SANTE DE L ELEVE : GUIDE DU DIRECTEUR D ECOLE



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SANTE DE L ELEVE : GUIDE DU DIRECTEUR D ECOLE

SOMMAIRE FICHE N 1 : Organisation des premiers secours Page 3 à 4 FICHE N 2 : Composition de l armoire à pharmacie et de la trousse de premiers secours Page 5 à 6 FICHE N 3 : Soins au quotidien Page 7 à 8 FICHE N 4 : Prise médicamenteuse pendant le temps scolaire-projet d accueil individualisé Page 9 à 11 FICHE N 5 : Certificats médicaux - Vaccinations Page 12 à 15 FICHE N 6 : Hygiène et maladies Page 16 à 22 FICHE N 7 : Apprentissage de la lecture Page 23 à 26 FICHE N 8 : Signalement d enfant en danger Page 27 à 31 FICHE N 9 : Enfance en danger et conduite à tenir Page 32

FICHE N 1 ORGANISATION DES PREMIERS SECOURS 1-1 Le téléphone Dans les écoles, une ligne téléphonique permettant de contacter les services d urgence doit impérativement être accessible en permanence. Doivent être affichés près du téléphone : - les consignes précises sur la conduite à tenir en cas d urgence, - les numéros d urgence ainsi que l affiche «Protocole d alerte au SAMU» (voir ci-joint), - la liste des personnes possédant un diplôme de premiers secours AFPS,PSC1 ou SST. En l absence de personnels de santé, les urgences doivent être prises en charge par les personnes titulaires de diplômes de secourisme AFPS (attestation de formation aux premiers secours), PSC1(prévention secours civique niveau1) ou STT (Sauveteur secouriste du travail). Toutefois, il appartient à chacun de porter secours à toute personne en danger. 1-2 Le SAMU : le 15 Quand l appeler? Devant tout malaise ou accident manifestement grave mais plus généralement devant tout problème de santé Pourquoi? Pour dialoguer avec un médecin régulateur qui est habilité à : - donner tout conseil téléphonique concernant un problème de santé ; - envoyer si besoin un médecin sur place ; - organiser le transport éventuel vers une structure de soins avec les moyens appropriés (ambulance SMUR, pompiers ou privée). Pour dégager votre responsabilité : - Tous les appels sont enregistrés et peuvent témoigner de votre action. - En dehors des évacuations réalisées par les ambulances du SMUR les autres modes de transport (ambulances des sapeurs pompiers ou privées) seront prescrits par le médecin régulateur, ce qui permettra le remboursement par les organismes de sécurité sociale.

FICHE N 2 COMPOSITION DE L ARMOIRE A PHARMACIE ET DE LA TROUSSE DE PREMIERS SECOURS Le bulletin officiel de l Education Nationale (B.O hors série du n 1 du 6 janvier 2000) préconise de disposer des matériels suivants : 2-1 Armoire à pharmacie Matériel à prévoir près d un point d eau : - une armoire à pharmacie fermant à clé, hors de portée des élèves, - du savon de Marseille (liquide de préférence), - des essuie-mains jetables, - une poubelle à pansements munie d un sac plastique avec un lien de fermeture devant faire l objet d une élimination spécifique, - un réfrigérateur, - une plaque électrique ou bouilloire électrique, - une chaise, si possible un fauteuil relax, un lit ou un matelas. Matériel à ranger dans l armoire à pharmacie : - la liste des élèves nécessitant un traitement particulier, un PAI, - gants à usage unique jetables, - hexomédine solution à 1%, - compresses individuelles stériles, - pansements adhésifs hypoallergiques, - pansements compressifs, - sparadrap hypoallergique, - bandes de NYLEX de 5cm, 7cm et 10 cm, - filet à pansement, - sucres enveloppés, - eau de mélisse, - pince à écharde, - paire de ciseaux, - thermomètre frontal, - lampe de poche, - couverture isothermique, - Aspi-venin, - tisanes, - penser aux serviettes hygiéniques. Matériel à ranger dans un réfrigérateur : coussin réfrigérant réutilisable ou compresses watergel. Penser à consigner les soins effectués sur un cahier

2-2 Trousse de premiers secours Elle est à constituer et doit être emportée lors de tous les déplacements à l extérieur. Matériel à prévoir dans la trousse : - fiche de conduite à tenir en cas d urgence (cf. L affiche : Protocole d alerte au SAMU en cas d urgence ) - des gants jetables - un antiseptique incolore - des compresses stériles individuelles - des pansements - des bandes - une écharpe - des ciseaux - une couverture isothermique - le ou les médicaments inscrit(s) dans le(s) protocole(s) d urgence des PAI. Les produits doivent être vérifiés et remplacés régulièrement. Détruire les produits périmés.

FICHE N 3 SOINS AU QUOTIDIEN Conduites à tenir 4 principes essentiels : ❶ RASSURER ❷ ALLONGER ❸ NE PAS MINIMISER ❹ EVACUER AU MOINDRE DOUTE Attention aux chocs sur la tête : Surveiller l'enfant Si l enfant s agite, est trop calme, s endort, vomit : Prévenir la famille Ces signes peuvent survenir un moment après l accident alors que rien n'a été constaté dans un premier temps SOINS Se laver les mains au savon de Marseille avant et après chaque soin quel que soit le type de plaie : UTILISER DES GANTS. PLAIE SUPERFICIELLE Nettoyer à l eau et au savon puis nettoyer avec un antiseptique incolore. PLAIE PLUS IMPORTANTE Faire asseoir. Nettoyer avec de l eau + savon. Rincer. Appliquer un antiseptique incolore. Pansement adhésif hypoallergique ou compresse + sparadrap hypoallergique. PLAIE PROFONDE OU NECESSITANT UNE SUTURE Allonger. Ne rien appliquer sur la plaie. Protéger d une compresse. Faire évacuer l élève (cf. fiche d urgence). SAIGNEMENT ABONDANT Allonger. * S il n y a rien dans la plaie. Comprimer : c est-à-dire, appuyer très fort avec la main là où a lieu le saignement avec un gant. Ne lâcher la compression sous aucun prétexte (garrot interdit). * S il reste un objet dans la plaie : appel au 15 et suivre les consignes données

