Regards croisés. Économie - Formation - Territoires TOME 1 PERSPECTIVES SECTORIELLES

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1 Regards croisés Économie - Formation - Territoires TOME 1 PERSPECTES SECTORIELLES 2014

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3 La loi d orientation et de programmation pour la refondation de l École de la République a confié aux Régions la responsabilité, aux côtés des autorités académiques, de la carte des formations professionnelles. L objectif premier de la Région est de faciliter la montée en qualification des jeunes et leur insertion professionnelle. Son atteinte nécessite le développement d un dispositif de formation adapté et ambitieux, condition également essentielle au soutien de l activité économique et à l anticipation de son évolution. En 2014, la formation professionnelle initiale accueille près de apprenants ( élèves et apprentis) sur l ensemble du territoire régional. Aujourd hui, ce sont autant de parcours que la Région peut promouvoir afin de replacer les trajectoires de formation au cœur des dynamiques économiques et sociales des territoires. Aussi, dans la perspective de la préparation des prochaines rentrées, la collectivité souhaite accompagner les établissements d enseignement et les organismes de formation dans les projets qu ils pourraient établir. La description des grands enjeux économiques et territoriaux, les données issues des schémas régionaux et du Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles (CPRDFP) ou encore le repérage des formations manquantes dans les parcours existants sont autant d outils que nous souhaitons mettre à votre disposition. Ces «Regards croisés sur l économie, la formation, les territoires» visent à vous accompagner dans l appropriation de ces éléments et se déclinent en trois volumes : «Perspectives sectorielles» reflète les grandes tendances des secteurs professionnels en région (industrie, bâtiment, services à l automobile, transport et logistique, propreté, hôtellerie restauration, agriculture et travaux paysagers), et propose des éléments d analyse et de prospective pour la formation ; «Approche territoriale» livre les indicateurs des zones d emploi de la région ; «Cartographie» rassemble les illustrations des données socio-économiques fondamentales, ainsi que de la formation en relation avec les perspectives sectorielles du premier volume. L ensemble de ces documents est mis à disposition sur le site internet de la région Nord - Pas de Calais, Par cette démarche, la Région souhaite être à vos côtés dans l élaboration de la carte des formations professionnelles en enrichissant le débat avec l ensemble des acteurs de la formation et les partenaires du développement économique. Daniel PERCHERON

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5 Sommaire Les grands enjeux régionaux Le Schéma Régional d Aménagement et de Développement Durable du Territoire (SRADDT), la 3ème Révolution Industrielle et le Plan Climat Région... 4 Le Schéma Régional d Aménagement et de Développement Durable du Territoire (SRADDT) 4 La Troisième Révolution Industrielle... 4 Le plan climat Région Le SRDE et la Stratégie Recherche et Innovation pour une Spécialisation Intelligente (SRI-SI)... 6 Une économie régionale en mutation... 6 Les Domaines d Activités Stratégiques (DAS) Le Schéma Régional des Formations et le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles (CPRDFP) Les élléments éléments d anallyse d analyse et de prospectiive prospective pour lla la formatiion formation La filière industrielle Les données socio-économiques de la filière Les Indicateurs clés emploi / formation de la filière Les données formation de la filière Les données formation des spécialités Electrotechnique Electronique Les élléments éléments d anallyse d analyse et de prospectiive prospective Conduite de ligne et maintenance des équipements Les élléments éléments d anallyse d analyse et de prospectiive prospective Travail du métal Les élléments éléments d anallyse d analyse et de prospectiive prospective Etudes, conception et contrôle Les élléments éléments d anallyse d analyse et de prospectiive prospective La filière Transport et logistique Les données socio-économiques de la filière Les Indicateurs clés emploi / formation de la filière Les données formation Les élléments éléments d anallyse d analyse et de prospectiive prospective La filière Services de l automobile Les données socio-économiques de la filière Les Indicateurs clés emploi / formation de la filière Les données formation Les élléments éléments d anallyse d analyse et de prospectiive prospective

6 La filière Bâtiment et Travaux Publics Les données socio-économiques de la filière Les Indicateurs clés emploi / formation de la filière Les données formation Les élléments éléments d anallyse d analyse et de prospectiive prospective La filière Hôtellerie Restauration Les données socio-économiques de la filière Les Indicateurs clés emploi / formation de la filière Les données formation Les élléments éléments d anallyse d analyse et de prospectiive prospective La filière Propreté Les données socio-économiques de la filière Les Indicateurs clés emploi / formation de la filière Les données formation Les élléments éléments d anallyse d analyse et de prospectiive prospective La filière Agriculture et Paysage Les données socio-économiques de la filière Les Indicateurs clés emploi / formation de la filière Les données formation Les élléments éléments d anallyse d analyse et de prospectiive prospective Glossaire Annexes Les diplômes du Secteur Industrie Electrotechnique électronique Les diplômes du Secteur Industrie Travail du métal Les diplômes du Secteur Industrie Conduite de ligne et maintenance des équipements Les diplômes du Secteur Industrie Etudes, conception et contrôle Les diplômes du Secteur Transport logistique Les diplômes du Secteur Services de l automobile Les diplômes du Secteur Bâtiment Travaux Publics Les diplômes du Secteur Hôtellerie Restauration Les diplômes du Secteur Propreté Les diplômes du Secteur Agriculture et paysage Bibliographie des secteurs professionnels explorés

7 Les grands enjeux régionaux Les grands enjeux régionaux Les grandes orientations de la politique de formation professionnelle sont définies dans le cadre du Schéma Régional des Formations adopté en 2006 et du Contrat de Plan Régional des Formations Professionnelles (CPRDFP) signé par l Etat et la Région en Le contexte de la formation professionnelle est également structuré par les schémas et plans stratégiques définis et mis en œuvre par la Région. Parmi eux, le Schéma Régional d Aménagement et de Développement Durable du Territoire (SRADDT) et le Schéma Régional de Développement Economique (SRDE), appuyé sur la Stratégie Recherche et Innovation pour une Spécialisation Intelligente (SRI-SI) revêtent des enjeux particulièrement importants. 1. Le Schéma Régional d Aménagement et de Développement Durable du Territoire (SRADDT), la Troisième Révolution Industrielle (TRI) et le Plan Climat Région 1.1. Le Schéma Régional d Aménagement et de Développement Durable du Territoire (SRADDT) Le «SRADDT actualisé», adopté en 2013, insiste sur la nécessité d inventer un nouveau modèle au service du développement territorial qui passe par : - une consolidation du réseau des pôles de compétitivité et d excellence pour développer au maximum le potentiel industriel régional ; - une transformation des secteurs économiques : développement des filières vertes, facilitation des mutations de l agriculture et de la pêche au service d une alimentation durable, développement de l économie présentielle résidentielle et touristique, soutien à la recherche et au très haut débit dans les territoires ; - un meilleur lien entre les nouveaux modèles de production et les nouveaux modèles de consommation : développement des circuits de proximité, appui au développement de l économie sociale et solidaire ; - une meilleure articulation des politiques économiques, d emploi, de formation et de protection de l environnement ; - un accompagnement du vieillissement de la population par le développement des services collectifs La Troisième Révolution Industrielle La Région Nord - Pas de Calais s est engagée en 2013, avec de nombreux acteurs publics et privés, dans une démarche de Troisième Révolution Industrielle. fondée sur le couplage d internet et des énergies renouvelables. Plusieurs piliers la constituent : - l augmentation de l efficacité énergétique, - le passage aux énergies renouvelables et récupérées, distribuées et stockées, - le développement de bâtiments producteurs d énergie, - le déploiement de réseaux intelligents reliant des plateformes de régulation de l offre et de la demande d énergie, - une mobilité plus durable des biens et des personnes, grâce à un Internet de la logistique rationalisant les flux logistiques de marchandises et une incitation aux changements de comportements en matière de mobilité des personnes, - l invention de nouveaux modèles économiques, avec notamment, l économie circulaire, qui vise à favoriser le réemploi optimal des rejets considérés comme de nouvelles ressources, et l économie de la fonctionnalité. 4

8 Les grands enjeux régionaux La feuille de route opérationnelle de la Troisième Révolution Industrielle insiste, parmi les conditions de réussite, sur le développement des connaissances et les formations tout au long de la vie, afin de : - former en nombre et en niveau suffisants les personnes aptes à créer ou capables d utiliser les process et technologies énergétiques, - inciter au développement des formations répondant aux enjeux énergétiques, - accompagner l évolution professionnelle dans les secteurs concernés par la transition énergétique, - anticiper les mutations liées à tous les piliers de la TRI. Les métiers entrant dans le cadre de la troisième révolution industrielle sont notamment : - ceux de conception et de réalisation d unités urbaines (projet «zen e ville») comprenant des bâtiments producteurs d énergie, - ceux liés à l amélioration de l efficacité énergétique dans l industrie grâce à de nouveaux process et procédés de production, - ceux liés à la gestion de l énergie des bâtiments et des zones d activités: économiseurs de flux, opérateurs d efficacité énergétique - ceux liés à la production, l installation et la maintenance des installations d énergies renouvelables, - ceux liés au conseil des particuliers et des professionnels sur l efficacité énergétique et les énergies renouvelables dans les espaces info énergie, les agences locales de l énergie - ceux liés au développement des réseaux intelligents et de la domotique et aux services favorisant l intermodalité et la mobilité intelligente, - ceux concourant à l internet de la logistique et au développement de la logistique fluviale et ferroviaire, - ceux liés à l économie circulaire et à l économie de la fonctionnalité : écoconception, écologie industrielle, réemploi, recyclage Le plan climat Région Le plan climat Région, adopté en 2014, prévoit l intégration des thématiques de l énergie et du climat dans la formation. Pour cela, il : - identifie les mutations et opportunités de développement de l emploi en Nord - Pas de Calais, - repère les besoins de formation issus de la transformation écologique et sociale, - met en œuvre des travaux inter Branches de consolidations d informations afin d anticiper les évolutions des métiers. Les domaines suivants sont particulièrement concernés : - l éco-rénovation, en lien avec le plan logements de réhabilitation énergétique et environnementale, - le véhicule électrique, avec le plan régional pour l électromobilité, - la filière bois 5

9 Les grands enjeux régionaux 2. Le SRDE et la Stratégie Recherche et Innovation pour une Spécialisation Intelligente (SRI-SI) Le SRDE, adopté par le Conseil régional le 24 novembre 2005, se donne comme ambition de faire du Nord - Pas de Calais une grande région économique en Europe, en combinant compétitivité et place de l humain au cœur du processus de développement économique. Grâce au SRDE, la Région veut poursuivre "la construction d'une grande région économique en Europe" autour de huit enjeux : - accompagner la création et transmission d'activités, - structurer le territoire régional autour de pôles d'excellence économique, - placer l'innovation, la recherche fondamentale et sa valorisation au cœur des priorités, - aider l'anticipation, clé de la réussite économique, - agir à l'international, - mobiliser et coordonner les outils financiers au service du développement économique régional, - faire du Nord-Pas de Calais une région hautement avancée dans les technologies de l'information et de la communication, - promouvoir une région solidaire et attentive à l'équilibre entre les territoires. Au-delà de ces enjeux, la Région et ses partenaires intègrent dans le périmètre du SRDE des problématiques incontournables, comme la formation, le bien-être au travail, le dialogue social territorial ou l emploi des jeunes La Stratégie Recherche Innovation pour une Spécialisation Intelligente (SRI SI) Le Nord - Pas de Calais augmente progressivement son potentiel de recherche publique et privée grâce à un formidable élan en faveur de multiples démarches innovantes et à la mise en œuvre de stratégies ciblées en partenariat avec différents acteurs (laboratoires, centres technologiques, pôles de compétitivité et d excellence, incubateurs et entreprises ). L innovation et la recherche sont, depuis plusieurs années, au cœur de la dynamique économique régionale. La S.R.I s inscrit dans le cadre plus global d ambitions européennes partagées en faveur de l innovation. Elle influence directement la prospective sur l évolution de la carte des formations Une économie régionale en mutation Avec un PIB de 100 milliards d euros et une valeur ajoutée de 5,2%, le Nord - Pas de Calais s impose comme la 4 ème région économique de France. Portant l héritage d une grande région industrielle, structurée par les activités du textile, de la sidérurgie et des mines, la région Nord - Pas de Calais poursuit la mutation de son tissu productif. Engagée dans plusieurs cycles de reconversion successifs, la région s est progressivement dotée d un large spectre d activités de production de biens et de services. La structuration de son tissu économique tend à converger vers celle observée au niveau de la France métropolitaine. La tertiarisation de son économie s affirme (78% de l emploi relève du tertiaire), en partie par l effet d une externalisation des activités connexes à l industrie. Le secteur industriel représente pour sa part un poids d importance relative (15% de l emploi régional) et demeure un moteur de l activité régionale malgré les pertes récentes qu il a subies. Mais, dans un contexte de compétition internationale, l économie régionale paraît encore présenter les signes d une industrie de moyenne technologie et d un secteur tertiaire à trop faible concentration de connaissance. Son modèle économique, encore souvent fondé sur des relations de donneurs d ordre et de sous-traitance, reflète encore l image d une économie de la «fabrication», éloignée des centres de décision. Il apparaît essentiel de faire évoluer cette économie vers des secteurs porteurs à plus forte valeur ajoutée et à meilleur impact sociétal. De même, il est nécessaire d accompagner cette évolution par une plus grande qualification des ressources humaines et une meilleure adaptation de l offre de formation professionnelle à destination des jeunes en formation initiale comme des adultes en formation continue. 6

10 Les grands enjeux régionaux L ambition de la Stratégie Recherche et Innovation pour une Spécialisation Intelligente (SRI-SI) est de positionner la région dans la compétition mondiale par le vecteur de la recherche et de l innovation. La performance de l économie régionale suppose de poursuivre ce mouvement de reconversion et de diversification par l évolution vers un nouveau modèle de développement, permettant d intégrer au mieux les avancées de la recherche et de l innovation, tout en étant soucieux de son impact sur l environnement et attentif aux nouveaux enjeux de société. Cela suppose de poursuivre la mutation profonde du Nord - Pas de Calais vers une économie de la connaissance, basée sur les compétences et les savoir-faire de ses habitants, l excellence de ses formations et de sa recherche, l efficacité stratégique de ses entreprises, les dynamiques partenariales et l appropriation collective des enjeux de la transition énergétique Les Domaines d Activités Stratégiques (DAS) S appuyant sur un certain nombre d activités s affirmant comme des domaines de spécialisation moteurs pour l économie régionale, la SRI-SI dégage six grands Domaines d Activités Stratégiques sur lesquels appuyer le développement régional par la recherche, l innovation et la formation. Il s agit de mettre en avant les points forts pour lesquels le Nord - Pas de Calais se situe au niveau de l excellence européenne et sur lesquels peuvent être fédérées l ensemble des énergies régionales. Il apparait à cet égard essentiel de mobiliser le développement des formations professionnelles autour de ces dynamiques fortes de l économie régionale. Le Domaine d Activités Stratégiques «Transports et éco-mobilité» Le DAS Transports et éco-mobilité renvoie plus particulièrement aux filières automobile, ferroviaire et logistique. La présence combinée de sites constructeurs de l automobile (Renault, Peugeot Citroën et Toyota) et du ferroviaire (Alstom et Bombardier) est une caractéristique structurante de l économie régionale, générant un effet d entraînement général sur l activité industrielle de sous-traitance (mécanique, plasturgie ). Le positionnement géographique de la région Nord-Pas de Calais, au cœur d un bassin de 100 millions d habitants et à proximité des grands pôles économiques européens, la situe par ailleurs à la confluence des échanges nord-européens. Cette position est confortée par la présence d une offre logistique de grande importance (Ports, Aéroport de Lesquin, Plateforme multimodale de Dourges, important réseau de canaux ). Ces filières bénéficient d un soutien fort des pouvoirs publics (Pôle de compétitivité I-trans, pôles d excellence mécanique, ferroviaire et automobile, grappes DATAR portées par l AIF et EURALOGISTIC, l Institut de Recherche Technologique, RAILENIUM, le cluster TRANSALLEY ). Elles disposent par ailleurs d une communauté de recherche importante, de plateformes et de centres techniques très spécialisés (C3T, CRITT M2A, CREPIM, DELTA3 ). Dans un contexte de compétition internationale exacerbée et de forte externalisation des centres de décision, il apparaît utile de renforcer le positionnement régional de ces activités en leur apportant une dynamique propre de recherche et d innovation. Le DAS Transports et éco-mobilité inscrit cet objectif dans une perspective de mobilité durable, à la rencontre des nouvelles aspirations sociales et des tendances technologiques émergentes concernant les problématiques de déplacement des personnes et des marchandises. Il rejoint les préoccupations énergétiques (moindre consommation, évolution de la motorisation), de verdissement des systèmes de transport, de sécurité des passagers ; il intègre la question du cycle de vie des véhicules et des infrastructures, les nouveaux modes de consommation et les nouveaux usages de la mobilité 7

11 Les grands enjeux régionaux Cinq axes de spécialisation sont plus particulièrement pointés dans cette perspective : - les infrastructures et les systèmes de transport ferroviaires - les matériaux et la motorisation des véhicules - la performance des process industriels - la sécurité et l assistance à la mobilité - la personnalisation de masse des «flux logistiques» Le Domaine d Activités Stratégiques «Santé et Alimentation» La filière Santé et Alimentation regroupe des activités telles que la pharmacie, les biotechnologies, les industries agro-alimentaires, l aquaculture et la transformation des produits de la mer, l industrie des technologies médicales, les services à la santé, la e-santé Avec plus de 800 entreprises et près de emplois, cette filière représente 7,3% du PIB régional. Elle rassemble de grands groupes au rayonnement mondial dont certains groupes privés régionaux (Roquette, Lesaffre, Leroux, Florimond- Desprez ) ainsi qu un vaste réseau de PME et de PMI. Elle constitue le 3 ème pôle national derrière l Ile de France et la Région Rhône-Alpes et s adosse au plus grand site hospitalo-universitaire de France et à une communauté de recherche en biologie santé de près de chercheurs (avec une excellence sur les recherches dans le domaine des pathologies cardio-métaboliques et les pathologies liées au vieillissement). Au cœur de cette filière se trouve l industrie agro-alimentaire, premier employeur régional avec près de personnes réparties dans quelques entreprises. La filière bénéficie d un soutien important des pouvoirs publics à travers notamment les pôles de Compétitivité Nutrition Santé Longévité et le Pôle Aquimer, et les pôles d excellence Santé (Eurasanté) et agroalimentaire (AGROE), le Centre technique et d expertise ADRIANOR Le DAS Santé et Alimentation se situe au cœur des préoccupations alimentaires et de santé : qualité et sécurité des aliments, prévention des pathologies liées à des pratiques alimentaires, prévention et accompagnement du vieillissement, amélioration du diagnostic, prise en charge globale du patient Sa particularité est de croiser l ensemble des applications technologiques, industrielles et de services susceptibles de venir au soutien de ces préoccupations sociétales. Cinq axes stratégiques de spécialisation sont identifiés pour ce DAS : - les technologies de la santé dans le contexte du vieillissement de la population (à rapprocher de la silver-économie) - la prise en charge personnalisée du patient, au regard notamment des enjeux de développement des outils diagnostiques et thérapeutiques et du développement de nouveaux médicaments ou alicaments - l alimentation et la nutrition durables - le positionnement des produits aquatiques dans l alimentation du futur - la lutte contre les pathologies de civilisation (obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires ) Le Domaine d Activités Stratégiques «Chimie, matériaux et recyclage» Le DAS Chimie, matériaux et recyclage englobe la conception de tous types de matériaux durables (textiles, plastiques ) et les procédés qui y sont associés. Il mobilise les entreprises positionnées sur le marché des matériaux composites, les secteurs de la chimie, de la plasturgie et des textiles techniques dans une perspective de développement durable. Les marchés des composites et des textiles techniques sont en plein développement avec un élargissement de leurs marchés applicatifs respectifs (sport et loisirs, aéronautique, construction automobile, construction navale, hygiène, équipements de protection individuelle, travaux publics, ) Un autre des marchés porteurs est celui de l éco-construction, sur la base des performances thermiques et acoustiques des matériaux (place de la filière «bois construction»). 8

12 Les grands enjeux régionaux Sous l effet d un renforcement de la règlementation, le secteur de la chimie a engagé un processus l amenant à une plus grande durabilité de ses activités. Le développement de la chimie végétale est une des autres composantes de son évolution (produits bio-sourcés). L agro-industrie est particulièrement engagée sur cette voie et des entreprises comme Tereos, Soufflet, Sofiprotéol, ou Roquette fondent la totalité de leur production sur les produits issus de l agriculture. Le DAS «chimie, matériaux et recyclage» mobilise le soutien des pouvoirs publics à travers un ensemble de pôles de compétitivité (pôle MAUD, pôle TEAM2 spécialisé sur les technologies de recyclage, Pôle Uptex ) et de pôles d excellence (Pôle Plasturgie, pôle BTP, CD2E, pôle Textile Mode Matériaux ), un IEED (Institut d Excellence sur les Energies Décarbonées,), des centres techniques (dont le Centre Européen des Textiles Innovants, ). La région Nord - Pas de Calais bénéficie d un solide pôle de recherche «molécules et matériaux» (500 chercheurs), impliqué dans les partenariats industriels et dans les pôles de compétitivité régionaux. Les enjeux portés par la filière «matériaux» sont au cœur des préoccupations environnementales (nouveaux matériaux, matériaux bio-sourcés, amélioration de la performance technique et énergétique, maîtrise de la dangerosité et de la nocivité des produits, valorisation des sous-produits et recyclage, analyse des produits en termes de cycle de vie ). Les entreprises régionales sont déjà positionnées sur un certain nombre de technologies clés relevant de ce domaine d activité et sept axes stratégiques sont identifiés comme porteurs de spécialisation spécifique : - les textiles polymères et composites, - les procédés industriels propres, - la plasturgie et les applications des produits biosourcés, - les matériaux multifonctionnels, - le recyclage des matériaux minéraux et organiques, - la chimie issue de la valorisation de la biomasse, - la dépollution (terre, eau, sédiments ) et le démantèlement/la déconstruction. Le Domaine d Activités Stratégiques «Ubiquitaire et internet des objets» Le DAS Ubiquitaire et internet des objets concerne plus particulièrement les activités liées aux échanges marchands et non marchands de demain, dans un contexte de développement et de diversification des usages des technologies numériques. Il mobilise notamment le secteur du commerce, historiquement implanté dans le Nord-Pas de Calais à travers la grande distribution et la vente à distance, et le secteur des technologies de l information, particulièrement implanté dans l agglomération lilloise (avec de grands leaders tels que Orange, Atos Worldline, SOPRA Group, GFI informatique et de nombreuses start-up dynamiques). Le développement des infrastructures TIC et notamment du très haut débit est également traité au sein de ce DAS. Ce domaine d activité bénéficie d un soutien des pouvoirs publics à travers le Pôle de compétitivité PICOM et le pôle d excellence ubiquitaire. Il dispose d une communauté de recherche importante, avec une position nationale remarquée en sciences et technologie de l information et de communication. Il dispose de plateformes et centres techniques très spécialisés (CITC ) et de deux incubateurs, intégrés dans des clusters, parcs d activités ou grandes écoles (Euratechnologies, Genitonic). Le DAS Ubiquitaire et internet des objets se situe au cœur de la révolution numérique, de ses nouvelles applications et de ses nouveaux usages. Il ouvre l accès à de nouveaux espaces d information et de nouveaux services numériques, en s appuyant sur le développement de technologies combinant objets connectés intelligents, réseaux de communications et interfaces multimodales. Son principal enjeu réside dans sa contribution à une croissante intelligente, durable et inclusive ; la sécurité des systèmes, la protection de la vie privée et des infrastructures étant à cet égard décisifs. Les technologies clés identifiées sont les services web innovants et l internet mobile, les objets connectés et les logiciels embarqués, l informatique en nuage maîtrisé (cloud computing), 9

13 Les grands enjeux régionaux les technologies d exploitation massive (big data), la sécurité des systèmes d information, les systèmes numériques centrés sur les utilisateurs. Quatre axes stratégiques de spécialisation sont repérés pour ce DAS : - le commerce de demain - la mobilité dans les télécommunications - la sûreté-sécurité informatique - le développement des technologies liées aux projets de «villes intelligentes» Le Domaine d Activités Stratégiques «Images numériques et industries créatives» La révolution numérique bouleverse fortement le monde de la création et de l image. Le DAS Images numériques et industries créatives implique fortement les Industries Culturelles et Créatives (ICC), à la croisée des arts, du commerce et de la technologie. Le terme industries culturelles fait référence à des activités qui touchent à la création, la production et la commercialisation de contenus créatifs de nature culturelle et immatérielle. On distingue ainsi : - les industries de contenu, qui convergent vers le numérique - les industries de la médiation (e-learning, serious game, livres numériques enrichis, design interactif ) - les autres industries créatives (mode, design, publicité, architecture, imprimerie ) Les industries culturelles incluent l édition imprimée et le multimédia, la production cinématographique audiovisuelle et phonographique, ainsi que l artisanat et le design. Ce secteur est en plein développement, avec un taux de croissance annuel estimé entre 5 et 20%. Parmi les marchés liés à l image, le marché du jeu vidéo apparaît particulièrement prometteur. L animation est un secteur particulièrement actif à l exportation. Les industries culturelles et créatives (imprimerie et publicité comprises) représentent quelque établissements et salariés, avec une forte concentration des activités dans la métropole lilloise. L image et la création numérique représente pour sa part plus de 200 entreprises avec des réussites de grande ampleur telle qu Ankama ou Bigben Interactive. Le DAS Images numériques et industries créatives bénéficie du soutien des pouvoirs publics à travers le pôle Pictanovo et le pôle numérique culturel adossé au Louvre-Lens. Il se situe également au croisement des pôles tournés vers le développement du numérique (Pôle ubiquitaire notamment). Il s appuie sur une recherche portée en interdisciplinarité par plus de 30 centres de recherche. Le pôle Pictanovo fédère les trois composantes d un ensemble complémentaire sur le champ de l image et de la création numérique et contribuant à l émergence d un «écosystème» : - la Plaine Image sur la zone de l Union (50 entreprises, le Fresnoy, des programmes de recherche ), - la Fabrique à Images sur le site d Arenberg, pour le cinéma et l économie de l image, - la Serre numérique pour la formation et création numérique (groupe RUBIKA sur les rives de l Escaut). Le DAS Images numériques et industries créatives est le témoin d un changement d époque dans l appropriation des TIC, avec un moindre attachement à la propriété des contenus au profit de leur liberté d usage sur un temps limité. Des questions éthiques liées à la perception, la cognition et au ressenti émotionnel de l utilisateur peuvent se poser. Les contenus apparaissent de plus dépendants du contexte d usage et des interactions avec l utilisateur. Trois axes stratégiques principaux de spécialisation se dégagent : - le design interactif et la créativité, - la création de contenus de médiation culturelle et éducative, - la production d œuvres transmedia. 10

14 Les grands enjeux régionaux Le Domaine d Activités Stratégiques «Energie» Ce Domaine d Activité Stratégique fédère toutes les activités de production, stockage et diffusion de l énergie autour de l enjeu de la «transition énergétique» et de la Troisième Révolution Industrielle. Il s agit de réduire la dépendance à l offre énergétique classique (gaz, pétrole, nucléaire) par le développement de solutions alternatives et renouvelables (biomasse et agro carburants hydroélectricité, éolien terrestre, éolien en mer, photovoltaïque, solaire thermique,...). Il s agit également de penser des solutions de stockage et de régulation des flux d énergie et d apporter aux populations des solutions énergétiques au niveau de leur cadre de vie (transport, bâti..). Le Nord - Pas de Calais est la troisième région française en termes d emplois liés à l énergie et possède sur son territoire, à Dunkerque, la première plateforme énergétique d Europe. Au-delà des grands leaders (Jeumont, Nexans, JSPM AREA, EDF ), la région compte la présence ancienne de nombreuses entreprises de taille intermédiaire et PME dans le secteur électrotechnique et électronique. On note également la présence de turbiniers (Nénuphar et DDIS ). La filière bois représente par ailleurs quelques établissements pour salariés. Trois pôles d excellence (Ecoactivité, Pôle Energie 2020, Pôle Bois) et un Pôle de recherche (MEDEE) viennent au soutien de ce domaine d activité. La région est aussi dotée de nombreux centres de compétence et de laboratoires investis dans le domaine «énergie» et reconnus au niveau national et international. Elle est également doté d un ensemble complet de plateformes de recherche (Energie répartie à Lille, LSEE à Béthune, plateforme solaire Lumiwatt à Loos en Gohelle, en conversion d énergie chaleur et récupération d énergie ave P2CA, TEMPO, CCM, le projet INNOCOLD de Dunkerque autour du froid, la plateforme Sylwatt sur la biomasse ) Les trois ports assurent des compétences complémentaires dans le domaine de l éolien ; des entreprises sont positionnées sur ce champ et soutenues par des programmes de type Windustry ou Eolissima. MEDEE vient de créer un centre d Expertise et de alorisation de l Eolien avec les régions Picardie et Normandie. Les secteurs de la mécanique (production de services à l industrie) et du BTP (performance énergétique du bâtiment) sont également mobilisés sur ce champ, avec leurs pôles d excellences et moyens de recherche respectifs. Quatre axes stratégiques sont identifiés pour ce domaine d activité : - la production d énergie telles que la biomasse, le gaz naturel comme carburant de substitution, le froid, le bois-énergie, énergie marine, éolien ) - le stockage et transport (stockage par l hydrogène) - le développement des réseaux de transport d énergie, hors électrique, pour favoriser l intégration et le stockage de sources d énergie renouvelables décentralisées (conversion électrique, réseaux intelligents, gestion du multi-sources ) ; - l efficacité énergétique (composants des chaînes électriques, optimisation des machines électriques, performance énergétique des bâtiments, valorisation des énergies fatales ) L ensemble de ces Domaines d Activités Stratégiques renvoie à des activités industrielles ou de tertiaire supérieur. Les dynamiques qu ils soulèvent doivent s entendre comme apportant un effet d entrainement à des secteurs dont il s agit avant tout d assurer la performance et la compétitivité. Ils confirment l importance des formations industrielles de base et montrent l impact de la révolution numérique sur l ensemble des activités (applications dans le domaine de l énergie, des industries créatives et culturelles, des relations d échanges commerciales, des transports ). Ils rejoignent les préoccupations transversales relatives à la transition énergétique et à la Troisième Révolution Industrielle. Ces activités stratégiques sont également soutenues à travers un ensemble de politiques nationales (contrats de filière, plans de reconquête de la «Nouvelle France Industrielle» notamment) et européennes. 11

