Chère patiente, cher patient, chers parents, Vous ou votre enfant allez bénéficier prochainement d'une intervention chirurgicale ambulatoire sous anesthésie loco-régionale ou générale. Nous vous prions de lire attentivement les informations qui suivent afin de bien préparer cette journée. 1. Généralités Veuillez remplir le formulaire d'annonce qui vous a été remis en répondant avec précision aux questions. En cas d'antécédents de maladie et/ou si vous avez subi des opérations importantes, nous avons besoin d'un rapport écrit du médecin de famille. Il est en effet impératif d'apporter au préalable tous les éclaircissements nécessaires sur l'état de santé. Ces documents et ces informations sont en premier lieu destinés à assurer votre sécurité et permettent aux médecins anesthésistes de bien préparer l'intervention, à condition que nous en disposions à temps. Le médecin anesthésiste responsable se présentera le jour de l'opération pour vous expliquer les points encore en suspens ainsi que le déroulement du jour de l'intervention. 2. Consignes de jeûne Le jour de l'opération, les aliments solides (y compris chewing-gums, bonbons, etc.) et les boissons troubles ou à base de produits laitiers sont autorisés au maximum jusqu'à 6 heures avant l'admission. Les liquides clairs comme le thé (y compris sucré), le sirop et l'eau sont autorisés jusqu'à 2 heures avant l'admission. Vous ne devez ensuite plus rien ingérer. Cette règle doit être rigoureusement respectée. 3. Sortie Votre sortie ne se fait qu'après l'accord de votre chirurgien. Pour votre sécurité, vous devez vous faire accompagner par au moins une personne. Les enfants et les personnes handicapées doivent être encadrés par deux personnes accompagnantes. Il est recommandé de ne pas prendre les transports en commun pour le retour mais d'utiliser une voiture particulière ou un taxi. Nous vous déconseillons vivement de consommer de l'alcool, de participer activement à la circulation routière (par exemple en conduisant un véhicule) ou de prendre des décisions importantes dans les 24 heures qui suivent une anesthésie. 4. Médicaments habituels Vous devez prendre vos médicaments habituels avant l'opération, sauf cas particuliers discutés ou prévus autrement avec vous (par exemple pour les médicaments anticoagulants). 5. Problèmes après l'opération N'hésitez pas à nous appeler en cas de fortes douleurs, de doute ou de problèmes concernant l'anesthésie qui a été réalisée même après l'opération. Vous pouvez nous joindre au 052 320 01 20 (secrétariat narkose.ch Seuzach) ou au 041 379 70 30 (secrétariat narkose.ch Meggen). Informations sur l'anesthésie Bloc plexique interscalénique 1 (anesthésie loco-régionale) Bloc avec injection unique (technique dite single shot) (une seule injection pour toute la durée de l'opération et la période postopératoire) ou Bloc avec cathéter (mise en place d'un petit tube fin pour l'administration en continu de médicaments à proximité du tronc nerveux, maintenu essentiellement pour assurer le traitement de la douleur post-opératoire) Avant l'intervention proprement dite, on administre un produit anesthésique local dans la partie latérale du cou (du côté à opérer), dans la gaine vasculonerveuse, soit en injection unique (single shot) soit par mise en place d'un cathéter (réinjections à intervalles). Ces deux techniques ont une même visée antalgique en post-opératoire, le cathéter pouvant être utilisé idéalement pendant plusieurs jours. déclenche des contractions musculaires dans le territoire intéressé du bras qui permettent le repérage précis des nerfs. Indication: - Opérations du bras - Opérations de l'épaule - Opérations du bord externe de la clavicule Bloc avec injection unique (single shot): Interventions chirurgicales au niveau de l'articulation de l'épaule, du bord externe de la clavicule ou du bras, mobilisation de l'articulation de l'épaule (frozen shoulder = épaule gelée, à la mobilité limitée, bloquée). Bloc avec cathéter: Pour les opérations requérant de grandes quantités d'analgésiques en post-opératoire, probablement sur plusieurs jours, en soutien de la physiothérapie.
