Communauté Urbaine Grand Toulouse REHABITAT Mise en place d un projet concerté autour de la gestion des économies d énergie et du lien social dans une copropriété privée La Menuisière I et Ibis Etat des lieux Rapport final Octobre 2010 Unión Europea Fondo Europeo de Desarrollo Regional Projet inscrit dans le cadre du programme opérationnel de coopération territoriale Espagne-France-Andorre (2007-2013) (POCTEFA). Cofinancement FEDER 65%.
Table des matières Table des matières...2 Les enjeux et principes du projet...3 Les enjeux de la rénovation...3 Les enjeux du projet concerté de la Menuisière I et Ibis...3 Localisation de la Menuisière...4 Le planning...5 La participation...6 La gouvernance...7 Analyse de l insertion urbaine, environnementale et paysagère...8 Ambiances et aménités urbaines...8 Paysage et biodiversité...8 Mobilités et proximités...9 Energie et climat...10 Gestion de l eau...10 Gestion des déchets...11 Qualité sonore...11 Audit Energétique Phase 1... 13 Généralités...13 Exploitation et traitement des données...34 Analyse critique...38 Premières pistes d améliorations...42 L enquête auprès des habitants...43 Méthodologie d enquête...43 Caractérisation de l échantillon interrogé...44 Fiches profils...47 Les habitudes et modes de consommation des habitants... 52 Economies d énergie...52 Gestion de l eau...53 Gestion des déchets...54 Confort...55 Mobilité...57 Produits «verts», bio et circuits courts...57 Espaces verts...58 Investissement pour la réhabilitation thermique...58 Les habitants et les modes de vie dans la copropriété... 60 Ambiance dans la copropriété...60 Des équipements du quartier assez peu utilisés par manque d informations...61 L investissement dans l animation de la copropriété : un noyau d habitants prêts à s investir, en particulier sur les actions d entraide...61 L accessibilité aux cages d'escalier et aux logement : un besoin qui n est pas flagrant mais une forte préoccupation...62 Synthèse des résultats de l enquête... 63 La communication dans la copropriété... 64 Des objectifs définis...64 Un état des lieux de la communication au sein de la Menuisière...64 Les pistes créatives...65 Les actions menées à ce jour...66 Les actions envisagées...66 Conclusion et mise en perspective... 67 Premières pistes de réflexion pour la suite...67 La suite de la mission...68 2 CUGT REHABITAT Rapport diagnostic intermédiaire juillet 2010
Les enjeux et principes du projet Les enjeux de la rénovation Les bâtiments sont les premiers consommateurs d'énergie en France. Aujourd hui, un bâtiment existant consomme en moyenne 260 kwh/m 2 /an. En comparaison, la réglementation thermique 2012 situera la norme autour de 50 kwh/m 2 /an pour les bâtiments neufs, et les réhabilitations thermiquement performantes visent aujourd hui un seuil de 80kWh/m2/an. De plus, les charges de chauffage et d'eau chaude représentent un budget important pour les ménages. La rénovation présente donc des enjeux économiques tant en termes d économies d énergie que de réduction des charges pour les ménages. Le développement des comportements éco-responsables au quotidien contribuera à la réalisation des économies d énergie. Les territoires du sud présentent également des enjeux particuliers en raison des conditions climatiques : il est nécessaire de se protéger du soleil et de la chaleur au cours des mois d été. La rénovation vise donc à améliorer la qualité de vie dans la copropriété en s appuyant sur les enjeux du développement durable : des enjeux environnementaux, économiques et sociaux. Cela passe par la mise en place d une démarche collective et la participation des habitants. Les enjeux du projet concerté de la Menuisière I et Ibis Le projet Réhabitat est un projet européen regroupant les collectivités françaises et espagnoles que sont Saragosse, Aureilhan, Toulouse, Bilbao et la Catalogne. L objectif de ce projet est d identifier une méthode pour améliorer la qualité environnementale dans une copropriété privée. C est dans ce cadre-là que s inscrit le travail mené à la Menuisière, qui doit permettre d ouvrir la voie pour la réalisation d autres projets, en France et en Espagne. L objectif est donc d être à la fois innovant et exemplaire, en gardant toujours à l esprit l enjeu de reproductibilité du projet. 3 CUGT REHABITAT Rapport diagnostic intermédiaire juillet 2010
Localisation de la Menuisière La copropriété est située au chemin de Heredia (n 22 à 32bis), à l est de Toulouse dans le quartier Jolimont, à environ 10 minutes à pied de la station de métro Jolimont (ligne A).
Le planning L état des lieux est alimenté par une enquête et des ateliers projet ayant pour objectifs de travailler sur : Les aspects urbains, environnementaux et paysagers o qualité des espaces extérieurs (jardins, espaces partagés, stationnements ), o Cadre de vie (offre de services de proximité, mobilité ). Les caractéristiques du bâti et diagnostic énergétique o Descriptif du bâtiment et du logement (isolation, matériaux, chauffage ), o Relevé des consommations individuelles (eau, électricité, gaz), o Ressenti des habitants : qualité du chauffage, de la production d eau chaude sanitaire, de la ventilation, de l isolation du logement. Les comportements et les modes de vie dans la copropriété o Analyse des consommations et des modes de vie, o Fonctionnement et dysfonctionnements sur les aspects environnementaux (gestion de l eau, déchets ), o Convivialité, accueil des nouveaux arrivants, L enquête et les ateliers projets doivent ensuite permettre la constitution d un plan d actions étalé dans le temps, prévu pour la fin 2010. Les actions peuvent être de différents types : Court terme / moyen terme / long terme Travaux mais aussi sensibilisation / communication, achat de petit matériel Il est à noter que toute action impliquant un investissement de la copropriété sera votée en Assemblée Générale.
La participation Plusieurs niveaux de participation sont mis en place au cours de l étude grâce à : L information Le public concerné est l ensemble des habitants de la copropriété. Une première réunion, le 10 mai 2010 (cf. annexe), en plus de l Assemblée Générale, a permis d informer l ensemble des habitants de la copropriété sur la démarche du projet et ses enjeux. Cette réunion visait également à impliquer chacun dans la suite de l étude, et en particulier pour l enquête et les groupes de travail. La communication sur cette réunion a été réalisée à l aide de tracts, diffusés dans les boîtes aux lettres, et d affichettes. De plus, des réunions de restitution permettent de rendre compte régulièrement des résultats de l étude, de rendre «acteurs» le plus grand nombre, et d accompagner l évolution des comportements. La participation Le public concerné est l ensemble des habitants qui souhaitent s impliquer dans la démarche. La participation est permise par la mise en place d ateliers projets pour accompagner et alimenter le projet au fur et à mesure de son avancement. Des groupes de travail sont mobilisés régulièrement et associés de manière active à la démarche : Pour préparer et alimenter l état des lieux, Pour définir une stratégie et un plan d actions, Pour suivre la mise en œuvre des actions. Une première session d ateliers a eu lieu les 25, 26 et 27 mai (cf. annexes) afin de préparer l enquête et de valider les outils (questionnaire, indicateurs). Une seconde session d ateliers est prévue à la fin de l enquête (juillet, puis septembre ou octobre) pour présenter les résultats de l étude et préparer la suite. Trois thèmes sont proposés au cours de ces sessions d ateliers : «Energie et Environnement» : discussion autour des enjeux environnementaux sur le bâtiment et les équipements, recueil des premiers éléments de diagnostic, «Vie de la copropriété» : discussion autour des habitudes et de la vie de la copropriété en matière d environnement, mais aussi de convivialité, de lien social, «Communication» : travail sur la mise en route de la stratégie et des outils de communication, travail sur l identité visuelle de la démarche, L insertion Le public concerné est l ensemble des personnes en recherche d'emploi dans la copropriété. Si cela est pertinent, un dispositif d insertion pourrait être mis en place afin d impliquer ces personnes dans la réalisation des travaux ou dans la mise en œuvre d actions. 6 CUGT REHABITAT Rapport diagnostic intermédiaire juillet 2010
La gouvernance Les ateliers et les premiers retours d enquête nous permettent de mettre en évidence la difficulté d obtenir la mobilisation, et à plus forte raison l adhésion de plus de 160 copropriétaires. De plus, l implication des locataires n est pas acquise. Des craintes partagées sont autant de freins à la réalisation du projet : obligation de travaux, investissements supplémentaires, rachat des appartements La question du financement constitue un frein majeur ; des solutions sont donc à inventer. Le rôle du conseil syndical n est pas toujours clair entre les copropriétaires, l assemblée générale, le syndic. De même, le syndic a une place importante : il peut être à la fois frein et moteur. Le poids des différents membres du conseil syndical / des différentes commissions est à prendre en compte dans les freins et leviers pour l action et le rôle de relais des correspondants de cage d escalier aurait besoin d être renforcé. Enfin les relations avec les prestataires et notamment au sujet de l entretien de la copropriété sont à l origine d avis très partagés entre l ensemble des habitants. 7 CUGT REHABITAT Rapport diagnostic intermédiaire juillet 2010
Analyse de l insertion urbaine, environnementale et paysagère Ambiances et aménités urbaines Caractéristiques urbaines et architecturales du quartier Il s agit d un quartier des années 60-70, dominé par de l habitat individuel de type pavillonnaire et du petit collectif. La Menuisière, longue barre de 7 étages et de 11 cages d escalier, est donc essentiellement entourée d habitat individuel. La rue Jean-Jacques Rousseau passe sous l immeuble créant ainsi un porche. Des constructions récentes de collectifs sont à noter à proximité de la Menuisière, sur le chemin de Hérédia. Les voiries sont de types secondaire et tertiaire. Commerces, services et équipements de proximité sont peu sûrs pour s y rendre. Le quartier est bien équipé en commerces et services de proximité (nombreux types de commerces et services, répondant aux principaux besoins quotidiens : boulangerie, boucherie, supérette, poste, pharmacie, médecins ). Un camion de poissonnerie vient régulièrement dans le quartier, à proximité de la copropriété. Le quartier présente également de nombreux équipements (culturels, sportifs, éducatifs ) et des parcs à proximité (parc de l observatoire, zone verte des argoulets) mais les cheminements piétonniers Le quartier ne présente cependant pas ou peu d espaces de rencontre tels que des placettes ou des espaces de jeux pour les enfants. Paysage et biodiversité Qualité des abords de la copropriété Le quartier est relativement «vert» mais il y a peu de continuités écologiques. Les espaces verts en bas d immeubles sont peu fréquentés et présentent un traitement très simple. Ces espaces verts sont donc à valoriser. Le terrain de jeux pour les enfants est peu équipé, grillagé et fermé à clef, ne permettant que peu l appropriation par les habitants. Cet espace est non accessible (panneaux d interdiction) aux autres habitants du quartier, ce qui ne permet pas de rencontre entre les habitants du quartier. Le terrain est conçu sur l ancienne cuve de fioul d où une certaine hauteur par rapport à la rue et une non accessibilité handicapée. L espace présente quelques bancs, un terrain de pétanque mais avec 8 CUGT REHABITAT Rapport diagnostic intermédiaire juillet 2010
un traitement paysager très minéral. D une manière générale, les abords de la copropriété sont peu adaptés pour une accessibilité handicapés. La proximité des voiries avec les espaces verts en bas d immeuble rend l espace peu sécurisé pour les enfants. Environnement naturel de la copropriété Les espaces verts de la copropriété présentent peu de plantations. Le traitement paysager au niveau de la façade nord est très minéral, avec très peu de verdure. Les arbres sont plantés entre la route et les parkings avec très peu d espace. Côté sud, les espaces de verdure en pied d immeubles sont à valoriser par de nouvelles plantations (fleurs ). L espace devant la salle de réunion présente une qualité paysagère à valoriser, avec des arbres de hautes tiges qui apportent de l ombrage. Mobilités et proximités Offre de transports en commun et de modes doux La Menuisière est située à proximité du métro Jolimont (ligne A) qui permet de se rendre vers le centre-ville ou vers Balma (centre commercial). Des VélôToulouse sont également disponibles à proximité de la Menuisière, en lien avec quelques pistes cyclables (essentiellement sur les voies de bus en site propre). Le cheminement piéton est peu sécurisé pour aller vers le centre-ville et vers les jardins de l observatoire. Les passages souterrains sont en particulier peu engageants. Place de la voiture dans les espaces extérieurs et stationnements La construction d un nouveau collectif à proximité de la Menuisière entraîne la crainte que des conflits de stationnement ne se développent. Des locaux pour les vélos sont disponibles à l intérieur des cages d escalier et pourraient faire l objet d aménagements plus adaptés. Aucun stationnement vélo n est disponible en extérieur. Le comptage des places sur le site fait apparaître un ratio d une place de stationnement par logement environ (dont 57 garages). La voirie et les stationnements occupent une grande superficie autour de la copropriété, surtout côtés nord et ouest. Le chemin de Hérédia, voirie tertiaire, présente le traitement d une voirie secondaire. Des chaines aux extrémités des parkings ont été placées afin de n autoriser l accès que par un seul côté. On peut constater de nombreux stationnements sauvages le long du chemin de Heredia et des stationnements de motos sur les trottoirs, malgré la présence de poteaux et d arceaux. 9 CUGT REHABITAT Rapport diagnostic intermédiaire juillet 2010
