tableau de bord annuel octobre 2006 > septembre 2007 N u m é r o 8 j u i l l e t 2 0 1 0 A s s o c i a t i o n d e l a q u i f è r e d e s c a l c a i r e s d e C h a m p i g n y e n B r i e
Ta b l e a u de bord annuel de la nappe des calcaires de champigny octobre 2006 septembre 2007 numéro 8 AQUI Brie Association de l aquifère des calcaires de Champigny en Brie 2 avenue Galliéni 77 000 MELUN Tél. 01 64 83 61 00 / Fax : 01 64 83 61 18 Coordination : Agnès Saïzonou Etude réalisée par : Anne Reynaud et François Birmant (partie agricole) Comité de rédaction du n 1 : les membres du comité de suivi «Tableau de Bord» : Pauline Butel-Gomis et Véronique Jovy (Agence de l Eau Seine Normandie), Nelly Simon (DIREN Ile-de-France), Eric Roche (Association des Irrigants Centre 77), Laurent Royer et Didier Chatté (Chambre d Agriculture 77), Bruno Scialom (FDSEA 77), Alain Dectot (DDAF 77), Paul Leclerc (CG77/DEE), Cécile Broussard (CSP 77), Bernard Piot (SMIRYA), Bernard Schulze (UFC Que Choisir 77), Manon Zakéossian (Eau de Paris), Géraldine Boutillot et Jean-Pierre Gribet (Véolia CGE), Christian Lecussan (AFINEGE), Pierre Reygrobellet et Jean-Paul Feuardent (Lyonnaise des Eaux). Maquette et mise en page : Mauve Leroy Photographie couverture : AQUI Brie Ancoeur. AQUI Brie juillet 2010 ISSN 1951-8447 Imprimerie TAAG Grigny (91) - Imprimeur certifié IMPRIM Vert Retrouvez toutes les éditions du Tableau de Bord en ligne sur notre site Internet : www.aquibrie.fr
S o m m a i r e Avant-propos 4 Préambule 6 Tableau des indicateurs 2006-2007 10 Pluviométrie 14 Débit des rivières 16 Piézométrie 18 Qualité des eaux superficielles - Pesticides 20 Qualité des eaux souterraines Nitrates 22 Triazines 24 Autres pesticides détectées ponctuellement 26 Autres micropolluants organiques 28 Sélénium 30 Pression des prélèvements 32 Pression azotée 34 Annexe 1 : Calcul des indicateurs 37 Annexe 2 : Conventions SEQ-EAUX Souterraines modifiées 41 Annexe 3 : Les pesticides recherchés dans les eaux superficielles (réseau DIREN) en 2006-2007 et les limites de quantification 42 Annexe 4 : Les 76 pesticides quantifiés dans les eaux superficielles en 2006-2007 (réseau DIREN) 44 Annexe 5 : Le réseau Qualichamp 45 Annexe 6 : Les substances recherchées dans les eaux souterraines en 2006-2007 par les différents réseaux 48 Annexe 7 : Lessivage de l azote 53 Annexe 8 : Glossaire technique 54 Annexe 9 : Graphique des indicateurs depuis 1999 57 Tableau des indicateurs depuis 1999 61 Organismes producteurs de données 62 Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8
AVANT-PROPOS 4 Une information partagée La protection et le partage équitable d une ressource commune passe par une mise en commun des connaissances. De nombreux acteurs produisent des données relatives à la nappe des calcaires de Champigny, en fonction de leurs champs d interventions et de leurs domaines de compétences. Ces informations sont essentielles car elles permettent de suivre l évolution de la ressource tant sur le plan qualitatif que quantitatif. La mise en œuvre d actions de protection et d utilisation raisonnée de la nappe des calcaires de Champigny nécessite de disposer d une culture commune et d une vision globale de l état de la nappe. Dans ce contexte, il est apparu nécessaire de centraliser toutes ces données et de les valoriser dans un document unique et compréhensible par tous. L association AQUI Brie a été missionnée pour réaliser un tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny. Pour cela, un comité de suivi s est constitué. Composé notamment des structures productrices de données, il a permis de définir les indicateurs et la forme du document ainsi que le contenu du premier numéro. Ce numéro s inscrit dans la continuité des précédents. Il rassemble les données issues de nombreux réseaux de mesures de différents partenaires dont : Météo France pour la pluviométrie et l évapotranspiration ; la DIREN Ile-de-France pour le débit des rivières ; le BRGM et le Conseil Général de Seine-et-Marne pour la piézométrie ; l Agence de l Eau Seine Normandie, l ARS 77 et le Conseil Général de Seine-et-Marne, la Lyonnaise des Eaux, Eau de Paris pour la qualité des eaux souterraines (réseau QUALICHAMP) ; la Chambre d Agriculture de Seine-et-Marne pour des informations agricoles ; et la DIREN pour les analyses d eau de surface. Les clés de lecture Dans ce numéro, nous avons passé en revue onze paramètres : la pluviométrie, le débit des rivières, le niveau de la nappe, la contamination en pesticides des eaux superficielles, la qualité des eaux souterraines avec en particulier les teneurs en nitrates, en sélénium, en triazines, les autres pesticides détectés ponctuellement, d autres micropolluants organiques que tels que les HAP, les OHV En fin d ouvrage, seules deux pressions qui s exercent sur la nappe ont été abordées. Il s agit des prélèvements d eau et de la fertilisation azotée en agriculture.
Une présentation simplifiée Le tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny se veut être un outil de travail. Bien conscient de la complexité d un tel document, nous avons voulu en faciliter la lecture par une présentation uniforme des chapitres. Chaque paramètre fait l objet d un chapitre. Pour chaque paramètre, trois éléments sont analysés selon les données disponibles : le contexte de l année en cours par rapport à la période de référence allant de 1979 à 2000, l évolution du paramètre dans l année en cours et la répartition spatiale du paramètre sur le territoire d AQUI Brie. Chaque chapitre se présente sous la forme d une double page composée d illustrations en regard d une page de commentaire. Dans le même souci d explication et de vulgarisation, vous trouverez en annexe un glossaire des termes techniques. Les indicateurs Lorsque cela a été possible, nous avons fait figurer un ou plusieurs indicateurs. Ces informations chiffrées permettent de suivre d une année à l autre le paramètre étudié. Le choix et le mode de calcul des indicateurs sont expliqués en annexe. En début du document figure un récapitulatif des indicateurs de l année hydrologique étudiée, en fin de document figure un tableau montrant l évolution des indicateurs depuis le premier numéro du tableau de bord. En fin de document, des graphiques permettent de visualiser l évolution de chaque indicateur depuis le démarrage du tableau de bord en 1999. Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 Le choix de la période La nappe des calcaires de Champigny se recharge d octobre à avril et se vidange le reste de l année. Pour respecter au maximum le cycle de la nappe et rendre compte des processus hydrogéologiques qui s y jouent, le tableau de bord se cale donc sur une année hydrologique : d octobre à septembre de l année civile suivante. Un document évolutif Le tableau de bord de la nappe des calcaires de Champigny a pour objectif de dresser un bilan qualitatif et quantitatif des eaux souterraines. Nous regrettons l important délai entre l acquisition des données et leur parution dans le Tableau de Bord. Les données de certains producteurs étaient jusqu à présent longues à acquérir et n étaient parfois disponibles que 2 à 3 ans après la fin de l année civile. La mise en place en 2010 d une plateforme automatisée de dépôt des données devrait permettre à l avenir d être plus réactif, c est en tous cas notre souhait le plus cher. Le tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny est né de la coopération de nombreux acteurs de l eau. Son contenu est amené à s étoffer au fil des numéros, avec notamment une partie «magazine», destinée à apporter un éclairage simplifié sur un thème particulier lié à la nappe. N hésitez pas à nous faire part de vos remarques, afin que ce document réponde au mieux à vos attentes. 5
Préambule 6 Un patrimoine commun d intérêt régional La nappe des calcaires de Champigny est l un des réservoirs aquifères majeurs d Ile-de-France. Elle alimente en eau potable un million de Franciliens, dont une majorité de Seineet-Marnais. Une partie de l eau souterraine, moins de 10% des prélèvements, est également utilisée pour satisfaire des besoins industriels et agricoles. Un aquifère multicouche Cet aquifère est constitué d une succession de couches sédimentaires relativement récentes à l échelle des temps géologiques (50 à 60 millions d années environ). Encadré à sa base par la craie d âge crétacé supérieur et à son sommet par les marnes vertes et supra-gypseuses et les calcaires de Brie, l aquifère du Champigny est complexe. Il est composé des niveaux aquifères de l Yprésien (quand il est sableux), du Lutétien, du Saint-Ouen et du Champigny sensu-stricto. Cet empilement de couches sédimentaires a pris le nom de nappe des calcaires de Champigny en référence à son niveau supérieur.
Une interaction avec les eaux de surface La nappe est alimentée essentiellement par l infiltration des eaux de surface dans des secteurs localisés où les couches sédimentaires imperméables sus-jacentes (marnes vertes et supra-gypseuses) ont partiellement ou totalement été érodées et dans les zones poinçonnées par des gouffres. Ainsi, plus que tout autre aquifère, la qualité des eaux souterraines est étroitement liée à celle des cours d eaux. Soumise aux pressions croissantes liées à l activité humaine (prélèvements, pollutions d origines diverses, exploitation des calcaires de Champigny), la qualité de la nappe des calcaires de Champigny se dégrade et son niveau baisse de façon inquiétante les années de faible recharge hivernale. La mobilisation des acteurs Dans les années 90, les difficultés d approvisionnement en eau potable d abord liées à un problème quantitatif (en 1992-1993) puis à une dégradation de la qualité ont poussé les acteurs et usagers de la nappe à se mobiliser autour de cette ressource, dans le cadre d un Comité des Usagers en 1994, puis dans celui d un Contrat de nappe et d une Charte des Usagers en 1997. Cette concertation a abouti à la création en juillet 2001 de l association de l aquifère des calcaires de Champigny en Brie, dénommée AQUI Brie, par le Conseil Régional d Ile-de-France, le Conseil Général de Seine-et-Marne, l Agence de l eau Seine Normandie et l Etat. AQUI Brie Elle regroupe aujourd hui une quarantaine de membres parmi lesquels : la Région Ile-de-France, le Département de Seine-et-Marne, le Département de l Essonne, le Département du Val-de- Marne, l Agence de l Eau Seine Normandie ; le préfet de Seine-et-Marne et les services de l Etat : DIREN, DRIAF, ARS 77, DDT 77, ONEMA ; l Union des Maires 77, la Ville de Melun, le SAVY (Syndicat d étude de l amont de la rivière Yerres et de ses affluents) ; la Lyonnaise des Eaux, Véolia, Eau de Paris ; la Chambre d agriculture 77, la FDSEA 77, les JA 77, la Coordination rurale 77, l association des Irrigants du Centre Brie, le GAB Ile-de-France ; AFINEGE (représentant les industriels usagers de la nappe), l UNICEM (représentant les carriers exploitant les calcaires de Champigny) ; Nature Environnement 77, UFC Que Choisir ; le BRGM, l IAU-IDF. Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 7
Préambule 8 Les principales missions d AQUI Brie sont : l animation du Comité des usagers du Champigny, lieu de concertation et d échange entre les différents acteurs publics, associatifs et privés, intervenant dans le champ de compétence de l association ; le développement, la mise en œuvre et la promotion d actions de prévention de la pollution de la nappe ; la constitution d un pôle de connaissance de cet aquifère qui permet de préciser son mode de fonctionnement et notamment son mode d alimentation par les zones de pertes en rivière, afin de mieux cibler ou orienter les actions de prévention de la pollution de la nappe ; la définition d outils de gestion de la nappe dans l objectif de la définition de règles de gestion des prélèvements entre usagers, afin de prévenir les crises en période d étiage sévère ; la proposition aux pouvoirs publics de dispositions répondant aux objectifs de protection, d amélioration et d utilisation raisonnée des eaux de la nappe. La reconquête du bon état du Champigny Le bon état quantitatif Le bilan des prélèvements dans la nappe depuis 1999, le suivi du niveau de la nappe au travers du réseau de surveillance Quantichamp, l amélioration de la connaissance de la structure du réservoir et des relations nappe-rivières, la mise au point d un outil Localisation du territoire de compétence d AQUI Brie (223 communes dans le 77, 91 et 94)
de modélisation de l hydrodynamique du Champigny ont permis à AQUI Brie de pointer la surexploitation de la nappe et de cerner les leviers d action pour retrouver une nappe en équilibre d ici 2015. Il s agit principalement de réduire les prélèvements et de réaliser des économies d eau. Les pouvoirs publics ont notamment acté dès janvier 2010 une baisse des autorisations de prélèvements de 164 000 m 3 /jr à 140 000 m 3 /jr. Le bon état qualitatif En matière de prévention, l objectif est de réduire la pollution à la source. Cela passe donc par des changements de pratiques des utilisateurs des polluants principaux de la nappe à savoir les Zone d absorption diffuse de Rampillon (77) AQUI Brie nitrates et les pesticides. Dès 2002, AQUI Brie a donc commencé à mobiliser les utilisateurs de pesticides et notamment d herbicides à usage non agricole ; successivement, la mobilisation s est adressée aux gestionnaires de l entretien des routes, des voies ferrées, des espaces publics communaux, puis des golfs. A compter de 2006, la mobilisation et l accompagnement vers des pratiques moins consommatrices d engrais et de pesticides se sont adressés aux agriculteurs. Quelques résultats fin 2009 : 65% des 223 communes du territoire engagées vers le 0 phyto avec en moyenne 80% de réduction des herbicides utilisés pour entretenir la voirie, les espaces verts et sportifs, le cimetière, etc. ; Objectif atteint : tous les abords et dépendances des routes départementales et nationales sont entretenus non chimiquement ; 21% des agriculteurs du territoire expérimental de l amont de l Ancoeur ont engagé 1/4 de la surface agricole vers une réduction en 5 ans de 50% des pesticides hors herbicides et de 40% des herbicides. Finalisation de 4 bassins auto-épurateurs des pesticides issus du drainage agricole grâce à l engagement du syndicat de la rivière Ancoeur et de deux agriculteurs qui ont accepté de céder du foncier et de s impliquer dans la gestion de ces aménagements. Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 9
i n d i c a t e u r s 2006-2007 Synthèse des indicateurs 2006-2007 10
