Prise en charge de la Cholangite Sclérosante Primitive : Dix Questions

Documents pareils
JOURNÉE DE FORMATION. 75èmes JOURNÉES SCIENTIFIQUES DE LʼAFEF MÉDICALE CONTINUE EN HÉPATOLOGIE. ème PARIS LA DÉFENSE - CNIT - 27 SEPTEMBRE 2014

Hépatites Auto-Immunes. Critères et Scores Diagnostiques

Artéfact en queue de comète à l échographie hépatique: un signe de maladie des voies biliaires intra-hépatiques

PLACE DE L IRM DANS LE BILAN D EXTENSION DU CANCER DU RECTUM. Professeur Paul LEGMANN Radiologie A - Cochin Paris

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B

Traitements néoadjuvants des cancers du rectum. Pr. G. Portier CHU Purpan - Toulouse

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé

Ordonnance du DFI sur les prestations dans l assurance obligatoire des soins en cas de maladie

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux

>> version 23 juin 2008 CANCER DES VOIES BILIAIRES

Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète.

Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique B

Cancer du sein in situ

PLACE DES MARQUEURS NON INVASIFS DE FIBROSE ET DE L ELASTOMETRIE

L axe 5 du Cancéropole Nord Ouest

INTERFERON Traitement adjuvant du mélanome à haut risque de récidive. Dr Ingrid KUPFER-BESSAGUET Dermatologue CH de quimper

Cancer du sein. Du CA15-3 à la tomographie à émission de positons.

Essai Inter-groupe : FFCD UNICANCER FRENCH - GERCOR

Place de l interféron dans le traitement de l hépatite B chez le patient co-infecté VIH

TRAITEMENT DES TUMEURS HEPATIQUES. Paul Legmann Radiologie A Pôle Imagerie

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

Spondylarthropathies : diagnostic, place des anti-tnf et surveillance par le généraliste. Pr P. Claudepierre CHU Henri Mondor - Créteil

Christian TREPO, MD, PhD

Bonne lecture!! et si vous souhaitez consulter le document de l AFEF dans son intégralité, c est ici

Quantification de l AgHBs Pouquoi? Quand?

Sujets présentés par le Professeur Olivier CUSSENOT

Virus de l hépatite B

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique B

Un nouveau test sanguin performant pour le diagnostic non-invasif de steatohépatite non alcoolique chez les patients avec une NAFLD

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés

Validation clinique des marqueurs prédictifs le point de vue du méthodologiste. Michel Cucherat UMR CNRS Lyon

Le point sur les techniques d embolisation des hépatocarcinomes

Recommandations Prise en charge des patients adultes atteints d un mélanome cutané MO

UE2 CANCEROLOGIE Place de la Médecine Nucléaire

Carte de soins et d urgence

INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin

INDUCTION DES LYMPHOCYTES T- RÉGULATEURS PAR IL2 A TRÈS FAIBLE DOSE DANS LES PATHOLOGIES AUTO- IMMUNES ET INFLAMMATOIRES APPROCHE TRANSNOSOGRAPHIQUE

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

ANEMIE ET THROMBOPENIE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS D UN CANCER

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie

RÉFÉRENCES ET RECOMMANDATIONS MEDICALES

Déclaration médicale Prise d effet le 1 er octobre 2012

Les soins infirmiers en oncologie : une carrière faite pour vous! Nom de la Présentatrice et section de l'acio

Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer

IRM du Cancer du Rectum

Association lymphome malin-traitement par Interféron-α- sarcoïdose

Le dépistage du cancer de la prostate. une décision qui VOUS appartient!

Peut-on ne pas reprendre des marges «insuffisantes» en cas de Carcinome canalaire infiltrant

Montréal, 24 mars David Levine Président et chef de la direction DL Strategic Consulting. DL Consulting Strategies in Healthcare

compaction ventriculaire gauche sur la fonction ventriculaire chez l adulte

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. 10 décembre 2008

Cirrhoses et étiologie des cirrhoses (228) Professeur Jean-Pierre ZARSKI Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005)

L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015

G U I D E P A T I E N T - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E. La prise en charge du cancer du foie

TRAITEMENT DE L HÉPATITE B

Dépistage du cancer colorectal :

Apport de la biologie moléculaire au diagnostic des parasitoses

Cancer des voies biliaires 11/07/2007

Traitement de l hépatite C: données récentes

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

Janvier 2003 PLACE DE L ENDOSCOPIE DANS LES COLITES MICROSCOPIQUES RECOMMANDATIONS DE LA

Imagerie TDM et IRM des obstacles du bas cholédoque

Faut-il encore modifier nos pratiques en 2013?

