CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE DE SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES. Projet
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- Anne-Sophie Bonin
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1 CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE DE SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES Projet
2 CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE 2007/2009 DE SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES - INTRODUCTION - 2
3 CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE 2007/2009 DE SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES SOMMAIRE INTRODUCTION page 3 Une politique de la ville solidement ancrée sur le territoire I - CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE INTERCOMMUNAL page 5 II - CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE ELANCOURT page 34 III - CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE GUYANCOURT page 59 IV - CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE - LA VERRIERE page 105 V - CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE - MAGNY-LES-HAMEAUX page 174 VI - CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE TRAPPES page 210 VII - LE PILOTAGE ET L ANIMATION page 243 VIII - LES ENGAGEMENTS FINANCIERS page 248 IX - SIGNATURES page 249 1
4 - UNE POLITIQUE DE LA VILLE SOLIDEMENT ANCREE SUR LE TERRITOIRE.un engagement concret des acteurs locaux. Depuis 1990 le Syndicat d Agglomération Nouvelle puis la Communauté d agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines est engagé aux côtés des communes qui la composent, du FASILD puis de l ACSE, du Conseil régional d Ile-de-France et de l Etat, dans la construction progressive d une politique intercommunale de solidarité..une politique de la ville solidement ancrée sur le territoire. Cet engagement volontariste de l agglomération s est affirmé en 2000 avec la signature du Contrat de ville intercommunal dans lequel les trois communes labellisées (Trappes, La Verrière, et Magny-les-Hameaux) la Communauté d agglomération, l Etat et le FASILD se sont associés pour mettre en œuvre une politique visant à la réintégration dans la ville des quartiers en voie de paupérisation..une politique globale menée en complémentarité des partenaires locaux. Cette implication de la Communauté d agglomération, des communes et de leurs partenaires dans les dispositifs de la Politique de la Ville a permis de mettre en œuvre des actions se déployant dans l ensemble de l agglomération dans les domaines de l insertion professionnelle, de la santé, du logement, de la prévention et de l accompagnement associatif..une volonté politique affirmée de contenir les processus d exclusion. Cette approche a permis une prise en compte globale des problématiques de lutte contre les exclusions nécessaire à la cohésion sociale communautaire. Les efforts accomplis par la Communauté d agglomération et ses partenaires ont permis, sept années durant, de ralentir les processus d exclusion des populations les plus fragilisées sur le plan social, économique et culturel. une consolidation et une amplification de l action engagée depuis 15 ans. Ils ont en outre permis l émergence de nouveaux acteurs associatifs et de mobiliser les réseaux institutionnels sur les réponses à apporter à l échelle de l agglomération saintquentinoise. Les orientations stratégiques proposées dans le Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) constituent un facteur de cohésion sociale intercommunale. Elles se situent dans une logique de poursuite et de consolidation de l action globale engagée et d amplification en direction des quartiers les plus en difficulté. La Communauté d agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines et ses partenaires entendent aujourd hui, et pour les trois années à venir, s impliquer davantage dans la mise en œuvre d un projet global de développement urbain solidaire. Ce dernier, tout en garantissant la maîtrise du long terme dans le cadre du développement durable, identifie clairement comme enjeu central la restauration de la cohésion sociale dans les sites où elle est en voie de délitement et dans ceux où elle est susceptible de l être à moyen terme..une intensification de l action publique dans les quartiers prioritaires. A cet effet, le CUCS intercommunal constituera un levier pour renforcer les interventions à mener dans la lutte contre les exclusions, la pauvreté et les phénomènes de relégation induits. Il constitue un projet au service de la cohésion, du développement durable et du projet de territoire solidaire. Cette démarche politique renouvelée doit par ailleurs faciliter la mobilisation des acteurs du territoire dès lors qu ils sont en mesure de s appuyer sur des moyens encourageant à la fois l innovation et l efficacité. Une telle démarche suppose une plus grande cohérence des dispositifs mis en œuvre par l ensemble des partenaires institutionnels. 3
5 .un renforcement du lien avec les communes et des complémentarité confirmées L efficacité de l ensemble des actions développées dans le cadre du CUCS suppose un approfondissement de la relation avec les communes. Ce travail en commun, en lien avec les compétences de chaque collectivité, doit favoriser une meilleure connaissance des problématiques de chaque territoire, un ajustement permanent des actions et outils mis en œuvre et une meilleure appropriation des actions intercommunales de lutte contre les exclusions..la nécessaire mobilisation des crédits de droit commun. Cette ambition ne peut toutefois prendre toute sa mesure sans l appui de l Etat et des collectivités locales, lesquels chercheront à valoriser plus encore les financements de droit commun, au service des priorités de la Politique de la Ville..Une élaboration du programme d actions prévue pour l été Dés la signature du CUCS intercommunal, les fiches action seront construites à partir des orientations stratégiques précisées dans le présent document. Pour chaque action, les objectifs à atteindre seront fixés ainsi que les moyens nécessaires à leur réalisation. Chaque action fera également apparaître les partenaires et les financements. Un processus d'évaluation en continu de chaque action sera mis en place dès
6 I - CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE INTERCOMMUNAL La politique de la ville est une compétence obligatoire de la Communauté d'agglomération. Cette compétence est partagée avec les communes. Ce partage implique une double légitimité et une nécessaire coordination des différentes politiques pour une véritable complémentarité. Afin de faciliter la mise en œuvre concrète du CUCS et un fonctionnement efficace entre les deux niveaux, communal et intercommunal, il est proposé, pour chaque axe prioritaire, de préciser la compétence dominante de chacun des partenaires. La Communauté d'agglomération poursuivra ainsi son action dans les champs de la lutte contre les discriminations, de la santé publique (à travers notamment l'atelier Santé Ville - ASV - animé par l'institut de Promotion de la Santé), de l accès à l emploi pour les publics les plus en difficulté et du développement économique (à travers les dispositifs intercommunaux que sont le PLIE et la Maison de l'emploi). Les communes seront en charge prioritairement de la réussite éducative (à travers les équipes de réussite éducative) et de la prévention de la délinquance avec les Contrats Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD). La Communauté d'agglomération continuera d'intervenir dans le champ de la prévention grâce à son soutien financier aux quatre associations de prévention spécialisée. Elle interviendra dans le cadre de la promotion de la citoyenneté en s'appuyant sur l'ensemble des actions déployées à partir de la MJD. La thématique de L habitat et du cadre de vie est une compétence partagée. La mise en place du PLH sera coordonnée par la Communauté d'agglomération tandis que les actions relevant des politiques de peuplement ou de la gestion urbaine de proximité seront directement gérées par les communes. La solidarité intercommunale s opère de façon transversale à travers l'ensemble des politiques sectorielles de l'agglomération. Le CUCS devra permettre de renforcer les outils intercommunaux tels que l IPS, la MJD, le PLIE, au bénéfice des habitants issus des quartiers prioritaires. 5
7 UN AXE TRANSVERSAL : LA LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS 1 - Le bilan du contrat de ville 2000/2006 Rappel des objectifs du contrat de ville 2000/2006 Principales actions mises en œuvre 1 - Lutter contre les discriminations raciales sur le marché du travail - Ecriture et signature d un plan de lutte contre les discriminations raciales sur le marché du travail pour la période 2005/2006 : Près de 35 partenaires impliqués dans trois groupes de travail (accompagnement des publics discriminés et intermédiaires de l emploi, sensibilisation du monde économique et sensibilisation des élus) ; Un axe transversal : la communication avec des actions supports au plan de lutte : - Un spectacle créé «La tête de l emploi» par Déclic Théâtre ; - Promotion d un film «manque de peau» de Abdel Ryan Houari ; - Une conférence débat sur la promotion de la diversité en octobre 2006 avec les partenaires du Plan dont plusieurs entreprises. Créations d outils spécifiques : - Elaboration de deux plaquettes destinées au grand public et aux entreprises ; - Une action de placement des jeunes diplômés issus de l immigration portée par le club FACE (Fondation Agir Contre l Exclusion) de Saint-Quentin-en-Yvelines en partenariat avec la Mission ville et la DDTEFP ; - Une charte signée avec l Etat, la CCIV et la Communauté d agglomération relative à l engagement concret de chacun des partenaires dans le plan de lutte. 2 Le diagnostic thématique Le diagnostic s appuie sur l évaluation du Plan de lutte contre les discriminations raciales sur le marché du travail faite par le cabinet FORS recherche sociale à l automne Points forts Points faibles - Des retombées dynamisantes pour les structures qui ont adhéré au plan et se sont impliquées ; - Des réalisations et des résultats concrets et mesurables pour chacune des actions mises en œuvre ; - L implication d un réseau d entreprises organisé autour du club FACE ; - Un dispositif communication locale soutenue et diversifiée ; - Une troupe de comédiens formés et en capacité de créer un véritable outil de communication. - Mais une mobilisation incomplète des acteurs ; - Des groupes de travail portés par un noyau moteur relativement restreint ; - Les actions avec les structures intermédiaires de l emploi : un axe d intervention essentiel qui est resté en panne ; - La sensibilisation des élus encore trop embryonnaire pour aider au portage du plan ; Pas encore de prise en compte des autres thématiques relatives aux discriminations (ex : gens du voyage, logement, etc.). 6
8 3 Les enjeux et orientations stratégiques Un Plan de lutte contre les discriminations raciales sur le marché du travail a été mis en place en 2005 et Les actions développées ont permis de mobiliser des entreprises, les intermédiaires de l emploi et les élus et d élaborer des outils à disposition des différentes catégories d acteurs impliquées. Une Charte impliquant le service public de l emploi, la Chambre de Commerce et d Industrie et la Communauté d agglomération a été signée le 19 octobre Elle précise les moyens mis en œuvre par chacun et les modalités de coopération entre les partenaires signataires. La lutte contre les discriminations constitue l axe transversal du CUCS et cible principalement les discriminations liées à l origine, au sexe et à l âge dans le domaine de l emploi. ENJEUX - Réduction des discriminations sur le marché du travail (origine ethnique, sexe et âge) ORIENTATIONS STRATEGIQUES Elargir le partenariat déjà constitué en s appuyant sur les réseaux d entreprises, l éducation nationale, les acteurs de la formation, les intermédiaires de l emploi, les communes, les syndicats, les branches professionnelles, etc. ; Promouvoir et valoriser les outils élaborés dans le cadre du Plan ; Continuer de sensibiliser et de former les partenaires et les publics à la lutte contre les discriminations ; Favoriser l implication et la prise de responsabilité des partenaires dans la conduite et la mise en œuvre du Plan
9 HABITAT ET CADRE DE VIE 1 - Le bilan du contrat de ville 2000/2006 Rappel des objectifs du contrat de ville 2000/2006 Principales actions mises en œuvre 1 - Compléter les segments de l offre de logement déficitaire - Elaboration du Programme Local de l Habitat (P.L.H) et du diagnostic préalable (les indicateurs chiffrés sont présentés dans la partie 2 du présent chapitre). 2 - Favoriser la mixité sociale dans le parc de logements existant - Mise en place en 2006 du point de veille «habitat social» au sein des services de la CA ; - Cette orientation relève pour l instant de la compétence des communes et notamment de celles en Grand Projet de Ville concernant l attribution des logements sociaux. 3 - Apporter des réponses adaptées aux publics spécifiques - Création de deux résidences sociales (La Verrière et Montigny-le-Bretonneux) en remplacement des foyers de travailleurs migrants. Ces résidences sont gérées par la Sonacotra devenue ADOMA ; - Développement d une offre de logements chez l habitant (pour les étudiants) par le service Habitat social de l agglomération ; - Renforcement de l hébergement «passerelle» de l association «Relais Jeunes des prés» pour les moins de 30 ans ; - Extension des capacités d accueil en hébergement d urgence et en logement de droit commun du FJT des Sept Mares (agrément APL) ; - Accompagnement du Comité Local pour le Logement Autonome des Jeunes (mise à disposition de locaux et financement du fonctionnement de la structure) ; - Livraison de nouvelles résidences étudiantes à Voisins-le-Bretonneux et à Elancourt ; - Engagement du transfert du Foyer Sully en C.H.R.S à Montigny-le-Bretonneux ; - Création de places d hébergement d urgence et de moyen terme avec Médianes Logement Jeunes dans le cadre d un conventionnement en Centre d Hébergement et de Réinsertion Sociale en 2004 ; - Gens du voyage : 100 places pour itinérants prévues dans le cadre du schéma départemental. Nombre de places existantes non encore agréées : 15 à Guyancourt, 20 à Trappes et 15 à Elancourt. 8
10 2 - Les indicateurs thématiques Les indicateurs thématiques communs à tous les CUCS Constructions et démolitions de logements sociaux par commune et quartier depuis 2000 LES CONSTRUCTIONS Commune Quartier Nombre de Date de mise logements en service GUYANCOURT CENTRE VILLE DE GUYANCOURT 76 01/01/2000 GUYANCOURT CENTRE VILLE DE GUYANCOURT 28 01/01/2001 GUYANCOURT CENTRE VILLE DE GUYANCOURT 44 01/01/2001 GUYANCOURT EUROPE 47 01/01/2001 GUYANCOURT PONT DU ROUTOIR/ MARE JARRY 92 01/01/2002 GUYANCOURT PONT DU ROUTOIR/ MARE JARRY 40 01/01/2005 GUYANCOURT PONT DU ROUTOIR/ MARE JARRY 41 01/01/2005 GUYANCOURT VILLAROY 66 15/06/2001 GUYANCOURT VILLAROY 9 01/01/2004 GUYANCOURT VILLAROY 20 01/01/2004 MAGNY-LES-HX BUISSON 26 01/01/2000 MAGNY-LES-HX CENTRE BOURG DE MAGNY 40 01/01/2004 MAGNY-LES-HX CROIX AUX BUIS 69 01/01/2002 MONTIGNY-LE-BX VILLAGE DE MONTIGNY 25 01/01/2005 TRAPPES CENTRE JEAN JAURES 24 01/01/2005 Source: base de données "Social CASQY"/ Veille Habitat social Constructions de logements sociaux spécifiques Commune Nom Type de public Nombre de places Livraison VOISINS LE BX RESIDENCE LA CYBELE étudiants 130 logements 2006 ELANCOURT JB LAMARCK étudiants 110 chambres 2006 LA VERRIERE ADOMA SONACOTRA 200 logements 2006 Source : BADOLOG Près de 647 logements sociaux supplémentaires dans l agglomération depuis 2000 se répartissant comme suit : 463 logements sociaux en plus à Guyancourt, 135 à Magny-les-Hameaux, 25 à Montignyles-Montigny et 24 à Trappes. LES DEMOLITIONS Commune Quartilot Nb de logts année TRAPPES Les Merisiers (SAREPA) TRAPPES Neauphle Source: BADOLOG Démolition de logements sociaux spécifiques Commune Quartilot Nb de logts année LA VERRIERE Bois de l'etang (foyer SONACOTRA) LA VERRIERE Bois de l'etang (foyer SONACOTRA) Source: BADOLOG 151 logements sociaux ont été démolis sur Trappes entre 2003 et 2004, et 493 à La Verrière en vue de la rénovation du foyer ADOMA (ex-sonacotra). 9
11 Evolution du nombre de résidences principales par commune Elancourt Guyancourt Magny les Hx Montigny le Bx Trappes La Verrière Voisins le Bx SQY résidences principales sur l agglomération en 2005 Source: FILOCOM Taux de rotation (en %) annuel moyen dans les logements sociaux par commune Commune ELANCOURT 12,1 6,5 GUYANCOURT 11,9 9,1 MAGNY-LES-HAMEAUX 7,5 5,6 MONTIGNY-LE-BRETONNEUX 10,6 7,8 TRAPPES 10 5,7 LA VERRIERE / / VOISINS LE BRETONNEUX 13,5 9,6 SQY 10,8 7,4 Source: Observatoire du Logement en Ile-de-France (Ols), données OPS En moyenne, on estime que 7.4% des ménages du parc social de l agglomération ont déménagé chaque année entre 2003 et On constate une diminution importante du taux de rotation au sein du parc social au cours de ces dernières années. 10
12 3 Le diagnostic thématique Le diagnostic thématique dont la synthèse est proposée ci-après est élaboré à partir d une extraction de données du Programme local de l Habitat (PLH) adopté en novembre Points forts Source : FILOCOM Points faibles 1) Un parc de logement récent, confortable et diversifié - Une vétusté quasi inexistante ; - Une prédominance du logement collectif ; - Une part importante de logements sociaux (40,5 % à SQY, 20,5 % dans les Yvelines et 23,4 %en Région Ile-de-France) ; - La présence d un parc social qui n est pas nécessairement synonyme de difficultés sociales majeures. 2) Un programme de renouvellement urbain opérationnel - Un programme de renouvellement urbain conduit dans le cadre du GPV Trappes/La Verrière et qui concourt à la mixité sociale. - Des ensembles d habitat social réhabilités (Orly parc) ou en cours de réhabilitation grâce notamment au GPV. 3) Une volonté de maîtriser les attributions - Trois communes dotées d une conférence communale du logement et d une charte d attribution (Guyancourt, Montigny-le-Bretonneux et Trappes). 4) Des structures spécifiques diversifiées - Chaque ville dispose d une structure d accueil pour personnes âgées ; - Deux foyers de travailleurs migrants transformés en résidences sociales (Montigny-le- Bretonneux et La Verrière) ; - Une plus grande mixité des publics accueillis dans les foyers ; - Personnes handicapées : un taux d équipement pour les établissements d accueil médicalisés et spécialisés satisfaisant ; - Une offre d aires d accueil des Gens du voyage en cours d élargissement : 100 places prévues dans le cadre du schéma départemental. 5) Un dispositif d observation en cours d élaboration - Le point de veille habitat social en cours de création est un outil de compréhension et 1) Une population à peine stabilisée - Une population de habitants en 2003 ; - Un solde migratoire déficitaire compensé par l excédent naturel. 2) Un parc de logements marqué par des carences - Une nette sous représentation du locatif privé (12,7 % à SQY, 19 % dans les Yvelines et 25,4 % en région Ile-de-France en 1999) ; - Une inadéquation entre offre locale d emploi et l offre de logement ; - Un manque de fluidité du marché au logement pénalisant les parcours résidentiels d une part croissante de saint Quentinois. 3) Un parc social important mais déséquilibré - Des logements sociaux inégalement répartis sur le territoire ; - Une occupation sociale très contrastée entre communes : les parcs les moins chers se spécialisent dans l accueil des plus démunis (Trappes et La Verrière et dans une moindre mesure, Elancourt) ; - Une part des logements individuels dans le parc social (10 %) inférieure à la demande mais supérieure de trois points à la moyenne régionale ; - Une mixité de l occupation sociale à géométrie variable : une opposition est/ouest particulièrement marquée ; - Une part de familles monoparentales (19,3 %) et de familles nombreuses assez élevée ; - Un parc social à gestion éclatée (29 bailleurs). 4) Des structures spécifiques encore insuffisantes - Un déficit de logements spécifiques : pas assez de logements dédiés aux jeunes ; - Une offre de logements étudiants sous dimensionnée (1030 logements) notamment celle de statut public (manque évalué entre 250 et 450 logements) ; - Trois foyers de travailleurs migrants à transformer en résidences sociales. 11
13 d analyse du fonctionnement du parc social et de son peuplement. Le Point de Veille sur l Habitat social a pour principal objectif d apporter à l ensemble des acteurs œuvrant dans le domaine du logement social à Saint-Quentin-en-Yvelines, une connaissance fine (à l échelle de la résidence) et dynamique (évolution de la situation) du parc social. Ce diagnostic partagé devra permettre l élaboration d une politique de maîtrise du peuplement. - Une augmentation de la durée de séjours dans les Foyers des Jeunes Travailleurs et une baisse de la capacité d accueil de ces structures. 5) Des caractéristiques préoccupantes du marché du logement - Absence de politique de peuplement intercommunale ; - Un enrichissement continu et accéléré des biens immobiliers et des loyers depuis 1999 ; - Une réduction de la mobilité résidentielle ; - Une tendance à la sous occupation du parc (enracinement et faible mobilité des ménages occupants des grands logements) ; - Un taux de vacance en baisse régulière dans l ensemble du parc ; - Des loyers disparates d une commune ou d un quartier à l autre mais autour d une moyenne plutôt élevée ; - Des différences internes aux communes encore peu appréhendées faute de données intra communales (mais mise en place d un point de veille sur l habitat social à la Communauté d agglomération) ; 4 Les enjeux et les orientations stratégiques Les actions à mettre en œuvre dans le cadre du volet habitat et cadre de vie du CUCS se déclinent à partir du Programme Local de l Habitat (PLH) adopté le 16 novembre Elles cibleront notamment les publics et les quartiers de la géographie prioritaire. LES ENJEUX - Adoption d un rythme de construction suffisant pour faire face au desserrement inéluctable des ménages, éviter le déclin démographique et améliorer l équilibre habitat/emploi - Gestion et maîtrise du peuplement du parc social dans la durée - Garantie d un niveau de mixité sociale à différentes échelles, de l agglomération au quartier, en recréant des itinéraires résidentiels LES ORIENTATIONS STRATEGIQUES Diversifier l offre de logements ; Faciliter les itinéraires résidentiels ; Développer l offre de logements spécifiques (personnes défavorisées et mal-logées, personnes vieillissantes, jeunes, étudiants et gens du voyage) ; Elaborer un dispositif permanent d observation et d évaluation des réalisations du PLH ; Poursuivre la politique de renouvellement urbain sur les territoires en GPV (Trappes et La Verrière) et sur les quartiers en voie de fragilisation. 12
14 L ACCES A L EMPLOI ET LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE 1 - Le bilan du contrat de ville 2000/2006 Rappel des objectifs du contrat de ville 2000/2006 Principales actions mises en œuvre 1 - Diversifier le tissu économique local - Création de la Maison de l Entreprise réunissant 50 partenaires privés, publics et associatifs (création de 500 entreprises et 800 emplois depuis 2000) ; - Création du club FACE, club d entreprises de Saint-Quentin-en-Yvelines (mobilisation des entreprises dans la lutte contre les exclusions) ; - Conception et mise en œuvre du projet «Gérondicap» (voir le volet santé publique) et du Comité Technique Professionnalisant (élaboration de parcours de formation dans la filière des métiers de l aide à la personne) dont l un des objectifs est de contribuer au développement de l économie résidentielle par la création d emplois qualifiés ; - Etudes relatives à la création d une plate forme de services aux salariés (projet non abouti en raison de l absence de réseau d entreprises du porteur de projet) ; - Création d une Zone Franche Urbaine (ZFU) à Trappes dont les objectifs sont de : développer l activité économique (à ce jour plusieurs programmes immobiliers sont engagés ou en projet) ; faciliter l accès à l emploi des publics domiciliés dans le périmètre de la ZFU ; accélérer les programmes de rénovation urbaine. 2 - Amplifier les effets du PLIE - Signature du deuxième protocole du PLIE pour la période 2000/2006 (3 000 bénéficiaires accueillis dont 41% sont sortis en emploi durable, l objectif était d assurer l accompagnement de bénéficiaires) ; - Création du centre de bilan et d orientation professionnel de Saint-Quentin-en-Yvelines ; - Création d une entreprise d insertion dans les secteurs du bâtiment et des espaces verts (Crysalis formation) ; - Création d un pôle linguistique intercommunal en étroit partenariat avec la médiathèque A. France ; - Mise en œuvre de la méthode IOD (intervention sur l offre et la demande) équipe de placement en CDI du PLIE ; - Structuration et professionnalisation de 3 associations intermédiaires (chantier Yvelines, Chantier-emploi et Réagir) ; - Ouverture de l Espace Social de Citoyenneté et d Insertion (ESCI) afin de faciliter la mobilisation des publics adultes dans un projet professionnel ; - Création en partenariat avec le Conseil régional d un «Espace Dynamiqu Insertion» pour les jeunes publics (mobilisation dans l élaboration d un projet personnel et professionnel) ; - Création d un organisme de formation (REV) dédié aux métiers de l animation : évolution en cours vers un centre de ressources départemental. 13
15 3 - Encourager la mobilisation des entreprises autour de l insertion par l activité économique - Mise en œuvre par FACE d un éventail d actions en direction des publics en difficulté d insertion : Parrainage des demandeurs d emploi ; Parrainage des créateurs de leur propre emploi ; Placement et accompagnement en emploi avec MANPOWER ; Cellule de placement dédiée «Mes talents et vous» ; Portage et soutien aux projets de développement d acteurs associatifs ; Projet «Marathon de New York», Création du réseau des Points Services aux Particuliers (PSP), Participation active et concrète au plan de lutte contre les discriminations raciales sur le marché du travail. - Signature d une convention «Politique de la Ville» avec EDF pour les années 2005/2007 (implication d EDF dans les quartiers de la géographie prioritaire) ; - Projet de création de plate forme pour la qualification et l insertion (PIQI) dans le secteur de la grande distribution : projet non abouti en raison d un délai trop long pour la prescription des publics sur les postes proposés par les entreprises ; - Appui à la création d un groupement d employeurs pour l insertion et la qualification (GEIQ) dans le domaine de la maintenance informatique : le projet n a pu aboutir car les entreprises ont considéré que les activités de la maintenance informatique étaient trop sensibles pour être confiées à des publics en insertion. 4 - Diversifier l offre de formation pour diversifier l emploi - Projet de création d une Maison de l emploi intercommunale dans le cadre du plan de cohésion sociale ; - Création d un restaurant d application dans un CFA à Trappes (Centre Horticole d Enseignement et de Promotion - CHEP). 5. Lutter contre les discriminations raciales sur le marché du travail à Saint-Quentin-en-Yvelines - Ecriture et signature d un plan de lutte contre les discriminations raciales sur le marché du travail pour la période 2005/2006 : Près de 35 partenaires impliqués dans trois groupes de travail (accompagnement des publics discriminés et intermédiaires de l emploi, sensibilisation du monde économique et sensibilisation des élus) ; Un axe transversal : la communication avec des actions supports au plan de lutte : - Un spectacle créé «La tête de l emploi» par Déclic Théâtre ; - Promotion d un film «manque de peau» de Abdel Ryan Houari ; - Une conférence débat sur la promotion de la diversité en octobre 2006 avec les partenaires du Plan dont plusieurs entreprises. Créations d outils spécifiques : - Elaboration de deux plaquettes destinées au grand public et aux entreprises ; - Conception d une formation destinée aux entreprises ; - Une action de placement des jeunes diplômés issus de l immigration portée par le club FACE (Fondation Agir Contre l Exclusion) de Saint-Quentin-en-Yvelines en partenariat avec la Mission ville et la DDTEFP ; Une charte signée avec l Etat, la CCIV et la Communauté d agglomération relative à l engagement concret de chacun des partenaires dans le plan de lutte. 05/05/
16 2 Les indicateurs thématiques Cette rubrique tient compte du guide méthodologique des CUCS qui propose de faire figurer différents indicateurs communs à l ensemble des territoires. Ces indicateurs obligatoires sont complétés par une série d indicateurs construits par l observatoire de la ville de la Communauté d agglomération. Les indicateurs communs à l ensemble des CUCS Nombre de demandeurs d emploi (de catégorie 1) par commune avec répartition suivant l ancienneté de la demande, le sexe et le niveau de formation fin Juin 2006 Elancourt Guyancourt Magny les Hx Montigny le Bx Trappes La Verrière Voisins le Bx SQY Effectif Sexe (%) Homme 53,3 55,5 62, ,6 56,7 54,1 55,5 Femme 46,7 44,5 37, ,4 43,3 45,9 44,5 Age - 25 ans à 49 ans ans et % - de 25 ans 9,8% 13% 10,7% 11,6% 16,4% 18,2% 8,6% 13% CSP Manœuvre +OS Ouvriers Qualifiés Employés non qualifiés Employés Qualifiés Technicien, Agent de maîtrise, Cadre Non Précisé % AMT, Cadres 28% 27,30% 34,50% 38,70% 10,40% 8,70% 49,70% 23,3% Ancienneté Chômage de longue durée (> 1an) % des DELD 31,20% 27,70% 31,10% 28,30% 26,90% 31,60% 30,30% 28,6% Source: ANPE 05/05/
17 Nombre de bénéficiaires du RMI par quartier au 31/12/2005 Commune Quartier Bénéficiaires Taux de couverture du RMI* La Verrière Bois de l'etang 24 0,9% Orly Parc 15 0,7% Magny Buisson 27 0,7% Guyancourt Pont du Routoir 134 3,4% Petits Prés 56 1,8% Elancourt 7 Mares 56 4,4% Nvx Horizons 10 0,3% Centre Jean Jaurès 139 7,4% Boissière 24 1,0% Sand Pergaud Ver 54 2,3% Camus Cocteau 61 2,1% Plaine de Neauphle 42 3,3% Clement Marot <5 0,0% Debussy 67 2,1% Barbusse Philippe Véd 46 2,4% Trappes Village 8 1,0% Cité SNCF 8 1,4% Wallon 42 2,8% Farges Langevin Thorez 85 3,6% Commune Castiglione 52 4,3% Lagrange 54 3,5% Paul Vaillant Couturier 20 1,0% Jean Macé 58 3,0% Trappes sud <5 - Autres quartiers Trappes 73 - Source: CAF * Nombre de bénéficiaires en 2005/ population du RGP de 1999 Nombre de bénéficiaires de l Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) par ZUS en Décembre 2006 Total commune Dont en ZUS Magny 12 5 Montigny 61 9 Trappes La Verrière Source: ANPE 05/05/
18 Les indicateurs complémentaires Evolution du taux de chômage estimé* Elancourt 6,0% 7,2% 6,3% Guyancourt 4,3% 6,6% 6,0% Magny les Hx 3,6% 5,1% 4,9% Montigny le Bx 3,9% 5,2% 4,6% Trappes 12,4% 14,3% 13,1% La Verrière 7,7% 8,5% 8,2% Voisins 3,5% 4,8% 3,9% SQY 6,1% 7,6% 6,9% Yvelines 5,7% 7,5% 7,1% RIF 8% 9,7% 9,2% Sources: ANPE, DGI (FILOCOM), INSEE Evolution de la part des chômeurs (cat 1) de longue durée Elancourt 26% 28% 28% 29% Guyancourt 19% 22% 25% 24% Magny les Hx 21% 22% 25% 25% Montigny le Bx 17% 21% 24% 26% Trappes 23% 25% 26% 26% La Verrière 25% 27% 26% 25% Voisins le Bx 24% 24% 24% 28% SQY 22% 24% 26% 26% Source: ANPE * Le taux de chômage est calculé par le rapport entre le nombre de chômeurs ANPE de chaque année et nombre d actifs (estimés par le taux d activité du RGP 1999 appliqué aux populations des années respectives de la DGI). Les données pour le département et la région sont fournies par l INSEE. Le taux de chômage, qui s élève à 6,9% en 2005, reste limité et inférieur aux moyennes nationale et régionale. La baisse récente est toutefois compensée par une hausse des chômeurs de longue durée. La proportion de chômeurs qualifiés tend par ailleurs à augmenter, touchant ainsi des communes jusque là épargnées. 05/05/
19 3 Le diagnostic thématique Les éléments de diagnostic présentés ci-après constituent un résumé du diagnostic établi dans le cadre de l élaboration du projet de Maison de l emploi de l agglomération. Ces éléments concernent exclusivement les dispositifs et les publics clairement identifiés dans le cadre du CUCS. Points forts Points faibles - Une mission locale dotée de 3 antennes sur le territoire et qui accompagne près de 3000 jeunes par an dans leur insertion sociale et professionnelle ; - Existence d une Maison de l entreprise pour accompagner la création, la reprise, la transmission et le développement d entreprises ; - Des mesures nationales en faveur des emplois à domicile et le projet "Gérondicap" permettent de structurer la filière des métiers de l aide à la personne ; - Développement d un PLIE performant, en dépassement d objectif et dont les missions sont rappelées comme suit : Optimiser les ressources locales en matière d emploi, d insertion et de formation ; Favoriser et suivre l émergence de nouveaux projets adaptés aux problématiques des publics ; Construire des parcours d insertion socio professionnels individualisés. - Des réseaux d entreprises impliqués à travers le club FACE et la cellule de placement Direct Entreprises de l AFIJ ; - Création d une Maison de l Emploi Intercommunale labellisée en septembre 2006 et dont l ouverture est prévue au cours du premier semestre 2007 ; - Ouverture prochaine d une école de la deuxième chance destinée aux jeunes publics sortis du système scolaire sans qualification et souhaitant s insérer dans un cursus de formation ; - Observation du territoire insuffisante (pas de connaissance fine du territoire en matière d offre et de demande d emploi) ; - L offre d insertion est insuffisante sur le territoire (3 associations intermédiaires, une entreprise d insertion), pas d Entreprise de Travail Temporaire d Insertion (ETTI), nombre de chantiers d insertion insuffisant, pas de régie de quartier, pas de GEIQ ; - Difficulté à pérenniser et à développer l activité des structures d insertion en raison notamment de l absence de stratégie commerciale et de professionnels dédiés à cette fonction ; - Absence de financement de la coordination des actions linguistiques à l échelle de l agglomération (la cohérence des parcours linguistiques est remise en question) ; - Hétérogénéité des pratiques d accueil des publics demandeurs d emploi, offre de service irrégulière ; - Complexité, inadéquation et manque de lisibilité de l offre de formation ; - Manque de lisibilité sur les besoins en compétences des entreprises (GPEC) ; - Une offre d emploi décalée par rapport aux profils des demandeurs d emploi saint-quentinois ; - Difficultés de recrutement dans certains secteurs d activité (hôtellerie restauration, BTP, sécurité, transport, logistique, métiers de l aide à la personne). - Création, au sein des services de la CA, d un observatoire économique et de l emploi ; - Présence d un CAT et d EMPRO ; 05/05/
20 4 Les enjeux et les orientations stratégiques Le développement économique est une compétence obligatoire de la Communauté d agglomération. L emploi est une compétence de l Etat partagée en complémentarité avec les communes et la Communauté d agglomération. L insertion est une compétence du Conseil Général et la formation professionnelle est une compétence de la région Ile-de-France. Concernant les orientations du CUCS seules les orientations L agglomération déploie des actions tournées exclusivement en direction des publics les plus éloignés de l emploi à travers les outils suivants : Plan Local pour l insertion et l Emploi, Club d entreprises FACE et Maison de l emploi intercommunale. ENJEUX - Réduction de la précarité sociale liée au chômage ; - Diminution des disparités territoriales en matière de demande d emploi ; - Rapprochement de la demande d emploi et de l offre grâce à la formation professionnelle et à la mobilité. LES ORIENTATIONS STRATEGIQUES Créer un observatoire des données socio-économiques afin de développer l analyse prospective ; Permettre un accompagnement individualisé des publics les plus éloignés de l emploi dans le cadre d un parcours d insertion socioprofessionnel ; Mettre en adéquation l offre de formation afin de mieux prendre en compte les besoins des publics spécifiques et les besoins des entreprises ; Identifier et développer les secteurs porteurs de l économie locale et promouvoir les métiers en tension ; Encourager la mobilisation des entreprises autour de l insertion par l activité économique ; Construire un partenariat durable et équilibré avec le Conseil Général (dans le cadre de sa compétence «insertion») et le Conseil Régional (dans le cadre de sa compétence «formation professionnelle») afin notamment d élaborer une offre de service prenant en compte les besoins locaux. 05/05/
21 LA SANTE PUBLIQUE 1 - Le bilan du contrat de ville 2000/2006 L ensemble des actions mises en œuvre a été conduit à l initiative ou en partenariat étroit avec l Institut de Promotion de la Santé (IPS). L IPS bénéficie ainsi d une reconnaissance des tutelles institutionnelles (Etat, Conseil général), des communes, de l Education nationale, de l Assurance Maladie et des centres hospitaliers de secteur. Rappel des objectifs du contrat de ville 2000/2006 Principales actions mises en œuvre pendant la période contractuelle 1 - Développer l observatoire de la santé publique - Réalisation d études (alcoolisme, santé mentale, métiers de l aide à domicile, aide en gérontologie, la santé des jeunes, diagnostic médico-social des populations, etc.) ; - Campagnes de communication (journée mondiale du sida, tabac, alcool, semaine bleue, forum prévention santé au centre commercial de Saint-Quentin-en-Yvelines, etc.) ; - Formation des professionnels et bénévoles (repérage des risques, information des employeurs, etc.) ; - Création de supports de communication (ex : page santé du Petit-Quentin) 2 - Améliorer la prise en charge des publics en situation d exclusion - Création de l unité de médiation santé dans les foyers de travailleurs migrants ; - Création de la consultation de dépistage anonyme et gratuite VIH/ hépatite C ; - Ouverture d une antenne du centre d Investigation Préventive et Clinique (bilan de santé gratuit) ; - Création du Centre d Accompagnement et de Soins en Addictologie (CASA) ; - Hébergement et permanences de partenaires de la santé publique dans les locaux de l IPS (ex : les ménages prévoyants, mutuelle à vocation sociale) ; - Structuration et animation du réseau des acteurs institutionnels et associatifs impliqués dans le soutien aux publics vulnérables. 3 - Mieux prendre en compte les besoins des jeunes en matière de santé - Signature de l Atelier Santé Ville (ASV) en novembre L ASV précise l engagement des partenaires en matière de politique de prévention santé en direction des jeunes publics. - Actions d éducation à la santé (alcool, prévention MST) dans les collèges notamment ; - Création d un lieu d écoute jeune à l IPS à Trappes ; 4 - Faciliter l implication des acteurs dans la prise en charge de la santé mentale - Soutien au Réseau de Promotion de la Santé Mentale ; - Création d une équipe mobile de liaison (lien entre les professionnels du champ santé et les travailleurs sociaux) ; - Formation de bénévoles pour les partenaires de l IPS. 5 - Elaborer des réponses adaptées aux personnes âgées et handicapées - Création d un pôle de gérontologie «Gérondicap» ; 05/05/
22 - Mise en place de la coordination handicap locale ; - Gestion d un équipement : la Résidence pour Personnes Agées (RPA) de Trappes. 6 - Renforcer le réseau des acteurs de la santé - Hébergement de 18 associations et acteurs institutionnels de la santé au sein de l Institut de Promotion de la Santé ; - Coordination et formation du réseau des acteurs. 7 - Développer l action préventive et la formation des partenaires médicosociaux - Participation de l IPS à différentes manifestations (forum des retraités, soirée publiques dans les équipements communaux ou intercommunaux, etc.) ; - Formation «jeunes et risque alcool» des acteurs sanitaires et socio éducatifs ; - Organisation de formation de bénévoles sur le parcours de fin de vie (soins palliatifs). 05/05/
23 2 Les indicateurs de santé publique Les indicateurs communs à tous les CUCS Nombre de bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle, de Base et Complémentaire, et de l Aide Médicale d Etat (AME) Novembre 2006 CMU de CMU de Base CMU-C seule Base seule et CMU-C AME Elancourt Guyancourt La Verrière Magny entre 0 et 10 Montigny Trappes Voisins entre 0 et 10 SQY entre 581 et 591 Source: CPAM 853 bénéficiaires de la CMU de base sont recensés sur l agglomération en 2006 Réseaux de santé publique sur l agglomération 2006 Intitulé Réseau de Promotion pour la Santé Mentale dans les Yvelines Sud Réseau de Santé le Pallium (Soins palliatifs à domicile en Yvelines Sud) RESSY Réseau Santé Sud Yvelines (réseau de santé plurithématique) CARMAD Réseau Gérontologique de professionnels de santé libéraux 4 réseaux de santé publique interviennent sur l agglomération Site Source: CPAM Ratio de praticiens médicaux et paramédicaux pour habitants 2004 Elancourt Guyancourt Magny Montigny Trappes* La Verrière Voisins Yvelines Médecins Généralistes 4,7 3,8 2,9 5,0 4,2 1,7 4,1 4,1 Médecins Spécialistes 3,2 1,6 0,6 5,3 10,9 0,0 3,7 4,6 Total Médecins 7,9 5,4 3,4 10,2 15,1 1,7 7,8 8,7 Dentistes 2,8 2,2 4,6 5,3 1,7 0,8 4,5 3,1 Auxiliaires Médicaux 7,3 4,6 6,3 8,1 5,2 0,0 8,2 7,3 (Le réseau constitue, à un moment donné, sur un territoire donné, la réponse organisée d'un ensemble de professionnels et/ou de structures, à un ou des problèmes de santé précis, prenant en compte les besoins des individus et les possibilités de la communauté). Source: CPAM * La surreprésentation des médecins généralistes sur Trappes s explique par la présence de l Hôpital Privé de l Ouest Parisien sur le territoire communal. Sans comptabiliser les médecins exerçant au sein de l hôpital privé, le taux d équipement de la commune pour 5000 habitants est de l ordre de 2,7 en omnipraticiens et de 1,35 en médecins spécialistes. Nombre d actes pour l ensemble des médecins généralistes de chaque territoire 2005 Nombre d'actes pour l'ensemble des médecins généralistes Elancourt Guyancourt Magny Montigny Trappes La Verrière Voisins SQY Sources: CPAM et l'initié En 2005, les 118 médecins généralistes de l agglomération (source : Ordre des médecins/ L Initié) ont réalisés actes, soit une moyenne de actes par an et par médecin, ou 75 par semaine environ. 05/05/ Nombre d'actes estimé par généraliste par semaine
24 3 Le diagnostic thématique Points forts Points faibles 1) Constats liés à l offre des soins - Un hôpital privé avec un plateau technique développé et intégrant des professionnels de santé constitués en réseau de santé et répondant ; - Un centre de santé municipal à Trappes sous la responsabilité de professionnels ayant une démarche de mise en réseau ; - Une Maison de garde intercommunale située à Montigny-le-Bretonneux ; - Un groupement de kinésithérapeutes pour la prise en charge d urgence des bronchiolites ; 2) Des réseaux de professionnels structurés - Un Institut de Promotion de la Santé intercommunal qui poursuit son développement autour des missions suivantes : Regroupement des dispositifs sanitaires, médicosociaux et sociaux autour d une charte prenant en compte la démarche de prise en compte globale de la santé et de prévention ; Lieu de rencontres et d échanges facilitant la synergie partenariale entre les acteurs locaux (institutionnels, associatifs, hospitaliers, professionnels, bénévoles, usagers et familles) intervenant pour la santé des Saint-quentinois ; Lieu d information, de sensibilisation et d orientation pour les habitants et Centre de ressources pour les professionnels ; L équipe de professionnels territoriaux de l IPS met en œuvre la politique de Santé publique définie dans le cadre de la politique de la ville, en articulation avec les services des communes, du Conseil général et de l Etat. - Plusieurs réseaux de santé intervenant sur le territoire : Un réseau de libéraux pluridisciplinaires pour le soutien à domicile des personnes âgées et/ou handicapées ; Un réseau de soins palliatifs (dont l activité est un modèle national et dont l équipe est hébergée à l IPS) ; Un réseau de santé mentale dont l équipe mobile est basé à l IPS, le RESSY intervenant en partenariat avec des structures hébergées à l IPS ; Un nouveau réseau autour de la cancérologie cherchant à se positionner sur le territoire ; 3) De nombreuses structures d accueil - Des boutiques info jeunes/point info parents qui informent sur la santé dans les communes ; 1) Constats liés à l offre de soins - Pas d établissement hospitalier public sur le territoire et des hôpitaux éloignés et pas toujours très accessibles (Versailles, Rambouillet et Plaisir); - Un déficit global de l offre de soins libérale liée au vieillissement des généralistes, à la reconversion de certains professionnels, au déficit de recrutement et à l augmentation des besoins de soins de la population ; - Un déficit pour certaines spécialités médicales : gynécologie, psychiatrie, endocrinologie, ophtalmologie, etc. - Une Maison de garde médicale sur le territoire en attente de moyens pérennes, une absence de coordination des services de garde sur le territoire ; - Pas d offre de services coordonnées en matière de santé des jeunes ( jeunes 16 à 25 ans à SQY) ; - Offre de soin déficitaire pour les infirmières et kinésithérapeutes à Trappes ; - Santé négligée/altération de la santé physique (pas de prise de conscience du capital santé) ; - Coordination médecine scolaire + médecine de ville balbutiante ; - Problème de coordination des acteurs santé, social et sanitaire. 2) Des indicateurs alarmants concernant les jeunes publics - Absence de coordination formalisée des dispositifs de dépistage, de soins, d accompagnement et d éducation ; - Souffrance psychique des jeunes 11/25 ans insuffisamment prise en compte et souvent niée par les jeunes; - Prise en compte de la santé des jeunes négligée ; - Méconnaissance des dépistages gratuits (bilans de santé, bilan buccodentaire, CDAG, etc.) ; - Pas de prise de conscience de la notion de «Capital Santé» ; - Consommation d alcool et de cannabis banalisée, conduites addictives de plus en plus fréquentes ; - Fréquentation des structures de soins difficile (la fréquentation des services sociaux et de psychiatrie est jugée stigmatisante) et tardive, méconnaissance des structures de prévention, d accompagnement et de soins, méconnaissance voire rejet des missions de l Aide Sociale à l Enfance, etc. 3) Les constats concernant les publics fragilisés - Retard dans l élaboration et la mise en œuvre du Plan Local d Insertion ; - Absence de pérennité des financements des dispositifs d accompagnement ; - Manque de temps formalisés d échange entre les professionnels de terrain et épuisement des professionnels ; 05/05/
25 - Une coordination handicape locale ; - Une association des médecins bénévoles, un groupe d intervention ERIC (urgence psychologique) ; - Un tissu associatif intervenant dans les différents domaines (jeunesse, PA/PH, précarité, associations d usagers, associations de malade) ; - La Mission locale s est investit sur cette thématique : bilan des droits / cotorep / intervention thématique / consultation psy pour les jeunes et les familles ; 4) Une offre de prévention diversifiée - Plusieurs dispositifs de prévention, d écoute et d accompagnement créés dans le cadre du Contrat de ville 2000/2006 et ciblant : les jeunes, les populations précarisées, les personnes âgées et/ou handicapées, les personnes présentant des troubles psychiques et/ou des conduites addictives - Une consultation de dépistage anonyme et gratuite VIH/ hépatite C ; - Une antenne du centre d Investigation Préventive et Clinique (bilan de santé gratuit) ; - Un Centre d Accompagnement et de Soins en Addictologie (CASA) ; - Signature de l Atelier Santé Ville en 2006 relatif à la santé des jeunes formalisant l engagement de l Etat et de la CA ; 5) Une offre de formation en développement - Une école de soins infirmiers à La Verrière ; - Un réseau de médecins libéraux formateurs d étudiants en médecine ; - Une Université partenaire, une faculté de médecine qui s implante sur le territoire. 6) Un dispositif novateur : «Gérondicap» - Le projet «Gérondicap» se développe autour d un axe principal consacré à la gérontologie et au handicap. Son objectif est de construire autour de la personne en perte et/ou en manque d autonomie un dispositif visant à l amélioration de la qualité de prise en charge à domicile comportant : Un pôle gérontologique (accueil de jour pour les malades d Alzheimer et maladies apparentées et accueil de jour pour les personnes handicapées et/ou vieillissantes) ; Un pôle de formation autour des métiers de l aide à domicile (plateaux techniques, appartements pédagogiques, espaces de cours, espaces ressources, etc.) ; Un Centre d Informations et de Conseils en Aides Techniques (CICAT) ; Une plate-forme de modernisation de l aide à domicile regroupant des associations intervenant dans le champ de l aide à la personne ; - Souffrance psychosociale importante et dépistée tardivement, manque de structures d écoute psychosociale ; - Recours plus fréquent aux urgences des populations précarisées, hygiène de vie déséquilibrée (nutrition, activité physique, conduites addictives, etc.) ; - Méconnaissance par les professionnels des différences culturelles en matière de santé et absence de médiateurs Santé dédiés aux publics immigrés ou issus de l immigration ; - Santé des migrants, des détenus et des jeunes publics pas assez prise en compte malgré les efforts accomplis ; 4) La problématique de la santé mentale insuffisamment prise en compte - Manque de lisibilité des nombreuses structures intervenant dans le champ de la santé mentale ; - Absence ou liaison mal formalisée entre les structures prenant en charge les enfants, les adolescents et les adultes ; - Difficulté d accès aux dispositifs d évaluation, d orientation et de prise en charge (image peu valorisante, problème de lisibilité, difficulté dans l accessibilité temporelle et physique). 5) Les difficultés des réseaux de professionnels - Une difficulté de visibilité et de lisibilité des différents réseaux et/ou partenariats existants tant pour les professionnels que pour la population ; - Une trop faible lisibilité intercommunale de la coordination entre les différentes actions de santé sur le territoire ; - Un manque de coordination intercommunale pour l utilisation des médias dans le cadre d informations relatives à la santé ; 6) La gérontologie et le handicap : un secteur en pleine mutation - Une vision sociétale en cours de transformation induisant une modification permanente de la législation ; - Difficulté de prise en compte de l approche du secteur marchand et multiplication rapide du nombre d intervenants ; - Difficulté d anticipation dans la prise en compte du vieillissement de la population en général et notamment de la population handicapée ; - Le territoire de la Coordination gérontologique et de la Coordination Handicap Local dépassent les frontières de Saint-Quentin-en-Yvelines ; - Faiblesse de l action intergénérationnelle. - Engagement d une réflexion sur la création possible d un groupement de coopération à vocation gérontologique. 05/05/
26 4 - Les enjeux et orientations stratégiques L ensemble des orientations stratégiques proposé sera mis en œuvre à partir de l Institut de Promotion de la Santé (IPS), en collaboration avec l ensemble des partenaires, et en s appuyant sur trois axes prioritaires : la santé des jeunes, la santé-précarité-insertion, la gérontologie-handicap incluant transversalement le volet santé mentale. L Atelier Santé Ville (ASV) signé en novembre 2006 ciblera les questions relatives à la santé des jeunes. ENJEUX - L égalité dans l accès à la santé ; - L amélioration de l état de santé des populations vulnérables (vulnérabilité liée à l age, au handicap, à la maladie et/ou au handicap) ; - La réduction des pathologies liées à la précarité. ORIENTATIONS STRATEGIQUES Développer l observatoire de la santé publique au sein de l IPS en lien avec les observatoires régionaux et l observatoire de la ville ; Fédérer les acteurs de terrain et renforcer le partenariat entre les professionnels de la santé, du social et du médico-social ; Développer la prévention en direction des publics vulnérables et en particulier des jeunes ; Faciliter le recours et l accès à la santé des publics fragilisés et notamment des jeunes ; Structurer et développer une politique adaptée aux besoins des personnes âgées et des personnes handicapées. 05/05/
27 LA CITOYENNETE ET LA PREVENTION DE LA DELINQUANCE 1 - Le bilan du contrat de ville 2000/2006 Rappel des objectifs Principales actions mises en œuvre 1 - Consolider les actions de la MJD - Développement de la MJD avec l ouverture d une seconde antenne à Guyancourt ( usagers et contacts téléphoniques en 2005, 15 partenaires mobilisés dans le cadre de permanences, une équipe de 8 collaborateurs. La MJD cible quatre domaines d intervention : L accès au droit et à l information juridique ; La justice de proximité ; L aide aux victimes d infractions pénales ; L éducation à la citoyenneté et la lutte contre les discriminations. - Création en 2006 au sein de la MJD d un poste de juriste- médiateur chargé de l éducation à la citoyenneté (poste d adulte - relais) 2 - Renforcer l action socio-éducative auprès des jeunes et des familles - Création d un poste de médiateur social au commissariat de Trappes financé à parité avec l Etat (560 victimes accueillies dont 61 % de femme en 2005) ; - Création et développement du Réseau d Ecoute, d Appui et d Accompagnement des Parents des Yvelines (REAPPY) ; - Ouverture de l»espace Dynamiqu insertion» (100 places pour les 16/25 ans en situation de désinsertion sociale) en collaboration avec le Conseil Régional ; - Création de l Espace Social de Citoyenneté et d Insertion en collaboration avec le Conseil Général et destiné au public adulte (100 places) ; - Développement du centre Athéna en direction des 11/16 ans en situation de désinsertion sociale et/ou scolaire et soutien au dispositif Emeraude (micro - rupture avec l environnement) ; 3 - Appui aux interventions des associations caritatives - Soutien financier apporté à l ensemble des associations caritatives de l agglomération (Restos du cœur, Secours Populaire etc.). 4 - Renforcer et évaluer la prévention spécialisée - Contractualisation pour la période 2004/2006 avec 4 associations de prévention spécialisée (Elancourt, Guyancourt, Trappes et La Verrière). Plus de 983 jeunes accompagnés en Le soutien au mouvement associatif - Création du Conseil de Développement de Saint-Quentin-en-Yvelines (CODESQY) ; - Soutien aux dispositifs «emploi jeunes», contrats jeunes, postes d insertion et adultes relais (plus de 63 postes cofinancés en 2005) ; - Promotion de Dispositif Local d Accompagnement (DLA) pour accompagner, professionnaliser et pérenniser les structures associatives. Plus de 15 structures soutenues par le DLA en 2005 et 2006 dans l agglomération ; - Participation chaque année au financement des projets de plus de 200 associations intervenant dans les domaines de l insertion, de la formation, de la santé, de la culture, du sport, de l éducation et du logement. 05/05/
28 2 Les indicateurs thématiques Nombre de personnes ayant consulté les points d accès au droit selon leur commune de résidence : fréquentation de la MJD par commune en 2004 Elancourt 709 9% Guyancourt % La Verrière 198 3% Magny les Hx 356 5% Montigny le Bx % Trappes % Voisins le Bx 315 4% hors secteur % Total % Source: Rapport d'activité 2004 de la MJD Evolution du taux de criminalité* (pour 1000 habitants) Elancourt Guyancourt Montigny Trappes La Verrière Voisins Source: DDSP - FILOCOM Le taux de criminalité dans l agglomération a baissé passant de 70 actes de délinquance pour 1000 habitants en 2003 à 60 en 2005 (Ceci est une estimation, les statistiques de la gendarmerie de Magny n étant pas incluses). * Le taux de criminalité est le rapport entre le nombre de crimes et délits constatés par les services de police et de gendarmerie et la population considérée (définition de l INSEE). Pas de donnée pour Magny-les-Hameaux qui est située en zone gendarmerie. 05/05/
29 3 Le diagnostic thématique La compétence de la Communauté d agglomération dans de le champ de la prévention et de l éducation à la citoyenneté s exerce dans le cadre des dispositifs mis en œuvre au titre de la Politique de la ville. Points forts Points faibles - L agglomération dispose d un panel d outils diversifiés et ciblant tous les publics (ESCI pour les adultes, Odysséa pour les 16/25 ans, prévention spécialisée, cantre Athéna pour les 11/16 ans, etc.) ; - Existence d une Maison de Justice et du Droit dont le volume d activité est l un des plus importants en France ; - Recrutement d un juriste médiateur chargé de l éducation à la citoyenneté à la MJD (relation avec l Education Nationale) afin de structurer et développer l offre de services. - Très peu de marge de manœuvre de la Communauté d agglomération quant à l orientation de l action de la prévention spécialisée (la CA finance et les communes sont légitimes pour déterminer les quartiers prioritaires et les objectifs de proximité) ; - Peu de lisibilité par la CA des actions de prévention générale conduites par les communes (Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance, maisons des parents, équipes de réussite éducative, actions linguistiques, actions des services jeunesse et des services scolaire, etc.) et insuffisante appropriation par les communes de certaines actions intercommunales; - Une partie des publics les plus en difficulté échappe à tous les dispositifs de prévention et/ou d insertion. Cette catégorie de public n est pas quantifiée (pas de mesure précise à ce jour) et reste relativement méconnue ; - Déficit de circulation d information entre les acteurs (Mission Locale, prévention spécialisée, Espaces territoriaux, espace dynamique insertion, etc.) ; - Méconnaissance des actions des partenaires de la Politique de la Ville par ces mêmes partenaires et déficit global d échanges. 4 Les enjeux et les orientations stratégiques Les actions s inscrivant dans le cadre de cette thématique relèvent de la compétence de l ensemble des partenaires impliqués dans la Politique de la Ville (Etat, Conseil général, communes et Communauté d agglomération). Avec ses deux antennes, la Maison de Justice et du Droit permet de rapprocher le citoyen de la justice en proposant un service public mettant en œuvre des alternatives aux poursuites, la résolution amiable des conflits, la promotion de l accès au droit et l éducation à la citoyenneté. La Communauté d agglomération cofinance par ailleurs les quatre associations de prévention spécialisée du territoire et soutient les porteurs de projet dont les actions de prévention et d insertion ciblent les publics des quartiers prioritaires. Les actions et dispositifs de prévention soutenus par l agglomération seront renforcés dans les quartiers de la géographie prioritaire. En complément de l action menée dans ces quartiers, une attention particulière sera portée aux problèmes d insécurité auxquels est confronté le quartier du centre gare à Montigny-le-Bretonneux (gare et centres commerciaux). 05/05/
30 ENJEUX - L Insertion économique, sociale et culturelle des publics jeunes et adultes en situation de rupture et/ou de précarité. LES ORIENTATIONS STRATEGIQUES Accompagner individuellement les publics en situation de désinsertion sociale (transmettre des valeurs et construire des repères) ; Développer les outils permettant la découverte du monde du travail et de l entreprise ; Développer toutes les formes de médiation (familiale, civile, culturelle et sociale) et renforcer l action préventive dans les quartiers prioritaires et ainsi que dans le centre ville de Montigny-le-Bretonneux (gare et centres commerciaux) ; Favoriser la mobilité des publics afin d éviter l enfermement dans les quartiers ; Promouvoir les droits et les devoirs des citoyens. 05/05/
31 LA REUSSITE EDUCATIVE ET L EGALITE DES CHANCES 1 - Le bilan du contrat de ville 2000/2006 Cette thématique relative à la réussite éducative et à l égalité des chances n était pas identifiée en tant que telle dans le contrat de ville 2000/2006. La Communauté d agglomération et les partenaires signataires s étaient toutefois positionnés sur des actions relevant de cette thématique mais inscrites dans le volet «action d insertion et de réinsertion sociale» à l exemple du soutien apporté à la classe-relais. L action du service Education de la Communauté d agglomération a par ailleurs complété cet engagement volontariste en faveur de la réussite éducative. Rappel des objectifs du contrat de ville 2000/2006 Principales actions mises en œuvre 1 Faciliter l accès à l éducation pour les publics fragilisés - Soutien aux projets pédagogiques des collèges et des lycées et notamment ceux situés en Zone d Education Prioritaire (ZEP) à partir des priorités suivantes : Education à la citoyenneté (connaissance des droits et des devoirs de chacun, promotion de l esprit civique, lutte contre les discriminations, connaissance des institutions de la république, découverte de la diversité culturelle de l Europe, connaissance des enjeux liés au développement durable, etc.) en lien notamment avec la Maison de Justice et du Droit (MJD) ; Accès à la culture (découverte de spectacles, d expositions ou de livres, actions de sensibilisation et de découverte à partir du réseau des médiathèques, projets de développement artistique et culturel dans le cadre d ateliers ou de préparation aux spectacles, accompagnement de projets de création artistique visant à promouvoir la diversité culturelle, etc.) et au sport ; - Accompagnement des dispositifs de l Education Nationale permettant d adapter la réponse éducative aux publics en situation de décrochage scolaire (la classe relais pour les collégiens en situation d exclusion scolaire et l école ouverte afin de rétablir le lien entre les élèves et l institution scolaire) - Promotion des stages linguistiques proposés aux lycéens des ZEP afin de faciliter la réussite au baccalauréat. Cette action est menée en collaboration avec le laboratoire des langues étrangères de l Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines ; 2 - Faire accéder équitablement tous les élèves, étudiants, apprentis, aux ressources culturelles, sportives et environnementales de l agglomération - Encouragement à la pratique des disciplines individuelles ou collectives grâce à la participation de la CA à l adhésion de chaque jeune saint-quentinois à une association sportive (en lien avec l UNSS) ; - Découverte de sports peu pratiqués ; - Promotion des manifestations sportives du territoire ; 3 - Permettre le développement de l offre de formation supérieure et professionnalisante - Organisation des forums de l orientation post bac et de forums des métiers afin de faciliter l orientation professionnelle par la découverte des filières et métiers et notamment de ceux qui recrutent ; - Soutien aux actions de découverte de l entreprise, de ses règles et de ses codes grâce à l implication du club FACE et de l association «Ecole et vie locale». 05/05/
32 2 - Les indicateurs de la réussite éducative Suivi de la cohorte du dispositif de réussite éducative à Trappes année 2006 Enfants et adolescents concernés par les activités de réussite éducative Enfants et adolescents inscrits dans le dispositif PRE et suivi Près de 84 familles sont aidées dans le cadre du projet. 28 d entres elles concentrent 56 enfants. Répartition par âge De 2 à 6 ans 25 De 6 à 10 ans 160 De 11 à 14 ans 69 De 15 à 16 ans ans 20 Total 284 Répartition par sexe Filles 133 Garçons 151 Total 284 Sur les 284 jeunes inscrits et suivis dans par le dispositif PRE, 47% de filles et 53 % de garçons Plus d un élève sur deux (56%) concernés par le PRE a entre 6 et 10 ans 30% à 35% des élèves de 6 ème ont un an ou plus de retard. 14% des collégiens sont boursiers de niveau 3. Réparition par niveau scolaire Mat CP CE1 CE2 CM1 CM2 CLIS 6ième 5ième 4ième 3ième LGT % des jeunes concernés par le projet sont en primaires (69% en comptant les élèves en Classe d Intégration Scolaire), 16% au collège et 7% proviennent d un lycée général ou technologique 05/05/
33 3 Le diagnostic thématique La thématique de la réussite éducative relève de la compétence des communes et de l éducation Nationale. La communauté d agglomération intervient en complémentarité de l action de ces partenaires dans le cadre de son champ de compétences. La Communauté d agglomération a cherché à intensifier son action en s appuyant sur la diversité de l offre de services de l ensemble de ses équipements (Institut de promotion de la Santé, Maison de Justice et du Droit, réseau des médiathèques, Maison de la Poésie, Maison de l environnement, Musée de la Ville, Prisme, etc.) ; A titre d information les effectifs scolaires et universitaires à la rentrée 2006 se répartissaient de la façon suivante : élèves dans les écoles maternelles ; élèves dans les écoles primaires ; élèves dans les collèges ; élèves dans les lycées ; étudiants à l Université de Versailles / Saint-Quentin-en-Yvelines. Soit un total de élèves et étudiants. Le contexte d ensemble se caractérise par une baisse constante et régulière des effectifs scolarisés dans les collèges, une stabilisation des effectifs dans les établissements du premier degré et par une nette augmentation des effectifs dans l enseignement supérieur. Points forts Points faibles - Tous les publics, élèves, étudiants et personnels éducatifs, de la maternelle à l université, sont concernés par l offre de services de la Communauté d agglomération ; - Volonté politique d investir cette thématique dans le cadre des compétences de la CA et dans l objectif d accompagner les actions en faveur des établissements scolaires des quartiers de la géographie prioritaire ; - Un soutien original apporté aux projets éducatifs des établissements scolaires du second degré (environ 60 projets par an) ; - Un renforcement notable des dispositifs de l éducation nationale (classe relais, école ouverte, Programme de Réussite Educative de l université) ; - Une lisibilité des actions de la Communauté d agglomération à renforcer compte tenu du nombre de services et d équipements impliqués dans la démarche ; - Un partenariat avec l Education Nationale à formaliser afin de mieux positionner le rôle de chacun et d affirmer des objectifs partagés ; - Une action à amplifier dans les établissements des quartiers prioritaires. - Un resserrement budgétaire parmi les partenaires financiers qui peut dans certains cas limiter l engagement de nouveaux projets. - Une implication forte de partenaires associatifs tels que le club d entreprises FACE et «Ecole et Vie Locale» pour faciliter la connaissance du monde de l entreprise ; - Un soutien aux actions d éducation à la citoyenneté s appuyant sur des partenaires locaux (Maison de Justice et du Droit, association «Olympio») ; - Une mobilisation forte de tous les équipements de la Communauté d agglomération pour définir une offre de services diversifiée prenant en compte les attentes des équipes pédagogiques et des publics. 05/05/
34 4 Les enjeux et orientations stratégiques Comme indiqué au chapitre précédent, la réussite éducative relève de la compétence des communes et de l Etat. La Communauté d agglomération accompagne les établissements scolaires et l université de Saint-Quentin-en-Yvelines en complémentarité et sur des projets spécifiques. ENJEU - Rendre effective la réussite éducative et l égalité des chances pour les jeunes publics des quartiers de la géographie prioritaire ; ORIENTATIONS STRATEGIQUES Contribuer à l élaboration d un projet éducatif transversal de territoire ; Favoriser la découverte de l agglomération et de ses acteurs culturels, économiques et sociaux ; Promouvoir l utilisation et l accès à l offre de service des équipements du territoire dans leur diversité ; Permettre aux jeunes publics et à leur famille de mieux comprendre leur environnement ; Développer l éducation à la citoyenneté, le sens des responsabilités et l esprit solidaire.
