République du Sénégal PRIMATURE Cellule de Lutte contre la Malnutrition Bureau Exécutif National REVUE A MI-PARCOURS PROGRAMME DE RENFORCEMENT DE LA NUTRITION (PRN)» Dossier de presse Bureau Exécutif National (BEN) CLM Rue 7, Point E, Dakar ~ BP. 45001 Dakar-Fann (221) 869-01-99 ~ Fax : 864-38-61 ~ E-mail : ben@clm.sn
SOMMAIRE LE PROGRAMME Communiqué de presse 3 I. Le Programme de Renforcement de la Nutrition : Des faits et des chiffres 4 II. Le Programme de Renforcement de la Nutrition : Un modèle dans le suivi financier. 8 III. IV. Sélection des Agences d Exécution communautaires du PRN : Un exemple de transparence et de rigueur Le Programme de Renforcement de la Nutrition : Les bases d une véritable politique de nutrition 11 16 Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 2
République du Sénégal ------------ PRIMATURE ----- ------- COMMUNIQUE DE PRESSE ARS 2005. Monsieur le Premier Ministre, Macky SALL, présidera, le 24 Février 2005, à 10 Heure précise à l hôtel Ngor Diarama, la cérémonie officielle d ouverture de l atelier sur la revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition (PRN) en présence des membres du gouvernement, des représentants des Collectivités Locales, des bénéficiaires et des comités locaux de pilotage, des Représentants de la Banque Mondiale, de la Coopération Allemande, du Programme Alimentaire Mondiale, des représentants des institutions internationales de coopération, des Agences d Exécution Communautaires (AEC) chargées de la mise en œuvre du PRN. Mis en vigueur en juin 2002, le PRN est arrivé à mi chemin de sa première phase ( 2002-2006). Conformément aux modalités d exécution des programmes appuyés par la banque mondiale, une revue exhaustive des interventions sera effectuée afin de confirmer la ligne directrice en cours ou d apporter les ajustements nécessaires pour l atteinte des objectifs fixés à la première phase. Cette revue à mi-parcours a pour objectifs : (i) de partager les résultats à mi-parcours des projets des AEC, des ministères techniques ainsi que les expériences spécifiques développées ; (ii) de partager les études et analyses menées sur les différents aspects du programme; (iii) et d identifier les actions d amélioration en rapport avec les problèmes identifiés. Elle se fera en trois phases : la première consistera à descendre sur le terrain avec une délégation de la banque mondiale pour partager les expériences développées par les Agences d Exécution Communautaires (AEC) et les Ministères techniques chargés de l exécution du PRN. Un forum d échange de deux jours entre les différentes parties prenantes constituera la deuxième phase. Et pour terminer des réunions techniques sectorielles seront organisées en interne pour entériner les décisions prises. Pour rappel, le PRN est un programme qui est mis en œuvre au Sénégal pendant une décennie (2002-2012). La première phase couvre la période 2002-2006. Lors de cette phase, les objectifs du PRN sont (1) d améliorer le statut nutritionnel des enfants, des femmes enceintes et des mères allaitantes dans les zones défavorisées en milieu urbain et rural et (2) de renforcer la capacité institutionnelle et organisationnelle du pays pour mettre en oeuvre et évaluer les interventions de nutrition. Le PRN intervient en zone urbaine dans 25 communes pour consolider les acquis du Projet de Nutrition Communautaire (1995-2000) et en zone rurale, dans les trois régions les plus pauvres (Fatick, Kolda et Kaolack). Ainsi, d ici la fin de l année 2005, le programme touchera plus de 280.000 enfants âgés de moins de cinq ans et près de 170.000 femmes par an. Les ressources du PRN proviennent de la Banque Mondiale (14, 7 millions de dollars US), du Programme Alimentaire Mondial (4 millions de dollars), de la KFW (5 millions de dollars) et du Gouvernement du Sénégal (un peu plus de 2 millions de dollars). Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 3
Le I - Programme de Renforcement de la Nutrition : Des faits et des chiffres Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 4