Des lésions de nerfs par une blessure directe, par une hémorragie (il est important d'arrêter à temps les médicaments qui agissent sur la coagulation du sang), par un hématome ou par une infection sont très rares. Il peut s'ensuivre des paralysies ou des troubles de la sensibilité durables dans la région concernée. Le pneumothorax est très rare: dans le cas d'une lésion de la plèvre par l'aiguille introduite à proximité des nerfs, de l'air s'accumule entre la paroi thoracique et le poumon. Le pneumothorax doit être traité d'urgence dans certaines circonstances. Très rarement, en cas d'injection accidentelle de l'agent anesthésique dans un vaisseau sanguin, il peut apparaître un état d'excitation (agitation), des convulsions et une défaillance cardiovasculaire. Dans de rares cas, il peut se produire une paralysie unilatérale des cordes vocales (enrouement), une élévation du diaphragme ou une chute de la paupière. Habituellement tous ces symptômes se résorbent. Bloc plexique axillaire (anesthésie loco-régionale) Le produit anesthésique est injecté dans la gaine vasculonerveuse dans le creux axillaire. Les nerfs innervant le bras sont insensibilisés: le bras devient lourd et insensible en 10 à 20 minutes; il apparaît une sensation de chaleur. L'effet dure plusieurs heures. déclenche des contractions musculaires dans le territoire intéressé du bras qui permettent le repérage précis des nerfs. Des lésions de nerfs par une blessure directe, par un hématome ou par une inflammation (infection) sont très rares; les conséquences possibles sont celles décrites ci-dessus (voir bloc interscalénique). Très rarement, en cas d'injection accidentelle de l'agent anesthésique dans un vaisseau sanguin, il peut apparaître un état d'excitation (agitation), des convulsions et une défaillance cardiovasculaire. La lésion ou la distension d'une artère du bras sont très rares. L'anesthésie plexique peut s'avérer insuffisante (par exemple en cas de diffusion incomplète du médicament injecté); une anesthésie générale peut alors être nécessaire. Anesthésie rachidienne (anesthésie loco-régionale) Le produit anesthésique est injecté au moyen d'une aiguille fine dans le canal rachidien au niveau du rachis lombaire. Ce qui a pour effet d'insensibiliser les nerfs destinés à la moitié inférieure du corps qui passent à cet endroit. Il s'ensuit rapidement une suppression de la sensibilité, une impression de chaleur et un blocage de la motricité des membres inférieurs, qui peut durer plusieurs heures après l'injection de l'anesthésique. Les substances anticoagulantes doivent être arrêtées avant une opération sous anesthésie rachidienne; veuillez convenir de la marche à suivre avec votre médecin de famille traitant, principalement en ce qui concerne les contrôles de la coagulation du sang: Plavix 7 jours avant, Marcoumar 7 jours avant. Il faut impérativement signaler au préalable au médecin anesthésiste toute tendance pathologique aux hémorragies ou tendance aux hématomes. Occasionnels: chute transitoire de la tension artérielle, maux de tête, vertiges, troubles de la vue et de l'audition, mal de dos. Très rares: lésions de nerfs par une inflammation, par une blessure directe ou par un saignement local (hématome). Il peut s'ensuivre des paralysies ou des troubles de la sensibilité durables dans la région concernée. Les signes d'alerte sont des douleurs, la réapparition ou la persistance de l'insensibilisation et des paralysies. Extrêmement rares: troubles de la vidange vésicale pouvant nécessiter un sondage provisoire de la vessie. L'anesthésie rachidienne peut s'avérer insuffisante (par exemple en cas de diffusion incomplète du médicament injecté); une anesthésie générale peut alors être nécessaire. Bloc fémoral (anesthésie loco-régionale) Par un cathéter (mise en place d'un petit tube fin pour l'administration en continu de médicaments à proximité du tronc nerveux, maintenu essentiellement pour assurer le traitement de la douleur post-opératoire). Avant l'intervention proprement dite, on introduit un cathéter dans la gaine vasculonerveuse au pli de l'aine du côté à opérer. Cette technique a une visée antalgique en post-opératoire, le cathéter étant utilisé généralement pendant les 48 heures qui suivent l'opération. Pour rechercher les nerfs à anesthésier, on utilise un neurostimulateur: la délivrance d'un courant électrique de faible intensité déclenche des contractions musculaires dans le territoire intéressé de la cuisse qui permettent le repérage précis des nerfs. Indication: - Opérations du genou, par exemple: o prothèse de l'articulation du genou o plastie des ligaments croisés Le cathéter d'analgésie utilisé lors de telles opérations diminue les besoins antalgiques et facilite la mobilisation et la physiothérapie. L'anesthésique local est administré à l'aide d'une pompe à injection raccordée au cathéter d'analgésie de manière à prendre en charge la douleur de façon constante.
