mise à jour sur les cycles économiques série leadership AVRIL 2015

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "mise à jour sur les cycles économiques série leadership AVRIL 2015"

Transcription

1 Article de fond rédigé par nos partenaires américains mise à jour sur les cycles économiques L Europe au tournant d un cycle économique La vigueur des États-Unis et de la zone euro soutient la croissance mondiale, mais la volatilité des marchés pourrait s accentuer Dirk Hofschire, CFA l Vice-président principal, Recherche sur la répartition de l actif Lisa Emsbo-Mattingly l Directrice principale, Recherche sur la répartition de l actif Joshua Lund-Wilde l Analyste de recherche, Recherche sur la répartition de l actif Jake Weinstein, CFA l Analyste principal, Recherche sur la répartition de l actif FAITS SAILLANTS La zone euro démontre clairement qu elle émerge du ralentissement qu elle a connu en 2014 pour se diriger vers une expansion de mi-cycle généralisée. Nous continuons de privilégier les actions européennes et croyons que la tendance à la hausse de l économie aidera l euro. La lenteur de la croissance mondiale, la baisse des prix du pétrole et la robustesse du dollar confirment la phase d expansion de mi-cycle marquée par la faiblesse de l inflation et la croissance modérée que traversent les États Unis. La modeste amélioration du cycle économique mondial est bénéfique pour la plupart des marchés des actifs. Nous prévoyons que la Fed haussera les taux cette année, ce qui devrait accroître la volatilité des marchés financiers. AUTRES POINTS CLÉS L équipe de recherche sur la répartition de l actif (ERRA) de Fidelity a recours à une démarche de répartition de l actif basée sur un horizon multi-temporel qui analyse les tendances parmi trois segments temporels, à savoir un horizon tactique (court terme), un horizon cyclique (moyen terme) et un horizon séculaire (long terme). Le présent rapport mensuel met principalement l accent sur les fluctuations à moyen terme du cycle économique et sur l influence que ces changements pourraient exercer sur les perspectives de diverses catégories d actifs.

2 Qu est-ce qui attend la zone euro? Les perspectives économiques à long terme de l Europe seront vraisemblablement assombries par le vieillissement de la population, les niveaux élevés de la dette publique ainsi que les risques politiques à court terme liés à la Grèce et au conflit opposant l Ukraine et la Russie, qui ne semblent pas près de disparaître. Quoi qu il en soit, notre approche en matière de cycle économique repose sur le principe que l amélioration ou la dégradation des conditions cycliques est le facteur qui influence le plus la performance relative des actifs à moyen terme. À ce propos, nous avons souligné dans nos perspectives pour 2015 que nous nous attendions à ce que l économie européenne s extirpe du ralentissement de milieu de cycle dans lequel elle avait sombré l année dernière (voir l article intitulé «Mise à jour sur les cycles économiques : la robustesse de l économie américaine et les divergences à l échelle mondiale pourraient alimenter la volatilité en 2015», paru dans notre publication Série leadership, Décembre 2014/Janvier 2015). Nous constatons à présent les signes concrets indiquant que la zone euro a entamé une remontée cyclique. Conjoncture monétaire et conditions de crédit : quand des vents contraires se mettent à souffler dans la bonne direction Encouragé par l amélioration du cycle monétaire et du cycle de crédit, qui revêtent toujours une grande importance, notre schéma de cycle économique laisse à penser que la plupart des économies européennes traversent en ce moment une phase d expansion de mi-cycle. Les banques de la zone euro qui, en 2014, se concentraient sur le désendettement de leur bilan en réponse aux tests de résistance réglementaires, ont commencé à élargir leur activité de crédit. Les prêts au secteur privé ont augmenté au cours de l année écoulée pour la première fois depuis 2012 (voir le Tableau 1). De plus, les normes de prêts se sont assouplies dans le cas de tous les types de crédit (voir le Tableau 2). Après la contraction que le bilan de la Banque centrale européenne a subie en 2014, les conditions monétaires se sont également détendues. Le bilan de la BCE reprend de l expansion, étant donné que les opérations de refinancement ciblées à long-terme (TLTRO) mises en œuvre par l institution ont permis de lever 310 milliards d euros à un taux de financement très bas en vue de stimuler la croissance des prêts (voir le Tableau 1). Le programme d achat massif de titres souverains lancé par la BCE (programme d assouplissement quantitatif) a remonté le moral des investisseurs en venant à la rescousse des prix des actifs et d une devise dépréciée. Les achats mensuels d obligations souveraines au coût de 50 milliards d euros effectués par la BCE engloutiront, selon les projections, quelque 227 milliards d euros de plus que ne le commanderait l émission totale nette d obligations souveraines de la zone euro au cours des douze prochains mois 1, contribuant ainsi à pousser plus de 2 des obligations européennes de qualité en territoire négatif 2. Cette situation pourrait bien obliger les investisseurs à s aventurer plus loin dans le spectre du risque, ce qui serait bénéfique pour les marchés des actions. 1 Sources : Bloomberg Finance L.P. et Fidelity Investments (ERRA), au 20 mars Source : Indice global Barclays des obligations européennes, au 28 février Tableau 1 Bilan de la BCE par rapport à la croissance des prêts privés Après des années de recul, la croissance des prêts est en hausse et sera ultérieurement alimentée par les politiques plus accommodantes de la BCE. Tableau 2 Normes d octroi des prêts des banques de la zone euro Les banques de la zone euro ont assoupli leurs normes concernant les prêts aux secteurs des particuliers et des entreprises. Milliards d euros Févr Croissance des prêts privés Août 2011 Févr Croissance des prêts (pourcentage sur douze mois) Août 2012 Bilan de la BCE (variation sur six mois) Févr Août 2013 Févr Août 2014 Févr % 2 % 2 % 4 % Part nette, en pourcentage, des banques de la zone euro ayant assoupli leurs normes de prêts Achats de maisons 2005 Crédit aux entreprises Normes plus souples Normes plus strictes 2008 Crédit à la consommation Sources : Banque centrale européenne, Haver Analytics et Fidelity Investments (ERRA), au 28 février Sources : Banque centrale européenne, Haver Analytics et Fidelity Investments (ERRA), au 20 janvier

3 MISE À JOUR SUR LES CYCLES ÉCONOMIQUES : L EUROPE AU TOURNANT D UN CYCLE ÉCONOMIQUE L économie réelle reprend de la vigueur L élan cyclique positif des derniers mois a été déclenché par l Allemagne et l Espagne. Dans le secteur manufacturier, les effets coup de fouet 1 indicateurs avancés de l activité industrielle demeurent profondément favorables en Allemagne et ont démontré une nette amélioration dans les pays périphériques de la zone euro ces deux dernières années. L accroissement de la confiance des entreprises est également généralisé, un nombre grandissant de sociétés de la zone euro s attendant à ce que les conditions évoluent au cours des douze prochains mois. Le repli de l euro a fait grimper les exportations de la zone euro vers les États-Unis de 14 % sur douze mois 2. Les nations périphériques sont devenues plus concurrentielles, les coûts unitaires de main-d œuvre ayant diminué de plus de 1 depuis 2009 en Espagne, en Irlande et en Grèce 3. Le degré de confiance des consommateurs de la zone euro a éclipsé les niveaux observés avant , compte tenu de la baisse des prix du pétrole, de l accès plus facile au crédit et du modeste progrès enregistré par les marchés de l emploi. Le pourcentage de consommateurs espagnols qui envisagent les conditions économiques 1 Nouvelles commandes moins les stocks. 2 Sources : Eurostat, Haver Analytics et Fidelity Investments (ERRA), au 31 janvier Sources : Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Banque des règlements internationaux, Haver Analytics et Fidelity Investments (ERRA), au 31 décembre Sources : Commission européenne, Haver Analytics et Fidelity Investments (ERRA), au 23 mars Tableau 3 Confiance et demande des consommateurs espagnols Le modeste progrès économique survenu après des années de demande refoulée a donné lieu à une hausse des achats d articles à prix unitaire élevé. Taux d augmentation sur douze mois (%) 6 3 Immatriculations de nouvelles voitures 3 6 Confiance des consommateurs Amélioration de la situation économique au cours des douze prochains mois (pourcentage net) Sources : Banco de España, Haver Analytics et Fidelity Investments (ERRA), au 28 février à venir avec optimisme atteint un sommet inégalé depuis au moins trente ans. Après des années de demande refoulée, le nombre d immatriculations de véhicules automobiles a inscrit une hausse de 26 % comparativement à un an plus tôt (voir le Tableau 3). Risques et limites quant au potentiel de hausse de l Europe Malgré cet élan cyclique, bon nombre d entraves compromettent les perspectives de l Europe. Mentionnons d abord les risques politiques, dont l escalade du conflit entre l Ukraine et la Russie. En outre, les craintes entourant le départ potentiel de la Grèce de la zone euro ont refait surface, bien que ce scénario ne nous semble pas le plus probable. Même si elle constitue toujours une menace, la sortie de la Grèce représente un risque systémique beaucoup moins grave que par les années passées, les réclamations étrangères à l égard des banques grecques ayant diminué de plus de 8 depuis Qui plus est, les politiques musclées et les programmes d octroi de liquidités d urgence de la BCE permettent de restreindre la contagion liée à un départ éventuel de la Grèce. Contrairement à la situation au milieu de l année 2011, les obligations souveraines de l Espagne et de l Italie sont restées stables et basses pendant la récente vague de volatilité qui s est abattue sur les actifs grecs. En deuxième lieu, plusieurs facteurs plaident davantage en faveur d une amélioration graduelle que d une vive reprise. Le taux de chômage reste élevé dans la région, atteignant 11,2 % et même 24 % en Espagne 6. Les niveaux de la dette publique demeurent importants dans les pays périphériques et le désendettement des ménages est insuffisant. De plus, les tendances démographiques à long terme sont encore inquiétantes, la décroissance de la population d âge actif mettant un frein à la croissance. À long terme, nous prévoyons une croissance léthargique pour les deux prochaines décennies. Impact de la conjoncture européenne sur notre répartition de l actif Compte tenu du regain de la zone euro, les deux plus grandes économies du monde (soit les États-Unis et l Europe) bénéficient désormais de solides perspectives qui procurent une stabilité à l économie mondiale et viennent à l appui des catégories d actifs les plus risquées à l échelle de la planète. Actions de la zone euro Éperonnés par les mesures d assouplissement quantitatif et des données économiques supérieures aux attentes, les cours des actions européennes ont nettement augmenté au début de Il n en reste pas moins que les aspects fondamentaux positifs devraient continuer de soutenir les marchés boursiers européens. Les perspectives concernant les bénéfices des sociétés prennent du mieux grâce à la faiblesse de l euro et à l embellie de la conjoncture macroéconomique. En outre, les évaluations correspondent à leurs moyennes historiques et sont inférieures aux coefficients américains actuels. 5 Sources : Banque des règlements internationaux, Haver Analytics et Fidelity Investments (ERRA), au 30 septembre Sources : Servicio Publico de Empleo Estatal, Haver Analytics et Fidelity Investments (ERRA), au 28 février