République du Sénégal ------------ PRIMATURE ----- ------- I. LE PROGRAMME DE RENFORCEMENT DE LA NUTRITION : Des faits et des chiffres Des résultats probants réels motifs d espérance dans le cadre de la lutte contre la malnutrition Entre les mois de juillet et de décembre 2004, le pourcentage de malnutrition est passé de 25 à 18% dans les zones d intervention du Programme de Renforcement de la Nutrition. Dans la même période, plus de 80% des enfants de moins de 3 ans suivis ont gagné du poids. Ces deux résultats confirment la tendance positive dans le cadre de l exécution du PRN, ils sont confortés par les faits ci dessous : - le PRN est classé en tête de la liste des meilleurs projets de la Banque Mondiale en matière de rapport de suivi financier «10 good practices.». - le taux de décaissement qui se situe à 62% démontre une bonne maîtrise des procédures - le taux d exécution du plan d action annuel 2004 supérieur à 85%. Sur le terrain, ces résultats sont le fait d approches novatrices et de l engagement sans faille d un ensemble d acteurs que sont les communautés, les relais issus de la communauté, les élus locaux, les autorités administratives, les agences d exécution communautaire, les services déconcentrés des ministères techniques Eviter à l enfant de tomber dans la malnutrition et surtout lui assurer une croissance optimum grâce au Suivi Promotion de la Croissance (SPC) Le Suivi Promotion de la Croissance (SPC) est une approche préventive par laquelle on peut éviter à l enfant de tomber dans la malnutrition et surtout lui assurer une croissance optimum. Il se traduit par une pesée mensuelle de l enfant de sa naissance à l âge de 3 ans suivie de conseils donnés à la mère. Ainsi, sur les 170 000 enfants de moins de 3 ans ciblés par le PRN, 165 750 sont pesés mensuellement dans les 931 sites du programme. Cette pesée est suivi d un dialogue avec la mère, lors de ce dialogue, cette dernière trouvera des réponses aux questions qu'elle se pose sur les soins appropriés pour une bonne croissance de son enfant, soins relatifs à son alimentation, à sa santé. Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 5
Les comportements gages de succès dans la lutte contre la malnutrition «Les mères d enfants de moins de 6 mois pratiquent l Allaitement Maternel Exclusif», «les mères amènent leurs enfants à la pesée tous les mois de leur naissance à leur troisième année», «les femmes enceintes effectuent les 4 Consultations Prénatales (CPN) prévues», «les mères reconnaissent les signes de danger de l enfant malade» sont quelques uns des 16 comportements qui sont promus dans le cadre du PRN. Les mères sont invités par les relais à participer à des activités de communication telles que des causeries, des entretiens individuels Ainsi, pour la causerie qui est une activité commune aux AEC, plus de 160 000 femmes sont touchées tous les mois. Les Agences d Exécution Communautaires et ministères techniques chargés de l exécution du programme ont développé plusieurs autres stratégies pour le renforcement ou l adoption des comportements adéquats dans le cadre de la lutte contre la malnutrition. Nous pouvons notamment citer les démonstrations culinaires instaurées par ARAF (l Association Régionale des Agriculteurs de Fatick) à Fatick, la stratégie grand mères de CCF ( Christian Children Fund) à Mbour, ou encore la Positive déviance de World Vision à Vélingara. La Distribution à Base Communautaire Dans le cadre du PRN, des médicaments et produits sont disponibilisés au niveau communautaire, il s agit de moustiquaires imprégnés, de capsules de vitamine A, des comprimés de fer et des médicaments de déparasitage. Ces médicaments sont délivrés par les relais sous la supervision des agents de santé. Par ailleurs, le partenariat entre la communauté et les structures de santé a permis une amélioration du taux d enfants vaccinés à travers les stratégies avancées de vaccination des enfants ou les Journées Nationales de Vaccination (JNV).. Une stratégie multisectorielle pour répondre aux causes multifactorielles de la malnutrition A travers le PRN, le gouvernement du Sénégal a manifesté sa volonté de lutter contre la malnutrition en s attaquant à ses déterminants dont certains sont relatifs à la sécurité alimentaire ou à la disponibilité de l eau potable. Ainsi, en terme de sécurité alimentaire, plusieurs Agences d Exécution Communautaires (AEC) ont mis en place des initiatives communautaires, telles que les champs collectifs, les jardins et tables potagers, les banques de céréales qui contribuent à l amélioration de la sécurité alimentaire au niveau communautaire. Certains groupements de femmes des zones d intervention des AEC, produisent des farines composées à base de produits locaux destinées aux enfants. Ailleurs, le Programme Alimentaire Mondial appuie dans la distribution de farines enrichies à deux types de structures : - l Association des Postes de Santé Privé Catholiques du Sénégal pour les femmes enceintes et allaitantes et la récupération des enfants qui souffrent de malnutrition sévère et modérée - et les Cases des Tout-Petit où la farine enrichie entrent dans la préparation des repas servis aux enfants. L appui du PAM dans les régions d intervention du PRN a permis de toucher à miparcours Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 6