15 Les grands enjeux régionaux 2.3. L économie résidentielle ou présentielle Si les Domaines d Activités Stratégiques de la SRI-SI apparaissent comme des éléments structurants pour l avenir de l économie régionale, et pour la réflexion sur l adaptation des offres de formation professionnelle, le SRDE permet également de prendre en compte l ensemble des besoins économiques s appuyant sur les besoins des populations présentes ou résidant dans les différents territoires. Cette économie, «présentielle» ou «résidentielle», présente la caractéristique d être une économie ancrée dans les territoires et dépendante des populations qui y sont présentes ; elle est souvent opposée aux activités de l économie productive tournées vers des marchés autres que ceux sur lesquels ils sont implantés et donc délocalisables. L économie présentielle recouvre des activités telles que les secteurs de la propreté, du bâtiment, de l hôtellerie-restauration, du sanitaire et social Elle peut être plus particulièrement orientée vers certaines catégories de population ; c est le cas par exemple des activités développées en direction des seniors, à travers ce que l on appelle la «silver économie». Il faut noter que le dynamisme de ces activités est lui-même généralement dépendant de celui des activités productives présentes sur le territoire. 12

16 Les grands enjeux régionaux 3. Le Schéma Régional des Formations et le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles (CPRDFP) En novembre 2006, le Conseil Régional a adopté le Schéma Régional des Formations tout au long de la vie au travers duquel il affirme cinq grands objectifs fondateurs: - définir et accompagner l ambition pour l éducation et la formation, - optimiser et rendre lisibles les parcours de formation, - faciliter l acquisition des métiers et l accès à l emploi, - reconnaître l apprentissage comme voie de réussite, - garantir l égalité des droits et prévenir le décrochage. Largement inspiré de ces principes, le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles, signé le 31 mai 2011 par l Etat (Préfet et autorités académiques) et la Région, a identifié les grands leviers sur lesquels le développement des formations professionnelles dans la région Nord - Pas de Calais est appelé à se construire. Les six leviers d action du CPRDFP sont les suivants : - l orientation tout au long de la vie, l attractivité des métiers et l information, - la formation et la qualification tout au long de la vie, - la dynamique de l alternance et de la professionnalisation, - l anticipation des mutations et l accompagnement des évolutions socio-économiques, - l émergence des activités et des métiers de demain, - la transformation écologique et sociale et le développement durable. Afin d inscrire le développement des formations professionnelles dans les réalités de l économie régionale, les signataires ont souhaité poursuivre la mise en œuvre du Contrat de plan par la négociation de Contrats d Objectifs Sectoriels (COS) avec les Branches professionnelles. Ces déclinaisons opérationnelles du CPRDFP ont été réfléchies pour prendre en compte les besoins des grands secteurs d activité régionale et adopter une vision prospective de l organisation et des contenus des formations professionnelles à mettre en œuvre. Dans cette même logique, la loi de programmation et de refondation de l'école de la République (loi Peillon) ainsi que la loi relative à la formation professionnelle, à l'emploi et à la démocratie sociale ont renforcé le rôle d ensemblier de la Région dans l élaboration de la carte des formations professionnelles toutes voies confondues (voie scolaire, apprentissage, formation continue). La nécessité d anticiper s est affirmée et les enjeux économiques, sociaux et environnementaux ont poussé à construire des visions prospectives et pluriannuelles des réalités que la formation professionnelle sera chargée de préparer et d accompagner. Les Contrats d Objectifs Sectoriels (COS) conclus au 31 mai 2014 : - Services à l automobile - BTP - Propreté - Industries mécaniques, métallurgiques, construction automobile et ferroviaire - Transports - Artisanat - Hôtellerie-Restauration - Agriculture, Paysage, Maintenance des matériels - Pêche, Aquaculture, Transformation des produits de la mer - Agro-alimentaire - Commerce : Grande distribution, ente à Distance et Commerce Inter-Entreprises - Filière Bois - Santé, Social et Médico-social 13

17 Les grands enjeux régionaux Les Contrats d Objectifs Sectoriels (COS) en cours de négociation : - Industries de la communication et papiers cartons - Interprofessionnel - Chimie plasturgie - Numérique et images - Services à la Personne - Energie - Tourisme - Economie Sociale et Solidaire - Environnement et recyclage 14

18 Les grands enjeux régionaux L ensemble des schémas abordés ci-dessus fait ressortir des grandes tendances pour l évolution de la carte des formations professionnelles et ses perspectives de développement. Le soutien aux formations industrielles Le maintien d un appareil de formation cohérent sur l ensemble des formations industrielles apparaît essentiel pour garantir l avenir industriel de la région ; les secteurs industriels connaissent le paradoxe d une perte tendancielle d emploi et d un fort besoin de renouvellement de main d œuvre. La présence d une offre de formation forte et d une main d œuvre qualifiée est le garant de l attractivité des implantations industrielles sur le territoire régional. Il apparait donc essentiel de maintenir la qualité de l offre pédagogique et de plateaux techniques dédiés, en lien avec les perspectives stratégiques du SRDE et de la SRI-SI. La question de l attractivité des formations doit être travaillée en amont dans une logique de plus grande individualisation des parcours d orientation et de formation professionnelle. La consolidation et la polarisation progressive de l offre dans le bâtiment et les travaux publics Le secteur du BTP fait état d une couverture globalement satisfaisante de ses besoins de formation. Les principales évolutions de l offre se jouent autour de la polarisation des formations, le lycée des travaux publics (campus des métiers et des qualifications) en étant la meilleure illustration. D autres spécialisations sont en émergence dans le bâtiment autour des questions d éco-construction, ou en lien avec la constitution d une filière bois. L émergence de ces pôles de formation doit s envisager en lien avec les pôles d excellence ou de compétitivité (Pôle d excellence BTP, Pôle éco-activités - C2de, Bois&vous ). La maîtrise des flux et l accompagnement d une logique de montée en qualification pour les formations tertiaires Les formations administratives (secrétariat-comptabilité-gestion) et les formations commerciales représentent de gros volumes de formation et sont l objet d une très grande attractivité ; il s agit de maîtriser leurs flux et d accompagner les évolutions des qualifications liées, notamment, à l introduction des nouvelles technologies et des nouvelles exigences relationnelles afin d assurer les meilleures conditions d insertion des publics sortants. L apport du numérique est essentiel dans les évolutions stratégiques en cours et il s agit également d inscrire ces formations dans des dynamiques d innovation (numérique, e-commerce, multi-canal, image ). L attractivité des formations autour du développement informatique et des applications numériques (web master, community manager ) est déterminante. L'introduction de nouvelles formations dans le champ sanitaire et social et la complémentarité des voies de formation Le secteur du sanitaire et du social bénéficie d'une attractivité de ses métiers et constitue un secteur porteur d'emplois malgré le ralentissement de l'activité économique et des contraintes budgétaires accrues. Il s'agit de maintenir un panel de formations diversifiées et en volume suffisant pour répondre aux besoins en recrutement actuels et à venir. Cette offre de formation doit favoriser la complémentarité de ses voies et de ses parcours dans un secteur structuré de façon historique et règlementaire autour de plusieurs certificateurs (DRJSCS - Education nationale - DRAAF - Ministère du travail). Enfin, la transformation nécessaire de certains diplômes (transformation du BEP Carrières sanitaires et sociales en Bac Pro Accès aux Soins et Services aux Personnes notamment) a permis de répondre davantage aux besoins en compétences attendues par les établissements et structures. 15

19 La filière industrielle La filière industrielle 1. Les données socio-économiques de la filière Le Contrat d Objectif Sectoriel (COS) «Industries mécaniques, métallurgiques, Construction automobile et ferroviaire» a été signé le 12 septembre 2013 entre l Etat (préfet), le Rectorat, le Conseil Régional, Pôle Emploi, l Union des Industries Métallurgiques et Minières (UIMM), l Association Régionale de l Industrie Automobile (ARIA) et l Association des Industries Ferroviaires (AIF). Bien que particulièrement exposé à la concurrence internationale, le secteur des industries mécaniques et métallurgiques demeure emblématique de l activité industrielle régionale. Avec près de emplois, il représente environ 50% de l emploi industriel régional. Ce dernier est déployé sur l ensemble du territoire, avec néanmoins certaines dominances : mécanique en Sambre Avesnois et Grand Lille (1 700 entreprises et salariés), maintenance à Dunkerque, électricité-électronique sur le Calaisis. Engagé dans la modernisation de son activité et confronté à l enjeu du renouvellement de ses effectifs salariés, le secteur présente des besoins de main d œuvre qualifiée, parfois difficilement satisfaits. En effet, malgré une tendance de l emploi en diminution, les entreprises industrielles continuent à recruter et se heurtent souvent, pour ce faire, au déficit d attractivité qui affecte leurs métiers. Le tissu industriel est caractérisé par la présence de grandes entreprises de dimension internationale, situées sur des marchés concurrentiels et mondialisés, et de 90% de PME/PMI souvent positionnées sur des marchés de sous-traitance et de plus petite taille que la moyenne européenne (35 salariés). L accompagnement des petites entreprises, sur les compétences d ordre stratégique et de gestion des ressources humaines apparaît de ce fait essentiel pour la sécurisation et le développement de leur activité. Une ambitieuse politique d innovation vient au soutien des activités à travers le déploiement de pôles d excellence et de compétitivité (Pôle de Compétitivité I-trans, Pôles d excellence mécanique, ferroviaire et automobile). Ces secteurs relèvent du DAS Transports et éco-mobilités, domaine phare identifié par la Stratégie Régionale de l Innovation (SRI-SI) dans le cadre du Schéma Régional de Développement Economique. Ses principaux axes stratégiques portent sur : - les infrastructures et les systèmes ferroviaires, - les matériaux et la motorisation des véhicules, - la performance et les process industriels, - la sécurité et l assistance à la mobilité, - la personnalisation de masse des flux logistiques (voir DAS Ubiquitaire et internet des objets). La filière «Industries mécaniques, métallurgiques, Construction automobile et ferroviaire» se caractérise par une grande diversité d activités, principalement représentées par les secteurs suivants : - la métallurgie et transformation des métaux, - l industrie des composants et des équipements électriques et électroniques, - l industrie des équipements mécaniques et des biens d équipements industriels, - la construction navale, l aéronautique, - l industrie ferroviaire, - l industrie automobile. Le secteur de la mécanique demeure le 1 er secteur industriel régional. La forte présence des industries automobile et ferroviaire positionnent l industrie régionale au cœur de la compétition internationale. Ces activités sont un facteur d entraînement sur un ensemble d activités soustraitantes. Caractérisée par des liens avec tous les secteurs d activités, la mécanique se décline en 3 domaines principaux : la transformation des métaux, l équipement mécanique (composants, machines d'usage général, machinisme agricole ) et la précision (optique, sante, instruments de mesure). La région Nord - Pas de Calais compte établissements et emplois salariés en mécanique soit 20% des emplois industriels de la région. 16

20 La filière industrielle La construction automobile demeure toujours très présente en région et représente environ 25% des emplois industriels des établissements régionaux de plus de 20 salariés. Elle continue à investir lourdement pour les futurs véhicules. Le contexte dans lequel s inscrit l industrie régionale automobile régional est bien mondial et la compétitivité du tissu régional est primordiale. Parallèlement, le marché automobile européen est arrivé dans une phase de maturité et présente donc une croissance faible voire nulle. Le Nord - Pas de Calais présente la particularité de disposer sur son territoire de trois constructeurs (Renault, Peugeot Citroën et Toyota) totalisant 7 sites industriels qui assurent 30% de la production française de véhicules et 50% de la production des moteurs. Ils emploient environ salariés et accompagnent près de 140 fournisseurs et sous-traitants ( emplois) et 120 prestataires (4 600 emplois). Les quatre territoires les plus concernés par cette activité sont le alenciennois, le Douaisis, l Artois et la allée de la Sambre. Le Nord - Pas de Calais est également la première région de l industrie ferroviaire de France. Ce secteur d'activité emploie environ personnes dans l'ensemble de la filière. Les industries ferroviaires sont implantées plus particulièrement dans le alenciennois. Cette industrie s'est développée notamment grâce à la présence d'une main d'œuvre qualifiée et abondante. Elle a assuré la croissance de nombreux secteurs d'activité tels que la mécanique, la tôlerie, la chaudronnerie, ou le traitement de surface. Ce secteur s'organise autour de deux constructeurs, leaders mondiaux : le canadien Bombardier et le français Alstom, complétés par la présence du dernier constructeur français de wagons de marchandises, Titagarh wagons AFR. L'industrie connaît une profonde transformation de ses métiers, qui s accompagne d une élévation des niveaux de compétence requis. La structure de l emploi du secteur poursuit en effet son évolution vers des profils plus qualifiés. On constate ainsi une augmentation de la part des cadres et des personnels techniques (techniciens, agents de maîtrise, ingénieurs et cadres techniques) et le recul de la part des ouvriers non qualifiés, au profit des ouvriers qualifiés. Ces derniers représentent 46% des salariés de la métallurgie dans le Nord-Pas de Calais (contre 35% au niveau national). Le secteur est donc confronté à des enjeux déterminants pour son avenir : - Maintenir sa compétitivité et accompagner les mutations dans un contexte de concurrence internationale de plus en plus forte, - Accompagner le tissu de PME/PMI (accompagnement stratégique, gestion prévisionnelle des emplois et de compétences, innovation, diversification et mutualisation ), - Favoriser le renouvellement et la montée en qualification de l ensemble du personnel. Les axes prioritaires définis par le Contrat d Objectif Sectoriel (COS) : - Renforcer l attractivité et la lisibilité de l offre de formation, premier enjeu du secteur. - Renforcer la cohérence territoriale de l offre de formation. - Accompagner la réforme de la voie professionnelle en renforçant la continuité des parcours. - Accroître la complémentarité entre la voie scolaire et l apprentissage Développer les outils de l alternance. - Accompagner les PME-PMI face aux mutations du secteur et aux enjeux de la continuité. Au-delà du champ du COS «Industries mécaniques, métallurgiques, Construction automobile et ferroviaire» proprement dit, il est important de prendre en considération les articulations avec les autres secteurs de l industrie régionale (industrie de process ou de transformation), qui recèlent de réelles possibilités d insertion professionnelle pour les jeunes. Par exemple, le secteur de l agroalimentaire a une place prégnante au sein de l industrie : plus de personnes sont réparties dans quelques entreprises. Quatrième région agroalimentaire française pour la valeur ajoutée, le Nord - Pas de Calais est surtout la première région exportatrice. Elle occupe par ailleurs la cinquième position en termes de chiffre d'affaires avec 10 milliards d'euros. Il s'agit d'un secteur innovant, l'agroalimentaire représentant plus de 11% du total des dépenses R&D régionales. En ce qui concerne la répartition sectorielle, l'industrie agroalimentaire regroupe toutes les activités de transformation de produits agricoles, sylvicoles ou de la pêche, des Produits Alimentaires Intermédiaires (PAI : ingrédients, additifs, épices ) aux produits finis. De la même façon, on pourrait faire le lien de ce contrat d objectifs avec l industrie du textile et de l habillement, de la chimie, verre, plastiques et autres industries de process... 17

21 La filière industrielle 2. Les Indicateurs clés emploi / formation de la filière Le secteur des industries mécaniques, métallurgiques, automobile et ferroviaire représente plus de emplois en région Nord Pas de Calais, soit 50% de l ensemble des emplois industriels. Ce volume d emplois encore considérable, associé au vieillissement relatif des effectifs et à la faible proportion des salariés de moins de trente ans (23% contre 49% en moyenne), crée les conditions de besoins de recrutement à court et moyen terme. Secteur Nombre total d emplois Pyramide des âges EMPLOI en 2010 Niveaux de qualification -30 ans 50 ans et + Niv -bis Niv Niv III et + Mécanique, travail du métal, Constructions ,8% 24,1% 43,3% 30,7% 25,9% automobile et ferroviaire Tous secteurs ,3% 23,2% 36,0% 24,2% 39,7% Dans le même temps, les indicateurs de chômage ne dénotent pas d un niveau de saturation du marché du travail particulièrement alarmant, même si le manque de qualification peut s avérer préjudiciable pour les demandeurs d emploi les plus âgés. Secteur DEFM* Evolution annuelle CHOMAGE au 30/09/2013 Part -30 ans DELD** Indicateur de chômage*** Mécanique, travail du métal, Constructions ,4% 41,0% 49,6% 19,4% automobile et ferroviaire Tous secteurs ,1% 37,5% 46,6% 20,1% * DEFM = Demandeurs d Emploi en Fin de Mois ** DELD = Demandeurs d Emploi de Longue Durée *** DEFM / (DEFM + ensemble des actifs du domaine) Malgré les difficultés récurrentes liées à la faible attractivité du secteur et de ses métiers, ces éléments plaident donc en faveur du maintien de l offre régionale de formation, dont la configuration actuelle repose pour l essentiel sur la filière scolaire, avec des articulations à conforter avec les dispositifs de formations par alternance (contrats de professionnalisation et apprentissage). Secteur Mécanique, travail du métal, Constructions automobile et ferroviaire Effectifs sortants (années terminales) oie Scolaire FORMATION en Apprentissage Formation demandeurs d emploi Taux de dimensionnement de la formation* (pour emplois) ,1% 13,2% 27,6% 77 Tous secteurs ,6% 10,3% 32,1% 73 * Nombre de sortants de formation pour emplois 18

22 La filière industrielle 3. Les données formation de la filière 1 Total des effectifs en formation professionnelle initiale (dont postbac) : apprenants Poids de la filière dans l ensemble des effectifs (form. Pro et postbac) : 13% Part de l apprentissage : 16% des effectifs (moyenne régionale : 21.5%) oie scolaire Total des effectifs (dont postbac) : élèves Poids de la filière dans l ensemble des effectifs (form. Pro et postbac) : 15% Spécialité de l'industrie Public Privé Total Part* Electrotechnique Electronique % Conduite de ligne et maintenance des % équipements Travail du métal % Etudes, conception et contrôle % Total % * Effectifs de la spécialité / Effectifs totaux du secteur Apprentissage Total des effectifs (dont postbac) : apprentis Poids de la filière dans l ensemble des effectifs (form. Pro et postbac) : 10.5% Spécialité de l'industrie Public Privé Consulaire Total Part* Electrotechnique Electronique % Conduite de ligne et maintenance des % équipements Travail du métal % Etudes, conception et contrôle % Total % * Effectifs de la spécialité / Effectifs totaux du secteur 1 oie scolaire : 2013/2014 ; Apprentissage : janvier

23 La filière industrielle 4. Les données formation des spécialités 4.1. Electrotechnique Electronique 2 Total des effectifs en formation professionnelle initiale (dont postbac) : apprenants Poids de la spécialité dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 7.5% Part de l apprentissage : 7.5% des effectifs (moyenne régionale : 21.5%) Diplômes La liste des diplômes implantés en région, tant en voie scolaire que par apprentissage, est disponible en annexe 1 du document. Elle est complétée par une liste des diplômes connexes également présents en Nord Pas de Calais. On peut noter l absence du diplôme suivant : Niveau Diplôme Spécialité BTM Installateur en équipements électriques Electrotechnique oie scolaire En voie scolaire, la spécialité Electrotechnique-Electronique représente 9% des effectifs de la voie professionnelle et postbac. En effet, élèves issus des établissements publics et privés sont recensés dont 74% se forment dans le domaine de l électrotechnique. C est le domaine le plus représentatif de la filière industrielle : 60% des élèves du secteur industriel sont formés en électrotechnique électronique. Avec 73% d élèves, le niveau y est très largement représenté et dépasse la moyenne régionale (59%). Niveaux de formation (effectifs formation pro. et postbac) Effectifs Part du Moyenne niveau niveau* régionale** Niveau % 15% Niveau % 59% Niveau III % 26% Total % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionauix du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac La part des effectifs du public est dans la moyenne régionale (77% contre 74%). Statut des élèves (effectifs formation pro. et postbac) Part du public par rapport au privé Niveau 91% Niveau 77% Niveau III 71% Total : 77% Part du public par rapport au privé (moyenne régionale) Niveau 80% Niveau 72% Niveau III 75% Total : 74% 2 oie scolaire : 2013/2014 ; Apprentissage : janvier

24 La filière industrielle Le bac pro «Electrotechnique, énergie, équipements communicants» accueille plus de la moitié des élèves de cette filière (52.5%). Nombre d élèves dans chaque diplôme Niveau Diplôme Effectifs totaux Public Privé Part* CAP Préparation et Réalisation d'ouvrages Electriques (PROE) % Bac pro Electrotechnique, énergie, équipements communicants (ELEEC) % Bac pro Systèmes Electroniques Numériques (SEN) % III BTS Electrotechnique % III BTS Système Electroniques (SE) % III BTS Domotique % III BTS Génie optique, option photonique % Total % * Effectifs du diplôme (public/privé) / Effectifs totaux du secteur Spécialité Effectifs totaux Public Privé Part* Electrotechnique % Electronique % Pluridisciplinaire % Total % * Effectifs de la spécialité / Effectifs totaux du secteur C est dans la zone d emploi de Lille que les effectifs de la filière électrotechnique-électronique sont les plus représentés (14% des élèves). Les zones de Flandre-Lys, du alenciennois, de Sambre-Avesnois et de Lens-Hénin sont le plus spécialisées dans ce secteur. Répartition géographique des élèves Zone d emploi (ZE) Effectifs du Secteur Poids de la ZE pour ce secteur* Poids global de la ZE** Indice de spécificité du secteur*** Lille % 18% 0,80 Roubaix - Tourcoing % 10% 1,19 Flandre - Lys 237 3% 2,50% 1,34 Dunkerque 467 7% 7% 0,94 Douaisis 326 5% 6% 0,77 alenciennois 624 9% 9% 0,98 Sambre - Avesnois 577 8% 6% 1,36 Cambrésis 394 6% 4% 1,39 Artois - Ternois 387 5% 7% 0,78 Lens - Hénin % 9% 1,37 Béthune - Bruay 417 6% 6% 0,98 Saint Omer 284 4% 3,50% 1,15 Calaisis 278 4% 5% 0,79 Boulonnais 283 4% 4% 1,00 Berck - Montreuil 56 1% 3% 0,26 Total % * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac *** Au-dessus de 1, le secteur est fortement implanté dans la zone d emploi. En deçà, il est sous-représenté par rapport aux moyennes régionales. 21

25 La filière industrielle Apprentissage Total des effectifs (dont postbac) : 665 apprentis Poids de la spécialité dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 3% Poids au sein des effectifs de l industrie : 29% La majorité des effectifs d apprentis se concentre sur les niveaux III (47%) et (36%) au détriment du niveau, sous-représenté dans ce domaine comparativement à la moyenne régionale. Cette répartition par niveau reflète la demande de la branche professionnelle d une qualification accrue des jeunes. Niveaux de formation Niveau Effectifs du Moyenne Part du niveau* secteur régionale** 89 13% 38% % 27% III % 21% II 22 3% 3% I 11% Total % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionaux du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac hors CPGE Le Bac pro «Electrotechnique et énergie équipements communicants» et le BTS «Electrotechnique» regroupent 71% des effectifs de l électrotechnique électronique. Avec un taux d occupation moyen de 53% des places conventionnées, l offre actuelle en apprentissage permet encore d accueillir des jeunes, notamment en CAP, Bac pro et BTS domotique. Nombre d apprentis dans chaque diplôme et taux de remplissage des places conventionnées (conv.) Niveau Diplômes Réel Conv. Taux CAP réparation et réalisation d'ouvrages électrique % Bac pro Electrotechnique énergie équipements communicants % Bac pro Systèmes électroniques numériques % III BTS Domotique % III BTS Electrotechnique % III DUT Génie électrique et informatique industrielle option réseaux locaux industriels % II Licence pro Automatique et informatique industrielle spé robotique industrielle % II Licence pro Electricité et électronique spé électronique, informatique et communication embarquées Appliquées aux transports % Total % 22

26 La filière industrielle Le alenciennois est particulièrement bien représenté avec près d un tiers des effectifs. Un quart des apprentis se trouve en métropole lilloise. Dunkerque, Lens-Hénin et Béthune-Bruay sont également bien pourvus par rapport à la moyenne régionale. A contrario, dans certains secteurs comme le littoral et le Cambrésis, la voie de formation par apprentissage n est pas présente. Répartition géographique des apprentis Zone d emploi (ZE) Effectifs du Poids de la ZE pour Poids global de la Secteur ce secteur* ZE** Lille % 22% Roubaix - Tourcoing 21 3% 11% Flandre - Lys 0% 3% Dunkerque 80 12% 6% Douaisis 0% 2% alenciennois % 13% Sambre - Avesnois 29 4% 3% Cambrésis 0% 6% Artois - Ternois 42 6% 12% Lens - Hénin 63 9% 5% Béthune - Bruay 61 9% 5% Saint Omer 0% 1% Calaisis 2 0% 4% Boulonnais 13 2% 6% Berck - Montreuil 0% 1% Total % 100% * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac 23

27 La filière industrielle Les éléments d analyse et de prospective L offre de formation initiale sous statut scolaire est très importante et représente près du dixième des effectifs totaux de la formation professionnelle. Néanmoins, la formation est attractive et l insertion professionnelle positive. En apprentissage, le niveau est déserté (50 apprentis) au profit du niveau. Le Domaine d Activité Stratégique (DAS) «Energie», qui regroupe toutes les activités liées à la production, au stockage et à la diffusion de l énergie, pointe l enjeu de la transition énergétique pour un meilleur gain efficacité/coût. En 2020, au niveau national, la majeure partie des énergies alternatives et renouvelables devrait être composée de biomasse et d'agro-carburants (presque 60%), d'hydroélectricité (12%), d'éolien terrestre (12%), d'éolien en mer (4,7%), de photovoltaïque (2,3%) et de solaire thermique (2,4%). Le marché des énergies renouvelables est actuellement en hausse (+19%) notamment dans le secteur photovoltaïque qui occupe le plus d emplois ( salariés), devant la biomasse (13 300), l hydraulique (10 300) et l éolien (8 300). Des colorations de formation pourraient intervenir sur ces domaines. Les études menées sur les débouchés professionnels découlant du développement de la fibre optique et du Très Haut Débit (THD) ont ciblé un besoin de main d œuvre dans le domaine des travaux publics (canalisations notamment) et, dans une moindre mesure, dans celui de l électrotechnique / électronique. Enfin, par leur coloration, trois diplômes pourraient répondre aux enjeux de la Troisième Révolution Industrielle. Il s agit des bacs professionnels «Electrotechnique, énergie, équipements communicants» et «Systèmes électroniques Numériques» ainsi que du BTS Systèmes Numériques (options électronique et communication, informatique et réseaux). Electrotechnique La mise en place de pôles, regroupant les 3 niveaux de formation (CAP, bac pro et BTS) permettrait de renforcer l identification de la filière dans le bassin et de faciliter la mise en place de parcours de formation. La Branche a également fait part d un besoin de techniciens multi-compétents en mécanique et en électrotechnique. Des passerelles et des projets communs entre ces domaines de formation pourraient être montés et s accompagner de la mise en place de mentions complémentaires. Dunkerquois : L offre de formation est faible quantitativement et l enseignement public est sous-représenté. alenciennois : L offre de formation par apprentissage est uniquement basée sur un bac pro et un BTS. Des parcours mixtes pourraient être créés afin de diversifier les voies de formation. En voie scolaire, l offre est éclatée sur 6 sites. Sambre-Avesnois : Les PME ont fait remonter un besoin en ouvriers polyvalents. Bassin minier (Douaisis, Lens-Hénin, Béthune-Bruay) : 12 sites proposent le bac professionnel. Calaisis : Des besoins ont été identifiés auprès des entreprises. Electronique L apprentissage est très peu positionné sur ce secteur : 3 sites (Bruay la Buissière, Saint André et Lille) regroupent l ensemble des effectifs, tous implantés sur le bac pro. Le BTS est absent de la carte des formations. La voie scolaire est mieux représentée quantitativement mais la répartition territoriale des lieux de formation n est pas optimale. Douaisis, alenciennois, Ternois et Berck-Montreuil : l offre de formation est absente, tant en voie scolaire que par apprentissage. BTS : aucun parcours n est proposé au sud du Département alors que deux BTS sont implantés sur Lille-Roubaix-Tourcoing. La rénovation du diplôme (fusion du BTS Systèmes Electroniques et du BTS Informatique et Réseaux pour l Industrie et les Services (IRIS)), avec deux options (informatique et réseaux ou électronique et communication) pourrait être une opportunité de développement sur ces territoires. 24

