CENTRE HOSPITALIER LOUIS CONSTANT FLEMING. Projet :



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Transcription:

CENTRE HOSPITALIER LOUIS CONSTANT FLEMING Projet : Mise en place d une unité de virologie à dominante VIH au Centre Hospitalier de Saint Martin dans le but de mettre en œuvre des actions bilatérales de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/sida avec nos partenaires régionaux et internationaux de la Caraïbe. Cible : PVVIH 3 DFA Sint-Maarten Saint-Barthelemy Anguilla Saba Saint-Eustache Montserrat Saint-Kitts & Nevis

PRE-CAHIER DES CHARGES DU PROJET Intitulé du projet Mise en place d une unité de virologie à dominante VIH au Centre Hospitalier de Saint Martin dans le but de mettre en œuvre des actions bilatérales de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/sida avec nos partenaires régionaux et internationaux de la Caraïbe. 1. Renseignements administratifs : Institution : CENTRE HOSPITALIER DE SAINT MARTIN Département ou service : Unité de Dépistage et Soins des maladies Transmissibles Nom du responsable Nom de l interlocuteur pour le projet Interreg Docteur François Bissuel Docteur François Bissuel Contact e mail : f.bissuel@chsaintmartin.fr 2. Le Contexte du Projet : Tel: 05 90 52 26 18 - Fax: 05 90 52 25 40 Adresse de l institution : Centre Hospitalier Louis-Constant Fleming BP 381 97054 SAINT-MARTIN cedex Forts de l expertise reconnue de notre service en matière de prise en charge du VIH/sida, nous souhaitons nous engager résolument dans la dynamique de planification qui doit mener l hôpital de Saint-Martin vers une prise en compte des spécificités de son environnement. Les infections virales transmissibles en sont une composante essentielle nécessitant de développer notre action au niveau local et régional par une coopération avec les états insulaires voisins du fait des échanges permanents de population (professionnels, touristiques, migratoires ). Dans la droite ligne des accords de coopération mis en place entre la DSDS Guadeloupe et le Sint-Maarten Health Department, nous souhaitons poursuivre sur la voie d actions bilatérales de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/sida. Par l amélioration du suivi épidémiologique, par l optimisation de la prise en charge thérapeutique, et par le renforcement des capacités d analyses biologiques, nous apporterons une meilleure réponse au problème du VIH/sida. De plus, l expérience acquise en matière de VIH/sida permettra de développer à terme les compétences dans d autres infections virales émergentes qui pourraient menacer la santé publique dans notre région.

Nous souhaitons ainsi nous rapprocher des «petites îles» voisines, souvent oubliées des grands projets de coopération régionaux. Les îles concernées par le projet sont : o Sint-Maarten o Saint-Barthelemy o Anguilla o Saba o Saint-Eustache o Montserrat o Saint-Kitts & Nevis Les médecins correspondants du projet : 1.1.1 Dr Rachel Eersel (Sector Health Care Affairs) 1.1.2 Dr Gerard Van Osch (Sint-Maarten) 1.1.3 Dr Clyde Bryan (Anguilla) 1.1.4 Dr Kathleen Allen-Ferdinand (St-Kitts) 1.1.5 Dr Jack Bucanan (Saba) RATIONNEL: On a pu constater ces dernières années l'importance que peuvent revêtir les infections virales épidémiques dans les départements et territoires français d'outre-mer en matière de santé publique. Saint-Martin n échappe pas à cette règle, ce qui de plus dans le contexte sanitaire et social local pourrait avoir des conséquences dramatiques. 1 ) Lutte contre le VIH/sida : Au sein de la Caraïbe (2 région du globe la plus touchée par le sida), Saint-Martin, connaît l une des prévalences du VIH les plus fortes du territoire français (environ 1,5%) avec une file active en constante augmentation. On ne peut envisager une prise en charge satisfaisante de cette pathologie sans prendre en compte l environnement direct de Saint- Martin, tant en matière de prévention que d accès aux soins. Si les médicaments commencent à être partiellement disponibles dans les îles voisines, nos correspondants se plaignent d un manque de formation à leur utilisation et d un accès très difficile aux examens biologiques permettant d en contrôler l efficacité.

