TRAUMATOLOGIE DU TRONC EN PRATIQUE SPORTIVE



Documents pareils
Item 182 : Accidents des anticoagulants

MANUEL DE CHIRURGIE PÉDIATRIQUE (chirurgie viscérale) Année 1998

o Anxiété o Dépression o Trouble de stress post-traumatique (TSPT) o Autre

Vous intervenez en équipage SMUR sur un accident de la voie publique : à votre arrivée sur les lieux, vous trouvez un homme d environ 30 ans au sol à

Accidents des anticoagulants

Table des matières. Remerciements...v. Préface... vii. Avant-propos... xi. Mode d utilisation du manuel et du DVD... xv

Au programme. Les blessures fréquentes chez les coureurs de fond

Maternité et activités sportives

Observation. Merci à l équipe de pharmaciens FormUtip iatro pour ce cas

L arthrose, ses maux si on en parlait!

Échographie normale et pathologique du grand pectoral

Collection Soins infirmiers

Les fractures de l extrémité inférieure du radius (238) Professeur Dominique SARAGAGLIA Mars 2003

URGENCES MEDICO- CHIRURGICALES. Dr Aline SANTIN S.A.U. Henri Mondor

F. LAVRAND CHIRURGIE INFANTILE HOPITAL DES ENFANTS CHU BORDEAUX

Traumatologie en odontostomatologie du sport

LES CONTUSIONS DU REIN

Respiration abdominale d effort encore appelée respiration abdominale inversée

Que savoir sur la chirurgie de LA HERNIE DE LA LIGNE BLANCHE A LA CLINIQUE SAINT-PIERRE en hospitalisation AMBULATOIRE?

I. EXERCICES POUR LA CERVICALGIE CHRONIQUE. Exercice 1 : Posture

Carte de soins et d urgence

Traitement des plaies par pression négative (TPN) : des utilisations spécifiques et limitées

Ordonnance du DFI sur les prestations dans l assurance obligatoire des soins en cas de maladie

K I N é S I T H é R A P I E & D B C

Leucémies de l enfant et de l adolescent

LE RACHIS : UNE ENTITE COMPLEXE IMPORTANTE A PRESERVER

Ceinture Home Dépôt. Orthèse lombaire et abdominale. Mother-to-be (Medicus)

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

Anatomie. Le bassin inflammatoire. 3 grands cadres. 4 tableaux. Spondylarthrite ankylosante. Spondylarthrite ankylosante 26/10/13

Exercices pour renforcer les muscles abdominaux après l accouchement

LES TROUBLES MUSCULO- SQUELETTIQUES

Généralités sur fractures, luxation et entorses

ROLE IADE EN NEUROANESTHESIE. (C.Muller 2005)

Livret des nouveaux anticoagulants oraux. Ce qu il faut savoir pour bien gérer leur utilisation

Traumatologie de l enfant. Joël Lechevallier Saad Abu Amara

LE SPORT POUR CHACUN! Docteur CASCUA Stéphane Médecin du sport

«J ai mal au ventre» :

TRAUMATISME CRANIEN DE L ENFANT : conduite à tenir?

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

Don d organes et mort cérébrale. Drs JL Frances & F Hervé Praticiens hospitaliers en réanimation polyvalente Hôpital Laennec, Quimper

Les luxations et instabilités de l'épaule Professeur Dominique SARAGAGLIA Mars 2003

La prise en charge de l AVC ischémique à l urgence

FORMULAIRE DE DECLARATION DU RISQUE PERTE DE PROFESSION INSTRUMENTISTE ARTISTE LYRIQUE LUTHIER

Bien vous soigner. avec des médicaments disponibles sans ordonnance. juin Douleur. de l adulte

Case report. Hernie de Spiegel: a propos d un cas. Open Access

Equipe de Direction : -Docteur Christine BOURDEAU Responsable médical. - Annie PAPON Cadre responsable

Conduite à tenir devant une morsure de chien (213b) Professeur Jacques LEBEAU Novembre 2003 (Mise à jour mars 2005)

Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express

ANALYSE DU MOUVEMENT EXEMPLE : LE SQUAT

APONEVROTOMIE ENDOSCOPIQUE du Syndrome Compartimental d Effort à l Avant-bras

SYNTHÈSE DES RECOMMANDATIONS PROFESSIONNELLES. Spondylarthrites. Décembre 2008

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

La hernie discale Votre dos au jour le jour...

Sport et traumatisme crânien

Décidezvous. Sinon, vos proches devront le faire pour vous. Informations sur le don d organes, de tissus et de cellules en cas de décès.

La fonction respiratoire

neurogénétique Structures sensibles du crâne 11/02/10 Classification internationale des céphalées:2004

Actualisation de la prescription en biologie rhumatologie

EXEMPLE DE METHODOLOGIE POUR L ELABORATION D UN PROTOCOLE DOULEUR Marie AUBRY Infirmière référente douleur Hôpital TENON AP-HP Paris XX e SOMMAIRE

Module digestif. II. Prévention du reflux gastro-œsophagien :

LES ORTHESES DE COMPRESSION CONTENTION

Les postures, l appareillage Point de vue du médecin MPR. Dr. P. LUBLIN MOREL CMPR de COUBERT 2011

Livret participant. Prévention. Ouest. Kiné

Conseils aux patients* Lutter activement. *pour les patients ayant subi une opération de remplacement de la hanche ou du genou

Spécialiste en chirurgie

PROTEGER SON DOS ex. Cliniques St Luc

Le diagnostic de Spondylarthrite Ankylosante? Pr Erick Legrand, Service de Rhumatologie, CHU Angers