28 La filière industrielle 4.2. Travail du métal 3 Total des effectifs en formation professionnelle initiale (dont postbac) : apprenants Poids de la spécialité dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 2% Part de l apprentissage : 23% des effectifs (moyenne régionale : 21.5%) Diplômes La liste des diplômes implantés en région, tant en voie scolaire que par apprentissage, est disponible en annexe 3 du document. Elle est complétée par une liste des diplômes connexes également présents en Nord Pas de Calais. On peut noter l absence des diplômes suivants : Niveau Diplôme Spécialité CAP Décolletage : opérateur régleur en décolletage Chaudronnerie, tuyauterie, soudure CAP Instruments coupants et de chirurgie Usinage CAP Outillages en outils à découper et à emboutir Chaudronnerie, tuyauterie, soudure CAP Outillages en moules métalliques Usinage CAP Décolletage : opérateur régleur en décolletage Usinage Bac pro Traitements de surfaces Chaudronnerie, tuyauterie, soudure Bac pro Technicien outilleur Usinage III BTS Mise en forme des matériaux par forgeage Chaudronnerie, tuyauterie, soudure oie scolaire Avec élèves en voie scolaire (public et privé), la filière «Travail du métal» représente 2% des effectifs de la voie professionnelle et postbac et 13% des élèves du secteur industriel. Avec 69,5% d élèves, le niveau est très largement représenté et dépasse la moyenne régionale (59%). Niveaux de formation (effectifs formation pro. et postbac) Effectifs niveau Part du niveau* Moyenne régionale** Niveau % 15% Niveau % 59% Niveau III % 26% Total % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionauix du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac Près de 90% des élèves sont formés dans un établissement public. Statut des élèves (effectifs formation pro. et postbac) Part du public par rapport au privé Niveau 88% Niveau 87% Niveau III 100% Total : 89% Part du public par rapport au privé (moyenne régionale) Niveau 80% Niveau 72% Niveau III 75% Total : 74% 3 oie scolaire : 2013/2014 ; Apprentissage : janvier

29 La filière industrielle Niveau Les effectifs de la filière «Travail du métal» sont majoritairement inscrits en chaudronnerie, tuyauterie et soudure : le bac pro Technicien en Chaudronnerie Industrielle (TCI) représente notamment plus du tiers des effectifs formés en voie scolaire (37.5%). Nombre d élèves dans chaque diplôme Effectifs Diplôme totaux Public Privé Part* CAP Réalisation en Chaudronnerie Industrielle (RCI) % Mention Complémentaire Soudage % Bac pro Technicien en Chaudronnerie Industrielle (TCI) % Bac pro Technicien d usinage % III BTS Conception et Réalisation en Chaudronnerie Industrielle (CRCI) % III BTS Fonderie % III BTS Etude et Réalisation d'outillages de mise en forme des matériaux (ERO) % III BTS Conception et industrialisation en microtechniques % III BTS Industrialisation des Produits Mécaniques (IPM) % TOTAL % * Effectifs du diplôme (public/privé) / Effectifs totaux du secteur Nombre d élèves dans chaque spécialité Spécialité Effectifs totaux Public Privé Part* Chaudronnerie, tuyauterie, soudure % Usinage % Fonderie modelage % Total % * Effectifs de la spécialité / Effectifs totaux du secteur 26

30 La filière industrielle Les zones industrielles du Dunkerquois, du alenciennois et de Lens-Hénin concentrent plus de la moitié des effectifs de cette spécialité. Les territoires de Sambre-Avesnois et du Boulonnais sont également spécialisés dans ce secteur. Zone d emploi (ZE) Répartition géographique des élèves Effectifs du Secteur Poids de la ZE pour ce secteur* Poids global de la ZE** Indice de spécificité du secteur*** Lille 71 5% 18% 0,25 Roubaix - Tourcoing 31 2% 10% 0,20 Flandre - Lys 0 0% 2,50% 0,00 Dunkerque % 7% 2,57 Douaisis 69 4% 6% 0,74 alenciennois % 9% 2,72 Sambre - Avesnois % 6% 2,18 Cambrésis 58 4% 4% 0,93 Artois - Ternois 0 0% 7% 0,00 Lens - Hénin % 9% 1,67 Béthune - Bruay 96 6% 6% 1,03 Saint Omer 0 0% 3,50% 0,00 Calaisis 48 3% 5% 0,62 Boulonnais 86 6% 4% 1,38 Berck - Montreuil 0 0% 3% 0,00 Total % * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac *** Au-dessus de 1, le secteur est fortement implanté dans la zone d emploi. En deçà, il est sous-représenté par rapport aux moyennes régionales. Apprentissage Total des effectifs (dont postbac) : 447 apprentis Poids de la spécialité dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 2% Poids au sein des effectifs de l industrie : 21% Le niveau est sous-représenté (9%) par rapport à la moyenne régionale (38%) au profit des niveaux supérieurs. Niveaux de formation Niveau Effectifs du Moyenne Part du niveau* secteur régionale** 41 9% 38% % 27% III % 21% II 3% I 11% Total % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionaux du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac 27

31 La filière industrielle Les bacs pro «Technicien en chaudronnerie industrielle» et «Technicien d usinage» et le BTS «Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle» réunissent les trois quarts des effectifs. Nombre d apprentis dans chaque diplôme et taux de remplissage des places conventionnées (conv.) Niveau Diplômes Réel Conv. Taux CAP Réalisation en chaudronnerie industrielle % MC Soudage % Bac pro Construction des carrosseries % Bac pro Fonderie % Bac pro Technicien d'usinage % Bac pro Technicien en chaudronnerie industrielle % III BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle % III BTS étude et réalisation d'outillages de mise en forme des matériaux % III BTS Industrialisation des produits mécaniques % III BTS Traitements des matériaux option a : traitements thermiques % Total % Un quart des effectifs se concentre sur le alenciennois. Dunkerque, Boulogne et Lens-Hénin sont bien pourvus. La représentation en métropole lilloise est par contre inférieure à la moyenne régionale. Zone d emploi (ZE) Répartition géographique des apprentis Effectifs du Poids de la ZE Secteur pour ce secteur* Poids global de la ZE** Lille 63 13% 22% Roubaix - Tourcoing 9 2% 11% Flandre - Lys 3% Dunkerque 84 18% 6% Douaisis 2% alenciennois % 13% Sambre - Avesnois 4 1% 3% Cambrésis 6% Artois - Ternois 12% Lens - Hénin 88 18% 5% Béthune - Bruay 20 4% 5% Saint Omer 27 6% 1% Calaisis 4% Boulonnais 61 13% 6% Berck - Montreuil 1% Total % 100% * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac 28

32 La filière industrielle Les éléments d analyse et de prospective Fonderie modelage L appareil de formation semble globalement satisfaisant par la voie de la formation initiale ou via la formation continue (CQPM). Le pôle de fonderie est confirmé, pour l ensemble de la région, à Armentières, qui bénéficie de la présence d une plateforme de transfert technologique. Néanmoins, des efforts sont à mener sur la promotion de ces métiers et le recrutement doit être élargi aux régions périphériques (Aisne, Somme, Belgique) afin d améliorer les taux de remplissage. Chaudronnerie, tuyauterie, soudure Les besoins mis en exergue sur l ensemble du territoire supposent de maintenir un maillage de formation dans l ensemble des bassins, avec une attention particulière pour les bassins industriels (Dunkerque, alenciennes et Bassin Minier). Dunkerquois : l offre en BTS pourrait être étudiée afin de conforter les taux de remplissage déficients (4 sites : lycée Europe, CFAI, CFA Académique, IPSL). Un pôle pourrait être créé par le regroupement des deux voies, des filières usinage et chaudronnerie et de l ensemble de la filière (CAP, MC, bac pro et BTS) en un seul site. alenciennois : l offre est éclatée entre 3 sites (Condé, alenciennes, Denain) et présente un défaut d attractivité. Sambre-Avesnois : la coexistence de 3 sites (Maubeuge, Aulnoye et Jeumont) complique la visibilité de la filière. Douaisis, Lens-Hénin et Béthune-Bruay : la multiplication des acteurs de formation entrave le bon recrutement des filières (8 sites en voie scolaire, 2 par apprentissage). Cambrésis, Artois-Ternois et Berck-Montreuil : aucune offre de formation n est proposée dans ces zones d emploi. Afin d améliorer les taux de remplissage des sections du bassin minier, une offre pourrait être mise en place sur l un de ces territoires. Les besoins ont été identifiés par la Branche sur les niveaux et III. Usinage La demande transversale sur les techniciens d usinage, tant en niveau que III, suppose l optimisation de l offre existante par un meilleur taux de remplissage des sections et le maintien d une offre dans le bassin lillois. Un besoin est également particulièrement identifié sur Arras. Afin de répondre à la demande de TPE sur les machines traditionnelles, il est important de maintenir des sites pouvant proposer ce type d équipement en formation continue. Niveau III : le BTS Industrialisation des Produits Mécaniques (IPM) n est pas proposé en voie scolaire dans le Pas-de-Calais ni dans le alenciennois, malgré le nombre important de bacs professionnels Techniciens d Usinage (5 divisions sortantes). Littoral : les besoins en bacs pros et BTS ont été réaffirmés par la Branche. Des actions de communication pourraient être entreprises afin d augmenter les taux d orientation sur ces diplômes. alenciennois : l offre en bac pro Technicien d Usinage est éclatée entre 3 sites (Condé, Denain et alenciennes). Un pôle pourrait être créé dans le bassin et conforté par la mise en place d une poursuite en BTS. 29

33 La filière industrielle 4.3. Conduite de ligne et maintenance des équipements 4 Total des effectifs en formation professionnelle initiale (dont postbac) : apprenants Poids de la spécialité dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 2.5% Part de l apprentissage : 25% des effectifs (moyenne régionale : 21.5%) Diplômes La liste des diplômes implantés en région, tant en voie scolaire que par apprentissage, est disponible en annexe 2 du document. Elle est complétée par une liste des diplômes connexes également présents en Nord Pas de Calais. On peut noter l absence du diplôme suivant : Niveau III Diplôme BTS Industries papetières oie scolaire En voie scolaire, la spécialité «Conduite de ligne et Maintenance des équipements» représente 2.5 % des effectifs de la voie professionnelle et postbac. En effet, élèves issus des établissements publics et privés sont recensés, soit 17% des élèves du secteur industriel. Avec 79% d élèves, le niveau est très largement représenté et dépasse la moyenne régionale (59%). Niveaux de formation (effectifs formation pro. et postbac) Effectifs niveau Part du niveau* Moyenne régionale** Niveau 51 3% 15% Niveau % 59% Niveau III % 26% Total % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionauix du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac La part des effectifs du public suit la moyenne régionale (77% contre 74%). Statut des élèves (effectifs formation pro. et postbac) Part du public par rapport au privé Niveau 63% Niveau 78% Niveau III 74% Total : 77% Part du public par rapport au privé (moyenne régionale) Niveau 80% Niveau 72% Niveau III 75% Total : 74% 4 oie scolaire : 2013/2014 ; Apprentissage : janvier

34 La filière industrielle Avec 78% de formés, le bac pro Maintenance des Equipements industriels est le diplôme le plus représentatif de la filière «conduite de ligne et maintenance des équipements». Nombre d élèves dans chaque diplôme Niveau Diplôme Effectifs totaux Public Privé Part* CAP Conducteur d Installations de Production (CIP) % Bac pro Maintenance des Equipements Industriels (MEI) % Bac pro Pilote de Ligne de Production (PLP) % MC Technicien ascensoriste % III BTS Maintenance Industrielle % Total % * Effectifs du diplôme (public/privé) / Effectifs totaux du secteur C est dans la zone d emploi du Douaisis que les effectifs de la spécialité sont les plus représentés (15% des élèves). Les zones d emploi de Dunkerque, du alenciennois et de Lens-Hénin sont également spécialisées dans ce secteur. Répartition géographique des élèves Zone d emploi (ZE) Effectifs du Secteur Poids de la ZE pour ce secteur* Poids global de la ZE** Indice de spécificité du secteur*** Lille 174 9% 18% 0,49 Roubaix - Tourcoing 117 6% 10% 0,59 Flandre - Lys 37 2% 2,50% 0,75 Dunkerque % 7% 1,54 Douaisis % 6% 2,46 alenciennois % 9% 1,52 Sambre - Avesnois 103 5% 6% 0,87 Cambrésis 63 3% 4% 0,79 Artois - Ternois 91 5% 7% 0,66 Lens - Hénin % 9% 1,48 Béthune - Bruay 79 4% 6% 0,66 Saint Omer 42 2% 3,50% 0,60 Calaisis 148 7% 5% 1,49 Boulonnais 86 4% 4% 1,08 Berck - Montreuil 0 0% 3% 0,00 Total % * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac *** Au-dessus de 1, le secteur est fortement implanté dans la zone d emploi. En deçà, il est sous-représenté par rapport aux moyennes régionales. 31

35 La filière industrielle Apprentissage Total des effectifs (dont postbac) : 653 apprentis Poids de la spécialité dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 3% Poids au sein des effectifs de l industrie : 29% La quasi-totalité des effectifs concerne les niveaux et III (94%), à l image des autres secteurs de l industrie. Cette concentration est supérieure à la moyenne régionale qui compte 48% des effectifs dans ces niveaux et. Niveaux de formation Niveau Effectifs du Moyenne Part du niveau* secteur régionale** 6 1% 38% % 27% III % 21% II 32 5% 3% I 11% Total % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionaux du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac Le Bac pro «Maintenance des équipements industriels» et le BTS «Maintenance industrielle» sont les diplômes les plus «prisés» par les entreprises employeurs d apprentis. Le nombre de contrats d apprentissage reste toutefois significativement inférieur aux capacités d accueil (52% de remplissage des sections). Nombre d apprentis dans chaque diplôme et taux de remplissage des places conventionnées (conv.) Niveau Diplômes Réel Conv. Taux CAP Conducteur d'installations de production % Bac pro Maintenance des équipements industriels % Bac pro Pilote de ligne de production % MC Maintenance des installations oléohydrauliques et pneumatiques % TH Technicien de maintenance en appareils électroménagers % TH Technicien services en audiovisuel et électrodomestique % III BTS Maintenance industrielle % II Licence pro Gestion de la production industrielle spé sûreté de fonctionnement et techniques avancées de maintenance % II Licence pro Maintenance des systèmes pluri-techniques spé maintenance des transports guides % Total % 32

36 La filière industrielle Dans ce domaine d activité, là encore le alenciennois prédomine, suivi des secteurs de Dunkerque et de Lens-Hénin. Zone d emploi (ZE) Répartition géographique des apprentis Effectifs du Poids de la ZE Secteur pour ce secteur* Poids global de la ZE** Lille 87 13% 22% Roubaix - Tourcoing 14 2% 11% Flandre - Lys % 3% Dunkerque % 6% Douaisis 2% alenciennois % 13% Sambre - Avesnois 3 0,5% 3% Cambrésis 7 1% 6% Artois - Ternois 67 10% 12% Lens - Hénin % 5% Béthune - Bruay 2 0,3% 5% Saint Omer 16 2% 1% Calaisis 47 7% 4% Boulonnais 22 3% 6% Berck - Montreuil 1% Total % 100% * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac 33

37 La filière industrielle Les éléments d analyse et de prospective La conduite de ligne et la maintenance des équipements interviennent dans de nombreux secteurs industriels, dont ceux de l agroalimentaire et du textile. Ces métiers sont visés par deux Domaines d Activités Stratégiques (DAS) : - le DAS «Transports et éco-mobilité» qui analyse les segments de la maintenance comme un moteur potentiel de l industrie mécanique régionale. - Le DAS «Santé et Alimentation», pour sa partie agroalimentaire, est relié au Pôle d'excellence AGROE, né d'une volonté commune du conseil régional Nord - Pas de Calais et des territoires de Cambrai et d'arras, et qui a pour objectif de créer une dynamique collective entre production et transformation des produits. L offre est satisfaisante en termes de capacité d accueil mais mérite néanmoins d être optimisée par une meilleure répartition géographique des effectifs. La mise en place de pôles permettrait de renforcer l attractivité de la filière, notamment dans la conduite de ligne qui demeure en forte difficulté de recrutement, tout en facilitant la mise en place de parcours de formation améliorant les taux d orientation des bacs professionnels vers les BTS. La branche a également fait part d un besoin de techniciens multi-compétents en mécanique et en électrotechnique. Des passerelles et des projets communs entre ces domaines de formation pourraient être montés et s accompagner de la mise en place de mentions complémentaires. Littoral : Une opportunité de formation est apparue sur la maintenance des éoliennes. La réforme du BTS Maintenance des Systèmes (fusion du BTS MI avec le BTS FEE, option D) offre une nouvelle possibilité de parcours, par la mise en place de l option «Maintenance des systèmes éoliens». Cette formation ne peut être implantée sans un partenariat efficace avec le tissu industriel, le Pôle énergie de Dunkerque et les activités connexes liées aux contraintes des installations offshore et portuaires (navigation ). Le Domaine d Activité Stratégique (DAS) «Energie» estime à près de 17% la part de l éolien (éolien terrestre : 12%, éolien en mer : 4,7%) dans le développement des énergies renouvelables d ici Dunkerquois : L abondance des volumes de formation correspond à la spécialisation du territoire sur le domaine de la maintenance. Cependant, l éclatement du bac pro MEI entre 4 sites (3 en voie scolaire et 1 par apprentissage) ne facilite pas son attractivité. alenciennois : Des besoins ont été identifiés par la Branche sur le postbac. En effet, les possibilités de poursuite d études en niveau III sont faibles (75 sortants de bacs pro en voie scolaire pour 15 places en BTS). Le nombre important d intervenants sur le secteur (4 bacs pro MEI en voie scolaire et 2 par apprentissage) gêne la visibilité de la formation. En voie scolaire, un pôle phare sur la maintenance des équipements pourrait être créé. Sambre-Avesnois : La Branche a fait part de son souhait d augmenter le nombre de mécaniciens de maintenance de niveau. Douaisis, Lens-Hénin et Béthune-Bruay : L offre pourrait être optimisée afin d éviter la surabondance d acteurs intervenant sur le bac pro Maintenance des Equipements Industriels (8 sites en voie scolaire, 2 par apprentissage). Cambrésis : Des besoins en conduite de ligne (bac pro PLP), orientés sur le textile, ont été remontés par la Branche «Union des Industries Textiles». Artois-Ternois : Aucune offre n est existante en conduite de ligne, orientée sur l agroalimentaire, malgré le tissu important d entreprises dans le secteur. 34

38 La filière industrielle 4.4. Etudes, conception et contrôle 5 Total des effectifs en formation professionnelle initiale (dont postbac) : apprenants Poids de la spécialité dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 1.5% Part de l apprentissage : 29% des effectifs (moyenne régionale : 21.5%) Diplômes La liste des diplômes implantés en région, tant en voie scolaire que par apprentissage, est disponible en annexe 4 du document. Elle est complétée par une liste des diplômes connexes également présents en Nord-Pas de Calais. On peut noter l absence des diplômes suivants : Niveau Diplôme MC Maquettes et prototypes oie scolaire En voie scolaire, la spécialité «Etudes, conception et contrôle» représente 1.5% des effectifs de la voie professionnelle et postbac et 10% des élèves du secteur industriel sont formés dans ce domaine. En effet, élèves issus des établissements publics et privés y sont recensés. Cette spécialité repose quasi exclusivement sur le niveau postbac. Niveaux de formation (effectifs formation pro. et postbac) Effectifs niveau Part du niveau* Moyenne régionale** Niveau 15% Niveau % 59% Niveau III % 26% Total % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionauix du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac 67% des élèves sont formés dans un établissement public (-7% par rapport à la moyenne régionale). Statut des élèves (effectifs formation pro. et postbac) Part du public par rapport au privé Niveau Niveau 87.5% Niveau III 64% Total : 67% Part du public par rapport au privé (moyenne régionale) Niveau 80% Niveau 72% Niveau III 75% Total : 74% 5 oie scolaire : 2013/2014 ; Apprentissage : janvier

39 La filière industrielle Avec 43% des effectifs de la spécialité Etudes, conception et contrôle, le BTS «Assistant technique d ingénieur» est le diplôme le plus représenté. Nombre d élèves dans chaque diplôme Niveau Diplôme Effectifs totaux Public Privé Part* Bac pro Etude et Définition de Produits Industriels (EDPI) % III BTS Conception de produits industriels % III BTS Conception et Réalisation des Systèmes Automatiques (CRSA) % III BTS Techniques physiques pour l'industrie et le laboratoire (TPIL) % III BTS Contrôle Industriel et Régulation Automatique (CIRA) % III BTS Assistance technique d ingénieur % Total % * Effectifs du diplôme (public/privé) / Effectifs totaux du secteur Avec 25% des effectifs en voie scolaire, la zone d emploi de Lille représente le volume d élèves le plus important. Les zones du alenciennois, de Béthune-Bruay, de Saint Omer et du Boulonnais sont également spécialisées dans ce domaine. Zone d emploi Répartition géographique des élèves Effectifs du Secteur Poids du bassin pour ce secteur* Poids de la zone d emploi pour les effectifs de tous les secteurs** Indice de spécificité du secteur*** Lille % 18% 1,41 Roubaix - Tourcoing 44 4% 10% 0,36 Flandre - Lys 0 0% 2,50% 0,00 Dunkerque 87 7% 7% 1,03 Douaisis 0 0% 6% 0,00 alenciennois % 9% 1,81 Sambre - Avesnois 30 2% 6% 0,41 Cambrésis 0 0% 4% 0,00 Artois - Ternois 20 2% 7% 0,24 Lens - Hénin 43 4% 9% 0,40 Béthune - Bruay % 6% 2,72 Saint Omer 78 6% 3,50% 1,85 Calaisis 69 6% 5% 1,14 Boulonnais % 4% 2,78 Berck - Montreuil 0 0% 3% 0,00 Total % * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac *** Au-dessus de 1, le secteur est fortement implanté dans la zone d emploi. En deçà, il est sous-représenté par rapport aux moyennes régionales 36

40 La filière industrielle Apprentissage Total des effectifs (dont postbac) : 502 apprentis Poids de la spécialité dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 2% Poids au sein des effectifs de l industrie : 21% La formation aux métiers de l étude, conception et contrôle dans l industrie se fait logiquement sur les niveaux post-bac, le niveau III en particulier, qui représente la moitié des effectifs. Part des effectifs par niveau de formation Niveau Effectifs du Moyenne Part du niveau* secteur régionale** 0% 38% 3 1% 27% III % 21% II 81 16% 3% I % 11% Total % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionaux du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac L offre de formation par apprentissage est variée, notamment en niveau III. Les taux de remplissage des sections (62%), supérieurs à ceux des autres domaines de l industrie, permettent encore d accueillir des contrats dans certains BTS et DUT. Nombre d apprentis dans chaque diplôme et taux de remplissage des places conventionnées (conv.) Niveau Diplômes Réel Conv. Taux Bac pro Etude et définition de produits industriels % III BTS Assistance technique d'ingénieur % III BTS Conception de produits industriel % III BTS Conception et réalisation des systèmes automatiques % III BTS Contrôle industriel et régulation automatique % III DUT Génie électrique et informatique industrielle option automatismes et systèmes % III DUT Génie industriel et maintenance % III DUT Génie mécanique et productique % III DUT Qualité, logistique industrielle et organisation % III TH Animateur qualité sécurité environnement % II Licence pro Gestion de la production industrielle, spé chargé d'affaires en gestion de la production industrielle % II Licence pro Production industrielle, spé chargé de projet en conception mécanique assistée par ordinateur % II Licence pro Sciences, technologies, sante : sciences pour l'ingénieur % II Licence pro Structures métalliques : conception et calculs assistes par ordinateur % I Ingénieur diplôme de l'école nationale supérieure d'ingénieurs en informatique, automatique, mécanique, énergétique et électronique de % l'université de valenciennes, spécialité génie industriel I Master Sciences et technologies : sciences pour l'ingénieur spé ingénierie mécanique % Total % 37

41 La filière industrielle L offre de formation se concentre essentiellement sur les zones de alenciennes et Béthune- Bruay. Zone d emploi (ZE) Répartition géographique des apprentis Effectifs du Poids de la ZE Secteur pour ce secteur* Poids global de la ZE** Lille 5 1% 22% Roubaix - Tourcoing 11% Flandre - Lys 3% Dunkerque 6% Douaisis 2% alenciennois % 13% Sambre - Avesnois 3 1% 3% Cambrésis 6 1% 6% Artois - Ternois 25 5% 12% Lens - Hénin 5% Béthune - Bruay % 5% Saint Omer 34 7% 1% Calaisis 33 7% 4% Boulonnais 11 2% 6% Berck - Montreuil 1% Total % 100% * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac 38

42 La filière industrielle Les éléments d analyse et de prospective BTS Conception de Produits Industriels Une concurrence existe entre Lille et Armentières. Le Dunkerquois est dépourvu du bac pro Etude et Définition de Produits Industriels et de ce BTS qui en constitue la poursuite d études. BTS Conception et Réalisation des Systèmes Automatiques Les sites de Béthune et de Bruay la Buissière sont tous les deux positionnés sur ce diplôme. BTS Assistance Technique d Ingénieur Une absence de formation est remarquée sur le Douaisis, le alenciennois, le Cambrésis et Lens-Hénin. BTS Contrôle Industriel et Régulation Automatique La Métropole lilloise n offre pas ce diplôme. 39

43 La filière Transport et logistique La filière Transport et logistique 1. Les données socio-économiques de la filière Le COS Transports a été signé le 2 septembre 2013 entre l Etat (Préfet et Recteur), le Conseil Régional, Pôle emploi et les représentants des Branches professionnelles (la Commission Paritaire Nationale de l Emploi et de la Formation Professionnelle des transports et des services auxiliaires de transport, représentée par le Président de l Observatoire Paritaire des Transports et de la Logistique, et la Chambre Nationale de la Batellerie Artisanale). Le COS n a traité les problématiques liées à la logistique que dans leur aspect lié aux transports. Contexte et enjeux de développement économique : En 2011, les entreprises relevant de la Branche des transports et activités auxiliaires représentent près de emplois dans le Nord - Pas de Calais. La branche a créé 7,3% d emplois supplémentaires en 10 ans ( ). Sur une décennie, on constate un changement structurel du secteur, caractérisé par une tendance à la concentration et à l augmentation des effectifs. Néanmoins, plus de 60% des établissements de transport de marchandises sont des établissements de moins de 10 salariés. Le secteur du transport des marchandises est particulièrement exposé à la concurrence internationale. Après deux années consécutives de hausse en 2007 et 2008, la dynamique s est inversée. A ce jour, et malgré le déficit de compétitivité, les effectifs se maintiennent en se recentrant sur le transport national. Le transport des voyageurs bénéficie quant à lui d un maintien de son activité mais reste très dépendant du volontarisme des politiques publiques en matière de transports publics. Transport le plus viable économiquement et écologiquement parlant, le transport fluvial présente des atouts considérables. S il ne parvient pas encore à s imposer massivement, il montre des signes de meilleure résistance à la crise des transports et de plus grande diversification dans la nature des marchandises transportées, avec une augmentation particulièrement forte des produits manufacturés, du transport de combustibles minéraux solides et de produits agricoles. Si le nombre de bateaux diminue, la taille et la charge moyenne de transport de ces bateaux augmentent. La densité du réseau Nord - Pas de Calais offre de multiples possibilités et des flux de marchandises importants. La perspective de la construction du Canal Seine Nord renchérit cette perspective de développement. La batellerie se trouve aujourd hui à un tournant démographique : près du tiers des effectifs des entreprises artisanales de transport fluvial prendront leur retraite au cours des prochaines années. Les armateurs anticipent également leurs besoins pour faire face au départ en retraite des pilotes et au développement du tourisme fluvial. La profession dans son ensemble est désormais confrontée à une pénurie de personnel navigant qualifié. L activité logistique liée au secteur des transports bénéficie d une situation géographique idéale (au cœur de l Europe) et d une remarquable richesse d infrastructures. Le développement des activités logistiques est fortement soumis à la réalisation des projets d infrastructures régionales à venir. Cette activité est fortement connectée au secteur de la distribution, de l e-business et de l industrie. On peut noter la présence du pôle d excellence Euralogistic situé sur la plateforme multimodale de Dourges. 40