4 L euro Pour les investisseurs des États-Unis, le repli de l euro par rapport au dollar américain a nui au rendement des actions européennes au cours des derniers mois. Néanmoins, nous croyons que cette tendance tire à sa fin. La différence entre l orientation des politiques économiques et monétaires des États-Unis et de l Europe est pleinement admise à l heure actuelle, puisque la baisse de 2 qu a subie l euro depuis le mois de juillet reflète déjà la vigueur relative de l économie américaine et l intention de la Fed d adopter des mesures de resserrement en Compte tenu de nos projections qui mettent de l avant une amélioration constante de la situation de la zone euro, nous estimons que l économie européenne risque beaucoup moins de décevoir le marché que l économie américaine, mais qu il sera plus difficile pour la BCE de surprendre favorablement les investisseurs avec des mesures d assouplissement plus poussées que prévu. Par conséquent, un raffermissement de l économie européenne devrait commencer à soutenir l euro. Ce processus serait plus en accord avec l activité du marché des dernières années, où à l encontre des derniers mois le solide rendement des actions a coïncidé avec des fluctuations bénéfiques des devises (voir le Tableau 4). Tableau 4 Les actions européennes et l euro La relation généralement favorable qui existe entre les actions européennes et l euro s est détériorée en 2014 mais pourrait se régulariser au cours des prochains mois. Indice MSCI Euro (en devise locale) Taux de change EUR/USD Actions européennes 2013 Euro c. $ US ,8 1,6 1,4 1,2 1,0 Sources : Morningstar, Bloomberg Finance L.P. et Fidelity Investments (ERRA), au 23 mars Le point sur le cycle macroéconomique Les récentes données publiées sur les États-Unis sont encore quelque peu décevantes, la robustesse constante du dollar, la morosité de l environnement externe et l effondrement des prix pétroliers enrayant toujours les activités manufacturières, les exportations et les autres secteurs tributaires des marchés mondiaux. Cependant, ces tendances entérinent les perspectives de consommation favorables et l expansion de mi-cycle assortie d une inflation ténue. Secteurs économiques américains Emploi et consommation. Le marché de l emploi continue de s améliorer de façon stable, les indicateurs prospectifs y compris les demandes de prestations de chômage et le nombre d occasions d emploi 1 donnant à penser que le marché devrait se contracter davantage. Bien que ces tendances ne se soient pas encore traduites par une accélération considérable de la hausse des salaires, les consommateurs nourrissent des attentes nettement plus élevées face à l augmentation de leur revenu et ce, pour la première fois au cours de la reprise actuelle (voir le Tableau A). Les ventes au détail ont été de nouveau navrantes en partie, du moins, à cause de la baisse du prix nominal de nombreux biens et des conditions météorologiques désavantageuses mais les gains solides réalisés au chapitre du revenu réel devraient contribuer à un redressement de la consommation. Les progrès du marché du travail, le recul des prix du gaz, l inflation modérée et la vigueur du dollar étayent toujours le pouvoir d achat et le potentiel de revenu réel des consommateurs américains. Tableau A Attentes des consommateurs quant à la hausse de leur revenu Les consommateurs ont des attentes de revenu de plus en plus importantes au fur et à mesure que le marché de l emploi continue de se contracter. Changements prévus au cours de l année à venir (moyenne sur six mois) 3 % 2 % 1 % Sources : University of Michigan Surveys of Consumers (Sondage sur la confiance des consommateurs de l université du Michigan), Haver Analytics et Fidelity Investments (ERRA), au 13 mars Sources : Bureau of Labor Statistics (Bureau américain des statistiques relatives à l'emploi), Haver Analytics et Fidelity Investments (ERRA), au 27 mars

