EXPRESSIONS FACIALES DES EMOTIONS

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UNIVERSITE DE NICE SOPHIA ANTIPOLIS FACULTE DE MEDECINE!!!!!!!!!!!!! MEMOIRE! Mai 2013 EXPRESSIONS FACIALES DES EMOTIONS Et c volumateurs et restructurants (acide hyaluronique, hydroxyapatite, acide polylactique et toxine botulique) Docteur Jean-Paul AZOULAY INSTITUT UNIVERSITAIRE DE LA FACE ET DU COU Responsables scientifiques : Pr CASTILLO Laurent, Dr KESTEMONT Philippe.!

Remerciements Au professeur Laurent Castillo, et au Dr Philippe Kestemont, responsables de ce, qui ont permis ister. Au Dr Thierry Besins et tous les autres enseignants, qui ont choisi de transmettre,. Aux étudiants de la promotion 2012-2013. #

A mes fils, Pierre et Axel. Q s restent des forces en marche. Autonomes et solidaires. $

#$$%&'(! Introduction 5 Chapitre I Les émotions : généralités 1. Définitions. 2. Historique 7 3. Fonctions sociales des émotions. Chapitre II Les émotions : approche transdisciplinaire 1. Expression des émotions et théorisation du théâtre. 2. Psychanalyse et thérapies cognitives et comportementales. 3. Bâillement, empathie et neurones miroir.. Chapitre III Anatomie fonctionnelle des expressions faciales 1. Le visage au repos : les grands messages. 16 2. Les muscles faciaux 18 3. Le visage en mouvements. 24 4. Emotions primaires. 25 5. Micro expressions...28 6. Emotions secondaires et combinées. 30 Chapitre IV Produits injectables et expressions faciales 1. Volumateurs et inducteurs tissulaires.34 2. Toxine Botulique 37 38 Discussion Conclusion... 5 Références bibliographiques... 6 Bibliographie générale...49 Table des Matières %

)*+'#,-.+&#*! Aujourd'hui nos existences sont saturées de visages. Sur chacun de ces visages nous observons le mode de vie, personnelle, la santé, le peut-être lâche traits chutent cela dénote sans doute la tristesse. L est un livre ouvert sur sa personnalité : il nous parle. Les émotions et leur expression faciale sont son langage. L mploie sont les déplacements cutanés. Les muscles peauciers en sont le moteur. opposition apparente de modèles descriptifs, «centrifuges» et «centripètes» conduit à mettre en parallèle le théâtre, les psychothérapies, et à la lumière de découvertes récentes en neurosciences, à proposer un interprétation des émotions et de leur expression faciale en boucles de rétroaction. Le regard, le sourire et les mimiques sont au premier plan de la communication non verbale, loin devant le contenu du discours verbal. Cette communication non verbale est essentiellement empathique. L émotions est donc un outil relationnel majeur. esthétique médicale du visage évolue. vieillissement du visage au repos et la toxine botulique, après une période a manifestement trouvé ses limites et indications. L et approche et de volumétrie du visage à visée esthétique. &

Chapitre I Les émotions, généralités! #!$%&'(')'*(+!! Le terme «émotion» du latin «emovere» contient une notion de mouvement. («Motio» = mouvement et «e» = hors de). La définition du dictionnaire sous-entend une réactivité : «Expérience psychophysiologique complexe de l'état d'esprit d'un individu lorsqu'il réagit aux influences biochimiques (internes) et environnementales (externes).» intense brève, visible et précédant souvent une réponse comportementale, et du sentiment (souvent consécutif à une émotion), de durée plus longue. Pour le Petit Robert état affectif intense, caractérisé par une brusque perturbation physique et mentale où sont abolies, en présence de certaines excitations ou représentations très vives, les réactions appropriées tirer une définition générale adaptative dotée de fonctions sociales comme celle de la communication. La : «phénomène multi componentiel adaptatif caractérisé par les réactions expressives (sourire, froncement de sourcils, intonations de voix, posture) ; par les réactions physiologiques (fréquence cardiaque, larmoiement, phénomènes vasomoteurs et neurovégétatifs) comportementales (attaque, évitement, fuite, recherche de support social) ; par ; et enfin par» (1) Dans le cadre de ce mémoire les expressions de visage sont décrites anatomiquement et dans une approche esthétique : messages du visage au repos, rôle des muscles peauciers dans les expressions fondamentales, les micro-expressions et les mimiques combinées. sage des produits injectables est analysé exprimées par les mouvements faciaux. '

,#!-'+)*.'/01!! émotion dirait Darwin, considérant les mimiques. (2) Des réactions constater que les émotions qui leur sont associées, la colère et la peur, se retrouvent chez toutes les espèces. Pour lui les émotions ont une fonction sociale de régulation des comportements. de la peur, elle étend 3) contemporaine sur les émotions remonte à la fin du dix-neuvième siècle, avec Charles Darwin qui qualifiait universelles et adaptatives cinq émotions fondamentales (joie, tristesse, dégout, colère et peur.) (1) Prenant le contrepied de Darwin, William James (1842-1910) nature des émotions et considère avec le danois Carl Lange (1834-1900) que la prise de conscience des changements corporels ou physiologiques constitue affirme que les mimiques sont nécessaires à sa genèse, par une «cognition explicative.» Notre corps, répondrait, de manière préprogrammée, automatique et adaptative dans une logique de survie. modifications corporelles (en particulier faciales) dont un sujet prend 4) Ce modèle («théorie James-Lange» : 1887) initialement très controversé, est remis au gout du jour par des approches couplant neurosciences et psychologie la compréhension.) Puis, dans la perspective cognitive («théorie de Walter Cannon et Philip Bard» : 1929, puis «théorie de Stanley Schachter et Jérôme Singer» : 1975), les émotions, seraient déterminées par la signification personnelle que nous attribuons à la situation dans laquelle nous nous trouvons (concept «appraisal ou évaluation cognitive».) I seraient basées sur 1) (

La perspective socioconstructiviste considère les comportements humains comme des constructions socioculturelles. Les émotions ne seraient que des connaissances acquises par le biais de la socialisation, des sortes de scripts applicables, régis par des normes socioculturelles de référence. Les socioconstructivistes insistent sur les différences entre les cultures, : exemple de la colère absente chez les Esquimaux Utkas. De la même manière, des différences culturelles entre Anglais et Chinois ont été mises en évidence. des yeux et de la bouche, ce qui leur permet de bien reconnaître les expressions de base. Les Asiatiques privilégient les indices issus des yeux, confondant entre peur et surprise, dégout et colère. (5) Antonio Damasio (University of Southern California) reprend cette idée que les Cet «encartage cérébral», totalement inconscient, fournirait selon lui, le contenu cartésienne ou kantienne écartant les émotions, considérées comme perturbatrices, au profit de la raison, qui permettrait de garder la tête froide, et rejoint Pour lui la structure et le fonctionnement neurophysiologique du cerveau e de la survie et du bien-être. Le «conatus» de Spinoza est 6, 7) Depuis 1982, avec Paul Ekman, les expressions fondamentales sont devenues un standard et la théorie des microexpressions (voir Chapitre III.5 page 28) connaît un succès médiatique planétaire avec la série télévisée «Lie to Me.»!!! )

