L offre de travail à CT I. Le choix travail/loisir : 1. Le cadre général : 2. La statique comparative du modèle : a) L influence d une hausse du revenu non-gagné : b) Effet d une modification du taux de salaire : 3. Offre de travail et taux de salaire de réserve : a) Choix activité/inactivité : L inactivité est représentée au point A. Lorsque la droite de budget est AB, l individu choisirait E2, on voit que E2 est dominé par A, il y a inactivité. Lorsque le salaire correspond à la droite AB, l individu a intérêt à rester à la maison. Lorsque le salaire correspond à AB, l individu a intérêt à être en E1 car E1>A. Il y a activité. On voit que lorsque la pente de la droite de budget est inférieure à la pente de la courbe d indifférence au point A (lorsque la droite de budget AB passe sous la courbe d indifférence U 0), le salaire de marché est inférieur au salaire de réserve. Le taux de salaire de réserve = TMS en A. (w ; w R) détermine l activité ou l inactivité. La qualification joue sur le salaire du marché w. Le revenu non gagné, la valeur d inactivité jouent sur le salaire de réserve w R. Toutes choses égales par ailleurs (à w R donné), les femmes plus qualifiées vont avoir un taux d activité plus élevé parce que ça joue sur le salaire du marché w. Toute chose égale par ailleurs, les femmes ayant des enfants en bas âge, vont avoir des taux d activité plus faibles que des femmes sans enfants ou plus âgés parce que là, ça jouera sur w R. Toutes choses égales par ailleurs, les gens ayant une rente vont avoir tendance à travailler moins car ça joue sur w R. b) APPLICATION : Taux de salaire, taux d activité et élevage des enfants : On va se pencher sur le cout des alternatives. L élevage des enfants se décomposent en couts fixes et couts variables. Lorsqu il y a un enfant, il y a des couts à entrer sur le marché du travail (frais de garde des enfants).
Avec enfants, A domine E1, la mère est passé d un état d activité à un état d inactivité. La femme ici doit payer pour la garde des enfants (paiement au niveau AC). Ce qui se passe en dehors du marché du travail a un impact sur le marché du travail. Si l état voulait augmenter le taux d emploi des femmes, il jouerait sur ce cout, il prendrait à sa charge le cout AC (en payant les nounous, en augmentant le nombre de crèches, etc.). 4. L offre de travail dans le cas d un contrat d adhésion : Jusque là, le cadre n était pas très réaliste, l employé avait le choix de sa durée de travail. Dans la réalité l entreprise fixe à la fois le taux de salaire horaire mais peut aussi fixer la durée du travail, ce qui donne naissance à un contrat d adhésion (l individu ne choisit pas la durée, il dit oui ou il dit non). N ayant pas la possibilité de choisir, on va avoir des situations dans lesquelles l individu aurait préféré choisir moins d heures ou plus d heures. a) Le travailleur suremployé : Il aurait préféré travailler moins. Si on lui avait donné le choix, il serait en E 0 mais on ne lui propose pas ce contrat, on lui a proposé HC et il a accepté. On voit que l individu est suremployé parce qu il aurait préféré E 0 que C. Il gagne plus que ce qu il aurait choisi. On voit que l utilité est plus faible en C que celle en E 0. Il y a une perte d utilité. On voit que ce n est pas une situation d équilibre. La pente de la CI au point C est beaucoup plus forte que celle de la droit AB. La pente de la CI = TMS du temps de loisir. Dans ce cas la valeur du temps de loisir est supérieure au taux de salaire (valeur du temps de travail). Dans certains cas, le suremployé peut être tellement suremployé qu il peut préférer l inactivité.
b) Le travailleur sous-employé : Il voudrait travailler plus pour gagner plus. Il y a une perte d utilité. Ce n est pas un équilibre puisqu au point C, il n y a pas tangence entre la CI et la droite de budget. La pente rouge est plus faible que celle de la droite de budget. La valeur du temps de loisir est plus faible que la valeur du taux de salaire. 5. Heures supplémentaires & temps de travail : Le même modèle revenu/loisir va permettre d analyser les raisons pour lesquelles on propose des heures supplémentaires plus rémunérées que les heures légales. Ces heures supplémentaires vont permettre de revenir sur les deux cas précédent (suremploi/sous emploi). a) Heures de travail légales & heures de travail supplémentaire : On va avoir deux types de contrats. Tarifications normales ou Tarifications heures supplémentaires. R(O ) = w.h + w.h R(O ) = w.[h+h ] w >w : heures supplémentaires taux de salaire constant quel que soit le nombre d heures Les heures supplémentaires permettraient de faire travailler les gens plus longtemps. Avec ces heures supplémentaires, on va limiter l effet revenu. En quelque sorte, les heures supplémentaires permettraient de faire travailler les gens volontairement plus longtemps alors que si l on paye toutes
les heures pareilles, l effet revenu va être plus fort. Si double tarification, pas d effet revenu sur les heures déjà existantes. b) Les heures supplémentaires & les préférences des travailleurs : Travailleur suremployé : il n est pas question qu il travaille plus au même taux de salaire. En revanche si j augmente le salaire des heures supplémentaires par rapport aux heures légales, les conditions changent. Cas d un individu ayant un taux de salaire classique de 10 et une valeur du temps de loisir de 15. Pour le convaincre de faire des heures supplémentaires, il faudra que je le paie plus de 15. C est un paradoxe puisque le suremployé est suremployé compte tenu des conditions de salaires, et si celles-ci changent, il peut décider de travailler davantage volontairement. Travailleur sous-employé : ce travailleur sous employé a une valeur du temps de loisir inférieure au taux de salaire proposé par l entreprise. Le patron lui proposait 10, il avait une valeur du temps de loisir de 5. On risque de voir cet individu travailler dans un deuxième job dont le salaire horaire est inférieur à celui du premier. Si je suis Ministre du Travail et que j ai une politique de restriction du temps de travail, ça va être conforme aux vœux des suremployés mais pas à ceux des sous-employés. II. Allocations sociales et incitations : Virtuellement, tous les programmes d aide ont une incidence sur les programmes de travail. On garde le modèle temps de travail/temps de loisir. Ce modèle a deux limites : c est un modèle statique et en équilibre partiel. 1. Allocations indépendantes du revenu d activité : Y sera le revenu disponible ; E le revenu lié à l activité d emploi ; D l allocation ; Y = E+D avec E=w.H
L allocation déplace la droite de budget verticalement et la pente ne bouge pas (pas d effet prix, pas d effet de substitution, seulement un effet de revenu). Le nouvel équilibre comprendra plus de loisir et moins de travail (ce n est pas incitatif). 2. L impôt négatif : Il implique un revenu minimum garanti pour tous les individus de la société et un taux d imposition appliqué au revenu du marché du travail. E = 0 ; j ai y = 100. On voit bien que le revenu disponible est égal à 100, soit l impôt négatif. L individu ne paie pas d impôt, on le lui donne. E = 100 ; y = 150. L impôt négatif est de 50. E = 200 ; y = 200. L impôt est nul, je ne paye pas d impôt, on ne m en donne pas. E = 300 ; Y = 250. L individu va payer un impôt. L effet revenu (C0) a tendance à faire diminuer le temps de travailler. Les taxes ont un effet prix (w diminue). Le cout du travail est plus faible. On peut avoir des bas salaires car on donne un impôt négatif. A coté de l impôt négatif, il y a des dispositifs beaucoup moins défendables et plus désincitatifs.