- 78 887 enfants de moins de 5 ans - 21 578 femmes enceintes et femmes allaitantes En plus du SPC, de la sécurité alimentaire, l approvisionnement en eau potable pour les communautés de base est un autre axe d intervention du PRN. Il est financé grâce à la coopération allemande la KFW. A la fin du mois de décembre 2004 : - 149 km de réseau sont en cours de réalisation sur les 170 km prévus pour la première phase - 337 bornes fontaines sont entrain d être réalisé en milieu urbain - 400 bornes fontaines créées dans le cadre du Projet de Nutrition Communautaire sont en cours de réhabilitation Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 7
II - Programme de Renforcement de la Nutrition : Un modèle dans le suivi financier. Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 8
République du Sénégal ------------ PRIMATURE ----- ------- II. LE PROGRAMME DE RENFORCEMENT DE LA NUTRITION : Un modèle dans le suivi financier. Le Programme de Renforcement de la Nutrition (PRN) est classé en tête de la liste des meilleurs projets de la Banque Mondiale en matière de rapport de suivi financier «10 good practices.». Le site de la Banque Mondiale, dans le cadre du partage d information, relate les expériences prometteuses des projets financés par la Banque. Un classement (cf Good practice FMRs) des 10 bonnes pratiques en matière de Rapport de Suivi Financier fait ressortir le PRN comme un programme dont : «..Les Rapports de Suivi Financier sont bien présentés et couvrent les aspects financiers, les progrès réalisés dans le cadre de la mise en œuvre du projet et le suivi des marchés. Les commentaires mettent le focus sur l état d avancement du projet et expliquent clairement les tableaux» Un bon suivi financier étant un des facteurs majeurs la réussite d un programme, le PRN a mis en place une stratégie permettant une démarche basée sur l efficacité et la rigueur dans son suivi financier. Ainsi, le PRN établit ses Demandes de Remboursement de Fonds (DRF) régulièrement. Une trentaine de DRF ont été soumises à l IDA depuis la mise en vigueur du crédit. Le PRN élabore régulièrement ses Rapports de Suivi Financier (RSF). Dix RSF ont été présentés à l IDA depuis la mise en vigueur du crédit. Les audits du PRN des exercices comptables des années 2002 et 2003 ont été effectués et validés sans réserves. Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 9
Good Practice FMRs Senegal: Nutrition Enhancement Project. IDA Cr. 3619 (P070541) FMS: Fily Sissoko. FMRs are well presented and cover financial reporting, physical progress and procurement monitoring. The written commentary highlights project progress and helps to explain the content of the tables. FMR-SenegalNutritionEnhancement.pdf Uganda: Makerere Pilot Decentralization Project (LIL) IDA Cr. 3624 (P074078). FMR based disbursements. FMS: Joseph Kizito (at appraisal) Patrick Piker Umah Tete (current). Example of an integrated FMR covering financial reports, physical progress and procurement monitoring of a small project. FMR-UgandaMakererePilotDecentLIL.pdf Brazil: FUNDESCOLA III A Project. IBRD Ln. 7122 (P057653). FMS Tulio Correa. Example of FMRs using the client s system, with format and content adapted to the public sector accounting system. Quarterly financial reports are accompanied by six monthly physical progress reports. FMR-BrazilFundescolaIIIa.pdf Dominica: Emergency Recovery Project. IBRD Ln. 7099 (P077680). FMR based disbursing. FMS: Rajeev Swami (at appraisal), Fabienne Mroczka (current). A good example of a comprehensive report covering financial reports, physical progress (output monitoring) and procurement monitoring with written commentary on project progress included as part of the report. FMR-DominicaEmergencyRecoveryProject.pdf St. Vincent and the Grenadines: Emergency Recovery Project. IBRD Ln. 7103/IDA Cr. 3613(P076822). FMS: Rajeev Swami (at appraisal), Fabienne Mroczka (current). A good example of a comprehensive report covering financial reports, physical progress (output monitoring) and procurement monitoring with written commentary on project progress included as part of the report. FMR-StVincent&GrenadinesEmerRecov.pdf Grenada: Emergency Recovery Project. IBRD Ln. 7100/IDA Cr. 3611 (P077682). FMS: Rajeev Swami (at appraisal), Fabienne Mroczka (current). A good example of a comprehensive report covering