Puberté normale et pathologique



Documents pareils
La puberté avant l âge Nouveaux aspects

Bilans : tableau de conversion des unités

Hyperplasie congénitale des surrénales par déficit en 21-hydroxylase

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Module 2. De la conception à la naissance

Exploration et Prise en charge d un couple infertile

GONADOTROPHINE CHORIONIQUE ENDO 5000 U.I./1 ml, lyophilisat et solution pour usage parentéral intramusculaire

Contraception après 40 ans

Neurofibromatose 1 Maladie de Von Recklinghausen

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

admission directe du patient en UNV ou en USINV


F us u ses c ouc u he h s s po p nt n a t né n es J. L J. an sac CHU H T ou

Autisme Questions/Réponses

À compter de 2010 les codes du chapitre XVI ne doivent plus être employés au-delà de 2 ans. Créé le 1 er Mars 2011

G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E. La prise en charge de votre mélanome cutané

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

prise en charge paramédicale dans une unité de soins

Recommandations Prise en charge des patients adultes atteints d un mélanome cutané MO

admission aux urgences

Sujets présentés par le Professeur Olivier CUSSENOT

Cancer du sein. Du CA15-3 à la tomographie à émission de positons.

Biométrie foetale. Comité éditorial pédagogique de l'uvmaf. Date de création du document 01/ Support de Cours (Version PDF) -

Fiche Produit Profils Médicalisés PHMEV

Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

CRITERES DE REMPLACEMENT

Maladies et Grands Syndromes : Angiomes (223) Professeur Guy Magalon Juin 2005

Les jeunes non mariés

DEVELOPPEMENT DES ADOLESCENTS ET EPS. 3. Quels problèmes professionnels pose le développement des adolescents pour l atteinte des objectifs de l eps

Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments. Avis 2 23 Octobre 2012

Pour l'instant, les connaissances actuelles ne permettent pas d'empêcher un cancer du sein de survenir.

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B

LE DÉVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR DU NOURRISSON ET JEUNE ENFANT 0-6 ANS

Accidents des anticoagulants

Quel apport de l imagerie dans les traitements anti-angiogéniques?

ANEMIE ET THROMBOPENIE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS D UN CANCER

Atelier N 2. Consultation de patientes porteuses d une maladie générale

prise en charge médicale dans une unité de soins

Le syndrome de Noonan

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

Carte de soins et d urgence

INCONTINENCE URINAIRE

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS

Migraine et Abus de Médicaments

INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES

Le don de moelle osseuse :

Document d information dans le cadre de l installation d un cyclotron. à Saint-Louis

L agénésie isolée du corps calleux

Le syndrome de Cushing

TRAUMATISME CRANIEN DE L ENFANT : conduite à tenir?

Résultat du traitement de la varicocèle chez l'adolescent par l'association coils-sclérosants.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la scintigraphie osseuse et le TEP-SCAN

Dépistage drépanocytose. Édition 2009

Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express

DENSITOMÉTRIE OSSEUSE : CE QUE LE RADIOLOGUE DOIT SAVOIR

Tableau : Réponse aux besoins en matière de santé sexuelle et reproductive des adolescents

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

GUIDE PATIENT - AFFECTION DE LONGUE DURÉE. La prise en charge du cancer du rein

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé

Communiqué de presse. Merck Serono. 18 septembre 2008

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie

Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS

Développement de l intelligence, aspects normaux et pathologiques

phase de destruction et d'élimination de débris

Indications de la césarienne programmée à terme

Protection Maternelle et Infantile Santé scolaire (33b) Professeur Dominique PLANTAZ Septembre 2004

Les soins infirmiers en oncologie : une carrière faite pour vous! Nom de la Présentatrice et section de l'acio

Qu est-ce qu un sarcome?

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés

Toxicité à long-terme d un herbicide Roundup et d un maïs modifié génétiquement pour tolérer le Roundup

SYNDROME DU TUNNEL CARPIEN, EPICONDYLITE ET TRAVAIL : POINT DE VUE DU RHUMATOLOGUE

Le syndrome CHARGE. La maladie. l Qu est-ce que le syndrome CHARGE? l Combien de personnes sont atteintes de ce syndrome?