Energie et climat Environnement climatique et caractéristiques bioclimatiques du bâtiment Toulouse présente des températures élevées et un fort ensoleillement en été. La ville est également caractérisée par son vent de direction sud-est : le vent d autan (qui se fait énormément sentir dans les étages de la copropriété) cf. rose des vents ci-contre Le bâtiment est orienté sud-nord (sauf exception de deux cages d escalier orientées est-ouest) avec logements traversants (pour la plupart) et donc bi-orientés. Les précipitations à Toulouse sont régulières et inférieures à la moyenne nationale. Les bâtiments intègrent des éléments de protection solaire : balcons des étages supérieurs et légères avancées pour les derniers étages. Certains logements présentent des stores extérieurs au niveau des balcons du salon pour permettre une protection solaire ainsi que des loggias (essentiellement au niveau des salles de bain) qui créent des espaces tampons (protection contre les déperditions en hiver, surtout au niveau de la façade nord, et contre la chaleur en été, surtout pour la façade sud). Ressources énergétiques locales Possible source géothermique (cf. étude ville de Toulouse), biomasse, énergie solaire (photovoltaïque, thermique), énergie éolienne. Gestion de l eau Gestion des eaux pluviales Un ancien stockage d eau, présent dans les espaces collectifs de la copropriété, pourrait peut-être être réutilisé. De plus, celui-ci comprend une ancienne pompe permettant autrefois d amener l eau vers les derniers étages. Possibilité de récupération de l eau pluviale par les toitures. Les sols imperméabilisés ne permettent pas l infiltration des eaux pluviales au niveau des abords de la copropriété, côté nord. 10 CUGT REHABITAT Rapport diagnostic intermédiaire juillet 2010
Gestion des déchets Modalités de gestion des déchets La fréquence des collectes est la suivante : ordures ménagères : trois fois par semaine (les mardi, jeudi et samedi) collecte sélective : une fois par semaine (le jeudi) verres : deux récupérateurs de verres à proximité de la copropriété (l un au croisement de la rue Jean-Jacques Rousseau et de l avenue Henri Guillaumet et l autre au croisement du chemin de Heredia et de la rue David Elbaz) Déchets verts : absence de collecte, dépôt en déchetterie ou enlèvement par la mairie sur rendez-vous. Les locaux à poubelles ne permettent pas de disposer toutes les poubelles en intérieur. Les poubelles restent donc sur les trottoirs, attachées parfois au mur par des chaînes. La présence de déchets non recyclables dans les poubelles a entraîné plusieurs refus de collecte des déchets recyclables. Il n existe aucun système de compostage collectif au sein de la copropriété. Des dépôts anarchiques d encombrants sous fréquemment constatés par les habitants de la copropriété. Les colonnes à vide ordures existent encore dans la copropriété mais ne sont plus utilisées. Qualité sonore Sources de nuisances sonores L absence d isolation phonique des logements, vis à vis des bruits intérieurs, peut être à l origine de conflits de voisinage. Le quartier présente de faibles nuisances sonores mais le passage de la rue sous le bâtiment entraîne des nuisances dues à la circulation. Protections Le collectif à l ouest de la copropriété fait écran aux nuisances sonores provenant du boulevard des Crêtes. 11 CUGT REHABITAT Rapport diagnostic intermédiaire juillet 2010
Audit Energétique Phase 1 Généralités La Menuisière 1 et 1 bis est une résidence d habitation gérée par le syndic de copropriété Citya Immobilier. Dans le cadre du programme REHABITAT piloté par le Grand Toulouse, ATMOSPHERES s est associé avec ECOLOGIE URBAINE, CRP Consulting et MC3 pour réaliser la mise en place d un projet concerté autour de la gestion des économies d énergie et du lien social dans une copropriété privée. ATMOSPHERES est chargé de l audit énergétique de la résidence. Ce diagnostic énergétique est réalisé après visites du site, analyse des résultats de l enquête et à l aide des plans du permis de construire récupérés auprès des Archives Municipales de Toulouse. Il a pour but, en première phase, de réaliser une analyse critique du traitement thermique des bâtiments et des installations techniques, et de modéliser les consommations de la résidence. Présentation du site étudié Construit en deux tranches dans les années 1962 et 1965, la Menuisière 1 et 1bis est un bâtiment de niveaux R+6 et R+7 regroupant 164 logements. 30 32b 26 28 Chaufferie 24 22 13
Les logements sont traversant, d orientation variable et répartis de la manière suivante : Bâtiment A Bâtiment B Bâtiment C Bâtiment D Orientation NO / SE O / E N / S N / S N d allée 22, 22 bis et 22 ter 24 et 24 bis 26, 26 bis, 28 et 28 bis 30 et 32 bis Logement Type T2 14-1 - T3 7 7 13 7 T4 21 21 42 18 T5 - - 6 7 Surface hors d œuvre nette : 13 000 m² Surface chauffée : 11 800 m² chauffés environ, soit 72 m² par logement en moyenne Le chauffage est collectif au gaz naturel par plancher chauffant. L exploitation et la maintenance de la chaufferie sont confiées à la société DALKIA. La production d eau chaude sanitaire (ECS) quant à elle est individualisée par chauffe-bain gaz. Renseignements administratifs Maître d Ouvrage : La Communauté Urbaine GRAND TOULOUSE Direction Habitat Foncier Référent : Elsa LECRONC Syndic de Copropriétés : CITYA IMMOBILIER TOULOUSE Référent : Philippe CURIE Bureau d études : ATMOSPHERES Référents : Jean-Pascal AGARD, Stéphane LAURENT et Pauline OUANNANI Partenaires : ECOLOGIE URBAINE : Mandataire, Pilotage et Coordination Référents : Sophie LEBRETON et Cécile MAUPEU MC3 : Expertise Communication Référent : Mireille CERBONI et Gwendoline KRZEPISZ CRP Consulting : Expertise Sociale Référent : Jeanne STEPHAN et Sandrine GADET 14
Présentation du diagnostic Le diagnostic se déroule en plusieurs étapes : Recueil des données Le diagnostic a été réalisé sur la base des éléments suivants : Liste des copropriétaires, Plans de permis de construire de la résidence, Facturation d eau VEOLIA 2008 et 2009, Relevés de consommation d eau individuelle 2008 et 2009, Facturation de gaz de chaufferie P1 par DALKIA 2008 et 2009, Relevés de consommation de gaz de chaufferie de DALKIA sur 4 saisons 2006/2007 à 2009/2010, Facturation de prestations de chaufferie P2 et P3 par DALKIA 2008 et 2009, Contrats d exploitation de chauffage DALKIA depuis 1993, et courriers d échange, Facturation d électricité des cages d escalier et de la chaufferie EDF 2008 et 2009, Relevés de consommation d électricité des ascenseurs, des cages d escalier et de la chaufferie 2006 et 2007, Les visites sur site ont permis de relever les caractéristiques techniques spécifiques (par exemple en chaufferie : plaque signalétique des chaudières, pompes, relevés des consignes de température pour la régulation). L enquête a permis de connaître de manière exhaustive le type d équipements intérieurs (notamment le chauffe-bain, les menuiseries extérieures, l état des grilles de ventilation ) ; et de façon non exhaustive les consommations individuelles des logements (gaz et électricité). Analyse des données Les métrés des parois déperditives et des ponts thermiques, les caractéristiques techniques du bâti et des équipements on été saisis dans les logiciels de calculs thermiques : - Calcul ThCE ex, méthode de calcul réglementaire qui caractérise la consommation d énergie primaire du site (Chauffage, ECS, Eclairage et Electricité des auxiliaires). - Calcul de déperditions selon la norme EN12 831, calcul qui détermine les déperditions statiques (par les parois de l enveloppe) et les déperditions dynamiques (pertes par l air dues aux défauts d étanchéité et à la ventilation) - Calcul de simulation dynamique, calcul qui permet de déterminer les besoins utiles de chaleur du bâtiment (à un pas de temps horaires) avec prise en compte des apports internes (occupation, systèmes), des apports externes (Soleil) et de l inertie du bâtiment. L analyse des factures et le calage du modèle numérique permet de définir une année type en terme de consommation et une facture énergétique de référence. Analyse critique Sur la base des premières étapes du diagnostic, nous réalisons une analyse critique des éléments étudiés (le bâti, les équipements, les consommations, les charges), en terme de performance énergétique, environnementale et économique. Cette analyse clôt la première phase du diagnostic, soit l état des lieux de la Menuisière 1 et 1bis et se traduit par un rapport intermédiaire. 15
Propositions d actions L état des lieux est une photographie de l état actuel des dispositions constructives et techniques de la résidence. Différentes propositions d actions seront présentées selon une analyse en coût global (de l investissement à l exploitation) permettant de juger de leur faisabilité technique et financière. Le gain en terme de consommation énergétique et charges financières par rapport à l état actuel sera systématiquement précisé. Le gain environnemental (émissions de CO2 évitées) accompagnera la proposition. Le diagnostic proposera enfin des programmes d amélioration regroupant des actions techniquement cohérentes et permettant d accroître l économie du projet. Le descriptif de l ensemble des propositions d améliorations, des travaux, les notes de calculs et les résultats feront l objet d un rapport définitif. 16
Caractéristiques techniques du site TRAITEMENT THERMIQUE DU BATI La capacité d une paroi à transmettre de la chaleur est caractérisée par son coefficient U appelé coefficient de transmission thermique surfacique et s exprime en W/m².K. Plus ce coefficient est petit, plus la paroi est isolante, moins il y a des déperditions en hiver. Le coefficient b caractérise le facteur de correction de température, il est calculé au prorata des surfaces en contact avec la zone intérieure non chauffée. Par exemple, les déperditions à travers les parois donnant sur la cage d escalier sont affectées d un facteur correctif d une valeur de 0,20, ce qui signifie que la température intérieure de la cage d escalier est estimée à 14 C par 5 C à l extérieur. Désignation Type U W/m². C b Mur extérieur Etage Brique creuse de 28 cm 1,430 1,00 Poutre BA Béton plein de 35 cm 1,987 1,00 Poteau BA Béton plein de 35 cm 1,987 1,00 Zone Combles Mur extérieur (A1) 2,500 1,00 Mur sur cage d'escalier Béton de 18 cm 2,709 0,20 Plancher bas sur caves Plancher du 1 er étage 0,357 0,50 Plancher bas sur terre plein Plancher du RDC 2,642 1,00 Couverture avec isolant Toiture bac acier avec 5 cm isolant 1,657 1,00 Plancher haut sous combles Plafond du dernier étage 0,870 0,90 Le bâtiment est constitué d une structure béton poteaux-poutres avec un remplissage en briques creuses sans isolant. Le tableau suivant liste l ensemble des parois du bâtiment, leur performance thermique et le facteur correctif de température. 17
Le Rez-de-chaussée est composé de locaux non chauffés où sont regroupés caves, halls et garages à vélos. Le plafond de ces locaux non chauffés donnant sur les appartements du 1 er étage est non isolé. Vue en caves La toiture est en deux parties : une dalle de béton d épaisseur de 22 cm est non isolé, cet espace non accessible est couvert par une toiture en bac acier sec avec isolant dense de 5 cm de type polystyrène extrudé, et étanchéité par revêtement multicouche. Combles des bâtiments A, B et C Combles du bâtiment D 18
Les menuiseries d origine sont en bois simple vitrage avec persienne en bois. Certaines menuiseries ont été réhabilitées à l initiative de chaque propriétaire, les compositions sont disparates : PVC double vitrage, ALU Coulissant double vitrage avec isolation renforcée ou non, volets roulants PVC avec blocs intérieurs ou extérieurs, persiennes PVC. L enquête a permis d identifier précisément quelles réhabilitations ont été réalisées et en quelle année. INSTALLATIONS TECHNIQUES DU BATIMENT Le Chauffage La production La production de chaleur est réalisée par une chaufferie au gaz naturel, située en RdC au centre du bâtiment (entrée 26). Le principe est la mise en cascade des deux chaudières suivantes en fonction d une consigne de température primaire (voir graphe ci-après). Chaudière 2 : Année d installation : 2009 - Marque : Guillot, Type : LRK25 -Type de chaudière : GAZ à condensation, bas NOx - Puissance nominale 3 parcours : 700 kw - Rendement sur PCI à 100 % de charge : 92,2 % - Rendement sur PCI à 30 % de charge : 95,7% - Pertes à charges nulles pour T =30 C : 570 W - Puissance nominale condenseur : 87 kw - Rendement sur PCI à 100 % de charge : 103,6 % - Rendement sur PCI à 30 % de charge : 107,7% 19
Chaudière 1 : Année d installation : 2003 - Marque : Guillot, Type : FBG710 - Type de chaudière : GAZ à haut rendement - Puissance nominale : 710 kw - Rendement sur PCI à 100 % de charge : 89 % - Rendement sur PCI à 30 % de charge : 92,5 % - Pertes à charges nulles pour T =30 C : 900 W La régulation La régulation de la température d eau est réalisée en fonction de la température extérieure selon une loi de chauffe précisée dans le graphique suivant. Les 2 chaudières ainsi que les 2 circuits de chauffage ont leur propre consigne de température. La distribution Il y a deux circuits de départ, l un pour les bâtiments A et B et l autre pour C et D. Les vannes 3 voies équipant chaque départ sont actionnées en fonction de la température extérieure selon la loi d eau cidessus, afin de réguler la température de départ d eau. Vue des 2 circuits avec pompe de circulation et vanne 3 voies de régulation.