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé

présentation générale

Il importe de noter que ce guide émet des recommandations conformes aux informations scientifiques disponibles au moment de sa publication, soit au

UTILISATION DES C.C.P DANS LES HEMORRAGIES SOUS AVK ET SOUS NACO : RECOMMANDATIONS DE L HAS COPACAMU 2014

HTA et grossesse. Dr M. Saidi-Oliver chef de clinique-assistant CHU de Nice

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

SOMMAIRE LE COU P.4 L EPAULE / LE BRAS / LE POIGNET / LA MAIN P.6 LE TRONC P.12 LE GENOU P.16 LA CHEVILLE P.20 LE PIED P.22

Contrat d assurance de la responsabilité civile professionnelle des adhérents Unsa-Sport

S o m m a i r e 1. Sémiologie 2. Thérapeutique

La chirurgie dans la PC

L'imputabilité et l'état antérieur dans le dommage corporel

Assister un proche dans ses déplacements

Accidents musculaires. Dr Marie-Eve Isner-Horobeti Praticien Hospitalier Service de Médecine Physique et de Réadaptation CHU Strasbourg-Hautepierre

CRPP. Syndrome MYH9. Centre de Référence des Pathologies Plaquettaires. Livret destiné au patient

QUE SAVOIR SUR LA CHIRURGIE de FISTULE ANALE A LA CLINIQUE SAINT-PIERRE?

Les formalités médicales ci-dessous sont celles prévues aux conditions générales du contrat assurance emprunteur çaassure n 24.

LES TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES. Le 2 décembre 2008

TITRE : «Information et consentement du patient en réadaptation cardiovasculaire»

REEDUCATION APRES RUPTURE DU LIGAMENT CROISE ANTERIEUR OPERE

Que savoir sur la chirurgie de la HERNIE INGUINALE A la clinique SAINT-PIERRE en hospitalisation AMBULATOIRE?

La reprise de la vie active

Contenu de la formation PSE1et PSE2 (Horaires à titre indicatif)

Comment ça va? Quand ça ne va pas. 4 comment ça va?

LA CHOLÉCYSTECTOMIE PAR LAPAROSCOPIE

Traitement des calculs urinaires par fragmentation (Lithotripsie par ondes de choc extracorporelle)

La maladie de Still de l adulte

LA HERNIE DISCALE LOMBAIRE

Indications de la césarienne programmée à terme

Athénée Royal d Evere

LA TUBERCULOSE Docteur ALAIN BERAUD

Protocoles canins pour les traitements par ondes de choc radiales STORZ MEDICAL

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène

Transcription:

TRAUMATOLOGIE DU TRONC EN PRATIQUE SPORTIVE Les traumatismes ouverts (plaies) thoraco-abdominaux sont exceptionnels : leur gravité potentielle impose l hospitalisation pour bilan. D.U et Capacité de Biologie et Médecine du Sport.

Les traumatismes fermés (contusions) de l abdomen et du thorax sont eux-mêmes peu fréquents. Les contusions viscérales sont rares : leur gravité n est pas forcément proportionnelle à la violence du traumatisme. Les contusions pariétales sont beaucoup plus fréquentes et posent parfois des problèmes de diagnostic différentiel. En pratique : Un traumatisme thoraco-abdominal n est jamais banal Peut-être plus que l examen clinique, l anamnèse est très importante.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. 2. LA FREQUENCE DES TRAUMATISMES THORACO-ABDOMINAUX. 3. LES CONTUSIONS DU THORAX. 4. LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. 5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN. 6. CONCLUSION: LA PREVENTION.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE CONTACT.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE CONTACT.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE CONTACT.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE CONTACT.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE CONTACT.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE CONTACT.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE VITESSE.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE VITESSE.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE VITESSE.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE VITESSE.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE VITESSE.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE VITESSE. Peu différent des accidents de la circulation : Problèmes de ramassage, triage, transfert

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. L EQUITATION.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. L EQUITATION. Contact bien involontaire avec le sol Coup de pied de l âne

2. LA FREQUENCE DES TRAUMATISMES THORACO-ABDOMINAUX. Rare, mais difficile à estimer Peu de chose dans les manuels 1980-1983 154 compétitions de judo, rassemblant 17596 compétiteurs, 4300 appels, Membre supérieur 1790 blessures, tous diagnostics confondus Membre inférieur 337 abandons, Tête 106 évacuations en milieu hospitalier Thorax-abdomen 0,6% des compétiteurs 5,9% des blessés 55% 25% 15% 5%

TRAUMATISMES DE L ABDOMEN Rapport présenté au 103è Congrès français de chirurgie Paris, 4-6 octobre 2001 J.-C. LE NEEL, X. BARTH, F. GUILLON Enquête d un an 19 centres 84 contusions 264 observations : - enfants 85 cas 1 plaie 149 contusions - adultes 179 cas 30 plaies 264 cas

TABLEAU I Circonstances des contusions et plaies chez l enfant (85 cas) Accidents de circulation : 53 (62%) Vélo Auto Piéton Moto 23 19 8 3 Accidents de sport ou jeux : 26 (31%) Chutes Sport Manèges 13 (dont 3 de cheval) 7 6 Agressions : 6 (7%) dont 1 Silvermann Total : 10 (12%)

TABLEAU II Circonstances des contusions chez l adulte (149 cas) Accidents de circulation : 116 (78%) Auto Moto Piéton Vélo 70 36 6 4 Autres : 33 (22%) Chutes* Agressions Accident du travail ou sportif 19 10 5 * Une chute correspond aussi à un accident du travail Total : 5 (3%)

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES.