financial reports, physical progress (output monitoring) and procurement monitoring with written commentary on project progress included as part of the report. FMR-GrenadaEmergRecoveryProj.pdf St. Kitts and Nevis: Emergency Recovery Project. IBRD Ln. 7101 (P077684). FMS: Rajeev Swami (at appraisal), Fabienne Mroczka (current). A good example of a comprehensive report covering financial reports, physical progress (output monitoring) and procurement monitoring with written commentary on project progress included as part of the report. FMR-StKitts&NevisEmergRecov.pdf St. Lucia: Emergency Recovery Project. IBRD Ln. 7102/IDA Cr. 3612 (P077687). FMS: Rajeev Swami (at appraisal), Fabienne Mroczka (current). A good example of a comprehensive report covering financial reports, physical progress (output monitoring) and procurement monitoring with written commentary on project progress included as part of the report. FMR-StLuciaEmergRecoveryProj.pdf Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 10
III - SELECTION DES AGENCES D EXECUTION COMMUNAUTAIRES DU PRN : Une démarche transparente et rigoureuse Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 11
République du Sénégal ------------ PRIMATURE ----- ------- III.SELECTION DES AGENCES D EXECUTION COMMUNAUTAIRES DU PRN : Une démarche transparente et rigoureuse 1. Introduction Pour exécuter le Programme de Renforcement de la Nutrition la Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM) s appuie sur des Agences d Exécution Communautaires (AEC) et les Ministères. Si pour les ministères il n y a pas de compétition, en ce qui concerne les AEC il a fallu développer une procédures basées sur les principes de transparence, d équité et d efficacité. La sélection des AEC chargées de mettre en œuvre le programme dans les trente quatre (34) districts ciblés s est effectuée selon un processus convenu entre la CLM et la Banque Mondiale. Le Bureau Exécutif National (BEN) de la CLM a veillé au respect du processus de sélection établi. Ce dernier se décline en quatre principales phases qui sont: (i) la sollicitation de manifestation d intérêt, (ii) le dépouillement des manifestations d intérêt, (iii) le diagnostic des capacités des AEC et, (iv) la restitution des résultats du diagnostic des capacités. 2. La sollicitation de manifestation d intérêt Après la mise en vigueur du crédit IDA, le 27 juin 2002, une sollicitation de manifestation d intérêt a été lancée au cours du mois de juillet 2002 dans quatre quotidiens nationaux. Un dossier de manifestation d intérêt a été préparé en vue de fournir le maximum d informations pertinentes aux AEC. Afin de garantir une accessibilité adéquate, le dossier pouvait être téléchargé à partir de trois sites internet (Primature.sn, lesoleil.sn, et appel-d-offres.sn). De plus, pour assurer une large diffusion au niveau des régions, le dossier a été envoyé aux régions médicales et aux districts sanitaires ciblés pour l intervention du PRN. Au terme de cette sollicitation de manifestation d intérêt, le secrétariat du BEN a reçu cent cinquante six (156) dossiers de manifestation d intérêt. 3. Le dépouillement des manifestations d intérêt Le dépouillement des dossiers de manifestations d intérêt s est déroulé suivant trois étapes : - l élaboration des outils de dépouillement, - la constitution des équipes de dépouillement, - la vérification de la conformité et la notation des AEC. Trois outils ont été élaborés pour effectuer le dépouillement. Il s agit de la grille de conformité, de la fiche de renseignement et de la grille de notation. Les membres du BEN ont constitué six (6) équipes pour le dépouillement. a - La grille de conformité La grille de conformité a permis de faire un premier tri des dossiers de manifestation d intérêt reçus selon quatre critères : l existence d un statut juridique, l existence d un compte bancaire, l existence de l AEC depuis plus d un (1) an, et la candidature pour une zone correspondant à un district au moins. L identité des AEC ayant satisfait aux quatre critères de conformité a été saisie sur la fiche élaborée à cet effet. Toutes les fiches ont été ensuite saisies sur support informatique, permettant de constituer une base de données sur les AEC. Les informations suivantes ont été consignées dans la fiche de renseignement : la dénomination juridique, le type d AEC, le statut juridique, la date de création, les principales activités de l AEC, l adresse postale, le nom du responsable de l AEC, le n de téléphone, le n de fax et l adresse électronique. Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 12