44 La filière Transport et logistique 2. Les Indicateurs clés emploi / formation de la filière Avec près de emplois ( dans la logistique, dans le transport), le secteur des transports et de la logistique pèse d un poids considérable dans l économie régionale. Les salariés sont plutôt jeunes dans la logistique et plutôt âgés dans le transport mais ont pour point commun d être peu qualifiés : 60 % ont un niveau infra bac. EMPLOI en 2010 Secteur Nombre total Pyramide des âges Niveaux de qualification d emplois -30 ans 50 ans et + Niv -bis Niv Niv III et + Transport logistique ,0% 19,2% 59,0% 25,7% 15,3% Tous secteurs ,3% 23,2% 36,0% 24,2% 39,7% L indicateur de chômage est légèrement plus élevé qu en moyenne et pourrait s expliquer partiellement par des problématiques de maintien dans l emploi des salariés en seconde partie de carrière. Secteur DEFM* Evolution annuelle CHOMAGE au 30/09/2013 Part -30 ans DELD** Indicateur de chômage*** Transport logistique ,4% 33,6% 50,9% 24,8% Tous secteurs ,1% 37,5% 46,6% 20,1% * DEFM = Demandeurs d Emploi en Fin de Mois ** DELD = Demandeurs d Emploi de Longue Durée *** DEFM / (DEFM + ensemble des actifs du domaine) Les modalités de formation aux métiers du secteur du Transport sont très spécifiques puisque quasi exclusivement concentrées sur la formation continue : en , 88% des effectifs en année terminale sont des bénéficiaires des dispositifs de formation des demandeurs d emploi. Ceci confirme que, de façon générale, le secteur privilégie les outils de la profession pour former ses salariés et ne s alimente que très peu par la voie scolaire (8,5% des effectifs formés) ou encore l apprentissage (2,8%), règlementairement peu adaptées aux contraintes des métiers concernés. En conséquence, l appareil de formation actuel se caractérise par un taux de dimensionnement légèrement inférieur à la moyenne régionale (57 formés pour 1000 emplois) qui pourrait à terme s avérer problématique pour le renouvellement des effectifs dans le secteur des transports et dans un contexte d élévation des niveaux de qualification. Secteur Effectifs sortants (années terminales) oie Scolaire FORMATION en Apprentissage Formation demandeurs d emploi Taux de dimensionnement de la formation* (pour emplois) Transport logistique ,7% 2,8% 88,5% 57 Tous secteurs ,6% 10,3% 32,1% 73 * Nombre de sortants de formation pour emplois 41

45 La filière Transport et logistique 3. Les données formation 6 Total des effectifs en formation professionnelle initiale (dont postbac) : apprenants Poids de la filière dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 2% Part de l apprentissage : 20% des effectifs (moyenne régionale : 21.5%) Diplômes La liste des diplômes implantés en région, tant en voie scolaire que par apprentissage, est disponible en annexe 5 du document. Elle est complétée par une liste des diplômes connexes également présents en Nord Pas de Calais. On peut noter l absence des diplômes suivants : Niveau Diplôme Spécialité CAP Transport fluvial Conduite CAP Déménageur sur véhicule utilitaire léger Conduite CAP Conducteur livreur de marchandises Conduite CAP Distribution d'objets et de services à la clientèle Services aux transports et logistique CAP Emballeur professionnel Services aux transports et logistique Bac pro Transport fluvial Conduite MC Accueil dans les transports Services aux transports et logistique oie scolaire En voie scolaire, la filière «Transport-Logistique» représente 2.3% des effectifs de la voie professionnelle et postbac. Les 2/3 des élèves inscrits se forment à l exploitation des transports et à la logistique contre 33% en conduite routière. Avec 64% d élèves, le niveau est largement représenté et dépasse la moyenne régionale (59%). Les niveaux de formation (effectifs formation pro. et postbac) Effectifs niveau Part du niveau* Moyenne régionale** Niveau % 15% Niveau % 59% Niveau III % 26% Total % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionauix du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac Avec 82% des apprenants, le secteur public est prépondérant et dépasse de 8% la moyenne régionale. Le statut des élèves (effectifs formation pro. et postbac) Part du public par rapport au privé Niveau 79% Niveau 84% Niveau III 78,5% Total : 82% Part du public par rapport au privé (moyenne régionale) Niveau 80% Niveau 72% Niveau III 75% Total : 74% 6 oie scolaire : 2013/2014 ; Apprentissage : janvier

46 La filière Transport et logistique Deux bacs pros concentrent près de 50% des effectifs en voie scolaire : avec 514 élèves, le bac pro «logistique» représente plus du quart des effectifs, avec 414 élèves, le bac pro Conducteur transport routier de marchandises dépasse les 20% des effectifs totaux. Nombre d élèves dans chaque diplôme Niveau Diplôme Effectifs totaux Public Privé Part* CAP Conducteur routier "Marchandises" % CAP Conducteur d'engins : travaux publics et carrières % CAP Agent d'entreposage et messagerie % Bac pro Conducteur transport routier de marchandises % Bac pro Logistique % Bac pro Transport % III BTS Transport et prestation logistiques % Total % * Effectifs du diplôme (public/privé) / Effectifs totaux du secteur Spécialité Effectifs totaux Public Privé Part* Services aux transports et logistique % Conduite % Total % * Effectifs de la spécialité / Effectifs totaux du secteur 43

47 La filière Transport et logistique La spécialité de formation Conduite est marquée par un recrutement extraterritorial. Les zones de Roubaix-Tourcoing, de Dunkerque, de l Artois-Ternois et de Béthune-Bruay accueillent ainsi les effectifs de l ensemble de la Région. La spécialité Services aux transports et logistique est par contre disséminée plus largement en Nord Pas de Calais. Trois pôles plus importants ressortent cependant sur le Douaisis, Lens-Hénin et le Calaisis. Zone d emploi Répartition géographique des élèves Effectifs du Secteur Poids du bassin pour ce secteur* Poids de la zone d emploi pour les effectifs de tous les secteurs** Indice de spécificité du secteur*** Lille 128 7% 18% 0,38 Roubaix - Tourcoing % 10% 1,90 Flandre - Lys 0 0% 2,50% 0,00 Dunkerque % 7% 1,83 Douaisis 160 8% 6% 1,41 alenciennois % 9% 1,07 Sambre - Avesnois 0 0% 6% 0,00 Cambrésis 0 0% 4% 0,00 Artois - Ternois 165 9% 7% 1,25 Lens - Hénin % 9% 1,32 Béthune - Bruay % 6% 1,93 Saint Omer 0 0% 3,50% 0,00 Calaisis % 5% 2,23 Boulonnais 0 0% 4% 0,00 Berck - Montreuil 0 0% 3% 0,00 Total % * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac *** Au-dessus de 1, le secteur est fortement implanté dans la zone d emploi. En deçà, il est sous-représenté par rapport aux moyennes régionales Apprentissage Total des effectifs (dont postbac) : 480 apprentis Poids de la filière dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 2% Le niveau, prédominant, représente la moitié des effectifs. ient ensuite le niveau III, avec un quart des effectifs. Niveaux de formation Niveau Effectifs du Moyenne Part du niveau* secteur régionale** % 38% 75 17% 27% III % 21% II 3% I 47 10% 11% Total % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionaux du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac 44

48 La filière Transport et logistique Les spécialités Conduite et Services aux transports et logistique et transport sont de poids équivalent en nombre d apprentis mais la spécialité Conduite bénéficie d un meilleur taux de remplissage (83%) que celle de la logistique (40%). Nombre d apprentis dans chaque diplôme et taux de remplissage des places conventionnées (conv.) Niveau Diplômes spécialité Services aux transports et logistique Réel Conv. Taux CAP Réparation entretien des embarcations de plaisance % CAP Agent d'entreposage et de messagerie % Bac pro Logistique % Bac pro Exploitation des transports % MC Agent transport exploitation ferroviaire % III BTS Transport et prestation logistiques % III DUT Gestion logistique et transport % III TH Technicien supérieur en méthodes et exploitation logistique % I Master Droit, économie, gestion : affaires internationales et ingénierie économique spé logistique et management portuaire % Total spécialité Services aux transports et logistique % Niveau Diplômes spécialité Conduite Réel Conv. Taux CAP Agent d'accueil et de conduite routière - transport de voyageurs % CAP Conducteur routier "marchandises" % Total spécialité Conduite % Total Transport et logistique % L offre de formation par apprentissage est essentiellement privée Répartition des effectifs par statut des CFA et par spécialité Spécialité du Transport Public Privée Consulaire Total Part* Logistique % Transport % Total % * Effectifs de la spécialité / Effectifs totaux du secteur 45

49 La filière Transport et logistique Répartition géographique des apprentis Zone d emploi (ZE) Effectifs du Poids de la ZE pour Poids global de la Secteur ce secteur* ZE** Lille 63 13% 22% Roubaix - Tourcoing 97 20% 11% Flandre - Lys 7 1% 3% Dunkerque 63 13% 6% Douaisis 2% alenciennois 94 19% 13% Sambre - Avesnois 3% Cambrésis 6% Artois - Ternois 70 14% 12% Lens - Hénin 45 9% 5% Béthune - Bruay 5% Saint Omer 1% Calaisis 48 10% 4% Boulonnais 0 0% 6% Berck - Montreuil 1% TOTAL % 100% * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac 46

50 La filière Transport et logistique Les éléments d analyse et de prospective De façon générale la profession indique que l offre existante correspond aux besoins du secteur. La carte des formations du secteur s organise de façon prépondérante autour de la formation continue. Les filières de formation sont assez peu développées autour de la voie scolaire, bien qu un lycée des métiers «domaine de la logistique et du transport» soit labellisé. La part de l apprentissage est faible (au total 8 formations sont dispensées sur le territoire régional). L essentiel de l offre de formation relève de la formation permanente. L offre régionale de formation dans le secteur du transport fluvial est à construire. Le Domaine d Activité Stratégique «Transports et Ecomobilité» note une tendance à l'accroissement du transport routier de marchandises, même s il est peut-être temporaire. En effet l Europe s est fixée, à l horizon 2020, un objectif de réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre et d augmentation à 20% de la part des énergies renouvelables. Or, le transport routier émet 30% des gaz à effet de serre et la consommation de pétrole du secteur des transports représente environ 70% de celle de l Union européenne. La mise en place de plateformes multimodales, traduite par une polarisation des sites logistiques autour de grandes aires métropolitaines desservies par d importantes infrastructures de transport, est devenue un enjeu majeur. La logistique est également au cœur de la Troisième Révolution Industrielle. En effet, les nouvelles technologies rendent possibles de nouvelles applications et de nouveaux usages. La personnalisation de masse des «flux logistiques» ou «comment offrir des produits sur mesure à grande échelle» impose aux entreprises de diversifier de plus en plus leurs sources d'approvisionnement et leurs points de distribution. Elles doivent ainsi coopérer davantage avec leurs environnements (fournisseurs, clients, ) et contribuent à l'émergence de réseaux d'entreprises ou organisations dans lesquelles s'inscrivent les chaînes logistiques et se développent de nouvelles capacités de flexibilité et de réactivité. Dans le cadre de la Troisième Révolution Industrielle, 3 diplômes, par leur coloration, semblent en mesure de répondre à ces enjeux : - Bac pro Logistique - Bac pro Transport fluvial - BTS Transport et prestations logistiques Ces tendances nécessitent une réflexion sur le rapprochement des filières de formation portant sur la conduite avec celles consacrées à la logistique. Elle pourrait aboutir à la constitution de pôles permettant aux apprenants d intégrer les différents aspects de leur futur environnement professionnel. Conduite routière La filière conduite routière est représentée par 4 lycées publics qui offrent à la fois un CAP et un bac pro 3 ans (Halluin, Grande Synthe, Bapaume, Bruay la Buissière). Le statut privé (CAP Conducteur d'engins : travaux publics et carrières mis à part) est absent de la filière. En apprentissage, 4 CAP sont implantés (Wasquehal, Arras, Prouvy-Rouvignies, Calais) et complètent l offre de formation voie scolaire sur des bassins différents. Seules les formations proposées à Wasquehal et à Halluin paraissent concurrentes. Le niveau bac pro n est pas proposé par apprentissage. L implantation actuelle permet donc de couvrir l ensemble du territoire. La Branche confirme le maintien de son recrutement actuel (1 200 salariés en 2014), embauche qui devrait se poursuivre uniformément dans les années à venir. Les capacités de formation existantes doivent donc être maintenues. Dans cette perspective, la formation initiale pourrait contribuer à diminuer l impact du vieillissement de la population active dans le secteur. La Branche souhaite le maintien du CAP Conducteur routier "Marchandises" en 1 an, dont les taux d insertion sont excellents. 47

51 La filière Transport et logistique Services aux transports et logistique L appareil de formation est très développé et en risque de saturation. Afin de répondre aux enjeux de la Troisième Révolution Industrielle, il est important de rapprocher les bacs pro Transport et Logistique ainsi que le BTS Transport et prestations logistiques au sein de lieux identifiés et de les mettre en synergie avec la filière conduite. La mise en place de ces pôles favoriserait également l intégration de parcours mixtes entre voie scolaire et apprentissage. alenciennois : l offre de formation est éclatée entre 3 sites : Anzin (bac pro Transport), Condé (bac pro Logistique) et alenciennes (BTS). Un pôle plus identifié pourrait être créé dans le bassin. Lens-Hénin : 3 sites se partagent la filière. Deux établissements (Lens et Hénin-Beaumont) sont uniquement axés sur le BTS et les diplômes professionnels sont concentrés à Sallaumines. BTS : l offre de formation est abondante. Une réflexion est à mener sur la cohérence de l offre entre Lens-Hénin (97 places offertes pour 100 élèves sortant de bacs pro) et celle de Lille Métropole (isolée de tout autre niveau de formation). Par contre, les zones de Roubaix- Tourcoing offrent seulement 51 places (uniquement sous statut privé) pour 273 élèves sortant de bacs pro. Le Douaisis et l Artois-Ternois ne proposent aucune offre de niveau III. Transport fluvial Le Nord - Pas de Calais possède un réseau de canaux et de fleuves canalisés de 680 km de long dont 576 km à vocation commerciale. Pour autant, la navigation fluviale n est pas encore fortement développée. A titre de comparaison, la part modale du fret fluvial est de 43% aux Pays- Bas, de plus de 12% en Belgique, et de 15% en Allemagne, soit des proportions près de 4 à 14 fois supérieures à celles observées en région. L opportunité de réimplanter une formation sur ce domaine, en cohérence avec les enjeux dégagés par le Domaine d Activité Stratégique, est soutenue par la Branche, tant pour la conduite que pour les métiers connexes (maintenance, électricité ). L ouverture d un CAP ou d un bac pro Transport fluvial, au vu des volumes concernés, est à privilégier par le biais de l apprentissage ou par la création d un parcours mixte. Au niveau national, 2 bacs pro (Montélimar (26), Schiltigheim (67)) et 3 CAP (Montélimar (26), Schiltigheim (67) et Le Tremblay-sur-Mauldre(78)) sont actuellement existants. La proximité d un port fluvial est indispensable pour accueillir la péniche, équipement nécessaire à la formation. En réponse au développement des plates-formes multimodales, la formation pourrait être mise en liaison avec des formations à la conduite routière et à la logistique. Les métiers connexes au transport fluvial pourraient être traités en donnant une coloration aux diplômes existants. 48

52 La filière Services de l automobile La filière Services de l automobile 1. Les données socio-économiques de la filière Le COS «Services de l automobile» a été signé le 09 juillet 2012 entre l Etat, le Conseil Régional, Pôle Emploi et l Association Nationale pour la Formation Automobile (ANFA). Contexte et enjeux de développement économique : Le cœur du secteur des services de l automobile porté par l ANFA est le commerce du véhicule, l entretien et la réparation, le commerce de détail, d équipement automobile, le commerce et la réparation de motocycles. Il couvre aussi le commerce de détail de carburant, la location de véhicules, le stationnement (gestion de parkings), le contrôle technique, le nettoyage de véhicules, les autoécoles. Le secteur des services de l automobile connaît de fortes évolutions : - Réglementaires : redéfinition de relations entre constructeurs, distributeurs et réparateurs, multiplication des réseaux indépendants, innovations techniques liées aux normes antipollution et sécuritaires ; redéfinition de la répartition des segments du marché du véhicule neuf au profit des véhicules d entrée de gamme, conséquence du système bonus/malus ; - Economiques : développement et consolidation des groupes, diminution des petites entreprises artisanales, développement des véhicules low-cost, vieillissement du parc automobile favorisant l activité de réparation ; - Techniques : multiplication des systèmes électroniques et informatiques sur les véhicules, complexification de la phase de diagnostic qui requiert l usage de l informatique, recherche et développement de nouveaux systèmes de propulsion (véhicules électriques, moteurs hybrides) ; - Démographiques : accélération des départs en retraite chez les dirigeants ; - Sociales : accord de Branche destiné à revaloriser les métiers, redéfinition des qualifications professionnelles, nouveau dispositif de classification accompagné d une nouvelle grille de salaires, mise en place d actions de maintien dans l emploi et de développement des compétences des salariés, accompagnement de la mise en place du bac pro 3 ans. Actuellement, la crise économique se répercute sur la situation du commerce et de la réparation de véhicules. Le secteur du véhicule industriel est le plus touché. Axes prioritaires définis par le COS : - Maintenir, enrichir et mettre en cohérence les outils d observation existants, - Optimiser l organisation de l offre de formation professionnelle : ajuster les flux de formation initiale en voie scolaire, rééquilibrer l offre en faveur de l apprentissage en optimisant les taux de remplissage des sections existantes, organiser la complémentarité des établissements et des plateaux techniques et intensifier leur mise en réseau dans une logique de complémentarité des voies, des formations et des niveaux, - Faire évoluer l architecture des niveaux dans un cadre concerté : consolider le socle de base eu égard aux évolutions du secteur, maintenir pour l apprentissage, un accès au niveau pour tous les publics y compris les jeunes les plus éloignés de la formation, assurer une transition maitrisée du niveau vers le niveau dans le cadre de l individualisation des parcours, mettre en place une plateforme d orientation post bac professionnel, - Rapprocher les interventions de la Branche et des pouvoirs publics dans le champ de la formation continue, - Assurer une ressource pédagogique de haut niveau : une organisation et un niveau d équipement des plateaux techniques, assurer le développement des compétences des formateurs. 49

53 La filière Services de l automobile 2. Les Indicateurs clés emploi / formation de la filière Le secteur des services de l automobile compte un peu plus de emplois en Nord - Pas de Calais dont 80% concerne le métier de mécanicien/électronicien. Secteur Nombre total d emplois Pyramide des âges EMPLOI en 2010 Niveaux de qualification -30 ans 50 ans et + Niv -bis Niv Niv III et + Service Auto ,0% 22,6% 57,9% 34,8% 7,3% Tous secteurs ,3% 23,2% 36,0% 24,2% 39,7% Avec un rapport de 212 formés en année terminale pour emplois (contre 73/1 000 tous secteurs confondus), l appareil de formation régional pourrait paraître «surdimensionné» au regard des emplois offerts strictement dans ce secteur. On tempèrera néanmoins cette analyse par deux éléments à prendre en considération : la diversité très supérieure à la moyenne des solutions d insertion pour les jeunes diplômés du secteur (qui peuvent postuler sur l ensemble de la filière mécanique) un marché du travail (2 619 demandeurs d emploi) qui reste dynamique et offre aux diplômés peu de risques de persistance dans le chômage. Au regard de l indicateur de chômage et de son évolution annuelle, on ajoutera toutefois qu un point d équilibre semble avoir été atteint entre la volumétrie des formés et la capacité des entreprises à recruter (tous secteurs confondus). Secteur DEFM* Evolution annuelle CHOMAGE au 30/09/2013 Part -30 ans DELD** Indicateur de chômage*** Service Auto ,1% 49,9% 38,8% 23,7% Tous secteurs ,1% 37,5% 46,6% 20,1% * DEFM = Demandeurs d Emploi en Fin de Mois ** DELD = Demandeurs d Emploi de Longue Durée *** DEFM / (DEFM + ensemble des actifs du domaine) Secteur Effectifs sortants (années terminales) oie Scolaire FORMATION en Apprentissage Formation demandeurs d emploi Taux de dimensionnement de la formation* (pour emplois) Service Auto ,5% 18,2% 21,3% 212 Tous secteurs ,6% 10,3% 32,1% 73 * Nombre de sortants de formation pour emplois 50

54 La filière Services de l automobile 3. Les données formation 7 Total des effectifs en formation professionnelle initiale (dont postbac) : apprenants Poids de la filière dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 4.5% Part de l apprentissage : 17% des effectifs (moyenne régionale : 21.5%) Diplômes La liste des diplômes implantés en région, tant en voie scolaire que par apprentissage, est disponible en annexe 6 du document. Elle est complétée par une liste des diplômes connexes également présents en Nord Pas de Calais. On peut noter l absence des diplômes suivants : Niveau Diplôme Spécialité CAP Construction des carrosseries Carrosserie CAP Peinture en carrosserie Carrosserie CAP Maintenance des véhicules option véhicules de Engins de travaux publics et transport routier véhicules industriels CAP Réparation entretien des embarcations de plaisance Nautisme MC Maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements Mécanique voitures particulières MC maintenance des systèmes embarqués de l'automobile Mécanique voitures particulières MC Maintenance et contrôles des matériels Engins de travaux publics et véhicules industriels ; agroéquipements Bac pro Maintenance nautique Nautisme III BTS Technico-commercial, options matériel agricole, travaux publics ; matériel de levage et de manutention ; véhicules industriels et équipements automobiles Technico-commercial oie scolaire En voie scolaire la filière «Services de l automobile» représente 5 % des effectifs de la voie professionnelle et postbac. En effet, élèves issus des établissements publics et privés sont recensés du niveau au niveau III. Près de la moitié le sont plus spécifiquement dans la mécanique des véhicules particuliers (49.5%). Avec 76% d élèves, le niveau est largement représenté et dépasse de 17% la moyenne régionale (59%). Niveaux de formation (effectifs formation pro. et postbac) Effectifs niveau Part du niveau* Moyenne régionale** Niveau % 15% Niveau % 59% Niveau III 196 5% 26% Total % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionauix du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac 7 oie scolaire : 2013/2014 ; Apprentissage : janvier

55 La filière Services de l automobile 89% des apprenants sont formés dans un établissement public (soit 15% de plus que la moyenne régionale). Statut des élèves (effectifs formation pro. et postbac) Part du public par rapport au privé Niveau 89% Niveau 88% Niveau III 94% Total : 89% Part du public par rapport au privé (moyenne régionale) Niveau Niveau 72% Niveau III 75% Total : 74% A lui seul, le bac pro Maintenance des véhicules automobiles option voitures particulières représente 40% des effectifs du domaine avec élèves. Nombre d élèves dans chaque diplôme Niveau Diplôme Effectifs totaux Public Privé Part* CAP Réparation des carrosseries % CAP endeur magasinier en pièces de rechange et équipements automobiles % CAP Maintenance des véhicules automobiles, option véhicules particuliers % CAP Maintenance des véhicules automobiles, option motocycles % CAP Maintenance des matériels, option matériel de parcs et jardin % CAP Maintenance des matériels, option tracteurs et matériels agricoles % MC Maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements % Bac pro Construction de carrosseries % Bac pro Réparation des carrosseries % Bac pro Maintenance des véhicules automobiles, option voitures particulières % Bac pro Maintenance des véhicules automobiles, option véhicules industriels % Bac pro Maintenance des véhicules automobiles, option motocycles % Bac pro Agroéquipement % Bac pro Maintenance des matériels, option A Agricoles % Bac pro Maintenance des matériels, option B Travaux publics et manutention % MC Maintenance des installations oléohydrauliques et pneumatiques % FC Mécanicien de compétition % III BTS Conception et réalisation de carrosseries % III BTS Après-vente automobile, option véhicules particuliers % III BTS Moteurs à combustion interne % III BTS Maintenance et après-vente des engins de travaux publics et de manutention % III BTS Aéronautique % III FC Après-vente automobile, option véhicules particuliers % Total % * Effectifs du diplôme (public/privé) / Effectifs totaux du secteur 52

56 La filière Services de l automobile Nombre d élèves dans chaque spécialité Spécialité Effectifs totaux Public Privé Part* Mécanique voitures particulières % Carrosserie % Engins de travaux publics et véhicules % industriels Agroéquipements % Motocycles % Technico-commercial % Aéronautique % Total % * Effectifs de la spécialité / Effectifs totaux du secteur Avec 16% des effectifs en voie scolaire, la zone d emploi de Lille représente le volume d élèves le plus important. Les zones de Flandre - Lys, du alenciennois, de l Artois-Ternois, de Béthune- Bruay, de Saint Omer et du Boulonnais sont également spécialisées dans ce domaine. Répartition géographique des élèves Zone d emploi (ZE) Effectifs du Secteur Poids de la ZE pour ce secteur* Poids global de la ZE** Indice de spécificité du secteur*** Lille % 18% 0,90 Roubaix - Tourcoing 248 6% 10% 0,65 Flandre - Lys 263 7% 2,50% 2,76 Dunkerque 228 6% 7% 0,85 Douaisis 139 4% 6% 0,61 alenciennois % 9% 1,26 Sambre - Avesnois 119 3% 6% 0,52 Cambrésis 117 3% 4% 0,77 Artois - Ternois % 7% 1,61 Lens - Hénin 355 9% 9% 1,03 Béthune - Bruay 360 9% 6% 1,57 Saint Omer 169 4% 3,50% 1,27 Calaisis 135 4% 5% 0,71 Boulonnais 199 5% 4% 1,30 Berck - Montreuil 0 0% 3% 0,00 Total % * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac *** Au-dessus de 1, le secteur est fortement implanté dans la zone d emploi. En deçà, il est sous-représenté par rapport aux moyennes régionales. 53

57 La filière Services de l automobile Apprentissage Total des effectifs (dont postbac) : 810 apprentis Poids de la filière dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 4% L essentiel des apprentis (84%) sont formés en niveau bac et infra-bac. Niveaux de formation Niveau Effectifs du Moyenne Part du niveau* secteur régionale** % 38% % 27% III % 21% II 3% I 11% Total % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionaux du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac hors CPGE Parmi les spécialités de l automobile, celle de la mécanique pour voitures particulières domine (plus de la moitié des apprentis). Les effectifs se répartissent relativement équitablement entre les CFA de statut public, privé et consulaire. Répartition des effectifs du statut des CFA et par spécialité Spécialité du Automobile Public Privée Consulaire Total Part* Agroéquipements % Carrosserie % Engins de travaux publics et véhicules % industriels Mécanique voitures particulière % Motocycles % Technicien en organisation % TOTAL % * Effectifs de la spécialité / Effectifs totaux du secteur 54

58 La filière Services de l automobile Nombre d apprentis dans chaque diplôme et taux de remplissage des places conventionnées (conv.) Filière : Services à l automobile Total effectif Niveau Diplômes Réel Conv. Taux CAP Maintenance des matériels, option tracteurs et matériels agricoles % CAP Maintenance de matériels, option matériels de parcs et jardins % BPA Travaux de la conduite et entretien des engins agricoles % CSA Tracteurs et machines agricoles - utilisation et maintenance % Total Agroéquipements % CAP Peinture en carrosserie % CAP Réparation des carrosseries % Bac pro Réparation des carrosseries % Total Carrosserie % CAP Maintenance des matériels, option matériels de travaux publics et de manutention CAP Maintenance des véhicules automobiles option véhicules industriels Bac pro Maintenance de véhicules automobiles option : véhicules industriels % % % III BTS Après vente automobile option véhicules industriels % Total Engins de travaux publics et véhicules industriels % CAP Maintenance des véhicules automobiles option véhicules particuliers Bac pro Maintenance de véhicules automobiles option : voitures particulières % % III BTS Après vente automobile option véhicules particuliers % Total Mécanique voitures particulière % CAP Maintenance des véhicules automobiles option motocycles % Bac pro Maintenance de véhicules automobiles option : motocycles % Total Motocycles % III TH Gestionnaire en organisation et performance industrielle % Total Technicien en organisation % Total Filière Services de l automobile % 55

59 La filière Services de l automobile La moitié des effectifs se situe sur les territoires de l Artois-Ternois (27%), favorablement représenté par rapport à la moyenne régionale, et de Lille (23%). A l inverse l offre par apprentissage est absente de certains territoires (Calais, Saint Omer, Sambre-Avesnois). Répartition géographique des apprentis Zone d emploi (ZE) Effectifs du Poids de la ZE pour Poids global de la Secteur ce secteur* ZE** Lille % 22% Roubaix - Tourcoing 11% Flandre - Lys 3% Dunkerque 41 5% 6% Douaisis 2% alenciennois 37 5% 13% Sambre - Avesnois 3% Cambrésis % 6% Artois - Ternois % 12% Lens - Hénin 11 1% 5% Béthune - Bruay 70 9% 5% Saint Omer 1% Calaisis 4% Boulonnais 81 10% 6% Berck - Montreuil 13 2% 1% Total % 100% * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac 56