Il est en effet indispensable de pouvoir adapter la prise en charge thérapeutique par la connaissance du niveau de résistance des souches virales circulantes et par le suivi évolutif de la charge virale plasmatique des patients. En effet, l'apparition de mutations au niveau des gènes codant pour la transcriptase inverse ou les protéases du VIH est responsable de la résistance du virus aux différents antirétroviraux, avec de graves conséquences tant sur le plan individuel que collectif, un virus non contrôlé par le traitement étant plus dangereux pour la santé mais aussi plus facilement transmissible. Une coopération basée sur le transfert des connaissances et sur la mise à disposition des techniques biologiques essentielles serait une arme de poids dans la lutte locorégionale contre le sida. 2 ) Les autres menaces virales : si la lutte contre le VIH/sida doit être une priorité en matière de coopération, les actions ainsi mises en place pourraient à terme favoriser la coopération contre d autres maladies virales émergentes redoutables : La dengue: : arbovirose en constante progression en Amérique latine et dans la Caraïbe, le nombre de cas annuels a été multiplié par 60 en l espace de 20 ans, avec augmentation des formes graves hémorragiques. West Nile virus: : arbovirose redoutable par ses complications neurologiques (méningoencéphalo-myélites), ce virus est détecté dans l archipel guadeloupéen depuis 2002 chez des oiseaux (réservoirs) et des chevaux (hôtes) rendant probable une future épidémie chez l homme comme récemment aux USA. Chikungunya: : arbovirose dont on a pu constater le potentiel épidémique à la Réunion en 2006 06 avec plus de 200.000 cas et 125 décès. 2 cas de chikungunya d importation ont été identifié en 2006 en Guadeloupe et à St-Martin, confirmant le risque épidémique dans notre région. Grippe: : le risque potentiel de pandémie à virus H5N1 (grippe aviaire) et l'actualité de la pandémie à virus H1N1sw nous rappellent que la vigilance doit être permanente vis à vis des maladies infectieuses émergentes, particulièrement des infections virales.

3. Les Objectifs du projet : 1) Développer la coopération avec les états insulaires voisins sur la problématique du VIH et des autres viroses épidémiques afin : de favoriser une approche rationnelle de santé publique locorégionale, permettant d avoir une vision globale de la problématique du VIH/sida dans nos îles entre lesquelles les échanges de population sont nombreux ; de permettre un accès aux soins identique au nôtre, par une meilleure formation des équipes médicales et paramédicales locales et un renforcement du plateau technique ; d identifier et limiter l extension dans nos îles de pathologies virales transmissibles en suivant l évolution géographique et biologique des virus. 2) Développer l action de notre service dans le domaine du VIH/sida, puis étendre notre action à d autres maladies virales transmissibles émergentes dont le risque épidémique présente une menace pour la santé publique (arboviroses, épizooties transmissibles à l homme, etc. ). en intégrant les dispositifs de surveillance des phénomènes épidémiques graves, grâce à la position d observatoire privilégié que représentent les services hospitaliers d urgence et d hospitalisation de l'hôpital de Saint-Martin ; en créant une équipe opérationnelle apte à être activée en cas d alerte épidémique pouvant survenir à Saint-Martin ou dans les îles proches et qui, dans le contexte sanitaire et social local, pourrait connaître un développement dramatique ; en développant la coordination locorégionale afin de mieux connaître et suivre l évolution géographique et biologique des virus. Notre projet vise à organiser, optimiser et développer les moyens dédiés à l activité de virologie par une utilisation rationnelle couvrant l ensemble des besoins, afin d étendre leur utilisation au VIH et à d autres maladies virales transmissibles et d encourager la coopération avec les îles voisines. Création de l' "UNITE DE VIROLOGIE CLINIQUE" La mutualisation de nouveaux moyens avec ceux déjà existant permettra la mise en place d'une équipe opérationnelle clinique et biologique, dénommée Unité de Virologie Clinique. L'Unité de Virologie Clinique sera placée sous la coordination d'un médecin formé aux maladies infectieuses et à l épidémiologie. Ce praticien sera lui-même sous la responsabilité du chef de