5 MISE À JOUR SUR LES CYCLES ÉCONOMIQUES : L EUROPE AU TOURNANT D UN CYCLE ÉCONOMIQUE Inflation. Les pressions inflationnistes demeurent circonscrites par la désinflation mondiale, la chute des prix du pétrole et les gains hésitants des salaires locaux. Même si les mesures relatives à l inflation de base restent anémiques, nous nous attendons à ce que l accroissement des salaires dans le secteur des services rétablisse leur tendance à la hausse en Malgré la désinflation mondiale et la majoration des salaires, les pressions inflationnistes de fin de cycle ne se sont pas encore manifestées. Sociétés et crédit. Les conditions pour les sociétés et le marché du crédit des États-Unis sont toujours propices à l expansion économique. Bien que le dernier sondage sur la confiance des PDG mené par la Business Roundtable (table ronde des hommes d affaires) indique des perspectives économiques positives, les plans visant les dépenses en capital restent flous, partiellement en raison de la robustesse du dollar et des conséquences de la baisse des prix du pétrole sur les investissements énergétiques. Pourtant, les banques n ont cessé de faire preuve d une volonté grandissante d accorder des prêts tant aux particuliers qu aux entreprises au début de 2015, même si elles ont agi moins vite qu aux trimestres précédents 1. La force du dollar et la mollesse de la demande mondiale peuvent encore nuire à l activité manufacturière et aux profits des multinationales, mais les marges bénéficiaires devraient se maintenir à un niveau élevé compte tenu de la faiblesse des pressions inflationnistes. La solide rentabilité des sociétés et l accès au crédit demeurent des éléments propices à l expansion de mi-cycle. Habitation. L expansion du marché de l habitation manque toujours de vitalité, mais a quand même profité de certaines améliorations. D après les indicateurs avancés, la demande et l activité continuent d augmenter en dépit de la récente baisse des mises en chantier à la suite de mauvaises conditions climatiques, puisque l activité liée aux remises de permis et les promesses de vente de maisons conservent un rythme de croissance à un chiffre dans la partie moyenne de la fourchette au cours de l année écoulée. Le marché de l habitation continue de gagner du terrain, lentement mais sûrement, porté par le resserrement du marché de l emploi, des taux hypothécaires toujours bas et l assouplissement des modalités de crédit. Survol mondial Chine. Après avoir connu un boom qui a duré plusieurs années dans les secteurs de l immobilier et du crédit, la Chine tente désespérément d absorber sa surcapacité de production et d éviter l instabilité financière tandis qu elle traverse une période de ralentissement cyclique. Le secteur immobilier un pilier crucial de l économie chinoise semble se détériorer davantage, les prix des propriétés, le nombre de transactions et la quantité de nouvelles constructions dénotant une tendance négative sur douze mois 2. Les politiques monétaires et budgétaires de plus en plus accommodantes n ont pas encore réussi à stimuler l économie de façon valable, car les sorties de capitaux étrangers minent ces mesures 1 Enquête auprès des responsables du crédit. Sources : Réserve fédérale, Haver Analytics et Fidelity Investments (ERRA), au 2 février Sources : Bureau national des statistiques de Chine, Haver Analytics et Fidelity Investments (ERRA), au 28 février en réduisant les liquidités du système financier. La Chine continue de s essouffler et sa croissance est confrontée à un risque élevé de décélération. Japon. L économie japonaise demeure apathique et continuera de faire face à des vents contraires cycliques, plus particulièrement les effets négatifs de la hausse de la taxe à la consommation imposée en avril 2014 et sa forte dépendance aux exportations à destination de la Chine, qui tourne au ralenti. À court terme, l économie nippone donnera des signes de reprise; en effet, certains indicateurs psychologiques des ménages et des entreprises ont progressé ces trois derniers mois et le ratio stock/ livraisons s est également amélioré. Le Japon est probablement en train de sortir de la récession, aidé par la baisse des prix pétroliers, les mesures renouvelées de stimulation monétaire et la remontée des exportations grâce à la dépréciation du yen. Sommaire mondial. La scène mondiale est marquée par de vifs contrastes : l économie américaine, qui est de plus en plus robuste, se dirige vers un resserrement des politiques monétaires alors que l inertie et les tendances désinflationnistes des autres grandes économies ont entraîné l adoption de mesures de relance encore plus énergiques. L économie mondiale continue de se porter un peu mieux, profitant de la chute des prix du pétrole, de la faiblesse des devises autres que le dollar US et de la baisse des rendements obligataires. Les indicateurs avancés des quarante plus grandes économies mondiales ont encore affiché des progrès graduels et plus de la moitié d entre eux ont démontré un raffermissement au cours des six et douze derniers mois 3. À l extérieur des États-Unis, les pays développés semblent davantage en mesure de tirer parti des changements que subit la conjoncture mondiale. En Europe et au Japon, les consommateurs bénéficient de l affaissement des prix du pétrole tandis que les exportateurs reçoivent un sérieux coup de pouce grâce à la vigueur de la devise et de l économie américaines. Par ailleurs, un nombre important de grands marchés émergents restent coincés dans des remous cycliques. Le ralentissement de l économie chinoise et la diminution des prix des produits de base constituent des obstacles pour beaucoup de pays en développement de même que pour l Australie. Les avantages que les devises plus économiques procurent à la Russie, au Brésil et à l Indonésie ont été plus que neutralisés par l impact négatif des conditions de l échange de marchandises à cause de l écroulement des prix des produits de base. De plus, les sorties de capitaux étrangers continuent d exercer des pressions à la baisse sur les devises, forçant ainsi la mise en place de conditions monétaires plus serrées qu elles ne l auraient été à la suite du ralentissement de leurs perspectives cycliques. L économie mondiale donne des signes de légère amélioration et révèle des conditions avantageuses dans les principales économies développées alors que plusieurs grandes économies émergentes sont toujours aux prises avec des pressions attribuables à la récession. 3 Sources : Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Foundation for International Business and Economic Research (FIBER) (Fondation pour la recherche sur le commerce international et l économie), Haver Analytics et Fidelity Investments (ERRA), au 31 janvier

6 Conséquences sur les perspectives et la répartition de l actif La modeste amélioration qui se profile dans le cycle économique mondial demeure généralement propice aux marchés des actifs. Le contexte favorable de mi-cycle qui prévaut aux États-Unis et en Europe jette les bases d une croissance mondiale modérée, d une inflation ténue et de taux d intérêt bas. Si ces conditions servent bien les actions, il reste qu une inflation de fin de cycle qui viendrait menacer les rendements obligataires ne s est toujours pas produite. Les actions européennes pourraient bien connaître la plus forte hausse cyclique en raison de leurs évaluations relativement attrayantes et des attentes encore bien raisonnables des investisseurs face à l activité économique. Nous nous attendons à ce que la Réserve fédérale américaine (Fed) commence à relever les taux cette année; cependant, même si les mesures de resserrement qu elle entreprendra seront sans doute graduelles, elles accentueront probablement la volatilité sur les marchés des changes et les marchés financiers à plus vastes assises. À notre avis, ce sont les marchés émergents qui risquent le plus de compromettre nos prévisions concernant l embellie mondiale. En effet, le durcissement adopté par la Fed et la robustesse de la devise américaine rendront sans doute les conditions financières de ces régions encore plus difficiles à un moment où l activité économique accuse une décélération considérable. La Chine constitue notre plus grande préoccupation, même si selon nous, elle saura éviter une importante instabilité financière. Nous anticipons une timide amélioration de la conjoncture mondiale en 2015, mais dans un climat où les marchés financiers seront soumis à une volatilité plus soutenue (voir le schéma de cycle économique). Schéma de cycle économique L Allemagne et les États-Unis sont toujours dans une phase d expansion de mi-cycle alors que la Chine et le Japon demeurent confrontés aux pressions attribuables à une fin de cycle et à la récession. Phases du cycle Pressions inflationnistes Rouge = Élevées DÉBUT DE CYCLE Relance de l activité (PIB, indice de productivité, emploi, revenus) Reprise du crédit Croissance rapide des profits Maintien des politiques de stimulation Stocks bas et amélioration des ventes MILIEU DE CYCLE Point culminant de la croissance Forte croissance du crédit Hausse maximale des profits Politique neutre Augmentation des stocks et des ventes; situation d équilibre FIN DE CYCLE Ralentissement de la croissance Resserrement du crédit Pressions sur les bénéfices Politique d austérité Stocks en hausse; baisse de la croissance des ventes RÉCESSION Activité en baisse Raréfaction du crédit Diminution des profits Assouplissement des politiques Chute des stocks et des ventes CONTRACTION Allemagne É.-U. + Croissance économique Japon REPRISE EXPANSION Chine # Japon Rendement relatif des actifs sensibles à l économie Vert = Vigoureux Remarque : Ce schéma est une illustration hypothétique du cycle économique. En pratique, les phases d un cycle ne suivent pas toujours cette progression; de plus, il arrive qu un cycle économique omette une de ces phases ou effectue un retour à une phase antérieure. # Il y a décélération de la croissance quand un pays enregistre une baisse notable de l activité par rapport à son potentiel économique à long terme. Nous avons adopté la définition de «cycle de croissance» pour la plupart des économies en développement comme la Chine; en effet, ces dernières sont portées à démontrer une solide performance tendancielle alimentée par une accumulation rapide des facteurs de production et par des hausses de la productivité; en outre, leur déviation par rapport à la tendance semble constituer l élément qui influence le plus le rendement des actifs. Par ailleurs, nous utilisons la définition classique du terme «récession», qui implique une contraction manifeste de l activité économique, dans le cas des économies développées. Voir les Notes en fin d ouvrage pour plus d information. Source : Fidelity Investments (ERRA). 6