SAIGNEMENT DE NEZ Appuyer fortement sur la narine qui saigne, élève assis, tête légèrement en avant pendant environ 10 minutes. Si le saignement persiste après 10 minutes de compression, si le saignement est consécutif à un traumatisme du nez : appeler le centre 15 et la famille. MAL DE TETE Essayer de temporiser. Ne pas donner de médicaments. Appeler la famille si la douleur persistante empêche l élève de rester en classe. MAL AU VENTRE OU A L ESTOMAC Ne pas donner de médicaments. Rassurer. Allonger. Surveiller. COUPS CONTUSIONS SANS PLAIE Être prudent, penser à la fracture si douleur ou bleu localisé très important. Coussin réfrigéré sur la zone douloureuse. Si douleur ou gonflement très important, immobiliser et faire évacuer l élève. VOMISSEMENTS OU NAUSEES Pas de médicaments. Allonger sur le côté. Si persistance, faire évacuer l'élève, MALAISE, FATIGUE, AGITATION Rassurer. Isoler. Allonger. Pas de médicaments. Faire évacuer si perte de connaissance. BRULURES Laisser couler l eau froide du robinet à faible pression sur la brûlure Appel du 15 et suivre les consignes Ni pommade, ni corps gras. Faire asseoir ou allonger

FICHE N 4 PRISE MEDICAMENTEUSE PENDANT LE TEMPS SCOLAIRE PROJET D ACCUEIL INDIVIDUALISE 4-1 Utilisation de médicaments En l absence de médecin et d infirmière, sans ordonnance ou sans projet d accueil individualisé (P.A.I ), seuls peuvent être utilisés les produits prévus dans la fiche numéro 2. 4-2 Délivrance de médicaments Aucun médicament ne peut être détenu par les personnels (à l exception des médecins et des infirmières) sans PAI ou ordonnance médicale accompagnée d une autorisation parentale écrite. 4-3 Maladie Les familles peuvent être amenées à demander aux enseignants d administrer des médicaments prescrits par le médecin traitant à des heures où l enfant est en classe. Les familles seront encouragées à solliciter leur médecin afin qu il juge si la prescription peut éviter une prise médicamenteuse sur le temps scolaire. Dans le cas contraire et de façon exceptionnelle, l enseignant peut donner le traitement à l enfant au vu de l ordonnance et d une autorisation parentale écrite. Le traitement doit être conservé hors de la portée des élèves dans l armoire à pharmacie de l école fermée à clé. Le nom de l enfant doit figurer sur les boites. 4-4 Projet d accueil individualisé Les circulaires du 22 juillet 1993, du 19 novembre 1999 et du 8 septembre 2003 prévoient l opportunité de mettre en place, à la demande des familles, un projet d accueil individualisé (P.A.I) associant l équipe éducative, le médecin de l éducation nationale, la famille, les services de soins éventuels et tout intervenant impliqué dans la scolarité du jeune malade permettant la continuité des soins. Ce document, créé par l Education Nationale, permet de faciliter l accueil des élèves porteurs d un trouble de la santé évoluant sur une longue période et nécessitant la prise de médicaments, de soins, ou d'aménagements pendant le temps scolaire, dans le respect des compétences de chacun et en fonction des besoins spécifiques de l'élève,

Le PAI est établi à la demande de la famille,ou en accord et avec la participation de celle-ci, par le directeur de l'école, le chef d'établissement, à partir des besoins thérapeutiques et en concertation avec le médecin scolaire, L ordonnance, établie par le médecin qui suit l'enfant dans le cadre de sa pathologie,est adressée sous pli cacheté au médecin de l Education Nationale avec l'accord de la famille. A partir des informations recueillies auprès de la famille et des services de soins, le médecin scolaire, en lien avec l'infirmière, détermine les aménagements à mettre en place dans le cadre scolaire, Le P.A.I est un document écrit essentiellement pratique et révisable chaque année scolaire. Il permet d organiser le rôle de chacun et la complémentarité des intervenants dans la prise en charge de l'élève porteur de troubles de la santé au cours de sa scolarité. L administration d un traitement médical, notamment d un traitement d urgence, par un adulte volontaire peut être prévue dans ce projet. Ce document est cosigné par la famille, le Chef d établissement, le Médecin de l Education Nationale, les partenaires éventuels intervenant dans les prises en charge. Les élèves pouvant bénéficier d un PAI doivent être signalés dès le début de l année scolaire au Médecin de l Éducation Nationale ou à l infirmière scolaire par l intermédiaire des secrétariats médico-scolaires.

Bourges, le Madame, Monsieur, En application du protocole national sur l organisation des soins et des urgences dans les écoles et les établissements publics locaux d enseignement du 6 janvier 2000, il est rappelé qu une ordonnance médicale nominative, quantitative et qualitative du médecin traitant est exigée pour un traitement à prendre pendant le temps de présence de l enfant à l école. Ces médicaments seront étiquetés au nom de l élève et rangés sous clef à l infirmerie. En l absence du médecin ou de l infirmière, une autorisation parentale dûment signée, permettant l administration du traitement à l élève par le personnel de l établissement, est demandée. L infirmière AUTORISATION Je, soussigné(e) responsable légal de l enfant autorise le personnel de l établissement à administrer à mon enfant, selon les prescriptions du médecin, les médicaments figurant sur l ordonnance ci-jointe. Je remets les médicaments, dûment étiquetés à son nom, à l établissement. Le surplus éventuel me sera restitué à l issue du traitement. A, le (signature)