Les dossiers de manifestation d intérêt ayant satisfait aux critères de conformité ont été au nombre de cent vingt neuf (129). b - La notation des AEC Les dossiers sélectionnés ont été notés par les équipes de dépouillement suivant les six critères suivants : 1. Expérience dans la mise en œuvre d activités de nutrition/santé (20 points). 2. Expérience dans la mise en œuvre d activités de développement communautaire (20 points). 3. Expérience dans la gestion de projet d envergure pour laquelle l accent est mis sur le montant du projet géré. La note maximale est attribuée lorsque l AEC a géré un projet de plus de 72 millions CFA. (30 points) 4. Les ressources humaines pour lesquelles l AEC sera notée sur le personnel jugé indispensable pour la mise en œuvre d un projet : le Chef de projet ou responsable de projet ou coordonnateur de projet ; le Chargé de projet qui s occupe des aspects techniques tels la mise en œuvre, le suivi-évaluation, l IEC/CCC ; le personnel chargé de l administration et des finances ; le personnel de terrain (15 points). 5. Les ressources matérielles : le local, les véhicules et autres moyens de transport et l équipement informatique (10 points). 6. Acceptation d être en partenariat avec une jeune AEC. (5 points) Chaque dossier a été noté par deux équipes différentes. Les deux notes obtenues ont pu être comparées grâce à une application informatique réalisée sur Excel. Les différences relevées entre les deux notations ont fait l objet de discussions entre les deux équipes pour arriver à une note finale approuvée par les membres de ces équipes. Les notes finales obtenues par les AEC ont été reportées sur la maquette réalisée sur Excel. 4. Le diagnostic des capacités des AEC Au terme du dépouillement des dossiers de manifestation d intérêt les AEC ayant obtenu une note supérieure ou égale à quatre vingt cinq (85) points sur un total de cent (100) points possibles ont été jugées éligibles pour faire l objet d un diagnostic détaillé sur les plans organisationnel, financier, administratif et technique. Au total vingt six (26) AEC ont obtenu 85 points ou plus. Il a été retenu en accord avec l IDA de confier cette mission à trois consultants indépendants, pour la réaliser de manière efficace, objective et transparente. Une sollicitation de manifestation d intérêt a été lancée le 13 août 2002 et a permis la sélection de ces trois consultants. La mission a été exécutée de manière participative avec l implication des autorités administratives, médicales, et des représentants des collectivités locales. Pour procéder au diagnostic des capacités, les consultants ont en accord avec le BEN harmonisé leur approche qui devait porter sur les deux aspects suivants : le diagnostic des capacités de gestion des projets avec un accent sur l expérience de mise en œuvre d activités de promotion de la croissance des enfants et de collaboration avec les partenaires techniques du système de santé et du développement communautaire ; le diagnostic des capacités de gestion administrative et financière. Les différents aspects du diagnostic des capacités ont été notés de la manière suivante : - Le diagnostic des capacités de gestion administrative et financière noté sur 30 points. - Le diagnostic des capacités de gestion des projets noté sur 55 points. - La notoriété/ancrage local des AEC a été notée sur 15 points. - La note de manifestation d intérêt utilisée lors de la présélection a aussi été prise en compte, et ramenée à 20 points. Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 13
Le diagnostic des capacités a permis pour chacune des zones de candidature du PRN de classer les AEC candidates. Par ailleurs, cet exercice a permis de caractériser et de catégoriser les AEC en fonction des capacités révélées par le diagnostic. 5. La restitution des résultats du diagnostic des capacités des AEC Pour obtenir l adhésion la plus large possible et l appropriation du processus de sélection des candidats AEC par les parties concernées au niveau des régions (autorités administratives, élus locaux, services de santé, services techniques régionaux, et représentants de la société civile), six (6) ateliers de restitution des résultats du diagnostic des capacités ont été organisés. L objectif principal de ces ateliers était de partager avec les parties concernées par la mise en œuvre du PRN les résultats de la mission de diagnostic des candidats AEC. Ces ateliers ont vu la participation de personnes venant de la CLM, des services de santé, des services de développement communautaire, des collectivités locales, de l administration territoriale et de la société civile. Au total deux cent treize (213) personnes ont participé à ces ateliers. Les participants aux ateliers ont jugé positivement la démarche de sélection adoptée par le BEN. Les résultats du diagnostic ont globalement été acceptés par les participants qui ont validé le classement établi pour les AEC présélectionnés au niveau des zones d intervention du PRN. Les participants ont identifié les opportunités et les menaces pour une intervention efficace de chaque AEC dans sa zone de candidature. Des recommandations ont été formulées, elles seront prises en compte dans la mise en œuvre du programme. 