35 Ville d Elancourt Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS)
36 Les 3 quartiers labellisés CUCS d Elancourt Les Petits Prés, la Haie à Sorel et les Sept Mares / la Grenouillère
37 SOMMAIRE I ANALYSE DE LA SITUATION DES QUARTIERS : DIAGNOSTIC. Les Petits Prés p. 37. La Haie à Sorel (Nouveaux Horizons) p. 41. Les 7 Mares / Grenouillère. p. 43. Les principales caractéristiques liées à l Education.. p. 46 II ORIENTATIONS PRIORITAIRES PAR THEMATIQUES. Habitat et cadre de vie.. p. 48. Emploi p. 50. Education.. p. 51. Prévention. p. 53 III PILOTAGE, SUIVI ET EVALUATION. p
38 Partie I : ANALYSE DE LA SITUATION DES QUARTIERS - DIAGNOSTIC Principales caractéristiques et problématiques des quartiers intégrés au CUCS 1.1 Quartier des Petits Prés 1.1 Les principales caractéristiques du quartier Les principales caractéristiques liées à la Population : - Nombre d Habitants : sur l ensemble de la ville - Part des Mineurs : 30,9 % - Part du quartier dans la commune : 10 % - Densité de la population (habitants par Km 2 ) : Part du logement social : 62 % 25 % sur l ensemble de la Ville - Part de la population d origine étrangère : 25 % 14 % sur l ensemble de la ville - Nombre moyen de personnes par ménage : 3,11 2,8 sur l ensemble de la ville - Taux de chômage : 7,6 % 8,1 % sur l ensemble de la ville - Part des CSP ouvriers et employés : 63,2 % 44 % sur l ensemble de la ville - Part des CSP intermédiaires : 24,4 % - Part des CSP cadres / cadres supérieurs : 12,4 % - Taux d actifs sans formation : 25,7 % 12 % sur l ensemble d Elancourt 37
39 Par son nombre d habitants, le quartier des Petits prés est l un des plus peuplés de la commune. C est le 2 ème quartier de la commune concernant le taux (20%) de représentation des ménages comportant 5 personnes et plus. C est l un des quartiers de la commune où l âge moyen de la population est le plus jeune (un tiers des habitants ont moins de 20 ans) même si l on note un vieillissement général de la population avec une augmentation importante des plus de 60 ans. La part des ménages divorcés y apparaît comme la plus forte de la commune avec un taux de 10 %. La part de la population étrangère y est la plus forte avec 1 habitant sur 4. Le quartier est très fortement peuplé par des catégories socioprofessionnelles ouvrières et employées. On note sur ce quartier une proportion très importante de population d origine étrangère (le plus fort taux de la commune) ainsi qu un taux très important d actifs sans formation (le deuxième taux le plus élevé de la ville). C est le quartier le plus paupérisé de la commune d Elancourt Les principales caractéristiques liées à l Habitat et au Logement : Le quartier des Petits prés rassemble près de 3000 habitants sur 20 hectares situés à quelques centaines de mètres de la Mairie d Elancourt. Les logements collectifs constituent près des deux tiers du parc : la forme du bâti est répartie entre les maisons individuelles (30 %) et les logements collectifs (70 %). 4 Bailleurs Sociaux différents sont implantés sur le quartier : Logement Français, Domaxis, I3F, Sonacotra. Le quartier se compose de 907 logements collectifs et 302 logements individuels avec comme répartition sur l ensemble du parc : 70 % en locatif et 30 % en accession. Le ratio portant sur le nombre de pièce par habitant du logement y apparaît comme l un des plus faible de la commune avec 1,22. La quasi-intégralité du parc locatif est constituée de logements sociaux (96%). On note sur ce quartier une faible mobilité des jeunes adultes en raison de situations de précarité sociale et financière qui limitent les perspectives de décohabitation. La densité d habitant sur l ensemble du quartier se situe dans la moyenne de la Ville d Elancourt. 38
40 Le quartier présente une ligne de fracture (véritable scission) entre la partie «Logements collectifs» (bâti marqué et très dégradé) et la partie «Logements individuels» (zone pavillonnaire). La construction du parc de logement du quartier des Petits Prés s est étalée sur une large période allant de 1968 à La typologie de l habitat présente dès lors un certain nombre de disparités architecturales tant sur la forme que sur la qualité du bâti. De plus, on note une dégradation importante du bâti et des espaces publics qui contribue à dévaloriser davantage encore l image du quartier. Plusieurs analyses urbanistiques récentes mettent en évidence que le quartier des Petits Prés présente une forte caractéristique de «repli sur lui-même» : C est un quartier que l on contourne mais dans lequel on ne rentre pas si l on n y réside pas. Les entrées de quartier sont peu lisibles, ne jouent pas leur rôle et en cela contribuent à l enclavement du quartier, en particulier dans sa partie logements sociaux. La trame viaire interne est très complexe et présente des entrelacements au caractère labyrinthique sans connexion ou hiérarchie lisible. Ce caractère est renforcé par la confusion importante des espaces privés et publics qui s entremêlent sans lecture possible. Le quartier rencontre un problème préoccupant de stationnement de par son offre insuffisante ou inopérante, son inaccessibilité temporaire ou permanente ou encore sa localisation inadaptée. Ces difficultés de stationnement sont alourdies par des problèmes profonds d insécurité dans les parkings souterrains des deux principaux Bailleurs Sociaux Les principales caractéristiques liées à la Vie locale : Le quartier des Petits Prés possède sur son territoire : - Un foyer Sonacotra composé de 300 chambres - Un Centre Commercial de proximité composé de 11 enseignes (5 % des établissements de la commune) - L école maternelle des Boutons d Or (3 classes) - L école maternelle des Petits Prés (4 classes) - L école élémentaire des Petits Prés (10 classes) - Une antenne du Centre Social Municipal : La Maison des Enfants - Une antenne de proximité du Bailleur Social Domaxis - Une antenne de la Mission Locale - Une antenne du Secours Populaire - 2 squares publics - 1 terrain multisports de proximité en libre accès 39
41 - Un Centre Protestant Evangélique Plusieurs signaux d alerte de dégradation sociale sont observés sur le quartier des Petits Prés : - Le malaise des jeunes (problématique centrale dans la vie du quartier liée à un manque d occupation, d équipement et de perspectives professionnelles). - Un sentiment omniprésent et diffus d insécurité - Une forte augmentation des foyers monoparentaux - Un développement de l Islamisme - Des problèmes de discrimination - Un sentiment de délaissement ressenti par la population Le quartier des Petits Prés présente une très forte stigmatisation : son image négative est perçue sur tout le territoire de la ville mais aussi au-delà des limites d Elancourt. L une des caractéristiques très forte du quartier des Petits Prés est la présence d un sentiment d appartenance très fort des habitants et notamment des plus jeunes vis à vis de leur quartier. D un point de vue strictement financier, le logement social sur le quartier des Petits Prés est le plus accessible de la Ville. La vie locale du quartier est qualifiée de riche notamment grâce à des acteurs locaux très impliqués : les équipes enseignantes des écoles sont très appréciées, les représentants associatifs reconnus, les gardiens sont également des acteurs primordiaux de la vie quotidienne. Beaucoup de ces acteurs constituent un réseau informel de «médiateurs» agissant positivement sur le quartier en direction des jeunes et des familles. Depuis quelques années, la vie du quartier s est développée autour d une fête de quartier accompagnée par le Centre Social Municipal et vécue comme un événement fort et fédérateur. Néanmoins, tous les principaux acteurs du quartier sont unanimes sur le fait qu il manque au sein du quartier un outil pérenne, moteur et rassembleur, pour développer et fédérer une vie locale et associative plus riche : une structure intergénérationnelle et inter-associative au cœur du quartier. Le Centre Commercial des Petits Prés, bien que présentant de multiples signes extérieurs de dépérissement, notamment au niveau du bâti et de l accessibilité, n est pas pour autant dans un état de santé catastrophique. La plupart des commerces ont des chiffres d affaire stables. Certains locaux commerciaux rencontrent des problèmes importants de vétusté, d hygiène et d insécurité. Le groupe scolaire des Petits Prés est l équipement public phare et incontournable de la vie du quartier, composé d une équipe enseignante mobilisée et investie. L école rencontre néanmoins un problème d accessibilité flagrant au niveau de son entrée principale générant une zone de conflit importante et dangereuse entre piétons, automobilistes, livraisons et autobus scolaires. Sur la totalité des élèves inscrits au sein de l Ecole des Petits Prés, le taux d enfant d origine étrangère s élève à 63 %. 40
42 L école maternelle des Boutons d or est en baisse d effectif continue Les principales caractéristiques liées à l Insécurité : Malgré une amélioration sensible des faits enregistrés sur ces dernières années, le quartier des Petits Prés est le quartier de la commune où le taux de faits délictueux est le plus élevé et où la tension et le caractère «explosif» sont les plus perceptibles. Le quartier souffre d une réputation et d une image négative ressenties sur l ensemble du territoire d Elancourt : c est notamment le quartier où le sentiment d insécurité est le plus présent. C est également le quartier où le taux de violence conjugale est le plus élevé de la commune. L enclavement du quartier ajouté à sa circulation interne labyrinthique ont pour résultante une accessibilité et une surveillance rendues difficiles pour les forces de Police. L école élémentaire des Petits Prés rencontre des problèmes récurrents de violence et de racket. Enfin, la présence «hostile» de nombreux jeunes (adolescents et jeunes adultes essentiellement masculins) en errance dans les rues ou regroupés en pied d immeuble où ils occupent l espace de façon démonstrative contribuent à aggraver le sentiment d insécurité. 2 Quartier de la Haie à Sorel (Nouveaux Horizons) 2.1 Les principales caractéristiques du quartier : Les principales caractéristiques liées à la Population : - Nombre d Habitants : sur l ensemble de la ville - Part des Mineurs : 30,2 % - Part du quartier dans la commune : 13,1 % - Densité de la population (habitants par Km 2 ) : Part du logement social : 25 % 25 % sur l ensemble de la Ville - Part de la population d origine étrangère : 18,5 % 14 % sur l ensemble de la ville - Nombre moyen de personnes par ménage : 2,92 2,8 sur l ensemble de la ville 41
43 - Taux de chômage : 8,2 % 8,1 % sur l ensemble de la ville - Part des CSP ouvriers et employés : 53,5 % 44 % sur l ensemble - Part des CSP intermédiaires : 28,2 % - Part des CSP cadres / cadres supérieurs : 18,4 % - Taux d actifs sans formation : 16,4 % 12 % sur l ensemble d Elancourt Le quartier de la Haie à Sorel, incluant la résidence des Nouveaux Horizons, est le quartier dont la densité d habitant est de très loin la plus forte de la commune. Le profil socioprofessionnel du quartier est majoritairement composé d une population ouvrière et employée. La population comporte un nombre particulièrement élevé de primo accédants (à la propriété) Les principales caractéristiques liées à l Habitat et au Logement : Le parc de logement des Nouveaux Horizons est l un des plus anciens d Elancourt puisque datant de la période allant de 1968 à La résidence des Nouveaux Horizons constitue, avec ses 1000 logements, la plus grande copropriété de Saint-Quentin-en-Yvelines. Le parc de logement du quartier est composé intégralement de logements collectifs (50 % de propriétaires). Le ratio portant sur le nombre de pièce par habitant du logement y apparaît comme inférieur à la moyenne communale avec 1,23. La moitié du parc locatif est dédié au logement social, lequel est occupé pour plus d un quart par des familles d origine étrangère (27 %), représentant le plus fort taux de la commune. De nombreux loyers impayés et dossiers de surendettement sont recensés sur le quartier, plus particulièrement au niveau de la résidence des Nouveaux Horizons dont les charges apparaissent comme considérablement élevées. 3 programmes importants de logements collectifs en accession sont en cours de livraison dans la partie Nord du quartier, avec pour conséquence directe un gain en terme de mixité sociale mais aussi l émergence de nouveaux besoins à prendre en compte par la collectivité Les principales caractéristiques liées à la Vie Locale : L activité économique du quartier se caractérise par une assez forte présence d activités de santé et d action sociale et quasi-absence d activité commerciale. 42
44 Le quartier présente un caractère traversant important : de par sa situation géographique centrale, le quartier reçoit des flux traversant particulièrement importants qui occasionnent de nombreux et réguliers désordres : dégradations, bruits, attroupements Ces voix usuelles qui traversent le quartier, absolument nécessaires à la vie du quartier mais aussi à l interconnexion des autres quartiers entre eux, gagneraient à être clarifiées, délimitées, éclairées et sécurisées. Le quartier rencontre des problèmes importants de stationnement de part son offre insuffisante ou inopérante, son inaccessibilité temporaire ou permanente ou encore sa localisation inadaptée. Enfin, le quartier ne dispose pas d un tissu associatif suffisamment présent et actif pour avoir un impact mesurable sur la vie locale de celui-ci Les principales caractéristiques liées à l Insécurité : Le quartier souffre d un important déficit en éclairage public, de part la vétusté ou bien l inadaptation du réseau existant, et qui participe au sentiment d insécurité vécu sur le quartier. Les principaux délits ou problèmes de dégradation, d altercation et de nuisance sont localisés plus particulièrement autour des bâtiments allant du 36 au 43 de la Résidence des Nouveaux Horizons, dont le propriétaire est le Bailleur Social I3F (à noter l absence de gardien sur place). Bien que le nombre de faits délictueux soit en légère baisse par rapport aux années précédentes, ce quartier reste parmi les 3 quartiers les plus préoccupants du territoire élancourtois. 43
45 3 Quartier des 7 Mares / Grenouillère 3.1 Les principales caractéristiques du quartier : Les principales caractéristiques liées à la Population : - Nombre d Habitants : sur l ensemble de la ville - Part des Mineurs : 28,2 % - Part du quartier dans la commune : 4,7 % - Densité de la population (habitants par Km 2 ) : Part du logement social : 72% 25 % sur l ensemble de la Ville - Part de la population d origine étrangère : 24,2 % 14 % sur l ensemble de la ville - Nombre moyen de personnes par ménage : 2,56 2,8 sur l ensemble de la ville - Taux de chômage : 15 % 8,1 % sur l ensemble de la ville - Part des CSP ouvriers et employés : 67,1% 44% sur l ensemble de la ville - Part des CSP intermédiaires : 26 % - Part des CSP cadres / cadres supérieurs : 6,8 % - Taux d actifs sans formation : 26 % 12 % sur l ensemble d Elancourt Le quartier 7 mares / Grenouillère est le plus petit des quartiers de la commune en terme de superficie. Sa densité y est en revanche pratiquement la plus importante. Le quartier présente un nombre important de ménages unipersonnels : plus d un tiers de la population vit seule. Le quartier présente un caractère intergénérationnel très important, explicable par la présence à la fois d une maison de retraite et d une résidence étudiante. La part de la population étrangère dans ce quartier est la plus forte de la commune (24,2 %). Les catégories socioprofessionnelles «ouvriers» et «employés» y sont représentées à plus des deux tiers. Cet indicateur apparaît ici comme le plus élevé de la commune. 44
46 La population du quartier apparaît comme très fragile au plan économique et social : le taux de chômage et d actifs sans formation (les plus importants de la commune) en sont un éclairage flagrant. On note également sur ce quartier une faible mobilité des jeunes adultes en raison de situation de précarité sociale et financière qui limitent les perspectives de décohabitation. 21,7 % du parc de logement social y est occupé par des familles d origine étrangère : il est alors clair qu un phénomène de concentration de certaines communautés étrangères est présent dans le quartier Les principales caractéristiques liées à l Habitat et au Logement : L essentiel des équipements et du parc de logements du quartier a été construit durant la période 1975 / 1981 et présente une architecture très marquée, très minérale. L une des caractéristiques majeures de ce quartier est son concept urbain et architectural entièrement dévolu aux piétons, enclavant de fait le quartier en limitant son accessibilité. Le parc de logements est essentiellement constitué de collectifs : les occupants y sont locataires à 87 %. Les logements sociaux prennent une part très importante du parc de logement du quartier avec plus de 80 % du parc locatif. Le ratio portant sur le nombre de pièce par habitant du logement y apparaît comme le plus faible de la commune avec 1,05. D importants travaux de réaménagement urbain sont actuellement en cours (jusqu à fin 2007) avec comme principaux objectifs le désenclavement du quartier et sa revalorisation Les principales caractéristiques liées à la Vie Locale : Le quartier correspond au principal Centre Administratif et Commercial de la Ville d Elancourt. Avec une concentration très forte (plus de 160) d établissements commerciaux, administratifs ou associatifs, le quartier joue incontestablement le rôle de centre de commandement. Le Centre Commercial des 7 Mares est historiquement le premier Centre Commercial de Saint-Quentin-en-Yvelines, mais souffre depuis son origine d une vitalité très mesurée. Le quartier présente un caractère traversant important : en effet, de par sa situation géographique centrale et l ensemble des services ou équipements qu il distribue, le quartier reçoit des flux traversant particulièrement importants qui occasionnent de nombreuses nuisances : bruits, regroupements, dégradations 45
47 La vie associative y est très présente et plusieurs associations jouent un rôle primordial dans la vie locale du quartier et le tissage du lien social. Depuis peu, une fête de quartier annuelle pilotée par les associations du quartier et accompagnée par le Centre Social Municipal, participe à l animation de la vie locale. Un besoin important en accompagnement scolaire est clairement identifié et exprimé par les résidents du quartier Les principales caractéristiques liées à l Insécurité : Avec le quartier des Petits Prés, le quartier des 7 Mares / Grenouillère est le quartier où le taux de faits délictueux est le plus élevé de la commune et où la tension et le caractère «explosif» sont les plus perceptibles. Le quartier souffre d une réputation et d une image négative ressenties sur l ensemble du territoire d Elancourt. Le caractère très traversant du quartier ajouté à son enclavement, sa circulation quasi exclusivement piétonnière et sa mitoyenneté avec le quartier le plus difficile de la commune de Maurepas, ont pour conséquence une accessibilité et une surveillance rendues très difficiles pour les forces de Police. C est le quartier où l on rencontre le plus régulièrement des altercations ou des règlements de compte entre bandes rivales (venant souvent d autres communes). Enfin, la présence «hostile» de nombreux jeunes (adolescents et jeunes adultes essentiellement masculins) dans les rues ou regroupés en pied d immeuble où ils occupent l espace de façon démonstrative contribuent à aggraver le sentiment d insécurité. 46
48 4- Les principales caractéristiques liées à l Education : 4.1 Les équipements scolaires publics et privés Les écoles Présence d écoles maternelles et élémentaires dans les 3 quartiers CUCS : - L école maternelle des Boutons d or dans le quartier des Petits Prés (3 classes). - Le groupe scolaire des Petits Prés (10 classes pour le niveau élémentaire et 4 classes pour le niveau maternelle). - L école maternelle de la Petite Enfance dans le quartier des Sept Mares (3 classes maternelles). - Le groupe scolaire de la Haie à Sorel (4 classes maternelles et 8 classes élémentaires). - Le groupe scolaire Jean de la Fontaine dans le quartier de la Haie à Sorel (4 classes maternelles et 5 classes élémentaires) Les collèges Présence de collèges dans les 3 quartiers CUCS : - Le collège de l Agiot qui n est pas localisé sur un territoire labellisé CUCS mais qui reçoit les élèves des quartiers des Petits Prés. - Le collège Alexandre Dumas, qui ne se trouve pas sur le territoire labellisé CUCS, mais qui reçoit des élèves des quartiers des Sept Mares et de la Haie à Sorel. Présence d un lycée dans le quartier des Sept Mares - Le lycée des Sept Mares 47
49 4.2 Les indicateurs Evaluation des élèves scolarisés en classe de CE2 (année 2006): Score global de réussite (SGR) l Ecole les Petits Prés Score global de réussite (SGR) l Ecole J. de la Fontaine SGR Education Prioritaire Yvelines SGR EP National SGR toutes les Ecoles 78 FRANÇAIS 64,5% 64,8 63,47 63,65 72,17 MATHS 59,8 63,2 61,42 61,84 71,15 L écart à la moyenne met en évidence une réussite similaire à celle de l Education Prioritaire en ce qui concerne les 2 écoles des quartiers concernés Evaluation des élèves scolarisés en classe de 6ème (année 2006) : FRANCAIS MATHS AGIOT ELANCOURT 56,49 68,99 AGIOT Cohorte Les petits prés 48,6 61,2 A.DUMAS MAUREPAS 58,25 68,20 MOYENNE DEPARTEMENTALE 59,06 68,25 MOYENNE NATIONALE 56,15 63,22 MOYENNE DEPARTEMENTALE ZEP/REP 47,02 56,00 MOYENNE NATIONALE ZEP/REP 49,86 55,89 L écart constaté dans le primaire, ne se retrouve pas à l entrée aux collèges. En effet, ils accueillent des publics originaires de plusieurs écoles avec des profils socio-culturels différents de ceux des écoles concernées par le CUCS. Cette mixité sociale lisse les indicateurs de réussite vers le «haut». Les résultats en français sont proche de la moyenne EP, ce qui n est pas le cas en maths. A préciser que les élèves de l école J. de la Fontaine vont au collège A.Dumas (situé sur le territoire de Maurepas). Ce collège accueille environ 80% d Elancourtois. Dans le cadre d un accompagnement des jeunes Elancourtois vers plus de réussite, il est donc nécessaire de travailler avec le collège de Maurepas qui n est pas situé en territoire prioritaire. 48
50 I VOLET HABITAT ET CADRE DE VIE 1.1 Quartier des Petits Prés PARTIE II ORIENTATIONS PRIORITAIRES PAR THEMATIQUE - Mise en oeuvre d une série d opérations de réaménagement urbain visant à désenclaver et revaloriser le quartier, l ouvrir sur la Ville et de façon réciproque, permettre à la Ville de s ouvrir sur celui-ci. Pour cela, les principales opérations envisagées s articulent autour des axes suivants : - Création de véritables entrées de quartier - Création de voies de désenclavement (voies piétonnes et voies de circulation) - Création d une place publique de cœur de quartier - Création d un équipement public du type Maison de Quartier - Simplification du réseau viaire - Valorisation des terrain délaissés ou sous utilisés - Diversification de l habitat collectif en rééquilibrant à l échelle du quartier la répartition entre l habitat social, l habitat locatif et l habitat en accession - Réhabilitation des logements collectifs (hypothèse avancée dans certains cas d opérations démolition / reconstruction) - Déconcentration des grands logements en les répartissant différemment sur l ensemble du parc social du quartier - Déconcentration de l ensemble du parc social des Petits Prés en répartissant une partie de celui-ci sur différents quartiers de la ville - Transformation du Foyer Sonacotra en Résidence Sociale - Résidentialisation de certains ilots et parcelles - Clarification de l adressage et du stationnement - Réaménagement du groupe scolaire (fusion des écoles maternelles et élémentaires des Petits Prés avec l école maternelle des Boutons d Or) - Création d un terrain multisports de proximité en libre accès pour les publics - Restructuration complète du Centre Commercial (démolition / reconstruction) 49
51 1.2 Quartier de la Haie à Sorel (Nouveaux Horizons) Objectifs : - Clarifier et hiérarchiser les accès, circulations, et cheminements du quartier, en délimitant et matérialisant clairement les espaces publics et les espaces privés (scénarios de résidentialisation) et en s appuyant sur les cheminements usuels empruntés quotidiennement par les flux de population. - Réaménager le Gymnase Lionel TERRAY : Implanté au cœur du quartier, le gymnase Lionel TERRAY est l équipement sportif le plus ancien, le plus vétuste et le plus inadapté de la ville. Repensé différemment en y incluant le développement d une spécificité associative (voire culturelle) jumelée à son caractère sportif, cet équipement pourrait jouer à l avenir un rôle majeur, moteur et fédérateur dans la vie locale du quartier. - Revoir dans sa globalité l éclairage du quartier (vétusté des réseaux, inadaptation, absence ou déficit d éclairage créant des zones anxiogènes ). - Répondre aux problèmes de stationnement dans le quartier (stationnement par endroit inadapté, inaccessible ou insuffisant). - Améliorer l accessibilité et la desserte de «L Ile aux Enfants» : équipement municipal dépendant du Service Petite Enfance, enclavé dans le quartier et rencontrant des difficultés de visibilité et d accessibilité. - Installer un Terrain Multisports de proximité : poursuivre ainsi la politique municipale d implanter dans chacun des quartiers de la commune un équipement sportif de proximité créateur de lien social, ouvert en permanence et accessible à tous les publics, proposé en libre accès mais également exploitable par les équipes enseignantes du groupe scolaire avoisinant. - Aménager la dalle de l ancien centre commercial des Nouveaux Horizons : espace urbain inutilisé et délaissé de m2. - Etoffer et approprier l offre de commerces et de services de proximité : la zone artisanale des 4 Arbres, implantée au Nord du quartier, en vis à vis de celui-ci par rapport à l avenue de la Haie à Sorel, pourrait répondre par son réaménagement aux besoins que génèrent la livraison actuelle de près de 600 nouveaux logements sur le quartier de la Haie à Sorel. 50
52 1.3 Quartier des 7 Mares / Grenouillère Objectifs : - Pérenniser les travaux actuellement en cours de désenclavement, de réaménagement et de valorisation du secteur de la grenouillère par la mise en œuvre et le suivi d une cellule de Gestion Urbaine de Proximité (GUP). - Porter une réflexion sur le réaménagement des abords de l Hôtel de Ville : son identité, son accessibilité, sa visibilité, sa fonctionnalité - Réaménager les abords du Palais des Sports d Elancourt : voie de circulation mixte ceinturant l équipement et aire de jeux «petite enfance» de proximité très dégradées. - Poursuivre et accentuer la politique d accueil de la population estudiantine afin de répondre à la forte demande locale, mais aussi de contribuer à la dynamisation de ce secteur commercial et culturel du quartier (extension de la résidence étudiante déjà existante sur le quartier par la réhabilitation et la transformation d un immeuble de bureaux). - Réaménager et agrandir le Cinéma des 7 Mares avec en particulier la création d une 3 ème salle de projection et la création d un Kiosque Loisirs. - Mettre en œuvre une stratégie globale de Vidéo Surveillance : étude, stratégie, installation, déploiement, exploitation II VOLET EMPLOI Actions existantes : - La commune met en place annuellement un Forum de l Emploi, avec plus de visiteurs, 56 recruteurs, contacts gagnants et plus de offres d emploi. - Par ailleurs, la commune dispose d un site de recherche d emploi de proximité, nouvellement crée, en partenariat avec le leader mondial du recrutement en ligne : Monster. Il s agit d un site gratuit répertoriant environ emplois sur un bassin d emploi qui s étend de Versailles à Rambouillet. - La Maison de l Emploi, créée en 1996, au cœur du quartier des 7 Mares, accueille chaque année 6300 visiteurs dont 848 entretiens individuels. - Un Passeport pour l Emploi, réalisé par la Ville, guide et conseille les demandeurs d emploi et les employeurs, en fournissant des renseignements en matière d emploi. 51
53 Objectifs : 2.1 Développer les missions et les actions de la Maison de l Emploi d Elancourt 2.2 Développer les actions en direction de l emploi, de la formation et de l insertion socioprofessionnelle avec les partenaires locaux associatifs ou institutionnels (ANPE, Maison de l Emploi, Mission Locale, PLIE, Initiative Terrain, CIO, organismes de formation, médiateur en insertion socioprofessionnelle ). 2.3 Instaurer un Forum de l Emploi pour les jeunes des quartiers labellisés CUCS (formations, apprentissage, stages, emploi ) III VOLET EDUCATIF 3.1 Diagnostiquer le besoin d un dispositif de Réussite Educative Etablir un diagnostic local auprès des collèges et des écoles élémentaires recevant des enfants résidant dans les trois quartier CUCS afin d identifier les principales difficultés et réussites au sein des établissements scolaires et en temps extra scolaire. A l issue du diagnostic, mettre en place une démarche partenariale et installer un dispositif de Réussite Educative en direction des enfants des quartiers CUCS. 3.2 Développer les offres éducatives Actions existantes : - L organisation annuellement du Salon de la Réussite Scolaire. - L installation et l utilisation d un tableau numérique interactif dans chaque école d Elancourt afin de donner aux enseignants un outil de travail interactif et performant. Objectifs : - En tant qu action expérimentale, l apprentissage du jeu d'échec, en temps scolaire, aux enfants des écoles élémentaires des quartiers CUCS et des autres quartiers sera proposé dés la rentrée scolaire de Ce projet sera porté par la Fédération Française des jeux d'échec avec une Convention tripartite entre la Ville d'elancourt, l'education Nationale et la Fédération Française des jeux d'échec. - Par un plan pluriannuel, développer l installation de tableaux numériques interactifs dans toutes les classes des écoles Elancourtoises. 52
54 3.3 Renforcer le Contrat Local d Accompagnement à la Scolarité (CLAS) pour répondre à un besoin fortement présent et exprimé sur les quartiers. Actions existantes : La Ville s est inscrite dans le cadre de l Accompagnement à la Scolarité définit par la circulaire interministérielle relative à la mise en œuvre de la politique d Accompagnement à la Scolarité et la charte départementale qui permettent de : - Proposer aux enfants et aux jeunes l appui et les ressources complémentaires dont ils ont besoin pour réussir à l école et qu ils ne trouvent pas toujours dans leur environnement familial et social. - Contribuer à l épanouissement personnel de l élève et permettre aux parents de mieux accompagner la scolarité de leur enfant. - Permettre la réussite scolaire de tous les élèves par la maîtrise des apprentissages fondamentaux. - Donner la possibilité de multiplier les occasions d apprendre à comprendre le monde et à s y situer. Objectifs : - Pour les publics collégiens, poursuivre et développer les séances d'accompagnement à la Scolarité au sein de l'équipement du Service Jeunesse (PAAJ Champollion dans le quartier des Petits Prés). - Pour les publics élémentaires, développer les séances de soutien scolaire individualisé au sein des écoles élémentaires des 2 quartiers CUCS (les 7 Mares et la Haie à Sorel), à raison d un suivi de 10 enfants par école (2 séances par semaine). Les instituteurs, sur la base du volontariat, apporteront un soutien plus approfondi aux élèves les plus en difficultés. - Poursuivre les séances d'accompagnement Scolaire menées, pour les jeunes publics des quartiers CUCS, par des associations locales et coordonnées par le Centre Social Municipal dans le souci du respect de la charte du CLAS. 53
55 IV VOLET PREVENTION DE LA DELINQUANCE ET CITOYENNETE Malgré une amélioration sensible des faits enregistrés sur ces dernières années, le quartier des Petits Prés est le secteur de la commune où le taux de faits délictueux est le plus élevé et où la tension est la plus perceptible. Le quartier des Petit Prés souffre d une réputation et d une image négative ressenties sur l ensemble du territoire d Elancourt : c est notamment le quartier où le sentiment d insécurité est le plus présent. Les quartiers des Nouveaux Horizons et des Sept Mares figurent également parmi les 3 quartiers les plus préoccupants du territoire Elancourtois). Un Commissariat du Futur sera créé sur Elancourt dont l objectif est d intégrer au sein d un même équipement la Police Nationale, la Police Municipale et des associations d aide aux victimes. Il peut être envisagé au sein de cet équipement, le recrutement de travailleurs sociaux qui auront pour mission de faire le lien entre les différents partenaires. 4.1 Développer le CLSPD Actions existantes : Le CLSPD est le lieu unique d élaboration, de suivi et d évaluation du Contrat Local de Sécurité, dans le cadre d une démarche simplifiée entre partenaires locaux. Elaboré sur Elancourt en 2005, il est piloté par la Police Municipale. L engagement de la Ville dans un Contrat Local de Sécurité «nouvelle génération» doit permettre d élaborer un diagnostic local de sécurité partagé et de décliner un plan d actions opérationnelles en réponse aux objectifs territoriaux en matière de sécurité. Celui-ci reprend des champs d intervention prévus dans les différents axes du Contrat Urbain de Cohésion Sociale qui assure la cohérence et la complémentarité des différents dispositifs (exemple : le partenariat dans les écoles, actions mise en place avec les bailleurs sociaux des trois quartiers CUCS ). Objectifs : - Mettre en œuvre une stratégie globale de Vidéo Surveillance : étude, stratégie, installation, déploiement, exploitation - Sécuriser le Centre d Information et d Orientation des 7 Mares qui rencontre de fréquents problèmes d insécurité : dégradations et altercations. - Optimiser et coordonner les moyens convergents pour garantir la sécurité dans les quartiers CUCS. 54
56 4.2 Développer les actions de prévention générale et de prévention spécialisée Actions existantes : A Elancourt, les actes de délinquance et les atteintes à la tranquillité publique accentuent le sentiment de relégation des quartiers prioritaires et nourrissent le sentiment d insécurité à l échelle de la ville. A ce titre, la commune s est déjà doté d outils mais elle souhaite développer les actions pour agir plus efficacement sur les territoires fortement exposés aux phénomènes de délinquance. - La commune dispose de deux Points d Accueil et d Animation Jeunesse (PAAJ) sur deux quartiers qui accueillent les jeunes de 11 à 17 ans. Ces lieux sont ouverts les mardis, mercredis, jeudis, vendredis et samedis. Les équipes, composées de sept animateurs diplômés d Etat, sont chargées non seulement d animer des activités culturelles et sportives mais également de conseiller les jeunes en développant un suivi éducatif des jeunes. - Par ailleurs, Elancourt dispose d un Bureau Information Jeunesse et d un Point CYB. La commune a mis en place en mai 2002 un Conseil Municipal des jeunes. Le CMJ est composé de 18 collégiens et/ou lycéens élus pour 2 ans. Ils se réunissent en commissions de travail pour réfléchir et délibérer sur des projets qui intéressent la jeunesse Elancourtoise. Une des réalisations du CMJ concerne le «Mag Elan-Jeunes» destiné aux jeunes d Elancourt et présentant les informations pratiques sur les manifestations sportives et culturelles, les sorties et les loisirs sur Elancourt et ses environs. - La commune met un fort accent sur la Prévention Spécialisée qui a pour objet de mener une action éducative tendant à faciliter une meilleure insertion sociale des jeunes de 10 à 25 ans. Le travail est mené en partenariat avec l association de prévention «La Sauvegarde de l enfance et de l adolescence des Yvelines». - En 2003, Elancourt s est doté d un lieu d expression et de création musicale (le Jack) situé dans les locaux de la maison de quartier de la Villedieu. Le studio fonctionne depuis 2003 en accueillant tous les publics de la ville et plus particulièrement les publics 11/25 ans issus des quartiers CUCS. Objectifs : - Développer les actions en direction de la Jeunesse : développement des activités et actions des Points Accueils Animations Jeunes, du Conseil Municipal des jeunes, du Bureau Information Jeunesse, du Point CYB (notamment sur son volet intergénérationnel), extension du Local de Musique, projet de création d une Maison de la Jeunesse multi-pôles, actions de Prévention Spécialisée, partenariat associatif, mini séjours, stages sportifs, sessions de formation aux premiers secours, animations de quartiers, des Bourses Projets Jeune, création de trois antennes d animation de quartier en direction des jeunes Elancourtois - Favoriser l accès aux Droits Fondamentaux des publics vulnérables : notamment dans les domaines de l éducation (alphabétisation, accompagnement scolaire ) de la santé (prévention générale, accès aux soins ) et du droit (informations, orientations, écrivains publics présent au Centre Social Municipal ). 4.3 Soutenir les actions visant l intégration et la citoyenneté des habitants 55
57 4.3.1 Renforcer l implication des parents Actions existantes : Présence d un groupe parentalité dans le souci du respect de la charte REAAPY (Réseau d'ecoute, d'appui et d'accompagnement des Parents des Yvelines) grâce à un réseau élargi comprenant les parents, les associations, les fédérations des parents d'élèves, l'education Nationale, la DASS, la CAF, la Ville d'elancourt, le Conseil Général et le Centre Social Municipal. Les familles issues de l immigration représentent une part significative des habitants des quartiers CUCS. Les hommes sont souvent les premiers à être arrivés en France pour des motifs professionnels. Les femmes sont cependant le pivot autour duquel s organise l intégration de la famille. La connaissance de la langue française constitue l'une des conditions indispensables à l'intégration. Maîtrisant souvent mal la langue française et plus éloignées du marché du travail, elles cumulent les plus grandes difficultés. L'apprentissage de la langue française est un facteur déterminant d intégration. L association Elancourtoise «Alpha +» propose des cours d alphabétisation au sein du Centre Social Municipal. Objectifs : - Soutenir les parents dans leur Fonction Parentale : groupe «parentalité», rencontres débats, réseau d échange de savoirs, expositions, conférences, animations familiales, actions inter-générationnelles - Renforcer l offre d alphabétisation sur la commune d Elancourt en fonction de la demande importante des habitants Soutien à l initiative des habitants Objectifs : - Développer le partenariat associatif et l aide à la création d association avec l action du Centre Social Municipal. - Développer les animations de quartiers et les fêtes de quartier, en partenariat avec le Centre Social Municipal, les associations de quartier, les amicales de locataires et tous les acteurs des quartiers. - Soutenir l initiative des habitants : soutien aux projets individuels ou collectifs par un accompagnement technique, logistique ou financier, mutualisation des moyens, aide à la création d association, développement des «Bourses Projets Jeunes», développement des fêtes de quartier 56
58 PARTIE III : PILOTAGE, SUIVI ET EVALUATION I Le pilotage : 1 - Le comité de pilotage : Le pilotage politique est assuré par une instance réunissant le Préfet, le Maire d Elancourt ainsi que les représentants des principaux partenaires. Cette instance : - valide le diagnostic du territoire, - définit les orientations stratégiques et opérationnelles, - procède aux arbitrages financiers, mandate la conduite du projet et l'instance technique de mise en œuvre et de suivi, - veille à la cohérence du projet et à son articulation avec les outils de programmation et de planification des territoires concernés. Le comité de pilotage se réunit au moins une fois par an, à l initiative du Préfet. 2 Le comité technique : Le pilotage technique est assuré par une équipe de direction de projet, mandatée par le comité de pilotage, pour animer, coordonner et suivre la mise en œuvre du projet urbain de cohésion sociale sur le territoire d Elancourt. Il dispose ainsi de la pleine légitimité nécessaire pour mobiliser les services opérationnels compétents. Cette équipe est composée du directeur du Directeur Général des Services de la ville et des responsables de la ville désignés par celuici. Les orientations proposées sont accompagnées par la création d un poste de chargé de Mission Politique de la ville au sein de la Mairie d Elancourt pour assurer le suivi technique et administratif du CUCS et développer le réseau partenarial local dans tous les champs d action de la Politique de la Ville. Le pilotage technique coordonne les actions des différents intervenants - services déconcentrés de l'etat, collectivités territoriales, bailleurs, associations, opérateurs dans les domaines du logement, de l'action économique, de l'intégration, de l'action sociale - afin de mobiliser les crédits de droit commun et les crédits spécifiques qui leur sont alloués. 57
59 Pour la mise en œuvre, l équipe de pilotage technique s'appuie sur les équipes de projets de l'agglomération, de la commune, du Conseil Général, des services de l Etat et des bailleurs, pour élaborer les actions qui répondent aux axes opérationnels du projet de cohésion sociale de la commune. Le comité technique se réunit au moins 2 fois par an et autant de fois que nécessaire, à l initiative de la commune. II Le suivi et l évaluation : Un rapport annuel sera élaboré par la commune, qui rendra compte de l état d avancement des actions, sur la base de critères objectifs et qualitatifs qui auront été retenus action par action. Ce rapport servira de support pour évaluer la pertinence des actions menées, et envisager, le cas échéant leur renforcement, leur maintien, leur adaptation ou leur suppression. 58
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61 Population résidente PREFECTURE DES YVELINES Le Quartier du Pont du Routoir Contrat Urbain de Cohésion Sociale Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le
62 I. Introduction...61 A. Le nombre d habitants B. Une population jeune C. Une part importante de la population de nationalité étrangère D. La structure des ménages Un poids important des grands ménages et des familles monoparentales II. Habitat et cadre de vie...65 A. L habitat B. La vie sociale C. Les équipements Présentation Echelle d influence des équipements III. Emploi et développement économique...72 A. Les indicateurs de précarité économique Un niveau socioprofessionnel bas et une forte proportion d emplois tertiaires Un taux de chômage plus important que celui de la commune Un quartier accueillant de nombreux bénéficiaires des aides sociales légales et du Revenu Minimum d Insertion ainsi que de nombreux bénéficiaires de l aide sociale communale Un quartier bénéficiant de revenus moins élevés que sur le reste de la Ville B. Les commerces Localisation des commerces Evolution des types de commerces Fonctionnement des commerces IV. Réussite éducative A. Les actions éducatives Dans les équipements périscolaires L aide aux devoirs au centre social Pasteur...79 B. Les indicateurs de réussite scolaire Les indicateurs de réussite scolaire dans les écoles élémentaires Les indicateurs de réussite scolaire dans les écoles collèges...81 V. Santé L Enfance...84 La Jeunesse...84 L Ecole des Parents...84 La Boutique Information Jeunesse...84 VI. Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité A. Les actions citoyennes Dans la Maison de Quartier - Centre Social Louis Pasteur Avec le Conseil Municipal des Enfants A la Boutique info Jeunes A travers l école des parents de Guyancourt...88 B. Le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance...89 C. La délinquance...90 D. Le sentiment d insécurité...91 VII. Les axes prioritaires C. Les entreprises Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
63 Introduction I. Introduction Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
64 Introduction La naissance et les premières années du Pont-du-Routoir sont marquées par l isolement du quartier. Petit à petit, l implantation de commerces et d équipements publics, l aménagement urbain permettent d établir des liens avec le centre ville et de renforcer le tissu socio-économique de ce quartier. En effet, le Pont du Routoir est à l origine, un ensemble de logements sociaux gérés par l OPAC Versailles Habitat, dont un foyer d accueil, destiné à une population qui ne trouvait pas la possibilité de se loger dans Versailles ou les communes voisines résidentielles. Progressivement, sont construites sur le quartier des maisons individuelles de standing plus élevé : les Garandes et les Belles au Bois Dormant. Le quartier amène donc plus de habitants en moins de 10 ans à coté d un village qui en comptait Progressivement, est aménagé le secteur du Bois de la Grille composé de petits immeubles mélangeant logements sociaux et accession à la propriété. Récemment a été construit la Mare Jarry qui a un contact direct avec le cœur de quartier et qui vise à créer une dynamique de mixité sociale. A. Le nombre d habitants Pont du Routoir = QF_GU_07 ; 08 ; 11 pour la CASQY Tableau n 1 : Evolution de la population Population Population Population Année Evolution 2001/2005 Pont du Routoir % Ville % Source : Observatoire de la Ville, CASQY Tableau n 2 : Evolution de la structure par âge de la personne référente du ménage Personne de référence moins de 25ans entre 25 et 39ans entre 40 et 59ans entre 60 et 74ans plus de 75ans Année Pont du Routoir n.c Ville Année Pont du Routoir n.c n.c 58 Ville Année Pont du Routoir n.c Ville évolution 2001/2005 Pont du Routoir n.c % -1% 25.50% 21% Ville 22.75% 2% 15.20% 34,3% 40.60% Source : Observatoire de la Ville, CASQY Le Pont du Routoir est essentiellement constitué de logements sociaux dont le bailleur est Versailles Habitat. Le quartier compte, en 2006, 1096 logements et un foyer Sonacotra (303 logements), pour un total de 4438 habitants. On constate une baisse constante du nombre d habitants sur le quartier depuis ces 5 dernières années (7%) alors que la population de la ville a elle augmenté (6%). De façon mitoyenne au quartier, on trouve 3 autres secteurs : Mare Jarry : 232 logements HLM, 93 logements PLI et 573 logements en accession à la propriété Garandes : des logements en accession à la propriété Bois de la Grille et Belles au bois dormant : 93 logements sociaux et d autres en accessions à la propriété. L existence de ces secteurs permet une mixité sociale dans un quartier fortement marqué socialement. B.Une population jeune Le quartier du Pont du Routoir présente une structure démographique jeune. On constate cependant un vieillissement de l âge de la personne de référence depuis 5 ans : diminution des 25/39 ans (alors que la tendance sur la ville est inverse) et augmentation des 60/74 ans. Cependant, on constate tout de même une augmentation bien moins importante des plus de 75 ans sur le quartier (21% d augmentation alors qu elle est de plus de 40% sur l ensemble de Guyancourt) Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
65 Introduction Tableau n 3 : Résidences principales dont la personne de référence est de nationalité étrangère Pont du Routoir 18,6 % Guyancourt 6,7 % Ville Nouvelle 9,9 % Source: INSEE, RGP 1999 Tableau n 4 : Répartition des ménages selon le nombre de personnes nombre moyen de personne par foyer Evolution 2001/2005 Année Pont du Routoir % Ville % Source Observatoire de la Ville, CASQY C.Une part importante de la population de nationalité étrangère En 1999, la part des ménages dont la personne de référence était de nationalité étrangère était nettement supérieure au Pont du Routoir (18,6 %) à celles observées à Guyancourt (6,7 %) et à Saint-Quentin en Yvelines (9,9 %). Ces statistiques n ont pu être actualisées. Cependant, il semble que les proportions constatées soient sensiblement les mêmes. Nous ne disposons pas de statistiques quant aux nationalités représentées ; toutefois, d après les acteurs rencontrés, le quartier serait le lieu d une forte mixité ethnique, accueillant des personnes originaires aussi bien de l Union Européenne que d Afrique, de l Océan Indien ou d Asie, avec une majorité de personnes d origine maghrébine. A titre d exemple non nécessairement représentatif du quartier les pays dont sont originaires les habitants du foyer Sonacotra sont les suivants : Angola, Côte d Ivoire, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Sénégal ; Inde, Laos ; Portugal, Turquie, Yougoslavie ; Haïti ; Algérie, Maroc et Tunisie. D.La structure des ménages Tableau n 5: Evolution de la composition des ménages situation famille: célibataire situation famille: divorcé(e) situation famille: mariés situation famille: veuf, ve Année Pont du Routoir Ville Année Pont du Routoir Ville Année Pont du Routoir Ville Evolution 2001/2005 Pont du Routoir 4.85% -0.60% -5.20% 6.80% Ville 21% 19% 2% 19% Source : Observatoire de la Ville, CASQY 1. Un poids important des grands ménages En 1999, les ménages de cinq personnes et plus représentaient près du quart des ménages (22 %), contre seulement 12,4 % à l échelle de Guyancourt. On constate un léger infléchissement ces 5 dernières années En effet, le nombre moyen de personnes par foyer a diminué de la même proportion sur le Pont du Routoir et sur l ensemble de la Ville (environ 6%). Sur le Pont du Routoir, le nombre moyen de personnes par foyer est ainsi passé de 3.13 personnes en 2001 à 2.93 personnes en Parallèlement, est observée une augmentation de 21% des ménages composés de 2 personnes alors que les ménages de plus de 5 personnes ont diminué dans la même proportion. Cependant, on constate qu à la différence de la ville où la composition des ménages a connu des bouleversements entre 2001 et 2005 (augmentation de 20% du nombre de célibataires, divorcés et veufs), la structure des ménages sur le Pont du Routoir a peu évolué.. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
66 Introduction Tableau n 6 : Répartition des ménages selon leur composition familiale Adulte isolé Famille monoparentale Famille Homme Femme Autre ménage sans Total Homme + enfant(s) Femme + enfant(s) Total comprenant un couple famille Pont du 9,1 % 10,4 % 1,3 % 20,8 % 1,9 % 20,1 % 22 % 57,3 % Routoir Ville 11,2 % 10,1 % 1,1 % 22,4 % 1,8 % 9,9 % 11,7 % 65,9 % Ville 10,7 % 10,3 % 1,2 % 22,2 % 1,7 % 8,9 % 10,6 % 67,2 % Nouvelle Source: INSEE, RGP et des familles monoparentales La structure des ménages se démarque nettement par la présence de familles monoparentales (22 %), plus importante que sur l ensemble de Guyancourt (11,7 %) et de Saint-Quentin en Yvelines (10,6 %). Cette sur-représentation est surtout le fait des femmes (20,1 % contre 9,9 % et 8,9 % pour la commune et la Ville Nouvelle), la proportion des hommes étant presque identique à l échelle du quartier et à celles de la commune et de la Ville Nouvelle. En revanche, la part des adultes isolés est sensiblement la même aux niveaux du quartier (20,8 %), de la commune (22,4 %) et de la Ville Nouvelle (22,2 %), concernant presque autant les hommes (9,1 %) que les femmes (10,4 %). Les familles comprenant un couple sont sous-représentées (57,3 %) par rapport aux moyennes communale (65,9 %) et de la Ville Nouvelle (67,2 %). Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
67 Habitat et cadre de vie II. Habitat et cadre de vie Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
68 Habitat et cadre de vie A.L habitat Le quartier tel qu il est défini par la commune s étend du Bois de la Grille à la copropriété privée des Garandes en passant par la résidence privée des Belles au Bois Dormant et par le patrimoine social de Versailles Habitat. Si l on considère l ensemble de cet espace, force est de constater qu il se caractérise par une nette différenciation sociale : d une part des logements sociaux qui accueillent un public à faibles ressources, d autre part des logements privés (en locatif ou en accession à la propriété) dont la population résidente est économiquement plus aisée. Ainsi, est rapportée une impression de juxtaposition de petits quartiers plutôt qu un ensemble cohérent et unifié mais aussi un assemblage de familles aisées et de familles défavorisées. Pour atténuer ce dernier constat, un protocole a été signé en 1996 entre Versailles Habitat, le SAN, la Ville et l établissement public d aménagement afin de désenclaver le cœur de quartier par la réalisation de la Mare Jarry. Photo 1 : Une aire de jeux située dans le programme social de Versailles Habitat L étude du quartier ainsi défini est donc rendue difficile par la diversité des problématiques qu il soulève. C est pourquoi l attention sera ici focalisée sur le patrimoine de Versailles Habitat, périmètre plus homogène socialement et d où proviennent en grande partie les difficultés rencontrées dans le quartier. Pour rappel : Le quartier compte, en 2006, 1096 logements «Versailles Habitat» et un foyer Sonacotra, pour un total de 4438 habitants. On constate une baisse constante du nombre d habitants sur le quartier depuis ces 5 dernières années (7%) alors que la population de la ville a elle augmenté (6%). De façon mitoyenne au quartier, on trouve 3 autres secteurs : Mare Jarry : 232 logements HLM, 93 logements PLI et 573 logements en accession à la propriété Garandes : des logements en accession à la propriété Bois de la Grille et Belles au bois dormant : 93 logements sociaux et d autres en accessions à la propriété. En dépit des améliorations qu a connu le quartier du Pont du Routoir ces dernières années, il souffre toujours d une image globalement négative dans le reste de la commune. De même, malgré des efforts réalisés, ce quartier continue à être fortement stigmatisé et les difficultés auxquelles il est confronté, si elles ont perdu de leur gravité, n en restent pas moins importantes : population en situation de précarité économique, insécurité réelle et/ou ressentie, consommation et trafic de stupéfiants, échec scolaire Le quartier a connu de profondes modifications de son environnement urbain qui ont permis notamment d améliorer son image et son désenclavement : Changement de voirie : boulevard du Château, rues Barillo et Maillier Réalisation du Pont des Routoirs Réhabilitation du centre commercial et des façades d immeubles. Au niveau de l habitat, il est constaté que si les appartements sont beaux et spacieux, l accent est surtout mis sur leur mauvaise insonorisation qui ne permet pas de réelle intimité, sur la dégradation Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