60 La filière Services de l automobile Les éléments d analyse et de prospective Les diplômes de ce secteur sont très attractifs. Aujourd hui, la Branche professionnelle souhaite, d une manière générale, rééquilibrer l offre de formation en faveur de l apprentissage et contenir l offre de formation de niveau, dont les flux sont jugés trop importants au regard des besoins des entreprises. En effet, 212 apprenants sont formés pour emplois. A débouché identique, la filière gère trois fois plus d apprenants que le secteur du bâtiment. La Branche souhaite donc réduire de 20% les effectifs formés en voie scolaire. Cependant, les taux d insertion restant positifs, notamment grâce à une réorientation importante au terme du bac pro, il est important de maintenir la voilure actuelle de l appareil de formation afin d éviter un phénomène de décrochage. Par contre, des passerelles pourraient être créées avec les autres filières industrielles susceptibles d embaucher les futurs diplômés. Dans le même ordre d idée, l'anfa préconise la constitution d'un Campus Régional des Métiers et des Qualifications des services de l'automobile au travers la mise en réseau des partenaires formations, toutes voies confondues, sur les territoires. L évolution rapide des technologies (informatique embarquée, véhicules hybrides ou électriques), reprise dans le DAS «Transports et éco-mobilité», laisse envisager à moyen terme de nouveaux besoins de formation qui peuvent être d ores et déjà amorcés par la coloration des formations existantes. Le niveau BTS est très faiblement représenté : il concentre à peine 6,5% des effectifs du secteur contre une moyenne régionale de 26%. oitures particulières (carrosserie et maintenance) Des synergies doivent être recherchées entre la carrosserie et la maintenance des voitures particulières. Douaisis, Lens-Hénin et Béthune-Bruay : L offre est implantée dans cinq établissements : Auchel (voitures particulières et carrosserie), Béthune (voitures particulières et véhicules industriels), Lens (carrosserie), Hénin-Beaumont (voitures particulières) et Waziers (voitures particulières et motocycles). La Branche propose la spécialisation des établissements entre carrosserie et maintenance des voitures particulières, motocycles et poids lourds. Sambre-Avesnois, Cambrésis et Artois-Ternois : l apprentissage est absent de ces bassins. Des parcours pourraient être créés en s appuyant sur les structures existantes (Bapaume, Cambrai, Haussy et Fourmies). Artois-Ternois et Cambrésis : les filières maintenance des voitures particulières et carrosserie sont déconnectées l une de l autre. Le site de Bapaume étant fortement identifié sur le transport, la logistique et la mécanique des poids lourds, son offre «voitures particulières» pourrait venir compléter celle de Cambrai. Niveau III : le BTS Moteurs à combustion interne recrutant principalement sur les bacs professionnels, il pourrait être expérimenté au sein d un lycée professionnel. Motocycles Prenant en compte le rayonnement du métier et le niveau de motivation des jeunes qui intègrent cette filière, la Branche préconise l implantation d un seul site régional. Cette volonté permettrait d étendre le domaine de compétence de ces formations qui constituent une véritable niche d emplois. Le repérage de spécialisations pour chaque établissement du bassin minier pourrait venir préfigurer cette orientation. Agroéquipements et véhicules industriels Dans les domaines des agroéquipements et des véhicules industriels, les doubles compétences sont de plus en plus recherchées et des liaisons sont à mettre en place entre la filière conduite et la maintenance des matériels. 57

61 La filière Services de l automobile Carrosserie La double compétence est désormais de plus en plus recherchée entre la carrosserie et la peinture, notamment par une double qualification (Bac pro Réparation des carrosseries et CAP Peinture en carrosserie). La voie scolaire n est pour l instant pas positionnée sur ce CAP. Commerce Des besoins sont avérés dans le secteur technico-commercial, absent actuellement de la carte des formations régionale. Trois options existent sur ce parcours : «matériel agricole et de travaux publics», «matériel de levage et de manutention» et «véhicules industriels et équipements automobiles». Des colorations peuvent également être apportées par la mise en place de partenariats avec les BTS Négociation et Relation Clients. 58

62 La filière du Bâtiment et des Travaux Publics La filière du Bâtiment et des Travaux Publics 1. Les données socio-économiques de la filière Le COS «Bâtiment et Travaux Publics» a été signé le 27 juin 2012 entre l Etat, le Conseil Régional, Pôle emploi et les organisation professionnelles du secteur du Bâtiment et des travaux publics (la Fédération Française du Bâtiment Nord - Pas de Calais, la Fédération Régionale des Travaux Publics Nord - Pas de Calais, la Confédération de l'artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment Nord - Pas de Calais, la Fédération Nord des Sociétés Coopératives et Participatives du Bâtiment et des Travaux Publics, la Commission Paritaire Régionale Emploi Formation, l Union Régionale du Bois et de la Construction de la Confédération Générale du Travail, l Union Régionale de la Construction et du Bois de la Confédération Française Démocratique du Travail, l Union Régionale de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens, l Union Régionale de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière Bâtiment et Travaux Publics, la Section régionale du syndicat National CFE - CGC BTP). Contexte et enjeux de développement économique : La filière représente emplois dans la région dont 51% sont occupés par des moins de 30 ans. Il faut noter néanmoins que les moins de 25 ans représentent seulement 13,2% des effectifs et que le secteur n a pas encore résolu la fragilisation de sa pyramide des âges. Le secteur du bâtiment connaît une baisse sensible de son activité depuis 2012 et celui des travaux publics souffre de la fin des grands projets et de la baisse des commandes publiques. Les souhaits de recrutements exprimés répercutent cette tendance malgré une légère augmentation des difficultés sur quelques métiers (charpentiers, dessinateurs, couvreurs, conducteurs d engins ). L ensemble du secteur est confronté aux problématiques environnementales (éco-construction, écomatériaux) avec la forte prégnance de la question de la performance énergétique des bâtiments. Leur intégration au sein des formations existantes (davantage que la création de formations à part entière) est nécessaire et implique la mise à jour constante de la ressource pédagogique. Le BTP bénéficie de la dynamique de pôles d excellence (Pôle BTP, Pôle éco-activités, Pôle Bois) dans le cadre du Schéma Régional de Développement Economique. L amélioration de la performance énergétique des bâtiments et l utilisation d éco-matériaux sont également des objectifs des DAS «Energie» et «Chimie, matériaux, recyclage» de la SRI-SI. Axes prioritaires définis par le COS : - Observer l activité, les emplois, les qualifications, les formations et les métiers du Bâtiment et des Travaux Publics - Informer, promouvoir et orienter vers les formations et les métiers du Bâtiment et des Travaux Publics - Faire évoluer l offre de formation pour en augmenter la cohérence et favoriser la qualité de la formation tout au long de la vie - Accompagner les mutations du secteur en faisant évoluer les compétences afin de répondre aux impératifs d innovation et de respect de l environnement - Intégrer la prévention des risques professionnels dans la formation professionnelle 59

63 La filière du Bâtiment et des Travaux Publics 2. Les Indicateurs clés emploi / formation de la filière Avec près de emplois, le secteur du BTP conserve un poids considérable dans l économie régionale puisqu il concentre près de 9% des emplois du territoire. Les effectifs en emploi ont été considérablement rajeunis tout au long de la dernière décennie, sous l impulsion d une politique particulièrement volontariste de la Branche professionnelle. Secteur Nombre total d emplois Pyramide des âges EMPLOI en 2010 Niveaux de qualification -30 ans 50 ans et + Niv -bis Niv Niv III et + BTP ,0% 20,7% 63,8% 20,7% 15,5% Tous secteurs ,3% 23,2% 36,0% 24,2% 39,7% Néanmoins, avec demandeurs d emploi inscrits dans le secteur fin 2013, le niveau de chômage reste préoccupant, et témoigne de difficultés accrues liées à la conjoncture économique. Secteur DEFM* Evolution annuelle CHOMAGE au 30/09/2013 Part -30 ans DELD** Indicateur de chômage*** BTP ,0% 39,5% 45,5% 27,5% Tous secteurs ,1% 37,5% 46,6% 20,1% * DEFM = Demandeurs d Emploi en Fin de Mois ** DELD = Demandeurs d Emploi de Longue Durée *** DEFM / (DEFM + ensemble des actifs du domaine) L appareil de formation est riche et diversifié. Il se caractérise en particulier par l importance de la voie scolaire (36% des effectifs en année terminale contre 18% pour l apprentissage) et de la formation des demandeurs d emploi (46% des effectifs). Le dimensionnement de cette offre de formation (85 personnes en années terminales de formation pour emplois) est plus élevé que la moyenne, mais est à relativiser au regard du poids de la formation continue. Dans ces conditions, il est logique d envisager une stabilisation de la volumétrie de l appareil de formation. Secteur Effectifs sortants (années terminales) oie Scolaire FORMATION en Apprentissage Formation demandeurs d emploi Taux de dimensionnement de la formation* (pour emplois) BTP ,2% 18,1% 45,7% 85 Tous secteurs ,6% 10,3% 32,1% 73 * Nombre de sortants de formation pour emplois 60

64 La filière du Bâtiment et des Travaux Publics 3. Les données formation 8 Total des effectifs en formation professionnelle initiale (dont postbac) : apprenants Poids de la filière dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 11% Part de l apprentissage : 31.5% des effectifs (moyenne régionale : 21.5%) Diplômes La liste des diplômes implantés en région, tant en voie scolaire que par apprentissage, est disponible en annexe 7 du document. Elle est complétée par une liste des diplômes connexes également présents en Nord-Pas de Calais. On peut noter l absence des diplômes suivants : Niveau Diplôme Spécialité CAP Ferronnier Métallerie CAP Monteur en isolation thermique et acoustique Finition CAP Staffeur ornemaniste Finition MC Parqueteur Finition Bac pro Artisanat et Métiers d Art, option arts de la pierre Gros œuvre BP Etanchéité du bâtiment et des travaux publics Travaux publics BP Métiers de la piscine Gros œuvre III BTS Géologie appliquée Travaux publics oie scolaire En voie scolaire, la filière BTP représente 9% des effectifs totaux de la formation professionnelle et postbac soit élèves du niveau au niveau III. C est le niveau qui est prépondérant avec 58% d élèves. Il faut préciser que le niveau est surreprésenté avec 16 points de plus par rapport à la moyenne régionale, à l inverse du niveau III (moins 15 points). Niveaux de formation (effectifs formation pro. et postbac) Effectifs niveau Part du niveau Moyenne régionale Niveau % 15% Niveau % 59% Niveau III % 26% Total % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionauix du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac 90% des élèves sont formés dans le secteur public. Statut des élèves (effectifs formation pro. et postbac) Part du public par rapport au privé Niveau 95.5% Niveau 88% Niveau III 83% Total : 90% Part du public par rapport au privé (moyenne régionale) Niveau 80% Niveau 72% Niveau III 75% Total : 74% Avec 30% d élèves formés, c est la spécialité Energie qui est la plus implantée avec élèves. 8 oie scolaire : 2013/2014 ; Apprentissage : janvier

65 La filière du Bâtiment et des Travaux Publics Les diplômes les plus représentés du BTP en voie scolaire (+ de 5% des effectifs du COS) concernent principalement des bacs professionnels. Il s agit de : Spécialité Bois : Bac pro Technicien menuisier agenceur (7.5% des effectifs) Spécialité Energie : Bac pro Technicien en Installation des Systèmes Energétiques et Climatiques (9.5%) et Bac pro Technicien de Maintenance des Systèmes Energétiques et Climatiques (6%) Spécialité Finition : Bac pro Aménagement et finitions du bâtiment (8%) Spécialité Gros œuvre : Bac pro Technicien du bâtiment : Organisation et Réalisation du Gros Œuvre (9%) Un seul CAP compte plus de 5% des effectifs du BTP en voie scolaire : il s agit du CAP maçon (7%). Nombre d élèves dans chaque diplôme Niveau Diplôme Effectifs totaux Public Privé Part* Bois CAP Charpentier bois % CAP Menuisier fabricant de menuiserie, mobilier et agencement % CAP/Menuisier installateur % Bac pro Technicien constructeur bois % Bac pro Technicien menuisier agenceur % III BTS Systèmes constructifs bois et habitat % Energie CAP Froid et climatisation % CAP Installateur sanitaire % CAP Installateur thermique % Bac pro Technicien en Installation des Systèmes Energétiques et Climatiques % Bac pro Technicien de Maintenance des Systèmes Energétiques et Climatiques % Bac pro Technicien du froid et du conditionnement d'air % MC Technicien en énergies renouvelables options A : énergie électrique et B : énergie thermique % III BTS Fluides énergies environnements, option génie climatique % III BTS Fluides énergies environnements, option génie frigorifique % III BTS Fluides énergies environnements, option maintenance et gestion des systèmes % Finition CAP Couvreur % CAP Maintenance de bâtiments de collectivités % CAP Peintre applicateur de revêtement % CAP Plâtrier plaquiste % MC Plaquiste % Bac pro Aménagement et finitions du bâtiment % III BTS Enveloppe du bâtiment : façades, étanchéité % Gros œuvre CAP Carreleur mosaïste % CAP Maçon % CAP Tailleur de pierre % Bac pro Interventions sur le patrimoine bâti % Bac pro Technicien du bâtiment : Organisation et Réalisation du Gros Œuvre % 62

66 La filière du Bâtiment et des Travaux Publics Travaux publics CAP Constructeur de routes % CAP Constructeur en béton armé du bâtiment % CAP Constructeur en canalisations des travaux publics % CAP Constructeur en ouvrages d'art % Bac pro Technicien géomètre topographe % Bac pro Travaux publics % III BTS Géomètre topographe % III BTS Travaux publics % Etudes Bac pro Agencement de l'espace architectural % Bac pro Technicien d'études du bâtiment, option A Etudes et économie % Bac pro Technicien d'études du bâtiment, option B Assistant en architecture % III BTS Agencement de l'espace architectural % III BTS Bâtiment % III BTS Design d'espace % III BTS Etudes et économie de la construction % Métallerie CAP Serrurier métallier % Bac pro Ouvrages du bâtiment : aluminium, verre et matériaux de synthèse % Bac pro Ouvrages du bâtiment : métallerie % III Constructions métalliques % Total % * Effectifs du diplôme (public/privé) / Effectifs totaux du secteur Spécialité Effectifs totaux Public Privé Part* Energie % Gros œuvre % Bois % Finition % Etudes % Travaux publics % Métallerie % Total % * Effectifs de la spécialité / Effectifs totaux du secteur 63

67 La filière du Bâtiment et des Travaux Publics La zone d emploi de Lille est le secteur géographique accueillant le plus d élèves en BTP au niveau régional (19% des effectifs). Les zones de Flandre-Lys, du Douaisis, de Lens-Hénin, de Béthune-Bruay et de Saint Omer sont également spécialisées dans ce domaine. Répartition géographique des élèves Zone d emploi (ZE) Effectifs du Secteur Poids de la ZE pour ce secteur* Poids global de la ZE** Indice de spécificité du secteur*** Lille % 18% 1,06 Roubaix - Tourcoing 636 8% 10% 0,82 Flandre - Lys 226 3% 2,50% 1,17 Dunkerque 483 6% 7% 0,89 Douaisis 566 7% 6% 1,22 alenciennois 579 8% 9% 0,83 Sambre - Avesnois 285 4% 6% 0,62 Cambrésis 331 4% 4% 1,07 Artois - Ternois 503 7% 7% 0,93 Lens - Hénin % 9% 1,20 Béthune - Bruay 649 8% 6% 1,40 Saint Omer 399 5% 3,50% 1,48 Calaisis 377 5% 5% 0,98 Boulonnais 205 3% 4% 0,66 Berck - Montreuil 169 2% 3% 0,73 Total % * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac *** Au-dessus de 1, le secteur est fortement implanté dans la zone d emploi. En deçà, il est sous-représenté par rapport aux moyennes régionales. Apprentissage Total des effectifs (dont postbac) : apprentis Poids de la filière dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 16% Le niveau prédomine avec plus de la moitié des effectifs (54%), suivi du niveau (28%). Niveaux de formation Niveau Effectifs du Moyenne Part du niveau* secteur régionale** % 38% % 27% III % 21% II 29 1% 3% I 136 4% 11% Total % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionaux du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac hors CPGE 64

68 La filière du Bâtiment et des Travaux Publics Hormis les niveaux de formation supérieurs (III à I) qui remplissent correctement (75% dans la spécialité étude), les taux d occupation des places conventionnées avoisinent en moyenne les 50%. Nombre d apprentis dans chaque diplôme et taux de remplissage des places conventionnées (conv.) Filière : Travaux publics Total effectif Niveau Diplômes spécialité Bois Réel Conv. Taux CAP Charpentier bois % CAP Constructeur bois % CAP Menuisier fabricant de menuiserie, mobilier et agencement % CAP Menuisier installateur % Bac pro Technicien constructeur bois % Bac pro Technicien menuisier agenceur % BP Charpentier % BP Menuisier % III BTS Charpente - couverture % III BTS Développement et réalisation bois % Total Bois % Niveau Diplômes spécialité Énergie Réel Conv. Taux CAP Froid et climatisation % CAP Installateur sanitaire % CAP Installateur thermique % MC Maintenance en équipement thermique individuel % Bac pro Technicien de maintenance des systèmes énergétiques et climatiques % Bac pro Technicien du froid et du conditionnement d'air % Bac pro Technicien en installation des systèmes énergétiques et climatiques % BP Équipements sanitaires % BP Installations et équipements électriques % BP Monteur en installations de génie climatique % MC Technicien en énergies renouvelables option a énergie électrique % MC Technicien en énergies renouvelables option B énergie thermique % MC Technicien(ne) des services a l'énergie % MC Technicien(ne) en réseaux électriques % III BTS Fluides énergies environnements option génie climatique % III III BTS Fluides énergies environnements option génie sanitaire et thermique BTS Fluides énergies environnements option maintenance et gestion des systèmes fluidiques et énergétiques % % III DUT Génie thermique et énergie % Total Énergie % 65

69 La filière du Bâtiment et des Travaux Publics Niveau Diplômes spécialité Études Réel Conv. Taux III BTS Agencement de l'environnement architectural % III BTS Études et économie de la construction % III DEUST Bâtiment et construction spé conduite de travaux en écoconstruction % III DUT Génie civil option bâtiment % III DUT Génie civil option travaux publics et aménagement TPA % II Licence pro Bâtiment et construction, spé chef de chantier % II Licence pro Bâtiment et construction, spé économiste de la construction % I Ingénieur diplôme de l'école des hautes études d'ingénieur % I I Ingénieur diplôme de l'école polytechnique universitaire de Lille de l'université Lille 1, spécialité génie civil Master Sciences et technologies : sciences pour l'ingénieur spé génie civil, architectural et urbain % % Total Études % Niveau Diplômes spécialité Finition Réel Conv. Taux CAP Couvreur % CAP Maintenance de bâtiments de collectivités % CAP Marbrier du bâtiment et de la décoration % CAP Peintre-applicateur de revêtement % CAP Plâtrier-plaquiste % CAP Solier-moquettiste % MC Plaquiste % MC zinguerie % Bac pro Aménagement et finitions du bâtiment % BP Couvreur % BP Peinture revêtements % BP Plâtrerie-plaque % MC Peinture décoration % III BTS Aménagement finition % Total Finition % Niveau Diplômes spécialité Gros œuvre Réel Conv. Taux CAP Carreleur mosaïste % CAP Maçon % Bac pro Technicien du bâtiment : organisation et réalisation du gros œuvre % BP Carrelage mosaïque % BP Maçon % BP Métiers de la pierre % Total Gros œuvre % 66

70 La filière du Bâtiment et des Travaux Publics Niveau Diplômes spécialité Métallerie Réel Conv. Taux CAP Constructeur d'ouvrages du bâtiment en aluminium, verre et matériaux de synthèse % CAP Serrurier métallier % Bac pro Ouvrages du bâtiment : aluminium, verre et matériaux de synthèse % Total Métallerie % Niveau Diplômes spécialité Travaux publics Réel Conv. Taux CAP Constructeur de routes % CAP Constructeur en béton armé du bâtiment % CAP Constructeur en canalisations des travaux publics % CAP étancheur du bâtiment et des travaux publics % Bac pro Technicien géomètre-topographe % Bac pro Travaux publics % III BTS Enveloppe du bâtiment : façade, étanchéité % III BTS Géomètre topographe % III BTS Travaux publics % Total Travaux publics % Total COS Bâtiment % L offre de formation privée est prédominante avec 70% des effectifs. La spécialité finition pèse un peu plus que les autres mais la répartition entre les spécialités reste équilibrée. Répartition des effectifs du statut des CFA et par spécialité Spécialité du Bâtiment Public Privée Consulaire Total Part Bois % Énergie % Études % Finition % Gros œuvre % Métallerie % Travaux publics % Total % 67

71 La filière du Bâtiment et des Travaux Publics La répartition géographique est plutôt équilibrée sur le territoire et proche de la moyenne régionale. Répartition géographique des apprentis Zone d emploi (ZE) Effectifs du Poids de la ZE pour Poids global de la Secteur ce secteur* ZE** Lille % 22% Roubaix - Tourcoing % 11% Flandre - Lys 159 4% 3% Dunkerque 37 1% 6% Douaisis 36 1% 2% alenciennois % 13% Sambre - Avesnois 92 3% 3% Cambrésis 14 0% 6% Artois - Ternois % 12% Lens - Hénin 72 2% 5% Béthune - Bruay % 5% Saint Omer 57 2% 1% Calaisis 13 0% 4% Boulonnais % 6% Berck - Montreuil 33 1% 1% Total % 100% * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac 68

72 La filière du Bâtiment et des Travaux Publics Les éléments d analyse et de prospective Le secteur du Bâtiment et des Travaux publics est concerné par deux Domaines d Activités Stratégiques (DAS) : «Energie» et «Chimie et matériaux» : Le DAS «Energie» préconise que, pour les bâtiments, la consommation d énergie doit être réduite en maintenant les performances. Dès la construction d un bâtiment, l architecture, la qualité de l enveloppe intégrant des matériaux à faible impact environnemental et des éléments de parois optimisant les apports énergétiques gratuits déterminent l énergie consommée à tous les stades. L'amélioration et la gestion des équipements techniques du bâtiment, le comportement de l'utilisateur sont d autres voies d éco-efficacité. Dans le cadre du DAS «Chimie, matériaux et recyclage», la problématique des matériaux concerne également l éco-construction. Par exemple, la filière «bois construction» est la filière où la ressource bois a sa plus grande valeur ajoutée et où le potentiel de progression est le plus important en termes de chiffre d affaires. De plus, notre région, avec son nombre d habitants et son parc immobilier vieillissant a un marché à développer sur la réhabilitation des bâtiments où le bois peut jouer un rôle important. Deux pôles d excellence -BTP (INOTEP) et Eco-activités (CD2E)- ont pour ambition de contribuer à développer en région Nord - Pas de Calais l innovation, le développement technologique et la création d activités dans le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics. Le pôle BTP, spécialisé dans la domotique, les bâtiments intelligents et les travaux publics, a pour objectif d anticiper les besoins en compétences et d accompagner l évolution des métiers. Le pôle Eco-activités se veut un acteur de l éco-transition en développant et promouvant les filières de production et l'utilisation des éco-matériaux en région Nord - Pas de Calais. La feuille de route opérationnelle de la Troisième Révolution Industrielle insiste, parmi les conditions de réussite, sur le développement des connaissances et les formations tout au long de la vie, afin : - de former en nombre et en niveau suffisants les personnes aptes à créer ou capables d utiliser les processes et technologies énergétiques ; - d inciter au développement des formations répondant aux enjeux énergétiques ; - d accompagner la transition professionnelle dans les secteurs confrontés à la transition énergétique ; - d anticiper les mutations liées à tous les piliers de la TRI. Par leur coloration, plusieurs diplômes pourraient répondre aux enjeux de la Troisième Révolution Industrielle. Il s agit : - des bacs pro «Technicien de Maintenance des systèmes énergétiques et climatiques» (TMSEC) et «Technicien en installation des systèmes énergétiques et climatiques» (TISEC) - de la mention complémentaire «Technicien en énergies renouvelables option génie thermique» - des BTS : - «Fluides, énergies, domotique» option domotique et bâtiments communicants, - «Maintenance des systèmes» option systèmes énergétiques et fluidiques (BTS FEE rénové), - «Maintenance des systèmes» option systèmes éoliens (BTS FEE rénové), - «Enveloppe du bâtiment» Le secteur du Bâtiment dispose d une offre de formation développée sur tout le territoire et dont le volume correspond aux besoins de la profession. Contrairement au niveau national, la région présente la particularité d avoir une offre de formation bâtiment concentrée principalement sur la voie scolaire d où sortent 70% des formés du secteur. On constate cependant depuis le début de la crise une survalorisation de l expérience dans les entreprises qui, de ce fait, se tournent plutôt vers des publics adultes. Aujourd hui, la part des sortants (toutes voies confondues) est de 85 pour emplois, ce qui correspond à la moyenne régionale des autres secteurs. Avant la réforme de la voie professionnelle, 75% des salariés avaient un niveau. Aujourd hui, les proportions niveau / niveau tendent à s équilibrer (50% de niveau ). Cependant, les processus de recrutement des titulaires de bac pro sont tels que l embauche se fait en tant qu ouvrier spécialisé avec une intégration dans la catégorie prévue par la convention collective après une période probatoire de 18 mois. Le niveau III est principalement atteint par la Formation Continue, voie de promotion interne. Il représente seulement 7 % des effectifs de la formation initiale. 69

73 La filière du Bâtiment et des Travaux Publics Compte-tenu de la spécificité de ses métiers, le BTP offre un appareil de formation presque uniquement dédié à son alimentation ce qui rend l insertion des formés fortement dépendante de la conjoncture économique. D où une attention particulière à porter à l orientation et à l attractivité des métiers. La réflexion doit dès lors davantage porter sur une meilleure régulation des flux (stabilisation des effectifs présents) ainsi que sur l optimisation des structures existantes (50 établissements) et sur la création de campus du bâtiment regroupant les différentes voies et niveaux de formation. Deux expérimentations seront menées dans ce sens sur les territoires de Roubaix-Tourcoing et du Douaisis. La Branche a émis le souhait de renforcer le poids de l apprentissage, qui occupe pourtant 31.5% des effectifs du secteur contre une moyenne régionale de 21% d apprentis dans la formation professionnelle initiale. De nombreuses places restant vacantes en apprentissage, ce rééquilibrage pourrait s opérer par l amélioration des taux de remplissage. Gros œuvre L offre est bien répartie sur tout le territoire (un établissement par zone d emploi), même si on observe une concurrence entre voie scolaire et apprentissage sur Roubaix et Marly. Dunkerquois : la zone d emploi du Dunkerquois ne propose aucune offre par apprentissage. Berck-Montreuil : le niveau en voie scolaire est absent. Finition Couverture : L offre est à renforcer au vu des opportunités d emploi et des enjeux liés à la performance énergétique des bâtiments. La voie scolaire, dispensée dans trois sites, est très peu représentée (13% des effectifs). Douaisis, Cambrésis, Saint Omer et Calaisis : la spécialité couverture n est proposée ni en voie scolaire ni par apprentissage. Peinture, revêtement, plâtrier, plaquiste : La préconisation de la Branche est de réduire l offre. La Région étudie plutôt un rééquilibrage entre les territoires. Cambrésis et Béthunois : la formation est absente de ces territoires. Dunkerquois, Lens-Hénin, Saint Omer et Calaisis : une diversification des voies de formation pourrait intervenir par le biais de l apprentissage. Ce repositionnement répondrait également à la demande de la Branche. Sambre-Avesnois : les volumes de formation sont très importants au vu des effectifs totaux de la voie professionnelle sur ce même territoire. Lens-Hénin : ce territoire observe quant à lui un phénomène inverse : ses effectifs sont faibles comparativement à l effectif total de la formation professionnelle. Energie Trois pôles sont identifiés dans le domaine de l énergie : - Un Pôle régional post-bac situé au lycée Baggio avec les 4 options du BTS Fluides Energies et Environnements - 2 Pôles «Génie frigorifique» à Douai et Boulogne sur mer (en lien avec Capecure). 70

74 La filière du Bâtiment et des Travaux Publics Le Domaine d Activité Stratégique (DAS) «Energie», qui regroupe toutes les activités liées à la production, au stockage et à la diffusion de l énergie pour un meilleur gain efficacité/coût, pointe l enjeu de la transition énergétique. En 2020, au niveau national, la majeure partie des énergies alternatives et renouvelables devrait être composée de biomasse et d'agro-carburants (presque 60%), d'hydroélectricité (12%), d'éolien terrestre (12%), d'éolien en mer (4,7%), de photovoltaïque (2,3%) et de solaire thermique (2,4%). Le marché des énergies renouvelables est actuellement en hausse (+19%) notamment dans le secteur photovoltaïque qui occupe le plus d emplois ( salariés), devant la biomasse (13 300), l hydraulique (10 300) et l éolien (8 300). Des colorations de formation pourraient intervenir sur ces domaines. Dans cette perspective, des pôles pourraient être créés pour mettre en synergie les deux CAP et les deux bacs pro et ne pas laisser des diplômes isolés. Métropole lilloise : l offre est éclatée entre Loos et Lille, notamment sur les bacs pro TMSEC et TISEC. Roubaix-Tourcoing : bac pro TISEC isolé alenciennois : bac pro TMSEC isolé Cambrésis : ce territoire n offre aucune formation de niveau ni de bac pro «Technicien de maintenance des systèmes énergétique et climatiques» : une meilleure organisation de la carte des formations pourrait être étudiée. Etudes La Branche fait part du peu de lisibilité de ces formations et du défaut de communication quant au contenu des diplômes de cette spécialité (exemple d entreprises qui recherchent des dessinateurs industriels sans savoir que le bac pro «Technicien d études du bâtiment : études et économie» y répond). Le titulaire du BTS «Etudes et économie de la construction» est destiné à travailler au sein de bureaux d études, partenaires des grands groupes du domaine du génie civil et des travaux publics. Il apparait donc opportun de rapprocher ce BTS des sites de formation travaux publics et de ne pas disperser l offre sur un même territoire. Douaisis, alenciennois et Sambre-Avesnois : ces zones d emploi sont dépourvues d offres de formation. Lens-Hénin : 2 établissements proposent le bac pro Technicien du Bâtiment, études et économie. Boulonnais : le BTS Bâtiment est déconnecté des bacs professionnels qui pourraient l alimenter. Travaux publics Dans le domaine des travaux publics, la région est particulièrement bien pourvue grâce à la présence du lycée des métiers Bertin de Bruay la Buissière, labellisé également campus des métiers et des qualifications. Certains besoins restent malgré tout encore à couvrir, principalement en main d œuvre qualifiée et d encadrement. La volonté est de conserver un seul pôle régional sur les niveaux et et de mener une réflexion sur l optimisation de l offre par apprentissage. Le niveau III est réparti de manière équilibrée sur le territoire. Des besoins en formation ont été exprimés sur la conduite d engins de travaux publics et sur la construction de canalisations. L offre devra donc être consolidée dans ces deux spécialités. 71