6. Conclusion Le processus de sélection mis en œuvre a vu la participation d un nombre important d AEC. Ces dernières, en compétition dans les zones d intervention du PRN, ont été départagées grâce à un processus transparent et participatif. L attribution d une zone à une AEC dépend de la note obtenue lors du diagnostic des capacités et de son classement dans la zone. Lors de l attribution des zones aux AEC, le BEN prend en compte d autres préoccupations qui sont : (i) de garantir la qualité des opérations, (ii) d éviter de concentrer trop de ressources sur une AEC, (iii) de favoriser la diversité des projets, (iv) de favoriser la proximité entre l AEC, les communautés et les services de santé pour une gestion efficiente des interventions du PRN. Ainsi, le nombre maximum de zones pouvant être attribuées à une AEC a été fixé à quatre (4). Une AEC jugée apte à intervenir dans le PRN, et classée deuxième dans une zone peut se voir attribuer cette zone si l AEC classée première a atteint le maximum de quatre zones d intervention. Les AEC ont pu durant le diagnostic indiquer les quatre (4) zones prioritaires où elles souhaitent intervenir pour faciliter l attribution des zones. Les AEC classées premières sont proposées dans la plupart des cas, les AEC classées deuxièmes sont proposées dans certaines des zones où l AEC Plan International est classée première. En effet, Plan International est classée première dans neuf zones d intervention et en raison du nombre de zone par AEC limité à quatre, il est proposé à cet AEC quatre zones en tenant compte des zones prioritaires qu elles a indiquées lors du diagnostic et de la classification de l AEC en deuxième position. A la fin du processus, un courrier a été adressé à chaque AEC candidate et ces dernières avaient la possibilité d accéder aux dossiers de diagnostic. Par la suite, les résultats ont été publiés dans les quotidien nationaux et une conférence de presse a été organisé le 8 janvier 2003 au Novotel. Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 14
Le tableau ci-après présente la répartition des AEC suite à la procédure de sélection : Rang après N Zones AEC Proposées diagnostic 1 Dakar Nord Enda Graf 1 Observations 2 Dakar ouest- centre Enda Ecopole 1 3 Pikine Plan International 1 4 Guédiewaye ACDEV 2 le premier Plan International a déjà 4 zones 5 Mbao Enda Graf 2 le premier Plan International a déjà 4 zones 6 Rufisque Enda Graf 1 7 Diourbel -Bambey World Vision 1 8 Touba Est Matlaboul Faizainy 1 8bis Touba Ouest Willaya de Touba/Croix 1 Rouge Sénégal 9 Fatick -Dioffor World Vision 1 10 Guinguineo-Gossas ARAF 1 11 Foundiougne -Sokone ACDEV 1 12 Kaolack ASBEF 1 13 Kaffrine World Vision 1 14 Koungheul - Nioro Africare 2 le premier Plan International a déjà 4 zones 15 Kolda CCF 1 16 Sédhiou Kafoo 1 17 Velingara World Vision 1 18 Louga Plan International 1 19 Saint-Louis Plan International 1 20 Dagana- Richard-Toll ASBEF 2 le premier Plan International a déjà 4 zones 21 Tamba- Kédougou Africare 1 22 Mbour- Thies CCF 2 le premier Plan International a déjà 4 zones 23 Tivaouane Khombole Plan International 1 24 Ziguinchor CCF 1 Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 15
IV - Programme de Renforcement de la Nutrition : Les bases d une véritable politique de nutrition Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 16