7 MISE À JOUR SUR LES CYCLES ÉCONOMIQUES : L EUROPE AU TOURNANT D UN CYCLE ÉCONOMIQUE AUTEURS Dirk Hofschire, CFA l Vice-président principal, Recherche sur la répartition de l actif Joshua Lund-Wilde l Analyste de recherche, Recherche sur la répartition de l actif Lisa Emsbo-Mattingly l Directrice principale, Recherche sur la répartition de l actif Jake Weinstein, CFA l Analyste principal, Recherche sur la répartition de l actif L équipe de recherche sur la répartition de l actif (ERRA) mène des recherches d ordre économique, fondamental et quantitatif en vue de procurer des recommandations visant la répartition de l actif aux gestionnaires de portefeuille et aux équipes de placements de Fidelity. L ERRA effectue l analyse et la synthèse des perspectives de placement provenant des diverses unités de gestion de l actif de Fidelity afin de mettre en lumière les tendances macroéconomiques ainsi que l orientation des marchés financiers et de déterminer leur impact sur la répartition de l actif. Les analystes de recherche sur la répartition de l actif Austin Litvak, Caitlin Dourney et Ilan Kolet ont également participé à la rédaction du présent article. Kevin Lavelle, vice-président, Leadership éclairé de Fidelity, et Christie Myers, directrice principale, Leadership éclairé de Fidelity, en ont supervisé la rédaction. Investisseurs canadiens Réservé aux clients canadiens éventuels. Offert dans toutes les provinces du Canada par Fidelity Investments Canada s.r.i. conformément aux lois sur les valeurs mobilières en vigueur. Avant d investir dans un fonds, veuillez prendre en considération ses objectifs de placement, ses risques, ses frais et ses charges. Adressez-vous à Fidelity pour obtenir un prospectus ou, le cas échéant, un prospectus simplifié contenant cette information et lisez-le avec attention. Les opinions contenues aux présentes ont été exprimées à la date indiquée, d après l information disponible à ce moment-là, et sont appelées à changer en tout temps en fonction de l évolution des marchés et d autres facteurs. À moins d indication contraire, ces opinions sont celles des auteurs et ne représentent pas nécessairement le point de vue de Fidelity Investments ou de ses sociétés affiliées. Fidelity décline toute obligation de mettre à jour l information fournie dans le présent document. Parmi les catégories d actifs, les actions sont ordinairement plus volatiles que les obligations ou les instruments à terme et leur valeur peut considérablement diminuer à la suite de la dégradation de la situation des émetteurs, du climat politique, de la réglementation, des marchés ou de la conjoncture économique. Bien que le marché obligataire présente également une certaine volatilité, les titres de créance de qualité inférieure, y compris les prêts à effet de levier, offrent généralement des rendements supérieurs à ceux des titres de qualité, mais ils comportent aussi un plus grand risque de défaillance et de fluctuation de prix. Les marchés étrangers peuvent accuser une plus grande volatilité que les marchés des États-Unis en raison des risques accrus de dégradation de la situation des émetteurs, du climat politique, des marchés ou de la conjoncture économique, facteurs qui sont exacerbés dans le cas des marchés émergents. Les décisions de placement doivent tenir compte des objectifs individuels de l investisseur, de son horizon temporel de même que de sa tolérance au risque. En règle générale, les marchés obligataires sont volatils et les titres à revenu fixe présentent des risques liés aux taux d intérêt. (Habituellement, les prix des obligations baissent à mesure que les taux d intérêt augmentent et vice-versa. Cet effet est ordinairement plus marqué dans le cas des titres à long terme.) Les titres à revenu fixe comportent des risques d inflation, de crédit et de défaillance, tant pour les émetteurs que pour les contreparties. Tout placement comporte un risque, y compris un risque de perte. Les rendements passés ne sont pas une garantie des résultats futurs. Ni la diversification ni la répartition de l actif ne constituent un gage de profit ou une garantie contre les pertes. Les indices ne font l objet d aucune gestion. Il n est pas possible d investir directement dans un indice. Le schéma de cycle économique décrit les étapes généralement parcourues par les cycles économiques au fil du temps, bien que chaque cycle soit différent; vous trouverez des observations sur la phase en cours dans le corps du texte. Habituellement, le cycle économique type se déroule de la façon suivante : Durant la phase de début de cycle type, l économie atteint un creux et commence à remonter la pente jusqu à ce qu elle sorte de la récession; la reprise s amorce ensuite avec l intensification de l activité. Cette phase se caractérise par des pressions inflationnistes faibles, une politique monétaire accommodante et une courbe de rendement accentuée. Les catégories d actifs plus sensibles à la conjoncture économique, comme les actions, enregistrent généralement leurs meilleurs résultats au cours de cette phase. Durant la phase de milieu de cycle type, l économie passe de la reprise à l expansion, ce qui se caractérise par une croissance plus généralisée et autonome, mais à un rythme plus modéré. Les pressions inflationnistes commencent habituellement à s intensifier, la politique monétaire se resserre et la courbe de rendement s aplatit légèrement. Les catégories d actifs sensibles à la conjoncture économique continuent à tirer profit de l essor de l économie, mais leur avantage relatif s amenuise. Durant la phase de fin de cycle type, l expansion économique parvient à maturité, les pressions inflationnistes continuent à augmenter et la courbe de rendement finit par s aplatir, voire s inverser. Avec le temps, l économie se contracte et entre en récession; au chapitre de la politique monétaire, les mesures de resserrement cèdent la place aux mesures d assouplissement. En général, ce sont les catégories d actifs moins sensibles à la conjoncture économique qui affichent la meilleure tenue pendant cette phase, en particulier à la veille ou au début de la récession. Veuillez noter que la durée de ces étapes n est pas uniforme; de plus, ces dernières ne se déroulent pas toujours dans le même ordre chronologique. Selon les observations passées qui ont été faites aux États-Unis, le cycle économique peut varier entre un et dix ans; en outre, dans certains cas, l économie a omis une phase ou a effectué un retour à une phase antérieure. 7

8 Définitions des indices L indice global Barclays des obligations européennes est un indice de référence phare à larges assises qui mesure des obligations de qualité à taux fixe libellées en euros, y compris des valeurs du Trésor, des obligations d État et de sociétés ainsi que des émissions titrisées. L indice MSCI Euro est un indice pondéré en fonction de la capitalisation boursière qui sert à mesurer la performance de l univers des placements du marché boursier pour les investisseurs mondiaux s intéressant aux pays des marchés développés de l Union monétaire européenne. Si vous recevez ce document parce que vous faites affaire avec Fidelity Financial Advisor Solutions (FFAS), veuillez prendre note qu il est distribué aux spécialistes en placements, aux promoteurs de régimes, aux investisseurs institutionnels et aux particuliers par Fidelity Investments Institutional Services Company, Inc. Si vous recevez ce document parce que vous faites affaire avec Fidelity Personal & Workplace Investing (PWI), Fidelity Family Office Services (FFOS) ou Fidelity Institutional Wealth Services (IWS), veuillez prendre note qu il est distribué par l intermédiaire de Fidelity Brokerage Services LLC, Membre de la NYSE et de la SIPC. Si vous recevez ce document parce que vous faites affaire avec National Financial ou Fidelity Capital Markets, veuillez prendre note qu il s adresse uniquement aux investisseurs institutionnels. Les services de compensation et de garde sont assurés par l intermédiaire de National Financial Services LLC, membre de la NYSE et de la SIPC FMR LLC. Tous droits réservés

Les perspectives économiques

Les perspectives économiques Les perspectives économiques Les petits-déjeuners du maire Chambre de commerce d Ottawa / Ottawa Business Journal Ottawa (Ontario) Le 27 avril 2012 Mark Carney Mark Carney Gouverneur Ordre du jour Trois

Plus en détail

Croissance plus lente dans les pays émergents, accélération progressive dans les pays avancés

Croissance plus lente dans les pays émergents, accélération progressive dans les pays avancés POUR DIFFUSION : À Washington : 9h00, le 9 juillet 2015 STRICTEMENT CONFIDENTIEL JUSQU À DIFFUSION Croissance plus lente dans les pays émergents, accélération progressive dans les pays avancés La croissance

Plus en détail

Enquête sur les perspectives des entreprises

Enquête sur les perspectives des entreprises Enquête sur les perspectives des entreprises Résultats de l enquête de l été 15 Vol. 12.2 6 juillet 15 L enquête menée cet été laisse entrevoir des perspectives divergentes selon les régions. En effet,

Plus en détail

Placements IA Clarington inc. Dan Bastasic Gestionnaire de portefeuille des Fonds IA Clarington stratégiques

Placements IA Clarington inc. Dan Bastasic Gestionnaire de portefeuille des Fonds IA Clarington stratégiques Placements IA Clarington inc. Dan Bastasic Gestionnaire de portefeuille des Fonds IA Clarington stratégiques Je ne caractériserais pas la récente correction du marché comme «une dégringolade». Il semble

Plus en détail

Les difficultés économiques actuelles devraient demeurer contenues à moins que les tensions financières s amplifient

Les difficultés économiques actuelles devraient demeurer contenues à moins que les tensions financières s amplifient PRÉSENTATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE Association des économistes québécois de l Outaouais 5 à 7 sur la conjoncture économique 3 avril Les difficultés économiques actuelles devraient demeurer contenues

Plus en détail

Fonds Fidelity Revenu élevé tactique Devises neutres

Fonds Fidelity Revenu élevé tactique Devises neutres Fonds Fidelity Revenu élevé tactique Devises neutres Rapport semestriel de la direction sur le rendement du Fonds 30 septembre 2014 Mise en garde à l égard des énoncés prospectifs Certaines parties de

Plus en détail

mai COMMENTAIRE DE MARCHÉ

mai COMMENTAIRE DE MARCHÉ mai 2014 COMMENTAIRE DE MARCHÉ SOMMAIRE Introduction 2 En bref 3 INTRODUCTION L heure semble au découplage entre les Etats-Unis et l Europe. Alors que de l autre côté de l Atlantique, certains plaident

Plus en détail

Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada

Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada Juillet 3 Aperçu Des données récemment publiées, recueillies par Prêts bancaires aux entreprises Autorisations et en-cours (Figure ), l Association des

