Paris-Ile de France Capitale Economique
|
|
|
- Jeanne Aubin
- il y a 10 ans
- Total affichages :
Transcription
1 -Ile de France Capitale Economique L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France Réalité et perceptions des performances dans les principales métropoles européennes Septembre 2010
2 sommaire Sommaire édito Innover pour attirer : le défi de Ile-de-France...P3 Introduction 1. -Ile de France Capitale Economique, au service de la recherche et de l innovation...p4 2. Le cabinet Deloitte, accompagnateur de tous les acteurs de l innovation...p5 3. une conception large de l innovation...p6 Méthodologie 1. des métropoles en quête de podium...p8 2. La mesure de l innovation...p9 3. Les temps forts de l étude...p10 Réalité : forces et faiblesses de et de ses concurrentes 1. Le capital humain à : excellence, abondance, diversité... P Financement de la R&D : dans le groupe de tête...p14 3. Le capital-investissement : l Europe continentale en retard sur le Royaume-Uni... P La création d entreprise : un maillon à renforcer pour mieux valoriser les idées nouvelles... P L existence de réseaux : un paysage institutionnel trop complexe, des pôles de compétitivité à conforter... P L environnement fiscal et institutionnel: pôles de compétitivité et crédit-impôt recherche : piliers de l attractivité de... P Les infrastructures : un déficit de grands projets... P La vie sociale et culturelle : plus de tolérance et de cohésion sociale pour plus d innovation...p25 Perceptions : le duel entre et 1. L innovation perçue comme un critère de l attractivité à long terme...p28 2. en tête pour la capacité d innovation...p28 3., la métropole la plus attractive pour l implantation d un centre de R&D...P29 4. : n 1 pour les chercheurs, mais derrière pour les managers et les professionnels de la finance...p29 5. : les efforts de dépense en R&D à valoriser...p30 6. : n 2 pour les télécom, le réseau et la fiscalité...p31 7. mal classée pour la rémunération des chercheurs : un risque pour son attractivité...p32 Synthèse et recommandations 1. Classement Réalité/Perceptions...P34 2. recommandations : Le financement de l innovation...p36 La valorisation de l esprit d entreprise...p36 La gouvernance...p37 L image de comme métropole innovante...p38 3. Conclusions...P39 9. Performance de la R&D: en tête pour les brevets...p26 Thalès 2 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
3 edito Innover pour attirer : le défi de Ile-de-France. En 2010, Ile-de-France s est placée au quatrième rang mondial pour les investissements internationaux parmi les principales métropoles mondiales. Encore mieux : par le nombre de projets d investissements dans les centres de recherche elle était troisième et même première en Europe comme le démontre le Global Cities Investment Monitor. L innovation est la clef de l attractivité d une métropole. C est encore plus vrai pour que pour toute autre Global City, ces villes phares du monde, en compétition pour attirer les investissements stratégiques rares : quartiers généraux et centres de recherche, mais aussi les talents. Car est «la Ville Lumière» et a été pendant longtemps à la pointe du progrès et de l innovation. L aviation, l automobile, le cinéma, l industrie nucléaire y sont nées, de nombreux grands artistes créatifs ont pu s y épanouir. Après les guerres mondiales, sous la Guerre Froide, une logique de rattrapage économique avec une politique industrielle ambitieuse a conduit à mettre en place des structures efficaces. bénéficie ainsi d une concentration unique en Europe de chercheurs, de grandes entreprises et de secteurs de pointe. Mais ces atouts sont-ils encore suffisants dans la compétition mondiale qui s intensifie? Alors que les grandes métropoles asiatiques cessent d être uniquement des réservoirs de main d œuvre bon marché et se tournent vers les high-techs, les services aux entreprises à haute valeur ajoutée et les industries de la création, notre métropole peutelle encore se prévaloir de l esprit d innovation nécessaire? L innovation est une capacité fragile. L innovation naît d un écosystème ouvert, tolérant, créateur de richesse, où l émulation est possible. Les talents attirent les talents. L innovation attire l innovation. Elle se concentre dans les Global Cities. Mais elle peut aussi rapidement être attirée ailleurs. Toute métropole innovante risque de subir un brain-drain au profit d une autre. Une innovation, c est une invention, une idée, un savoir-faire qui ne sera diffusée que si elle est valorisée. Depuis quinze ans, -Ile de France Capitale Economique s engage pour accroître la création de valeur générée par la recherche de notre Région Capitale et ainsi attirer davantage d investisseurs internationaux, davantage de talents et pour promouvoir ses atouts à l étranger et stimuler encore davantage l innovation. Avec Deloitte, -Ile de France Capitale Economique souhaite aujourd hui inspirer une nouvelle dynamique. La reconnaissance internationale de l innovation francilienne estelle à la hauteur de son potentiel en recherche et développement? Quelles sont exactement ses forces et faiblesses face à ses concurrentes en Europe? Quelle est sa capacité réelle d innovation? Quelles recommandations faire sur la base des meilleures pratiques que l on observe dans les autres principales métropoles européennes? Cette étude, la première dans son genre, a pour ambition d apporter sa contribution pour faire de Ile-de-France l une des métropoles innovantes les plus reconnues dans le monde. Pierre Simon Président -Ile de France Capitale Economique Gilles Pedini Associé Responsable Affaires Publiques Deloitte L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte 3
4 introduction 1. -Ile de France Capitale Economique, au service de la recherche et de l innovation -Ile de France Capitale Economique œuvre très activement depuis quinze ans pour faire reconnaître et valoriser les domaines d excellence de la R&D francilienne à l international comme auprès des pouvoirs publics : Promouvoir à l international l excellence de l Ile-de-France en R&D. -Ile de France Capitale Economique sensibilise les investisseurs internationaux aux atouts de notre Région Capitale et notamment à l excellence du plateau de Saclay lors de road-shows annuels au Japon, en Chine, en Inde, en Corée, aux Etats- Unis et dans les Pays du Golfe. Des missions de promotion se sont rendues aussi dans la Silicon Valley, auprès des universités américaines et à Bangalore. Notre Association a également invité les principaux fonds de pension américains pour leur faire visiter les pôles de compétitivité de Ile-de-France. Ces pôles sont devenus un atout de l attractivité de la Région Capitale : Rendre visible à l international l excellence de l Ile-de-France par la création de clusters. Trois clusters du Pôle Sud parisien sont identifiés par le groupe de travail présidé par Pascal Colombani, ancien Administrateur du CEA :..Mobile Life (télécom) futur [email protected] World (systèmes complexes), futur Cap Digital Healthy Life (sciences du vivant), futur Medicen Notre Association demande leur création. Ils sont présentés lors du Ier Forum sur la Recherche, auquel assistent Christian Blanc, Claude Allègre et Bernard Landrieux. Puis cette proposition est relayée auprès de Nicolas Sarkozy, Ministre de l Economie et des Finances et de tous les ministres concernés. Nous nous félicitons que le Pôle de Saclay fasse désormais partie des chantiers prioritaires du Grand : Stimuler fiscalement la recherche. Tel est l enjeu du IIème Forum sur la Recherche : -Ile de France Capitale Economique expose ses propositions basées sur l étude de benchmark réalisée avec Ernst&Young pour identifier les meilleures pratiques fiscales dans les pays de l OCDE, en présence de Christine Lagarde, Ministre Délégué au Commerce Extérieur : Plateau de Saclay : fédérer l offre de formation pour la rendre plus visible à l international. Dans le but de développer des coopérations en vue d un branding commun qui puisse être promu à l international, -Ile de France Capitale Economique a mis en place le cours pilote «Innovation in science and engineering» avec Altran, créateur de ce cours à Harvard. Il est destiné à 40 élèves de Supélec, HEC, Institut d Optique, Université -Sud, Polytechnique, ENS Cachan, INSTN et CEA : «La R&D française fait-elle bien son marketing?» Cette question est l objet du IIIème Forum sur la Recherche. Notre Association avance ses préconisations en présence de François Goulard, Ministre Délégué à la Recherche et à l Enseignement Supérieur : IV ème Forum sur la Recherche : «Nos Pôles de Compétitivité s affirment mais créent-ils de la Valeur?» En présence de Valérie Pécresse, Ministre de l Enseignement supérieur et de la Recherche, -Ile de France Capitale Economique a appelé à une véritable rupture dans la gestion des pôles afin que la création de richesse devienne leur mission essentielle. Elle fonde ses propositions sur une étude inédite de benchmark international réalisée avec Altran et PricewaterhouseCoopers. 4 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
5 introduction 2. Le cabinet Deloitte, accompagnateur de tous les acteurs de l innovation Un engagement fort auprès de tous les acteurs de l innovation Deloitte en France mobilise des compétences diversifiées pour répondre à l éventail des services attendus par ses clients, de toutes tailles et de tous secteurs : grandes entreprises multinationales, start-up et PME innovantes, organismes publics Les collaborateurs et associés incarnent le dynamisme et la réussite de la firme française par leur engagement auprès de leurs clients et leur souci permanent de garantir l excellence des prestations qu ils assurent. Celles-ci couvrent une palette d offres très large : audit, consulting et risk services, juridique et fiscal, expertise comptable et corporate finance, conformément à la stratégie pluridisciplinaire de Deloitte et suivant une démarche éthique. Notre compréhension du processus d innovation bénéficie de cette pluridisciplinarité et de la diversité de nos interlocuteurs. Un réseau international apportant une vision globale Deloitte Touche Tohmatsu est une organisation composée de cabinets membres, spécialisés dans des services professionnels à forte valeur ajoutée, au travers d une stratégie partagée dans 140 pays et appliquée localement. Deloitte est forte du capital intellectuel de ses collaborateurs dans le monde. Deloitte compte plus de 80% des plus grandes entreprises mondiales parmi ses clients, ainsi que de nombreuses grandes entreprises nationales, des institutions publiques et des milliers d entreprises de croissance. En outre, nous nous intéressons de près aux tendances du marché en suivant et en récompensant chaque année lors du prix Fast 500, les entreprises en forte croissance, qui - souvent - sont aussi les plus innovantes. EPAD istock L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte 5
6 introduction 3. une conception large de l innovation De l idée au marché / du marché à l idée L innovation est traditionnellement assimilée aux laboratoires et aux activités de R&D des grandes entreprises, à même de générer des connaissances et de les valoriser en mettant sur le marché de nouveaux produits. L innovation, valorisation de la nouveauté Demande du marché (market pull) Mise sur le marché Analyse du besoin études des marges de manœuvre techniques Aujourd hui, l innovation apparaît comme un phénomène plus large et complexe que cette vision d un progrès linéaire tiré par une poignée de chercheurs :..Les envies et l imagination des consommateurs s invitent dans le processus et suggèrent aux développeurs, aux chercheurs et aux designers des objets aux fonctions et aux usages détournés*...les stratèges et les observateurs du marché sont à l affût des nouveaux désirs et sollicitent les clients pour pressentir les tendances...le cycle de vie des produits a tendance à se raccourcir, ce qui implique de suivre le marché au plus près. De plus en plus le marché et l expression du besoin orientent et façonnent l innovation. Dans ce nouveau paysage, si la génération de connaissance reste une composante cruciale de l innovation, elle doit être associée à d autres fonctions (design, marketing, vente, stratégie, finance ) pour aboutir à la production de biens et services nouveaux ou améliorés et à la création de valeur. Prototype Recherche de solutions techniques Innovation technologique et non technologique L innovation est souvent assimilée au secteur industriel et à la technologie. Le phénomène concerne en fait tous les secteurs : agriculture, finance, services à la personne, vente, industries culturelles et créatives, arts Modélisation du processus d innovation «market pull» Par ailleurs, l amélioration du processus de production, des techniques de distribution ou de gestion des stocks fait partie intégrante de l innovation. *.Voir le rapport Pour une nouvelle vision de l innovation de Pascal Morand et Delphine Manceau, 2009 «Une autre manière de comprendre les différences entre la R&D et l innovation est de voir la R&D comme la transformation de capital en connaissances et de voir l innovation comme la transformation de connaissances en capital.» Source : entretien 6 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
7 Realite Méthodologie 1. des métropoles en quête de podium 2. La mesure de l innovation 3. Les temps forts de l étude