69 des parties communes, notamment les escaliers et halls d entrée ainsi que sur le manque d entretien des espaces extérieurs. Le point positif du quartier au niveau urbain réside dans la large palette de commerces et d équipements dont il est doté ; ainsi que la proximité de la forêt, la faible hauteur des bâtiments et les grands espaces qui les séparent. En conclusion malgré les améliorations que le Pont du Routoir connaît, il continue à être considéré comme un quartier «pas comme les autres». B. La vie sociale La population du quartier se caractérise par une forte précarité : bas salaires, taux de chômage élevé, nombreux allocataires du RMI, nombreux impayés, etc. De même, les jeunes connaissent souvent d importantes difficultés d ordre scolaire On rencontre sur le Pont du Routoir les signes habituels et paradoxaux qui caractérisent les quartiers en difficulté : une mauvaise perception de leur environnement un attachement très fort au quartier qui les incite à ne pas en sortir. Cela s explique notamment par le fait que la population est encore très stigmatisée et qu elle en a conscience. Cela l encourage à rester dans le quartier, au sein de ses pairs, plutôt que de se rendre dans d autres parties de la ville où elle sait et/ou s imagine qu elle est dévalorisée. De même, les habitants du quartier ne se sentent pas intégrés dans la ville. Parallèlement, la stigmatisation du quartier et de sa population a ainsi pour effet de s autoalimenter en renforçant le sentiment de cohésion et d appartenance qu ont ses membres, et cet ancrage excessif est particulièrement flagrant chez les jeunes. Habitat et cadre de vie En effet, si les agressions semblent être extrêmement rares, l attitude de ces jeunes est le plus souvent perçue comme provocatrice et irrespectueuse. Par ailleurs, des adultes et des retraités investissent eux aussi les espaces extérieurs. Si une telle pratique n implique pas dans ce cas de gênes particulières pour l entourage, elle n est en revanche guère valorisante pour ces habitants qui peuvent se percevoir et être perçus comme ayant les mêmes pratiques d occupation de l espace public que leurs enfants. Globalement, la vie sociale est peu tournée vers l extérieur et ce pour plusieurs raisons qui sont liées mutuellement : le réseau d équipements présents sur place, la forte identification au quartier et la stigmatisation dont fait l objet sa population. Toutefois, le quartier n est évidemment pas complètement fermé sur lui-même les équipements scolaires mélangent des élèves de plusieurs quartiers, les activités régulières et ponctuelles ayant lieu dans les structures du Centre Social Louis Pasteur attirent fréquemment des habitants de toute la commune, voire au-delà. Parallèlement, et pour les raisons précitées, la Ville a choisi d organiser le Foire à la Brocante communale sur le quartier, afin de l ouvrir aux autres quartiers de la ville. Les associations présentes sur le quartier sont essentiellement des associations communautaires, dont deux fortement actives sur le quartier, l Association des Musulmans de Guyancourt et Al Atlas. Elles ont pour objectif de faire connaître la culture musulmane et de dispenser des cours d arabe. Guyancourt Accueil, association laïque, intervient également sur le quartier via des ateliers socio linguistiques (cours de français) et la présence d un écrivain public notamment. Parallèlement, il est difficile d attirer la population du quartier aux manifestations culturelles. En effet, il semble que se cultiver n est pas la priorité des habitants du quartier et qu ils sont avant tout préoccupés par leur condition économique et sociale. Ainsi, la population ne s implique que très peu dans les associations, quelque soit leur champ d intervention, mais est à la fois très demandeuse, ce qui caractérise un certain consumérisme du quartier. En terme de vie sociale, le quartier a souvent été comparé à un village où tout le monde se connaîtrait sans pour autant avoir beaucoup de relations ensemble. Les petits conflits entre habitants semblent par ailleurs être assez fréquents. Ce constat, qui serait sûrement à nuancer, peut toutefois s expliquer par trois facteurs : la forte densité de population dans le parc social, la mauvaise insonorisation des logements et la récurrence des incivilités et atteintes aux biens. Un autre trait de la vie sociale du quartier résiderait dans la fragmentation des groupes de pairs en fonction de l âge, du sexe et des origines ethniques. Plus que dans d autres quartiers, les groupes reposeraient souvent sur l appartenance à une communauté ethnique. Il y aurait peu de communication entre ces différentes communautés et cela engendrerait des incompréhensions s accompagnant de replis identitaires au sein de ces communautés. Si la formation des groupes de pairs par classe d âge n est aucunement spécifique au quartier, le cloisonnement par sexe l est davantage et il s explique en partie par la culture musulmane. La vie sociale du quartier est concentrée dans la rue et au sein des équipements. Les jeunes adultes oisifs investissent les espaces publics, voire même se les approprient. Cette situation est la source de gênes récurrentes et elle contribue à l entretien du sentiment d insécurité. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
70 Habitat et cadre de vie C.Les équipements 1. Présentation Le quartier dispose de nombreux équipements publics, principalement scolaires et sociaux. Les équipements scolaires Trois groupes scolaires sont implantés dans le quartier, à proximité des groupes de logements : - Le groupe scolaire Triolet/Lurçat, situé entre les résidences du Bois de la Grille et des Belles au Bois Dormant. L école maternelle Elsa Triolet compte 6 classes. L école élémentaire Jean Lurçat dispose de 8 classes et une CLIS mal voyants. - Le groupe scolaire Petit Gibus/Jean Christophe, situé dans la partie du quartier de la Mare Jarry nouvellement construits comprend une école maternelle (Petit Gibus) de 5 classes et une école élémentaire (Jean Christophe) de 8 classes. Un centre de loisirs Capitaine Némo y est également attaché depuis l ouverture du groupe scolaire en Septembre Le groupe scolaire Carpantier/Fromont/Politzer, implanté entre la rue Youri Gagarine et le boulevard Jean Jaurès, est constitué à nouveau de trois établissements depuis la fin des travaux de réhabilitation (Septembre 2006). L école maternelle Marie Pape Carpantier, ouverte en 2002 possède 4 classes. Elle est située, afin de favoriser la mixité sociale, au carrefour entre le patrimoine de Versailles Habitat, la copropriété «les Garandes» et le quartier de Villaroy. L école Politzer, qui était jusqu en 1998 couplée avec l école Decour, compte aujourd hui 6 classes, mais devrait voir ses effectifs augmenter dès l année prochaine avec l arrivée des nouveaux logements de la place Cendrillon. L école Francine Fromont a ré-ouvert ses portes en Septembre 2006 avec 2 classes mais devrait également ouvrir au moins une troisième classe à la prochaine rentrée scolaire avec les nouveaux logements de la place Cendrillon. Lors de la réhabilitation de ce groupe scolaire a été créé un nouveau centre de loisirs associé à l école dénommé Jacques Tati. Quelques enfants du Pont du Routoir sont scolarisés au sein d un quatrième groupe scolaire, situé au Village : l école maternelle Paul Langevin et l école élémentaire du même nom qui ont respectivement 5 et 7 classes. Géographiquement, les équipements scolaires sont excentrés par rapport au centre commercial mais ils sont proches des habitations. Les groupes scolaires Carpantier/Fromont/Politzer et Triolet/Lurçat sont facilement accessibles puisqu ils sont implantés aux abords du boulevard Jean Jaurès, axe majeur de circulation du quartier. Le groupe scolaire Petit Gibus/Jean Christophe s il n est pas situé sur ce grand axe est néanmoins facile d accès pour les habitants des Garandes et des logements sociaux de la rue des Fédérés et de l allée de Versailles et bien sûr des habitants de la Mare Jarry. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
71 Habitat et cadre de vie Tableau n 14 : Evolution des effectifs scolaires Groupes Effectifs scolaires Evolution 2002/2006 scolaires 2002/ / / / /07 % P. Langevin % Michel/ Petit gibus Fromont/ Carpantier E.Triolet/ Prévert % % % Total des écoles % maternelles P. Langevin % J. Lurçat % Il existe deux centres de loisirs qui, comme chaque structure enfance de la Ville élaborent chaque année un projet pédagogique qui détaillent les objectifs généraux de l équipe d animation et les projets d animation qui vont être mis en place tout au long de l année. Une crèche est également implantée à proximité des logements de Versailles Habitat, à la limite entre le Pont du Routoir et le Village. La crèche La Noël, réhabilitée en profondeur depuis Décembre 2005, accueille 60 enfants de toute la commune. La Halte garderie Louis Pasteur est située près du centre social du même nom, place du marché. Elle accueille environ 13 enfants simultanément. En septembre 2007, la halte garderie sera transférée dans les locaux de la crèche de la Noël et sera transformée en multi-accueil afin de mieux répondre aux demandes de garde atypiques, actuellement que partiellement satisfaites. Evolution des effectifs scolaires Depuis l année scolaire 2002/2003, les effectifs maternels sont en constante augmentation du fait de la livraison des logements de la Mare Jarry, évolution qui devrait se poursuivre grâce à l arrivée prochaine des logements de la Place Cendrillon. Concernant les effectifs élémentaires, l augmentation des effectifs est moins forte pour l instant et ne concerne que l école jean Christophe qui a accueilli les enfants des logements de la Mare-Jarry. Toutefois, les effectifs devraient progresser logiquement en élémentaire compte tenu des effectifs élevés des maternels d une part et de l arrivée des logements de la Place Cendrillon d autre part qui devrait toucher plus particulièrement l école Politzer. Politzer % E. Varlin/ Jean Christophe Total des écoles élémentaires % % Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
72 Habitat et cadre de vie Photo 2 : Maison de quartier - Centre Social Louis Pasteur Les autres équipements - La maison de quartier habilitée centre social Louis Pasteur, situé place du Marché, accueille une annexe de la médiathèque dépendant du réseau des médiathèques de la communauté d agglomération travaillant uniquement sur projet avec les institutions publiques et associatives. Il regroupe également : * L Espace Yves Montand, situé au centre du parc de logements de Versailles Habitat, rue Neil Armstrong ; * L équipement Pierre Mendés France (appelée maison de quartier) et le Local Musique, situés à l extrémité de la rue Youri Gagarine, à quelques pas de la nouvelle école Marie Pape Carpantier ; * Le Point Accueil Jeunes Grand Meaulnes. - L école municipale de musique, implantée dans le même bâtiment que l ancienne école Eugène Varlin. - Un bureau de poste - L Espace Territorial, situé place du Marché, à côté du centre social, qui va être rénové. - Une annexe de la CPAM dont le loyer est payé par la Ville - Le local associatif mis à la disposition de l association des musulmans de Guyancourt, adossé à l équipement Pierre Mendés France. Enfin, de nombreux autres équipements sont présents dans le quartier du Village et donc à proximité du Pont du Routoir. S y trouvent notamment la mairie, l Ecole des Parents, la police municipale et la Boutique Info Jeunes qui reçoit des jeunes de toute la ville mais en majorité du Pont du Routoir, probablement du fait de la proximité avec ce quartier. Le quartier compte un équipement sportif (terrain multisports basket situé rue de Dampierre) et deux autres équipements le jouxtent : un terrain multisports basket situé rue du Moulin Renard les terrains de basket et de handball situés boulevard Jaurès. Deux autres équipements sportifs sont situés à proximité du quartier : le centre sportif les Trois Mousquetaires et le terrain de rugby les gymnase et stade Maurice Baquet situés au village. Un foyer Sonacotra est également implanté au Pont du Routoir, route de Dampierre, à l extrémité est du parc social. Photo 3 : Entrée de l équipement Pierre Mendès-France Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
73 Habitat et cadre de vie Le foyer Sonacotra De nombreuses nationalités sont représentées dans le foyer mais les locataires viennent principalement de trois aires : le Maghreb (48 %), la France (30 %) et l Europe (11 %). Au 31 mars 2003, on comptait 276 hommes et seulement 13 femmes. Concernant la situation professionnelle des locataires, il est constaté une nette diversité : 54 % sont salariés, 10 % sont allocataires du RMI, 15 % sont retraités et 14 % sont au chômage ; d autres situations sont recensées mais dans des proportions n excédant pas 3 %. Au niveau de l âge, 37 % des locataires ont au moins 56 ans. Les jeunes de 16 à 25 ans ne représentent que 7 %. Quant à l ancienneté des locataires, elle est tout aussi variable : 20 % d entre eux sont au foyer depuis moins d un an, 40 % y sont depuis un à cinq ans, 15 % depuis cinq à dix ans, et 25 % depuis plus de dix ans. La capacité d accueil du foyer est de 303 personnes. Les locataires restent en moyenne entre deux et trois ans. Le foyer connaît peu de dégradations volontaires et celles-ci sont en majorité relatives aux accès et donc à la serrurerie. Travaux de réhabilitation des sanitaires et de sécurisation des accès sont en cours de réalisation. Beaucoup de plaintes sur l hygiène, la salubrité et la sécurité. La Ville est intervenue en 2003 sur le respect des conditions de sécurité et sur le respect de l obligation de salubrité. La Sonacotra a réalisé les travaux de conformité. Une réhabilitation du foyer est programmée, elle était sur le premier plan quinquennale et reportée au suivant Les conflits de voisinage avec les habitants des pavillons voisins sont peu nombreux, particulièrement par rapport à ce qu ils ont pu être dans le passé. Ils ont le plus souvent lieu en été lorsque des locataires se retrouvent sur les pelouses attenantes au foyer, jusque tard dans la nuit, entraînant alors des nuisances sonores pour les habitants des pavillons les plus proches. Certains résidants de ces pavillons soupçonnent l existence de trafics dans et en relation avec le foyer ; des problèmes d alcoolisation au sein du foyer sont constatés et il est parfois fait mention de prostitution. En outre, des jeunes extérieurs au foyer occupent régulièrement les abords du bâtiment, particulièrement le parking, occasionnant diverses gênes aussi bien pour les habitants des pavillons que du foyer (pit-bulls, bruits de moto, trafics, ateliers mécaniques sauvages, etc). 2. Echelle d influence des équipements Tous les équipements scolaires sont des structures de proximité, accueillant donc les enfants du quartier, à l exception de la crèche La Noël dont le public vient de différents quartiers de la commune. Les autres équipements cités attirent un public venant de plusieurs quartiers, et même de l agglomération dans le cas de l Espace Territorial dont l antenne est destinée à quatre communes (Guyancourt mais aussi Magny les Hameaux, Montigny-le-Bretonneux et Voisins-le-Bretonneux). Si la maison de quartier centre social Louis Pasteur accueille un public majoritairement originaire du quartier, et particulièrement du parc social de Versailles Habitat, il attire aussi quelques habitants de Villaroy et de l Europe. De plus, les activités proposées par les associations utilisant les locaux de l Espace Yves Montand et de la maison de quartier Pierre Mendés France, ainsi que le Local Musique, font venir dans le quartier des habitants de toute la commune. De la même façon, l école municipale de musique, le local associatif laissé à disposition de l association des musulmans de Guyancourt et la Boutique Info Jeunes s adressent à l ensemble des Guyancourtois. L école de musique, si elle fait venir des personnes d autres quartiers attire peu la population du parc social de Versailles Habitat. Un projet pédagogique et artistique rénové au sein de l école de musique marque la volonté d élargir son public (accueil des adultes, ateliers ponctuels) pour y proposer un parcours pédagogique moins scolaire. Le foyer Sonacotra est initialement destiné à loger des travailleurs migrants mais il accueille également de nombreux Français (environ 30 % des locataires), venant pour la plupart d autres régions. Son échelle d influence se situe donc au niveau national, voire international. Le foyer n est pas réellement intégré au quartier, ne serait-ce que par son emplacement géographique (à l extrémité du parc social) et son absence de signalisation. L unité de médiation en santé située au sein du foyer mène des actions dans les domaines de l accompagnement à la santé, le développement des partenariats L Espace Territorial intervient également. Des actions ont pu également être mises en place en lien avec le centre social Pasteur.Les anciens locataires ont des relations avec les habitants du quartier lors de leurs déplacements au centre commercial mais les relations ne semblent pas aller au-delà de ces interactions nécessaires. Remarque : les logements sociaux proches du foyer Sonacotra (20, 22, 24 allée de Versailles) trouvent difficilement preneurs du fait de cette proximité Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
74 Emploi et développement économique III. Emploi et développement économique Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
75 Emploi et développement économique Tableau n 7 : Population active occupée par catégorie socioprofessionnelle Agriculteurs exploit. Employés Ouvriers Artisans, com., chefs d entreprise Cadres Professions intermédiaires Total population renseignée Pont du 0,5 % 40,8 % 34,6 % 2,5 % 2,5 % 19,1 % Routoir Guyancourt 0,06 % 32,7 % 14,3 % 1,8 % 20,4 % 30,7 % Ville 0,04 % 30,3 % 16,3 % 2,8 % 21,9 % 28,5 % Nouvelle Source: INSEE, RGP 1999 Tableau n 8 : Evolution du nombre de demandeurs d emploi Versailles Habitat 31/12/ /12/ /11/2006 Evolution de 96 à % Sonacotra % Guyancourt % VH/Ville 25% 24,3 % 20% Sonacotra / Ville 5,5 % 4,5 % 2.70% Source : services sociaux communaux A.Les indicateurs de précarité économique 1. Un niveau socioprofessionnel bas et une forte proportion d emplois tertiaires En 1999, la population active du Pont du Routoir se caractérisait par l appartenance à des catégories socioprofessionnelles peu élevées puisque les ouvriers (34,6 %) et les employés (40,8%) représentent à eux deux les trois quarts de la population active, contre seulement 47 % à l échelle de la commune. Les cadres ne représentent que 2,5 % de la population active et les professions intermédiaires 19,1 %, contre respectivement 20,4 % et 30,7 % pour l ensemble de Guyancourt. Malgré cette relative sous-représentation des professions intermédiaires, les emplois tertiaires (employés et professions intermédiaires) regroupent 59,9 % de la population active, atteignant presque la moyenne communale (63,4 %). 2. Un taux de chômage plus important que celui de la commune De façon générale, on constate une diminution du nombre de demandeurs d emploi sur le Pont du Routoir sur ces 10 dernières années, comme sur l ensemble de la ville. Cependant, de façon plus fine, on remarque que si une baisse constante a été observée entre 1996 et 2000, cela n est plus vrai sur les 6 dernières années. En effet, entre 2000 et 2006, le nombre de demandeurs d emploi a augmenté de plus de 8% sur le Pont du Routoir (augmentation de 34% sur la ville). 3. Un quartier accueillant de nombreux bénéficiaires des aides sociales légales Tableau 9 : Aides sociales légales, 2005 toute allocation allocataires de l'api Allocataires du RMI Allocataires de l'aah allocataires du complément familial allocataires de l'apje postnatale Pont du Routoir Ville Source : CAF Le Pont du Routoir compte 1497 logements (dont 303 pour le foyer Sonacotra) soit 13.4% des foyers de la Ville. Or, les ménages du quartier représente 20% des allocataires Guyancourtois de la CAF, 50% des allocataires de l aide pour parent isolé (API). On constate, en outre, que l ensemble des bénéficiaires de l API ayant 3 enfants et plus sont des familles du Pont du Routoir. Ceci peut notamment s expliquer par le fait que les logements du Pont du Routoir ont les loyers les plus faibles de la Ville. Ainsi, des familles souvent moins aisées y habitent. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
76 Emploi et développement économique Tableau 10 : RMI Nombre d allocataires % / Guyancourt en 2000 Versailles Habitat ,2 % Sonacotra ,1 % VH + Sonacotra ,3 % Guyancourt % Source : Espace territorial, Guyancourt Tableau 10 bis : RMI par typologie familiale, 2005 Pont du Routoir Ville Isolé couple sans enfant famille monoparentale, 1 enfant nombre d'allocataires du RMI famille monoparentale, 2 enfants famille monoparentale, 3 enfants famille monoparentale, 4 enfants et + couple, 1 enfant couple, 2 enfants 75 <5 8 8 <5 < < Source : CAF Tableau n 11 : Familles bénéficiaires de l aide so ciale communale Versailles Habitat Sonacotra VH + Sonacotra % VH + Sonacotra / total aides 53,8 % 53,3 % 46% Source : services sociaux communaux Tableau 11 bis : Répartition des aides sociales communale PONT DU ROUTOIR Guyancourt * total 2005/2006 *jusqu'en sept, total 2005/2006 *jusqu'en sept, nombre de personnes aidées 210 en % 456 en % TOTAL AIDES CCAS + Ville SECOURS D'URGENCE C.C.A.S PRIMES AIDES A L'EMPLOI DONT NOUVEAUX DOSSIERS Source : services sociaux communaux 4. et du Revenu Minimum d Insertion On constate une forte augmentation du nombre de RMIstes sur le Pont du Routoir en 2006 par rapport à 1997 (près de 10%), augmentation encore plus forte sur ces 6 dernières années dans la mesure où ce nombre a plus que doublé. Cette augmentation touche essentiellement les locataires de Versailles Habitat. En effet, entre 2000 et 2006 le nombre d allocataires vivants au foyer Sonacotra a peu évolué. On constate en outre, qu en 2005, 85.7% des couples avec enfants bénéficiaires du RMI habitent le Pont du Routoir. 5. ainsi que de nombreux bénéficiaires de l aide sociale communale 46% des aides sociales communales bénéficient aux habitants du Pont du Routoir. En effet, de la même manière que pour le RMI, il est observé une sur-représentation du quartier par rapport à son poids démographique : la majorité des aides ont été attribuées à des familles domiciliées dans le patrimoine de Versailles Habitat ou du foyer Sonacotra. En 2005/2006, les habitants du quartier bénéficient essentiellement du secours d urgence (52%) et des aides à emploi (28%). Cependant, il semble que le poids des aides attribuées au quartier ait diminué en En effet, si le Pont du Routoir se voit attribuer 46% de l aide sociale communale, il en bénéficiait de 53.3% en PONT DU ROUTOIR 2005/2006 SECOURS D'URGENCE C.C.A.S. PRIMES AIDES A L'EMPLOI DONT NOUVEAUX DOSSIERS Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
77 Emploi et développement économique Tableau 12 : Evolution du revenu revenu: 0 à revenu: à revenu: à revenu: à revenu: à revenu: et plus Année Pont du Routoir Ville Année Pont du Routoir Ville Année Pont du Routoir Ville évolution 2001/2005 Pont du Routoir -8% -6.20% -16% -1% 1.60% 27.40% Ville -7.50% -3.50% 1.20% 2% 4.70% 32.50% Source : Observatoire de la Ville, CASQY Tableau 13 : Evolution du revenu moyen des ménages et du revenu moyen par personne revenu moyen évolution 2001/2005 Pont du Routoir % Ville % 6. Un quartier bénéficiant de revenus moins élevés que sur le reste de la Ville Le revenu moyen des ménages du Pont du Routoir a augmenté mais plus faiblement que celui de la moyenne de la ville entre 2001 et 2005 (5.7% contre 8.4%) et s élève ainsi à (contre sur l ensemble de la Ville).On observe donc qu un ménage du Pont du Routoir a un quart de revenus en moins qu un ménage moyen vivant à Guyancourt. On constate également un infléchissement depuis 2003, infléchissement constaté sur l ensemble de la ville. On remarque cependant que depuis 2001, les revenus du quartier ont augmenté (augmentation du nombre de ménages dans les tranches les plus élevées et diminution dans les tranches les plus basses). En outre, il convient de préciser que la Ville prend en considération cette réalité en portant une attention particulière aux attributions de logements sur le quartier tant au niveau du contingent du bailleur qu au niveau du contingent de la préfecture rétrocédé à la Ville. Ainsi, les revenus sont pris en compte dans l attribution afin d assurer une mixité au sein du Pont du Routoir. Revenu moyen par personne Evol. 2001/2005 Pont du Routoir % Ville % Source : Observatoire de la Ville, CASQY Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
78 Emploi et développement économique B.Les commerces 1. Localisation des commerces Le quartier dispose d un nombre important de commerces, tous concentrés au centre commercial Louis Blériot. Situé entre la place du marché et le boulevard Jean Jaurès, le centre commercial est intégré aux bâtiments de Versailles Habitat de l allée du commerce. Il regroupe, tous types confondus, 19 commerces : Photo 4 : Galerie marchande Alimentation - Boulangerie - Epicerie/primeurs - Sandwicherie/ pizzeria - Boucherie halal Grande Beauté surface - Super U - Deux coiffeurs Loisirs, culture - Bar tabac - Fleuriste Santé - Pharmacie - Laboratoire d analyses médicales - Cabinet médical Services - Poste - Antenne de VH - Antenne de CPAM - Laverie - Repro. Informatique - Atelier de couture Un marché se tient également place du marché deux matins par semaine (mercredi et samedi). La fréquentation se stabilise et l arrivée de nouveaux commerçants sur le marché tente de le redynamiser. 2. Evolution des types de commerces La présence des commerçants semble aujourd hui se stabiliser même si la fermeture de la librairie est regrettée. Cependant, l ouverture du commerce «Super U» (le 14 novembre 2006) était attendue par les commerçants et la population afin de redynamiser le centre commercial Louis Blériot et de fidéliser les clients qui s orientaient de plus en plus vers Villaroy. En outre, l implantation de nouveaux commerces (place Cendrillon) devrait encourager les habitants du Pont du Routoir, du Centre Ville, de la Mare Jarry à fréquenter les magasins de proximité. Photo 5 : Côté Place du Marché Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
79 3. Fonctionnement des commerces Emploi et développement économique Le centre commercial a été l objet d une importante restructuration en La façade côté place du marché avait été entièrement refaite ; un nouveau parking avait été aménagé entre le mail Thérèse Desqueyroux et le centre commercial ; une ouverture sur ce parking avait vu le jour depuis le patio ; enfin, des voies avaient été réaménagées de façon à améliorer l accessibilité et la visibilité du centre commercial. La rue Jean Maillier avait ainsi été détournée sur la place du marché et le boulevard Jean Jaurès effectue désormais un crochet au niveau du centre commercial, donnant naissance au mail Thérèse Desqueyroux. Aujourd hui, la place Cendrillon a été aménagée, ce qui permet une double ouverture du magasin Super U : sur la place du marché et sur la place Cendrillon. Un projet d ouverture de commerces près de la place Cendrillon est également en cours. Si la restructuration a amélioré l image du centre commercial, notamment grâce à la nouvelle façade côté place du marché, celui-ci reste cependant relativement enclavé de par sa configuration. En effet, les commerces donnant sur cette place ne sont pas visibles depuis le boulevard Jean Jaurès, principale artère du quartier. Le centre commercial souffrait globalement d une image assez mitigée, et ce en dépit du fait qu il constitue le principal pôle d attraction du quartier. Il est fréquenté en majorité par les habitants de Versailles Habitat, des Garandes, du Bois de la Grille et des Belles au Bois Dormant, et dans une moindre mesure par des personnes d autres quartiers ou travaillant dans les environs. Il pâtissait toutefois de la concurrence exercée par le centre commercial de Villaroy, plus moderne, qui bénéficie d une meilleure image et parvient à attirer, par sa proximité, de nombreux habitants du Pont du Routoir, tendance que l arrivée du Super U vise à endiguer. Photo 6 : Galerie marchande Un autre facteur contribue à dégrader l image du centre commercial : la présence régulière de jeunes du quartier qui ont l habitude de s y retrouver pendant la journée. Si ces jeunes ne semblent pas agresser, de quelque manière que ce soit, ni les commerçants ni les clients, leur présence peut néanmoins constituer un frein à la fréquentation du centre commercial dans la mesure où elle est souvent perçue comme stigmatisante. La présence régulière de la police municipale et des agents de médiation tend à limiter cela. Une association des commerçants du Pont du Routoir a été créée. Elle est l interlocuteur de la Ville et est notamment présente au Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance. C.Les entreprises Si le quartier du Pont du Routoir se trouve à proximité du Technocentre Renault et de Bouygues Challenger, très peu d entreprises sont en revanche implantées sur le quartier proprement dit. On dénombre deux artisans (un plombier et un électricien), deux petites entreprises (l une de maçonnerie, l autre de nettoyage) et un service de traiteur/organisation de réception. Photo 7 : place du marché Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
80 Réussite éducative IV. Réussite éducative Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
81 Réussite éducative A.Les actions éducatives 1. Dans les équipements périscolaires Les centres de loisirs Cette année, le projet du centre de loisirs Jacques Tati a particulièrement mis l accent sur le respect des droits de l enfant. Les enfants ont d ailleurs participé à la manifestation des droits de l enfant organisée le 22 Novembre 2006 par le service du conseil municipal des enfants. En effet, les animateurs ont organisé des réunions avec les enfants pour discuter ensemble des règles de vie, leur expliquer leur utilité. Elles sont exprimées de façon à ce que chaque enfant prenne conscience qu à chaque droit correspond un devoir. Et qu inversement, chaque devoir protège un droit. Dans le même ordre d idées, les enfants des centres de loisirs et des écoles du quartier du Pont du Routoir, ont participé à la manifestation des droits de l enfant organisée le 22 Novembre 2006 par le service du conseil municipal des enfants. Par ailleurs, le centre de loisirs Tati va travailler cette année sur les formes d expression (cirque, graphisme, formes et couleurs). Quant au centre de loisirs Némo, les animateurs ont fait le choix de mettre l accent sur les règles communes : apprendre à vivre ensemble, se respecter les uns les autres afin que chacun ait sa place, connaître et respecter les règles de vie, décider collectivement des activités lors des temps de concertation. Ce projet fil conducteur est couplé avec un projet autour de la découverte des animaux et de leurs modes de vie en maternel et d un projet d expression théâtrale pour les enfants d âge élémentaire. Les études aménagées sur chaque école élémentaire du quartier La ville de Guyancourt a mis en place progressivement depuis 1989 une étude aménagée qui a remplacé les traditionnelles études surveillées. L étude aménagée permet de prendre en compte le rythme de chaque enfant car elle se décompose en 3 filières : - une filière animation où les enfants peuvent se détendre en participant, avant ou après leurs leçons à des activités de loisirs aussi variées que le chant, la lecture, les activités manuelles et les jeux ; - une filière réalisation de leçon encadrée par des auxiliaires d études ou des enseignants, - une filière conseil méthodologique qui s adresse prioritairement aux élèves de CM2 qui rencontrent des difficultés scolaires : mauvaise compréhension des données d un problème, manque d organisation etc Cet atelier permet aux enfants «d apprendre à apprendre». Les élèves travaillent par petits groupes de 5 ou 6 pendant une demi-heure ou heure avant de rejoindre l une des deux autres activités. Depuis l année dernière, le conseil méthodologique peut être étendu aux élèves de CM1 voire de CE2 sur un contenu pédagogique différent selon les niveaux de classes. Le quartier du Pont du Routoir dispose de 3 écoles élémentaires dans lesquelles se déroulent ces études aménagées. 2. L aide aux devoirs au centre social Pasteur Trois vacataires assurent l aide aux devoirs, deux pour les enfants de primaire, un pour les collégiens et deux permanents (un pour chaque niveau). Elle se déroule les lundi, mardi, jeudi, vendredi de 17h à 19h. 120 jeunes y sont inscrits. L aide aux devoirs a été mise en place suite aux constats que certains jeunes du quartier ne s inscrivaient pas à l étude aménagée et qu il fallait également assurer un suivi des collégiens et lycéens. Un dispositif complémentaire à l étude aménagée a donc été réalisé, intégrant les élèves du secondaire. A ce jour 55 jeunes de classes élémentaires sont inscrite et il y a en moyenne une 20aine de présents à l aide aux devoirs et une 30aine de jeunes du secondaire (dont 3 en BEP et 2 au lycée) sur 65 inscrits. Dans un souci de développement de ce service, une réflexion est mise en place sur la ville pour la signature d un contrat local d accompagnement à la scolarité. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
82 Réussite éducative B.Les indicateurs de réussite scolaire Tableau 15 : réussite aux tests effectués en classe de CE Résultats à l'évaluation de CE2 Français Mathématiques Politzer Jean Christophe Pont du Routoir Ville Circonscription Français Mathématiques Politzer Jean Christophe Pont du Routoir Ville Circonscription Les enfants du quartier peuvent, selon le découpage scolaire, fréquenter : Deux écoles élémentaires : Politzer et Jean Christophe Deux collèges : le collège Paul Eluard et le collège Ariane Nous nous baserons donc sur les chiffres de ces établissements pour réaliser le diagnostic en matière de réussite scolaire. Il convient de préciser, au préalable, qu au moment de la définition des zones d éducation prioritaires (ZEP), d un commun accord et malgré les indicateurs observés, Monsieur le Préfet des Yvelines, Monsieur l Inspecteur d Académie et Monsieur le Maire de Guyancourt avaient choisi de ne pas classer le Pont du Routoir dans cette catégorie. Cependant, l engagement avait été pris que l Etat porterait une attention particulière au quartier en ce qui concerne notamment les moyens liés à la carte scolaire. 1. Les indicateurs de réussite scolaire dans les écoles élémentaires Source : Inspection de l Education Nationale, 2006 Les chiffres des évaluations réalisées en classe de CE2 montrent que les élèves du Pont du Routoir connaissent des difficultés plus importantes que l ensemble de la ville : 60.02% de réussite sur les deux matières évaluées (mathématiques et français) contre 70.3% sur la ville et 72.1% sur la circonscription (Guyancourt, Voisins le Bretonneux et Magny les Hameaux). L écart se creuse essentiellement en français : 59.35% de réussite sur le quartier contre 71.4% sur la ville. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
83 Réussite éducative Tableaux 16 : Collège Eluard 2. Les indicateurs de réussite scolaire dans les écoles collèges effectif global part retard scolaire part Collège Paul Eluard élèves de 6ème Pont du Routoir % % 12 soit 25% des élèves de 6ème soit 32.4% des retards et 38.7% de l'effectif du PdR On constate que les élèves issus du Pont du Routoir représentent 21% de l effectif global des élèves de 6 ème du collège Paul Eluard. Ils sont sur représentés en ce qui concerne le retard scolaire : 32 % des élèves en retard à l entrée en 6 ème sont issus de ce quartier. Ainsi près de 39% de l effectif Pont du Routoir accusent un retard d au moins un an. Les évaluations réalisées en 6ème montrent que le collège se situe dans une moyenne de réussite comparable à celle de l ensemble des établissements de la ville effectif global élèves de 6ème Pont du Routoir retard scolaire élèves de 6ème Pont du Routoir Source : collège Paul Eluard, année scolaire 2006/2007 Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
84 Tableaux 17 : Collège Ariane TOTAL nombre d'élèves dans le collège dont élèves du pont du routoir Retard à l entrée en 6ème nombre d'élèves de 6 dans le collège retard de 2 ans retard de 1 an age normal avance de 1 an TOTAL RETARD soit % des élèves de 6ème dont élèves du pont du routoir Boursiers TOTAL TOTAL DES BOURSIERS dont élèves du pont du routoir Evaluation réalisée en 6ème réussite à l'évaluation de 6ème, collège Ariane français mathématiques Pont du Routoir 54.90% 60.80% total des classes de 6ème 59.30% 66.67% Moyenne Ville 54.57% 66.77% 21% des 6èmes du PdR et 36% du total des retards Collège Ariane Réussite éducative Les élèves du Pont du Routoir représentent 22% de l effectif global du collège Ariane. On constate cependant qu ils sont sur-représentés en ce qui concerne le retard à l entrée en 6 ème. En effet, si l effectif total des 6èmes compte 13% d élèves en retard d un an ou deux ans, le Pont du Routoir représente 36% de ces élèves et plus de 20% des élèves de 6 ème du Pont du Routoir ont au moins un an de retard. Les élèves du quartier sont également sur-représentés en ce qui concerne le nombre de boursiers : 57% des 70 élèves boursiers de l établissement Les résultats des évaluations réalisées en 6 ème montrent d une part que le collège a un taux de réussite en français légèrement supérieur à la moyenne de la ville, d autre part, que son taux de réussite en mathématique est comparable à celui de la Ville. On remarque, en outre, que les élèves de 6 ème du Pont du routoir ont un taux de réussite en mathématiques inférieur aux autres élèves de la ville, un taux de réussite en français inférieur à celui des autres élèves de 6eme du collège mais qu ils sont tout de même dans la moyenne de la Ville. En outre, le collège Ariane a mis en place des activités lors des vacances scolaires dans le cadre du dispositif «école ouverte». Ainsi, des élèves encadrés par des professeurs font du soutien scolaire le matin et des activités sportives, culturelles et citoyennes l après-midi % 70.00% 60.00% 50.00% 40.00% 30.00% 20.00% 10.00% 0.00% français mathématiques Pont du Routoir total des classes de 6ème Moyenne Ville Source : Collège Ariane, année scolaire 2006/2007 Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
85 Santé V. Santé Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
86 Santé Au regard du pôle de compétences de la communauté d agglomération de Saint Quentin en Yvelines, les actions qui touchent à la santé sont principalement portées par l établissement public de coopération intercommunale via l Institut de Promotion de la Santé (IPS) Néanmoins, les service de la Ville de Guyancourt développement des actions dans ce domaine que ce soit des actions propres ou en lien avec l IPS : L Enfance Tous les ans, une action de prévention bucco-dentaire est organisée par la Ville pour les élèves de CE2 en partenariat avec l UFSBD (union française de santé buccodentaire). Elle consiste à déterminer le besoin en soins, la présence de plaque, les gingivites et le tartre. Il a été constaté une amélioration de l état de santé des dents des élèves du quartier. Cependant, les écoles, l UFSBD et la direction de l Enfance s accordent sur la nécessité de renouveler cette action tous les ans. La semaine du goût est mise en place, chaque année, dans toutes les écoles de la Ville (et donc au Pont du Routoir). Elle permet de sensibiliser les élèves au plaisir et à la nécessité de bien manger. Durant cette même semaine, des ateliers petits déjeuners sont mis en place dans les écoles maternelles. La Jeunesse Boutique Information Jeunesse Un théâtre forum sur le SIDA est mis en place régulièrement dans les Maisons de Quartier de la Ville et à destination des jeunes en partenariat avec les collèges L Ecole des Parents Un atelier sur la diététique a été mis en place ainsi que des rencontres-débats, des expositions sur la santé. Prochainement, une exposition sur les dangers du cannabis sera animée dans l équipement Mendès France. La Boutique Information Jeunesse Un travail partenarial sur la santé est mis en place avec les Lycées de la Ville sur la thématique santé. Parallèlement, la BIJ oriente régulièrement des jeunes guyancourtois notamment vers le planning familial, la mission locale et l Ecole des Parents (où des permanences de psychologue ont lieu) Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
87 Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité VI. Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
88 Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité A.Les actions citoyennes 1. Dans la Maison de Quartier - Centre Social Louis Pasteur Située en cœur de quartier, le Centre Social a un rôle central dans les actions visant la population et par conséquent la citoyenneté dans toutes ses déclinaisons. Localisation La maison de quartier - centre social, où est également implantée l annexe de la médiathèque, et l Espace Territorial sont aisément repérables puisque situés sur la place du Marché, laquelle constitue avec le centre commercial le centre du quartier et le principal pôle d attraction. Quant à l Espace Yves Montand et l équipement Pierre Mendés France, ils sont davantage enclavés dans le parc de logements sociaux et moins visibles depuis le boulevard Jean Jaurès. Ces emplacements constituent néanmoins un avantage dans la mesure où ils permettent une plus grande facilité d accès pour les habitants des rues Armstrong et Gagarine. Vue du Pont du Routoir et de la Maison de Quartier Centre Social Louis Pasteur Fonctionnement du Centre Social Louis Pasteur Le Centre Social Louis Pasteur, agréé centre social par la CAF, regroupe les structures suivantes : - le centre social proprement dit, - l équipement Pierre Mendés France, - l Espace Yves Montand, - le Point Accueil Jeunes du Grand Meaulnes, - le Local Musique, - l annexe de la médiathèque Ces différents équipements, qui ont vocation à se compléter mutuellement, dépendent donc d une même gestion administrative (hormis l annexe de la médiathèque), financière et de personnel, laquelle est centralisée par le centre social. Le personnel est au nombre de 6 temps pleins et un mi-temps permanents; et 4 vacataires. Le personnel permanent se compose d une directrice et de son adjointe, d une personne assurant l accueil et le secrétariat du centre social et de l Espace Yves Montand, d une personne en charge de l animation des 8-10 ans, de deux en charge de l animation des ans et plus de 16 ans, et d une référente familles. Trois vacataires assurent l aide aux devoirs, deux pour les enfants de primaire, un pour les collégiens, et un autre vacataire s occupe du Local Musique Le Centre Social Louis Pasteur est bien identifié par la population comme structure «référente» d accueil et d écoute. S y tiennent, en dehors de l accueil du public, les activités suivantes : - Aide aux devoirs pour les collégiens, - Permanences d écrivain public Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
89 - Permanences de conseillère conjugale de l association réagir (association intermédiaire ayant pour objectif la réinsertion professionnelle des publics en difficulté) - Ateliers sociolinguistiques (par l association «Guyancourt Accueil»), - Point Rencontres Femmes, - Atelier cuisine, - Activités familiales et conviviales (sorties, repas ), - Cours d arabe. - Une salle informatique destinée aux scolaires mais qui n est que peu utilisée dans la mesure où son caractère obsolète limite la possibilité de mettre en place des actions variées en direction des jeunes. L Espace Yves Montand, est composé d une petite salle de spectacles et de locaux accueillant diverses activités. Ainsi, s y déroulent : des manifestations culturelles organisées à l initiative de la maison de quartier/centre social ou d associations des ateliers d activités associatives l accueil et les activités pour les 8-10 ans, ainsi que l aide aux devoirs des enfants scolarisés en élémentaire certains ateliers du point accueil jeunes Le Point Jeunes du grand Meaulnes situé en limite des deux secteurs Versailles Habitat et Mare Jarry accueille les ans. Le local comprend une grande salle polyvalente et une salle d activités. Le Point Jeunes vise à responsabiliser les jeunes, à leur apporter des informations, à les valoriser auprès de leur entourage ainsi qu à les impliquer dans la vie du quartier. C est donc un lieu privilégiant la discussion où se tiennent diverses activités, notamment culturelles, sportives et périscolaires, en partie à l initiative des jeunes, et où s organisent des sorties, toujours dans le cadre d une participation active des jeunes. L équipement Pierre Mendés France est destiné aux prêts de salles pour les activités associatives, à la location pour les particuliers. On y trouve également le bureau des agents de médiation. Le Local Musique est un lieu de répétition pour des groupes de Guyancourt. Vingt quatre groupes disposent actuellement de créneaux horaires pour y répéter régulièrement et des concerts sont organisés dans ce cadre à l espace Yves Montand. L annexe de la médiathèque, gérée par la communauté d agglomération de Saint Quentin en Yvelines, a pour mission d accueillir des groupes et des ateliers travaillant sur l image. Elle intègre également le centre de ressource lecture. Si le public de ces équipements vient en majorité de Versailles Habitat et est pour la plupart originaire du Maghreb, il tend néanmoins à se diversifier, aussi bien en termes d origines ethnique et résidentielle, que de sexe et d âge. En effet les activités en direction des adultes prennent de l ampleur alors que l accueil des ans a des difficultés à attirer un public mixte. L accueil des 8-10 ans a vu ses effectifs doubler en 2002, ceux des ans sont restés stables et l action en direction des adultes s est accrue tout en se diversifiant. Le travail avec les plus de 16 ans est à intensifier, et ce, en dépit de l accent mis sur l accompagnement scolaire, la recherche de stages et le soutien de projets personnels et collectifs. Par ailleurs, si de nombreuses activités sont menées par des associations (telles que Réagir!, Guyancourt Accueil, Al Atlas ou encore l Association des Musulmans de Guyancourt) dans les locaux du centre social, ce type de partenariat semble pouvoir encore être développé en comparaison avec d autres quartiers de la commune. La maison de quartier - centre social travaille Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité également en partenariat avec les collèges (Ariane et Eluard), la Mission Locale et l Espace Territorial. Il en est de même pour le secteur culturel en général qui a peu de contacts avec les habitants ou les associations de ce quartier. 2. Avec le Conseil Municipal des Enfants Le conseil municipal des enfants (CME) est une école de la citoyenneté qui permet d associer les jeunes de 10 à 15 ans à la vie de la commune. Il favorise pour les conseillers la découverte à travers la réalisation de projets, les règles de fonctionnement social, le rôle de chacun, qui décide de quoi dans la ville. En 2006, de nouvelles élections ont eu lieu et 10 jeunes sur 35 élus étaient issus du Pont du Routoir. Le service a mis en place au sein de chaque collège, sur le temps du repas, une animation assurée par les jeunes du CME. Une vingtaine de collégiens participent tant sur le collège Ariane qu à Paul Eluard. Les animations sont liées aux thèmes des projets des conseillers (environnement, solidarité, droits des enfants ), sous forme de jeux, débats ou la venue d intervenants extérieurs : - prévention et Justice avec un avocat du Barreau de Versailles - commerce équitable avec une bénévole d Artisans du Monde - environnement avec une exposition de la Maison de l Environnement de Saint Quentin 3. A la Boutique info Jeunes La Boutique Info Jeunes, habilitée Bureau info jeunes par la direction départementale de la jeunesse et des sports, est située au Village, à quelques pas de la mairie. Elle accueille des jeunes de l ensemble de la commune, mais en grande partie du Pont du Routoir. Elle a un rôle important en terme de prévention et information auprès des jeunes de la Ville mais également en lien avec les établissements scolaires (collèges et lycées) via notamment la mise en place de théâtres- forums sur la thématique de la santé notamment. Elle fait partie du réseau «Information Jeunesse» du CIDJ et dispose à ce titre d un important fonds documentaire relatif aux formations et à la connaissance des filières-métiers mais aussi à différents aspects de la vie pratique (logement, santé, droit ), aux loisirs et aux sports, etc. Elle vise donc à informer les jeunes sur un nombre important de sujets qui peuvent les concerner. L accueil se fait sans rendez-vous et l anonymat y est garanti; ces deux facteurs contribuent certainement au succès de la structure (21 visites par jour en moyenne pendant l année scolaire 2005/06) et au climat convivial qui y règne. L espace dispose aussi de plusieurs ordinateurs avec connexion Internet, ordinateurs qu ont utilisé 68 % des visiteurs durant l année scolaire 2005/06. Il y est également possible de téléphoner. La tranche d âge la mieux représentée parmi les usagers est celle des ans mais la BIJ reçoit globalement des publics âgés de 14 à 30 ans. Filles et garçons y viennent en proportions Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
90 semblables. Une fidélisation s est faite au fur et à mesure des années et, durant l année scolaire 2005/06, 333 personnes sont venues pour la première fois. Les demandes sont répertoriées en quatre groupes ; les parts de chacun d entre eux dans le total des visites de l année 2005/06 sont les suivantes : vie pratique pour 27 % ; enseignement, formations et métiers pour 18% ; job, CV et lettre de motivation pour 37 % ; loisirs, sports et vacances pour 12 %. La BIJ travaille en partenariat, avec les établissements scolaires, le CIDJ, la Mission Locale, les centres de formation, la Maison de Justice et du Droit, l Institut de Promotion de la Santé, etc. La proximité avec le quartier fait que de nombreux de jeunes du Pont du Routoir fréquentent la BIJ. 4. A travers l école des parents de Guyancourt L Ecole des Parents de Guyancourt est un service municipal créé il y a cinq ans qui est doté d un Comité d Orientation et dont la mission se résume en trois mots : «Accueillir, Orienter, Animer». En 2004, une boutique des parents a été inaugurée au village, entre la Boutique info jeunes et l Hôtel de ville. Les objectifs de l école des parents : Aider les parents à assurer l éducation de leurs enfants, de la naissance à la majorité, en leur permettant de s informer et de se former grâce à divers moyens (fonds documentaire, conférences ) en les mettant en relation avec d autres parents et avec des professionnels ; Offrir une écoute et une orientation aux parents par des professionnels qualifiés dans un cadre individuel ou collectif ; S appuyer sur l existant et mettre en place un réseau local de professionnels et de parents relais en vue de développer un partenariat étroit entre la Ville et les professionnels de l éducation ; Les actions de l école des parents : La boutique des parents : Elle accueille tous les parents quels que soient leur milieu social, leur situation familiale ou leurs origines culturelles. L école des parents fait partie du Réseau d Ecoute d Appui et d Accompagnement des Parents des Yvelines et à reçu le label point info famille. Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité Les Rencontres débats : Depuis 2001 : 27 rencontres débats ont eu lieu, fréquentées par 1629 parents. Les Groupes de parents : Depuis 2005, 7 groupes de parents ont eu lieu réunissant au total 72 parents. Les entretiens individuels Depuis 2004, 133 personnes ont demandé à être reçues dans le cadre des permanences mises en place à l Ecole des Parents de Guyancourt. Les entretiens individuels sont réalisés par une psychologue dans les locaux de la boutique des parents. Ils ont lieu deux jeudis par mois de 14h à 16h et le samedi matin de 9h à 12h, sur rendez-vous. Les personnes sont vues une seule fois, il y a ensuite, si besoin est, une orientation auprès d autres professionnels. Les ateliers parents/enfants : Les ateliers sont proposés aux parents afin de leur apporter des connaissances pratiques et théoriques. L objectif est de diversifier les modes d action et donc les publics de l école des parents et d essayer d impliquer davantage les pères. Le Partenariat : L Espace Territorial L Espace Territorial dans le cadre d une action de prévention contre l obésité en direction du public du Foyer Sonacotra, a diffusé l exposition «l équilibre alimentaire : n en faites pas tout un plat». L espace territorial relaie les informations et les actions de l école des parents de Guyancourt, notamment par le biais de la PMI, structure avec laquelle l école des parents souhaite développer le partenariat, en direction des jeunes parents. La Médiathèque Jean Rousselot Depuis 2001, un partenariat s effectue entre l école des parents et la médiathèque à travers la réalisation de bibliographies thématiques et d actions communes. Les Intervenants des rencontres débats L intervention des professionnels dans les rencontres débats, les groupes de parents ou les ateliers ne se limite plus à une prestation unique, mais à un travail commun en amont et après la rencontre afin de proposer aux parents qui le souhaitent la possibilité de continuer un travail avec l intervenant. Un véritable réseau de proximité s est mis en place avec des intervenants intéressés par les missions de l école des parents. La boutique des parents personnes renseignées de janvier 06 à juin De façon globale il est constaté une très faible présence des familles du Pont du Routoir au sein de cette structure mais également lors des manifestations organisées par l Ecole des Parents même quand elles se déroulent à l espace Yves Montant. Une réflexion est donc en cours pour toucher les familles du quartier. 0 janv fev mars avril mai juin Nbre de visites Nbre d'appels TOTAL Nbre 1/2 journées d'ouverture Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
91 Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité B. Le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance Le 16 février 2000 la Ville de Guyancourt et la Préfecture des Yvelines ont signé un contrat local de sécurité. Ce CLS compte 30 fiches actions qui sont, à ce jour, toujours opérationnelles. Six grands axes avaient été retenus : Renforcement du partenariat local Développement des actions de formation, de prévention et de cohésion sociale Développement de la justice de proximité et diversification des réponses judiciaires Développement d une police de proximité et renforcement du partenariat avec la police nationale Communication Mise en place d indicateurs de suivi et d évaluation du CLS En conservant cet outil de travail, avec ses fiches actions et le suivi qui en est fait, l étape suivante a été de mettre en place un Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) de manière à réunir les partenaires afin de disposer d un véritable lieu de concertation. En outre, la réalisation annuelle d un état des actions du CLS et les réunions plénières du CLSPD qui donnent lieu à des diagnostics sur la sécurité et la prévention satisfont à la nécessité de mettre en place des diagnostics locaux de sécurité régulièrement mis à jour. En outre, un service de médiation a été créé. Deux agents sont actuellement en poste sur le Pont du Routoir. Le rôle de ces agents est de favoriser les liens entre les habitants et la Ville par une présence régulière sur le quartier et ce jusqu à 22h. Ils se tiennent à la disposition de la population pour répondre à toute sollicitation. Parallèlement, et afin d être clairement identifiés par les habitants du quartier, ils mènent des actions plus visibles : Présence aux sorties d écoles pour faire le lien avec les enseignants, les parents d élèves et les jeunes Passage dans les points jeunes et maisons de quartiers Lien avec les commerçants, gardiens d immeubles et autres partenaires (La Poste, l Espace Territorial ) Présence lors de manifestations organisées par la Ville: semaine des Droits de l Enfant, battle Hip Hop Orientation de la population vers les structures pouvant répondre à leurs difficultés (services de la ville, MJD, espace territorial ) La Ville a mis en place des actions de prévention de la récidive via l accueil de personnes sous mesures de travail d intérêt général (majeurs et mineurs). Une convention sur les mesures de réparation a également été signée. A ce jour, l accueil des mesures de réparations pénales et des TIG mineurs est resté très diffus (aucun en 2005 et 2006). Ainsi, en 2005 un CLSPD a été mis en place sur la Ville de Guyancourt. Il est l instance de concertation sur les priorités de la prévention de la délinquance et de la lutte contre l insécurité autour desquelles doivent se mobiliser les institutions et organismes publics et privés. Il est l instance de suivi et d évaluation du contrat local de sécurité. Il favorise l échange d informations concernant les attentes de la population en tenant compte de la spécificité des quartiers, il dresse le constat des actions de prévention existantes et il définit des actions et objectifs coordonnés dont il suit l exécution. A ce titre le quartier du Pont du Routoir fait partie de ses cibles d actions. 3 groupes de travail thématiques ont été mis en place : - La lutte contre les nuisances et dégradations dans le logement social - Le soutien et l information des victimes - La lutte contre la délinquance juvénile en milieu scolaire De même des commissions de suivi de la délinquance par quartier ont été mises en place et notamment sur ce quartier. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
92 Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité Tableau n 18 : Taux de criminalité pour 1000 habitants, par quartier, en 1997 Guyancourt Pont du Routoir Villaroy Parc Saules Village Europe Garennes 53,2 65,4 63,7 62,6 36,6 33,4 30,9 27 Source : Diagnostic local de sécurité, septembre 1999 Tableau n 19 : Evolution des délinquances générale et de voie publique Délinquance générale Délinquance de voie publique Bouviers n.c n.c Chênes Europe Garennes Minière Parc Pont du Routoir Saules Village Villaroy Indéterminé Ville entière % Routoir / Ville 19% 20% 18% 17% 15% 22% 22% 21% 18% 17% Source : commissariat de Guyancourt, 2006 C.La délinquance Les chiffres de la délinquance générale montrent une augmentation des faits de 30% entre 1999 et 2001 sur le Pont du Routoir alors qu elle n est que de 13% pour l ensemble de la Ville. On note cependant une diminution de 23 % entre 2001 et En 2005, on constate une baisse de la délinquance qui correspond au nombre d actes relevés en 1999 pour les faits de délinquance générale. En ce qui concerne les faits de délinquance de voie publique, le chiffre est le plus bas de ces 6 dernières années. Si la situation semble s être assainie depuis 1999, le quartier suivant notamment la baisse de la délinquance relevée au niveau communal, le Pont du Routoir reste toutefois le quartier le plus sensible de la ville même si des difficultés émergent dans d autres quartiers. De façon générale, il est constaté que les faits les plus importants sont l œuvre de petits groupes identifiés qui s organisent en bandes actives. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