Pluviométrie Débit des rivières Piézométrie Qualité des eaux superficielles Qualité des eaux souterraines Pression des prélèvements Pression azotée Pluviométrie moyenne annuelle sur le territoire Ecart entre la pluie à Melun de l année et la normale 1979-2000 (694 mm) Recharge estimée moyenne sur le territoire Ecart entre la recharge estimée à Melun et la normale 1979-2000 (186 mm) Débit moyen annuel à Blandy-Les-Tours Ecart entre le débit moyen annuel à Blandy et la normale 1983-2000 (526 l/s) Variation du niveau à Montereau-sur-le-Jard Variation du niveau à Saint-Martin-Chennetron Durée moyenne de la recharge 765 mm + 40 mm 180 mm - 45 mm 228 l/s - 298 l/s nulle + 2,72 m 121 jours Indicateur piézométrique (sur une échelle de 0 à 100) 6 Nombre de molécules quantifiées / Nombre de molécules recherchées 76 / 305 Moyenne des concentrations en nitrates (51 captages) Moyenne des concentrations en triazines (48 captages) 34,1 mg/l 0,38 µg/l Nombre de quantifications Phytos fugaces (48 captages) 25 Moyenne des concentrations en sélénium (3 captages) 16,2 µg/l Prélèvement journalier moyen (sur la base annuelle déclarée) 176 271 m 3 /j Quantité d azote vendue en Seine-et-Marne Quantité d azote lessivée estimée par drainage due au reliquat Lame d eau drainée estimée 34 934 tonnes 22 kg N/ha (soit 86 mg NO3/L) 112 mm Cf. page 61 pour l évolution des indicateurs depuis 1999 Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 11
Tableau de Bord 12
T a b l e a u de bord Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 13
De la pluie pour les plantes, mais pas assez pour la nappe... En résumé Voici enfin une année avec des pluies dans la normale, mais qui a surtout profité aux plantes et peu à la nappe! L étude de la pluviométrie est un élément incontournable pour comprendre le fonctionnement de la nappe des calcaires de Champigny. La pluie est en effet le moteur de l aquifère, celui qui va également pousser les polluants jusqu à la zone noyée. Une année sèche et le niveau de la nappe se met à baisser. Une année pluvieuse et la nappe reconstitue ses réserves. Cette apparente simplicité de la relation pluie-recharge cache en réalité une ribambelle de facteurs qui interagissent entre eux et conditionnent la recharge de la nappe. Car celle-ci n est pas la seule à profiter de l eau qui tombe du ciel. Avant qu une partie de l eau de pluie atteigne la nappe, le sol aura reconstitué son stock en eau, les plantes auront assuré leur croissance (par EvapoTransPiration). Il faut donc à la fois analyser la quantité d eau de pluie tombée et en déterminer le plus finement possible la part susceptible d atteindre la nappe et que nous nommerons ici la «recharge estimée» (détails du calcul de cette recharge estimée en Annexe 1). La pluviométrie moyenne en 2006-2007 d après les 5 stations suivies (fig. 1) est de 765 mm, soit une pluviométrie en hausse par rapport aux deux dernières années. La station nord-orientale de Cerneux est comme toujours la plus arrosée (853 mm). On est frappé par la différence de pluviométrie entre cette station et celle de Nangis, pourtant située à 30 km. Sur ces 765 mm de pluviométrie moyenne tombée sur le territoire, la recharge estimée moyenne est de 180 mm : un quart de la pluie totale Pluviométrie 14 aura participé à la recharge de la nappe. Sur la station de Melun-Villaroche, qui possède un long historique (fig. 2), la pluviométrie mesurée en 2006-2007 est de 734 mm, ce qui est légèrement supérieur à la normale de cette station (694 mm en moyenne). Sur ces 734 mm, on établit que 141 mm ont participé à la recharge estimée de la nappe, ce qui, en revanche, est inférieur à la normale (186 mm). Il a davantage plu en 2006-2007 qu une année moyenne, mais du fait des dates des épisodes pluvieux, cela a davantage profité aux plantes qu à la nappe. Plus précisément (fig. 3), Les pluies d octobre à mars 2006 ont été abondantes, légèrement supérieures à la normale pour ces 5 mois. Néanmoins, comme les sols étaient très secs et que les températures hivernales sont restées relativement élevées, l humidité du sol a mis du temps à se reconstituer. De ce fait, la recharge a démarré à la mi-décembre à Melun. L absence de pluie et l augmentation des températures en avril ont marqué l arrêt de l infiltration efficace pour la nappe, exception faite des épisodes orageux de juillet et août qui ont pu générer localement un peu de recharge, lorsque les ruissellements dans les cours d eau ont atteint les zones de pertes. Fig. 4 : Evolution des indicateurs moyens depuis 1999
Fig. 1 : Pluviométries annuelles aux cinq stations Météo-France retenues Fig. 2 : Pluie annuelle et recharge estimée à Melun de 1979 à 2007 FAVIERES 778 mm MELUN-VILLAROCHE 734 mm NANGIS 708 mm CERNEUX 853 mm SOURDUN 754 mm Indicateurs pluviométriques Pluviométrie moyenne annuelle sur le territoire Ecart entre la pluie à Melun de l année et la normale de 1979 à 2000 (694 mm) Recharge estimée moyenne sur le territoire Ecart entre la recharge estimée à Melun et la normale de 1979 à 2000 (186 mm) Station Météo-France Pluviométrie en mm 765 mm + 40 mm 180 mm - 45 mm Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 Fig. 3 : Pluie, recharge estimée et réserve des sols mensuelle à Melun en 2006-2007 (ETP : EvapoTransPiration) ETP forte 15
Pas suffisamment d eau dans les rivières Débit des rivières 16 En résumé Le débit de l Ancoeur mesuré à Blandy reste faible. Pour la quatrième année consécutive, il y a un déficit du débit de l Ancoeur par rapport à ce qui a été mesuré sur la période de référence (1983-2000). Compte tenu du mode particulier de recharge de la nappe des calcaires de Champigny, par le biais de pertes en rivière, le suivi des débits de rivière nous donne une autre image de l infiltration probable des eaux superficielles vers la nappe et de l entraînement des polluants. Dans les secteurs où l aquifère est recouvert de marnes imperméables, les eaux de pluie sont drainées via le réseau agricole ou pluvial vers les fossés et les rus pour s infiltrer plus en aval, dans les zones de pertes. Ainsi, le suivi des débits de rivière effectué par la DIREN (fig. 1) permet d avoir une idée de la recharge de la nappe : on suppose que plus le débit des cours d eau est important, plus le débit des pertes vers la nappe sera conséquent. Le débit moyen annuel du ru d Ancoeur à Blandy est légèrement remonté, avec le retour de la pluie. Il est cette année de 228 l/s (fig. 2), ce qui représente encore un déficit d écoulement de près de 300 l/s par rapport à la normale 1983-2000. Plus précisémment (fig. 3), on voit que le débit de l Ancoeur est resté inférieur à la normale toute l année. Sur la période hivernale, seul le mois de mars est voisin de la normale, en réaction aux pluies tombées à cette période. Avec la sécheresse du mois d avril, le débit de l Ancoeur s est rapidement amenuisé, pour devenir au cours de l été, comme chaque année, très faible. Ainsi, dès le mois d avril, le débit des cours d eau a été principalement soutenu par les rejets des stations d épuration des communes. Fig. 4 : Evolution de l indicateur écart entre le débit moyen annuel à Blandy-les-Tours et la normale 1983-2000
Fig. 1 : Localisation des stations DIREN et des zones de pertes Marne Fig. 2 : Débit moyen annuel de l Ancoeur mesuré à Blandy-les- P:\Partage\Reynaud\BANQUE HYDRO\Débits\QJMBlan_01.xls Fig2_TB8 Tours de 1983 à 2007 Seine Marsange Yerres COURTOMER Ancoeur BLANDY Yvron Javot Station DIREN de suivi du débit Zones de pertes Fig. 3 : Débit mensuel de l Ancoeur mesuré à Blandy-les-Tours en 2006-2007 par rapport Fig3_TB8 à la normale 1983-2000 Page 1 Indicateurs débit des rivières 2000 Débit mensuel de l'année en cours Débit mensuel interannuel Débit moyen annuel à Blandy-les-Tours Ecart entre le débit moyen annuel à Blandy-les-Tours et la normale 1983-2000 (256 l/s) 228 l/s - 298 l/s Débit en l/s 0 Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 Page 1 17
Piézométrie 18 Un niveau qui peine à remonter En résumé Malgré une recharge hivernale revenue à la normale, le niveau de la nappe reste bien en-dessous de la normale. Notre indicateur piézométrique atteint la valeur de 6,5 à quelques unités du niveau le plus bas jamais mesuré, en 1992. Les données du niveau de la nappe des calcaires de Champigny les plus anciennes sont issues des 9 piézomètres du réseau MEEDDM (Ministère de l Ecologie, de l Energie, du Développement Durable et de la Mer), équipés entre les années 1960 et 1990 et toujours en fonctionnement. Parmi ces enregistrements, nous avons sélectionné les piézomètres de Saint-Martin-Chennetron et Montereau-sur-le- Jard (fig. 1) qui fonctionnent sans grosse défaillance depuis près de 40 ans et sont représentatifs du fonctionnement de la nappe dans leurs secteurs respectifs. L ouvrage de Saint-Martin-Chennetron est situé dans la partie Est, dans un secteur naturellement drainé par des sources. Le piézomètre de Montereau-sur-le-Jard se trouve dans la partie occidentale de la nappe, où les forages sont nombreux et prélèvent des quantités d eau importantes. L analyse des niveaux mesurés à ces deux ouvrages depuis 1979 (fig. 2) montre que depuis 2002 et malgré les épisodes de remontée hivernale, les niveaux de la nappe restent bien en-dessous des normales. Dans le détail (fig. 3), on voit qu il y a eu un épisode de recharge sur le piézomètre de Montereau-sur-le-Jard, d 1,5 m entre décembre et mars (contre 0,15 m l année précédente). Le piézomètre de Saint-Martin- Chennetron est resté à sec de juillet 2006 à mars 2007. Il a ensuite enregistré une remontée de 3 m entre mars et juillet (il n y avait pas eu de recharge l année précédente). A la fin de l année hydrologique et malgré une recharge hivernale dans la moyenne, le niveau de la nappe à Montereau-sur-le-Jard est à son niveau de début d année. A Saint-Martin-Chennetron, le bilan sur un an est d au moins 2,72 m. Pour les deux piézomètres de référence, on reste très loin des niveaux mensuels moyens, calculés sur la période 1979-2000. D après les niveaux mesurés sur les 39 piézomètres des réseaux MEEDDM, CG77 et Lyonnaise des Eaux (fig. 1), la remontée du niveau de la nappe est restée inférieure à 50 cm sur une large partie du territoire. L indicateur piézométrique (fig. 4 et mode de calcul de l indicateur en Annexe 1 page 39) est de 6,5. Les mesures prises par l Etat pour limiter la baisse sont développées dans la partie «Pression des prélèvements» (pages 32-33). Fig. 4 : Evolution de l indicateur piézométrique depuis 1999
Fig. 2 : Niveau de la nappe à Montereau-sur-le-Jard et Saint Martin-Chennetron de 1979 à 2007 \\172.16.224.6\Data\Partage\Reynaud\PIEZO\PIEZO AESN\Moy mensuelles ordornnées par mois.xls Altitude de la nappe 110 m MONTEREAU/JARD ST-MARTIN-CHENNETRON 150 m 70 m de -1 à -0.1 m de -0.1 à 0.1 m de 0.1 à 0.5 m de 0.5 à 1 m de 1 à 3 m 30 m Fig2_TB8 \\172.16.224.6\Data\Partage\Reynaud\PIEZO\PIEZO AESN\piezo_journaliere_Montereau_SMC_pour_TB.xls Fig3_TB8 Variation du niveau de la nappe à Saint-Martin-Chennetron + 2,72 m Durée moyenne de la recharge 121 jours Indicateur piézométrique (sur une échelle de 0 à 100) 6 nulle Fig. 3 : Piézométrie journalière à Montereau-sur-le-Jard et Saint Martin-Chennetron en 2006-2007 Variation du niveau de la nappe à Montereau-sur-le-Jard Indicateurs piézométriques Variation du niveau entre oct.2006 et oct.2007 Fig2_TB8 Fig. 1 : Variation du niveau de la nappe entre octobre 2006 et 2007 sur les piézomètres du réseau Quantichamp Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 Fig3_TB8 19
Qualité des eaux superficielles - Pesticides 20 Une année marquée par la pollution d origine agricole En résumé Avec le changement de laboratoire d analyse, difficile de comparer les résultats à ceux des années précédentes. Si les molécules sont moins souvent quantifiées à faible concentration, les concentrations record sont toujours là, dépassant la vingtaine de µg/l pour l isoproturon et plusieurs désherbants de la betterave! La douceur hivernale a favorisé la pression maladies et ravageurs, d où une consommation d herbicides et fongicides importante. Depuis 2002, la DIREN Ile-de-France recherche les pesticides dans les eaux de surface, dans le cadre du groupe régional «Phyt eaux propres Ile-de-France». Sur les 22 stations du territoire d AQUI Brie, il y a eu 6 campagnes de prélèvements en 2006-2007 (novembre, février, avril, mai, juillet et septembre). Le laboratoire d analyse a changé en 2006. Désormais 305 molécules sont recherchées, contre 161 auparavant, mais avec des limites de quantification relevées (liste des molécules et limites de quantification en Annexe 3 pages 43-44). Autrement dit, il est recherché deux fois plus de molécules qu avant, mais avec moins de précision! Au cours des 6 campagnes, 76 molécules ont été quantifiées au moins une fois dans les eaux superficielles. Il y a eu entre 21 et 106 quantifications par station, au cours des 6 tournées (fig. 1). Les stations les plus contaminées demeurent l Yerres à Courpalay 1 et Courtomer 3, ainsi que l Aubetin à Amillis 2. 3 molécules sont quantifiées dans plus de la moitié des prélèvements effectués (pourcentage de quantification* et usage des molécules en Annexe 4 page 45). Ce sont l atrazine, son métabolite la déséthylatrazine * Mode de calcul en Annexe 1. et l AMPA (notamment produit de dégradation du glyphosate). D autres pesticides sont moins retrouvés qu auparavant, comme le glyphosate (avec un pourcentage de quantification de 41% contre 90% en 2005-2006), le diuron (41% contre 84%), l aminotriazole (12% contre 57%), le diflufenicanil (20% contre 52%) et l isoproturon (40% contre 52%). Le constat est le même pour les 103 stations du réseau Phyt eaux propres. Nous ne savons pas si cela est une conséquence du climat de 2006-2007, ou, plus inquiétant, du changement de laboratoire. En concentrations moyennes*, le chlorprophame arrive en tête (2,1µg/l en moyenne sur les 22 stations), à cause d une pollution récurrente d une entreprise agroalimentaire sur l amont de l Ancoeur et une concentration record de 194 µg/l! Viennent ensuite l AMPA (0,5 µg/l), l isoproturon (0,4 µg/l), le chloridazone (0,31 µg/l), le lénacile (0,31 µg/l), le diuron (0,25 µg/l) et le glyphosate (0,19 µg/l). Les concentrations record mesurées retracent bien certaines pratiques agricoles. Ainsi, en novembre, on a retrouvé des matières actives utilisées pour la destruction des couverts végétaux [AMPA (4,8 µg/l)] et le désherbage des céréales [isoproturon (jusqu à 21 µg/l) et chlortoluron (2,3 µg/l)]. En avril et mai, 4 désherbants printaniers de la betterave sont retrouvés à fortes concentrations : lénacile (jusqu à 8,3 µg/l), éthofumésate (4 µg/l), chloridazone (16,7 µg/l) et quinmerac (20 µg/l), ainsi que le métolachlore, un désherbant du maïs et du tournesol (4,5 µg/l). En été, il y a eu des pointes de chloroméquat chlorure (12,6 µg/l), un régulateur de croissance des céréales.
