée de 27

Mission aux Droits des Femmes et à l Egalité et a pour mission la prise en charge, le traitement et la prévention des violences envers les femmes. Dans le cadre de cette commission, le CIDFF participe à plusieurs groupes de travail sur les thèmes de l accueil et l hébergement des victimes, la prise en charge des auteurs de violence, la sensibilisation et la formation des professionnels-les. C est dans ce dernier volet que s inscrit le programme de sensibilisation et de formation des professionnels-les. La sensibilisation dure une journée au cours de laquelle Accueil Ecoute Femmes de l association ADALEA aborde l approche psycho-sociale des violences conjugales pendant une intervention de 3 heures. L ADAJ présente les conséquences juridiques sur le plan pénal pendant 1h30. Le CIDFF présente, dans le cadre d une intervention de 1h30, l aspect civil des violences conjugales c est à dire les conséquences sur les biens et sur les enfants d une séparation de la victime en distinguant la situation de la femme mariée et celle d une femme pacsée ou en concubinage. La formation dure 3 jours et a pour objet notamment de développer la prise en charge de la victime. Le CIDFF, par des cas pratiques, détaille les informations concernant le départ du domicile conjugal de la femme mariée, la situation difficile des femmes étrangères victimes de violence conjugale a) Sensibilisation des élèves assistants sociaux Sensibilisation des assistants de services sociaux 3 ème année Le CIDFF est sollicité par de nombreux futurs travailleurs sociaux, notamment assistants sociaux soit pour obtenir des informations sur les violences conjugales dans le cadre d un mémoire de fin d étude, soit pour réaliser un stage. Aussi, l AFPE de Saint-Brieuc nous sollicite pour intervenir sur les violences conjugales. Le module de sensibilisation a donc été réalisé en 2010. La juriste a informé 46 élèves assistants sociaux. Co-animation d un débat sur la problématique des violences conjugales et présentation des missions du CIDFF Une juriste du CIDFF a participé à l animation d un débat, avec d autres partenaires associatifs (Espace femmes du Pays de Dinan), abordant le thème des violences conjugales. Ce débat à destination d environ 50 élèves assistants de service social de 1 ère année suivait la diffusion du film «Ne dis rien». b) Sensibilisations des professionnels-les sur le Pays de Guingamp Sous la coordination de la Chargée de Mission aux Droits des Femmes et à l Egalité une sous-commission «Violences conjugales» s est mise en place à Guingamp. Une action de sensibilisation des professionnels-les aux violences conjugales a été réalisée et 6 travailleurs sociaux y ont participé. c) Sensibilisations des professionnels-les à l hôpital de Paimpol Une action de sensibilisation des professionnels-les aux violences conjugales a été organisée et 14 travailleurs sociaux y ont participé. d) Sensibilisations sur Saint-Brieuc de gendarmes et travailleurs sociaux 28

Quatre sessions de sensibilisation ont été organisées sur Saint-Brieuc au cours de l année regroupant des travailleurs sociaux et des gendarmes référents en matière de violences intra-familiales. Ainsi, les juristes ont formés 9 professionnels-les dans les locaux de Saint-Brieuc Agglomération et 11 professionnels-les dans les locaux de la Préfecture. Les intervenantes constituent un dossier pédagogique qu elles remettent aux participantses des sensibilisations. Grâce à ces interventions, le CIDFF est ainsi très bien repéré comme structure compétente en droit de la famille. Les professionnels-les orientent plus facilement de nombreuses personnes vers les permanences. 29

LE SECTEUR EMPLOI-FORMATION LES ACTIONS 1- Action à destination des femmes en situation précaire 1. Femmes au Pluriel (p.) 2. Familles monoparentales (p.) 2- Femmes et quartiers sensibles de St-Brieuc et de Guingamp 1.Quartiers sensibles de Balzac Europe Ginglin St-Brieuc (p.) 2.Défis de femmes de Quartier du Roudourou Gourland Guingamp (p.) 3- Actions de mobilisation vers l emploi 1. Bureau d Accompagnement Individualisé vers l Emploi (p. ) 2. Module Découverte des Métiers (p.) 3. Atelier Recherche d Emploi (p.) 30

1- FEMMES EN SITUATION PRECAIRE Actions Intervenants-es - partenaires Objectif Femme au pluriel Sur cette action : Accompagner vers une Entret insertion sociale et Inform Salariées CIDFF : professionnelle des femmes Marion Cardiet : animatrice chargée du seules touchant les minima Bilan développement social sur les quartiers sociaux ayant à charge Acc sensibles de St-Brieuc et Guingamp l éducation de leurs enfants, collec Audrey Porrot : juriste Partenariat financier : Direccte Bretagne, Cucs St Brieuc, DDCS, St Brieuc Agglomération, Caf, Conseil Général, afin qu elles acquièrent leur pleine autonomie. 32

FEMME AU PLURIEL OBJECTIF DE L ACTION Accompagner vers une insertion sociale et professionnelle des femmes seules touchant les minima sociaux ayant à charge l éducation de leurs enfants, afin qu elles acquièrent leur pleine autonomie. Mobilisation du public L'information collective a eu lieu le 8 avril 2010. 13 femmes se sont présentées le jour de l'information collective. A l'issue des entretiens, 9 se sont positionnées sur l'action. 3 ont été orientées vers d'autres actions du CIDFF car leur projet ne correspondait pas à l'action proposée (Module découverte des Métiers et Bureau d'accompagnement Individualisé vers l'emploi). Une a trouvé un emploi temporaire et n'a pas souhaité entrer dans l'action. Par la suite, 4 autres femmes ont été reçues en entretien individuel : 2 ont intégré l'action. Ce sont donc 11 femmes qui ont débuté l'action le 27 avril 2010. Orientation du public 4 personnes ont été orientées par les travailleurs sociaux de la CSD 2 personnes on été orientées par ADALEA 1 personne a été orientée par l'espace Initiative Emploi 4 personnes ont été orientées par le CIDFF Communication Réalisation d'une nouvelle plaquette Début de la communication début mars. Mode de communication Plaquette uniquement (par courrier ou par mail) : Espace Rencontre Ploufragan, Centre Social Plérin, Centre Social Plédran, Pôle Emploi, ADT. Plaquette + information orale (à l'accueil ou à un référent) : Circonscription Solidarité Départementale Saint-Brieuc/Plérin (CSD), CSD St-Brieuc/Couronne, Centre Social Plateau, coordinateur ANRU Plateau, CLPS, Centre Social Croix Saint Lambert, Centre Social Point du Jour, Assistantes sociales CAF, Adalea, CCAS, Espace Initiative Emploi, Bébés du Coeur, Centre d Accueil à la Parentalité, Centre Départemental de l'enfance, CIBC, Emeraude ID. 33

Intervention en réunion d'équipe : CSD Saint Brieuc/Langueux. Le contact direct avec les personnes favorise l'appropriation par les partenaires de l'action et le fait qu'ils en informent leur public. Cependant, il faut veiller à avoir les bons interlocuteurs (ceux qui sont en contact avec le public concerné). Intégration individuelle en cours d action : Deux femmes ont intégré l'action à la troisième séance. Une a poursuivi la démarche, l'autre a abandonné en juin. Le groupe formé avait une bonne dynamique qui s'est développée tout au long de l'action. La question sur d'autres intégrations individuelles en cours d'action ne s'est pas posée au vu de l'évolution du groupe. BILAN DE L ACTION A- Présentation générale de l action 2010 L'action Femme au Pluriel se compose de quatre parties principales : Cohésion du groupe La constitution du groupe se fait avec les 3 partenaires CIDF22, CIBC et Emeraude Idée. C est une phase d échange sur le déroulement de l action : présentation de chaque partenaire, de son champ d intervention, de l articulation entre les différentes phases et de sa programmation dans le temps. A la suite de cette phase introductive, il a été proposé au groupe de femmes, un support pédagogique et ludique, dont l objectif est de déclencher une dynamique et une cohésion de groupe : les ateliers mis en place par l'hôtel de la Plage. Démarche Sésame Emeraude ID La démarche «sésame» vise l identification et la reconnaissance d acquis issus de l expérience extra-professionnelle et professionnelle et destinée à un public peu ou pas qualifié. Son objectif est de donner les informations et outils nécessaires pour retrouver le chemin de l emploi dans de bonnes conditions, mais de façon plus générale, d accompagner ces femmes pour une reprise de confiance dans leurs capacités et aptitudes. Bilan de compétences - CIBC L intervention du CIBC sur la réalisation du bilan de compétences est financée dans le cadre d'un autre conventionnement par le Conseil Général. Le bilan de compétences du CIBC combine des entretiens individuels et des phases collectives. Il comporte une phase d'investigation puis une phase d'élaboration du projet personnel, afin que chacune puisse construire son projet professionnel. Mise en situation sur le terrain - CIDFF Cette action doit permettre aux femmes de se situer dans une démarche active vers l'emploi. L'objectif spécifique visé est de mettre en œuvre les moyens d'accès à la formation et/ou à l'emploi au regard du travail d exploration réalisé au préalable. Pour cela, des interventions de professionnels sont proposées sur différents thèmes (garde d'enfant, mobilité, accès à la culture...) et des ateliers concernant la recherche d'emploi sont menés. B- Dispositif d insertion professionnelle et sociale 34

Ateliers Hôtel de la Plage Fabienne Pontoire, de la compagnie Hôtel de la Plage est intervenue sur 6 ateliers de 3h : 3 en début d'action (mai) et 3 en septembre. L'objectif était de travailler sur les techniques du théâtre forum, sur un thème qui soit choisi par les femmes. Des jeux de découverte du théâtre et de connaissance ont été mis en place dans un premier temps : travail avec le corps dans un premier temps puis avec la parole. Ceux-ci ont permis de créer du lien entre les personnes (jeux à deux, regard, toucher...) et ont fortement contribué à la création d'une dynamique de groupe. Les thèmes proposés par les femmes ont été les suivants : - le regard des autres : sentir un regard porté sur soi, se sentir jugé par l'extérieur, par la famille ; question de la confiance en soi, - l'entretien d'embauche : quelle attitude prendre (téléphone portable qui sonne), se mettre dans la peau du recruteur (qui est avenant, qui déstabilise...), question des discriminations (grossesse, santé..), - la candidature spontanée : comment se présenter, - la gestion de l'échec/du refus : comment peut-on se comporter face à une réponse négative, ou une absence de réponse, dans le cadre de la recherche d'emploi mais aussi au-delà. Une mise en situation sous la forme du théâtre forum a pu être faite sur ces thèmes. L'idée de cette forme de théâtre est de montrer une situation problématique puis de voir comment on peut l'améliorer par l'intervention des différentes personnes (public acteur). Dans ce cas, il a parfois été difficile de pointer les situations problématiques : souvent apparaissait dans le jeu du groupe, les situations «idéales». Deux explications possibles à cela : soit le groupe n'avait pas envie d'aborder des situations difficiles, conflictuelles car cela rappelait au passé; soit pour certaines de ces femmes, elles n'avaient pas d'expérience négative dans ce domaine (notamment pour celles qui avaient peu d'expérience professionnelle.). Une personne n'a pas souhaité participer à ces ateliers suite à une première séance qui ne lui a pas plu. Pour le reste du groupe, certaines ont énormément apprécié ce temps et auraient souhaité avoir plus de séances, d'autres sont venues et ont participé mais ont eu quelques difficultés à se mettre en scène. De manière générale, cet atelier a permis au groupe de faire connaissance, et aux personnes de travailler sur leur corps, sur leur attitude, sur leur confiance en elle et de se confronter au regard du groupe (même si c'était un regard bienveillant). Paroles de femmes : «très agréable, ludique, permet de se découvrir au fur et à mesure» «super intéressant et rigolo» «bien pour vaincre sa timidité» 2. Ateliers Emeraude ID 8 séances de 3h (mai-juin 2010) 35

Carine Le Vasseur, psychologue à Emeraude I.D est intervenue en binôme avec l'animatrice du CIDFF. A travers l'outil SESAME, un travail collectif a été réalisé sur la reconnaissance des acquis de l expérience. Cette méthode réalisée en amont, représente pour les femmes, l appropriation d un vocabulaire technique et engage surtout une démarche de réflexion pour repérer, identifier et mesurer les connaissances, les savoir-faire acquis dans la vie sociale, familiale et professionnelle. Elles ont ainsi pu se rendre compte de leurs capacités et compétences qu'elles pourront mettre en avant auprès d'un employeur. Les femmes ont beaucoup apprécié ces ateliers, certaines auraient souhaité qu'il y en ait plus. Elles ont su regarder leurs expériences, professionnelles ou extra professionnelles, et valoriser leurs savoir faire. Un premier pas pour une reprise de confiance en soi que beaucoup cherchaient. Paroles de femmes : «ça m'a appris à prendre un peu confiance en moi; j'ai apprécié, ça m'a donné le courage de parler de moi» «Très intéressant et valorisant, très positif; formatrice sympathique et compréhensive» «Plus de confiance en soi. Carine nous a donné envie de persévérer dans nos recherches.» 3. Atelier CIBC La présence du CIBC ayant été confirmée fin mai, une présentation du bilan de compétences eut lieu le 1er juin auprès du groupe. 6 femmes ont démarré un bilan de compétences en septembre avec Eliane Harscoat. 3 sont allées au bout de la démarche (cf bilan CIBC). 1 femme a déménagé à Guingamp et a entrepris une démarche individuelle de bilan de compétence avec le CIBC à Guingamp. Suite aux préconisations découlant de l'action 2009, le travail partenarial entre le CIBC et le CIDFF a été renforcé par la co-animation de deux ateliers collectifs (exploration des métiers et approfondissement des pistes) faisant partie du bilan de compétences et de la séance de bilan de l'action avec les femmes. Cette co-animation permet, en complément des échanges existants entre les formatrices, de suivre de manière coordonnée les démarches des femmes et d'être au plus près de l'évolution de leur parcours et de leur questionnement. Paroles de femmes : «très intéressant, j'ai appris des choses» «permet de savoir ce qu'on aimerait faire comme travail» «démarche approfondie...mais pas assez de temps» 4. Ateliers CIDFF Le CIDFF a coordonné chaque étape de l action et est intervenu tout au long du parcours : Coordination des différents intervenants, information et communication dans le groupe, organisation des regroupements, gestions des plannings, logistique... Co-animation de la démarche Sésame avec Emeraude I.D Présence lors des animations de l'hôtel de la Plage Animation d'ateliers sur les techniques de recherche d'emploi : Marion Cardiet, animatrice et coordinatrice de l'action, accompagnée de Laurence Phillebeaux stagiaire conseillère en insertion professionnelle ont animé ces ateliers entre septembre 36

et décembre 2010. L'objectif était alors de travailler à la concrétisation du projet professionnel par la connaissance des Techniques de Recherche d'emploi et avec le projet d'un stage en entreprise pour valider ses pistes. Les ateliers, animés de manière participative, invitaient le groupe à partager ses connaissances résultant de l'expérience professionnelle de chacune et des éléments de leur parcours valorisés par la démarche SESAME. Les ateliers ont porté sur la réalisation d'un CV, le travail sur la lettre de motivation, les techniques de démarchage et notamment l'entretien téléphonique, et la recherche d'un stage (bassin d'emploi, liste d'entreprises, prise de contacts...). Des entretiens individuels ont pu compléter ces ateliers. L'intervention de Karinne Closier, conseillère emploi formation au sein du CIDFF a permis de présenter les autres possibilités qu'offre le CIDFF en matière d'accompagnement à l'insertion professionnelle afin que les femmes s'en emparent et puisse s'y intégrer de manière individuelle en 2011. Par la suite, deux femmes ont effectué un stage en entreprise. Les autres n'étaient pas prêtes ou disponibles pour différentes raisons (familiales, santé). Organisation d'une sortie familiale cet été (comme cela avait été proposé l'année précédente). Celle-ci a eu lieu le 27 août, date fixée par les femmes en fonction de leurs disponibilités. L'idée était de permettre aux femmes de se retrouver avant la rentrée et de se remobiliser, mais aussi de partager un moment de loisirs entre elles et avec leurs enfants. La sortie a eu lieu au sentier du son de Cavan, les places étant négociées par Culture du Coeur. Des partenaires (CIBC et Assistante sociales de la Circonscription Solidarité Départementale) ont participé à la sortie. Au-delà de l'intérêt du lieu en luimême (très intéressant, ludique, balade nature et découverte des sons), les femmes ont beaucoup apprécié de se retrouver ensemble, avec leurs enfants. Les accompagnateurs ont également apprécié ce moment d'échange informel, de détente et de partage d'une expérience commune qui crée des liens. Seules 3 femmes n'ont pas participé à cette sortie (pour déménagement, retour de vacances, ou difficulté passagère). Orientation vers des partenaires : Centre Sociaux, Vacances et Famille, Culture du cœur, Assistantes sociales CAF et Circonscriptions Solidarité Départementales, ADAJ, Adalea, Pôle Emploi, Prométhée et juriste du CIDFF. Programmation d interventions professionnelles à l initiative du Cidff : A. Atelier sur la garde d'enfants : Intervention de deux assistantes sociales de la CAF (Emmanuelle Gueguen et Christine Potier) sur les modes de garde et les financements et du service jeunesse de la ville de Saint-Brieuc (Isabelle Guillou) pour présenter les loisirs enfant et jeunes pendant l'année scolaire et l'été. B. Atelier mobilité : Intervention de Valérie Renault, conseillère emploi formation du CIDFF, sur les modes de déplacements et le calcul des coûts et du temps des moyens de déplacements. C. Présentation de Culture du Cœur : Présentation des activités de l'association et de ce qui peut être proposé aux familles: accès à des spectacles, des sorties, Artadom (action artistes à domicile). Le groupe a été très intéressé par cette intervention car, excepté une personne, aucune ne connaissait cette possibilité. Elles se sont saisies de cette opportunité et 4 se sont déplacées pour chercher des places. Deux ont accueilli un spectacle chez elles dans le cadre d'artadom. D. Atelier informatique : Suite à plusieurs demandes concernant l'informatique, et par l'intermédiaire de l'espace de Proximité nord qui propose des ateliers informatiques, le groupe a eu un atelier «découverte» animé par Bénédicte Le Goaster (Mediacap, 37

ville de Saint-Brieuc). Étant donné l'intérêt montré par les femmes à l'amélioration de leurs connaissances de l'informatique et la nécessité de cet outil dans les démarches de recherche d'emploi, d'autres ateliers plus ciblés ont été proposés : mise en page sur Word (CV), création d'une adresse e-mail, découverte du site de Pôle Emploi. Paroles de femmes : «Cela m'a beaucoup aidé pour mon CV ++» «Plus que positif» «D'autres séances auraient été bienvenues». E. Animation du jeu Parent'il Parent'elle : en co-animation avec Audrey Porrot, juriste au CIDFF; Ce jeu permet d'aborder des questions liées au droit de la famille, à la reprise d'une activité professionnelle, aux stéréotypes femmes/hommes. Les échanges dans le groupe ont été nombreux et constructifs. F. Visite à la Cité des métiers : Remarquant qu'aucune des femmes du groupe ne s'était déjà rendu à la Cité des Métiers de Ploufragan, malgré l'information transmise par le CIDFF concernant les différents forums et animations s'y déroulant, nous avons proposé au groupe de mieux connaître cette structure en se rendant sur place. Nous avons été reçues par Florence Le Coz, conseillère emploi, qui nous a présenté le lieu et les différentes animations proposées. En concertation avec Eliane Harscoat du CIBC, les femmes ont pu avancer sur leurs démarches d'exploration des pistes de métiers. A la suite de cette visite, plusieurs femmes se sont rendues à la Cité des métiers pour des forums thématiques (notamment sur les espaces verts, et le forum pour l'emploi des personnes handicapées). G. Conférence et simulations d'entretien d'embauche avec EGEE: L'association Entente des Générations pour l'emploi et l'entreprise est composée d'anciens cadres et chefs d'entreprise qui mettent à disposition leur connaissance de l'entreprise et des démarches de recrutement pour les demandeurs d'emploi. Dans le cadre de Femme au Pluriel, une «conférence» sur les techniques de recherche d'emploi a eu lieu en novembre 2010. Ce moment a été l'occasion pour les participantes de se confronter au point de vue d'un chef d'entreprise lorsqu'il effectue un recrutement. Ces informations ont complété les éléments engrangés lors des ateliers menés par le CIDFF. Par la suite, les bénévoles d'egee proposaient aux femmes qui le souhaitaient, de leur transmettre un dossier de candidature comprenant une offre, un CV et une lettre de motivation répondant à cette offre et d'être reçues en entretien individuel pour une simulation d'entretien. 4 femmes ont ainsi bénéficié de ces simulations. Cette proposition leur a permis de se confronter à la réalité du marché du travail, d'expérimenter leur capacité à défendre leur candidature devant un employeur, et de bénéficier de conseils de personnes avisées et extérieures aux structures d'insertion professionnelle. Paroles de femmes : «bien, un peu stressée» «intéressant et nous permet de travailler sur soi». H. Atelier sophrologie : Les femmes étaient très demandeuses de la mise en place d'un atelier «chouchoutage», dans l'idée d'apprendre à prendre du temps pour elle, à prendre soin d'elle et revaloriser la confiance en soi. Dans le cadre d'une demande de stage de la part d'une sophrologue en formation, le CIDFF a proposé au groupe Femme au pluriel de bénéficier de 12 séances de sophrologie. L'objectif de cette activité est de proposer un outil que les femmes peuvent s'approprier pour améliorer leur gestion du stress, des émotions, faciliter la concentration, le sommeil. L'optique de la sophrologie est de s'ancrer dans le principe de réalité afin de permettre de chercher le positif en toute chose. Cette action était donc appropriée dans la démarche de dynamisme et d'amélioration de la confiance en soi proposée par l'action Femme au Pluriel. Cependant, ces séances commençant en septembre, au moment où le 38