8 methodologie 1. des métropoles en quête de podium 1. Objectifs de l étude Compte-tenu de l importance croissante de l innovation comme critère d attractivité d une métropole, -Ile-de-France Capitale Economique a souhaité évaluer la capacité d innovation de et de sa région, et la comparer à celle de ses concurrentes en Europe. L attractivité est aussi une affaire de perception. L étude vise donc à déterminer si l image perçue reflète la réalité, si la capacité d innovation de est reconnue pour ce qu elle est. L objectif est aussi de proposer des mesures pour renforcer le potentiel d innovation de Ile-de- France et valoriser l image de la métropole comme territoire innovant. 2. Adopter le point de vue d un investisseur souhaitant s implanter en Europe Par rapport à un classement des métropoles les plus attractives, l originalité de cette étude est son ambition de :..se focaliser sur un aspect de l attractivité, probablement le plus révélateur du potentiel de croissance d un territoire : l innovation..ajouter à l approche comparative l analyse des attentes et le diagnostic des acteurs 3. Un panel des concurrentes de Comme le montrent les précédentes études de benchmark de -Ile-de-France Capitale Economique et notamment le «Global Cities Attractiveness Survey» et le «Global Cities Investment Monitor» les 6 métropoles retenues sont les principales concurrentes de en matière d attractivité. Elles allient une image attractive à un écosystème qui regroupe des capacités économiques, financières et scientifiques de premier plan. Les statistiques portent sur des territoires qui appartiennent tous à la catégorie des nomenclatures d unités territoriales (NUTS) utilisées par Eurostat. De grandes disparités existent néanmoins entre les métropoles du panel retenues : Population (Millions habitants, 2009) Surface (km 2 ) PIB par tête (e, PPA, 2007) 11, ,59 (2008) , , , , , Source : OCDE, Eurostat Dans cette étude, les noms des métropoles désignent les régions dans leur ensemble selon le tableau de correspondance ci-contre : Ile-de-France Grand West-Nederland Land de Région de Lombardie Catalogne 8 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
9 methodologie 2. La mesure de l innovation Des éléments clefs pour comparer et évaluer L innovation est un phénomène difficile à appréhender et à circonscrire : les théories économiques les plus récentes conçoivent le processus d innovation comme un mouvement complexe, sensible à une grande quantité de facteurs*. Certains travaux ont cependant proposé des indices composites synthétisant plusieurs indicateurs statistiques. Parmi ces indices, ceux proposés par le European Innovation Scoreboard de la Commission européenne font référence. C est la raison pour laquelle ils ont été retenus pour cette étude et complétés par une analyse documentaire et une enquête par entretien. Ces indicateurs permettent d évaluer les performances de et de ses concurrentes sur les principaux facteurs de la capacité d innovation. *Voir les travaux de la chaire Théories et méthodes de la conception innovante dirigée par Armand Hatchuel à l Ecole des Mines Les trois premiers facteurs forment la matière première (input) de l innovation..la matière grise ou le capital humain (créateurs, chercheurs, managers)..le financement de la R&D..Le capital-investissement Suivent les vecteurs de l innovation : échanges et prises de risque nécessaires à la création de valeur L entrepreneuriat et l attitude face au risque..l existence de réseaux et d intermédiaires entre créateurs, chercheurs, entrepreneurs et financeurs Les facteurs suivants sont des éléments structurels qui peuvent accélérer ou freiner l innovation..l environnement fiscal et institutionnel..les infrastructures (transport, TIC, immobilier)..la vie sociale et culturelle (vie culturelle et nocturne, tolérance) Enfin, hors ces facteurs, l évaluation des capacités d innovation est complétée par une mesure des résultats (output)..les performances en R&D istock L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte 9
10 methodologie 3. Les temps forts de l étude Elle a été conduite en trois temps 1. Réalité Une étude statistique et documentaire et une enquête par entretiens apportent la matière nécessaire au diagnostic sur la réalité des performances comparées de et de ses concurrentes européennes en matière d innovation. L étude documentaire et l analyse statistique forment le socle du bilan des forces et faiblesses de et de ses concurrentes européennes sur les différents facteurs de l innovation retenus. L enquête par entretiens approfondis avec des acteurs-clés du secteur de l innovation apporte des éléments qualitatifs au diagnostic. Ventilation des profils (40 personnes interrogées) : 24% 16% 75% 27% 8% 2.Perceptions Un questionnaire en ligne sur les performances comparées des métropoles considérées en matière d innovation à été envoyé à près de 400 acteurs proches ou parties prenantes des processus d innovation. Ventilation par profils (125 personnes interrogés) : 14% 2% 16% 16% Entrepreneurs..Dirigeants et cadres d entreprises Investisseurs Cadres juniors 10% 84% 12% 3% 27%.Chercheurs et directeurs de recherche Doctorants Etudiants Acteurs publics 14% Dirigeants et cadres d entreprises Créateurs de start-ups Investisseurs Chercheurs Directeurs de pôles de compétitivité Responsables publics 11% Une enquête conduite auprès d acteurs expérimentés du «secteur» de l innovation L enquête par questionnaire - qui ne vise pas la représentativité statistique - permet d évaluer les perceptions d acteurs familiers des enjeux d innovation et d attractivité, sur les performances comparées des métropoles considérées. 3. Recommandations Les entretiens, complétés par une nouvelle consultation d experts et les propositions du groupe de travail «innovation» de -Ile de France Capitale Economique sont à la base de l élaboration de recommandations pour améliorer les performances de en matière d innovation. 10 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
11 Realite Réalité : forces et faiblesses de et de ses concurrentes Thalès 1. Le capital humain à : excellence, abondance et diversité 2. Financement de la R&D : dans le groupe de tête 3. Le capital-investissement : l Europe continentale en retard sur le Royaume Uni 4. La création d entreprise : un maillon à renforcer pour mieux valoriser les idées nouvelles 5. L existence de réseaux : un paysage institutionnel trop complexe, des pôles de compétitivité à conforter 6. L environnement fiscal et institutionnel: pôles de compétitivité et crédit-impôt recherche : piliers de l attractivité de 7. Les infrastructures : un déficit de grands projets 8. La vie sociale et culturelle : plus de tolérance et de cohésion sociale pour plus d innovation 9. Performance de la R&D : en tête pour les brevets
12 Realite 1. Le capital humain à : excellence, abondance, diversité forme et concentre parmi les meilleurs talents de la recherche et de l innovation, mais perd en attractivité auprès des diplômés., première région étudiante du panel arrive en tête du panel pour les taux d inscription dans l enseignement supérieur, alors même qu elle a la population la plus nombreuse. Ceci peut masquer une durée d études plus longue et une entrée tardive sur le marché du travail. Les établissements d enseignement supérieur de sont de très bon niveau et drainent les meilleurs étudiants et doctorants vers la région parisienne. Cette densité de «hauts potentiels» attire chercheurs et directeurs de recherche. Néanmoins, les meilleurs élèves ont tendance à choisir les grandes écoles alors que les principaux centres de recherches relèvent des universités. Le risque est une certaine dévalorisation des parcours de recherche ce qui rend difficile l intégration des doctorats dans le monde professionnel. La qualité des chercheurs et des créateurs d Ile-de-France est un facteur essentiel dans les décision d installation d un centre de R&D. Des acteurs des secteurs de l infographie et des industries culturelles ont notamment mis en avant l excellence des formations dispensées à, tandis que des recruteurs en informatique ont souligné la qualité et le coût attractif des diplômés dans leur secteur. L attractivité de auprès des diplômés faiblit Alors que rattrapait jusqu en 2005 pour la part de la population active ayant reçu une éducation supérieure, l écart s est à nouveau creusé entre 2005 et 2008 (avec un taux de croissance du nombre de diplômés entre 2005 et 2008 de 0,3% pour contre 11% pour ). L attractivité de aux yeux de la main d œuvre internationale qualifiée semble donc menacée. Part des publications scientifiques au sein de l UE 27 en 2006 (%) , ,4 compte chercheurs, soit 6,5% des chercheurs européens La qualité des chercheurs à, ou encore repose essentiellement sur l excellence des formations dispensées dans les université locales. et bénéficient en outre de leur rayonnement international pour attirer les meilleurs chercheurs. un territoire qui concentre de nombreux chercheurs Le nombre de chercheurs est un indicateur révélateur du degré d innovation d une région. En valeur absolue, le leadership de pour le nombre de chercheurs est incontesté avec chercheurs, soit 6,5% des chercheurs européens. En pourcentage de chercheurs sur l emploi total, se place juste derrière (données Eurostat). devant ses concurrentes pour les publications scientifiques Elle est talonnée par le Grand, et, mais si les publications d Oxford et Cambridge étaient comptabilisées cela donnerait une avance certaine à la métropole britannique. 12 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
13 Realite 1. Le capital humain à : excellence, abondance, diversité dispose de plusieurs secteurs d excellence pour lesquels elle est mondialement reconnue (matériels de transports, biotechnologies, nucléaire, nanotechnologie ). La diversité de l économie parisienne, à la fois pôle manufacturier et centre décisionnel de premier plan, est favorable à toutes les dimensions de l innovation. mieux que la Californie mais dans la moyenne européenne A. Services à haut niveau de savoir.derrière (première place financière d Europe) et, n en demeure pas moins un centre important de services à haut niveau de savoir, notamment grâce à la présence de nombreux sièges sociaux. Ainsi, d après le magazine Fortune, la capitale française se situait en 2008 en 1 ère position en Europe (2 ème dans le monde) pour le nombre de sièges des 500 plus grandes multinationales. Ces centre décisionnels participent du climat d innovation en attirant capital humain, capitaux et grands projets. Secteur des services à haut niveau de savoir (en % de l emploi total) Californie Secteur manufacturier de haute et moyenne technologie (en % de l emploi total). 12 B. secteur manufacturier à haute et moyenne technologie garde un tissu industriel et se situe derrière et, les deux régions les plus manufacturières du panel. Le tissu industriel francilien est un atout dans la mesure où conception et production sont souvent réunies en un même lieu Californie Source : OCDE, 2007 Secteurs d excellence des différentes métropoles considérées occupe une place importante sur les secteurs de pointe de l innovation (biotechnologies, nanotechnologies, intelligence artificielle) et se distingue par son ADN créatif, au même titre que (mode, arts, culture, design, graphisme). A, les secteurs les plus représentés sont surtout les services financiers, les services IT, les médias et les industries de la création. affiche une certaine réussite dans des domaines choisis tels que les biotechnologies, les techniques médicales, les TIC, les systèmes de transports et l optique. occupe le segment des télécoms, de la micro-électronique et des produits pharmaceutiques, mais surtout du design industriel et de la mode. est une ville beaucoup plus industrielle (automobile, électronique, textile et agroalimentaire). est reconnue pour la conception et la fabrication d équipements électroniques, les clean tech et les services IT. se distingue dans l agroalimentaire, la chimie/pharmacie, l électronique, la logistique et les transports. Source : entretiens auprès d investisseurs et d entrepreneurs et recherches documentaires L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte 13
14 Realite 2. Financement de la R&D : dans le groupe de tête En valeur absolue, est de loin la première des 7 métropoles européennes retenues pour les dépenses en R&D. En valeur relative deux groupes se dessinent :, et en tête ;,, et en dernier. représente 7,7% des dépenses européennes de R&D vers un rattrapage de? Si, et sont les régions qui consacrent la plus grande part de leur PIB à la R&D, et surtout rattrapent leur retard. Ainsi, les dépenses en R&D de la Catalogne ont augmenté de 82,4% sur la période En outre, est citée comme la ville la plus ouverte à l innovation (notamment dans les marchés publics) et la plus dynamique. Le financement des instituts de recherche catalans par la Generalitat qui conduit une politique volontariste en matière de R&D participe de ce dynamisme. Dépenses en R&D : total (en % du PIB). 4,5 4 3,5 3 2,5 2 1,5 1 0,5 0 Dépenses privées en R&D (en % du PIB). 3,5 3 2,5 2 1,5 1 Californie % : objectif fixé par la stratégie de Lisbonne Californie derrière la Californie et pour les dépenses privées Le niveau de dépenses privées en R&D est un bon indicateur du degré d innovation, dans la mesure où la recherche privée est généralement orientée vers la valorisation économique des résultats. Si elle reste assez loin en retrait derrière la Californie et (environ 50% en deçà), se maintient à un niveau raisonnable 0,5 0 Dépenses publiques en R&D hors enseignement supérieur (en % du PIB). 1,2 1 : d importantes dépenses publiques en R&D mais largement derrière 0,8 0,6 0,4 Californie Sur les trois indicateurs (dépenses totales, privées et publiques de R&D en pourcentage de PIB) appartient au groupe de tête. Cela confirme son statut de grande région de recherche et d innovation. 0,2 0 Source : OCDE, 2005, données retraitées 14 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