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les côtes : Les fractures sont très fréquentes, de sémeiologie polymorphe, 15% de l ensemble des fractures, présentes dans 80% des traumatismes thoraciques. Fractures par choc direct, de dehors en dedans, Fractures indirectes, à distance de l impact, de dedans en dehors. (Volet thoracique = urgence chirurgicale) Diagnostic souvent évident : Douleurs localisées, réveillées par la pression, la respiration, la toux. Ressaut costal à l examen Confirmé par la radiographie. Fracture simple consolide en 30-45 jours

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les fractures costales de fatigue (aviron, golf, canöe/kayak) : Même tableau clinique sans traumatisme. Confirmé par la scintigraphie. Ligne axillaire antérieure des côtes 4 à 7. Traction inhomogène et forces rotationnelles (Gd dentelé, Oblique ext.) Les cartilages costaux, articulations chondro-sternales et chondro-costales : Le diagnostic est clinique car les cartilages sont invisibles radiologiquement. Traitement : anti-inflammatoires et repos. Tardivement, syndrome de Cyriax, syndrome de Tietze Confusion avec pathologie ulcéreuse et surtout un angor

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES. Le sternum : Fractures rares, Diagnostic sur radiographie de profil, Traitement antalgique Consolidation en 45 à 60 jours Fracture de fatigue (haltérophilie)

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES. L articulation sterno-claviculaire : Subluxation antérieure de la clavicule. Tennisman : coup droit violent de face, sans rotation du tronc. Le sein : En compétition de boxe française, de karaté, les protections mammaires, en plastique dur, sont obligatoires. Hématome cytostéatonécrose secondaire tardive. Problème de diagnostic différentiel avec processus tumoral

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES. Le muscle grand pectoral :

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES. Le muscle grand pectoral : Lanceur de poids,haltérophile, karaté, judo, football, boxe, basket-ball. Douleur brachiale, limitation de l adduction et de la rotation interne de l épaule, ecchymose et encoche palpable. Evolution longue (21 à 45 jours) Rééducation active précoce, parfois chirurgie

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS VISCERALES. Intéressent la plèvre, le poumon, souvent secondaires à une fracture de cote. Pneumothorax, hemothorax surveillance radiologique +/- drainage.

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les muscles du dos et de la paroi antero-latérale de l abdomen : Rôle sur la motricité (station érigée, mouvements de l épaule ) Rôle respiratoire Ruptures : haltérophiles, lanceurs, gymnastes, rameurs, lutteurs,. Inflammations, déclenchées par surmenage (entraînement de force, relèvement de la position assise, services et smash en tennis..)

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les hernies de Spiegel

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les régions de l aine ou inguino-fémorales: Le problème des douleurs de l aine, après traumatisme direct ou indirect: Hernie évidente contre-indication à certains sports traitement chirurgical: 8 à 10 semaines d arrêt, douleurs séquellaires. Pointe de hernie ou absence de hernie pathologie coxo-fémorale pathologie des OGE (clinique, échographie) pathologie musculaire

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. Les régions de l aine ou inguino-fémorales:

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. Les régions de l aine ou inguino-fémorales:

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les régions de l aine ou inguino-fémorales: Hernie inguino-fémorale et activité sportive. contre-indication à certains sports coïncidence ou filiation? «la hernie varoise!»

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS PARIETALES. Le «point de côté» Douleur sous costale gauche,survenant précocément au cours d un exercice continu et aérobie. Etiologie inconnue: vasoconstriction splanchnique, congestion splénique distension gazeuse angle colique gauche

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS VISCERALES. Le foie, la rate, les reins: Contusions «relativement» fréquentes mais «exceptionnellement» graves: risque hémorragique mono traumatisme Sports de combat, se méfier des coups de pied de pointes sous le rebord costal (anamnèse ou de visu). Examen médical d aptitude (boxe, karaté,.), contrôler les hypocondres: splénomégalie hépatomégalie (asymptomatique, cirrhose, hépatite, ) ptose hépatique posent le problème de l autorisation à la compétition

On ne refera pas la question mais: Interet de l échographie et du scanner pour le diagnostic et la surveillance de ces blessés Fréquence du traitement non opératoire (abstention chirurgicale Mars 2002, Garçon de 17 ans, frêle, rugby à l école, Traumatisme basi-thoracique gauche arrêt prolongé)

Pas de problème hémodynamique, pas de déglobulisation. Surveillance, sortie J10. Mai 2002, RAS

Le 16/11/2005, Traumatisme basi-thoracique gauche par coup de pied de cheval : Fracture fermée de la diaphyse ulnaire Douleurs abdominales Scanner

Le 19/11/2005, Recrudescence des douleurs abdominales, hémodynamique stable, déglobulisation de 12,7 à 9,6 g/l d Hb Scanner Transfusions, surveillance RAS

Le 22/12/2005, scanner de contrôle à 1 mois..

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS VISCERALES. Le duodéno-pancréas et l intestin grêle: Contusions rares, traumatisme violent. Risque péritonéal

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS VISCERALES. Atteinte digestive et ischémie mésentérique du coureur de fond: Hemodilution Troubles digestifs divers Hémorragies digestives Lésions d ischémie intestinale Pancréatite «vasculaire» Déshydratation Hémolyse intravasculaire Pertes de fer Facteurs mécaniques BAS DEBIT SPLANCHNIQUE

5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN.