groupe de femmes devait se remobiliser pour participer aux différents ateliers sur la recherche d'emploi, entamait par ailleurs une démarche davantage individuelle de bilan de compétences, elles n'ont pas adhéré à cette proposition. Plusieurs éléments expliquent cela : certaines femmes n'étaient pas volontaires et disponibles pour entamer cette démarche ; la dynamique de groupe étant déjà enclenchée et tout le groupe ne souhaitant pas participer à ces séances, il y a eu une déperdition ; les difficultés de santé ont rendu difficile la participation de certaines. Ces séances ont donc été ouvertes à un groupe plus large et seules 3 femmes ont fréquenté quelques séances. Analyse des profils du public accueilli Tranche d âge Nombre de femmes Participantes de 25 à 44 ans 8 Participantes de 45 à 54 ans 3 Revenus et ressources Nombre de femmes RMI - RSA 7 ASS 2 Assedic 1 Autres (AAH, pension alim. Alloc Caf ) 1 congé parental Situation familiale Nombre de femmes Célibataire 4 Divorcée 1 Séparée 5 Veuve 1 Mère de famille 11 Expérience Professionnelle Nombre Mobilité 0 à 1 an 1 à 2 ans 5 1 Avec permis 3 Dont Sans permis 8 (dont une avec un 2 à 5 ans 6 à 15 ans 2 3 avec une voiture : 3 véhicule sans permis, et une en scooter) Niveau d études Nombre Niveau VI Niveau V Niveau III Niveau II 3 6 1 1 (diplôme obtenu à l'étranger) Inscription Pôle Emploi Nombre Sur les non inscrites au Pôle Emploi Depuis moins d 1 an Depuis plus d un an 4 4 3 en démarches d'inscription fin 2010 Diversification et élargissement des choix professionnels et développement du Réseau d entreprise Par un discours construit tout au long de l'action, les intervenant(e)s insistent sur l'égalité professionnelle : vigilance quant aux préjugés, sensibilisation des différents intervenants. Lors des ateliers théâtre, les représentations ont souvent été visibles : spontanément, la personne jouant un employeur se mettra dans la peau d'un homme et celle jouant le personnel 39

d'accueil jouera une femme. Il s'agit alors pour l'animatrice du CIDFF de les faire remarquer et de bousculer les idées préconçues en changeant les personnages. Deux des femmes s'orientent vers des métiers dits traditionnellement masculins (mais qui se féminisent) : une vers les métiers des espaces verts et l'autre vers le métier de conductrice de bus. D'autres remarquent que des métiers dits traditionnellement féminins ne sont pas facilement accessible : les métiers de la vente ou de l'aide à la personne ont des horaires qui nécessitent une organisation quant à la garde des enfants, par exemple. D'autres métiers, comme le secrétariat, demandent aujourd'hui un niveau d'étude assez élevé. C. Analyse de l action - Améliorations par rapport à 2009 Suite aux préconisations réalisées dans le bilan 2009, les éléments suivants ont été mis en œuvre : Une charte a été rédigée, avec un volet collectif et volet «objectifs individuels». Elle permet de rappeler le respect de chacune et du groupe et d'évoquer l'absentéisme pour la partie collective. La partie «objectifs individuels» montre tout son intérêt à la fin de l'action afin de mesurer le parcours effectué, la progression réalisée, les difficultés résolues ou qui restent à résoudre. Par ailleurs, une évaluation a été réalisée avec les femmes en fin d'action avec un document écrit où chacune peut exprimer son ressenti individuel et un partage à l'oral des différentes réflexions et appréciations quant au déroulement de l'action. La sortie familiale a été renouvelée et le partenariat avec Cultures du Coeur se poursuit. Des simulations d'entretien d'embauche ont été proposées fin 2010, en partenariat avec EGEE. Deux ateliers collectifs du CIBC ont été co-animés par le CIDFF et le CIBC, afin d'améliorer la cohérence de l'accompagnement par les deux structures. - Freins et difficultés rencontrés sur l action le maintien de la dynamique de groupe : La dynamique de groupe a été très forte et très porteuse, notamment en mai et juin. En septembre, une femme a abandonné, une a trouvé un emploi, une est entrée en formation, une a déménagé et une a peu à peu lâché prise suite à des difficultés familiales. Les autres femmes étaient bien présentes et toujours motivées, mais il a fallu relancer une dynamique, face à la diminution du groupe. (La dynamique était lancée à 11, et le fait de se retrouver à 6 a nécessité que chacune retrouve sa place). La reprise en septembre est souvent difficile car elle nécessite une réorganisation dans le groupe (suite à des départs), et par ailleurs, les démarches individuelles se font plus présentes, notamment par le démarrage du bilan de compétences. Cependant, si cette difficulté a été évoquée par les femmes, elle n'a pas altéré leur présence aux ateliers ni leur motivation et leur envie d'avancer dans leur démarche d'insertion professionnelle. La multiplicité des problématiques : L'autre difficulté relevée sur l'action concerne davantage le cumul de difficultés exprimées par certaines femmes : plusieurs d'entre elles ont des problématiques complexes, d'ordre familial, de santé... qui parasitent leurs démarches pour leur insertion professionnelle. - Difficultés pour les femmes De nombreuses difficultés fortes et ancrées parfois depuis plusieurs années freinent la progression de ces femmes malgré leur volonté forte. 40

Problématiques familiales : Toutes les femmes inscrites dans cette action sont seules avec leurs enfants: la séparation avec le père de(s) enfant(s) constitue une rupture dans leur parcours de vie. Exceptée une femme pour qui la séparation s'est faite d'un commun accord, les autres ont vécu des moments très difficiles : Deux femmes sont veuves; Des violences conjugales sont exprimées par 4 d'entre elles. Des problèmes d'alcoolisme de l'ex conjoint pour deux des femmes. Cette situation de monoparentalité joue forcément sur leur capacité à occuper un emploi, que ce soit pour des problèmes de garde d'enfant, ou de difficultés relationnelles avec leurs enfants et/ou avec le père de ceux ci. Enfant handicapé : Une femme a un enfant autiste. Le père étant éloigné géographiquement, et la prise en charge à l'école étant partielle, Mme se doit d'être disponible pour s'occuper de son fils dans ces moments. Sa présence lors de l'action en a été perturbée. Il paraît donc très difficile pour l'instant de penser à la recherche d'un emploi, tant qu'aucune solution n'est effective à long terme dans ce domaine Garde des enfant : La garde des enfants reste une problématique souvent présente. Au delà de l'aspect financier et de la difficulté de trouver des places en crèche, l'isolement social et familial de certaines femmes fait qu'elles ne peuvent pas forcément être aidées par leur entourage concernant la garde des enfants. Lien avec le père avec qui l'histoire est difficile : Certains des enfants n'ont plus du tout de lien avec leur père (3). Pour d'autres la présence du père, en général très irrégulière (sauf pour une) est difficile à gérer : Lorsque les enfants sont petits, il s'agit surtout de gérer les démarches juridiques, avec la peur d'une situation conflictuelle, d'un père qui demande la garde de son enfant qu'il n'a pas vu depuis plusieurs années dans certains cas. Lorsque les enfants sont plus grands, les questions d'équilibre familial, d'autorité parentale, notamment lors de l'adolescence sont fortement présentes. Adolescence : Deux femmes ont des filles adolescentes avec qui elles ont une relation à la fois fusionnelle et à la fois très conflictuelle. Pour ces deux femmes, le père a été absent durant l'enfance de leurs filles. Les relations sont très violentes (parfois physiquement, mais surtout psychologiquement), pour ces femmes qui ont le sentiment de s'être oubliée (voir sacrifiée) pendant plusieurs années pour le bien de leurs enfants, qui ont été dévalorisées par leur entourage car elles n'avaient pas de situation professionnelle, et qui voient aujourd'hui leurs filles se retourner contre elles. Bien qu'elles aient, en entamant la démarche de Femme au Pluriel, retrouver une envie de penser à elle, ces relations familiales sont très difficiles à vivre et perturbent profondément ces mamans. Cette problématique, très difficile à régler car elle concerne la relation humaine, parasite l'accès à l'emploi de ces femmes pour le moment. Problématique de santé Les problèmes de santé sont très présents dans ce groupe de femmes : 5 femmes sont entrées dans l'action afin de trouver un nouveau projet professionnel adapté à leur situation de santé, car elles ne pouvaient plus exercer dans le secteur qu'elles occupaient précédemment. 2 ont une reconnaissance de travailleur handicapé. Ces problématiques entrainent un absentéisme, une crainte à se projeter dans des métiers nouveaux, une perte de confiance en soi concernant sa capacité à exercer un métier ou concernant l'acceptation de son corps. Par ailleurs, on note des difficultés d'ordre psychosociales pour plusieurs des femmes : les ruptures dans le parcours de vie de ces femmes nécessitent parfois un accompagnement psychologique, qu'elles n'ont pas toujours accepté. N'étant pas des professionnels dans ce domaine, il est parfois difficile de réagir face à des situations complexes, de problématiques qui se cumulent, de discours où l'on décèle parfois des incohérences. Mobilité 41

Les femmes sont plutôt autonomes sur ce point : celles qui n'ont pas de véhicule se déplacent en bus. Cependant, il est encore difficile pour certaines d'entre elles, d'imaginer des déplacements pour un emploi dans des zones éloignées de Saint-Brieuc, du point de vue de l'organisation que cela nécessite. Problèmes financiers Les difficultés financières dans lesquelles se trouvent toutes ces femmes court-circuitent souvent leur parcours : elles oscillent entre la volonté de trouver un projet professionnel à long terme et la nécessité d'avoir un emploi le plus rapidement possible, sans réussir à se décider pour l'une ou l'autre des solutions. Niveau de formation 4 des femmes sont d'origine étrangère : Pour trois d'entre elles, un travail de remise à niveau en français est nécessaire : oral et écrit pour l'une d'elle, écrit pour les deux autres. 2 autres jeunes femmes souhaitent faire une remise à niveau notamment en Français écrit, dans l'objectif d'être plus à l'aise dans l'exercice d'un métier ou pour la reprise d'une formation. 3 femmes n'ayant pas travaillé depuis longtemps, ont une formation obsolète. Elles souhaiteraient refaire une formation mais une remise à niveau préalable serait intéressante, notamment concernant le Français écrit ou l'informatique (en fonction de leur projet professionnel). Préconisation et pistes d amélioration d évolution, d optimisation En premier lieu, l'action Femme au pluriel a démarré fin avril 2010 (du fait du recrutement de l'animatrice du CIDFF en février 2010). Il serait souhaitable en 2011, comme pour les années précédentes, de démarrer l'action plus tôt (prévision d'un recrutement fin février pour un démarrage mi mars), afin de disposer de davantage de temps en fin d'action pour travailler les projets individuels de chaque femme. Il serait également intéressant que le bilan de compétences puisse être proposé plus tôt afin de pouvoir avancer dans la concrétisation des pistes avant la fin de l'année. Ensuite, il a été proposé cette année des ateliers informatiques, suite à une demande des femmes. Il serait intéressant de formaliser cet apport en informatique pour 2011 en mettant en place une convention avec Médiacap. En effet, il semble indispensable aujourd'hui dans une démarche de recherche d'emploi de connaitre l'outil informatique. Or, on a pu se rendre compte que toutes les femmes, même celles qui utilisent occasionnellement internet ou le traitement de texte, étaient demandeuses dans ce domaine. Enfin, étant donné les difficultés rencontrées cette année pour concrétiser les stages (pour des raisons souvent individuelles de santé ou de disponibilité), il serait intéressant, de compléter cette possibilité en proposant des visites d'entreprise. La découverte du milieu de l'entreprise est une démarche qui permet de mieux connaître et donc de moins appréhender la rencontre avec un futur employeur. L'idée serait également de poursuivre la découverte des métiers dits traditionnellement masculins afin de déconstruire les préjugés liés à ces métiers et d'élargir les perspectives de choix professionnels. 42

FAMILLES MONO PARENTALES Le CIDFF est partenaire de cette action pour laquelle il est intervenu dans le cadre d ateliers thématiques. 12 femmes ont participé à l action organisée au second semestre. 3 ateliers ont été animés en début d action auprès de chaque groupe. 1 - Enfants et vie professionnelle - approche des représentations sur enfant-s et activité professionnelle, ciblage des freins, repérage et transmission des solutions (aides, modes d accueil ) 2 - Parentalité - aspect juridique l autorité parentale les diverses configurations familiales la responsabilité parentale - aspect éducatif mise en situation face à des comportements familiaux, d enfants et/ou adolescents - aspect insertion professionnelle : comment articuler la vie professionnelle et familiale 3 - mobilité et accès à l emploi - approche des représentations sur la mobilité, ciblage des freins, repérage et transmission des solutions possibles (aides, modes de transport ) - Présentation des bassins d emploi du département et des différents réseaux de transport - Préciser les notions de coût et de durée de trajet en fonction des moyens utilisés. 9 femmes ont participé activement à ces ateliers qui leur ont apporté des informations utiles pour la suite de l action. Le jeu parent-il, parent-elle leur a permis de débattre sur des sujets qui les touchent particulièrement. Cela a aussi été l occasion pour certaines de prendre rendez-vous avec la juriste pour obtenir des informations sur des points plus précis et personnels. Elles ont également participé à un atelier recherche d emploi en fin d action. Cette participation a pour but de leur montrer que si l action famille monoparentale s achève, des services adaptés peuvent leur être proposés. Un accompagnement individuel peut prendre le relais au CIDFF afin de concrétiser ce qui a été élaboré les mois précédents. 43

FEMMES ET QUARTIERS SENSIBLES DE SAINT-BRIEUC ET GUINGAMP Actions Intervenants-es Objectif Saint-Brieuc Sur cette action : Accompagner les femmes en Action c situation de vulnérabilité, vers une -Café re Salariée CIDFF : insertion sociale et professionnelle -Action p Marion Cardiet : animatrice chargée du afin qu elles acquièrent leur pleine -Expositio développement social sur les quartiers autonomie sensibles de St-Brieuc et Guingamp Guingamp «Défis de femmes» Partenaires financiers : Direccte Bretagne, Cucs St-Brieuc, DDCS, St-Brieuc Agglomération, Caf, Conseil Général Sur cette action : Inscrire les femmes dans une Le trav dynamique d autonomisation en Accomp Salariées CIDFF : mettant l accent sur la maîtrise de entretien Marion Cardiet : animatrice chargée du leur environnement et de leur Le trava développement social sur les quartiers mobilité. Evaluer leurs besoins, l autono sensibles de St-Brieuc et Guingamp faciliter l accès aux droits et L accès Nicole Dupont : juriste déclencher une dynamique de mise d entre en place d initiatives leur facilitant la d action Partenaires financiers : Etat, Cucs Guingamp, Mairie de Guingamp vie en collectivité. Rôle de la juriste : leur favoriser l accès au droit afin qu elles puissent exercer leur pleine citoyenneté. 44

FEMMES ET QUARTIERS SENSIBLES DE ST-BRIEUC Contexte général et objectif de l action Le CIDFF intervient sur les quartiers sensibles et notamment le quartier du Plateau à Saint- Brieuc depuis 2008. En effet, dans ces quartiers «sensibles», les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes pour accéder à leur autonomie sociale et économique sont souvent plus présentes qu'ailleurs. Souvent les freins à l'emploi s'ajoutent et se combinent : mobilité, faible niveau de formation, difficultés de logement, précarité, problèmes de santé (physique et/ou mentale), difficultés concernant la parentalité (difficulté à assumer sa place de parent lorsque les problèmes alentours s'accumulent), un isolement social qui entraîne un manque d'estime de soi...). L'expérience du CIDFF auprès de ces publics dans leurs démarches d'insertion professionnelle a révélé la nécessité de mettre en place un temps intermédiaire, basé sur le collectif et la dynamique d'insertion sociale, afin de permettre une reprise de confiance en soi et un premier travail sur les freins à l'emploi. Objectif Accompagner vers une insertion sociale et professionnelle les femmes en situation de vulnérabilité afin qu'elles acquièrent leur pleine autonomie. Mise en œuvre de l action Suite aux actions menées en 2009, il a été décidé de mobiliser un nouveau groupe de femmes. En effet, les femmes présentes sur l'action collective de 2009 se sont organisées de manière autonome au sein d'un groupe de parole, mis en place par des bénévoles avec le soutien du Centre Social du Plateau, et qui souhaite fonctionner sans l'intervention de professionnels. Par ailleurs, les entretiens individuels continuent pour certaines femmes dans le cadre du Bureau d'accompagnement Individuel vers l'emploi (BAIE) avec une conseillère emploi formation. Une animatrice chargée de projets, a été recrutée en février 2010. Ce recrutement partait du constat que certaines femmes, notamment dans le quartier, sont trop éloignées de l'emploi pour entrer dans un accompagnement à l'emploi proposé par le CIDFF. Ainsi, l'objectif de ce recrutement est de créer un temps passerelle entre la situation problématique et le retour à l'emploi. Il s'agit donc de travailler, à travers des actions collectives, à l'insertion sociale des femmes et à la résolution de certaines problématiques qui représentent un frein à l'emploi. Mobilisation du public La première démarche a été de travailler le renforcement du partenariat. Il s'agissait alors que les partenaires aient une meilleure visibilité des activités du CIDFF, notamment sur le quartier : Participation aux réunions de coordination locale mises en place par le coordinateur des actions sociales et culturelles autour de l'anru : présentation des objectifs de notre action auprès des acteurs de quartier début mars 2010 : Centre Social, Coordinateur ANRU, MJC, Régie de quartier, Terre et Baie Habitat, Petits Débrouillards... 45

Rencontre avec des partenaires : Centre Social du Plateau, CSD Saint Brieuc/Plérin (antenne de Balzac), Bébés du Coeur, Secours Catholique, Centre d'accueil à la Parentalité, Espace de Proximité, chargée de mission insertion emploi de Saint- Brieuc Agglomération, Maison du Petit Enfant le Cerf Volant, Comité de quartier de la Ville Bastard, Terre et Baie Habitat, Régie de quartier, MJC du Plateau... Par la suite, la mobilisation du public s'est donc faite par la diffusion de supports de communication (affiches et plaquettes) transmises de manière directe et par les partenaires. Intégration individuelle en cours d action Les actions mises en place en 2010 intégraient la possibilité d'une entrée/sortie permanente. Présentation générale de l action 2010 3 actions ont été proposées sur le quartier en 2010, et sont détaillées ci-après : une action basée sur l'insertion sociale, une action concernant la parentalité et une action basée sur l'égalité professionnelle. Dispositif d insertion professionnelle et sociale 1. Café Rencontre A partir de Mi-avril, tous les vendredis matins de 9h à 12h Lieu: Espace Relais, à Balzac L'Espace Relais est un lieu mis à disposition par Terre et Baie Habitat, pour le temps des travaux des bâtiments Corneille et Camus. Plusieurs partenaires y sont présents sur différents temps : le centre social, le CCAS et la MJC. Mise en place d'un café-rencontre : L'idée est de proposer une présence régulière sur le quartier, de permettre un lieu d'échange, de convivialité, de partage et d'information, avec pour objectif à plus long terme la construction, de projet collectif. (cf projet initial). Communication La mise en place de ce café-rencontre a été communiquée aux différents partenaires rencontrés précédemment. Un partenariat spécifique a été mis en place avec deux d'entre eux. Le Secours Catholique intervient bénévolement sur le quartier et crée du lien avec les habitant-es en allant frapper à leur porte. Monsieur Têtu, bénévole, et intéressé par les actions que nous menons, nous a donc proposé de l'accompagner afin de rencontrer des femmes susceptibles d'être intéressées. 6 femmes ont ainsi été rencontrées. Le coordinateur ANRU se déplace sur le quartier avec l'urbanibus, support de communication pour la rénovation urbaine mais aussi pour transmettre des informations sur les animations du quartier. Au cours de notre présence à ses cotés 40 femmes ont pu être informées. 46