Ordonnance du DFI sur les prestations dans l assurance obligatoire des soins en cas de maladie

compaction ventriculaire gauche sur la fonction ventriculaire chez l adulte

Actualisation de la prescription en biologie rhumatologie

B MIS À JOUR EN MARS 2013

Les tests thyroïdiens

Bulletin n Cher adhérent, cher donateur,

Nous avons tous un don qui peut sauver une vie. D e v e n i r. donneur de moelle. osseuse

Cancers de l hypopharynx

L arthrose, ses maux si on en parlait!

o Anxiété o Dépression o Trouble de stress post-traumatique (TSPT) o Autre

INFORMATIONS AUX PATIENTS ATTEINTS DE LEUCEMIE AIGUE MYELOBLASTIQUE

Prostate Une petite glande de grande importance

Intérêt diagnostic du dosage de la CRP et de la leucocyte-estérase dans le liquide articulaire d une prothèse de genou infectée

Adapté avec la permission du Ministère de l Éducation, Nouveau Brunswick

La transplantation rénale avec donneur vivant Aspects particuliers dans le cadre des maladies rénales transmises génétiquement

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 3 septembre 2008

INFORMATION GÉNÉTIQUE et REPRODUCTION SEXUÉE

Item 182 : Accidents des anticoagulants

Pseudotumor cerebri. Anatomie Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide clair, appelé le liquide céphalo-rachidien (LCR).

Le psoriasis est une maladie qui touche environ 2 à 3 % de la population et qui se

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

Caisse Primaire d Assurance Maladie de La Charente

Transcription:

Sommaire 1 - Puberté 2 - Puberté pathologique Points essentiels Puberté normale et pathologique I. La puberté Définition : C est l ensemble des manifestations cliniques et biologiques qui mènent de la quiescence infantile à la capacité reproductive. A. Aspects cliniques de la puberté Cette période comporte plusieurs types de modifications : - génitales : acquisition de la maturation sexuelle - corporelles : poussée de croissance, modification de la silhouette et des proportions du corps - psychiques : modifications de la personnalité et du comportement Le début se situe en moyenne vers l'âge de : - 9-10 ans pour les filles ; - 12 ans pour les garçons. Le processus dure environ 6 ans et est achevé, en moyenne vers 16 ans chez la fille, vers 18 ans chez le garçon. B. Evaluation du développement pubertaire en pratique courante Elle est obtenue par des moyens simples : observation et mesure. - orchidomètre, double décimètre, toise. - stades de TANNER. A cette évaluation clinique est associée une évaluation paraclinique pouvant comporter : - évaluation de la maturation squelettique avec la radiographie de la main et du poignet gauches (par convention internationale) - étude de l'aspect des organes génitaux internes chez la fille par l'échographie pelvienne. - enfin, mais surtout pour l'étude d'anomalies, les examens biologiques sont d'une grande utilité. II. Puberté pathologique A. Absence et retards pubertaires Il existe une difficulté à distinguer le retard pubertaire "simple" de l'hypogonadisme. Le problème survient plus souvent chez le garçon, il est le plus souvent intriqué avec un retard de croissance. On parle de retard lorsque la puberté n'a pas débuté 2 ans après les limites habituelles, c'est à dire 14 ans chez le garçon et 12 ans chez la fille. Cette définition est d'ordre statistique (âge dépassant 2 écarts-types au dessus de la moyenne) et on y englobe donc 3% de sujets normaux situés au delà du 2ème écart-type de la répartition gaussienne. Les premiers éléments d'orientation sont le rapport entre l'âge statural (AS) et l'âge osseux (AO), et la réponse des gonadostimulines (FSH et LH) à la stimulation par le LHRH. Puberté normale et pathologique 1