2#!3*(4)'*(+!+*4'561+!71+!%8*)'*(+ Les expressions faciales émotionnelles sont indispensables au bon fonctionnement des rapports humains. Elles informent nos interlocuteurs de nos, et en même temps, nous aident à réguler. Elles sont à avant-scène de la communication non verbale, elle-même étant essentielle à la transmission du message, très loin devant le verbal. Ekman affirme que hommes.» Savoir lire sur le visage facilite nos relations sociales, interprétation peut nous faire réagir de manière inappropriée. (8) Les émotions influencent nos comportements quotidiens, nos choix, nos perceptions. Elles sont essentielles pour décider et négocier. Elles rendent la communication plus efficace, et La colère par exemple, pourtant réprouvée socialement, accroît la créativité. Sous son emprise, on a tendance à penser en dehors du cadre établi. La peur incite à éviter, l Elle fournirait un atout, en innovant 9,10, 11) Dans la prise de décision, elles affectives de nos actes,. (6) notre confiance dans nos émotions. Plus le délai est court, plus elles sont ressenties comme informatives, et plus elles influencent nos choix. (12) Elles jouent enfin un rôle clé dans l apprentissage (capacité de mémorisation, r attention.) Sous leur effet, les souvenirs sont plus 13, 14) Notre état émotionnel influence non seulement le contenu de nos pensées, mais aussi la manière dont nous pensons. La congruence émotionnelle (tendance des individus à juger leur environnement en accord avec leur tonalité affective du moment) est expliquée, et par une prise de conscience. Les individus joyeux sont plutôt influencés par les éléments périphériques du du message pour y trouver un moyen de modifier leur état. Ceci est lié à la valence des émotions (15) *

La régulation émotionnelle est une nécessité sociale. Elle est motivée par des raisons hédonistes (recherche du plaisir, protection de soi) ou pour se conformer à des normes culturelles. choisissant de se confronter à une situation le réévaluant. Elle peut aussi se faire a postériori, en agissant sur les réponses (rumination mentale, répression des pensées déplaisantes.) Des stratégies actives (relaxation, sport) ou passives (tranquillisants, bêtabloquants, alcool, amphétamines, café) modulent elles aussi les émotions. De plus e, volontaire ou provoquée, pourrait avoir un effet rétroactif. émotions négatives, sans affecter les capacités de rappel des informations à Pour être bénéfique, la confrontation émotionnelle doit être associée à une prise de distance et un décentrage du sujet facilite la résilience et insertion sociale. (16) aptitude individuelle à la distanciation devant un dilemme, un cas de conscience. (17, 18) Les comportements asociaux ou psychopathiques seraient dus à un déficit émotionnel sans perturbation des capacités à raisonner. condamnation des injustices. Le jugement moral est l tomatiques (analogie avec.) Le raisonnement moral est alors une construction a postériori qui justifie cette intuition. Si on vise anismes intuitifs sont plus performants que le raisonnement moral. comportements moraux. (19) Mais dans certaines situations nous sommes en deviennent paralysantes. Les émotions morales incitent à une action réparatrice et à reproduction de la situation préjudiciable. que raison et émotion doivent marcher de concert. Parmi les trois composantes des émotions (cognitive, comportementale et étudiée. (20)!+

/0%1&+'(!))! 2(3!4$#+&#*35!%11'#.0(!+'%*3,&3.&16&*%&'(! # 9:;.1++'*(!71+!%8*)'*(+!1)!)<%*.'+5)'*(!70!)<%=).1! En 1936, Constantin Stanislavski (1863-1938), créateur du Théâtre Art de Moscou, publie un livre autobiographique et didactique, «La Formation de (21) Son enseignement a notamment influencé le cours de théâtre new-yorkais «Actors Studio» de Lee Strasberg (22) et Elia Kazan. Stanislavski propose un jeu fin, léger, sensible, profondément humain. Il combat le culot et le cabotinage. important Il impose pas sa vision du personnage à ses comédiens, mais les forme pour qu'ils la trouvent par eux-mêmes, et en eux-mêmes. Il développe une technique de jeu particulièrement naturaliste. sur l passée du personnage, le geste psychologique, en sont les outils habituels. Le principe premier consiste à expérimenter les circonstances du rôle. Les acteurs héritiers de Stanislavski tentent de se plonger dans leur mémoire affective personnelle, pour créer un passé à leur personnage. Ils peuvent alors laisser les émotions se traduire naturellement dans leur jeu pour les transmettre au spectateur. Cette Vsevolod Meyerhold (1874-1940) met au point une autre méthode d'entraînement de l'acteur : la biomécanique. Il rejette la méthode psychologique de Stanislavski (dont il avait été l'élève au Théâtre d'art de Moscou), se focalisant sur une approche purement physique. S'inspirant du théâtre japonais, de la danse, de la co au service du metteur en scène. Cette méthode Elle e qui transmet un Nous retrouverons dans de nombreux domaines cette opposition apparente entre une approche départ (méthode Stanislavski fondée sur la mémoire affective) et une approche centripète où la technique de jeu, la gestuelle, la mimique sont considérées comme suffisantes à déclencher une émotion dans le public accessoire.)!!

,#!>+?4<5(56?+1@!)<%.5;'1+!4*A(')'B1+!1)!4*8;*.)181()561+!! La psychanalyse, de manière très générale peut être qualifiée de quête de Dans le Petit Larousse, elle est définie comme une «méthode psychologique visant à élucider la signification inconsciente des conduites.» de mieux se connaître soi-même. L cérébrale fonctionnelle montre Les thérapies comportementales, initial apprentissages, se sont intéressées au conditionnement et au traitement de Dans les modèles, on décrit une voie courte, émotionnelle, inconsciente, qui court circuite le cortex cérébral, visée par les thérapies comportementales, et une voie longue, rationnelle, objet des thérapies cognitives. bituation et de sensibilisation présupposent le schéma cognitif comme une Un des objectifs de ces outils thérapeutiques est de transformer les processus cognitifs automatiques en processus contrôlés. psychanalytiques (psychodrame.) e les idées, les émotions et les comportements sont étroitement connectés. Ceci est magnifiquement illustré par la citation : Ici encore nous retrouvons les deux approches centrifuge et centripète, non pas se rejoindre, mais se compléter et aboutir à un modèle descriptif élargi. Les boucles de renforcement positif et négatif en sont une illustration criante. est immédiate : pour exprimer une émotion, il faut la ressentir, et pour ressentir une émotion, il et surtout pratiquer régulièrement, dans la mimique, les mouvements du visage qui lui sont associés.!!#