La participation aux animations de quartier a également permis de rendre visible notre présence et d'informer tant le public que les partenaires. Participation à Tissé Mêlé (jeux du monde) et à l'inauguration de l'espace de Proximité. 16 femmes ont été rencontrées lors de ces animations. Fonctionnement du café-rencontre : Sur 5 plages d'ouverture, 2 femmes sont venues par vendredi. 4 femmes ont fréquenté ce local. Le café-rencontre a pris fin en mai car l'espace Relais a fermé. La mobilisation autour de ce local a été difficile depuis sa mise en place, et ce pour tous les partenaires : sa localisation en bas de tour (pas d'accès direct de l'extérieur), ainsi que son emplacement, en sont probablement les raisons ; en effet, il est difficile de mobiliser les habitant-es du quartier Balzac. De plus, celles et ceux vivant dans les rues Camus et Corneille se rendent rarement dans cette partie du quartier. Les habitant-es de l'europe n'y viennent pas non plus car «si c'est pour Balzac, ce n'est pas pour eux». Concernant le café-rencontre, il est difficile de tirer un enseignement car le temps de présence a été trop court. Ce genre d'action ne peut fonctionner que sur la longueur, le temps que les habitant-es s'y habituent et se l'approprient. Nous avons décidé de le suspendre avec dans l'idée de mettre en place des animations plus ciblées, qui permettent de rencontrer d'autres femmes, de mobiliser un groupe et ainsi par la suite de proposer à nouveau un café-rencontre. Nous supposons que si un petit groupe est créé, il pourra être plus facile de l'étoffer et de faire émerger des projets. 2. Action Parentalité égalité A la suite du café-rencontre, nous avons souhaité mettre en place une action plus ciblée, en se servant des compétences spécifiques du CIDFF, afin de mobiliser les habitants-es mais aussi de rendre visibles nos actions et nos compétences auprès des partenaires. Nous avons donc proposé fin juin une animation sur 3 demi journées autour de la question de la parentalité et de l'égalité : quelle place pour chaque parent, quels sont les droits et les devoirs, quel partage des temps entre vie familiale et vie professionnelle. Déroulement : - Animation du jeu «Parent'il Parent'elle» support pédagogique pour aborder les questions juridiques et les questions de partage des temps ; animé par la juriste et l'animatrice du CIDFF, - Intervention du Centre d Accueils à la Parentalité et du Gué autour de la place du parent, de l'autorité parentale conjointe, de la communication dans la famille... et présentation de la médiation familiale, - Intervention d'une assistante sociale de la CAF pour la présentation des modes de garde et du choix des temps (congé parental, complément libre choix d'activité...). La communication a été réalisée auprès des partenaires mais également lors de sortie d'écoles afin de toucher des parents qui ne fréquentent pas forcément les structures sociales : ainsi une quinzaine de femmes a été informée de cette action directement sur l'espace public. 47

Malgré cela, et du fait de délais trop courts entre la communication et la mise en œuvre de l'action (peu de disponibilités pour permettre d'expliquer de manière détaillée l'action aux partenaires, et pour informer le public de manière large), cette action a dû être annulée par manque de participant-es. Suite au retour des partenaires intervenants, plusieurs suggestions émergent : L'idée de proposer une seule demi-journée avec l'animation du jeu Parent'il Parent'elle et la participation des partenaires en complément de ce jeu. Cette proposition s'appuie sur une intervention réalisée sur le quartier de la Croix Saint Lambert lors du Café des Parents avec des partenaires Centre Social, assistantes sociales CAF, assistantes sociales des CSD... où la complémentarité des différents partenaires avait été appréciée. L'idée de s'appuyer sur le groupe parentalité du quartier du Plateau, et donc sur des partenaires qui ont déjà des groupes de parents présents (Pause parent, animé dans les écoles par le Centre Social et le CAP; les ateliers parents enfants de la halte garderie; la PMI...). Ainsi, le 14 octobre 2010, une présentation du CIDFF (avec utilisation de l'outil Parent'il Parent'elle comme support de questionnement) a eu lieu lors de l'atelier parent-enfant de l'accueil occasionnel «le Cerf Volant» : 3 parents et 2 professionnels y ont participé. Le CIDFF a ainsi demandé à être associé aux prochaines réunions concernant le «groupe parentalité» sur le quartier du Plateau. Contexte 3. Zoom au féminin Au regard des partenaires présents sur le quartier du Plateau dans le cadre de l'action Femmes Quartiers Sensibles, nous soulignons qu'il y a peu d'actions autour de l'emploi 48

(exceptée une permanence à l'espace de Proximité). Nous avons donc une volonté de poursuivre notre intervention autour de cette question, dans une démarche collective (c'est à dire autrement que par des entretiens individuels) et qui prend en compte la demande d'insertion sociale en même temps que la question de l'insertion professionnelle. Dans cette démarche, le cadre de 100 femmes 100 métiers apparaît comme une bonne opportunité : En effet, 100 femmes 100 métiers est une manifestation régionale annuelle dont l'objectif est de promouvoir la mixité des métiers, l'élargissement des choix professionnels des femmes et leur accès à tous les métiers. Au-delà du temps fort qui s est déroulé à Brest le 17 novembre 2010, différentes manifestations sur le pays de Saint Brieuc ont été mises en œuvre du 17 au 25 novembre 2010. Le groupe de pilotage de 100 femmes 100 métiers manquent d'outils pour la promotion de cet événement, il a été proposé de travailler sur la réalisation d'une exposition en impliquant le public plutôt que de faire appel uniquement à des professionnels. Ainsi, le projet «Zoom au Féminin» visait à travailler avec des femmes en démarche d'insertion sociale et/ou professionnelle du quartier du Plateau à Saint-Brieuc, sur la réalisation d'une exposition mettant en valeur des femmes exerçant des métiers dits traditionnellement masculins et des hommes exerçant des métiers dits traditionnellement féminins. Programmation d interventions professionnelles : Dans le cadre de Zoom au Féminin, Isabelle Hamon (Mission Locale Centre Bretagne) et Marie Hélène Robin (Pôle Emploi) sont intervenues auprès du groupe pour une sensibilisation à l'égalité professionnelle. Par ailleurs, un photographe, Francis Goeller, et un animateur d'ateliers écriture/slam, Radouane Nasri, ont accompagné le groupe à la réalisation de l'exposition. Analyse des profils du public accueilli 7 femmes ont participé à l'action Zoom au Féminin. 6 se sont investies sur la durée de l action. Une a abandonné suite à une entrée en formation de son conjoint et de ce fait, à l'absence de mode de garde pour sa fille. Tranche d âge Nombre de femmes Participantes de 25 à 44 ans 3 Participantes de 45 à 54 ans 1 Participantes de 55 à 64 ans 2 Revenus et ressources Nombre de femmes API - RSA 1 RMI - RSA 1 ASS 1 Autres (AAH, pension alim. Alloc Caf ) 1 en invalidité, 1 AAH, 1 ASPA ; 2 ont des allocations familiales Situation familiale Nombre de femmes 49

Célibataire 3 Divorcée 2 Veuve 1 Mère de famille 5 Expérience Professionnelle Nombre 1 à 2 ans 2 6 à 15 ans 2 + de 26 ans 2 Niveau d études Niveau VI Niveau V Niveau non connu Avec permis 5 Dont avec une voiture 2 Nombre 2 3 1 Mobilité Sans permis 1 Inscription Pôle Emploi Nombre Sur les non inscrites au Pôle Emploi Depuis moins d 1 an Depuis plus d un an 4 1 en invalidité et 1 en «retraite» : en démarche d'insertion sociale mais pas d'insertion professionnelle. Diversification et élargissement des choix professionnels et développement du Réseau d entreprise Mise en œuvre de l'action Zoom au Féminin Objectifs de 100 femmes 100 métiers Sensibiliser à l'égalité professionnelle Travailler sur les conditions de travail Montrer des femmes en situation de travail sur des métiers traditionnellement masculins et des hommes sur des métiers traditionnellement féminins. Objectifs du projet «zoom au féminin» : Faire découvrir de nouveaux métiers, travailler à l'élargissement des choix professionnels ; Permettre au groupe d'aller vers le monde de l'entreprise (connaître, réduire l'appréhension, se faire connaître...) à travers un projet d'insertion sociale (support photo) ; Permettre une valorisation du quartier par et pour ses habitant-es ; Apprentissage technique (photo slam) ; Créer une dynamique de groupe, voire une dynamique individuelle (information et orientation par les professionnelles du CIDFF). Déroulement de l'action Zoom au Féminin Ateliers tous les vendredis de 10h à 12h et de 14h à 16h30, de septembre à novembre 2010 Contenu : 50

Sensibilisation à l'égalité professionnelle Rencontre avec un photographe et un animateur d'atelier d'écriture (slam) pour la définition d'un projet commun Apprentissages techniques Prise de contact avec des femmes exerçant des métiers traditionnellement masculins et des hommes sur des métiers traditionnellement féminins / Visites d'entreprises et rencontre avec les salarié(e)s. Lors des ateliers de septembre à novembre, les portraits photographiques de 10 femmes et 2 hommes sur leurs lieux de travail on été réalisés. Un travail en atelier d'écriture sur des slams reprenant les impressions ressenties par le groupe lors de la réalisation des portraits a complété cette démarche. Résultat Réalisation de l'exposition. Enregistrement des slams avec Radio Activ'. Participation (pour deux des femmes) à une émission de radio pour la promotion de 100 femmes 100 métiers (Radio Activ'). Déplacement au forum d'ouverture de 100 femmes 100 métiers à Brest (pour trois des femmes volontaires). Inauguration de l'exposition à la MJC du Plateau le 19 novembre 2010 : Cette inauguration a été animée par les femmes qui ont déclamé leurs slams devant les partenaires présents et certaines des personnes photographiées. Présentation de l'exposition par les femmes de «Zoom au Féminin» à un groupe du CLPS en formation sur l'amélioration de l'expression écrite et orale et le travail du projet professionnel. Réalisation d'un livret pour chaque participante, pour chaque personne dont le portrait a été fait, et pour communiquer par la suite auprès de partenaires potentiels. Évaluation de Zoom au Féminin Cette évaluation s'appuie sur un bilan réalisé avec les femmes du groupe «Zoom au Féminin» le 17 décembre 2010 (évaluation orale en groupe et réponses à un questionnaire de manière individuelle). Nombre de participantes : 7 femmes ont participé à ces ateliers et 6 se sont investies réellement du début à la fin. Les ateliers étaient ouverts à une dizaine de femmes. Cependant, au vu des ateliers proposés, il était préférable de ne pas être trop nombreuses : en effet, lorsqu'il s'agit d'aller dans une entreprise photographier un(e) salarié(e) sur ses heures de travail, il est difficile d'être plus de 4 (à la fois pour une question d'espace et de gêne des personnes travaillant sur place, et aussi pour ne pas intimider la personne que l'on photographie). De même pour ce qui concerne les ateliers d'écriture, il est plus difficile de produire un texte lorsque le groupe est trop important. Ainsi, avec le recul, le nombre de femmes présentes à chaque atelier était plutôt positif car il a permis à chacune d'avoir la place de s'investir et de sentir sa participation à la réalisation de cette exposition. Travail partenarial : Le partenariat sur cette action a très bien fonctionné. Les partenaires du territoire ont apprécié l'initiative et ont participé activement à la mobilisation du public. Les partenaires du groupe de pilotage de 100 femmes 100 métiers ont été présents en activant leur réseau pour faciliter la rencontre de femmes exerçant des métiers dits traditionnellement masculins. 51

Sur le quartier, cette opération a permis aux partenaires mais aussi au public fréquentant le Centre Social du Plateau (où se déroulait les ateliers) et la MJC du Plateau (où a eu lieu l'exposition) d'être sensibilisés à la question de l'égalité professionnelle. Ateliers photos et slam Le groupe de «Zoom au féminin» a fortement apprécié ces ateliers : il leur était possible de choisir un seul des deux ateliers ou les deux en fonction de leur goût (et notamment pour éviter qu'une personne ne rentre pas sur l'action par peur de «l'écriture»). Finalement, toutes ont participé aux deux ateliers même si certaines se sont plus investies sur l'un ou sur l'autre. Elles mettent en avant, pour la photo, les apprentissages techniques (cadrage, lumière, se positionner) et la rencontre avec les personnes photographiées sur le lieu de travail. Pour le slam, plusieurs évoquent la découverte de cette forme d'expression : elles valorisent le fait d'apprendre à mieux s'exprimer et soulignent le côté convivial, spontané de cet atelier. La réalisation de l'exposition avec un résultat professionnel, dans un lieu de leur quartier, et l'inauguration en présence de nombreuses personnes, a permis de valoriser ces femmes qui sont dans un parcours de vie et d'insertion parfois difficile. Les mots qu'elles utilisent pour parler de l'exposition qu'elles ont faites et de l'inauguration qu'elles ont animée, le démontre : «bien réalisée», «superbe, magnifique et enchantée», «très bien», «formidable», «inauguration sympa». Egalité professionnelle : La plupart estime être consciente des inégalités entre hommes et femmes notamment dans le milieu professionnel avant le démarrage de cette action. Toutes ont apprécié la rencontre avec ces hommes et ces femmes, la découverte de métiers auxquels elles n'auraient pas pensé, les visites d'entreprises. Cependant, à la fin de l'action, à la question «pensez vous que les femmes peuvent exercer tous les métiers?» 2 répondent que non. Du point de vue du CIDFF, le travail sur l'égalité professionnelle auprès de ces femmes a un grand intérêt. Si certaines étaient déjà sensibilisées avant et si d'autres ne sont pas encore tout à fait convaincues de l'égalité des femmes et des hommes dans l'exercice d'un métier, ce travail leur a permis d'avoir une expérience très concrète de cette question : ainsi on peut estimer qu'auprès de leur entourage, mais aussi des partenaires professionnels, du fait de cette expérience qu'elles ont appréciée, elles pourront être «ambassadrices» de la question de l'égalité professionnelle auprès de personnes qui ne sont pas encore sensibilisées. Analyse de l action Améliorations par rapport à 2009 Consolidation du partenariat avec les acteurs de quartier, qui aujourd'hui ont davantage le réflexe de faire appel au CIDFF pour des questions concernant des femmes en démarche d'insertion sociale et professionnelle, et qui associent de plus en plus le CIDFF aux projets de quartier, pour son expertise liée à la situation des femmes en précarité. - Freins et difficultés rencontrés sur l action 52

Concernant l'action Zoom au Féminin Cette action a été assez rapide (septembre à novembre 2010 pour les ateliers). Au premier abord, ceci est un atout car il permet aux femmes lors de leur entrée dans la démarche de ne pas s'engager sur un trop long terme. Cependant, l'action a été un peu bousculée par les délais, notamment pour les professionnels au vu des échéances de mise en place de l'exposition. Les femmes ont pour moitié trouvé l'action trop courte ou ne comportant pas assez de séances. Ainsi, elles souhaitent poursuivre des actions collectives de ce type. Le manque de temps n'a pas permis de laisser les femmes du groupe «Zoom au Féminin» contacter elle-même les professionnelles dont nous avons fait le portrait. Ceci aurait rendu encore plus intéressante la démarche. Par ailleurs, la volonté de départ de valoriser en priorité des habitant-es du quartier et/ou des personnes travaillant sur le quartier n'a pas pu se mettre en place totalement car les délais serrés imposaient une prise de contact rapide. Ainsi, le réseau professionnel du groupe de pilotage de 100 femmes 100 métiers a été un support privilégié. Cependant, les deux hommes photographiés travaillent sur le quartier du Plateau. Concernant l'ensemble de l'action Femmes et Quartiers sensibles : La difficulté principale de cette action est la mobilisation du public. Le travail partenarial est nécessaire pour améliorer le fonctionnement de cette action. Le fait de ne pas être présent en continu, ainsi que le changement d'interlocuteur du CIDFF a rendu difficile cette reconnaissance. Après 3 ans d'intervention sur le quartier, les partenaires connaissent aujourd'hui les activités du CIDFF et nous sollicitent de plus en plus. Cependant, la mobilisation est une difficulté qui touche tous les partenaires : le grand isolement des personnes présentes sur le quartier pourrait expliquer ceci. Certaines personnes fréquentent les structures sociales, d'autres sont dans une situation de désocialisation tellement forte qu'elles n'osent plus sortir de chez elles, aller vers les autres, demander conseil...il existe donc un public très difficile à toucher. - Difficultés pour les femmes Les femmes ayant participé à l'action «Zoom au Féminin» sont dans l'ensemble des femmes en difficulté concernant l'insertion sociale et professionnelle. Exceptée une personne, plus proche de l'emploi, toutes font état de grandes difficultés à sortir de chez elles, et davantage à aller vers une insertion professionnelle durable. Nous avons pu remarquer des difficultés de santé, physique ou mentale (dépression, alcoolisme, invalidité...) fortement présentes, et pour beaucoup liées à leur situation de précarité. Des difficultés de l'ordre de la parentalité, que ce soit des questions de garde d'enfant, de placement d'enfant et d'éducation ou des questions d'ordre relationnel avec des enfants aujourd'hui adultes, apparaissent également. L'isolement social, la précarité économique, l'accès aux soins sont des éléments abordés régulièrement. Ce groupe de femmes, très hétérogène dans sa constitution du point de vue des situations individuelles de chacune (âge, situation familiale...) a réussi à se constituer comme groupe grâce à l'échange, au partage avec l'aide de supports tels la photographie et l'écriture qui permettent l'expression de chacune. L'aboutissement de ce projet avec un résultat concret et visible, dont les femmes sont fières a permis de voir renaître un sentiment d'estime de soi et de confiance en soi. Le partage et l'échange, entre les femmes du groupe et avec les femmes ont permis d'entrer dans une démarche d'insertion sociale dynamique. La volonté de ce groupe de continuer à exister et de continuer à faire vivre le support qu'elles ont créé, montre l'importance que cette expérience a revêtit à leurs yeux. 53

Préconisation et pistes d amélioration d évolution, d optimisation Perspectives pour «Zoom au Féminin» L'ensemble des femmes du groupe «Zoom au Féminin» son prêtes à venir présenter la démarche et/ou slamer si un lieu d'exposition le demandait. De plus, ayant des idées de lieu d'exposition, elles souhaitent être actives dans le démarchage de ces lieux, la présentation de l'exposition aux structures, la gestion du planning d'emprunt... Toutes souhaitent également poursuivre des actions collectives avec le groupe formé, et toutes sont intéressées pour continuer à aborder la question de l'égalité entre les femmes et les hommes. Ainsi, la dynamique collective a bien fonctionné et nous nous appuierons sur celle-ci pour poursuivre des actions collectives sur le quartier : ainsi, la valorisation et la promotion de l'exposition «Zoom au Féminin» sera travaillée en collectif. Le CIDFF leur propose également de participer à l'évènement du 8 mars, notamment par la participation à des ateliers d'écriture. Par la suite, l'espace collectif ainsi créé, espace de discussion permettant une sortie de l'isolement social dont les femmes font état pourra permettre de rebondir sur la création de projets collectifs en lien avec les besoins du quartier. Pour ce qui est de la dynamique individuelle, 4 sont actuellement en recherche d'emploi : une est suivie par une conseillère emploi du CIDFF suite à cette action. Les trois autres seront reçues de manière individuelle afin de connaître davantage leur parcours et leurs demandes et de les orienter, si besoin, vers un suivi adapté au sein du CIDFF Autres perspectives pour l'action Femmes et Quartiers Sensibles La mise en place de nos actions sur le quartier du Plateau prend du temps car nous devons mobiliser à nouveau. Le temps du partenariat et de l'information a nécessité une implication forte et une présence régulière qui ne porte ses fruits qu'à long terme. Aujourd'hui, nous remarquons que ce temps pris en début d'année a été nécessaire et permet à présent une implication du CIDFF de plus en plus forte dans le quartier. L'action «Zoom au Féminin» a été connue et reconnue sur le quartier, et continuera d'exister en 2011, par la volonté des femmes qui composent le groupe. Le CIDFF s'est également associé à d'autres dispositifs afin de pouvoir mobiliser les femmes vers une démarche d'autonomie sociale et économique: Ainsi, nous sommes associés au groupe de travail autour de la santé qui s'est mis en place sur le quartier : le centre social souhaite travailler à la mise en place d'ateliers de remise en forme pour les femmes et y associe le CIDFF. Par ailleurs, les partenaires du quartier portant l'action «Famille et Cuisine», ont proposé au CIDFF d'assumer le portage financier de cette action (suite à l'arrêt de la Régie de Quartier) et de participer à l'animation de celle-ci. Cette action qui existe depuis deux années, intéresse fortement le CIDFF du point de vue du travail autour de la parentalité mais aussi de la dynamique collective (voir individuelle) qu'il peut créer. Cette participation permettra aussi d'être davantage présent sur le quartier et d'améliorer la connaissance du CIDFF par ses habitants. 54