93 Citoyenneté, prévention de la délinquance et sécurité Tableau n 20 : Appels reçus par la police municipale (tous appels confondus) Pont du Routoir Total sur la Ville Source : police municipale de Guyancourt Tableau n 21 : Intervention de la police municipale pour des faits de police judiciaire Activité judiciaire Pont du Routoir Total sur la ville soit Armes % Assistance O P J % Atteinte à mineur % Atteinte aux Biens % Atteinte aux Biens Bâtis % Atteinte aux Mœurs % Atteinte aux Personnes % Ivresse Publique % Procureur et Parquet % Sentiment d'insécurité % Stupéfiants % Total % D.Le sentiment d insécurité D après l enquête réalisée en 1997 pour le Diagnostic Local de Sécurité, auprès d agents de première ligne et d habitants, le Pont du Routoir était globalement perçu comme le quartier le plus sensible de la ville. Le quartier est aujourd'hui en voie de «normalisation» (par rapport aux autres secteurs de la commune) mais il ne perd pas pour autant sa mauvaise réputation et reste très fortement stigmatisé. C est ainsi que, pour la police municipale qui réalise un grand travail de proximité, il y a un fort décalage entre le sentiment d insécurité des habitants et la réalité sur le terrain. En réalité ce sentiment est essentiellement dû à des actes d incivilités ou à des actes délictueux visibles (tags, insultes, jets de projectiles). Elle souligne que les dégradations et atteintes aux biens demeurent relativement nombreuses mais qu il ne s agit pas non plus de proportions alarmistes, toujours au regard des moyennes communales. En effet, les halls d immeuble mais aussi les escaliers, les locaux à poubelles, les chaufferies sont quotidiennement squattés par des jeunes du quartier, de jour comme de nuit. Ces squats ne sont pas forcément synonymes de dégradations, cela dépendrait des groupes. Généralement, ce sont les plus jeunes (11-15 ans environ) qui commettent des dégradations (tags, carreaux cassés, détritus voire excréments laissés par terre ) tandis que les plus âgés se feraient moins remarquer, souvent afin de pouvoir mener leurs petits trafics en toute quiétude. Il semble qu un trafic de stupéfiant ait cours sur la place du marché et dans les bâtiments. Les «squatteurs» n agressent personne mais ils sont en revanche provocateurs et ils contribuent ainsi pour beaucoup à entretenir le sentiment d insécurité des habitants. Ils resteraient dans ces espaces jusqu à ce qu un gardien vienne les déloger et circuleraient ainsi de suite sur d autres bâtiments Pont du Routoir Toutefois, la délinquance dans le quartier ne se limite pas non plus à d uniques incivilités même si celles-ci sont en très grande partie à l origine du sentiment d insécurité. Il est également constaté, mais dans des mesures relativement communes, des cambriolages, des vols à l arrachée, des vols de voitures, du trafic de stupéfiants, etc. Il convient de rappeler que, dans ce quartier comme dans beaucoup d autres, c est une minorité de jeunes (ou jeunes adultes) qui commet ce type d actes, du squat des halls aux cambriolages, et qui stigmatise ainsi l ensemble de la jeunesse du quartier. Armes Atteinte à mineur Atteinte aux Biens Atteinte aux Procureur et Parquet Stupéfiants Source : police municipale de Guyancourt Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
94 Les axes prioritaires VII. Les axes prioritaires Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
95 Les axes prioritaires Les enjeux La Ville de Guyancourt a décidé de s inscrire dans le dispositif Politique de la Ville via le Contrat Urbain de Cohésion Sociale à travers 2 axes prioritaires : La réussite éducative La citoyenneté et la prévention de la délinquance. En effet le diagnostic réalisé sur le quartier du Pont du Routoir met en exergue des difficultés scolaires et d insertion professionnelle importantes mais également un taux de délinquance fort. Cependant, la Ville s inscrit également dans les 3 autres axes : la santé, le cadre de vie, le développement économique à travers un partenariat avec la Communauté d Agglomération de Saint Quentin en Yvelines. Il a paru évident également que le foyer Sonacotra soit fortement inscrit dans cette nouvelle dynamique de quartier bien évidemment dans le cadre du projet de rénovation (mais également pour des projets liés à la santé). Une distinction entre les deux axes (prévention de la délinquance citoyenneté et réussite éducative) a été opérée. Cependant, il apparaît que les actions proposées et leurs objectifs nécessitent une cohérence globale au sein de la Ville voire même que certaines de ces actions pourraient s inscrire dans les deux thématiques. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
96 Les axes prioritaires La réussite éducative Mise en place d un contrat local d accompagnement à la scolarité (CLAS) à la maison de quartier centre social Pasteur o Constat : La maison de quartier centre social Pasteur a déjà mis en place une action d aide aux devoirs. Cependant, il a été constaté un manque d assiduité chez certains jeunes et de suivi des parents. Pour pallier ces manques, une formalisation de l action doit être envisagée. o Objectif : Responsabilisation des jeunes Limitation de l absentéisme et suivi de la présence des jeunes à l aide aux devoirs Contractualisation des partenariats avec le personnel des services sociaux, des établissements scolaires o Moyens : Inscription obligatoire à l aide aux devoirs via la signature d un contrat avec les parents Mise en place de fiches de suivi par jeune Mise en place d une remise à niveau en français et mathématiques durant les vacances scolaires o Public : Jeunes du quartier du Pont du Routoir scolarisés à Guyancourt (école élémentaire et collège) Cellule de Veille Educative o Constat : Il a été observé sur la ville une carence d approche transversale entre les différents partenaires sur l accompagnement d un jeune en décrochage scolaire et social. La mise en place d un groupe de veille pluridisciplinaire a donc paru nécessaire afin de prévenir les ruptures éducatives, sociales o Objectifs : o Moyens : Prévenir la rupture scolaire et sociale des jeunes Accompagner les jeunes en décrochage dans une recherche de solutions d insertion, éducative et/ou sociale Mobilisation des professionnels intervenant dans les domaines éducatif, social, de la santé et de l insertion Coordination de ces acteurs au sein d une cellule opérante o Public : Jeunes de 10 à 16 ans résidant et scolarisés à Guyancourt o Fonctionnement : Instance de pilotage politique qui fixe les orientations de la cellule de veille Maire Inspecteur d Académie Maires adjoints en charge : de l enfance, des affaires sociales, de la santé Cellule de veille (technique) Etablissements scolaires (équipe éducative + assistante sociale + infirmière + psychologue) Espace territorial Services de la Ville : scolaire, emploi, social, prévention de la délinquance Intervention d autres partenaires le cas échéant : mission locale, DDJS, PJJ Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
97 Les axes prioritaires Renforcement de l accompagnement à la lecture et de l étude aménagée (projet à l étude) o Constat global : les chiffres donnés par l inspecteur de l éducation nationale et par les collèges montrent des difficultés pour les élèves du Pont du Routoir à maîtriser les bases de français et de mathématique. Un soutien scolaire renforcé semble donc nécessaire. Amélioration des conditions de l étude aménagée dans les écoles élémentaires Politzer et Jean Christophe o Constat : La norme d'encadrement mis en place à Guyancourt pour mener une étude est d'un intervenant pour 25 enfants. Ce taux permet d'accompagner les enfants dans la réalisation des leçons, mais pas d expliquer de nouveau individuellement une leçon qui n'aurait pas été comprise. o Objectifs : - Aider les enfants et plus particulièrement les enfants en difficultés à mieux suivre le rythme scolaire - Durant les leçons du soir, revoir avec l'enfant les points des cours qu'il n'a pas compris o Moyens : Traduction de l'action par l'augmentation du ratio d'encadrement des intervenants. Passer de un auxiliaire d'étude pour 25 enfants à un pour 10 ou 12 enfants. o Publics : enfants du Pont du Routoir o Partenariat : - Partenariat avec les enseignants des écoles concernées - Travail en commun avec l'aide aux devoirs de la maison de quartier du secteur o Evaluation : - Augmentation de la fréquentation de l'étude aménagée sur le quartier - Augmentation du temps individuel passé auprès de chaque enfant pour revoir les leçons et les exercices - L'évaluation régulière de l'impact de cet accompagnement avec l'enseignant de la classe de l'enfant - Rencontre régulière entre les acteurs gravitant autour des enfants sur ce point précis pour mieux coordonner leurs actions Mise en place d un conseil méthodologique aux enfants de CP- CE1 o Constat : un conseil méthodologique avait été mis en place pour préparer les élèves de CM2 à l entrée en 6 ème. Ce conseil a été étendu aux élèves de CM1 et CE2, avec des contenus différents. Il parait aujourd hui pertinent de mettre en place un tel conseil pour les élèves de cours préparatoire. o Objectif : Aider par cet accompagnement supplémentaire les enfants à acquérir les bases méthodes de travail nécessaires aux apprentissages de lecture et d écriture o Publics : enfants du Pont du Routoir o Partenariat : La mise en place de ce conseil sera faite en étroite collaboration avec les enseignants des CP-CE1 o Evaluation : L'évaluation régulière de l'impact de cet accompagnement avec l'enseignant de la classe de l'enfant Mise en place d un audit sur l étude aménagée o Constat : Ce dispositif mis en place au début des années 90 s'est généralisé sur la ville et structuré. Cependant actuellement, nous manquons de vision pour continuer à le faire évoluer. o Objectifs : Faire une évaluation générale des études aménagées par un organisme extérieur afin de définir les points qui fonctionnent bien et les axes à travailler. o Publics : enfants du Pont du Routoir o Partenariat : Partenariat avec les principaux et les professeurs des collèges pour nous aider à évaluer l'impact de notre action sur les enfants qui rentrent en 6e Temps d étude aménagée dans Les centres de loisirs du Pont du Routoir le mercredi o Constat : Durant l accueil en centre de loisirs le mercredi, les enfants n ont pas le temps de faire leurs devoirs. o Objectifs : Permettre aux enfants qui le souhaitent de faire leurs devoirs avant le soir de manière à ne pas surcharger leur journée. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
98 Les axes prioritaires o Moyens : Des animateurs avec un niveau Bac accompagneront et géreront les enfants qui le souhaitent durant le temps calme après le repas. o Publics : enfants du Pont du Routoir o Partenariat : Responsabilité du directeur du centre de loisirs Mise en place d un atelier lecture dans les écoles du Pont du Routoir sur le temps de restauration o Constat : Les bibliothèques ne sont pas assez fréquentées durant le temps de pause méridienne compte tenu de l'effectif d'encadrement pas assez élevé pour mener à bien ce type d'atelier. o Objectifs Donner envie aux enfants de lire et ainsi favoriser l'apprentissage de la lecture o Moyens Un intervenant aura en charge la menée régulière de cette animation autour du livre sur les quatre sites de restauration. o Publics élèves des écoles maternelles et élémentaires du quartier fréquentant la restauration scolaire o Partenariat centre de ressource lecture de l'école Politzer Aide à la parentalité Constat général : L école des Parents a été créée en 2001 et connaît une demande croissante. Il a été constaté cependant que les familles du Pont du Routoir la fréquentaient peu. Il parait cependant nécessaire d'aider chaque parent, de faciliter leur réflexion en leur offrant un lieu d'information et de partage. 2 actions : Animations/débats via l École des parents (projet) o Constat : Les parents des crèches collectives, en dehors d une démarche individuelle propre, n ont que peu de liens avec des professionnels de la parentalité. Il apparaît cependant nécessaire de pouvoir toucher les familles au plus tôt. o Objectifs : travail partenarial du service petite enfance et de l Ecole des Parents rassurer les parents dans leur fonction proposer aux parents des crèches collectives et des haltes-garderies la possibilité de rencontrer un professionnel afin de poser des questions concernant des sujets liés directement à l éducation de leur enfant et son développement. soutenir les parents dans les premières étapes de l éducation donner des informations pratiques aux parents favoriser l échange entre parents o Thèmes envisagés : L agressivité de l enfant La diversification alimentaire La propreté et l autonomie de l enfant (entrée à l école maternelle) Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
99 Les axes prioritaires o Public visé : Parents des enfants fréquentant la crèche collective et la halte-garderie situées au Pont du Routoir o Intervenant : Un professionnel spécifique selon les thèmes retenus (psychologue, pédiatre, Diététicienne ). o Lieu : la crèche de la Noël et la halte garderie (futur multi accueil) Les petits déjeuners discussion (projet) o Constat : Les Parents du Pont du Routoir fréquentent peu l Ecole des Parents, vont rarement aux rencontres débats, restent sur le quartier. L Ecole des Parents doit donc aller à la rencontre de ces parents. Afin de pouvoir toucher les adultes au plus tôt dans leur rôle de parents, l école maternelle a semblé être le lieu le plus approprié pour ces rencontres. o Objectifs : rassurer les parents dans leur fonction donner des informations pratiques favoriser l échange entre parents et enseignants o Description de l action : travail en partenariat avec les écoles maternelles, afin de proposer aux parents une rencontre entre parents et enseignants, autour d un café, pour échanger de façon informelle, avec un professionnel chargé de réguler la discussion et/ou animer les débats, voici quelques thèmes : Le passage en CP Le jeu et l enfant o Public visé : Parents des enfants fréquentant les écoles maternelles o Intervenant : Un professionnel spécifique selon les thèmes retenus (psychologue, pédopsychiatre, psychosociologue ) o Lieu : dans les écoles maternelles (Marie Pape Carpantier pour commencer) Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
100 Les axes prioritaires Médiation école/familles o Constat : La relation parents / établissements scolaires est une composante essentielle afin d assurer un bon parcours scolaires des enfants, quel que soit leur âge. Actuellement, il n y a pas d intervenants sur la Ville de Guyancourt qui fasse le lien entre l école et les parents. Les difficultés scolaires rencontrées sur le Pont du Routoir mettent d autant plus en évidence cette nécessité o Objectifs : Il s agit de faire en sorte que les parents et les enseignants arrivent à se rencontrer en dehors des convocations pour les résultats scolaires ou pour des problèmes de discipline La présence du médiateur qui connaît l institution et les inquiétudes des parents, notamment pour ceux qui maîtrisent difficilement la langue française, permet de poser les difficultés, de rassurer les parents et d œuvrer pour le bien de l enfants. Le médiateur école/famille pourra intervenir sous forme de permanence à la boutique des parents et/ou lors d entretien parents/établissement scolaire. o Lieu : La boutique des parents et les établissements scolaires o Public visé : Les parents et les établissements scolaires (maternelles, élémentaires et collèges). Une sensibilisation et un travail de partenariat seront particulièrement faits auprès des écoles du quartier et des familles qui les fréquentent. o Dates et horaires : Permanences une fois par mois à la boutique o Intervenant : Médiateur de la ligue de l enseignement Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
101 Les axes prioritaires Citoyenneté et prévention de la délinquance Développement d actions liées au langage des jeunes o Constat : lors de la réunion du groupe de travail sur la lutte contre la délinquance juvénile en milieu scolaire, il est apparu que le langage est souvent le premier pas vers la violence physique mais aussi le 1 er acte d agression. Il a donc paru nécessaire pour le groupe de travailler sur cette thématique. o Objectifs des actions : mise en place de différentes actions sur le quartier afin de sensibiliser les jeunes quant à l utilisation de certains mots ou expressions, lutte contre la violence verbale mais également maîtrise de la langue française dans un objectif d insertion. o Partenaires : Les collèges de la Ville et notamment Ariane et Eluard La maison de quartier centre social Pasteur La boutique information jeunesse L école des Parents Les services de la Ville o Public : les jeunes Guyancourtois et notamment ceux du Pont du Routoir âgés de 6 à 16 ans, mais également les parents et les adultes o Description des actions : 1. Mise en place d un théâtre forum : accueil d un spectacle débat théâtral à destination des collèges sur le thème «les mots qui fâchent, la violence verbale en milieu scolaire» (compagnie Entrées de Jeu) Partenaires Public : collégiens de Guyancourt Les collèges de la Ville et notamment Ariane et/ ou Eluard La boutique information jeunesse L école des Parents Les services de la Ville 2. Réalisation d ateliers au sein de la Maison de quartier centre social Pasteur, ateliers qui seront relayés au sein des collèges Ariane et Eluard. Deux thématiques sont retenues : s exprimer sur la violence des mots et neutraliser les insultes ; et faire prendre conscience de l'importance des mots dans les relations interpersonnelles, éclairer sur la diversité de leurs significations. Cela nécessitera la formation d animateurs du centre social Pasteur. Partenaires : Maison de quartier centre social Pasteur Collèges Ariane et/ ou Eluard Public : élèves des collèges et jeunes qui fréquentent le centre social 3. Elaboration d une vidéo avec les jeunes du quartier (scénario, réalisation..) sur l utilisation du langage. Cette vidéo aura pour objet d être diffusée lors de manifestations comme la semaine des droits de l enfant, mais également au sein des établissements scolaires, maison de quartier afin de sensibiliser les jeunes. Ce travail devra être réalisé en lien avec la Maison de Justice et du Droit. La diffusion de la vidéo devra être un moyen d ouvrir un débat sur le thème abordé. Partenaires : centre social Pasteur Collèges Ariane et / ou Eluard MJD CME Association réalisant des films. Public : Guyancourtois du Pont du Routoir Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
102 Les axes prioritaires Développement de l action des agents de médiation sur la Ville o Constat : le binôme d agents de médiation de la Ville est présent sur le quartier de 15h à 22h sauf le mercredi où il travaille en journée. Ils peuvent ainsi toucher une partie de la population. Leur champ d action reste cependant limité par leur nombre, tout comme leur présence. Le recrutement d un troisième agent à temps complet s impose donc. o Objectif : Développer la présence des agents de médiation de la Ville présents sur le Pont du Routoir o Moyens : Accroissement du temps de présence des agents de médiation Développement de l action d un des agents auprès des parents, des professeurs et de l école des parents Nécessité d un poste supplémentaire : adulte relais o Autre : Réflexion sur le développement de l action des associations et de Versailles Habitat à destination des habitants de Versailles Habitat qui pourrait justifier la création d autres postes d adultes relais Sensibilisation à l expression artistique Deux actions Expression théâtrale o Constat : les habitants du Pont du Routoir fréquentent très peu les lieux culturels de la Ville comme la Ferme Bel Ebat. La Ville souhaiterait que le quartier et la culture puissent se rencontrer à travers des actions moins formalisées et de façon participative. o Objectif : impliquer activement les habitants du quartier et le centre social Pasteur au sein du projet théâtral mené par la Ville et le Théâtre du Sable o Présentation du projet : Le centre culturel de la Ferme de Bel Ebat mène depuis quelques années un travail avec la compagnie théâtrale «le théâtre du sable». Cette compagnie a participé à de nombreux projets : production de spectacles («Libertad»,, spectacles poétiques avec les écoles primaires, ateliers théâtre avec des amateurs, formations diverses Le Théâtre du Sable mène depuis 2006 un projet plus ambitieux, intitulé «LA MARCHE», autour de trois spectacles «gigognes» : YAKA, FO KON, LA MARCHE. Articulés sur le thème central de l environnement et de l écologie, ces spectacles sont basés sur la participation des habitants, lors d ateliers, de rencontres et de représentations dans les différents quartiers de la ville. o Les partenaires : Sous la tutelle du centre culturel, ce projet réunit un certain nombre de partenaires locaux : les maisons de quartier, les associations, le conseil municipal d enfants, le service des anciens, les collèges et lycées. o La collaboration avec la maison de quartier Pasteur : Située au cœur du quartier du Pont du routoir, le centre social Pasteur est le point de convergence d un grand nombre d habitants qui se croisent et se rencontrent autour de repas, d ateliers d alphabétisation, de permanences et d activités sociales et culturelles diverses. Le projet du Théâtre du Sable, au-delà de la prestation théâtrale, vise à développer la communication entre les habitants autour de thèmes qui intéressent l avenir et notamment entre les femmes qui fréquentent régulièrement le repas des femmes organisé par le centre social. o Description du projet : Trois étapes sont envisagées. Leur réalisation dépendra des moyens obtenus et de l intérêt du public. 1 ère étape : organiser un atelier théâtre avec une quinzaine de femmes autour du masque. 8 séances d 1h30 avec un comédien du Théâtre du Sable 2 ème étape : mise en scène et restitution de cet atelier 3 ème étape : représentation du spectacle FOKON, deuxième étape du triptyque Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
103 Les axes prioritaires Expression musicale o Constat : En dépit de la présence de l école de musique sur le quartier, les habitants du Pont du Routoir la fréquentent peu. Avec l ouverture de la Batterie (pole de musique) sur la Ville il a paru nécessaire qu il y ait des interactions entre le quartier et la musique.. o Objectifs : Ouvrir les enfants du quartier sur la musique Ouvrir la musique aux enfants du quartier o Moyens : Mise en place d un partenariat entre l école de musique de Guyancourt et les centres de loisirs du Pont du Routoir Appropriation d un lieu culturel et artistique par les jeunes du quartier o Constat La Ville de Guyancourt a achevé son pôle musiques : La Batterie. Les jeunes du Pont du Routoir, notamment, étant peu enclin à fréquenter les structures culturelles et artistiques, il a paru pertinent qu à cette occasion la maison de quartier Pasteur crée une passerelle lors de l inauguration en favorisant l accès des jeunes à ce lieu et aux types de pratiques qui y sont développées. o Objectifs : Favoriser la rencontre entre des artistes et ce public au travers d activités d expressions artistiques (chant danse théâtre). Faire connaître les autres métiers du spectacle et de la culture : régie, son et lumière etc. Développer une dynamique partenariale (culture/jeunesse) Favoriser la dynamique de groupe : création d un collectif d artistes locaux réunis autour d objectifs communs. Favoriser l expression et valoriser le public jeune : recherche de nouvelles sensations. Travail sur l estime de soi. Favoriser l engagement des jeunes. o Description de l action : Faire intervenir des professionnels du spectacle au sein de la maison de quartier afin d accompagner les jeunes dans une démarche artistique qui verra son aboutissement lors de l inauguration de la Batterie. Mise en place d ateliers : o d écriture, de musique (Dj / sampling / M.A.O / percussions), o d ateliers techniques (régie son, régie lumières, décors ) o Le public : jeunes du Pont du Routoir o Les intervenants (confirmés) o L SKADRILLE : groupe de rap issu du bassin de st Quentin, ces artistes ont un rayonnement national puisqu ils ont vendus albums dont 70% en région parisienne. Le chanteur du groupe à également une formation et une pratique de l animation socioculturelle. o KERSLEY : batteur et percussionniste du chanteur ANIS et d autres artistes nationaux, Kersley est également professeur de percussion dans différents centres sociaux de la région parisienne. o BLADE : slameur qui fait partie du collectif Grand Corps Malade, il a notamment participé à l animation des Etats Généraux de la jeunesse organisés par le Conseil Général des Yvelines o KALITEE : théâtre d impro et jonglerie, rayonnement régional Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
104 Les axes prioritaires Participation à un événement festif et culturel : le carnaval o Constat : d une part, le Carnaval de Guyancourt est un événement festif et sa réorganisation est en cours (notamment le fait que chaque quartier aura son propre cortège qui convergera vers un point central pour un grand final commun). D autre part, il a été constaté sur le quartier un repli culturel ethnique. Il a donc paru intéressant de pouvoir via le Carnaval créer une émulsion culturelle et festive sur le quartier, en se basant sur un projet artistique confié à des artistes. o Objectif : Faire du carnaval communal un vecteur culturel sur le quartier, un lieu de rencontre culturelle, artistique et d animation de rue o Moyens : Mise en place d ateliers autour de la thématique du Carnaval (constructions de décors, de costumes, réalisation de chorégraphies, création de chants, constitution de «cliques») Développement des activités pour les jeunes lors de vacances scolaires o Constat : de nombreux jeunes du quartier ne partent pas en vacances et sont désoeuvrés en dehors des périodes scolaires. Pour limiter ce constat il convient de développer des activités à leur profit. o Objectifs : Insertion sociale des jeunes du quartier et prévention de la délinquance Développement d activités sociales, culturelles, de loisirs et éducatives o Public : jeunes de 11 à 17 ans vivant au Pont du Routoir o Moyens : mobilisation des acteurs en lien avec le dispositif Ville Vie Vacances Groupe de parents «mères au foyer» : o Constat : les mères vivant au Pont du Routoir fréquentent peu l Ecole des Parents o Objectifs : créer du lien social sur le quartier et favoriser les échanges entre mères souffrant parfois d isolement. Elles peuvent à cette occasion s exprimer sur leurs difficultés quotidienne en tant que mères et en tant que femme. Tout au long de ces rencontres la psychologue abordera : l image de la mère au foyer dans la société le couple l éducation des enfants la reprise éventuelle du travail o Public visé : les femmes sans activité professionnelle ou en congé parental. o Moyens : ces rencontres seront animées par une psychologue o Lieu : Centre social louis pasteur - Quartier Pont du routoir Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
105 Les axes prioritaires Développement des technologies de l information et de la communication o Constat : L accès aux nouvelles technologies semble indispensable aujourd hui. Il apparaît que les habitants du Pont du Routoir souffrent d un déficit d équipement en la matière. Il parait donc nécessaire de mettre tous les moyens en place afin qu ils puissent accéder aux outils-clés de la réussite éducative, de la formation, de la culture et de l ouverture sur le monde. o Objectifs : Développement d un outil d apprentissage, de sensibilisation et de création à destination des jeunes du quartier du Pont du Routoir Ouverture sur les nouvelles technologies Réalisation d actions culturelles et citoyennes par les jeunes du quartier (montage vidéo par exemple) Etude sur la mise en place d une équipe de prévention spécialisée o Constat : Malgré l effort important de la commune de Guyancourt dans le secteur animation jeunesse et de l ampleur des équipements sportifs et culturels fortement développés, il est apparu que certains publics (12-25) en voie de marginalisation ou de rupture sociale restaient hors de porté des acteurs. Deux acteurs institutionnels ont signalé la nécessité de remettre en place un axe de prévention spécialisée dans la commune : le Centre d Action Educative (PJJ) de Voisins-Le-Bretonneux et l Espace d Action Territoriale. o Objectifs : Repérer les jeunes, et plus précisément les jeunes mineurs, en errance qui ne vont pas vers les structures existantes. Mise en place d un accompagnement éducatif individualisé. Renouer un dialogue avec ce public et les parents pour les réinsérer dans la société. Par une aide qui permette de renforcer la fonction de l autorité parentale, à la demande ou avec l accord du jeune, et de dédramatiser ou désamorcer les tension familiale. Permettre le passage vers des structures relevant de l animation ou de l insertion Médiation avec l environnement des jeunes (famille, voisins ) et relais vers d autres services ou institutions. Projet d aide à l insertion des Tigistes o Constat : la Ville accueil au sein de ses services des tigistes. Certains d entre eux n ont pas d activité professionnelle ou scolaire. Cela pourrait avoir pour conséquence de ne pas faciliter leur insertion sociale o Objectif : mettre en place avec des tigistes volontaires un accompagnement à l insertion via la mission locale, l ANPE, la maison de l emploi o Partenaires : SPIP, mission locale, ANPE, professionnels de l insertion o Public : guyancourtois de moins de 26 ans soumis à un travail d intérêt général dans les services de la Ville de Guyancourt Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
106 Les axes prioritaires Développement des Ateliers Socio Linguistiques (ASL) o Constat : l association Guyancourt Accueil a mis en place des ateliers sociolinguistique (ASL). Ce service accueille de nombreuses femmes et mères. Il permet en outre de mettre en place des visites socio culturelles à destination de personnes primo arrivantes en France. Ces ateliers fonctionnent bien mais l association se trouve face à deux difficultés. D une part, les mères viennent généralement accompagnées d enfants en bas âge ce qui perturbe parfois le bon déroulement des cours. D autre part, au-delà des cours de français, Guyancourt Accueil propose aux usagers de l ASL une découverte de la culture, des institutions dans la Ville et sa région proche. Cependant, les personnes ne peuvent pas toujours assumer le coût engendré par l utilisation des transports en commun. o Objectif : amélioration des conditions d accueil au sein de l action sociolinguistique et développement des activités de découverte. 2 actions : 1. Mise en place d une réflexion sur l accueil des mères et des enfants de moins de 3 ans Afin d améliorer les conditions de réalisation des ASL, de mettre en place un temps d adaptation des enfants à l accueil dans un lieu autre que leur foyer et par des tiers, de favoriser leur entrée en 6 ème. Afin de sensibiliser les mères au mode de fonctionnement des accueils en crèches, halte garderie et les préparer à l entrée de leur enfant à l école 2. Favoriser les sorties et visites des usagers de l ASL en facilitant leurs déplacements. : Permettre une ouverture des primo arrivants à la culture : spectacles culturels adaptés, films, visite de lieux culturels (château de Versailles etc ) par le financement des frais d entrée. En effet, les usagers de l ASL n ont pas toujours les possibilités financières d accéder à ce type de moyen de socialisation. Financement des déplacements des usagers de l ASL. Dans le cadre des ateliers, il est nécessaire d encourager les usagers à se déplacer dans la Ville et sa région. Guyancourt Accueil les incite donc à utiliser les transports en commun lors de leur sorties organisées dans le cadre de l ASL. Cependant, il est constaté que le paiement des déplacements est parfois une difficulté. Diagnostic Contrat Urbain de Cohésion Sociale Ville de Guyancourt Mis à jour le 05/05/
107 Service Politique de la Ville CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE DE LA VERRIERE PREFECTURE DES YVELINES 105
108 CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE DE LA VERRIERE SOMMAIRE PREMIERE PARTIE DEFINITION DU PROJET URBAIN DE COHESION SOCIALE PAGE 110 A Des constats préoccupants Page Une situation sociale difficile Page 110 a) Présentation générale Page 110 b) Axe thématique Habitat Page 114 c) Axe thématique Emploi Page 115 d) Axe thématique Réussite éducative Page 116 e) Axe thématique Prévention Page Un tissu urbain émietté et enclavé Page Des Pôles économiques peu adaptés aux besoins locaux Page 121 B De sérieux atouts Page Une volonté politique Page L intercommunalité Page Des réhabilitations et restructurations de qualité Page Des services de proximité en rapport avec les besoins des habitants Page La taille de la Ville et sa riche expérience du partenariat Page Un réseau de transports développé Page Un environnement de qualité Page 123 C Définition du projet urbain de cohésion sociale Page
109 DEUXIEME PARTIE LES AXES THEMATIQUES PRIORITAIRES PAGE 126 A- Habitat, Cadre de vie Page Une rénovation urbaine de qualité restant à finaliser Page 126 a) Secteur Ouest : Quartiers gare, Orly Parc et futur quartier des Bécannes Page 126 b) Secteur Est (quartiers du Bois de l Etang et du Village)Page La Gestion Urbaine de Proximité Page 128 a) au niveau local Page 128 b) la coordination interbailleurs Page 130 c) l abattement TFPB Page La déclinaison du Programme Local de l Habitat Page La Maîtrise du peuplement Page 134 B- Accès à l Emploi Page L accès à l insertion socioprofessionnelle des jeunes de moins de 26 ans Page L accès à l insertion socioprofessionnelle des plus de 26 ans Page Les dispositifs intercommunaux d aide à l insertion socioprofessionnelle Page 137 a) La Maison de l Emploi Page 137 b) Le Plan Local d Insertion par l Emploi Page 138 c) La Cellule de placement des jeunes Page 139 C- Réussite éducative Page Le Dispositif de la Réussite Educative Page Les dispositifs de l Education Nationale Page
110 a) Le socle commun de connaissances et de compétencespage 144 b) Le programme personnalisé de Réussite Educative Page 145 c) La relance de l Education prioritaire Page Les dispositifs d Accompagnement à la Scolarité Page 147 a) Le CLAS Page 147 b) Le dispositif Coup de pouce CLE Page La revalorisation des parcours scolaires Page Les activités extrascolaires contribuant à la réussite des enfants et des jeunes Page 150 D- Santé Page Les Ateliers Santé Ville Page La Lutte contre les conduites à risques Page La prise en charge des troubles de la santé mentale Page La Prévention SIDA et des IST Page L Hygiène et équilibre de vie Page 156 E- Citoyenneté et Prévention de la Délinquance Page Le renforcement des dispositifs de prévention Page 157 a) La responsabilité parentale Page 158 b) La prévention Page 159 c) La Médiation sociale Page Les actions à vocation socialisante Page 162 a) La prévention par le sport Page 162 b) L accès à la culture Page 163 c) La vie sociale des quartiers Page Les dispositifs d accès aux droits et à la citoyenneté Page 165 a) Plate forme de services publics Page
111 b) L intégration et la lutte contre les discriminations Page 166 c) La Démocratie locale et la participation des habitants Page 167 TROISIEME PARTIE MODALITES DE PILOTAGE, DE SUIVI ET D EVALUATION PAGE 169 A- Le Pilotage Page 169 B- Le Suivi Page 171 C- L Evaluation Page
112 PREMIERE PARTIE DEFINITION DU PROJET URBAIN DE COHESION SOCIALE A Des constats préoccupants La Verrière occupe une position doublement singulière dans l agglomération Saint-Quentinoise : - physiquement enclavée au milieu d infrastructures routières et ferroviaires qui n ont pas évolué depuis 30 ans et bloquent son développement ; - Elle bénéficie d une façon moindre du développement démographique et socio-économique, malgré la solidarité intercommunale 1- Une situation sociale difficile La situation des quartiers du Bois de l Etang et d Orly Parc ne peut être évaluée sans tenir compte des caractéristiques globales de la commune dans laquelle ils se trouvent. Or, la situation de La Verrière demeure fortement contrastée par rapport à la majorité des autres communes de l Agglomération de Saint Quentin en Yvelines en terme de mixité sociale, de développement économique, de facilités de déplacement et d attractivité de la Ville. Depuis des décennies La Verrière fait partie des 2 premières communes des Yvelines pour la faiblesse du revenu moyen par habitant. Les recettes propres de la Ville ne représentent que 25% de son budget, une proportion qui a très peu évolué ces dix dernières années. 80% de la population Verriéroise habite dans du logement social (A lui seul, le quartier du Bois de l Etang) rassemble près d un habitant sur deux de la Ville : habitants pour 663 ménages. a) Présentation générale A lui seul le quartier du Bois de l Etang rassemble près d un habitant sur deux de la Ville : habitants pour 663 ménages. 110
113 Si le recensement de 1999 montrait un vieillissement de la population du quartier du Bois de l Etang, celui-ci tend à se rajeunir à nouveau selon l enquête OPS de Le recensement de 1999 montrait une tendance à la baisse de la taille moyenne des ménages au Bois de l Etang tout en restant relativement élevée comparée à celle de la Communauté d Agglomération. La présence des familles nombreuses caractérise le quartier. Les enquêtes OPS montrent une évolution récente entre 2000 et 2003 de la part des grands ménages (familles de 3 enfants et plus : 29,4%). La monoparentalité est sensiblement en baisse au Bois de l Etang (14,8%) alors qu à Orly Parc elle a fortement augmenté avec près de 130 ménages. Au Bois de l Etang il s agit pour les ¾ de parents avec un seul enfant à charge et jamais plus de deux. A Orly Parc, par contre dans un cas sur deux les ménages monoparentaux comptent au minimum deux enfants. Les familles traditionnelles, couples avec enfants, sont proportionnellement plus nombreuses au Bois de l Etang (56,8%) La présence dans les ménages d enfants âgés de plus de 24 ans tend à fortement se développer dans les deux quartiers (1 famille sur 5 à Orly Parc et 1 famille sur 6 au Bois de l Etang). Les enquêtes OPS confirment et renforcent ces éléments : les personnes seules représentent une proportion non négligeable de l occupation mais en baisse au Bois de l Etang (12,8). A l inverse la famille traditionnelle couple avec enfants semble suivre une courbe ascendante au Bois de l Etang (56,8) tandis qu elle continue à reculer à Orly Parc (31.7%). Les familles de trois enfants ou plus (y compris monoparentales) sont à 29,4% au Bois de l Etang et 10,8% à Orly Parc. Les familles monoparentales représentent 14,8% des ménages au Bois de l Etang et 20,4% des ménages à Orly Parc. La typologie familiale du quartier Orly Parc est marquée par la présence de personnes isolées (31,3%) et de familles monoparentales. Pour ces dernières, un cas sur deux compte au minimum 2 enfants. Le Bois de l Etang apparaît clairement comme un quartier spécialisé dans l accueil des populations issues de l immigration : près d un résident sur 2 vit dans un ménage dont la personne de référence est étrangère. 111
114 Le taux de chefs de ménage étrangers s est accru à Orly Parc. Dans les deux quartiers, la taille moyenne de ces ménages est très supérieure à celle des ménages français. Les enquêtes OPS font apparaître pour Orly Parc que 11,3% des signataires de bail sont de nationalité étrangère dont 7,5% hors union européenne (4,4% d Afrique du nord et 2,6% d Afrique subsaharienne). Les personnes seules représentent une proportion non négligeable de l occupation, mais en baisse au Bois de l Etang. Dans les deux quartiers les ménages à faibles ressources sont nombreux. Selon les enquêtes OPS la proportion de ménages aux faibles ressources déjà élevée en 2000 s est considérablement accrue en 2003 creusant la distance sociale avec le bassin Saint quentinois. En 2003, 8 ménages sur 10 du Bois de l Etang sont éligibles à un logement très social, leurs revenus ne dépassant pas 60% des plafonds d attribution HLM. Selon, les statistiques données par la CAF pour l année 2004 le taux concernant les bas revenus est le double de celui des Yvelines. Au Bois de l Etang, la précarité des ressources frappe essentiellement les familles monoparentales. L indication de la précarité des ressources est fournie par les données relatives aux prestations sociales accordées aux ménages. Au Bois de l Etang, les ménages percevant au moins une allocation sociale minima sociaux ou revenus de substitution, RMI, API, AAH, minimum vieillesse - dépasse le seuil des 10%. De plus, selon l enquête OPS, la part des ménages percevant l APL est élevée et en croissance au Bois de l Etang 52 % dont 70% des allocataires CAF, 29% à Orly Parc dont 61% des allocataires CAF. Au Bois de l Etang, les ménages dont les ressources sont inférieures à 60% des plafonds d accès HLM représentent 77,9% de l ensemble de l échantillon soit une augmentation importante par rapport à la précédente enquête où ils étaient déjà 54,7%. Ces indicateurs risquent de subir de nouvelles dégradations dans les années à venir du fait de la profonde modification de la structure des contingents de réservation de logement. En effet depuis 2002 les contingents 112
115 liés à des secteurs d activité stable jusqu alors largement majoritaires sont devenus très minoritaires (40% contre 70%). Le nombre d allocataires du RMI montre une augmentation inquiétante en 2006 ; fin 2005, étaient recensés 87 RMIstes alors que fin septembre 2006 ils sont déjà 113 dont 39 sur Orly Parc et 74 sur le Bois de l Etang. Ce phénomène touche une population relativement jeune puisqu ils sont 38 de 25 à 29 ans, la plupart célibataires (pour 77 d entre eux), de nationalité française. Il s agit en majorité des hommes (67 pour 46 femmes). Sur la Ville 408 personnes sont bénéficiaires de la CMU, ce qui représente 7% de la population totale. D après les éléments du CCAS, la précarité touche également les personnes âgées de la Ville. Si les rubriques abonnements téléphoniques et allocations consommation d énergie ont connu une légère baisse quant à l année 2005, pour 2006 il est constaté une augmentation et une précarisation de ce public parfois isolé, vivant avec des ressources inférieures au SMIC et souvent avec des problèmes de santé lourds. Les remboursements des frais d abonnement téléphonique (attribuée aux personnes âgées de plus de 65 ans et non imposables sur le revenu) retenus comme indicateur de précarisation ont augmenté de 59 personnes en 2004, à 67 en 2006 réparties à 19% sur Orly Parc et 62% sur le Bois de l Etang. Autre indicateur de précarisation retenu, l allocation consommation d énergie (attribuée aux personnes non imposées sur le revenu, âgées d au moins 65 ans ; retraités entre 60 et 65 ans n ayant pas d activités rémunérées ; grands infirmes titulaires de la carte d invalidité) passe de 88 bénéficiaires en 2004 à 105 en 2006, répartis à 21% sur Orly Parc et 65% sur le Bois de l Etang. Les aides du CCAS en direction des familles, en particulier les aides alimentaires ont connu une augmentation. Le budget du CCAS a été augmenté afin de répondre aux urgences alimentaires et d hygiène. Les dossiers d aide sociale de la Ville ont triplé et le nombre de demande de recours à la force publique pour les dossiers d expulsion locative est toujours aussi élevé (90). Le nombre de colis alimentaires distribués est équivalent aux années précédentes mais concerne des familles plus conséquentes et non des personnes isolées. Le public touché est plus particulièrement le quartier du Bois de l Etang. Les aides financières aux familles n ont pas subi d augmentation particulière mais il est constaté de nouvelles catégories de personnes en difficulté qui jusqu alors pouvaient assumer leur budget. On constate et plus particulièrement cette année, la multiplicité de dossiers de surendettement. Le crédit à la consommation devient trop 113
116 accessible et le système revolving engendre des situations de fort endettement. Le public touché ne concerne pas les RMistes ou chômeurs, puisqu ils ne peuvent pas y prétendre, mais une catégorie sociale moyenne qui devient alors une large préoccupation car cette catégorie ne peut pas prétendre aux dispositifs mis en place pour enrayer la précarisation. Les crédits à la consommation sont aujourd hui plus particulièrement utiliser pour combler des découverts bancaires mais aussi des crédits dits alimentaires. Cette même catégorie de public rencontre des problèmes de santé. Ne pouvant prétendre à la CMU/CMC comme la majorité de RMIstes / chômeurs, et ne pouvant prendre à leur charge une mutuelle, la dégradation de la santé devient de plus en plus une problématique. Les dispositifs sociaux et fonds sociaux sont de plus en plus restrictifs. En conclusion, la situation sociale globale des habitants se dégrade et le CCAS essaie de maintenir l ensemble des prestations fournies à un niveau budgétaire équivalent mais ne pourra pas faire face seul si le partenariat ne se développe pas plus compte tenu de la situation de précarité de la population en augmentation et d une nouvelle catégorie de foyers touchés. Les actions collectives, d autant plus structurées et priorisées, doivent être un moyen d enrayer cette tendance dans le cadre d une intervention préventive. b) Axe thématique Habitat Le traitement des enquêtes OPS pointe qu en 2003 les logements vacants sont au nombre de 6 sur le Bois de l Etang, c est deux fois moins que lors de la précédente enquête. Cela induit une forte tension sur la demande locale de logement. Le nombre pour Orly Parc est de 15. Le renouvellement de population semble s accélérer mais l ancienneté de résidence semble plus importante au Bois de l Etang. Près d un ménage sur deux résidant au Bois de l Etang en 1999 était dans le même logement lors du recensement de On peut alors penser à une captivité plus grande d une partie des ménages au Bois de l Etang. Mais par ailleurs, les taux de mobilité ou d emménagement semblent connaître une réelle accélération notamment au Bois de l Etang où 19% des ménages ont emménagé entre 1998 et 1999 soit une soixantaine d entrées par an pour une trentaine au cours des 7 années précédentes. A Orly Parc la mobilité récente est plus faible 17% en une soixantaine contre près de 50 entre 1990 et
117 Les emménagés récents (depuis le 1 er janvier 2000) sur le Bois de l Etang représentent 20,9% depuis la dernière enquête OPS. 79.5% ont des revenus inférieurs à 60% du plafond d accès HLM et 3,2% ont des revenus supérieurs aux plafonds ; 5,9% perçoivent les minima sociaux. Les personnes ayant un emploi stable parmi les emménagés récents représentent 46% des actifs, les précaires 36,5% et les chômeurs 17,4%. Les emménagés récents n infléchissent donc pas les déséquilibres existants sans toutefois les alourdir. L appauvrissement important du quartier ne résulte pas d un glissement du peuplement mais d abord d un appauvrissement de la population déjà en place. A Orly Parc, les emménagés récents sont 20,5%. 52,7% d entre eux ont des revenus inférieurs à 60% des plafonds d accès HLM soit 5% de plus que dans l ensemble des ménages. 6.3% ont des revenus supérieurs aux plafonds. Le nombre d emménagés récents titulaires de minima sociaux est marginal (5 en 3 ans sur 100 emménagements). Les emménagés de moins de 3 ans sont 26,7%, ceux depuis moins de 10 ans sont 57,3%. Seuls 19,3% sont dans leur logement depuis au moins 20 ans et 2,09% sont locataires de lors logement depuis la construction. c) Axe thématique Emploi La précarisation s accentue au Bois de l Etang, notamment par un nombre important de personnes au chômage et/ou bénéficiant des minimas sociaux. Le chômage demeure bien une préoccupation majeure dans les deux quartiers notoirement au Bois de l Etang. Sont constatés les très fortes progressions du chômage masculin, du chômage frappant la population étrangère, ainsi que celui des jeunes (32%). Ainsi, les taux d activité des ans stagne. Il est de 40%. Outre le chômage, la précarisation des ménages est liée à deux autres phénomènes non négligeables : l importante progression des emplois précaires (CDD, stages, apprentissages, intérim, emplois aidés) et au travail à temps partiel. L analyse de la répartition par catégories socioprofessionnelles des résidents actifs des deux quartiers fait apparaître les évolutions suivantes : - La part d ouvriers non qualifiés de la part des ouvriers qualifiés - Sur Orly Parc les employés ont toujours été nombreux. - Les ouvriers et les employés forment un ensemble largement sur-dominant sur le Bois de l Etang. Le taux de scolarisation des ans est au deçà de la moyenne. Au Bois de l Etang, la population de plus de 15 ans (non scolarisés) de niveau V bis et VI (sans diplôme ou avec le CEP) regroupe plus d une personne sur deux (54,5% au recensement 1999), celle de niveau V (CAP, BEP, BEPC) regroupe près d 1 personne sur 3 (31,9% au recensement 1999). 115
118 Ces deux niveaux bas regroupés représentent 82% de la population résidente au Bois de l Etang et 63% à Orly Parc. En 2002, les statistiques de l ANPE sur les chômeurs de catégorie 1 signalent que 73% des chômeurs du Bois de l Etang et 67% de ceux d Orly Parc sont des bas niveaux de qualification. Ces chiffres tendent à baisser pour le Bois de l Etang à 68% en 2004 mais constituent quand des proportions importantes ; Pour Orly Parc, ces données connaissent une hausse inquiétante (76% en 2004). Pour les jeunes de 15 à 24 ans une tendance montre un mouvement de prolongation des études et un accroissement des niveaux de qualification mais aussi une précarité sociale toujours plus importante au Bois de l Etang. Le manque de réserves foncières exploitables à court terme, ainsi que le manque de locaux disponibles en pied d immeubles, ne permet pas à la Ville d être force de proposition en matière de développement économique. Cela ne permet donc pas de proposer des réponses locales à la lutte contre le chômage grâce à l implantation d activité à moindre valeur ajoutée et/ou la création d activité dans le cadre de filières porteuses (aide à la personne, par exemple). De plus, l ancien site d Alcatel, géré par un promoteur privé, n est malheureusement pas exploité à des fins d implantation d entreprises. d) Axe thématique Réussite éducative Il est intéressant de montrer que le domaine éducatif interagit avec le contexte du quartier. Le projet d Ecole du Bois de l Etang 2005/2008 pointe le fait que le groupe scolaire accueille une forte population issue de l immigration d Afrique du nord et subsaharienne (près de 85% de l effectif) quasiment tous logés dans la résidence du Bois de l Etang. Aux difficultés culturelles, se greffent depuis plusieurs années des difficultés d ordre économique et social. Les phénomènes de violence, de marginalité, d exclusion pénètrent régulièrement l enceinte de l école. De nombreux problèmes d adaptation et de langage se posent au niveau des familles aussi bien pour les enfants que pour les parents qui souvent ne savent pas lire. Le milieu familial est dans l impossibilité de remplir son rôle d égalisateur des chances de réussite scolaire puis sociale des enfants et d intervenir au niveau du langage et du français écrit. La culture écrite est quasi inexistante dans la famille. L habitat exigu par rapport au nombre d occupants n est pas un lieu adapté à la lecture et à tout travail intellectuel. La situation d ensemble entraîne un constat d échec au niveau scolaire et un rythme d acquisition de la langue française (orale et écrite) difficile. 116
119 Tous ces facteurs génèrent chez les enfants en plus des difficultés scolaires un rythme de vie décousu, une fatigue importante et un manque d hygiène de vie. Le nombre de signalements et de suivis par le RASED est de 44 pour 154 élèves et se concentre sur le cycle élèves bénéficient par ailleurs d un suivi extérieur connu des équipes éducatives. Les taux de retard de scolarité rapporté à l effectif global sont importants : 12% au CP, 22% au CE1, 34% au CE2, 21% au CM1, 36% au CM2. Les évaluations de CE2 et de 6 ème mettent en évidence les difficultés importantes et persistantes de certains élèves : Eval. CM2 2002/ / / / /07 Français Math Eval. 6ème 2002/ / / / /07 Français Non rens. Non rens Math Non rens. Non rens D après le projet d Ecole du Parc 2005/2008, le recensement des cultures d origine de l Ecole du Parc fait apparaître 10 nationalités et près de 18% des élèves de cultures étrangères. Si l intégration sociale semble réussie, leur intégration scolaire s accompagne presque toujours de troubles et de difficultés liés essentiellement à la langue. Pour nombre de ces élèves le français n est pas la langue d usage au sein de la famille ce qui rend d autant plus difficile et complexe à l école l entrée dans les apprentissages de la lecture et du code. Par ailleurs parmi les 82% d élèves de culture française, bon nombre d entre eux est issu de culture étrangère de 2de génération. Le taux de retard de scolarité rapporté à l effectif total de l école est en augmentation régulière depuis Il connaît une légère diminution pour atteindre en 2004/2005, 7.4% de l effectif. Les suivis spécialisés sont au nombre de 28 pour 147 élèves : 50% des signalements font l objet d un suivi ré éducatif ou pédagogique par l équipe du Réseau d Aides. Pour les autres 50%, après évaluation, l enfant est soit orienté vers des structures extérieures (CMP, Orthophonie) soit fait l objet d un suivi par la psychologue scolaire et ne donne pas suite à un suivi spécialisé. 117
120 Le nombre de signalements et de suivis par niveau se concentre sur le cycle 2 (CP et CE1), reflet du travail engagé par l équipe du RASED en matière de prévention et vient en complément du dispositif d aide et de détection des difficultés amorcé dès l entrée dans le cycle 2 (fin moyenne section, début grande section maternelle). Pour les élèves de cycle 3, certaines demandes d aides et de suivi sont traitées par des services extérieurs à l école. Pour ces élèves les troubles sont en général plus lourds et nécessitent leur prise en charge par des thérapeutes du CMP de La Verrière. L évaluation 6 ème confirme les écarts dans le champ de l éducation scientifique et mathématiques et principalement la résolution de problèmes reste un domaine où les élèves échouent massivement. Eval. CM2 2002/ / / / /07 Français Math Eval. 6ème 2002/ / / / /07 Français Non rens. Non rens Math Non rens. Non rens L Ecole Régionale Premier Degré (E.R.P.D.) a un statut spécifique. Gérée par la Région, elle accueille un internat mais scolarise également les enfants de la Cité Orly Parc 2 en école maternelle (67 élèves) et primaire (109 élèves). En primaire 21 élèves ont un an de retard majoritairement en CM1 et CM2, soit 45% de enfants scolarisés dans ce cycle, mais dont 13 sont des internes. Les prises en charge par le RASED concernent 27 enfants. Les raisons énoncées pour les admissions des internes sont en premier lieux les problèmes familiaux. Eval. CM2 2002/ / / / /07 Français Math
121 Eval. 6ème 2002/ / / / /07 Français Non rens. Non rens Math Non rens. Non rens Une étude du Cabinet MENSIA commandée par le GPV en confirme la fragilité scolaire des élèves de La Verrière : - Pour l évaluation en CE2 : la moyenne des écarts entre 1999 et 2003 est 1,8 point inférieur à la moyenne nationale de l Education prioritaire, et de 9 points inférieurs à la moyenne de l enseignement public - Les résultats en 6 ème sont supérieurs à la moyenne des ZEP de France mais deviennent inférieurs lorsque l on ne considère que les enfants de La Verrière : -1,3 points en 2000 (et 4.4 points à la moyenne de l enseignement public) ; -11,7 points en Les résultats au Brevet sont de 4 points inférieurs à la moyenne nationale entre 1999 et Les taux d accès de la 6 ème à la 3 ème sont nettement inférieurs à la moyenne de l éducation prioritaire (-9 points) - Pour l accès de la 3 ème à la 2de générale, technologique ou professionnelle, les écarts sont de 4,7 points inférieurs à la moyenne de l Education prioritaire e) Axe thématique Prévention Si l état annuel de la délinquance nous permet de constater une baisse en 2004 de 12,6%, avec toutefois une constatation de faits concernant les «coups et blessures volontaires criminels ou correctionnels» inquiétants et en particulier sur le Bois de l Etang (13 faits sur 20 recensés), l année 2005 connaît une hausse de 6,67% constituée essentiellement par les délits de voie publique (+20%). En ce domaine si les dégradations ont connu une baisse sensible (69 faits contre 72 en 2004) par contre les vols avec violence (vols à l arraché, de téléphone portable ou de sacs à mains), les cambriolages (35 contre 20 en 2004), les vols à la roulotte, vols d objets dans les véhicules (90 pour 76 en 2004) ont connu une forte progression. Cette tendance se retrouve mais à moindre degré sur le Bois de l Etang. La délinquance générale est restée stable par contre la délinquance de voie publique y a connu une hausse de 21% (57 faits pour 47 faits en 2004) essentiellement constituée par la hausse des vols à la roulotte et vols de véhicule. Les actes d incivilités en particulier le manque de respect des parties communes (halls, ascenseurs, cages d escalier) accentuent ce constat. La présence de la gare à proximité du quartier Orly Parc est un fait à prendre en compte ans l évolution des chiffres de la délinquance mais aussi, sans que celui-ci puisse être réellement qualifié, dans l évolution du sentiment d insécurité. Cette tendance à la hausse de la délinquance semble se confirmer pour l année