15 Realite 3. Le capital-investissement : l Europe continentale en retard sur le Royaume-Uni Le Royaume-Uni domine nettement les autres pays européens pour le capital-investissement. Cette avance tient aux différences entre les modèles de financement de l économie. Le modèle anglo-saxon est mieux adapté à l économie entrepreneuriale de la connaissance. La France deuxième loin derrière, l Allemagne rattrape son retard. Le capital-investissement est essentiel à la constitution de fonds propres pour les entreprises non cotées telles que les start-up innovantes. Son développement est donc un élément clé de la capacité d innovation. Il n existe pas de données régionales complètes sur le capital-investissement, mais on peut comparer les volumes d investissement au niveau national dans les métropoles du panel. Le Royaume-Uni surclasse les pays d Europe continentale avec plus de 22 milliards d euros investis en 2008, soit près de 42% du montant total de capital-investissement au sein de l Union Européenne, et ce malgré une baisse d environ 45% entre 2006 et La Suède se distingue des autres pays d Europe continentale étudiés avec un ratio de capitalinvestissement sur PIB supérieur à un. Ce ratio pour la France est légèrement au-dessus de la moyenne de l Union européenne et dépasse ceux des autres pays considérés hors Suède et Royaume-Uni. L Allemagne semble rattraper rapidement son retard. Pays anglo-saxons et Europe continentale : deux modèles distincts Les marchés des capitaux anglo-saxons sont occupés par de nombreux acteurs : marchés financiers, business angels, fonds d investissement et de pension. Les possibilités de financement sont variées et permettent de lever facilement des fonds à des taux assez bas. Les investisseurs viennent souvent de l industrie ou de la création d entreprise et comprennent les besoins des entrepreneurs. Dans le modèle continental, malgré l arrivée récente de business angels, les banques restent les principaux acteurs du financement de l économie. Les acteurs du capital-investissement sont souvent des filiales de banques ou de sociétés d assurance, ce qui les influence. Source : rapport du Conseil d analyse économique. (Le financement des PME, CAE, 2008) ; entretiens auprès d investisseurs Montant total de capital-investissement en 2008 (en M e) Source : EVCA Yearbook (Industry statistics), editions Ratio capitalinvestissement sur PIB. en 2008 (en %) Investissement dans des entreprises jeunes ou en création. en 2008 (en Me) Evolution du montant total de capitalinvestissement sur la période Royaume-Uni , ,9% France , ,1% Allemagne , ,3% Suède , ,1% Italie , ,1% Espagne , ,6% Pays-Bas , ,3% UE , ,9% L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte 15
16 Realite 3. Le capital-investissement : l Europe continentale en retard sur le Royaume-Uni L avis des experts D après de nombreux acteurs franciliens et étrangers interrogés, doit investir pour relancer une croissance timide (autour de 2% par an sur 10 ans) et contrer le rattrapage rapide des grandes métropoles des pays émergents (Shanghai, Mumbai, Singapour, Beijing, São Paulo ). Les industries de la connaissance et de l innovation ont besoin d un marché du capital-investissement développé, dynamique, avec de nombreux intermédiaires et investisseurs, proches des créateurs d entreprises. Le succès de la Silicon Valley tient en bonne partie à la présence d un tel réseau. L abattement fiscal sur l ISF pour les investissements dans des PME (loi TEPA, 2007) va ainsi dans le bon sens, même si certains contribuables bénéficiaires de cette mesure déplorent le manque d informations sur les risques associés à l investissement dans les PME (taux de destruction par exemple) et l absence de fléchage des fonds vers certaines catégories d entreprises ou secteurs. Depuis deux ans cependant, les business angels français dont le nombre a récemment cru se fédèrent et s organisent. (France Angels, Angels Santé ) Le marché français du capital-investissement pèche par un volume trop faible et un manque de liquidité. En outre, les investisseurs interrogés critiquent le manque de savoir-faire en matière de communication financière et le manque de réalisme des hypothèses de développement des porteurs de projet. Sont également dénoncés: la frilosité des capital-risqueurs, leur manque de réactivité et leurs exigences parfois excessives en matière de documents financiers. Le créateur d une entreprise de services informatiques implantée à et dans la baie de San Francisco explique que si les nombreux avantages de et les aides publiques à la création d entreprise font de la région francilienne une bonne base de départ, le manque de réactivité des investisseurs incite à se développer dans les pays anglo-saxons où l on trouve de nombreux partenaires financiers. De fait, les entreprises françaises, lors de leur deuxième ou troisième tour de table, ont souvent recours à des capital-risqueurs anglo-saxons qui s intéressent avant tout au potentiel commercial du produit pour évaluer la capacité de développement d une entreprise. A et dans la Silicon Valley, les capitaux sont disponibles plus rapidement et en plus grande quantité Le modèle de financement des industries de la Silicon Valley répond aux besoins d industries modulaires telles que la microélectronique ou les énergies renouvelables, qui ne demandent pas nécessairement d infrastructures et d investissements de grande ampleur. Ce modèle n est pas forcément transposable à des industries bien développées en France telles que la pharmacie, le nucléaire, les transports. C est d ailleurs toute la difficulté pour : faire coexister le paysage traditionnel composé de grands instituts de recherche publics (CEA, INRIA, CNRS ), de grandes groupes industriels et énergétiques et de leurs financeurs institutionnels, avec un nouvel écosystème foisonnant de PME innovantes soutenues par un réseau dense d investisseurs et d intermédiaires. EPAD Source : entretiens avec des créateurs d entreprises innovantes et des experts des processus d innovation. 16 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
17 Realite 4. La création d entreprise : un maillon à renforcer pour mieux valoriser les idées nouvelles La France est dotée de mécanismes favorables à la création d entreprises et les français affichent une véritable volonté d entreprendre. Mais le manque de lisibilité des avantages offerts aux entrepreneurs et une trop grande réticence au risque conduisent à un retard de la France en termes de création et de croissance. L Ile-de-France reste en deçà de son potentiel de création d entreprises Taux de création d entreprises*. 20% 15% 10% 5% 0% Allemagne Royaume-Uni Espagne Suède Etats-Unis *Part des entreprises créées sur la population totale d entreprises Source : OCDE, 2005 Taux de création d entreprises en Ile-de-France (en %) 12,0 10,0 8,0 6,0 4,0 2,0 0,0 Pays-Bas Source : INSEE, dernières données disponibles Italie France reste très en deçà de son potentiel en matière de création d entreprises issues de la recherche.. Si les ressources du plateau de Saclay étaient situées dans un environnement plus favorable à la création d entreprises tel que la Silicon Valley, 10 fois plus d emplois pourraient être créées annuellement*. L opération d intérêt national qui préfigure l établissement public -Saclay a vocation à réaliser ce potentiel. un paradoxe entre désir d entreprendre et création d entreprises D après l Entrepreneurship Eurobarometer 2009 de la Commission Européenne, les français sont les plus désireux d être leur propre employeur parmi les populations considérées. Par ailleurs, il existe en France un large éventail d aides à la création d entreprise, de subventions, de réseaux de soutien à la création (Oséo) visant à favoriser l entrepreneuriat. On observe donc un décalage entre la création d entreprises d une part, le désir d entreprendre et les possibilités offertes aux entrepreneurs potentiels de l autre. *Rapport de Suzanne Berger du MIT pour l Agence de Développement de l Essonne. Choix d être son propre employeur ou d être employé France Italie Royaume-Uni Etre son propre employeur Pays-Bas Allemagne Source : Entrepreneurship Eurobarometer 2009 Espagne Etre employé Suède L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte 17
18 Realite 4. La création d entreprise : encore beaucoup d osctacles à surmonter Une faible valorisation de la création d entreprises en France C est le constat de la plupart des acteurs-clés consultés lors de l enquête par entretiens. Les meilleurs talents s orientent davantage vers la haute fonction publique ou les postes de cadres supérieurs au sein de grands groupes nationaux, bien valorisés financièrement, statutairement et socialement. L édition 2009 du Entrepreneurship Eurobarometer confirme que les français valorisent et estiment moins les créateurs d entreprises que leurs voisins. Ainsi, les Français sont, les plus en désaccord avec l idée que les entrepreneurs contribuent au bien commun. Pourcentage des sondés évoquant les difficultés administratives comme raison de leur préférence pour l emploi salarié. 10% 8% 6% 4% 2% 0% France Allemange Suède Italie Royaume-Uni Espagne Etats-Unis Pays-Bas Une grande réticence à la prise de risque est un frein à la création en France Pourcentage des sondés évoquant la peur des conséquences sociales et juridiques de l échec comme raison de leur préférence pour l emploi salarié. 10% L Entrepreneurship Eurobarometer relève ainsi que 8% des Français interrogés évoquent la peur des conséquences juridiques et sociales comme raison de leur préférence pour l emploi salarié. Ce résultat confirme le clivage entre salariés en CDI et travailleurs précaires. Ce fossé réel et perçu engendrerait une peur croissante de passer de la première à la seconde catégorie*. Cette situation contribue à l aversion des Français pour la prise de risque individuelle et joue un rôle dans le déficit de création d entreprises, notamment, issues de la recherche. 8% 6% 4% 2% 0% France Allemange Italie Espagne Suède Royaume-Uni Etats-Unis Pays-Bas Une certaine peur du risque et un climat peu propice à la création d entreprise est caractéristique de la France par rapport aux autres pays européens concernés. Les entrepreneurs créent de nouveaux biens et services et contribuent au bien commun - Ensemble des plutôt pas d accord et des pas du tout d accord. 30% 25% *«La peur du déclassement : une sociologie des récessions», Eric Maurin, % 15% 10% 5% Etats-Unis 0% France Italie Pays-Bas Allemange Royaume-Uni Suède Espagne Source : Entrepreneurship Eurobarometer L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
19 Realite 5. L existence de réseaux : un paysage institutionnel trop complexe, des pôles de compétitivité à renforcer La complexité des structures administratives françaises constitue un handicap majeur pour l attractivité de en matière d innovation. Un effort important de rationalisation est nécessaire. La multiplicité des structures administratives entrave le processus d innovation «L innovation en Ile-de-France, quel numéro de téléphone?» se demande le directeur marketing d une multinationale interrogé lors de l enquête. De nombreux acteurs privés sont autant désorientés et mentionnent les difficultés de gouvernance de l innovation liées au «mille-feuilles» administratif particulièrement épais de la région francilienne. La tradition centralisatrice française engendre une implication forte de l Etat dans les stratégie de développement de la métropole. Les vues de l Etat central ne sont par toujours partagées par la région. Les divergences entre la région et les départements ou encore entre la ville de et les communes environnantes ajoutent à la complexité du paysage. La création du Centre Francilien de l Innovation (CFI) par fusion des CRITT va dans le sens d une simplification et doit être saluée. Au même titre que la rationalisation des administrations déconcentrées et la création d OSEO à partir de l Agence de l Innovation Industrielle (AII), de l Agence Nationale de la Valorisation de la Recherche (ANVAR) et de la Banque de Développement des PME (BDPME). Les pôles de compétitivité aident aussi à structurer le paysage, mais ils peinent parfois à s affirmer face à des acteurs publics locaux souvent mieux dotés en ressources. Tous les acteurs veulent participer à l innovation mais peinent à se coordonner et à présenter un interlocuteur unique aux entreprises Concernant la valorisation de la recherche, la multiplicité des structures, des incubateurs et des mécanismes de soutien va à l encontre des principes de concentration de moyens et d efficacité. «Le foisonnement des structures, leur cloisonnement, leur localisation parfois éloignée des pôles de recherche engendrent des niveaux d activité insuffisants et une sélectivité insuffisante des projets»*** Les récentes mesures de rationalisation et de professionnalisation des structures de valorisation sont saluées par la plupart des acteurs consultés. Une multiplicité d interlocuteurs difficile à cartographier Une logique de projet est préconisée par les acteurs interrogés, qui citent des exemples de réussite à l étranger concernant l aide publique à l innovation. Cette approche permettrait de mieux orienter la stratégie publique d innovation et de concentrer les moyens sur des projets porteurs. Elle est déjà mise en oeuvre par l Agence Nationale pour la Recherche (ANR) et le Fonds Unique Interministériel (FUI) mais les résistances au sein des organismes de recherche publics à ce mode de financement et de sélection des projets sont encore fortes. Le paysage de la recherche, de l enseignement supérieur et les structures de valorisation sont encore trop éparpillés L insuffisante coopération en Ile-de-France entre Grandes Ecoles, universités, organismes de recherche publics rendent le paysage de la recherche et de l enseignement supérieur complexe. Cela nuit à la visibilité à l étranger et à l attractivité de la recherche publique française, ainsi qu à la valorisation économique de ses résultats. La création des PRES et le rapprochement des établissements d enseignement supérieur vont dans le bon sens. * Entretien avec un cadre dirigeant ** Entretiens Le rôle de l Administration en question Le secteur privé en France cherche souvent à maîtriser les flux et les échanges alors que l innovation naît justement d une liberté dans les parcours et d un réagencement permanent des acteurs. C est à se demander s il ne serait pas préférable d éloigner l innovation de la tutuelle de l Administration et de laisser les acteursprivés s en saisir. En effet, l Administration a tendance à fonctionner en silo et à freiner la mobilité disciplinaire, géographique et organisationnelle des acteurs (notamment des chercheurs) alors même que «c est dans la transversalité et la valorisation des différents cursus que se trouve l innovation»****. *** (Rapport sur la valorisation de la recherche, IGF, IGAENR, 2006). **** Entretien avec un directeur de recherche L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte 19