Plus en détail

À Pékin (heure de Pékin) : 11h00, 20 janvier 2015 À Washington (heure de Washington) : 22h00, 19 janvier 2015 JUSQU À PUBLICATION. Courants contraires

À Pékin (heure de Pékin) : 11h00, 20 janvier 2015 À Washington (heure de Washington) : 22h00, 19 janvier 2015 JUSQU À PUBLICATION. Courants contraires POUR DIFFUSION : À Pékin (heure de Pékin) : 11h00, 20 janvier 2015 À Washington (heure de Washington) : 22h00, 19 janvier 2015 STRICTEMENT CONFIDENTIEL JUSQU À PUBLICATION Courants contraires La baisse

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

GENWORTH FINANCIAL CANADA PROPOSITION PRÉBUDGETAIRE OCTOBRE 2006

GENWORTH FINANCIAL CANADA PROPOSITION PRÉBUDGETAIRE OCTOBRE 2006 1211122 GENWORTH FINANCIAL CANADA PROPOSITION PRÉBUDGETAIRE OCTOBRE 2006 RAPPORT SOMMAIRE Cette proposition présente les recommandations de Genworth Financial Canada («Genworth») au Comité permanent des

Plus en détail

Pourquoi la croissance du commerce international s est-elle essoufflée? Beaucoup d espoir repose sur la libéralisation des échanges commerciaux

Pourquoi la croissance du commerce international s est-elle essoufflée? Beaucoup d espoir repose sur la libéralisation des échanges commerciaux 7 avril Pourquoi la croissance du commerce international s est-elle essoufflée? Beaucoup d espoir repose sur la libéralisation des échanges commerciaux La crise de 9 a eu des conséquences néfastes pour

Plus en détail

COMMENTAIRE. Services économiques TD LES VENTES DE VÉHICULES AU CANADA DEVRAIENT DEMEURER ROBUSTES, MAIS LEUR CROISSANCE SERA LIMITÉE

COMMENTAIRE. Services économiques TD LES VENTES DE VÉHICULES AU CANADA DEVRAIENT DEMEURER ROBUSTES, MAIS LEUR CROISSANCE SERA LIMITÉE COMMENTAIRE Services économiques TD LES VENTES DE VÉHICULES AU CANADA DEVRAIENT DEMEURER ROBUSTES, MAIS LEUR CROISSANCE SERA LIMITÉE Faits saillants Les ventes de véhicules au Canada ont atteint un sommet

Plus en détail

Le présent chapitre porte sur l endettement des

Le présent chapitre porte sur l endettement des ENDETTEMENT DES MÉNAGES 3 Le présent chapitre porte sur l endettement des ménages canadiens et sur leur vulnérabilité advenant un choc économique défavorable, comme une perte d emploi ou une augmentation

Plus en détail

Boussole. Divergence des indicateurs avancés. Actions - bon marché ou trop chères? Marchés boursiers - tout dépend du point de vue!

Boussole. Divergence des indicateurs avancés. Actions - bon marché ou trop chères? Marchés boursiers - tout dépend du point de vue! Boussole Juin 2015 Divergence des indicateurs avancés Actions - bon marché ou trop chères? Marchés boursiers - tout dépend du point de vue! Les règles du placement financier - Partie III Votre patrimoine,

Plus en détail

Les perspectives mondiales, les déséquilibres internationaux et le Canada : un point de vue du FMI

Les perspectives mondiales, les déséquilibres internationaux et le Canada : un point de vue du FMI Présentation à l Association des économistes québécois Le 19 mai 25 Les perspectives mondiales, les déséquilibres internationaux et le Canada : un point de vue du FMI Kevin G. Lynch Administrateur Fonds

Plus en détail

LE COMITÉ D INVESTISSEMENT DE LA GESTION PRIVÉE

LE COMITÉ D INVESTISSEMENT DE LA GESTION PRIVÉE DE LA GESTION PRIVÉE COMPTE RENDU DAVID DESOLNEUX DIRECTEUR DE LA GESTION SCÉNARIO ÉCONOMIQUE ACTIVITÉS La croissance économique redémarre, portée par les pays développés. Aux Etats-Unis, après une croissance

Plus en détail

Letko, Brosseau & Associés Inc.

Letko, Brosseau & Associés Inc. Letko, Brosseau & Associés Inc. Perspectives sur la conjoncture économique et les marchés financiers Letko, Brosseau & Associés Inc. 1800 avenue McGill College Bureau 2510 Montréal, Québec H3A 3J6 Canada

Plus en détail

DORVAL FLEXIBLE MONDE

DORVAL FLEXIBLE MONDE DORVAL FLEXIBLE MONDE Rapport de gestion 2014 Catégorie : Diversifié International/Gestion flexible Objectif de gestion : L objectif de gestion consiste à participer à la hausse des marchés de taux et

Plus en détail

CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES

CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES Direction Épargne et Clientèle Patrimoniale Date de diffusion : 26 janvier 2015 N 422 CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES Dans une démarche d accompagnement auprès de vos clients, plusieurs communications

Plus en détail

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 08/91 POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Le 23 juillet 2008 Fonds monétaire international 700 19 e rue, NW Washington, D. C. 20431 USA Le FMI conclut les consultations de 2008

Plus en détail

Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne. FMI Département Afrique Mai 2010

Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne. FMI Département Afrique Mai 2010 Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne FMI Département Afrique Mai 21 Introduction Avant la crise financière mondiale Vint la grande récession La riposte politique pendant le ralentissement

Plus en détail

Deuxième trimestre 2015

Deuxième trimestre 2015 Deuxième trimestre 2015 Contenu Perspectives économiques mondiales Perspectives sur les catégories d'actif Paul English, MBA, CFA vice-président principal, Placements Tara Proper, CFA vice-présidente adjointe,

Plus en détail

Letko, Brosseau & Associés Inc.

Letko, Brosseau & Associés Inc. Letko, Brosseau & Associés Inc. Perspectives sur la conjoncture économique et les marchés financiers Sommaire L amélioration progressive de la conjoncture économique dans les pays développés, menée par

Plus en détail

Privilégier les actions et les emprunts d entreprise aux placements monétaires et aux emprunts d Etat AAA

Privilégier les actions et les emprunts d entreprise aux placements monétaires et aux emprunts d Etat AAA Swisscanto Asset Management SA Waisenhausstrasse 2 8021 Zurich Téléphone +41 58 344 49 00 Fax +41 58 344 49 01 assetmanagement@swisscanto.ch www.swisscanto.ch Politique de placement de Swisscanto pour

Plus en détail

La Banque nationale suisse surprend les marchés

La Banque nationale suisse surprend les marchés La Banque nationale suisse surprend les marchés 16 janvier 2015 Faits saillants États-Unis : baisse décevante des ventes au détail en décembre. États-Unis : les prix de l essence font diminuer l inflation,

Plus en détail

A PLUS FINANCE FONDS DE FONDS

A PLUS FINANCE FONDS DE FONDS FINANCE FONDS DE FONDS A PLUS DYNAMIQUE A PLUS PATRIMOINE A PLUS TALENTS A PLUS OBLIGATIONS RAPPORT DE AU 30-06-2015 COMMENTAIRE DE 1 er SEMESTRE 2015 Le premier semestre 2015 a été caractérisé par le

Plus en détail

Investissements des entreprises au Québec et en Ontario : amélioration en vue?

Investissements des entreprises au Québec et en Ontario : amélioration en vue? 28 avril 2015 Investissements des entreprises au Québec et en Ontario : amélioration en vue? Beaucoup d espoir repose sur les entreprises du centre du pays pour permettre à la croissance économique de

Plus en détail

Prospérer dans un contexte de faibles taux

Prospérer dans un contexte de faibles taux LEADERSHIP DE LA PENSÉE perspectives AGF Prospérer dans un contexte de faibles taux Comment ajouter de la valeur dans ce contexte difficile pour les titres à revenu fixe Par David Stonehouse, B. Sc. Eng.,

Plus en détail

COMMENTAIRE LES CANADIENS SONT-ILS PRÉPARÉS À UNE HAUSSE DES TAUX D INTÉRÊT? Services économiques TD

COMMENTAIRE LES CANADIENS SONT-ILS PRÉPARÉS À UNE HAUSSE DES TAUX D INTÉRÊT? Services économiques TD COMMENTAIRE Services économiques TD mai LES CANADIENS SONT-ILS PRÉPARÉS À UNE HAUSSE DES TAUX D INTÉRÊT? Faits saillants Le fait que la Banque du Canada ait récemment indiqué que les taux d intérêt pourraient

Plus en détail

Les dépenses et la dette des ménages

Les dépenses et la dette des ménages Les dépenses et la dette des ménages Les dépenses des ménages représentent près de 65 % 1 du total des dépenses au Canada et elles jouent donc un rôle moteur très important dans l économie. Les ménages