Fig. 1 : Cumul des quantifications de molécules par station au cours des 6 campagnes de mesure Fig. 2 : Concentrations moyennes en glyphosate et son métabolite l AMPA au cours des 6 campagnes de mesure 2 1 3 Nb de quantifications Concentrations moyennes (µg/l) 2 Glyphosate 0 à 20 20 à 40 40 à 60 60 à 80 80 à 100 100 à 140 AMPA 3 1 0 < à 0.1 0.1 à 0.5 0.5 à 1 1 à 2.5 2.5 à 5 5 =à à100 > 5 Fig. 3 : Pourcentage de répartition des molécules quantifiées par type d usage en 2006-2007 Indicateurs eaux superficielles Nombre de molécules phytos quantifiées 76 sur 305 recherchées Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 21
Les nitrates à nouveau à la hausse dans la nappe En résumé La moyenne des concentrations maximales en nitrates pour l année 2006-2007 sur les 51 captages Qualichamp suivis est de 34,1 mg/l, soit une légère augmentation à coréller à une remontée de la recharge de la nappe. Parmi ces 51 captages, 41% conservent des teneurs supérieures à 40 mg/l (fig. 3). Solubles dans l eau, les nitrates constituent aujourd hui une cause majeure de pollution de la nappe des calcaires de Champigny. Leur origine est diverse mais essentiellement agricole et le mécanisme de leur lessivage vers les eaux souterraines est complexe. A la source de la Voulzie-Vicomté (secteur du provinois), suivie depuis 1923 par Eau de Paris, les concentrations en nitrates sont toujours à la baisse (fig. 1), dans un contexte de faible recharge. La moindre valorisation de l azote et une surfertilisation entraînent des reliquats azotés relativement élevés. Cela contribue à un stockage de l azote dans le sol qui entraînera potentiellement un lessivage important lors d une prochaine recharge hivernale significative. Pour chaque captage, du réseau Qualichamp ou autre, pour lequel on dispose d au-moins une analyse sur eau brute en 2006-2007, on a indiqué la concentration maximale en nitrates mesurée (fig. 2). On a également calculé, pour tous les captages où des données étaient disponibles, l évolution des concentrations maximales entre 1999 et 2007. On remarque que, comme toujours, les concentrations supérieures à 50 mg/l se trouvent sur le bassin versant des sources du Provinois, dans Qualité des eaux souterraines - nitrates 22 un secteur vulnérable où la nappe et les calcaires de Champigny sont à faible profondeur. Même constat à proximité de l Yvron, de la Visandre et plus généralement de l Yerres. Les concentrations dans la fosse de Melun, alimentée en partie par les pertes de l Yerres, évoluent peu, toujours comprises entre 20 et 40 mg/l. On assiste globalement à une baisse des concentrations en nitrates depuis 1999. Sur les 54 captages où la variation de concentration a pu être calculée sur ces 8 années, il y a eu des baisses de concentrations supérieures ou égales à 3 mg/l pour 28 captages et des variations inférieures à 3 mg/l sur 19 captages. Sept captages enregistrent une augmentation supérieure à 3 mg/l, dans le secteur des sources du Provinois, la vallée de l Aubetin, de la Visandre, du Réveillon, mais aussi dans la fosse de Melun. Avec l arrêt de nouveaux captages, l indicateur nitrates évolue à nouveau. Il est désormais calculé sur la base de 51 captages au lieu de 53 l année précédente. Cette modification ne change pas la tendance générale (cf. la comparaison de l ancien et du nouvel indicateur en Annexe 9 page 60). Le nouvel indicateur est de 34,1 mg/l en 2006-2007, soit une légère augmentation après 4 années de baisse consécutives. Fig. 4 : Evolution de l indicateur nitrates depuis 1999
Fig. 1 : Extrait de l évolution de la piézométrie et des concentrations en nitrates depuis 1979 à la source de la Voulzie-Vicomté Fig. 2 : Concentrations maximales en nitrates mesurées dans la nappe en 2006 2007 et variations de ces teneurs depuis 1999 \\172.16.224.6\Data\Partage\Reynaud\QUALICHAMP\Requetes_par_PARAM\Ions majeurs et carac physicochimiques\nitrates_lechelle_piezo_smchennetron.xls Réveillon Yerres Aubetin Visandre Yvron Fosse de Melun Sources du Provinois Evolution des teneurs* depuis 1999-2000 (mg/l) \\172.16.224.6\Data\Partage\Reynaud\QUALICHAMP\Requetes_par_PARAM\Ions majeurs et carac physicochimiques\nitrates_lechelle_piezo_smchennetron.xls Fig. 3 : Répartition des captages du réseau Qualichamp selon leurs concentrations maximales en nitrates en 2006-2007 Teneurs* en nitrates en 2006-2007 (mg/l) 0< à 10 10 à 20 20 à 40 40 à 50 50 à 100 Profondeur des calcaires aquifères nulle entre 0 et 10 m sup. à 10 m -30 à -10-10 à -3-3 à 3 3 à 10 10 à 30 *(conventions SEQ-EAUX souterraines modifiées) Indicateur eaux souterraines nitrates Moyenne des concentrations en nitrates (sur la base de 51 captages) Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 34,1 mg/l 23
De nouveaux sous-produits découverts En résumé Les concentrations en triazines sont à nouveau en légère hausse cette année. Ceci est à mettre en parallèle avec la légère augmentation de la recharge estimée depuis 2 ans qui doit permettre le déstockage et le lessivage de ces molécules présentes dans le sol et la zone non saturée. Massivement utilisées en usage agricole comme non agricole pendant 40 ans, les triazines (atrazine, terbuthylazine, simazine, cyanazine, et leurs produits de dégradation déséthylatrazine et déisopropylatrazine) sont des pesticides qui constituent aujourd hui une pollution de fond de la nappe. L atrazine est interdite en agriculture sur 89 communes de Seine-et-Marne depuis décembre 2000 (effective en juin 2001) et interdite au niveau national depuis juin 2003. Pour chaque captage sur lequel on dispose d au moins une analyse sur eau brute synchrone des 6 triazines en 2006-2007, on calcule le cumul des triazines par analyse, conformément à la convention du SEQ-EAUX souterraines (cf. Annexe 2). La carte (fig. 1) représente pour chaque point le plus fort cumul des concentrations en triazines mesuré au cours de l année. La contamination reste généralisée, à l exception de la zone nord, où un épais recouvrement argileux protège la nappe des infiltrations. On a également calculé, pour tous les captages où des données étaient disponibles, l évolution de ce cumul de triazines entre les Qualité des eaux souterraines - Triazines 24 années 1999-2000 et 2006-2007. Depuis 1999, le cumul de triazines a baissé pour 74% des captages, entre 0,8 et 0,0 µg/l. 10% des captages ont des concentrations stables et 16% sont en augmentation, avec des hausses comprises entre 0,01 et 0,26 µg/l). Avec l arrêt de captages, l indicateur triazines est désormais basé sur 48 captages. Cette modification ne change pas la tendance générale (cf. Annexe 9 page 60). L indicateur est de 0,38 µg/l en 2006-2007, soit une légère remontée par rapport à l année dernière. 83% des captages de l indicateur présentent toujours des cumuls supérieurs à 0,1 µg/l (fig. 2). Le pourcentage de quantification de la déséthylatrazine est de 88% pour les captages de l indicateur, suivi par l atrazine (69%), la simazine (10%) et la déisopropylatrazine (5%). La cyanazine et la terbuthylazine n ont pas été retrouvées sur les captages de l indicateur. D autres produits de dégradation des triazines commencent à être recherchés et, mauvaise nouvelle, on les retrouve dans le Champigny. Ainsi la Déséthyl-Déisopropyl-atrazine (ou DEDIA) a été retrouvée sur les deux captages où elle a été recherchée, entre 0,03 et 0,04 µg/l! Fig. 3 : Evolution de l indicateur triazines depuis 1999
Fig. 1 : Total des concentrations maximales en triazines en 2006-07 et variations de ce total entre 1999 et 2007 Aubetin Visandre Yerres Cumuls* en triazines en 2006-2007 (µg/l) Yvron Sources du Provinois 0< àà 0.01 0.01 à 0.05 0.05 à 0.1 0.1 à 0.5 0.5 à 1 1 à 5 Réveillon Fosse de Melun Fig. 2 : Répartition des captages Qualichamp selon leurs concentrations maximales en triazines en 2006 2007 Evolution des cumuls* depuis 1999-2000 (µg/l) Profondeur des calcaires aquifères nulle entre 0 et 10 m sup. à 10 m -2 à -0.5-0.5 à -0.1-0.1 à 0.1 0.1 à 0.5 0.5 à 2 *(conventions SEQ-EAUX souterraines modifiées) Indicateur eaux souterraines triazines Moyenne des concentrations en triazines (sur la base de 48 captages) Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 0,38 µg/l 25
Qualité des eaux souterraines - Autres pesticides détectés ponctuellement 26 Une recherche accrue des pesticides A coté de la pollution de fond en triazines liée à d anciennes du Provinois! Le diuron, herbicide utilisé essentiellement en zone non pratiques, d autres pesticides sont recherchés et détectés sur agricole, pour l entretien des voiries et voies ferrées, reste quantifié à quelques captages. Ces quantifications ponctuelles donnent des proximité du Réveillon (0,03 à 0,18 µg/l). Enfin, le métobromuron a été informations sur les polluants émergents. Depuis juin 2007, l Agence retrouvé dans la fosse de Melun et sur une source du Provinois. C est un de l Eau a modifié son réseau de suivi des pesticides, en diminuant le herbicide de cultures maraichères interdit depuis 2004. nombre de points suivis, mais en passant de 2 prélèvements par an à 12. Sur les 48 captages toujours en service utilisés pour l indicateur, il y L augmentation du nombre d analyses fait qu on quantifie de plus en plus a eu 25 quantifications de pesticides. Depuis 1999, on constate que de pesticides! Nous faisons ici un bilan de tous les pesticides quantifiés les pesticides sont de plus en plus quantifiés sur ces captages, mais dans la nappe des calcaires de Champigny, sans se limiter aux captages il faut rester prudent sur l interprétation de cette tendance! En effet, de l indicateur. avec l augmentation de la fréquence de recherche des pesticides et En 2006-2007, 13 pesticides autres que les triazines ont été quantifiés l allongement de la liste des pesticides recherchés (cf. Annexe 6), à 49 reprises sur 21 captages (fig. 1). l évolution de cet indicateur ne témoigne pas nécessairement d une La bentazone, herbicide sur grandes cultures présent depuis plusieurs augmentation de la contamination, mais de l augmentation de la années dans la nappe superficielle du Brie, est de plus en plus retrouvée recherche des pesticides. dans la nappe du Champigny (24 quantification sur 75 recherches, soit un pourcentage de quantification de 32%), notamment dans la région des sources du provinois. D autres herbicides utilisés sur grandes Fig. 2 : Evolution de l indicateur depuis 1999 cultures sont quantifiés, comme le mécoprop (entre 0,02 et 0,04 µg/l), le bromoxynil (0,04 µg/l), le 2,4 D (utilisé aussi en parcs et jardin), le métolachlore (0,01 g/l), l isoproturon (entre 0,1 et 0,3 µg/l), la trifluraline (0,02 µg/l) et le chlortoluron (0,05 µg/l). Citons encore l oxadixyl, un fongicide peu recherché et beaucoup quantifié sur les sources du Provinois, le bromacil, désherbant total utilisé en zone non-agricole, interdit en 2003 et toujours quantifié dans la fosse de Melun et la basse vallée de l Yerres, le glyphosate qui a été quantifié deux fois, dont une concentration de 4,3 µg/l sur une source
Fig. 1 : Pesticides autres que les triazines quantifiés en 2006-2007 dans la nappe Indicateur phytos fugaces Nombre de quantifications (sur la base de 48 captages) 25 Réveillon Yerres Visandre Aubetin Yvron Fosse de Melun Pesticides fugaces 2,4 D Bromacil Bromoxynil Glyphosate Métolachlore Trifluraline Chlortoluron Diuron Isoproturon Mécoprop Métobromuron Bentazone Oxadixyl Sources du Provinois Profondeur des calcaires aquifères nulle entre 0 et 10 m sup. à 10 m Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 27
Qualité des eaux souterraines - Autres micropolluants organiques 28 En résumé La contamination récurrente des captages de la fosse de Melun en trichloréthylène confirme que contrairement à une idée reçue, ce secteur n est pas si bien protégé que ça des pollutions. Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) Les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont produits par la combustion de la matière organique (usines métallurgiques, combustion de bois, huiles, cigarette, produits pétroliers ). Ils sont recherchés sur dix captages par l Agence de l Eau Seine-Normandie et la DDASS du Val-de-Marne (123 recherches seulement en 2006-2007). Ils n ont pas été quantifiés cette année. Benzène, Toluène, Ethylbenzène, Xylène (BTEX) Les BTEX et chlorobenzènes proviennent du trafic routier, des raffineries de pétrole, de la métallurgie, des solvants, des produits cosmétiques et de la cigarette. Il y a eu 749 recherches de BTEX cette année. Ils n ont pas été quantifiés cette année. PolyChloroBiphéniles (PCB) Les PolyChloroBiphéniles (fluides isolants électriques et isolants, plastifiants) ont été recherchés 1658 fois. Le PCB 52 a été quantifié une seule fois au Nord-Est, dans la vallée de l Aubetin. Organo Halogénés Volatiles (OHV) Les OHV (hors triahalométhanes) recherchés sont produits par l industrie chimique mais également utilisés par le grand public (solvants, mousse polyuréthane, nettoyage à sec, dégraissants, imprimerie ). Il y a eu 1677 recherches d OHV (hors triahalométhanes) au cours de cette année. 6 OHV ont été quantifiés (fig. 1), parmi lesquels le tétrachloréthène (sur 3 captages de la fosse de Melun et 1 captage de la basse vallée de l Yerres), le trichloréthylène (sur 3 captages de la fosse de Melun et 1 captage de la basse vallée de l Yerres), le trichloréthane-1,1,1 (sur 1 captage de la basse vallée de l Yerres) et le tétrachlorure de Carbone (sur 1 captage de la basse vallée de l Yerres et 1 captage près de l Yerres).