FICHE N 5 CERTIFICATS MEDICAUX et VACCINATIONS 5-1 Le carnet de santé Le carnet de santé délivré en application de l article L163 du code de santé publique lors de la déclaration de naissance de l enfant, est un document personnel et confidentiel dont un grand nombre d informations sont couvertes par le secret médical. Celles-ci en font un document important de liaison entre les personnels médicaux qui peuvent suivre l enfant mais n ont pas à être communiquées, en dehors des parents, à d autres personnes que des médecins et leurs collaborateurs immédiats. 5-2 Les certificats médicaux : 5-2-1 Certificats nécessaires lors de l inscription d un enfant à l école Au terme des articles L6 à L9, L214 à L219 du code de Santé publique, les parents ou tuteurs sont tenus personnellement responsables de l exécution des vaccinations obligatoires dont la justification doit être fournie lors de l admission à l école dès la maternelle. Lors de l inscription, le directeur de l école doit s assurer que les vaccinations obligatoires ont bien été effectuées. Seule la vaccination DTPolio est exigible pour l inscription. Pour effectuer cette vérification, le directeur de l école est invité à demander aux parents soit : La production d une attestation médicale, La photocopie des pages du carnet de santé relatives aux vaccinations. Il pourra également consulter, en présence des parents, les seules pages du carnet de santé concernant les vaccinations. Si les parents ne produisent ni carnet de vaccinations, ni certificat médical de contre indication vaccinale, l article 12 du décret n 59-247 du 28 février 1952 prévoit que les vaccinations réglementaires doivent être effectuées dans les 3 mois qui suivent. Pour toutes question,vous pouvez contacter l infirmière scolaire ou le médecin de l Education Nationale,

5-2-2 Certificats médicaux pour absence d élève Les arrêtés du 14 mars 1970 prévoient la présentation d un certificat médical obligatoire uniquement dans le cas d un retour à l école après maladie contagieuse dont la liste est fixée par l arrêté du 3 mai 1989 (fiche N 6-1) : Certificat de non contagiosité. Dans tous les autres cas, l absence doit être motivée par un écrit des parents. Si l absentéisme d un élève relève de raisons de santé importantes, il convient de contacter le médecin ou l infirmière de l Education Nationale qui feront le lien avec les services de soins extérieurs. Le médecin conseiller technique appréciera l opportunité d une scolarisation à domicile de type SAPAD. 5-2-3 Certificats d inaptitude aux activités sportives L EPS est une discipline qui ne nécessite pas de certificat médical d aptitude. Seules les inaptitudes doivent faire l objet d un certificat médical, qui doit indiquer son caractère total ou partiel ainsi que sa durée mais ne peut pas dépasser la fin de l année scolaire. Toute dispense supérieure à trois mois (y compris le cumul dans l année scolaire) doit être signalée au médecin de l Éducation nationale pour éventuelle expertise. 5-2-4 Certificats destinés à une classe d environnement Aucun certificat médical d aptitude n est exigible avant le départ. Cependant une fiche sanitaire peut être remplie par les familles. Il est recommandé : - de vérifier les vaccinations obligatoires - d exiger, en cas de prise médicamenteuse : la photocopie de l ordonnance médicale ainsi qu une autorisation parentale écrite. 5-2-5 Certificat pour l entrée au CP Aucun certificat médical n est exigible pour une aptitude à entrer en cours préparatoire. Un bilan de santé est organisé au cours de l année de grande section de maternelle, réalisé par le médecin et /ou l infirmière de l éducation nationale. Cet examen permet de dépister les pathologies susceptibles d entraver la scolarité de l enfant et en particulier les troubles spécifiques des apprentissages.

5-3 Les vaccinations : 5-3-1 La vaccination consiste à introduire dans l organisme, par injection ou par ingestion une substance ou un germe (bactérie ou virus) dans le but de provoquer la fabrication d anticorps qui permettront de protéger contre la maladie. 5-3-2 La politique vaccinale en France se traduit par des obligations et des recommandations vaccinales. Ces obligations et recommandations sont formalisées dans le calendrier vaccinal mis à jour régulièrement en fonction des données épidémiologiques et de l'évolution des vaccins, Les vaccinations obligatoires sont au nombre de 3: - la vaccination contre la diphtérie - la vaccination contre le tétanos - la vaccination contre la poliomyélite Les vaccinations recommandées : - la vaccination contre la coqueluche - la vaccination contre l hépatite B - la vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole - la vaccination contre les infections invasives à pneumocoques. la vaccination contre le méningocoque 5-3-3 Le calendrier vaccinal Le calendrier vaccinal élaboré par le comité technique des vaccinations (CTV), approuvé par le Conseil supérieur d hygiène publique de France (C.S.H.P.F.) et publié au Bulletin officiel : fixe les vaccinations applicables aux personnes résidentes en France en fonction de leur âge. résume les recommandations vaccinales émises par le Conseil supérieur de l hygiène publique de France (C.S.H.P.F.). Il existe par ailleurs des recommandations vaccinales particulières propres aux expositions professionnelles ou à des voyages. D une manière générale, les recommandations des experts résultent de l évolution de l épidémiologie des maladies, de l actualisation des connaissances sur l efficacité et la tolérance des vaccins, des recommandations émises dans d autres pays et la mise sur le marché de nouveaux vaccins. De plus, elles tiennent compte des orientations générales de l OMS en matière d élimination de certaines maladies.