1. Hypogonadisme hypergonadotrophique : Réponse très élevée au test à la LHRH a. Chez la fille - Le syndrome de TURNER sera recherché en priorité => caryotype. - La dysgénésie gonadique pure ne comporte pas d'anomalie chromosomique. - Toute destruction ou lésion des ovaires peut être connue par l'analyse des antécédents : torsion, traumatisme, radiothérapie, chimiothérapie, chirurgie b. Chez le garçon - Anorchidie congénitale ou acquise : examen clinique et interrogatoire permettront de retenir ce diagnostic. - Lésion de radiothérapie ou de chimiothérapie au niveau des gonades. - (Syndrome de KLINEFELTER : puberté non retardée mais incomplète). c. Dans les deux sexes : - syndromes polymalformatifs variés 2. Retards pubertaires secondaires à une cause connue Ce contexte pathologique domine. C'est à dire association du retard pubertaire à un retard staturopondéral, à un retard de la maturation osseuse et à une maladie causale (viscérale, métabolique ou endocrinienne) : - toute maladie chronique grave de l'enfance (ex. insuffisance rénale, asthme) - malnutrition par maladie cœliaque ou anorexie mentale - maladies endocriniennes : déficit en GH très souvent associé à une maturation et donc une puberté retardées, hypothyroïdie, maladie de CUSHING, hyperprolactinémie, et toute intervention sur l'hypophyse. 3. Retard simple et insuffisance gonadotrope Réponse absente ou basse à la LHRH a. Retard Simple (ou adolescence différée) - La puberté se développe après15 ans chez le garçon, 13 ans chez la fille. - Beaucoup plus fréquent chez le garçon et souvent mal tolérée psychiquement à des degrés divers. - Dans ce cas il existe une cohérence dans l'état de développement : Age statural = Age osseux = développement pubertaire - Il existe souvent d'autres cas dans la famille : parents, fratrie. - Chez le garçon, le volume testiculaire (environ 4 ml) est supérieur à celui d'un enfant. b. Insuffisance Gonadotrope - Age Statural et Age Osseux sont en moyenne moins retardés. - Le volume testiculaire est faible (< 4 ml). - On retrouve souvent un micropénis (taille de la verge inférieure à 4,5 cm) et ou une cryptorchidie traitée ou opérée uni ou surtout bilatérale. - Quand s'y associe une anosmie, cette entité constitue le syndrome de KALMAN-DE MORSIER ou Dysplasie Olfacto-Génitale. Il existe souvent des cas familiaux d'hypogonadisme ou d'anosmie. Puberté normale et pathologique 2

=> Conduite à tenir devant un retard pubertaire Interrogatoire : - On recherchera les antécédents personnels périnataux et familiaux : taille et notions de retard pubertaire chez les parents et dans la fratrie. - On recherchera les antécédents pathologiques notables : cryptorchidie, pathologies tumorales et leur traitement. - Le carnet de santé permettra également d'établir une courbe de croissance. Examen Clinique : - Etablir les stades de TANNER et examiner les organes génitaux externes. - Rechercher des signes associés : dysmorphie, anosmie, autres anomalies endocriniennes, anomalies neurologiques, ophtalmologiques Examens Complementaires - Faire systématiquement radiographie poignet et main gauches pour âge osseux et échographie pelvienne chez la fille. - Test au LHRH mais peu discriminatif s'il est négatif. - Test aux ß HCG chez le garçon (donne la valeur fonctionnelle du tissu testiculaire). - Recherche de déficits hypophysaires associés en GH, TSH - Le taux de SDHA peut aider : haut dans l'insuffisance gonadotrope, bas dans le retard simple. - En fonction de l'orientation : neuroradiologie et caryotype pourront établir le diagnostic étiologique. c. Traitement Dans le retard pubertaire simple du garçon, problème le plus fréquent, la mise en route d'un traitement dépend des circonstances et en particulier de la tolérance psychologique : traitement par androgènes à faible dose, testostérone ou oxandrolone sur 3 à 6 mois. Substitution hormonale : testostérone chez le garçon, œstroprogestatifs chez la fille. Traitements séquentiels HMG-ßHCG et LHRH par pompe en injections sous-cutanées sont en fait décevants et plutôt réservés à l'âge adulte pour traiter les problèmes de stérilité souvent associés. B Précocités pubertaires Définition : Survenue de la puberté avant 8 ans chez la fille, avant 10 ans chez le garçon. Définition statistique qui englobe les 3% de sujets normaux. On doit distinguer la puberté précoce vraie des pseudo-pubertés précoces et des pubertés précoces partielles. 1. Puberté précoce vraie ou centrale Due à une activation précoce de l'axe hypothalamo-hypophyso-gonadique. a. Clinique Plus fréquent dans le sexe féminin. 1er pic de fréquence à 3 ans et 2ème pic à 5 ans. Apparition de caractères sexuels secondaires, le plus souvent développement des seins et/ou de la pilosité pubienne. Chez le garçon : apparition de CSS dont l'augmentation bilatérale et symétrique du volume testiculaire. Accélération de la vitesse de croissance. Accélération de la maturation osseuse. Puberté normale et pathologique 3