Fig. 1 : Détections d Organo-Halogénés-Volatiles et de PCB en 2006-2007 dans la nappe Réveillon Aubetin Yerres Visandre Yvron Fosse de Melun Sources du Provinois OHV et PCB Dichloroéthylène-1,2 cis Dichlorométhane Tétrachlorure de carbone Profondeur des calcaires aquifères nulle entre 0 et 10 m sup. à 10 m Tétrachloréthène PCB 52 Trichloréthylène Trichloréthane - 1,1,1 Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 29
Qualité des eaux souterraines - sélénium 30 Des concentrations en sélénium en baisse En résumé Pour les 3 captages de l indicateur, la concentration moyenne en sélénium cette année est de 16,2 µg/l, soit des valeurs en baisse par rapport aux trois dernières années. Le sélénium est un minéral constitutif de la croûte terrestre, qui ne pose pas de problème sanitaire quand il est présent sous forme d élément trace dans les eaux de consommation. En Ilede-France il est retrouvé dans les eaux souterraines parfois au-dessus des seuils de potabilité et constitue donc un réel problème pour une partie de la population. Dans cette région, le sélénium se serait naturellement concentré dans les dépôts argilo-sableux de l Yprésien, niveau situé à la base de l aquifère multicouche du Champigny (BRGM, 1998). Dans la mesure où le sélénium est présent dans un niveau relativement profond de l aquifère, on peut supposer que sa concentration dans les eaux captées dépend de la recharge de la nappe. Les eaux souterraines longtemps restées en contact avec la roche encaissante s enrichiraient en sélénium. A l opposé, les eaux nouvellement infiltrées seraient moins chargées en sélénium. Ce phénomène est observé notamment sur le captage de Jouy-le-Châtel. Pour d autres forages, comme par exemple celui d Amillis, les concentrations en sélénium fluctuent indépendamment des périodes de recharge et de vidange de la nappe. D autres facteurs peuvent influer sur la concentration en sélénium, comme le débit d exploitation de l ouvrage ou la spéciation du sélénium (sous forme Se 4+ ou Se 6+, plus ou moins mobiles), dépendante des conditions d oxydo-réduction. Sur la figure 1 sont représentées les concentrations moyennes en sélénium en 2006-2007. Les concentrations supérieures à 10 µg/l sont comme toujours localisées dans le secteur nord oriental de la nappe, sur les captages d Amillis, Beautheil, Courchamp, Dagny, Jouyle-Chatel. On note aussi une concentration élevée dans la fosse de Melun, au forage de Saint-fargeau-Ponthierry qui capte les niveaux du Champigny au Lutétien. L indicateur sélénium, basé sur les 3 captages de Beautheil, Dagny et Jouy-le-Chatel est de 16,2 µg/l cette année.
Fig. 1 : Concentrations moyennes en sélénium en 2006-07 dans la nappe Fig. 2 : Evolution de l indicateur sélénium depuis 1999 Amillis Beautheil Dagny Jouy le Ch. Courchamp Rouilly St Fargeau P. Concentration en sélénium (µg/l) 0 àà 0.5 < 0.5 à 2 2 à4 4 à 10 10 à 30 Profondeur des calcaires aquifères nulle entre 0 et 10 m sup. à 10 m Indicateur eaux souterraines sélénium Moyenne des concentrations en sélénium sur la base de 3 16,2 µg/l captages Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 31
Une gestion des prélèvements à mettre en place Peu profonde et originellement de bonne qualité, la nappe des calcaires de Champigny est aujourd hui intensément exploitée, à tel point qu il faut s interroger sur le risque que font peser ces prélèvements sur le bon état quantitatif de la nappe. Le bilan des prélèvements dans les quatre niveaux aquifères de la nappe des calcaires de Champigny (Champigny sensu stricto, Saint- Ouen, Lutétien et Yprésien) a été effectué à partir des volumes déclarés par les exploitants auprès de l Agence de l Eau Seine-Normandie. Il est limité au territoire de compétence d AQUI Brie. La carte (fig. 1) montre la répartition des prélèvements sur l année civile 2007. Ils sont concentrés au Sud-Est, où les sources du Provinois exploitées par Eau de Paris drainent naturellement la partie orientale de la nappe, à l Ouest dans la basse vallée de l Yerres (champs captants de Périgny et Mandres) et au Sud-Ouest dans la fosse de Melun (champs captants du SEDIF, ChampiSud, Boissise-la-Bertrand). Ces secteurs occidentaux étaient à l origine des exutoires naturels de la nappe, drainés par l Yerres aval et la Seine. L exploitation actuelle par forages déprime localement la nappe sous son niveau naturel. Les volumes déclarés sur le territoire d AQUI Brie en 2007 sont de 64,3 millions de m 3, soit 176 000 m 3 /jour (fig. 2). De nouveaux prélèvements sont apparus dans les fichiers de l Agence de l Eau, aussi le volume total déclaré a légèrement augmenté par rapport aux précédents tableaux de bord. Cela représente, selon les années une différence de quelques centaines de m 3 /jour à quelques milliers. Les prélèvements demeurent destinés essentiellement à l Alimentation en Eau Potable (AEP), à hauteur de 92,3% cette année. Le reste des volumes prélevés est destiné pour 5,8% aux besoins industriels et Pression des prélèvements 32 pétroliers et pour 1,9% à l irrigation agricole et des golfs (fig. 3). Les prélèvements AEP ont baissé de 0,3% par rapport à l année dernière (soit -0,16 Mm 3 en 2007 par rapport à 2006). Pour les champs captants occidentaux, les prélèvements sont en légère augmentation (+0,2 Mm 3 prélevés en 2007 par rapport à 2006), avec des baisses sensibles sur le champ captant Véolia de Livry/Seine (-1,1 Mm 3 ), ainsi que les champs captants Lyonnaise des Eaux de la basse vallée de l Yerres (-0,2 Mm 3 ), Champisud (-0,9 Mm 3 ) et Morsang (-0,25 Mm 3 ) et des hausses sur les ouvrages du SEDIF (+0,7 Mm 3 ) et de Véolia à Boissise-la-Bertrand (+1,9 Mm 3 ). Les prélèvements agricoles diminuent (-0,8 Mm 3 par rapport à 2006), ceux des golfs augmentent, avec la déclaration de nouveaux forages (+0,1 Mm 3 /an). Les prélèvements industriels continuent de baisser (-1,8 Mm 3 entre 2000 et 2007). Cela est dû aux fermetures d entreprises mais aussi aux efforts de la profession pour diminuer leur consommation. Les restrictions de crise et/ou de crise renforcée ont été maintenues toute l année, pour 176 puis 184 communes de Seine-et-Marne. Parmi les mesures classiques dans ce type d arrêté (lavage des voitures interdit, irrigation des grandes cultures interdites sauf dérogation ) des réductions de prélèvement ont été demandées aux distributeurs d eau, sur les champs captant pour lesquels il y est possible de compenser par une ressource autre que le Champigny.
Fig. 1 : Volumes prélevés en 2007 dans la nappe des calcaires de Champigny sur le territoire de compétence d AQUI Brie rapportés à la journée Fig. 2 : Evolution des prélèvements journaliers en m 3 / jour depuis 1999 (par année civile) Périgny-Mandres ChampiSud SEDIF Boissise la B. Livry Sources du Provinois Fig. 3 : Répartition des prélèvements par usage en 2007 Usage du forage AEP (eau potable) Industriel Pétrolier Agricole Golf Autre Prélèvements déclarés (m 3/jour) 0 < à 1 1 à 50 50 à 100 100 à 1000 1000 à 2500 2500 à 10000 10000 à 39000 Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 Indicateur prélèvements Prélèvement journalier moyen sur la base annuelle déclarée 176 271 m3/jour 33
Une année singulière qui induit des transferts importants Les rejets des stations d épuration On estime à 13 g/jr/hab les rejets en azote total (essentiellement sous forme d azote organique et ammoniacal), soit 3 700 t/an pour les 787 000 habitants du territoire. Les stations d épuration ayant un rendement épuratoire moyen de l azote de 80% 1, on estime qu elles rejettent dans le milieu naturel environ 750 tonnes d azote/an. La campagne agricole 2006-2007 Les ventes d azote dans le département de Seine-et-Marne (34 934 tonnes) se maintiennent par rapport à l année précédente. L année culturale a été marquée par une répartition de la pluviométrie atypique. Les sols très secs en septembre et avril ont pénalisé l implantation des cultures, tandis que les périodes humides ont favorisé les maladies des cultures et gêné les récoltes. Les transferts d intrants vers la nappe se jouent à deux moments clés de la campagne culturale : l hiver lorsque le lessivage des intrants de la campagne précédente est intense et au printemps/été par l application de nouveaux intrants potentiellement transférables. 1. Des transferts hivernaux importants conséquence des pratiques de la campagne précédente A l automne 2006, une nouvelle fois, la conjonction de conditions climatiques défavorables et d une faible couverture des sols (peu de Cultures Intermédiaires Piège à Nitrates) n ont pas permis un bon piégeage de l azote. Le risque de lessivage lors de la période de drainage a par conséquent augmenté. Pression azotée 34 La quantité d azote dans le sol est importante, due aux pratiques de la campagne précédente et à la minéralisation automnale. Les Reliquats Entrée Hiver (80 Kg N-NO 3 /ha) et Sortie Hiver (67 Kg N-NO 3 /ha) sont parmi les plus importants des dernières années 3. Par la suite, l hiver doux et pluvieux (décembre à février) a occasionné un lessivage 4 important comparable à ceux de 1999 et 2002, de l ordre d une vingtaine d unités par ha. 2. Les conditions du printemps induisent une consommation d intrants plus importante L assolement est marqué par la prépondérance des cultures d hiver (blé, orge, colza : 66% de la SAU) et notamment l augmentation de la sole de colza, qui est passée de 5 à 12%. Ces 3 cultures sont fertilisées en sortie d hiver, en pleine période de drainage intense. Pour le blé, les apports ont de plus été effectués précocement du fait du développement de cette culture. Il était donc d autant plus important d avoir un fractionnement judicieux des apports pour éviter le lessivage. Les objectifs de rendements n ont pas été atteints. Pour le blé, le différentiel entre le rendement attendu et obtenu est de 11 quintaux/ ha. Cela correspond à 33 unités d azote qui auraient pu être économisées, pour l agriculteur et pour la nappe! Avec une moindre consommation de l azote apporté, la mauvaise appréciation du potentiel de rendement induit des reliquats pour l hiver suivant élevés (75 Kg N-NO 3 /ha). 1 : Données SATESE 77 2 : N/ha : quantité d azote à l hectare 3 : Réseau des parcelles de référence azote de la Chambre d Agriculture 77 4 : Facteurs du lessivage expliqués en annexe 3.