2#!C='66181()@!18;5)<'1!1)!(10.*(1+!8'.*'.! contagiosité) du bâillement et les systèmes de neurones miroirs, e visage. Le bâillement et la pandiculation (association bâillement-étirement) interviennent dans la régulation de schéma corporel. Le bâillement en particulier permet de synchroniser les (24, 25) mammifères, les reptiles et les oiseaux. Le tronc cérébral associé au diencéphale est le siège de ce réflexe. Sa contagion (échokinésie) est une Cette échokinésie, présente chez les aveugles est donc ules afférences visuelles. Elle est expliquée par le modèle des «neurones miroirs.» Chez les primates, des tests de renforcement (récompenses alimentaires), permettent de penser que le bâillement peut devenir un réflexe conditionné. «Einfühlung» fut inventé par le philosophe phénoménologue allemand Robert Vischer (1847-1933) dans sa thèse de doctorat «Le sentiment optique de la forme, sympathie, de la compassion ou de la contagion émotionnelle, la notion - -à-vis de ces derniers. de connivence avec le monde et avec autrui émotionnel donné déclenche automatiquement ce même état émotionnel chez un observateur. e pratique!$

Quand on produit volontairement des expressions faciales, les commandes cérébrales mettent en jeu non seulement le cortex moteur, mais aussi certains des circuits qui produisent les réponses émotionnelles au niveau du système limbique, en particulier les noyaux amygdaliens vers lesquels convergent des afférences provenant de tous les systèmes sensoriels. La découverte en 1990 des «neurones miroirs» par le Professeur Rizzolatti à au premier plan. (26) Ce modèle est considérée comme la seule explication possible à empathie. L e agir un autre individu. Ces neurones seraient le support dans lesquels les émotions jouent un rôle fondamental, mais aussi de la rivalité dans le désir (ce dernier étant mimétique.) Le système des neurones miroirs désigne les circuits et groupes de neurones. Ces zones cérébrales sont aussi activées exécutant la même action, voire, seulement quand il pense que ce dernier va exécuter cette action, ou même s il ne fait que s, sans observer personne. Mis en évidence dans le cortex précentral du macaque (27, 28), les systèmes de neurones miroirs, projettent sur les zones motrices une description de Ils servent à la compréhension de ; la compréhension est. Ceci nous permet de reproduire le mouvement des autres et sert son apprentissage des gestes de base. Les voyants et les non-voyants utilisent les mêmes expressions faciales et produisent les mêmes mimiques pour exprimer la joie et la tristesse. (29) Les émotions sont «contagieuses», en particulier les émotions négatives, propage entre individus, avec ctivité cérébrale. (30) Des signaux chimiques permettent de synchroniser les états émotionnels sans que les individus en aient conscience. Les pleurs constituent un signal émotionnel puissant et les larmes contiennent un signal chimique diminuant. (31)!%

Une afférence rétroactive des muscles peauciers du visage pourrait influencer nos émotions, en particulier au cours de leur contrôle associée à une activation de régi botulique au niveau des muscles tégumentaires glabellaires ons du tronc. Ces résultats (32 central a,, du sentiment émotionnel, montre que ce dernier est de valence moins positive lors de la consigne de ne pas rire ni sourire. La tendance à évaluer positivement la si, dans cette étude, (33) que lors de la suppression intentionnelle des expressions de plaisir, il existe une activation plus importante des unités musculaires péribuccales. Ces résultats sont plus marqués chez les filles et les enfants plus jeunes. (résonnance) responsable de la contagion sociale (congruence.) (34 «display rules») et de reconnaissance («decoding rules») rendent compte de cette variabilité interculturelle. Des styles expressifs, propres à chaque société sont décrits. Les femmes sont plus expressives que les hommes pour les émotions pro sociales positives (joie) et celles qui impliquent la vulnérabilité (peur, tristesse.) Il semble donc bien que, même si, (35) la communique en la montrant.!!&

/0%1&+'(!)))!! 7*%+#$&(!8#*.+&#**(66(!,(3!(91'(33&#*3!8%.&%6(3! Dans le cadre de ce mémoire, le visage est observé comme un outil relationnel, une vitrine qui permet de communiquer avec les autres. ciellement divisée en deux temps, le premier, statique, explore le visage au repos, le second, dynamique, # D1!B'+5A1!50!.1;*+!E!61+!A.5(7+!81++5A1+!! L chronologique (âge physiologique), et l Ces informations observent au repos, et l étude du vieillissement du visage est paradoxalement une analyse statique ; i individu au cours de sa vie, ses visages au repos. est concentrée au niveau de la partie médiale de chaque hémi visage et visible au niveau du triangle identitaire (yeux, nez, bouche.) On observe, au cours du vieillissement du visage, une résorption osseuse malaire, mandibulaire et du menton, et (entrainant une énophtalmie.) Au niveau des tissus mous, deux phénomènes coexistent à des degrés variables selon la topographie : perte de volumes et ptose. Les muscles circulaires périorificiels ont une action primaire de protection. anée, due à leurs contractions. La ptose des tissus graisseux sous cutanés allonge le visage. Elle est mise en relief par les ligaments et les zones fixes qui bloquent les coulées graisseuses, créant des travées, des par contraste et des des courbes. La pommette dégouline littéralement dans la bajoue. La perte volumétrique périorificielle est prédominante sur la ptose dans le vieillissement du visage (contrairement au cou dont le plissement est plus du au raccourcissement )!'

La fonte graisseuse sous cutanée péri orificielle (évacuation centrifuge de la maximale au niveau nerf trijumeau, entraine une squelettisation. Les muscles temporaux et masséters qui relient deux os deviennent trop longs (atrophie fonctionnelle relative) et créent les dépressions temporales et jugales. Dans le vieillissement du regard, biculaire, la paupière supérieure par une hypertonie du muscle frontal pour conserver un champ visuel suffisant La chute origine mixte : ptose graisseuse dans la bas joue, perte graisseuse latérale sous la lèvre inférieure, et action des muscles abaisseurs de la commissure (mentonnier, platysma, DAO, abaisseur de la lèvre inférieure.) Les modifications de e sa tonicité viennent s ajouter à cette évolution. Ces signes de vieillissement peuvent être contrecarrés par des injections comblant les pertes de volumes périorificielles autour des yeux et de la bouche, la chute des masses adipeuses sous cutanées de la pommette à la bas joue, et parties haute et basse du visage. hyaluronique, assurent une correction satisfaisante des pertes de volume. résultats plus profonds, harmonieux et prolongés. La toxine botulique déplisse efficacement la région frontale et la glabelle, et sement des commissures labiales.!(