20 Realite 5. L existence de réseaux : les expériences étrangères Exemples étrangers : lisibilité des structures publiques de soutien, partenariats publics-privés et structures sociales non-hiérarchiques sont favorables à l attractivité d une métropole auprès des entreprises innovantes et des chercheurs. Des structures horizontales non-hiérarchiques sont propices à l innovation. est une ville-etat, ce qui permet une bonne lisibilité des structures administratives et une plus grande cohérence des politiques : Le Land a délégué à une SARL, «Partner GmbH», hébergée par la Industrie Handel s Kammer (IHK) et financée en partie par la Banque d Investissement de (IBB), le soin d accueillir les investisseurs (recherche de foncier, de partenaires, informations sur le marché). Le dispositif est complété par la Zentrale Anlauf- und Koordinierungstelle (ZAK) qui aide les investisseurs dans les démarches administratives. L organisation est donc claire et les investisseurs trouvent aisément à qui s adresser selon leurs besoins. L inconvénient de réside dans le manque de liens entre les laboratoires et les universités. Les laboratoires fonctionnent parfois en circuit fermé et les passerelles manquent encore. Source : Entretiens L Allemagne possède des structures très performantes dans le domaine de la recherche appliquée. En plus des Max Planck Instituts, plutôt dédiés à la recherche fondamentale, il existe un réseau d instituts consacrés aux transferts technologiques et à l aide aux entreprises innovantes: la Fraunhofer- Gesellschaft. Chaque institut est intéressé au résultat puisque les sommes allouées par la centrale de Munich varient en fonction du nombre de contrats décrochés. La force de repose sur sa société non hiérarchique (notamment sur les lieux de travail) propice à la circulation des idées. Pour un grand nombre d acteurs-clés, les structures horizontales non hiérarchiques sont favorables à l innovation, contrairement aux structures en silos. istock Source : Entretiens Le problème de est que la capitale politique et administrative est Rome. Il est souvent reproché aux fonctionnaires romains une incompréhension des enjeux de l industrie et du secteur privé. Le contreexemple évident est, capitale politicoadministrative et économique, où les élites des deux univers ne font qu un. Source : Entretiens istock 20 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
21 Realite 6. L environnement fiscal et institutionnel : les pôles de compétitivité et le Crédit Impôt Recherche (CIR) : piliers de l attractivité de Les pôles de compétitivité à la pointe de l innovation de La création de 7 pôles d envergure mondiale a permis à de structurer l image de ses activités de R&D et d innovation et de renforcer son attractivité et sa visibilité vis-à-vis des investisseurs étrangers. Cependant la spécialisation sectorielle notamment de Move o pour les matériels de transports, Medicen pour le secteur de la Santé, Cap Digital pour les industries culturelles et créatives ) pose un problème de segmentation des écosystèmes d innovation à une période où les grandes percées innovantes naissent aux interfaces entre secteurs et disciplines. Pour surmonter ce problème il convient de renforcer les partenariats. Les pôles de compétitivité franciliens rivalisent avec les grands clusters européens et jouent un rôle de premier plan dans la structuration du paysage de la R&D et de l innovation parfois au détriment de l interdisciplinarité, désormais au cœur des avancées scientifiques et industrielles. Clusters américains versus pôles de compétitivité Les clusters américains sont dirigés presque exclusivement par des entreprises privées qui décident de l allocation des sommes disponibles en privilégiant les actions pour la formation et le transfert de technologie tout en prêtant une attention particulière aux questions de propriété intellectuelle. En France, les pouvoirs publics jouent un rôle important dans l impulsion et la gouvernance des pôles (appels à projets, subventions, présence aux conseils d administration). Les pôles de compétitivité français reposent sur des spécialisations sectorielles là où les américains jouent de plus en plus sur la transdisciplinarité. Une logique de clusters fonctionne dans d autres métropoles européennes Dans la région d se distinguent quelques projets phare, comme Point One à Eindhoven (ville de Philips), cluster sur les nanotechnologies, ou encore le pôle de biomédecine près d Utrecht. La région de regroupe deux clusters importants :..Kista, la Silicon Valley suédoise, qui rassemble des industries de télécommunication et de microélectronique..north Station district, cluster de biotechnologies à vocation mondiale, en cours d aménagement est moins compétitif que Münich et Stuttgart, mais affiche cependant de belles réussites telle que le Technoparc de Adlershof avec emplois, 800 entreprises et 17 instituts de recherche. istock Thalès Split Images L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte 21
22 Realite 6. L environnement fiscal et institutionnel : les pôles de compétitivité et le Crédit-Impôt Recherche (CIR) : piliers de l attractivité de La France : «paradis fiscal pour la R&D». Le CIR est un «accélérateur d innovation»* que beaucoup de pays envient à la France Réformé en 2008, il permet une réduction de l impôt sur les sociétés proportionnelle aux dépenses de R&D d une entreprise. C est l une des mesures fiscales** d aide à la R&D les plus généreuses des pays de l OCDE. Elle représentait 4,1 milliards d euros en 2008 et 5,8 en Le CIR profite à l attractivité de pour des activités de R&D. En 2009 devient aussi la 1 ère région européenne qui attire les plus de centres de R&D et la 3 ème au monde***. sont les premières bénéficiaires du CIR et que cedernier profite au secteur des services plus qu aux activités scientifiques et techniques. Si les personnes consultées sont très largement favorables au CIR, elles plaident souvent pour une meilleure sélection des dépenses éligibles et pour un recentrage des crédits sur les activités scientifiques et techniques. Certains acteurs clés remarquent cependant qu une réforme du CIR (dans un contexte de suppression des niches fiscales) fait peser un risque d instabilité juridique sur la fiscalité des entreprises nuisibles à l attractivité du pays et de. Enfin, certains créateurs de PME réclament un «crédit d impôt innovation» distinct du CIR, qui concernerait un éventail plus large d activités non limitées à la R&D. Pourtant le CIR est contesté sur plusieurs points : selon une étude menée par l Insead et Booz la fiscalité n est que le 6 ème critère de l attractivité d un territoire. L OCDE confirme le faible impact des CIR sur les dépenses de R&D****. Le CIR représenterait donc un manque à gagner fiscal pour une efficacité limitée. Cependant, l enrayement de la baisse des dépenses de R&D privée et l augmentation de 64% des projets d implantation de centres de R&D depuis 2008 à la suite de la réforme du CIR tendent à invalider cette hypothèse. En outre, des investisseurs et chefs d entreprises étrangères rencontrés lors de l enquête par entretiens ont confirmé que le CIR apporte un surcroît d attractivité important à pour les activités de R&D. Une autre critique formulée à l encontre du CIR et dont certaines personnes interrogées lors de l enquête ont fait état, est sa possible capture par les grandes entreprises. Un rapport de la Cour. des Comptes d octobre 2009 (Les prélèvements obligatoires des entreprises dans une économie globalisée) confirme que les grandes entreprises Mesures de soutien : les cas hollandais et italien Les Pays-Bas ne sont pas une grande économie de l innovation et de la R&D. Le gouvernement néerlandais tente de rattraper ce retard grâce à un éventail de politiques, subventions et incitations telles que : Le «Innovatie Voucher» : «chèques en blanc» aux entreprises qui peuvent les utiliser pour des dépenses de R&D. L entreprise finance alors 1/3 de l opération. Le soutien financier aux clusters Par ailleurs, dans la région de, une politique de soutien à l innovation a été mise en place mais, selon plusieurs acteurs de l économie milanaise, les fonds ne sont pas assez importants et les intervenants mal coordonnés. * Entretien avec un chef d entreprise ** Renommée «magic tax» par -Ile de France Capitale economique ***..Global Cities Investment Monitor,. -Ile de France Capitale economique et KPMG ****..Insead and Booz, Innovation : Is Global the Way Forward? ocde, Etudes Economiques, France, 2009) 22 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
23 Realite 7. Les infrastructures : un déficit de grands projets Télécom: est correctement équipée. Grand décalage cependant entre l Europe du Sud et l Europe du Nord pour l utilisation d internet. un léger retard de pour l accès à internet se range plutôt du côté des régions d Europe du Sud pour le taux des ménages ayant un accès à internet. Ce résultat dénote un retard persistant par rapport aux métropoles du Nord, malgré des efforts d investissement. une différence d acculturation à internet entre les régions d Europe du Nord et d Europe du Sud Cette différence se retrouve dans les niveaux d équipement. Ainsi est à nouveau à côté des métropoles du Sud. Utilisation régulière d Internet Pourcentage de particuliers ayant eu accès à Internet, en moyenne, au moins une fois par semaine, en % 80% 60% 40% 20% 0% Accès Internet des ménages - Pourcentage de ménages ayant un accès à Internet (2009). 100% 80% 60% 40% 20% 0% ADP istock L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte 23
24 Realite 7. Les infrastructures : un déficit de grands projets manque de grands projets d infrastructures immobilières et de transports. Elle doit rattraper son retard pour pouvoir continuer à rivaliser avec ses concurrentes européennes. ADP EPAD malgré de bonnes infrastructures de transports, doit développer son réseau régional se classe juste derrière la Lombardie et la Catalogne pour le nombre de véhicules privés pour 100 habitants. Si le centre de la métropole est relativement bien desservi en transports en commun, ce n est pas le cas de sa périphérie, où la voiture individuelle domine. Sur le plateau de Saclay en particulier, l insuffisance d infrastructures de transports pèse lourdement sur l attractivité du territoire et remet en cause la pertinence d installer des universités et des centres de recherche. Le projet du Grand, avec la création de l Etablissement Public de -Saclay et la mise en place du réseau de métro automatique régional visant à relier les pôles économiques franciliens contribuera certainement à pallier les carences de l actuel système de transports. Nombre de véhicules privés pour 100 habitants (2005). 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% Californie Le logement, l immobilier universitaire et l immobilier d entreprise spécialisé des chantiers prioritaires Le sujet du logement est central et constitue un frein à l attractivité de la région en matière de R&D. L exiguïté, le prix élevé des logements, ainsi que la lourdeur des contraintes administratives et des garanties demandées sont des obstacles importants pour les chercheurs souhaitant s implanter dans la région. ne compte pas assez de grands campus, sur le modèle des grandes universités européennes et surtout américaines. C est un élément clé de la capacité d innovation et de l attractivité d une capitale. Les industries créatives ont des besoins immobiliers spécifiques (modularité des espaces, flexibilité des baux, éclairage, connectique, très haut débit ) qui ne sont pas satisfaits à par une offre dédiée suffisante. Un bon modèle en matière d attractivité immobilière est TechnoMontréal au Canada, cluster diversifié très réputé pour les industries créatives, qui regroupe plusieurs centaines d entreprises dans ce domaine et propose une offre immobilière adaptée en plus d avantages fiscaux et de plans de formation. 0% 24 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