République du Sénégal ------------ PRIMATURE ----- ------- IV. LE PROGRAMME DE RENFORCEMENT DE LA NUTRITION : Les bases d une véritable politique de nutrition 1. UNE VERITABLE POLITIQUE DE NUTRITION Dans le sillage des politiques, programmes et projets destinés à lutter contre la pauvreté, le gouvernement a mis en place un programme décennal (2002-2012), le Programme de Renforcement de la Nutrition (PRN). La Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM) est chargée à travers son Bureau Exécutif National (BEN), de la mise en œuvre et de l exécution du programme. Le gouvernement à travers la CLM a adopté une démarche participative dans l élaboration de projets spécifiques par district de santé afin de garantir la pertinence des actions et le coût/efficacité, conditions essentielles pour une pérennisation du programme. Il ne s agit plus d une intervention d urgence, mais plutôt de jeter les bases d une véritable politique de nutrition visant notamment l amélioration de l état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans, et le renforcement des capacités institutionnelles et organisationnelles en matière de lutte contre la malnutrition. 2. OBJECTIFS Les objectifs du Programme de Renforcement de la Nutrition (PRN) sont : d améliorer le statut nutritionnel des enfants, des femmes enceintes et mères allaitantes dans les zones défavorisées en milieu urbain et rural et de renforcer les capacités institutionnelles et organisationnelles du pays pour mettre en œuvre et évaluer des interventions de nutrition. Pour la première phase (2002-2006), il s agit dans un premier temps de tester de nouvelles stratégies efficaces et durables de nutrition ciblant plus particulièrement le milieu rural où la malnutrition sévit de manière cruciale. Mais aussi de créer les conditions favorables d une politique nationale de nutrition. Pour la deuxième phase (2006-2010), il s agira d étendre les interventions de nutrition aux autres régions du Sénégal, notamment en zone rurale. Enfin, pour la troisième phase (2010-2012), il s agira d assurer l intégration de la politique de nutrition dans les plans sectoriels et dans les programmes nationaux. 3. Les zones d intervention du PRN Dans sa première phase (2002-2006), le programme intervient, en zone urbaine, dans les 25 communes antérieurement couvertes par le Projet de Nutrition Communautaire (PNC-1995-2000), afin de consolider les acquis. En milieu rural, le PRN est présent dans les trois régions les plus pauvres du Sénégal à savoir : Fatick, Kolda et Kaolack. Ainsi, d ici la fin de l année 2006, le programme touchera plus de 280.000 enfants âgés de moins de cinq ans et près de 170.000 femmes par an. Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 17
Durant la deuxième phase (2006-2010), le PRN sera étendu à l ensemble du territoire. 4. STRATEGIES La stratégie du PRN s articule autour de deux axes complémentaires. Le premier est la promotion de l intégration d objectifs nutritionnels dans les plans des différents ministères. Le second est la mise en œuvre d interventions axées sur les femmes et les enfants par le biais de la société civile (ONG, organisations communautaires de base (OCB). Pour la mise en œuvre de ces stratégies, le PRN s appuie sur les ministères techniques membres de la Cellule Lutte contre la Malnutrition (CLM) et les Agences d Exécution Communautaire (AEC). Ces AEC sont des ONG, des OCB, des Groupement d intérêt économique (GIE) et des groupements de promotion féminine (GPF). Douze AEC ont été sélectionnées à la suite d une procédure dont les principes de base sont la transparence, l équité et l efficacité. Les AEC retenues possèdent une expérience avérée dans la délivrance de services de nutrition ou de santé communautaire et des capacités de mettre en œuvre un projet de l envergure d un district sanitaire. Chaque ministère éligible et Agence d exécution communautaire peut prétendre à un financement de 72 000 000 F CFA par an et par projet. 5. UNE SITUATION NUTRITIONNELLE INQUIETANTE Dans un pays jeune comme le Sénégal, on observe une situation nutritionnelle inquiétante, ainsi malgré tous les efforts déployés par l Etat, les organisations de la société civile et les partenaires au développement. En 2001, Un enfant de moins de 5 ans sur cinq est trop petit pour son âge (retard de croissance). La proportion d enfant accusant un retard de croissance est environ 9 fois plus élevée que celle que l on s attend à trouver dans une population en bonne santé. Un enfant sur cinq présente une insuffisance pondérale en fonction de son âge. Cette proportion est également 9 fois plus élevée que celle que l on s attend à trouver dans une population en bonne santé. Plus d un enfant sur 10 est trop maigre pour sa taille. La proportion d enfant souffrant de maigreur est environ 5 fois plus élevée que celle que l on s attend à trouver dans une population en bonne santé. En outre, 58 % des femmes sénégalaises souffrent d anémie du fait d une carence en fer. Cela contribue à l augmentation des décès maternels. Chez les enfants, la carence en vitamine A touche 55 % des enfants et est responsable de 30 % des décès. 6. LES INTERVENTIONS DU PRN Fort de ces constats, le PRN, s appuyant sur les ministères techniques et les AEC, déroule diverses activités. En zone rurale et urbaine, son intervention tourne autour de quatre types d activités : Le premier est le suivi-promotion de la croissance de l enfant (pesée plus conseils). Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 18