,# D1+!80+461+!&54'50:! Les mimiques font intervenir des muscles agonistes et antagonistes qui se, au niveau des sourcils pour la partie haute du visage et aux commissures labiales pour la partie basse. Cette revue des muscles du visage est centrée sur ceux qui interviennent préférentiellement dans les mimiques. Le rôle de chaque muscle dans telle ou telle expression est indiqué en caractères gras, ainsi que les rides dont il est responsable. 3FGHIJD muscle de la surprise et de différents degrés,. Ventre antérieur du muscle occipital. Seul muscle élévateur du sourcil. Direction verticale de la galéa aponévrotique épicrânienne) à ses terminaisons cutanées en regard du sourcil. Prolongations musculaires vers les muscles pyramidal, orbiculaire, sourcilier. Deux chefs interne et externe élèvent respectivement tête et queue du sourcil. Hausse les sourcils et plisse la racine du nez. Responsable des rides frontales horizontales. JKFLMKDJLF9 Théoriquement. Trois chefs postérieur, supérieur et antérieur. Il >NFJOL$JD!*0!>FGM9FKP (pyramidalis nasi, depressor glabellae) mimique menaçante, muscle de la tristesse. Muscle pair, vertical, paramédian, situé à la racine du nez. Origine périostée para latéro nasale. Terminaisons musculaire (frontal ), et cutanée (glabelle, sourcil). Abaisse la tête du sourcil. Responsable des rides horizontales à la base du nez.!!!)

MGFFKQJI9KF (sourcilier ou depressor supercilli) muscle de la colère, de et de la tristesse... Trajet oblique en haut et en dehors. Terminaison à la partie postérieure. Abaisse et fronce le sourcil (rides verticales intersourcillaires.) Responsable des rides nasales verticales hautes (rides du lion.) Attire le sourcil en bas et en dedans, rapprochant les deux sourcils. muscle de la concentration et du sourire Trois parties, orbitaire, palpébrale (supérieure et inférieure) pré septale et pré tarsale, et lacrymale (située à la face profonde de la partie palpébrale.) Insertions osseuses (processus frontal du maxillaire) et cutanées. Très étendu en bas et en dehors (pompe lymphatique.) mécaniques (partie orbitaire.) Abaisse la queue du sourcil et plisse le front. Crée des rides radiaires. Il permet aussi de clore les paupières. Intervient dans le drainage lacrymal et lymphatique infracanthal. ment du sourire dit de Duchesne I9O>GFJD intervient peu dans les expressions faciales. Rôle dans la mastication Muscle profond situé dans la fosse temporale. Insertions osseuses crâniennes en arc de cercle (frontal, pariétal, temporal, occipital et zygomatique) et mandibulaires (processus coronoïde.) Innervé par les rameaux temporaux profonds du nerf mandibulaire (V3.) Ferme la mâchoire et ajuste la position du disque temporo-mandibulaire.!!*

OJPP9I9F intervient dans la mastication, très peu dans les mimiques. Insertions caudales sur la face latérale de la mandibule. Innervé par le rameau temporo-massétérique du nerf mandibulaire (V3.) Elévateur de la mandibule. RNQGOJILSK9P (grand et petit, respectivement profond et superficiel). Muscles de la joie (sourire et rire appuyé)... Elèvent et étirent les commissures labiales. Le petit zygomatique intervient dans le dédain et le mépris. CKMMLHJI9KF!! Muscle de la joue, rectangulaire. Insertions osseuses maxillaire en haut mandibulaire en bas. ptérygomandibulaire en arrière. Action constrictive sur la cavité buccale. Il applique les joues contre les molaires. Intervient dans la mastication et dans trompettiste.) >I9FLQGL$L9H!! Insertion haute osseuse sur la base du crâne (Processus ptérygoïde du sphénoïde) et basse à Elévateur et propulseur de la mandibule (contraction bilatérale). Mouvement de diduction controlatérale (contraction unilatérale). En cas de contracture des trois muscles élévateurs, ptérygoïdiens et masséters il est impossible d'ouvrir la bouche (trismus).!! #+

HJFLHJLF9 muscle du dégoût et de la colère. supérieure. Nasal transverse maxillaire (au-dessus de la canine) au dos du nez. Il comprime la narine. Nasal allaire se termine au cartilage alaire et dilate la narine. JCJLPP9KF!$K!P9>IKO!HJPJD!! Pair, plan, d à la cloison nasale. Abaisse le septum nasal et dilate les narines en inspiration profonde.. JCJLPP9KF!$9!DJ!MDGLPGH!HJPJD9 (depressor septi ou muscle myrtiforme) Etendu de la cloison nasale au muscle orbiculaire de la bouche. 9D9TJI9KF!$9!DJ!D9TF9!PK>9FL9KF9 (Levator labii superioris) muscle du dégoût. Pair, quadrilatère, longe les ailes du nez. (processus frontal du maxillaire.) Elève la lèvre supérieure, la portant un peu en dehors. (levator anguli oris ou canin) muscle de la menace, du mépris du dégoût et de la colère (agressivité). amen sous-orbitaire. Insertion basse sur la peau de la lèvre supérieure en regard de la canine. Elève la lèvre sup et la porte un peu en dedans. GFCLMKDJLF9!$9!DJ!CGKM-9 (orbicularis oris) muscle du bisou et de la réprobation. Sphincter composé de deux couches semi orbiculaires, tendues entre les deux commissures labiales, passant chacune dans chacune des lèvres dont elles forment la charpente. En continuité latéralement avec le buccinateur. Insertions osseuses maxillo-mandibulaires, cutanées de voisinage, et continuités musculaires de voisinage. Assure la fermeture de la bouche et propulse les lèvres. #!

FLPGFLKP Sourire de la Joconde. Plat, inconstant, très superficiel. Tendu vers la commissure labiale. Nait du fascia au niveau de la parotide ou du masséter. Il attire la commissure labiale en arrière, provoquant un début de sourire. Responsable des rides péri commissurales. JCJLPP9KF! (DAO= depressor anguli oris ou triangulaire des lèvres) muscle de la tristesse, de la colère et du dégoût. Insertions osseuses mandibulaires, et cutanées, à la commissure labiale. Continuité avec les muscles canin, et grand zygomatique. Abaisse les commissures labiales. JCJLPP9KF!$9!DJ!D9TF9!LH39FL9KF9 (DLI = depressor labii inferioris, ou carré du menton) muscle de la moue, du dégoût, la colère et de la peur. Relie, dans son tiers moyen la peau de la lèvre inférieure en. Abaisse et éversé. O9HIGHL9F (Mentalis ou houppe du menton.) muscle de la moue. Pair, insertion haute osseuse mandibulaire (fossette mentonnière.) Insertions basses sur la peau du menton. Releveur et propulseur de la lèvre inférieure. Participe à la mastication. >DJINPOJ muscle de la peur. Insertions basses cutanées radiaires sur la peau des commissures labiales. Effectue l'ascension de la peau des régions pectorale et claviculaire et l'abaissement de la commissure des lèvres. ##