25 Realite 8. La vie sociale et culturelle : plus de tolérance et de cohésion sociale pour plus d innovation et est placée 3 ème au monde* pour son image très positive auprès des investisseurs étrangers. Toutefois, certains clivages sociaux, un manque d ouverture et une perte de vitesse dans le domaine de la vie culturelle et festive peuvent nuire à son attractivité. dispose d un avantage sur ses concurrentes : une image très attractive L un des avantages clés de par rapport à ses concurrentes européennes est l attrait exceptionnel qu elle exerce sur les investisseurs étrangers. «joue dans l inconscient»** : Asiatiques, Européens, Américains viennent beaucoup plus volontiers à que dans n importe quelle autre métropole européenne*. La capacité d innovation est liée au niveau de tolérance d une région Un courant de la recherche sur l attractivité des métropoles trouve une corrélation entre le degré de tolérance et la capacité des régions à innover et à attirer industries et services à haute valeur ajoutée. Si l on évalue le niveau d ouverture d un pays à partir de critères tels que les possibilités d expression personnelle, la présence d une communauté gay ou d une scène artistique, le degré de xénophobie, la Suède prend la tête et la France arrive à la huitième place en Europe***. Néanmoins, cet indice étant national, il ne reflète que partiellement le niveau de tolérance à, qu on peut penser plus élevé que la moyenne nationale. Culture et vie nocturne : en perte de vitesse face aux métropoles européennes La vie culturelle et festive joue un rôle dans l attractivité d une destination urbaine, notamment auprès des étudiants et jeunes diplômés. C est en outre un élément important de la socialisation entre acteurs de l innovation, notamment dans les domaines artistiques (musique, mode, marché de l art, design). D après le rapport sur la compétitivité nocturne de la ville de, réalisé par l Ecole de Guerre Economique (EGE) en 2009, la vie nocturne à est en déclin face à la concurrence des grandes métropoles européennes telles que,, et, beaucoup plus dynamiques dans ce domaine. PCE Tolérance. rang au sein. de l UE 27 Suède Pays-Bas Allemagne Royaume- Uni France Italie Espagne * Voir Global Cities Investment Monitor 2010, -Ile de France Capitale Economique et KPMG ** Entretien avec un chef d entreprise *** Europe in the creative Age, Richard Florida L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte 25
26 Realite 9. Performance de la R&D: en tête pour les brevets première région européenne pour le dépôt de brevets Avec deux fois plus de brevets déposés que en 2006, se classe largement devant ses concurrentes et s affirme comme un centre de R&D important. domine largement les métropoles du panel en nombre de brevets déposés à l Office Européen des Brevets (OEB). Une centralisation administrative qui ne reflète pas toujours la localisation des laboratoires est favorisée dans ces statistiques car elles retiennent la région de résidence du déposant comme référence et non celle de l inventeur. Si l on ramène le nombre de brevets déposés au nombre d habitants, reste dans le groupe de tête, derrière. Cette bonne performance de ne doit pas masquer le retard structurel de la France en matière de brevets. La Tech Review, relève ainsi que, pour les nanotechnologies, la France revendique 6,7% des publications pour 1,8% des brevets contre 2% des publications et 7% des brevets pour la Corée du Sud. De fait, certains laboratoires de province font déposer leurs brevets par leurs organismes de rattachement, dont les sièges administratifs se situent souvent à. Le décalage est particulièrement parlant dans le cas des nanotechnologies pour lesquelles représente plus de 85% des brevets si l on considère la résidence du déposant contre 25% si l on considère la résidence de l inventeur. Cependant, même en retenant la région de l inventeur, resterait au 1 er ou 2 ème rang européen. Nombre de brevets déposés auprès de l OEB en Pourcentage des brevets français déposés à l OEB. par des entités basées. en Ile-de-France (2006) Région de résidence. du déposant Région de résidence. de l inventeur Total (tous les brevets) 66,9% 36,9% Nanotechnologies 86,3% 25,2% TIC 83,8% 42,5% Biotechnologies 67,3% 39,0% Source : OCDE, 2006, données retraitées 26 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
27 Realite Perceptions : le duel entre et Dassault Aviation - M. Alleaume 1. L innovation perçue comme un critère de l attractivité à long terme 2. en tête pour la capacité d innovation 3., la métropole la plus attractive pour l implantation d un centre de R&D 4. : n 1 pour les chercheurs, mais derrière pour les managers et les professionnels de la finance 5. : les efforts de dépense en R&D à valoriser 6. : n 2 pour les télécom, le réseau et la fiscalité 7. mal classée pour la rémunération des chercheurs : un risque pour son attractivité
28 perceptions 1. L innovation perçue comme un critère de l attractivité à long terme 91% des acteurs consultés estiment que l innovation est un critère de l attractivité notamment parce que :..La capacité à innover est un indicateur du dynamisme et de la capacité d une métropole à s adapter aux évolutions rapides du contexte économique..l innovation est la clé du futur et d une croissance de long terme..la capacité à innover d une métropole témoigne de son leadership et lui permet d attirer les meilleurs talents 2. en tête pour la capacité d innovation..l innovation entraîne des synergies et des externalités positives, vecteurs d une croissance pérenne..l innovation est assimilée aux activités à haute valeur ajoutée..la capacité à innover attire les capitaux car elle incarne la promesse de gains futurs..l innovation implique un certain degré d ouverture, de modernité, de capacité à être en prise avec le marché et les enjeux de son temps..l innovation est ce qui permet de ne pas subir des cycles économiques de plus en plus courts..la capacité à innover participe de la notoriété d une métropole est également en tête pour la perception du nombre de brevets déposés et d articles publiés. se plaçant dans les deux cas en deuxième position. 43% des personnes consultées pensent que est la métropole du panel où le nombre de brevets déposés par an est le plus important, contre seulement 20% pour. 43% Les perceptions contredisent la réalité statistique puisque pour le volume de brevets devance largement. De même, pour le nombre d articles publiés, est en avance sur (hors Oxford et Cambridge). 20% 17% 12% 5% 2% 1% en tête pour concurrencer les métropoles non européennes en matière d innovation. 38% 22% 15% 12% 8% 4% 1% L écart entre les deux métropoles est presque équivalent pour la perception du nombre d articles publiés. 47% 25% 16% 8% 3% 1% 28 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
29 perceptions 3., la métropole la plus attractive pour l implantation d un centre de R&D Dans deux secteurs de haute technologie tels que les transports et matériels de pointe et les sciences du vivant est perçue comme la métropole la plus attractive du panel. L importance des secteurs high tech étant un bon indicateur du degré d innovation, ce résultat dénote une bonne image de. Dans le secteur des TIC et de l informatique en revanche, concède la première place à. n 1 pour les sciences du vivant (biologie, médecine ) 1% 3% 2% 12% 10% 21% 50% est de loin n 1 pour l implantation d un centre de recherche. 34% n 1 du panel pour les transports et matériels de pointe 18% 2% 2% 15% 8% 11% 13% 18% 20% 13% 6% 38% 4. n 1 pour les chercheurs, mais derrière pour les managers et les professionnels de la finance est perçue comme la métropole européenne où l on trouve les meilleurs chercheurs. En revanche, les personnes consultées estiment que est nettement en retard sur pour la qualité des ressources humaines en management et en finance. Les autres villes du panel sont très loin derrière sur ce critère. n 1 sur la qualité de la main d œuvre en recherche. 45% En revanche, devance nettement pour les meilleurs diplômés en management et en finance. 76% 27% 13% 10% 4% 1% 20% 2% 2% L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte 29
30 perceptions 5. : les efforts de dépense en R&D à valoriser Alors que est 3 ème pour la réalité statistique derrière et, elle se classe 5 ème dans les perceptions. Cependant l importance du financement public de la R&D à est reconnu par les acteurs privés interrogés. La plupart des acteurs consultés perçoivent le retard de par rapport à et en matière de capital-investissement. Les acteurs privés interrogés classent en 1 ère position pour l accès au financement public des projets de R&D et d innovation. 38% est en 5 ème position pour la part des dépenses de R&D dans le PIB régional. 33% 55% 22% 16% 14% 11% Les responsables publics et privés consultés placent largement en tête du classement pour la présence de capital-risqueurs. 2% 2% 20% 15% 10% 8% 7% 1% 18% 11% 8% 5% 3% 2% Renault Dassault 30 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
31 perceptions 6. : n 2 pour les télécommunications, le réseau et la fiscalité Sur trois critères importants de la capacité d innovation:..la qualité des infrastructures de télécommunication,..les opportunités de rencontrer des partenaires,..et la fiscalité pour les investissements en R&D, est perçue en deuxième position derrière. Le rôle prééminent des deux plus grandes métropoles européennes en matière d innovation se confirme au fur et à mesure des indicateurs. et sont fréquemment en fin de classement alors que et apparaissent souvent sur le podium. est la métropole la mieux équipée du panel en infrastructures de télécommunication. 44% 25% 12% 11% 7% 1% n 2 pour les opportunités de rencontrer des partenaires. 54% puis offrent la fiscalité la plus avantageuse pour les investissements en R&D et dans l innovation. 28% 23% 21% 26% 6% 4% 4% 3% 3% 11% 9% 6% 2% ESA - J. Huart Thalès L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte 31
32 perceptions 7. mal classée pour la rémunération des chercheurs : un risque pour son attractivité est en deuxième position derrière pour l accessibilité du marché du travail et en deuxième position à égalité avec pour les perspectives de carrière des chercheurs. Parmi les chercheurs, jeunes diplômés et étudiants interrogés, une large majorité considère que est la métropole du panel où les opportunités de rencontrer un employeur sont les meilleures. 2% 4% 6% 33% 56% Pour le niveau de rémunération ou les perspectives salariales des chercheurs, est soit hors classement soit en queue de peloton. Ce retard est préoccupant, dans la mesure où la compétition pour attirer les meilleurs talents joue un rôle central dans la capacité future d innovation. reste largement en tête pour les perspectives de carrière et remonte légèrement. 4% 6% 19% 19% 53% Une proportion encore plus importante estime que est la métropole où un chercheur est le mieux rémunéré. est horsclassement. Pour les perspectives salariales, les personnes interrogées placent en 5 ème position. 8% 11% 19% 62% 15% 10% 6% 4% 63% 2% istock Thalès 32 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
33 Realite Synthèse et recommandations Thalès 1. Classement Réalité/Perceptions 2. recommandations : Le financement de l innovation La valorisation de l esprit d entreprise La gouvernance L image de comme métropole innovante 3. Conclusions
34 synthese 1. Classement - Réalité devant toutes ses concurrentes Rang moyen des métropoles selon les critères examinés Capital humain 2,4 3,4 4,2 4,8 3,0 5,2 5,0 Financement de la R&D Capitalinvestissement 2,3 1,8 2,5 4,7 6,8 4,5 5,8 3,0 2,5 3,3 5,0 1,0 6,3 6,0 Entrepreneuriat 4,5 4,3 4,4 3,3 2,4 3,4 4,5 Clusters et incitations fiscales 1,0 3,3 5,0 3,3 5,5 3,5 6,5 Infrastructures 4,0 2,0 3,3 2,3 2,3 6,0 7,0 Performance de la R&D 1,5 2,5 3,5 4,0 7,0 6,0 3,0 Moyenne 2,67 2,83 3,74 3,91 4,00 4,99 5,40 Classement global Principaux enseignements du classement :..Excellente position de, première juste devant.. seulement en quatrième position derrière.., et arrivent en fin de classement Il est important de souligner les limites inhérentes au classement proposé :..les notes sont basées sur les indicateurs statistiques et sur des recherches documentaires..certains indicateurs sont nationaux et ne recoupent que partiellement la réalité régionale (indicateurs sur l entrepreneuriat et le capitalinvestissement, notamment)..tout classement est une simplification de la réalité et il n existe pas d indice composite sans approximations Top 3 réalité 34 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
35 synthese 1. Classement - Perceptions derrière Le classement ci-dessous est issu de l enquête par questionnaire (qui ne prétend pas à la représentativité statistique). Il résulte d une moyenne des classements attribués à chaque métropole sur les différents critères retenus. Capacité d innovation Nombre de brevets Nombre d articles Installation d un centre de recherche Transports et matériels de pointe 4, , ,5 6,5 Sciences du vivant Informatique et TIC Qualité de la main d œuvre en recherche Qualité de la main d œuvre en management et finance Part des dépenses de R&D dans le PIB Accès au financement public pour la R&D ,5 6 3, ,5 6, Capital-risque Infrastructures de télécommunication Opportunités de partenariats Fiscalité la plus avantageuse pour la R&D Rémunération et perspectives de carrière ,5 3 4,5 6,5 6, Moyenne 1,8 2,1 3,1 3,7 5,0 5,7 6,5 Classement Le classement issu de l enquête par questionnaires place en tête des métropoles comparées, devant et. Top 3 perceptions effectue donc un saut de quatre places par rapport au classement «réalité» et affirme son image extrêmement attractive en matière d innovation. souffre encore d un déficit d image par rapport à sa concurrente britannique, mais reste très bien placée, devant et, qui appartenaient au trio de tête du classement «réalité»., et confirment leur retard dans la compétition entre les grandes métropoles européennes. L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte 35