b. Etiologies Idiopathique : - dans 80% des cas chez la fille, - dans 20 % des cas chez le garçon. Dans un contexte connu : - Gliome du chiasma (RECKLINGHAUSEN). - Radiothérapie de l'encéphale. - Hydrocéphalie Dans un contexte facilement repérable : - Anomalies cutanées, neurologiques ou ophtalmologiques. - Anomalies osseuses. (à part car "périphérique" syndrome de MAC-CUNE ALBRIGHT) Dans un contexte ou elle paraît isolée - RECHERCHE D'UNE TUMEUR (gliome, hamartomes, autres tumeurs intra-crâniennes - astrocytomes, dysgerminomes secrétants des ß HCG) - radiographie de crâne. - examen ophtalmologique (champ visuel). - scanner - IRM. - marqueurs tumoraux : Les tumeurs secrétant des ß HCG se présentent comme une puberté centrale mais les ß HCG remplacent la LH effondrée au test au LHRH comme la FSH c. Traitement En dehors du traitement éventuel de la pathologie causale. Deux motivations : - petite taille finale, - tolérance psychologique. Décapeptyl injection IM mensuelles. La premiere injection chez la fille est entourée d'un traitement oral par antiœstrogènes (androcur ) pour éviter les effets d'une privation œstrogènique (hémorragie génitale). 2. Pseudo-puberté précoce - Elles sont beaucoup plus rares, souvent faciles à repérer. - Elles peuvent être isosexuelles ou hétérosexuelles. - Le test au synacthène constitue un outil diagnostic de base. Etiologies : - Hyperplasie Congénitale des Surrénales (forme à révélation tardives) : - virilisation chez la fille, - virilisation chez le garçon avec testicules de petit volume. Puberté normale et pathologique 4

- Origine Tumorale - L'enquête étiologique vise alors à repérer l'origine de la sécretion des androgènes ou des œstrogènes. - Tumeur surrénalienne (secrétion d'androgènes, rarement d'œstrogènes). - Tumeur ovarienne (secrétion d'œstrogènes et parfois d'androgènes). - Tumeur testiculaire (l'un reste de petit volume, sécrétion de ß HCG). - Tumeur secrétant des ß HCG. 3. Puberté précoce dissociée Apparition d'un caractère sexuel isolé : à différencier du début d'une puberté précoce vraie : - prémature thélarche = seins chez la fillette : entre 1 et 3 ans, faisant parfois suite à l'intumescence mammaire post-natale qui peut persister jusqu'à 18 mois. L'évolution se fait vers la régression spontanée. - prémature pubarche ou ardrénarche = pilosité pubienne par élévation des androgènes surrénaliens, à différencier d'une forme rare d'hyperplasie congénitale. prémature ménarche = hémorragie génitale isolée => Conduite à tenir devant une suspicion de puberté précoce Le problème le plus fréquent sera, chez la fille d'établir la réalité du caractère précoce de cette puberté, chez le garçon d'établir le diagnostic étiologique. Il faut garder à l'esprit que tout facteur accélérant la maturation peut secondairement aboutir à un état de maturation avancée qui peut comporter une puberté précoce vraie. Interrogatoire - On recherchera les antécédents personnels périnataux et familiaux : taille et notions d'une puberté avancée chez les parents et dans la fratrie. On recherchera les antécédents pathologiques notables : pathologies tumorales et leur traitement. - Le carnet de santé permettra également d'établir une courbe de croissance. Examen clinique - Etablir les stades de TANNER. - Etablir le caractère central ou non de ce développement pubertaire. - Rechercher des signes associés : dysmorphie, autres anomalies endocriniennes, anomalies neurologiques, ophtalmologiques Examens complémentaires - Faire systèmatiquement radiographie poignet et main gauches pour âge osseux et échographie pelvienne chez la fille. - Test au LHRH, testostérone. - Le taux sérique d'œstradiol est peu fiable, on lui préfère l'urocytogramme ou le frottis vaginal (réalisation plus délicate chez la petite fille). - Test au Synactène, en particulier si orientation vers une pseudo-puberté précoce. - Marqueurs tumoraux : ßHCG et alpha-fœto-proteines. - En fonction de l'orientation : imagerie cérébrale, abdominale, gonadique pourront établir le diagnostic étiologique. a. Traitement Le traitement étiologique comportera selon les cas chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, traitement d'une hyperplasie des surrénales par hydrocortisone. Le traitement par DECAPEPTYL est très efficace et permet la régression partielle des CSS, il doit toujours être associé à une attitude de soutien devant des manifestations souvent difficiles à vivre pour l'enfant et sa famille. Puberté normale et pathologique 5

Points essentiels Le problème le plus fréquent sera, chez la fille d'établir la réalité du caractère précoce de cette puberté, chez le garçon d'établir le diagnostic étiologique. En cas de puberté précoce, il faudra établir les stades de TANNER, rechercher des signes associés, apprécier le degré de maturation osseuse et réaliser des dosages hormonaux (testostérone, œstradiol) et un test au LHRH puis en fonction des orientations. Dernière mise à jour : 10/10/2007 Puberté normale et pathologique 6