Les tuyauteries principales en acier cheminent en plafond du RdC. Elles sont calorifugées par 30 mm de laine de verre environ. Elles desservent des colonnes montantes alimentant un logement par niveau (collecteur dans le placard du logement). Les pieds de colonne sont équipés de vannes d équilibrage à lecture de débit (STAD de TA CONTROL). L émission de chaleur Le chauffage des logements est effectué par plancher chauffant. Chaque boucle de plancher chauffant est équipée d un té de réglage. Il semble qu il y ait une boucle par pièce, mais l absence de plan d exécution du chauffage ne nous permet pas de confirmer cette hypothèse. La production d eau chaude sanitaire (ECS) La production est individuelle au gaz naturel par chauffe-bain instantané. En majorité, le système est à allumage par veilleuse avec chauffage instantané (il n y a pas de micro accumulation). Le raccordement des évacuations de fumées est réalisé par conduit shunt selon le schéma de principe suivant : 21
Les relevés issus de l enquête nous montrent que les chauffe-bains d une même colonne sont tous raccordés sur le même boisseau de cheminée, soit sur 6 à 7 niveaux, bien qu il existe un second point de raccordement en attente. Certaines installations ont été réhabilitées, l enquête a permis d identifier précisément le type d équipements rénovés. Pour l étude, en fonction des réponses données par les enquêtés, nous avons fait le choix de classer les équipements selon 3 niveaux : 1. Chauffe-eau gaz «ne sait pas» : désignant ceux pour qui les caractéristiques sont inconnues Puissance nominale : 19,20 kw Rendement sur PCI 100% de charge : 84,00 % Puissance de la veilleuse : 120 W Année du générateur : 1995 2. Chauffe-eau gaz avant 2000 : Puissance nominale : 18 kw Rendement sur PCI 100% de charge : 77,00 % Puissance de la veilleuse : 120 W Année du générateur : 1999 3. Chauffe-eau gaz après 2000 : Puissance nominale : 19,20 kw Rendement sur PCI 100% de charge : 87,00 % Puissance de la veilleuse : 110 W Année du générateur : 2009 Certains chauffe-bains ont été remplacés par des cumulus électriques (5 sur 111 enquêtés) avec les caractéristiques suivantes : Capacité 100 Litres 150 Litres 250 Litres Puissance électrique 1200 W 1800 W 3000 W Installation de plomberie sanitaire Près de 44% des enquêtés sont équipés d une chasse d eau double débit pour leurs WC, prés de 55% des enquêtés sont équipés de mitigeurs (voir mitigeurs thermostatiques pour certains dans les douches) sur leurs appareils sanitaires. Le réseau d eau froide n est pas équipé de réducteurs de pression, ni au niveau du branchement général, ni au niveau des branchements individuels. De manière générale, il y a peu d équipements économes en eau. 22
Installations de ventilation Le principe de la ventilation est une ventilation naturelle par tirage thermique ou par dépression (verticale ou horizontale). Chaque pièce dite à pollution spécifique (Cuisine, WC et Salle de bains) est ventilée de façon individuelle selon le principe suivant : Pour la cuisine : - Grille d amenée d air neuf en partie basse de 20 cm², avec prise d air en façade, cette grille assure l apport d air neuf hygiénique. Elle est également obligatoire pour garantir la sécurité des occupants liée à la présence d un système à gaz. - Grille d évacuation d air vicié en partie haute donnant sur un conduit de ventilation type «SHUNT». Pour le WC Cas de figure 1 (ventilation verticale) : - Conduit d amenée d air neuf de type «SHUNT» inversé avec prise d air en façade par gaine. L entrée d air est généralement en partie basse. - Conduit d évacuation d air vicié de type «SHUNT», avec prise d air vicié en partie haute 10 cm en dessous du plafond et extraction par aspirateur statique en toiture. Cas de figure 2 (ventilation horizontale) : - Grille d extraction d air de grande section donnant sur la loggia. L entrée d air s effectue par les autres pièces. Sortie WC 23
Pour la salle de bains Cas de figure 1 (ventilation verticale) : - Conduit d amenée d air neuf de type «SHUNT» inversé avec prise d air en façade par gaine. L entrée d air est généralement en partie basse. - Conduit d évacuation d air vicié de type «SHUNT», avec prise d air vicié en partie haute 10 cm en dessous du plafond et extraction par aspirateur statique en toiture. Cas de figure 2 (ventilation horizontale) : - Grille d amenée d air neuf en partie basse de 20 cm², avec prise d air en façade sur la loggia. - Grille d évacuation d air vicié en partie haute en façade sur la loggia. Sortie SdB Entrée d air SdB Chaque conduit vertical est prolongé en toiture avec un aspirateur statique en tête de conduit. 24
Maintenance de chauffage : historique 1. Contrat ESYS-MONTENAY : Durée : 01/07/1993 au 30/06/2003 Type de marché : Forfaitaire dit MT (Marché Température) Température contractuelle : 20 C d ambiance P1 : fourniture d énergie prix fonction des DJU réels P2 : maintenance P3 : gros entretien Limite de prestations : la chaufferie On relève «1 sous-station relais de circulation avec 1 pompe double SALMSON 2800» 2. Diagnostic chauffage BET ADOS : Consommations de Gaz Naturel du 10 Octobre au 15 Mai 1998/1999 : 1 388 kwh PCS/DJU 1999/2000 : 1 407 kwh PCS/DJU Difficulté de chauffage en pignons du bâtiment Actions préconisées : Installer une régulation par circuit AB et CD - FAIT Fourniture et pose de robinets d arrêt chauffage par appartement, soit 328 Remplacement d une chaudière - FAIT Isolation thermique par l extérieur des pignons Isolation thermique des combles 3. Contrat DALKIA 2003 : Durée : 01/07/2003 au 30/06/2008 Type de marché : Forfaitaire dit MT (Marché Température) Température contractuelle : 20 C d ambiance. Pas de ralenti de nuit. P1 : fourniture d énergie prix fonction des DJU réels 56250 HT (2012 DJU) P2 : maintenance 8450 HT P3 : gros entretien 6600 HT Engagement travaux de 25 400 HT au titre du P3 : o 1 chaudière o Création de 2 sous-stations avec régulation indépendante AB et CD o Réfection de l isolation des tuyauteries en sous-sol o Désembouage Prix au 01/09/2001 Limite de prestations : la chaufferie + le réseau jusqu au vannes d isolement palières On relève «1 sous-station relais de circulation avec 1 pompe double SALMSON 2800» 4. Octobre 2003 : télécopie à DALKIA Nuisances sonores suite aux travaux. Problème lié aux pompes 5. Avenant n 1 du 23/01/2004 Modification des modalités de facturation. Pas de remarques. 6. Rapport d exploitation 2006/2007 Bilan des consommations réelles de gaz naturel 2006/2007 : 1140 kwh PCS/DJU Bilan de la facturation : P1 = 65 040 HT 77 788 TTC P2 = 10 191 HT 10 752 TTC P3 = 8 068 HT 8 740 TTC Tubage du conduit maçonné en 2006 = 25 284 HT 26 674 TTC 25
7. Courrier CITYA à DALKIA 08/01/2008 Contrat dénoncé au 29/11/2007 Demande au titre du P3 : o Remplacement de la 2de chaudière o o o Mise en place d un brûleur modulant Achèvement des travaux 2003 (changement des plaques d isolation en plafond de la chaufferie, reboucher les trous de passage de tuyauterie, évacuer les pompes au 22 ter, déposer les pompes au R+7) Nouveau contrat sur 5 ans sans augmentation 8. Contrat DALKIA 2008 : Durée : 01/07/2008 au 30/06/2013 + reconduction tacite par période de 5 ans (dénonciation 6 mois avant l échéance) Type de marché : Forfaitaire dit MT (Marché Température) Clause d exclusivité : abusive notamment pour «tous travaux neufs, complémentaires ou supplémentaires» Température contractuelle : 20 C d ambiance. Baisse de 2 C autorisée de 23h à 6h. P1 : fourniture d énergie prix fonction des DJU réels 77 418 HT (2012 DJU) P2 : maintenance 8 800 HT P3 : gros entretien 8 000 HT Engagement travaux à réaliser sur l été 2009 au titre du P3 : o 1 chaudière Basse Température LR25 + brûleur modulant et variateur de vitesse o Travaux de conformité gaz o Création d une cascade avec la 2de chaudière Prix au 19/01/2008 Limite de prestations : la chaufferie + le réseau jusqu au vannes d isolement palières La mention «1 sous-station relais de circulation avec 1 pompe double SALMSON 2800» disparaît. En réalité, il a été installé une chaudière à condensation LRK25, plus performante. A SUIVRE : Prévu au contrat - rédaction d un avenant pour répercuter les économies d énergie sur le P1. 26
Consommations et Factures d énergie et de maintenance CONSOMMATION DE GAZ NATUREL Le graphique suivant présente l évolution du ratio de consommation de gaz naturel uniquement lié à la chaufferie par m² habitable et par Degrés Jours Unifiés (DJU). L analyse des consommations transmises par DALKIA pour 4 saisons de chauffe (2006/2007, 2007/2008, 2008/2009 et 2009/2010) nous permet la définition d une année type en matière de consommation de Gaz et donc de facture énergétique. La moyenne observée en France sur le Parc immobilier de type collectif des années 1960 est proche de 80 Wh PCS /DJU.m². Pour mémoire, le DJU est, pour un lieu donné, une valeur représentative de l écart entre la température d une journée donnée et un seuil de température préétabli. Il sert à comparer différentes saisons de chauffe, quelque soit la rigueur hivernale et à régulariser les provisions de charges. Le PCS, quant à lui, signifie Pouvoir Calorifique Supérieur et caractérise la quantité de chaleur dégagée par la combustion complète d un m 3 de gaz, l eau formée pendant la combustion étant ramenée à l état liquide. Lorsqu on déduit cette chaleur latente due à l évaporation de l eau, on parle de PCI (pouvoir calorifique inférieur). Une chaudière à condensation permet de récupérer cette chaleur latente, qui, dans d autres technologies, est perdue dans les fumées. On observe que le ratio de la Menuisière sur la dernière saison est légèrement inférieur à cette moyenne. Le gain lié à la mise en place de la chaudière à condensation apparaît faible entre les saisons 2008/2009 et 2009/2010. De façon générale, on observe la nette diminution des consommations sur les 10 dernières années. L analyse mensuelle des consommations nous permet d analyser la qualité de la conduite de l installation. En effet, des pics importants apparaissent, preuves de défauts de conduite et / ou de régulation des installations. On appelle «conduite» les prestations de réglage, paramétrage des équipements permettant d adapter, au fil de la saison de chauffe, leur fonctionnement au plus près des besoins du bâtiment. 27
Ces données sont issues des résultats de l enquête. Elles sont classées par type de logement. Les valeurs de consommations d eau et de gaz sont calculées pour 1 personne (tenant compte du taux d occupation résultant de l enquête). Ainsi on observe que la consommation de gaz individuelle suit la tendance de consommation d eau. Elle est principalement liée au préparateur d ECS (Eau Chaude Sanitaire). La moyenne des consommations individuelles de gaz apparaissent cohérentes en regard des consommations d eau. Si l on considère qu un tiers de l eau est utilisé pour l eau chaude sanitaire (ratio couramment constaté), on calcule un ratio de 60 kwh PCS de gaz pour 1 m3 d ECS en moyenne. 28
ELECTRICITE COLLECTIVE L électricité des parties communes concernent : l éclairage des cages d escaliers, les moteurs des ascenseurs et les auxiliaires de chaufferie. Les graphiques suivant sont issus d une analyse des consommations annuelles d électricité pour chaque poste de consommation par nombre d occupant (calculé sur la base des résultats de l enquête). Cage d escalier On observe que les consommations ont fortement baissées sur 4 ans. D autre part, les ratios de consommation sont très disparates en fonction des cages d escalier, sans explication. Nous avons pu constater sur place que toutes les cages d escalier possédaient le même équipement (minuterie réglée sur 2 minutes, et ampoules à filament 40 W). 29
Ascenseurs Ces consommations ne sont pas issues de factures. Elles proviennent de relevés réalisés par une copropriétaire. Il faudra vérifier comment est facturée cette consommation? Le graphique montre également des consommations très disparates entre cage d escalier. 30
Chaufferie et Synthèse Les données de consommation de la chaufferie sont incohérentes. Il faudra vérifier le bon fonctionnement du compteur et la fréquence des relèves. Néanmoins, les consommations de la chaufferie restent peu significatives en regard des consommations des parties communes et des ascenseurs. On note un total de 23 abonnements d électricité. Il faudrait étudier l intérêt d un regroupement de comptage. 31
ELECTRICITE INDIVIDUELLE Ces données sont issues des résultats de l enquête. Elles sont classées par type de logement. Les valeurs de consommations d électricité sont calculées pour 1 personne (tenant compte du taux d occupation résultant de l enquête). On a essayé de croiser ces données avec le nombre d appareils électriques équipant le logement. On ne peut pas déduire de lien entre les deux. Les consommations sont très disparates pour un même type de logement. Certaines s expliquent du fait de l utilisation d un cumulus électrique, en remplacement d un chauffe-bain gaz. La moyenne des consommations individuelles d électricité apparaît cohérente. Elle est inférieure aux valeurs constatées sur le parc français (ex. étude ENERTECH de 2008 Consommation électrodomestique (hors usages thermiques) moyenne par personne en France : environ 1.000 kwh/an). 32
EAU FROIDE COLLECTIVE ET INDIVIDUELLE Ces données sont issues des relevés des compteurs individuels d eau et du compteur général. Les consommations individuelles sont classées par type de logement et calculées pour 1 personne (tenant compte du taux d occupation résultant de l enquête). Les consommations sont très disparates pour un même type de logement. Elles dépendent fortement des usages des logements, ainsi que du nombre réel de personnes occupant le logement. La moyenne des consommations d eau par personne, voisine de 100 litres par jour, correspond à une valeur moyenne basse en regard des ratios couramment constatés dans le logement en France (NB : ratio variant de 90 à 150 litres par jour par personne, d après rapport de l UNARC). 33