122 2- Un tissu urbain émietté et enclavé La Ville de La Verrière a une superficie de 210 hectares, la plus petite du département. Les hôpitaux de la Mutuelle Générale de l Education Nationale avec leurs dépendances foncières occupent le tiers de cette superficie. La Ville présente un tissu urbain complexe, difficile à faire évoluer. Cette situation est liée à un développement passé dont la cohérence d ensemble n a pas été maîtrisée. La Ville d aujourd hui est donc une juxtaposition de quartiers organisés chacun selon ses critères et besoins particuliers liés à l époque de leur construction. Cette organisation urbaine induit un manque d espace fédérateur et marquant et ne favorise pas une circulation et des échanges harmonieux entre les différents quartiers. Située à l extrémité sud du territoire intercommunal de l Agglomération, la Commune de La Verrière bénéficie d un réseau de desserte très important mais qui marque son entrée de ville par l image d un paysage de grandes infrastructures créant une coupure forte par rapport au Nord de l Agglomération. Les deux pôles d échanges principaux sont : - la voie ferrée SNCF Paris Rambouillet - la RN10, axe majeur Est-Ouest de desserte de l Agglomération L entrée ouest de la Ville à partir de la RN10 est très fortement marquée par la présence de la gare, avec son accompagnement de grands parkings de surface et un franchissement de la ligne SNCF qui ne se réalise qu à gabarit réduit et débouche sur un centre commercial introverti. Les emprises réservées au centre hospitalier du Château coupent du reste de la Ville ce quartier qui en constitue pourtant historiquement le secteur d urbanité et d entrée principale. Située à l entrée Est, le quartier du Bois de l Etang est enclavé par les infrastructures routières et ferroviaires qui cadrent le quartier, le coupent de son environnement et l isolent. Le paysage de l entrée de ville à partir de la RN10 est fortement structuré par des ouvrages techniques qui s enchevêtrent sans créer des relations valorisantes avec son environnement. Ainsi dans une Ville déjà territorialement très contrainte, le projet du gouvernement de retenir le tracé 2c pour le passage de l autoroute impliquerait un énorme chantier de plusieurs années au milieu d un quartier et près des maisons. Il imposerait des destructions d habitations et d équipements sportifs, viendrait buter sur l étang protégé des 120
123 Noés, détruirait un aqueduc du 17ème siècle, jouxterait l établissement hospitalier de la MGEN. Ce projet irait donc à l encontre de la démarche de reconquête urbaine et sociale initiée par la Ville et ses partenaires depuis deux décennies dans le cadre de la Politique de la Ville. 3- Des Pôles économiques peu adaptés aux besoins locaux Les deux centres commerciaux de proximité n offrent pas la diversité suffisante pour permettre un véritable complément de proximité aux grands pôles de la périphérie. Quelques activités sont véritablement liées à la population locale, il s agit notamment des établissements de la MGEN et de l entreprise BTP Eurovia. B De sérieux atouts 1- Une volonté politique Depuis 1983, la Ville s est impliquée dans les dispositifs Banlieue 89, Développement Social de Quartier, Développement Social Urbain, Contrats de Ville, Grand Projet de Ville. Les différentes évaluations font état d un bilan conséquent. Il porte sur les réhabilitations, l équipement de la Ville, le travail social, la prévention, le sport, la culture, la participation des habitants. 2- L intercommunalité La présence de la Ville au sein de la Communauté d Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines est un atout majeur tant il paraît évident que bon nombre de problématiques ne peuvent trouver une réponse efficace que dans le cadre d un volet intercommunal par exemple en matière de logement, de santé, d emploi et de développement culturel. 3 Des réhabilitations et restructurations de qualité Il convient d apprécier la qualité d ensemble des projets d aménagement qui se sont efforcés d associer systématiquement en amont les habitants. Cette démarche a permis de développer des modes positifs d appropriation de l espace public par ceux-ci. La période précédente de contractualisation a permis la fin de la réhabilitation du quartier Orly Parc et de ses abords, la fin de la reprise des espaces extérieurs du Bois de l Etang permettant de préparer les travaux du mail, la construction d une nouvelle résidence sociale de 200 chambres en lieu et place du Foyer Sonacotra qui fait l objet de démolition par tranche favorisant le travail sur le peuplement. 121
124 4 Des services de proximité en rapport avec les besoins des habitants La Ville s est progressivement dotée d équipements publics de proximité et de centralité, (Maisons de Quartier, Centre de Loisirs, Equipements culturels, Equipements sportifs), permettant la qualité de service rendue aux habitants. Véritables lieux d expérimentation et d innovation pour les projets inscrits dans le cadre de la Politique de la Ville, ils sont les supports de la dynamique de développement social et urbain en direction des quartiers prioritaires de la Politique de la Ville. En effet, ces équipements municipaux ont très vite joué un rôle structurant de la vie locale. Implantés sur les quartiers, ou plus centraux mais ayant un rayonnement sur les Zones Urbaines Sensibles, ils sont des éléments indispensables à la sauvegarde du lien avec la population. Par la présence au quotidien des personnels municipaux ou associatifs et des partenaires, ils contribuent à la dynamisation de la vie sociale des quartiers et ont su consolider leur place auprès des habitants. Ils jouent un rôle essentiel de veille sociale permettant de faire remonter les difficultés et de saisir le climat général des quartiers, et ainsi de rechercher des solutions adaptées. L accès des populations des quartiers en Zones Urbaines Sensibles à des loisirs de qualité est essentiel pour maintenir le lien social et leur permettre de sortir de l isolement et de trouver un équilibre personnel. Cela passe par l adaptation des équipements existants à l évolution des pratiques mais également par la conception de lieux de rencontres, supports d activités des structures de proximité, en complémentarité de la fin de la reprise des espaces extérieurs. Cela permet également d accéder à une mixité sociale dans les activités proposées, de travailler au décloisonnement des quartiers et des mentalités, en mettant en valeur les potentiels et initiatives des habitants. 5 - La taille de la Ville et sa riche expérience du partenariat La taille relativement petite de La Verrière (210 ha) et celle de chacun de ses quartiers facilitent l approche des problématiques, la rapidité de l intervention publique, la relation des différents acteurs avec les habitants, le travail de proximité. L implantation de services publics adaptés au plus près des quartiers concernés permet un meilleur accès à certaines prestations et a contribué à ancrer fortement la Ville dans une démarche partenariale de caractère stratégique. Cette démarche partenariale bénéficie maintenant d une longue expérience, reconnue et appréciée par l ensemble des partenaires et collectivités associées. Ce partenariat se traduit par un certain nombre de contractualisations et de conventionnements, avec la priorité donnée aux dispositifs de droit commun : 122
125 - renouvellement du conventionnement de la Maison de quartier du Bois de l Etang en Centre social par la CAF à partir de 2006 pour une durée de 2 ans à partir d un contrat de projet - Contrat départemental social de Ville signé avec le Conseil général qui cadre son intervention au titre du Grand projet de Ville Mais également la présence de la Ville dans toutes les instances intercommunales et sa participation active de manière à asseoir la démarche Politique de la Ville, et de défendre les spécificités de la Ville de La Verrière dans les différents dispositifs, mis en place à l échelle intercommunale (Plan Local d Insertion par l Emploi, Plan de Lutte contre les discriminations, Programme Local de l Habitat, Maison de l Emploi, Maison de la Justice et du Droit, Institut de Promotion de la Santé). 6 - Un réseau de transports développé La Ville bénéficie de la proximité d axes importants : - Les lignes SNCF Paris Montparnasse et Paris- La Défense - La proximité de la ligne C du RER Par Ailleurs, un réseau d autobus dense relie les différents pôles stratégiques de Saint-quentin-en-Yvelines et des villes voisines. 7 - Un environnement de qualité La Verrière bénéficie d un environnement de qualité, à proximité du Parc de la Vallée de Chevreuse. Elle dispose sur son territoire d une présence importante d espaces verts avec notamment le Parc du château et les abords de l Etang des Noës. Ces aspects environnementaux contribuent à donner aux habitants et aux passants le sentiment d une certaine qualité de vie qui peut être un atout mobilisateur d énergies transformatrices et qu il convient de ne pas laisser contrarier par la persistance de dysfonctionnements urbains et de facteurs de dégradation sociale. Une réserve foncière stratégique en terme de développement pour une offre de logement permettant des parcours résidentiels et accueillir de nouvelles activités. 123
126 C Définition du projet urbain de cohésion sociale La situation de La Verrière demeure fortement contrastée par rapport à l Agglomération Saint-Quentinoise en terme de mixité sociale, de développement économique, de facilités de déplacement, de qualité de vie et d attractivité de la Ville. Depuis son entrée dans la Politique de la Ville, les dispositifs et mesures mis en place pour lutter contre la dégradation des conditions de vie des Verrièrois ont permis d apporter des réponses à un ensemble de préoccupations urgentes (réhabilitation des quartiers et de leurs espaces de liaison, création et réhabilitation d équipements, proposition de services de proximité). Cependant, les indicateurs restent inquiétants, malgré les atouts réels du territoire, incitant celle-ci à renforcer les efforts en direction des quartiers. Pour inverser cette situation, il est nécessaire d y concentrer les efforts et d y traiter simultanément l ensemble des difficultés. L accent doit être mis sur la recherche de l équilibre social, la mobilisation des acteurs intervenant dans le champ social, éducatif, culturel, de la santé, le développement et l accès à l emploi, l amélioration de la qualité urbaine et de la mobilité des personnes, la lutte contre l insécurité, la mobilisation des moyens pour l égalité de chances et la lutte contre les discriminations. Ainsi les enjeux prioritaires du Contrat Urbain de Cohésion Sociale de La Verrière sont : - Renforcer l attractivité des quartiers existants, désenclaver la Ville, rompre les discontinuités de parcours résidentiels en favorisant la réalisation de nouvelles opérations de développement équilibré. Ce volet vise à répondre aux attentes des habitants et à contrecarrer le processus de spécialisation sociale et spatiale noté en particulier dans le diagnostic PLHI. - Coordonner, renforcer et optimiser les moyens concourant à l égalité des chances et la lutte contre les discriminations en faisant converger les principes de développement et l insertion des publics en situation de précarité. Ce volet vise à prévenir les processus d exclusion des populations précarisées et à permettre la mise en œuvre de parcours d insertion globaux. Le Contrat Urbain de Cohésion Sociale rassemble dans un projet global l ensemble des engagements de l Etat à partir des missions de l Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l Egalité des Chances et des politiques sectorielles de droit commun. Il articule les engagements des collectivités et partenaires du territoire : Département (à partir du Contrat Départemental Social de Ville, du Plan Local d Insertion, du Plan départemental de Prévention), Région (à partir d engagements restants à définir conjointement), Caisse d Allocations Familiales (à partir des prestations de 124
127 services et divers conventionnements des structures), Fonds Social Européen, bailleurs sociaux permettant ainsi la définition : - d une stratégie générale de remise à niveau des quartiers du Bois de l Etang et d Orly Parc dans l Agglomération et dans le département - de priorités opérationnelles articulant la valorisation de la vie sociale et la valorisation des espaces urbains en adoptant une organisation qui privilégie la place donnée à l expression des habitants et l évaluation Il s articule avec la compétence Politique de la Ville de l Agglomération dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale Intercommunal de Saint-Quentin-en-Yvelines et recherche constamment sa déclinaison à partir des champs qui sont de sa compétence et leur optimisation sur le territoire Verrièrois. L Etat, la commune et les partenaires, financeurs ou opérateurs, s engagent à mettre en œuvre le Contrat Urbain de Cohésion Sociale sur la période , reconductible après évaluation, dans le cadre de cette stratégie, des axes thématiques déclinés en objectifs et plan d actions, ainsi que leur évaluation, des financements et l organisation à partir de la hiérarchisation des projets. Ils s engagent à intégrer au contrat les nouveaux dispositifs proposés en cours de contrat concernant les différents axes et à mobiliser en priorité les crédits de droit commun indispensables à sa réussite. 125
128 DEUXIEME PARTIE LES AXES THEMATIQUES PRIORITAIRES A- Habitat, Cadre de vie 1- Une rénovation urbaine de qualité restant à finaliser L inscription de la Ville dans les différents dispositifs de la Politique de la Ville a permis de mettre en place une démarche de réhabilitation, menée de manière concertée avec les partenaires (Etat, collectivités, bailleurs) ainsi que les habitants. Ainsi ont pu être réalisées des opérations dont la qualité est reconnue par tous : - réhabilitation des espaces extérieurs du Bois de l Etang et d Orly Parc - réhabilitation du patrimoine bâti, extérieurs et parties communes, des deux cités ainsi que la mise aux normes des logements - création de nouvelles structures et réhabilitation des bâtiments plus anciens permettant leur adaptation aux nouveaux projets Afin de poursuivre cet effort et de travailler à la restructuration globale du quartier, un projet a été déposé à l Agence Nationale de Rénovation Urbaine (A.N.R.U.) permettant de compléter et terminer la rénovation urbaine des quartiers à partir du découpage de la Ville en deux secteurs. a) Secteur Ouest : Quartiers gare, Orly Parc et futur quartier des Bécannes Le succès de la rénovation urbaine de La Verrière, de son rééquilibrage social ainsi que du développement de l activité et de l emploi passe par une accessibilité à cette ville qui fait défaut aujourd hui. Le traitement de l entrée de ville ouest revêt une importance et une urgence particulière car c est cette entrée qui permet de desservir toutes les zones de développement. Pour y parvenir il est nécessaire de : - Créer une entrée de ville qui implique de multiples aménagements coordonnés - Reconquérir les friches devant la gare - Permettre un accès au nouveau quartier des Bécannes, quartier permettant à terme le développement démographique et économique de la Ville - Redynamiser le développement économique par la création du nouveau secteur d activité au droit de la gare 126
129 Par ailleurs, dans le cadre des projets permettant de dynamiser la vie sociale du quartier, un jardin collectif a été créé avec un groupe d habitants. Ce projet connaissant un succès grandissant, la Ville propose son extension afin de répondre à la demande des habitants. b) Secteur Est (quartiers du Bois de l Etang et du Village) La rénovation du quartier du Bois de l Etang s appuie sur plusieurs interventions : - l ouverture du mail : Il s agit de qualifier et d affiner la vocation du mail irriguant le quartier par sa transformation de simple mail piéton (envahi de véhicules) en voie mixte circulée à sens unique. - la rénovation des équipements scolaires : La fin de la réhabilitation du groupe scolaire du Bois de l Etang (réfection des peintures intérieures, ravalement et reprise des parkings enseignants) et les travaux d urgence sur le Centre de Loisirs des Noës contribuent aux bonnes conditions d accueil des enfants en temps scolaires, péri- et extrascolaires et sont une des bases pour crédibiliser le programme de réussite éducative dans laquelle la Ville s est engagée ; dans une deuxième phase, une réorganisation de l offre des équipements publics permettra notamment de libérer du foncier pour un programme de diversification à terme de l habitat en faveur des habitants du Bois de l Etang. - la finition de la requalification de la résidence du Bois de l Etang : Un traitement correctif (façades et pieds d immeubles) est nécessaire pour réduire les effets du temps et du climat et de faire perdurer la qualité de la rénovation lourde des années L intervention publique porte également les espaces extérieurs qui appartiennent à la Ville. Au sein de la résidence, les espaces verts paysagés seront retraités et les circulations piétonnes sont confortées et qualifiées. - la fin de l opération de reconstruction-démolition du foyer SONACOTRA. La nouvelle résidence sociale ne compte plus que 200 logements autonomes (d environ 15m²). La démolition partielle de l aile R+7, démolie en 2003, a permis de libérer le terrain nécessaire à la construction de la nouvelle résidence, tout en assurant l hébergement des résidents (opération tiroir). La deuxième tranche de démolition (les ailes R+5,R+9 et le reste de R+7) est incluse dans le dossier ANRU. - Le nouveau projet d aménagement en lisière du quartier : Une diversification de l offre de logements sur place est possible à moyen terme grâce à un programme de construction de l ordre de 100 à 150 logements constitué principalement de maisons de Ville ou maisons individuelles en locatif libre et en accession à la propriété pour apporter une mixité urbaine et une diversification de l offre d habitat. Cette extension suppose au préalable un remembrement foncier délicat avec un déplacement d équipements. La rénovation urbaine sur le quartier du Village est pensée à partir de la reprise de deux structures ayant une caractéristique de centralité permettant de faire le lien avec l ensemble de la Ville : 127
130 Le parc Sportif «Philippe Cousteau» A partir de cet équipement, des activités sportives de qualité sont proposées, que cela soit en direction des enfants dans le cadre scolaire ou en matière d activités de temps libres. Sa conception permet un cadre de travail privilégié mais qui nécessite une adaptation à l évolution des pratiques sportives notamment due à l engouement pour certaines activités. Les travaux proposés sont la réhabilitation du bâti, la réaménagement des circulations intérieures, la pose d une pelouse synthétique, la création de tribunes et de parkings. L équipement culturel «le Scarabée» Cet équipement qui abrite une salle de spectacle ainsi que les locaux de l association culturelle, permet la mise en œuvre d activités de développement visant les publics éloignés de l offre culturelle. Des projets sont construits en partenariat avec les structures de proximité (Maisons de Quartier, Centres de loisirs pour enfants et adolescents) favorisant l émergence d initiatives individuelles et collectives, et une approche différente des structures de création et de diffusion concourant ainsi à une participation accrue des habitants en tant qu acteurs de la vie culturelle. Cet équipement doit faire l objet d une restructuration interne afin de permettre un meilleur accueil du public, une meilleure organisation administrative et circulation intérieure. 2- La Gestion Urbaine de Proximité a) au niveau local Il s agit de définir une démarche commune de partenariat favorisant la communication et la mise en place d actions communes imaginées avec et pour les habitants à partir de deux axes : - D améliorer le fonctionnement social et urbain des quartiers en favorisant le partenariat et l action de proximité et en menant une politique d intervention concertée au niveau de l investissement - De renforcer l ensemble des valeurs publiques liées à l éducation, à la sécurité, aux relations sociales, à la santé et à l emploi et plusieurs orientations : - Développer le partenariat Commune / bailleurs - Prendre en considération et impliquer les habitants - Développer et maintenir des prestations de qualité 128
131 Une convention de Gestion Urbaine de proximité a été signée avec DOMAXIS et un travail opérationnel s est mis en place depuis plusieurs années. Elle a permis l élaboration d un plan d actions : Maintenir et renforcer la vie sociale et les services aux habitants - faciliter la communication - mettre en place des actions sanitaires et sociales - améliorer la desserte et la qualité des transports en commun du quartier Veiller à réaliser une politique d entretien et de réparation régulière du patrimoine - engager les travaux majeurs de maintenance et d évolution des équipements - offrir un habitat et un environnement de qualité par l entretien régulier - sensibiliser au respect des installations et de l environnement - Réaménager les circulations et le stationnement - Entretenir les réseaux et les voiries Améliorer la sécurité en renforçant la prévention - renforcer la présence humaine dans le quartier - faire diminuer les actes délictueux et les incivilités - sécuriser le mail et les espaces extérieurs Une démarche similaire avec l OPIEVOY, déjà préfigurée à travers quelques actions, sera structurée. Pour faire face à l augmentation des faits délinquants, en particulier sur le quartier d Orly Parc, en lien avec la proximité de la gare et les déambulations de groupes de jeunes dont les comportements génèrent de l insécurité et/ou un sentiment d insécurité dans la population, des solutions seront recherchées en matière de sécurité passive (sécurisation d espaces privatifs, amélioration de l éclairage, recherche de résidentialisation) dans le cadre de la démarche de gestion urbaine de proximité. Objectifs : - S inscrire dans la continuité de la démarche avec DOMAXIS en déclinant le plan d action de la convention, le réajustant à partir d un travail régulier de suivi et d évaluation - Formaliser une démarche avec l OPIEVOY permettant la mise en place de la Gestion Urbaine de Proximité sur le quartier d Orly Parc 129
132 b) la coordination interbailleurs Les bailleurs des deux villes en GPV ont souhaité s organiser et se coordonner afin de pouvoir contribuer à la définition des orientations. Un coordinateur inter bailleurs a été mis à disposition pour définir la contribution des bailleurs. Une convention d une durée de 5 ans permettant la mise à disposition d un chef de projet a été signée en 2006 à partir des objectifs suivants : - définir le dispositif de coopération inter organismes sur Trappes La Verrière - préciser les principales orientations et le contenu du projet de l inter organismes - arrêter le budget - rappeler l organisation générale du dispositif, les modalités financières, les missions et les modes de fonctionnement du chef de projet en charge de la mise en œuvre opérationnelle du projet inter organismes - arrêter les principes et modalités des engagements - préciser les modalités d évaluation du dispositif L objectif visé par les bailleurs à travers ce dispositif est de répondre d une manière plus efficace et plus lisible aux demandes des élus et des habitants, par des interventions mieux coordonnées à partir de plusieurs thématiques : - La mise en œuvre du projet urbain : coordonner les maîtrise d ouvrage sur différents thèmes (gestion des déchets, stationnement, sécurisation passive) mais également les questions de financement des opérations - Les politiques de peuplement : favoriser la mise en œuvre des dispositifs de peuplement et de gestion des attributions coordonnée - La gestion urbaine de proximité : Elaborer avec les partenaires et mettre en œuvre les conventions - La tranquillité publique : assurer la pérennisation de la démarche sécurité (guide sécurité, élaboration d une convention de gestion des épaves, réactualisation d une convention police bailleurs) Objectifs : - Assurer le suivi de la mise en œuvre des projets des bailleurs - Développer l attractivité des quartiers d habitat social - Coordonner les actions, mobiliser le personnel de proximité - Favoriser le lien social 130
133 c) L abattement TFPB L abattement de 30% de la TFPB est soumis à la signature d une convention avec l Etat prévoyant l engagement dans des actions relatives à l amélioration de la Gestion Urbaine de proximité. Ce dégagement de disponibilités financières directes doit favoriser le démarrage ou le renforcement d actions concrètes au bénéfice des habitants en particulier l amélioration de l entretien et de la sécurisation du bâti passant notamment par une meilleure présence humaine. Les actions éligibles sont : Les actions d accompagnement de la sécurisation du bâti qui permettent de lutter contre le sentiment d insécurité : - l augmentation de la présence humaine en mettant l accent sur le rôle particulier demandé aux nouvelles équipes, leur formation initiale e leur management - la mise en œuvre d actions de sensibilisation/formation des gardiens pour assurer les fonctions d accueil, d écoute des habitants et d interface avec l organisme - les actions visant à territorialiser la présence de l organisme (antennes de gestion, coordination des équipes pour assurer une présence plus importante Les actions en matière de Gestion Urbaine de Proximité visant l amélioration de l entretien : - L environnement du logement, la qualité de la propreté et de la maintenance des espaces de proximité (maintenance, entretien, nettoyage des espaces collectifs, des annexes, des stationnements, des voiries résidentielles, des espaces verts, organisation du recueil des déchets ou du tri sélectif au sein des résidences) - Actions destinées à développer un entretien cohérent des espaces collectifs (interbailleurs, bailleur-ville) - Programme visant à coordonner l action de différents organismes d HLM sur un même site notamment dans les domaines de la présence, de la maintenance ou de l entretien Les actions visant à développer des démarches participatives et à récréer du lien social - Actions relatives à l accompagnement social (prévention, suivi des difficultés des locataires, gestion sociale, initiatives des habitants) ou le renforcement des services au public (renforcement de la présence des personnels de proximité, accompagnement de l implantation ou du renforcement de commerces, de services ou d activités économiques, pôles de services publics) - Remise à disposition des locaux communs résidentiels à destination des habitants avec organisation d un planning d utilisation des salles géré par l organisme - Organisation de la participation des habitants aux réflexions relatives à la gestion des espaces collectifs privés (entretien des espaces, plantations, organisation de réunions conviviales) 131
134 Les actions en investissement : - Toute action visant à l amélioration du cadre de vie des habitants accompagnée de mesures en termes d organisation en interne ou avec d autres acteurs concernés Les actions engagées doivent répondre aux attentes des habitants. La mesure de la satisfaction des habitants doit être effectuée de façon régulière. A cet effet, il est notamment prévu la mise en place d un plan de concertation locative pour chaque bailleur suivi par l installation de conseils de concertation locative consulté pour les différents aspects de la gestion d un ensemble immobilier. Le dispositif est prolongé d une année supplémentaire dans sa configuration initiale ( ). A compter de 2008, les bailleurs ayant signé une convention globale de patrimoine continueront à bénéficier de cet abattement, à partir des engagements pris par l organisme sur la qualité du service rendu aux locataires. Objectifs : - Suivre l application du plan d action prévu dans la convention annuelle d abattement TFPB, en lien avec la convention de gestion urbaine de proximité - S assurer de l amélioration de la qualité de vie auprès des habitants - S assurer de la prorogation de la TFPB dans le cadre contractuel qui sera défini 3 La déclinaison du Programme Local de l Habitat à La Verrière Le PLH définit les objectifs et les principes d une politique visant à répondre aux besoins en logement et à favoriser la mixité sociale, en assurant entre les communes et entre les quartiers d une même commune une répartition équilibrée et diversifiée de l offre de logements. Sur le territoire Saint-Quentinois, le ralentissement de la construction neuve, l apparition d un flux migratoire désormais négatif et en conséquence, une stagnation de la population au cours de la période récente, une menace de déclin démographique, la raréfaction des disponibilités foncières, une tendance à la spécialisation socio-saptiale des quartiers, constituent de nombreux motifs qui plaident pour le renforcement d une stratégie intercommunale de 132
135 l habitat à partir de la mise en œuvre du Programme Local de l Habitat. Il permet la déclinaison quantitative de la programmation de logements et du programme détaillé et territorialisé des actions qui constitue la charpente de la politique intercommunale de l habitat à partir de 3 enjeux prioritaires : - Adopter un rythme de construction suffisant pour faire face à un desserrement inéluctable des ménages, éviter le déclin démographique et améliorer l équilibre habitat/emploi ; - Garantir un niveau de mixité sociale à différentes échelles, de l agglomération au quartier en recréant des itinéraires résidentiels ; - Gérer et maîtriser le peuplement du parc social dans la durée. La déclinaison de la programmation de construction neuve par commune prend en compte les capacités foncières disponibles à court terme. La répartition retenue vise à répartir équitablement l effort à produire entre toutes les communes et à corriger les distorsions passées, notamment dans la programmation des logements sociaux afin de répondre à l objectif de meilleur équilibre de répartition du parc social. La mise en œuvre de cette programmation permettra de ne pas approfondir les écarts actuels de poids relatifs des parcs sociaux et de concevoir de futurs programmes de logements mixtes. Pour La Verrière, le PLH se traduit comme ci-dessous : Locatif social Logement spécifique Locatif intermédiaire Accession sociale Accession libre Total hors spécifiques Total général Petits et moyens logements % % jusqu au T3 Logements familiaux T4 et + 20 / % % Total %
136 4 La maîtrise du peuplement Une certaine fragilité caractérise l occupation sociale du parc avec un risque d aggravation de cette tendance. La discontinuité de l offre de parcours résidentiel, la concentration des ménages les plus en difficulté, l attractivité limitée du parc social existant freinent les processus d insertion et contredisent la volonté d aller vers davantage de mixité sociale. En effet, l appauvrissement important du quartier du Bois de l Etang ne résulte pas d abord d un glissement du peuplement mais d un appauvrissement de la population déjà sur place. Pour autant les emménagements récents n infléchissent en rien les déséquilibres existants. A Orly Parc, un certain équilibre de peuplement a longtemps été préservé du fait de la prédominance dans les contingents employeurs d organismes pourvoyeurs d emplois stables ou réservés aux personnes ayant la nationalité française. Mais la répartition des contingents a été beaucoup modifiée en 2002, avec un doublement des contingents ville et mal-logés. Il convient donc d être extrêmement attentifs à une éventuelle dérive de peuplement dans les années à venir, dont les effets seraient d autant plus pernicieux à l échelle de la Ville qu elle comprend déjà, avec le Bois de l Etang, un quartier représentant la moitié de la population et dont le peuplement est lourdement déséquilibré. Dans cet esprit, la Ville a demandé que le contingent mal-logés lui soit délégué sur l ensemble du territoire communal. Objectif : - Se doter dans le cadre du CUCS et avec l implication et l expertise que peut apporter l équipe du Grand Projet de Ville, d outils performants d observation, de suivi et d évaluation de la maîtrise du peuplement 134
137 B- Accès à l Emploi Le nombre de demandeurs d emploi, qui ne doit pas être cantonné aux seuls chiffres de l ANPE, est en hausse depuis la dégradation de la situation économique, ce qui rend le taux dans une fourchette plus élevée et inquiétante que les moyennes locales et nationales. Le dénominateur commun des demandeurs d emploi locaux reste l absence ou l insuffisance de maîtrise de savoirs de base. Ce déficit de connaissance et de compétence ne permet pas l accès aux offres générées par le bassin d emploi Saint- Quentinois. La Ville ne peut pas compter sur la seule croissance économique pour trouver des solutions durables à la situation des demandeurs d emploi, notamment ceux de longue durée. Il est donc nécessaire de proposer des outils et dispositifs privilégiant la proximité, permettant l appréhension des problématiques liées à l emploi et privilégiant le lien social, en complémentarité avec les instances intercommunales. En effet, la spécificité du public Verrièrois nécessite une attention particulière en terme de suivi et la proposition d outils permettant la mise en place de parcours d insertion parfois longs et complexes, en donnant la priorité à un suivi qualitatif et individualisé du public accueilli. Une partie des bénéficiaires ne sont pas prêts pour l emploi et un nombre important de rendez-vous, de suivi personnalisé, d écoute et de prise en compte de certaines difficultés (instabilité psychologique, alcoolisme ) sont nécessaires avant que le public puisse accéder à un emploi stable et s y maintenir. 1 L accès à l insertion socioprofessionnelle des jeunes de moins de 26 ans De part la mission que la Ville lui confie, l Association Jeunesse Information rencontre est au cœur du dispositif de Prévention sur la Ville. A ce titre, elle permet un travail quotidien d approche, de mise en confiance et de suivi des jeunes, très fragilisés et éloignés des démarches d insertion. La mise en place d une telle action doit se faire en lien avec les partenaires ayant compétence auprès des ans et leur participation active au projet mais dans lequel tous doivent trouver leur place dans un souci de cohérence et d optimisation du parcours d insertion. cela se fait à partir de plusieurs démarches : - Un accueil généraliste de proximité quotidien - L accès à l information et à la documentation - L accompagnement renforcé et l orientation 135
138 En fonction des caractéristiques ou mode de fonctionnement des jeunes, de leur façon de se projeter, ainsi que des problématiques qu ils rencontrent (emploi, formation, aide au financement d un projet, bilan, hébergement, santé, analphabétisation et illettrisme), il est proposer de les orienter dans les choix les plus adéquats grâce à la connaissance des dispositifs d insertion et des solutions existantes sur le territoire. Une des priorités reste l accès à la formation car beaucoup de jeunes fréquentant le lieu ont des bas niveaux de qualification et des problèmes d apprentissage des savoirs de base. La formation reste un levier important pour l insertion sociale et professionnelle. La mise à l emploi même si elle reste la finalité doit être travaillée dans le cadre d un parcours et pour lequel les partenaires auraient jugé opportun de le proposer en tant que support. La finalité recherchée doit être l insertion longue et durable et les solutions à courts termes des solutions d attente, de temporisation de l agressivité, de test à tenir des engagements amis non une fin en soi à valoriser comme une sortie positive du dispositif. Objectifs : - Structurer le dispositif partenarial autour de l insertion socioprofessionnelle des jeunes (ANPE / Mission locale / AJIR / PREVER / PLIE) - Permettre la coordination et le suivi du dispositif d accueil et d accompagnement personnalisé des jeunes et structurer les aides au parcours d insertion avec la proposition d un Point Information Jeunesse - Diversifier l activité du Pôle Emploi Jeunes avec la proposition de nouveaux outils et supports (accès aux stages, jobs d été) et réflexion sur un label Point Information Jeunesse - Proposer des projets permettant d aider les jeunes à la recherche de leur identité à trouver des repères - Renforcer leur confiance en eux et dans leurs efforts dans les différents niveaux d insertion en proposant des cadres de soutien - Favoriser la connaissance des «codes», «des exigences» relatifs à l accès aux institutions d insertion qui structurent leur vie (Ecole, Entreprises, Administration, Espace public en général) 2 - L accès à l insertion socioprofessionnelle des plus de 26 ans Depuis un an, les permanences effectuées par les partenaires de l insertion des adultes au sein d une structure «Pôle Emploi» ont été déplacées sur les Maisons de Quartier. Cela a permis de réinterroger la cohérence globale d intervention de proximité en matière d aide à la recherche d emploi à partir de 3 acteurs principaux : 136
139 - L ANPE dans le cadre de la mise en place du suivi mensuel - Le CIDFF dans le cadre de son Bureau d Aide à l Emploi - Le Plan Local d Insertion Objectifs : - Structurer le dispositif partenarial autour de l insertion socioprofessionnelle des adultes (ANPE / PLIE : CIDFF) - Structurer des ateliers de recherche d emploi (ANPE, CIDFF) à partir de différents supports (rédaction de CV, lettres de motivations, information sur les contrats aidés) - Permettre l accès aux propositions de postes en contrat aidés - Créer des outils permettant l observation des évolutions des caractéristiques des demandeurs d emploi de la Ville 3 Les dispositifs intercommunaux d aide à l insertion socioprofessionnelle a) La Maison de l Emploi Le bassin d emploi de Saint-Quentin-en-Yvelines est marqué par de forts contrastes socioéconomiques et une grande disparité des publics à prendre en compte dans les dispositifs. La Maison de l Emploi de Saint-Quentin-en-Yvelines a pour objectif de développer de nouvelles réponses visant à promouvoir l emploi en prenant en compte la réalité et les besoins du territoire. Elle s appuiera sur le partenariat déjà structuré sur le territoire entre les acteurs de l emploi, de l insertion et de la formation professionnelle. Elle s appuiera sur le réseau des chefs d entreprises et des partenaires de l entreprise. Elle aura une mission de coordination, de mise à disposition de moyens et d animation du pilotage stratégique, mais ne se substituera pas aux compétences des partenaires présents sur le site ou associés au projet. L action de la Maison de l Emploi s inscrit dans une perspective de renforcer l existant et de la valoriser et d anticiper en recherchant de nouvelles réponses aux besoins des publics et des entreprises du bassin d emploi de Saint-Quentinen-Yvelines. Il s agit également e renforcer la qualité de l accueil des publics demandeurs d emploi et le maintien de la proximité comme dimension essentielle de cet accueil (elle n a pas vocation à centraliser l accueil des publics mais à orienter les publics vers les structures les plus à même à répondre à leurs besoins). Elle a également pour vocation d anticiper les évolutions socio-économiques du territoire dans le cadre d un travail prospectif mené avec les acteurs économiques, le service public de l Emploi (DDTEFP, ANPE, ASSEDIC et AFPA), l Education nationale et l Université de 137
140 Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Elle doit permettre une plus grande lisibilité de l offre de services des acteurs de l emploi, de la formation et de l insertion en direction des demandeurs d emploi, des entreprises et des salariés du territoire Saint-Quentinois. Objectifs : - Renforcer les liens avec les acteurs économiques dans la perspective de favoriser le maintien ou la création d emplois et de faciliter l accès à l emploi des publics les plus éloignés du marché du travail - Favoriser le développement de l emploi en accompagnant les créateurs d entreprises et en favorisant la transmission et la reprise d entreprises - Elargir et renouveler l offre de formation, d apprentissage et d insertion du territoire afin de répondre aux besoins des publics ciblés - Améliorer l accueil des publics demandeurs d emploi sur le territoire en construisant une offre de services connue de l ensemble des acteurs permettant ainsi la construction de parcours de formation et/ou d insertion cohérente et de qualité - Ouvrir la Maison de l Emploi à l accueil de nouveaux publics b) Le Plan Local d Insertion par l Emploi Le PLIE renforcera les dispositifs qu il a mis en place de façon à assurer la construction et l accompagnement de parcours d insertion débouchant sur un emploi durable. Il contribuera à la coordination des actions conduites pour prévenir et résorber le chômage en privilégiant le suivi personnalisé et l accompagnement renforcé des demandeurs d emploi les plus en difficulté. Le PLIE utilisera d une part la connaissance fine des besoins de ses bénéficiaires en matière de formation et des besoins des employeurs locaux en matière de recrutement et d autre part sa capacité d ingénierie (qui lui permet de monter un projet de formation adapté aux besoins locaux, de trouver les candidats pour cette formation, de mobiliser les employeurs et de mobiliser les financements) ainsi que sa capacité à construire et à accompagner des parcours d insertion professionnelle pour contribuer à l évolution des pratiques pédagogiques, notamment par l individualisation des parcours de formation. Il développera les démarches coordonnées et interactives entre les différents acteurs de l emploi, de la formation et de l insertion. 138
141 Objectifs : - Favoriser le retour à l emploi des jeunes et des adultes rencontrant des difficultés sociales et professionnelles ainsi que des personnes bénéficiaires des minimas sociaux - Construire des parcours d insertion professionnelle individualisés pour différentes catégories de publics clairement identifiés - Appuyer les publics confrontés à des difficultés particulières d insertion - Investir dans le capital humain en su tenant les innovations et les adaptations pédagogiques et développant les mesures d ingénierie en matière de formation - Développer les partenariats et la mise en réseau pour l emploi et l inclusion c) La Cellule de placement des jeunes Dans le cadre du Plan de Lutte local contre les discriminations raciales sur le marché du travail, les réseaux d entreprises FACE SQY (porteur financier et administratif) et AFIJ Direct entreprises ont mutualisé leurs outils, moyens et compétences pour l accompagnement en emploi des jeunes diplômés. Ces partenaires devront privilégier une orientation vers l ANPE et la Mission Locale avant d orienter le public vers le dispositif. C est seulement en cas de difficulté à mettre en œuvre cette orientation que la prescription directe sur l action sera envisagée. Il sera désigné un référent prescripteur au sein de chaque structure qui fera la liaison avec le coordinateur de l action. Le suivi social des jeunes sera assuré par les partenaires sociaux, en lien avec le coordinateur pour ce qui concerne l insertion professionnelle. Les outils utilisés sont le suivi individuel ou collectif, possibilité d une formation courte et qualifiante avant d intégrer un poste, mise en relation des offres avec les candidats, actions de découverte de l entreprise, parrainage, mise en emploi (prioritairement avec un contrat durable) et suivis des jeunes en entreprise pendant leur période d essai. 139
142 Objectifs : - Expérimenter et proposer une action d accompagnement en emploi et de placement aux jeunes diplômés issus de l immigration bac+2 minimum et plus largement, aux jeunes niveau BEP/CAP jusqu à Bac+2 issus des ZUS, âgés de 18 à 30 ans. - Elargir les opportunités d emplois et de qualification à destination des publics visés, de mobiliser le plus grand nombre d entreprises et de les associer. - Proposer des outils différenciés selon le public accompagné, pour favoriser l accès à l entreprise et permettre ainsi aux jeunes d intégrer durablement un emploi. C- Réussite éducative A travers le volet éducatif du Contrat Urbain de Cohésion Sociale, il s agit de permettre la mise en place d un projet éducatif sur l ensemble de la commune pour tous les groupes scolaires, de la maternelle au Collège, en intégrant de manière coordonnée tous les dispositifs contribuant à l égalité des chances pour tous les enfants et leur égal accès à la réussite éducative. Malgré les moyens supplémentaires apportés dans le cadre de l Education prioritaire et de la Politique de la Ville, le niveau scolaire reste faible : les résultats sont globalement inférieurs à la moyenne nationale de l éducation prioritaire en CE2 ; la situation se dégrade à l entrée en 6ème ; au brevet des collèges, ils sont nettement inférieurs à la moyenne de l enseignement public. Ces phénomènes s expliquent par les difficultés que les enfants rencontrent dès le plus jeune âge et aux inégalités des familles face aux moyens déployés pour aider les enfants (problèmes sociaux, problèmes de maîtrise de la langue, composition des familles). Les partenaires font remonter leurs inquiétudes face à l agressivité des enfants qui sont souvent dans la revendication. Une grande partie de ces enfants se gèrent seuls à l extérieur, sans repères d autorité, ce qui est en contradiction avec le comportement exigé en classe et crée des problèmes de construction par rapport à l autre et à l adulte. Ainsi toute action éducative reste limitée devant la difficulté de trouver un relais auprès des parents, qui sont très difficilement mobilisables individuellement et collectivement, ce qui donne une impression de délégation de l autorité aux institutions (éducation nationale, services municipaux, associations) mais également parfois à d autres membres de la famille («grands frères»). 140
143 Ainsi, la majorité des problèmes rencontrés chez les enfants en grande difficulté sont liés à un manque de repères, de rythme et d hygiène de vie (sommeil, alimentation), liés aux carences d autorité parentale. Ces enfants ont des difficultés à s inscrire dans des activités structurées car ils développent une attitude basée sur l immédiateté et la consommation, et le manque de rapport à la réalité entretenue par la culture télévisuelle. Cela génère des tensions dans la vie de groupe. Par ailleurs, il est noté certaines dérives par rapport à la pratique intensive du sport, en particulier le football et des dirigeants de clubs qui entretiennent l illusion d une carrière sportive professionnelle. Cela génère du décrochage scolaire soutenu par les familles qui y voient une possibilité d ascension sociale, contrairement à l image véhiculée par le système scolaire. Dès le plus jeune âge, les enfants sont confrontés à un déficit de développement culturel. Une pauvreté du langage et d imagination est constatée en parallèle de la difficulté à écrire et à raconter. Sont également repérés des problèmes de motricité et de repérage dans l espace, ce qui a des incidences par la suite sur les apprentissages fondamentaux. D autres enfants ayant des facilités peuvent s ennuyer assez rapidement pendant les cours, ce qui génère également du décrochage scolaire. Les enfants et les parents rencontrent des difficultés de compréhension du sens de l école dont l image renvoyée est négative. Certains préjugés servent à justifier des comportements négatifs voire agressifs ; ils ont des difficultés à se projeter et à appréhender les parcours scolaires et le système éducatif en général. Ils se sentent mis devant le fait accompli, ce qui renforce le sentiment de discrimination, de victimisation. Pour certains parents, ces difficultés sont liées au barrage de langue. Même si la plupart sont en France depuis longtemps, il persiste des problèmes de communication orale et écrite. Il est de plus noté le déficit d attractivité des lycées (enseignement général, technologique et professionnel) de secteur situés sur Trappes (moins accessibles en transport en commun que d autres lycées situés sur les communes limitrophes) et qui accueillent une grande part des élèves dont les résultats sont faibles. Certaines familles mettent en place des stratégies d évitement anticipée (par exemple, choix d options permettant la scolarisation dans un autre 141
144 collège) alors que les autres familles subissent cette sectorisation. De plus, le bassin sud Yvelines n offre pas un large choix de formations professionnelles dans le cadre de l apprentissage, et les filières proposées offrent peu de débouchés professionnels concrets. Ces facteurs renforcent l impression d une orientation subie et non choisie, ce qui génère un sentiment d injustice et est un facteur supplémentaire de démotivation. 1 Le Dispositif de la Réussite Educative Le dispositif de la réussite Educative inscrit dans la Loi de Cohésion sociale permet pour les communes en Politique de la Ville, en ZEP et en REP de mettre en œuvre une politique de soutien individualisé pour les enfants âgés de 2 à 16 ans qui vise un accompagnement de réussite éducative adapté à chaque situation en : - Mobilisant, rassemblant et coordonnant localement un collectif de professionnels sociaux, sanitaires et éducatifs, - Mettant en œuvre avec les parents, essentiellement hors temps scolaire, un accompagnement des enfants et adolescents, voire une prise en charge à caractère social, sanitaire, éducatif et culturel, collectif ou individuel. Ce soutien individuel pouvant dans un certain nombre de cas ou de situations être organisé de façon collective, - Assurant une évaluation et une adaptation du dispositif au regard de la situation individuelle de chaque enfant concerné et de sa famille, - Apportant un soutien direct aux parents, afin de leur permettre d améliorer les conditions de vie de leurs enfants et de les aider dans leur fonction parentale. Il consiste à mettre en place les conditions favorables au développement, à la motivation et à l épanouissement des enfants. Il a pour particularité la prise en compte de l enfant dans sa globalité (environnement familial, scolaire, sanitaire, loisirs) conjuguée à la mise en place d un suivi individualisé en accord avec les parents. La Caisse des Ecoles est porteuse juridique du dispositif, qui fonctionne à partir d un conseil consultatif (faisant office de comité de pilotage), un comité technique et un groupe de suivi faisant office d équipe de soutien pluridisciplinaire. Ce groupe de suivi a en charge le repérage et l orientation des enfants bénéficiant du dispositif. Il émane du comité technique et il est chargé de l identification des enfants. Il a pour rôle de proposer des actions individuelles ou collectives les plus appropriées au contexte environnemental de chaque enfant. Ce groupe fait office de Cellule de Veille éducative. 142
145 Le comité technique a dans un premier temps travaillé sur les règles communes permettant ainsi de définir un cadre d identification des enfants et adolescents concernés en tenant compte des principes déontologiques et de se doter d une charte commune. Il est également chargé de valider et d actualiser les éléments de diagnostic - afin d envisager, la constitution de groupes de travail thématiques permettant d approfondir certaines problématiques et d adapter les actions existantes ou d en proposer de nouvelles. Un coordinateur a été recruté pour mettre en œuvre ce dispositif. Il a pour fonctions entre autres de mettre en lien tous les partenaires (école, service social, service éducatif et périscolaire, service des sports, service culturel, CMPP, ETAS, la prévention spécialisée ) dans le but de proposer un parcours personnalisé le mieux adapté à chaque situation présentée au dispositif. Objectifs : - Repérer et accompagner dès le plus jeune âge les enfants les plus en difficulté et prévenir le décrochage scolaire (orientation scolaire, passage entre les cycles maternelle/cp, CM2/6ème, 3ème/lycée) - Soutenir et accompagner les parents afin de les impliquer dans le parcours scolaire de l enfant dès le plus jeune âge - Assurer une continuité des méthodes entre l école, le périscolaire et l extrascolaire pour gagner en cohérence dans les actions auprès des enfants et des jeunes 2 Les dispositifs de l Education Nationale La Ville possède trois groupes scolaires : - Le groupe scolaire du Bois de l Etang (deux écoles maternelles, une élémentaire) qui bénéficie d un classement en Zone d Education Prioritaire depuis Le groupe scolaire du Parc (une école maternelle, une école élémentaire) - L Ecole régionale premier degré (une école maternelle, une élémentaire) qui accueille également un internat et des cycles d insertion pré professionnelle par alternance (CIPPA) Le Collège intercommunal est quant à lui situé sur la Commune du Mesnil Saint Denis et est gré par un SIVOM. Ces quatre établissements font l objet depuis 1999 d un classement en Réseau d Education prioritaire. 143
146 a) Le socle commun de connaissances et de compétences Le socle commun, inscrit dans la loi d orientation et de programme pour l avenir, fixe les repères culturels et civiques qui constituent le contenu de l enseignement obligatoire. Il sert de référence pour la rédaction des programmes d enseignement de l école et du collège. Il présente l ensemble des valeurs, des savoirs, des langages et des pratiques dont la maîtrise permet à chacun d accomplir avec succès sa scolarité, poursuivre sa formation, construire son avenir personnel et professionnel, ainsi que de contribuer à réussir sa vie en société. Il fonde les objectifs des programmes pour définir ce que nul n est censé ignorer en fin de scolarité obligatoire. Il définit les sept compétences que les élèves doivent maîtriser à l issue de la scolarité obligatoire : - la maîtrise de la langue française - la pratique d une langue vivante étrangère - les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique - la maîtrise des techniques usuelles de l information et de la communication - la culture humaniste - les compétences sociales et civiques - l autonomie et l esprit d initiative Chacune de ces compétences est conçue comme une combinaison de connaissances fondamentales, de capacités à les mettre en œuvre dans des situations variées et aussi d attitudes indispensables tout au long de la vie. Les programmes comporteront des repères annuels permettant aux élèves de situer leur progression dans l acquisition du socle. Afin d évaluer le maîtrise progressive du socle commun par les élèves, trois paliers sont prévus : - le premier en fin de CE1, correspond notamment à l acquisition de la lecture courante et de l écriture - le deuxième au terme de l école primaire, mesure en particulier l acquisition des règles fondamentales de la grammaire, du calcul élémentaire et des quatre opérations - enfin, le brevet des collèges atteste de la maîtrise des sept compétences du socle Un livret personnel permettra à l élève, à sa famille et aux enseignants de suivre l acquisition progressive des compétences. Les élèves éprouvant des difficultés dans l acquisition du socle commun se verront proposer un programme personnalisé de réussite éducative. 144
147 Objectifs : - Suivre la mise en vigueur du socle commun de connaissances et de compétences - Inscrire ce socle dans les projets d établissements - Evaluer les effets sur les élèves Verriérois b- Le programme personnalisé de Réussite Educative Le programme personnalisé de réussite éducative est l un des dispositifs qui doit permettre de conduire la totalité d une classe d âge à la maîtrise des connaissances et compétences constitutives du socle commun à la fin de la scolarité obligatoire. Il constitue une modalité de prévention de la grande difficulté scolaire, visant à empêcher un redoublement, et un accompagnement de celui-ci lorsqu il n a pas pu être évité afin de lui donner davantage d efficacité. Il consiste en un plan coordonné d actions conçues pour répondre aux difficultés d un élève, formalisé dans un document qui en précise les objectifs, les modalités, les échéances et les modes d évaluation. Il est élaboré par l équipe pédagogique et discuté avec les parents. Il est également présenté à l élève qui doit en comprendre la finalité pour s engager avec confiance dans le travail qui lui est demandé. Il est adapté à un élève particulier. Les actions qu il coordonne et auquel il donne cohérence peuvent se réaliser au sein de la classe ou dans des groupes d élèves qui ont les mêmes besoins. Le programme personnalisé de réussite éducative répond à des difficultés traduisant autre chose qu une faiblesse passagère. Il concerne également des besoins particuliers qui s ils ne sont pas pris en compte, retardent fortement l acquisition des connaissances et compétences constitutives fondamentales. Un livret de compétences, lisible et transmissible d une classe à l autre élaboré par les équipes pédagogiques et les corps d inspection, retracera le parcours individuel de chaque élève depuis l école primaire. Il permettra à chaque élève de connaître son niveau de départ et les objectifs qu il doit se fixer pour acquérir le socle commun de connaissances. L objectif est de donner confiance aux élèves et de supprimer par le recours à l aide individualisée tout redoublement. Il importe de s assurer de l articulation et de la complémentarité d autres actions de prise en charge avec celles prévues par le projet personnalisé de scolarisation ou le projet d accueil individualisé. Une vigilance particulière s impose pour les élèves présentant des troubles spécifiques de l apprentissage pour établir une cohérence entre l action du maître et les interventions rééducatives. 145