75 La filière du Bâtiment et des Travaux Publics Métallerie Les formations du domaine de la Métallerie pourraient être rapprochées de celles du domaine «travail des métaux» du secteur industriel. Des passerelles peuvent en effet être mises en place entre ces diplômes car les apprenants sont susceptibles de travailler tant dans le secteur du bâtiment que dans celui de l industrie. Lens-Hénin : l offre de formation est éclatée entre 3 sites (Oignies, Wingles et Lens). Afin d améliorer les taux de recrutement, une analyse mérite d être menée. Sambre-Avesnois, Cambrésis et Artois-Ternois : ces zones d emplois n offrent aucune formation en métallerie du bâtiment. Bois Trois pôles bois ont été identifiés au sein de la région : Lens, Fourmies et Hesdigneul les Boulogne. Ils pourraient être confortés par une palette de formations allant du CAP au BTS. Parallèlement, chaque zone d emploi bénéficie d une offre de formation de proximité (CAP et bac pro). Roubaix-Tourcoing : trois établissements sont mobilisés sur le CAP Menuisier Fabricant (Halluin, Loucheur Roubaix et BTP CFA Roubaix) alors que les CAP Charpentier et Menuisier installateur ne sont pas implantés. Une diversification des diplômes pourrait avoir lieu. Flandre-Lys : une concurrence est à noter sur le bac pro Technicien Menuisier Agenceur entre les sites d Hazebrouck et de Bailleul. 72

76 La filière Hôtellerie Restauration La filière Hôtellerie Restauration 1. Les données socio-économiques de la filière Le COS Hôtellerie-Restauration a été signé le 12 septembre 2013 entre l Etat, le Conseil Régional, Pôle emploi et la Commission Régionale Paritaire Emploi Formation de l Industrie Hôtelière. Contexte et enjeux de développement économique : Le Nord - Pas de Calais regroupe près de 4,3 % des effectifs salariés nationaux du secteur. Leur nombre est en croissance quasi ininterrompue depuis de nombreuses années. Cependant, des disparités locales peuvent apparaître compte-tenu de la concentration géographique des activités de l hôtellerie et de la restauration. Les fluctuations saisonnières ou la faiblesse récurrente de l activité sectorielle sur certains territoires sont également à l origine de difficultés qui se traduisent par des pénuries ou des excédents de main d œuvre. Selon la Branche, l apprentissage et les contrats de professionnalisation sont les voies les plus adaptées pour répondre aux éventuelles tensions du marché du travail. Au niveau national, près des deux tiers des jeunes salariés du secteur sortis de scolarité ou d apprentissage trois ans plus tôt n ont pas suivi de formation spécifique à l emploi qu ils tiennent. L Hôtellerie-Restauration offre aux jeunes de nombreuses possibilités d insertion : la part des moins de 25 ans y est deux fois supérieure à celle des autres filières et les jeunes formés à ses métiers trouvent facilement un premier emploi. Cette facilité varie toutefois selon le diplôme, la spécialité et la voie de formation suivie. Deux tiers des embauches de débutants se font auprès de jeunes non formés aux métiers du secteur. L accès aisé à la profession, combiné aux caractéristiques d exercice des métiers (horaires décalés, majorité de très petites entreprises, saisonnalité des activités ), est à la source d un turn-over des personnels important au niveau des entreprises, moindre au niveau sectoriel. Les sortants de CAP par la voie scolaire ou des formations de l enseignement supérieur sont ceux qui quittent le plus souvent le domaine. Ce phénomène touche particulièrement les effectifs issus de la voie scolaire mais l «évaporation» n est pas homogène selon les métiers, les serveurs sont ainsi plus concernés que les cuisiniers qui conservent en général leur métier mais dans un autre secteur d activité (enseignement, restauration collective...). Le turn-over, cumulé à un besoin en recrutements dû au développement économique de l hôtellerie restauration, alimente une tension structurelle du marché du travail. La saisonnalité de certaines activités amplifie ce mouvement. Néanmoins, de fortes difficultés commencent à apparaître pour absorber le flux de plus en plus important de sortants au niveau bac professionnel. Le secteur de l hôtellerie restauration connaît de fortes évolutions : Ce secteur doit faire face à de nombreux changements (normes qualité, nouveaux modes de gestion et de management qui obligent les établissements à s adosser à des partenariats financiers, usage accru de l administratif et de la logistique, irruption massive du client à travers le WEB, développement des TIC et amplification du phénomène marketing et communication ). Il doit également faire face au vieillissement de la population (des consommateurs, départ en retraite des chefs d entreprises, opportunités en matière de repas à domicile et services intégrés ) ainsi qu aux nouveaux styles de vie (consommateurs de plus en plus informés, formés, compétents en matière de santé et d environnement, de plus en plus exigeants ; raccourcissement des temps dédiés ). Ces changements structurels accroissent les difficultés de recrutement par rapport aux autres secteurs et favorisent la disparition des entités aux faibles ressources en investissement qui ne peuvent ou ne veulent pas s adosser à des partenariats économiques et financiers. 73

77 La filière Hôtellerie Restauration L hôtellerie-restauration fait partie des secteurs impactés par la crise mais semble pouvoir profiter davantage du rebond économique ; les projections d emplois sectoriels prévoient un différentiel de créations d emploi de d ici 5 ans au niveau national (source INSEE, calculs CAS). Les axes prioritaires définis par le COS : - Contribuer à l attractivité et à la lisibilité du secteur et de ses métiers. - Développer et valoriser l alternance, se donner les conditions de son développement. - Sécuriser les parcours de formation et les trajectoires professionnelles. - Structurer l offre de formation afin de mieux accompagner l évolution des métiers du secteur et de répondre aux besoins d emplois, qualifications et formations exprimés par la Branche. 74

78 La filière Hôtellerie Restauration 2. Les Indicateurs clés emploi / formation de la filière Avec emplois en région, le secteur de l hôtellerie restauration présente toutes les caractéristiques d un secteur d insertion qui intègre une population salariée jeune et formée majoritairement au niveau CAP (57% niveau et bis). EMPLOI en 2010 Secteur Nombre total Pyramide des âges Niveaux de qualification d emplois -30 ans 50 ans et + Niv -bis Niv Niv III et + Hôtellerie Restauration ,0% 17,3% 56,8% 29,3% 14,0% Tous secteurs ,3% 23,2% 36,0% 24,2% 39,7% Avec demandeurs d emploi dont près de la moitié de moins de 30 ans, ce secteur bénéficie d un marché du travail fluide, qui offre des solutions d insertion professionnelle et génère peu de chômage de longue durée. La structuration de l appareil de formation, essentiellement autour de la formation initiale, et le turn-over important dans ce secteur, en sont deux éléments explicatifs. Secteur DEFM* Evolution annuelle CHOMAGE au 30/09/2013 Part -30 ans DELD** Indicateur de chômage*** Hôtellerie Restauration ,1% 48,1% 36,3% 28,2% Tous secteurs ,1% 37,5% 46,6% 20,1% * DEFM = Demandeurs d Emploi en Fin de Mois ** DELD = Demandeurs d Emploi de Longue Durée *** DEFM / (DEFM + ensemble des actifs du domaine) L appareil de formation est organisé pour trois quarts des formés autour de la formation initiale avec une part prépondérante de la voie scolaire (52% contre 22% des effectifs formés par apprentissage). Secteur Effectifs sortants (années terminales) oie Scolaire FORMATION en Apprentissage Formation demandeurs d emploi Taux de dimensionnement de la formation* (pour emplois) Hôtellerie Restauration ,3% 22,1% 25,7% 77 Tous secteurs ,6% 10,3% 32,1% 73 * Nombre de sortants de formation pour emplois 75

79 La filière Hôtellerie Restauration 3. Les données formation 9 Total des effectifs en formation professionnelle initiale (dont postbac) : apprenants Poids de la filière dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 6% Part de l apprentissage : 25% des effectifs (moyenne régionale : 21.5%) Diplômes La liste des diplômes implantés en région, tant en voie scolaire que par apprentissage, est disponible en annexe 8 du document. Elle est complétée par une liste des diplômes connexes également présents en Nord Pas de Calais. On peut noter l absence du diplôme suivant : Niveau Diplôme BP Barman oie scolaire En voie scolaire, la filière hôtellerie restauration représente 9% des effectifs totaux de la formation professionnelle et postbac soit élèves du niveau au niveau III. Le niveau est surreprésenté avec 16 points de plus par rapport à la moyenne régionale (31% d élèves contre 15% au niveau régional. Niveaux de formation (effectifs formation pro. et postbac) Effectifs Part du Moyenne niveau niveau* régionale** Niveau % 15% Niveau % 59% Niveau III % 26% Total % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionauix du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac C est dans le secteur public que 81% des élèves du domaine sont formés (contre 74% au niveau régional). Statut des élèves (effectifs formation pro. et postbac) Part du public par rapport au privé Niveau 92% Niveau 77.5% Niveau III 71% Total : 81% Part du public par rapport au privé (moyenne régionale) Niveau 80% Niveau 72% Niveau III 75% Total : 74% 9 oie scolaire : 2013/2014 ; Apprentissage : janvier

80 La filière Hôtellerie Restauration Avec 28% des effectifs du domaine, le bac pro Cuisine est le diplôme le plus représenté. Nombre d élèves dans chaque diplôme Niveau Diplôme Effectifs totaux Public Privé Part* CAP Agent polyvalent de restauration % CAP Cuisine % CAP Services hôteliers % CAP Restaurant % CAP Services en brasserie café % MC Art de la cuisine allégée % MC Employé Barman % Bac pro Cuisine % Bac pro Commercialisation et services en restauration % MC Accueil réception % MC Organisateur de réception % Bac techno Hôtellerie % III Classe de mise à niveau Hôtellerie restauration % III BTS Hôtellerie restauration, option A : mercatique et gestion hôtelière % III BTS Hôtellerie restauration, option B : art culinaire, art de la table et du service % III BTS Responsable de l'hébergement à référentiel européen % Total % * Effectifs du diplôme (public/privé) / Effectifs totaux du secteur La zone d emploi Sambre-avesnois est le secteur géographique accueillant le plus d élèves en hôtellerie restauration au niveau régional (12% des effectifs). Les zones du Douaisis, de Béthune- Bruay, de Saint Omer, du Calaisis et plus particulièrement de Berck-Montreuil sont également spécialisées dans ce domaine. Répartition géographique des élèves Zone d emploi (ZE) Effectifs du Secteur Poids de la ZE pour ce secteur* Poids global de la ZE** Indice de spécificité du secteur*** Lille 441 9% 18% 0,52 Roubaix - Tourcoing 206 4% 10% 0,44 Flandre - Lys 94 2% 2,50% 0,80 Dunkerque 296 6% 7% 0,90 Douaisis 430 9% 6% 1,53 alenciennois 370 8% 9% 0,88 Sambre - Avesnois % 6% 1,96 Cambrésis 56 1% 4% 0,30 Artois - Ternois 298 6% 7% 0,91 Lens - Hénin 306 7% 9% 0,73 Béthune - Bruay % 6% 1,72 Saint Omer 235 5% 3,50% 1,43 Calaisis 331 7% 5% 1,41 Boulonnais 45 1% 4% 0,24 Berck - Montreuil % 3% 3,82 Total % * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac *** Au-dessus de 1, le secteur est fortement implanté dans la zone d emploi. En deçà, il est sous-représenté par rapport aux moyennes régionales. 77

81 La filière Hôtellerie Restauration Apprentissage Total des effectifs (dont postbac) : apprentis Poids de la filière dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 7% Le niveau reste très majoritaire dans ce domaine-professionnel. Les niveaux de formation Niveau Effectifs du Moyenne Part du niveau* secteur régionale** % 38% % 27% III 102 7% 21% Total % 14% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionaux du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac hors CPGE Les CAP «Cuisine» et «Restaurant» concentrent 60% des effectifs. Nombre d apprentis dans chaque diplôme et taux de remplissage des places conventionnées (conv.) Niveau Diplômes Réel Conv. Taux CAP Agent polyvalent de restauration % CAP Cuisine % CAP Services hôteliers % CAP Restaurant % CAP Services en brasserie-cafe % MC Cuisinier en desserts de restaurant % MC Sommellerie % CSA Restauration collective % MC Organisateur de réception % Bac pro Cuisine % Bac pro Restauration % Bac pro Commercialisation et services en restauration % BP Cuisinier % BP Gouvernante % BP Restaurant % III BTS Hôtellerie, restauration option a : mercatique et gestion hôteliere % III BTS Hôtellerie, restauration option b : art culinaire, art de la table et du service % Total % 78

82 La filière Hôtellerie Restauration L offre de formation par apprentissage est présente sur quasiment tous les territoires et les effectifs se répartissent de manière relativement équilibrée. Quelques secteurs sont mieux pourvus que la moyenne régionale : Dunkerque, Béthune-Bruay, Cambrai. Répartition géographique des apprentis Zone d emploi (ZE) Effectifs du Poids de la ZE Poids global de la Secteur pour ce secteur* ZE** Lille % 22% Roubaix - Tourcoing 16 1% 11% Flandre - Lys 28 2% 3% Dunkerque % 6% Douaisis 55 4% 2% alenciennois 123 8% 13% Sambre - Avesnois 71 5% 3% Cambrésis % 6% Artois - Ternois 91 6% 12% Lens - Hénin 21 1% 5% Béthune - Bruay % 5% Saint Omer 5 0% 1% Calaisis 61 4% 4% Boulonnais 90 6% 6% Berck - Montreuil 42 3% 1% TOTAL % 100% * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac 79

83 La filière Hôtellerie Restauration Les éléments d analyse et de prospective Chaque année, plus de jeunes et adultes achèvent une formation destinée à les professionnaliser dans des métiers caractéristiques de l hôtellerie restauration, avec un effort particulier mené au profit des contrats de professionnalisation. Cet effectif, au regard du nombre d entreprises et de salariés paraît globalement équilibré, à l exception des formations destinées aux métiers de l hébergement qui demeurent très peu développées. L expression de la Branche professionnelle montre que l apprentissage est considéré comme la filière privilégiée d entrée dans le secteur et plus généralement dans la vie active. Le contrat de professionnalisation est aussi, au même titre que l apprentissage, une voie d accès importante pour les demandeurs d emploi en quête d une insertion professionnelle rapide. En recherche de personnels employables immédiatement, la Branche favorise le niveau pour l entrée en entreprise et donne priorité aux Certificat de Qualification Professionnel (CQP), Certificats d Aptitudes Professionnelles (CAP), Brevets Professionnels (BP) et Mentions Complémentaires (MC). Le BP est préféré au Bac Pro qui ne présente pas de lisibilité et dont le flux apparait trop élevé. Elle considère également que les flux de BTS doivent être mieux maitrisés. Elle apporte son soutien aux projets de formation en niveaux et plus à condition que l entreprise d accueil offre des emplois correspondant au niveau des diplômes préparés. Face au nombre conséquent d établissements, il serait intéressant de spécialiser les sites entre les diplômes de la filière hôtellerie restauration proprement dite et ceux de restauration collective ou rapide (CAP Agent Polyvalent de Restauration et CAP Services en café brasserie). Ces derniers pourraient également être rapprochés des métiers des services à la personne et, notamment, du CAP Assistant Technique en Milieux Familial et Collectif (ATMFC). La constitution de pôle ne doit cependant pas être réalisée au détriment des volumes de formation qui semblent satisfaire le marché du travail. Restauration collective (CAP Agent Polyvalent de Restauration) Les capacités d accueil actuelles sont calibrées pour répondre aux nombreux débouchés professionnels du secteur. Cependant, les taux de remplissage de ces formations sont, d une manière générale, faibles, tant par apprentissage qu en voie scolaire. Par ailleurs, le nombre d intervenants dans ce secteur est important. Dunkerquois : une concurrence existe, en voie scolaire, entre les sites de Dunkerque et Wormhout. L apprentissage n est pas implanté dans cette zone d emploi. Douaisis : le CAP APR est éclaté entre Auby (voie scolaire et apprentissage) et Douai (voie scolaire). alenciennois : trois sites interviennent sur le CAP APR : Saint Amand les Eaux et Trith Saint Léger (voie scolaire) ainsi que alenciennes (apprentissage). Cambrésis : deux offres différentes coexistent au sein même de la ville de Cambrai (public voie scolaire et privé voie scolaire et apprentissage). Béthune Bruay : le CAP APR est partagé entre 4 sites : Auby, Béthune et Bruay la Buissière. (voie scolaire) ainsi que Beuvry (apprentissage). Services en café brasserie Lens Hénin : dans la perspective d une spécialisation des sites en lien avec la restauration collective, une réflexion est à mener avec les sites de Senez (hôtellerie restauration) et de Oignies (restauration collective et rapide). Béthune Bruay : en voie scolaire, 2 sites dont les taux de remplissage sont à améliorer, sont mobilisés sur cette formation. Il s agit de Barlin et Bruay la Buissière. 80

84 La filière Hôtellerie Restauration Douaisis, Sambre-Avesnois, Artois-Ternois, Boulonnais et Berck Montreuil : la formation est absente de ces territoires, que ce soit en voie scolaire ou par apprentissage. Cuisine L offre de formation est bien répartie sur l ensemble du territoire et les volumes apparaissent comme suffisants pour couvrir les besoins. Service en salle L offre faible en voie scolaire est compensée par une forte mobilisation de l apprentissage. On note cependant une carence de formation dans l Audomarois. oie technologique et BTS Dans une perspective d élévation des niveaux de qualification, des pôles pourraient être créés afin de rassembler, a minima, les bacs technologiques et BTS et, dans la mesure du possible, les bacs professionnels. Malgré la volonté de la Branche de réduire les flux, l objectif de la région n est pas de diminuer les volumes existants mais de les organiser afin de favoriser la mise en place de parcours. Lille Métropole : les BTS, alimentés essentiellement par le bac technologique, ne sont proposés que par la voie de l apprentissage. Une diversification des voies pourraient être conduite. Le BTS Responsable de l hébergement n est pas implanté. Dunkerquois, Artois-Ternois et Calaisis : le bac technologique n est pas proposé sur ces territoires. Les flux sont cependant absorbés par le lycée hôtelier du Touquet. Douaisis : aucune poursuite d étude après le bac technologique n est mise en place. Les élèves sont redirigés vers Beuvry, Lille (apprentissage uniquement) ou Aulnoye Aymeries. Une offre de formation de proximité pourrait donc être créée. Sambre-Avesnois : 2 sites proposent en parallèle les BTS Hôtellerie restauration avec chacun les deux options. Calaisis : aucun bac technologique n est implanté en amont des BTS. 81

85 La filière Propreté La filière Propreté 1. Les données socio-économiques de la filière Le COS «Propreté» a été signé le 12 septembre 2013 entre l Etat, le Conseil Régional, Pôle emploi et la Branche Propreté, représentée par la Fédération des Entreprises de Propreté Nord - Normandie Picardie (FEP). Contexte et enjeux de développement économique : Ce secteur en développement est mobilisé par l intermédiaire de plusieurs marchés : public, entreprises privées et particuliers employeurs. Regroupant emplois en région, il est en pleine mutation et fait face au développement du secteur privé. En effet, les pouvoirs publics (entretien des écoles, milieux hospitaliers ) externalisent de plus en plus les services de propreté et autres prestations de petite maintenance. De plus, les particuliers ont recours à des sociétés de service. Il n en demeure pas moins une forte dépendance aux donneurs d ordre et à la solvabilité des particuliers employeurs. Les sièges des entreprises de propreté sont principalement concentrés sur la Métropole et le Bassin Minier mais l emploi est présent sur l ensemble du territoire régional. Les axes prioritaires définis par le COS : - Améliorer l information des publics, jeunes et adultes sur les métiers de la propreté et les possibilités d évolution de carrière. - Développer le partenariat entre milieu scolaire et milieu professionnel afin de favoriser l insertion dans le secteur privé des jeunes issus de formation initiale. - Professionnaliser et sécuriser les parcours d insertion et de formation en direction des publics faiblement qualifiés ou en situation d illettrisme en articulant les différentes interventions des partenaires. - Accompagner le secteur dans sa politique de développement durable intégrant l ensemble des dimensions économiques, sociales et environnementales, dont le volet santé au travail. 82

86 La filière Propreté 2. Les Indicateurs clés emploi / formation de la filière Avec emplois en région, les métiers de la propreté gardent une place importante dans le tissu économique mais les conditions particulières de leur développement (rééquilibrage des activités du secteur public vers le secteur privé du fait d externalisation des services, entre autres) demandent de porter attention aux dispositifs de formation les alimentant. Secteur Nombre total d emplois Pyramide des âges EMPLOI en 2010 Niveaux de qualification -30 ans 50 ans et + Niv -bis Niv Niv III et + Propreté ,9% 31,6% 64,9% 25,9% 9,3% Tous secteurs ,3% 23,2% 36,0% 24,2% 39,7% Le secteur se caractérise notamment par une dynamique de professionnalisation qui bouscule les schémas traditionnels. En effet cette tendance à la professionnalisation se couple à une évolution des compétences techniques appelant une réflexion sur l alimentation de la filière. Les caractéristiques sociales de la région ont fait que l appareil de formation y est plus développé qu ailleurs (980 personnes en années terminales) et notamment en formation initiale (30 % de l offre nationale). Secteur Effectifs sortants (années terminales) oie Scolaire FORMATION en Apprentissage Formation demandeurs d emploi Taux de dimensionnement de la formation* (pour emplois) Propreté ,9% 0,6% 58,5% 14 Tous secteurs ,6% 10,3% 32,1% 73 * Nombre de sortants de formation pour emplois Ces sortants de formation initiale s insèrent peu dans le secteur qui s alimente plutôt par un public adulte (offre PRF conséquente : 58,5% des effectifs en années terminales). Ainsi, seuls 14% des emplois sont occupés par des personnes de moins de 30 ans. De plus le chômage reste important avec inscrits et le risque de chômage de longue durée est élevé (53% des demandeurs d emplois). Secteur DEFM* Evolution annuelle CHOMAGE au 30/09/2013 Part -30 ans DELD** Indicateur de chômage*** Propreté ,1% 22,2% 53,7% 27,4% Tous secteurs ,1% 37,5% 46,6% 20,1% * DEFM = Demandeurs d Emploi en Fin de Mois ** DELD = Demandeurs d Emploi de Longue Durée *** DEFM / (DEFM + ensemble des actifs du domaine) 83

87 La filière Propreté 3. Les données formation 10 Total des effectifs en formation professionnelle initiale (dont postbac) : apprenants Poids de la filière dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 1% Part de l apprentissage : 2% des effectifs (moyenne régionale : 21.5%) Diplômes La liste des diplômes implantés en région, tant en voie scolaire que par apprentissage, est disponible en annexe 9 du document. Elle est complétée par une liste des diplômes connexes également présents en Nord Pas de Calais. On peut noter l absence des diplômes suivants : Niveau Diplôme CAP Agent d'assainissement et de collecte des déchets liquides spéciaux CAP Agent de la qualité de l'eau CAP Gardien d'immeubles oie scolaire Représentant 1% des effectifs de la formation professionnelle et postbac en région, la filière Propreté compte élèves en C est le niveau qui forme le plus d élèves dans ce secteur avec 53% des effectifs (-6 points par rapport à la moyenne régionale du niveau ). Précisons que le niveau est de 25 points supérieur à la moyenne régionale constatée pour ce niveau (40% contre 15%). Niveaux de formation (effectifs formation pro. et postbac) Effectifs niveau Part du niveau* Moyenne régionale** Niveau % 15% Niveau % 59% Niveau III 73 7% 26% Total * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionauix du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac Les établissements publics forment 94% des élèves de la filière. Statut des élèves (effectifs formation pro. et postbac) Part du public par rapport au privé Niveau 97% Niveau 96% Niveau III 62% Total : 94% Part du public par rapport au privé (moyenne régionale) Niveau 80% Niveau 72% Niveau III 75% Total : 74% 10 oie scolaire : 2013/2014 ; Apprentissage : janvier

88 La filière Propreté Avec 53% des effectifs, le bac pro Hygiène, Propreté, Stérilisation (HPS) accueille 531 élèves. Nombre d élèves dans chaque diplôme Niveau Diplôme Effectifs totaux Public Privé Part* CAP Maintenance et Hygiène des Locaux (MHL) % Bac pro Hygiène, Propreté, Stérilisation (HPS) % III BTS Métiers des services à l'environnement % Total % * Effectifs du diplôme (public/privé) / Effectifs totaux du secteur C est la zone d emploi de Lens-Hénin qui forme le plus d élèves en propreté (18% des effectifs). Les zones de Sambre-Avesnois, d Artois-Ternois, de Saint Omer et du Calaisis sont également spécialisées dans cette filière. Répartition géographique des élèves Zone d emploi (ZE) Effectifs du Secteur Poids de la ZE pour ce secteur* Poids global de la ZE** Indice de spécificité du secteur*** Lille % 18% 0,72 Roubaix - Tourcoing 98 10% 10% 0,98 Flandre - Lys 0 0% 2,50% 0,00 Dunkerque 59 6% 7% 0,84 Douaisis 0 0% 6% 0,00 alenciennois 42 4% 9% 0,47 Sambre - Avesnois 97 10% 6% 1,61 Cambrésis 13 1% 4% 0,32 Artois - Ternois % 7% 1,68 Lens - Hénin % 9% 2,05 Béthune - Bruay 21 2% 6% 0,35 Saint Omer % 3,50% 3,79 Calaisis 83 8% 5% 1,66 Boulonnais 24 2% 4% 0,60 Berck - Montreuil 0 0% 3% 0,00 Total % * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac *** Au-dessus de 1, le secteur est fortement implanté dans la zone d emploi. En deçà, il est sous-représenté par rapport aux moyennes régionales. 85

89 La filière Propreté Apprentissage Total des effectifs (dont postbac) : 18 apprentis Poids de la filière dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 0.1% Niveaux de formation Effectifs du Moyenne Niveau Part du niveau* secteur régionale** % 38% TOTAL % / * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionaux du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac Nombre d apprentis dans chaque diplôme et taux de remplissage des places conventionnées (conv.) Niveau Diplômes Réel Conv. Taux CAP Maintenance et hygiène des locaux % TH Agent de stérilisation en milieu hospitalier % Total % Répartition géographique des apprentis Zone d emploi Effectifs du COS Part du niveau de Part du niveau des l'effectif du COS effectifs régionaux Lille 16 89% 22% Roubaix - Tourcoing 0 0% 11% Flandre - Lys 0 0% 3% Boulonnais 2 11% 6% Total % / 86

90 La filière Propreté Les éléments d analyse et de prospective Le secteur de la propreté fait traditionnellement appel à des publics adultes et mobilise à ce titre massivement les dispositifs de formation continue (demandeurs d emploi et salariés) et le recours au contrat de professionnalisation. Les métiers de l encadrement intermédiaire, correspondant au niveau BTS, sont majoritairement pourvus par voie de mobilité interne. Même si le nombre de sortants sur le marché (14 sortants pour emplois) est l un des plus faibles de la région, la Branche estime que l appareil de formation initiale est trop développé. En effet, il concentre 30% des effectifs nationaux et les taux d insertion sont très faibles : 13% des diplômés de niveau sont en situation de travail 6 mois après leur venue sur le marché. Cependant, si le volume de jeunes formés en Nord - Pas de Calais apparaît comme volumineux au regard des autres territoires français, il n en demeure pas moins faible quantitativement au sein de l appareil de formation régional (1% des effectifs en voie scolaire et de ceux en apprentissage) et des disparités territoriales doivent être prises en compte. Ainsi, la volonté régionale serait de créer deux pôles, l un en Métropole lilloise et l autre au sein du bassin minier, en appui des sièges d entreprises locaux, tout en conservant une offre de proximité et une montée en qualification des publics sur l ensemble de la région. Afin d améliorer les taux d insertion, il est nécessaire de créer des ponts entre la voie scolaire et le secteur marchand et de travailler les partenariats entre les organismes de formation et les entreprises du territoire. Le secteur hospitalier a réaffirmé ses besoins de formation en stérilisation. La réforme du bac pro Hygiène et Environnement, transformé en bac pro Hygiène, Propreté et Stérilisation devrait pouvoir répondre à cet enjeu. La Branche a également affirmé sa volonté de développer très progressivement l'apprentissage sur le niveau. La mobilisation des entreprises sur cette voie demeurant faible et l intérêt de la qualification n étant qu en émergence, il est nécessaire de sécuriser le parcours des apprenants. Une première réponse pourrait être apportée par la mise en place de parcours mixtes dans les deux pôles régionaux. Ces derniers pourraient finalement être confortés par l introduction du bac pro Gestion des Pollutions et Protection de l Environnement (GPPE), qui apporte une approche industrielle aux process de la propreté. Cette formation est aussi une réponse aux préconisations du DAS «Chimie, Matériaux et recyclage» en terme de dépollution (terre, eau, sédiments). Ce marché est actuellement en forte croissance (+10% par an). La formation GPPE ne peut être mise en place sans un partenariat efficace avec le tissu industriel et les intercommunalités (stations d épuration, réseaux ). En effet, une partie des enseignements professionnels devra être dispensée au sein de ces structures. Enfin, par leur coloration, deux autres diplômes pourraient répondre aux enjeux de la Troisième Révolution Industrielle afin de former aux métiers liés à l économie circulaire et à l économie de la fonctionnalité : éco-conception, écologie industrielle, réemploi, recyclage... Il s agit du CAP «Opérateur des industries de recyclage» et du BTS «Métiers des services à l environnement». Douaisis et alenciennois : l offre de proximité en CAP est inexistante. Lens-Hénin et Béthune-Bruay : l offre est éclatée entre 3 sites : Oignies, Lens et Barlin. Boulonnais : la montée en qualification via le bac pro n est pas mise en place. 87