CALENDRIER VACCINAL 2011

FICHE N 6 HYGIENE ET MALADIES 6-1 Les animaux et les plantes Malgré leur intérêt pédagogique, les animaux et les plantes peuvent provoquer des réactions allergiques chez les enfants sensibilisés, transmettre des maladies infectieuses ou être toxiques. Une consultation vétérinaire préalable à l introduction d un animal dans une classe est nécessaire ainsi qu un suivi régulier de l animal. Étant donné l augmentation du nombre d enfants allergiques, la présence d animaux au sein d une classe est déconseillée. Les plantes vertes, peuvent provoquer des réactions allergiques de contact ou respiratoires dont il faudra tenir compte en cas d enfants sensibilisés. Dans tous les cas, veiller à éviter la stagnation d eau qui favorise l apparition de moisissures allergisantes. 6-2 Les allergies Le sujet allergique réagit de façon différente de la plupart des individus lors du contact avec des quantités non toxiques de certains antigènes présents dans l environnement Cette sensibilité peut se manifester par des crises de toux, des crises d asthme, une rhinite allergique, de l urticaire, de l eczéma, des douleurs abdominales Les allergènes peuvent être d origine végétale (pollens, graminées, arbres..), animale (poils, plumes..) ou alimentaire. Les enfants allergiques sont de plus en plus nombreux à tous les âges de la scolarité. Dans la majorité des cas, ces allergies sont tout à fait compatibles avec une scolarité normale moyennant quelques dispositions particulières lors de certaines activités. Pour les enfants présentant des allergies importantes (asthme sévère, allergies alimentaires), il convient de se référer à la circulaire n 93248 du 22 juillet 1993 intitulée «Accueil des enfants et des adolescents atteints de troubles de la santé évoluant sur une longue période», de contacter le médecin de l éducation nationale pour établissement d un éventuel PAI. - Les allergies alimentaires sont de plus en plus fréquentes. - L allergie à l arachide est l une des plus sévères parmi les allergies alimentaires de l enfant. L éviction de l arachide est rendue difficile par sa présence dans beaucoup de produits alimentaires. - Les allergies alimentaires nécessitent le plus souvent une éviction stricte des allergènes alimentaires qu il convient de respecter y compris sur les temps de collation, prises alimentaires sur le temps scolaire et de restauration collective.

6.3 Les maladies contagieuses Les maladies contagieuses sont des maladies engendrées par des micro-organismes (bactéries, virus, parasites, champignons). La conduite à tenir dans ce domaine comporte d une part, les mesures préventives d hygiène générale et d autre part, un certain nombre d actions particulières afin de pouvoir minimiser le risque de développement d une épidémie. L action varie selon le mode de transmission et le germe en cause ; elle est le plus souvent ponctuelle et limitée dans le temps. Cependant, elle doit être l occasion de revoir les règles d hygiène générale nécessaires aux collectivités. Les enfants des collectivités sont davantage exposés au risque infectieux que l enfant isolé. Pour éviter la transmission des maladies contagieuses, des mesures sanitaires régies par des arrêtés sont parfois nécessaires pour protéger les sujets contacts à l école. Les durées et les conditions d éviction évoluent avec les progrès des traitements et de la prévention. Les durées, les conditions d éviction et les mesures de prophylaxie à prendre en cas de maladies contagieuses sont précisées par l arrêté du 3 mai 1989 (tableau 6-3-1) publié au JO du 31 mai 1989 et au BO du 22 février 1990. Le Conseil supérieur d'hygiène publique a réactualisé en 2003 les conduites à tenir en cas de maladies transmissible dans une collectivité, Lorsqu un directeur d école a connaissance de plusieurs cas de maladies contagieuses (varicelle, rougeole, rubéole, méningite, hépatite, diarrhée ) il doit prévenir le plus rapidement possible le médecin conseiller technique de l Inspecteur d Académie qui contactera le médecin du secteur concerné et les services compétents de l Agence Régionale de Santé s il s agit d une maladie à déclaration obligatoire. Le médecin du secteur apportera toutes les informations et conseils nécessaires et prendra éventuellement toutes les dispositions pour éviter l apparition d autres cas, en collaboration avec le médecin du service PMI pour les enfants de petite et moyenne section de Maternelle. Les maladies n apparaissant pas au tableau d éviction ne donnent lieu à aucune mesure particulière. Un certificat médical de non contagiosité est exigé pour le retour en classe d un enfant ayant contracté une de ces maladies. Le médecin et l infirmière de l Éducation Nationale sont là pour vous conseiller.

6-3-1 Tableau de situations de conditions d éviction Maladies Coqueluche Diphtérie Tuberculose respiratoire Dysenterie bacillaire ou amibienne, Gale, Grippe Varicelle Impétigo et autres pyodermites Méningite à méningocoque Poliomyélite Mesures d éviction pour le malade. 5 jours d éviction après le début de l'antibiothérapie efficace 30 jours d éviction jusqu'à guérison clinique et biologique Éviction jusqu à la présentation d un certificat médical de noncontagiosité. Éviction jusqu à guérison clinique. Éviction jusqu à guérison Clinique. Éviction jusqu à l absence de virus dans les selles. Pédiculose Pas d éviction si traitement. Pas d éviction. Rougeole-Oreillons Éviction jusqu à guérison clinique Rubéole Éviction jusqu à guérison clinique. Mesures de prophylaxies pour les sujets contacts Pas d éviction. Vérification et mise à jour éventuelle des vaccinations Pas d éviction. Mesure de prophylaxie éventuelle à l initiative de l'ars en lien avec l EN. Pas d éviction. Mesures de prophylaxie collective à l'initiative de l'ars en lien avec l'en Dépistage éventuel des enfants de la classe et les membres du personnel ayant eu un contact prolongé avec le malade. Pas d éviction. Pas d éviction. Prophylaxie médicamenteuse ou vaccination des sujets contacts à l initiative de l autorité sanitaire( de l'ars en lien avec l EN (Médecin conseiller technique). Vaccination ou revaccination de tous les élèves et personnels de l école. Autres mesures à l initiative de l autorité sanitaire. Pas d éviction. Vaccination recommandée chez les personnes non vaccinées et n ayant pas eu la maladie. Pas d éviction. Vaccination recommandée chez les personnes non vaccinées et ayant pas eu la maladie. Informer les personnels de l'école et les femmes en âge de procréation Affichage en salle des maîtres et en direction Des parents d élèves. Infections à streptocoques hémolytiques du groupe A- Scarlatine Fièvre typhoïde et paratyphoïde Infection par le V.I.H (virus du Sida) ou virus de l hépatite B Teignes Éviction 2jours après début du traitement approprié. Éviction jusqu à guérison clinique et biologique Pas d éviction. Éviction jusqu à présentation d un certificat attestant de la prescription d'un traitement adapté Pas d'éviction Si situation épidémique, mesure de prophylaxie à l initiative de l autorité sanitaire. Pas d éviction. Renforcement d hygiène individuelle et collective. Pas d éviction. Dépistage systématique par le médecin de l EN des sujets contact Renforcement des mesures d'hygiène