5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN. FRACTURES, LUXATIONS ou leur suspicion

5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN. FRACTURES, LUXATIONS ou leur suspicion TROUBLES RESPIRATOIRES après traumatisme crânien, cervical ou thoracique.

5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN. FRACTURES, LUXATIONS ou leur suspicion TROUBLES RESPIRATOIRES après traumatisme crânien, cervical ou thoracique. DOULEURS ABDOMINALES

5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN. FRACTURES, LUXATIONS ou leur suspicion TROUBLES RESPIRATOIRES après traumatisme crânien, cervical ou thoracique. DOULEURS ABDOMINALES HEMATURIE

6. CONCLUSION: LA PREVENTION. Les équipements de protection : Quasiment «rien» concernant la région thoraco-abdominale. En sport, l homme reste un bipède à ventre mou. Protections des épaules, suspensoirs ou coquilles (combat, hockey, football,.)

6. CONCLUSION: LA PREVENTION. L examen médical d aptitude. Les contre-indications à la pratique sportive : mutilations de la paroi thoracique, antécédent de pneumothorax spontané, syndromes obstructifs caractérisés. hernies, éventrations, hépatomégalies, splénomégalies. affection des reins, voies urinaires ou organes génitaux externes, antécédents chirurgicaux digestifs ou maladie chronique évolutive.

TRAUMATOLOGIE DU TRONC EN PRATIQUE SPORTIVE Les traumatismes ouverts (plaies) thoraco-abdominaux sont exceptionnels : leur gravité potentielle impose l hospitalisation pour bilan. Les traumatismes fermés (contusions) de l abdomen et du thorax sont eux-mêmes peu fréquents. Les contusions viscérales sont rares : leur gravité n est pas forcément proportionnelle à la violence du traumatisme. Les contusions pariétales sont beaucoup plus fréquentes et posent parfois des problèmes de diagnostic différentiel. En pratique : Un traumatisme thoraco-abdominal n est jamais banal Peut-être plus que l examen clinique, l anamnèse est très importante.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. 2. LA FREQUENCE DES TRAUMATISMES THORACO-ABDOMINAUX. 3. LES CONTUSIONS DU THORAX. 4. LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. 5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN. 6. CONCLUSION: LA PREVENTION.

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE CONTACT. LES SPORTS DE VITESSE. Peu différent des accidents de la circulation : Problèmes de ramassage, triage, transfert L EQUITATION. Contact bien involontaire avec le sol Coup de pied de l âne

2. LA FREQUENCE DES TRAUMATISMES THORACO-ABDOMINAUX. Rare, mais difficile à estimer Peu de chose dans les manuels 1980-1983 154 compétitions de judo, rassemblant 17596 compétiteurs, 4300 appels, Membre supérieur 1790 blessures, tous diagnostics confondus Membre inférieur 337 abandons, Tête 106 évacuations en milieu hospitalier Thorax-abdomen 0,6% des compétiteurs 5,9% des blessés 55% 25% 15% 5%

2. LA FREQUENCE DES TRAUMATISMES THORACO-ABDOMINAUX. TRAUMATISMES DE L ABDOMEN Rapport présenté au 103è Congrès français de chirurgie Paris, 4-6 octobre 2001 J.-C. LE NEEL, X. BARTH, F. GUILLON Enquête d un an 19 centres 84 contusions 264 observations : - enfants 85 cas 1 plaie 149 contusions - adultes 179 cas 30 plaies 264 cas

2. LA FREQUENCE DES TRAUMATISMES THORACO-ABDOMINAUX. TABLEAU I Circonstances des contusions et plaies chez l enfant (85 cas) Accidents de circulation : 53 (62%) Vélo Auto Piéton Moto 23 19 8 3 Accidents de sport ou jeux : 26 (31%) Chutes Sport Manèges 13 (dont 3 de cheval) 7 6 Agressions : 6 (7%) dont 1 Silvermann Total : 10 (12%)

2. LA FREQUENCE DES TRAUMATISMES THORACO-ABDOMINAUX. TABLEAU II Circonstances des contusions chez l adulte (149 cas) Accidents de circulation : 116 (78%) Auto Moto Piéton Vélo 70 36 6 4 Autres : 33 (22%) Chutes* Agressions Accident du travail ou sportif 19 10 5 * Une chute correspond aussi à un accident du travail Total : 5 (3%)

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les côtes : Les fractures sont très fréquentes, de sémeiologie polymorphe, 15% de l ensemble des fractures, présentes dans 80% des traumatismes thoraciques. Fractures par choc direct, de dehors en dedans, Fractures indirectes, à distance de l impact, de dedans en dehors. (Volet thoracique = urgence chirurgicale) Diagnostic souvent évident : Douleurs localisées, réveillées par la pression, la respiration, la toux. Confirmé par la radiographie. Fracture simple consolide en 30-45 jours

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. Les fractures costales de fatigue (aviron, golf, canöe/kayak) : Même tableau clinique sans traumatisme. Confirmé par la scintigraphie. Ligne axillaire antérieure des côtes 4 à 7. Traction inhomogène et forces rotationnelles (Gd dentelé, Oblique ext.) L articulation sterno-claviculaire : Subluxation antérieure de la clavicule. Tennisman : coup droit violent de face, sans rotation du tronc.