PINDG-NGL$L9H!! Insertions osseuses crâniale à la physe styloïde de Action élévatrice laryngée. $LQJPIFLSK9! Deux ventres antérieur et postérieur respectivement innervés par des branches du V3 et du facial et provenant respectivement des 1 er et 2 ième arcs branchiaux, Abaisseur de la mandibule, il fait effectuer à la langue un mouvement postéro inférieur au cours de la déglutition.! #$

2#!D1!B'+5A1!1(!8*0B181()+! Au-delà du premier contact le visage ser au discours. La mimique apparaît comme essentiellement dynamique., liée à la mobilité cutanée, au tonus musculaire et à la vivacité des muscles peauciers, dépend des capacités du sujet à mobiliser rapidement Pour exprimer et communiquer des émotions, la précision anatomique des muscles peauciers est à la source une formidable richesse relationnelle, au même titre que les intonations du discours, ou la gestuelle. Ces muscles agissent surtout sur les orifices (yeux, bouche, narines) en fermeture ou en ouverture, et en modifiant leur forme et leur position verticale. Une classification en groupes musculaires correspondant à chaque émotion est imaginable, au moins pour les émotions primaires, considérées comme ont élaboré dans les années 70 un système de codage, le FACS («Facial Action Coding System.») Son usage nécessite une formation spécifique par au moins deux personnes habilitées afin de corroborer leurs évaluations respectives. Les mouvements des 43 muscles du visage sont décomposée en «Action Units ou AU.» Une expression faciale est constituée identifiée par un numéro. (37)! #%

U#!D1+!98*)'*(+!;.'85'.1+! Paul Ekman (Université de Californie Médical School à San Francisco) étudie depuis plus de 40 ans les expressions faciales. universelles : tristesse, joie, colère, peur, dégoût, surprise. Il son observation Les 8 émotions primaires décrites ci-dessous sont regroupées selon leur valence et classées par ordre d Seule la joie est de valence positive, la surprise est neutre (bonne ou mauvaise) et les 6 autres négatives. Les descriptions ci-dessous sont limitées aux muscles du visage. Les autres manifestations des émotions (postures, motricité, réflexes neurovégétatifs) en sont exclues sauf la direction du regard et la position de la tête, qui font intervenir au moins indirectement les muscles faciaux. M*6V.1! Avancée de la tête. Froncement et abaissement des sourcils / m. pyramidaux et corrugator. Fermeture partielle des paupières sup / m. orbiculaire des yeux. Dilatation des narines / m. narinaire. Pincement ou éversion des lèvres / m. orbiculaire de la bouche.! La colère est projetée sur autrui >10.! Recul de ta tête par rapport au tronc. Élévation et rapprochement des sourcils / m. frontaux et pyramidaux. Élévation des paupières sup / m. orbiculaire des yeux, portion palpébrale. Tension des paupières inf / m. orbiculaire des yeux, portion palpébrale. Etirement des commissures labiales / m. risorius, DAO, DLI, mentonnier. Abaissement de la lèvre inf / m. carré de la lèvre inf et houppe du menton. Abaissement de la mâchoire inférieure, ouverture de la bouche / m. platysma. Réponse instinctive à un danger, à une menace, la configuration aptée à la réponse au danger : élargissement du champ visuel, préparation à la #&

O%;.'+! Inclinaison latéro postérieure de la tête. Elévation unilatérale com labiale / m. zygomatique, releveur lèvre sup. Le mépris peut être identifié comme un sourire simulé teinté de dégout. la seule expression faciale unilatérale ou au moins très asymétrique. $%A*W)! Recul de ta tête par rapport au tronc. Froncement des sourcils / m. pyramidaux. Froncement de la racine du nez / m. procérus. Fermeture et élévation des narines / m. traverse du nez. Elévation de la lèvre sup / m. carré de la lèvre sup. Le dégoût est la préparation anatomique fonctionnelle du vomissement et aussi la plus parlante représentation de la haine. I.'+)1++1! Inclinaison de la tête vers le bas et abaissement du regard. Ascension de la tête des sourcils / m. frontal. Abaissement des paupières sup / m. orbiculaire des yeux, portion palpébrale. Abaissement des commissures labiales / m. triangulaire. La tristesse est introspective, le sujet est en repli sur soi. -*()1! Inclinaison de la tête vers le bas et abaissement du regard. Froncement des sourcils / m. pyramidaux. Pincement des lèvres / m. orbiculaire de la bouche. La honte est une émotion mixte, mélange de peur et de colère bloquée ou retournée contre soi. P0.;.'+1!. Elévation des sourcils / m. frontaux. Ouverture des yeux et de la bouche / m. orbiculaires. Abaissement de la lèvre inf / m. platysma, houppe et carré de la lèvre inf. Dans la surprise tous les orifices sont en ouverture, prêts à recevoir les réponses à un intense questionnement. #'

X*'1! Abaissement des paupières sup / m. orbiculaire des yeux. Plissement des yeux /.) Ascension des joues / m. buccinateurs. Etirement et élévation des commissures labiales / m. zygomatiques. Le sourire véritable ou sourire de des joues un plissement de la pa paupières supérieures. Le sourire simulé, factice, ou sourire commercial, ou sourire social, ou sourire de circonstance ne concerne que la bouche. #(

Y#!O'4.*1:;.1++'*(+!! Une microexpression est une expression faciale très brève (1/15 à 1/25ème de seconde), inconsciente (donc involontaire), au cours de situations où les enjeux sont élevés. Elles sont quasiment indétectables pour la très grande majorité des gens. motrice, les centres cérébraux fonctionnent par anticipation. Le potentiel de préparation (activation centrale du système moteur) est observé en imagerie fonctionnelle avant même que un mouvement. Ce mouvement (une mimique expressive) est mis à la disposition de la conscience du sujet, pré initialisé, et la conscience peut intervenir pour le bloquer ou le laisser se produire. Les réactions instinctives de type limbique empruntent des circuits directs peu accessibles à la régulation corticale. Ces réflexes ataviques face au danger sont essentiellement protecteurs (immobilité, fuite, affrontement), et les expressions faciales qui les accompagnent sont difficiles à réprimer. (36) Les microexpressions sont de véritables lapsus gestuels, des fuites demi-seconde (les macro expressions durant 1 à 5 secondes.) 38) le haut le mépris ou la fierté. de perplexité ou de colère et doit être interprété selon le contexte. Une grande liberté du regard est un signe de domination, un regard oblique un signe de doute ou de méfiance. Une personne qui bat des paupières est troublée. Lever les yeux au ciel en souriant est une marque de mépris, surtout si le sourire est asymétrique ou unilatéral, même avec plissement des yeux (mépris amusé.) Le sourire feint, presque incontournable socialement, peut être vu comme une découvrant les dents. La fermeture forcée et serrée des lèvres est très révélatrice de sentiments négatifs intenses, de stress. Le froncement avec propulsion des lèvres associé au plissement du front et des rides du lion marque le #)