Transplantation hépatique à donneur vivant apparenté. Olivier Scatton, Olivier Soubrane, Service de chirurgie Cochin

DOSSIER DE PRÉSENTATION

Pierre OLIVIER - Médecine Nucléaire

Radiologie Interven/onnelle sur les nodules pulmonaires. J. Palussière, X. Buy Département imagerie

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 23 mai 2007

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

Ordonnance collective

RAPPORT D ORIENTATION. Dépistage du cancer de la prostate. Analyse critique des articles issus des études ERSPC et PLCO publiés en mars 2009

Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express

Programme AcSé. Accès Sécurisé aux Innovations Thérapeutiques Deux études pilotes : AcSé - crizotinib et AcSé - vémurafenib

Infiltrats pulmonaires chez l immunodéprimé. Stanislas FAGUER DESC Réanimation médicale septembre 2009

Qu est-ce qu un sarcome?

Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY

Prise en charge de l embolie pulmonaire

Direction des risques biologiques, environnementaux et occupationnels Institut national de santé publique du Québec

Qu est-ce que le cancer du pancréas?

Le RIVAROXABAN (XARELTO ) dans l embolie pulmonaire

F JABNOUN, H BERMENT, R KHAYAT, M MOHALLEM, Y BARUKH, P CHEREL Institut Curie Hôpital René Huguenin, Saint Cloud JFR 2010

Les hépatites virales chroniques B et C

ALK et cancers broncho-pulmonaires. Laurence Bigay-Gamé Unité d oncologie thoracique Hôpital Larrey, Toulouse

Suivi ambulatoire de l adulte transplanté rénal au-delà de 3 mois après transplantation

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001

Cholestases néonatales

Maladie de Hodgkin ou lymphome de Hodgkin

27 ème JOURNEE SPORT ET MEDECINE Dr Roukos ABI KHALIL Digne Les Bains 23 novembre 2013

Incontinence anale du post-partum

REPOUSSER LES LIMITES DE LA CHIRURGIE BARIATRIQUE DANS LES OBESITES MASSIVES AVEC COMORBIDITES

Le titrage de l AgHBs: un témoin du statut du patient et de la réponse au traitement. Denis Ouzan Institut Arnault Tzanck, Saint-Laurent-du-Var

Le dépistage des cancers

Cas clinique 2. Florence JOLY, Caen François IBORRA, Montpellier

Essais cliniques de phase 0 : état de la littérature

F.Benabadji Alger

Innovations thérapeutiques en transplantation

Traitements de l hépatite B

Transcription:

Prise en charge de la Cholangite Sclérosante Primitive : Dix Questions Christophe Corpechot, Olivier Chazouillères Hôpital Saint- Antoine, Paris Ces questions ont été choisies pour illustrer des aspects pratiques ou des données récentes mais n ont pas l ambition de couvrir l ensemble des aspects de la cholangite sclérosante primitive (CSP). 1) Faut- il demander une technique particulière de cholangio- IRM en cas de suspicion de CSP? Réponse : oui : cholangio 3D. La séquence 3D a une haute résolution, un excellent rapport signal/bruit et permet des reconstructions multiplanaires. L analyse de la morphologie des voies biliaires est ainsi de meilleure qualité. 2) La biopsie hépatique (PBH) est- elle systématique à la phase diagnostique? Réponse : non Selon les récentes recommandations de l EASL, 1 le diagnostic de CSP peut être fait en présence d une cholestase biologique associée à des anomalies typiques de la cholangio- IRM et en l absence de cause de cholangite sclérosante secondaire. La PBH n est donc pas indispensable au diagnostic dans cette situation bien qu elle puisse apporter des informations sur l activité et le stade de la maladie. Selon l EASL et l AASLD, les indications formelles de la PBH sont la suspicion de CSP des petits canaux biliaires (cholangiographie normale) et d overlap syndrome (élévation importante des transaminases et/ou des IgG) 1, 2.