91 La filière Agriculture et Paysage La filière Agriculture et Paysage 1. Les données socio-économiques de la filière Ce COS a été signé le 29 octobre 2013 entre l Etat, le Conseil Régional, la Chambre Régionale d Agriculture, la Commission Paritaire Régionale de l Emploi, l Union Nationale des Entreprises du Paysage Nord - Picardie, la Commission Paritaire Nationale des Entreprises de Service, de la Distribution, de la Location, de la Maintenance des Matériels Agricoles, de Travaux Publics, de Manutention et de Parcs et Jardins. Contexte et enjeux de développement économique : Occupant 60% du territoire, la part des surfaces dédiées à l agriculture est très importante en Nord - Pas de Calais. Celle consacrée à la forêt est de plus faible ampleur (9% de la région). Le chiffre d affaires de l agriculture s élève à 2.9 milliards d euros en 2012, soit 3.7% de la production nationale. En 2010, on dénombrait exploitations agricoles d une superficie moyenne de 61 ha. En effet, les deux tiers des exploitations ont disparu en 30 ans, entrainant un agrandissement de la taille de ces dernières et un développement des formes sociétaires (35% en 2010 contre 20% en 2000). S en suivent également le remplacement de la main d œuvre familiale par le recrutement d une main d œuvre salariée et l intervention d entreprises spécialisées en travaux agricoles. Au niveau régional, en 2011, les employeurs de main d'œuvre agricole étaient au nombre de 4 648, dont dans le Nord et dans le Pas-de-Calais. Ils ont utilisé les services de salariés, représentant ETP, l'écart entre les deux provenant de l'assez forte proportion de main d'œuvre saisonnière sur les exploitations au moment de la moisson, des récoltes de légumes frais ainsi que pour la production d'endives. Depuis une dizaine d'années, les différents indicateurs de l'emploi sont globalement stables sur les exploitations. L agriculture régionale se caractérise également par une grande diversité de productions. Mutations en cours : Sur le plan international : - évolution contrastée de la demande alimentaire, - concurrence internationale et mondialisation des échanges, - définition de nouvelles règles du commerce international issues des accords de l Organisation Mondiale du Commerce, - évolution de la Politique Agricole Commune. Sur le plan national, les priorités affichées dans le Grenelle de l environnement et reprises par la loi de modernisation de l agriculture et de la pêche de 2010 sont les suivantes : - développer un nouveau modèle agricole français respectueux des ressources, - maintenir une politique active d installation des jeunes agriculteurs, - maintenir la viabilité des exploitations et les engager dans le développement durable, - contribuer à la production d une alimentation diversifiée et sûre, - contribuer à la richesse de la biodiversité et des paysages. Sur le plan local, deux plans stratégiques ont été établis : - le Schéma Régional d'alimentation et d'agriculture Durables adopté par les élus régionaux : Priorité aux projets d'entreprises : favoriser l'entrepreneuriat, accompagner la création et la transmission d'exploitations agricoles et le développement des filières alimentaires innovantes. Priorité aux systèmes d'exploitation agricole durables : réussir la transition en Nord - Pas de Calais vers des systèmes d'exploitation intégrant la performance environnementale indispensable à leur compétitivité. Priorité aux liens entre l'agriculture et les habitants de la région : réinventer les liens entre les exploitations agricoles et les habitants autour de l'alimentation en Nord - Pas de Calais. 88

92 La filière Agriculture et Paysage La réponse à ces enjeux passe notamment par : la structuration de la filière agrobiologique régionale, la consolidation des filières alimentaires de proximité, la mise en œuvre du plan bio, la modernisation des exploitations agricoles et les nouvelles formes d'exploitations. le plan stratégique de la DRAAF : Enjeux économiques : développement de l agriculture biologique, diversification, adaptation de l agriculture à l évolution du contexte urbain et périurbain. Enjeux environnementaux : maîtrise de la consommation du foncier, amélioration de la gestion et de la qualité de l eau, entretien des espaces naturels et ruraux, maitrise des pollutions des sols, reconquête du paysage. Enjeux sociaux : maintien de l emploi en zone rurale, intégration des problématiques agricoles dans les projets de territoire. Evolution prévisible du secteur : Evolution des marchés : - Un mouvement de diversification des activités (montée des services et de la vente directe ) qui s enracine dans un contexte de forte pression foncière. - Une instabilité des revenus agricoles et une volatilité des prix. Evolution de l emploi, des métiers et compétences : - Métiers de la production agricole : diminution du nombre d exploitants mais extension du salariat, accroissement du niveau des qualifications et de leur technicité, spécialisation, complexité, développement de la fonction d employeur. - Métiers connexes à l agriculture : développement des métiers de l interface entre agriculture, société et territoire, accroissement du niveau des qualifications, tertiarisation des métiers, polyvalence. Les axes prioritaires définis par le COS : - Disposer de données régionales partagées et opérationnelles. - Développer l information et l orientation sur les métiers dans leur diversité et leurs perspectives. - Accompagner par la formation professionnelle initiale et continue les évolutions fortes des secteurs. - Adapter la carte des formations initiale et continue de façon cohérente et concertée. - Adapter les parcours de formation aux exigences et évolutions des professions ainsi qu aux attentes sociales. - Favoriser la mise en cohérence des actions par un pilotage partagé et des interrelations entre les acteurs régionaux du monde agricole et rural. 89

93 La filière Agriculture et Paysage 2. Les Indicateurs clés emploi / formation de la filière Le domaine de l agriculture, du paysage et de la maintenance des matériels emploie plus de personnes dans la région. La situation de l emploi se caractérise par deux grandes tendances : un vieillissement des actifs très supérieur à la moyenne, lié aux difficultés structurelles de la filière, un poids croissant de la catégorie des effectifs «salariés», lié pour l essentiel au phénomène de regroupement des petites exploitations. Secteur Nombre total d emplois Pyramide des âges EMPLOI en 2010 Niveaux de qualification -30 ans 50 ans et + Niv -bis Niv Niv III et + Agriculture ,4% 29,6% 49,7% 27,9% 22,5% Tous secteurs ,3% 23,2% 36,0% 24,2% 39,7% Compte-tenu de la spécificité du secteur, les indicateurs de chômage doivent être interprétés avec circonspection. Néanmoins, l évolution annuelle du nombre de demandeurs d emploi ne présente pas de caractère particulièrement alarmant (+3,9% contre + 5,1% en moyenne). Secteur DEFM* Evolution annuelle CHOMAGE au 30/09/2013 Part -30 ans DELD** Indicateur de chômage*** Agriculture ,9% 32,1% 51,4% 26,8% Tous secteurs ,1% 37,5% 46,6% 20,1% * DEFM = Demandeurs d Emploi en Fin de Mois ** DELD = Demandeurs d Emploi de Longue Durée *** DEFM / (DEFM + ensemble des actifs du domaine) L effort de formation professionnelle, nouveaux formés par an (années terminales), s appuie prioritairement sur les établissements scolaires qui -sous l autorité académique de la DRAAFconcentrent les deux tiers des effectifs (contre un tiers pour les formations par apprentissage).le volume d emploi et les évolutions attendues en termes de renouvellement d effectif et d activités, sont des éléments qui paraissent favorables au maintien du dimensionnement actuel de l offre de formation. Secteur Effectifs sortants (années terminales) oie Scolaire FORMATION en Apprentissage Formation demandeurs d emploi Taux de dimensionnement de la formation* (pour emplois) Agriculture ,3% 33,7% 5,0% 80 Tous secteurs ,6% 10,3% 32,1% 73 * Nombre de sortants de formation pour emplois 90

94 La filière Agriculture et Paysage 3. Les données formation 11 Total des effectifs en formation professionnelle initiale (dont postbac) : apprenants Poids de la filière dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 4.5% Part de l apprentissage : 36% des effectifs (moyenne régionale : 21.5%) Diplômes La liste des diplômes implantés en Région, tant en voie scolaire que par apprentissage, est disponible en annexe 10 du document. Elle est complétée par une liste des diplômes connexes également présents en Nord-Pas de Calais. On peut noter l absence des diplômes suivants : Niveau III Diplôme CAPA Lad-cavalier d'entraînement CAPA Maréchalerie CAPA Travaux forestiers BPA Travaux de l'élevage canin et félin BP Responsable d'entreprise hippique BP Responsable de chantiers forestiers BP Educateur canin BPA Travaux forestiers Bac pro Technicien en expérimentation animale BTSA Gestion forestière L appareil de formation de l enseignement agricole se caractérise par des sites de formation construits sur un modèle original et un ancrage territorial et professionnel forts. Ils regroupent ainsi souvent : les trois voies de formation : scolaire, apprentissage et formation continue «tout au long de la vie». Cette particularité favorise la mixité des publics d «apprenants» ainsi que le croisement de compétences professionnelles. les trois filières : générale, technologique et professionnelle. plusieurs niveaux de formation allant de la 4ème à la licence professionnelle en passant par les CAP, les baccalauréats, les BTS et les classes préparatoires post BTS. des domaines professionnels très variés : agriculture, travaux paysagers, services à la personne et aux territoires, commerce, maintenance des matériels, agroalimentaire et laboratoire, gestion et protection des milieux naturels et de la forêt, de l eau, activités hippiques, élevage canin et félin, production aquacole. un ancrage territorial et professionnel fort. Ces particularités rendent particulièrement efficaces les dispositifs d orientation mis en place en classe de 3 ème et de seconde. Grâce à des dispositifs «passerelles» des jeunes peuvent ainsi être réorientés en cours d année, sans perdre le lien avec la communauté éducative et avec leurs camarades. oie scolaire 11 oie scolaire : 2013/2014 ; Apprentissage : janvier

95 La filière Agriculture et Paysage Avec élèves, la filière agriculture et paysage représente 4% des effectifs globaux de la formation professionnelle et postbac et forme des élèves du niveau au niveau III. Les niveaux de formation se calquent sur les moyennes régionales. Niveaux de formation (effectifs formation pro. et postbac) Effectifs niveau Part du niveau* Moyenne régionale** Niveau Niveau ,2 59 Niveau III ,9 26 Total * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionauix du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac hors CPGE Le secteur privé concentre 75% des élèves formés en voie scolaire contre 25% dans le public. C est le secteur professionnel le moins représenté dans le secteur public. Statut des élèves (effectifs formation pro. et postbac) Part du public par rapport au privé au sein de l agriculture et paysage Niveau 49% Niveau 19.6% Niveau III 16.3% Total : 24.1% Part du public par rapport au privé (moyenne régionale) Niveau 80% Niveau 72% Niveau III 75% Total : 74% Ce sont les diplômes de la production animale et végétale qui composent la majorité des effectifs (50.2%) suivis par ceux des travaux paysagers (27.3%) Nombre d élèves dans chaque spécialité Spécialité Effectifs totaux Public Privé Part* Travaux paysagers % Production animale et végétale % Agroéquipements % maraichage et horticulture % Total % * Effectifs de la spécialité / Effectifs totaux du secteur 92

96 La filière Agriculture et Paysage Un diplôme attire à lui seul près de 20% des effectifs en voie scolaire de la filière. Il s agit du bac pro «Conduite et gestion de l'exploitation agricole (CGEA) spé systèmes à dominante élevage» Nombre d élèves dans chaque diplôme Niveau Effectifs Libellé totaux Public Privé Part* CAPA Productions horticoles, spé productions florales et légumières ,9 CAPA Production Agricole et Utilisation des Matériels (PAUM), spé productions végétales ,0 CAPA Production Agricole et Utilisation des Matériels (PAUM), spé productions animales ,5 CAPA Employé horticole jardin espaces verts ,5 CAPA Travaux paysagers ,0 Bac pro Agroéquipement ,0 Bac pro Conduite et Gestion de l Exploitation Agricole (CGEA), spé systèmes à dominante cultures ,4 Bac pro Conduite et Gestion de l Exploitation Agricole (CGEA), spé systèmes à dominante élevage ,2 Bac pro Productions horticoles ,9 Bac pro Conduite et gestion d une entreprise du secteur canin et félin ,9 Bac pro Conduite et gestion de l entreprise hippique ,1 Bac pro Forêt ,2 Bac pro Aménagements paysagers ,5 III BTSA Analyse et Conduite des Systèmes d Exploitation (ACSE) ,8 III BTSA Génie des équipements agricoles ,6 III BTSA Production horticole ,6 III BTSA Agronomie et productions végétales ,4 III BTSA Productions animales ,3 III BTSA Aménagements paysagers ,2 Total % * Effectifs du diplôme (public/privé) / Effectifs totaux du secteur 93

97 La filière Agriculture et Paysage La zone de Lille est le secteur géographique accueillant le plus d effectifs (32%). Les zones de Flandre-Lys, du Cambrésis, de l Artois-Ternois, du Calaisis et de Berck-Montreuil sont également spécialisées dans cette filière. Zone d emploi Répartition géographique des élèves Effectifs du Secteur Poids du bassin pour ce secteur* Poids de la zone d emploi pour les effectifs de tous les secteurs** Indice de spécificité du secteur*** Lille % 18% 1,76 Roubaix - Tourcoing 9 0% 10% 0,03 Flandre Lys 142 5% 2,50% 1,89 Dunkerque 123 4% 7% 0,59 Douaisis 82 3% 6% 0,46 alenciennois 152 5% 9% 0,56 Sambre-Avesnois 107 4% 6% 0,59 Cambrésis 242 8% 4% 2,02 Artois Ternois % 7% 3,39 Lens Hénin 17 1% 9% 0,06 Béthune - Bruay 0 0% 6% 0,00 Saint Omer 35 1% 3,50% 0,33 Calaisis 190 6% 5% 1,27 Boulonnais 90 3% 4% 0,75 Berck - Montreuil 149 5% 3% 1,65 Total % * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac *** Au-dessus de 1, le secteur est fortement implanté dans la zone d emploi. En deçà, il est sous-représenté par rapport aux moyennes régionales Apprentissage Total des effectifs (dont postbac) : apprentis Poids de la filière dans l ensemble des effectifs (form. pro. et postbac) : 8% Les effectifs se répartissent principalement entre les niveaux, et III (86%) avec une dominance sur le niveau (39%). Niveaux de formation Niveau Effectifs du Moyenne Part du niveau* secteur régionale** % 38% % 27% III % 21% II 22 1% 3% I % 11% TOTAL % 100% * Effectifs du niveau au sein du secteur / Effectifs totaux du secteur ** Effectifs régionaux du niveau / Effectifs régionaux de la form. pro et du postbac 94

98 La filière Agriculture et Paysage Les diplômes en travaux et aménagement paysagers sont particulièrement bien pourvus en effectifs. Le taux de remplissage, dont la moyenne se situe autour de 60%, est variable d un diplôme à l autre. Nombre d apprentis dans chaque diplôme et taux de remplissage des places conventionnées (conv.) Niveau Diplômes Réel Conv. Taux CAPA Production agricole, utilisation des matériels spé productions animales CAPA Production agricole, utilisation des matériels spé productions végétales % % CAPA Productions horticoles spé productions florales et légumières % CAPA Soigneur d'équidés % CAPA Travaux paysagers % BPA Travaux d'aménagements paysagers spécialité travaux de création et d'entretien % BPA Travaux de la production animale / polyculture élevage % BPA Travaux de productions horticoles spécialité horticulture ornementale légumière % CSA Taille et soins des arbres % Bac Pro Agroéquipement % Bac Pro Aménagements paysagers % Bac Pro Conduite et gestion de l'entreprise hippique % Bac Pro Conduite et gestion de l'exploitation agricole CGEA spé systèmes a dominante cultures Bac Pro Conduite et gestion de l'exploitation agricole CGEA spé systèmes a dominante élevage % % Bac Pro Maintenance des matériels option A agricoles % Bac Pro Maintenance des matériels option B travaux publics et manutention % Bac Pro Maintenance des matériels option C parcs et jardins % Bac Pro Productions horticoles % Bac Pro Productions horticoles spé productions florales et légumières % Bac Pro Conduite et gestion de l'exploitation agricole CGEA spé élevage et valorisation du cheval % BPA Agroéquipements % BPA Aménagements paysagers % BPA Responsable d'atelier de productions horticoles % BPA Responsable d'exploitation agricole % BPA Travaux paysagers % CSA Conduite de l'élevage laitier % CSA Constructions paysagères % CSA Éducation et travail des jeunes équidés % CSA Production, transformation et commercialisation des produits fermiers TH Technicien gestionnaire de chantier en entreprise de travaux agricoles % % 95

99 La filière Agriculture et Paysage III BTS Agroéquipement % III BTSA Aménagements paysagers % III BTSA Analyse et conduite des systèmes d'exploitation % III BTSA Génie des équipements agricoles % III BTSA Production horticole % III BTSA Productions animales % III CSA Collaborateur du concepteur paysagiste % II LIC Pro Maintenance des systèmes pluri-techniques spé maintenance des agroéquipements % I Ingénieur diplôme de l'institut supérieur d'agriculture de Lille % I Ingénieur diplôme de l'institut supérieur d'agriculture de Lille, spécialité aménagement Paysager de l'espace % Total % Lille, l Artois-Ternois et Berck-Montreuil sont particulièrement bien pourvus en apprentis par rapport à la moyenne régionale. Répartition géographique des apprentis Zone d emploi (ZE) Effectifs du Poids de la ZE pour Poids global de la Secteur ce secteur* ZE** Lille % 22% Roubaix - Tourcoing 11% Flandre - Lys 72 4% 3% Dunkerque 69 4% 6% Douaisis 29 2% 2% alenciennois 72 4% 13% Sambre - Avesnois 136 8% 3% Cambrésis 6% Artois - Ternois % 12% Lens - Hénin 5% Béthune - Bruay 22 1% 5% Saint Omer 39 2% 1% Calaisis 75 4% 4% Boulonnais 6% Berck - Montreuil 146 9% 1% Total % 100% * Effectifs ZE du secteur / Effectifs régionaux du secteur ** Effectifs ZE de la form pro et du postbac / Effectifs régionaux de la form pro et du postbac 96

100 La filière Agriculture et Paysage Les éléments d analyse et de prospective Les formations du secteur agricole sont principalement ciblées par deux plans stratégiques : Le projet Agro-écologique du Ministère de l Agriculture : le rapprochement des disciplines agronomiques et écologiques sera intégré dans les programmes et les référentiels pédagogiques de formation des futurs agriculteurs, tant dans les formations initiales que continues. Un accent sera mis sur le rôle de démonstration des exploitations de l enseignement agricole public afin que l enseignement prenne toute sa part dans le développement de l agro-écologie et constitue la clé de voûte du changement des pratiques et systèmes agricoles au service de la double performance économique et environnementale. Le Schéma Régional d'alimentation et d'agriculture Durables adopté par les élus régionaux prévoit la structuration de la filière agrobiologique régionale, la consolidation des filières alimentaires de proximité, la mise en œuvre du plan bio, la modernisation des exploitations agricoles et les nouvelles formes d'exploitations. Ces grandes orientations n ont pas d impact direct sur l évolution de l implantation des diplômes mais plutôt sur leur contenu. En région, la carte des formations est bien équilibrée et correspond aux besoins. La DRAAF souhaite que la vocation des établissements soit le reflet des besoins des territoires (ruralité, commerce de proximité, services à la personne) et des études sont en cours pour vérifier les opportunités de marché. La prépondérance de l enseignement privé pourrait être contrebalancée par la consolidation de l offre publique et la régulation de situations concurrentielles sur certains diplômes. La spécialisation des établissements est un objectif à poursuivre. Le secteur des agroéquipements est également une piste à explorer. Maraîchage et horticulture Pour l instant, ces deux secteurs disposent de diplômes communs. Cependant, l horticulture connaît des difficultés de recrutement et subit une forte chute de son marché. Réorienter la part du légume au sein du diplôme pourrait redonner une dynamique à cette filière, qui s inscrit pleinement dans les spécificités territoriales. L orientation régionale proposée sur ces deux secteurs serait : de conforter, à moyen terme, trois pôles régionaux qui puissent conserver les compétences en horticulture (Lomme, Genech et Raismes). Il est cependant important de diversifier leur offre sur d autres domaines (ex : vente au grand public pour Lomme et protection des milieux naturels humides pour Raismes). de développer, à Dunkerque, un pôle consacré aux formations sur l entretien des espaces sportifs et la protection du littoral et des espaces dunaires. Cet espace a vocation à recruter nationalement. Productions animale et végétale La filière est complète et propose des diplômes allant du CAP au diplôme d ingénieur. L offre est équilibrée sur le territoire et correspond aux besoins professionnels, à l exception des volumes du BTS «Analyse et Conduite des Systèmes d Exploitation» (ACSE), qui apparaissent supérieurs aux besoins d installation (300 jeunes sortants en formation initiale). Cette spécialité est impactée par le DAS «Santé et alimentation» sur son volet agroalimentaire. Le défi majeur de l'industrie agroalimentaire est en effet de développer et d adapter les procédés de production de manière à nourrir une population en constante augmentation dans une logique de développement durable. La multiplication des sources d'approvisionnement et l'optimisation de la valorisation des ressources sont devenues essentielles. Pour ce qui concerne les produits de la mer par exemple, l'élevage apparaît comme un complément indispensable à une ressource qui ne cesse de diminuer. L'aquaculture est en croissance de 7% par an au niveau mondial. Le Nord - Pas de Calais est la cinquième région aquacole de France. 97

101 La filière Agriculture et Paysage Le Pôle d'excellence AGROE, né d'une volonté commune du conseil régional Nord - Pas de Calais et des territoires de Cambrai et d'arras, a pour objectif de créer une dynamique collective au service de ce secteur. Travaux paysagers La carte des formations correspond aux besoins de la Branche professionnelle. Cependant, celleci souhaite un développement de quelques spécialisations de type végétal/hydraulique/récupération d eau/phyto-épuration. Ce niveau de spécialisation peut intervenir en bac professionnel. Dans cette spécialité, l objectif est de créer des pôles spécialisés qui mettent en place des parcours complets, du bac-3 au bac+3. Les volumes de formation doivent cependant être conservés. Les CAPA du secteur connaissent des difficultés de recrutement. La volonté régionale est de maintenir les volumes pour faciliter l insertion sociale des jeunes, ces diplômes ayant révélé une véritable plus-value en termes de réintégration de publics décrocheurs. De plus, un important turnover confirme les besoins. L augmentation de la complexité du métier induit une pression sur les volumes formés en BTS. Cependant, l embauche se fait au niveau, l expérience professionnelle étant demandée avant d accéder au niveau d encadrement. Agroéquipements (cf également le secteur des Services à l automobile) La carte des formations est complète mais connaît de grosses difficultés d attractivité. Les diplômes de l Education Nationale et du Ministère de l Agriculture, dont les contenus sont proches, ont des débouchés différents (vers la filière concessionnaires pour l Education Nationale et les exploitations pour l enseignement agricole.) Des passerelles entre les deux diplômes pourraient être envisagées. Le niveau III, présent par apprentissage sur Hazebrouck et par apprentissage et voie scolaire sur Bapaume, connait des difficultés de recrutement, tant sur l agriculture que sur les Travaux publics. Le volume des emplois étant très limité, les objectifs doivent se concentrer sur le remplissage des sections. Des liens avec les formations du secteur Services à l automobile peuvent être étudiés notamment sur la maintenance des véhicules industriels. 98

102 Glossaire Glossaire Pôles de compétitivité : les pôles de compétitivité, labellisés au niveau national, rassemblent sur un territoire bien identifié et une thématique donnée, des entreprises petites et grandes, des laboratoires de recherche et des établissements de formation. Ils ont vocation à soutenir l'innovation, favoriser le développement des projets collaboratifs de recherche et développement (R&D) particulièrement innovants. Sept pôles sont localisés en Nord Pas de Calais : UPTEX, AQUIMER, MAUD, PICOM, I- TRANS, NSL et TEAM2. Pôles d excellence : les pôles d excellence, labellisés par la Région, ont pour objectif de valoriser l innovation (au sens large), le développement des PME/PMI et la réflexion sur le lien grandes entreprises /PME-PMI. AQUIMER : Pôle de compétitivité des produits aquatiques AGROE : Pôle d excellence agroalimentaire C3T : Cyber Cooperative Computing CD2E : Centre de Développement des Eco-Entreprises CETI : Centre Européen des Textiles Innovants CITC : Centre d Innovation des Technologies sans Contact CPRDFP : Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles COS : Contrat d Objectif Sectoriel CREPIM : Centre de Recherche et d Etude pour les Procédés d Ignifugation des Matériaux CRITT M2A : Centre de Recherche d Innovation Technique et Technologique en Moteurs et Acoustique Automobile DAS : Domaine d Activités Stratégiques DELTA3 : Plateforme Multimodale et Logistique Eurasanté : Pôle économique et scientifique au service de la santé IEED : Institut d Excellence sur les Energies Décarbonées INNOCOLD : Institut technologique du froid I-TRANS : Pôle de compétitivité des Transports Terrestres LSEE : Laboratoire Systèmes Électrotechniques et Environnement MAUD : Pôle de compétitivité Matériaux et Applications pour une Utilisation Durable MEDEE : Pôle Maîtrise Energétique Des Entrainements Electriques NSL : Pôle de compétitivité Nutrition Santé Longévité PICOM : Pôle de compétitivité des Industries du COMmerce RAILENIUM : Institut de recherche technologique de la filière ferroviaire SRADDT : Schéma Régional d Aménagement et de Développement Durable du Territoire SRDE : Schéma Régional de Développement Economique SRF : Schéma Régional des Formations SRI SI : Stratégie Recherche et Innovation pour une Spécialisation Intelligente TEAM2 : Pôle de compétitivité des Technologies de l Environnement Appliquées aux Matières et aux Matériaux TRI : Troisième Révolution Industrielle TRANSALLEY : Cluster des mobilités innovantes et durables Uptex : Pôle de compétitivité Matériaux Textiles Avancés 99

103 Annexes Annexes Les diplômes du Secteur Industrie Electrotechnique électronique Diplômes présents en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau Diplôme Spécialité CAP Préparation et Réalisation d'ouvrages Electriques (PROE) Electrotechnique Bac pro Electrotechnique, énergie, équipements communicants (ELEEC) Electrotechnique Bac pro Systèmes Electroniques Numériques (SEN) Electronique III BTS Electrotechnique Electrotechnique III BTS Système Electroniques (SE) Electronique III BTS Domotique Pluridisciplinaire III BTS Génie optique, option photonique Pluridisciplinaire III DUT Génie électrique et informatique industrielle option réseaux locaux industriels Pluridisciplinaire II Licence pro Automatique et informatique industrielle spé robotique industrielle Pluridisciplinaire II Licence pro Electricité et électronique spé électronique, informatique et communication embarquées appliquées aux transports Pluridisciplinaire Diplômes connexes en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau Diplôme Secteur Bac pro Electromécanicien marine Pêche Bac pro Aéronautique, option avionique Mécanique des moyens de transport MC Technicien ascensoriste Maintenance industrielle III BTS Informatique et Réseaux pour l Industrie et les Services (IRIS) (modifié en BTS systèmes numériques option a informatique et réseaux) Numérique III BTS Technico-commercial, domotique et environnement technique du bâtiment Commerce 100

104 Annexes Les diplômes du Secteur Industrie Travail du métal Diplômes présents en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau Diplôme Spécialité CAP Réalisation en Chaudronnerie Industrielle (RCI) Chaudronnerie, tuyauterie, soudure Mention Complémentaire Soudage Chaudronnerie, tuyauterie, soudure Bac pro Technicien en Chaudronnerie Industrielle (TCI) Chaudronnerie, tuyauterie, soudure Bac pro Technicien d usinage Usinage Bac pro Technicien modeleur Fonderie modelage Bac pro Fonderie Fonderie modelage III BTS Conception et Réalisation en Chaudronnerie Industrielle (CRCI) Chaudronnerie, tuyauterie, soudure III BTS Traitement des matériaux Chaudronnerie, tuyauterie, soudure III BTS Fonderie Fonderie modelage III BTS Etude et Réalisation d'outillages de mise en forme des matériaux (ERO) Usinage III BTS Conception et industrialisation en microtechniques Usinage III BTS Industrialisation des Produits Mécaniques Usinage Diplômes connexes en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau Diplôme Secteur CAP Serrurier métallier Bâtiment travaux publics Bac pro Construction des carrosseries Services à l automobile Bac pro Ouvrages du Bâtiment : Métallerie (OBM) Bâtiment travaux publics III BTS Constructions métalliques Bâtiment travaux publics 101