Plus en détail

Bulletin trimestriel sur les marchés T1 2015

Bulletin trimestriel sur les marchés T1 2015 Bulletin trimestriel sur les marchés T1 2015 Message du chef de la direction des placements Je suis heureux de présenter la première édition du Bulletin trimestriel sur les marchés. Remplaçant notre publication

Plus en détail

La guerre des devises, une source d opportunités Mars 2015

La guerre des devises, une source d opportunités Mars 2015 PERSPECTIVES La guerre des devises, une source d opportunités Mars 2015 Depuis le début de l année 2015, de nombreuses banques centrales à travers le monde ont abaissé leur taux d intérêt ou pris d autres

Plus en détail

à la Consommation dans le monde à fin 2012

à la Consommation dans le monde à fin 2012 Le Crédit à la Consommation dans le monde à fin 2012 Introduction Pour la 5 ème année consécutive, le Panorama du Crédit Conso de Crédit Agricole Consumer Finance publie son étude annuelle sur l état du

Plus en détail

Le poids de la consommation dans le Pib atteint des niveaux

Le poids de la consommation dans le Pib atteint des niveaux AMBASSADE DE FRANCE AUX ETATS-UNIS MISSION FINANCIÈRE FRENCH TREASURY OFFICE 11 RESERVOIR ROAD, NW WASHINGTON D.C. 7 TEL : () 9-33, FAX : () 9-39 E - M A I L : afny@missioneco.org 1 SEVENTH AVENUE, 3 TH

Plus en détail

[ les éco_fiches ] Situation en France :

[ les éco_fiches ] Situation en France : Des fiches pour mieux comprendre l'actualité éco- nomique et les enjeux pour les PME Sortie de crise? Depuis le 2ème trimestre la France est «techniquement» sortie de crise. Cependant, celle-ci a été d

Plus en détail

Le Québec en meilleure situation économique et financière pour faire la souveraineté

Le Québec en meilleure situation économique et financière pour faire la souveraineté 18 ans après le référendum de 1995 Le Québec en meilleure situation économique et financière pour faire la souveraineté présenté par Marcel Leblanc, économiste pour le comité de travail sur la souveraineté

Plus en détail

5 raisons d investir dans des fonds d actions américaines

5 raisons d investir dans des fonds d actions américaines 5 raisons d investir dans des fonds d actions américaines Avec toute la volatilité qui règne sur les marchés ces derniers temps, nombreux sont les investisseurs qui cherchent à diversifier leur portefeuille.

Plus en détail

INTACT CORPORATION FINANCIÈRE ANNONCE SES RÉSULTATS DU DEUXIÈME TRIMESTRE DE 2010

INTACT CORPORATION FINANCIÈRE ANNONCE SES RÉSULTATS DU DEUXIÈME TRIMESTRE DE 2010 Communiqué de presse TORONTO, le 5 août 2010 INTACT CORPORATION FINANCIÈRE ANNONCE SES RÉSULTATS DU DEUXIÈME TRIMESTRE DE 2010 Bénéfice net d exploitation par action en hausse de 34 % en raison de l amélioration

Plus en détail

Point de vue. Sherry Cooper, Ph. D. Vice-présidente à la direction, BMO Groupe financier Économiste en chef, BMO Nesbitt Burns 1 800 613-0205

Point de vue. Sherry Cooper, Ph. D. Vice-présidente à la direction, BMO Groupe financier Économiste en chef, BMO Nesbitt Burns 1 800 613-0205 AOÛT 2005 Point de vue REVUE MENSUELLE DE L ÉCONOMIE AMÉRICAINE La dépendance envers l épargne étrangère nette n est pas près de diminuer Les prix élevés du pétrole n entraîneront pas de ralentissement

Plus en détail

Flash économique. Agglomération de Montréal. Faits saillants. Septembre 2011

Flash économique. Agglomération de Montréal. Faits saillants. Septembre 2011 Septembre 2011 Faits saillants Selon les données émises par la Chambre immobilière du Grand Montréal, la revente de résidences dans l agglomération de Montréal a atteint les 16 609 transactions en 2010,

Plus en détail

Monnaie, banques, assurances

Monnaie, banques, assurances Monnaie, banques, assurances Panorama La politique monétaire de la Banque nationale suisse en 2013 En 2013, la croissance de l économie mondiale est demeurée faible et fragile. En Europe, les signes d

Plus en détail

NOTES DE CONJONCTURE - MARS 2014

NOTES DE CONJONCTURE - MARS 2014 CONTRAT SOCIAL 28/03/2014 J.Blanchard NOTES DE CONJONCTURE - MARS 2014 ----ooo---- ECONOMIE MONDIALE : sans changement notable sauf crises graves Les dernières prévisions pour 2014 et 2015 confirment les

Plus en détail

Perspectives économiques 2013-2014

Perspectives économiques 2013-2014 Carlos Leitao Économiste en chef Courriel : LeitaoC@vmbl.ca Twitter : @vmbleconomie Perspectives économiques 2013-2014 L amélioration de l économie atténuée par l incertitude politique Prix du pétrole:

Plus en détail

ECONOMIE. DATE: 16 Juin 2011

ECONOMIE. DATE: 16 Juin 2011 BACCALAUREAT EUROPEEN 2011 ECONOMIE DATE: 16 Juin 2011 DUREE DE L'EPREUVE : 3 heures (180 minutes) MATERIEL AUTORISE Calculatrice non programmable et non graphique REMARQUES PARTICULIERES Les candidats

Plus en détail

RAPPORT SUR LA STABILITÉ FINANCIÈRE DANS LE MONDE Avril 2015

RAPPORT SUR LA STABILITÉ FINANCIÈRE DANS LE MONDE Avril 2015 RAPPORT SUR LA STABILITÉ FINANCIÈRE DANS LE MONDE Avril 2015 RÉSUMÉ ANALYTIQUE Les chocs macroéconomiques mettent de nouveau à l épreuve les marchés mondiaux Durant ces six derniers mois, les événements

Plus en détail

Présentation Macro-économique. Mai 2013

Présentation Macro-économique. Mai 2013 Présentation Macro-économique Mai 2013 1 Rendement réel des grandes catégories d actifs Janvier 2013 : le «sans risque» n était pas une option, il l est moins que jamais Rendement réel instantané 2,68%

Plus en détail

Consultations prébudgétaires 2011-2012

Consultations prébudgétaires 2011-2012 Présenté au Comité permanent des finances de la Chambre des communes 12 août 2011 Sommaire Dans le cadre des consultations prébudgétaires du Comité permanent des finances de la Chambre des communes, le

Plus en détail

Annexe 1. Stratégie de gestion de la dette 2014 2015. Objectif

Annexe 1. Stratégie de gestion de la dette 2014 2015. Objectif Annexe 1 Stratégie de gestion de la dette 2014 2015 Objectif La Stratégie de gestion de la dette énonce les objectifs, la stratégie et les plans du gouvernement du Canada au chapitre de la gestion de ses

Plus en détail

Le nouvel indice de taux de change effectif du dollar canadien

Le nouvel indice de taux de change effectif du dollar canadien Le nouvel indice de taux de change effectif du dollar canadien Janone Ong, département des Marchés financiers La Banque du Canada a créé un nouvel indice de taux de change effectif du dollar canadien,

Plus en détail

Situation financière des ménages au Québec et en Ontario

Situation financière des ménages au Québec et en Ontario avril Situation financière des ménages au et en Au cours des cinq dernières années, les Études économiques ont publié quelques analyses approfondies sur l endettement des ménages au. Un diagnostic sur

Plus en détail

LEADER MONDIAL DU PETIT ÉQUIPEMENT DOMESTIQUE

LEADER MONDIAL DU PETIT ÉQUIPEMENT DOMESTIQUE 26 février 2015 Résultats de l exercice 2014 Groupe SEB : Des performances opérationnelles solides Des devises pénalisantes 1 Ventes de 4 253 M en croissance organique* de + 4,6 % Croissance organique*

Plus en détail

La dette des ménages canadiens demeure très élevée

La dette des ménages canadiens demeure très élevée 12 septembre 2014 La dette des ménages canadiens demeure très élevée Faits saillants États Unis : accélération bienvenue des ventes au détail. Forte hausse du crédit à la consommation en juillet aux États

Plus en détail

2015 et l investissement en actions : la prise de risque est-elle justifiée?