36 RECOMMANDATIONS 2. recommandations aux pouvoirs publics Les recommandations -Ile de France Capitale Economique portent sur quatre thèmes majeurs : I. Le financement de l Innovation. II. La valorisation de l esprit d entreprise. III. La gouvernance. IV. L image de, métropole innovante. I. Le Financement de l Innovation Pérenniser le Crédit-Impôt Recherche, favoriser un rééquilibrage entre financements privés et publics. 1...Pérenniser le Crédit-Impôt Recherche, vecteur principal d attractivité de pour les activités de R&D. 2...Mieux cibler le CIR vers les secteurs innovants et notamment la haute technologie en durcissant les conditions d éligibilité. Favoriser les PME, les entreprises de taille intermédiaire et les start-up dans le dispositif. 3...Simplifier et mieux coordonner les procédures de demande d aides à l Innovation. Dans cet esprit, -Ile de France Capitale Economique se propose d organiser des réunions régulières entre les principaux acteurs du secteur. 4...Continuer à développer le cofinancement publicprivé pour favoriser une logique de rentabilité et non de subvention. Accompagner les cessations d activités. 5...Assurer la présence d investisseurs privés dès la phase d amorçage, promouvoir une approche «produit». 6...Equiper les porteurs de projet des outils de base de la communication financière. 7...Favoriser les rencontres directes informelles entre entrepreneurs et investisseurs (business angels, venture capital ) notamment dans les incubateurs. Le succès des entreprises dépend de leur bonne compréhension sur le long terme. 8...Assurer une meilleure traçabilité des aides et des bénéficiaires. Evaluer l efficacité économique des aides existantes. II. La valorisation de l esprit d entreprise Passer d une économie administrée à une économie de marché. 9. Faire bénéficier les dirigeants-fondateurs d entreprises innovantes du régime de sécurité sociale des salariés lors des trois premières années d exercice. 10. Favoriser la création d entreprise en simplifiant les procédures d enregistrement et de déclaration. 11. Développer les financements adaptés au mentorat (CCI, OPCA, Région) ; les formations existent et sont performantes mais souvent trop onéreuses. 12. Valoriser la réussite entrepreneuriale auprès des étudiants des meilleures écoles et universités ainsi qu auprès des porteurs de projet. Mettre en valeur les «success stories» individuelles et collectives. Nuancer l échec et apprendre à rebondir. Bouygues 36 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
37 RECOMMANDATIONS 2. recommandations aux pouvoirs publics 13. Encourager l entrepreneuriat dans les grandes écoles et les universités,..notamment à travers les incubateurs et pépinières d entreprises, tout en rationalisant ces structures, trop nombreuses et trop petites aujourd hui...créer un module commun «venture capital» aux filières entrepreneur et finance des business schools, afin de former les futurs financeurs et entrepreneurs à leurs contraintes et attentes respectives Renforcer les passerelles entre la recherche publique, l entreprise et l international...adapter les critères d évaluation des chercheurs et des laboratoires. Valoriser y compris par des incitations financières une expérience en entreprise autant que la publication : from «publish or perish» to «publish or perform»...inciter les laboratoires à recruter un quota minimal de docteurs ayant bénéficié de conventions type CIFRE (Conventions Industrielles de Formation par la Recherche qui permettent aux doctorants de réaliser leur recherche au sein d une entreprise) ou de formations en gestion et en management...s inspirer d exemples étrangers type Fraunhofer (Allemagne) où l on effectue notamment des recherches pour des clients privés, ce qui favorise l embauche des doctorants...associer personnellement professeurs et chercheurs des laboratoires publics au succès d une start-up. III. La gouvernance : chercher un maximum de simplicité. Un effort de rationalisation du dispositif actuel est nécessaire. D après les exemples étrangers, l échelon régional semble le plus pertinent pour coordonner le soutien à l innovation. 15. Créer une agence régionale unique pour l innovation a..pour améliorer le soutien et les services aux entreprises innovantes b. Pour mutualiser les moyens c..pour optimiser les coûts et les finances Le Centre Francilien de l Innovation, les administrations déconcentrées ainsi que tous les autres acteurs publics en charge de l innovation en Ile-de-France seraient regroupés dans une seule instance à l instar de ce qui se passe dans de nombreuses métropoles étrangères. Gouvernance : cette agence réunirait les représentants des différents bailleurs de fonds (région, Etat, départements, collectivités) et les voix seraient réparties au prorata de leurs participations financières. Missions : créer le «centre de compétence». Ceci au sein de l agence permettrait :..la constitution d un annuaire en ligne répertoriant les financeurs des activités de R&D par catégories (institutions publiques, fonds de private equity, business angels )..la constitution d un annuaire des conseils spécialisés dans le financement, la gestion de projet, la veille sectorielle l orientation des porteurs de projets vers les bons conseils et financeurs en fonction de leurs besoins (amorçage, développement, deuxième et troisième tour de table, recherche de partenariats, gestion de projets )..le soutien aux pôles de compétitivité et notamment à leurs actions d organisations de rencontres entre acteurs d une filière..le soutien aux démarches transverses et transdisciplinaires, réunissant plusieurs pôles et filières..le soutien au développement de plateformes mutualisées (ensemble de services généralement fournis dans un même lieu qui permet une mise au point du projet à moindre coût ; lieux de créativité) adaptées aux nouveaux besoins par appel d offre auprès de sociétés spécialisées dans leur conception et leur gestion. Altran L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte 37
38 RECOMMANDATIONS 2. recommandations aux pouvoirs publics 16...Accélérer le rapprochement entre universités et grandes écoles, réduire la logique de corps, décloisonner les cultures et les traditions, associer futurs chercheurs et managers, métisser les réseaux et les compétences de gestion, de création, de recherche Identifier quelques personnalités qui pourraient incarner et promouvoir notamment -Saclay comme territoire d innovation technologique et comme centre d innovation créatrice. 18..Soutenir les efforts de rapprochement entre les établissements d enseignement supérieur de -Saclay. IV. L image de comme métropole innovante : mettre en avant les ressources de. Renforcer la promotion de sur l innovation. Introduire l innovation parmi les valeurs de la «marque», au côté du luxe, des arts de vivre, de l architecture et rétablir la réputation de comme grand centre universitaire. Relancer le surnom de «Ville Lumière» en y attachant la capacité scientifique et technologique de (la lumière renvoyant alors au progrès, au rayonnement intellectuel, à l esprit brillant des iens). Relancer la vie culturelle, sociale et festive à, facteur d attractivité des meilleurs chercheurs et talents. L innovation doit être au cœur du projet du Grand, qui est une opportunité pour donner une image nouvelle à. Tous les projets retenus doivent être les plus innovants dans leur secteur. Valoriser également les grands projets d architecture. 19..Créer la mention «Designed in by» sur le modèle «Designed in California» (IPhone) ou «Designed in Finland» en association avec les Pôles de compétitivité et notamment les grands constructeurs industriels et les sociétés créatrices de logiciels qui serait une garantie de qualité et d innovation. 20. Lister les produits innovants (qui sont des succès commerciaux) conçus à Ilede-France et lancer une campagne de communication sur ce thème dans la presse internationale : «Did you know» Ministère du Grand Laurent Blossier 38 L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte
39 conclusions 3. Conclusions se place parmi les leaders de l innovation en Europe, malgré certaines lacunes s illustre comme une région très attractive dans le concert des métropoles européennes en matière de capital humain. Elle attire et forme parmi les meilleurs talents. L excellence de dans l innovation réside également dans sa capacité à faire émerger. des pôles de compétitivité (Medicen, Move o, System@tic, Cap Digital ) capables de rivaliser avec les plus importants clusters mondiaux et dans la politique fiscale très favorable à l innovation conduite par le gouvernement (réforme du CIR). En matière de financement de la R&D, se situe juste derrière. pêche toutefois dans les domaines de l entrepreneuriat et du capital-investissement, du fait d une valorisation insuffisante de l entrepreneuriat, d une aversion au risque et de lourdeurs administratives qui, si elles sont souvent allégées dans les faits, dominent toujours les perceptions. se distingue nettement de ses concurrentes dans ces domaines et est en avance sur l Europe continentale pour le capitalinvestissement. L attractivité de la région francilienne repose pour partie sur son image très positive auprès des investisseurs étrangers, mais le manque de dynamisme de sa vie culturelle et festive peut finir par la pénaliser auprès des jeunes talents. Les ressources de sont «comparables à celles de la Silicon Valley» (CAE, 2008) mais insuffisamment exploitées se situe devant le reste des métropoles européennes sur le terrain de la perception et sont perçues comme les métropoles du panel dont les capacités d innovation sont les plus importantes, devant et. Globalement, est identifiée comme la métropole européenne la plus performante en matière d innovation et la plus attractive en termes de perspectives de carrière et de rémunération des chercheurs. est perçue en tête pour la qualité des chercheurs, les performances dans certains secteurs de pointe et l attractivité pour l implantation d un centre de recherche. souffre d un fort décalage entre perceptions et réalité sur le thème des dépenses en R&D, puisque la région est classée 5 ème de l enquête par questionnaire à ce sujet et 2 ème selon l étude de la réalité. Le retard de sur en termes de capitalinvestissement se traduit dans les perceptions. bénéficie de son aura et s impose comme la métropole la plus innovante dans les perceptions alors même que sur de nombreux indicateurs statistiques elle semble en-deçà des autres métropoles considérées, notamment, et. A contrario, le potentiel de n est pas forcément reconnu par les personnes ayant participé à l enquête par questionnaires, notamment sur des critères tels que le nombre de brevets publiés ou les dépenses en R&D. remporte la bataille des images malgré des capacités d innovation moindres L innovation comme facteur d attractivité : un défi pour l Ile-de-France I Ile de France capitale Economique - Deloitte 39
40 -Ile de France Capitale Economique, créée il y a près de vingt ans par la Chambre de Commerce et d Industrie de, rassemble une centaine de grandes entreprises françaises et internationales, garantes de son indépendance. Elle a notamment pour mission de mettre en valeur auprès des investisseurs étrangers les atouts majeurs de l Ile-de-France et de renforcer son attractivité par des actions lobbying auprès des décideurs politiques et économiques. CONTACT Chiara Corazza Directeur Général 7, rue Balzac France Tél.: Fax: PRINTED BY RIP () ISBN EAN ICONOGRAPHIE CCIP ISTOCKPHOTO FOTOLIA
52 53 L état de l Enseignement supérieur et de la Recherche n 4 [édition 2010]
21 Le financement de la recherche nationale par des crédits budgétaires absorbe en 0,75 % des moyens budgétaires de l État à travers les établissements publics de R&D et les mesures d aide et d incitation
Augmenter l impact économique de la recherche :
Augmenter l impact économique de la recherche : 15 mesures pour une nouvelle dynamique de transfert de la recherche publique, levier de croissance et de compétitivité Partout dans le monde, la recherche
Les mesures en faveur de
Les mesures en faveur de l attractivité Invest in France La France est une destination de premier ordre pour les investissements directs étrangers. Elle accueille sur son sol plus de 0 000 entreprises
www.pwc.lu/secteur-public Economie & Territoires 3.0
www.pwc.lu/secteur-public Economie & Territoires 3.0 Votre levier générateur de développement Contexte Depuis quelques années, notre environnement économique et financier traverse une grande période d
L INITIATIVE «FRENCH TECH»
L INITIATIVE «FRENCH TECH» POUR LA CROISSANCE ET LE RAYONNEMENT DE L ÉCOSYSTÈME NUMÉRIQUE FRANÇAIS La French Tech en actions Mobilisation des écosystèmes sur les territoires : labellisation de quelques
Investissements et R & D
Investissements et R & D Faits marquants en 2008-2009 - L investissement de l industrie manufacturière marque le pas en 2008 et se contracte fortement en 2009 - Très fort recul de l utilisation des capacités
AG ECONOMIE, EMPLOI, INDUSTRIE Section Paris 2 ème 28/02/2013
AG ECONOMIE, EMPLOI, INDUSTRIE Section Paris 2 ème 28/02/2013 Compte rendu Exposé sur les outils économiques de la région île de France Guillaume Balas (Président du groupe socialiste au Conseil régional
Les dirigeants face à l innovation
Les dirigeants face à l innovation Vague 2 FACD N 111164 Contact Ifop : Flore-Aline Colmet Daâge Directrice d Etudes Département Opinion et Stratégies d'entreprise [email protected] Mai
LE ROLE DES ECOLES D INGENIEURS DANS LE DEVELOPPEMENT DES PME PMI. L EXEMPLE DE L UTC
LE ROLE DES ECOLES D INGENIEURS DANS LE DEVELOPPEMENT DES PME PMI. L EXEMPLE DE L UTC Alain STORCK, Président de l Université de Technologie de Compiègne LES BESOINS DES PME PMI Réponse à un besoin d innovation
La publication, au second
Les entreprises industrielles françaises de plus en plus impliquées dans les NTIC Malgré l adoption accélérée des différents outils des nouvelles technologies de l information et de la communication (NTIC)
SPECIALISATIONS DU MASTER GRANDE ECOLE
SPECIALISATIONS DU MASTER GRANDE ECOLE Finance, Contrôle des Organisations Cette spécialisation se fonde sur la nécessité de prendre des décisions et/ou d organiser les différents processus au cœur de
COUR DES COMPTES. Juin 2013
COUR DES COMPTES Synthèse du Rapport public thématique Juin 2013 Le financement public de la recherche, un enjeu national Avertissement Cette synthèse est destinée à faciliter la lecture et l utilisation
L entreprise idéale de demain Entre idéalisme et pragmatisme. 23 avril 2013 Hédiard Madeleine Petit-déjeuner Presse
L entreprise idéale de demain Entre idéalisme et pragmatisme 23 avril 2013 Hédiard Madeleine Petit-déjeuner Presse Méthodologie Etude réalisée du 11 mars au 7 avril 2013, au travers d un sondage en ligne.