Exploitation et traitement des données Caractéristiques thermiques des bâtiments La qualité thermique d un bâtiment, c est-à-dire son aptitude à conserver le plus longtemps possible la chaleur qui lui est fournie, est caractérisée par sa valeur Ubât (coefficient moyen de déperdition par transmission à travers les parois et les baies du bâtiment). Plus le coefficient Ubât est grand, moins le bâtiment est isolé. Les calculs ont été effectués sur la base des plans et pièces écrites communiquées pour le diagnostic, et des valeurs obtenues lors de la visite de relevés (cf. Annexe 1. Notes de calculs THCE Ex). Voici les données relevées ou calculées pour tous les bâtiments : Surfaces Déperditives (m²) Ubât (W/m². C) Ubât ref (W/m². C) Ubât max (W/m². C) Bâtiment A 3 392,11 1,812 1,004 1,335 Bâtiment B 2 505,13 1,827 0,991 1,453 Bâtiment C 5 244,72 2,067 1,173 1,560 Bâtiment D 3 288,49 1,969 1,160 1,641 Total 14 430,45 1,943 1,099 1,507 Ubât ref correspond à une valeur de référence pour notre bâtiment, tandis qu Ubât max correspond à la valeur maximale à ne pas dépasser en cas de rénovation. La réglementation thermique dans l existant exige un niveau de performance minimal en cas de rénovation d un élément. Par exemple, le remplacement d une menuiserie simple vitrage bois, pour laquelle le Uw est estimé à 4,95 W/m². C, impose d installer une nouvelle menuiserie de performance au maximum égale à 2,60 W/m². C. Pour les parois verticales, le U de la paroi est au minimum égale à 0,45 W/m². C, dans notre cas, cela signifie par exemple la mise en œuvre de 7 cm de polystyrène expansé. Les déperditions statiques (c est-à-dire uniquement à travers les parois et les baies vitrées) se répartissent de la manière suivante : 34
Caractéristiques thermiques des installations MODELISATION DES CONSOMMATIONS DE CHAUFFAGE En préalable, une simulation thermique dynamique a permis d évaluer les besoins utiles. Ces besoins, calculés au pas de temps horaire, correspondent aux besoins de chaleur, zone par zone, pour palier aux déperditions par les parois et la ventilation auxquelles sont déduits les apports internes (occupants, système de cuisson ) et les apports externes (solaire, logements mitoyens), en fonction d une température extérieure (cf. Annexe 2. Rapports de calculs de simulations thermiques dynamiques). A partir des besoins utiles, on modélise les consommations de chauffage en calculant le rendement global moyen de l installation. La qualité d une installation de chauffage, c est-à-dire sa capacité à maintenir dans des locaux la température désirée avec une consommation minimale d énergie, est caractérisée par son «Rendement Global Moyen», RG. Il s exprime en %. Plus ce coefficient est grand et proche de 100%, plus performante est l installation. Le rendement global est égal au produit des rendements de production, régulation, distribution, et émission. Le rendement de production est calculé à partir du rendement de combustion mesuré sur site par l exploitant, des rendements de l appareil donné par le fabricant, de l âge des chaudières et de la performance des brûleurs et de l entretien qui en est fait. Ainsi on a tenu compte : des rendements de chaudière indiqués lors de la description des installations qui varient en fonction du taux de charge (puissance appelée) et en fonction de l ordre de priorité de la cascade, d une perte fonction du type de brûleur (2 allures = - 3,6% et modulant = + 1,4 % - données issues du fabricant Cuenod), d une perte d entretien du brûleur (1%) Le rendement de régulation est estimé en fonction de la performance de l équipement en place. Nous avons estimé une perte de 1%, du fait de l existence d un automate permettant une gestion fine des températures de l installation. Le rendement de distribution est fonction des pertes du réseau de chauffage. Elles ont été calculées à partir du relevé effectué lors des visites, de l état du calorifuge, et des métrés du réseau. On a tenu compte des paramètres suivants : - le débit des pompes de chauffage 30 m 3 /h (circuit AB) et 42 m 3 /h (circuit CD), et les courbes de régulation de température, pour calcul de la température moyenne heure par heure du réseau, - une perte de 5 % sur le réseau horizontal due aux singularités (vannes, supports ), - une pondération de 80 % sur les pertes de colonnes montantes caractérisant la récupération partielle de chaleur dissipée dans les placards des logements Le rendement d émission est estimé en fonction de l efficacité des émetteurs et de l équilibrage de l installation. Ainsi on estime une perte de 3 %. Le rendement global de l installation sur PCS est ainsi évalué à 79,8 %. 35
Le graphique suivant récapitule, mois par mois, la consommation de gaz pour les besoins de chauffage répartie entre besoins utiles, pertes de régulation et production, et pertes d émission et distribution. CALCULS DES CONSOMMATIONS THEORIQUES REGLEMENTAIRES Le calcul des consommations suivant la méthode exposée au début du rapport donne les résultats suivants : Cep (en kwh/m²shon.an) Chauffage ECS Eclairage Auxiliaires Total Cep ref Bâtiment A 124,56 43,95 6,61 6,89 182,01 102,58 Bâtiment B 116,85 35,23 6,11 6,46 164,65 99,63 Bâtiment C 123,12 35,23 6,51 6,46 171,32 98,57 Bâtiment D 122,26 31,17 5,8 6,63 165,86 97,67 Total 122,13 36,21 6,30 6,59 171,23 99,43 36
Analyse des factures : les charges déterminent les enjeux Facture Facture 2009 Consommation moyenne Rejet CO2 TTC TTC / logt kwh tonnes Gaz Naturel collectif 90 400,00 551 1 791 307 367 Maintenance de la chaufferie 9 700,00 59 - - Electricité des parties communes 2 200,00 13 9 869 1 Eau générale 39 600,00 241 11 746 0 Gaz Naturel individuel 26 900,00 164 288 936 59 Electricité individuelle 34 800,00 212 249 821 10 TOTAL 203 600,00 1 241 2 351 679 437 La consommation annuelle de gaz naturel collectif et le coût annuel de la maintenance sont issus de la facture 2009 au titre des prestations P1 et P2 de DALKIA. La consommation d électricité des parties communes (chaufferie et cages d escaliers) est issue de la facture EDF de 2009. La facture liée à la consommation d eau froide est établie à partir des consommations moyennes en m3 et aux tarifs appliquées par VEOLIA en 2009. Les factures liées aux consommations individuelles de gaz et d électricité sont établies à partir des données de l enquête et aux tarifs historiques de GDF et EDF, tarif B0 du 01/04/2009 pour le gaz et tarif bleu 6 kva du 15/08/2008 pour l électricité. Le chauffage représente presque la moitié des charges (45 %) auquel on peut ajouter la prestation de maintenance de la chaufferie (5%). Le deuxième poste de consommation est l eau avec 19 % des charges, puis l électricité individuelle qui représente 17 % de la facture globale. Enfin le gaz naturel individuel regroupant les consommations de gaz dues à la cuisson et à la production d ECS, représente 13% des charges. L électricité des parties communes impacte à hauteur de 1% les charges globales, ce qui est très faible. On rappelle qu il convient de vérifier le mode de facturation des consommations relatives aux ascenseurs. 37
Analyse critique Le bâti De manière générale, l enveloppe du bâtiment est insuffisamment isolée. Les murs extérieurs ne sont pas du tout isolés et représentent 22 % des déperditions et les ponts thermiques issus de la structure poteaux-poutres ont une part importante (environ 20 % des déperditions). La toiture est très insuffisamment isolée mais ne représente seulement que 3 % des déperditions. D autre part, celle-ci est techniquement contraignante à isoler. Sur les bâtiments A, B et C, les combles sont inaccessibles. Il faudrait donc créer plusieurs fenêtres de toit pour accéder aux combles, et ainsi les isoler correctement. Le plancher du 1er étage donnant sur des locaux non chauffés n est pas isolé ce qui génère 1 % des déperditions de chaleur. De plus, ce plancher intégrant un plancher chauffant, son absence d isolation en sous-face génère une perte non négligeable de puissance d émission estimée à 8%. La mise en œuvre d une isolation par l extérieur pourrait être une solution très pertinente, avec néanmoins des contraintes techniques quant au traitement des singularités (balcons, loggias, coursives). L isolation par l intérieur ne traite pas les ponts thermiques poteaux-poutres (qui représentent 20% des déperditions). Elle est donc écartée à ce stade. De plus, si elle est moins onéreuse en terme d investissement, elle a un inconvénient majeur qui est d induire des travaux de finition (peinture, papier peint, électricité). Ces travaux sont lourds lorsque les habitants occupent l appartement. Les menuiseries ont été réhabilitées ou non à l initiative des propriétaires. La majorité des poses se font en réhabilitation, c est-à-dire le cadre existant bois est conservé. La nouvelle menuiserie se fixe pardessus. Le pont thermique n est pas traité, il peut même être dégradé. Les menuiseries comprennent ou non des mortaises pour mise en place d entrées d air. Dans le cas d une réhabilitation de la ventilation ou de l isolation du bâtiment, il faudra créer des entrées d air, selon le cas, sur la menuiserie ou au travers de la maçonnerie. L installation de chauffage En chaufferie, les installations sont globalement performantes, mais la seconde chaudière s avère surdimensionnée. En effet, la somme des puissances des chaudières équivaut à 1 500 kw, soit un ratio de 130 W par m² chauffé. On sait par expérience, qu un ratio de 100 W par m² serait suffisant, ce qui diviserait par 2 la puissance de la seconde chaudière. Cela permettrait de ne pas surconsommer lors de son utilisation, en cascade ou en mi-saison (40% du temps de la saison!). D autre part, la performance de la chaudière à condensation reste relative car elle ne permet pas de condenser sur la totalité du débit d eau, le condenseur ne représentant que 1/8ème de la puissance de la chaudière. L équilibrage hydraulique est peu performant. Actuellement il peut se faire uniquement en pied de colonne, mais pas verticalement, ce qui justifie les plaintes de certains logements défavorisés. Il faudrait installer des vannes à lecture de débit, puis suivre une méthodologie rigoureuse de réglage pour garantir le résultat. Exemple de vanne d équilibrage Le calorifuge des réseaux peut être amélioré. Les colonnes montantes sont actuellement non 38
calorifugées. Malgré qu elles soient implantées à l intérieur des logements, étant à l intérieur des placards du couloir, elles dégradent l efficacité d émission de chaleur du système. Les planchers chauffants en tube acier de cette génération peuvent représenter un point de fragilité. Il arrive qu ils percent par corrosion interne ou externe. Pour prévenir la corrosion interne, l état physicochimique de l eau doit être surveillé. Au besoin l eau doit être traitée. On note qu il y a eu des opérations de désembouage par le passé (en 2003, pour la dernière). On note quelques réparations ponctuelles en logement opérées par DALKIA. Pour la corrosion externe, elle est due à des infiltrations d eau ou d humidité dans la chape de béton où sont noyés les tubes (dans les salles de bains par exemple). Il est important de faire chaque année un point avec l exploitant sur l état du réseau et des planchers chauffants. L installation de production d Eau Chaude Sanitaire La solution de production individuelle actuelle est plus performante qu une solution collective au gaz, au niveau consommation énergétique, confort et sécurité d utilisation (prévention du développement des légionelles notamment). Une solution alternative peut être envisagée par cumulus électrique avec tarif en heures creuses. Elle pourra être étudiée. Il existe aujourd hui des chauffe-bains gaz plus performants en termes de rendement de production, de confort avec la micro-accumulation, qui représente un petit stockage d eau et de sécurité avec la suppression de la veilleuse. Ce dernier élément est primordial, puisque 40 % des logements enquêtés ont dans la cuisine la grille de ventilation basse obturée. Or, le décret du 27 novembre 2008 relatif à la prévention des intoxications par le monoxyde de carbone, précise clairement qu il doit y avoir «une entrée d air permanente directe ou indirecte dans le cas où l appareil utilise, pour la combustion, une partie de l air de la pièce dans laquelle il est installé». Le gaz de la cuisinière et/ou du chauffe-bain gaz n'est plus suffisamment alimenté en oxygène pour pouvoir brûler. Rappelons que le monoxyde de carbone est un gaz inodore, incolore et mortel. Grilles d entrée d air obturées pour des questions d inconfort du aux courants d air L enquête a mis en évidence que certaines hottes d extraction dans les cuisines ont été raccordées aux conduits de cheminée disponibles. Cette disposition est interdite car la hotte risque d inverser le tirage du chauffe-bain utilisé dans la même pièce, et ainsi faire refouler les fumées dans le logement. Seules les hottes à recyclage non raccordées sont autorisées. Raccordement d une hotte à côté d un chauffe-bain 39
L installation de plomberie sanitaire Les logements sont diversement équipés. L analyse des ratios de consommations d eau par occupant montre une consommation moyenne standard (de 90 à 100 Litres par jours et par personne), cette valeur se situe dans la moyenne française. L analyse des consommations a montré un comportement assez diversifié : 39 % sont dans la catégorie «économes», 38 % «moyens» et 23 % «gros consommateurs». La mise en place de robinetteries économes à limitation de débit et limitation de température permettraient pour certains des économies significatives. Un contrôle de la pression d eau doit être fait pour vérifier la pertinence de mise en place de réducteurs de pression. L installation de ventilation Les entrées d air en façade créent de l inconfort. Elles sont fréquemment obturées (voir photos cidessus). La ventilation naturelle assure un renouvellement d air irrégulier car il est fonction du tirage thermique du conduit (qui dépend de la hauteur du conduit, de la différence de température et de la pression du vent) et/ou de la pression du vent sur les façades (pour la ventilation horizontale). Les grilles d aération donnant sur des loggias sont fréquemment fermées pour inconfort, empêchant l air de circuler. De plus, beaucoup de loggias sont fermées par des menuiseries. Grilles d entrée d air salle de bain Fenêtre coulissante sur loggia En cas de réhabilitation du bâti, il faudra modifier le principe de ventilation. Elle sera obligatoirement réalisée par balayage : entrée d air par les pièces principales et extraction d air par les pièces humides. Les solutions techniques restent à définir, elles devront également résoudre les problèmes de sécurité liés à l usage du gaz dans le logement. Maintenance de la chaufferie 40
