PRESENTATION DU MICRO-CREDIT EN RDP LAO ETUDE DE CAS D IFDP

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1 UNIVERSITE PARIS XII-VAL DE MARNE FACULTE D'ADMINISTRATION ET D ECHANGES INTERNATIONAUX ANNEE UNIVERSITAIRE PRESENTATION DU MICRO-CREDIT EN RDP LAO ETUDE DE CAS D IFDP Mémoire pour le Master 1 Gestion de l Humanitaire et Développement des ONG Anolay VONGSOUTHI EXTRAIT Tuteur: Pierre-Henri CHALVIDAN Maître de stage: Christophe JACQMIN

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3 TABLE DES MATIERES Remerciements...Erreur! Signet non défini. Abréviations... 6 Table des tableaux et des figures... 7 Carte de la République Démocratique Populaire Lao...Erreur! Signet non défini. INTRODUCTION...Erreur! Signet non défini. CHAPITRE 1 : PRESENTATION DU PAYS...Erreur! Signet non défini. 1.1 Géographie... Erreur! Signet non défini. 1.2 Histoire... Erreur! Signet non défini. 1.3 Politique... Erreur! Signet non défini. 1.4 Population... Erreur! Signet non défini. 1.5 Economie... Erreur! Signet non défini Agriculture... Erreur! Signet non défini Industrie et service... Erreur! Signet non défini. 1.6 Aide humanitaire... Erreur! Signet non défini Les ONG et leurs actions au Laos... Erreur! Signet non défini Le Comité de Coopération avec le Laos... Erreur! Signet non défini Origine et mission...erreur! Signet non défini Structure et fonctionnement...erreur! Signet non défini Perspective d avenir...erreur! Signet non défini Les projets en cours de réalisation...erreur! Signet non défini. CHAPITRE 2 :L APPARITION DE LA MICROFINANCE SELON LA THEORIE CONTRACTUALISTE...Erreur! Signet non défini. 3

4 2.1 Fondement théorique de la microfinance... Erreur! Signet non défini Les limites de la théorie néoclassique... Erreur! Signet non défini La théorie de l agence... Erreur! Signet non défini. 2.2 Le rationnement du crédit ou la raison de l exclusion bancaire... Erreur! Signet non défini. 2.3 La mise en place de solutions alternatives... Erreur! Signet non défini Le secteur informel... Erreur! Signet non défini L intervention gouvernementale... Erreur! Signet non défini L émergence d un secteur financier semi-formel... Erreur! Signet non défini Les coopératives... Erreur! Signet non défini Les organisations non gouvernementales... Erreur! Signet non défini. 2.4 Deux courants de pensée en opposition... Erreur! Signet non défini L approche welfariste... Erreur! Signet non défini L approche institutionnaliste... Erreur! Signet non défini Le schisme de la microfinance... Erreur! Signet non défini. 2.5 Problèmes et enjeux... Erreur! Signet non défini La microfinance est-il un outil efficace de lutte contre la pauvreté?erreur! Signet non défini Le micro-crédit doit-il se privatiser et se commercialiser?... Erreur! Signet non défini. 2.6 Etat de la microfinance dans le monde... Erreur! Signet non défini Situation mondiale... Erreur! Signet non défini Situation régionale... Erreur! Signet non défini. CHAPITRE 3 : LE MICRO-CREDIT EN RDP LAO Le cadre réglementaire La fourniture des services de crédits Le secteur formel Le secteur semi formel Les initiatives en microfinance Les fonds rotatifs Le secteur informel Les bailleurs de fonds

5 CHAPITRE 4 : ETUDE DE CAS IFDP Présentation de la zone d activité : le district de Phongsaly Le Système Financier du District de Phongsaly Des résultats encourageants Des problèmes de remboursement La création de l Institution Financière pour le Développement de Phongsaly Statut juridique Structure Fonctionnement Analyse de la structure IFDP Situation financière Analyse du personnel L expansion des activités vers le district de Boun Neua Un changement de statut à envisager Conclusion Annexe Bibliographie...Erreur! Signet non défini. 5

6 ABREVIATIONS AFD BAD BCEL BM BPA BoL CCL FMI GoL IFDP IMF LDB MCBR MFC MPDF NERI PDDP SOCB UFL Agence Française de Développement Banque Asiatique pour le Développement Banque pour le Commerce Extérieur Lao Banque Mondiale Banque pour la Promotion Agricole Bank of Lao Banque Centrale du Laos Comité de Coopération avec le Laos Fonds Monétaire International Gouvernement de la RDP Lao Government of Lao PDR Institution Financière de Développement de Phongsaly Institution de Microfinance Lao Development Bank Microfinance Capacity Building Research Recherche pour la construction de compétence en microfinance Micro-Finance Centre Mekong Private Sector Development Facility Fonds de développement du secteur privé du Mékong National Economic Research Institute Institut National dans la recherche économique Projet de Développement du District de Phongsaly State Owned Central Bank Banques sous contrôle des autorités Union des Femmes Lao 6