Considérations sur la crise et le marché intérieur 1
Considérations sur la crise et le marché intérieur 1 Auteurs : Jacques Potdevin : Président de la Fédération des Experts comptables Européens (FEE - Federation of European Accountants 2 ) de 2007 à 2008.
Présentation clients
Junior Consulting Au service de vos ambitions 1 30 ans d expérience au service de nos clients Créé il y a 30 ans, Junior Consulting est le cabinet de conseil des élèves de Sciences Po Paris :» Association
L association française des docteurs
L association française des docteurs Promouvoir le doctorat Les docteurs constituent des ressources rares et précieuses pour les économies et les sociétés du XXIème siècle, de sorte que les pays pleinement
En partenariat avec N 172 - AVRIL 2014
En partenariat avec N 172 - AVRIL 2014 En partenariat avec N 172 - AVRIL 2014 Editorial Editorial Par François PAULUS (1989), Président du Jury Quand vous lirez ces lignes nous serons en avril 2014, et
www.cercledoutremanche.com
LE FINANCEMENT DES PME : LES BUSINESS ANGELS P our placer l entreprise et l emploi au cœur de l économie de marché, du processus de plein-emploi et de justice sociale, encore faut-il avoir les moyens de
INVESTIR EN FRANCE s 2015 mar Réalisation :
INVESTIR EN FRANCE LA FRANCE RÉUNIT TOUTES LES CONDITIONS DE SUCCÈS POUR VOTRE INVESTISSEMENT Une grande économie au cœur de l Europe, une porte d accès vers la Méditerranée et l Afrique : 5 e économie
Comité stratégique de la démarche Alsace 2030 : des ambitions fortes, une vision partagée
Strasbourg, le 14 novembre 2014. Comité stratégique de la démarche Alsace 2030 : des ambitions fortes, une vision partagée Philippe Richert, Président du Conseil Régional d Alsace, Ancien Ministre, a ouvert
DOSSIER DE PRESSE Un portail énergie / climat parisien
DOSSIER DE PRESSE Un portail énergie / climat parisien «En vue de la grande Conférence de l ONU Paris Climat 2015, le dispositif Solutions COP 21 lancé par le Comité 21 avec le Club France Développement
2013 Principales Métropoles
Observatoire des Investissements Internationaux dans les 2013 Principales Métropoles Mondiales 2011 Présentation à la Presse 14 avril L édition 2013 de l Observatoire L Edition 2013 est la 4ème édition
Compte rendu de l intervention de Jean-Louis LACOMBE. Rencontre européenne de la technologie du 23 mars 2005. La Fondation d entreprise EADS
Compte rendu de l intervention de Jean-Louis LACOMBE Rencontre européenne de la technologie du 23 mars 2005 La Fondation d entreprise EADS La fondation d entreprise créée par EADS est conçue comme une
Agence du patrimoine immatériel de l État
Agence du patrimoine immatériel de l État Les richesses de l immatériel sont les clés de la croissance future Rapport de la commission de l économie de l immatériel 2006 Le mot du directeur général L APIE
Développeur de talents. École Universitaire de Management. Cultivez votre. différence!]
Développeur de talents École Universitaire de Management Cultivez votre différence! L I.A.E de www.iae-grenoble.fr Depuis plus de cinquante ans, l IAE de forme à la fois des managers «double compétence»
La R&D en Russie, les réformes, l innovation et la corruption
ALLIANCE UNIVERSITE ENTREPRISE DE GRENOBLE La R&D en Russie, les réformes, l innovation et la corruption par Michel ZIGONE www.aueg.org 1 Remerciements à : Valériia LOBASENKO Eric BRUNAT qui ont contribué
Conseil économique et social
Nations Unies ECE/CECI/2015/4 Conseil économique et social Distr. générale 30 juin 2015 Français Original : anglais Commission économique pour l Europe Comité de la coopération et de l intégration économiques
Nos sociétés du troisième millénaire, leur nature, L enseignement supérieur et l innovation technologique : les enjeux pour Europe LES NOUVEAUX DÉFIS
094-100 Figel 13/10/06 11:15 Page 94 L enseignement supérieur et l innovation technologique : les enjeux pour Europe Le problème fondamental auquel se trouve confrontée l Union européenne en matière d
Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export
Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export Depuis 2012, un ensemble d actions est engagé au service du renforcement
Observatoire des Investissements Internationaux dans les 2015 Principales Métropoles Mondiales 2011
Observatoire des Investissements Internationaux dans les 2015 Principales Métropoles Mondiales 2011 Présentation à la Presse 14 avril L édition 2015 de l Observatoire L Edition 2015 est la 6ème édition
Centre national de la danse Mesures en faveur de la formation, de l insertion, des conditions de vie et de la diversité des jeunes créateurs
Centre national de la danse Mesures en faveur de la formation, de l insertion, des conditions de vie MARDI Contact presse Ministère de la Culture et de la Communication Délégation à l information et à
Baromètre Responsabilité Sociale et Environnementale du Secteur Automobile
Baromètre Responsabilité Sociale et Environnementale du Secteur Automobile TNS Automotive PRINCIPAUX RESULTATS Contacts TNS Sofres: Muriel GOFFARD 01 40 92 27 47 [email protected] Définir la
DOSSIER DE PRESSE. LA PREMIERE ECOLE DE COMMERCE DEDIeE AUX METIERS DU WEB. ESCEN - The Web Business School /// Paris - Bordeaux - San Francisco
DOSSIER DE PRESSE ESCEN - The Web Business School /// Paris - Bordeaux - San Francisco LA PREMIERE ECOLE DE COMMERCE DEDIeE AUX METIERS DU WEB ESCEN.fr Préambule 140 étudiants en 2013 1 secteur d activité
60 salariés. 3 MINISTÈRE est une agence Web, experte en CRM, e-commerce, data et analytics. Elle compte à ce. jour 25 salariés.
Laurent HABIB réunit les agences LIGARIS 1, PLAN CRÉATIF 2 et MINISTÈRE 3 pour créer la 1 ère agence globale indépendante du marché. Une agence de 180 personnes, à 60% digitale, intégrant tous les métiers
Programme «Société et Avenir»
Programme «Société et Avenir» Rapport final volet «Synthèse de recherche» 1 CONTRAT DE RECHERCHE : TA/00/23 ACRONYME DU PROJET : REFBARIN TITRE : «RÉFORME DU MARCHÉ DES BIENS ET SERVICES, NÉGOCIATION SALARIALE
Campus Paris Saclay. Enquête sur les usages, transports, logements et services. L enquête en ligne. Les bonnes pratiques identifiées par le benchmark
Campus Paris Saclay L enquête en ligne Les déplacements : des spécificités par statut L équipement : un intérêt marqué pour les transports doux et les services pratiques Le logement : des attentes et des
La transformation digitale Enjeu majeur en Afrique. Journées des Entreprises Numériques
La transformation digitale Enjeu majeur en Afrique Journées des Entreprises Numériques Sommaire 1. Transformation digitale, un cap incontournable 2. Le potentiel et l éveil de l Afrique 3. Pourquoi accélérer
Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1
Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit
CONSOLIDER LES DETTES PUBLIQUES ET RÉGÉNÉRER LA CROISSANCE. Michel Aglietta Université Paris Nanterre et Cepii
CONSOLIDER LES DETTES PUBLIQUES ET RÉGÉNÉRER LA CROISSANCE Michel Aglietta Université Paris Nanterre et Cepii Consolider les dettes publiques: un processus au long cours Les dysfonctionnements européens
étude réalisée par l agence Campus Communication en partenariat avec l Association française de communication interne
étude réalisée par l agence Campus Communication en partenariat avec l Association française de communication interne sommaire Le projet Notre agence Notre partenaire Méthodologie Lire l étude Enseignements
Click to edit Master title style
Le Service des délégués commerciaux MAECI: Orientation et rôle Investissement étranger direct (IED) Anderson Blanc Délégué commercial Click to edit Master title style Investissement & Innovation Coordonnateur
Conférence de Presse jeudi 19 mars 2015 Salon Mondial du Tourisme
Conférence de Presse jeudi 19 mars 2015 Salon Mondial du Tourisme Sommaire Edito Présentation du Welcome City Lab Le Welcome City Lab: les chiffres Paris&CO La nouvelle promotion de startups L état rentre
Les chartes de France Investissement
Les chartes de France Investissement Introduction : le dispositif France Investissement Les PME les plus dynamiques ou à fort potentiel de croissance apportent une contribution essentielle au développement
Contrat d étude prospective de l emploi et de LA formation de la filière santé dans le Nord-Pas de Calais. Synthèse des résultats
Contrat d étude prospective de l emploi et de LA formation de la filière santé dans le Nord-Pas de Calais Synthèse des résultats Septembre 2013 Etude coordonnée par Dispositif soutenu et financé par Le
Nécessité d un «électrochoc» fiscal
Les Analyses du Centre Jean Gol Nécessité d un «électrochoc» fiscal Janvier 2014 Administrateur délégué : Richard Miller Directrice : Laurence Glautier Directeur scientifique : Corentin de Salle Les analyses
EN FINIR AVEC LES IDÉES REÇUES L ESSENTIEL EN
EN FINIR AVEC LES IDÉES REÇUES 10 L ESSENTIEL EN POINTS 1 LA FRANCE EST EN PERTE DE VITESSE La France est la 5 e puissance économique mondiale et la 2 e europé enne en termes de PIB, avec un marché de
Accompagner les organisations dans la mise en place de modes collaboratifs pérennes, basés sur l engagement et la confiance. 2 POLES D EXPERTISE
O Reilly Consultants est un cabinet de conseil en gestion des ressources humaines, formation et coaching qui vise à réconcilier l épanouissement individuel : Accompagner les individus dans la réappropriation
Les fonds d investissement
Un objectif commun la croissance des PME Les fonds d investissement Le manque de maturité de certaines entreprises, les techniques de pointe qu elles développent, rendent difficile l appréciation de leur
www.u-bordeaux3.fr Master professionnel Communication des organisations Stratégies et produits de communication
www.u-bordeaux3.fr Master professionnel Communication des organisations Stratégies et produits de communication Un peu d histoire Depuis 1988 à l université Bordeaux 3, la spécialité Communication des
Objectifs pédagogiques de l enseignement «Métiers»
É C O L E D I N G É N I E U R D E S T E C H N O L O G I E S D E L I N F O R M A T I O N E T D E L A C O M M U N I C A T I O N Métiers Objectifs pédagogiques de l enseignement «Métiers» Les objectifs sont
Pôles de compétitivité 2.0
Pôles de compétitivité 2.0 Les plates-formes d innovation 4 ème Journée nationale des pôles de compétitivité - 1 er octobre 2008 Le groupe de travail interministériel riel Politique de soutien aux plates-formes
Performance 2010. Eléments clés de l étude
Advisory, le conseil durable Consulting / Operations Performance 2010 Eléments clés de l étude Ces entreprises qui réalisent deux fois plus de croissance. Une enquête sur les fonctions ventes et marketing.