Fig. 1 : Répartition des surfaces cultivées sur le territoire seine et marnais de la nappe des calcaires de Champigny pour la campagne 2006-2007 (récolte de l automne 2007). Indicateurs pression azotée Quantité d azote vendue en Seineet-Marne Quantité d azote estimée lessivée par drainage due au reliquat Lame d eau drainée estimée 34 934 tonnes 22 kg N/ha 3 (86 mg/l NO3/L) 112 mm Tab. 1 : Besoin azoté total des cultures Ne prend pas en compte les apports fournis par les précédents, le sol, les engrais organiques Remarque : Besoin total = besoin en kg d N*/q X rendement moyen de l année Culture Besoin (kg d N*/quintal) Rendement moyen 2007 (quintal) Besoin total (kg d N*/ha) Blé 3 80 240 Colza 6,5 29 188 Maïs 2,2 115 253 Escourgeon (orge d hiver) 2,4 83 199 * N = azote Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 35
annexes Annexes
I. II. III. IV. Annexe 1 - Calcul des indicateurs - Sommaire L indicateur recharge estimée L indicateur piézométrique La concentration moyenne des produits phytosanitaires dans les eaux superficielles Le pourcentage de quantification des produits phytosanitaires dans les eaux superficielles I. L indicateur recharge estimée Les données journalières de pluviométrie et de demande en eau des plantes (évapotranspiration) mesurées par Météo-France permettent d estimer grossièrement par jour la part d eau de pluie qui ruissellera, sera utilisée par la plante, stockée dans le sol ou infiltrée vers la nappe (par drainance verticale ou élimination par les drains). Toutes ces valeurs s expriment en mm de lame d eau sur une surface unitaire. Ce calcul est journalier et nécessite de fixer la quantité d eau maximale stockable par le sol. Tant que cette valeur n est pas atteinte, toute pluie sert d abord à la reconstituer et à alimenter les plantes (même dans le cas de drainage agricole, communication orale du CEMAGREF). Une fois que ce stock est reconstitué, il y a de l infiltration efficace vers la nappe (c est-à-dire infiltration verticale directe ou plus généralement mise en charge des drains agricoles qui vont alimenter les rus puis la nappe via les pertes en rivières). Cette quantité d eau maximale stockée dans le sol a été obtenue par calages successifs, en calculant la recharge pour des valeurs croissantes de V. VI. VII. VIII. L indicateur nitrates L indicateur triazines Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 L indicateur quantité d azote vendue estimée L indicateur quantité d azote lessivée stock maximum d eau dans le sol, puis en comparant ces recharges à la réaction réelle de la nappe, enregistrée au niveau des piézomètres voisins. Le stock maximum d eau dans le sol a été évalué à 80 mm sur la partie occidentale et centrale de la nappe (Melun-Nangis) et à 95 mm dans le secteur oriental (Sourdun). Ce stock maximum d eau dans le sol est une valeur moyenne qui intègre des occupations de sols variés sur le bassin versant de la nappe et ne peut donc pas être comparé à la notion de réserve utile des sols qu évaluent finement agronomes et agriculteurs à l échelle d une parcelle. Voici deux exemples pour comprendre le calcul de la recharge estimée au pas de temps journalier. Le 22 octobre 1999, il est tombé 10,2 mm à Melun. Ce jour là, la demande en eau des plantes était de 1,2 mm et le stock d eau présent dans le sol à l issue des pluies précédentes était de 4 mm. Sur ces 10,2 mm de pluie, on peut donc estimer que 1,2 mm ont alimenté les plantes et que les 9 mm restants ont été stockés par le sol (soit un nouveau stock dans le sol de 4 + 9 = 13 mm). La recharge estimée est donc nulle. 37
Annexe 1 : Calcul des indicateurs Le 17 décembre 1999, il est tombé 11,6 mm, avec une demande en eau des plantes de 0,5 mm. La réserve des sols à l issue des pluies précédentes était de 79,7 mm. Par conséquent, sur les 11,6 m de précipitations, 0,5 mm ont alimenté les plantes, 0,3 mm sont venus s ajouter au stock du sol jusqu à la valeur maximum estimée de 80 mm. Les 10,8 mm restants ont rechargé la nappe. Lorsque les pluies journalières sont importantes, l eau peut ruisseler et court-circuiter le sol et la plante. Ce ruissellement varie selon la pente, la nature du sol et l intensité horaire de la pluie, facteurs que nous ne connaissons pas. D après la même méthode de calage que pour la réserve du sol, nous avons fixé la hauteur de pluie journalière à partir de laquelle il existe du ruissellement à 15 mm. Ainsi, sur une pluie journalière de 25 mm, 15 mm entreront dans le cycle plante-solnappe et 10 mm ruisselleront vers les rivières et de ce fait en partie vers la nappe via les pertes. Ce ruissellement est donc comptabilisé comme recharge estimée. II. L indicateur piézométrique L indicateur piézométrique a été construit à partir des données du réseau de surveillance quantitative des eaux souterraines du MEEDDM. Avant de construire cet indicateur, les valeurs brutes des niveaux piézométriques du réseau de bassin (http://seine-normandie.brgm.fr/) ont été critiquées et revalidées de façon à écarter les valeurs incohérentes d un point de vue hydrogéologique ou les niveaux dynamiques, c està-dire influencés par un pompage proche. Des tests de corrélations entre les niveaux de nappe mesurés sur 10 piézomètres depuis leurs mises en service (entre 1969 et 1990) ont montré qu au pas de temps annuel ou mensuel, les niveaux mesurés aux piézomètres de Saint- Martin-Chennetron et Montereau-sur-le-Jard étaient parmi les plus représentatifs du mouvement d ensemble de la nappe (avec ceux de Brie-Comte-Robert, Champeaux et Châtillon-la-Borde). Compte tenu de la grande fluctuation du niveau de la nappe sur des cycles pluriannuels, il nous a semblé important de calculer cet indicateur sur une période minimale de 20 ans et pouvoir ainsi replacer l indicateur piézométrique de l année en cours sur cet historique. Cela nous a conduit à conserver pour le calcul de cet indicateur uniquement les piézomètres de Montereau-sur-le-Jard et de Saint- Martin-Chennetron, seules stations n ayant pas connu de longues ou de fréquentes périodes d interruptions de mesures sur cette période. Saint-Martin-Chennetron est représentatif du fonctionnement de la nappe dans un bassin versant oriental, secteur peu influencé par les prélèvements et drainé essentiellement par des sources. Montereausur-le-Jard est représentatif du fonctionnement de la nappe sur sa partie occidentale, dans un lieu de forts prélèvements. Sur la période 1979-2000, le battement de la nappe est très différent aux deux stations, de 25 m à Saint-Martin Chennetron et de seulement 8 m à Montereau-sur-le-Jard. Les niveaux mesurés à chaque piézomètre ont donc été pondérés, c est-à-dire ramenés à une échelle normalisée de fluctuation (entre 0 et 100), de façon à pouvoir les comparer.
L indicateur piézométrique, calculé sur des mesures mensuelles, est la moyenne des niveaux mensuels pondérés mesurés aux deux stations et varie donc entre 0 et 100. Le niveau 0 correspond à l automne 1992, année de forte pénurie que l on ne souhaite pas voir se reproduire. Le niveau 100 correspond au printemps 1983 où la recharge avait été très forte. Le niveau moyen de la nappe est de 53. A la manière d une jauge, nous avons défini entre ce niveau moyen 1979-2000 et le niveau 0 de 1992, les niveaux ¾, ½ et ¼ dont le franchissement alerte sur le taux de vidange de la nappe. III. La concentration moyenne des produits phytosanitaires dans les eaux superficielles La concentration moyenne des produits phytosanitaires dans les eaux superficielles a été calculée en effectuant pour chaque molécule la moyenne des concentrations mesurées lors des 4 campagnes. Lorsque la molécule a été recherchée mais n a pas été quantifiée au cours d une ou de plusieurs tournées, on lui a affecté la concentration de 0,0025 µg/l qui correspond à la moitié de la limite de quantification de la plupart des molécules (Cf. Annexe 6). Cette norme est conforme au projet d arrêté modifiant celui du 20 avril 2005 relatif au programme d action national contre la pollution des milieux aquatiques par certaines substances dangereuses. Il aurait été possible de calculer la moyenne uniquement sur la base des analyses où la molécule a été quantifiée, mais dans le cas présent, cela apporte un biais important. Prenons par exemple une molécule, quantifiée très ponctuellement, sur 2 stations, aux concentrations de 0,17 et de 2,75 µg/l. Une concentration moyenne calculée uniquement sur ces deux quantifications serait de 1,46 µg/l. Cette valeur est très élevée, supérieure même à la concentration moyenne d autres molécules comme l AMPA, qui elle, est retrouvée sur toutes les stations. Compte tenu de notre mode de calcul, la concentration moyenne de la molécule est de 0,09 µg/l. Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 39
IV. Le pourcentage de quantification des produits phytosanitaires dans les eaux superficielles Le pourcentage de quantification des produits phytosanitaires dans les eaux superficielles est le rapport entre le nombre de quantifications de la substance sur les 22 stations au cours des 4 campagnes et le nombre total de recherches. Pour chaque molécule, il y a eu au cours de cette année un total de 22 x 4 = 88 recherches. Prenons par exemple le mecoprop, quantifié 42 fois au cours des 4 tournées, son pourcentage de quantification est de 47,7. V. L indicateur nitrates L indicateur nitrates a été calculé à partir des concentrations en nitrates des eaux souterraines analysées durant l année hydrologique étudiée sur les différents captages. Pour chaque captage, nous avons retenu, selon les conventions du SEQ-EAUX souterraines, l analyse la plus déclassante, c est-à-dire la concentration en nitrates la plus élevée mesurée au cours de l année. L indicateur est la moyenne des concentrations des 53 captages sur lesquels nous disposons d analyses chaque année. VI. L indicateur triazines L indicateur triazines a été construit comme suit. Pour chaque molécule et pour chaque captage du réseau Qualichamp, sur lequel on Annexe 1 : Calcul des indicateurs disposait au moins d une analyse sur l année hydrologique étudiée, on a retenu l analyse la plus déclassante. On a ensuite calculé pour chaque captage le total des concentrations de toutes les triazines et produits de dégradation. L indicateur Triazines est la moyenne de cette somme pour les 50 captages sur lesquels on disposait d analyses. VII. L indicateur quantite d azote vendue estimee L indicateur quantité d azote vendue estimée se base sur la quantité d engrais azotés livrée sur le département de Seine et Marne (données UNIFA). VIII. L indicateur quantite d azote lessivee L estimation de la quantité d azote lessivée par drainage due au reliquat est issue de la combinaison de deux modèles réalisés par le CEMAGREF. Le modèle SIDRA qui, à partir des données pluviométriques journalières sur la saison de drainage, calcule au pas de temps journalier les quantités d eau potentiellement drainées. Une fonction de lessivage dédiée aux parcelles drainées sur la base de l équation de Burns calcule un flux de nitrates à la sortie du réseau de drainage en fonction de la lame d eau drainée à partir des paramètres suivants : stock azoté de base dans le sol (dans le cas présent, les mesures reliquats azotés entrée hiver) ; porosité de lessivage estimée à 0,3 ; et caractéristiques du drainage (profondeur du drain).