Depuis 1993 (et même l origine d après les archives) DALKIA (autrefois ESYS) assure la maintenance au travers d un contrat Marché Température : P1 : fourniture d énergie selon un forfait fonction des DJU (rigueur hivernale) P2 : maintenance et conduite des installations P3 : gros entretien renouvellement des installations Depuis 2003, les prestations concernent tous équipements depuis la chaufferie jusqu aux vannes d isolement d appartement. Le P3 a été utilisé pour les derniers travaux en chaufferie (chaudières en 2003 et 2009, régulation, pompes ). Il a permis des améliorations sur l installation de chauffage. Il n y pas de mention de rachat de Certificats d Economies d Energies (CEE) au titre des travaux de 2009. Toutefois on note qu une chaudière à condensation a été installée, alors que le contrat prévoyait une chaudière basse température. On peut supposer que DALKIA a pris à sa charge le surcoût de la chaudière à condensation, et ainsi bénéficié des CEE correspondants. Il faudrait vérifier que cette offre a été validée par la copropriété. Maintenance des chauffe-bains La résidence possède un contrat de maintenance assurant l entretien annuel des chauffe-bains. Cette prestation est suffisante, à la condition que tous les logements soient entretenus. Il faut demander au prestataire chaque année son taux de pénétration, pour vérifier ce point. 41
Premières pistes d améliorations La liste ci-après sera présentée aux habitants en atelier pour élaborer un programme d améliorations. Le bâti Isolation des murs par l extérieur et traitement des ponts thermiques Remplacement des menuiseries (traitement spécifique des loggias et coursives) Isolation de la toiture Isolation des planchers du R+1 en contact avec les parties communes Améliorer l étanchéité des portes palières (voir prévoir leur remplacement) Améliorer l isolation et l étanchéité des parties communes (cages d escalier) Les installations techniques Calorifuge des réseaux de chauffage en logement Équilibrage hydraulique des réseaux de chauffage, principalement vertical Régulation terminale du chauffage en logement Réduction de la puissance de la chaudière de 2003 Production d ECS : solution cumulus en Heures Creuses Production d ECS : solution chauffe-bain gaz plus performante Production d ECS solaire collective Robinetterie performante Réducteur de pression sur l eau froide Ventilation hydride : naturelle et mécanique Sensibilisation, suivi des installations Sensibilisation des occupants à leurs consommations énergétiques Méthodologie de suivi des consommations et des charges (faire évoluer le contrat de chauffage sur les rapports annuels, vérifier l accord de la copropriété sur la cession des CEE à DALKIA) Suivi de l entretien des chauffe-bains (taux de pénétration) Vérification de la facturation d électricité des ascenseurs Éclairage performant (mode de régulation et appareil performant) 42
L enquête auprès des habitants Méthodologie d enquête L enquête auprès des habitants s est déroulée entre début juin et mi juillet au sein de la résidence. Elle a été menée par trois enquêtrices, d abord en porte à porte. Pour permettre à un maximum d habitants de participer, nous avons adapté au fur et à mesure les horaires d enquête (horaires journée, soirée, week-end), puis contacté plusieurs habitants par téléphone, soit pour réaliser l entretien soit pour prendre RDV. L apéro des voisins le 28 juin a également été l occasion de créer des contacts avec des personnes qui n avaient pas encore été interrogées, et d améliorer ainsi le taux de réponse à l enquête. Au final, la forte participation des habitants à l enquête a permis de constituer un échantillon significativement représentatif des habitants de La Menuisière : sur les 164 appartements La Menuisière, les habitants ayant participé à l enquête représentent 68% des appartements de la copropriété, soit 111 appartements. Parmi les 53 logements restants, ils se répartissent en : - 20 logements vides au moment de l enquête (appartements en vente, personnes en vacances, personnes hospitalisées, résidence secondaire) - 33 personne n ayant pas souhaité répondre à l enquête pour des raisons diverses (manque de temps, peu d intérêt pour la démarche ) 14 propriétaires bailleurs ont également été contactés par téléphone (sur un total de 44), afin de compléter certaines informations sur les logements et de les interroger sur leur intérêt pour le projet et leur souhait de s investir. Le questionnaire administré était structuré autour de 5 axes principaux : Une description générale du logement et des habitants : parcours résidentiel, âge et situation socioprofessionnelle, ressources, charges liées au logement Une description technique du logement : isolation, menuiseries, ventilation, production d ECS, robinetterie, électricité, Les usages du logement : usages du chauffage, de l ECS, de la ventilation Les gestes éco-responsables : économie d énergie, d eau, gestion des déchets La vie quotidienne : ressenti sur le quartier et le cadre de vie, modes de garde et de suivi scolaire des enfants, questions de santé, de handicap, d autonomie, habitudes de vivre ensemble De plus, des questions complémentaires, en conclusion permettent d interroger les habitants sur : La connaissance des aides financières, Le souhait de s investir dans la réhabilitation et dans des actions au niveau de la copropriété, Les moyens d information privilégiés pour la suite. 43
Caractérisation de l échantillon interrogé 217 habitants occupent les 111 appartements enquêtés. Les 217 habitants de l échantillon se répartissent en 179 adultes et 38 enfants. Composition des foyers Une population composée d une majorité de foyers sans enfant (78%). Seuls 23 foyers sont des familles. Une population diversifiée en âge Une population adulte répartie de façon assez homogène sur l ensemble des tranches d âge. 38 enfants avec une forte représentation des moins de 6 ans. 70% des habitants est propriétaire de son appartement. Un peu moins de la moitié des habitants sont arrivées dans la copropriété depuis moins de 10 ans. 44
Les propriétaires habitants : une population en mutation : Les personnes qui vivent au sein de la copropriété depuis de nombreuses années (personnes âgées notamment) estiment être de moins en moins nombreuses ; De jeunes couples ont aménagé il y a peu de temps. (les personnes arrivées dans la copropriété il y a moins de 10 ans sont majoritairement des personnes de moins de 40 ans) Les familles ont également aménagé de manière plutôt récente et, comme pour les jeunes couples, la tendance semble se renforcer : 9 familles ont emménagé à la Menuisière entre 2001 et 2008, suivies de 7 familles sur la seule période 2009-2010 Les arrivées en fonction des types de foyers (en nombre d arrivées) Les arrivées en fonction des types de foyers (en %) 45
Une majorité d actifs en CDI dans la copropriété. Les catégories socio-professionnelles Les habitants se retrouvent principalement dans 3 catégories de catégories socio-professionnelles avec une majorité d actifs puis de retraités et d étudiants ou élèves. Plus d un tiers des habitants interrogés n ont pas indiqué leur niveau de revenu fiscal. Les habitants ayant indiqué leur revenu fiscal se situent principalement dans les tranches basses. Les revenus fiscaux 85% des habitants ont des ressources mensuelles inférieures à 2 500 : - 22% des habitants n ont pas indiqué leurs ressources mensuelles, - plus d un tiers déclare des ressources comprises entre 1 200 et 2 000, - plus d un quart déclare plus de 2 000 par mois, - 17% perçoit moins de 1 200 par mois. Les ressources mensuelles La copropriété ne comprend que quelques bénéficiaires de minima sociaux et quelques bénéficiaires de l APA. Le parcours résidentiel des habitants Les habitants de la copropriété sont principalement des primo-accédants. 72,1% des personnes interrogées étaient locataires avant d'emménager à La Menuisière ; elles résidaient sur Toulouse (près de 68% d entre eux). 46
Fiche profil : Personnes seules Caractéristiques du ménage type «Personnes seules» Sur les 111 ménages interrogés de La Menuisière, 47 sont des personnes seules soit 42% des ménages interrogées. Le profil type de la personne vivant seule à La Menuisière est une personne de plus de 40 ans et voire de plus de 60 ans (la moitié des personnes seules ont plus de 60 ans). Elle est retraitée ou en activité. Lorsqu elle est en activité, elle est en CDI ou titulaire de la fonction publique. Elle habite dans la copropriété depuis plus de 30 ans et est propriétaire de son appartement de type 4 d une surface de 76m². Elle souhaite y vivre aussi longtemps que possible. Avant d aménager dans cette copropriété, elle était locataire d un appartement à Toulouse. Leurs pratiques éco-responsables : une marge de progression à travailler Elle exprime une sensibilité assez importante à l environnement. En dehors, des déchets compostables, elle trie toujours ses déchets. Elle est d ailleurs moins intéressée que la moyenne des habitants de la copropriété par un compostage collectif et moins sensible aux écolabels pour les produits d entretien, de jardinage et pour les petits travaux. Elle manque de connaissance concernant la signification de l étiquette énergie et utilise plutôt des lampes à incandescence ou halogène. Elle a recours aux produits bio ou à une AMAP occasionnellement et est moins encline à développer ce type de consommation que les autres profils. Elle utilise la douche de façon raisonnée et rarement la baignoire. Elle utilise différents moyens de locomotion mais est plus encline à utiliser la marche à pied que les autres. Elle n est pas vraiment prête à s investir pour la réhabilitation thermique ou dans des actions de sensibilisation. Qualité de vie La jugeant calme et accessible, la personne vivant seule pense qu il n y a pas d amélioration à apporter à la copropriété. S il y en avait une, ce serait au niveau de la propreté. La note moyenne de qualité de vie dans le quartier (4,02 sur 5) est supérieure à celle dans la copropriété 3,76. 47
Fiche profil : Couples sans enfant Caractéristiques du ménage type «Couples sans enfant» Sur les 111 ménages interrogés de La Menuisière, 31 sont composés de deux adultes soit 28% des ménages interrogés. Le profil type de la personne vivant en couple sans enfant est une personne qui a soit entre 26 et 39 ans soit plus de 60 ans. Dans le premier cas, c est un actif ayant un emploi en CDI ; dans le second, elle est à la retraite. Elle habite dans la copropriété depuis plus de 20 ans et est propriétaire d un appartement de type 3 ou 4 d une surface moyenne de 71,10m². Les 26-39 ans y habitent plutôt depuis plus de 10 ans. Une sensibilité à l environnement cohérente avec leurs pratiques écoresponsables : Elle exprime une sensibilité moyenne à l environnement. Elle trie ses déchets (carton, papier, plastique, verre). Les couples sont les plus nombreux à ne pas recycler les cartouches d encre mais ils recyclent plus facilement les piles. Ils n ont pratiquement pas recours au bio ou à une AMAP. Ils prennent une douche plus d une fois par jour mais utilisent peu la baignoire. Ils sont peu sensibles aux éco labels. Ils sont plus ou moins prêts à investir pour la réhabilitation thermique de la copropriété. Ils utilisent différents moyens de locomotion mais sont plus enclins à utiliser la voiture que les autres. Qualité de vie Les couples trouvent la copropriété calme et accessible. Ils souhaiteraient des améliorations en matière de stationnement et de services de proximité. La note moyenne de qualité de vie dans le quartier (4 sur 5) est supérieure à celle dans la copropriété 3,9. 48
Fiche profil : Familles Caractéristiques du ménage type «Familles» Sur les 111 ménages interrogés de La Menuisière, 16 sont composés de deux adultes et au moins un enfant soit 16% des ménages interrogés. Le profil type des familles est une famille composée de parents ayant entre 26 et 39 ans et d un enfant en bas âge (0-2 ans). Les parents ont un emploi en CDI. La famille type habite dans la copropriété depuis moins de 10 ans et est propriétaire de son appartement de type 4 d une surface d environ 75,69 m². Elle pense rester vivre dans la copropriété entre 3 et 10 ans. Leurs pratiques éco-responsables : Le foyer type le plus éco-responsable de la copropriété. Le profil famille fait partie des profils les plus sensibles à l environnement après les familles monoparentales puis les personnes vivant seules. Leurs pratiques sont en adéquation avec leur sensibilité. Elle trie ses déchets recyclables. Elle utilise surtout la douche mais a une utilisation régulière du bain. Elle utilise plutôt des lampes basse consommation. Elle a une bonne connaissance de la signification de l étiquette énergie. Elle est sensible aux produits ayant un éco label en ce qui concerne les produits d entretien, de jardinage et ceux pour la réalisation de petits travaux. Elle utilise l ensemble des possibilités de moyens de locomotion en fonction de ses besoins. Elle souhaiterait développer ses pratiques éco-responsables : elle serait très intéressée par le tri des déchets compostables si c était plus facile, elle a recours aux produits bio ou issus d AMAP assez souvent et aimerais le développer, elle souhaite s investir dans des actions de sensibilisation à l environnement dans la copropriété. Elle connaît différentes aides financières pour la réhabilitation énergétique mais est peu encline à investir pour la réhabilitation thermique de la copropriété. Qualité de vie Le quartier et la copropriété sont jugés calmes par les familles. Elles souhaitent des améliorations pour les jardins, les stationnements et la propreté. La note moyenne de qualité de vie dans le quartier (4,07 sur 5) est supérieure à celle dans la copropriété 3,93. 49