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FEMMES ET QUARTIERS SENSIBLES DE GUINGAMP DEFIS DE FEMMES Objectif de l'action L objectif de ce projet est d inscrire les femmes dans une dynamique d autonomisation en favorisant la maîtrise de leur environnement et de leur mobilité. Cette action se veut être un support pour mieux exprimer et repérer leurs difficultés à l autonomie souvent liées au problème de garde d enfant-s, à la dépendance à la famille, à l enfermement au sein du foyer ou encore à l appréhension d un monde extérieur peu connu. Mise en œuvre de l'action Le CIDFF a développé une approche globale des problématiques des femmes en mettant à leur disposition une animatrice, une conseillère emploi formation et une juriste. Lieu d'intervention Local Mosaïque, 11 rue du Manoir, à Guingamp. Présence de l'animatrice Le mardi après midi : sur le temps du Bla Bla Café : En partenariat avec les acteurs de quartier (centre social, médiatrice sociale, référent de proximité, CLL) - Travail autour de l'émergence de projets collectifs sur le quartier - Informations et orientation: activités, services, garde d'enfants, culture, informatique... Le jeudi après midi : Accueil sans RDV (possibilité d'entretiens individuels) Réunions du groupe Défi de femmes Permanences de la conseillère emploi formation un jeudi sur deux à partir de mai 2010. Effectif 28 femmes ont été comptabilisées comme fréquentant de manière régulière le local Mosaïque : certaines d'entre elles ont été accompagnées plus précisément sur les actions décrites à la suite, mais toutes ont été informées des services du CIDFF (dans ces 28 femmes, ne sont pas comptabilisées les femmes venant ponctuellement, ni les femmes venant uniquement pour un RDV individuel). Par ailleurs, la conseillère emploi du CIDFF, présente depuis mai 2010 sur le quartier, a reçu 28 femmes de Guingamp et des alentours lors de ses permanences : parmi elles, 7 sont issues du quartier ; 4 ont été orientées dans le cadre de leur participation à Défis de femmes et les 3 autres n ont pas été accompagnées dans le cadre de Défis de femmes en 2010. Ce sont donc 19 femmes du quartier qui ont été accompagnées par le CIDFF (hors RDV juridiques qui sont anonymes), dont 16 dans le cadre de Défis de femmes. Les entretiens individuels Permanence d'accueil sans RDV le jeudi après midi. 56

Effectif : 8 femmes ont été reçues en entretiens individuel entre janvier et décembre 2010. Selon les femmes, entre 1 et 17 entretiens ont été effectués. Quatre d'entre elles étaient déjà accompagnées en 2009. Les thèmes abordés sont donc la garde des enfants (enfant handicapé, aides financières lorsqu'on ne travaille pas, modes de garde...), la formation (orientation, financement...), le logement (achat, démarches pour un déménagement...), les outils de recherche d'emploi (CV, lettre de motivation, entretien). Des contacts avec des partenaires ont été mis en place dans ce cadre : CAF, Pôle Emploi, Fondation de la deuxième chance, CLL, assistante sociale CMP, Mairie, associations de service à domicile, MDPH, organismes de formation... Participation au forum emploi et formation du pays de Guingamp le 30 mars 2010. Les femmes suivies individuellement se sont toutes déplacées sur ce forum. 6 nouvelles femmes ont pu être informées également. Constats et perspectives : Du fait du changement de professionnelle, d'une conseillère emploi formation vers une animatrice, les temps d'entretien individuel ont été redéfinis. L'animatrice a reçu les femmes individuellement à leur demande et a accompagné les demandes concernant plus particulièrement les freins à l'emploi ou les problématiques périphériques (information et orientation) ; lorsque la demande était exclusivement ciblée sur l'emploi, la personne a été orientée vers Karinne Closier, conseillère emploi formation au CIDFF, qui a une permanence BAIE (Bureau d'accompagnement Individualisé vers l'emploi) au local Mosaïque depuis mai 2010. Par ailleurs, et du fait de ce changement, il est important de noter que l'information individuelle et l'orientation se fait parfois de manière informelle. Il est donc plus difficile de la valoriser : en effet, des demandes émergeant parfois au cours d'une discussion sur les temps de présence (bla bla café ou autre) il n'y a pas toujours d'émargement. Les projets collectifs Accompagnement du groupe Défi de Femmes Sorties Familiales Contexte : Le groupe de femmes a initié depuis fin 2008 des démarches dans le but d'organiser un séjour familial à Eurodisney. Ce projet, qui leur tient à cœur et pour lequel elles se mobilisent, avec un objectif de convivialité, d'apprentissage du collectif pour les enfants, et de s'offrir un moment de plaisir et de rêve, a peu progressé entre le départ de Céline Dubert en octobre 2009 et l'arrivée de l'animatrice chargée de projet du CIDFF, Marion Cardiet en février 2010, malgré que l'action n'ait pas été interrompue. Les femmes se sont donc un peu découragées, et ont suspendu leurs actions d'autofinancement. Le séjour initialement prévu au printemps 2010, était donc compromis. Après remise à plat du projet, les femmes ont décidé de le poursuivre. Il a été convenu de reporter le voyage à Eurodisney au printemps 2011 mais de prévoir une sortie «intermédiaire» plus proche et moins coûteuse, avec pour objectif de remobiliser des femmes déçues de l'avancée du projet, de mobiliser de nouvelles femmes, et d'aboutir à une action concrète. 57

Effectif Entre février et décembre, 15 réunions ont eu lieu. Globalement 13 femmes se sont investies sur ce projet : 5 d'entre elles sont présentes depuis l'émergence du projet (en 2008). Les autres les ont rejointes en cours d'année 2010. Ce projet a également mobilisé des bénévoles, pour des actions ponctuelles : 8 habitant-es ont aidés le groupe lors de leurs actions. Actions d'autofinancement _ organisation de la Chasse à l'œuf le 11 avril 2010 : 7 bénévoles ont permis la réalisation de cette chasse à l'œuf et une centaine d'enfants y a participé. Le groupe a été autonome pour ce qui est des demandes de lots, de la réalisation des affiches et de l'affichage, des courses, de l'installation et lors du déroulement de la chasse à l'œuf. Un accompagnement a été apporté par l'animatrice pour l'organisation des rencontres (réunions préalables et bilan), pour le contact de la presse, pour le lien avec la Mairie, pour la réalisation et la maitrise du budget et pour la médiation entre le groupe et le public le jour de la chasse à l'œuf. Le bilan de la chasse à l'œuf de 2009 a permis une amélioration de l'organisation : le groupe a montré sa capacité à faire évoluer l'action et à tirer les enseignements du bilan de l'année précédente. _ participation à la fête du pain le 22 mai 2010 : sur proposition de la Mairie, mise en place d'une buvette, d'une vente de bonbons, et d'une pêche à la ligne. 7 bénévoles ont contribué à l'organisation de cette journée de manière autonome. _ participation au vide grenier le 5 septembre 2010, organisé par les habitant-es du quartier Roudourou Gourland : mise en place d'une buvette, vente de bonbons, de gâteaux et de sandwich. 6 bénévoles se sont investis sur la préparation de la buvette pour le vide grenier de manière autonome. Demande de subvention par le groupe : Le groupe a également fait une demande de subvention dans le cadre du fonds de participation des habitants : elles ont rempli le dossier et défendu leur projet devant un jury composé d'une élue, de la directrice du centre social, de la directrice du CCAS et de la chargée du CUCS. Elles ont obtenu le financement d'un car, qui leur permet d'ouvrir leur sortie au zoo de Pont Scorff aux autres habitant-es du quartier au prix de l'entrée du zoo. Réalisation : sortie au zoo de Pont Scorff le 19 juin 2010 : 7 femmes se sont investies dans l'organisation de cette sortie, avec l'appui de plusieurs bénévoles, habitants du quartier Roudourou. Ainsi, elles ont : évalué le coût de la sortie : devis auprès des compagnies de car, sur la location de mini bus et renseignement sur le zoo de Pont Scorff et l'aquarium de Saint Malo, choisi la destination après concertation avec les enfants, choisi le mode de transport, réalisé une demande de FPH et défendu leur projet devant un jury à la Mairie de Guingamp, choisi d'ouvrir la sortie aux personnes du quartier à prix coûtant (les membres de Défi de femmes ayant participé aux actions d'autofinancement bénéficiaient d'un tarif réduit pour leur famille), réalisé la communication sur la sortie (affichage, bouche à oreille), suivi les inscriptions, participé à la sortie avec leurs familles. 58

L'animatrice a été un appui pour l'organisation de réunions (rappel de date), la réalisation du budget et la gestion de l'argent (inscriptions, dépenses) suite au départ de la trésorière de Défi de femmes. En tout 27 personnes ont participé à la sortie (16 adultes et 11 enfants) dont 17 participantes ou famille de participantes à Défi de femmes. Autonomie du groupe et démarche de projet Pour chacune de ces actions, des réunions préparatoires ont eu lieu, pour organiser les démarches à effectuer (échéancier, budget prévisionnel, communication...) et la mise en place de la journée. Une réunion de bilan de l'action a permis à chaque fois d'effectuer un bilan financier, un bilan quantitatif et qualitatif avec des pistes d'amélioration si cette action était reconduite. L'objectif des ces actions, au-delà de la démarche d'autofinancement pour le projet de sortie familiale, est de permettre au groupe de s'approprier une démarche de projet, au plus proche d'un fonctionnement associatif : l'animatrice du CIDFF est présente pour accompagner le groupe, veiller à l'organisation dans le temps (échéancier des démarches) et donner les éléments nécessaires à une bonne organisation (réaliser un compte rendu, un budget...). Le CIDFF est l'association support de l'action, cependant le groupe Défi de Femmes possède un compte à part, géré avec l'aide de l'animatrice, par les membres du groupe. Ainsi, nous pouvons considérer que le groupe Défi de femmes est aujourd'hui autonome concernant l'organisation d'une action d'autofinancement (type «buvette», lors d'un événement) : gestion des achats (budget, courses, anticipation des quantités...), gestion de la communication (réalisation d'une affiche, affichage, contact de la presse, distribution de flyer...), organisation de la présence de bénévoles (nombre de bénévoles à mobiliser selon l'action, en amont et le jour même, répartition des rôles...). Un travail autour de l'organisation du groupe a été effectué afin de tendre au fur et à mesure vers une organisation de type associatif (compte rendu à chaque réunion, affiché au local ; gestion des comptes de manière transparente en associant plusieurs personnes du groupe et avec les documents disponibles à tous les membres). Le groupe a également pu s'approprier la démarche de demande de subvention : écriture du projet, réalisation de devis pour avoir un budget réaliste, prise de responsabilités en tant qu'organisateur, réalisation d'un bilan... Situation en fin d'action Suite à la réussite de la sortie au zoo de Pont Scorff, le groupe s'est à nouveau mobilisé pour le projet de sortie à Eurodisney. L'échéancier prévoyait de fixer le groupe de femmes investies dans ce projet en septembre 2010 afin de pouvoir réaliser des devis précis. 10 femmes (et 10 enfants) se sont ainsi mobilisées et inscrites dans cette perspective : des projets d'actions d'autofinancement (repas moules-frites et vide grenier) ont ainsi été étudiés ainsi que la possibilité d'une demande de subvention dans le cadre de l'appel à projet du REAAP. Des devis ont été réalisés auprès du parc Eurodisney. Cependant, à partir de novembre, il a été plus difficile de réunir le groupe : suite à quelques déconvenues pour l'organisation d'un moules-frites, la motivation a baissé. En effet, il faut noter que sur les 13 femmes participant à ce collectif, 6 sont aujourd'hui en emploi et 2 en formation, une est en recherche d'emploi, une est en congé maternité et une a abandonné le projet (sans nouvelle depuis juin). Seules 2 personnes sont alors disponibles régulièrement pour l'organisation d'évènements de plus grande ampleur. Ainsi, la réorganisation des temps de vie de chacune (temps de travail, temps personnel, temps de la famille...) rend difficile la poursuite de projets collectifs demandant une présence forte. 59

Lors du bilan de l'année 2010 réalisée avec le groupe en décembre 2010, il a été privilégié la piste de l'organisation d'une sortie familiale plus réaliste (moins coûteuse qu'eurodisney) demandant un investissement à la hauteur de ce qu'elles peuvent donner au regard de leur situation actuelle. I. Mise en place de séances de découverte de la sophrologie Au regard de différentes demandes repérées auprès des femmes du quartier concernant le bien-être, la relaxation et le fait de prendre du temps pour soi, le CIDFF a saisi l'opportunité d'accueillir en stage Mme Brière, en formation à l'institut de sophrologie de Rennes. En effet, Mme Brière nous proposait d'animer 12 séances collectives de découverte de la sophrologie à destination du public que nous accompagnons. La sophrologie est une démarche positive que les femmes peuvent s'approprier et réutiliser ensuite dans leur vie quotidienne. Ces ateliers s'adressaient donc à des femmes isolées, ou aux revenus modestes, ou en situation d'insertion sociale et professionnelle. Ils visaient à travailler sur la gestion du stress, la gestion du sommeil, la confiance en soi, le fait de prendre du temps pour soi... Le local Mosaïque ne se prêtant pas à la pratique de la relaxation (trop sonore et trop de passage), le Centre Social a participé à la mise en place de cet atelier par le prêt d'une salle dans leurs locaux. Ces ateliers s'adressaient aux femmes du quartier en premier lieu, mais également aux femmes de Guingamp de manière plus générale. Ainsi, la communication a été réalisée auprès des partenaires du quartier (référent de proximité, médiatrice sociale, centre social) mais aussi de manière plus large auprès de la CSD, de la Maison de l'argoat, du CCAS... 8 femmes participent à ces ateliers qui prendront fin en février 2011. Un temps d'échange et de bilan est prévu à l'issue de cette action, en lien avec le Centre Social, afin de pouvoir éventuellement rebondir sur la création d'activités autour du bien être. II. Participation aux projets collectifs de quartier Réalisation d'un questionnaire auprès des personnes fréquentant le local pour savoir quelles interventions les intéresseraient (thèmes larges : emploi, santé, logement, parentalité, juridique..) Une quinzaine de réponses: suite à cela, deux interventions de la juriste du CIDFF ont été programmées. Ceci a permis aux habitants de mieux connaître son intervention et de pouvoir la solliciter individuellement par la suite. Le CIDFF participe également, avec les femmes qu'il accompagne à la mise en oeuvre de projets visant l'animation et la valorisation des habitants du quartier : Participation à la mise en place de la fête des voisins (28 mai). Participation aux informations mises en place : Cultures du Coeur, Microtel, projet photo... Participation au projet de rénovation du lavoir et notamment au diagnostic effectué. Participation à l'organisation du vide grenier par les habitants du quartier. L'animatrice du CIDFF travaille en partenariat étroit avec les intervenants du local mosaïque (référent de proximité, médiatrice sociale, animatrice du Centre Social, CESF du CLL) pour accompagner de manière globale et complémentaire les personnes reçues, pour informer, mobiliser, orienter les femmes vers des actions proposées par les partenaires, pour être à l'écoute de demandes faites par les partenaires et les personnes qu'ils accompagnent et apporter des réponses adaptées. 60

Par ailleurs, le CIDFF participe aux réunions institutionnelles concernant notre domaine d'intervention. III. Permanence juridique : accès au droit Une juriste reçoit le public au centre social au sein du quartier Roudourou/ Gourland : Permanence mensuelle : le 3ème jeudi Conformément à la charte des CIDFF, l information juridique est personnalisée et prend en compte une approche globale de la personne. Ainsi, les difficultés professionnelles et personnelles rencontrées par une femme lors de la rupture du couple, sont traitées par les secteurs juridique et professionnel du CIDFF. Un lien privilégié est établi entre l action Défis de femmes et la permanence juridique. L information est délivrée dans le cadre d entretiens individuels, gratuits et confidentiels, d une durée de trente à quarante-cinq minutes. Le rôle de la juriste est de transmettre une information exacte, globale, pratique, actualisée et impartiale. L information juridique délivrée de façon pédagogique, consiste selon les cas à : - - Reformuler et clarifier la ou les demandes exposées par la personne reçue, - - Présenter les différentes solutions juridiques possibles pour une prise de décision autonome, - - Expliquer les termes juridiques en les restituant dans l esprit de la loi et traduire le vocabulaire juridique en termes accessibles au public, - - Expliquer les démarches et les procédures à entreprendre, - - Définir le rôle des professionnels-les du droit, notamment les avocats, notaires et huissiers vers lesquels le public peut être dirigé, - - Orienter vers une autre association ou une institution grâce à une bonne connaissance des relais locaux et un partenariat actualisé et dynamique. La juriste est également amenée à orienter les personnes vers d autres structures. Elle travaille en complémentarité avec de nombreux acteurs qu ils soient associatifs ou institutionnels. En 2010, l'animatrice sociale et la conseillère emploi-formation du CIDFF ainsi que le référent de proximité ont orienté des femmes du quartier vers la juriste pour être informées sur les thématiques suivantes : en droit de la famille : la rupture du couple et ses conséquences sur les enfants et sur les biens, les pensions alimentaires en droit du travail : la rupture du contrat. Afin de faire connaître la permanence juridique aux usagers des quartiers Roudourou - Gourland, une réunion d'information s'est tenue le 29 juin au local Mosaïque pour présenter le service juridique proposé par le CIDFF 22 et répondre aux questions posées par les 12 participants. La juriste a également rencontré Camille ANGER, la médiatrice sociale, pour réfléchir à une éventuelle collaboration pour amener vers la permanence juridique les personnes les plus en difficultés qui sont aussi celles qui sont les plus «éloignées de leurs droits». Action de prévention sur la parentalité Le CIDFF a mis en place en 2007, une intervention sur le thème de la parentalité. Il a travaillé en partenariat avec la DDCS dans le cadre de la mise en place du REAAP. 61

Les femmes reçues au CIDFF et dans les permanences sont le plus souvent en situation de monoparentalité. Elles s'interrogent tant sur l'aspect juridique de la parentalité que sur l articulation entre la vie familiale et la vie professionnelle. La juriste s'appuie sur le jeu «Parent il-parent elle» dans le cadre d une intervention de 2 heures. Il s agit d un support qui permet d aborder les trois thématiques : le droit de la famille, la parentalité et l articulation des temps de vie. Lors de la présentation de «Parent'il-Parent'elle» au local Mosaïque le 30 novembre, 6 professionnel-les du secteur social (CSD, Centre social, référent de proximité, médiatrice sociale ) étaient présent-es pour découvrir cet outil. Au vu de leur intérêt quant à l'outil et les thématiques qu'il permet d'aborder, les professionnel-les ont émis la volonté de l'animer en direction des familles, dans le cadre d'une action partenariale en 2011. Analyse des profils du public accueilli 16 femmes ont intégré les actions de Défi de femmes en individuel, et /ou en collectif en 2010. Certaines personnes n'ont été vues que sur les temps collectifs ce qui ne nous permet pas de connaître précisément leur situation (notamment concernant leur expérience professionnelle, leur niveau de formation...). Elles seront comptabilisées dans l'item NC : non connu. Ceci reflète leur situation à l'entrée dans l'action (qui a pu évoluer en cours d'action). Tranche d âge Nombre de femmes Participantes de moins de 25 ans 2 Participantes de 25 à 44 ans 11 Participantes de 45 à 54 ans 3 Revenus et ressources Nombre de femmes RSA 5 AAH 3 Salariées 4 ARE 2 Aucune 1 Autres (AAH, pension alim. Alloc Caf ) Allocation CAF:7 ; NC :1 Situation familiale Nombre de femmes 10 Célibataire 10 Union libre 1 Séparée 5 Mère de famille 12 Expérience Professionnelle Nombre Mobilité 0 à 1 an 2 à 5 ans 6 à 15 ans 16 à 25 ans NC 2 4 3 1 6 Avec permis 7 Dont avec une voiture 6 Sans permis 9 (dont une avec un scooter) Niveau d études Nombre 62