148 Le programme personnalisé de réussite éducative peut intégrer des activités existant hors temps scolaire, en particulier dans le cadre de dispositifs de réussite éducative qui peuvent être utiles et complémentaires à l action de l école ou du collège. Ces activités n ont pas un caractère obligatoire. A l école élémentaire le programme s applique à la maîtrise de la langue française considérée comme objet d étude et comme outil pour les autres apprentissages et aux mathématiques. Au collège, il peut aussi concerne la langue vivante. Tous les enseignants de la classe peuvent avoir à prendre part au programme personnalisé mis en, place pour un élève en particulier si les difficultés affectent la maîtrise de la langue. c La relance de l Education prioritaire Cette politique est relancée en 2006 sur des bases renouvelées, redéfinissant les objectifs et redistribuant les moyens. Structurée en réseau et fédérée autour d un même projet formalisé dans un contrat passé avec les autorités académiques, les équipes pédagogiques de l éducation prioritaire veillent à l articulation de leur action avec l ensemble des dispositifs hors temps scolaire en réservant une place particulière aux relations avec les familles. L année scolaire sera consacrée à la structuration des réseaux de «réussite scolaire» sur le modèle des réseaux «ambition réussite», avec l élaboration de contrat qui formalisent les projets de ces réseaux, composés de comités exécutifs, organes de pilotage, composés du principal, du principal adjoint, des directeurs d écoles élémentaires et maternelles et de l inspecteur éducation nationale. Ils peuvent proposer des expérimentations notamment en ce qui concerne l organisation de la journée et de la semaine scolaires, ainsi que le développement de passerelles entre les premier et second degrés. Il s agira notamment de favoriser les nouvelles modalités de prise en charge pédagogique des élèves en prenant part aux projets personnalisés de réussite éducative. L orientation des élèves fera l objet d un soin particulier. Les élèves de 4 ème et de 3 ème bénéficieront d un entretien individuel d orientation et l enseignement optionnel de découverte professionnelle pourra être avancé en classe de 4 ème. L affection en lycée des plus méritants est facilitée. Ils bénéficient de l augmentation du nombre de bourses au mérite, attribuées aux élèves boursiers de l éducation prioritaire qui se sont distingués par leur effort dans le travail scolaire au cours de la classe de 3 ème. L opération «objectif stages» favorisera l accès aux stages obligatoires en milieu professionnel des élèves. Le dispositif repose sur un contrat de confiance entre les établissements scolaires et les entreprises du bassin d emploi. Il permet à chaque élève d accéder au stage obligatoire et de disposer ainsi d une véritable chance de faire sa première expérience en entreprise, quelle que soit son origine, son adresse ou son réseau de relations dans le monde de l entreprise. 146
149 La charte pour l égalité des chances dans l accès aux formations d excellence est mise en œuvre avec l accompagnement d étudiants des grandes écoles et universités à accompagner dans leurs études élèves de l éducation prioritaire. Les modalités d information et de participation des familles se diversifient. L opération «école ouverte» sera développée dans les établissements en éducation prioritaire. 3 Les dispositifs d Accompagnement à la Scolarité Depuis plusieurs années une réflexion est menée sur la mise en cohérence des projets de l Ecole et de l accompagnement à la scolarité. L objectif est d améliorer et de dynamiser le réseau d apprentissage des enfants afin de contribuer à leur réussite en leur permettant de rattraper le retard et de retrouver le goût et la motivation au travail scolaire. Cette réflexion a conduit à la mise en place d un soutien à la scolarité qui s adresse aux enfants en difficultés d apprentissage permettant de compléter, prolonger et consolider l action de l école. a) Le CLAS La Ville s est donc inscrite dans le cadre de l Accompagnement à la Scolarité définit par la circulaire interministérielle relative à la mise en œuvre de la politique d accompagnement à la scolarité et la charte départementale qui permettent de : - Proposer aux enfants et aux jeunes l appui et les ressources complémentaires dont ils ont besoin pour réussir à l école et qu ils ne trouvent pas toujours dans leur environnement familial et social - Contribuer à l épanouissement personnel de l élève et permettre aux parents de mieux accompagner la scolarité de leur enfant. - Permettre la réussite scolaire de tous les élèves par la maîtrise des apprentissages fondamentaux - Donner la possibilité de multiplier les occasions d apprendre à comprendre le monde et à s y situer. Concernant l accompagnement à la scolarité, un accent particulier est porté sur la démarche participative des enfants en CE2 et cours moyens afin de développer l envie de travailler. Le travail effectué démontre que les enfants ont besoin de ce temps périscolaire afin de mieux appréhender le travail scolaire de la journée, aider les enfants à consolider les acquis, les compléter et les aider à faire leurs devoirs. 147
150 Cette action est complétée par la mise en place d ateliers dans le cadre de l animation après la classe permettant ainsi aux enfants de participer à des ateliers à la fois ludiques et pédagogies créant ainsi un contexte propice à l épanouissement de l enfant. Il s agit également de mettre en place un parcours de l accompagnement à la scolarité dans le cadre du passage du CM2 à la 6 ème à partir du repérage des enfants pour lesquels un accompagnement par l Association Jeunesse Information Rencontre est préconisé. Cette dernière est compétente pour l accompagnement à la scolarité des collégiens. Au niveau du collège, le CLAS propose sur orientation du collège des cours de soutien en mathématiques, français et anglais. b) le dispositif Coup de Pouce CLE Les travaux des cours préparatoires et élémentaires bénéficient d une attention particulière puisqu ils déterminent les acquisitions de la lecture et de l écriture. Ainsi, au-delà du service de l aide aux devoirs qui était mis en œuvre et proposé à toutes les familles de la Ville, 4 clubs coups de pouce ont été ouverts accueillant 20 enfants. Le dispositif Coup de Pouce CLE est mis en place par l APFEE pour venir en appui à l école. Il cible des enfants scolarisés en CP, repérés par les enseignants comme ayant des difficultés de lecture. Cette action est très cadrée concernant les critères des publics et de son fonctionnement. Il s agit d un outil de prévention pour lutter contre l illettrisme. Les ateliers sont mis en place sur des temps périscolaires et sont pilotés par la Ville, en étroit partenariat avec les parents et les enseignants. Ils sont réservés aux enfants «fragiles» en lecture. L objectif est de compenser, en apportant à ces enfants quelques-uns des ingrédients de réussite que les enfants les plus favorisés reçoivent quotidiennement le soir à la maison : engagement quotidien des familles, temps de contact quotidien important avec l'écrit et la culture écrite, rencontre quotidienne et multiple du plaisir de réussir un acte de lecture ou d'écriture, etc. Dans cette perspective, il s agit d accompagner ces enfants et d accompagner également leurs parents. 148
151 Objectifs : - Fournir aux enfants et aux jeunes des méthodes et approches susceptibles de faciliter l acquisition des savoirs - Contribuer à la réussite scolaire des enfants et adolescents en particulier ceux qui de par leur milieu familial et un contexte social fragile n ont pas la possibilité d accéder à une réelle égalité des chances - Élargir les centres d intérêt des enfants et adolescents et promouvoir l apprentissage de la citoyenneté - Valoriser les acquis afin de renforcer leur autonomie personnelle et leur socialisation - Rechercher la coordination des actions d accompagnement à la scolarité et définir leur complémentarité en termes de public et de contenus. Inscrire l accompagnement à la scolarité dans une cohérence socioéducative d ensemble. 4- La revalorisation des parcours scolaires et des offres de formation Il s agit de travailler avec l Inspection académique afin de combler le déficit d image des parcours scolaires locaux en : - Proposant des options au Collège permettant la création de «Pôles d excellence», et une reconnaissance de l établissement sur l Agglomération - Revalorisant l image des lycées professionnels et technologiques de Trappes à la fois auprès des élèves et de leurs familles en proposant des filières attractives - Revalorisation des parcours scolaires locaux auprès des établissements du bassin (Versailles) qui ont des réticences à recruter des élèves du secteur à cause de l image dépréciée des résultats scolaires De plus la Ville souhaite s inscrire dans le dispositif intercommunal d Ecole de la Deuxième chance afin de : - Donner à chaque jeune les moyens de construire son propre projet professionnel et de vie - Faire entrer le jeune dans une démarche active d apprentissage et le confronter aux situations de travail - Accompagner le jeune durant tout le parcours d insertion 149
152 Objectifs : - Permettre la valorisation du système scolaire et des parcours scolaires locaux - Permettre aux collégiens d accéder à des stages en lien avec leurs souhaits d orientation - Proposer des forums permettant de mieux appréhender les métiers et les filières de formation - Proposer une orientation en fonction des souhaits des enfants et de leurs familles - Prévenir les stratégies d évitement du Collège 5 Les activités extrascolaires contribuant à la réussite des enfants et des jeunes Pour une grande partie des enfants et des jeunes, amis aussi de leurs parents, issus des deux quartiers d habitat social l accès aux loisirs n est pas une priorité, souvent pour des raisons financières mais également culturelles. Il est nécessaire de créer des passerelles entre les structures de proximité qui se servent des activités comme supports pédagogiques d approches afin les amener à des pratiques plus régulières. Cela nécessite la proposition et la mise en place d activités de qualité, diversifiées et adaptées à leurs attentes. Ainsi la Ville se dote progressivement de structures permettant l accès à ces pratiques. L ouverture prochaine d un Espace culturel d envergure intégrant la Médiathèque, le Cyberespace, et la Maison de la Musique et de la Danse permettra de mieux répondre aux besoins de supports pédagogiques et l accès à l offre culturelle aux plus jeunes mais également à leurs familles. De plus, la restructuration du Parc sportif Philippe Cousteau et l utilisation des structures sportives de proximité permettront également la diversification de l offre sportive. Objectifs : - Favoriser l accès des enfants et jeunes à la culture et aux pratiques culturelles, sportives, scientifiques afin de leur permettre de s ouvrir sur le monde, ainsi ils pourront développer et valoriser leur potentiel d initiative et de créativité - Favoriser l accès à des repères pédagogiques à travers le ludique à partir des structures existantes ou en cours de création (cyberespace, médiathèque, Maison de la Musique et de la Danse) - Favoriser la mixité dans les structures en mettant en place des projets en direction des filles - Contribuer au décloisonnement des quartiers, à la rencontre entre générations 150
153 D- Santé La précarité des conditions de vie dans laquelle se trouvent de nombreux Verriérois est facteur de dégradation de leur état de santé. Une tendance inquiétante tend à se dessiner : les problèmes concernant la santé mentale et leurs conséquences touchant tous les âges. La Ville manque de médecins généralistes et de certains spécialistes pour couvrir la totalité des besoins en consultations, ce qui ne facilite pas l accès aux soins. Des actions de prévention sont également nécessaires auprès de publics à risque ou vulnérables. Leur développement doit pouvoir s appuyer sur la présence d importants équipements de santé gérés par la MGEN, notamment dans les domaines de la psychiatrie et de la gériatrie, ainsi que l existence au sein de l Institut Marcel Rivière de regroupements d une diversité de spécialistes ouverts à tous mais qui sont peu connus et donc peu côtoyés par la population Verriéroise. Il s agit donc de mieux intégrer et faire connaître cette offre de soins de qualité dans le cadre du réseau de professionnels de santé de Saint-Quentin-en-Yvelines. Il s agit, par le biais de différentes actions, de sensibiliser les groupes d habitants (Femmes, Enfants, Jeunes, Résidents du Foyer SONACOTRA ) sur différents sujets à partir d interventions de spécialistes grâce à la mobilisation de différents réseaux de Santé de la Ville Nouvelle (Institut de Promotion de la Santé, Réseau Santé Sud Yvelines). Ce travail est mené dans un objectif de conduire les habitants à mieux prendre en compte les problèmes de santé au quotidien et de les amener à consulter les médecins (généralistes et spécialistes). Il s agit donc de construire un dispositif de santé publique prenant mieux en compte les souffrances tant physiques que psychiques des publics en situation d exclusion. 1 Les Ateliers Santé Ville L Atelier Santé Ville est une instance partenariale locale ayant pour objectif la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé. Il réunit les représentants de l Etat, les élus locaux, les professionnels des secteurs sanitaires et sociaux, les associations et s appuient sur une démarche participative des populations concernées. Sur le territoire Saint-Quentinois, la population des jeunes de 11 à 30 ans est une population vulnérable à plusieurs égards en terme de santé. Il s agit donc de favoriser leur accès et le recours à la santé (soins et prévention) en priorisant des thématiques retenues collégialement sur 3 ans (santé mentale et psychique, hygiène de vie, sexualité- vie affective IST, handicap, parentalité). 151
154 Un diagnostic partagé et les échanges ont permis de faire émerger différentes thématiques de santé prioritaires pour les jeunes bien qu il apparaisse que la notion de santé des jeunes s aborde de manière globale. Objectifs : - Améliorer les réponses d accès et de recours à la santé pour le public jeune du territoire grâce à une mutualisation des outils - Mettre en synergie et en réseau les acteurs afin de sensibiliser, informer et former pour une mobilisation concertée et coordonnée des professionnels intervenant auprès des jeunes - Analyser la qualité de vie des jeunes, pour permettre l évaluation des actions de santé menées auprès des jeunes et de cibler les populations - Mettre en place des actions concrètes, ciblées en terme de population (tranches d âge, statuts, structure) et en terme de thématiques de santé 2 La lutte contre les conduites à risques Symptomatique d un mal être intense, la consommation d alcool et de drogues est en forte augmentation chez les jeunes et les jeunes adultes. Malgré l absence de données objectives (quantitatives et qualitatives) du phénomène sur la Commune, les partenaires de la prévention constatent une nette recrudescence des pratiques d addictions chez les jeunes, en groupe ou de manière isolée. Ce mal être, provoqué par l entrée dans l adolescence et la difficulté de s identifier au monde adulte, les amènent à repousser les limites, à se créer leurs propres repères identitaires et leurs codes sociaux. Auprès de ces jeunes, il est nécessaire d engager un travail d écoute et de suivi afin de les orienter vers les structures adaptées. Par ailleurs, un travail préventif doit être réalisé auprès des collégiens et des jeunes dans leurs lieux de rencontres (Structures Jeunesse) avec l appui d un intervenant spécialisé. Il convient de poursuivre cette sensibilisation pour amener les jeunes à prendre conscience des réelles conséquences qui découlent des conduites à risques. 152
155 Objectifs : - Prévenir les conduites à risque et addictives auprès des jeunes et de leurs familles qui vivent sur les quartiers sensibles où la concentration des difficultés économiques, sociales et familiales génère de la souffrance sociale et psychologique qui peut se traduire par la tentation de consommer des produits psychotropes (alcool, médicaments, drogues) - Permettre une prise de conscience des jeunes et des familles de leur consommation entraînant des conduites à risque et addictives - Mener un travail autour des difficultés de l adolescence, d autant plus prégnantes sur les quartiers sensibles, qui peuvent conduire à la consommation de substance illicite (dévalorisation de soi, influence des autres) - Permettre aux jeunes et à leurs familles d échanger sur ce thème difficilement abordable, de libérer la parole et faire tomber les préjugés - Sensibiliser les jeunes adolescents et adultes aux risques encourus par la consommation de substances entraînant une dépendance (drogues, alcool, médicaments) - Informer et former les animateurs des structures au repérage des comportements à risque des usagers - A partir de suivis individuels, comprendre et faire comprendre le mal-être qui a conduit à adopter une conduite à risque - Convaincre le jeune et sa famille de mettre en route une démarche de soins et la nécessité d être orienté vers des structures de prise en charge spécialisée 3 - La prise en charge des troubles de la santé mentale La totalité des acteurs sanitaires et sociaux fait état de sa préoccupation quant à la dégradation de la situation psychologique des publics suivis. L ampleur des difficultés auxquelles les travailleurs sociaux et éducatifs sont confrontés rend impératif l élaboration de nouvelles réponses prenant mieux en compte les souffrances psychologiques liées à la précarité, l isolement et à la destructuration de la cellule familiale. De plus, ces phénomènes d agressivité qui se révèlent parfois après 16 ans, ont leur ancrage bien en amont et il est alors important pour les adolescents de trouver un adulte à qui parler. En effet, de nombreux jeunes ressentent un mal de vivre inquiétant d ordre personnel, familial ou social. Cette détresse s exprime par des situations d échecs mais aussi par certains comportements à risque. 153
156 Il existe sur la Ville, un certain nombre d opérateurs intervenant dans le cadre du suivi psychologique, mais chacun avec ses spécificités et limites, ne répondant pas complètement aux besoins du projet : le Centre-Médico- Psychopédagogique pour enfants (CMPE) intervient jusqu à 16 ans et rencontre des difficultés à suivre les jeunes ne souhaitant pas être repérés les permanences étant situées au cœur du quartier ; un Centre-Médico- Psychopédagogique pour adultes (à partir de 16 ans), est hébergé dans les locaux de la Mutuelle Générale de l Education Nationale (M.G.E.N.) mais fait l objet d une stigmatisation du fait de la proximité avec l hôpital psychiatrique. Objectifs : - Proposer aux personnes rencontrant des difficultés un lieu de parole, d écoute, de conseil et de médiation à partir de la rencontre d un psychologue - Permettre l expression des difficultés et évaluer la détresse des personnes et répondre à leurs souffrances - Clarifier et dénouer des situations difficiles à vivre, souvent conflictuelles et cerner les obstacles aux projets personnels - Elaborer des réponses et des conseils adaptés - Prévenir les conduites à risque et contribuer au mieux être des personnes et de leurs familles - Favoriser et faciliter les relations aux adultes et à l autorité (parents, professeurs, institutions) - Constituer un réseau de partenaires intervenant auprès des personnes et les orienter vers les structures adaptées selon la problématique rencontrée - Aider les professionnels qui travaillent auprès de ces publics afin de mieux comprendre les comportements et de mieux les appréhender 4 La Prévention du SIDA et des IST La thématique de réduction des risques sexuels est très peu, voire nullement, abordée dans les structures qui accueillent le public de La Verrière, non pas qu il y ait une frilosité à parler de ce phénomène mais plutôt par manque de compétences et d opérateur spécialisé pour mettre en œuvre ce type de prévention. 154
157 Or, un certain nombre de responsables de structures de la Ville accueillant des jeunes note la nécessité de participer activement à une démarche de prévention, d information sur le VIH compte tenu de la méconnaissance qu ont les jeunes de l infection et, ce qui semble plus alarmant, ces derniers s estiment ne pas être concernés par les risques de contamination. Par ailleurs, pour des raisons sociales et culturelles, le traitement des comportements sexuels à risques demeure encore tabou voire ignoré par le public résidant dans les quartiers en difficulté. Or, le nombre important de familles polygames sur le Quartier du Bois de l Etang notamment, l isolement de certaines femmes, les difficultés que bon nombre de familles ont pour accéder aux soins de manière générale, l absence de pratiques de dépistage au VIH par les Verrièrois (source du CDAG de Trappes) sont autant de raisons qui nous amènent à travailler autour de la sensibilisation Sida. Objectifs : - Sensibiliser les habitants aux comportements adaptés aux risques de contamination du VIH et plus généralement des Infections sexuellement transmissibles - Favoriser l accès des habitants au dépistage et aux soins - Mener un travail d information auprès des jeunes et des adultes à partir des différents groupes existants dans les structures (groupe de jeunes, ateliers menés en direction des femmes) sur la nécessité de se protéger - Permettre aux habitants d échanger sur ce thème difficilement abordable, de libérer la parole et de travailler sur leurs représentations et leurs perceptions de la maladie (causes, facteurs, conséquences) - Impliquer les habitants dans l organisation de temps de sensibilisation en particulier la Journée mondiale contre le SIDA, permettant de les rendre acteurs et porteurs de message - Informer et former les animateurs des structures à la connaissance du réseau de professionnels de Santé permettant d orienter les publics vers les centres de dépistage - Permettre le relais de l information auprès des habitants et les convaincre de la nécessité d être pris en charge 155
158 5 L Hygiène et équilibre de vie Des rencontres ont été organisées depuis plusieurs années ayant permis de sensibiliser les femmes sur leur rôle dans la prévention des problèmes de santé des enfants et d équilibre de vie. En effet, les différents acteurs intervenant auprès des enfants (service Education, PMI, Halte garderie, Crèche, écoles) observent des carences chez certains (alimentation surtout) créant des comportements de surexcitation ou au contraire d apathie. Ces deux extrêmes entraînent des problèmes tel que le manque de concentration scolaire pouvant conduire à du retard, puis à l échec scolaire. Certaines familles s inquiètent, se posent des questions au sujet de la santé de leurs enfants et devant le manque d interlocuteurs de proximité et de réponses, sont dans la détresse. Les ateliers alors mis en place ont montré que les mères n accédaient pas facilement aux éléments d information également concernant leur propre prise en charge des questions d équilibre et d hygiène de vie, véhiculant parfois des préjugés. C est pourquoi, il a semblé intéressant de se servir comme supports les rencontres organisées par les Maisons de Quartier, qui étaient dans un premier temps, des temps conviviaux d échanges informels pour créer de véritables lieux d échanges d information, voire d orientation, à partir de la sollicitation de professionnels. Objectifs : - Mener un travail préventif auprès des enfants sur l équilibre, le bien-être et l hygiène de vie - Mener un travail préventif auprès des familles, en particulier les mères, sur l équilibre, le bien-être et l hygiène de vie - Proposer des moments d information et de sensibilisation à partir des différents temps de l Enfant (scolaire, péri- et extrascolaire) - Proposer des ateliers alliant aspects ludiques et pédagogiques sur ces questions en prenant l équilibre alimentaire comme thème central - Constituer des supports diffusés sur la Ville à partir des structures afin de valoriser le travail effectué - Proposer des moments d information et de sensibilisation à partir des différents ateliers mis en place dans les Maisons de Quartier permettant aux femmes d obtenir des informations pour elles-mêmes et pour leurs familles - Proposer des ateliers sur ces questions en prenant l équilibre alimentaire comme thème central - Elaborer des supports diffusés sur la Ville à partir des structures afin de valoriser le travail effectué 156
159 E- Citoyenneté et Prévention de la Délinquance 1 Le renforcement des dispositifs de prévention et de sécurité De nombreux acteurs sont susceptibles d intervenir en direction des enfants, des jeunes et des familles. Bien que les compétences d intervention des uns et des autres soient diverses, elles convergent cependant vers un même public, dans un objectif large de prévention et d aide aux familles pour leur permettre de s inscrire dans un environnement social structurant. Il s agit de renforcer la lisibilité et la cohérence des actions de prévention dans le cadre d une meilleure articulation des missions, ainsi que des proposer de nouveaux projets dans des champs d actions non encore investis. La Ville a été signataire d un Contrat Local de Sécurité. Les objectifs de ce contrat étaient : - renverse la tendance à l augmentation des faits délinquants sur la Ville - Maintenir le climat de sécurité - Renforcer la sécurisation de la gare et de ses abords - Augmenter la présence humaine dans les lieux publics et travailler à la mise en place d actions de prévention par les partenaires - Renforcer le partenariat entre les acteurs de la Sécurité et les acteurs travaillant au sens large autour de la prévention - Adapter la réponse judiciaire afin de rendre l action de la justice plus ride et plus perceptible par les différents protagonistes. Une cellule de veille a été actionnée à plusieurs repris dont le but était de prévoir et de déceler la montée des tensions et anticiper les violences par une dynamique et une coordination partenariale. Or les problématiques de la Ville en matière de sécurité et de sentiment d insécurité restent sensiblement les mêmes avec une constante vigilance sur la situation, qui tend par période à se dégradée. 157
160 Le CLSPD doit devenir le lieu unique d élaboration, de suivi et d évaluation du Contrat Local de Sécurité, dans le cadre d une démarche simplifiée. L engagement de la Ville dans un Contrat Local de Sécurité «nouvelle génération» doit permettre de clarifier l organisation des dispositifs locaux de concertation et de planification en matière de sécurité de prévention de la délinquance à partir de l élaboration d un diagnostic local de sécurité partagé et de la déclinaison d un plan d actions opérationnelles en réponse aux objectifs territoriaux en matière de sécurité. L élaboration prochaine d un Diagnostic Local de Sécurité partagé et des préconisations d interventions seront effectuées à partir de la déclinaison d objectifs et de l élaboration d un plan d actions. Celui-ci pourra reprendre des champs d intervention prévus dans les différents axes du Contrat Urbain de Cohésion Sociale qui assurera la cohérence et la complémentarité des différents dispositifs (exemple, prévention des conduites addictives, accès aux droit, prévention situationnelle, ). a) La responsabilité parentale Le contexte de fragilité familiale est un facteur important conduisant à des difficultés éducatives graves. Un certain nombre de familles rencontrent des difficultés pour repérer les besoins ou les difficultés de leurs enfants et trouver les modes de réponses éducatives adaptées. Certains parents peuvent avoir le sentiment de manquer de compétences. Ils peuvent également rencontrer des difficultés particulières auxquelles ils ont du mal à faire face seuls. Certains parents qui rencontrent des difficultés sociales ou familiales sont souvent très isolés. Il s agit de trouver des relais face à une difficulté pour rester acteurs de l organisation de la vie de leur enfant tout en donnant une certaine disponibilité pour faire face aux difficultés rencontrées dans des lieux d accueil de proximité. Il est constaté que les parents des enfants et jeunes fréquentant nos structures sont confrontés à des multiples problématiques : problèmes liés à la barrière de la langue, à l incompréhension de l environnement de leurs enfants pour mieux les aider, «le sentiment de honte parfois lorsqu ils sont en public» ; problèmes d organisation pour ceux qui élèvent seuls leurs enfants. «La peur de mal faire ou la méconnaissance de comment il faut faire pour aider leurs enfants dans différents domaines» ; problèmes d inadaptation de leurs discours éducatifs pour répondre aux attentes de leurs enfants, de l Ecole ou autres institutions d insertion. Une telle situation exige une forte action en direction des parents, dans le cadre des compétences de l Association. C est donc dans ce contexte que ce présent projet est proposé. 158
161 Objectifs : - Concevoir et mettre en place des dispositifs de soutiens concrètes, continus et pérennes en prenant en compte l aspect culturel des familles - Leur apporter une écoute, un soutien susceptible de valoriser leurs compétences en objectivant les difficultés rencontrées et en mobilisant leur capacité à y faire face - Impliquer les parents dans la vie de nos structures et des activités fréquentées par les enfants afin de les conforter dans leur rôle naturel de transmission de compétences - Porter à leur connaissance les difficultés des enfants et des jeunes à se construire en dehors de la famille - Valoriser les parents dans leurs missions et mettre à leur disposition des informations pour les soutenir - Associer les parents dans la mise en place d activités afin de les conforter dans leur rôle naturel d Education : transmission de savoir, d expériences, de mémoire (pays d origine, histoire du quartier, de la Ville) - Favoriser le dialogue et la communication intergénérationnels, la transmission de l histoire familiale, l élaboration de repères permettant l analyse pour aborder les problématiques et les modes de vie de la Jeunesse - Associer les parents dans la mise en place d activités Renforcer la volonté d engagement des parents dans la vie de leurs enfants, du Quartier et de la Ville, afin de mieux les impliquer dans les manifestations festives, culturelles et citoyennes - Servir de relais entre ces parents et les Maisons de Quartiers b) La prévention Les risques encourus par certains enfants, notamment par le fait de côtoyer des jeunes plus âgés, ainsi que les difficultés à rencontrer et à discuter avec les parents, ont amené la Ville à réfléchir à des outils de prévention primaire, et ce dès le plus jeune âge. Les Antennes Enfance, de par leur souplesse de fonctionnement, s inscrivent dans cette démarche. Parce qu elles contribuent à la socialisation et à la structuration de l enfant, les actions collectives d animation socioéducatives sont des actions de prévention générale qui s adressent à l ensemble de la population. Il est important que l ensemble des enfants, qu elles que soient les conditions socio-économiques de leurs parents puissent y avoir accès. Il est également nécessaire que leurs parents soient associés aux actions mises en œuvre pour leurs enfants. 159
162 Il s agit de proposer aux familles des quartiers des solutions en ce qui concerne le temps libre des enfants, pendant et hors les vacances scolaires ; ce lieu étant par définition un lieu différent de l école et de la maison, il permet aux enfants de se retrouver entre eux, de discuter avec un adulte réfèrent, de découvrir ou approfondir différentes activités. Il est aussi un lieu ou l on apprend à respecter les règles de vie en collectivité dans un contexte différent en complémentarité de l école et de la famille. Ces objectifs, ainsi que la présence des structures au sein même des Maisons de Quartier, permettent d associer les parents à notre démarche. Il s agit alors d intéresser les parents et leur faire comprendre que les loisirs de leurs enfants constituent un des principes éducatifs des Antennes par le biais de collaborations suivies ou plus ponctuelles. Le Club de Prévention spécialisée PREVER met en œuvre sur la Ville les orientations du plan de prévention plurinannuel élaboré par le Conseil général qui fixe les grandes orientations en matière de prévention spécialisée auprès des ans et d actions à mettre en œuvre. Est apparue la nécessité d avoir une intervention auprès des enfants de moins de 15 ans et plus particulièrement les ans. Ces adolescents représentent un public de plus en plus déstructuré qui nécessite des méthodes différentes et d autres moyens que ceux utilisés pour les plus âgés. Il faut veiller au respect de l autorité parentale et plus généralement introduire dans les pratiques l implication des familles et viser au développement ou à la réhabilitation des compétences parentales. De plus une charte départementale rappelle les modalités de cette forme singulière d intervention sociale. Il s agit d une mission éducative qui s articule autour de 2 axes : - l action collective développant les solidarités de proximité pour le mieux être des habitants - l accompagnement éducatif individuel visant à responsabiliser chaque jeune dans un parcours vers l autonomie 160
163 Objectifs : - Prévenir les risques de marginalisation liés au désœuvrement des enfants dans les quartiers en permettant un travail de repérage de ceux qui ont besoin d être pris en charge et encadrés ; - Renforcer l intégration sociale et la socialisation des enfants en favorisant leur participation aux pratiques artistiques, culturelles et sportives, en lien avec les activités proposées par d autres services (Cyberespace, Centre Ressource Lecture, Service municipal des Sports, Scarabée) en particulier pour les enfants issus d un milieu socio-économique fragilisé - Fidéliser le public et lui donner des repères en terme d espace, de temps, de comportement et d intérêt - Aider les parents à jouer leur rôle éducatif en les faisant participer à la vie des structures, en rapport avec les activités des Maisons de Quartier favorisant ainsi le lien intergénérationnel - Apporter un soutien aux jeunes et aux familles, particulièrement aux moments clés de leurs vies, de manière à éviter ou à réduire les risques de fragilisation, de rupture avec l environnement social - Socialiser, structurer, valoriser et responsabiliser les jeunes dans une démarche d insertion sociale et professionnelle - Compléter le dispositif de prévention à partir du travail inter-partenarial avec les acteurs sociaux locaux / départementaux c La médiation sociale La Ville souhaite s engager dans une démarche de vigilance quant au respect des biens publics et privés, la prévention des dégradations et des incivilités, et les faits de délinquance. En effet, il a été observé la présence de groupes de jeunes en soirée, non suivis dans le cadre de la prise en charge par les structures de prévention et pour lesquels il est difficile de rentrer en contact. Il s agit donc de proposer une présence de terrain en l absence d autres agents de la force publique et de travailleurs socio-éducatifs. 161
164 Objectifs : - Lutter contre le sentiment d insécurité des habitants - Observer sur le territoire la présence des groupes et individus et les fonctionnements des usages des espaces (quartiers, centres commerciaux, halls d immeubles) - Rencontrer et dialoguer avec les habitants présents sur ces espaces - Prévenir les incivilités, protéger et améliorer le cadre de vie (prévention et signalement des dégradations des équipements collectifs, des espaces publics) - Restituer les informations recueillies aux services concernés - Participer au diagnostic et réguler les situations conflictuelles, les tensions, les conflits d usage des espaces, de voisinage, entre individus et groupes - Etre à l écoute de la population et favoriser le dialogue et la médiation entre les personnes et entre ces dernières et les institutions 2 - Les actions à vocation socialisante a) La prévention par le sport Les activités sportives sont mises en place de plusieurs manières : à partir du service municipal des sports, à partir du sport associatif, à partir des écoles. Le passage des jeunes du sport prévention organisé de manière souple à la forme associative plus contraignante dans son fonctionnement est un objectif prioritaire. De nouveaux comportements sportifs émergent ne nécessitant pas un cadre associatif dans la pratique du sport loisirs. Par ailleurs le sport associatif est soumis aux aléas de l engagement des bénévoles et est souvent fragilisé du fait de l investissement et des responsabilités importants en temps personnel que suppose la gestion d une association et du manque de formation des bénévoles dans ce domaine. La pratique sportive doit pouvoir toucher un public plus diversifié. 162
165 Objectifs : - Proposer aux enfants et plus particulièrement ceux en difficulté des activités physiques et sportives encadrées par des éducateurs - Leur permettre de rencontrer d autres enfants et apprendre la vie de groupe et ses règles - Leur permettre de trouver des outils pour s exprimer dans l action sportive et se valoriser dans un cadre ludique - Pour les plus âgés, donner des repères aux jeunes à travers la discipline sportive qu ils vont intégrer dans la vie quotidienne : inscription obligatoire aux activités, tenue adéquate exigée, notion de réglementation (respects des règles du jeu, relation à autrui, dépassement de soi par l effort physique) et d hygiène de vie (bien-être, sensibilisation aux problèmes de santé et à l hygiène corporelle) - Favoriser la responsabilisation des jeunes à travers leur intégration à la dynamique de projet (pilotage, organisation et déroulement) - Favoriser la diversification des publics (entre quartiers, participation des filles, renouvellement des bénéficiaires) - Favoriser l orientation des jeunes vers les associations sportives et inciter de nouveaux publics à adhérer aux activités proposées b) L accès à la culture Dans la continuité du travail déjà engagé, le projet culturel devra favoriser la démocratisation et envisager la culture comme facteur d intégration, d égalité des chances et de lutte contre les discriminations, en développant une vie culturelle diversifiée permettant d intégrer les publics les plus éloignés de la vie artistique et culturelle et de l appréhender comme un outil de développement social. Centre de ressources et d initiatives culturelles, le Scarabée centralise, restitue, valorise le potentiel, suscite la découverte, incite à la rencontre et à l échange. C est un lieu de vie de mixité où la qualité est une exigence. C est à partir de cette structure en lien avec les équipements de proximité qu émargent les dynamiques culturelles existantes qui sont valorisées. C est en lien avec sa programmation qu un véritable travail d animation culturelle s accomplit sur toute la Ville et qui sera amplifié par l ouverture prochaine de l Espace culturel intégrant la Médiathèque, l Ecole de Musique et de Danse et le Cyberespace. 163
166 Objectifs : - Rechercher la complémentarité, la cohérence et l exigence artistiques en déployant les moyens sur des actions mieux structurées et plus pérennes - Rechercher la complémentarité avec l ensemble du réseau culturel intercommunal - Valoriser les pratiques culturelles existantes et les cultures d origine - Favoriser les ateliers de pratiques artistiques - Aller à la rencontre des publics les plus éloignés des structures culturelles - Soutenir les pratiques amateurs par la mise en place de formation, de soutien logistique, l accompagnement des artistes, la mise à disposition d intervenants - Favoriser l enseignement de la musique, s ouvrir aux pratiques musicales actuelles et aux différents langages chorégraphiques - permettre des passerelles entre les fonctions de formation, de sensibilisation, création, diffusion - Permettre l accès aux différents publics aux nouvelles technologies d information et de communication - Favoriser le développement des pratiques lecture / multimédia en s appuyant sur des formes pédagogiques ouvertes qui font appel à la culture orale et écrite c La vie sociale des quartiers Le développement de la Vie sociale se met en place à partir des structures Maisons de Quartier qui sont des relais essentiels de la Politique de la Ville, en servant d appui à l émergence d actions nouvelles et au renforcement de l existant. Elles sont également les interlocuteurs privilégiés des habitants, permettant leur mobilisation et leur participation. Le projet social des Maisons de Quartier s appuie sur différents outils permettant de favoriser et développer le lien social et intergénérationnel en articulant le travail mené par les structures accueillant différents publics (familles, enfants, jeunes ). Il s articule en ce qui concerne la Maison de Quartier du Bois de l Etang avec le conventionnement Centre social par la Caisse d Allocations Familiales. Il s agit d envisager des actions d accompagnement social auprès et avec les habitants du quartier afin de favoriser leur participation et les rendre acteurs du développement de leur quartier et de leur Ville. 164
167 Objectifs : - Développer les outils et animations au cœur du quartier en proposant des temps de rencontres conviviaux, riches et variés dans leur contenu permettant à la Maison de Quartier de fidéliser le public afin de favoriser le lien social sur le quartier permettant le dialogue, l échange - Favoriser la démarche participative des associations et des habitants aux projets de quartier et dans l organisation des événements fédérateurs permettant de mener un travail collectif et d accroître les capacités d autonomie et de savoir-faire des habitants - Inventer de nouvelles solidarités en permettant à des personnes issues des différents quartiers et les différentes générations de se rencontrer - Permettre aux habitants la découverte de leur quartier sous un autre angle, de les sensibiliser aux notions d aménagement urbain et de l habitat - Impulser une dynamique et un partenariat en direction des habitants, en privilégiant l entrée «familles» et le lien intergénérationnel et une approche participative : partir de leurs besoins, de leurs attentes et construire avec eux des outils leur permettant d avoir des premiers éléments de réponse et de satisfaction par rapport à une situation donnée - Par la présence physique quotidienne sur le quartier, observer les problématiques prégnantes ou émergentes, faire remonter aux services et partenaires concernés les observations et mener une réflexion commune sur les actions à mettre en place pour enrayer les processus d exclusions 3) Les dispositifs d accès aux droits et à la citoyenneté a) La plate forme de services publics et d accès aux droits Le développement de l action sociale passe tout d abord par le renforcement du partenariat dans le souci de construire des parcours d insertion. Différentes permanences de services sociaux et d accès aux droits sont proposées dans les Maisons de Quartier mais sont vécues comme une juxtaposition de services qu il s agit de rendre plus lisibles dans le cadre de la recherche d une meilleure articulation entre l action de proximité et l utilisation de structures et de dispositifs intercommunaux ou départementaux. 165
168 La Maison de la justice et du Droit de Saint-Quentin-en-Yvelines propose un certain nombre de permanences et de projets à partir de trois domaines d intervention : l action judiciaire, l aide aux victimes et l éveil à la citoyenneté. Il s agira de faire en sorte que les services proposés bénéficient davantage aux populations Verriéroises. Il s agit ainsi de lutter contre l éclatement des lieux et structures d accueil et de renforcer la cohésion par la prise en charge globale et complète de la problématique sociale dans le cadre de la recherche de complémentarité entre proximité et distanciation de l intervention sociale. Objectifs : - Faciliter l accès aux droits des personnes les plus en difficulté - Renforcer l aide aux personnes et familles en grande difficulté et inscrire cette aide dans un parcours durable d insertion - Suivre et aider les personnes et familles se situant à la limite des services d aide sociale - Développer les actions collectives d information sur les droits dans les Maisons de quartier - Maintenir et renforcer les permanences d information en liaison avec la MJD - Accompagner le public dans les démarches administratives - Développer les fonctions de médiation avec les différentes administrations - Mettre en place des modules autonomie et mobilité dans les actions locales b) L intégration et la lutte contre les discriminations La Communauté d Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines fait partie des six premiers sites pilotes engagés dans un programme expérimental national destiné à élaborer des Plans territoriaux de prévention et de lutte contre les discriminations raciales sur le marché du travail, mis en place par la Délégation interministérielle Générale à l Emploi et à la Formation professionnelle et le Fonds d Action et de Soutien pour l Intégration et la lutte contre les Discriminations. Un plan de lutte local a été signé en janvier 2005 s inscrivant dans un programme national de lutte contre les discriminations. 166
169 Ce programme a pour objectif de mobiliser, au travers notamment d actions de formation et de sensibilisation, les acteurs locaux de la chaîne de l emploi dans la lutte contre les discriminations. Il doit permettre d identifier, puis de réduire et de prévenir les processus discriminatoires à l œuvre sur un territoire, afin d améliorer l insertion professionnelle et les conditions d emploi des personnes ayant à subir des discriminations en raison de leur origine. Quatre groupes de travail ont été constitués avec pour objectif la réalisation concrète d actions : - Accompagnement des publics discriminés - Sensibilisation du monde économique - Sensibilisation des élus en tant qu employeurs et concepteurs des politiques publiques - Accompagnement des intermédiaires de l emploi Aujourd hui alors qu une partie de la population de la Ville initialement étrangère a acquis la nationalité française et que l essentiel des jeunes est né sur le territoire français, l ensemble de cette population exprime une forte volonté de reconnaissance de sa place dans la société. Objectifs : - Mettre en place des actions d alphabétisation et de remise à niveau - Mettre en place des permanences d écrivain public - Mettre en place des relais avec les permanences de la MJD - Encourager les projets d habitants en matière de coopération pour le développement des pays d origine - Développer les rencontres et les échanges sur la présentation de culture de pays c) La démocratie locale et la participation des habitants La Ville a développé une tradition de concertation avec les habitants et les associations pour mener à bien les actions. Il s agit de les associer sur la définition des objectifs d évolution attendus dans leur quartier ou leur ville et des actions à mener et leur évaluation. Cela favorise la participation des habitants à la gestion de leur quartier et à la vie locale. Les fonctions essentielles sont l information, la communication, la consultation, la concertation et la participation. Pour autant, la vie associative sur la Ville n est pas suffisamment développée. 167
170 Le diagnostic des difficultés rencontrées par les habitants dans le cadre associatif a permis de distinguer différents problèmes liés au manque d encadrants bénévoles, à la mauvaise perception des principes de fonctionnement d une association, à l absence d engagement des jeunes, au manque de formation des bénévoles Ces difficultés, qui sont pour certaines partagées au plan national par de nombreuses associations sportives, sont largement amplifiées par le contexte dans lequel évoluent les associations Verrieroises dont la majeure partie des adhérents est issue des quartiers sensibles de la Ville. Dans ce contexte, la Ville est encouragée à proposer une démarche permettant un accompagnement de l activité bénévole, tout en utilisant l engagement et la responsabilisation de jeunes adultes dans les structures associatives sportives comme un levier dans une démarche d insertion citoyenne. Objectifs : - Associer et mobiliser les habitants dans leur diversité - Recueillir les questions et propositions du terrain - Faire circuler l information et la communiquer - Alimenter les débats et promouvoir la participation des habitants sur les questions relatives à la vie de quartier, les projets qui concernent le quartier et la ville, les projets et les enjeux thématiques - Soutenir d avantage la vie associative qui concourre au développement d une citoyenneté active - Attention particulière aux jeunes et à leur revendication citoyenne - Promouvoir la laïcité, la connaissance des institutions républicaines, la valorisation de démarches citoyennes 168
171 TROISIEME PARTIE MODALITES DE PILOTAGE, DE SUIVI ET D EVALUATION A Le Pilotage La mise en œuvre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale est placée sous la responsabilité du comité de pilotage. Le Pilotage politique est en charge de définir des orientations stratégiques garant de la cohérence d ensemble du projet dans une Instance réunissant le Préfet, le Maire, les représentants de la Communauté d Agglomération et les représentants des principaux partenaires : - validation du diagnostic du territoire - élaboration de la stratégie (objectifs et stratégie opérationnelle) - définition et mobilisation des moyens des communes, Conseil général, Conseil régional et les autres partenaires pour mener à bien le projet de territoire - mandat à la conduite de projet et à l instance technique de mise en œuvre et de suivi du projet - organisation des différentes coordinations techniques - cohérence interne de l ensemble du projet et son articulation avec les autres outils de programmation et planification du territoire - arbitrages politiques et financiers La préparation du travail est effectuée par un Comité technique partenarial composé des représentants des directions techniques concernées. Le Pilotage technique assuré par une équipe de Direction de projet mandatée par le Comité de pilotage politique pour animer et suivre la mise en œuvre du projet dans ses différentes dimensions stratégiques et opérationnelles, territoriales et thématiques avec pour objectif la mise en cohérence des actions menées par les différents acteurs (services de l Etat, collectivités locales, associations, opérateurs dans les domaines du logement, transports, action sociale, intégration, activité économique). Cette équipe a une bonne connaissance des crédits de droit commun, des crédits alloués et acteurs qui mettent en œuvre des actions. Ce travail s effectue en partenariat étroit avec le délégué de l Etat et les responsables des différents services déconcentrés de l Etat. 169
172 Une attention particulière est portée à la qualité de l ingénierie de projet à l échelle infra communale en contact direct avec les populations bénéficiaires des actions du CUCS. Cette équipe a mandat par l instance de pilotage dans la légitimité à mobiliser les services opérationnels compétents et obtenir les arbitrages indispensables à l avancement du projet. L équipe de projet est composée de 4 agents : - Une Chef de Projets - Une Coordinatrice Réussite éducative - Une agent de développement social - Une chargée d urbanisme La Ville met à disposition une agent chargée du suivi administratif du travail de la Maîtrise d œuvre Urbaine et Sociale. La Chef de projets fait partie de la Direction municipale, sous la responsabilité directe de la Direction générale des Services. Les autres agents composant l équipe de projet sont placés dans les sphères hiérarchiques les mieux adaptées à leurs missions (Maisons de quartier pour s assurer de la relations aux habitants et associations, Direction des services techniques pour la cohérence du projet urbain). Ainsi, l équipe de projets est lieu de synthèse de compétences sur les différentes thématiques prioritaires et les différents référents (Réussite éducative, Emploi insertion, Contrat local de sécurité, Rénovation urbaine, Santé, Lutte contre les discriminations). Elle a en charge : - La déclinaison du projet de territoire inscrit dans le Contrat Urbain de Cohésion Sociale en articulation avec les objectifs des autres dispositifs (CUCS intercommunal, convention Cadre du GPV, ANRU, Réussite éducative) et représentation des intérêts de la Commune dans le domaine de la Politique de la Ville - La mise en place des instances (Comités techniques, Groupes de réflexion et de travail thématiques déclinant les axes prioritaires du Contrat) - La mise en place d un travail tranversal (inter-service et inter-partenarial) en lien avec le Directeur Général des Services autour de projets inscrits dans la programmation et répondant à l évolution des différentes problématiques rencontrées et répertoriées par les acteurs de terrain sur les quartiers. 170
173 - La Coordination, élaboration, suivi et bilan de la programmation annuelle en lien avec les services municipaux et les associations - La négociation de la programmation auprès des partenaires institutionnels et financiers et recherche des subventions de droit commun - La mise en cohérence des interventions des différents acteurs favorisant la participation des partenaires institutionnels afin d aboutir à la contractualisation (CTL, CLS, GUP), ainsi qu à l évaluation et réactualisation en fonction des évolutions constatées et actées par les partenaires - La représentation de la Ville aux instances de réflexion et de décision des acteurs (Comités de pilotages, Conseils d administration) - Le soutien aux services municipaux en terme d ingénierie sociale (méthodologie de développement social et de projet) permettant d asseoir la spécificité de la Politique de la Ville par rapport aux compétences de droit commun - Le soutien aux initiatives locales et à la participation des habitants (Comités de Quartier ) Pour ce faire, l équipe de projet associe tous les autres services de la Ville concernés ainsi que tous les partenaires territoriaux en fonction des thématiques abordées. En interne, tous les services municipaux sont considérés comme des opérateurs potentiels ou avérés de la Politique de la Ville. B Le Suivi Le suivi des CUCS doit être une démarche continue nécessitant d être structurée et planifiée avec une dimension de partage de l information et de vérification de la réalisation des engagements des différents partenaires. Des outils de pilotages doivent être pérennisés, et régulièrement alimentés en adéquation avec les objectifs de la politique menée, sous plusieurs formes : - Bilan écrit précisant le résultat d une opération, action sur une période donnée. - Rapport d utilisation des crédits de la Dotation de Solidarité Urbaine - Rapport d observation sur l évolution des territoires en Zones Urbaines Sensibles - Bilan des actions structurantes mises en œuvre localement 171
174 Le renseignement d outils de suivi (tableaux de bord, fiches de bilan d action, suivi de la programmation financière) implique la définition claire des rôles et actions des partenaires ou opérateurs, afin de vérifier la réalisation de leurs engagements. L ensemble des outils de suivi, d observation et d évaluation doit être réfléchie en amont tout au long de la démarche d élaboration du CUCS. Les indicateurs par champs prioritaires : Habitat et cadre de vie - taux et nombre de logements sociaux réhabilités, construits, dans la ZUS - nombre de résidences principales - taux de rotation dans le logement Emploi et développement économique - nombre d emplois existants, créées ou transférés en ZFU - nombre d entreprises existantes, créées ou transférées en ZFU - nombre de demandeurs d emploi sur la ZUS avec la répartition selon l ancienneté de la demande, le sexe et le niveau de formation - nombre de bénéficiaires RMI sur la ZUS - nombre de bénéficiaires ASS sur la ZUS - taux de suivi des demandeurs d emploi par le service public de l emploi sur la ZUS Réussite éducative - nombre d enfants et d adolescents concernés par le projet avec la répartition par âge, par sexe et par niveau de scolarité - nombre d enfants et adolescents identifiés avec une répartition par domaine de difficulté (santé, social, scolaire, éducatif, culturel) - nombre d enfants et d adolescents effectivement pris en charge par une équipe pluridisciplinaire de soutien - nombre de familles aidées dans le cadre du projet - pourcentage d enfants dont le retard est d un an et plus à l entrée en 6 ème - taux de boursiers niveau 3 172