peut se mordre les lèvres ou se les humecter de la langue. La dilatation des narines exprime ût sont, parmi les microexpressions, celles qui sont les plus difficiles à dissimuler. Quand les signaux sont discordants ou contradictoires, ou que les mimiques émotions négatives, difficiles à feindre ou à dissimuler. imitation provoque en lui. (38) Le FACS («Facial Action Coding System») est décrit par Ekman comme un «dictionnaire des expressions du visage, décomposées en mouvements musculaires.» Il contient environ 10000 mimiques dont quelques 3000 sont porteuses de sens. labiales en contractant le muscle mentonnier (N 17 dans la nomenclature (37) our les grimaces. Il est conseiller scientifique pour la série télévisée «Lie to Me» dont le personnage principal, interprété par Tim Roth est un spécialiste de la communication non verbale et de la détection des mensonges. expressions m Ekman caresse le projet de parvenir à identifier des terroristes. Nous interprétons intuitivement les expressions du visage, mais on peut se demander à quoi ressemblerait le monde si nous étions capables de deviner les intentions des autres.! Dans les années 90 Paul Ekman a élargi sa liste à 16 émotions de base ajoutant de nombreuses émotions positives : soulagement, satisfaction, amusement, excitation, fierté dans la réussite, plaisir sensoriel, et quelques émotions négatives : gêne, culpabilité, honte, mépris. Certaines ne correspondent à aucune expression faciale.!! #*

Z#!98*)'*(+!4*8['(%1+!1)!+14*(75'.1+!E!61+!(05(41+!! A partir des expressions faciales des émotions de base, on peut décliner un Le registre couvert est vaste. En effet, la finesse de la commande motrice des muscles peauciers permet en théorie une infinité de combinaisons. Ici la frontière entre émotions, états émotionnels et comportementaux et sentiment devient floue. On devrait même dans certains cas parler plutôt de vertus ou de valeurs morales. La liste ci- Les émotions soulignées sont celles de Paul Ekman. On note que les valences négatives sont toujours surreprésentées. Passion Amour Fierté Sincérité Gratitude Confiance Approbation Anticipation Soulagement Satisfaction Amusement Excitation Fierté dans la réussite Plaisir sensoriel Haine Agressivité Mépris Dédain Tromperie Honte Culpabilité Humiliation Déception Ennui Impatience Rancune Inquiétude Perplexité Mélancolie Nostalgie Méfiance Embarras Gêne Abandon Fatigue Bâillement Plusieurs travaux explorent la possibilité de mettre en place un outil informatique descriptif des expressions faciales et analysant les émotions sousjacentes. (39, 40, 41) La distinction nécessaire chez un personnage virtuel entre émotions déclenchées et exprimées, construites à partir des expressions de base, blir des modèles représentant des par superposition et masquage. Concrètement, le personnage virtuel va alors réagir à son environnement par des expressions faciales adaptées. modifiant sa mimique de manière empathique, perçue positivement par, et les jeux vidéo sont appelés à remplacer dans notre vie quotidienne les interfaces non anthropomorphiques neutres. $+

Dans un de ces modèles la représentation des émotions déclenchées en tant (39) expressions sim nement) et celle exprimée. La joie par exemple, désirabilité présente. La tristesse vient de Le calcul des expressions faciales résultant de la comb utilise la «logique floue» : interpolation entre les paramètres des deux expressions faciales à combiner et partition du visage. Selon Ekman, les émotions combinées sont révélées par des zones distinctes tristesse par la colère se traduit par une mimique différente de celle où colère et tristesse sont ressenties. Pour Ekman les émotions négatives sont principalement perçues à travers la région supérieure du visage, alors que les émotions positives sont perçues à travers les régions inférieures. La colère et la peur sont mieux reconnues à partir de la partie supérieure, la joie et le dégoût à partir de la partie inférieure et la surprise est aussi bien reconnue dans le haut et le bas du visages. Les résultats sont équivoques pour la tristesse : la reconnaissance est meilleure à partir de la partie supérieure dans la recherche de Calder (42) alors qu'elle est aussi bonne pour les deux régions pour Bassili. (43) Dans le modèle computationnel de Ochs,(39) la représentation de sition de ce dernier cas, un résultat différent selon le sens du masquage. visage et la positive par la partie inférieure. Avec priorité de la colère sur la peur érieure. à dire,,.) $!

Pour la superposition la colère est en haut la peur en bas, le masquage de la tristesse par la colère utilise la bouche de la colère et les yeux de la tristesse. (41) Les individus ne sont muscles de leur visage, en particulier la partie supérieure et les mimiques correspondantes sont généralement absentes des expressions simulées. Certaines composantes des mimiques ne peuvent pas être simulées peuvent difficilement être inhibées. Le but de cette 44) Dans le chant les émotions sont moins bien identifiées que dans la parole. (45) La mobilité du visage des artistes lyriques est limitée. En effet, au cours du chant, la musculature faciale est sollicitée dans des émotions. Ces dernières ne sont identifiées par le spectateur que lorsque les mimiques fonctionnelle qui est prioritaire afin que la qualité du son émis par le chanteur ne soit pas mise en danger par la mimique expressive. La totalité de la musculature faciale est sollicitée aiguë rend ce dernier plus expressif pour la joie, la ave convient mieux à la colère. Culturellement le registre aigu est plutôt associé à la joie et le grave à la e ces émotions par le public. préférentiellement telle ou telle émotion, la consultation des publications sur le sujet provoque au premier abord une impression de confusion. Pour certains, l le haut du visage pour identifier la peur et la colère, et sur le bas pour la joie et la tristesse. (45) la bouche per 46) Certains articles affirment que la bouche prédomine pour la joie et le dégoût, les yeux pour la tristesse et la peur alors que la surprise et la colère associent les deux. (47) le haut du visage permet de déceler la colère et le bas du visage joie, tristesse, dégoût, les deux la surprise et la peur (46) $#

Les informations configurales jouent un rôle prépondérant dans la reconnaissance de l'expression faciale émotionnelle : le fait de ne disposer que du haut ou du bas rend la perception moins bonne. émotion avec la moitié inférieure de ce même visage exprimant une autre émotion, un alignement parfait perturbe la reconnaissance de l'émotion sur chaque moitié, et cette perturbation disparaît si les deux moitiés de visage sont décalées. mis à contribution pour la surprise, que le bas du visage est fondamental pour la joie et le dégoût et le haut pour la colère. La peur et la tristesse font elles pour la peur et en bas pour la tristesse. ublic ne sont pas toujours superposables, en particulier du fait de différences culturelles. $$