7 TABLE DES TABLEAUX ET FIGURES Tableau 1 : Quelques chiffres sur le Laos...Erreur! Signet non défini. Tableau 2 : ONG et projets par secteur d'activité...erreur! Signet non défini. Tableau 3 : Subventions obtenues auprès des bailleurs de fonds français ( )...Erreur! Signet non défini. Tableau 4 : Taux d intérêts annuels pratiqués dans le secteur formel en Tableau 5 : Portefeuille des SOCBs...14 Tableau 6 : Répartition des domaines d activité des banques (en %)...15 Tableau 7 : Quelques indicateurs socio-économiques du district de Phongsaly...23 Tableau 8 : Résultats du SFDP ( )...24 Tableau 9 : Evolution des indicateurs d activités du SFDP...25 Tableau 10 : Evolution de l efficacité administrative...37 Tableau 11 : Destination du prêt accordé par IFDP...39 Tableau 12 : Description du portefeuille pour chaque agent de crédit...42 Tableau 13 : Indicateur de l efficacité du personnel de terrain...43 Figure 1 : Organigramme interne du CCL...Erreur! Signet non défini. Figure 2 : Répartition régionale de l accès au micro-crédit...erreur! Signet non défini. Figure 4 : Rapport entre les revenus et les dépenses (en KN)...34 Figure 5 : Evolution mensuelle du nombre d emprunteurs...35 Figure 6 : Evolution de l encours de crédit (en KN)...35 Figure 7 : Prévision des résultats financiers sur la zone de Phongsaly et Boun Neua (KN)...44 Taux de change : 1US$ = 9500 KN 1 EURO = KN 7

8 CHAPITRE 3 : LE MICRO-CREDIT EN RDP LAO Dans cette partie, nous présenterons les acteurs et les caractéristiques du marché du crédit afin de montrer les difficultés et les obstacles auxquels sont confrontés les diverses parties prenantes quant à l expansion de la microfinance au Laos. 3.1 Le cadre réglementaire Le cadre réglementaire lié à la microfinance n est pas encore finalisé du fait d une part, d un secteur qui n existe seulement que depuis une dizaine d années sur le territoire laotien et d autre part de la volonté récente des décideurs politiques d utiliser cet instrument dans la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement. Même si le cadre réglementaire n est pas encore défini, il existe actuellement trois types de législations concernant les activités de micro-crédit au Laos. : La réglementation No 2 datée du 19 novembre 1994 concerne les coopératives de crédit ; La réglementation sur les coopératives «pilote» d épargne et de crédit ; La réglementation No 10 datée du 22 juin 2005 concerne les IMF. La réglementation sur les coopératives de crédit est ancienne et nécessite des réajustements. Par ailleurs, la création d une loi sur les coopératives «pilote» de crédit et d épargne a fait naître une confusion avec les coopératives de crédit. Il aurait été (peut être) plus judicieux de les regrouper sous une seule loi. La réglementation No 10 sur les IMF différencie celles ayant la possibilité de capter l épargne publique de celles n ayant la possibilité d octroyer seulement des crédits. Mais le capital minimum requis pour les deux institutions est de US$. 8

9 Ces dernières années, de nombreux efforts ont été fournis dans la mise en place d un cadre réglementaire et d une législation adaptée aux caractéristiques de la RDP Lao à travers le «Microfinance Capacity Building and Research Program» (MCBR) ou le programme pour la recherche et la construction des compétences en microfinance. Ce programme regroupe plusieurs institutions nationales : La première structure est née d une collaboration entre le NERI qui est le centre de recherche et de statistique nationale et le CPI (Committee for Planning and Investment). Son rôle est d identifier les méthodes appropriées au développement du secteur et de conseiller les diverses parties prenantes dans l établissement du cadre réglementaire. La deuxième structure impliquée est le «Rural and Micro Finance Committee» (RMFC), un comité interministériel piloté par la BoL et mis en place par le GoL en Ce comité a pour but de préparer une politique nationale et des plans d actions dans le but de développer un environnement capable d accompagner l expansion de la microfinance. Ce comité détient seulement un rôle consultatif et ne possède pas de pouvoir de décision. La création du comité a permis de voir émerger le «Rural and Microfinance Sector» (RMF), à savoir la première politique de grande envergure concernant la microfinance. Approuvé par la Banque Asiatique pour le Développement (BAD), la Banque Mondaile, et NERI-Concern Worlwide, l objectif de cette politique est de développer le secteur de manière «significative, diverse et pérenne». La politique RMF est axée autour de trois actions : Mettre en place une vision commune entre la politique du RMFC et celle du GoL ; Renforcer les initiatives et les IMF dans le but d assurer leur viabilité et leur contribution dans la réduction de la pauvreté (actuellement la majorité des initiatives ne sont pas viables financièrement) ; Développer un environnement politique susceptible d accompagner le développement des IMF d origine diverses (actuellement, la majorité des initiatives sont d origine publique). 9