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. Les cartilages costaux, articulations chondro-sternales et chondro-costales : Le diagnostic est clinique car les cartilages sont invisibles radiologiquement. Traitement : anti-inflammatoires et repos. Tardivement, syndrome de Cyriax, syndrome de Tietze Le sein : En compétition de boxe française, de karaté, les protections mammaires, en plastique dur, sont obligatoires. Hématome cytostéatonécrose secondaire tardive. Problème de diagnostic différentiel avec processus tumoral Le sternum : Fractures rares, Diagnostic sur radiographie de profil, Traitement antalgique Consolidation en 45 à 60 jours

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. Le muscle grand pectoral : Lanceur de poids,haltérophile, karaté, football, boxe, basket-ball. Douleur brachiale, limitation de l adduction et de la rotation interne de l épaule Evolution longue (21 à 45 jours) Rééducation active précoce, parfois chirurgie LES CONTUSIONS VISCERALES. Intéressent la plèvre, le poumon, souvent secondaires à une fracture de cote. Pneumothorax, hemothorax surveillance radiologique +/- drainage.

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les muscles du dos et de la paroi antero-latérale de l abdomen : Rôle sur la motricité (station érigée, mouvements de l épaule ) Rôle respiratoire Ruptures : haltérophiles, lanceurs, gymnastes, rameurs, lutteurs,. Inflammations, déclenchées par surmenage (entraînement de force, relèvement de la position assise, services et smash en tennis..) Les hernies de Spiegel

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les régions de l aine ou inguino-fémorales: Le problème des douleurs de l aine, après traumatisme direct ou indirect: Hernie évidente contre-indication à certains sports traitement chirurgical: 8 à 10 semaines d arrêt, douleurs séquellaires. Pointe de hernie ou absence de hernie pathologie coxo-fémorale pathologie des OGE (clinique, échographie) pathologie musculaire (adducteurs, droit antérieur.) Le «point de côté» Douleur sous costale gauche,survenant précocément au cours d un exercice continu et aérobie. Etiologie inconnue: vasoconstriction splanchnique, congestion splénique distension gazeuse angle colique gauche

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS VISCERALES. Le foie, la rate, les reins: Contusions «relativement» fréquentes mais «exceptionnellement» graves: risque hémorragique mono traumatisme Sports de combat, se méfier des coups de pied de pointes sous le rebord costal (anamnèse ou de visu). Examen médical d aptitude (boxe, karaté,.), contrôler les hypocondres: splénomégalie hépatomégalie (asymptomatique, cirrhose, hépatite, ) ptose hépatique posent le problème de l autorisation à la compétition

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS VISCERALES. Le duodéno-pancréas et l intestin grêle: Contusions rares, traumatisme violent. Risque péritonéal Atteinte digestive et ischémie mésentérique du coureur de fond: Troubles digestifs divers Hémorragies digestives Lésions d ischémie intestinale Pancréatite «vasculaire» Hemodilution Déshydratation Hémolyse intravasculaire Pertes de fer Facteurs mécaniques BAS DEBIT SPLANCHNIQUE

5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN. FRACTURES, LUXATIONS ou leur suspicion TROUBLES RESPIRATOIRES après traumatisme crânien, cervical ou thoracique. DOULEURS ABDOMINALES HEMATURIE

6. CONCLUSION: LA PREVENTION. Les équipements de protection : Quasiment «rien» concernant la région thoraco-abdominale. En sport, l homme reste un bipède à ventre mou. Protections des épaules, suspensoirs ou coquilles (combat, hockey, football,.)

6. CONCLUSION: LA PREVENTION. L examen médical d aptitude. Les contre-indications à la pratique sportive : mutilations de la paroi thoracique, antécédent de pneumothorax spontané, syndromes obstructifs caractérisés. hernies, éventrations, hépatomégalies, splénomégalies. affection des reins, voies urinaires ou organes génitaux externes, antécédents chirurgicaux digestifs ou maladie chronique évolutive.

TRAUMATOLOGIE DU TRONC EN PRATIQUE SPORTIVE Les traumatismes ouverts (plaies) thoraco-abdominaux sont exceptionnels : leur gravité potentielle impose l hospitalisation pour bilan. D.U et Capacité de Biologie et Médecine du Sport. 1

Les traumatismes fermés (contusions) de l abdomen et du thorax sont eux-mêmes peu fréquents. Les contusions viscérales sont rares : leur gravité n est pas forcément proportionnelle à la violence du traumatisme. Les contusions pariétales sont beaucoup plus fréquentes et posent parfois des problèmes de diagnostic différentiel. En pratique : Un traumatisme thoraco-abdominal n est jamais banal Peut-être plus que l examen clinique, l anamnèse est très importante. 2

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. 2. LA FREQUENCE DES TRAUMATISMES THORACO-ABDOMINAUX. 3. LES CONTUSIONS DU THORAX. 4. LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. 5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN. 6. CONCLUSION: LA PREVENTION. 3

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. 4

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE CONTACT. 5

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE CONTACT. 6

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE CONTACT. 7

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE CONTACT. 8

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE CONTACT. 9

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE CONTACT. 10

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. 11

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE VITESSE. 12

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE VITESSE. 13

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE VITESSE. 14

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE VITESSE. 15

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE VITESSE. 16

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE VITESSE. Peu différent des accidents de la circulation : Problèmes de ramassage, triage, transfert 17

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. L EQUITATION. 18

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. L EQUITATION. Contact bien involontaire avec le sol Coup de pied de l âne 19

2. LA FREQUENCE DES TRAUMATISMES THORACO-ABDOMINAUX. Rare, mais difficile à estimer Peu de chose dans les manuels 1980-1983 154 compétitions de judo, rassemblant 17596 compétiteurs, 4300 appels, Membre supérieur 1790 blessures, tous diagnostics confondus Membre inférieur 337 abandons, Tête 106 évacuations en milieu hospitalier Thorax-abdomen 0,6% des compétiteurs 5,9% des blessés 20 55% 25% 15% 5%