105 Annexes Les diplômes du Secteur Industrie Conduite de ligne et maintenance des équipements Diplômes présents en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau III II II Diplôme CAP Conducteur d Installations de Production (CIP) Bac pro Maintenance des Equipements Industriels (MEI) Bac pro Pilote de Ligne de Production (PLP) MC Technicien ascensoriste MC Maintenance des installations oléohydrauliques et pneumatiques TH Technicien de maintenance en appareils électroménagers TH Technicien services en audiovisuel et électrodomestique BTS Maintenance Industrielle Licence pro Gestion de la production industrielle spé sûreté de fonctionnement et techniques avancées de maintenance Licence pro Maintenance des systèmes pluri-techniques spé maintenance des transports guides Diplômes connexes en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau Diplôme Secteur CAP Industries chimiques Chimie plasturgie CAP Mise en oeuvre des caoutchoucs et des élastomères thermoplastiques Chimie plasturgie CAPA Industrie agroalimentaire spécialité ouvrier polyvalent de fabrication de produits alimentaires Agroalimentaire Bac pro Procédés de la chimie, de l'eau et des papiers-cartons Chimie plasturgie Bac pro Plastiques et composites Chimie plasturgie BP Industries alimentaires Agroalimentaire Bac pro Bio-industries de transformation Agroalimentaire MC Maintenance des installations oléohydrauliques et pneumatiques Services à l automobile III BTS Industries plastiques Europlastic Chimie plasturgie 102

106 Annexes Les diplômes du Secteur Industrie Etudes, conception et contrôle Diplômes présents en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau III III III III III Diplôme Bac pro Etude et Définition de Produits Industriels (EDPI) BTS Conception de produits industriels BTS Conception et Réalisation des Systèmes Automatiques (CRSA) BTS Techniques physiques pour l'industrie et le laboratoire (TPIL) BTS Contrôle Industriel et Régulation Automatique (CIRA) BTS Assistance technique d ingénieur Diplômes connexes en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau Diplôme Secteur Bac pro Laboratoire contrôle qualité Chimie, plasturgie III BTS Qualité dans les Industries Alimentaires et les Bioindustries (QUIABI) Chimie, plasturgie III BTS Moteurs à combustion interne Services à l automobile 103

107 Annexes Les diplômes du Secteur Transport logistique (dont fluvial) Diplômes présents en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau Diplôme Spécialité CAP Conducteur routier "Marchandises" Conduite CAP Agent d entreposage et messagerie Services aux transports et logistique CAP Conducteur d'engins : travaux publics et carrières* Conduite Bac pro Conducteur transport routier de marchandises Conduite Bac pro Logistique Services aux transports et logistique Bac pro Transport Services aux transports et logistique MC Agent transport exploitation ferroviaire Services aux transports et logistique III BTS Transport et prestation logistiques Services aux transports et logistique * Le CAP Conducteur d'engins : travaux publics et carrières peut également être rattaché au domaine des TP. Diplômes connexes en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau Diplôme Secteur CAPM Matelot Pêche CAP Mareyage Pêche CAP Maintenance des matériels, option matériels de TP et de manutention Services à l automobile BP Agent technique de prévention et de sécurité Sécurité Bac pro Maintenance des matériels, option B Travaux publics et manutention Services à l automobile Bac pro Maintenance des véhicules automobiles, option véhicules industriels Services à l automobile 104

108 Annexes Les diplômes du Secteur Services à l automobile (dont motocycles, véhicules industriels et aéronautique) Diplômes présents en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau Diplôme Spécialité CAP Réparation des carrosseries Carrosserie CAP endeur magasinier en pièces de rechange et équipements automobiles Technico-commercial CAP Maintenance des véhicules automobiles, option véhicules particuliers Mécanique voitures particulières CAP Maintenance des véhicules automobiles, option motocycles Motocycles CAP Maintenance des matériels, option matériel de parcs et jardin Agroéquipements** CAP Maintenance des matériels, option tracteurs et matériels agricoles Agroéquipements** CAP Maintenance des matériels, option matériels de TP et de Engins de travaux publics et manutention véhicules industriels MC Maintenance des moteurs diesel et de leurs équipements Mécanique voitures particulières Bac pro Construction de carrosseries Carrosserie Bac pro Réparation des carrosseries Carrosserie Bac pro Maintenance des véhicules automobiles, option voitures particulières Mécanique voitures particulières Bac pro Maintenance des véhicules automobiles, option véhicules Engins de travaux publics et industriels véhicules industriels Bac pro Maintenance des véhicules automobiles, option motocycles Motocycles Bac pro Agroéquipement Agroéquipements** Bac pro Maintenance des matériels, option A Agricoles Agroéquipements** Bac pro Maintenance des matériels, option B Travaux publics et manutention Engins de travaux publics et véhicules industriels Bac pro Aéronautique, options avionique, systèmes et structure Aéronautique Bac pro Aviation générale Aéronautique MC Maintenance des installations oléohydrauliques et pneumatiques* Engins de travaux publics et véhicules industriels MC Aéronautique option avions à moteurs à turbines Aéronautique FC Mécanicien de compétition Mécanique voitures particulières III BTS Conception et réalisation de carrosseries Carrosserie III BTS Après-vente automobile, option véhicules particuliers Mécanique voitures particulières III BTS Moteurs à combustion interne Mécanique voitures particulières III BTS Maintenance et après-vente des engins de travaux publics et de manutention Engins de travaux publics et véhicules industriels III BTS Aéronautique Aéronautique III FC Après-vente automobile, option véhicules particuliers Mécanique voitures particulières * La MC Maintenance des installations oléohydrauliques et pneumatiques peut également être rattachée au sous-domaine de la Maintenance industrielle et le bac pro «Construction des carrosseries» au sous-domaine du Travail des métaux. ** La spécialité «Agroéquipements» est également abordée dans le volet agriculture. 105

109 Annexes Diplômes connexes en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau Diplôme Secteur CAP Conducteur routier "Marchandises" Conduite CAP Conducteur d'engins : travaux publics et carrières Conduite Bac pro Electromécanicien marine Pêche Bac pro Conducteur transport routier de marchandises Conduite 106

110 Annexes Les diplômes du Secteur Bâtiment Travaux Publics Diplômes présents en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau III III III III III III III III III Diplôme Bois CAP Charpentier bois CAP Menuisier fabricant de menuiserie, mobilier et agencement CAP Menuisier installateur CAP Constructeur bois Bac pro Technicien constructeur bois Bac pro Technicien menuisier agenceur BP Charpentier bois BP Menuisier BTS Systèmes constructifs bois et habitat BTS Développement et réalisation bois BTS Charpente couverture Energie CAP Froid et climatisation CAP Installateur sanitaire CAP Installateur thermique MC Maintenance en équipement thermique individuel Bac pro Techncien en Installation des Systèmes Energétiques et Climatiques Bac pro Technicien de Maintenance des Systèmes Energétiques et Climatiques Bac pro Technicien du froid et du conditionnement d'air BP Equipements sanitaires BP Monteur en installations du génie climatique et sanitaire MC Technicien en énergies renouvelables options A : énergie électrique et B : énergie thermique MC Technicien(ne) en réseaux électriques MC Technicien des services à l énergie BTS Fluides énergies environnements, option génie climatique BTS Fluides énergies environnements, option génie frigorifique BTS Fluides énergies environnements, option génie sanitaire et thermique BTS Fluides énergies environnements, option maintenance et gestion des systèmes DUT Génie thermique et énergie Finition CAP Couvreur CAP Maintenance de bâtiments de collectivités CAP Peintre applicateur de revêtement CAP Plâtrier plaquiste CAP Marbrier du bâtiment et de la décoration CAP Solier moquettiste MC Plaquiste MC Zinguerie Bac pro Aménagement et finitions du bâtiment BP Couvreur BP Peinture revêtements BP Plâtrerie et plaque MC Peinture décoration BTS Aménagement finition 107

111 Annexes Gros Œuvre CAP Carreleur mosaïste CAP Maçon CAP Tailleur de pierre Bac pro Interventions sur le patrimoine bâti Bac pro Technicien du bâtiment : Organisation et Réalisation du Gros Œuvre BP Carrelage mosaïque BP Maçon BP Métiers de la pierre Travaux publics CAP Constructeur de routes CAP Constructeur en béton armé du bâtiment CAP Constructeur en canalisations des travaux publics CAP Constructeur en ouvrages d'art CAP Etancheur du bâtiment et des travaux publics Bac pro Technicien géomètre topographe Bac pro Travaux publics III BTS Enveloppe du bâtiment : façades, étanchéité III BTS Géomètre topographe III BTS Travaux publics Etudes Bac pro Agencement de l'espace architectural Bac pro Technicien d'études du bâtiment, option A Etudes et économie Bac pro Technicien d'études du bâtiment, option B Assistant en architecture III BTS Agencement de l'espace architectural III BTS Bâtiment III BTS Design d'espace III BTS Etudes et économie de la construction III DUT Génie civil option bâtiment III DEUST Bâtiment et construction spe conduite de travaux en éco-construction II Licence pro Bâtiment et construction spé économiste de la construction II Licence pro Bâtiment et construction spe chef de chantier MASTER Sciences et technologies : sciences pour l'ingénieur spé génie civil, architectural et I urbain Ingénieur diplôme de l'école polytechnique universitaire de lille de l'université lille 1, spécialité I génie civil I Ingénieur diplôme de l'école des hautes études d'ingénieur Métallerie CAP Serrurier métallier* CAP Constructeur d'ouvrages du bâtiment en aluminium, verre et matériaux de synthèse Bac pro Ouvrages du bâtiment : aluminium, verre et matériaux de synthèse Bac pro Ouvrages du bâtiment : métallerie III Constructions métalliques * CAP Serrurier métallier également attaché à la spécialité Structures Métalliques 108

112 Annexes Diplômes connexes en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau Diplôme Secteur Finition CAP Préparation et Réalisation d'ouvrages Electriques (PROE) Electrotechnique Bac pro Artisanat et Métiers d Art, option métiers de l enseigne et de la signalétique Artisanat Bac pro Electrotechnique, énergie, équipements communicants (ELEEC) Electrotechnique BP Installations et équipements électriques Electrotechnique MC Technicien ascensoriste Maintenance industrielle III BTS Informatique et Réseaux pour l Industrie et les Services (IRIS) (modifié en BTS systèmes numériques option a informatique et réseaux) Numérique III BTS Domotique Electrotechnique Travaux publics CAP Conducteur d'engins : travaux publics et carrières Transport logistique CAPA Travaux paysagers Agriculture Bac pro Travaux paysagers Agriculture BP Agent technique de prévention et de sécurité Sécurité III BTS Maintenance et après-vente des engins de travaux publics et de Services à manutention l automobile III BTSA Aménagements paysagers Agriculture III BTSA Gestion et maîtrise de l'eau (GEMEAU) Agriculture Tous domaines III BTS Technico-commercial, options domotique et environnement technique du bâtiment ; Bois, matériaux dérivés et associés ; Energie et environnement ; Energie et services ; Matériaux du bâtiment ; Matériel agricole, travaux publics ; Matériel de levage et de manutention Commerce 109

113 Annexes Les diplômes du Secteur Hôtellerie Restauration Diplômes présents en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau III III III Diplôme CAP Agent polyvalent de restauration CAP Cuisine CAP Services hôteliers CAP Restaurant CAP Services en brasserie café CSA Restauration collective MC Art de la cuisine allégée MC Employé Barman MC Cuisinier en desserts de restaurant MC Sommellerie Bac pro Cuisine Bac pro Commercialisation et services en restauration BP Cuisinier BP Gouvernante BP Restaurant MC Accueil réception MC Organisateur de réceptions Bac techno Hôtellerie BTS Hôtellerie restauration, option A : mercatique et gestion hôtelière BTS Hôtellerie restauration, option B : art culinaire, art de la table et du service BTS Responsable de l'hébergement à référentiel européen Diplômes connexes en Région (voie scolaire et apprentissage) : Ensemble des métiers relevant de l artisanat (Boucher, Boulanger, Charcutier, Chocolatier, Glacier, Pâtissier, Poissonnier, Traiteur) 110

114 Annexes Les diplômes du Secteur Propreté Diplômes présents en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau III Diplôme CAP Maintenance et Hygiène des Locaux (MHL) CAP Gestion des déchets et propreté urbaine CAP Opérateur des Industries du Recyclage (OIR) TH Agent de stérilisation en milieu hospitalier Bac pro Hygiène, Propreté, Stérilisation (HPS) Bac pro Gestion des Pollutions et protection de l'environnement (GPPE) BTS Métiers des services à l'environnement Diplômes connexes en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau Diplôme Secteur CAP Services hôteliers Hôtellerie restauration CAP Assistant Technique en Milieux Familial et Collectif (ATMFC) Sanitaire et social MC Aide à domicile Sanitaire et social Bac pro Services de Proximité et ie Locale (SPL) Sanitaire et social Bac pro Services Aux Personnes et Aux Territoires (SAPAT) Sanitaire et social BP Gouvernante Hôtellerie restauration III BTS Métiers de l eau Chimie plasturgie III BTSA Gestion et maîtrise de l'eau (GEMEAU) Agriculture et paysage 111

115 Annexes Les diplômes du Secteur Agriculture et paysage (dont agroéquipements) Diplômes présents en Région (voie scolaire et apprentissage) : Niveau Diplôme libellé spécialité ANALYSE ET CONDUITE DES SYSTEMES Production animale et 3 BTSA D'EXPLOITATION végétale 3 BTSA GENIE DES EQUIPEMENTS AGRICOLES Agroéquipements maraichage et 3 BTSA PRODUCTION HORTICOLE horticulture maraichage et 3 BTSA AGRONOMIE- PRODUCTIONS EGETALES horticulture Production animale et 3 BTSA PRODUCTIONS ANIMALES végétale 3 BTSA AMENAGEMENTS PAYSAGERS Travaux paysagers 3 CSA31 COLLABORATEUR DU CONCEPTEUR PAYSAGISTE Travaux paysagers 4 BAC PRO AGRO-EQUIPEMENT Agroéquipements BAC CONDUITE ET GESTION DE L'EXPLOITATION AGRICOLE Production animale et 4 PRO CGEA SPE SYSTEMES A DOMINANTE CULTURES végétale BAC maraichage et 4 PRO PRODUCTIONS HORTICOLES horticulture BAC CONDUITE ET GESTION DE L'EXPLOITATION AGRICOLE Production animale et 4 PRO CGEA SPE SYSTEMES A DOMINANTE ELEAGE végétale BAC CONDUITE ET GESTION D'UNE ENTREPRISE DU Production animale et 4 PRO SECTEUR CANIN ET FELIN végétale BAC Production animale et 4 PRO CONDUITE ET GESTION DE L'ENTREPRISE HIPPIQUE végétale 4 BAC PRO FORET Travaux paysagers 4 BAC PRO AMENAGEMENTS PAYSAGERS Travaux paysagers Production animale et 4 BPA42 RESPONSABLE D EXPLOITATION AGRICOLE végétale 4 BPA42 AMENAGEMENTS PAYSAGERS Travaux paysagers Production animale et 4 CSA41 CONDUITE DE L ELEAGE LAITIER végétale Production animale et 4 CSA42 PROD COMMERC PRODUITS FERMIERS végétale 4 CSA41 CONSTRUCTIONS PAYSAGERES Travaux paysagers PRODUCTIONS HORTICOLES SPE PRODUCTIONS maraichage et 5 CAPA FLORALES ET LEGUMIERES horticulture PRODUCTION AGRICOLE, UTILISATION DES MATERIELS Production animale et 5 CAPA SPE PRODUCTIONS EGETALES végétale PRODUCTION AGRICOLE, UTILISATION DES MATERIELS Production animale et 5 CAPA SPE PRODUCTIONS ANIMALES végétale 5 CAPA EMPLOYE HORT JARDIN ESPACE ERT Travaux paysagers 5 CAPA TRAAUX PAYSAGERS Travaux paysagers 5 CAP2 FLEURISTE Travaux paysagers 5 CAPA2 ENTRETIEN DE L ESPACE RURAL Travaux paysagers 5 CAPA2 IAA OURIER FABRIC PROD ALIMENT 5 BPA52 TRX CONDUITE & ENTR.ENGINS AGRI. Agroéquipements maraichage et 5 BPA52 TPH HORTIC ORNEMENTALE LEGUMIERE horticulture Production animale et 5 BPA52 TPA / POLYCULTURE ELEAGE végétale 112

116 Annexes 5 BPA53 TRAAUX D'AMENAGEMENTS PAYSAGERS Travaux paysagers 5 CSA51 TAILLE ET SOINS DES ARBRES Travaux paysagers Diplômes connexes en Région (voie scolaire et apprentissage) : Pêche et aquaculture et environnement Niveau Diplôme libellé spécialité 3 BTSA GESTION ET PROTECTION DE LA NATURE environnement 3 BTSA ANALYSES AGRICOLES BIOLOGIQUES ET BIOTECHNOLOGIQUES chimie -biologie 3 BTSA GESTION ET MAITRISE DE L'EAU environnement 3 BTSA2 TECHNICO-COMMERCIAL vente 3 BTSA2 STA ALIMENTS PROCESSUS TECHNO 4 BAC PRO PRODUCTIONS AQUACOLES aquaculture 4 BAC PRO GESTION DES MILIEUX NATURELS ET DE LA FAUNE environnement 4 BACPROA 3 TEC CONS TE ALIMENTATION P.ALIM vente 4 BPA42 INDUSTRIES AGRO-ALIMENTAIRES agroalimentaire 5 CSA51 RESTAURATION COLLECTE hotellerie restauration 113

117 Annexes Industrie Bibliographie des secteurs professionnels explorés Nord-Pas de Calais - «La filière automobile en Nord-Pas de Calais, INSEE Nord-Pas de Calais, Les dossiers de profils n 114, Lille, février «La mécanique en France, bien plus qu une industrie», Conférence de presse du 25 juin 2013, Fédération des industries mécaniques, Centre technique des industries mécaniques, Comment se porte l industrie mécanique en Nord-Pas de Calais?, Lille, 25 juin «La mécanique», Horizon éco n 119, Chambre de commerce et d industrie Nord de France, novembre «Le livre blanc sur l industrie du Nord-Pas de Calais», Groupe des fédérations industrielles, CCI Région Nord de France, mars France - «Les métiers de la mécanique», Collection Parcours, Onisep, Paris, avril «La filière automobile «amont» : étude des besoins de compétences actuels et futurs au niveau régional», BIPE, L observatoire de la métallurgie, rapport final, Paris, février «Etude sur l évolution des emplois dans les métiers de la métallurgie», L observatoire de la métallurgie, BIPE, Ambroise Bouteille et associés, Paris, juin 2012, et sa synthèse, septembre «Les métiers de la maintenance», Association française pour le développement de l enseignement technique, L enseignement technique 227, Dossier n 53, pages 2 à 16, septembre «Les métiers de la mécanique, préparer aujourd hui les besoins en compétences de demain», BIPE, L observatoire de la métallurgie, rapport final, Paris, mars Services à l automobile Nord-Pas de Calais - «RégioscOpe des services de l automobile Nord-Pas de Calais», Edition 2013, Observatoire de l ANFA, Carquefou, «La mécanique», Horizon éco n 119, Chambre de commerce et d industrie Nord de France, novembre France - «RégioscOpe des services de l automobile en France», Edition 2013, Observatoire de l ANFA, Carquefou, «Evolution de l insertion des apprentis et des lycéens (7 mois après leur sortie de formation)», Enquêtes A et IPA du ministère de l éducation nationale, Observatoire de l ANFA, Carquefou, février «Les entreprises sans salarié du commerce et de la réparation automobile», Observatoire de l ANFA, Autofocus n 54, Carquefou, juin

118 Annexes - «Portrait sectoriel : la carrosserie automobile», Observatoire de l ANFA, Autofocus n 52, Carquefou, octobre «Interpréter l évolution des effectifs en formation initiale des services de l automobile», Observatoire de l ANFA, Autofocus n 51, Carquefou, mai «Les pratiques de recrutement du commerce et de la réparation automobile», Observatoire de l ANFA, Autofocus n 46, Carquefou, juillet «Prospective de besoins en recrutement dans le commerce et la réparation automobile à l horizon 2015», Céreq, ANFA, Carquefou, Janvier «Les métiers de la mécanique», Collection Parcours, Onisep, Paris, avril «Les métiers des services de l automobile», Association française pour le développement de l enseignement technique, L enseignement technique, Dossier n 45, Paris, septembre Site d information sur les formations et les métiers. Bâtiment et travaux publics Nord-Pas de Calais - «Le bâtiment dans le Nord-Pas de Calais», Fédération française du bâtiment, Marcq-en-Baroeul, mars «Construction, un marché en replis», INSEE Nord-Pas de Calais, Bilan économique 2013, pages 28 à 32, Lille, mai «Conjoncture du BTP Nord-Pas de Calais», Cellule économique régionale pour la construction et l aménagement Nord-Pas de Calais, n 1, février «Conjoncture du BTP Nord-Pas de Calais», Cellule économique régionale pour la construction et l aménagement Nord-Pas de Calais, n 2, mai «Tableau de bord emploi-formation du bâtiment et des travaux publics en Nord-Pas de Calais», les indicateurs prospectifs emploi-formation Edition 2013, Cellule économique régionale pour la construction et l aménagement Nord-Pas de Calais, CCCA-BTP, Marcq-en-Baroeul, «Tableau de bord emploi-formation des travaux publics en Nord-Pas de Calais», les indicateurs prospectifs emploi-formation Edition 2013, Cellule économique régionale pour la construction et l aménagement Nord-Pas de Calais, CCCA-BTP, Marcq-en-Baroeul, «Tableau de bord Nord-Pas de Calais, développement durable», Cellule économique régionale pour la construction et l aménagement Nord-Pas de Calais, Marcq-en-Baroeul, décembre «Besoins de renouvellement des entreprises du BTP et adaptation du dispositif de formation professionnelle initiale en Nord-Pas de Calais Le rôle des CFA conventionnés avec le CCA-BTP», CCCA-BTP, Direction des études, mai «Nord-Pas de Calais Troisième Révolution Industrielle Master Plan 2013», Conseil régional Nord-Pas de Calais, CCI Nord de France, Tir Consulting Group LLC, Jérémy Rifkin, Lille, octobre

119 Annexes France - Site de l observatoire prospectif des métiers et des qualifications du BTP et du TP, chiffres du secteur et son évolution. - «Enquête mensuelle de conjoncture dans l industrie du bâtiment», INSEE, Informations rapides n 120, 22 mai «Tableaux de l économie française» INSEE, Collection références, Edition 2014, pages 166 à 172, Paris, «Les chiffres clés 2014», CAPEB Artisanat du bâtiment, Paris, «Quel(s) artisans(s) en 2025?», Les cahiers de tendances de l artisanat du bâtiment n 1, Paris, janvier (cahiers déclinés par métiers). - «Les métiers du bâtiment et des travaux publics», Collection Parcours, Onisep, Paris, mai «Les métiers du BTP», Association française pour le développement de l enseignement technique, L enseignement technique n 234, Dossier n 60, Paris, pages 2 à 16, juin «Les métiers de la performance énergétique», Association française pour le développement de l enseignement technique, L enseignement technique n 222, Dossier n 48, Paris, pages 2 à 15, juin Site d information sur les formations et les métiers. Hôtellerie restauration Nord-Pas de Calais - «Portrait régional Nord-Pas de Calais», Edition 2013, L observatoire de l hôtellerie et de la restauration, Fafih OPCA Hôtellerie Restauration Loisirs, Arras, septembre «Tourisme, un bilan positif de l activité touristique», INSEE Nord-Pas de Calais, Bilan économique 2013, pages 34 à 36, Lille, mai «L hôtellerie sur la côte d Opale, Etat des lieux et perspectives de l offre hôtelière», CCI Région Nord de France, Horizon éco n 163, Lille, décembre «Hôtels, cafés, restaurants en Nord-Pas de Calais, les enjeux de l hôtellerie restauration», CCI Région Nord de France, Horizon éco n 93, Lille, mai «L hôtellerie dans l arrondissement de Lille, enjeux et perspectives», L agence de développement et d urbanisme de Lille Métropole, Lille, novembre France - «Tableau de bord du tourisme», Edition 2014, Direction générale de la compétitivité de l industrie et des services, Ivry-sur-Seine, février «Portrait sectoriel France», Fafih OPCA Hôtellerie Restauration, Paris, octobre «Quel avenir pour les métiers du secteur HCR?», Fafih OPCA Hôtellerie Restauration, Etude prospective, Paris, novembre «Les métiers de l hôtellerie et de la restauration», Collection Parcours, Onisep, Paris, février

120 Annexes - «Les métiers de la restauration collective», Association française pour le développement de l enseignement technique, L enseignement technique n 238, Dossier n 64, Paris, pages 2 à 16, juin «Les métiers de l hôtellerie et de la restauration», Association française pour le développement de l enseignement technique, L enseignement technique n 216, Dossier n 42, Paris, pages 2 à 14, décembre «Mémento du tourisme», Edition 2013, Ministère de l artisanat, du commerce et du tourisme, Paris, «L insertion des jeunes dans l hôtellerie-restauration», Céreq, Net.Doc n 73, Marseille, novembre «L emploi saisonnier dans l hôtellerie et la restauration», Céreq, Net.Doc n 70, Marseille, septembre Site d information sur les formations et les métiers. Propreté Nord-Pas de Calais - Création d un Groupement d employeurs pour l insertion et la qualification (GEIQ) Propreté Nord-Pas de Calais le 12 mai «Les chiffres clés Région Nord-Pas de Calais», Edition 2013, Fédération des entreprises de propreté et services associés Région Nord-Normandie-Picardie, illejuif, France - «Les chiffres clés», Edition 2013, Fédération des entreprises de propreté et services associés Région Nord-Normandie-Picardie, illejuif, «Etude prospective du secteur de la propreté et des services associés», Fédération des entreprises de propreté et services associés Région Nord-Normandie-Picardie, illejuif, mai «Les métiers de la propreté», Association française pour le développement de l enseignement technique, L enseignement technique 237, Dossier n 63, AFDET, pages 2 à 16, mars Site des métiers de la propreté et de la filière complète de formations, du CAP au Master - Site de l observatoire des métiers et des qualifications de la propreté. - Site d information sur les formations et les métiers. Agriculture, travaux paysagers et agroéquipements Nord-Pas de Calais - «Agriculture, redressement de l agriculture régionale par rapport à 2012», INSEE Nord-Pas de Calais, Bilan économique 2013, Lille, mai «L agriculture et l agroalimentaire dans les régions» GRAPHAGRI Régions, Ministère de l agriculture et de la forêt, pages 268 à 274 pour le Nord-Pas de Calais, Paris, avril

121 Annexes - La statistique agricole, «Installations», «Depuis 10 ans, 230 jeunes agriculteurs s installent par an», Agreste Nord-Pas de Calais n 12, Lille, juillet «Mémento de la statistique agricole», Edition 2013, Agreste Nord-Pas de Calais, Lille, octobre «L agriculture biologique, ses acteurs, ses produits, ses territoires», Edition 2013, Agence française pour le développement et la promotion de l agriculture biologique, page 192 pour le Nord-Pas de Calais, Paris, novembre «Chiffres et cartes 2012», Agriculture et agro-alimentaire dans le Nord-Pas de Calais, Chambre d agriculture Région Nord-Pas de Calais, Lille, «Chiffres clés 2013 des entreprises du paysage dans le Nord-Pas de Calais», Union nationale des entreprises du paysage, Paris, France - «Panorama de l enseignement agricole 2012», Ministère de l agriculture, de l agroalimentaire et de la forêt, Direction générale de l enseignement et de la recherche, Paris, février «Les métiers de l agriculture et de la forêt», Collection Parcours, Onisep, Paris, décembre «Mémento de la statistique agricole», France Edition 2013, Agreste, Paris, décembre «Les métiers de l agriculture», Association française pour le développement de l enseignement technique, L enseignement technique n 220, Dossier n 46, Paris, pages 2 à 15, décembre «Agriculture, forêt et climat, vers des stratégies d adaptation», Ministère de l agriculture, de l alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l aménagement du territoire, Centre d études et de prospective, Service de la statistique et de la prospective, La documentation française, Montreuilsous-Bois, septembre «Le monde agricole en tendances, un portait social prospectif des agriculteurs», Ministère de l agriculture, de l alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l aménagement du territoire, Centre d études et de prospective, Service de la statistique et de la prospective, La documentation française, Montreuil-sous-Bois, février «L agriculture biologique, ses acteurs, ses produits, ses territoires», Edition 2013, Agence française pour le développement et la promotion de l agriculture biologique, Paris, novembre «Chiffres clés 2013 des entreprises du paysage», Union nationale des entreprises du paysage, Paris, Site d information sur les formations et les métiers. Europe - «Politique agricole commune 2014/2020 Application en France», relevé de conclusions suite au CSO du 27 mai «Les 50 ans de la politique agricole commune», Ministère de l agriculture et de la forêt, paris, septembre

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124 Région Nord - Pas de Calais 151, Avenue du Président Hoover Lille Cedex Tél :

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