2015 et l investissement en actions : la prise de risque est-elle justifiée? Flash Stratégie Janvier 2015 2015 et l investissement en actions : la prise de risque est-elle justifiée? Jean Borjeix Paris, le 20 janvier 2015 Dans ce document nous allons tout d abord rapprocher nos

Plus en détail

TABLE DES MATIERES. iii

TABLE DES MATIERES. iii RAPPORT DU COMITE DE POLITIQUE MONETAIRE N 1/2014 ii TABLE DES MATIERES LISTE DES ACRONYMES... iv RESUME ANALYTIQUE... v 1. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL... 1 1.1. Croissance du PIB mondial...

Plus en détail

Contenu Stratégie de placement Perspectives économiques Perspectives sur les catégories d'actif PERSPECTIVES DE 2015

Contenu Stratégie de placement Perspectives économiques Perspectives sur les catégories d'actif PERSPECTIVES DE 2015 PERSPECTIVES DE 2015 Contenu Stratégie de placement Perspectives économiques Perspectives sur les catégories d'actif Paul English, MBA, CFA vice-président principal, Placements Tara Proper, CFA vice-présidente

Plus en détail

Cinq stratégies pour faire face aux marchés difficiles

Cinq stratégies pour faire face aux marchés difficiles Quand les marchés sont volatils, il est tout à fait normal de s inquiéter de l incidence sur votre portefeuille. Et quand vous vous inquiétez, vous voulez agir. Cinq stratégies pour faire face aux marchés

Plus en détail

Marché mondial de l automobile

Marché mondial de l automobile Carlos Gomes 1..73 carlos.gomes@scotiabank.com En route vers des ventes mondiales records en 1 Les marchés développés mènent le bal Les ventes mondiales de voitures ont progressé de % pendant le premier

Plus en détail

Investissements et R & D

Investissements et R & D Investissements et R & D Faits marquants en 2008-2009 - L investissement de l industrie manufacturière marque le pas en 2008 et se contracte fortement en 2009 - Très fort recul de l utilisation des capacités

Plus en détail

Le RMB chinois comme monnaie de mesure internationale : causes, conditions

Le RMB chinois comme monnaie de mesure internationale : causes, conditions 27 novembre 213 N 5 Le RMB chinois comme monnaie de mesure internationale : causes, conditions La Chine semble vouloir développer le poids du RMB comme monnaie internationale, aussi bien financière que

Plus en détail

Canada-Inde Profil et perspective

Canada-Inde Profil et perspective Canada-Inde Profil et perspective Mars 2009 0 L Inde et le Canada : un bref profil Vancouver Calgary Montréal Toronto INDE 3 287 263 km² 1,12 milliard 1 181 milliards $US 1 051 $US Source : Fiche d information

Plus en détail

Coup d œil sur l assurance prêt hypothécaire de la SCHL

Coup d œil sur l assurance prêt hypothécaire de la SCHL Coup d œil sur l assurance prêt hypothécaire de la SCHL Au Canada, en vertu de la loi, les prêteurs assujettis à la réglementation fédérale et la plupart des institutions financières assujetties à une

Plus en détail

FONDS D ACTIONS BAROMETER DISCIPLINED LEADERSHIP

FONDS D ACTIONS BAROMETER DISCIPLINED LEADERSHIP RAPPORT INTERMÉDIAIRE DE LA DIRECTION SUR LE RENDEMENT DU FONDS Pour le semestre clos le 30 juin 2015 FONDS D ACTIONS BAROMETER DISCIPLINED LEADERSHIP BAROMETER CAPITAL MANAGEMENT INC. VOTRE GESTION DE

Plus en détail

CONSOLIDER LES DETTES PUBLIQUES ET RÉGÉNÉRER LA CROISSANCE. Michel Aglietta Université Paris Nanterre et Cepii

CONSOLIDER LES DETTES PUBLIQUES ET RÉGÉNÉRER LA CROISSANCE. Michel Aglietta Université Paris Nanterre et Cepii CONSOLIDER LES DETTES PUBLIQUES ET RÉGÉNÉRER LA CROISSANCE Michel Aglietta Université Paris Nanterre et Cepii Consolider les dettes publiques: un processus au long cours Les dysfonctionnements européens

Plus en détail

La dette extérieure nette du Canada à la valeur marchande

La dette extérieure nette du Canada à la valeur marchande N o 11 626 X au catalogue N o 018 ISSN 1927-5048 ISBN 978-1-100-99873-2 Document analytique Aperçus économiques La dette extérieure nette du Canada à la valeur marchande par Komal Bobal, Lydia Couture

Plus en détail

Automne 2014 LE POINT SUR LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE DU QUÉBEC

Automne 2014 LE POINT SUR LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE DU QUÉBEC Automne 2014 LE POINT SUR LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE DU QUÉBEC Automne 2014 Le point sur la situation économique et financière du québec NOTE La forme masculine utilisée dans le texte désigne

Plus en détail

alpha sélection est une alternative à un placement risqué en actions et présente un risque de perte en capital, en cours de vie et à l échéance.

alpha sélection est une alternative à un placement risqué en actions et présente un risque de perte en capital, en cours de vie et à l échéance. alpha sélection alpha sélection est une alternative à un placement risqué en actions et présente un risque de perte en capital, en cours de vie et à l échéance. Instrument financier émis par Natixis (Moody

Plus en détail

Bilan. Marchés émergents et faible volatilité. Gestion de Placements TD BULLETIN À L'INTENTION DES CONSULTANTS DANS CE NUMÉRO

Bilan. Marchés émergents et faible volatilité. Gestion de Placements TD BULLETIN À L'INTENTION DES CONSULTANTS DANS CE NUMÉRO Gestion de Placements TD À L'INTENTION DES CONSULTANTS Automne 2012 DANS CE NUMÉRO Marchés émergents et faible ité... 1 Étape importante pour le Fonds de base canadien en gestion commune d obligations

Plus en détail

LA RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL : UNE COMPARAISON DE LA POLITIQUE DES «35 HEURES» AVEC LES POLITIQUES D AUTRES PAYS MEMBRES DE L OCDE

LA RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL : UNE COMPARAISON DE LA POLITIQUE DES «35 HEURES» AVEC LES POLITIQUES D AUTRES PAYS MEMBRES DE L OCDE LA RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL : UNE COMPARAISON DE LA POLITIQUE DES «35 HEURES» AVEC LES POLITIQUES D AUTRES PAYS MEMBRES DE L OCDE par John P. Martin, Martine Durand et Anne Saint-Martin* Audition

Plus en détail

Investir à long terme

Investir à long terme BMO Gestion mondiale d actifs Fonds d investissement Investir à long terme Conservez vos placements et réalisez vos objectifs Concentrez-vous sur l ENSEMBLE de la situation Le choix des bons placements

Plus en détail

Graphique 3 Le marché des copropriétés existantes est nettement excédentaire

Graphique 3 Le marché des copropriétés existantes est nettement excédentaire 9 janvier 1 Cycle de l immobilier résidentiel au Québec : bien différent de celui du Canada L an dernier, le marché de l habitation au pays a continué de défier à la hausse les pronostics tant au niveau

Plus en détail

Des dividendes élevés, synonymes d une forte croissance des bénéfices futurs

Des dividendes élevés, synonymes d une forte croissance des bénéfices futurs Des dividendes élevés, synonymes d une forte croissance des bénéfices futurs Plus le taux de versement des dividendes est élevé, plus les anticipations de croissance des bénéfices sont soutenues. Voir

Plus en détail

Moniteur des branches Industrie MEM

Moniteur des branches Industrie MEM Moniteur des branches Industrie MEM Octobre 2014 Editeur BAKBASEL Rédaction Florian Zainhofer Traduction Anne Fritsch, Verbanet GmbH, www.verbanet.ch Le texte allemand fait foi Adresse BAK Basel Economics

Plus en détail

COMMENTAIRE. Services économiques TD LA CONSTRUCTION AUTOMOBILE REDÉMARRE AU CANADA, MAIS MANQUERA-T-ELLE BIENTÔT DE CARBURANT?

COMMENTAIRE. Services économiques TD LA CONSTRUCTION AUTOMOBILE REDÉMARRE AU CANADA, MAIS MANQUERA-T-ELLE BIENTÔT DE CARBURANT? COMMENTAIRE Services économiques TD LA CONSTRUCTION AUTOMOBILE REDÉMARRE AU CANADA, MAIS MANQUERA-T-ELLE BIENTÔT DE CARBURANT? Faits saillants La reprise des ventes d automobiles aux États-Unis s est traduite

Plus en détail

Info-commerce : Incertitude économique mondiale

Info-commerce : Incertitude économique mondiale Info-commerce : Incertitude économique mondiale avril 2012 Panel de recherche d EDC Résultats du sondage de février 2012 Faits saillants Même si les É.-U. restent une importante destination commerciale,

Plus en détail

L INVESTISSEMENT JOUE À «CASH-CASH»

L INVESTISSEMENT JOUE À «CASH-CASH» 193-202.qxp 09/11/2004 17:19 Page 193 L INVESTISSEMENT JOUE À «CASH-CASH» Département analyse et prévision de l OFCE La rentabilité des entreprises s'est nettement redressée en 2003 et 2004. Amorcée aux

Plus en détail

L instabilité politique en Ukraine et en Grèce sont aussi des éléments qui peuvent continuer à perturber les marchés.

