LA NEWSLETTER / LIGUE REIN ET SANTÉ / AVRIL 2015 #19 NOUVEAUTÉ 2015 / DES PAGES À PHOTOCOPIER DESTINÉES À VOS PATIENTS LE JOURNAL DES PATIENTS DE NOUVEAUX OUTILS DE COMMUNICATION ET D INFORMATION 2 SITES RELOOKÉS www.rein-echos.fr www.centresdedialyse.com 3 OUVRAGES Vient de paraître chez l Harmattan 3 ouvrages de la Ligue Rein et Santé Livret 1 : Le comprendre et l éviter ISBN : 978-2-343-05277-9 154 pages 15,5 14,73 1 er avril 2015 Livret 2 : Prévention et dépistage ISBN : 978-2-343-05278-6 162 pages 16,5 15,68 1 er avril 2015 Livret 3 : Les prendre en charge et les soigner ISBN : 978-2-343-05460-5 200 pages 20 19,00 1 er avril 2015 REIN INFOS # 19 AVRIL 2015 LE JOURNAL DES PATIENTS 2 # 1 #
NOS ENFANTS POURRONT-ILS OU NON BÉNÉFICIER D UN SYSTÈME DE SANTÉ À BOUT DE SOUFFLE? NON, MAIS PAS QU EUX, NOTRE PROTECTION SOCIALE VACILLE DANS SON INÉGALITÉ. Dans les débats certains disent : on marche sur la tête, d autres : cela part en vrille Le malaise paraît présent et bien certain, malgré toutes les précautions oratoires qui s imposent dans notre société en 2015, où on veut échanger des données de santé et épier les citoyens sur le Web au détriment de leur liberté. La protection sociale en France passe actuellement par l assurance maladie obligatoire, les mutuelles et complémentaires santé, et les tarifs des actes médicaux ajoutés au coût des médicaments (soit nos restes à charge). Des financements divers ont permis depuis 1945 de faire fonctionner ce système très solidaire : cotisations sociales et patronales, taxes parafiscales, CSG, etc. demain peutêtre TVA sociale. Une imposition santé qui permet de prendre en charge aujourd hui encore tous les nationaux. Les fléaux de santé que sont les maladies chroniques augmentent (ou pour le moins perdurent) et sont de plus en plus onéreuses. Le généreux multiculturalisme européen y aidant certainement un peu dans notre pays où la dette est grande. La cohésion sociale se détériore certains cherchant des issues à l AMO et à la solidarité générationnelle. Peut-être pourrions-nous solliciter un peu les bénéfices du CAC 40 à cet effet. Notre système de protection sociale risque de faiblir d autant qu il est très accueillant et attirant (le meilleur du monde dit-on), cela malgré la diminution de la démographie médicale et malgré les inégalités en matière de prévention santé. On peut comprendre aussi que pratiquer une médecine libérale dans un système socialisé de santé est quelque peu anachronique, les déserts médicaux et les dépassements d honoraires le prouvent. Notre système manque de moyens et se disperse, le médecin est surpassé par les autres acteurs (qui parfois veulent le remplacer) et ces technologies émergentes liées à l e santé. Chacun suit aujourd hui un chemin parallèle pour le bien du patient, ce qui fini par avoir son coût, mais en sus personne ne se rencontre ni se parle vraiment. En effet, de plus en plus de monde s occupe de notre santé, parfois pour de faibles résultats dans un système avant tout hospitalo-centré où le lucratif côtoie le non lucratif. Le malade chronique (ce grand obligé du système de santé*) est le grand oublié des rendez-vous de brain storming (de réflexions globales) en santé publique, parfois représenté il est vrai par des organismes consensuels et fortement associés aux subventions de la démocratie sanitaire et parfois très mal représenté vu le nombre de pathologies et de spécialistes. Le malade en fait n est qu un, avec son cas personnel, sa vie et sa survie. Le malade globalisé ne l intéresse plus, lui veut une médecine individualisée, comme son portable, sa tablette et son smartphone. Il faudrait peut-être réorganiser tout cela de manière plus horizontale et nous permettre à nous, (tour à REIN INFOS # 19 AVRIL 2015 LE JOURNAL DES PATIENTS 2 # 2 #
tour : patients, adhérents, clients) d anticiper ensemble le devenir du ticket modérateur, du tiers payant et l organisation de la prise en charge ; tant régionale que nationale. Combien de professionnels faisonsnous vivre, combien d emplois nouveaux créons-nous chaque année? Tantôt l on nous considère comme des patients experts compétents, bien informés, le reste du temps on nous veut surtout bien accompagnés et bien formés par des professionnels de santé afin d être parfaitement : autonome, observant et donc changer les mauvais comportements sociaux d une France à la fois composite et métissée. Parce qu en fait nous avons beaucoup de responsabilités personnelles sur nos épaules, comme celles de nos aidants ; (malheureusement bénévoles non aidés). Pour le moment nous