Niveau VI Niveau V Niveau III NC 6 6 1 3 Inscription Pôle Emploi Nombre Sur les non inscrites au Pôle Emploi Depuis moins d 1 an Depuis plus d un an 4 5 3 salariées, 1 en cours d'inscription, 1 en invalidité, 2 NC - Freins et difficultés rencontrés sur l'action Une bonne dynamique est présente sur le quartier, malgré les difficultés liées à la rénovation de celui-ci (déménagements, moins d'habitant-es sur le quartier, nouveaux arrivants à venir). Les habitants s'approprient le local et sont force de proposition sur des projets très divers. Le travail en partenariat, qui permet la complémentarité entre les différents intervenants est très appréciable et également appréciée par les habitants. L'enjeu actuel est donc de travailler à une meilleure identification des temps (mardi : bla bla café, jeudi : informations spécifiques, réunions...) par les habitants du quartier, à une meilleure visibilité et connaissance du local par des habitants qui ne le fréquenteraient pas encore (aller vers), et à une incitation pour de nouvelles personnes à fréquenter le local (notamment les nouveaux habitants du quartier, jardin du Trieux) afin de venir appuyer le «noyau dur» d'habitants présents. Difficultés pour les femmes Les difficultés rencontrées par les femmes accompagnées sont diverses : On peut repérer des parcours en «dent de scie» avec une période de retour vers l'emploi ou de réalisation d'un projet personnel (comme l'achat d'une maison), puis l'arrivée de nouvelles difficultés (ou de difficultés qui ressurgissent) qui font à nouveau perdre pied. L'enjeu est donc de mettre en dynamique les femmes mais aussi de pouvoir les accompagner à long terme, afin de tenter de stabiliser leur parcours. Les difficultés repérées sont d'ordre : Familiales : contrainte de garde d'enfants, notamment en horaire atypiques; contrainte d'enfant malades (longue maladie qui nécessite une présence, ou difficulté de scolarisation). Beaucoup de ces femmes élèvent leurs enfants seules, ne sont pas toujours entourées par un réseau familial et doivent gérer ces évènements seules. - Santé : problématique de santé physique qui empêche un retour à l'emploi voire la participation à long terme à des activités permettant de garder le lien social ; problématique de santé mentale : la précarité entraîne des périodes de déprime voire de dépression qui parasitent un parcours d'insertion sociale et professionnelle ; certaines personnes présentent également des maladies psychiques (reconnues et accompagnées par le CMP). Mobilité : Plusieurs des femmes de Défi de femmes ont obtenu leur permis cette année (notamment en lien avec l'auto école sociale) ce qui a amélioré leur quotidien. Cependant, certaines restent sans véhicule, ce qui rend difficile une insertion professionnelle sur le territoire. Cette difficulté a été moins présente cette année. Camille Anger, médiatrice sociale, a également pu inciter les habitants du quartier à participer à l'étude concernant les transports en commun. 63

Financière : La situation de précarité de nombreuses femmes entrainent des problèmes financiers : la transition vers un emploi ou une formation rémunérée fait changer de statut les femmes et la période intermédiaire est parfois difficile à gérer. Des problématiques concernant la gestion du budget ont aussi pu être repérées. Les femmes concernées ont pu rencontrer Nelly Le Gall, du comité local du logement dans le cadre de son action concernant le budget au local mosaïque. Préconisations et pistes d'amélioration d'évolution d'optimisation Poursuite de l'accompagnement des femmes actuellement en emploi et en formation pour une dynamique d'insertion professionnelle durable, en lien étroit avec la conseillère emploi formation du CIDFF. Autonomie du groupe Défi de femmes-sortie familiale. Accompagnement de nouveaux projets émergents : échanges de savoirs et de service (en lien avec l'intervention de la Boutique de Gestion). Poursuite du partenariat avec le référent de proximité, la médiatrice sociale et l'animatrice du centre social : participation aux projets de quartier, accompagnement des femmes démarche d'insertion (freins à l'emploi, accès au droit, lien avec la conseillère emploi formation du CIDFF), orientation du public... Proposition d'ateliers collectifs concernant les freins à l'emploi et l'accès à l'emploi et à la formation, en lien avec le référent de proximité et la conseillère emploi du CIDFF: repérer les besoins, les demandes, le public intéressé ; faire intervenir des partenaires du territoire sur des thématiques repérées (garde d'enfant, santé, mobilité, chantiers d'insertion...), mettre en place des ateliers collectifs participatifs et dynamiques les techniques de recherche d'emploi, organiser des visites de lieux ressources (Cité des Métiers, Pôle Emploi, Mission Locale, centre de formation...) et d'entreprises (élargissement des choix professionnels). Démarche de diagnostic territorial avec les étudiants de l'afpe sur le territoire de Guingamp Communauté ; poursuite du travail du groupe de «personnes ressources» repérées par le CIDFF sur le territoire de Guingamp, pour une amélioration de l'information et de l'accès à l'autonomie sociale et économique des femmes. Amélioration de la valorisation et de l'évaluation de l'action «Défis de femmes» : mise en place d'outils adaptés pour valoriser les temps informels notamment. Analyse de l action Améliorations par rapport à 2009 L'intervention du CIDFF sur le quartier Roudourou Gourland en 2010 a évolué par rapport à 2009 suite au recrutement d'une nouvelle professionnelle chargée de cette action. Cependant, après un temps nécessaire de transition, la confiance a pu se créer à nouveau, et la continuité des actions mises en place a pu être maintenue. Nous avons pu remarquer cette année que les actions Défi de Femmes menées depuis 2008 sur le quartier portent leurs fruits quant à l'insertion sociale et professionnelle des femmes accompagnées. En effet, la mobilisation des femmes dans un premier temps sur des projets collectifs leur permet une reprise de confiance en elle, un échange et un partage avec d'autres qui peuvent les mobiliser sur un dynamique personnelle. Par ailleurs, ce type de projets collectifs 64

favorisent le développement de compétences transférables au domaine professionnel, notamment : le travail en équipe : écouter, échanger les informations, prendre en compte les avis de chacun, aller vers un objectif commun, respecter les membres du groupe, apporter sa contribution au groupe la communication : négocier, argumenter son point de vue, transmettre des informations de manière accessible (aussi bien au sein du groupe que vers l'extérieur), l'organisation : gérer le temps, anticiper, s'adapter, répartir les tâches dans le temps et entre les personnes, gérer un budget... Ainsi, plusieurs femmes accompagnées depuis quelques années sur le quartier ont trouvé un emploi ou une formation en 2010. Communication Une plaquette d'information regroupant toutes les actions mises en oeuvre par le CIDFF sur le secteur de Guingamp a été réalisée. Elle est à la disposition des professionnelles du CIDFF, disponible au local Mosaïque et a été transmise aux partenaires du territoire. Elle vise un meilleur accès à l'information pour les femmes et une meilleure visibilité de la globalité des interventions proposées.. 65

Actions Intervenants-es - partenaires Objectif Méth Bureau d Accompagnement Individualisé vers l Emploi (BAIE) Module Découverte des Métiers (MDM) Sur cette action : Salariées du Cidff : Au Siège social : Karinne Closier Le BAIE a pour mission d'apporter Une approche aux femmes confrontées à des personne, consista difficultés particulières d'insertion compte ses a et Valérie Renault professionnelle un personnalité, son A Loudéac : Valérie Renault A Guingamp : Karinne Closier accompagnement individualisé mettre en relation a au cours de leur recherche L individualisation, d'emploi. Il leur propose un d unicité que cha Partenariat financier : Direccte Bretagne, FSE, DRDFE itinéraire personnalisé d'insertion toute démarche d professionnelle qui comprend - le positionne la person bilan, l élaboration du projet relation, et met so professionnel, sa mise en oeuvre de ses propres et le suivi dans l'emploi. possibilités à r Sur cette action : Cette action permet de découvrir *Travail de recherch Salariées du Cidff : voire redécouvrir un ou plusieurs les stéréotypes et le Valérie Renault métiers avec leurs spécificités, *Rencontre avec u Audrey Porrot contraintes, d'évaluer des issu-e d un secteu compétences après une période traditionnel. Partenariat financier : plus ou moins longue d'activité et *Présentation et vé Direccte Bretagne, FSE, Conseil par conséquent de vérifier et professionnel de ch Régional de Bretagne valider un projet professionnel. *Description de Cette réappropriation des méthodologie de re l o g i q u e s d e s m i l i e u x *Information d une professionnels est essentielle pour le droit du trava des femmes éloignées du marché sociale. du travail. *Période de stage : - Découvrir un professionnelle en entreprise. 2- ACTIONS DE MOBILISATION VERS L EMPLOI ACTIONS DE MOBILISATION VERS L EMPLOI (suite) Actions Intervenants-es - partenaires Objectif Méthode Nombre de personnes 66

Atelier de Recherche d Emploi (ARE) Sur cette action : Salariée du Cidff : Karinne Closier Partenariat financier : D i r e c c t e Bretagne, FSE L Atelier Recherche Les bénéficiaires 134 d Emploi est une disposent d un espace personne p r e s t a t i o n d accueil, d aide, de s proposée tout au conseil et de long de l année de documentation en façon bi-matièrhebdomadaire et d emploi. de recherche destinée à toutes femmes inscrites Chaque personne dans une présente bénéficie démarche de d un temps d échange reprise d activité individuel avec la professionnelle. conseillère emploi, dans un cadre collectif. Elle leur soumet des propositions de démarches actives personnalisées (télécandidature, sélection d annonces, rédaction et saisie d un CV ). 67

BUREAU D ACCOMPAGNEMENT INDIVIDUALISE VERS L EMPLOI Contexte général Le Bureau d Accompagnement Individualisé vers l Emploi s est déroulé à Saint-Brieuc, Guingamp et Loudéac. 78 femmes ont été accompagnées dans le cadre du BAIE sur 2010. Les accompagnements se sont répartis de cette manière : 3 lieux d accueil : - 52 femmes sur les permanences de Saint Brieuc - 8 femmes sur la permanence hebdomadaire de Guingamp - 18 femmes sur Loudéac lors de la permanence hebdomadaire 213 femmes ont été reçues en accueil préalable au BAIE ce qui a représenté 492 entretiens. Sur ces 213 femmes, 45 ont souhaité s inscrire dans l accompagnement BAIE. Elles se sont ajoutées aux 33 femmes dont l accompagnement avait démarré en 2009. Cela a représenté 493 entretiens BAIE soit une moyenne supérieure à 6 entretiens par personne suivie. L une a bénéficié de 16 entretiens, d autres d un ou deux entretiens (cela correspond aux personnes qui ont terminé l accompagnement en tout début d année ou encore à celles qui ont abandonné en cours d action). Nous envisageons le rôle et la fonction des BAIE comme étant définis par les notions d accompagnement et de médiation de la demande des femmes vers le travail. Cette action est menée par le biais : - d une approche globale de la personne, consistant à prendre en compte ses aspirations, sa personnalité, son histoire pour les mettre en relation avec sa situation. Cette globalité est inscrite dans la structure même des CIDF, dont les BAIE représentent un secteur en constante interaction avec les autres, - de l individualisation, qui rappelle la part d unicité que chacun porte en soi, toute démarche d accompagnement positionne la personne au centre de la relation, et met son projet au regard de ses propres décisions et des possibilités à rechercher dans l environnement économique. Les moyens les plus appropriés pour parvenir à ces objectifs sont : - l écoute active, - le suivi dans la durée, qui est un outil de maturation, de confrontation de l idée à la réalité, de réajustement et d éventuelle rectification des projets que les femmes élaborent avec les professionnels-les. 68

Mise en oeuvre Le rythme des rencontres est adapté aux besoins de chacune et évolue selon les démarches et actions menées, les étapes franchies par les bénéficiaires. En moyenne par mois 1 à 2 RDV physique + 2 à 4 contacts téléphoniques en fonction des besoins. Le contenu de l'accompagnement est élaboré à partir d'un bilan personnel et professionnel devant aboutir à une évaluation commune du parcours effectué. Les étapes de ce parcours sont à lire non pas comme des éléments d'un schéma linéaire, mais en tant qu'indications modulables pour mettre en oeuvre un projet et pour favoriser l insertion sociale et professionnelle des personnes accompagnées. Analyse des profils du public accueilli Fin 2010, 42 dossiers ont été clôturés et 36 restent en cours d accompagnement. Sur les dossiers clôturés, 25 femmes ont accédé à l emploi (dont une a également concrétisé un projet de formation et 2 ont à long terme un projet de création d activité), 8 femmes ont accédé à la formation, 3 femmes ont choisi la création d activité, 2 personnes en accord avec leur conseillère ont préféré interrompre l accompagnement pour raisons de santé ou raisons familiales et/ou personnelles (1 a obtenu une reconnaissance travailleuse handicapée et bénéficie d un suivi cap emploi). 4 abandons ont été enregistrés (RDV non honorés, absences de réponses aux sollicitations) parmi ces femmes l une avait un projet de création d activité, une autre un projet d entrée en BTS carrières sociales Sur l ensemble des dossiers suivis en 2010 : 33 femmes ont accédé à l emploi, 3 femmes ont créé ou la création de leur propre entreprise est en cours et 14 concrétisent un projet de formation. Typologie du public a- âge Tranche d âge Nombre de femmes Participantes de moins de 25 ans 1 Participantes de 25 à 44 ans 39 Participantes de 45 à 54 ans 31 Participantes de 55 à 64 ans 7 Participantes de 65 ans et plus 0 La majorité des femmes suivies a entre 25 et 44 ans. Si nous prenons les tranches 25 à 54 ans, cela représente 77% du public. La tranche 45/54 ans a augmenté : elle représente 40% des accompagnements contre 18% en 2009 (et les 25/44 ans a diminué de 26%) Ces femmes sont lourdement frappées par le chômage alors qu elles sont en pleine force de travail et devraient donc être davantage en emploi. Beaucoup des femmes ont fait 69

appel à nous pour relancer des démarches après une plus ou moins importante période d activité consacrée aux enfants Nous constatons une augmentation du nombre de femmes de plus de 55 ans par rapport à 2009. Nous sommes passés de 4% à 9%. La précarité et la précarisation n épargne pas ce public Nous notons dans l accueil individuel emploi préalable au BAIE, la fréquentation de femmes de plus de 50 ans qui s informent sur leurs droits (retraite) et parfois pensent à rechercher de l emploi lorsqu elles constatent leur faible revenu de retraite consécutif à leur parcours professionnel discontinu (femme au foyer, carrières et temps partiels, conjointe collaboratrice non déclarée.). De même, très peu de jeunes femmes de moins de 26 ans sont accompagnées individuellement dans la durée. En effet, lors du premier accueil nous leur présentons la Mission Locale qui devient alors leur interlocuteur privilégié. b- Situation familiale Situation familiale Nombre de femmes Célibataire sans enfant 8 Célibataire avec enfants 17 En couple avec enfants 28 En couple sans enfant 7 Veuve avec enfant 1 Veuve sans enfants Divorcée, séparée avec enfants 15 Divorcée, séparée sans enfant 2 61 femmes ont des enfants à charge dont 33 sont en situation de famille monoparentale. Les questions d articulation des temps restent très importantes pour toutes ces mères et rendent plus difficiles l accès à l emploi. Toute une réflexion sur les métiers et la mobilité est donc nécessaire pour faire évoluer les situations. Un travail sur l orientation trouve tout son sens d autant plus que sont pris en compte expérience et qualification. Les familles monoparentales représentent 42% des accompagnements contre 28% en 2009. Cette augmentation est peut-être liée à une meilleure lisibilité de nos accompagnements facilitant ainsi les prescriptions ou demandes spontanées. c- Niveau d études Niveau VI Niveau V bis Niveau V Niveau IV Niveau III Niveau II et plus Niveau d études Nombre 11 2 35 19 8 3 45% des femmes reçues ont un niveau de qualification CAP-BEP. Le nombre de personne sans qualification est également important (il est supérieur en proportion de 4% à celui de 2009). Nous constatons toujours une inadéquation entre la formation de ces femmes et l offre d emploi. Il leur est donc nécessaire de faire preuve d adaptabilité pour trouver une ou des pistes d insertion. Nous avons également accueilli moins de personnes diplômées du supérieur qu en 2009. 70

d- Expérience professionnelle et mobilité Expérience Professionnelle Nombre Mobilité / Nombre aucune moins d 1 an 1 à 2 ans 2 à 5 ans 6 à 15 ans 16 à 25 ans + de 26 ans 6 5 3 15 40 6 3 Avec permissans permis Avec voiture 58 20 53 Sans voiture 25 La majorité des personnes reçues bénéficie d une expérience professionnelle. Pour 14%, le monde du travail n est pas ou très peu connu. 53 femmes sont mobiles. Pour 25,64% la mobilité est une difficulté supplémentaire à la recherche d emploi. e- Ressources Revenus et ressources Nombre de femmes APE 5 RSA 20 ASS 4 Salaires 9 ARE 23 Autres 11 Aucune 7 Comme l an passé, près de la moitié des femmes reçues sont, soit bénéficiaires des minima sociaux (RSA, ASS, APE ) ou ne vivent qu avec les allocations familiales ou une pension alimentaire. 7 d entres elles n ont aucune ressource et sont de ce fait dépendantes économiquement de leur conjoint. Beaucoup de ces femmes souffrent d isolement, d une grande précarité et d une fragilité certaine. Eloignées de l emploi, elles développent, entre autre, une grande dévalorisation de soi, des problèmes de santé Nous constatons parfois des troubles psychiques (liés à des addictions médicamenteuses et/ou toxicologiques). f- Inscription au Pôle Emploi Inscrites à l entrée du BAIE Depuis moins d 1 an Depuis plus d un an Non inscrites à l entrée du BAIE Nombre 40 14 26 38 Sur les non inscrites à l entrée du BAIE 9 sont salariées précaires, 4 sont en APE, 16 sont au RSA, «4 sont au foyer» La moitié de ces femmes est inscrite comme demandeuse d emploi dont la grande majorité depuis plus d un an. 9 femmes sur les 78 reçues se sont présentées sur nos permanences alors qu elles exercent une activité salariée. La précarité de ces emplois (temps partiel subi, CDD de courtes durées, Intérim irrégulier.) ou le risque de licenciement motivent cette démarche. Aucune n était alors inscrite comme demandeuse d emploi alors que leur situation pouvait le 71

justifier. En effet, elles sollicitent le CIDFF parce qu elles sont dans des situations insatisfaisantes et donc en réelle demande d emploi, d un emploi économiquement viable. Comme toujours, nous invitons les participantes, qui ne le sont pas, à s'inscrire au pôle emploi de manière à être reconnues en qualité de demandeuses d'emploi. Cela est important pour faire valoir leurs droits et ainsi de pouvoir bénéficier de financement de formation si besoin à l'issue de la validation de projet vérifié en entreprise. Diversification et élargissement des choix professionnels et développement du Réseau d entreprise Nous constatons invariablement que les femmes se positionnent encore très majoritairement sur une douzaine de secteurs d activités liés aux métiers traditionnellement féminins ; de ce constat, deux préjudices sont évidents : l un concerne la concurrence qu elles se créent en orientant leur choix professionnel vers ces mêmes secteurs (service à la personne, secrétariat etc ), et le second se caractérise par la précarité que reflètent les emplois dits «traditionnellement féminins».. La sensibilisation à l élargissement des choix professionnels et à l égalité des chances est constante lors de nos entretiens individuels pendant lesquels nous tentons de leur faire prendre conscience de meilleures conditions de travail plus adaptées à leur situation familiale. Nous favorisons aussi l information sur la création, la reprise ou le développement d entreprise par les femmes). Dans ce cadre, le CIDFF a mis en place 2 ateliers «jeu des comptes» animés par un représentant d EGEE et d une conseillère emploi du CIDFF de manière à s approprier la compréhension des documents comptables. Nous proposons aux femmes en BAIE qui évoquent l idée de la création ou reprise d entreprise comme voie possible de retour à l emploi d y participer si elles le souhaitent. Enfin, nous présentons le Réseau par elles ainsi que le site Internet «entreprendre-auféminin» ce qui permet d étoffer le réseau des créatrices en devenir. Lors de nos échanges, nous informons les femmes sur les différents bassins d emploi, les secteurs susceptibles d offrir des perspectives d insertion durable ; favorisons l élargissement des choix professionnels ; essayons d offrir une vision concrète et réelle des conditions de travail en entreprise, des attentes des employeurs, des possibilités de transport. Permettons aux femmes de développer leur réseau professionnel Comme chaque année, les femmes ont été invitées à participer aux manifestations organisées dans le cadre de «100 femmes 100 métiers» telles que les animations des jeux «voyez large», «Equité-toi?». Elles ont pu assister aux témoignages de femmes, visiter des expositions sur les thèmes de l élargissement des choix et sur l égalité homme-femme (exemple : «les femmes ont toujours travaillé»). Nous les invitons aussi à prendre connaissance des témoignages de femmes exerçant des métiers non traditionnellement féminins dans la presse locale. Régulièrement les MEFP et la Cité des métiers organisent des rencontres, des forums, pour présenter au public : des métiers, des secteurs d activité. nous incitons fortement nos bénéficiaires du BAIE à se rendre à ces journées qui peuvent les aider à préciser leur orientation et à effectuer des choix judicieux. Développement du Réseau d Entreprise (action de sensibilisation, visites, interventions, témoignages ) Enfin, il est à noter que dans le cadre de l accompagnement, nous invitons les femmes à découvrir des métiers traditionnels ou non soit par des recherches sur différents supports 72

documentaires soit par des démarches de recherches d information auprès de professionnels. Cela leur permet d étoffer leur réseau professionnel. Certaines peuvent, si une dynamique collective est nécessaire à un moment donné de leur parcours, participer au Module Découverte des Métiers. Cette prestation leur permet aussi de se revaloriser car elles prennent conscience de leurs capacités et des possibilités de transfert de compétences. Par ailleurs, pour enrichir le réseau d entreprise, les conseillères participent autant que possible aux visites d entreprise organisées pour les professionnels de l emploi et de la formation par l agence de développement économique, les MEFP Nous avons par exemple visité Centigon, une entreprise de blindage de véhicules, SMB une entreprise de chaudronnerie Nous consultons régulièrement les sites des communautés de commune qui présentent les entreprises de leur territoire, entreprises que nous pouvons contacter pour obtenir plus de précisions. Analyse de l action Améliorations par rapport à 2009 Les conseillères ont essayé de participer aux visites d entreprise à destination des professionnels de l insertion. De plus, face à l isolement de certaines femmes, il nous a semblé pertinent de développer plus de lien social en les orientant vers des centres sociaux ou vers des structures qui offrent des activités ponctuelles de différentes natures (travaux manuels, activités culturelles et sportives ) Nous constatons que le BAIE est de mieux en mieux reconnu par l ensemble des partenaires (Pôle Emploi, Circonscriptions de Solidarité Départementales, centres de formation, CIBC.) qui n hésitent pas à nous orienter des femmes. D autres part, celles qui le souhaitaient on pu participer aux 2 conférences sur les Technique de Recherche d Emploi qui ont été organisées avec l association Egée dans le cadre des ateliers de recherche d emploi du CIDFF. A l issue de ces conférences, les femmes pouvaient s inscrire pour bénéficier de simulations d entretien. Freins et difficultés rencontrés sur l action Nous constatons encore les difficultés liées aux situations de monoparentalité : ces femmes sont confrontées à une grande précarité qui leur demande beaucoup de temps et d énergie pour régler les problèmes de logement, pour obtenir des aides alimentaires et des aides financières, pour trouver des solutions aux soucis liés à la parentalité. Tout ceci contrarie beaucoup leurs démarches d insertion professionnelle (absentéisme, irrégularité des rencontres par oubli, voire abandon : les personnes ne répondent plus aux sollicitations des conseillères ). Il reste encore compliqué de lever les freins liés à l orientation des femmes et aux préjugés. La plupart s orientent toujours vers des métiers qui dans les conditions de travail (horaires, mobilité.) sont peu compatibles avec leurs contraintes familiales, personnelles et/ou de santé : métiers des services à la personne, de nettoyage, de la grande distribution, de la restauration. La crise économique est encore durement ressentie : baisse des offres, public qui tend à désespérer de leurs perspectives d insertion 73