Les classes de concentrations retenues pour la construction des cartes sont celles de l outil SEQ-EAUX souterraines, mis en place par les Agences de l Eau et le Ministère de l environnement pour évaluer la qualité des eaux pour différents usages (AEP, abreuvage, etc ) ainsi que l état patrimonial de la ressource (pour plus de détails, consulter Le système d évaluation de la qualité des eaux souterraines, rapport de présentation, 2002, document téléchargeable à l adresse http://www.rnde.tm.fr/). Différentes altérations (groupes de paramètres) permettent de décrire les types de dégradation de l eau, parmi lesquelles l altération nitrates. Selon la concentration mesurée pour chaque paramètre à un captage, l outil SEQ-EAU lui assigne l une des 5 classes retenues (cf. tableau ci-contre pour l altération nitrates et l usage patrimonial). Pour déterminer la classe dans laquelle se trouve chaque point d eau, nous avons sélectionné l analyse la plus déclassante de l année en cours, conformément à la règle du SEQ-EAUX souterraines. En revanche, nous ne disposons pas, comme il est prévu dans la convention SEQ-EAUX souterraines, de deux analyses par an, effectuées de façon synchrone sur tous les points aux périodes de basses et hautes-eaux. La fréquence des analyses à notre disposition est variable selon les réseaux de suivi et l importance du point de prélèvement (entre 1 et 12 mesures par an selon les points). Pour cette raison, nous parlons de conventions SEQ-EAUX souterraines modifiées. Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 Annexe 2 : Convention SEQ - eaux souterraines modifiées NO3 en mg/l < 10 10 20 20 40 40 50 > 50 Niveau de dégradation de l état patrimonial classe 1 classe 2 classe 3 classe 4 classe 5 Composition naturelle ou subnaturelle Composition proche de l état naturel mais détection d une contamination d origine anthropique Dégradation significative par rapport à l état naturel Dégradation importante par rapport à l état naturel Dégradation très importante par rapport à l état naturel Pour l altération pesticides et l usage patrimonial, les concentrations limites des différentes classes, pour chaque pesticide et le total des pesticides, sont les suivantes : Concentrations en Atrazine, DEA, Diuron, Isoproturon, Lindane, Simazine, Terbuthylazine, autres pesticides et total pesticides en µg/l < 0,01 classe 1 0,01 0,05 classe 2 0,05 0,1 classe 3 0,1 0,5 classe 4 > 0,5 classe 5 41
Annexe 3 : Les pesticides recherchés dans les eaux superficielles (réseau DIREN) en 2006-2007 et les limites de quantification Nom LQ Nom LQ Nom LQ Nom LQ 2,4,5-T 2,4-D 0,05 0,05 Bitertanol Bromacil 0,05 0,1 Chlortoluron Clomazone 0,05 0,05 Diflufenicanil Diméfuron 0,025 0,05 2,4-DB 0,05 Bromadiolone 0,1 Chlopyralide 0,1 Diméthénamide 0,04 2,4-MCPA 0,05 Bromophos éthyl 0.01 Coumaphos 0,05 Diméthoate 0,02 2,4-MCPB 0,05 Bromophos méthyl 0.01 Cyanazine 0,02 Diméthomorphe 0,05 2,6-dichlorobenzamide 0,05 Bromopropylate 0,05 Cymoxanil 0,05 Dinitrocrésol 0,05 2-hydroxy atrazine 0,5 Bromoxynil 0,05 Cyperméthrine 0,1 Dinosèbe 0,05 3-hydroxy carburofuran 0,05 Bromobuconazole 0,1 Cyproconazole 0,05 Dinoterbe 0,05 Acétochlore 0,05 Bupirimate 0,04 Cyprodinil 0,025 Diquat 0,5 Aclonifène 0,05 Butraline 0,05 DDD op 0,01 Disulfoton 0,01 Acrinathrine 0,1 Cadusafos 0,05 DDD pp 0,01 Diuron 0,05 Alachlore 0,03 Captafol 0,2 DDE op 0,01 Endosulfan 0,07 Aldicarbe 0,05 Captane 0,02 DDE pp 0,01 Endosulfan alpha 0,02 Aldicarbe sulfoné 0,1 Carbaryl 0,05 DDT op 0,01 Endosulfan béta 0,05 Aldicarbe sulfoxyde 0,1 Carbendazime 0,05 DDT pp 0,02 Endosulfan sulfate 0,01 Aldrine 0,01 Carbetamide 0,05 Deltaméthrine 0,1 Endrine 0,02 Alpha-cyperméthrine 0,1 Carbofuran 0,05 Déméton 0,1 Epoxyconazole 0,1 Amétryne 0,05 Carbophénothion 0,02 Déméton O 0,05 EPTC 0,05 Amidosulfuron 0,05 Chinométhionate 0,1 Déméton O-méthyl 0,05 Esfenvalérate 0,1 Aminotriazole 0,1 Chlorbufame 0,05 Déméton S 0,05 Ethidimuron 0,05 AMPA 0,1 Chlordane 0,02 Déméton S-méthyl 0,05 Ethion 0,1 Anthraquinone 0,035 Chlordane alpha 0,01 Déméton S-méthylsulfone 0,05 Ethofumésate 0,035 Asulame 0,01 Chlordane béta 0,01 Desmétryne 0,02 Ethoprophos 0,05 Atrazine 0,01 Chlordane gamma 0,01 Diallate 0,05 Fénarimol 0,05 Atrazine déisopropyl 0,02 Chlordécone 0,05 Diazinon 0,02 Fenbuconazole 0,05 Atrazine déséthyl 0,04 Chlorfenvinphos 0,02 Dicamba 0,05 Fenchlorphos 0,01 Azinphos éthyl 0,05 Chloridazone 0,08 Dichlobenil 0,045 Fénitrothion 0,02 Azinphos méthyl 0,02 Chlorméphos 0,045 Dichlofluanide 0,01 Fénoxycarbe 0,01 Azoxystrobine 0,01 Chlorméquat chlorure 0,05 Dichlorofenthion 0,01 Fenpropathrine 0,05 Benalaxyl 0,04 Chloronèbe 0,05 Dichlorprop 0,05 Fenpropidine 0,05 Bendiocarb 0,05 Chlorophacinone 0,05 Dichlorvos 0,2 Fenpropimorphe 0,025 Benfluraline 0,05 Chlorothalonil 0,05 Diclofop-méthyl 0,05 Fenthion 0,01 Bentazone 0,05 Chloroxuron 0,05 Dicofol 0,02 Fénuron 0,05 Betacyfluthrine 0,2 Chlorprophame 0,05 Dieldrine 0,01 Fipronil 0,05 Bifénox 0,07 Chlorpyriphos-éthyl 0,05 Diéthofencarbe 0,05 Flazasulfuron 0,02 Bifenthrine Biphényle 0,025 0,1 Chlorpyriphos-méthyl Chlorsulfuron 0,01 0,05 Difénoconazole Diflubenzuron 0,2 0,05 Fluazifop-butyl Fludioxonil 0,05 0,01 Herbicide Fongicide Insecticide Régulateur de croissance Métabolite Autres
Nom LQ Nom LQ Nom LQ Nom LQ Flufenoxuron 0,05 Kresoxim méthyl 0,045 Oxamyl 0,05 Quinalphos 0,045 Fluquinconazole 0,05 Lambda cyhalothrine 0,05 Oxydéméton-méthyl 0,05 Quinmérac 0,05 Flurochloridone 0,05 Lenacile 0,05 Paraquat 0,5 Quinoxyfène 0,05 Fluroxypyr 0,05 Linuron 0,05 Parathion éthyl 0,02 Quintozène 0,045 Flurtamone 0,05 Malathion 0,02 Parathion méthyl 0,05 Quizalofop 0,05 Flusilazole 0,05 Mécoprop 0,05 Penconazole 0,05 Quizalofop éthyl 0,05 Flutriafol 0,1 Mépiquat 0,05 Pencycuron 0,05 Rimsulfuron 0,05 Fluvalinate-tau 0,05 Mépiquat chlorure 0,05 Pendimethaline 0,05 Secbuméton 0,02 Folpel 0,1 Mépronil 0,05 Pentachlorophénol 0,05 Simazine 0,04 Fonofos 0,02 Mercaptodiméthur 0,05 Permethrine 0,05 Sulcotrione 0,05 Formothion 0,1 Métalaxyl 0,01 Phenmediphame 0,05 Sulfotep 0,01 Furalaxyl 0,035 Métaldéhyde 0,01 Phorate 0,05 Tébuconazole 0,1 Glyphosate 0,1 Métamitrone 0,01 Phosalone 0,02 Tébufenpyrad 0,05 Haloxyfop-méthyl (R) 0,1 Métazachlore 0,025 Phosphamidon 0,05 Tébutame 0,03 Heptachlore 0,02 Métconazole 0,05 Phoxime 0,05 Téflubenzuron 0,05 Heptachlore époxyde 0,02 Méthabenzthiazuron 0,05 Piclorame 0,05 Téfluthrine 0,05 Heptachlore époxyde cis 0,02 Méthamidophos 0,02 Piperonyl butoxyde 0,05 Terbacil 0,025 Heptachlore époxyde trans 0,01 Méthidathion 0,01 Pirimicarbe 0,05 Terbuméton 0,02 HexaChloroBenzène 0,01 Méthomyl 0,05 Prochloraze 0,1 Terbuphos 0,045 HexaChlorocycloHexane (HCH) alpha 0,02 Méthoxychlore 0,05 Procymidone 0,02 Terbuthylazine 0,025 HexaChlorocycloHexane (HCH) béta 0,01 Métobromuron 0,05 Profenofos 0,1 Terbutylazine déséthyl 0,02 HexaChlorocycloHexane (HCH) delta 0,035 Métolachlore 0,035 Prométryne 0,025 Terbutryne 0,02 HexaChlorocycloHexane (HCH) gamma 0,02 Métosulame 0,1 Propachlore 0,05 Tetrachlorvinphos 0,02 Hexaconazole 0,05 Métoxuron 0,05 Propanil 0,05 Tetraconazole 0,05 Hexaflumuron 0,05 Métribuzine 0,05 Propargite 0,05 Tetradifon 0,01 Hexazinone 0,05 Metsulfuron-méthyle 0,05 Propazine 0,025 Thiafluamide 0,05 Hexythiazox 0,1 Mévinphos 0,02 Propetamphos 0,02 Thifensulfuron méthyl 0,05 Hydroxyterbuthylazine 0,5 Monolinuron 0,05 Propiconazole 0,1 Thiodicarbe 0,02 Imazalil 0,15 Monuron 0,05 Propoxur 0,05 Thiométon 0,05 Imazaméthabenz-méthyl 0,04 Myclobutanil 0,05 Propyzamide 0,01 Tralométhrine 0,2 Imidaclopride 0,05 Napropamide 0,045 Prosulfocarbe 0,05 Triadiméfone 0,05 Ioxynil 0,05 Naptalame 0,1 Pyraclostrobine 0,05 Triadimenol 0,05 Iprodione 0,02 Néburon 0,05 Pyrazophos 0,05 Triallate 0,05 Isazofos 0,05 Nicosulfuron 0,05 Pyridabène 0,05 Triasulfuron 0,05 Isodrine 0,05 Norflurazon 0,05 Pyridate 0,15 Triazophos 0,05 Isofenphos 0,05 Nuarimol 0,05 Pyrifenox 0,05 Trichlorfon 0,05 Isoproturon 0,05 Oryzalin 0,1 Pyrimethanil 0,035 Triclopyr 0,05 Isoxaben 0,1 Oxadiazon 0,04 Pyrimiphos-éthyl 0,01 Tridémorphe 0,05 Isoxaflutole 0,05 Oxadixyl 0,04 Pyrimiphos-méthyl 0,01 Trifluraline 0,05 Vinclozoline 0,01 Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 43
Classement par ordre alphabétique des molécules 2,4-D 9,4 Hexazinone 0,8 2,4-DB 0,8 Imidaclopride 2,3 2,6-dichlorobenzamide 0,8 Isoproturon 39,8 Acétochlore 1,6 Lenacile 28,9 Aclonifène 2,3 Mécoprop 0,8 Alachlore 5,5 Mépiquat 4,5 Aminotriazole 11,7 Mépiquat chlorure 17,9 AMPA 75,0 Métaldéhyde 3,9 Atrazine 85,2 Métamitrone 7,0 Atrazine déisopropyl 0,8 Métazachlore 16,4 Atrazine déséthyl 88,3 Métconazole 2,3 Azoxystrobine 1,6 Méthabenzthiazuron 0,8 Bentazone 3,1 Métolachlore 21,1 Bromoxynil 2,3 Métribuzine 0,8 Bromobuconazole 2,3 Napropamide 0,8 Carbendazime 0,8 Oxadiazon 3,9 Carbetamide 0,8 Oxadixyl 12,5 Carbofuran 0,8 Oxydéméton-méthyl 0,8 Chlorfenvinphos 1,6 Permethrine 0,8 Chloridazone 13,3 Piperonyl butoxyde 16,4 Chlorméquat chlorure 7,8 Pirimicarbe 0,8 Chlorprophame 5,5 Prochloraze 3,1 Chlortoluron 25,8 Procymidone 1,6 Chlopyralide 0,8 Propachlore 1,6 Cyproconazole 8,6 Propazine 1,6 Cyprodinil 4,7 Propiconazole 4,7 Diazinon 1,6 Propyzamide 3,9 Dichlobenil 4,7 Pyrimethanil 0,8 Difénoconazole 0,8 Quinmérac 0,8 Diflufenicanil 20,3 Simazine 2,3 Diuron 41,4 Sulcotrione 1,6 Endosulfan sulfate 0,8 Tébuconazole 13,3 Epoxyconazole 10,2 Terbuthylazine 1,6 Ethofumésate 25,0 Terbutryne 3,1 Fipronil 0,8 Tetraconazole 1,6 Flusilazole 9,4 Triadimenol 3,9 Glyphosate 40,6 Triallate 1,6 HCH gamma 1,6 Trifluraline 0,8 Annexe 4 : Les 76 pesticides quantifiés dans les eaux superficielles en 2006-2007 (réseau DIREN) Herbicide Fongicide Insecticide Régulateur de croissance Métabolite Autres Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 Classement par pourcentage de quantification décroissant Atrazine déséthyl 88,3 Bromoxynil 2,3 Atrazine 85,2 Simazine AMPA 75,0 Aclonifène 2,3 Diuron 41,4 Bromobuconazole 2,3 Glyphosate 40,6 Métconazole 2,3 Isoproturon 39,8 Diazinon Lenacile 28,9 HCH gamma 2,3 Chlortoluron 25,8 Chlorfenvinphos 1,6 Ethofumésate 25,0 Propachlore Métolachlore 21,1 Propazine 1,6 Diflufenicanil 20,3 Terbuthylazine 1,6 Mépiquat chlorure 17,9 Triallate 1,6 Piperonyl butoxyde 16,4 Sulcotrione Métazachlore 16,4 Acétochlore 1,6 Chloridazone 13,3 Tetraconazole 1,6 Tetraconazole 13,3 Procymidone Oxadixyl 12,5 Azoxystrobine 1,6 Aminotriazole 11,7 Atrazine déisopropyl 1,6 Epoxyconazole 10,2 2,6-dichlorobenzamide 2,4-D 9,4 Fipronil 1,6 Flusilazole 9,4 Carbofuran 1,6 Cyproconazole 8,6 Oxydéméton-méthyl 1,6 Chlorméquat chlorure 7,8 Permethrine Métamitrone 7,0 Pirimicarbe 1,6 Alachlore 5,5 Endosulfan sulfate 0,8 Chlorprophame 5,5 2,4-DB Dichlobenil 4,7 Mécoprop 0,8 Propiconazole 4,7 Méthabenzthiazuron 0,8 Cyprodinil 4,7 Métribuzine 0,8 Mépiquat 4,5 Napropamide Métaldéhyde 3,9 Carbetamide 0,8 Propyzamide 3,9 Chlopyralide 0,8 Oxadiazon 3,9 Hexazinone Triadimenol 3,9 Quinmérac 0,8 Bentazone 3,1 Trifluraline 0,8 Terbutryne 3,1 Carbendazime 0,8 Prochloraze 3,1 Difénoconazole Imidaclopride 2,3 Pyrimethanil 0,8 44
Localisation des ouvrages du réseau Qualichamp et des niveaux captés Annexe 5 : Le réseau qualichamp 42 22 45 18 3 36 23 29 27 10 28 35 46 6 39 34 9 16 7 8 15 47 51 24 1 2 37 31 13 14 17 38 53 41 52 43 4 33 21 20 49 44 32 5 25 19 30 50 12 11 26 Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 40 48 Niveaux captés Champigny seul Champigny et St-Ouen St-Ouen seul Champigny, St-O. et Lutétien Champigny, St-O., Lut. et Yprésien Lutétien et Yprésien 45
Liste des captages de Qualichamp Annexe 5 : Le réseau qualichamp BSS COMMUNE Niveau capté INDIC Nitrates INDIC Triazines INDIC Sélénium 1 02215X0032 AUBEPIERRE OZOUER LE REPOS CH + SO P P 2 02226X0009 BEAUCHERY SAINT MARTIN CH + SO + LUT P P 3 02213X0024 BEAUTHEIL SO P P P 4 02591X0093 BREAU CH + SO + LUT P P 5 02601X0008 CHALAUTRE-LA-PETITE CH + SO + LUT P P 6 02207X0030 COUBERT CH + SO P P 7 02225X0006 COURCHAMP CH + SO + LUT P P 8 02215X0008 COURPALAY CH + SO + LUT P P 9 02215X0035 COURTOMER CH + SO P P 10 02214X0021 DAGNY SO P P P 11 02597X0010 DONNEMARIE-DONTILLY CH + SO + LUT P P 12 02587X0037 FONTAINE-LE-PORT CH + SO + ALL* P P 13 02583X0050 FOUJU CH + SO P P 14 02592X0005 GRANDPUITS BAILLY-CARROIS CH P P 15 02208X0020 GUIGNES CH + SO P P 16 02217X0028 JOUY-LE-CHATEL CH + SO + LUT P P P 17 02593X0008 CROIX-EN-BRIE(LA) CH + SO P P 18 02211X0013 HOUSSAYE-EN-BRIE(LA) CH P 19 02588X0024 CHATELET-EN-BRIE (LE) CH + SO P P 20 02602X0052 LECHELLE CH + SO + LUT P P 21 02602X0057 LECHELLE CH + SO + LUT P 22 02201X0036 LESIGNY CH P P 23 02201X0066 LESIGNY CH P P 24 02206X0107 LISSY CH + SO P P 25 02582X9012 LIVRY-SUR-SEINE (mélange) CH + SO P 26 02227X0005 LOUAN-VILLEGRUIS-FONTAINE CH + SO P P 27 02211X0024 LUMIGNY-NESLES-ORMEAUX CH P P Contrôle interne Lyonnaise des Eaux + DDASS Réseau AESN + DDASS Contrôle interne Eau de Paris + DDASS * ALL : Alluvions