175 Santé - nombre de bénéficiaires de la CMU - ratio de praticiens médicaux et paramédicaux pour 5000 habitants - nombre d actes par médecins généralistes - nombre de réseaux de santé publique - part du budget des programmes de santé publique affectée Citoyenneté et prévention de la délinquance - nombre de personnes ayant consulté les points d accès au droit - nombre d éducateurs de prévention spécialisée - nombre d agents de médiation sociale - taux de criminalité - taux de vols avec violences hors domicile - taux de violence contre personnes chargées d une mission de service public C- L Evaluation L évaluation doit reposer sur un portage politique fort pour orienter les objectifs ou le fonctionnement dans le cadre d une instance d évaluation regroupant les partenaires, représentants des habitants et secteurs associatifs. Il s agit d une démarche globale qui doit permettre de mesurer de quelle façon les actions du Contrat Urbain de Cohésion Sociale contribuent à modifier les constats et impacter sur les enjeux de territoire. Une évaluation d étape en 2009 permettra d apprécier l efficacité de la politique menée et de décider de sa reconduction et la réorientation des objectifs du projet. 173
176
177 PREFECTURE DES YVELINES Contrat Urbain de Cohésion Sociale 174 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
178 175 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
179 Préambule Le contrat de ville de Magny les Hameaux a constitué le volet territorial du contrat de ville intercommunal de la Communauté d Agglomération de Saint Quentin en Yvelines 2000/2006. Ses objectifs étaient : a) Intégrer dans les grandes orientations de la politique locale les différents dispositifs intercommunaux : Plan Local de l Habitat, Plan de Déplacement Urbain, Plan Local d Insertion par l Emploi b) Revaloriser et revitaliser le quartier du Buisson à travers des actions concertées entre les signataires du Contrat de Ville et tous les partenaires potentiels. Le Quartier du Buisson est inscrit en Zone Urbaine Sensible depuis Sur ce quartier, qui aurait abrité jusqu à près de habitants, une forte politique de restructuration urbaine a été mise en œuvre, achevée en 2001 et suivie de programmes de réhabilitation des espaces publics. Pour autant, l évaluation de novembre 2005 précise que la situation sociale sous certains aspects se dégrade malgré l intervention de tous les acteurs de la politique de la Ville, situation confirmée par les partenaires lors de la réunion de finalisation du diagnostic territorial du présent contrat le 28 novembre Dans ce Contrat Urbain de Cohésion Sociale, la mobilisation partenariale est concrètement réaffirmée comme l épine dorsale d une action économique, sociale et culturelle globale, après la période de requalification urbaine en cours d achèvement sur le quartier du Buisson. Ce quartier «en veille préventive» dispose ainsi des dispositifs mobilisables par l ensemble des acteurs intervenants : habitants, associations et professionnels. D ors et déjà, le projet du Centre Social, équipement pivot du lien social, a été redéfini et les moyens renforcés depuis octobre Le Conseil Consultatif de la Réussite Educative a été installé le 12 décembre 2006 et l équipe pluridisciplinaire de soutien démarre son travail en janvier Il nous «reste» à mettre en œuvre les actions définies dans ce document avec un bonne articulation ville/intercommunalité pour continuer à améliorer la vie quotidienne des habitants de ce quartier prioritaire qu est le quartier du Buisson et rompre enfin avec un isolement géographique cause fondamentale de biens des maux. Le Maire, Jacques Lollioz. 176 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
180 PREFECTURE DES YVELINES Vision synthétique du Contrat Urbain de Cohésion Sociale Axes stratégiques Habitat et cadre de vie : mise en oeuvre d une Gestion Urbaine de Proximité, créer une offre de logements pour les jeunes Emploi et développement économique : accès à l emploi des jeunes et des femmes, adapter les transports aux besoins repérés, renforcer et diversifier le commerce de proximité Réussite Educative, mettre en œuvre ou développer : Projet de Réussite Educative, Contrat éducatif local (CEL), Contrat Local d Accompagnement à la Scolarité (CLAS), Ville-Vie-Vacances (VVV), volet éducatif du Contrat Local de Sécurité, créer un PIJ Santé : permettre l accès de tous à une prise en charge globale des problématiques de santé notamment pour les jeunes, accentuer la prévention et le traitement des conduites addictives Citoyenneté et prévention de la délinquance : mise en œuvre d un Contrat Local de Sécurité, coordonner les acteurs de la prévention générale et de la prévention spécialisée, développer une offre d activités pour les jeunes sur le quartier le soir et pendant les vacances scolaires intégrant notamment la thématique de la citoyenneté, renforcer les actions sur la parentalité Axes transversaux Désenclaver le quartier du Buisson en «gommant» les frontières physiques et psychologiques Organiser la gouvernance pour chaque axe stratégique 177 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
181 Sommaire Préambule Vision synthétique I) Le territoire concerné : Le quartier du Buisson page Géographie 2. Présentation II) Le projet : Diagnostic territorial par thématique page 184 III) Le projet : Les enjeux et les orientations stratégiques page Les enjeux 2. les orientations 3. les axes stratégiques IV) Le projet : Déclinaison des axes stratégiques page 202 V) Le projet Urbain de Cohésion sociale : La gouvernance page Le pilotage politique 2. La conduite de projet 3. Observation et évaluation VI) Annexes page CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
182 I) Le territoire concerné : Le quartier du Buisson 1. Géographie La commune de Magny-les-Hameaux, ville de habitants est surclassée 10/ habitants dans le cadre de la loi de cohésion sociale. Elle appartient à la fois à la Communauté d Agglomération de Saint Quentin en Yvelines et au Parc Naturel de la Haute Vallée de Chevreuse. Elle est inscrite en Contrat de Ville depuis 1994 et le quartier du Buisson est, lui-même, inscrit en Zone Urbaine Sensible depuis Sur ce quartier qui aurait abrité jusqu à près de habitants, une forte politique de restructuration urbaine a été mise en œuvre. Au départ enclavé, centré sur lui-même et à l écart du vieux bourg, il a été ouvert de manière à permettre les échanges inter-quartiers. Un travail social important a également été mené. Mais les obstacles à la mobilité des habitants restent forts. 179 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
183 A l échelle de la commune de Magny-les-Hameaux, comme à celle de la Communauté d Agglomération de Saint Quentin en Yvelines, le quartier du Buisson reste enclavé à la pointe sud-est, à la limite de la zone urbaine de la commune et du Parc Naturel Régional de la Vallée de Chevreuse. 180 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
184 I) Le territoire concerné : Le quartier du Buisson 2. Présentation Périmètre de la ZUS du Buisson tel qu il a été défini en 1996 Numéro INSEE : Numéro d ordre : 539 Depuis la mise en œuvre du contrat de ville, la restructuration urbaine engagée a été l'élément levier de la revalorisation du quartier, notamment par la réalisation de la place du 19 mars 1962 qui a permis d ouvrir le quartier sur la ville. Des actions comme l implantation du centre social et de la boutique de quartier créés pour accompagner les habitants dans le projet urbain, ont impulsé la redynamisation des liens sociaux dans le quartier et favorisé la participation et l'intégration des populations issues de l'immigration à la vie locale. Cependant, ces améliorations observées et reconnues par les partenaires restent fragiles. Le Buisson reste un quartier avant tout social au regard du pourcentage de logements sociaux : 90 % de logements sociaux sur le quartier du Buisson ce qui représente 80 % des logements sociaux de la commune et concentre la plus forte population issue de l'immigration. 181 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
185 Habitat collectif Chalandonettes, habitat individuel Place du 19 mars 1962 Équipement scolaire A. Gide Le Buisson, «quartier du bout du bout». OPIEVOY OPIEVOY P.O OPIEVOY I3F OPIEVOY Espaces verts terrains de jeux Historique 8 décembre 1972 : Le projet du Buisson est adopté. Début 1975 : Premiers arrivants. Population : personnes. Fin 1976 : Le chantier est livré habitants : La commune est mise sous tutelle de l État : Signature avec l État et le SAN d une convention de quartier pour la réhabilitation du Buisson : Levée de la tutelle sur les finances de la commune : La réhabilitation prend fin avec le réaménagement de la place du 19 Mars P.O OPIEVOY OPIEVOY P.O «les Genêts» OPIEVOY I3F «les Bruyères» P.O P.O À la fin des années 1960, l urbanisation de Magny s intensifie avec l aménagement du quartier du Buisson, à la suite d une volonté du ministre de l Équipement de l époque (1969), Albin Chalandon. Il s agit de transposer dans le monde moderne une urbanisation traditionnelle grâce au groupement de maisons individuelles avec jardins, appelées par la suite «Chalandonnettes». Ces «nouveaux villages» attirent d emblée une population désireuse d accéder à la propriété. C est pourquoi le quartier du Buisson se présente d abord par ces éléments architecturaux originaux, les chalandonnettes qui encadrent un secteur d habitat collectif. Ce sont des petits immeubles de quatre étages séparés par de larges espaces publics. Au centre du quartier, la place du 19 mars 1962 réhabilitée en 2001 créé une nouvelle polarité. Trois principaux bailleurs se partagent le patrimoine bâti de la ZUS du Buisson, l OPIEVOY, bailleur social de 13 immeubles au centre du quartier et de chalandonnettes au sud-ouest et au nord du quartier, l Immobilière 3F, bailleur social de 3 immeubles et de la chaufferie, ANTIN Résidence, bailleur social privé, avec 41 logements sur la Place du 19 mars Les chalandonnettes non concernées par l OPIEVOY le long de l avenue de Chevincourt sont occupés essentiellement par des propriétaires occupants (P.O.). L ensemble des 8 immeubles collectifs à l est du quartier est une copropriété «les Genêts», comme les trois immeubles à l est sont gérés par une copropriété «les Bruyères». Les espaces extérieurs aux abords des Chalandonnettes et des secteurs d habitat collectif ont été réaménagés afin de redonner une cohérence au paysage urbain. 182 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
186 II) Le projet : Diagnostic territorial par thématique Précision méthodologique : L essentiel du diagnostic territorial a été réalisé lors de l évaluation du contrat de ville présentée en novembre Son actualisation est nourrie par les partenaires dans le cadre de l élaboration du présent contrat. Les informations d actualisation sont «injectées» dans les thématiques de ce diagnostic et dans les annexes. Elles sont présentées organisées au sein des thématiques du CUCS : Habitat et cadre de vie Emploi et développement économique Réussite Educative Santé Citoyenneté et prévention de la délinquance 183 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
187 Habitat et cadre de vie Diagnostic territorial par thématique Restructuration urbaine Un partenariat optimisé entre la ville qui améliore, traite et entretien les espaces publics depuis la rétrocession foncière et un bailleur volontariste, l OPIEVOY a été le socle de l amélioration du Buisson. Cependant, concernant les difficultés en général sur le quartier, les gardiens s accordent à relever un déficit de communication de la Ville. Il semble que la justification des interventions sur le plan urbain et social n est pas bien perçue, et ces derniers souhaiteraient être mieux informés. L ensemble de ces actions d urbanisme est d abord le résultat des précédents dispositifs mis en place dans les années 1990, comme le DSU et le premier contrat de ville. Une OPAH «diffuse» est en cours sur l ensemble du territoire magnycois. Après deux années, la réhabilitation du bâti ancien de la copropriété des Genêts a eu des difficultés à être mise en place, car certains propriétaires dépassent le plafond de subventions. En 2003, le montant des subventions a été élargi, ce qui a permis d engager les travaux de ravalement sur les Genêts. La ville a pu bénéficier de volumes financiers pour la mise en œuvre de la restructuration urbaine du quartier du Buisson, pour un total d environ : Diagnostic actualisé : La requalification des parkings des Genêts va démarrer début 2007 La fermeture de commerces dégrade l image du centre commercial de proximité 184 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
188 Habitat et cadre de vie Diagnostic territorial par thématique Gestion Urbaine de Proximité Le volet social du Contrat d Objectif inscrit à l annexe du Contrat de Ville et signé entre le bailleur OPIEVOY et la Commune a bien été suivi. Le contrat d objectif a permis de mettre en œuvre un projet social autour d animations de la commue, ciblées sur le Buisson. Il s agit notamment du renforcement des services publics de proximité au Centre Social, de la Maison de Quartier, du Café Culture, de la Maison de la Petite Enfance, des commerces autour du Buisson. La coordination associative a pu également être instaurée grâce à trois associations de locataires dans les secteurs collectifs (squares de la Cure et de la Barrerie) et une dans le secteur pavillonnaire. Le gardiennage a pu être renforcé sur l ensemble du patrimoine, à raison de quatre gardiens au total. La gestion de la quittance a été également mise en place, d une part pour faciliter les mutations internes et d autre part pour diminuer les charges récupérables incombant aux locataires. Le bailleur s est aussi engagé à améliorer le cadre de vie, grâce à un règlement intérieur qui paraît, à ce jour, dans l ensemble, respecté. L objectif a été de gérer les attributions et maîtriser les équilibres résidentiels, il s agit d enrayer le processus de déqualification du site en rétablissant les équilibres résidentiels. Cet objectif est aujourd hui avancé, il reste cependant à maintenir et poursuivre le travail mené : le quartier est encore fragile, il est question d anticiper les situations sociales à problème. A ce jour, l OPIEVOY n a pas trouvé de solutions pour le rescindement des T4 et T5 pour créer des petits logements en T1 et T2. Il en va de même pour les propositions en faveur de l accès au logement pour les jeunes. Cependant, le Buisson est redevenu un quartier attractif, les taux de rotation et de vacance y sont faibles, ce notamment grâce à la recomposition urbaine du quartier. Comme cela a été dit précédemment, la réhabilitation du square de la Cure et du square de la Barrerie, la restructuration d appartements en rez-de-chaussée et la revalorisation des pavillons HLM ont permis d atténuer l image négative du quartier. Il en va de même pour le réaménagement des espaces extérieurs et des réaménagements intérieurs des silos de parking. Il est à noter que les bailleurs 3F et Antin Résidence (41 logements sur la Place du 19 mars 1962) ont refusé de signer un contrat d objectif avec la mairie de Magny-les-Hameaux. La raison invoquée est celle du nombre de logements trop limité pour la mise en œuvre d un tel dispositif. Pourtant, ces actions d accompagnement social dans le cadre de l abattement de la TFPB permettent d avantager le bailleur, de réaliser une réhabilitation PALULOS et de l inciter une politique volontariste sur le site. Cette politique volontariste a permis, par exemple, de mener des opérations d accompagnement VVV. 185 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
189 Habitat et cadre de vie Diagnostic territorial par thématique Gestion Urbaine de Proximité (suite) Diagnostic actualisé : Pour la Communauté d Agglomération, les signes de fragilité sont tangibles. La dette moyenne est comparable à d autres quartiers en ZUS. 70 % des logements sont des T4 avec un faible taux de rotation et un vieillissement de la population (T1 et T2 : 7 % et T3 : 13 %). Pour la DDE, il faudrait connaître et analyser la demande exacte des habitants. L offre de logement pour les jeunes reste cruciale. OPIEVOY sur 600 logements, 43 % en dessous du plafond PLA ce qui est inférieur à la moyenne qui est de 65/70% mais les pavillons baissent cette moyenne. 10 % de rotation en collectif (67 en 2005, en baisse), 5 % de rotation sur les pavillons Réaffirme sa volonté de s engager dans une Gestion Urbaine de Proximité 3F Le bailleur 3F souhaite s engager dans le dispositif de GUP et ainsi rejoindre le principal bailleur du quartier (l OPIEVOY) et la commune dans cette dynamique de travail partenarial. Trois bâtiments pour 72 logements. L'ensemble du programme a été réhabilité en Taux de rotation 8.26% 186 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
190 Emploi et développement économique Diagnostic territorial par thématique Déplacements Alors que l isolement est le principal handicap de la ZUS Buisson, aucun projet n a réellement émergé pouvant désenclaver le quartier. Si à ce jour la fragilité et une certaine détresse sociale du quartier se manifeste, l éloignement est considéré comme l un des facteurs de cette situation. L objectif serait de recenser les parcours résidentiels du Buisson, les migrations pendulaires, l attraction d autres polarités comme celles relatives à l emploi, aux loisirs, à la culture, au sport, aux marchés, afin d y mener une réelle politique de déplacement en transport en commun. On peut cependant souligner un taux de fréquence et d arrêt des bus au Buisson important en semaine et en journée. La sécurité ne pose plus de problème et la politique tarifaire est efficace. Mais les destinations des lignes ne correspondent pas toujours aux secteurs d activité comme ceux de Saclay ou de Montigny ou les secteurs d équipements infra communaux. Diagnostic actualisé : Des faits de délinquances sont signalés mais ne font pas l objet de plaintes systématiques d un des transporteurs (SAVAC). A priori pas de problèmes de sécurité pour SQYBUS en L ensemble des partenaires indique l inadéquation des horaires pour les salariés en horaires décalés Une fréquence insuffisante le soir et le week-end renforce le sentiment d isolement. Le désenclavement du quartier et de la ville par la création de la «voie verte» est une perspective qui néanmoins ne répond pas à l urgence. L ouverte du CV7 aux transports en commun semble plus réaliste à court ou moyen terme. La solidarité intercommunale devra jouer à plein pour résoudre cette problématique cruciale. 187 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
191 Emploi et développement économique Diagnostic territorial par thématique Emploi et développement économique La croissance de la population de la commune de Magny les Hameaux s est ralentie. La population de Magny les Hameaux est jeune, comme, en moyenne, on peut l observer dans l ensemble des agglomérations comportant des ZUS. La population de Magny les hameaux est en moyenne moins «riche» que la population de l ensemble de la communauté d agglomération, mais moins exonérée que cette dernière. La répartition par CSP des actifs de Magny les Hameaux est à peu près similaire à celle observable ailleurs, en, moyenne, sur l ensemble de la communauté d agglomération A la fin mars 2005, Magny-les-Hameaux, on comptait 245 demandeurs d emploi inscrits à l ANPE, dont 144 hommes et 101 femmes (augmentation de 3, 8% depuis 2004).En comparaison, en décembre 2004, on comptait 326 inscrits à l ANPE, parmi les 502 chômeurs de la commune. Parmi ces derniers, 233 étaient suivis au pôle emploi. Le Buisson concentre à lui seul plus de 40% des chômeurs magnycois inscrits à l ANPE. Sachant que de nombreux chômeurs du Buisson ne sont pas inscrits à l ANPE de Montigny, trop éloignée du quartier. Le chômage est une problématique importante, visible et d intensité croissante sur le quartier du Buisson. Un chômage des cadres majoritaire à Magny les Hameaux, comme sur l ensemble de la communauté d agglomération. Un chômage des jeunes particulièrement préoccupant. Les jeunes actifs de moins de 25 ans, qui ne représentent que 9% des effectifs de la population magnycoise, représentent près de 16% des usagers du Pôle Emploi. De nombreux magnycois inscrits au Pôle ne sont pas inscrits à l ANPE et de nombreux magnycois inscrits à l ANPE ne fréquentent pas le Pôle Emploi Ce qui traduit une méconnaissance des dispositifs 188 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
192 Emploi et développement économique Diagnostic territorial par thématique Emploi et développement économique (suite) Le faible nombre d inscrits magnycois dans le dispositif PLIE tend à montrer que ce dispositif peine à se faire connaître par les habitants de la commune. Un nombre d emplois sur le secteur de la commune faible du fait de la prépondérance des très petites entreprises et de la tertiarisation de la zone. Un taux d emploi de 0,57 à Magny les Hameaux, ce qui signifie qu il existe à Magny les Hameaux un peu plus d 1 emploi pour 2 actifs. Or seuls 14% des actifs travaillant à Magny sont magnycois. Actualisation des données : Une baisse des RMIstes en 2006 (58 au lieu de 66 en 2005) mais les restent majoritaires. 64 % des RMIstes habitent le Buisson 319 demandeurs d emploi inscrits à l ANPE au 31/10/2005, 305 toutes catégories sur la commune en octobre 2006 Diagnostic actualisé : Une situation de l emploi qui se dégrade et l action à mener doit à la fois porter : sur la création d emploi sur la zone de Magny les Hameaux sur l optimisation des dispositifs de retour à l emploi Les magnycois issus du quartier du Buisson représentent plus de 50% des chômeurs fréquentant le Pôle Emploi 189 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
193 Emploi et développement économique Diagnostic territorial par thématique Emploi et développement économique (suite) Diagnostic actualisé (suite) : Difficultés d accès aux emplois peu qualifiés en raison de l enclavement et à des horaires de transports en communs inadaptés. Un suivi individualisé renforcé à partir de 16 ans pour les jeunes en décrochage scolaire est à formaliser de manière territoriale afin de les accompagner dans leur parcours d insertion. Une baisse du nombre de chômeurs officiel vient contredire apparemment la forte fréquentation du pôle emploi. Une action contre le chômage qui doit être mise en œuvre : Pour les jeunes magnycois Avec une meilleure visibilité des dispositifs PLIE et des acteurs : Pôle emploi, Mission locale, ANPE Dans le cadre du PLIE, problématique des familles monoparentales : horaires et modalités de garde des enfants, transport Accès à l emploi pour les jeunes à corréler avec des problématiques de santé et de logement Renforcer la participation des entreprises magnycoises au PLIE 190 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
194 Emploi et développement économique Diagnostic territorial par thématique Emploi et développement économique La commune de Magny-les-Hameaux se démarque des autres communes de l agglomération par la forte proportion de PME / PMI sur son territoire. Les zones d activités au Nord de Magny, destinées à recevoir des grandes entreprises dans les secteurs tertiaires et industriels, sont toutes occupées et ne peuvent se développer davantage (contraintes liées à la protection, des espaces au sud), en considérant que le secteur du plateau, du fait entre autres, de son enclavement, n est pas adapté pour l implantation de ce type de structures. Le secteur de Gomberville, offre des possibilités d extension et d accueil pour de nouvelles entreprises. Le POS, qui permet une extension de m2 du parc d activité de Gomberville; Les terrains et locaux de l Aérospatiale (11 000m2 de surface construite en bureaux, ateliers et locaux techniques sont disponibles); Les terrains de Météo France (35 435m2), situés du hameau de Gomberville, sont disponibles. Diagnostic actualisé : Un projet est en cours sur le terrain de Météo France et devrait créer des emplois. Les terrains et locaux de l Aérospatiale devraient faire l objet d un nouveau projet économique. Un rapprochement de l offre et de la demande locale d emplois est indispensable. Renforcer et soutenir le tissu commercial : la situation des commerces au Buisson se dégrade renforçant un sentiment d abandon. Mettre en oeuvre des transports adaptés aux types d emplois accessibles aux chômeurs magnycois. 191 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
195 Réussite Educative Diagnostic territorial par thématique Education La population scolarisée dans le quartier du Buisson est en diminution constante, ce qui s explique notamment par un vieillissement de la population du quartier. Les jeunes magnycois voient leur niveau scolaire, en moyenne, se dégrader ces 5 dernières années. Les jeunes magnycois sont également de plus en plus nombreux à faire l objet d Action Educative en Milieu Ouvert, et à un suivi du RASED. Le projet de CEL n a pas abouti, mais les actions menées par la municipalité dans le cadre du Contrat de Ville sont dynamiques. dans le cadre de l association Magny Loisirs a été organisé un festival de la citoyenneté en 2003, et depuis lors, un forum du jeune citoyen a lieu chaque année. Ce forum regroupe près de 500 enfants de CE1/CE2 et CM1/CM2, sur les thèmes des «Droits et Devoirs de l enfant». Ils peuvent, à cette occasion, discuter avec des professionnels (juges, représentants de la police, de la préfecture, de l école des parents...) Le club «envie d agir» permet aux jeunes de s investir dans la vie de la commune. Des «mini chantiers» citoyens ont également été financés dans le cadre du contrat de ville. Le service jeunesse développe des actions de sécurité routière (sensibilisation à la conduite à risque chez les jeunes). «Cap ados» est la structure porteuse de ces actions, en partenariat avec le collège Albert Einstein. Le CLAS développe son action pour une centaine d enfants Diagnostic actualisé : Le Conseil Consultatif de la Réussite Educative a été installé le 12 décembre L équipe pluridisciplinaire de soutien démarre son travail en Un diagnostic et un recentrage qualitatif du CLS est à mener en 2007 Une formalisation et un développement de l offre d activités culturelles et sportives pour les jeunes du quartier du Buisson sont nécessaires en 2007 notamment sur les vacances scolaires dans le cadre de la réussite éducative et du VVV. 192 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
196 Réussite Educative Diagnostic territorial par thématique Culture Une politique culturelle basée sur une recherche de mixité des publics et des activités. Un équipement phare, L estaminet, censé centraliser l action culturelle de la municipalité, ou tout du moins la symboliser, situé au cœur du quartier du Buisson comme pour amener la culture au sein du quartier. Un large succès de l Estaminet auprès des habitants de la Ville Nouvelle, et des magnycois, mais un réel défaut de fréquentation de la part des jeunes du Buisson. Le développement de la participation des habitants c est faites à travers de nombreuses initiatives portées par les associations, notamment celles tournées vers les jeunes enfants Diagnostic actualisé La municipalité a commandé un audit de sa politique culturelle restitué aux élus de la majorité en décembre 2006 Il apparaît notamment la problématique de l ouverture de l Estaminet café culture sur la commune en général et le quartier du buisson en particulier. Un réorientation du projet culturel ainsi que de son organisation et de sa programmation est envisagée en La partie «Estaminet café» pourrait être redéfinie comme un lieu intergénérationnel d activités orientées sur les nouvelles technologies et les activités socioculturelles en lien avec le nouveau projet du Centre Social. 193 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
197 Sport Réussite Educative Diagnostic territorial par thématique Construction d un nouveau gymnase, Rénovation du gymnase situé au cœur du quartier du Buisson, Création d aires de jeu au cœur du Buisson, Des équipements qui participent à l animation du quartier, à la vitalité du lien social, et accueillent les activités proposées par la municipalité et les associations. Le Centre d Initiation au Sport rencontre un vif succès, L activité Golf, proposée aux jeunes collégiens de l accompagnement scolaire, permet de les initier à d autres pratiques sportives que celles généralement répandue chez ces derniers, L «école des sports» est le point de départ de la pratique sportive des jeunes, qui est relayé par les clubs locaux. Diagnostic actualisé Sont programmées en 2007 La création d une piste de roller/skate sur le quartier du Centre Bourg La rénovation «lourde» de l aire de jeux «multi sports» du Buisson 194 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
198 Santé Social Diagnostic territorial par thématique Santé Des publics en grande difficulté sociale, et présentant des problématiques multiples Une problématique de santé qui se répercute sur la situation professionnelle des publics Une problématique de santé mentale clairement identifiée Un «noyau dur» de publics bénéficiaires de plusieurs actions proposées par le centre social. L éloignement des structures de santé est accentué par la faible mobilité des habitants du Buisson. Il serait nécessaire de mettre en place une permanence du CMPP pour les enfants en grande difficulté. Diagnostic actualisé : Carence en matière de médecine spécialisée (Gynécologie, pédiatrie, gériatrie, cardiologie, ) La permanence du CMPP pour les enfants en grande difficulté devrait ouvrir en 2007 La prévention des conduites addictives, notamment chez les jeunes, doit rester une priorité Problématique des jeunes (25-29 ans) déstructurés et violents. Ils sont suivis à Guyancourt pour les sortir du quartier Une intervention en amont est nécessaire en lien avec la cohorte de la réussite éducative L école des parents est indispensable dans la «batterie» des outils d intervention Problématique repérée des jeunes filles en situation de demande d information sur les IST (Infections Sexuellement Transmissibles) Formulation de la nécessité d une meilleure coordination des acteurs de la santé 195 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
199 Santé Social Diagnostic territorial par thématique Social Entre les services sociaux et les associations existantes, la commune de Magny-les-Hameaux accorde une grande importance à la solidarité. L action sociale est variée. Elle propose des services: d aide à la recherche d emploi (en direction des populations les plus fragiles notamment); d aide aux logements; d assistance pour les personnes âgées; de prévention de la délinquance et de la précarité. Un manque de réflexion autour du partenariat a été relevé par les différents partenaires. Cela limite l optimisation de la qualité du partenariat. L offre de prise en charge des jeunes enfants reste à développer à Magny les Hameaux. Les initiatives mises en œuvre par le centre social ( «espace parents jeunes enfants») permettent de rompre l isolement des jeunes mères, mais on peut poser la question de l impact du peu de structures d accueil pour les petits sur la mobilité et l emploi à Magny les Hameaux. La Boutique de quartier à besoin d une méthodologie pour l accueil et le suivi des personnes en difficulté. Cela permettraient de valoriser l action de la boutique et de mieux évaluer les besoins (notamment en terme de financements). développer des actions en direction des jeunes de 13 à 17 ans du quartier du Buisson prévoir des actions envers les jeunes chercheurs d emploi et RMIstes du Buisson, parfois victimes de troubles psychiatriques et présentant des problématiques addictives Diagnostic actualisé : Le projet social global du Centre Social est en cours de redéfinition pour un nouvel agrément par la CAF au printemps 2007, après une modification majeure de son organisation et un renforcement notable de ses moyens humains (création poste directeur, renforcement accueil, extension poste animatrice famille, création de deux postes d agents de médiation en cours de recrutement, un poste d animateur jeunesse est envisagé au budget 2007) Population qui se précarise avec une augmentation des demandes d aides 196 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
200 Citoyenneté et prévention de la délinquance Diagnostic territorial par thématique Prévention et sécurité Constat d une forte croissance de la délinquance de voie publique entre 1997 et La délinquance était en augmentation en 1999, et semble baisser depuis Les vols à la roulotte sont en forte baisse, ainsi que les vols de véhicules, entre 2003 et Seules les dégradations et destructions sont plus nombreuses en 2004 qu en D après les dires d acteurs, le trafic de stupéfiants est mineur à Magny les Hameaux, et orchestré par quelques individus bien connus des services de police. Si le trafic n est pas très important dans le quartier du Buisson, il génère tout de même un sentiment d insécurité autour des lieus de revente. L augmentation observée de l ensemble des délits de voie publique entre 1997 et 2004 s explique en grande partie par la création de la gendarmerie de Magny-les-Hameaux. Il faut donc relativiser ces chiffres. Les tensions restent fortes en ce qui concerne la jeunesse. Transports : Il est à noter que les incidents ayant lieu à Magny étaient marginaux en 1999, et qu ils le sont restés durant la période Diagnostic actualisé : Augmentation légère de la délinquance mais le taux d élucidation est en hausse Magny-les-Hameaux est plus concernée par des incivilités que par de la délinquance Il est souligné la nécessité d agir en amont, notamment pour les enfants en élémentaire La Gendarmerie ne souhaite pas s engager dans un CLS alors que la municipalité le souhaite Transports : des faits de délinquances sont signalés mais ne font pas l objet de plaintes systématiques d un des transporteurs (SAVAC). A priori pas de problèmes de sécurité pour SQYBUS en Un renforcement du partenariat est souhaité par les acteurs de la prévention spécialisée Une coordination prévention générale/prévention spécialisée est aussi à mettre en oeuvre Proposition d ouvrir plus de chantiers d insertion sur le quartier 197 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
201 III) Le projet : Les enjeux et les orientations stratégiques 1- Les enjeux 2- Les orientations 3- Les axes stratégiques 1- Les enjeux Au regard du diagnostic territorial actualisé, la volonté politique de poursuivre l accompagnement du quartier du Buisson dans le cadre des dispositifs initiés par le ministère de l emploi, de la cohésion sociale et du logement révèle toute son acuité. En effet, les symptômes de fragilités du quartier du Buisson sont clairement établis, amplifiés par une problématique d enclavement non résolue à ce jour. Cette problématique d enclavement passe par une réduction des délais de transport mais aussi par une capacité à répondre par des solutions individuelles globales. L exemple d une mère de famille peu qualifiée qui veut accéder à des emplois de services à horaires de travail décalés ne peut pas trouver de solutions économiquement viables aussi bien pour le transport que pour la garde d enfants. Le chômeur «type» du quartier du Buisson est décrit comme un jeune homme entre 20 et 30 ans devant résoudre à la fois les problématiques de formation, de transport, de santé et de logement. L accès aux structures d aides et d accompagnement est aussi une problématique importante alors que les acteurs sont présents sur le quartier. L enclavement vient aussi renforcer un sentiment d abandon qui touche les plus jeunes. L offre d activités culturelles et sportives au plus jeunes doit être renforcées sur le quartier. 198 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
202 Les enjeux et les orientations stratégiques 2- Les orientations La mobilisation des crédits de droit commun est indispensable mais ils devront être abondés pour des actions ciblées, sur le principe de l effet levier et sur une période cohérente. La gouvernance territoriale par axe stratégique est indispensable pour coordonner les multiples acteurs. Cette méthode ne sera efficiente qu avec une logique de gouvernance territoriale par axe stratégique, avec une conduite de projet renforcée et une capacité d évaluation via des indicateurs et des résultats diffusés plusieurs fois par an. L évaluation «classique» à mi-période et en fin de contrat ne permet en effet pas de «croiser» les indicateurs socio-économiques et socio-culturels pour optimiser le pilotage. L esprit de travail du Contrat de Réussite Educative constitue en cela un net progrès puisqu il va permettre de cibler une cohorte d enfants et de jeunes, ainsi que leurs familles, avec un pilotage partenarial fort, des réponses individualisées s appuyant sur un travail transversal des acteurs de terrains et de leurs institutions respectives. La désignation des coordinateurs par axes stratégiques semble pertinente mais elle devra être assortie de conditions et de moyens attribués à ou par leurs employeurs respectifs. L équipe de coordination du Contrat Urbain de Cohésion Sociale ainsi constituée sera amenée à rendre compte à l instance de pilotage politique. 199 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
203 Les enjeux et les orientations stratégiques 3- Les axes stratégiques Axes stratégiques Habitat et cadre de vie : mise en oeuvre d une Gestion Urbaine de Proximité, créer une offre de logements pour les jeunes Emploi et développement économique : accès à l emploi des jeunes et des femmes, adapter les transports aux besoins repérés, renforcer et diversifier le commerce de proximité Réussite Educative, mettre en œuvre ou développer : Projet de Réussite Educative, Contrat éducatif local (CEL), Contrat Local d Accompagnement à la Scolarité (CLAS), Ville-Vie-Vacances (VVV), volet éducatif du Contrat Local de Sécurité, créer un PIJ Santé : permettre l accès de tous à une prise en charge globale des problématiques de santé notamment pour les jeunes, accentuer la prévention et le traitement des conduites addictives Citoyenneté et prévention de la délinquance : mise en œuvre d un Contrat Local de Sécurité, coordonner les acteurs de la prévention générale et de la prévention spécialisée, développer une offre d activités pour les jeunes sur le quartier le soir et pendant les vacances scolaires intégrant notamment la thématique de la citoyenneté, renforcer les actions sur la parentalité Axes transversaux Désenclaver le quartier du Buisson en «gommant» les frontières physiques et psychologiques Organiser la gouvernance pour chaque axe stratégique 200 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
204 IV) Le projet : Déclinaison des axes stratégiques Habitat et cadre de vie : Mise en œuvre d une gestion urbaine de proximité Créer une offre de logement pour les jeunes Opérateurs : Opievoy 3F Ville CASQY 201 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
205 IV) Le projet : Déclinaison des axes stratégiques Emploi et développement économique : Accès à l emploi des jeunes et des femmes Adapter les transports aux besoins repérés Renforcer et diversifier le commerce de proximité Opérateurs : CIDFF, ANPE, Mission Locale, PLIE, Face Ville (Pôle Emploi) CASQY CG 78 SQYBUS, SAVAC, STIF CCI Opievoy 202 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
206 IV) Le projet : Déclinaison des axes stratégiques Réussite Educative, mettre en œuvre ou développer : Contrat de Réussite Educative Contrat Educatif Local (CEL) Contrat Local d Accompagnement à la Scolarité (CLAS) Ville-Vie-Vacances (VVV) Volet éducatif du Contrat Local de Sécurité Créer un Point Infos Jeunes sur le quartier du Buisson (PIJ) (voir annexe 2) Opérateurs : Education Nationale Conseil Général (DASDY) Ville Club de Prévention Passerelle DDJS CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
207 IV) Le projet : Déclinaison des axes stratégiques Santé Permettre l accès de tous à une prise en charge globale des problématiques de santé notamment pour les jeunes Accentuer la prévention et le traitement des conduites addictives Opérateurs : CG 78 CCAS IPS (CASQY) Education nationale (Collège Albert Einstein, Magny les Hameaux) 204 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
208 IV) Le projet : Déclinaison des axes stratégiques Citoyenneté et prévention de la délinquance Mise en œuvre d un Contrat Local de Sécurité Coordonner les acteurs de la prévention générale et de la prévention spécialisée Développer une offre d activités pour les jeunes sur le quartier le soir et pendant les vacances scolaires intégrant notamment la thématique de la citoyenneté Renforcer les actions sur la parentalité Opérateurs : Gendarmerie nationale Police Municipale BPDJ PJJ DDJS Passerelles Education Nationale CG (DASDY) Ville (Centre social, Culture, Sport, Jeunesse, Petite enfance, Estaminet Café Culture) CAF Associations ( ) 205 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
209 V) Le projet Urbain de Cohésion Sociale : La gouvernance 1- Le pilotage politique 2- La conduite de projet 3- Observation et évaluation Partie en articulation avec le CUCS intercommunal 206 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
210 VI) Annexes 1- Tableau des indicateurs (à construire lors des réunions de déclinaison des axes stratégiques) 2- Réussite Educative : Précisions sur les dispositifs mis en œuvre et à mettre en œuvre 207 CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
211 Annexe 2 : Réussite Educative : Précisions sur les dispositifs mis en œuvre et à mettre en oeuvre Contrat de Réussite Educative : Mis en œuvre depuis fin 2006 (Installation du Conseil Consultatif le 12 décembre 2006). Contrat Educatif Local (CEL) : L élaboration d un Contrat Educatif Local devra permettre à moyen terme de rassembler dans un même projet cadre l ensemble des acteurs locaux intervenants sur le champ de l éducation. Références : Circulaire interministérielle du 9 juillet 1998 complétée par la Circulaire interministérielle du 25 octobre Contrat Local d Accompagnement à la Scolarité (CLAS) : Dispositif en fonctionnement sur la commune. Ville-Vie-Vacances (VVV) : Les services de la commune ainsi que des associations locales déposent régulièrement des dossiers de subvention pour des projets éligibles. Volet éducatif du Contrat Local de Sécurité : La commune souhaite s engager dans la mise en œuvre d un Contrat Local de Sécurité dont le volet éducatif intègrera les priorités du CUCS. Cependant, nous sommes en attente des circulaires précisant le cadre des CLS «nouvelle génération». Créer un Point Infos Jeunes sur le quartier du Buisson (PIJ) : La création à moyen terme d un PIJ permettrait de renforcer la politique communale en direction des jeunes en mettant à disposition une information sur tous les sujets : enseignement, formation professionnelle et métiers, emplois, logement, droit, santé, loisirs CUCS Magny les Hameaux/version 2 05 février 2007 page sur 35
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213 CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE DE TRAPPES
214 PLAN Préambule I SYNTHESE DU DIAGNOSTIC LOCAL P.214 Les forces et les faiblesses Les enjeux et grandes orientations du contrat au regard du diagnostic - Les finalités - Un principe fort : le développement social et la participation des habitants II THEMATIQUES DU CUCS P HABITAT ET CADRE DE VIE Une mobilisation des politiques d'aménagement urbain et d'habitat au service d'une amélioration de la qualité résidentielle des quartiers de la ville et de la diversité sociale réaliser un diagnostic complémentaire relatif à l occupation sociale et l attractivité des résidences sociales soutenir le service logement pour un accompagnement social favorisant le maintien et l'accès au logement Renforcer la gestion urbaine de proximité o augmenter l attractivité résidentielle o Améliorer la réactivité collective vis-à-vis des dégradations et des risques Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Plan 211
215 2. EMPLOI, INSERTION ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE P.224 Une mobilisation des politiques de l'insertion, de l'emploi et du développement économique au service de la ville pour un meilleur accès à l'emploi des trappistes. Renforcer les dispositifs d'accompagnement des publics éloignés de l'emploi Promouvoir le développement économique et la création d emploi notamment dans le cadre de la ZFU Sensibiliser les jeunes au monde du travail 3. EDUCATION P.227 Une action éducative coordonnée pour une meilleure égalité des chances Faciliter l'autonomie sociale des jeunes Soutenir les enfants et les jeunes les plus en difficulté avec le Dispositif Réussite Educative Favoriser l'implication et la reconnaissance des parents comme acteurs principaux de l'éducation 4. SANTE P.231 Un projet local coordonné de promotion et d'éducation à la santé pour améliorer le bien être et la qualité de vie des habitants Réduire les inégalités d'accès aux soins Prendre en compte la douleur psycho sociale Veiller à une organisation des soins sur le territoire Obtenir le label ville active-pnns ((Plan national nutrition santé) Poursuivre les actions d'éducation et de promotion de la santé au plus près des habitants, Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Plan 212
216 5. PREVENTION DE LA DELINQUANCE P.234 Une mobilisation commune pour la prévention de la délinquance, la sécurité et la tranquillité publique Renforcer la sécurité et la tranquillité publique Mobiliser des moyens pour lutter contre la délinquance 6. CITOYENNETE P.235 Une mobilisation des politiques publiques de soutien aux publics fragilisés pour un meilleur exercice de leur citoyenneté Soutenir les parents dans leur rôle d'éducateur Favoriser la socialisation des tous petits Favoriser l'intégration des populations immigrées Soutenir l'accès aux droits fondamentaux Concevoir la culture comme une ouverture sur la vie et les autres pour un "mieux vivre ensemble" 7. PARTICIPATION DES HABITANTS CONDITION TRANSVERSALE DE REUSSITE DU PROJET P.240 Promouvoir la participation des habitants pour la réussite du projet de cohésion sociale III Pilotage, suivi et évaluation P.241 Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Plan 213
217 PREAMBULE En 2007, Le Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) succède au Grand Projet de Ville comme cadre de projet de développement social et urbain au bénéfice des quartiers en difficulté. Le périmètre GPV , dont les objectifs spatiaux et socio-économiques sont poursuivis et amplifiés par le projet de rénovation urbaine (PRU ), couvre depuis l origine les Merisiers, quartier cible, et la Plaine de Neauphle (l un et l autre en Zone Urbaine Sensible) ainsi que deux secteurs confirmés par l ANRU au titre de l article 6 : Jean Macé et le centre urbain de la RN10. Ces quartiers identifiés par l Etat comme relevant du cadre du CUCS constituent des territoires où se concentrent de façon importante des difficultés justifiant une intervention massive et coordonnée des pouvoirs publics Par ailleurs, les secteurs Cité Nouvelle, Boubas/Million et la Boissière feront également l objet d une contractualisation très prioritaire. Le Contrat Urbain de Cohésion Sociale de Trappes est, conformément à la circulaire du 15 septembre 2006, un document stratégique d actions, définissant un projet partenarial, destiné à réduire les écarts de développement entre les territoires prioritaires et leur environnement et formalisant les engagements de l'etat à l'égard de la commune pour la période Il vise une remise à niveau du territoire, une prise en compte des besoins particuliers des habitants et il est élaboré en cohérence avec le projet de développement intercommunal, porté par la CASQY, qui doit agir sur les causes structurelles de la situation des quartiers. Compte tenu des enjeux et de ses compétences, le Conseil Général est également associé à la démarche d'élaboration du CUCS. Il mobilisera, ses moyens de droit commun et sa politique spécifique dans le cadre du Contrat Social Départemental de Ville dans l'objectif de conforter ou de développer les actions ciblées et innovantes sur la commune. Enfin, les bailleurs sociaux jouent un rôle central dans la mise en œuvre de ce contrat, compte tenu de leur exposition aux problèmes d'insécurité, de leur implication dans les actions locales et partenariales de prévention de la délinquance (présence humaine de proximité, formation des acteurs, aménagements techniques et gestion de proximité) et de leurs obligations légales. En conséquence, le projet de cohésion sociale urbaine mobilise avant tout l'ensemble des politiques publiques locales concernées. Son élaboration s'est appuyée sur les dispositifs et cadres de convention existants. Son contenu réinvestit directement les éléments d'observation, de diagnostic, de bilan et d'évaluation produits régulièrement par les acteurs locaux. Dans ce contexte de mobilisation de nombreuses politiques publiques, le Contrat Urbain de Cohésion Sociale de Trappes : - constitue un lieu de lisibilité, de partage et de débat, de mise en cohérence, voire de valorisation des politiques locales utiles au projet. - impulse et soutient les transformations nécessaires à une plus grande cohésion sociale et urbaine sur la ville - mobilise, développe et anime les ressources existantes au service des politiques locales Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Préambule 214
218 I SYNTHESE DU DIAGNOSTIC LOCAL Le contrat urbain de cohésion sociale de Trappes s'adosse à un diagnostic établi par les partenaires institutionnels (services déconcentrés de l'etat, Conseil Général, CASQY, bailleurs, notamment) et associatifs locaux. Ces partenaires ont pu partager les données dont ils disposent au cours de réunions thématiques ("habitat et cadre de vie"; "éducation, santé et citoyenneté"; "emploi, insertion, développement économique") organisées dans la phase préliminaire à l'élaboration du présent contrat. Ils ont ainsi pu préciser, ensemble, les objectifs à atteindre, assortis d'indicateurs permettant de définir les actions au service de ces objectifs. L'analyse de ces données, quantitatives et qualitatives, constitue le socle du diagnostic local et fait apparaître les forces et faiblesses de la commune. Des forces : - Une ville en pleine rénovation urbaine, représentant un levier fort pour la transformation des processus urbains - Une ville située au sein d'une agglomération mobilisée : le territoire de l'agglomération constitue le niveau territorial stratégique pertinent, dans le cadre duquel les compétences en matière d'aménagement, de peuplement, de développement économique, de transport,, sont autant de politiques indispensables au projet de développement et de cohésion sociale de la commune. - Une culture du développement social urbain permettant de développer des espaces de coopérations entre les principaux tenants des politiques publiques locales (Etat, Conseil Général, bailleurs, Conseil Régional, CAF) mais aussi avec les associations et les habitants. - Un engagement de tous dans l'éducation et le soutien à la formation des enfants et des jeunes, qui profite aux publics les plus fragilisés. - Une bonne qualité de l'offre de services au public, construite dans la proximité - Un développement économique dynamique sur le long terme Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Synthèse du diagnostic local 215
219 Des faiblesses et fragilités - Des poches de précarité et l'absence de mobilité d'une partie de la population - Une population jeune nombreuse sur la ville, pour laquelle l'accès à l'emploi mais aussi l'autonomie sociale ne va pas de soi - Des difficultés d'intégration pour une partie de la population trappiste car elle ne connait ni la langue française, ni ne maîtrise le système et les codes sociaux de la société civile. - Des femmes isolées avec enfants, se repliant dans leur détresse - Des parents en difficulté avec leurs enfants, l'autorité parentale est souvent malmenée. - La dynamique du marché du bassin d'emploi ne profite pas à tous de la même manière; la discrimination est mise en évidence dans de nombreux diagnostics locaux. - L accès à l'éducation et aux savoirs est difficile pour une partie de la population - Le vivre ensemble dans la ville est parfois mis à mal, avec des réactions de repli et de rejet de l'autre dans sa différence. - La pauvreté cumulée avec l'isolement, le mal être, l'exclusion concernent une part de la population qui ne perçoit plus les perspectives d'amélioration possibles. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Synthèse du diagnostic local 216
220 LES ENJEUX ET GRANDES ORIENTATIONS DU CONTRAT AU REGARD DU DIAGNOSTIC LES ENJEUX En suite et en complément de l'action menée depuis plusieurs années et au travers de différents contrats et conventions, la commune souhaite aujourd hui à travers le présent contrat rendre la ville - plus solidaire - mieux équilibrée - plus égalitaire - plus sûre Le contrat urbain de cohésion sociale de Trappes s'attachera à poursuivre et renforcer la politique d'intégration des populations en difficulté pour leur permettre de trouver leur place dans le "vivre ensemble". L'intégration Républicaine et l'égalité des chances dans les parcours de vie des trappistes sont au centre de chacune des thématiques du CUCS. Celles-ci mettront l'accent sur l'égalité d'accès aux droits notamment par la connaissance des lois de la République, l'égalité d'accès aux savoirs, à l'emploi et à la santé dans un cadre d'habitat rénové prenant en compte les attentes et besoins des habitants. Il s'agira donc de : Conforter et renforcer sur certains quartiers une plus grande mixité sociale assurer aux habitants un bien -être au quotidien : qualité et accessibilité des services, vie sociale, gestion urbaine de proximité, sécurité. Des quartiers de la commune nécessitent que soit assurée une veille attentive et mises en œuvre des améliorations physiques et de gestion. Assurer une écoute et un accompagnement social des habitants en rapport avec leurs besoins notamment en matière d'accès aux droits, d'éducation, d'insertion sociale, d accès à l'emploi, Renforcer l'implication et les initiatives des habitants. La participation des habitants à la vie de la cité constitue dans ce cadre une condition transversale de réussite du projet. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Enjeux et orientations 217
221 LES GRANDES ORIENTATIONS Afin de répondre à ces enjeux, la commune et ses partenaires décident de donner priorité aux domaines stratégiques d'intervention suivants : - Une mobilisation des politiques d'aménagement urbain et d'habitat au service d'une amélioration de la qualité résidentielle des quartiers de la ville et de la diversité sociale - Une mobilisation des politiques publiques de soutien aux publics fragilisés pour un meilleur exercice de leur citoyenneté - Une action éducative coordonnée pour une meilleure égalité des chances - Un projet local coordonné de promotion et d'éducation à la santé pour améliorer le bien être et la qualité de vie des habitants - Une mobilisation des politiques de l'insertion, de l'emploi et du développement économique au service de la ville pour un meilleur accès à l'emploi des trappistes. - Une mobilisation commune pour la prévention de la délinquance, la sécurité et la tranquillité publique. L'implication forte des habitants sera au centre de ce projet de cohésion sociale. Ces orientations politiques se déclinent en 7 thématiques - Habitat et cadre de vie - Emploi, insertion et développement économique - Education - Santé - Prévention de la délinquance - Citoyenneté - Participation des habitants au projet de cohésion sociale Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Enjeux et orientations 218