6-3-2 La coqueluche La coqueluche est une infection bactérienne peu ou pas fébrile de l arbre respiratoire d évolution longue et hautement contagieuse de personne à personne La durée d incubation est de 5 à 21 jours. Cette maladie affecte surtout les nourrissons trop jeunes pour être vaccinés ainsi que les adolescents et les adultes qui ont perdu la protection conférée par le vaccin : l efficacité de la vaccination étant bonne pendant 5ans après le dernier rappel. Face à la recrudescence des cas de coqueluche les autorités sanitaires appellent à la vigilance. Mesures d'hygiène : habituelles Mesures préventives : en cas de plus d'un cas dans une classe 1. Contacter le médecin du secteur qui vous conseillera sur la démarche à suivre 2. informer le personnel et les parents de l'existence d'un cas dans l'école 6-3-3 La gale La gale est une maladie bénigne mais contagieuse due à un parasite : - touchant les individus de tous âges et de tous milieux sociaux, - pouvant être responsable d'épidémie dans les collectivités. La contamination est avant tout humaine par contact cutané direct d une personne parasitée à une autre personne entre 10 jours à 1 mois, Les personnes particulièrement exposées sont: - la famille, - les personnels s occupant de personnes infectées par le parasite, les sujets immunodéprimés. La gale se manifeste par : - des démangeaisons le plus souvent nocturnes pouvant perturber le sommeil, - des lésions non spécifiques comme des lésions de grattage. Dans les collectivités d enfants, l arrêté du 3 mai 1989 prévoit pour le malade une éviction scolaire jusqu à guérison clinique, soit généralement 3 jours après le traitement. Mesures d'hygiène : Renforcées, Lavage des draps, serviettes Désinfection des locaux exceptionnelle sur conseils des services de l' ARS Prévenir le médecin de l' Education Nationale du secteur au Centre Médico-Scolaire Le conseil d hygiène publique de France en date du 27 juin 2003, recommande le traitement simultané des personnes parasitées et des personnes ayant eu des contacts avec les malades, en particulier les membres de la famille (adultes et enfants) vivant sous le même toit que le sujet infecté. En cas de doute prenez contact avec le médecin conseiller technique de l inspection académique.

6-3-4 L impétigo L impétigo sévit volontiers chez les enfants en collectivité sous formes de petites épidémies. La transmission se fait par contact cutané direct, avec période d'incubation de 1 à 10jours et contagiosité moyenne, La lésion élémentaire est une vésicule superficielle et l évolution se fait vers la régression totale sous traitement, Le conseil d hygiène publique de France préconise une éviction scolaire de 72 heures après le début du traitement antibiotique si les lésions ne sont pas couvertes ou trop étendues pour être couvertes, Si les lésions sont couvertes, l'éviction scolaire n'est pas exigée, Mesures d'hygiène : Renforcement Couverture des lésions par pansement 6-3-5 La méningite La méningite est une atteinte des méninges. De nombreux germes peuvent être en cause. La plupart des méningites sont virales et sans gravité. Aucune éviction nécessaire sauf en phase aiguë de l'infection, Certaines méningites sont dues à des méningocoques et peuvent présenter des signes de gravité en fonction du germe en cause La transmission de ces germes est interhumaine, à partir de gouttelettes de sécrétions rhinopharyngées émises lors de la toux et de la parole du sujet malade ou du porteur sain. La contagiosité est faible et dure moins de 24h après le début du traitement après environ 5 jours d'incubation, Ces germes sont des bactéries fragiles, sensibles au froid et à la dessiccation. Ils ne persistent pas dans les milieux extérieurs (le germe ne peut pas survivre sur un support inerte comme une table ou du matériel scolaire) : Mesures d'hygiène : habituelles La désinfection générale et la fermeture de l école sont inutiles. Les prélèvements de gorge et le traitement systématique de tous les sujets contacts sont inutiles Les services médicaux de l ARS jugent de l indication d un traitement prophylactique de certains sujets contacts et /ou vaccination. Les germes disparaissent en quelques heures après l instauration d un traitement approprié. La majorité des adultes a rencontré ces germes et possède des anticorps qui les protègent contre la maladie. Mesures préventives : Si un cas de méningite est signalé dans une école :

Prévenir le médecin conseiller technique de l inspection académique qui fera le lien avec l Agence Régionale de la Santé afin d étudier les mesures de prophylaxie individuelle et collectives appropriées Attendre les directives de l ARS avant toute information aux familles 6-3-6 La pédiculose La contamination se fait le plus souvent par simple contact de cheveux à cheveux mais aussi par contact indirect (peigne, brosse, bonnets, écharpes, literie). Elle concerne donc tous les enfants, quel que soit leur milieu social. Les œufs pondus (lentes) peuvent être confondus avec les pellicules. Le diagnostic ne peut être porté que si des poux vivants sont présents, les lentes n étant pas un signe d infection active. La circulaire n 77-050 du 7 février 1977 du Ministère de l Education Nationale précise qu il appartient aux enseignants et aux parents de signaler les cas de pédiculose au directeur d école qui prendra contact avec l Infirmière de l éducation nationale du secteur. Néanmoins, malgré tous les efforts de prévention et l attention soutenue des membres de la communauté scolaire et des familles, les poux sont de retour ou plutôt ne sont jamais partis.. Par ailleurs, les poux développent des résistances aux produits Mesures d'hygiène : Ne pas coiffer les enfants avec la même brosse Porte-manteaux espacés Surveillance attentive et régulière des cuirs chevelus Conduite à tenir : Informer les parents de l existence de poux dans l école afin qu ils surveillent chaque jour la chevelure de leurs enfants et qu ils les traitent si nécessaire. Si le phénomène persiste, informer les élèves et leur famille sur les modes de transmission, comment s en débarrasser, provoquer des réunions d information en direction des parents. Eviter de stigmatiser les élèves porteurs, tout en sachant que la pédiculose, parasitose, est très contagieuse Renforcer les mesures d hygiène de l école, mais la désinfection des locaux est inutile Proposer éventuellement aux familles des aides pour l achat des produits onéreux (services sociaux, centre communal d action sociale..) Le médecin et/ou l infirmière de l Education Nationale peuvent vous conseiller.