Préconisation et pistes d amélioration d évolution, d optimisation L idée est de poursuivre l élargissement des choix professionnels au travers de visites d entreprises, de témoignages, Ce qui nous amènera notamment à développer notre réseau d entreprises sur des secteurs attractifs et en demande. Les conseillères vont augmenter leur participation aux visites d entreprises et journées d informations destinées aux professionnels Résultat de l accompagnement Malgré un contexte économique et social rude, 50 femmes accompagnées en BAIE (soit 64%) sont parvenues à reprendre le chemin de l emploi (Les emplois pérennes et à temps plein ne sont malheureusement pas majoritaires), ou encore à concrétiser un projet de formation et certaines à se lancer dans la création d activité. 36 femmes verront l accompagnement se poursuivre sur 2011. 6 abandons sont à déplorés (2 pour raisons familiale ou sanitaire, 4 n ont plus honorés leurs rendez-vous et n ont pas donné suite à nos sollicitations) Accès à l emploi 4 CDI dont 1 personne à temps plein - Employée administrative et 3 personnes à temps partiel dans les domaines suivants : - Employée d étage - Agent de nettoyage - Intervenante auprès d enfants à domicile 31 CDD dont : 15 inférieurs à 6 mois dans les domaines suivants : - Assistante de vie, Contrats reconductibles - Employée polyvalente de restauration - Monitrice d équitation vacataire - Educatrice de jeunes enfants - Dame de compagnie en Cesu - Enquêtrice en vacation - Aide ménagère en Cesu - Agente de nettoyage - Agente de service en écoles maternelles - Employée avicole - Formatrice sur des actions d insertions - Agente de services à la personne - Télé-enquêtrice - Agente de service en collectivité (2) Et 11contrats supérieur à 6 mois dans les domaines suivants : - Agente de service hospitalier - Agente de services en collectivité - Assistante de vie scolaire - Agente technique des collectivités - Vendeuse en prêt-à-porter - Hôtesse de caisse - Employée Libre Service - Agente de relation et médiation locataires - Télévendeuse 74

- Aide à domicile - Garde d enfants Et 5 contrats aidés renouvelables : - CUI agent de tri du linge (2) - CUI animatrice en maison de retraite - CAE agent de portage des repas (pérennisation probable) - CAE agente de service (+6 mois) (3 personnes ont cumulé des contrats : pour l une 1 CDD court et un de + de 6 mois dans un autre domaine, pour l autre un remplacement court et un CUI, et pour la troisième un CDD court puis un CDI à temps partiel) 4 intérimaires dans les domaines suivants : - 3 ouvrières en agro-alimentaire (dont 2 ont eu des missions sur plus de 6 mois) - Agente de nettoyage 3 créations d entreprise dans les domaines suivants : - Création d une activité scop linguistique et bien-être) - Création d un cabinet de massage bien-être et sophrologie - Projet de création d accueil en gîte 15 projets ou entrées en formation, obtention titre ou diplôme : - 1 entrée en formation assistante de vie à l AREP - Candidature retenue pour entrée en BPJEPS animation en février 2011 - Assistante funéraire - 1 mise à niveau en anglais et perfectionnement Word et Excel au GRETA - Agente d entretien - 1 mise à niveau en bureautique et 1 mise à niveau en comptabilité au GRETA - Qualification en secrétariat - Entrée en qualification Vente au CLPS - Validation de l équivalence de diplômes en langue et sport obtenus en Allemagne - Formation aux métiers administratifs territoriaux du centre de gestion - FLE, Amélioration de l'expression écrite et orale (3) - Entrée en formation Technicienne de l Intervention Sociale et Familiale en septembre 2010 - Action d insertion Famille Monoparentale à ADALEA 36 femmes bénéficient toujours de l accompagnement individualisé soit parce qu elles sont encore très éloignées de l emploi, soit parce que le suivi a démarré en fin d année, soit parce que leur projet demande du temps pour se concrétiser. Pour beaucoup d entre elles, il reste à régler des problèmes périphériques tels que les changements engendrés par une séparation, les problèmes de santé (acceptation de l handicap, conduites addictives.), la mobilité, la garde d enfant. qui entravent une recherche efficace d emploi et/ou de formation. La garde d enfant reste encore une problématique lourde. En effet, malgré les efforts déployés pour mettre en place une solution adaptée à leurs enfants et à leurs besoins par rapport aux postes visés ou proposés ou plus justement disponibles sur le marché, ces femmes se retrouvent «bloquées» par : le manque de place en crèche, des assistantes maternelles dont les horaires d accueil ne sont pas toujours compatibles avec les horaires exigés par les emplois vacants, des coûts élevés sans contreparties notamment pour les enfants plus âgés. C est un parcours bien difficile et il leur faut de l énergie pour rester mobilisées et ne pas abandonner l espoir de trouver ou retrouver une place dans le monde du travail. 75

De même, certaines femmes, dans l obligation de se reconvertir (maladie professionnelle, licenciement économique, mauvaise expérience, pas d offres d emploi correspondant à leurs compétences à leurs contraintes.), mettent du temps pour faire le deuil de leur ancien emploi. Les femmes alors dévalorisées, manquent de confiance et ont du mal à se projeter sur un nouvel emploi. Cette période de crise économique est durement ressentie par la majorité du public accueilli. Tableau d indicateurs spécifiques Nombre de femmes ayant un projet dans un métier non 1 traditionnellement féminin Nombre de femmes ayant intégré un emploi non traditionnellement féminin Nombre d entreprises du réseau 179 Nombre de nouvelles entreprises sollicitées 24 Nombre d entreprises ayant accueilli des femmes Nombre d entreprises recevant une femme pour la première fois Nombre de visites d entreprises 2 Nombre d interventions d entreprises dans la structure 76

ANALYSE PAR SECTEUR GEOGRAPHIQUE Saint-Brieuc 52 femmes Fréquence des permanences : 2 journées par semaine Nombre de permanences réalisées : 84 Nombre total d entretiens réalisés : 684 Nombre de personnes reçues : 179 Dont accompagnement en BAIE: 52 femmes Les 12 permanences d une ½ journée qui ont eu lieu au Centre social du plateau entre le 12 janvier et le 26 mars 2011 sont intégrées à ces données. 10 femmes ont fréquenté ces permanences. Partenariat Les femmes ont été orientées par, les travailleurs sociaux, le Pôle Emploi, la presse, la Mission Locale. L Atelier de Recherche d Emploi du CIDFF est également une passerelle vers les permanences emploi. Le bouche à oreille fonctionne également. Caractéristiques du public - La majorité des femmes a entre 26 et 54 ans. - Elles ont majoritairement atteint un niveau V et Il y a autant de bachelière que de niveaux VI et Vb. - Nous avons reçu plus de femmes seules qu en couple. - Les femmes seules avec enfant représentent la majorité des femmes reçues. - Elles perçoivent des minima sociaux. - Elles sont peu nombreuses à n avoir aucune expérience professionnelle. - La moitié de ces femmes est inscrite au Pôle Emploi. Bilan quantitatif et qualitatif 29 dossiers ont été clôturés. 23 femmes voient l accompagnement se poursuivre sur 2011. 4 abandons sont à déplorer (1pour raison familiale ou sanitaire, 3 n ont plus honoré leurs rendez-vous et n ont pas donné suite à nos sollicitations). Accès à l emploi 2 CDI à temps partiel dans les domaines suivants : - Employée d étage - Agente de nettoyage 19 CDD dont : 8 inférieurs à 6 mois dans les domaines suivants : 77

- Assistante de vie, Contrats reconductibles - Monitrice d équitation vacataire - Educatrice de jeunes enfants - Enquêtrice en vacation - Agente de service en écoles maternelles - Employée avicole - Formatrice sur des actions d insertions - Agente de services à la personne Et 8 contrats supérieurs à 6 mois dans les domaines suivants : - Agente de service hospitalier - Agente de services en collectivité - Assistante de vie scolaire - Agente technique des collectivités - Vendeuse en prêt-à-porter - Hôtesse de caisse - Employée Libre Service - Agente de relation et médiation locataires Et 3 contrats aidés renouvelables : - CUI agent de tri du linge (2) - CUI animatrice en maison de retraite 2 intérimaires dans les domaines suivants : - 2 ouvrières en agro-alimentaire (des missions sur plus de 6 mois) 3 créations d entreprise dans les domaines suivants : - Création d une activité scop linguistique et bien-être) - Création d un cabinet de massage bien-être et sophrologie - Projet de création d accueil en gîte 12 projets ou entrées en formation, obtention titre ou diplôme : - 1 entrée en formation assistante de vie à l AREP - Candidature retenue pour entrée en BPJEPS animation en février 2011 - Assistante funéraire - 1 mise à niveau en anglais et perfectionnement Word et Excel au GRETA - Agente d entretien - Entrée en qualification vente au CLPS - Validation de l équivalence de diplômes en langue et sport obtenus en Allemagne - FLE, Amélioration de l'expression écrite et orale (2) - Entrée en formation Technicienne de l Intervention Sociale et Familiale en septembre 2010 - Action d insertion Famille Monoparentale à ADALEA 78

1

BA IE SA INT - BRI EU C 79

80

Loudéac 18 femmes Fréquence des permanences : 1 journée par semaine Nombre de permanences réalisées : 42 Nombre total d entretiens réalisés : 323 Nombre de personnes reçues : 84 Dont accompagnement en BAIE : 18 femmes Partenariat Les femmes ont été orientées majoritairement par le Pôle Emploi. Cela s explique par l existence d un conseiller référent pour le CIDFF. La Mission Locale, les travailleurs sociaux, Ohé Prométhée-Cap Emploi, le CIBC et le CMP orientent également régulièrement des femmes sur nos permanences. Par ailleurs, la participation au Carrefour Social permet de développer le partenariat et représente une source d information et de réflexion utile pour répondre au mieux aux femmes reçues sur nos permanences. Caractéristiques du public - La majorité des femmes a entre 26 et 54 ans - Elles se situent majoritairement entre le niveau V et Ies niveaux VI et Vb. - Nous avons reçu plus de femmes en couple que de femmes seules. - Les femmes seules avec enfant représentent près d un tiers des femmes reçues. - Elles perçoivent pour la moitié l ARE. - Elles sont peu nombreuses à n avoir aucune expérience professionnelle. - Plus de la moitié de ces femmes est inscrite au Pôle Emploi. Bilan quantitatif et qualitatif 9 dossiers ont été clôturés. 9 femmes voient l accompagnement se poursuivre sur 2011. 1 personne a mis fin à son accompagnement parce qu elle a interrompu ses démarches de recherche d emploi pour s occuper d un parent âgé. 1 personne a souhaité mettre entre parenthèse sa recherche d emploi en raison d une grossesse compliquée et d un projet de congé parental. Elle reprendra contact avec le CIDFF dès que la question de son retour vers le marché de l emploi se posera. Accès à l emploi 2 CDI dont 1 personne à temps plein : Employée administrative et 1 personne à temps partiel : Employée de ménage 7 CDD dont : 2 inférieurs à 6 mois dans les domaines suivants : - Agentes de service en collectivité (2) Et 3 contrats supérieurs à 6 mois dans les domaines suivants : - Télévendeuse - Aide à domicile - Garde d enfants Et 2 contrats aidés renouvelables : - CAE agent de portage des repas (pérennisation probable) - CAE agente de service (+6 mois) (1 personne cumule un CDI temps partiel et un CDD temps partiel de + de 6 mois) 2 intérimaires dans les domaines suivants : - Ouvrière en agro-alimentaire - Agente de nettoyage 80

2 projets ou entrées en formation, obtention titre ou diplôme : - 1 mise à niveau en bureautique et 1 mise à niveau en comptabilité au GRETA 81

BA I E LO UD EA C 81

82

Guingamp 8 personnes Lieu : Local du CIBC puis en cours d année au Local Mosaïque Fréquence des permanences : ½ journée tous les 15 jours Nombre de permanences réalisées : 30 Nombre total d entretiens réalisés : 83 Nombre total de personnes informées : 24 Dont accompagnement en BAIE : 8 femmes Partenariat Les femmes ont été orientées par : les travailleurs sociaux, le Pôle Emploi, la presse, la Mission Locale. Caractéristiques du public - La majorité des femmes a entre 45 et 64 ans - Elles sont très majoritairement de niveau V - Nous avons reçu autant de femmes en couple que de femmes seules - Toutes les femmes seules reçues ont des enfants à charge - Elles perçoivent en proportions égales : l ARE, le RSA et l APE - Elles ont toutes de l expérience professionnelle - La moitié de ces femmes est inscrite au Pôle Emploi Résultat de l accompagnement 4 dossiers ont été clôturés. 4 femmes voient l accompagnement se poursuivre sur 2011. 1 abandon est à déplorer (les rendez-vous n ont plus été honorés, et aucune suite n a été donnée à nos sollicitations). 1 femme a souhaité poursuivre ses démarches en autonomie (projet DUT Carrières sociales). Accès à l emploi/formation 1 CDD inférieur à 6 mois : - Agente de nettoyage 1 projet ou entrée en formation, obtention titre ou diplôme : - Qualification en secrétariat 82

BA I E GU IN GA MP 83

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MODULE DECOUVERTE DES METIERS Contexte général Le Module Découverte des Métiers qui comporte une période en milieu de travail présente un grand intérêt pour des femmes ayant peu ou pas de formation, ayant peu ou pas d'expérience professionnelle ou encore manquant de confiance en soi. Elle permet aussi de sensibiliser les entreprises à la mixité des emplois. Cette action permet de découvrir voire redécouvrir un ou plusieurs métiers avec leurs spécificités, contraintes, d'évaluer des compétences après une période plus ou moins longue d'activité et par conséquent de vérifier et valider un projet professionnel. Cette réappropriation des logiques des milieux professionnels est essentielle pour des femmes éloignées du marché du travail. Elle favorise la compréhension des mutations et évolutions du travail pour une meilleure intégration dans l'entreprise. Cette période de stage en entreprise est évaluée par la formatrice lors d'une visite programmée avec le tuteur-trice désigné-e sur la convention de stage. De plus et afin d élargir leurs choix professionnels et modifier leur approche des secteurs non traditionnels, nous organisons des visites d entreprise, des visites de centres de formations, des témoignages de professionnels. Enfin, cette action se conclut par un bilan collectif qui permet d échanger sur la période en entreprise. C est le moment pour préciser le parcours de mise en œuvre du projet. Si besoin, les participantes peuvent demander un accompagnement individualisé, participer aux ateliers de recherche d emploi programmés au CIDFF. Une information en Droit du Travail par la juriste du CIDFF est également programmée sur chaque module. Par ailleurs, un atelier de 3h sur la création d activité animé par la Boutique de Gestion a été ajouté aux 5 journées du module afin d élargir les pistes d orientation, les choix des participantes. Sur un objectif prévisionnel de 40 femmes : 43 femmes ont bénéficié d'un Module Découverte des Métiers. Nous avons enregistré 61 inscriptions mais 43 femmes se sont présentées au démarrage des modules. En cours de modules, nous avons été confrontés à 6 abandons. 5 actions réalisées : 3 actions ont été organisées à Saint-Brieuc, au siège du CIDFF et 2 actions se sont déroulées à Loudéac. a- âge Analyse des profils du public accueilli Tranche d âge Nombre de femmes (43) Participantes de moins de 25 ans 2 soit 4,65% Participantes de 25 à 44 ans 29 soit 67,44% Participantes de 45 à 54 ans 9 soit 20,93% Participantes de 55 à 64 ans 3 soit 6,98% 84