Chapitre IV Produits injectables et expressions faciales Evolu Historiquement le but initial apparaissent des techniques de rééducation posturale faciale qui permettraient de limiter ou de prévenir le vieillissement en stimulant et en privilégiant les mimiques positives. Le remodelage du visage fait appel à des outils connus et maîtrisés. est la passer par des erreurs et des excès. 1. Volumateurs et inducteurs tissulaires Dans le cadre de ce travail le visage au repos est abordé comme le terrain dans sa dimension dynamique devrait être considéré comme corollaire car manière indirecte avec la mimique. Ils permettent au patient de se sentir mieux avec son apparence. Ils ne modifient ni la mobilité, ni le tonus musculaire du visage. $%

D1+!54'71+!<?560.*('/01+ (AH) sont des Glycosaminoglycanes présents dans les cartilages et la peau composés de chaines de disaccharide (acide D-glucuronique N-acétylglugosamine.) Ils jouent un rôle majeur dans Ils forment un maillage avec le collagène et des polypeptides hydrophiles. Ils sont synthétisés dans la peau à la face interne de la membrane cellulaire des fibroblastes et des kératocytes, et libérés dans tissulaire, les phases précoces de cicatrisation, le remodelage dermique du collagène. Ils diminuent au cours du vieillissement en particulier au derme papillaire où ils sont très concentrés. Ils agissent pendant 6 à 18 mois (comblement et hydratation.) Le protocole de 2 à 3 séances à 1 mois 1 séance de relance tous les 6 mois peut être proposé.!(apl) Volumateur retardé et inducteur, biocompatible, bio résorbable, disponible sous forme de microsphères dans un gel de carboxyméthylecellulose est tr.) Il permet de combler les dépressions profondes, les lipoatrophies des tempes et sillons, et de gonfler le menton ou les pommettes. nappages croisés. La réponse est variable et le massage fondamental. Sa résorption est lente, dégradé en 18 à 24 mois en CO2 et H2O par hydrolyse. Son effet dure 2 à 3 ans. Il est reconstitué avec 4,5 ml er reposer à 18 C) et complété par 2,5 ml de xylocaïne adrénalinée avant injection faite à iguille 25G ou à la canule 18G sous cutanée profonde rétro traçante en quadrillage (0,1 ml par point.) Un massage appuyé intense en fin de séance est renouvelé par le patient ( par jour, pendant 5 jours, 5 fois par jour) Le protocole initial comprend 2 à 3 séances à 1 mois puis entretenu par une séance annuelle ou bi-annuelle. (5 séances à 1 mois, 1 flacon par côté dans les lipoatrophies des sujets VIH sous antirétroviraux.) $&

(HAP) est un biomatériau immédiatement volumateur et méthyle cellulose à hautes viscosité et élasticité (aspect pâteux.. dû du Ca njection dermique est profonde, rétro traçante en variant et en, et en créant des contre appuis. Le massage en fin de séance est essentiel et assure une répartition régulière du produit. Les indications privilégiées sont les sillons nasogéniens, le pli mentonnier, ovale et la pommette. Son effet naturel et immédiatement volumateur est intéressant, mais nécessite des quantités parfois importantes. $'

2. Toxine Botulique La toxine botulique produite par une bactérie anaérobie, Clostridium botulinum est une endopeptidase qui inhibe la holine et induit une dégénérescence réversible (quelques mois) de la jonction neuromusculaire. (repousse axonale.) nsmembranaire à la chaine légère active, elle se lie à la protéine SV2 des vésicules synaptiques et est internalisée dans le cytosol des terminaisons pré synaptiques des motoneurones où elle clive la protéine SNAP25. La toxine botulique est particulièrement efficace en médecine de soins pour, dans la migraine chronique, les incontinences par vessie hyperactive, les spasticités post AVC Elle est utilisée au niveau du visage pour déplisser des rides profondes dues à une hypertonie des muscles peauciers, en particulier au niveau de la glabelle. (Autorisation encore limitée à cette indication.) Son action permet notamment, rétractions cutanées cicatricielles. Des études récentes menées chez le rat après injection oculaire ou dans les muscles de la moustache (49, 50, 51, 52 rétrograde rapide de la toxine botulique vers les aires motrices centrales du cervea (injection locale) et par les faibles doses administrées. Il est toutefois logique au niveau des aires cérébrales centrales motrices. $(

jeune, afficher une bonne santé et une -ê Ils sont soucieux de leur apparence car ils savent que la première impression dans la réponse à dette demande assez solide et sur une analyse intelligente, documentée et raisonnable du vieillissement du visage. iné à devenir très marginal. Les produits cités ici sont tous résorbables, présents : utilisation de faibles doses et programmation de séances de retouches en cas de sous correction... Ils optimisent de manière synergique les résultats de la chirurgie en particulier dans la zone centrale du visage (triangle identitaire : 2 yeux, nez, bouche.) Ils corrigent la visibilité des limites entre les unités esthétiques (orbitopalpébrale, frontoglabellaire, pommette et paupière inférieure, péribuccale, nez, joue, cou.) abaissement de ce dernier. de la toxine botulique nécessite une bonne connaissance préalable des muscles de la mimique et de leur anatomie fonctionnelle. S.) En pratique on injecte préférentiellement le ever les hypertonies et de reconstituer les volumes sans excès,! $)

T*6085)10.+! Les zones de prédilection sont la tempe, la paupière supérieure et la partie médiale du sourcil, le milieu du visage, ovale et le cou. Tempe : aiguille au contact osseux ou canule plan sous cutané sus fascial (artère temporale superficielle et branche temporale du nerf facial situés dans le plan intermédiaire) Ne pas injecter trop bas ou trop profond sinon le produit coule dans la joue le long du muscle temporal. Sillon nasogéniens : rompre les adhérences peau/graisse sous cutanée et combler le vide ainsi créé. Respecter en profondeur les branches sous orbitaires du nerf trijumeau (V2) et la br SOOF : g la paupière inférieure.) Injection à la canule de bas en haut de la joue vers Cerne : injection sous le muscle orbiculaire en petites quantités au contact osseux, en évitant les produits hydrophiles ( effet Tyndall.) Ovale et bas du visage : injecter sous le rebord osseux mandibulaire.!! $*