Le deuxième type d activités est la distribution à base communautaire de produits et médicaments (moustiquaires, fer, vitamine A). L Information, l Education et la Communication (IEC) et la Communication pour le Changement de Comportement (CCC) pour la promotion de pratiques familiales clefs est la troisième forme d activité du programme. L appui aux initiatives communautaires (moulins, maraîchage, etc.). Et enfin l adduction en eau potable. Plus globalement, il est, aujourd hui, admis que l amélioration du statut nutritionnel des enfants de moins de cinq ans, des femmes enceintes et allaitantes éviterait des milliers de morts d enfants et de mères et l affaiblissement du potentiel intellectuel et économiques. Au Sénégal, seul un enfant sur 10 est allaité exclusivement au sein pendant les six premiers mois de la vie. Si cette forme d allaitement était généralisée, on pourrait faire un gain de 1.400 vies d enfants de moins d un an chaque année et éviter au pays de perdre 24,5 milliards de francs CFA chaque année soit plus de 80% du budget du ministère de la Santé et de la Prévention. Par ailleurs, donner aux femmes la parole et le pouvoir d agir est essentiel pour améliorer aussi bien leur nutrition que celle de leurs enfants. Cela exige des efforts législatifs et politiques visant à combattre la discrimination à l égard des femmes et leur exploitation, ainsi que des mesures destinées à leur assurer un accès adéquat aux ressources et aux soins à tous les niveaux de la société. Relever le niveau d éducation des jeunes filles et des femmes est également vital. 7. NOTRE VISION La mise en œuvre du Programme de Renforcement de la Nutrition est sous tendue par la vision du Chef de l Etat qui est ; «un pays où chaque individu a un statut nutritionnel satisfaisant et adopte un comportement adéquat pour son bien-être et pour le développement de la communauté». 8. NOS VALEURS Toute l équipe de la Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM), en plus de cette vision, partage des valeurs qui fondent son action au quotidien. Il s agit : EQUITE en vue d une réduction des écarts par rapport au savoir, aux services et aux ressources, nous mettons l accent sur la juste rétribution de l effort ainsi que la discrimination positive. TRANSPARENCE Nous nous engageons à ce que les informations relatives aux activités professionnelles, ainsi que les normes et procédures soient véhiculées dans la transparence au niveau du BEN, des partenaires et des communautés à tout moment et à temps. ESPRIT D EQUIPE Nous privilégions l esprit d équipe, en alliant cohésion et prise de décision dans la solidarité et dans la communion au sein de la CLM pour atteindre nos objectifs. ENGAGEMENT Nous nous engageons avec détermination, volonté, foi et désir à donner le meilleur de nous à tout moment, en tout lieu pour une réussite du programme. Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 19
RIGUEUR Nous fondons notre action sur la rigueur, en prônant l adhésion aux règles en vigueur à la CLM le respect de tout engagement dans les délais et le refus de toute forme de corruption active ou passive afin d assurer la qualité dans notre travail. APPRENTISSAGE CONTINU Nous nous inscrivons dans un processus d apprentissage continu par l acceptation et l intégration de nouvelles connaissances, expériences et pratiques en vue d améliorer nos performances. PRO-ACTIVITE Nous mettons l accent sur la pro activité l anticipation sur les événements et le refus de la passivité dans le but d améliorer nos performances. DIVERSITE Nous oeuvrons dans le respect de la diversité, et nous refusons toute discrimination de race, religion, genre, éducation et formation dans le but de promouvoir l enrichissement au sein de la CLM. RESPECT DE L ENVIRONNEMENT Par respect de l environnement nous entendons la prise en compte des différentes formes d équilibre des ressources naturelles et humaines pour une meilleure préservation de nos cadres de vie et de travail. (Sources : Programme de renforcement de la nutrition (PRN), " Profile ", " La situation des enfants dans le monde "-1998- UNICEF) Revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Nutrition : Dossier de presse 20