LES POUX : comment s en débarrasser? Votre enfant se gratte la tête. Des poux sont signalés à l école. 1. Examiner soigneusement les cheveux (à la racine, derrière les oreilles, la nuque). 2. Au moindre doute, traiter en respectant bien le protocole et le temps d application du produit. 3. Eliminer les poux morts et les lentes à l aide d un peigne fin «spécial poux». 4. Désinfecter, en vaporisant puis en lavant : - les vêtements, foulards - la literie. Ne pas oublier de vaporiser également : - fauteuils, canapés - sièges de voiture (en tissu). TOUS les membres de la famille-parents, frères, sœurs-présents au domicile doivent être traités Prendre de bonnes habitudes : - ne pas échanger les bonnets, écharpes, anoraks, blousons, peignes - faire régulièrement des shampooings préventifs. - se laver les cheveux régulièrement. - attacher les cheveux longs pour l école. - contrôler régulièrement l absence de poux et de lentes. Bon à savoir : 20 jours 1 pou 300 poux 1 pou pond 5 œufs (lentes) par jour 1 pou vit 30 jours. 6-3-7 La varicelle La varicelle est une maladie infantile éruptive d origine virale, très contagieuse, le plus souvent bénigne, qui peut être transmise par la salive des enfants infectés ou par les liquides des lésions. Le virus est également présent dans l air, il est donc possible de contracter la maladie si l on se trouve dans la même pièce qu un enfant contagieux durant plus de 10 minutes. L incubation de la varicelle varie de 12 jours à 21 jours. Les enfants sont contagieux environ 48 heures avant le début de l apparition des vésicules et jusqu à ce que celles-ci soient asséchées, soit 6 à 7 jours après l'éruption, L infection peut prendre une forme épidémique à la fin de l hiver et au début du printemps dans les zones tempérées. Eviction scolaire non obligatoire mais conseillée en phase aiguë Mesures d'hygiène : habituelles Mesures préventives : Informer les parents de la présence d'un cas dans l'école

FICHE N 7 L EVOLUTION DU LANGAGE L APPRENTISSAGE DE LA LECTURE ET DYSLEXIE 7.1 Les principales étapes de l évolution du langage : Le langage est une activité complexe qui mobilise l ensemble des systèmes perceptifs, moteurs et cognitifs. Les nouveau-nés montrent une étonnante capacité à discriminer les phonèmes (sons élémentaires de la parole) des différentes langues et également a réagir aux aspects prosodiques de la parole. Cependant, l exposition de l enfant aux sonorités d une langue donnée, sa langue maternelle, aura à terme un effet sur ses capacités de discrimination : à partir de l âge de 6 mois environ, les nourrissons vont progressivement perdre cette capacité à distinguer les contrastes non pertinents pour leur langue maternelle. Au cours de la première année, il apprend à reconnaître de sa langue ainsi que les principaux mots familiers, avant même de pouvoir les prononcer. Les nouveau-nés produisent des sons dans les premières minutes qui suivent la naissance. La production de la parole débute, dés l âge de 3mois, avec le babillage. Cette activité prend des formes de plus en plus complexes pour aboutir, vers 12 mois en moyenne, à la production des premiers mots. Le lexique peut ensuite se développer, d abord lentement, puis à travers une phase d accélération, appelée explosion lexicale vers 18-20 mois : le nombre de mots que l enfant est capable de produire évolue en moyenne de 5 à 10 mots à l âge de un an à 100 mots à l âge de 20 mois. La période des 3 ans, en moyenne, est marquée par un enrichissement spectaculaire du vocabulaire : le capital des mots évolue en moyenne de 200 mots à 20 mois à 1500 mots vers l âge de 4-5 ans. Pour progresser sur le plan du langage, il effectue constamment une comparaison entre ses propres productions et celles que lui adresse son entourage. En règle générale, la compréhension est en avance de 4 à 5 mois sur la production : la compréhension limitée à quelque mots vers l âge de 1 an, prend en compte les marqueurs grammaticaux dés 3 ans. Ainsi dés 3 ans et demi, l enfant parvient à maîtriser la structure fondamentale de sa langue maternelle et peut parler de façon intelligible en dépit des erreurs de syntaxe et des approximations. Cependant le processus d apprentissage est loin d être terminé. 7.2 Les perturbations du langage : Le langage oral peut être perturbé sur ses 2 versants : le versant expressif et le versant réceptif. Les perturbations sur le versant réceptif peuvent être : - des difficultés de discrimination des sons entraînant une mauvaise conscience phonémique, des confusions de sons et de mots et des difficultés de conversion graphèmes/phonèmes. - une faible mémoire à court terme (mémoire de travail) rendant difficile la compréhension orale, en particulier si la syntaxe est complexe et les interférences nombreuses. - un vocabulaire pauvre et/ou approximatif.