TRAUMATISMES DE L ABDOMEN Rapport présenté au 103è Congrès français de chirurgie Paris, 4-6 octobre 2001 J.-C. LE NEEL, X. BARTH, F. GUILLON Enquête d un an 19 centres 84 contusions 264 observations : - enfants 85 cas 1 plaie 149 contusions - adultes 179 cas 30 plaies 264 cas 21

TABLEAU I Circonstances des contusions et plaies chez l enfant (85 cas) Accidents de circulation : 53 (62%) Vélo Auto Piéton Moto 23 19 8 3 Accidents de sport ou jeux : 26 (31%) Chutes Sport Manèges 13 (dont 3 de cheval) 7 6 Agressions : 6 (7%) dont 1 Silvermann Total : 10 (12%) 22

TABLEAU II Circonstances des contusions chez l adulte (149 cas) Accidents de circulation : 116 (78%) Auto Moto Piéton Vélo 70 36 6 4 Autres : 33 (22%) Chutes* Agressions Accident du travail ou sportif 19 10 5 * Une chute correspond aussi à un accident du travail Total : 5 (3%) 23

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES. 24

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les côtes : Les fractures sont très fréquentes, de sémeiologie polymorphe, 15% de l ensemble des fractures, présentes dans 80% des traumatismes thoraciques. Fractures par choc direct, de dehors en dedans, Fractures indirectes, à distance de l impact, de dedans en dehors. (Volet thoracique = urgence chirurgicale) Diagnostic souvent évident : Douleurs localisées, réveillées par la pression, la respiration, la toux. Ressaut costal à l examen Confirmé par la radiographie. Fracture simple consolide en 30-45 jours 25

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les fractures costales de fatigue (aviron, golf, canöe/kayak) : Même tableau clinique sans traumatisme. Confirmé par la scintigraphie. Ligne axillaire antérieure des côtes 4 à 7. Traction inhomogène et forces rotationnelles (Gd dentelé, Oblique ext.) Les cartilages costaux, articulations chondro-sternales et chondro-costales : Le diagnostic est clinique car les cartilages sont invisibles radiologiquement. Traitement : anti-inflammatoires et repos. Tardivement, syndrome de Cyriax, syndrome de Tietze Confusion avec pathologie ulcéreuse et surtout un angor 26

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES. Le sternum : Fractures rares, Diagnostic sur radiographie de profil, Traitement antalgique Consolidation en 45 à 60 jours Fracture de fatigue (haltérophilie) 27

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES. L articulation sterno-claviculaire : Subluxation antérieure de la clavicule. Tennisman : coup droit violent de face, sans rotation du tronc. Le sein : En compétition de boxe française, de karaté, les protections mammaires, en plastique dur, sont obligatoires. Hématome cytostéatonécrose secondaire tardive. Problème de diagnostic différentiel avec processus tumoral 28

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES. Le muscle grand pectoral : 29

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES. Le muscle grand pectoral : Lanceur de poids,haltérophile, karaté, judo, football, boxe, basket-ball. Douleur brachiale, limitation de l adduction et de la rotation interne de l épaule, ecchymose et encoche palpable. Evolution longue (21 à 45 jours) Rééducation active précoce, parfois chirurgie 30

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS VISCERALES. Intéressent la plèvre, le poumon, souvent secondaires à une fracture de cote. Pneumothorax, hemothorax surveillance radiologique +/- drainage. 31

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les muscles du dos et de la paroi antero-latérale de l abdomen : Rôle sur la motricité (station érigée, mouvements de l épaule ) Rôle respiratoire Ruptures : haltérophiles, lanceurs, gymnastes, rameurs, lutteurs,. Inflammations, déclenchées par surmenage (entraînement de force, relèvement de la position assise, services et smash en tennis..) 32

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les hernies de Spiegel 33

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les régions de l aine ou inguino-fémorales: Le problème des douleurs de l aine, après traumatisme direct ou indirect: Hernie évidente contre-indication à certains sports traitement chirurgical: 8 à 10 semaines d arrêt, douleurs séquellaires. Pointe de hernie ou absence de hernie pathologie coxo-fémorale pathologie des OGE (clinique, échographie) pathologie musculaire 34

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. Les régions de l aine ou inguino-fémorales: 35

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. Les régions de l aine ou inguino-fémorales: 36

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les régions de l aine ou inguino-fémorales: Hernie inguino-fémorale et activité sportive. contre-indication à certains sports coïncidence ou filiation? «la hernie varoise!» 37

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS PARIETALES. Le «point de côté» Douleur sous costale gauche,survenant précocément au cours d un exercice continu et aérobie. Etiologie inconnue: vasoconstriction splanchnique, congestion splénique distension gazeuse angle colique gauche 38

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS VISCERALES. Le foie, la rate, les reins: Contusions «relativement» fréquentes mais «exceptionnellement» graves: risque hémorragique mono traumatisme Sports de combat, se méfier des coups de pied de pointes sous le rebord costal (anamnèse ou de visu). Examen médical d aptitude (boxe, karaté,.), contrôler les hypocondres: splénomégalie hépatomégalie (asymptomatique, cirrhose, hépatite, ) ptose hépatique posent le problème de l autorisation à la compétition 39