I*:'(1![*)06'/01!E!! Les zones le nez, les commissures labiales et le menton. permet de les éviter ou de les minimiser, et de les gérer en corrigeant les Une ptose du sourcil et de la paupière supérieure peut survenir en cas muscle frontal. Une asymétrie de la position des sourcils et une élévation de la queue du sourcil («Méphisto paupière inférieure peuvent être observés. Un risque de perte de la composante orbitaire du sourire impose le respect de développement du sourire dit «de Duchenne.» Une asymétrie du sourire est possible par injection du petit zygomatique. Frontal : injection à distance du sourcil (seul élévateur du sourcil) en évitant la ligne médiane (diastasis intermusculaire) ne jamais injecter le frontal bas, en dessous du sourcil et paupière supérieure Procérus en dedans de la ligne verticale passant par la pupille pour éviter le Corrugator point médian osseux profond et point le plus latéral en dedans de la Injection au niveau du sourcil (écartement et rehaussement des sourcils en cas de paralysie glabellaire.) -nasale haute Rides du nez : orbiculaire + procérus + élévateur aile nez profondeur moyenne ficace.) paupières supérieure et inférieure. Ne jamais injecter la paupière supérieure ni la zone centrale de la paupière inférieure. Mentonnier viter les asymétries. Risorius : injection à la jonction du tiers inférieur et des deux tiers supérieurs.! %+

:&3.-33&#*! La volonté ouvertes à la séduction (joie, intérêt des mentalités et des modes de vie occidentaux. Une forme de féminisation des sociétés de consommation (sécurisation, dans lequel des caractéristiques masculines (énergie, authenticité, rationalité, autonomie) trouvent moins facilement leur place. La perception du vieillissement du visage dans les sociétés occidentales évoquerait des dysmorphophobies adolescentes teintées de conventions culturelles utopistes. «Dans un environne englobant passé et avenir dans une immobilité frénétique, le culte de destinée uniquement à conserver sa position, à rester sur place sur un terrain» Myriam Revault llones : (53) Au centre du visage, les signes statiques de vieillissement sont efficacement réduits par les produits volumateurs, en association avec la chirurgie visage au repos, qui offre ainsi une apparence favorable, préalable rencontre un interlocuteur bienveillant. qui provoque, par réaction,. Il est plus opérant de corriger cet appauvrissement orbitaire, ce qui aura comme effet corollaire de supprimer la %!

Certains succès techniques so une bonne utilisation de la toxine botulique est bien plus délicate que celle des volumateurs. Pourtant on peut lire des publications audacieuses qui imaginent une possible action «antidépressive» de la toxine botulique. (54) Une telle extrapolation, bien que séduisante et basée sur un raisonnement logique (déconditionnement rétro - peur, colère, tristesse), semble véritable. Ce travail doit citer les arguments à charge contre botulique. Elle est : on pourrait craindre que, sur une mauvaise voie, plus on avance vite satisfaisante. Une perte de réactivité musculaire nuit à la communication. Il est de plus possible que la privation prolongée de contractilité musculaire faciale, une sorte de mise au repos neurophysiologique induite La toxine botulique pourrait masquer certaines microexpressions. et hypertonies musculaires par injection de faibles doses de toxine botulique, la contraction musculaire maximale persiste, aussi intense, aussi puissante et soient modulées par des ajustements fins de contractions partielles ou incomplètes des différents muscles du visage. Son activité sur les centres moteurs après migration par transport axonal a été o priori esthétique préférant un front lisse est à un front t fait peur aux petits enfants, mais e relationnelle dynamique des expressions de visage, on doit admettre que ce qui musculaire, et surtout son utilisation au quotidien. %#

-glabellaires mimiques répétitives est elle aussi une approche statique. priori de la toxine botulique dans cette indication devrait donc respecter de façon tempérante la mobilité du visage. Un engouement excessif pour une technique thérapeutique de «rajeunissement» évoque les mythes de la jeunesse (fontaine de jouvence, Faust, phénix.) de la communication et la tentation des médias pour le spectaculaire aient accéléré cet engouement pour ce qui est présenté comme une modernité. ne étude clinique montrant un effet placébo de la toxine botulique sur la tonicité glabellaire mesuré à 13% quand on sait que ce dernier serait diminué avec la toxine botulique? Après une période pendant laquelle les doses utilisées entrainaient un gel de la motricité faciale (expérience nord-américaine des «frozen faces») on recherche la dose minimale efficace muscles faciaux au repos sans modifier le froncement maximal. Cette En 2013, après vingt ans de recul et plus de 10 millions de patients traités dans l évolué. Les sites préférentiels restent le front et la glabelle, avec injection des muscles frontal, nasal. r la toxine botulique à des fins esthétiques pour le haut du visage. En effet ; les émotions à valence négative sont préférentiellement rait tant à les masquer. Sur le plan relationnel, ces expressions et émotions à connotation culturelle négative (peur, colère, dégout, mépris et honte, réprobation, inquiétude, perplexité, haine, envie, rancune, méfiance, dédain) sont contre productives. %$

Seule la tristesse semble produire un effet relationnel bienveillant chez Les parties basses du visage participent à certaines expressions négatives (peur et dégout surtout) mais surtout à la joie par le sourire. Il est toutefois pertinent de proposer de corriger une hypertonie des muscles abaisseurs de la commissure labiale si elle est très marquée. Une stratégie intelligente consisterait à protéger au maximum la joie et nt en sa partie inféro-externe et le muscle frontal au moins dans sa partie basse (seul muscle releveur du sourcil.) Enfin, un conseil global est toujours approprié (relooking, coiffure, apparence vestimentaire, comportement) et peut-être, une petite dose de paternalisme médical qui éviterait à certaines patientes de basculer dans un consumérisme esthétique risquant de perturber leur image du soi. On peut leur rappeler que les rides dermo-épidermiques sont des fractures mieux être sympathique que belle, que leur visage est avant tout un outil relationnel qui à ce titre doit f ibre arbitre face aux phénomènes de mode. %%

/#*.6-3&#*! (ectoderme, qui se sépare en deux feuillets, épiderme et neurectoderme formant le tube neural) en font des partenaires très proches, communiquant dans les deux sens. Le charme (charisme Mais il ne peut que très difficilement se mettre en place sans un premier contact bienveillant, favorable. Il utilise ensuite comme vecteur toute la dynamique de expressivité émotionnelle. âge égal, une apparence plus jeune augmente les chances et les opportunités dans la vie affective et socioprofessionnelle. semble justifier au premier abord leur effacement dans une logique esthétique axée sur une approche féminine (séduction, sécurisation, hédonisme.) une logique relationnelle, à la respecter. La conciliation de ces deux objectifs est une utopie (au sens philosophique) que seule la tempérance permet tendre vers un équilibre entre une face hyper juvénile figée et dépourvue de message relationnel et un visage qui reste mobile et expressif mais délabré par le vieillissement. Pour exprimer une émotion, il faut la ressentir, mais pour ressentir une émotion, rement, dans la mimique, les mouvements du visage qui lui sont associés. Une rééducation fonctionnelle musculaire faciale pourrait être une voie. injectables dispon musculaires est un élément important pour conserver une richesse %&

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