3) Quel bilan systématique faut- il faire pour éliminer une cholangite sclérosante secondaire (CSS)? La présence d une MICI est un très fort argument en faveur du caractère primitif (une coloscopie doit être systématique en l absence de MICI connue) mais les principales causes de CSS à rechercher de principe sont les suivantes : lithiase de la voie biliaire principale, antécédents de chirurgie biliaire, injection biliaire de produit caustique, infection VIH, atteinte ischémique (post- transplantation++), biliopathie d hypertension portale et beaucoup plus rarement maladies systémiques (histiocytose, sarcoidose, mastocytose, syndrome hypereosinophilique, psoriasis pustuleux, vascularites ). Le contexte est en général très évocateur. La principale difficulté concerne la cholangite à IgG4 et un dosage des IgG4 sériques est désormais systématiquement recommandé. 2 L exclusion d une CSS repose donc essentiellement sur : Interrogatoire ++, examen clinique, sérologie VIH, IgG4 sériques. En cas de CSP des petits canaux sans MICI associée, un génotypage ABCB4 est également fortement recommandé 1. 4) Quelle posologie d acide ursodésoxycholique (AUDC) doit être proposée? Réponse : 13-20 mg/kg/j (avis d experts européens). Il s agit d un sujet de controverse. En effet, aucune étude randomisée n a montré de bénéfice en terme de survie sans transplantation et les très fortes doses (28 30 mg/kg/j) ont un effet délétère 3. Cependant, à doses moins élevées, l AUDC 1) améliore les tests hépatiques et certains facteurs pronostiques et 2) diminue probablement le risque de dysplasie coliques des MICI associées. De ces données, l AASLD et l EASL ont tiré des conclusions différentes : les recommandations américaines déconseillent l utilisation de l AUDC 2 alors que les européennes sont moins restrictives. 1 Notre attitude est de proposer

une posologie de 20 mg/kg/j pour les CSP à un stade précoce (I- II) sans sténose dominante et de 13-15 mg/kg/j dans les autres cas. 5) Quand faut- il proposer un traitement endoscopique? Réponse : sténose serrée, unique ou nettement prédominante au niveau du hile ou de la voie biliaire principale, symptomatique ou avec cholestase significative. Un effet bénéfique à court terme est habituellement observé mais le bénéfice à long terme du traitement endoscopique (dilatation et éventuellement prothèse temporaire) n est rigoureusement établi. Un brossage ou des biopsies endobiliaires doivent être systématiquement réalisés. 1, 2 6) Faut- il effectuer une surveillance radiologique systématique en dehors de toute aggravation clinique ou biologique? Réponse : oui, mais Si les recommandations européennes 1 et américaines 2 s accordent sur le fait qu un dépistage du cancer de la vésicule biliaire par échographie simple annuelle semble justifié 4, il n y a actuellement aucun consensus et aucune démonstration probante validant l utilité d un suivi radiologique systématique par cholangio- IRM pour le dépistage du cholangiocarcinome ou des sténoses biliaires dominantes en dehors de tout point d appel clinique ou biologique tel que douleur, angiocholite, altération de l état général et aggravation des tests de cholestase. Néanmoins, en attendant que des études longitudinales spécifiques puissent répondre à cette question, la plupart des experts préconisent la réalisation d une imagerie annuelle du foie et des voies biliaires, de préférence par IRM.

7) Faut- il doser régulièrement les marqueurs tumoraux ACE et CA19-9 dans le dépistage du cholangiocarcinome au cours de la CSP? Réponse : on ne sait pas Là aussi, il n existe à ce jour aucune démonstration que le dosage de ces marqueurs, bien que très souvent réalisé en pratique clinique, soit d une utilité réelle dans le dépistage du cholangiocarcinome. Les recommandations européennes 1 et américaines 2 ne les préconisent pas à titre systématique. Leur valeur diagnostique n a été évaluée jusqu à présent qu en cas de situation de suspicion de cholangiocarcinome sur des arguments cliniques et radiologiques (apparition d une sténose suspecte). Dans cette situation, un CA19-9 > 129 UI/ml a une valeur prédictive positive comprise entre 66% et 100%. 5, 6 La combinaison du CA19-9 et de l ACE (selon la formule CA19-9 + (ACE*40)) pourrait augmenter la valeur diagnostique. 7 En pratique clinique, la plupart des experts dosent le CA19-9 et l ACE annuellement. 8) Le diagnostic de cholangiocarcinome au cours de la CSP exclue t il la possibilité d une transplantation hépatique? Réponse : non, au contraire, mais cela dépend de la localisation et de l extension. Si le cholangiocarcinome intra- hépatique reste une contre- indication absolue à la transplantation hépatique du fait de son très mauvais pronostic, le cholangiocarcinome du hile hépatique (tumeur de Klatskin) ou de la voie biliaire principale, si il est dépisté précocement (tumeur de moins de 3 cm sans métastases intra ou extra- hépatiques, carcinome in situ ou dysplasie sévère), constitue une indication potentielle chez des patients pré- conditionnés par un traitement néo- adjuvant associant radiothérapie (externe et in situ) et chimiothérapie (capécitabine) et chez lesquels la laparoscopie pré- thérapeutique n a mis