Les perturbations sur le versant expressif peuvent être : - des difficultés phonémiques en production équivalentes à celles de la réception. - un manque du mot entraînant une réduction de la parole, l illustration de périphrases, du mot «truc», ou de réponse «je ne sais pas». 7.3 L apprentissage de la lecture : A 6 ans environ, l enfant maîtrise suffisamment le langage oral pour aborder l apprentissage de la lecture. Cependant, l apprentissage de la lecture n est pas naturel mais il est le résultat d actions pédagogiques mobilisant des capacités qui ne sont que partiellement développées chez l enfant pré lecteur. LIRE, c est simultanément reconnaître les symboles de l écriture et comprendre l écrit. On synthétise classiquement cette distinction entre compréhension et reconnaissance des mots par une formule : L= R x C. Dans cette formule : - L désigne la performance en lecture, c est à dire la capacité à extraire l information du texte ; - C désigne la compréhension orale. Ce facteur dépend du degré de maîtrise du langage oral et des connaissances sur le monde ; - R désigne la reconnaissance des mots écrits. Ce facteur recouvre 2 processus: la perception visuelle et l identification des mots. L apprentissage de la lecture nécessite : - Une conscience phonologique qui permet à l enfant d isoler et de manipuler mentalement les unités sonores et non signifiantes de la parole (rimes, syllabes et phonèmes); - Une mémoire verbale à court terme efficiente qui va permettre la rétention momentanée d informations verbales le temps de leur traitement - Des capacités de discrimination visuelle correcte. Ces différentes capacités vont permettre l acquisition de la stratégie alphabétique qui consiste à identifier les mots en convertissant les graphèmes ( lettres ou groupe de lettres) en phonèmes (unités sonores permettant des distinctions de sens) et qui constitue un aspect fondamental de l apprentissage de la lecture. Il existe 2 procédures permettant de lire La voie analytique ou phonologique : après une analyse visuelle du mot écrit, l enfant réalise une segmentation du mot en petites unités graphiques (graphèmes) puis une conversion de ces unités graphiques en unités sonores (phonèmes) qu il associe pour former le mot avec l intervention de la mémoire à court terme (qui permet de garder en mémoire les unités sonores) avant la production orale. Cette voie, plus lente, est utilisée surtout au début de l apprentissage de la lecture et permet de tout décoder notamment les mots nouveaux sauf les mots irréguliers (chaos, monsieur, femme.). La voie lexicale : l analyse visuelle du mot nous renvoie au lexique orthographique (mémoire à long terme des mots écrits) puis au lexique phonologique (correspondance sonore du mot) ceci en s aidant du sens de la phrase et de la mémoire (à court terme) pour ensuite produire le mot oralement. Cette voie est rapide et permet de lire dans un texte tous les mots déjà photographiés et mis en mémoire. La lecture d un non mot (ex : rikapé, bimindal, furlan ) ne peut être effectuée par cette voie.

FICHE N 7-3 LES VOIES DE LA LECTURE VOIE LEXICALE VOIE PHONOLOGIQUE ou VOIE ANALYTIQUE MOT ECRIT Reconnaître le mot parce qu on l a déjà «photographié» avant Reconnaître le mot en unités graphiques connues (graphèmes) Retrouver en mémoire sa correspondance orale Corréler graphème-phonème Fusionner les phonèmes MOT LU

7.4 L organisation de la prévention comporte 3 axes : - Le repérage par les enseignants doit être le plus précoce possible : en PS pour les enfants présentant des difficultés du langage oral, en GS pour les enfants présentant des risques de difficultés d apprentissage de la lecture, en CP/ début CE1 pour les enfants en difficultés en langage écrit. - L'évaluation par le RASED : Dans tous les cas où l enfant présente des difficultés, sa situation peut faire l objet, en accord avec la famille, d un signalement au RASED qui procédera à une évaluation des difficultés et proposera éventuellement une aide. - Le dépistage et le suivi par les services de santé : Bilan de santé (médecin traitant, service de PMI, médecine scolaire) visant à : Rassembler les antécédents médicaux familiaux et personnels Apprécier la qualité des équipements sensoriels (visuels et auditifs) Évaluer le développement psycho-affectif Évaluer l intégrité des fonctions cognitives par un bilan neurologique et un bilan de langage Pratiquer un examen somatique En prenant en compte l'enfant dans sa globalité physique, psychologique et environnementale Ce bilan pourra être réalisé à : À 4ans, âge où sont acquis les compétences langagières, À 6 ans, âge d accès aux apprentissages fondamentaux, À 7 ans et demi/ 8ans, âge auquel les troubles de l acquisition du langage écrit peuvent être dépistés. Le bilan de santé réalisé par les médecins et infirmiers de l'éducation nationale peut conduire à des explorations complémentaires( bilans orthophonique, psychomoteur, orthoptique,,) ou à des consultations spécialisées(pédopsychiatrique, neuropédiatrique,,) Il conduit à un suivi particulier des enfants dépistés, en lien avec les équipes pédagogiques, les Rased, les enseignants référents, les services de soins ou de rééducation et bien sûr les familles pour permettre la mise en place d'éventuels aménagements, de remédiations ou de conduire vers l'élaboration de projet personnalisé de scolarisation,