L instabilité politique en Ukraine et en Grèce sont aussi des éléments qui peuvent continuer à perturber les marchés. L année 2014 s achève, pour l indice boursier français, au niveau où elle a commencé, le CAC 40 a perdu - 0,5% sur l année, l indice européen (l Eurostoxx 50) a lui gagné + 2,82%, alors que l indice américain

Plus en détail

Deutsche Bank AG (DE) (A+/A2) BRL 6,15% 2018. Deutsche Bank Une opportunité d investissement en réal brésilien. A quoi vous attendre?

Deutsche Bank AG (DE) (A+/A2) BRL 6,15% 2018. Deutsche Bank Une opportunité d investissement en réal brésilien. A quoi vous attendre? Deutsche Bank Une opportunité d investissement en réal brésilien Type d investissement Ce produit est une obligation. En souscrivant à cette obligation, vous prêtez de l argent à l émetteur qui s engage

Plus en détail

Cinq ans après le début de la crise financière, l économie

Cinq ans après le début de la crise financière, l économie 52 5 L immobilier d entreprise allemand et les investisseurs Par Marcus Cieleback, directeur de recherche, PATRIZIA Immobilien AG. 5.1/ SITUATION GÉNÉRALE Cinq ans après le début de la crise financière,

Plus en détail

Ligne directrice sur les simulations de crise à l intention des régimes de retraite assortis de dispositions à prestations déterminées

Ligne directrice sur les simulations de crise à l intention des régimes de retraite assortis de dispositions à prestations déterminées Ligne directrice Objet : Ligne directrice sur les simulations de crise à l intention des régimes de retraite assortis de dispositions à prestations déterminées Date : Introduction La simulation de crise

Plus en détail

Les crédits nouveaux à l habitat des ménages : les tendances à mi 2014

Les crédits nouveaux à l habitat des ménages : les tendances à mi 2014 Les crédits nouveaux à l habitat des ménages : les tendances à mi 214 Gwenaëlle FEGAR Direction des Statistiques monétaires et financières Service d Analyse des financements nationaux Après une forte progression

Plus en détail

RISQUES ASSOCIÉS AUX INSTRUMENTS FINANCIERS (GLOSSAIRE)

RISQUES ASSOCIÉS AUX INSTRUMENTS FINANCIERS (GLOSSAIRE) RISQUES ASSOCIÉS AUX INSTRUMENTS FINANCIERS (GLOSSAIRE) apperçu des Principaux risques et caractéristiques Annexe 2 Table des matières 1. Préambule 5 2. Informations générales sur les risques 6 2.1 Introduction

Plus en détail

Comparaison des enjeux énergétiques de la France et de l Allemagne

Comparaison des enjeux énergétiques de la France et de l Allemagne Comparaison des enjeux énergétiques de la France et de l Allemagne Dans la perspective de la première conférence franco-allemande sur l énergie qui se tiendra le 2 juillet prochain à Paris 1, il paraît

Plus en détail

ANNEXE VII EFFETS MACROECONOMIQUES DE LA REFORME PIECE JOINTE N 2 SIMULATIONS REALISEES A PARTIR DU MODELE MACROECONOMETRIQUE MESANGE

ANNEXE VII EFFETS MACROECONOMIQUES DE LA REFORME PIECE JOINTE N 2 SIMULATIONS REALISEES A PARTIR DU MODELE MACROECONOMETRIQUE MESANGE ANNEXE VII, PJ n 2, page 1 ANNEXE VII EFFETS MACROECONOMIQUES DE LA REFORME PIECE JOINTE N 2 SIMULATIONS REALISEES A PARTIR DU MODELE MACROECONOMETRIQUE MESANGE ANNEXE VII, PJ n 2, page 2 Les simulations

Plus en détail

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE COMMUNIQUÉ DE PRESSE La croissance mondiale des investissements publicitaires se poursuit : les achats publicitaires devraient croître de 4,8% en 2012. Un chiffre en légère progression par rapport aux

Plus en détail

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale?

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? CONCEPTION ET MISE EN PAGE : PAUL MILAN 18 décembre 2014 à 14:22 Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? Ce chapitre ne fait plus partie du programme, mais il est conseillé de

Plus en détail

FONDS DE PLACEMENTS IMMOBILIERS SUISSES

FONDS DE PLACEMENTS IMMOBILIERS SUISSES FONDS DE PLACEMENTS IMMOBILIERS SUISSES Octobre 2011 Gabriela TURCATTI Jordi GUILLO SOMMAIRE IMMOBILIER SUISSE 3 CATÉGORIES L immobilier résidentiel 4 L immobilier commercial 5 L immobilier de bureau 5

Plus en détail

Note d orientation : La simulation de crise Établissements de catégorie 2. Novembre 2013. This document is also available in English.

Note d orientation : La simulation de crise Établissements de catégorie 2. Novembre 2013. This document is also available in English. Note d orientation : La simulation de crise Établissements de catégorie 2 This document is also available in English. La présente Note d orientation s adresse à toutes les caisses populaires de catégorie

Plus en détail

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Les échanges de marchandises (biens et services), de titres et de monnaie d un pays avec l étranger sont enregistrés dans un document comptable

Plus en détail

Fonds de placement Le modèle adapté à chaque type d investisseur.

Fonds de placement Le modèle adapté à chaque type d investisseur. Fonds de placement Le modèle adapté à chaque type d investisseur. Bienvenue. Des arguments qui comptent Les points forts des fonds de placement du Credit Suisse. De nets avantages Les fonds de placement:

Plus en détail

Investments Europe PERSPECTIVES 2015 UNE ÉCONOMIE MONDIALE FRAGILISÉE QUI AVANCE MALGRÉ TOUT. www.generali-investments-europe.com

Investments Europe PERSPECTIVES 2015 UNE ÉCONOMIE MONDIALE FRAGILISÉE QUI AVANCE MALGRÉ TOUT. www.generali-investments-europe.com Investments Europe PERSPECTIVES 2015 UNE ÉCONOMIE MONDIALE FRAGILISÉE QUI AVANCE MALGRÉ TOUT RÉSERVÉ AUX INVESTISSEURS PROFESSIONNELS Vue d ensemble 2014 marque le septième anniversaire du déclenchement

Plus en détail

GENERALI INVESTMENTS EUROPE GF FIDELITE FR0010113894 15 juin 2015

GENERALI INVESTMENTS EUROPE GF FIDELITE FR0010113894 15 juin 2015 Sur la période 11 mai 2015 au 10 juin 2015, la performance du fonds est en retrait de -1.04% par rapport à son indicateur de référence*. Néanmoins, depuis le début d année, GF Fidélité surperforme son

Plus en détail

COMPRENDRE LA BOURSE

COMPRENDRE LA BOURSE COMPRENDRE LA BOURSE Les principaux indicateurs économiques Ce document pédagogique n est pas un document de conseils pour investir en bourse. Les informations données dans ce document sont à titre informatif.

Plus en détail

Zone euro Indicateur d impact du QE

Zone euro Indicateur d impact du QE N 1/263 1 er septembre 21 Zone euro Indicateur d impact du Avec l annonce d un programme étendu d achats d actifs non stérilisés (quantitative easing, ), portant essentiellement sur des titres souverains,

Plus en détail

L OBSERVATOIRE DES CRÉDITS AUX MÉNAGES. Tableau de bord. 25 ème rapport annuel. Michel Mouillart Université Paris Ouest 29 Janvier 2013

L OBSERVATOIRE DES CRÉDITS AUX MÉNAGES. Tableau de bord. 25 ème rapport annuel. Michel Mouillart Université Paris Ouest 29 Janvier 2013 L OBSERVATOIRE DES CRÉDITS AUX MÉNAGES 25 ème rapport annuel Tableau de bord Michel Mouillart Université Paris Ouest 29 Janvier 2013 La photographie des ménages détenant des crédits que propose la 25 ième

Plus en détail

Fonds Jantzi RBC. Investissement. Des choix socialement responsables pour votre portefeuille de placements

Fonds Jantzi RBC. Investissement. Des choix socialement responsables pour votre portefeuille de placements Investissement Pour plus de renseignements sur les fonds Jantzi RBC, veuillez vous adresser à votre conseiller ou visiter www.rbc.com/jantzifonds Fonds Jantzi RBC Des choix socialement responsables pour

Plus en détail