Le MDM a concerné une majorité de femmes de 25 à 44 ans Les plus de 55 ans ont bénéficié de cette action. Leur nombre a augmenté, signe de l évolution du marché de l emploi et de la crise?. b- Situation familiale Situation familiale Nombre de femmes (43) Célibataire sans enfant 6 Célibataire avec enfants 6 En couple avec enfants 12 En couple sans enfant 3 Divorcée, séparée avec enfants 12 Divorcée, séparée sans enfant 4 18 participantes élèvent seules leurs enfants soit 41,86% 13 femmes sont sans enfant ce qui représente 20,45% 12 femmes vivent en couple avec des enfants soit 27,91% 30 personnes ont des enfants à charge (69,77%) dont plus de la moitié est en situation de monoparentalité. Les femmes avec enfant représentent les trois quart de l'effectif des participantes. Le module permet de mesurer la capacité à organiser vie familiale et exigences professionnelles. Ces femmes mettent alors en place les moyens pour lever les freins qui peuvent être liés à l articulation des temps de vie, la mobilité. Il faut noter le nombre important de familles monoparentales (il représente 10% de plus qu en 2009) Dans chaque groupe, la recherche de solutions de garde a été un frein important. Aujourd hui, des propositions d emploi suite aux périodes en entreprise sont mises en péril par manque de moyens financiers. Le coût de la garde étant plus élevé pour les enfants de plus de 3 ans pour lesquels les aides sont diminuées. Le problème n est pas tant dans le fait de trouver une assistante maternelle aux horaires souples et larges que dans celui du coût horaire. c- Niveau d études Niveau d études Nombre de femmes (43) Niveau VI Niveau V bis Niveau V Niveau IV Niveau III Niveau II et plus 8 soit 18,60% 2 soit 4,65% 15 soit 34,88% 7 soit 16,28% 10 soit 23,26% 1 soit 2,33% La majorité des personnes inscrites est peu ou pas qualifiée soit 58,13%. Un tiers des femmes a le niveau V. On constate encore que ces formations sont la plupart du temps en inadéquation avec le marché de l emploi. Certaines ont des formations qui en théorie permettent l accès à l emploi (vente, grande distribution, transport ) mais leur situation de monoparentalité donne des contraintes bien souvent incompatibles avec les exigences de ces secteurs. Les autres femmes ont une formation initiale généraliste (Baccalauréat et universitaire) ou des diplômes étrangers sans validation véritable ce qui explique en partie leurs difficultés d accès à l emploi. 85

d- Expérience professionnelle et mobilité Expérience Professionnelle Nombre Mobilité / Nombre Aucune à moins d 1 an 1 à 2 ans 2 à 5 ans 6 à 15 ans 16 à 25 ans + de 26 ans 11 Soit 25,58% 1 Soit 2,33% 7 Soit 16,28% 16 Soit 37,21% 6 Soit 13,95% 2 Soit 4,65% Avec permis 35 Sans permis Avec 8 voiture 31 Sans voiture 12 Nous constatons comme les années précédentes que la majorité de ces femmes a une connaissance et une expérience du travail. Bien souvent, cette expérience date et par conséquent il faut faire face à de nombreuses évolutions. Pour certaines, s adapter est alors compliqué. Pour d autres, la difficulté réside dans l acceptation de la perte d une activité appréciée et dans la capacité à se projeter dans de nouveaux projets. Certaines doivent faire le deuil d un métier qu elles ne peuvent plus exercer pour raison de santé et de reconnaissance Travailleuse Handicapée. Pour 11 femmes, le monde du travail est une réelle découverte. La mobilité reste un frein important notamment pour celles qui vivent dans un territoire rural où le réseau de transport en commun est absent. C est un aspect important notamment pour des femmes qui arrivent de région parisienne. Elles se retrouvent avec des difficultés qu elles n avaient pas auparavant. L aide au financement du permis de conduire proposée dans le cadre de l APRE ou du Pôle Emploi a pu être sollicitée mais les dossiers n ont pas toujours abouti (délais, conditions ) e- Ressources Revenus et ressources Nombre de femmes APE 4 soit 9,30% RSA 15 soit 34,88% ASS 3 soit 6,98% SalaIres 2 soit 4,65% ARE 13 soit 30,23% Autres (caf,.) 10 soit 6,98% Aucune 2 soit4,65% 41,86% de ces femmes ont les minima-sociaux pour vivre et 4,65% n'ont pas de ressources personnelles. Nous avons reçu sur ces modules un nombre important de femmes en précarité voire grande précarité. Elles vivent ou ont vécu des situations très compliquées et restent très fragiles. Ces éléments peuvent contribuer à expliquer la mise en œuvre plus lente d une dynamique d action sur certains modules et les quelque abandons ou absences. f- Inscription au Pôle Emploi Nombre Sur les non inscrites à l entrée du MDM 86

Inscrites à l entrée du MDM Depuis moins d 1 an Depuis plus d un an Non inscrites à l entrée du MDM 33 14 19 10 2 sont salariées précaires, 4 sont en APE, 2 sont au RSA, «2 sont au foyer» Comme les années précédentes, nous invitons les participantes qui ne le sont pas à s'inscrire de manière à être reconnues en qualité de demandeuses d'emploi. Cela est important pour faire valoir leurs droits et ainsi de pouvoir bénéficier de financement de formation si besoin à l'issue de la validation de projet vérifié en entreprise. Diversification et élargissement des choix professionnels (actions spécifiques, rencontres ) Le travail sur l'élargissement des choix professionnels a été effectif avec : Visites des entreprises et témoignages de femmes salariées : Cuisines Danet (Agencement, menuiserie), Entreprise KMI (chaudronnerie), CMA (BTP), Magasins Truffaut (horticulture, animalerie, commerce) avec présentation des métiers, critères de recrutement, place des femmes dans ce secteur. Visites de l'afpa (bâtiment, conduite de lignes automatisées ) et de L AFPI (métiers industriels : automatisme, soudage, maintenance..). Présentation des secteurs et métiers non traditionnels pour les femmes dans les industries agro-alimentaires, dans l'agriculture (élevage porcin), dans les transports, dans le bâtiment second oeuvre et les travaux publics (présentation du dépliant : «Un métier qui n'est pas un accessoire» Y avez-vous pensé?) et mise en valeur systématique des intitulés de poste au féminin : maçonne, plâtrière, carreleuse, solière-moquettiste, peintre et décoratrice, plombière-chauffagiste, menuisière en aluminium... lors de l'exposé sur la diversification et échange sur les stéréotypes et les freins. Participation aux animations prévues dans le cadre de 100 Femmes 100 Métiers. Rappel de parcours de femmes qui, accompagnées par le CIDFF, ont concrétisé des projets non traditionnels (soudure, dessin industriel et bâtiment ). Nous pouvons si les participantes le souhaitent les mettre en relation avec ces femmes. Mise en relation avec des femmes créatrices d entreprise qui ont été en contact avec le CIDFF. Dossiers et articles de presse en lien avec l'élargissement des choix professionnels, que nous mettons à disposition des participantes. Information sur l'ensemble des manifestations et des forums sur les métiers organisés par la Cité des Métiers sur son site à Ploufragan et dans les centres sociaux des quartiers sensibles de St-Brieuc et de l'agglomération briochine, voire du département. Développement du Réseau d Entreprise (action de sensibilisation, visites, interventions, témoignages ) Nous poursuivons le développement de notre réseau entreprises par les évaluations des stages en entreprises effectuées par les conseillères. Cela permet de faciliter la recherche 87

de stage notamment pour les femmes immigrées, en difficulté avec la langue française. Le soutien collectif permet à ces femmes qui ont subi pour certaines des discriminations de parler de cette souffrance, de mettre en avant leurs expériences ultérieures et de reprendre confiance. L'élargissement des choix permet de proposer aux femmes un stage sur un poste traditionnel et d encourager pour certaines un deuxième stage axé sur la diversification dans les entreprises visitées. Analyse de l action -Orientation du public sur les modules Les femmes qui ont participé au MDM se sont inscrites suite à un entretien avec une conseillère emploi du CIDFF, à une participation à un atelier de recherche d emploi, à une information presse, une prescription pôle emploi, à une orientation de travailleurs sociaux. A noter que sur Loudéac, nous avons bénéficié du repérage des participantes par le conseiller référent CIDFF du Pôle Emploi. Ce partenariat étroit a facilité la constitution des groupes pour les 2 modules. Le CIBC a également orienté des femmes qui venaient d achever leur bilan parce que le module représente l occasion de maintenir une dynamique et de concrétiser le(s) projet(s) élaboré(s). Ohé prométhée- Cap Emploi a également indiqué ces modules à certaines femmes. - Partenariat mobilisé Pôle Emploi, Maisons de l Emploi et de la Formation professionnelle, Mairies, Missions Locales, Point Région du Conseil Régional, Cité des métiers, organismes de formation, travailleurs sociaux du Conseil Général et de la Caf, centres sociaux - Améliorations par rapport à l année N 1 En complément des visites d entreprise et des informations sur les secteurs non traditionnels, nous avons souhaité montrer aux femmes que leur insertion professionnelle peut aussi passer par un projet de création d entreprise. Le CIDFF a un bon réseau de créatrices ce qui est un atout pour sensibiliser notre public à cette voie possible. Nous avons permis aux femmes inscrites sur le MDM de participer à un atelier animé par la boutique de gestion. Nous avons proposé davantage de visites d'entreprise et d organismes de formation. Ces visites font levier pour mieux amener à l'élargissement des choix professionnels. C est important pour tendre peu à peu à une mixité des emplois et à un égal accès des femmes et des hommes à tous les métiers. Ces actions doivent permettre aux femmes d'accéder à des emplois moins précaires, plus qualifiés que ce qu'elles peuvent connaître dans les secteurs très féminisés. Cette réflexion est en trame de fond pendant tout le module et peut libérer des axes d'orientation. Ainsi, en 2010, il y a eu des stages sur les postes suivants : boulangère, technicienne du bâtiment, maraîchère, conductrice routière, jardinière. Mais la plupart des femmes restent surtout motivées pour se qualifier notamment dans les métiers des services à la personne. Cette qualification peut être soutenue par la VAE de plus en plus appropriée par les femmes qui font le choix de ces métiers non plus par défaut mais comme de véritables emplois porteurs. Nous constatons toujours cette année la participation de plusieurs femmes étrangères qui, grâce aux échanges et à l'enjeu que représente l'entrée en stage en entreprise, ont pu 88

s'exprimer et s'accomplir dans des pratiques professionnelles (femmes d'origine Congolaise,, Marocaine, Russe, Mongoles, ). - Freins et difficultés rencontrés sur l action Nous sommes toujours confrontées au peu de femmes qui font le choix de tester un métier non traditionnel. Cela reste encore très limité. Il reste difficile de privilégier les secteurs diversifiés. La fragilité du public ne permet pas d imposer une période sur un tel métier. C est risquer un abandon et du coup ce serait empêcher de faire un premier pas vers le monde du travail. Par ailleurs, certaines femmes n ont pu effectuer leur stage en entreprise parce que leurs problématiques personnelles et familiales étaient trop prégnantes. - Préconisations et pistes d amélioration, d évolution, d optimisation - Poursuivre les visites en entreprises - Développer les témoignages de professionnelles sur des secteurs non traditionnels - Favoriser les échanges sur les questions d égalité femmes-hommes - Encourager les stages de découverte sur des métiers plus diversifiés - Promouvoir la qualification Analyse et synthèse des sorties à l issue de l action Résultats concernant les 43 femmes qui ont participé à un module «Découverte des métiers» : Accès à l emploi : 12 femmes ont obtenu un contrat de travail : 3 sont en CDI temps plein : Chef de rayon poissonnerie, assistante commerciale, secrétaire comptable 3 CDD>6 mois : vendeuse en prêt-à-porter, CUI CAE portage de repas, CDD d employée de commerce pour mars 2011 5 CDD< 6 mois : agent de service veilleuse de nuit, éducatrice de jeunes enfants, agent de service en collectivité, agent de service en lycée, agent social avec possibilité de CDI 1 mission intérim de téléenquêtrice Création d entreprise : 4 femmes ont un projet de création (activité d accueil en gîte ruraux (2), centre d équitation monte western, secrétariat. Formation : 7 femmes ont validé un projet de qualification et le concrétise : Technicienne du bâtiment, BPA Travaux des productions horticoles, crêpière, conseillère service client à distance, conceptrice développeuse en informatique, assistante de vie aux familles, vendeuse, 1 est en formation «Amélioration de l expression écrite et orale» et 1 participe à une Prestation Orientation Professionnelle. 4 femmes ont en projet les formations suivantes : boulangerie, équitation monte western, conductrice de car, BPJEPS. Recherche d emploi : 17 femmes poursuivent leur recherche d emploi : 4 utilisent les services du CIDFF (accompagnement individuel, atelier de recherche d emploi), 2 personnes sont accompagnées par Cap Emploi. 1 femme est en demande d agrément d assistante maternelle, les 10 autres souhaitent effectuer leurs démarches de manière indépendante malgré leurs difficultés. Autres situations : 89

- 2 femmes diffèrent leurs démarches en raison d une grossesse - 4 abandons en cours d action et/ou situations inconnues Ces regroupements du public féminin en «Module découverte des métiers» permettent une véritable mobilisation pour trouver un stage en entreprise et réfléchir pragmatiquement à la pertinence de ses choix professionnels. La sensibilisation à l'élargissement s effectue par des visites d'entreprises programmées, de centre de formation, par des rencontres avec des intervenantes dans la structure, par la présentation de témoignages de femmes exerçant des métiers non traditionnellement féminins. Nous constatons des résultats encourageants aussi bien en termes d emploi qu'en termes de formation qualifiante. Tableau d indicateurs spécifiques 2-1 Nombre de femmes ayant un projet dans un métier non traditionnellement féminin 4 3-1 Nombre d entreprises du réseau 209 3-2 Nombre de nouvelles entreprises sollicitées 30 3-3 Nombre d entreprises ayant accueilli des femmes 37 3-5 Nombre de visites d entreprises 6 En conclusion le «Module découverte des métiers» reste une action très attendue du public féminin en demande de reprise de contact avec le monde de l'entreprise et la mise en valeur de ses compétences de sorte que la recherche d'emploi soit optimisée. 90

ATELIER RECHERCHE D EMPLOI Contexte général L Atelier Recherche d Emploi est une prestation interne au CIDFF. Elle est organisée tout au long de l année de façon bi-hebdomadaire, le lundi et le jeudi matin de 9 h à 12h. Ce qui représente 90 ateliers animés en 2010. Cette action est dédiée à toutes femmes inscrites dans une démarche de reprise d activité professionnelle. Certaines sont relativement autonomes, en situation ponctuelle de recherche d emploi, d autres sont très isolées et dans une situation économique et sociale difficile. Dans ce cadre, nous proposons aux bénéficiaires un espace d accueil, d aide, de conseil et de documentation en matière de recherche d emploi : - Appropriation et réalisation des techniques de recherche d emploi : accompagnement dans la rédaction et saisie du CV et de la lettre de motivation, également à la préparation à l entretien d embauche. - Mise à disposition des offres d emploi du Pôle Emploi sous un format papier. Elles sont éditées et classées chaque lundi et jeudi en amont de l atelier par l intermédiaire du partenariat Partenet. Affichage des offres d emploi réceptionnées en interne dans le cadre de notre réseau entreprises. Accompagnement des bénéficiaires dans la sélection des offres adaptées. - Proposition d un travail en autonomie avec la mise à disposition d ouvrages récents et adaptés sur la thématique de l emploi (ex : collection Marabout ) - Consultation d une documentation actualisée et archivée (ex : actualité du Gref de Bretagne ) - Recherche sur les sites Internet spécialisés (ex : agences intérim, sites d entreprises, Pôle Emploi, cdg22, ). Création d espaces emploi personnels sur le site du Pôle Emploi et création d adresses mail dédiées à la recherche d emploi. Les femmes reçues à l Atelier Recherche d Emploi émargent et complètent une fiche de renseignement concernant leur situation familiale et professionnelle. Il arrive que cette fiche ne soit pas complètement renseignée, c est le cas notamment pour certaines femmes étrangères qui ne disposent pas ou plus des éléments caractérisant l analyse du public. Nos résultats tiennent donc compte de cette lacune. En parallèle, au cours des ateliers, nous sommes amenées à répondre à des appels téléphoniques de femmes bénéficiaires de cette action. Dans ce cas précis, il n y a donc 91

pas d émargement, mais nous faisons néanmoins apparaître ces entretiens professionnels sur les bilans quantitatifs car en général il s agit de demandes très précises sur la thématique de l emploi (exemples : conseils pour une candidature, interrogation précise en amont d un entretien d embauche ). Les spécificités de l action Les bénéficiaires se présentent le lundi et le jeudi matin de façon spontanée, sans inscription préalable. Cet atelier, fortement apprécié pour sa souplesse n impose aucun critère de régularité aux femmes, cependant les personnes inscrites dans une recherche d emploi dynamique intègrent rapidement la nécessité d y participer activement et en continu si elles souhaitent accéder à l emploi. Cet atelier est animé par une conseillère référente, présente sur ces temps d atelier. La conseillère accorde à chaque femme un temps d échange individuel dans un cadre collectif et propose à chacune des démarches actives personnalisées (télécandidature, sélection d annonces, rédaction et saisie d un CV ). Le CIDFF a intentionnellement nommé une conseillère emploi/formation référente pour animer ces 90 ateliers annuels. En effet, les femmes reçues au CIDFF, expriment de façon récurrente leurs difficultés à rencontrer sans cesse de nouveaux interlocuteurs-trices dans le cadre de leur recherche d emploi, elles expriment leur lassitude à exposer leur parcours personnel et professionnel. Ainsi, le fait de retrouver la même conseillère rassure les femmes et favorise indéniablement leur accès à l emploi car la professionnelle connaît chaque situation de recherche d emploi ce qui lui permet d être plus réactive sur des temps d échange relativement courts (20 min en moyenne). Cette action est bien repérée par les femmes et les partenaires car elle est mise en place de façon régulière. Cette régularité favorise les démarches actives et l implication du public. Face à la situation économique, on note une demande croissante et un état de confiance ébranlé. Les femmes reçues dans le cadre de l atelier expriment leurs inquiétudes et leur sentiment de solitude face à leur recherche d emploi. Certaines se sentent perdues face à des recommandations, des conseils différents selon les professionnels-les rencontrés-es. A titre d exemple, nous retrouvons régulièrement la question de l âge, de la photo sur le CV, la reconnaissance travailleuse handicapée, le nombre d enfants.. L approche individuelle appliquée au cours des ateliers favorise l appropriation et la personnalisation de leurs documents en fonction des attentes des employeurs, des règles d écriture tout en respectant leurs propres personnalités et désirs. Les femmes expriment leurs difficultés à propos de la bureautique, de l utilisation d Internet et de la mise en place des offres informatisées. Elles expriment leur inquiétude et parfois leur angoisse, face à l outil informatique mis à disposition au Pôle Emploi et à l incapacité à consulter les offres seules. Face à ce constat, avant chaque atelier, nous éditons ces mêmes offres sous format papier et les classons par secteur d activité. Nous notons que le support papier est véritablement facilitateur de prise de confiance et d autonomie pour les bénéficiaires. 92

L Atelier est adapté à l accueil de personnes sans ou avec peu de qualification et les femmes étrangères : Le support papier est adapté aux femmes étrangères et/ou aux personnes présentant des difficultés de lecture car il leur permet plus facilement de sélectionner les offres et d effectuer ensuite une lecture, une traduction des propositions d emploi avec la conseillère. L accueil personnalisé incite également ces personnes à participer à l atelier. Les femmes peuvent être dirigées vers les autres services du CIDFF (informations juridiques, sociales, Bureau d Accompagnement Individualisé vers l Emploi), afin de régler les difficultés entravant la recherche d emploi. Les femmes ont la possibilité d effectuer l ensemble des étapes d une candidature, avec l appui de la conseillère emploi : Repérage de l offre du secteur d activité choisi : Sélection de l annonce Rédaction et saisie de la candidature : CV et lettre de motivation Dépôt de candidature : - Télé-candidature - Contact direct par téléphone dans un bureau mis à disposition - Envoi de la candidature par mail ou fax ou courrier Prise de confiance et préparation à l entretien d embauche Suivi : Relance téléphonique des candidatures auprès des entreprises Mise en œuvre de l action a. Mobilisation du public : Les femmes bénéficiaires de l Atelier Recherche d Emploi sont orientées : En interne, par les professionnelles du CIDFF. Sur recommandation du Pôle Emploi qui a analysé le besoin d un appui dans la recherche d emploi. Par le biais du milieu associatif, institutionnel, des travailleurs sociaux. Par le bouche à oreille. L atelier est ouvert à toutes femmes désireuses d être informées sur les thèmes liés à la vie professionnelle : Trouver un emploi Créer ou reprendre une activité Changer sa vie professionnelle S informer sur les métiers S informer sur les formations Dans certaines situations, il peut aussi représenter la possibilité d établir un premier contact avec les professionnelles du CIDFF sur un temps plus informel qu un entretien individuel programmé. b. Intégration individuelle en cours d action : L Atelier Recherche d Emploi propose une entrée individuelle permanente tout au long de l année. 93

c. Présentation générale de l action 2010 Globalement la mise en œuvre de l atelier n a pas évolué, nous maintenons des techniques et des principes d accompagnement accessibles à toutes femmes expérimentées ou non, diplômées ou non, issues de différentes catégories sociales. Depuis janvier 2010 nous avons mis en place de façon expérimentale deux ateliers par semaine : le lundi et le jeudi matin. Analyse des profils du public accueilli En 2010, 90 ateliers ont été animés. Nous avons reçu 134 femmes, il y a eu 500 fréquentations. Les bénéficiaires participent en moyenne à 5,5 ateliers. Concernant les ressources, il nous est difficile de distinguer les bénéficiaires du RSA API au RSA RMI. En effet, majoritairement les femmes n ont pas de recul sur cette question, ne distinguent pas ces deux allocation et ne détiennent donc pas l information. Tranche d âge Nombre de femmes Participantes de moins de 25 ans 8 Participantes de 25 à 44 ans 96 Participantes de 45 à 54 ans 24 Participantes de 55 à 64 ans 6 Revenus et ressources Nombre de femmes Bénéficiaires des minima sociaux = 40 RSA 32 ASS 7 API 1 Salariées 14 Assedic/ARE 24 Aucune 24 Autres (AAH, Alloc Caf, Ape ) 32 Situation familiale Nombre de femmes Célibataire 55 Mariée 30 Union libre 8 Divorcée 29 Séparée 7 Veuve 5 Mère de famille 99 Expérience Professionnelle Nombre Mobilité 94