Fiche profil : Familles monoparentales Caractéristiques du ménage type «Familles monoparentales» Sur les 111 ménages interrogés de La Menuisière, 7 sont composés d un adulte et d au moins un enfant soit 6% des ménages interrogés. Le profil type des familles monoparentales est une famille composée d un parent de plus de 40 ans et d un enfant âgés de 7 à 15 ans. Le parent a un emploi en CDI. La famille monoparentale type habite dans la copropriété depuis moins de 10 ans et est propriétaire de son appartement de type 3 d une surface d environ 70,14 m². Leurs pratiques éco-responsables : une sensibilité à l environnement, des pratiques à développer La famille monoparentale est plus sensible à l environnement que la plupart des autres profils mais trie moins que les autres profils l ensemble des déchets recyclables. Elle utilise essentiellement la douche mais de façon plus régulière que les autres profils (plus d une fois par jour). Elle manque de connaissance concernant la signification de l étiquette énergie. Elle est sensible aux produits ayant un éco label en ce qui concerne les produits d entretien et ceux pour la réalisation de petits travaux. Elle limite les emballages mais peu en ce qui concerne le recours aux produits jetables Elle se déplace en premier lieu en métro puis en voiture et enfin à pied. Elle souhaiterait développer ses pratiques éco-responsables : elle serait intéressée par le tri des déchets compostables si c était plus facile, elle trouve d ailleurs que le tri des déchets n est facilité ni dans la copropriété, ni dans le quartier. elle a recours aux produits bio ou issus d AMAP assez souvent et aimerais le développer, elle est prête à s investir pour la réhabilitation thermique de la copropriété. Qualité de vie Les familles monoparentales jugent le quartier calme mais sont mitigées en ce qui concerne la copropriété. Elles la jugent calme en majorité mais près de 30% d entre elles la trouvent bruyante. Elles souhaitent des améliorations sur l ensemble des propositions faites lors de l enquête. En priorité, ces améliorations seraient sur les espaces collectifs et les services de proximité. La note moyenne de qualité de vie dans le quartier (3,83 sur 5) est supérieure à celle dans la copropriété 3. 50
Fiche profil : Colocataires Caractéristiques du ménage type «Colocataires» Sur les 111 ménages interrogés de La Menuisière, 9 sont composés de colocataires soit 8% des ménages interrogés. Le profil type de la personne vivant en colocation à La Menuisière est une personne de moins de 25 ans. Elle est étudiante. Elle loue son appartement depuis peu de temps, la majorité des colocataires sont arrivées dans la copropriété récemment (la majorité est arrivée en 2009 ou 2010). La surface moyenne de l appartement est plus élevée que la moyenne global de l échantillon (83,56 m²) La surface moyenne des logements des familles est de (plus élevé que la moyenne globale de l'échantillon), ce sont principalement des T4. Elle ne sait pas combien de temps elle restera habiter à La Menuisière. Quand elle exprime une durée elle est de moins de deux ans. Leurs pratiques éco-responsables : une sensibilité moyenne à l environnement exprimé, des pratiques eco-responsables développées. Le colocataire type exprime une sensibilité moyenne à l environnement pourtant ses pratiques ecoresponsables sont assez développées. Il trie toujours ses déchets (carton, papier, plastique, cartouches d encre et verre) et trouve que le tri est facilité à la fois dans le logement, dans la copropriété et le quartier. Il est moins systématique pour les piles. Il ne trie pas les déchets compostables mais le ferai si c était plus facile. Il est d ailleurs très intéressé par un compostage collectif. Il remplace progressivement les ampoules incandescentes par des lampes basse consommation. Il a assez souvent recours au bio ou à une AMAP. Il utilise la douche au moins une fois par jour et la baignoire moins d une fois par semaine. Il a une bonne connaissance de la signification de l étiquette énergie mais aucune concernant les aides financières pour la réhabilitation énergétique. Qualité de vie Le quartier et la copropriété sont jugés calmes par les colocataires. Ils souhaitent, pour la copropriété, prioritairement des améliorations pour les jardins et les stationnements. Les collocataires jugent qu'il manque d animations dans le quartier. Les notes moyennes de qualité de vie dans le quartier et dans la copropriété sont égales (3,67 sur 5) 51
Les habitudes et modes de consommation des habitants L enquête nous montre que les habitants sont globalement bien sensibilisés aux questions environnementales. A la question «Comment situeriez vous votre sensibilité à l environnement?», seules 3 personnes (soit 2,7%) se donnent une note inférieure à 3, tandis que plus de 60% se situent à 4 ou 5. Note de sensibilité à l environnement Il n y a pas de lien direct entre la question de la sensibilité et celle des pratiques : les foyers se disant peu sensibles à l environnement pratiquent également les gestes éco-responsables «habituels» comme le tri des déchets ou la limitation de l éclairage. Par contre les foyers qui se disent très sensibles sont ceux qui affichent le plus d intérêt pour le tri des déchets compostables, le recours aux produits écologiques, ou encore qui connaissent le mieux les aides existantes. Il n y a pas de dépendance forte entre les pratiques éco-responsables et les types de foyers, même si dans une certaine mesure ce sont les tranches d âges de 26 à 39 ans et les familles, suivies de près par les colocataires et les scolaires/étudiants, qui montrent le plus leurs préoccupations en matière de gestes éco-responsables. On peut suggérer que l accent sur les pratiques éco-responsables soit mis sur les familles monoparentales et les plus de 60 ans, les retraités, les sans activité. Au final, l enquête fait apparaître le décalage entre une sensibilité assez élevée et des pratiques plutôt classiques. Dans le même temps les réponses obtenues révèlent une évolution des comportements qui ne se limitent pas à la copropriété, et qui fait que certains gestes dits écoresponsables comme le tri des déchets, la limitation de l éclairage ou encore l achat de lampes basse consommation sont aujourd hui entrés dans les mœurs. Ces pratiques pourraient être développées de plusieurs manières. La demande la plus courante de la part des personnes interrogées est une meilleure «accessibilité des moyens» (45,1 %), puis vient le souhait de meilleures informations, plus précises et plus concrètes, sur la manière de réduire ses impacts sur l environnement. La sensibilisation, quant à elle, semble suffisante. Economies d énergie La limitation des consommations d énergie est une préoccupation affirmée par les habitants. Dans les pratiques, cela passe notamment par le fait d éteindre les éclairages non utiles et en utilisant de préférence la lumière du jour. 52
Nombre de réponses sur les pratiques permettant de réduire les consommations d éclairage Les limitations de consommation d'énergie sont indéniablement un moyen de faire des économies ; on peut notamment remarquer des pourcentages élevés concernant les pratiques permettant de limiter les consommations d'énergie pour les individus à plus faibles ressources. La plupart des personnes interrogées sont sensibles à l intérêt des lampes basse consommation et en achètent au fur et à mesure qu elles remplacent leurs ampoules à incandescence ; cependant à ce jour seules 34,2% des personnes interrogées ont plus de luminaires basse consommation que à incandescence ou halogène. Ce sont essentiellement les familles qui les utilisent. La majorité des personnes interrogées connaissent la signification de l étiquette énergie pour les appareils électroménagers, même si la plupart du temps elles ne connaissent pas la classe énergétique de leurs appareils. Cependant lorsque la classe est connue, c est à quelques exceptions près que l appareil est de classe A ou plus. Dans les parties communes, l éclairage est considéré comme insuffisant, inconfortable ou insatisfaisant par 24% des personnes interrogées, notamment concernant la minuterie considérée comme trop courte par de nombreuses personnes, l absence d éclairage dans les coursives et l éclairage de l ascenseur qui n est pas économe car restant allumé en permanence. Ce point fait l objet de nombreux commentaires et idées d améliorations : détecteurs de présence, allumage différencié des étages, minuteurs, etc. Idées proposées par les habitants : Mettre en place des achats groupés dans la copropriété pour bénéficier de tarifs préférentiels (ex : ampoules basse consommation) Développer l énergie solaire pour l eau chaude sanitaire et le chauffage Améliorer l éclairage des parties communes o Mettre en place des détecteurs de présence o Mettre en place un système d allumage différencié des étages o Régler la minuterie o Mettre des ampoules à économie d énergie dans les escaliers o Remplacer la lumière de l ascenseur par une LED Installer un éclairage individuel dans les celliers Installer des lampadaires sur les parkings Gestion de l eau Les personnes interrogées sont globalement sensibilisée aux économies d eau ; sont évoqués le fait de limiter les bains, de ne pas laisser couler l eau inutilement, etc. Cependant, les pratiques permettant de limiter concrètement les consommations d eau semblent peu développées. 53
Notamment, l enquête n a permis de relever que peu équipements hydroéconomes en dehors des chasses d eau double débit (42 %) et seuls 13,5% des personnes vérifient leur consommation d eau régulièrement. Ici également on constate l importance que peut avoir ce suivi pour réaliser des économies, puisque 2/3 des foyers ayant des revenus entre 750 et 900 vérifient régulièrement leur compteur d eau. Idées proposées par les habitants : Mettre en place des compteurs d eau chaude pour suivre les consommations Equiper la copropriété d un récupérateur d eau de pluie Installer des toilettes sèches dans la copropriété Donner des astuces pour l économie d eau et pour les autres gestes éco-responsable (ex. brique dans le réservoir des toilettes) Gestion des déchets Les personnes interrogées sont sensibilisée aux tris des déchets, et les pratiques de tri semblent bien ancrées pour les carton/papier/plastique («toujours» à plus de 92%) le verre («toujours» à 87%). La réduction des déchets à la source par la limitation du recours aux produits jetables et la limitation des emballages est une préoccupation partagée par plus de 60% des personnes interrogées ; cependant les habitants estiment que les pratiques en grande distribution ne facilitent pas les efforts en la matière. Le tri des piles et des cartouches d encre est moins pratiqué puisque que respectivement 9% et 10% des personnes interrogées ne les trient jamais. Le tri des déchets compostables est très peu pratiqué actuellement mais 54,1% des personnes trieraient leur déchets compostables si c était plus facile. Tri des déchets compostables 65,8% des personnes interrogées se sont dites interressées par la mise en place d un système de compostage collectif, en particulier celles qui se déclaraient particulièrement sensibles à l environnement. On peut également noter que, parmi les personnes qui aujourd hui ne trient jamais leurs déchets compostables, plus de 34% seraient intéressés par un tel système ; quant à ceux qui trient de temps en temps, ils ont répondu «oui» à 100%. Les personnes les plus interressées par le tri des déchets compostables sont les colocataires, les familles monoparentales et les familles. Il y a donc un travail de sensibilisation à mener auprès des personnes seules et des couples sans enfant. Les principales réticences exprimées au regard de ce système sont les questions d hygiène, d odeurs et de propreté, ou encore la difficulté à le gérer et à l entretenir. La majorité des enquêtés considèrent qu il est facile de trier ses déchets à la Menuisière, cependant certains habitants rencontrent des difficultés. Ainsi 21,6% des personnes interrogées estiment qu il n est pas facile de trier les déchets dans les logements, notamment en raison d un manque de place (pour 71,4% des personnes). Il serait possible d améliorer l organisation du tri dans les logements, par la distribution de poubelles de tri par exemple ou l aménagement des cuisines. 54