Compte rendu. Jeudi 21 mai 2015 Séance de 11 heures 15. Mission d information commune sur la banque publique d investissement, Bpifrance
Compte rendu Mission d information commune sur la banque publique d investissement, Bpifrance Jeudi 21 mai 2015 Séance de 11 heures 15 Compte rendu n 25 Audition, ouverte à la presse, de M. Patrice BÉGAY,
LE MARCHE DES AGENCES DE COMMUNICATION ÉVÉNEMENTIELLE EN FRANCE
LE MARCHE DES AGENCES DE COMMUNICATION ÉVÉNEMENTIELLE EN FRANCE Etude ANAé-Bedouk 2012 8 février 2012 Gérard Denis, Nicolas Dudkowski SOMMAIRE Périmètre de l étude 2010 : analyse des bilans" 2011 : le
Section des Unités de recherche. Rapport d évaluation. Unité de recherche : Institut d histoire du temps présent (IHTP) du CNRS
Section des Unités de recherche Rapport d évaluation Unité de recherche : Institut d histoire du temps présent (IHTP) du CNRS Mars 2009 Section des Unités de recherche Rapport d'évaluation Unité de recherche
Panorama d une filière d excellence : les industries et technologies de santé
Panorama d une filière d excellence : les industries et technologies de santé D après les données du Contrat d étude prospective des Industries de Santé 2012 les chiffres clés u Près de 200 000 salariés,
Rapport d évaluation de la licence professionnelle
Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence professionnelle Entrepreneuriat de l Université Paris 13 - Paris-Nord Vague D 2014-2018 Campagne d évaluation 2012-2013 Section
Croissance et emploi en France, le gouvernement place les PME au centre de son dispositif :
Croissance et emploi en France, le gouvernement place les PME au centre de son dispositif : Un dispositif d une telle ampleur et avec tant d innovations, de simplications et de sécurisation, du jamais
Programme d Investissements d Avenir
Programme d Investissements d Avenir FONDS NATIONAL D INNOVATION Action «Culture de l innovation et de l entrepreneuriat» Appel à Manifestation d Intérêt (AMI) Dates : Lancement : 19 juin 2014 Dépôt des
Rapport d évaluation du master
Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Management public de l Université de Lorraine Vague C 2013-2017 Campagne d évaluation 2011-2012 Section des Formations et des diplômes
création oseo.fr Pour financer et accompagner les PME
création oseo.fr OSEO Document non contractuel Réf. : 6522-02 Janvier 2007 Pour financer et accompagner les PME création oser pour gagner! Que la création porte sur une activité traditionnelle avec un
Cet article s attache tout d abord
Méthodes internationales pour comparer l éducation et l équité Comparaison entre pays des coûts de l éducation : des sources de financement aux dépenses Luc Brière Marguerite Rudolf Bureau du compte de
Favoriser la création d emplois et la croissance dans l industrie et l innovation
Un leadership fort Favoriser la création d emplois et la croissance dans l industrie et l innovation Le gouvernement Harper tient sa promesse de rétablir l équilibre budgétaire en 2015. Le Plan d action
Dossier de presse 18 juin 2015. LE CARGO Plateforme lieu d'innovation. Contenus numériques & Industries créatives
Dossier de presse 18 juin 2015 LE CARGO Plateforme lieu d'innovation Contenus numériques & Industries créatives LE CARGO UN PROJET INNOVANT & AMBITIEUX AU COEUR DE L'ECOSYSTEME Conscients du besoin d appréhender
www.u-bordeaux3.fr Master professionnel Communication des organisations Expertise, audit et conseil
www.u-bordeaux3.fr Master professionnel Communication des organisations Expertise, audit et conseil Un peu d histoire Depuis 1988 à l université Bordeaux 3, la spécialité Communication des organisations
Qu est-ce que la compétitivité?
Qu est-ce que la compétitivité? Le but de ce dossier pédagogique est d expliquer la notion de compétitivité d une entreprise, d un secteur ou d un territoire. Ce concept est délicat à appréhender car il
ROYAUME DU MAROC DIRECTION DU BUDGET
ROYAUME DU MAROC DIRECTION DU BUDGET I CONTEXTE DE LA REFORME BUDGETAIRE II OBJECTIFS ET AXES DE LA REFORME BUDGETAIRE III CARACTERISTIQUES DE LA REFORME BUDGETAIRE IV FACTEURS CLES DE SUCCES 2 Modernisation
La fiscalité française source d attractivité pour les non-résidents propriétaires d une résidence secondaire?
Page 1 sur 5 Communiqué de presse Le 28 août 2014 6ème ÉDITION DE L OBSERVATOIRE BNP PARIBAS INTERNATIONAL BUYERS «Investing & Living abroad» 2014 La fiscalité française source d attractivité pour les
entreprendre et réussir en seine-et-marne
entreprendre et réussir en seine-et-marne 3 métiers : informer Etre informé, c est pouvoir agir en connaissance de cause. Alimentée par son réseau de partenaires, l agence recueille toutes les informations
«Du développement des centres d appels à l émergence du BPO au Maroc»
Royaume du Maroc Premier Ministre Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications «Du développement des centres d appels à l émergence du BPO au Maroc» Synthèse des résultats de l étude réalisée
Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets
Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets Les services publics locaux de l environnement : des services discrets mais moteurs de développement Depuis leur mise en
Mastère spécialisé. «Ingénierie de l innovation et du produit nouveau De l idée à la mise en marché»
Mastère spécialisé «Ingénierie de l innovation et du produit nouveau De l idée à la mise en marché» I- Présentation détaillée du programme d enseignement Répartition par modules et crédits ECTS : Intitulé
INVESTIR EN FRANCE : Réalisation
INVESTIR EN FRANCE LA FRANCE RÉUNIT TOUTES LES CONDITIONS DE SUCCÈS POUR VOTRE INVESTISSEMENT En 2014, 1 014 décisions d investissement en France ont créé ou maintenu 26 535 emplois. 1 er pays en Europe
Conseil d administration Genève, mars 2000 ESP. Relations de l OIT avec les institutions de Bretton Woods BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL
BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL GB.277/ESP/4 (Add.1) 277 e session Conseil d administration Genève, mars 2000 Commission de l'emploi et de la politique sociale ESP QUATRIÈME QUESTION À L ORDRE DU JOUR
TROISIEME REUNION DU FORUM SUR L ADMINISTRATION FISCALE DE L OCDE
ORGANISATION FOR ECONOMIC CO-OPERATION AND DEVELOPMENT TROISIEME REUNION DU FORUM SUR L ADMINISTRATION FISCALE DE L OCDE 14-15 septembre 2006 Séoul, Corée Déclaration de Séoul (version définitive) CENTRE
Observatoire des Investissements Internationaux dans les
Observatoire des Investissements Internationaux dans les 2014 Principales Métropoles M Mondiales 2011 Présentation à la Presse 14 avril L édition 2014 de l Observatoire L Edition 2014 est la 5ème édition
CARTOGRAPHIE DE L EMPLOI SUR LINKEDIN EN FRANCE
ANALYSE LINKEDIN / ODOXA CARTOGRAPHIE DE L EMPLOI SUR LINKEDIN EN FRANCE Principaux enseignements L analyse proposée par Odoxa avec LinkedIn sur l emploi à partir de données chiffrées portant sur l ensemble
INSTITUT D OPTIQUE GRADUATE SCHOOL
INTÉGREZ LA LUMIÈRE INSTITUT D OPTIQUE GRADUATE SCHOOL UNE GRANDE ÉCOLE SCIENTIFIQUE TROIS DIPLÔMES POUR FORMER AU MEILLEUR NIVEAU INTERNATIONAL en partenariat avec les universités de Paris-Saclay, Saint-Étienne
La PME Marocaine. Levier de développement économique et d innovation. Saad Hamoumi Président de la commission PME
La PME Marocaine Levier de développement économique et d innovation Saad Hamoumi Président de la commission PME Rencontre des PME Ibéro Américaines et d Afrique du Nord Madrid 22 octobre 2012 I: L économie
Portrait de Femme Meryem Benotmane SSM
Portrait de Femme Meryem Benotmane SSM Etre un homme ou une femme ne fait pas grande différence au fond au regard du projet. Ce qui importe c est l investissement de chacun et la richesse des collaborations.
Pacte de responsabilité et de solidarité
Pacte de responsabilité et de solidarité Et mesures pour l accélération de l investissement Le premier ministre vient d annoncer des mesures pour soutenir l investissement public et privé qui complètent
L accueil comme priorité. Fréquentation des principaux sites touristiques en millions de visiteurs
27 millions de visiteurs, dont 7 millions d étrangers et 0 millions de Français 44 millions de visiteurs au total pour Paris et sa région Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre Principales nationalités
PÉRENNISER LA PERFORMANCE
PÉRENNISER LA PERFORMANCE La recherche de performance est aujourd hui au cœur des préoccupations des organisations : succession des plans de productivité et de profitabilité, plans de reprise d activités,
A 13,3 jours, les retards de paiement des entreprises françaises sont au plus haut depuis dix ans.
1/6 COMMUNIQUE DE PRESSE ALTARES PRESENTE SON ETUDE SUR LES COMPORTEMENTS DE PAIEMENT DES ENTREPRISES EN FRANCE ET EN EUROPE AU 1 ER TRIMESTRE 2015. A 13,3 jours, les retards de paiement des entreprises
Présentation du cursus Animateur de Cluster et de réseaux territoriaux Etat du 14 avril 2013
MASTER ANIMATEUR DE CLUSTER ET DE RESEAUX TERRITORIAUX PRESENTATION DU DIPLOME FRANCO-ALLEMAND 1. OBJECTIFS DE LA FORMATION ET COMPETENCES A ACQUERIR: Former des animateurs de cluster et de réseaux territoriaux
AVIS N 68 DU BUREAU DU CONSEIL DE L EGALITE DES CHANCES ENTRE HOMMES ET FEMMES DU 14 FEVRIER 2003, RELATIF AU TRAVAIL AUTORISÉ POUR LES PENSIONNÉS :
AVIS N 68 DU BUREAU DU CONSEIL DE L EGALITE DES CHANCES ENTRE HOMMES ET FEMMES DU 14 FEVRIER 2003, RELATIF AU TRAVAIL AUTORISÉ POUR LES PENSIONNÉS : ÉLÉVATION DES PLAFONDS À PARTIR DU 1 ER JANVIER 2002
Une étude sur : «La Supply Chain comme facteur clé de compétitivité» Jeudi 27 juin 2013 Au Grand Hôtel Opéra, Paris
Jeudi 27 juin 2013 Au Grand Hôtel Opéra, Paris Une étude sur : «La Supply Chain comme facteur clé de compétitivité» A l'initiative de Réalisée par Pour le compte de Une étude basée sur un nombre significatif
TOUR DE FRANCE NOUVEAU DIALOGUE FORUM-DEBAT POITIERS
TOUR DE FRANCE NOUVEAU DIALOGUE FORUM-DEBAT POITIERS Synthèse des débats rédigée par : 26 janvier 2012 Dans le cadre de son Tour de France du Dialogue, la CFE-CGC a organisé à Poitiers, le 26 janvier 2012,
Créateur d opportunités
Créateur d opportunités Climat, énergie & ressources naturelles Agriculture & développement rural Marchés de l emploi & développement du secteur privé Systèmes financiers Commerce & intégration régionale
à la Consommation dans le monde à fin 2012
Le Crédit à la Consommation dans le monde à fin 2012 Introduction Pour la 5 ème année consécutive, le Panorama du Crédit Conso de Crédit Agricole Consumer Finance publie son étude annuelle sur l état du
Plan régional d internationalisation des entreprises en Pays de la Loire 2013 / 2015
Plan régional d internationalisation des entreprises en Pays de la Loire 2013 / 2015 Dans le cadre du Schéma Régional de l Economie et de l Emploi Durables et de la Stratégie régionale à l international
LES FONDS EUROPÉENS EN NORD-PAS DE CALAIS 2014-2020
LES FONDS EUROPÉENS EN NORD-PAS DE CALAIS 2014-2020 CONNAÎTRE les programmes européens Pour faire face à la crise et aux grands défis de l Union européenne, ses Etats membres ont adopté en 2010 la Stratégie
ASSEMBLEE GENRALE 2015
ASSEMBLEE GENRALE 2015 Réponse du conseil d Administration du 29 avril 2015 (articles L. 225-108 et R 225-84 du Code de commerce) QUESTIONS ECRITES D ACTIONNAIRE posée le 17 avril 2015 par EUROPEAN WOMEN
Etats généraux de la sociologie, Congrès de l AFS
Etats généraux de la sociologie, Congrès de l AFS Recherche appliquée, recherche orientée, recherche commanditée: les enjeux du financement de la recherche Animation : Claude Martin, directeur de recherche
UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE
UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE Le regroupement du Palais de la découverte et de la Cité des sciences et de l industrie en un seul établissement apporte les atouts
Parce que vous faire grandir, c est grandir ensemble Notre succès repose sur notre capital humain evenir un hub pour les opérations économiques mondiales, tel est le défi à relever par le Maroc les prochaines