222 II LES THEMATIQUES DU CONTRAT URBAIN DE COHESION SOCIALE 1 HABITAT ET CADRE DE VIE Poursuivre la démarche engagée de développement de l'attractivité résidentielle dans les quartiers et de diversité sociale dans la ville Le programme de rénovation urbaine et de construction de logements La construction à Trappes est indissociable de la rénovation urbaine car elle représente le levier le plus fort de la transformation entamée. En effet, le programme qui est décliné dans la convention de rénovation urbaine de Trappes du 16 janvier 2006 s articule autour de trois volets: - la restructuration du patrimoine social associée à la diversification quantifiée de l offre de logements permettant de ramener de 3/4 à 2/3 de la proportion de logements sociaux (76% en 2003 à 65% en 2008); - la structuration et la valorisation des espaces extérieurs; - ainsi que l opération de recouture urbaine des quartiers Nord (80 % de la population) avec leur centre ville au Sud de la RN10. Le programme de construction de logements sur la ville de Trappes qui était de l ordre de 30 logements par an avant 2001, est passé à environ 85 logements par an entre 2001 et 2004 pendant la période du GPV (Grand Projet de Ville) avec essentiellement de l accession à la propriété. Ce développement se poursuit avec un nouveau renforcement du rythme de construction : de l ordre de 200 logements diversifiés par an de 2007 à 2011 dont 20 % de construction de logements sociaux destinés notamment à la reconstitution sur place d un peu plus d un tiers du patrimoine démoli (le solde étant réalisé dans les autres communes de l agglomération St Quentinoise). Cette accélération coïncide avec le PLH intercommunal qui couvre la période 2006 à Le programme est localisé dans les quartiers recomposés notamment le quartier cible des Merisiers, le quartier Jean Macé et dans le futur quartier de l Aérostat au Nord de la ZUS (dans le cadre d une ZAC créée par la CASQY), mais aussi aux franges du centre ville. Par ailleurs, une politique active d attribution des logements sociaux vise à diversifier l occupation. Pour porter cette politique, la commune s est réorganisée avec un service logement renforcé qui anime la commission partenariale, outil communal de mise en œuvre de la politique du logement dont les attributions ont été étendues. Le service reçoit l appui du GIP Rénovation Urbaine pour contractualiser les engagements et en suivre la réalisation, notamment au travers de contrats d objectifs sur sites pilotes. Ces contrats définissent des objectifs annuels en matière d occupation sociale dans les logements sociaux mais aussi d attractivité résidentielle, l image d un quartier conditionnant la venue de nouveaux ménages. Ils s inscrivent dans la politique générale d attribution de la commune qui se caractérise par la mobilisation des contingents de la Préfecture (mal logés) et de l Agglomération St Quentinoise tant pour mener à bien la politique de relogement que pour rééquilibrer l occupation dans les trois sites pilotes. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Habitat et cadre de vie 219
223 L action sur les copropriétés dégradées Le logement "social de fait" constaté dans des copropriétés dégradées sur sites stratégiques fait l objet d un traitement soutenu par la voie de plans de sauvegarde qui concernent 192 logements. La CASQY dans le cadre de ses attributions effectuera par ailleurs un rôle de veille sur d autres copropriétés présentant des signes de fragilité. L action sur le développement économique et l emploi conduite dans le cadre de la politique de l'habitat La mixité des fonctions dans les quartiers (logements, activités et commerces s appuyant sur la ZFU), est une des clés de la réussite de la rénovation urbaine La période d application du présent CUCS coïncide avec celle du développement du logement mais aussi avec celle de complète modernisation du commerce et de développement de l activité économique : - le remplacement intégral de l offre commerciale au centre secondaire des Merisiers où a été livré fin 2006 un nouveau centre commercial de m² porté par l Etablissement Public de Restructuration des Espaces Commerciaux et Artisanaux et la Caisse des Dépôts, co-investisseurs de ce programme; - le remplacement par une moyenne surface et des boutiques associées du supermarché fermé rue Berlioz auquel le projet urbain ajoute un programme de 121 logements en accession - devant la Merise en : 2500 m² d une pépinière d entreprises; - en activité fin janvier 2007 rue Thorez, 800 m² de bureaux et 300 m² d ateliers artisanaux - un hôtel d'activité de 2 201m² sur le boulevard M. Luther King livré fin Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Habitat et cadre de vie 220
224 La politique menée sur les transports publics et les déplacements L amélioration des capacités de déplacement constitue un enjeu majeur à Trappes. Malgré une offre relativement satisfaisante en transports en commun le réseau peut être sensiblement amélioré avec des tracés et des aménagements mieux adaptés à la répartition territoriale des poids de population et à des déplacements rapides vers les gares de Trappes et de St Quentin en Yvelines. La structure viaire insuffisante doit être complétée. La coupure du nord et du sud de la ville opérée par la RN10 nuit gravement à tous les déplacements vers le centre ville : en Transports en commun; automobiles ; piétons ; cycles. Ces constats fondent les politiques d investissement de la Commune et de l Agglomération. Les axes opérationnels La démarche engagée dans le cadre du programme de rénovation urbaine doit être soutenue par une politique sociale permettant d'accompagner les habitants aux changements et de lutter contre les dysfonctionnements qui subsistent. Le volet "habitat et cadre de vie" du projet de cohésion sociale s'articulera autour de trois axes opérationnels: a) Réaliser un diagnostic complémentaire relatif à l occupation sociale et l attractivité des résidences sociales pour consolider l'ensemble du territoire Les contrats d objectifs couvrent actuellement logements sociaux. Il est nécessaire dans le cadre du présent CUCS de réaliser avec des financements appropriés dès 2007 un diagnostic complémentaire pour étendre ce dispositif à nouveaux logements sociaux. b) Soutenir le service logement pour un accompagnement social favorisant le maintien et l'accès au logement Le service logement de la commune, au vu des besoins confirmés par le diagnostic partagé, souhaite consolider les résultats obtenus dans le domaine notamment des impayés de loyer. Il poursuivra sa mobilisation vers les ménages aux situations fragiles par un accompagnement suivi et personnalisé. Cet accompagnement nécessite la mobilisation à temps plein au sein du service d une conseillère en économie sociale et familiale. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Habitat et cadre de vie 221
225 c) Renforcer la gestion urbaine de proximité L enjeu de la rénovation urbaine est la requalification durable du cadre de vie. Pour ce faire il faut s assurer de la pérennité des investissements réalisés. Cette pérennité ne peut cependant être garantie sans engagements concomitants et forts sur le peuplement et la gestion urbaine de proximité. En effet, il apparaît que les travaux de réhabilitation, de résidentialisation ou de désenclavement ne peuvent corriger à eux seuls les problèmes d enclavement ou le manque d attractivité résidentielle d un quartier s ils ne sont accompagnés d une politique volontariste collective en matière d attribution, de valorisation et de gestion des espaces extérieurs, de réactivité face aux dégradations et aux problèmes quotidiens (entretien des parties communes, gestion des déchets, stationnement ) qui parfois perdurent malgré des travaux parfois coûteux de réhabilitation et de résidentialisation. A Trappes, la gestion urbaine de proximité a donné lieu depuis plusieurs années à des politiques ciblées sur la Ville à travers différents dispositifs (conventions d abattement de la TFPB, convention de GUP sur le square Camus ) sans pour autant parvenir toujours à une véritable coordination des actions et des acteurs chargés de leur mise en œuvre. En effet, le diagnostic partagé, actualisé avec l ensemble des partenaires permet d identifier la persistance des difficultés suivantes : Une attractivité du parc social différenciée et inégale sur la Ville Un sentiment d insécurité qui subsiste sur certains sites Un accueil des nouveaux habitants inégalement développé. Un sentiment d isolement et d impuissance des bailleurs et de leurs équipes perceptible sur les sites les plus fragiles. Pour pallier ces difficultés, le projet de convention de gestion urbaine de proximité ci-annexé, qui est un outil prévu dans la convention de rénovation urbaine du 16 janvier 2006, définira des objectifs opérationnels applicables à l ensemble du territoire. Il s agit principalement de renforcer l attractivité du parc social de Trappes sur les sites dépréciés et d améliorer la réactivité collective aux dégradations et aux risques constatés sur ces sites. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Habitat et cadre de vie 222
226 Renforcer l attractivité résidentielle Le diagnostic rappelle des dysfonctionnements persistant dans certaines résidences (restructurations inachevées, éclairage insuffisant, gestion urbaine et locative difficiles). Moins diffus qu il ne l était lors de la mise en place du GPV en 2001, le sentiment d insécurité se concentre aujourd hui sur quelques sites régulièrement refusés par les candidats à la location. L un des principaux axes de travail entre les partenaires pendant la durée d application du CUCS consistera à prendre des engagements communs d un haut niveau de qualité à la fois sur les aménagements résidentiels et la gestion au quotidien. Il s agit de bâtir une véritable charte de qualité qui réponde à la double nécessité d une cohérence d ensemble de l offre aux habitants et aux particularités de chaque site (accessibilité, stationnement, éclairage, collecte des déchets.). L accueil des nouveaux habitants (locataires ou propriétaires) est inégalement développé. Organisé ponctuellement, il souffre d une mobilisation insuffisamment concertée des partenaires publics et privés. Une concertation entre acteurs publics et privés et une mise en cohérence des modalités d accueil sera recherchée. Le diagnostic révèle un besoin récurent et très important de sensibilisation aux contraintes de la vie collective dans le parc (respect des parties communes) ; aux conséquences financières des dégradations ; aux risques encourus par les habitants pour leur propre sécurité. Une politique soutenue d information et de prévention doit être engagée. Améliorer la réactivité collective vis-à-vis des dégradations et des risques Le diagnostic confirme la persistance d un sentiment d isolement et d impuissance des bailleurs et de leurs équipes face aux situations rencontrées fréquemment sur certains sites (regroupements dans les parties communes, vandalisme, trafic, recel dans les caves ). Il apparaît alors un sentiment de découragement et de lassitude contribuant à un taux de rotation du personnel et une vacance de poste importants au détriment de la qualité du service rendu aux habitants. L objectif est tout d abord de développer, en s appuyant sur les structures de proximité, des rencontres régulières entre les acteurs de terrain d un même quartier afin de favoriser une meilleure connaissance mutuelle et de rompre avec le sentiment d isolement des personnels de proximité. Au-delà il s agit de créer des outils permettant d améliorer les échanges d information et la coordination des interventions, notamment face à des situations de crise. Ces outils devraient remédier d une façon structurée à la dispersion des initiatives et à l absence de connaissance partagée des processus et démarches à mettre en œuvre de façon systématique vis-à-vis de problèmes répétitifs. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Habitat et cadre de vie 223
227 2 EMPLOI INSERTION ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE Mobiliser les politiques d'insertion, de l'emploi et du développement économique au service de la ville pour un meilleur accès à l'emploi des trappistes Constat Le taux de chômage est important sur la commune, notamment chez les jeunes et les personnes issues de l'immigration : trappistes sont au chômage, parmi lesquels 31% sont de nationalité étrangère. Les trappistes représentent 54% des bénéficiaires du Plan Local pour l'insertion et l'emploi. Le Conseil Général souligne une hausse de 10% des bénéficiaires du Revenu Minimum d'insertion à Trappes entre 2004 et 2005 (1059 bénéficiaires en 2006) 16,4% des trappistes de moins de 25 ans sont inscrits à l'anpe (données ANPE 2006). 42,2% des jeunes reçus à la Mission Locale sont trappistes 34% des jeunes ont été scolarisés jusqu'en 3 ème 29% ont obtenus un CAP ou un BEP. Le public de Trappes, dont le niveau de formation initiale est insuffisant est pénalisé par le manque de qualification professionnelle ou par une inadéquation de leur qualification avec la réalité des offres d emploi des entreprises de Saint Quentin en Yvelines et de Trappes en Yvelines en particulier. Le faible accès de ce public à la formation continue, le bas niveau de formation initiale, la méconnaissance des dispositifs d'accompagnement à l'emploi, la discrimination et le travail informel constituent autant de freins que les partenaires doivent contribuer à lever. De nouveaux modes d action ont été récemment déclinés en lien avec la CASQY et le Conseil Général, à partir des analyses convergentes des différents acteurs : amélioration de la qualité de l accompagnement, maillages plus fin des réseaux, lutte contre les discriminations, adaptation des aides et des modes d intervention. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Emploi, insertion et développement économique 224
228 Axes opérationnels Dans la continuité des actions entreprises avec la CASQY, la commune souhaite améliorer et renforcer la mobilisation des moyens et des acteurs autour d objectifs qui tiennent compte des besoins du public. Il s'agit aujourd'hui de promouvoir la remise à niveau des personnes et la remise à niveau du territoire, qui se feront en lien avec les acteurs publics de l'emploi (Mission Locale et ANPE) et se traduiront comme suit : a) Renforcer les dispositifs d'accompagnement des publics éloignés de l'emploi Ces dispositifs mis en place sur la commune par la CASQY (PLIE), le Conseil Général (CLI), la commune (Cap Emploi, ateliers de remobilisation à l'emploi des centres sociaux, parcours linguistiques, ) seront consolidés. - création de la Maison de l'emploi et de l'ecole de la deuxième chance. b) Promouvoir le développement économique et la création d emploi dans le cadre de la ZFU (Voir les réalisations et projets d'implantation économique au chapitre habitat et cadre de vie). La promotion du développement économique et de la création d'emploi dans le cadre de la ZFU se poursuivra avec : un développement exogène (actions de soutien à l installation de petites entreprises et d artisans,..); un développement endogène (actions de soutien des initiatives économiques des habitants consistant à leur attribuer un accompagnement personnalisé et des financements ; Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Emploi, insertion et développement économique 225
229 c) Mettre en œuvre la clause d'insertion dans les marchés publics de la ville et la clause de préférence locale sur les emplois en ZFU. La mise en œuvre de la clause d'insertion dans les marchés publics de la ville et de la clause de préférence locale sur la ZFU sera imposée afin d'améliorer l'accès des trappistes aux ressources du territoire et de lever les freins à l'embauche. Les mesures de suivi d'accompagnement et de formation qui sont nécessaires pour pérenniser cette démarche seront conduites par un agent de la CASQY et évaluées par un groupe de pilotage ad'hoc. d) Sensibiliser les jeunes au monde du travail Afin de sensibiliser les jeunes au monde du travail, une mobilisation des entreprises trappistes et des lycées professionnels sera engagé afin de favoriser l'accueil de stagiaires. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Emploi, insertion et développement économique 226
230 3 EDUCATION Mener une action éducative coordonnée pour une meilleure égalité des chances Constat Trappes a la plus forte part d enfants de l agglomération, avec 34,3% de moins de 20 ans (plus 9% par rapport à la moyenne nationale). Les jeunes de moins de 25 ans constituent 41% des habitants des Merisiers, par exemple. Dans un contexte socio économique difficile (grandes familles, parc social important, habitants étrangers, peu de titulaires de diplômes), tous les établissements primaires et collèges sont en ZEP. Les résultats des REP aux évaluations en 6 ème sont inférieurs tant à la moyenne nationale (-3,7 points à -7,8 points en moyenne), qu'à la moyenne départementale de l'éducation prioritaire (-0,4 à -4,5 points). Les partenaires partagent le constat d un repli d une partie des jeunes, qui n investissent pas spontanément les lieux culturels, d animation sociale et de loisirs, ni ne participent spontanément aux activités proposées. Le réseau des intervenants associatifs et institutionnels trappiste en matière d'action éducative s'est organisé depuis quelques années autour de deux objectifs communs: - faire de l'éducation un outil de renforcement de la cohésion sociale - permettre à tous les enfants et à leur famille, quelle que soit leur situation économique et sociale d'avoir accès à un haut niveau de services éducatifs, tant sur le temps scolaire que sur le temps libre. L'organisation des services éducatifs est caractérisée par la recherche de l'accessibilité physique et financière aux équipements, en favorisant l'articulation entre les lieux et le temps d'éducation scolaire et le temps péri scolaire. Le mouvement associatif joue un rôle important sur la ville en matière d'éducation. Son investissement dans l'organisation des actions collectives en direction des enfants et adolescents facilite l'émergence d'une dynamique partenariale. Dans ce contexte de mobilisation des acteurs en termes de réussite éducative, des problématiques continuent d'interroger l'accès de tous à un environnement et à un parcours éducatif de qualité. L'action éducative menée sur la commune vise à détecter et à prendre en charge les causes des problèmes potentiels, «en amont» de la délinquance : lutte contre l absentéisme (mise en place d une veille éducative), actions de soutien aux initiatives personnelles et/ou collectives des jeunes (centres sociaux, pôle 16/25 ans), actions de soutien scolaire des enfants et des collégiens (SSE, centres sociaux, associations), organisation de rencontres entre jeunes et institutions, création du Conseil des Jeunes, Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Education 227
231 Axes opérationnels Certaines ressources sont inaccessibles à certains jeunes. Par exemple, la recherche d'un stage en 3 ème tient du parcours du combattant pour le jeune et sa famille. La qualité et la diversité du réseau relationnel du jeune et de sa famille est sur ce point extrêmement discriminant. L'éloignement de certaines familles de l'institution scolaire et des lieux d'information rend difficile l'accompagnement de leur enfant en ce qui concerne sa scolarité. Aider ces jeunes à formaliser leurs projets, à surmonter les obstacles qu'ils rencontrent pour trouver un emploi, à réagir aux discriminations dont ils peuvent être victimes et leur assurer ainsi une juste place au sein de la République sont des objectifs qui se traduisent dans la vie quotidienne par l action de l ensemble des acteurs locaux. La commune et les acteurs locaux s inscrivent dans une stratégie de promotion des actions permettant aux jeunes de se sentir membres de la société civile, en s appuyant sur leurs compétences et désirs, notamment en valorisant leur trajectoire individuelle de réussite. Les professionnels devront encore développer les modes d'expression, d'écoute, de reconnaissance des besoins et attentes exprimés par les jeunes. Des coopérations doivent être encore renforcées avec les parents. Il est en effet nécessaire de mieux prendre en compte la situation des familles en difficulté éducative et de trouver les soutiens utiles à l'exercice de leur fonction parentale. Cette approche doit contribuer à l'amélioration de la prévention des ruptures éducatives, à une meilleure continuité des parcours. Elle nécessite de poursuivre la démarche de coordination des acteurs éducatifs sur l'ensemble des temps de l'enfant et de la famille, ainsi que sur la durée, de la petite enfance à la jeunesse. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Education 228
232 a) Faciliter l'autonomie sociale des jeunes Dans cette perspective, il semble pertinent de dissocier les 11/15 ans des 15 ans et plus, dont les besoins d'autonomie sont différents. Ces différences génèrent des modes de prise en charge également différents. Pour autant, les enjeux d'intervention sont les mêmes: Ainsi, - promouvoir les situations permettant aux jeunes de prendre leur place dans la vie de la cité, une cité ouverte et bienveillante - valoriser la capacité de création des jeunes et favoriser leur engagement social, soutenir leurs pratiques artistiques et sportives, les ouvrir à d'autres pratiques, soutenir leurs projets individuels et/ou collectifs - Les actions en direction des jeunes seront confortées dans le cadre des structures de proximité (structures socio éducatives, centres sociaux, secteur 16/25, associations locales) pour favoriser leur autonomie et les mobiliser sur les activités de droit commun de la ville et de l agglomération. Dans ce cadre, la ville cherchera à développer des outils pédagogiques, psychologiques, voire artistiques concourant au mieux vivre ensemble, par une culture du dialogue et de respect. Ces projets viseront à responsabiliser les jeunes, à transmettre des notions de base comme le respect de soi et de l autre et apprendre une culture de gestion des conflits par la parole. - Le Conseil des Jeunes, outil d apprentissage de la citoyenneté des collégiens permettra également à la commune de cibler les actions pertinentes au regard des besoins identifiés par les jeunes conseillers. - Des actions d accompagnement individuel des jeunes dans leurs projets seront poursuivies, notamment en direction des jeunes filles, particulièrement soucieuses de s impliquer dans la vie sociale locale à travers le tissu associatif Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Education 229
233 b) Soutenir les enfants et les jeunes fragilisés avec le Dispositif Réussite Educative La priorité éducative municipale s'est développée par des partenariats et des dispositifs contractuels (Contrat Educatif Local, Contrat Temps Libre, Contrat Local d Accompagnement à la Scolarité) pour contribuer à augmenter les réussites individuelles, promouvoir une égalité des chances dans une situation d inégalité, inverser le déterminisme social et construire un avenir social et scolaire dans la ville. Le Dispositif de Réussite Educative, qui s'adresse aux enfants de 2 à 16 ans, a deux orientations politiques : - Construire des parcours d éducation prenant l enfant dans sa globalité, à partir d un diagnostic partagé avec les partenaires locaux par une harmonisation des procédures, des projets et indicateurs, la création de soutien (accompagnement à la scolarité, activités d éveil culturel et sportif, accompagnement sanitaire et social, ) Il s'agit de conforter le réseau d'acteurs éducatifs, sanitaires et sociaux, tant dans leurs modes de coopérations, leurs qualifications que dans la prise en compte des initiatives dont ils sont porteurs, au regard des besoins des enfants en difficulté et de leurs familles. - Renforcer le partenariat avec les parents. Les coopérations parents-professionnels sont développées, de façon à soutenir les parents dans l exercice de leur fonction d'éducateurs, notamment dans les situations de décrochage scolaire et lors des temps sensibles de passage (apprentissage difficile de la lecture en C.P., orientation par exemple) Ce dispositif place l'enfant au centre de la famille et doit redonner l'espoir et des perspectives aux enfants et aux parents en perte de confiance. c) Favoriser l'implication et la reconnaissance des parents comme acteurs principaux de l'éducation Il est nécessaire de soutenir l'expression, la mobilisation et les initiatives collectives des parents dans les réponses éducatives. La commune doit conforter, consolider les coopérations parents-professionnels dans l'accueil des enfants (maison des parents, centres sociaux, halte jeux à participation parentale, ) Elle poursuivra les actions contribuant à l'enrichissement du temps familial, notamment dans les centres sociaux Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Education 230
234 4 SANTE Mener un projet local de promotion et d'éducation à la santé pour améliorer le bien être et la qualité de vie Constat Les difficultés d'accès à la santé constatées sur la ville constituent un frein récurrent pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes en voie d'exclusion et de pauvreté. Beaucoup de trappistes vivent dans la précarité et subissent les problématiques de santé qui en découlent. Par ailleurs, la prise en charge des problèmes sanitaires de la population doit prendre en compte la diversité du public (80 ethnies présentes sur le territoire communal.) Environ personnes bénéficient de la CMU (couverture médicale universelle) ou de l AME (aide médicale état), soit 15% de la population. Les difficultés de santé apparaissent dès le plus jeune âge. Le taux de mortalité infantile sur la ville s élève à 7,61 en 2005 et 60% des enfants naissent au sein de foyers en situation de grandes difficultés. Comme dans les autres villes situées dans les ZUS (zones urbaines sensibles), quelque soit leur catégorie socioprofessionnelle et leur âge, les populations recourent davantage à l hospitalisation (près de admissions sur l hôpital privé de Trappes en 2005) et aux consultations médicales (centre de santé municipal : actes y compris les soins- en 2005). Seul le centre municipal de santé propose un accueil et un suivi personnalisés en direction d'une population peu habituée à ériger la prévention et le soin en priorité. Les nombreux réseaux de praticiens de santé qui interviennent sur la ville sont saturés, tout comme les services de soins spécialisés : médecine scolaire, RASED, bucco-dentaire, unité médicale spécialisée, centres médico-psychologiques, établissement pour enfants et adultes handicapés, etc.. L offre de soins sur la Ville est insuffisante pour faire face aux besoins de sa population. Un important travail de renforcement des partenariats se réalise afin d anticiper les futurs départs à la retraite des professionnels de santé. Les travailleurs sociaux et les professionnels de l accueil signalent de nombreux troubles du comportement des personnes accueillies. La file active du Centre Médico Psycho Pédagogoqique est de 568 enfants en La mise en place d une contractualisation en termes de Réussite Educative renforce la file d attente sur la Ville (9 mois à ce jour pour démarrage des soins, 65 enfants en attente de traitement ou de première visite) Au vu de la détresse des publics jeunes, la ville a initié en 2004 un Lieu d Ecoute Jeunes, réel soutien individuel et gratuit animé par une psychologue clinicienne. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Santé 231
235 Par ailleurs, l augmentation de l obésité pédiatrique est plus inquiétante à Trappes que dans les communes environnantes d après les indicateurs des professionnels de la PMI (protection médicale infantile) et de la Santé Scolaire. Les bilans des enfants de 4 ans montrent que 12,05% d entre eux sont obèses. Une enquête récente de la promotion de la santé scolaire relative aux enfants de 6 ans indiquait un taux d obésité en Ile de France de 16,6%, porté à 17,2% dans les ZEP (zones d éducation prioritaires), contre 14% pour la moyenne nationale. L obésité ne concerne pas que les enfants, elle touche un grand nombre d adultes de la ville avec des conséquences graves pour leur santé. Pour de nombreuses familles, il y aurait nécessité de proposer un accompagnement global. La commune travaille en lien étroit avec la Communauté d'agglomération, et notamment l'ips, sur le champ sanitaire. Elle est étroitement associée à l'élaboration des objectifs et du programme d'action de l'atelier Santé Ville, qui cible les jeunes (11-30 ans) Axes opérationnels La Commune déclinera dans le cadre de son Contrat Urbain de Cohésion Sociale des actions de proximité ciblées sur des problématiques spécifiques à la population trappiste, notamment en termes d'égalité d'accès aux soins et de prise en compte de la douleur psychosociale. Il s'agira de : a) Réduire les inégalités d'accès aux soins - à travers le soutien au Centre de Santé municipal - en intégrant le plan «bien vieillir» en lien avec le secteur gérontologique et l IPS b) Prendre en compte la douleur psycho sociale - Lieu Ecoute Jeunes, - Renforcement des partenariats avec l Espace Solidarité - Mise en place de journées thématiques pour les professionnels du secteur médico-social - Soutien à la création d un Lieu d Ecoute Adultes Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Santé 232
236 c) Veiller à une organisation des soins sur le territoire - réflexion et rédaction d un protocole sur l organisation des soins avec l hôpital privé de Trappes, le secteur libéral, le secteur public et les associations de praticiens. - Communication sur le secteur santé d) Obtenir le label ville active-pnns (Plan national nutrition santé) - travail sur l obésité pédiatrique, en lien avec le Réseau d'education contre l'obésité Pédiatrique (REPOP) dans le cadre du Plan régional des santés publiques e) Poursuivre les actions d'éducation et de promotion de la santé au plus près des habitants, en lien avec la CASQY (IPS) : risques cardio vasculaires, conduites addictives (alcool, drogues, jeux vidéo, ) Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Santé 233
237 5 PREVENTION DE LA DELINQUANCE Mobiliser les partenaires pour la prévention de la délinquance, la sécurité et la tranquillité publique Le Contrat Local de Sécurité de Trappes de nouvelle génération constituera le volet prévention du contrat urbain de cohésion sociale. Il sera établi dès la fin du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance actuel signé le 20 décembre 2004 pour trois années. La réalisation d'un diagnostic local de sécurité actualisant le diagnostic existant constituera la base du nouveau CLS. Sur la base de ce diagnostic, et conformément à la circulaire du 4 décembre 2006, les champs couverts par le CLS nouvelle génération proposeront un plan d'action dont l'impact sur la délinquance et les incivilités sera mesurable à court (un an) et moyen terme (3 ans, à l'échéance du CLS). D'ores et déjà et dans la continuité des actions entreprises, les partenaires affirment leur volonté de consolider et renforcer les actions engagées sur le champ de l'accompagnement parental des familles en grave difficulté, de la lutte contre l'absentéisme scolaire, de la prévention et la lutte contre les violences en milieu scolaire et hors milieu scolaire. A titre d'exemple les actions suivantes seront intégrées dans le CLS:, - Les actions en partenariat avec la police (Centre Départemental Loisirs Jeunes), la justice (Maison de Justice et du Droit) et les acteurs locaux proposant aux jeunes des actions qui relient la prévention à des activités physiques ou à des groupes d information et d échange et de réflexion. Cette démarche vise à favoriser l acceptation de l autre et à faire l apprentissage des limites de la loi et des liens d identité. Ces actions devront être développées afin de toucher un nombre plus important de jeunes. - La prévention spécialisée menée par l association Médianes constitue un outil important pour travailler sur la remobilisation de jeunes fragilisés. - Des chantiers éducatifs, conçus comme une démarche pédagogique où s'articulent une dimension de formation et de production, permettent à des jeunes en difficulté de s'immerger dans une communauté de travail, de découvrir ou de retrouver les règles de la vie en entreprise, d'acquérir une qualification en liant savoir théorique et expérience pratique. Ces chantiers sont menés en lien avec les bailleurs. - le Dispositif Réussite Educative poursuivra ses actions de soutien aux enfants et aux jeunes fragilisés, en rupture avec l'education Nationale. Par ailleurs, les partenaires évalueront les modalités de mise en place d'actions de soutien aux parents dont les enfants sont repérés par la Police, la Justice et les différents acteurs de la Ville. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Prévention de la délinquance 234
238 6 CITOYENNETE Mobiliser les politiques publiques de soutien aux publics fragilisés pour un meilleur exercice de leur citoyenneté L'accès de tous à une pleine citoyenneté, l'adhésion au pacte républicain et la lutte contre les discriminations exigent l'engagement durable de l'etat et des institutions locales, relayé par les partenaires associatifs. Les partenaires s'engagent à soutenir les objectifs garantissant l'apprentissage d'une citoyenneté fondée sur l'égalité des droits et des devoirs. a) Soutenir les parents dans leur rôle d'éducateur Constat Les intervenants sociaux de Trappes sont unanimes sur la difficulté d'un nombre croissant de parents à assumer leurs responsabilités éducatives. La déstructuration de plus en plus fréquente de la cellule familiale (20,9% des familles de la ZUS sont monoparentales-15,8% pour les ZUS 78- ) et ses conséquences sur le suivi parental des enfants et sur la scolarité des jeunes, induisent la recherche de solutions répondant aux besoins des familles. Les axes opérationnels Le rôle de la famille doit être promu, tant dans ses aspects sociaux, qu'éducatifs et citoyens; la place et le rôle de la famille étant reconnus comme éléments structurants du développement de l'enfant et du jeune dans notre société. La commune et ses partenaires mettent en évidence dans leur travail d accompagnement la nécessité absolue de promouvoir des lieux de dialogue où les pères et les mères peuvent échanger sur des problèmes concrets rencontrés avec les enfants. Le CUCS de Trappes permettra de consolider les actions destinées à soutenir les parents et la famille dans leur rôle éducatif, à travers : - le renforcement de réseaux locaux d'écoute, d'appui et d'accompagnement des parents, - la consolidation de structures d'accueil adaptées (Maison des Parents, centres sociaux) - le développement d'actions favorisant la citoyenneté et l'intergénérationnel. - évolution du nombre de médiateurs école-famille. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Citoyenneté 235
239 b) Favoriser la socialisation des tous petits Constat Les enfants non scolarisés, ne bénéficiant pas de mode de garde et n'ayant jamais été séparés de leur mère sont souvent en difficulté lors de leur scolarisation. Cette difficulté est d'autant plus accrue lorsque les enfants évoluent dans un milieu où le français n'est pas parlé. Certains enfants scolarisés en maternelle ne comprennent pas le français. Ils ont alors à gérer à la fois la séparation avec leur mère et la communication avec les autres. Les axes opérationnels Il s'agit de développer les modes de garde innovants et occasionnels, permettant aux mères de s'inscrire dans des parcours de socialisation ou de professionnalisation tout en favorisant la socialisation des jeunes enfants. Ces modes de garde doivent permettre aux enfants de participer à différentes activités d'éveil adaptées à leur âge, et les immerger dans un bain linguistique. La séparation mère/enfant est travaillée de façon douce et progressive, de façon à ne créer aucun traumatisme et de rendre la démarche naturelle et constructive. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Citoyenneté 236
240 3 Favoriser l'intégration des populations immigrées Constat La connaissance de la langue française constitue l'une des conditions préalables à l'intégration; un effort important est accompli par la commune en matière de formation linguistique. Les partenaires prennent acte du fait que pour les familles issues de l immigration (28,2% des personnes de référence du ménage ont la nationalité étrangère), les hommes sont souvent les premiers à être arrivés en France pour des motifs professionnels. Les femmes sont cependant le pivot autour duquel s organise l intégration de la famille. Maîtrisant souvent mal le français et plus éloignées du marché du travail, elles cumulent les plus grandes difficultés. Il est nécessaire de porter une attention particulière aux conditions de leur autonomie et de leur intégration tout en insistant sur l importance de la place du père dans la cellule familiale. Les difficultés rencontrées par les familles ne maîtrisant pas le français, ainsi que les difficultés à appréhender la société civile française constituent un frein majeur à l'intégration. L'apprentissage de la langue française (base et moteur de l intégration) et une meilleure connaissance des lois, des codes sociaux et des services publics de la société française constituent le socle de l'action communale. Les axes opérationnels La création de dispositifs spécifiques sur la ville répondant aux difficultés particulières que peuvent rencontrer les populations immigrées (insuffisance ou méconnaissance en matière de langue, de culture, d'accès aux droits par exemple) sera favorisée. Dans ce cadre, les ateliers de savoirs socio linguistiques (ASL) seront développés ainsi que des parcours de formation linguistique semi intensifs qui constitueront un tremplin vers l intégration et, le cas échéant, la formation et l emploi. La construction de cette trajectoire d'apprentissage devra être élaborée en lien étroit avec l'agglomération afin de construire des sorties opérationnelles du dispositif, soit vers l'emploi, soit vers la formation. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Citoyenneté 237
241 c) Soutenir l'accès aux droits fondamentaux Constat : Les publics fragilisés de la commune ont souvent du mal à demander spontanément des informations et de l'aide. L'écoute et l'accompagnement de ces personnes dans leurs démarches permettent d'instaurer la confiance nécessaire pour faire valoir leurs droits et les accompagner vers les structures sociales et sanitaires. Les axes opérationnels Dans un souci de proximité, les structures municipales (centres sociaux, Espace Solidarité,..) intercommunales (Maison de Justice et du Droit) et les associations locales constituent des plates forme qui participent d'une manière active au développement de l'autonomie des personnes. Des formations à l'accueil, regroupant le personnel communal, l'espace Territorial et des acteurs locaux, seront reconduites, avec le soutien du Conseil Général, afin de consolider les conditions d'un accueil et d'une orientation du public adaptés. Par ailleurs, les partenaires souhaitent impulser une démarche de lutte contre l'illettrisme, en lien avec la CASQY et le Conseil Général. Elle devra s'appuyer sur les acteurs locaux de proximité, qui entretiennent des liens de confiance et de respect avec ces populations. Une attention particulière sera portée aux personnes âgées, qui sont parfois isolées et dans une précarité sanitaire et sociale. Des actions de proximité, dans les centres sociaux notamment, permettront de leur redonner une place dans la vie sociale locale et de les accompagner vers les structures ad hoc. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Citoyenneté 238
242 d) Concevoir la culture comme une ouverture sur la vie et les autres pour un "mieux vivre ensemble" Constat Le lien social ne peut se construire sans une dynamique culturelle. Les difficultés économiques et sociales, génératrices de tensions, nous imposent une approche globale prenant en compte la diversité de la population. Les partenaires constatent la difficulté de certains habitants à s'approprier les lieux et espaces culturels. La commune de Trappes donne toute sa place à la question culturelle à travers la définition de son projet de développement culturel de territoire voté le 7 Mars 2005 et d entrées thématiques communales (mémoires- cultures émergentes, oralité,..). Elle met en place un ensemble d actions dans l objectif de retisser les liens sociaux et d intensifier l acquisition de repères individuels et/ou collectifs par les publics en difficulté. Structurer l expression grâce à une implication plus grande des habitants à la vie culturelle, aux côtés des artistes et des professionnels, pour répondre aux besoins et aux attentes constitue un enjeu majeur pour la commune. Axes opérationnels Dans le cadre de la mise en œuvre du contrat urbain de cohésion sociale, il est proposé de renforcer l action culturelle selon les orientations suivantes : - Développer une vie culturelle diversifiée en prenant en compte les formes d expression émergentes et les nouvelles technologies, mais également les formes d'expression classiques et traditionnelles - Promouvoir le patrimoine dans toutes ses composantes afin de renforcer l appropriation de l espace urbain, notamment en sensibilisant les publics jeunes et adultes aux transformations de leur cadre de vie - Promouvoir les éléments de mémoire, lier les générations et tisser des liens entre les cultures, à travers l oralité, en donnant la parole à des groupes ou des individualités Rendre accessible les Nouvelles Technologies de l Information et de la Communication à la population : la démocratisation de l accès aux technologies qui prennent de plus en plus d importance dans la société dite de l information, constitue le fondement de ces initiatives. Les arguments sont connus : aux inégalités sociales et culturelles existantes pourraient s ajouter des inégalités technologiques qui creuseraient encore davantage la fracture sociale si souvent stigmatisée. Seule l'action volontaire des pouvoirs publics est à même d'éviter une telle dérive. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Citoyenneté 239
243 7 LA PARTICIPATION DES HABITANTS Promouvoir la participation des habitants pour la réussite du projet de cohésion sociale La participation des habitants à la vie locale constitue une condition transversale de réussite du projet urbain et social de Trappes. Les habitants doivent comprendre les changements urbains, se les approprier et donner leur avis afin d enrichir les projets présentés. Les initiatives des habitants, qu ils soient ou non structurés en association sont fragiles et nécessitent un accompagnement technique de la commune afin de créer des synergies entre les acteurs (bailleurs, services) La commune souhaite consolider les actions menées pour développer une démocratie de proximité et soutenir la concertation sur les projets urbains Elle s engage, en lien avec ses partenaires à : - Poursuivre et amplifier les conditions d une concertation réussie, notamment par le moyen des comités de quartier et des groupes de suivi des projets de renouvellement urbain, par secteurs opérationnels. - Associer les habitants à la démarche Gestion Urbaine de Proximité - Créer une culture commune du territoire, en facilitant l appropriation des changements urbains par les habitants. - Accompagner la création et faciliter le fonctionnement des associations - Favoriser le développement des initiatives des habitants sur des thématiques choisies par eux (propreté, environnement, ) - Créer des événements festifs de quartier, afin d animer la vie sociale, de renforcer des liens entre les habitants, de faire connaître les activités proposées par la ville Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Participation des habitants 240
244 III PILOTAGE SUIVI ET EVALUATION PILOTAGE Le pilotage politique est assuré par une instance réunissant le Préfet, le Maire de Trappes ainsi que les représentants des principaux partenaires : inter bailleurs, Conseil Général et Communauté d Agglomération. Cette instance : - valide le diagnostic du territoire ; - définit les orientations stratégiques et opérationnelles ; - mobilise les crédits des collectivités territoriales et de l Etat ; - procède aux arbitrages financiers, mandate la conduite du projet et l'instance technique de mise en œuvre et de suivi, assure la coordination ; - veille à la cohérence du projet et à son articulation avec les outils de programmation et de planification des territoires concernés (PLH, PLU, SCOT...). Le pilotage technique est assuré par une équipe de direction de projet, mandatée par le comité de pilotage politique, pour animer et suivre la mise en œuvre du projet urbain de cohésion sociale, et disposer ainsi de la pleine légitimité nécessaire pour mobiliser les services opérationnels compétents. Cette équipe est composée du directeur du GIP-Rénovation Urbaine, du Directeur Général des Services de la ville et de la responsable du service DSU de la ville. Le pilotage technique doit coordonner les actions des différents intervenants - services déconcentrés de l'etat, collectivités territoriales, bailleurs, associations, opérateurs dans les domaines du logement, de l'action économique, de l'intégration, de l'action sociale - afin de mobiliser à bon escient les politiques de droit commun et les crédits qui leur sont alloués. Pour la mise en œuvre, l équipe de pilotage technique s'appuie sur les responsables et les équipes de projets de l'agglomération, de la commune, du Conseil Général et des bailleurs, pour élaborer les actions qui répondent aux axes opérationnels du contrat urbain de cohésion sociale de Trappes. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Pilotage, suivi et évaluation 241
245 SUIVI ET EVALUATION Un rapport annuel sera élaboré par la commune, qui rendra compte de l état d avancement des actions, sur la base de critères objectifs et qualitatifs qui auront été retenus action par action. Ce rapport servira de support aux pilotes politiques, pour évaluer la pertinence des actions menées, et envisager, le cas échéant leur renforcement, maintien, adaptation ou suppression. Ville de trappes - Contrat Urbain de Cohésion Sociale Pilotage, suivi et évaluation 242
246
247 VII- LE PILOTAGE ET L ANIMATION Le pilotage du CUCS intercommunal doit permettre d assurer la cohérence entre les politiques de chacun des partenaires et de faire converger les objectifs, les actions et les énergies. La priorité est mise sur l intérêt de chaque partenaire à contribuer au projet commun. Pour la conduite du contrat intercommunal, les signataires conviennent de mettre en place une structure de pilotage politique et un pilotage technique à trois niveaux (avec les communes, avec les opérateurs et entre les services de la Communauté d agglomération) 1 - Le pilotage politique Le pilotage politique est en charge des orientations stratégiques. Il est le garant de la cohérence d ensemble du projet. a) Le Comité d orientation (ex comité de pilotage) intercommunal Compétences : Cette instance décisionnelle : - valide le diagnostic de l agglomération ; - élabore les objectifs et la stratégie intercommunale ; - entérine les programmations annuelles de chacune des thématiques ; - définit et mobilise les moyens des partenaires signataires pour mener à bien le projet de territoire ; - mandate la conduite de projet et l instance technique de mise en œuvre et de suivi du projet ; - veille à la cohérence de l ensemble du projet et à son articulation avec les autres outils de programmation et de planification du territoire (PLH, Contrat de développement, PLIE, ZFU, PDU, etc.); - prend connaissance des orientations et des attentes des communes ; - procède aux arbitrages politiques et financiers ; - valide le rapport d activité annuel (bilan) proposé par chaque comité de pilotage thématique ; - adapte chaque année si nécessaire les orientations du document contractuel. Composition : - La Communauté d agglomération : M. le Président, vice-président chargé de l emploi, de la prévention et de l insertion, vice-président chargée de l action sociale, de la santé et de l habitat, vice-président chargé des actions scolaires et universitaires, vice-président chargé des sports, vice-président chargé de la culture, vice-président chargé du développement économique) ; - Les communes (Elancourt, Guyancourt, La Verrière, Magny-les-Hameaux, Trappes) ; - L Etat (Préfet, Mission ville/ L ACSE, services déconcentrés de l Etat, Education Nationale). Périodicité : - Il se réunit au moins une fois par an. b) Les comités thématiques Il est crée un comité de pilotage thématique pour chacune des cinq thématiques du Contrat Urbain de Cohésion Sociale. Trois comités de pilotage thématiques relèvent de la compétence de la Communauté d agglomération : - Comité de pilotage habitat et cadre de vie ; - Comité de pilotage de l emploi et du développement économique ; - Comité de pilotage du volet santé. 243
248 Pour deux thématiques dont la compétence relève des communes, il est crée un comité de pilotage dans chaque commune concernée : - Comité de pilotage de la réussite éducative dans les communes concernées ; - Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la délinquance (seules les communes dotées d un tel dispositif sont concernées). Compétences : Chaque comité de pilotage thématique est chargé : - d élaborer une programmation annuelle (de mobiliser les financements nécessaires à la mise en œuvre de la programmation) et de la proposer au comité d orientation ; - de définir la stratégie opérationnelle ; - de veiller à la cohérence de l ensemble des actions et dispositifs mis en place par les partenaires (communes, Communauté d agglomération, Etat) ; - de préciser les articulations nécessaires entre les différents dispositifs et actions ; - d établir un bilan annuel de l ensemble des actions menées dans le cadre de la thématique considérée ; - d adapter le contenu de la programmation de l année «n+1» en fonction des résultats de l évaluation des actions mises en œuvre au cours de l année «n». Composition : Chaque comité de pilotage thématique est composé des signataires du CUCS et des partenaires impliqués dans la thématique considérée soit : - Les communes ; - L Etat ; - La Communauté d agglomération ; - Les partenaires propres à chaque thématique. Périodicité : - Chaque comité de pilotage thématique se réunit au moins une fois par an ; c) Les comités de programmation Il est crée un comité de programmation avec chaque commune et un comité de programmation intercommunal. Le Préfet préside ces comités de programmation. Compétences : Cette instance décisionnelle : - examine et valide le plan d actions annuel proposé par chacune des cinq communes et par la Communauté d agglomération ; Composition : Chaque comité de programmation est composé : - du Préfet des Yvelines ou de son représentant ; - du Maire de la commune considérée (ou de son représentant) ou du Président de la Communauté d agglomération (ou de son représentant) pour le comité de programmation intercommunal. Périodicité : - Le comité de programmation se réunit une fois par an. 244
249 Les comités de pilotage communaux A l initiative de chaque maire, un comité de pilotage peut être organisé au niveau communal. Ses compétences, sa composition et sa périodicité sont déterminées par les communes. L Etat est invité en tant que de besoin à ce comité de pilotage d initiative communale. 2 - Le pilotage technique Le pilotage technique est assuré par une équipe de direction de projet mandaté par le comité de pilotage politique, pour animer et suivre la mise en œuvre du CUCS dans ses différentes dimensions stratégiques et opérationnelles, territoriales et thématiques. Il précise la place de chacun à travers les missions de maîtrise d œuvre (faire), celles d assistance à maîtrise d œuvre (aider à faire) et celles d assistance à maîtrise d ouvrage (aider à la décision) Le comité technique intercommunal La Direction Politique de la ville de la Communauté d agglomération pilote et coordonne les travaux relatifs au CUCS sous la responsabilité de la Direction Générale. Il travaille en réseau avec l ensemble des partenaires et anime le système d acteurs. Une attention particulière sera portée à la consolidation des relations entre les services de l agglomération et les services des communes impliquées dans la mise en œuvre du CUCS. Les modalités de cette coopération (objectifs et périodicité) seront définies avec chacune des communes en fonction des attentes des deux partenaires. Le comité technique intercommunal s organise à trois niveaux : Le comité technique d animation du CUCS intercommunal Compétences : - Il prépare le comité de pilotage intercommunal ; - Il contribue à proposer les ajustements nécessaires sur les orientations et les priorités ; - Il a en charge d élaborer le bilan annuel des réalisations, l évaluation des effets produits et l évaluation des pratiques mobilisées ; Périodicité : - 3 séances de travail par an. Composition : - Les référents techniques des signataires du CUCS (la Communauté d agglomération, l Etat et les cinq communes). 245
250 Le comité des opérateurs du Contrat Urbain de Cohésion Sociale Compétences : - Il identifie les freins à la mise en œuvre des actions ; - Il permet d informer les opérateurs de l avancée du CUCS, il facilite la connaissance du territoire (dimension pédagogique, dynamique d échanges, recueil de «bonnes pratiques», émergence de nouveaux projets, etc.) et met en perspective les projets de chacun dans la globalité du dispositif ; Périodicité : - 2 séances de travail par an ; Composition : - Les signataires du CUCS (la Communauté d agglomération, l Etat, les cinq communes) et les opérateurs intercommunaux retenus dans la programmation annuelle. La coordination des services internes de la CA Compétences : - Elle prépare le comité de pilotage intercommunal ; - Elle contribue à proposer les ajustements nécessaires sur les orientations et les priorités (en complément des travaux menés par les deux autres instances techniques); - Elle a en charge d élaborer le bilan annuel des réalisations, l évaluation des effets produits et l évaluation des pratiques mobilisées ; - Elle est un moyen d impliquer les services (chacun doit nourrir la réflexion collective dans son domaine) dans le cadre d un groupe projet. Périodicité : - Ce groupe projet se réunit 2 fois par an Composition : L ensemble des directions et services concernés par le CUCS est associé. 246
251 Les comités techniques dans les communes L équipe de pilotage technique est chargée d animer et de suivre les différentes phases du projet, depuis son élaboration jusqu à sa mise en œuvre opérationnelle. Ses missions et sa composition relèvent de la responsabilité de chaque commune. Compétences (à titre indicatif): - Elle organise le travail et anime les instances techniques de pilotage et de suivi - Elle veille à la cohérence du projet d ensemble et a le mettre en œuvre ; - Elle favorise le travail collégial entre les différents partenaires ; - Elle sollicite les expertises nécessaires ; - Elle propose les outils techniques permettant la mise en place de l observation et de l évaluation ; Périodicité : Chaque commune détermine la périodicité des réunions de son comité technique. Composition : Les comités techniques des communes sont constitués des techniciens représentants les partenaires signataires du CUCS. Chaque commune détermine une liste complémentaire de partenaires à inviter dans le cadre de ses comités techniques (Conseil Général, Education Nationale, services déconcentrés de l Etat, Inter bailleurs, etc.). 247
252 VIII - LES ENGAGEMENTS FINANCIERS L Etat : Une enveloppe financière prévisionnelle de sur les crédits spécifiques de la politique de la ville 1 est allouée par l Etat en 2007 pour le CUCS de la Communauté d Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, sous réserve que les actions proposées correspondent aux orientations prioritaires définies dans le contrat et soient retenues par le comité de programmation. Trappes : euros sur les crédits spécifiques de la politique de la ville La Verrière : euros sur les crédits spécifiques de la politique de la ville Magny-les-Hameaux : euros sur les crédits spécifiques de la politique de la ville Elancourt : euros sur les crédits spécifiques de la politique de la ville (une enveloppe complémentaire sera allouée sous réserve de la validation d un dispositif de Réussite éducative) Guyancourt : euros sur les crédits spécifiques de la politique de la ville C.A. de Saint-Quentin-en-Yvelines : euros sur les crédits spécifiques de la politique de la ville De plus, les collectivités bénéficient actuellement de 15 postes d adultes-relais, ce qui correspond à un montant de euros répartis ainsi qu il suit : Trappes : 4 adultes -relais ce qui correspond à euros Magny-les-Hameaux : 4 adultes-relais ce qui correspond à euros La Communauté d Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines : 7 adultes-relais ce qui correspond à euros La maquette financière du CUCS, qui constitue une base de contractualisation sur trois ans, sous réserve de l inscription des crédits en loi de finances, intégrera en outre les engagements financiers des autres services de l Etat, les crédits propres gérés par la Direction régionale de l ACSE et le montant de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale. Les Collectivités locales : Les communes de Trappes, La Verrière, Magny-les-Hameaux, Elancourt, Guyancourt et la Communauté d Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines préciseront les engagements financiers pour l année 2007 dans le cadre de la maquette financière finale. 1 Il s agit des crédits gérés par le Préfet de département en tant que délégué territorial de l ACSE (crédits fongibles du CUCS et du programme de réussite éducative). 248
253
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