Les effets secondaires typiques sont une sensation d'engourdissement sur la face antérieure et externe de la cuisse et occasionnellement une diminution de la force musculaire dans cette région. Le soulagement de la douleur indique le bon fonctionnement du cathéter d'analgésie. Des lésions de nerfs par une blessure directe, par une hémorragie (il est important d'arrêter à temps les médicaments qui agissent sur la coagulation du sang), par un hématome ou par une infection (dont la prévention doit être assurée par le contrôle quotidien du cathéter) sont très rares. Très rarement, en cas d'injection accidentelle de l'agent anesthésique dans un vaisseau sanguin, il peut apparaître un état d'excitation (agitation), des convulsions, une défaillance cardiovasculaire. Bloc du nerf obturateur (anesthésie loco-régionale) Chez un patient en position couchée sur le dos, on injecte au niveau du pubis un anesthésique local à proximité du nerf obturateur. Vous ne sentez rien car on réalise généralement en complément une anesthésie à proximité de la moelle épinière (anesthésie rachidienne). On peut ainsi empêcher un mouvement incontrôlé de la cuisse lors d'une opération destinée à enlever une tumeur (ablation) située sur la paroi latérale de la vessie. déclenche des contractions musculaires dans le territoire intéressé de la jambe (mouvement vers l'intérieur du corps) qui permettent le repérage précis des nerfs. Il n'y a pas de contre-indication particulière. En cas d'insuffisance du bloc, la paroi vésicale pourrait être éventuellement lésée lors de l'opération. Une lésion directe du nerf est très rare. Toutes les techniques d'anesthésie loco-régionale s'accompagnent d'un certain risque de thrombose/d'embolie. Le principe est le suivant: toutes les techniques d'anesthésie loco-régionale peuvent être réalisées sans douleur car les points de ponction sont localement insensibilisés au préalable. Anesthésie générale 2 : L'anesthésie générale est un état comparable au sommeil profond. Chez l'enfant, on administre à cet effet un gaz anesthésique 3 au travers d'un masque facial transparent jusqu'à ce qu'il s'endorme. Ce n'est qu'ensuite qu'on met en place une perfusion 4 et l'anesthésie est maintenue par des médicaments qui sont injectés par la voie veineuse ouverte. Chez les jeunes et les adultes, la perfusion est généralement posée chez un patient éveillé. Après injection de l'anesthésique 5, le patient s'endort en 30 secondes environ. La respiration doit le plus souvent être assistée durant l'anesthésie (respiration artificielle). Une fois l'acte chirurgical terminé, l'administration des anesthésiques est arrêtée et le patient se réveille en quelques minutes. Le patient reste ensuite sous surveillance jusqu'à ce qu'il se sente apte à rentrer chez lui en étant accompagné. L'anesthésie offre aujourd'hui une très grande sécurité et le risque peut être considéré comme faible. Les fonctions vitales de l'organisme comme la respiration et la circulation cardiovasculaire sont surveillées en permanence par le médecin anesthésiste ou l'équipe d'anesthésie. Avec les techniques modernes, il est très rare d'observer des incidents et complications de nature sérieuse, quelle que soit la méthode employée. Le risque dépend pour l'essentiel de l'âge, des habitudes de vie et des éventuels antécédents de maladie ainsi que de la nature de l'opération et de la durée de l'intervention. Effets secondaires et complications d'ordre général: Occasionnellement: Hématome au niveau du site de ponction de la canule. Difficultés de déglutition, léger enrouement du fait de l'intubation 6. Rarement: Vomissements lors de l'induction de l'anesthésie. Le suc gastrique acide risque alors de passer dans les poumons, ce qui peut provoquer une pneumonie. Cette complication peut survenir si le jeûne prescrit n'a pas été respecté. Une hypersensibilité ou des réactions allergiques au produit anesthésique, à l'anesthésique local, à d'autres médicaments employés ou à des articles en caoutchouc sont également rares. Elles peuvent se traduire par des démangeaisons, une éruption cutanée, un gonflement des lèvres et du visage, une chute de la tension artérielle, une diminution de la fréquence cardiaque ou éventuellement une crise d'asthme, qui sont traités immédiatement par le médecin anesthésiste. Les effets secondaires et complications ci-après dépendent de la technique d'anesthésie choisie: Sensation de froid, frissons, difficultés temporaires à uriner, mal de dos. Nausées et vomissements: aujourd'hui rares avec les anesthésiques employés. Lésions de la peau et des nerfs: par compression ou étirement dus à la position prolongée, avec atteinte passagère de la fonction nerveuse ou très rarement un déficit durable.