De même, 18% des personnes pensent qu il n est pas facile de trier dans l immeuble et le quartier, essentiellement pour le tri des verres car elles considèrent que les conteneurs sont trop loin (pour 76,5% des personnes). De fait, le conteneur le plus proche se situe en amont du chemin de Heredia, et certaines personnes éprouvent des difficultés pour y acheminer des déchets de verres qui représentent vite un poids non négligeable. Concernant les espaces communs, il a à plusieurs reprises été évoqué qu aucune poubelle n y est mise à disposition, dans les jardins et notamment dans le jardin d enfants. Ce fait peut être mis en relation avec le fait que l une des principales améliorations souhaitées par les habitants est l amélioration de la propreté (22,5%). Idées proposées par les habitants : Développer une information précise sur le tri (ex : que faire des bouchons des bouteilles en verre? Faut-il rincer les bouteilles avant de les jeter dans les poubelles de tri?...) Proposer une visite à la déchetterie et/ou au centre de tri pour apprendre comment et pourquoi on trie Fournir aux habitants des poubelles de tri pour les logements Mettre en place un système propre permettant le dépôt des déchets recyclables sur les paliers pour ne pas encombrer les logements Réutiliser les vide-ordures pour le tri des déchets (attention cela pose des questions complexes d entretien, d hygiène et de sécurité incendie) Améliorer l accessibilité pour le tri des déchets, en particulier pour le verre, les piles ou encore les cartouches d encre Proposer un compostage collectif, par exemple sur l ancienne aire de lavage des voitures (lien à faire avec l association Le Reflet), et utiliser le compost pour l entretien des espaces verts Proposer des solutions pour dissimuler les bacs sur la voie Confort L isolation phonique entre logements, non traité dans le questionnaire, est néanmoins ressorti de manière forte dans les entretiens. Elle constitue un problème pour de nombreux habitants, et conduit parfois à des conflits de voisinage. Elle constitue également une demande essentielle d amélioration si des travaux étaient lancés dans le bâtiment. En matière de confort thermique, l enquête a révélé une grande disparité de situations et de ressentis. Le degré de satisfaction vis-à-vis du chauffage est révélateur de ce point de vue : les habitants le considèrent à parts égales satisfaisant (49%) et insatisfaisant (49%). De plus, parmi les réponses jugeant le chauffage insatisfaisant, 27% le considèrent insuffisant, et 22% comme trop élevé. Ce résultat montre que la question du confort dépend de nombreux critères, mais aussi qu elle reste une question éminemment subjective. Caractérisation du chauffage En particulier le ressenti en matière de chauffage et de confort diffère : 55
- - - en fonction de l étage : les personnes interrogées vivant au 7 ème étage ont jugé le chauffage insuffisant à 60%, mais jamais trop élevé ; concernant la ventilation, la disparité est moins significative (pourtant nos visites nous ont montré que les appartements du 7 ème étage offrent souvent une prise au vent importante et occasionne de forts courants d air) en fonction du statut de l occupant : seuls 22,6% des locataires jugent le chauffage satisfaisant, et cela est à mettre en relation avec le fait que 61,3% disposent de menuiseries bois sans double vitrage (souvent d origine) ; la ventilation est quant à elle ressentie comme inconfortable (courants d air) par 45,2% des locataires. en fonction de l âge des occupants : il apparaît que les plus jeunes (16-25 ans) sont ceux qui sont en moyenne le moins satisfaits du chauffage, qu ils considèrent à 43% comme insuffisant et à 29 % comme trop élevés ; ce sont les personnes ayant entre 26 et 39 ans qui remarquent le plus souvent que le chauffage est trop élevé (40%) ; les personnes de plus de 75 ans se déclarent quant à elle majoritairement satisfaites du chauffage (73,7%), mais on peut noter qu aucune d entre elles ne l a qualifié de trop élevé. En ce qui concerne la température considérée comme idéale en hiver dans le logement, il s avère que la température du contrat de chauffage de 20 C est jugée pertinente (ou tout simplement bien connue), car les trois quart des réponses obtenues se situent 19 C et 21 C. Températures idéales du logement Il faut ici noter que, à la question «réglez vous le chauffage avec vos robinets de chauffage?», les réponses sont très disparates et révèlent une certaine confusion autour de la possibilité ou non de régler le chauffage. Ainsi, si près d un quart des personnes interrogées affirment régler leur chauffage, parmi les trois quarts restant certain nous ont indiqué que cela est interdit, d autres que cela n est pas possible, etc. Au niveau des logements, des «robinets» existent mais ils ne peuvent servir qu à isoler une boucle de plancher chauffant, et non véritablement à réguler. A l échelle de la copropriété, 23% des personnes interrogées jugent la ventilation comme inconfortable du fait de courants d air, le plus souvent dans les cuisines. Or on constate que les grilles d entrée d air le plus souvent obturées (dans 35 appartements, soit 31,5% des appartements visités) sont les grilles d entrée d air de la cuisine. Les entrées et extractions d air sont également souvent obturées dans les salles de bain, parfois à la suite de travaux. Elles peuvent être mises en lien avec les problèmes d humidité dans les salles de bain, régulièrement indiquées par les habitants interrogés. En ce qui concerne le confort d été, la chaleur est un point qui a été évoqué à plusieurs reprises, mais les habitants ont développé des habitudes pour y faire face : 31,5% ouvrent alors leurs fenêtres tous les jours et 25,2% de temps en temps, mais nombreuses aussi sont les personnes qui maintiennent leurs volets fermés puis ventilent la nuit. On peut également noter que 34 appartements sont munis de stores extérieurs, qui sont tout à fait pertinents du fait de l orientation du bâtiment. Entre les dispositons du bâtiment lui-même (orientation nord-sud, logements traversants, casquettes au sud ) et les pratiques des habitants, le confort d été semble ainsi être bien géré, ce que semble confirmer le peu d équipements de rafraîchissement puisque seuls 4 appartements sont à ce jour munis d une climatisation. Idées proposées par les habitants : Améliorer l isolation phonique dans les logements mais aussi dans les parties communes 56
Installer un robinet individuel pour le chauffage de chaque appartement Informer les habitants sur les moyens de réguler le chauffage Fermer les ouvertures dans les celliers pour éviter les déperditions énergétiques Revoir l isolation des fenêtres donnant sur les toits au niveau des derniers étages Développer l information sur les pratiques et usages des ventilations Mobilité Le métro et la marche sont les deux modes de transport les plus utilisés par les habitants de la copropriété pour leurs déplacements quotidiens. En effet, le métro est utilisé par 64,9% des personnes interrogées et la marche à pied par 56,8%. Ces deux modes sont généralement complémentaires avec la voiture selon l endroit où l on veut aller, la voiture étant utilisée par 54,1% des personnes interrogées Au contraire, le vélo est très peu utilisé, seulement 12,6% des personnes, et le vélotoulouse pas du tout. Les locaux vélos et les cheminements cyclables et piétons nécessitent des améliorations pour développer ces deux modes de transport. De plus, la résidence n est stratégiquement pas bien placée par rapport aux stations vélo toulouse Moyens de transport utilisés pour les déplacements quotidiens Les stationnements ont souvent été évoqués comme des sources de problèmes voire de conflits : places trop petites, en nombre insuffisant, mal organisées On a aussi pu noter les parkings Nord, situés du côté des portes d entrée des immeubles, sont souvent saturés alors que le parking Sud est sous utilisé. Idées proposées par les habitants : Associer les places de parking à chaque logement Fermer les parkings avec des barrières Enlever les chaines fermant le parking côté nord (au moins quand il y a des travaux dans la rue car provoque des gênes dans la circulation). Mettre en place un intranet de la résidence et y déposer en ligne des annonces pour des services de covoiturage, entre autres Produits «verts», bio et circuits courts La sensibilité sur les produits «verts» ou éco-labellisés est assez dévelopée. En effet, 43,2% des personnes interrogées affirment être sensibles à la qualité environnementale et aux éco-labels pour les produits d entretien. De même, 30,4% des personnes concernées affirment être sensibles à la qualité environnementale et aux éco-labels pour les produits pour les petits travaux et 36% des personnes qui jardinent pour les produits de jardinage. 57
Certaines personnes ont recours à des pratiques simples et écologiques pour l entretien ou le jardinage, telles que l utilisation de vinaigre blanc ou de marc de café. Le recours aux produits bio pour l alimentation est plus rare. En effet, 24,3% des personnes interrogées disent vouloir développer cette pratique alors que seulement 12,6% des personnes y ont souvent recours et seules 7,2% y ont toujours recours. Les produits bio sont sources de nombreuses interrogations de la part des habitants vis-à-vis notamment de la qualité biologique de ces produits. De plus, ces produits sont souvent considérés comme trop chers par les habitants. L intérêt pour les circuits courts de type AMAP est davantage affirmé. En effet, trois personnes se fournissent déjà chez une AMAP et plusieurs personnes aujourd hui affirment aller régulièrement chez des petits producteurs ou sur des marchés. Idées proposées par les habitants : Grouper des commandes sur internet (ou par exemple AMAP) pour mettre en commun les coûts de livraison Utiliser des produits éco-labellisés pour l entretien des parties communes et des espaces verts Sensibiliser davantage sur les produits toxiques Espaces verts Les habitants de la copropriété mettent en avant des envies d améioration des espaces verts. En effet, une amélioration des jardins est souhaitée par 23,4% des personnes interrogées. Certaines personnes se sont montrées volontaires pour faire des plantations en pied d immeuble. L amélioration des espaces verts pourrait être associée à la récupération de compost. De plus, sont souvent pointés du doigt le manque de bancs dans les espaces verts, l absence d espace de jeux pour les enfants et l interdiction pour eux de jouer sur les pelouses de la résidence. Idées proposées par les habitants : Fleurir davantage les espaces collectifs Créer des espaces de jeux adaptés pour les enfants et un boulodrome pour les seniors Interroger les enfants sur ce dont ils auraient besoin à la Menuisière Installer des ruches Créer un jardin partagé Utiliser les toits pour en faire un espace commun à toute la copropriété Investissement pour la réhabilitation thermique Les avis sur l investissement pour la réhabilitation thermique sont assez nuancés. 16% des personnes interrogées ne se prononcent pas. Sur les habitants qui se sont exprimés, près de 29% sont prêts à investir pour la réhabilitation thermique et 40% le sont plus ou moins. Ces derniers sont nuancés en attendant de connaître le coût et les modalités de mise en œuvre. Ils pourront s investir en fonction de leur capacité à financer le projet. Ceux qui ne souhaitent pas s investir dans ce type de travaux n ont pas la capacité financière pour le faire ou ne sont pas intéressés par cette démarche pour différentes raisons (certains comptent quitter la résidence prochainement, d autres sont sceptiques sur la possibilité réelle d amélioration de la copropriété. Toutefois, il est à noter que l'investissement pour la réhabilitation thermique ne dépend pas des ressources mensuelles des individus interrogés. Près d'un tiers des individus prêts à investir pour la réhabilitation thermique de la copropriété ne perçoit qu'entre 1 200 et 1 500. 58
Il dépend par contre du temps qu'il compte rester vivre dans la copropriété : 66,7% des personnes souhaitant rester plus de 10 ans dans la copropriété sont prêts à investir dans des travaux de réhabilitation thermique. 59
Les habitants et les modes de vie dans la copropriété Ambiance dans la copropriété L'ambiance et la qualité de vie dans le quartier sont appréciées de la même façon quel que soit le type de foyer ; le quartier est jugé calme par l ensemble des profils. En ce qui concerne la copropriété, les avis sont plus nuancés. Même si globalement, elle est jugée calme, les personnes vivant seules et les familles monoparentales sont plus nombreuses à la trouver bruyante. Quelques tensions existent entre les habitants de la copropriété et les personnes extérieures sur plusieurs thèmes : conflits d usage des parkings de la copropriété ; conflits liés aux personnes qui viennent mettre leurs déchets et/ou encombrants sous le porche. L'âge est un facteur qui influe sur la qualité de vie. Les 60-75 ans sont les plus nombreux à juger le quartier et la copropriété trop bruyants. Paradoxalement, ce sont eux qui attribuent plus largement la note maximale à la qualité de vie du quartier et de la copropriété. Le quartier est reconnu comme étant très bien placé («pas en centre ville mais facilement accessible» ; «cadre de vie idéal»), calme, mais également dynamique (activités, animations etc.), et ceci, y compris pour les personnes qui ne participent pas aux activités et animations proposées. Certains habitants reprochent, néanmoins, à ce quartier d avoir peu d activités culturelles de proximité pour les jeunes. La moyenne des notes de qualité de vie dans le quartier et la copropriété sont supérieures à 3 (respectivement 3,98 et 3,78 sur 5). Ces notes supérieures à la moyenne indiquent une bonne qualité de vie qui nécessite néanmoins des améliorations (seuls 16% des habitants ne souhaitent aucune amélioration dans la copropriété). Améliorations souhaitées dans la copropriété Idées proposées par les habitants : Améliorer la propreté des parties communes o o Sensibiliser les locataires à la propreté des parties communes Mettre des filets aux fenêtres extérieurs des escaliers et derniers étages afin d empêcher les pigeons de se poser et laisser leurs déjections Développer des actions et des animations pour les jeunes Participer aux fêtes et aux repas de quartier Organiser une chasse aux œufs de Pâques Créer des clubs ou des associations au sein de la résidence Utiliser la salle de réunion du conseil syndical pour des activités et des animations collectives, comme ce fut longtemps le cas (cours de gym, etc.) 60