BSS COMMUNE Niveau capté INDIC NO3 INDIC Triazines INDIC Se 28 02201X0013 MANDRES-LES-ROSES (ST THIBAULT) CH P P 29 02204X0020 MARLES-EN-BRIE CH P P 30 02593X0044 MEIGNEUX CH + SO + LUT + YPR P P 31 02582X0005 MONTEREAU-SUR-LE-JARD CH P P 32 02592X0052 NANGIS CH + SO P P 33 02592X0075 NANGIS CH + SO + LUT P 34 02207X0029 OZOUER-LE-VOULGIS CH + SO P P 35 02205X0098 PERIGNY CH P P 36 02212X0020 PEZARCHES CH P P 37 02581X0080 REAU CH + SO P 38 02601X0019 ROUILLY CH + SO + LUT P P 39 02216X0023 ROZAY-EN-BRIE CH P P 40 02587X0014 SAMOREAU CH + ALL* P P 41 02581X0043 SEINE-PORT CH P P 42 02212X0022 SAINT-AUGUSTIN CH + SO + LUT + ALL* P 43 02602X0013 SAINT-BRICE LUT + YPR P P 44 02594X0013 SAINT-LOUP-DE-NAUD CH + SO + LUT P P 45 02204X0019 TOURNAN-EN-BRIE CH + SO P P 46 02217X0016 VAUDOY-EN-BRIE CH + SO + LUT P P 47 02208X0022 VERNEUIL-L ETANG CH + SO P P 48 02944X0084 VERNOU-LA-CELLE-SUR-SEINE CH + SO + LUT + YPR P P 49 02582X0191 VERT-SAINT-DENIS CH + SO P P 50 02596X0008 VILLENEUVE-LES-BORDES CH + SO + LUT + YPR P P 51 02226X0056 VILLIERS-SAINT-GEORGES CH + SO + LUT P P 52 02582X0184 VOISENON CH + SO P P 53 02593X0023 VIEUX-CHAMPAGNE CH + SO + ALL* P Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 Contrôle interne Lyonnaise des Eaux + DDASS Réseau AESN + DDASS Contrôle interne Eau de Paris + DDASS * ALL : Alluvions 47
Annexe 6 : Les paramêtres analysés par Qualichamp Benzènes Le réseau Qualichamp récupère des données issues du réseau de suivi des eaux souterraines de l Agence de l eau Seine-Normandie, du contrôle sanitaire des départements de Seine-et-Marne, Essonne, Val de Marne et Paris, du contrôle interne de la Lyonnaise des Eaux (LE) et d Eau de Paris. Les analyses complémentaires sont réalisées par le laboratoire départemental 77 afin d avoir une liste commune des paramètres suivis pour l ensemble des points du réseau.la fréquence des analyses est variable (entre une et douze analyses par an selon les points). Sandre Paramètre AESN DDASS 75 DDASS 77 DDASS 94 1114 Benzène P P 1497 Ethylbenzène P 1618 Méthyl-2-Naphtalène P 1517 Naphtalène P 1278 Toluène P 1293 Xylène-méta P 1292 Xylène-ortho P 1294 Xylène-para P LE Eau de Paris Désinfection Chlorobenzènes HAP Hyd Rad. Sandre Paramètre AESN DDASS 75 DDASS 77 DDASS 94 LE Eau de Paris 1199 Héxachlorobenzène P P P P 1888 Pentachlorobenzène P P 1631 Tétrachlorobenzène-1,2,4,5 P 2735 Tétrachlorobenzène P 1774 Trichlorobenzène total P 1630 Trichlorobenzène-1,2,3 P 1283 Trichlorobenzène-1,2,4 P P 1629 Trichlorobenzène-1,3,5 P 1751 Bromates P 1122 Bromoforme P P P P P 1135 Chloroforme P P P P P 1158 Dibromomonochlorométhane P P P P P 1167 Dibromomonobromométhane P P P P 1458 Anthracène P P 1732 Benzo(a) fluorène P 1115 Benzo(a) pyrène P P 5535 Benzo(b) fluoranthène P P 1118 Benzo(g,h,i) pérylène P P 1117 Benzo(k) fluoranthène P P 1476 Chrysène P 1459 Code gelé (Benzanthracène) P 1621 Dibenzo(a,h)anthacène P 1191 Fluoranthène P P 2033 HAP somme(4) P 2034 HAP somme(6) P 1204 Indéno (123 cd) pyrène P P 1619 Méthyl-2-fluoranthène P 1524 Phénanthrène P 1537 Pyrène P 2962 Hydrocarbures dissous P 1446 Indice CH2 P P P 2957 Activité alpha globale P P P 2958 Activité béta globale P P P
OVH Métal PCB Mét Sandre Paramètre AESN DDASS 75 DDASS 77 DDASS 94 LE Eau de Paris Physico-chimie Sandre Paramètre AESN DDASS 75 1370 Aluminium P P 1388 Cadmium P P P 1390 Cyanures totaux P P 1393 Fer P P P P P 1394 Manganèse P P P P P 1387 Mercure P 1382 Plomb P 1376 Antimoine P P 1369 Arsenic P P P 1498 Dibromoéthane-1,2 P P 1160 Dibromoéthane 11 P 1161 Dibromoéthane 12 P P P 1162 Dibromoéthène P P P P 1163 Dibromoéthène 12 P P 1727 Dichloroéthène-1,2 trans P P P 1456 Dichloroéthylène-1,2 cis P 1168 Dichlorométhane P P P P 1196 Fréon 113 P 1200 HCH alpha P P P P 1652 Héxachlorobutadiène P 1276 Tétrachl. Carbone P P P P P 1270 Tétrachléthane-1,1,1,2 P 1271 Tétrachléthane-1,1,2,2 P 1272 Tétrachléthène P P P P 1284 Trichloréthane-1,1,1 P P P P P 1285 Trichloréthane-1,1,2 P 1286 Trichloréthylène P P P P P 1242 PCB 101 P P P 1627 PCB 105 P 1243 PCB 118 P P P 1884 PCB 128 P 1244 PCB 138 P P P 1885 PCB 149 P 1245 PCB 153 P P P 2032 PCB 156 P 1246 PCB 180 P P P 1625 PCB 194 P P 1239 PCB 28 P P P 1886 PCB 31 P 1241 PCB 52 P 2048 PCB 54 P P P Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 DDASS 77 DDASS 94 LE Eau de Paris 1462 n-butyl Phtalate P 1335 Ammonium P P P P P 1396 Baryum P 1327 Bicarbonates P P P 1362 Bore P P P P 1374 Calcium P P P P P P 1328 Carbonates P P P 1841 Carbone Organique P P P P 1398 Chlore libre P P 1399 Chlore total P P 1337 Chlorures P P P P P 1344 CO2 libre P P 1304 Conductivité 20 C P P 1303 Conductivité 25 C P P P P 1754 Dioxyde de chlore P 1345 Dureté totale P P P P P P 2968 Equilibre calcocarb. P 1391 Fluor P P P P 1039 M.O. P 1372 Magnésium P P P P P 1386 Nickel P P P 1340 Nitrates P P P P P P 1339 Nitrites P P P P 1433 Orthophosphates P P 1315 Oxydab. KMnO4 ch. P P P 1311 Oxygène dissous P P P P 1302 ph P P P P 1350 Phosphore total P P 1367 Potassium P P P P P 1330 Potentiel REDOX P 1385 Sélénium P P P 1342 Silicates P 1348 Silice P P P P P 1375 Sodium P P P P P 1338 Sulfates P P P P P 1301 Température de l eau P P P P P 1347 Titre alcalim. complet P P P P P P 1346 Titre alcalimétrique P P P 1295 Turbidité néph. P P P P P 49
Pesticides Sandre Paramètre AESN DDASS 75 DDASS 77 DDASS 94 LE Eau de Paris 1929 1-(3,4-diClPhyl)-3-M-urée P P 1264 2,4,5-T P P 1141 2,4-D P P P 1212 2,4-MCPA P P P 2011 2,6-dichlorobenzamide P 1832 2-hydroxy atrazine P P 2086 3,4-dichlorophénylurée P 1930 3,4-dichlorophénylurée P P 1903 Acétochlore P 1688 Aclonifène P P P 1101 Alachlore P P P P P 1102 Aldicarbe P 1103 Aldrine P P P P 1812 Alpha-cyperméthrine P 1104 Amétryne P 1105 Aminotriazole P 1905 AMPA P P P P P 1107 Atrazine P P P P P P 1109 Atrazine déisopropyl P P P P P 1108 Atrazine déséthyl P P P P P P 2015 Azamétiphos P 1110 Azinphos éthyl P 1951 Azoxystrobine P 1112 Benfluraline P 1113 Bentazone P P P 3209 Betacyfluthrine P 1119 Bifénox P 1120 Bifenthrine P 1502 Bioresméthrine P 1584 Biphényle P 1686 Bromacil P 1125 Bromoxynil P 1126 Butraline P 1128 Captane P P 1463 Carbaryl P P P P 1129 Carbendazime P 1333 Carbetamide P P P Pesticides Annexe 6 : Les paramêtres analysés par Qualichamp Sandre Paramètre AESN DDASS 75 DDASS 77 DDASS 94 LE Eau de Paris 1130 Carbofuran P P P 1132 Chlordane P P P 1756 Chlordane alpha P P 1758 Chlordane gamma P P 1464 Chlorfenvinphos P P 1133 Chloridazone P 2097 Chlorméquat chlorure P 1473 Chlorothalonil P 1683 Chloroxuron P 1083 Chlorpyriphos-éthyl P P 1540 Chlorpyriphos-méthyl P P 1353 Chlorsulfuron P 1813 Chlorthiamide P 1136 Chlortoluron P P P P P P 1810 Chlopyralide P 2972 Coumafène P 1137 Cyanazine P P P P P P 1138 Cyhalothrine P P 1139 Cymoxanil P 1140 Cyperméthrine P 1680 Cyproconazole P 1359 Cyprodinil P P P 1143 DDD 24 P P P 1144 DDD 44 P P P 1145 DDE 24 P P P 1146 DDE 44 P P P 1147 DDT 24 P P P P 1148 DDT 44 P P P 1830 Déisopropyl-déséthyl-atra P 1149 Deltaméthrine P P P P P 2051 Déséthyl-terbuméthon P P 5750 Déséthylterbutylazine P 1155 Desmétryne P 1157 Diazinon P P P 1480 Dicamba P 1679 Dichlobenil P 1360 Dichlofluanide P P Herbicide Fongicide Insecticide Régulateur de croissance Métabolite Autres
Pesticides Sandre Paramètre AESN DDASS 75 DDASS 77 DDASS 94 Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 LE Eau de Paris 1586 Dichloroaniline-3,4 P 1169 Dichlorprop P P P 5732 Dichlorprop méthyl ester P 1172 Dicofol P P 1173 Dieldrine P P P P 1402 Diéthofencarbe P 1905 Difénoconazole P 1814 Diflufenicanil P P P 1870 Diméfuron P 1678 Diméthénamide P P 1175 Diméthoate P P P 1403 Diméthomorphe P 1491 Dinosèbe P 1176 Dinoterbe P P P 1699 Diquat P 1492 Disulfoton P 1177 Diuron P P P P P P 1743 Endosulfan P P 1178 Endosulfan alpha P P P P 1179 Endosulfan béta P P P P 1742 Endosulfan sulfate P P 1181 Endrine P P P 1744 Epoxyconazole P P 1763 Ethidimuron P 1183 Ethion P 1184 Ethofumésate P P P 1185 Fénarimol P P 1906 Fenbuconazole P 1187 Fénitrothion P 1967 Fénoxycarbe P 1700 Fenpropidine P P P 1189 Fenpropimorphe P 2009 Fenthion P 1939 Flazasulfuron P 2022 Fludioxonil P 1675 Flurochloridone P 1765 Fluroxypyr P Pesticides Sandre Paramètre AESN DDASS 75 DDASS 77 DDASS 94 LE Eau de Paris 1194 Flusilazole P P P 1503 Flutriafol P 1192 Folpel P P 1526 Glufosinate P P P 2731 Glufosinate-amonium P 1506 Glyphosate P P P P P 1833 Haloxyfop-éthoxyéthyl P 1201 HCH béta P P P 1202 HCH delta P 2046 HCH epsilon P 1203 HCH gamma P P P P 1197 Heptachlore P P P P 1198 Heptachlore époxyde P P P P 1748 Heptachlore époxyde cis P P 1749 Heptachlore époxyde endo P P 1405 Hexaconazole P 1673 Hexazinone P P 1695 Imazaméthabenz P 1911 Imazaméthabenz-méthyl P 1877 Imidaclopride P 2563 Iodosulfuron P 1205 Ioxynil P P P 1206 Iprodione P P P 1207 Isodrine P P 1208 Isoproturon P P P P P P 1672 Isoxaben P 1950 Kresoxim méthyl P 1094 Lambda cyhalothrine P P P 1209 Linuron P P P P P P 2026 Lufénuron P 1210 Malathion P P P 1214 Mécoprop P P P 2755 Mécoprop-méthyl-ester P 2089 Mépiquat chlorure P 1510 Mercaptodiméthur P 1706 Métalaxyl P 1215 Métamitrone P P 51
Pesticides Sandre Paramètre AESN DDASS 75 DDASS 77 DDASS 94 LE Eau de Paris 1670 Métazachlore P P P 1216 Méthabenzthiazuron P P P P 1218 Méthomyl P 1511 Méthoxychlore P 1515 Métobromuron P P P P 1221 Métolachlore P P P P P 1912 Métosulame P 1222 Métoxuron P 1225 Métribuzine P P P 1797 Metsulfuron-méthyle P 1226 Mévinphos P 1227 Monolinuron P P P 1228 Monuron P P 1881 Myclobutanil P 1520 Néburon P P 1882 Nicosulfuron P P 1669 Norflurazon P 1668 Oryzalin P 1667 Oxadiazon P P 1666 Oxadixyl P P P 1231 Oxydéméton-méthyl P P 2545 Paclobutrazole P 1522 Paraquat P 1232 Parathion éthyl P P P 1233 Parathion méthyl P P P 1234 Pendimethaline P P 1235 Pentachlorophénol P 1523 Permethrine P P P 1236 Phenmediphame P 1237 Phosalone P 1253 Prochloraze P P P 5667 Prochloraze manganèse P 1664 Procymidone P 1711 Prométone P 1254 Prométryne P P P P 1532 Propanil P P 1255 Propargite P Pesticides Annexe 6 : Les paramêtres analysés par Qualichamp Sandre Paramètre AESN DDASS 75 DDASS 77 DDASS 94 LE Eau de Paris 1256 Propazine P P P P P 1257 Propiconazole P 1414 Propyzamide P 1092 Prosulfocarbe P 1258 Pyrazophos P 2062 Pyrethrine P 1259 Pyridate P P 1432 Pyrimethanil P 1891 Quinalphos P 1538 Quintozène P P P 2029 Roténone P 1262 Secbuméton P 1263 Simazine P P P P P P 2664 Spiroxamine P 1662 Sulcotrione P P P 1894 Sulfotep P 1694 Tébuconazole P P P 1661 Tébutame P P P P 1953 Téfluthrine P 1266 Terbuméton P P P 1268 Terbuthylazine P P P P P P 2045 Terbutylazine déséthyl P P P 1269 Terbutryne P P P 1913 Thifensulfuron méthyl P 1093 Thiodicarbe P 2071 Thiométon P 1544 Triadiméfone P 1280 Triadimenol P P P 1281 Triallate P P 1288 Triclopyr P 1811 Tridémorphe P 1289 Trifluraline P P P P P 1290 Vamidothion P 1291 Vinclozoline P P P
Plusieurs facteurs combinés sont à l origine du lessivage de l azote : Le type d assolement Les légumineuses ont la particularité de produire via leurs nodosités des quantités d azote non négligeables qui, suite à la récolte, pourront être lessivées durant la période de lessivage. Certaines cultures telles que le blé ou l escourgeon ont des phases végétatives variables durant lesquelles elles absorbent peu d éléments nutritifs. Le colza peut absorber des quantités d azote par hectare conséquentes durant la période automnale alors que le blé n en absorbera qu une faible quantité. Ainsi pour des parcelles à caractéristiques identiques (historiques, pédologie, climat), le stock global d azote mobilisable pour le lessivage sera nettement inférieur sur une parcelle de colza que sur une parcelle de blé. Cela implique également que les quantités d azote absorbées dans le sol par le colza ne seront pas à fournir sous forme d engrais minéral. Ainsi, à besoin total d azote comparable (258 kg d N/ha pour le blé et 253 pour le colza), les quantités d engrais minéral azoté à apporter sur un colza devraient être inférieures à celles à apporter sur un blé pour des parcelles à caractéristiques identiques (histoire, pédologie, climat). Les terres destinées à être implantées au printemps restant nues au cours de la période de lessivage sont dépourvues de culture ayant la capacité d absorber une partie du stock azoté du sol. Plus les surfaces implantées au printemps sont importantes, plus les quantités d azotes pouvant être lessivées jusqu à la nappe seront conséquentes. Une solution à cette problématique est l implantation, entre la récolte du précédent et le semis des cultures de printemps, d une culture piège à nitrates qui sera détruite entre novembre et janvier. La surface en CIPAN serait un indicateur intéressant à suivre, toutefois il n est pas disponible pour le moment. Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 L azote non consommé par les cultures Cet azote augmente le stock du sol, qui pourra être emporté lors de la période de lessivage. L azote peut ne pas être absorbé par les plantes pour plusieurs raisons : des caractéristiques physiologiques (capacité d extraction racinaire variable) ; s il a été apporté à une période où la culture n a que peu de besoin ; si les quantités d azote apportées en une seule fois sont trop importantes ; si l objectif de rendement (à partir duquel la quantité d azote à apporter est calculée) n est pas atteint ; si les apports sont trop importants par rapport aux besoins (d après la méthode du bilan, le calcul de la quantité d azote à apporter se base sur le rapport suivant : apports = besoins apports par le sol, les précédents, les composts, les reliquats ) ; si les conditions météo rendent l azote indisponible pour la plante (sécheresse ou fortes pluies). Les conditions climatiques Les températures douces couplées à une certaine humidité avant et durant la période de lessivage vont favoriser la minéralisation de l azote et donc augmenter le stock potentiellement lessivable. Plus la pluviométrie sera importante, plus la lame d eau drainante (quantité d eau qui va entraîner l azote en profondeur) sera importante, et plus les quantités d azote lessivées par hectare seront conséquentes. 53