On ne refera pas la question mais: Interet de l échographie et du scanner pour le diagnostic et la surveillance de ces blessés Fréquence du traitement non opératoire (abstention chirurgicale Mars 2002, Garçon de 17 ans, frêle, rugby à l école, Traumatisme basi-thoracique gauche 40 arrêt prolongé)

Pas de problème hémodynamique, pas de déglobulisation. Surveillance, sortie J10. Mai 2002, RAS 41

Le 16/11/2005, Traumatisme basi-thoracique gauche par coup de pied de cheval : Fracture fermée de la diaphyse ulnaire Douleurs abdominales Scanner 42

Le 19/11/2005, Recrudescence des douleurs abdominales, hémodynamique stable, déglobulisation de 12,7 à 9,6 g/l d Hb Scanner Transfusions, surveillance RAS 43

Le 22/12/2005, scanner de contrôle à 1 mois.. 44

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS VISCERALES. Le duodéno-pancréas et l intestin grêle: Contusions rares, traumatisme violent. Risque péritonéal 45

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS VISCERALES. Atteinte digestive et ischémie mésentérique du coureur de fond: Hemodilution Troubles digestifs divers Hémorragies digestives Lésions d ischémie intestinale Pancréatite «vasculaire» Déshydratation Hémolyse intravasculaire Pertes de fer Facteurs mécaniques BAS DEBIT SPLANCHNIQUE 46

5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN. 47

5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN. FRACTURES, LUXATIONS ou leur suspicion 48

5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN. FRACTURES, LUXATIONS ou leur suspicion TROUBLES RESPIRATOIRES après traumatisme crânien, cervical ou thoracique. 49

5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN. FRACTURES, LUXATIONS ou leur suspicion TROUBLES RESPIRATOIRES après traumatisme crânien, cervical ou thoracique. DOULEURS ABDOMINALES 50

5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN. FRACTURES, LUXATIONS ou leur suspicion TROUBLES RESPIRATOIRES après traumatisme crânien, cervical ou thoracique. DOULEURS ABDOMINALES HEMATURIE 51

6. CONCLUSION: LA PREVENTION. Les équipements de protection : Quasiment «rien» concernant la région thoraco-abdominale. En sport, l homme reste un bipède à ventre mou. Protections des épaules, suspensoirs ou coquilles (combat, hockey, football,.) 52

6. CONCLUSION: LA PREVENTION. L examen médical d aptitude. Les contre-indications à la pratique sportive : mutilations de la paroi thoracique, antécédent de pneumothorax spontané, syndromes obstructifs caractérisés. hernies, éventrations, hépatomégalies, splénomégalies. affection des reins, voies urinaires ou organes génitaux externes, antécédents chirurgicaux digestifs ou maladie chronique évolutive. 53

54

TRAUMATOLOGIE DU TRONC EN PRATIQUE SPORTIVE Les traumatismes ouverts (plaies) thoraco-abdominaux sont exceptionnels : leur gravité potentielle impose l hospitalisation pour bilan. Les traumatismes fermés (contusions) de l abdomen et du thorax sont eux-mêmes peu fréquents. Les contusions viscérales sont rares : leur gravité n est pas forcément proportionnelle à la violence du traumatisme. Les contusions pariétales sont beaucoup plus fréquentes et posent parfois des problèmes de diagnostic différentiel. En pratique : Un traumatisme thoraco-abdominal n est jamais banal Peut-être plus que l examen clinique, l anamnèse est très importante. 55

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. 2. LA FREQUENCE DES TRAUMATISMES THORACO-ABDOMINAUX. 3. LES CONTUSIONS DU THORAX. 4. LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. 5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN. 6. CONCLUSION: LA PREVENTION. 56

1. LES ACTIVITES SPORTIVES EN CAUSE. LES SPORTS DE CONTACT. LES SPORTS DE VITESSE. Peu différent des accidents de la circulation : Problèmes de ramassage, triage, transfert L EQUITATION. Contact bien involontaire avec le sol Coup de pied de l âne 57

2. LA FREQUENCE DES TRAUMATISMES THORACO-ABDOMINAUX. Rare, mais difficile à estimer Peu de chose dans les manuels 1980-1983 154 compétitions de judo, rassemblant 17596 compétiteurs, 4300 appels, Membre supérieur 1790 blessures, tous diagnostics confondus Membre inférieur 337 abandons, Tête 106 évacuations en milieu hospitalier Thorax-abdomen 0,6% des compétiteurs 5,9% des blessés 58 55% 25% 15% 5%

2. LA FREQUENCE DES TRAUMATISMES THORACO-ABDOMINAUX. TRAUMATISMES DE L ABDOMEN Rapport présenté au 103è Congrès français de chirurgie Paris, 4-6 octobre 2001 J.-C. LE NEEL, X. BARTH, F. GUILLON Enquête d un an 19 centres 84 contusions 264 observations : - enfants 85 cas 1 plaie 149 contusions - adultes 179 cas 30 plaies 59264 cas

2. LA FREQUENCE DES TRAUMATISMES THORACO-ABDOMINAUX. TABLEAU I Circonstances des contusions et plaies chez l enfant (85 cas) Accidents de circulation : 53 (62%) Vélo Auto Piéton Moto 23 19 8 3 Accidents de sport ou jeux : 26 (31%) Chutes Sport Manèges 13 (dont 3 de cheval) 7 6 Agressions : 6 (7%) dont 1 Silvermann Total : 10 (12%) 60