Faire du projet une mise en valeur de la copropriété au niveau du quartier Les collocataires estiment que le quartier manque d animations (44% d entre eux). Concernant le développement des pratiques et habitudes de vie à l'échelle de la copropriété, la majorité des familles monoparentales souhaiterait une vie associative plus développée, plus d'animations, plus de civisme, contrairement aux couples qui sont plus réticents. L âge est un facteur différentiateur en terme d attente d amélioration de la qualité de vie. Pour les jeunes, il faudrait améliorer l animation. Pour les plus âgés, ce serait le civisme. Le manque d isolation sonore a été relevé par certaines personnes interrogées comme un vecteur potentiel de tensions entre voisins. Globalement, les propriétaires sont plus satisfaits que les locataires. Seulement 13% des locataires sont satisfaits de l'accueil des nouveaux habitants de la copropriété. Près d'un quart des locataires ne sont pas satisfaits des animations et de l'entraide au quotidien dans la copropriété. Cependant plus de la majorité des locataires est satisfaite du civisme de la copropriété. Les locataires ont tendance à se sentir délaissés : manque d informations sur la vie de la copropriété, ne savent pas à qui s adresser, ne se sentent pas impliqués dans la vie de la copropriété. Il existe un accueil des nouveaux habitants mais uniquement pour les nouveaux propriétaires et non pour les nouveaux locataires. Peu des parents interrogés expriment des difficultés liées à la garde et au suivi de leurs enfants. Des équipements du quartier assez peu utilisés par manque d informations Globalement les équipements du quartier sont peu utilisés par les habitants de La Menuisière. Seules les familles monoparentales utilisent la bibliothèque, les équipements sportifs et les espaces verts du quartier plus d une fois par semaine (près de 30% d entre elles). L'utilisation des équipements dépend de l'âge des individus : quelques jeunes utilisent le PIJ et la bibliothèque au moins une fois par semaine, quelques personnes de plus de 75 ans utilisent un local associatif au moins une fois par semaine. Un manque d informations, de connaissances sur ces équipements est relevé par les personnes interrogées. Par contre, près de 47% des habitants interrogés déclarent utiliser les commerces et services de proximité du fait de leur praticité et proximité mais également parce qu il y a une volonté affiché de «faire marcher» les petits commerçants du quartier. Ceux qui ne les utilisent pas ou peu ont plutôt leurs habitudes ailleurs ou se rendent plus facilement au supermarché. Idées proposées par les habitants : Mieux informer et communiquer auprès des habitants de la Menuisière sur les équipements, activités et animations du quartier L investissement dans l animation de la copropriété : un noyau d habitants prêts à s investir, en particulier sur les actions d entraide Entre 30 et 40% des habitants interrogés ne souhaitent pas s investir dans des actions d animation de la copropriété. Toutefois, un potentiel d une vingtaine de % des enquêtés sont prêts à s investir dans ce type d actions. Il est à noter que ce qui mobiliserait le plus les habitants serait des actions d entraide au quotidien. Idées proposées par les habitants : Mettre en place un intranet de la résidence et y mettre en ligne des annonces (entre autres) pour faciliter l échange de services (garde d enfant, cours de gym, covoiturage, etc.) Développer le concept du référent de cage d'escalier 61
L accessibilité aux cages d'escalier et aux logement : un besoin qui n est pas flagrant mais une forte préoccupation D'une manière générale, l'accessibilité dans la cage d'escalier et le logement est jugée satisfaisante voire moyenne (respectivement 64,9% et 24,3%). Toutefois, lorsqu il s agit d éléments à prendre en compte en cas de travaux de réhabilitation près de 30% des propositions exprimées concerne l accessibilité aux Personnes à Mobilité réduite (fauteuils roulants, déambulateurs, poussettes). Idées proposées par les habitants : Elargir les portes d entrées et des ascenseurs 62
Synthèse des résultats de l enquête Caractéristique des habitants - La copropriété est assez équilibrée, diversifiée en âge, en catégories socioprofessionnelles, en profil de foyers : des actions à mener pour tous et pour tout le monde - Le profil de la copropriété est en train d évoluer, avec l arrivée d un nombre de plus en plus importants de familles, de jeunes couples et de colocataires : une tendance qui se dessine et de nouveaux besoins à prendre en compte - La majorité des habitants sont des primo-accédants : les actions à mener doivent leur permettre de valoriser leur bien - Même si les taux de non réponses sont élevés concernant les revenus, on relève peu de bénéficiaires de l APA ou des minima sociaux - On repère des profils plus moteurs que d autres sur les différentes actions possibles : par exemple les familles pour les pratiques écoresponsables, les personnes retraitées pour l animation de la copropriété, les jeunes, familles ou colocataires pour l entraide au quotidien Modes de vie et de consommation - Les habitants sont globalement bien sensibilisés à l environnement ; ils sont en attente d informations précises et de moyens concrets pour développer des gestes écoresponsables au quotidien - Les pratiques les mieux ancrées sont le tri des déchets et les économies d éclairage : il faut mettre en valeur ces aspects pour inciter à développer d autres usages économes - Sur la question du confort, seule la nécessité d améliorer l isolation phonique fait l unanimité ; concernant le chauffage, ce qui ressort est la disparité des ressentis - Ce sont les transports en commun et la marche qui sont les plus utilisés par les habitants, en complémentarité avec la voiture ; les améliorations possibles portent essentiellement sur l usage du vélo - Les habitants sont porteurs de nombreuses idées pour améliorer les gestes écoresponsables aux niveaux individuel et collectif : de la visite d un centre de tri à la mise en place d une centrale d achats, en passant par le fleurissement des abords de la copropriété - Ce ne sont pas les ressources qui conditionnent le souhait de s investir dans la réhabilitation thermique, mais plutôt le temps que l on souhaite passer à la Menuisière ; quant aux propriétaires bailleurs, pour la majorité des personnes interrogées le souhait d investir dépend des coûts occasionnés. o Comment aider les foyers à faibles ressources à financer les travaux? Comment valoriser l investissement des habitants dans cette réhabilitation? Qualité de vie - La qualité de vie dans le quartier et la copropriété sont assez bien notés, même si des améliorations sont souhaitées notamment par les familles monoparentales - Un décalage existe entre les propriétaires et les locataires, avec des locataires qui se sentent globalement un peu exclus, mais qui souhaiteraient être mieux intégrés et impliqués dans la copropriété - Un souhait assez partagé par les jeunes, les familles et les colocataires de développer le lien social et l animation dans la copropriété : les actions d entraide au quotidien sont ce qui mobilise le plus ces personnes - Environ 20% des personnes interrogées sont prêtes à s investir dans l animation de la copropriété, ce qui constitue une vraie opportunité pour la mise en place d actions 63
La communication dans la copropriété Des objectifs définis Mobiliser et sensibiliser le plus grand nombre d habitants à travers une communication explicite, concrète et proche des habitants Définir l image, le ton, le type de supports à mettre en œuvre pour les habitants Travailler dans la durée pour accompagner le déroulement du projet Produire des outils de communication modélisables dans le cadre de l action pilote Un état des lieux de la communication au sein de la Menuisière au mois de mai 2010 Des panneaux d affichage dans chaque cage d escalier qui accueillent des documents «officiels» à en tête du syndic Remarques : Souvent saturés, de dimension trop réduite Les informations ne sont pas forcément regardées (elles l étaient au début) Chaque responsable de cage d escalier est chargé de la mise à jour qui est faite irrégulièrement Le bouche à oreille et les rumeurs qui amplifient, déforment les informations ou bien véhiculent de fausses informations Remarques : Un problème de réactivité de la communication est pointé. Comment réagir face à une information de caractère urgent (ex une fuite de canalisation)? Peu de questions sont posées dans l année au conseil syndical mais elles ressortent à l AG. Alors même que certains des problèmes relèvent du conseil syndical, le réflexe est de s adresser directement au Syndic. L accueil et les moments de convivialité Remarques : Les pots de bienvenue et Apéritifs des voisins sont des moments privilégiés de la vie de la copropriété mais ne sont pas toujours très fréquentés. Existence d un Livret d accueil avec photos de la Copropriété Un problème d informations sur le tri est posé (sur container texte et photo) 64
Les pistes créatives Suite à la présentation par le groupement de style de communication et de pistes graphique et au regard des objectifs fixés, il a été retenus, avec les participants à l atelier communication, un certain nombre de principes Veiller à la Complémentarité de supports (numériques et papier) Choisir les messages et contenus et travailler les textes Donner des informations simples Texte lisible et court Ne pas rester dans un cadre trop général Proposer une information type «les 10 commandements» Valoriser la dimension Habitat/lien social Trouver un petit texte en rapport avec la résidence Donner la parole aux acteurs Utiliser ce qui ressortira de l enquête La piste graphique retenue : des photos (associées à des bulles) Utiliser de temps en temps des photos de la résidence, mettre en scène les habitants pour la communication : une manière d interpeller, de concerner, de faire parler. Remarques : prévoir 3 niveaux de communication : - Autour des événements (annonces, ) - La sensibilisation - Les résultats d enquête, évolution de indicateurs de suivi, informations sur la démarche Rehabitat 65
Réactions aux propositions graphiques - Favoriser la présentation de solutions au problème posé, expliquer, comparer. - Donner des chiffres clés, dire vers quoi il faut tendre, donner des conseils, des réponses. - Choisir une couleur par thème d intervention (événement/sensibilisation/résultat d enquête) - Privilégier les photos aux illustrations qui sont plus difficile à mettre en œuvre Les actions menées à ce jour Les outils mis en place : jouer la complémentarité des supports - Annonce des réunions par affichage et tracts dans les boites aux lettres (exemple) - La création d une lettre d information : Les nouvelles de la Menuisière (n 1 joint) Les actions envisagées - Les outils à mettre en place Créer un Site internet ou blog Il ressort des résultats de l enquête que tous les habitants n utilisent pas internet et qu il faudra veiller, dans un premier temps en tout cas, à utiliser les 2 vecteurs de communication : papier et numérique. L objectif sera de limiter au maximum la communication papier. Développer l affichage Envisager à côté de la zone d affichage existante un livret pour les informations permanentes Face aux panneaux «officiels» prévoir une zone d affichage «REHABITAT» avec éventuellement une vitrine - Points divers - Une boite à idées proches des panneaux d affichage - Des actions avec les enfants : ateliers créatifs - Une exposition photos - Travailler sur les missions du conseil syndical - Exploiter ce qui est dans la boite à idées 66
Conclusion et mise en perspective L étude réalisée permet d ores et déjà de dégager des enjeux forts pour des projets futurs. Les copropriétés constituent le chantier majeur de la réhabilitation énergétique en France puisque représentent plus de 8 millions de logements, soit environ ¼ du parc français. Les règles implicites et explicites de gouvernance des copropriétés sont très spécifiques, et doivent être prises en compte dans tout projet. Ainsi, elles constituent une question essentielle pour l acceptation et le bon déroulement du projet. La mobilisation des habitants est un enjeu et un levier fort pour le projet. Les réunions, la communication, l enquête sont autant de moyens de provoquer la mobilisation, et de recueillir les nombreuses idées et propositions des habitants. La question de la capacité d investissement des copropriétaires, et donc des financements mobilisables, est essentielle ; pourtant les solutions restent à inventer. Les capacités d investissement (et d emprunt) sont souvent limitées et liées à la situation socioprofessionnelle mais aussi au parcours résidentiel, à l âge des occupants, etc. La gestion et l usage représentent un levier important à la mise en œuvre d améliorations : Gestion individuelle ou collective, contrat de chauffage, habitudes de vie, comportements écoresponsables, Premières pistes de réflexion pour la suite A l échelle individuelle : - Développer l information et la communication auprès des habitants o Sur les comportements et de gestes écoresponsables (tri des déchets, économies d énergie, mobilité, économies d eau, ) o Sur la vie dans la copropriété et dans le quartier - Aider à l achat d équipements permettant de développer les gestes éco-responsables o poubelles de tri dans les logements, économiseurs d eau, lampes basse consommation, A l échelle de la copropriété - Mettre en place des actions collectives o composteur collectif, poubelles dans le jardin d enfants, contrat avec une AMAP / BioBox, système de covoiturage, plantations, o animations culturelles, de loisirs, accueil des habitants, - Réaliser des travaux d intérêt commun o Réhabilitation thermique (cf. étude énergétique) o Amélioration du confort : éclairage des parties communes, isolation phonique o Récupérateur d eaux pluviales, aire paysagée de présentation des déchets A l échelle du quartier et de la ville - Créer des liens avec le quartier o Avec les associations du quartier o Avec les autres copropriétés o 67
- Faire remonter des attentes auprès de la collectivité o récup verre plus proche? o travail avec la collectivité sur la collecte du compostage collectif? o amélioration des circulations douces dans le quartier? o La suite de la mission La stratégie et le plan d action Elaboration de la stratégie : octobre Rencontre avec les partenaires : octobre / novembre Elaboration du plan d action : novembre / décembre Ateliers groupe projet pour travailler sur la stratégie et le plan d action : o 27 octobre o 18 novembre o 8 décembre 68