service de Médecine du Centre Hospitalier L.C. Fleming. L Unité travaillera en accord avec les orientations données par le COREVIH, la DSDS, et l ARH de Guadeloupe, en collaboration avec la CIRE et le CIC-EC Antilles-Guyane. Ses principales missions seront : Coopération : a. Collaboration avec les structures de santé publique des états insulaires voisins sur la lutte contre les infections virales graves Mise en commun des données épidémiologiques Création d une cohorte locorégionale VIH Mise en place d indicateurs de suivi évolutif b. Transfert de compétences vers les médecins en charge du VIH/sida : Aide à la prise en charge des malades Formation à l éducation thérapeutique c. Aide à l accès aux examens virologiques essentiels: Génotypage du VIH Réalisation des tests génotypiques au laboratoire de biologie: Point-clé : L amplification génomique virale et le génotypage sont des techniques biologiques indispensables pour le suivi épidémiologique et clinique du VIH. Elles permettent de faire le bilan des mutations de résistance présentes dans le plasma. Le séquençage de l'arn viral plasmatique a pour but d'identifier des mutations d'acides aminés dont on peut analyser l'effet sur la réplication virale et le traduire en termes de sensibilité ou de résistance aux médicaments, permettant ainsi: - d'éviter l'évolution vers des complications opportunistes ou le décès, en adaptant les thérapeutiques ; - d'éviter la circulation de souches résistantes de virus qui vont diffuser dans la population et seront de plus en plus difficiles à traiter ; - d'optimiser le traitement préventif chez les femmes enceintes infectées par le VIH et éviter toute transmission materno-foetale de virus résistant. Aucun laboratoire à Saint-Martin ni dans les états voisins n est actuellement en mesure de réaliser le génotypage viral. Or l implication majeure en terme de santé publique rend indispensable la connaissance du niveau de résistance des souches virales circulant dans la région. Le laboratoire du CH. de Saint-Martin doit être en mesure de réaliser ces analyses virologiques et en faire bénéficier les professionnels de la santé des collectivités territoriales des états voisins. Participation à la surveillance épidémiologique : A court terme :

Renforcer la surveillance hospitalière à Saint-Martin par la mise en œuvre opérationnelle de la plateforme ARDAH de l'arh. Autonomiser le laboratoire de biologie de l'hôpital de St-Martin en matière de réalisation des tests diagnostiques et typage des virus recherchés (VIH, arbovirus, influenza...). Recueillir les données disponibles dans les états insulaires voisins concernant le VIH/sida (cf. supra). A moyen terme : Mise en place de l'interface web OSCOUR: Organisation de la surveillance coordonnée des urgences (programme national de surveillance sanitaire piloté par l'invs. Clarification de l'interface DIM / veille sanitaire. Renforcement de la compétence épidémiologique intra-hospitalière pour renforcer l'articulation recherche clinique / veille sanitaire. Réflexion sur la mise en place d un outil informatique commun de gestion des données épidémiologiques avec les états insulaires voisins, en prenant pour modèle le logiciel E-Nadis déjà partagé entre Saint-Martin et Sint-Maarten pour les patients VIH+. MOYENS NÉCESSAIRES : Moyens humains = 1 Coordinateur médical (1 ETP) formé aux maladies infectieuses et tropicales, et à orientation santé publique : a. mission de coopération avec les états insulaires voisins ; b. formation des professionnels de santé aux pathologies virales transmissibles et aux soins aux personnes infectées par le VIH c. animation et formation d un réseau de médecins sentinelles, et mise en place d'un comité d'experts (sous l égide de la CIRE et de la DSDS) ; d. recueil et transmission des indicateurs épidémiologiques aux structures régionales et nationales de veille sanitaire ; Moyens matériels = Equipement du laboratoire de biologie du C.H. L.C. Fleming pour la réalisation des PCR virales et du génotypage. EVALUATION DE L ACTION :

1 Rapport d activité 2 Pour VIH/IST : a. Supervision par le COREVIH de Guadeloupe b. Participation au DMI2 (base de données hospitalière française sur l infection à VIH) c. Collaboration avec le CIC-EC Antilles-Guyane 3 Pour les virus hors IST: a. Supervision par la CIRE Antilles-Guyane et l InVS b. Travail en partenariat avec la DSDS et les plateformes ARH c. Collaboration avec le CIC-EC Antilles-Guyane Abréviations USDSMT : unité de surveillance, dépistage et soins des maladies transmissibles VIH : virus de l immunodéficience humaine DSDS : direction de la santé et du développement social ARH : agence régionale de l hospitalisation CIRE : cellule interrégionale d épidémiologie CIC-EC : centre d investigation clinique épidémiologie clinique COREVIH : coordination régionale de lutte contre le VIH