Effets secondaires et complications spécifiques mais rares lors de l'anesthésie générale: - Les lésions des dents avant tout au niveau des incisives supérieures et des prothèses dentaires dues à l'intubation sont très rares. - Une altération de la respiration et de la ventilation pendant l'anesthésie peut se produire en cas de maladie préexistante des voies respiratoires et en fonction du degré de sévérité de celle-ci. L'opération peut même être ajournée en cas de maladie aiguë. En cas de maladie chronique des voies respiratoires, il est très important de disposer d'un rapport du médecin de famille pour avoir une évaluation précise de la faisabilité de l'anesthésie. - Les complications redoutées telles que la défaillance cardiovasculaire ou respiratoire provoquant l'atteinte de fonctions organiques essentielles notamment celles du cerveau et/ou comportant un risque vital, sont très rares aujourd'hui. 1. Une surveillance rigoureuse permet généralement de détecter suffisamment tôt l'éventualité d'une telle complication. 2. L'anamnèse renseigne sur la présence de maladies spécifiques ou graves, de certaines maladies héréditaires rares et d'autres antécédents aggravant le risque; on peut donc choisir la technique d'anesthésie, les médicaments et toute l'infrastructure en conséquence. Dans le cas d'une intervention élective, l'opération peut même être ajournée voire annulée. Il en est de même en cas de non-respect des consignes de jeûne ou des prescriptions médicales. Glossaire: 1 Anatomie du plexus brachial: traverse la partie latérale du cou et l'épaule, entre les muscles scalènes (portion interscalénique), puis le creux axillaire. 2 Anesthésie générale: anesthésie totale. 3 Gaz anesthésique: anesthésique liquide transformé en vapeur dans un appareil spécial. C'est donc un agent volatile inhalé par le patient. 4 Perfusion: un flacon contenant un liquide stérile est raccordé à la canule d'injection déjà en place par un système de fins tuyaux. 5 Anesthésique: médicament qui entraîne la suspension de la conscience. 6 Intubation: chez un patient déjà endormi, on introduit un tube fin dans la trachée par la bouche ou par le nez. Cette sonde permet d'assurer la ventilation par un mélange d'air et d'oxygène pendant l'anesthésie générale. Veuillez par ailleurs nous signaler si vous portez une prothèse auditive, des lentilles de contact ou une prothèse dentaire amovible ou d'autres prothèses ou si vous en avez impérativement besoin; vous devez enlever les bagues et autres bijoux, les implants (y compris les piercings) et les perruques. Le jour de l'opération, ne mettez ni crème sur le visage ni d'autre produit cosmétique (maquillage, vernis à ongles, etc.)!
J'ai lu et compris ces informations (Information sur l'anesthésie - les différentes formes d'anesthésie) et je suivrai les recommandations et les prescriptions qui y figurent. Je prends note que je reçois une facture séparée pour la prestation d'anesthésie. Veuillez cocher la case qui correspond à votre choix: J'estime avoir été suffisamment informé par le contenu de la présente information sommaire et, avant le jour de l'intervention, je ne souhaite pas d'entretien personnel au téléphone sur l'anesthésie prévue ni d'entretien personnel lors d'une consultation d'anesthésie. Avant le jour de l'intervention, je souhaite un entretien personnel au téléphone sur l'anesthésie prévue. J'attends à cet effet l'appel du médecin anesthésiste compétent 1 à 2 jours avant la date de l'intervention. Si l'intervention a lieu un lundi, j'attends son appel jusqu'au vendredi qui précède. Avant le jour de l'intervention, je souhaite un entretien personnel sur l'anesthésie prévue au cours d'une consultation d'anesthésie et j'attends votre convocation. Vous pouvez me joindre aux heures suivantes: Date: Nom du patient:.. Adresse: Téléphone. Date de l'opération: Signature du patient: Le cas échéant signature du représentant légal: Veuillez nous retourner par fax ou par courrier A la dernière page de ce formulaire dûment remplie et signée. Veuillez noter que nous devons avoir connaissance de votre décision au moins 5 jours avant l'intervention, principalement pour ce qui concerne une éventuelle consultation d'anesthésie. narkose.ch, Deisrütistrasse 7, 8472 Seuzach Fax 052 320 01 21 narkose.ch, Huobmattstrasse 3, 6045 Meggen Fax 041 379 70 31