Annexe 8 : Glossaire technique Aquifère Formation géologique perméable permettant le stockage et l écoulement significatif d une nappe d eau souterraine. Bassin d alimentation de captage Territoire délimité par des lignes de crêtes piézométriques où toutes les eaux de surface infiltrées convergent vers un même exutoire. Bassin versant Surface drainée par un cours d eau et ses affluents, délimité par une ligne de relief ou de partage des eaux. Chloration Adjonction de chlore à l eau pour en assurer la désinfection et empêcher la prolifération ultérieure de microorganismes. Drainage Elimination des eaux en excès dans le sol par rigoles, fossés ou tuyaux perforés enterrés. Drainance Echange entre deux couches aquifères à travers une couche semiimperméable intercalée. Eau brute Eau n ayant pas subi de traitement physique ou chimique (par opposition à l eau distribuée, après traitement). Etiage Période correspondant aux faibles débits pour les cours d eau et au bas niveau pour les aquifères. Evapotranspiration Elle correspond à la quantité d eau totale transférée du sol vers l atmosphère par l évaporation au niveau du sol et par la transpiration des plantes. Elle est exprimée en mm. Gouffre Forme du modelé karstique, dépression de taille variable issue de la dissolution des calcaires en surface et pouvant permettre l infiltration rapide d eau vers la profondeur. Gypse Sulfate de calcium hydraté : CaSO4, 2 H2O, minéral fréquent dans les roches sédimentaires et notamment les marnes vertes et supragypseuses qui recouvrent les calcaires de Champigny. Les eaux circulant sur ce minéral relativement soluble le dissolvent et se chargent en ions sulfate et calcium. Infiltration efficace Alimentation des aquifères par déplacement de l eau de pluie de la surface à la zone saturée, moins l eau stockée dans le sol ou utilisée par les plantes. Elle s exprime en lame d eau annuelle ou en débit moyen annuel par km². Karst Région de Yougoslavie où le modelé karstique a été décrit en premier. Type de relief affectant les pays calcaires et principalement dû à la dissolution de leurs roches par l eau de pluie. Dans ce type de sous-sol, les eaux de ruissellement pénètrent très facilement et ne subissent de ce fait aucune filtration efficace. La nappe des calcaires de Champigny est un aquifère localement karstifié.
Lame d eau Hauteur d eau sur une surface unitaire, exprimée en mm. Lessivage Entraînement des éléments solubles du sol par les eaux d infiltration qui provoque un appauvrissement de certaines couches du sol. Marnes Roches sédimentaires constituées d un mélange de calcaires et d argiles (entre 35 et 65%). Les marnes forment la transition entre les calcaires argileux (moins de 35% d argiles) et les argiles calcareuses (65 à 95 % d argiles). Les marnes sont peu perméables. Microgramme par litre (ou µg/l) Unité de concentration utilisée pour les pesticides et les éléments traces. 1 µg = 10-6 g = 0,000001 g. Nitrates Sels de l acide nitrique. Les nitrates contenus dans l eau peuvent provenir des engrais appliqués par le monde agricole ou de la minéralisation naturelle des sols, des rejets domestiques, etc. Pesticides Vient du mot latin Pestis (le fléau en général, et une maladie dangereuse en particulier). Les pesticides sont des substances ou des préparations utilisées pour la prévention, le contrôle ou l élimination d organismes jugés indésirables, qu il s agisse de plantes, d animaux, de champignons ou de bactéries. Dans le langage courant le terme pesticide est souvent associé à un usage agricole, or le terme générique englobe les usages domestiques, urbains, de voirie Parmi les pesticides, les herbicides luttent contre les «mauvaises» herbes, les fongicides contre les Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 champignons, et ainsi de suite pour les insecticides, acaricides, rodenticides, molluscicides, avicides, piscicides Le terme de pesticide n a pas de définition réglementaire. La Communauté Européenne emploie le terme de biocide, qui est plus général que le terme de pesticide, et englobe les produits destinés à l hygiène humaine et vétérinaire, les désinfectants. Les pesticides utilisés en agriculture, pour protéger les végétaux ou contrôler leur croissance, se dénomment produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques. Piézométrie Mesure du niveau auquel monte l eau d une nappe dans un forage. Elle est exprimée soit en profondeur par rapport au sol, soit en altitude par rapport au niveau de la mer (NGF). Piézomètre Forage servant au suivi du niveau de la nappe. Pluviométrie Mesure de la quantité de pluie tombée en un temps donné, exprimée comme une lame d eau, en millimètres. Recharge estimée Dans le cadre de ce tableau de bord et de cette nappe qui se recharge essentiellement par des pertes en rivière, nous entendons par recharge estimée la somme de l infiltration efficace et du ruissellement, tous les deux issus d un calcul. 55
Annexe 9 : Graphique des indicateurs depuis 1999 Reliquat La différence entre REH et RSH est un indicateur de la perte d azote hivernal par lessivage. Reliquat entrée-hiver (REH) Analyse de la quantité de l azote minéral du sol à la fin de la minéralisation automnale et avant le début de la période de lessivage intense (novembre). C est un indicateur de la quantité d azoté potentiellement lessivable entre cette date et le début de la reprise de végétation. Reliquat sortie-hiver (RSH) Analyse de la quantité d azote minéral du sol à l issue de la période de lessivage intense et avant la minéralisation printanière. C est un indicateur de la quantité d azote du sol potentiellement disponible pour la culture et à prendre en compte dans le bilan de fertilisation. Ruissellement Ecoulement superficiel des eaux pluviales, se rendant directement aux thalwegs sans passer par l intermédiaire des sources ou des drains. Sélénium Elément d origine naturelle, oligoélément essentiel pour l homme à faible dose, mais toxique à hautes doses. Système d Evaluation de la Qualité (SEQ) Outil mis en place par les Agences de l Eau et le ministère de l écologie et du développement durable pour évaluer la qualité des eaux selon leurs usages (AEP, abreuvage, état patrimonial, etc). Tarissement Terme hydrogéologique désignant la phase de décroissance régulière du débit d une source ou de baisse régulière du niveau d un forage en l absence de tout apport météorique et d intervention humaine. Triazines Famille de matières actives herbicides peu solubles, stables chimiquement et assez fortement adsorbées sur le Complexe argilohumique du sol. Elles agissent par inhibition de la photosynthèse. Les plus connues sont l atrazine, la métamitrone, la terbuthylazine. L atrazine et son principal produit de dégradation la déséthylatrazine sont mesurées en toutes saisons dans les eaux de la nappe des calcaires de Champigny. Ces molécules constituent une pollution de fond de la nappe. Urées substituées Famille de matières actives herbicides peu solubles et assez persistantes. Ces matières actives sont utilisées dans le monde agricole (chlortoluron isoproturon, linuron, diuron) et non agricole (Diuron). Elles sont détectées plus ponctuellement que l atrazine. Zone saturée Zone de l aquifère dans laquelle l eau occupe complètement les interstices de la roche (par opposition à la zone non saturée).
Annexe 9 : Graphique des indicateurs depuis 1999 Pluviométrie Débit des rivières Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 57
Annexe 9 : Graphique des indicateurs depuis 1999 Piézométrie
Qualité des eaux de surface Qualité des eaux souterraines Tableau de bord annuel de la nappe des calcaires de Champigny oct. 2006-sept. 2007 n 8 59
Pression des prélèvements Annexe 9 : Graphique des indicateurs depuis 1999 Pression azotée
Tableau récapitulatif des indicateurs 1999-2006 1999-00 2000-01 2001-02 2002-03 2003-04 2004-05 2005-06 2006-07 Pluviométrie Pluviométrie moyenne annuelle sur le territoire 900 1105 696 683 654 610 637 765 Ecart entre la pluie à Melun de l année et la normale + 143 + 257-44 - 78-109 - 144-106 + 40 1979-2000 (694 mm) mm Recharge estimée moyenne sur le territoire 365 461 272 255 164 66 133 180 Ecart entre la recharge estimée à Melun et la normale 1979-2000 (186 mm) + 86 + 168 + 34 + 38-60 - 168-82 - 45 Débit des rivières Débit moyen annuel à Blandy-Les-Tours 1 054 1390 1093 792 374 219 166 228 Ecart entre le débit moyen annuel à Blandy et la normale l/s + 528 + 864 + 567 + 266-152 - 307-360 - 298 1983-2000 (526 l/s) Piézométrie Variation du niveau à Montereau-sur-le-Jard + 0,9 + 0,7-0,3-1,2-1,3-1,3-0,9 nulle m Variation du niveau à St-Martin-Chennetron + 3,5 + 2,8-2,4-4,3-4,2-9,2 à sec + 2,7 Durée moyenne de la recharge Jours 168 182 165 78 50 nulle nulle 121 Indicateur piézométrique (sur une échelle de 0 à 100) 68 82 85 70 51 27 7 6 QUalité des eaux superficielles Nombre de molécules quantifiées / Nombre de molécules recherchées - - - 53/1183 49/127 91/161 Qualité des eaux souterraines Moyenne des concentrations en nitrates (51 captages)* mg/l 37,2 38,1 38,0 35,4 34,7 33,7 33,4 34,1 Moyenne des concentrations en triazines (48 captages) µg/l 0,55 0,47 0,44 0,42 0,37 0,32 0,35 0,38 Nombre de quantifications Phytos fugaces (48 captages) 6 7 8 12 11 17 15 25 Moyenne des concentrations en sélénium (3 captages) µg/l 10,1 13,5 12,8 13,4 20,8 20,8 20,6 16,2 Pression des prélèvements Prélèvement journalier moyen ** m 3 /j 207 131 218 986 229 165 213 334 175 549 188 967 180 494 176 271 Pression azotée Quantité d azote vendue en Seine-et-Marne t 52 600 46 943 42 063 42 036 37 472 41 196 32 246 34 934 Quantité d azote estimée lessivée par drainage due au 46 kg N/ha 22 kg N/ha 52 kg N/ha soit 57 mg NO 3 /l soit 55 mg NO 3 /l 23,5 kg N/ha 11,4 kg N/ha soit 56 mg NO 3 /l soit 93,5 mg NO 3 /l 0 kg N/ha soit 0 mg NO 3 /l 91/161 à 302 76/305 9,7 kg N/ha 22 kg N/ha soit 105 mg NO 3 /l soit 86 mg NO 3 /l reliquat soit 63 mg NO 3 /l Lame d eau drainée estimée mm 170 420 320 185 53 2 41 112 * : L indicateur a été recalculé depuis la première année sur la base de cette nouvelle liste de captages ** : Volume de prélèvements modifié suite à la déclaration de nouveaux prélèvements
Organismes producteurs de données Météo France pluviométrie et évapotranspiration AESN Agence de l eau Seine Normandie nitrates, sélénium, phytosanitaires, OHV, prélèvements DIREN Banque hydro Hydrométrie CG77 Groupe régional de lutte contre la pollution de l eau DIREN par les produits phytosanitaires de la Région Ile-de- France Eau de Paris Lyonnaise des Eaux teneurs en pesticides des eaux CA 77 superficielles nitrates, sélénium, phytosanitaires, OHV UNIFA nitrates, sélénium, phytosanitaires, CEMAGREF OHV Conseil général de Seine-et- Marne Chambre d Agriculture de Seineet-Marne Union des Industries de la Fertilisation Centre National du Machinisme Agricole, du Génie Rural, des Eaux et des Forêts nitrates, sélénium, phytosanitaires, OHV assolement, azote épandu, traitement des données PAC, livraisons départementales de fertilisants azotés minéraux, modélisation d azote lessivé DDASS 77 Direction départementale de l action sanitaire et sociale nitrates, sélénium, phytosanitaires, OHV BRGM Bureau des recherches géologiques et minières piézométrie
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