0 à 1 an 1 à 2 ans 2 à 5 ans 6 à 15 ans 16 à 25 ans + de 26 ans Niveau d études Niveau VI Niveau V bis Niveau V Niveau IV Niveau III Niveau II Inscription Pôle Emploi Depuis moins d 1 an Depuis plus d un an 46 9 28 36 11 4 Avec permis : 79 Dont 67 avec une voiture Nombre 32 1 44 31 14 12 Nombre 40 51 Sans permis : 55 24 femmes disent ne pas avoir de ressources personnelles. Certaines bénéficient des ressources de leur conjoint (salaire, retraite, ) et certaines expriment une grande détresse par rapport à une situation financière très difficile. 14 femmes sont salariées ce qui est significatif de la précarité dans laquelle elles se retrouvent. Souvent à temps partiel subi, en contrats aidés, intérim elles viennent à l Atelier de Recherche d Emploi dans le but d améliorer leur situation professionnelle en recherchant un complément d activité, un CDI Certaines souhaitent également changer d orientation suite à un bouleversement de leur situation familiale (séparation.) et une incompatibilité avec la vie familiale (horaire, mode de garde ). En 2010, les femmes entre 25 et 44 ans sont majoritairement représentées et pour la plupart d entre elles, mères de famille d enfants en bas âge. Elles rencontrent des difficultés à trouver un mode de garde adapté et à y faire face financièrement. Elles sont majoritairement expérimentées dans un ou plusieurs secteurs d activités, ont besoin de conseils par rapport à la formation et au marché de l emploi et à une aide à la réalisation technique de leur candidature. Elles expriment le besoin de préparer l entretien d embauche et d approfondir les techniques de recherche emploi. 91 femmes sont inscrites au Pôle Emploi, notre mission est de favoriser la mise en relation de leur candidature avec les offres proposées par le Pôle Emploi et la réalisation réactive et rapide de télé candidatures. Ces personnes ont le sentiment de s adapter à la procédure du Pôle Emploi et d effectuer des démarches efficaces et adaptées, elles ressentent donc un sentiment de revalorisation et de satisfaction. A titre d exemple, en 30 minutes la personne peut envoyer 2 télé-candidatures contre 0 si elle ne maîtrise pas l outil informatique. 64 femmes reçues, sont bénéficiaires des minima sociaux (Rsa, Ass, Assedic) ou ne vivent qu avec les allocations familiales. Certaines d entres elles n ont aucune ressource et sont de ce fait dépendantes économiquement de leur conjoint ou d un ami/parent qui assure l hébergement parfois même d associations caritatives. Dans le cadre de cet atelier, la proximité et la régularité des échanges permettent aisément à la conseillère emploi formation du CIDFF de cibler la nécessité pour la bénéficiaire, de rencontrer la juriste et les services sociaux. Nous avons observé que ces femmes souffrent d isolement, d une grande précarité et d une certaine fragilité. 95

L atelier peut permettre un temps d échange informel et spontané entre les femmes. 77 femmes ont une qualification inférieure ou égale au niveau V ce qui peut justifier pour certaines, le manque d autonomie dans les démarches et les difficultés à accéder à un emploi stable. Parmi ces 77 femmes, 33 sont sans qualification. Ces dernières cumulent les freins à l emploi tels que la mobilité, la garde d enfant, la santé.et parfois d une non-équivalence de diplômes pour un public hors union européenne. Diversification et élargissement des choix professionnels et développement du Réseau d entreprise En 2010, les femmes maintiennent leur orientation professionnelle vers 3 secteurs d activité dominants : - Personnel des services aux personnes et à la collectivité - Personnel des services administratifs et commerciaux - Personnel de la distribution et de la vente On note toujours des difficultés pour les femmes à élargir les orientations professionnelles malgré les sensibilisations quotidiennes et les actions spécifiques en faveur de l élargissement des choix professionnels. L Atelier Recherche d Emploi est représentatif de ces orientations puisque l on note une forte demande sur ces trois secteurs d activité. Nous saisissons alors cet atelier et ces temps semi collectifs pour informer, sensibiliser et débattre sur cette thématique. Analyse de l action Améliorations par rapport à 2009 Mise en place de deux ateliers par semaine : Au regard du contexte économique et la nécessité pour les femmes en situation de recherche d emploi d être investies au maximum dans leur recherche d emploi, nous avons souhaité doubler l Atelier. Plus elles consultent les offres d emploi, plus elles se positionnent, plus elles sont dynamiques, plus elles sont impliquées et tenaces, plus leur chance d accès à l emploi augmente! Au cours des deux dernières années, nous avions constaté que pour certaines femmes, se déplacer au Cidff pour participer à cet atelier, constituait la seule démarche de recherche d emploi de la semaine et la seule sortie à l extérieur du domicile. Pour d autres, qui pourtant disposent d Internet, leur unique démarche de recherche d emploi s effectue sur cet atelier, mais leur isolement, leur manque de confiance, leur situation de fragilité, leur illettrisme parfois, ne leur permettent pas d effectuer leur démarche de façon autonome. L objectif en développant ce deuxième atelier, a été d offrir au public une plus grande régularité de rencontres afin de dynamiser leurs recherches d emploi et favoriser la réactivité. De plus, nous sommes amenées à recevoir des femmes qui sont en activité professionnelle et un deuxième atelier offre une plus grande possibilité de disponibilité pour ces personnes. Mise en place d un partenariat avec l association EGEE : 96

Nous avons sollicité les bénévoles de l association EGEE, dans le cadre d un partenariat conventionné, afin qu ils interviennent deux fois dans l année auprès des bénéficiaires de l atelier recherche d emploi. Ainsi, deux anciens cadres, provenant, l un du secteur industriel, l autre de la grande distribution, proposent de transmettre leurs connaissances professionnelles sur le recrutement et leur savoir-faire dans ce domaine. Leurs interventions se présentent en deux étapes distinctes ; - Intervention collective auprès d un groupe mobilisé par la professionnelle référente de l atelier. L objectif de l intervention est de présenter les attentes d un futur employeur en terme de CV, lettre de motivation, de présentation générale d un-e candidat-e, d argumentation en entretien d embauche - Accueil individuel des volontaires quelques semaines après dans le cadre d un entretien de simulation (1 heure/femme). Au cours de l année 2010, les deux interventions collectives ont été animées auprès de 21 femmes en privilégiant le débat et la participation active des bénéficiaires. Seules 6 femmes se sont de la simulation à l entretien d embauche les jours suivants. Ces deux étapes réalistes avec le marché de l emploi ont été très significatives pour la conseillère référente, car elles lui ont permis de mesurer la motivation et/ou la situation de chaque femme par rapport à l emploi. A titre d exemple pour certaines, il a semblé très difficile de suivre les consignes initiales en adressant au CIDFF un CV, une lettre et une offre d emploi en référence à l échéance de l intervention collective et de se manifester pour l entretien de simulation malgré l intérêt et l engouement exprimés après l intervention collective et à contrario, certaines femmes se sont présentées à l entretien de simulation en condition réelle, avec une tenue soignée et une approche préparée. Freins et difficultés rencontrés sur l action - La difficulté marquante de l année 2010 est le manque d autonomie dans les démarches. A titre d exemple : - Certaines femmes se présentent de façon régulière à l atelier mais systématiquement sans leur numéro d identifiant ou code Pôle Emploi nécessaire pour effectuer les télé-candidatures, ou encore certaines viennent sans leur dossier de recherche d emploi et donc sans le modèle de lettre réalisé lors des rencontres précédentes. - On note toujours des difficultés pour les femmes à élargir les orientations professionnelles et la concentration des femmes sur les mêmes secteurs d activité : - Les situations de monoparentalité s accentuant, les difficultés pour les femmes à se projeter dans la vie professionnelle ne peuvent donc que s accroître. Il en découle des problèmes évidents de garde d enfant-s avec encore de grandes difficultés à trouver des modes de garde adaptés à leur situation personnelle et conciliables avec leur vie professionnelle. - La mobilité représente un frein à l emploi. L atelier est à ce titre une passerelle régulièrement utilisée pour établir des prescriptions sur des prestations type «accompagnement au code de la route» proposée par le Foyer de Jeunes Travailleurs IGLOO Préconisation et pistes d amélioration d évolution, d optimisation - Développer l approche multimédia avec l achat d un second ordinateur et la possibilité d organiser des temps semi collectif autour de ces postes informatiques (présentation du site Pôle Emploi, ) 97

- Maintenir le partenariat avec l association EGEE qui offre un contact concret avec le monde de l entreprise et les attentes d un employeur. 98

SITE INTERNET www.entreprendre-au-feminin.net I. SITUATION ET EVOLUTION DU SITE INTERNET EN 2010 Dans le cadre du PAR Plan d Actions Régionales la volonté a été de développer un site régional. Aussi le Conseil Régional, l Etat représenté par la DRDFE et la Caisse des dépôts ont intégré le projet. Ce partenariat nécessitait une réflexion commune sur des objectifs, un contenu et une présentation sur site Internet. Des temps de travail ont permis d étudier ces 3 axes et de travailler un nouveau graphisme avec une entrée régionale. Actualisation du site 6 portraits de femmes créatrices ont été réalisés en 2010 avec une fiche annuaire en référence. Nous avons souhaité présenter les initiatives de femmes sur des secteurs d activité variés afin de valoriser la présence de la femme dans différentes sphères professionnelles : - Santé Bien être : Cabinet de sophrologie - Commerce : Epicerie alimentaire de proximité - Artisanat et commerce : Chocolaterie thématique - Agriculture : Safranière : Culture de safran - Tourisme : Concept insolite touristique : conception de suspension originale et innovante pour passer une nuit dans les arbres. - Artisanat et commerce : Traiteur - boucherie - charcuterie Un portrait a été réalisé auprès d une femme plasticienne créatrice de son activité de formatrice plasticienne auprès d adulte toutefois il n a pas été édité sur le site car elle a suspendu son activité au deuxième semestre 2010. Statistiques 2010 Le site accueille quotidiennement 150 à 200 visiteurs avec une chute les samedis et dimanche où les vites sont évaluées à 75/jour. Le taux de nouvelles visites est de 80,49 % avec un temps de visite d 1 minute et 54 secondes. Les pages les plus consultées sont : - les portraits de femmes - la rubrique «aides financières» - La revue de presse II. DEVELOPPEMENT DU RESEAU «PAR ELLES» SUR LES COTES D ARMOR 99

Le réseau «Par elles» réunit des femmes en responsabilité dans le Département des Côtes d Armor qu elles viennent des secteurs public, privé et associatif, élues. L objectif de ce réseau est : - rendre visible la place des femmes en responsabilité - Créer des liens professionnels - Partager des expériences - Informer et former sur des sujets choisis par les adhérentes - Oser les initiatives - Instaurer un lieu de liberté d expression et de parole - Travailler à la pratique de l égalité Les actions mises en place : - Rencontres régulières destinées à l information et à la formation - Conférences - Participation à des manifestations Le réseau Par elles est susceptible de dynamiser la démarche de création d activité par les femmes et son développement va inévitablement favoriser l enrichissement du site Internet par des actions mises en place sur le territoire. III. ACCOMPAGNEMENT DES FEMMES DANS LA DEMARCHE DE CREATION Premier accueil CIDFF Les conseillères emploi/formation du CIDFF sont amenées à recevoir, informer et orienter les femmes sur la thématique de la création/reprise d activité. Nous notons que les femmes reçues dans ce cadre son un premier niveau de réflexion sur la création d une entreprise. Elles s interrogent principalement sur les statuts à envisager, les financements et les aides à l accompagnement (étude de marché, étude financière ) Partenariat avec l association EGEE En 2010, nous avons maintenu le partenariat conventionné avec l association EGEE. Nous sollicitons Monsieur HARSCH, cadre banquier à la retraite qui est bénévole pour cette association. Nous avons lié un partenariat dans le cadre d une permanence mensuelle proposant des entretiens individuels assurés auprès de femmes inscrites dans une démarche de création ou reprise d activité. Ces femmes sont mobilisées par les professionnelles du CIDFF et les rencontres se déroulent dans les locaux du CIDFF. A ce titre, Monsieur HARSCH a accueilli et informé 18 femmes en 2010 chacune se présentant sur des projets variés. - Vannerie - Coaching sportif/conseil en développement personnel - Assistante maternelle - Cours d anglais adultes et enfants - Travaux et services à domicile - Dessinatrice - Gérante d un dépôt vente de vêtements de marques occasion - Restauration rapide 100

- Coiffeuse à domicile - Repasseuse à domicile - Dépôt vente matériel de puériculture - Magasin de décoration - Coiffeuse - Activités manuelles - Fabrication et livraison de repas à domicile - Pédicure podologue - Sophrologue - Exploitation de gîte rural De plus, Monsieur HARCSH, co-anime avec une conseillère emploi/formation du CIDFF, un atelier intitulé «relation avec mon banquier». Un diaporama est utilisé comme support pour présenter : - Les attentes du banquier et comment le convaincre dans le cadre d un prêt - Les documents à présenter à son banquier - Présentation de l étude de marché - Le choix du statut - Les différents outils comptables 101

LES CLES DE L EGALITE http://www.cles-egalite.fr FONCTIONNEMENT ET IMPACT DU SITE AU COURS DES ANNEES 2009-2010 67 outils sont présentés sur le site Internet En 2010, un outil sur la thématique de la création d entreprise par les femmes a intégré le site. Structures partenaires Sollicitations Prêts outils Mission Locale 6 3 outils CIDFF 12 25 outils Délégation Départementale aux Pas de visibilité Droits des Femmes et à l Egalité Pas de visibilité En général, les demandes formulées ont donné suite à un prêt d outil. La procédure d emprunt étant simple, les échanges se sont réalisés avec facilité. Toutefois, les demandes sur des supports type «le mur des préjugés» n a pu être réalisé du fait de sa taille/ encombrement. Sollicitations et prêts au niveau national : - Côtes d Armor, - Ille-et-Vilaine, - Morbihan, Rhône (Lyon), - Ariège (Foix), - Drôme (Romans sur Isère), - Normandie, - Seine-et-Marne (Villeparisis), - Maine-et-Loire, - Seine-Maritime (Rouen) Profil des interlocuteurs : Professionnels : - Formateurs jeunes et adultes, - Enseignants, - Assistant pédagogique scolaire, - Indépendant, Structures concernées : 102

- Mission Locale, - CIDFF, - Cap Avenir (domaine pêche artisanale et conchyliculture), - CFTA secteur agricole, - Maison de quartier, - Coopérative création entreprise. PERSPECTIVES 2011 Enrichissement du site Créer une catégorie «lien» sur le site afin d informer et guider les visiteurs vers des outils déjà mis en ligne sur des sites Internet et accessibles directement (exemple : Gref de Bretagne, DIRECCTE, ). Poursuivre la recherche et l acquisition de nouveaux outils pour les intégrer au site Internet. Prévoir un budget de 300 (achat livres, supports pédagogiques, ). Communication sur le site Edition de nouvelles plaquettes «Clés de l égalité» après étude et correction du contenu (changement adresse, ) : 3000 nouveaux exemplaires. Réflexion sur un support petit format. Présentation du site Internet au minimum 1 fois par an auprès des professionnels-les. Profiter d un temps fort, d une manifestation. 2011 : proposition d une présentation dans le cadre de 100 Femmes 100 Métiers - temps fort dans les Côtes d Armor. Diffusion de la plaquette actualisée auprès des partenaires (salon, forum, échange et rencontre avec des professionnels-les, ) Méthode de travail et partenariat pour favoriser le bon fonctionnement du Site Internet - Organisation de deux rencontres annuelles avec les partenaires : partage, analyse et validation commune d outils. 103

LA DOCUMENTATION 1- Centre de documentation Le fonds documentaire Le CIDFF élabore un travail de recherche à la demande de professionnels-les, d étudiantses, de lycéens-nes, sur des thèmes divers (les violences conjugales, l égalité professionnelle, l évolution des droits des femmes en France durant le 20 ème siècle..). La diversité des compétences spécifiques des professionnelles du CIDFF, le fonds documentaire de l association et le travail de collaboration avec le CNIDFF (Centre National d Information sur les Droits des Femmes et des Familles), sont autant de ressources qui facilitent ces investigations. Le CIDFF met à la disposition du public : - des ouvrages à emprunter (romans, essais, études, biographies.) - des dossiers thématiques (égalité professionnelle, violences faites aux femmes ) - une documentation métiers, emplois et formations - des expositions (évolution des droits des femmes ). La commission centre de documentation Les membres de cette commission se réunissent le deuxième jeudi de chaque mois au CIDFF de 12h30 à 14h. Cette commission, constituée de bénévoles et de salariées, a pour but d actualiser le fonds documentaire du CIDFF22 par le choix puis l achat de divers ouvrages. 2- Sites Internet www.cidf22.org «CIDFF Côtes d Armor» Ce site permet au public de connaître plus largement les services du CIDFF : description des actions proposées dans le cadre du service juridique, des secteurs emploi-formation et santé, les dates des actions, la liste des ouvrages disponibles au centre de documentation. Il propose des liens vers les articles traitant des droits des femmes ainsi qu une sélection de sites Internet. 104

INDEX DES SIGLES UTILISES A.D.A.J ADALEA A.D.E A.D.I.E A.D.I.L A.F.I.R.E.M A.F.P.A A.F.P.E AGEFIPH ANPAA AMA AMISEP A.P.E A.R.E A.R.E.P A.R.P.E A.S.F A.S.P B.A.I.E C.A C.A.E C.A.P C.C.A.S C.C.F.D C.D.A.D. C.D.D C.D.I C.D.V.A CIBC C.I.E CIRDD CLLAJ C.L.S.P.D C.M.P CMU CNED. C.N.I.D.F.F CODES C.S.D C.U.C.S DDASS DDJS D.E.A.V.S EGEE E.P.D.T E.S.F FASILD FNATH F.S.E FONGECIF GISTI G.R.S.P INAVEM INSEE. IVG M.D.M M.D.P.H M.F.P M.J.D MDF MMF MSA PAJE PARADS REAAP R.S.A. SDDFE T.G.I T.I.S.F TRE U.A.I.R UDAF VAE Association Départementale Alternatives Judiciaires Association Départementale Accueil, Logement, Ecoute, Ateliers d insertion Association pour le Développement Economique Association pour le Droit à l Initiative Economique Agence départementale d information sur le logement Association Française d Information et de Recherche sur l Enfance Maltraitée Association Nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes Association pour les Formations aux Professions Educatives et sociales Agence pour la Formation et l Insertion des Publics Handicapés Association Nationale de Prévention en Alcoologie et en Addictologie Association Maison de l Argoat Association Morbihannaise d Insertion Sociale et Professionnelle Allocation Parentale d Education Atelier de Recherche d Emploi Association Régionale d Education Populaire Association de Rencontre Parents Enfants Atelier des Savoirs Fondamentaux Agence de Services et de Paiement Bureau d Accompagnement Individualisé vers l Emploi Contrat d Avenir Contrat d Accompagnement dans l Emploi Centre d Accueil à la Parentalité Centre Communal d Action Sociale Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement Conseil Départemental de l Accès au Droit Contrat à Durée Déterminée Contrat à Durée Indéterminé Comité Départemental de la Vie Associative Centre Interinstitutionnel de Bilan de Compétences Contrat Initiative Emploi Centre d Information et de Ressources sur les Drogues et les Dépendances Comité Local pour le Logement Autonome des Jeunes Comité Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance Centre Médico Psychologique Couverture Maladie Universelle Centre National d Etudes à Distance Centre d Information sur les Droits des Femmes et des Familles Comité Départemental pour l Education à la Santé Circonscription Solidarité Départementale Contrat Urbain de Cohésion Sociale Direction Départementale de l Action Sanitaire et Sociale Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports Diplôme d Etat d Auxiliaire de Vie Sociale Entraide entre les Générations pour l Emploi et l Entreprise Egalité Professionnelle et Développement Territorial Conseillère en Economie Sociale et Familiale Fonds d Action et de Soutien pour l Intégration et la Lutte contre les Discriminations Fédération Nationale des Accidentés du Travail et des Handicapés Fonds Social Européen Fonds de Gestion des Congés Individuels de Formation Groupe d Information et de Soutien des Immigrés Groupement Régional de Santé Publique de Bretagne Institut National d Aide aux Victimes et de Médiation Institut National des Statistiques et des Etudes Economiques Interruption Volontaire de Grossesse Module Découverte des Métiers Maison Départementale Pour l Handicap Maison de la Formation Professionnelle Maison de la Justice et du Droit Maison Départementale des Femmes Marche Mondiale des Femmes Mutualité Sociale Agricole Prestation d Accueil du Jeune Enfant Pôle d Accueil en Réseau pour l Accès aux Droits Sociaux Réseau d Ecoute d Aide et d Appui à la Parentalité Revenu Solidarité Active Service Départemental des Droits des Femmes et de l Egalité Tribunal de Grande Instance Technicienne d Intervention Sociale et Familiale Techniques de Recherche d Emploi Union des Associations Interculturelles Rennaises Union Départementale des Affaires Familiales Validation des Acquis de l Expérience 105

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