2. LA FREQUENCE DES TRAUMATISMES THORACO-ABDOMINAUX. TABLEAU II Circonstances des contusions chez l adulte (149 cas) Accidents de circulation : 116 (78%) Auto Moto Piéton Vélo 70 36 6 4 Autres : 33 (22%) Chutes* Agressions Accident du travail ou sportif 19 10 5 * Une chute correspond aussi à un accident du travail Total : 5 (3%) 61

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les côtes : Les fractures sont très fréquentes, de sémeiologie polymorphe, 15% de l ensemble des fractures, présentes dans 80% des traumatismes thoraciques. Fractures par choc direct, de dehors en dedans, Fractures indirectes, à distance de l impact, de dedans en dehors. (Volet thoracique = urgence chirurgicale) Diagnostic souvent évident : Douleurs localisées, réveillées par la pression, la respiration, la toux. Confirmé par la radiographie. Fracture simple consolide en 30-45 jours 62

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. Les fractures costales de fatigue (aviron, golf, canöe/kayak) : Même tableau clinique sans traumatisme. Confirmé par la scintigraphie. Ligne axillaire antérieure des côtes 4 à 7. Traction inhomogène et forces rotationnelles (Gd dentelé, Oblique ext.) L articulation sterno-claviculaire : Subluxation antérieure de la clavicule. Tennisman : coup droit violent de face, sans rotation du tronc. 63

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. Les cartilages costaux, articulations chondro-sternales et chondro-costales : Le diagnostic est clinique car les cartilages sont invisibles radiologiquement. Traitement : anti-inflammatoires et repos. Tardivement, syndrome de Cyriax, syndrome de Tietze Le sein : En compétition de boxe française, de karaté, les protections mammaires, en plastique dur, sont obligatoires. Hématome cytostéatonécrose secondaire tardive. Problème de diagnostic différentiel avec processus tumoral Le sternum : Fractures rares, Diagnostic sur radiographie de profil, Traitement antalgique Consolidation en 45 à 60 jours 64

3.LES CONTUSIONS DU THORAX. Le muscle grand pectoral : Lanceur de poids,haltérophile, karaté, football, boxe, basket-ball. Douleur brachiale, limitation de l adduction et de la rotation interne de l épaule Evolution longue (21 à 45 jours) Rééducation active précoce, parfois chirurgie LES CONTUSIONS VISCERALES. Intéressent la plèvre, le poumon, souvent secondaires à une fracture de cote. Pneumothorax, hemothorax surveillance radiologique +/- drainage. 65

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les muscles du dos et de la paroi antero-latérale de l abdomen : Rôle sur la motricité (station érigée, mouvements de l épaule ) Rôle respiratoire Ruptures : haltérophiles, lanceurs, gymnastes, rameurs, lutteurs,. Inflammations, déclenchées par surmenage (entraînement de force, relèvement de la position assise, services et smash en tennis..) Les hernies de Spiegel 66

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS PARIETALES. Les régions de l aine ou inguino-fémorales: Le problème des douleurs de l aine, après traumatisme direct ou indirect: Hernie évidente contre-indication à certains sports traitement chirurgical: 8 à 10 semaines d arrêt, douleurs séquellaires. Pointe de hernie ou absence de hernie pathologie coxo-fémorale pathologie des OGE (clinique, échographie) pathologie musculaire (adducteurs, droit antérieur.) Le «point de côté» Douleur sous costale gauche,survenant précocément au cours d un exercice continu et aérobie. Etiologie inconnue: vasoconstriction splanchnique, congestion splénique 67 distension gazeuse angle colique gauche

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS VISCERALES. Le foie, la rate, les reins: Contusions «relativement» fréquentes mais «exceptionnellement» graves: risque hémorragique mono traumatisme Sports de combat, se méfier des coups de pied de pointes sous le rebord costal (anamnèse ou de visu). Examen médical d aptitude (boxe, karaté,.), contrôler les hypocondres: splénomégalie hépatomégalie (asymptomatique, cirrhose, hépatite, ) ptose hépatique posent le problème de l autorisation à la compétition 68

4.LES CONTUSIONS DE L ABDOMEN. LES CONTUSIONS VISCERALES. Le duodéno-pancréas et l intestin grêle: Contusions rares, traumatisme violent. Risque péritonéal Atteinte digestive et ischémie mésentérique du coureur de fond: Troubles digestifs divers Hémorragies digestives Lésions d ischémie intestinale Pancréatite «vasculaire» Hemodilution Déshydratation Hémolyse intravasculaire Pertes de fer Facteurs mécaniques BAS DEBIT SPLANCHNIQUE 69

5. LES CAS OU LE SPORTIF BLESSE DOIT ETRE CONDUIT IMMEDIATEMENT CHEZ LE MEDECIN. FRACTURES, LUXATIONS ou leur suspicion TROUBLES RESPIRATOIRES après traumatisme crânien, cervical ou thoracique. DOULEURS ABDOMINALES HEMATURIE 70

6. CONCLUSION: LA PREVENTION. Les équipements de protection : Quasiment «rien» concernant la région thoraco-abdominale. En sport, l homme reste un bipède à ventre mou. Protections des épaules, suspensoirs ou coquilles (combat, hockey, football,.) 71

6. CONCLUSION: LA PREVENTION. L examen médical d aptitude. Les contre-indications à la pratique sportive : mutilations de la paroi thoracique, antécédent de pneumothorax spontané, syndromes obstructifs caractérisés. hernies, éventrations, hépatomégalies, splénomégalies. affection des reins, voies urinaires ou organes génitaux externes, antécédents chirurgicaux digestifs ou maladie chronique évolutive. 72

73