ENFANT EN DANGER La définition: - L enfant maltraité est celui qui peut être victime de violences physiques (hématomes, fractures, morsure, brulures...), de violences sexuelles («toute participation d'un enfant ou d'un adolescent à des activités sexuelles qu'il n'est pas en mesure de comprendre, qui sont inappropriées à son âge ou à son développement, qu'il subit sous la contrainte par la violence ou la séduction»), de cruauté mentale (exposition répétée d'un enfant à des situations dont l'impact émotionnel dépasse ses capacités d'intégration psychologique, humiliations ou menaces verbales répétées, dévalorisation systématique, exigences excessives...), ou de négligences lourdes (dénutrition, non dispensation de soins...) ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique. - L enfant à risque est celui qui connaît des conditions d existence qui risquent de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation ou son entretien, mais qui n est pas pour autant un enfant maltraité. Reconnaître les situations de danger : les différents signes de souffrances Types de sévices Signes d appel Comportements Possibles Sévices physiques Négligences lourdes Absence de soins Sévices sexuels Cruauté mentale Sévices moraux bleus, Traces de coups inexpliqués ; Brûlures ; Griffures ; Morsures ; Arrachement des cheveux ; Fractures inexpliquées ; Lacérations ; Extrême maigreur... Troubles du comportement vis à vis de la nourriture, faim continuelle ; Hygiène défectueuse ;Vêtements inadéquats ; Soins médicaux non effectués ; Retard du développement ; Carences éducatives ; Absence de surveillance (enfants laissés seuls)... Paroles, dessins, comportements révélant ou faisant suspecter : un viol, des atteintes ou une agression sexuelles, une corruption de mineurs, l accès à des documents pornographiques, une exploitation pornographique ou pédophile. Difficulté de la marche ou de la station assise ; douleurs ou démangeaisons ou plaies des régions génitales... Carences affectives, indifférence ; Dévalorisations, humiliations ; Exigences excessives ; Manque de respect de la personne ; Retard de croissance ; Retard de développement, et du langage Méfiance vis à vis des adultes ; Passivité, inhibition, agressivité, instabilité ; Crainte de rentrer chez soi, angoisses ; Tristesse permanente ; Explications suspectes ; Absentéisme inexpliqué Vol de nourriture ; Somnolence, fatigue permanente ; Difficultés à soutenir son attention ; Tristesse permanente ; Chute des résultats scolaires Inhibition ; Conduite anormalement infantile ; Relations médiocres avec ses camarades ; Mutisme ; Difficultés d attention ; Discours à connotation sexuelle, attitudes très sexualisées Tics et troubles du comportement ; Troubles du sommeil ; Inhibition ou agressivité ; Obsessions ; Phobies ; Chute des résultats scolaires ; Terreur

La loi : article 40 du Code de procédure pénale : Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d un crime ou d un délit est tenu d en aviser sans délai le Procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs. article 434-3 du code pénal : Le fait pour quiconque ayant eu connaissance de mauvais traitements ou privations infligés à un mineur ou à une personne qui n est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d une maladie(...) de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d emprisonnement et de 45000 euros d amende. Article 223-6 du code pénal: Quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l intégrité corporelle de la personne s abstient volontairement de le faire, est puni de cinq ans d emprisonnement et de 75000 euros d amende. Sera puni des mêmes peines quiconque s abstient volontairement de porter à une personne en péril l assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours. Article 12 de la loi du 5 mars 2007 : art.l226-3 du code de l'action sociale et des familles : Le Président du conseil général est chargé du recueil, du traitement et de l'évaluation, à tout moment et quelle qu'en soit l'origine, des informations préoccupantes relatives au mineurs en danger ou qui risquent de l'être. Le représentant de l'etat et l'autorité judiciaire lui apportent leur concours. Information des personnes concernées par le signalement : Le père, la mère, toute autre personne exerçant l'autorité parentale, le tuteur, l'enfant en fonction de son âge et de sa maturité sont préalablement informés de la transmission d'un signalement ou d'une information préoccupante, selon des modalités adaptées, sauf si cette information est contraire à l'intérêt de l'enfant, en particulier dans les cas où l'enfant serait potentiellement victime d'abus sexuels intra-infamiliaux

Attitude a adopter devant une révélation de danger A FAIRE A EVITER : Choisir un endroit approprié et privé permettant d échanger seuls en toute tranquillité. Dire à l enfant qu on le croit ; l assurer qu il a bien fait de parler et souligner son courage de l avoir fait. Paniquer, Se montrer bouleversé, Manifester de la colère, Demander à l enfant pourquoi il a attendu si longtemps. Se mettre à son niveau, utiliser le même vocabulaire que lui. Dire que la victime a provoqué son agresseur. Informer l enfant que ce n est pas de sa faute si des touchers de ce genre ont eu lieu et reconnaître avec lui que ce qui est arrivé n aurait pas dû se produire. Protéger le droit à la confidentialité de l enfant ; éviter d en parler à des personnes non concernées. Dire à l enfant que vous êtes là pour le supporter et l aider à mettre fin à de tels échanges. Si l enfant manifeste de l embarras, il faut admettre avec lui qu il est difficile et même gênant de discuter de certaines choses, tout en insistant sur l importance d en parler malgré tout. L informer que c est déjà arrivé à d autres enfants et qu il n est pas seul à vivre une telle expérience. Chercher à prouver que l enfant dit vrai. Signifier à l enfant que l on doute de ce qu il raconte. Excuser l agresseur ou prendre son parti. Remettre en question le comportement ou l attitude de l enfant. Promettre à l enfant que son secret ne sera jamais dévoilé. Confronter l agresseur en présence de l enfant.

Bien évaluer avant d'agir... La concertation permet une meilleure évaluation des situations. Les personnels médicaux et sociaux de l'éducation Nationale et du Conseil Général vous conseilleront et prendront en charge les élèves concernés. Vous pouvez contacter : En maternelle petite et moyenne section : Le médecin de ladirection de la Protection Maternelle et Infantile, la puéricultrice, le responsable de circonscription d'action sociale du lieu de domicile de l enfant En maternelle grande section et en primaire : Le médecin ou l'infirmière de l éducation nationale au Centre médico-scolaire, le responsable de la circonscription d'action sociale. En secondaire : l'infirmière et/ou le médecin et/ou l'assistant social de l'établissement scolaire Vous hésitez, vous avez besoin d'un conseil avant d'agir ou vous n'avez pas pu joindre les professionnels de proximité, vous pouvez faire appel : à l'un des conseillers techniques de l'inspection académique : - Médecin : 02.36.08.20.03 - Infirmière : 02.36.08.20.24 - Assistante sociale : 02.36.08. 20.25 au service départemental de PMI : 02.48.55.82.00