en évidence aucune extension tumorale locorégionale. 8, 9 Chez ces patients, la survie à 5 ans dépasse 75% dans l expérience de la Mayo Clinic. 9) A partir de quand et à quel rythme doit- on faire une coloscopie de dépistage du cancer colorectal chez les patients ayant à la fois une MICI et une CSP? Réponse : dès le diagnostic de la CSP (quel que soit l ancienneté de la MICI) et tous les 1 à 2 ans. 1, 2 L existence d une CSP chez un patient atteint de MICI est un facteur de risque majeur et parfaitement établi de dysplasie et/ou de cancer colorectal (RR=4,8). 10 Le diagnostic de MICI précède généralement celui de la CSP ; il s agit souvent (80%) d une RCH pancolitique pauci- ou asymptomatique, justifiant la réalisation d une coloscopie avec biopsies étagées systématiques dans le bilan initial de toute CSP sans MICI connue. Il est démontré que le sur- risque de cancer colorectal chez ces patients existe dès le diagnostic de CSP. 11 Il ne faut donc pas attendre que la MICI ait plus de 10 ans d évolution (comme cela est recommandé en l absence de CSP) pour proposer un dépistage de la dysplasie colorectale tous les 1 à 2 ans. 10) À l instar de la cirrhose biliaire primitive, doit- on proposer un dépistage de l ostéoporose par ostéodensitométrie chez les patients atteints de CSP? Réponse : oui. Dans une étude récente, la prévalence de l ostéoporose au cours de la CSP a été évaluée à 15%, ce qui est 24 fois plus élevé que ce qui est observé dans une population témoin appariée pour l âge et le sexe. 12 Dans cette étude, l âge (> 54 ans), l ancienneté de la MICI (> 19 ans) et un IMC plus faible (< 24 kg.m- 2) étaient des facteurs de risque indépendants. La sévérité de la maladie hépatique, des antécédents de résection chirurgicale intestinale et les facteurs de risques classiques non liés à la maladie (sexe féminin, ménopause, tabac, hérédité) sont également associés au risque d ostéoporose. Les recommandations

européennes 1 et américaines 2 préconisent la réalisation d une ostéodensitométrie dans le bilan initial de la CSP, puis tous les 2 à 5 ans en fonction des résultats du bilan osseux initial et des facteurs de risque en présence. Références 1. EASL EAftSotL. EASL Clinical Practice Guidelines: management of cholestatic liver diseases. J Hepatol 2009;51:237-67. 2. Chapman R, Fevery J, Kalloo A, et al. Diagnosis and management of primary sclerosing cholangitis. Hepatology 2010;51:660-78. 3. Lindor KD, Kowdley KV, Luketic VA, et al. High- dose ursodeoxycholic acid for the treatment of primary sclerosing cholangitis. Hepatology 2009;50:808-14. 4. Said K, Glaumann H, Bergquist A. Gallbladder disease in patients with primary sclerosing cholangitis. J Hepatol 2008;48:598-605. 5. Charatcharoenwitthaya P, Enders FB, Halling KC, et al. Utility of serum tumor markers, imaging, and biliary cytology for detecting cholangiocarcinoma in primary sclerosing cholangitis. Hepatology 2008;48:1106-17. 6. Sinakos E, Saenger AK, Keach J, et al. Many patients with primary sclerosing cholangitis and increased serum levels of carbohydrate antigen 19-9 do not have cholangiocarcinoma. Clin Gastroenterol Hepatol 2011;9:434-9 e1. 7. Ramage JK, Donaghy A, Farrant JM, et al. Serum tumor markers for the diagnosis of cholangiocarcinoma in primary sclerosing cholangitis. Gastroenterology 1995;108:865-9. 8. Rea DJ, Heimbach JK, Rosen CB, et al. Liver transplantation with neoadjuvant chemoradiation is more effective than resection for hilar cholangiocarcinoma. Ann Surg 2005;242:451-8; discussion 458-61. 9. Rosen CB, Heimbach JK, Gores GJ. Liver transplantation for cholangiocarcinoma. Transpl Int 2010;23:692-7. 10. Soetikno RM, Lin OS, Heidenreich PA, et al. Increased risk of colorectal neoplasia in patients with primary sclerosing cholangitis and ulcerative colitis: a meta- analysis. Gastrointest Endosc 2002;56:48-54. 11. Brackmann S, Andersen SN, Aamodt G, et al. Relationship between clinical parameters and the colitis- colorectal cancer interval in a cohort of patients with colorectal cancer in inflammatory bowel disease. Scand J Gastroenterol 2009;44:46-55. 12. Angulo P, Grandison GA, Fong DG, et al. Bone disease in patients with primary sclerosing cholangitis. Gastroenterology 2011;140:180-8.