bénéficions tous de 75% de prise en charge par l assurance maladie**. Pour le reste il nous faut des mutuelles et complémentaires de santé, car tout n est pas remboursé loin s en faut. Ce qui devient onéreux est ce complément santé, aussi cher qu une assurance automobile ou multirisque, pour prévenir notre dépendance à la maladie. Pour le moment et pour le régime obligatoire ce sont les salariés qui payent des cotisations pour nous tous. Mais nous sommes de plus en plus nombreux à n être que : chômeurs, étudiants, fonctionnaires et retraités, donc sans généralisation de la complémentaire santé (issue de l Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013, qui ne concerne que les salariés). Comment allons-nous payer nos dépenses de santé, avec des retraites dont le taux diminue chaque année? Alors que nous sommes le plus sujet à des pathologies lourdes (retraités = gros consommateurs de soins) liées au vieillissement? Les retraités deviennent les plus mal lotis du système de santé. Nous avons à cœur de les défendre à la Ligue du Rein, ces oubliés âgés et négligés en matière de protection sociale et d égalité de traitement. En effet, ils ne pourront pas se payer de «sur-complémentaires» santé. Nous pensons néanmoins que l on peut améliorer tout cela au travers d une réflexion plus commune et de la recherche de nouvelles pistes pour améliorer le système, à la fois sans fonds supplémentaires de l état et pathologies par pathologies, tout en considérant les limites du système, à la fois politique et économique. Comme pour la prévention en santé rénale nous explorerons toutes les pistes pour défendre les intérêts des usagers de notre système de santé et plus particulièrement les malades rénaux chroniques (un français sur dix), qui ont déjà suffisamment de dépendances et contraintes concernant leurs maladies respectives et qui se battent pour leur survie en IRCT, d autant plus seuls qu ils sont âgés et que la solidarité intergénérationnelle a ses limites***. Réduire les inégalités de santé c est aussi s occuper des retraités qui ont cotisés toute leur vie à l assurance maladie. MICHEL RAOULT PRÉSIDENT LRS (MARS 2015) *Un patient disponible aux attentes médicales fortes, au temps passé non compté dans les services manquant de moyens et de médecins, aux rendez-vous longs bien que programmés et problématique pour l employeur. Parfois un patient chronique bien ou mal accueilli par des professionnels de santé eux-mêmes stressés par des horaires contrariés et chronophages. Des médecins dont le temps est si compté, qu ils ne peuvent pas prendre le temps de la mise à jour de leurs connaissances, hors des formations pharmaceutiques. **remboursement habituels (dans le cadre du parcours de soins) : 70 % pour les consultations médicales et les examens radiologiques. 65 % pour les médicaments à service médical rendu majeur ou important, 30 % pour les médicaments à service médical rendu modéré, les médicaments homéopathiques et certaines préparations magistrales, 15 % pour les médicaments à service médical rendu faible. 60 % pour les dispositifs médicaux, à l exception des prothèses oculaires et faciales, des orthoprothèses et des véhicules pour handicapé physique (VHP) pris en charge à 100 %. 60 % pour les soins infirmiers, les actes de kinésithérapie, les analyses biologiques. ***Les ALD avec protocole de soins Qu est-ce qui n est pas remboursé? La prise en charge à 100 % ne concerne pas : Les dépassements d honoraires facturés par les professionnels de santé. Pour les dispositifs médicaux, la différence entre le tarif remboursé par l Assurance Maladie et le prix de vente pratiqué par votre fournisseur. La participation forfaitaire de 1 euro et la franchise médicale, déduites automatiquement de vos remboursements. Le forfait hospitalier, c est-à-dire la participation financière aux frais d hébergement et d entretien pour toute hospitalisation de plus d une journée. Les actes et prestations non prévus au remboursement (par exemple, les médicaments non inscrit sur la liste des médicaments remboursables). La part non remboursée par l Assurance Maladie est à votre charge. Elle peut éventuellement être remboursée, en partie ou en totalité, par votre mutuelle ou assurance complémentaire santé, si le contrat que vous avez souscrit le prévoit. Renseignez-vous auprès d elle. http://www.ameli.fr/assures/droits-etdemarches/par-situation-medicale/voussouffrez-d-une-affection-de-longue-duree/ les-ald-avec-protocole-de-soins/commentetes-vous-rembourse.php REIN INFOS # 19 AVRIL 2015 LE JOURNAL DES PATIENTS 2 # 3 #