10 Conscient qu il existe une demande largement insatisfaite, le MCBR a mis en place des études annuelles sur la situation de la microfinance au Laos. L objectif est de développer des données et informations utilisables et accessibles à toutes les structures impliquées dans ce secteur. Malgré ces initiatives et ces bonnes intentions, la situation actuelle montre qu il reste encore des efforts à fournir pour qu un réel consensus voit le jour. En effet, alors que le gouvernement s implique énormément dans la diffusion des bonnes pratiques pour une microfinance viable financièrement, celuici accordent toujours, de même que les agences internationales, des prêts à des taux d intérêts subventionnés à travers les fonds rotatifs et villageois ce qui empêche le développement de structures micro-financières ayant un objectif d autonomie. De plus, le refus du premier ministre en décembre 2005, d autoriser les investisseurs étrangers à prendre une participation au capital des IMFs vient accentuer la confusion sur la réelle volonté du gouvernement de promouvoir le secteur. 3.2 La fourniture des services de crédits Le secteur formel Jusqu en 1988, la RDP Lao disposait d un système mono-bancaire où la Banque d Etat était la seule banque jouant le rôle à la fois de la Banque centrale et des banques commerciales, fournissant principalement les services suivants : supervision autour de la circulation de la monnaie, réception de l épargne et fourniture des crédits à court terme. Dans la continuité des NME en 1986, la RDP Lao, à l instar de son homologue vietnamien, créa en 1988 un système bancaire à deux niveaux afin de répondre à la libéralisation de son marché, en séparant les fonctions de régulation et les fonctions commerciales. Aujourd hui, le secteur bancaire laotien est actuellement en cours de restructuration et se décompose selon le schéma suivant : Bank of Lao (BoL) ou la Banque centrale du Laos est l organe de supervision et de régulation concernant toutes les activités bancaires ; 10

11 Trois banques étatiques ou SOCBs (State Owned Central Bank) : La Banque pour le Commerce Extérieur Lao (BCEL), Lao Development Bank (LDB), et la Banque pour la Promotion Agricole (BPA); Quatre banques privées ou JVCBs (Joint Venture Central Bank) : Vientiane Commercial Bank (VCB), Joint Development Bank (JDB), Phongsavanh Bank (PB) et Lao-Viet Bank (LVB). Celles-ci sont le fruit de plusieurs fusions-acquisitions. Six branches étrangères ou FCBs (Foreign Commercial Bank) : Bangkok Bank, Bank of Aduthaya, Krung Thai Bank, Siam Commercial Bank, Thai Military Bank (Thaïlande) et Public Bank (Malaisie). Les actifs totaux bancaires s élevaient fin 2003 à 507 millions US$ dont une majorité est contrôlé par les SOCBs (64 %). Malgré la présence de ces institutions formelles, le taux de pénétration bancaire s avère l un des plus faibles au monde avec seulement 0,8 filières pour habitants, chiffre comparable à l Ouganda, Ethiopie ou Madagascar. Autre chiffre, seulement 7 % des ménages ruraux bénéficient d un accès au crédit. Cette situation s explique par le fait que les structures commerciales ne s intéressent ou n investissent guère dans l agriculture alors que ce secteur emploie 80 % de la population active. Les banques préfèrent alors placer leurs actifs dans d autres domaines d activités (voir tableau 6). La raison principalement donnée est que le retour sur investissement est faible comme en témoigne la prolifération des prêts non performants («non performant leasing») et que les risques liés au crédit dans ce secteur sont élevés. En effet, un audit mené en 2003 auprès de la LDB et la BCEL a révélé que les prêts non performants représentaient respectivement 85 % et 76 % de leurs portefeuilles. Banque pour la promotion agricole Crée en 1993 comme une banque publique de développement spécialisée dans l agriculture, la BPA a vocation de prendre à son compte la distribution de crédit dans le monde rural. Elle se concentre souvent sur des sous-secteurs et prête à des taux subventionnés (moins de 1 % par mois). Le secteur agricole laotien ne reçoit aucune subvention directe et il n y a pas de prix garantis. La BPA est donc le principal canal de subvention de l agriculture par le financement de la BoL, des fonds publics et de 11

12 l aide internationale. Son encours de crédit est supérieur a son encours de dépôts. Même si la structure ne fournit pas de chiffres, on estime qu environ prêts sont actuellement accordés (entre 30 % et 40 % sont jugés non performants) pour épargnants. Les emprunteurs sont en général réunis en groupe de caution solidaire afin de sécuriser le prêt en l absence de garanties matérielles solides. Malgré cette mesure, on dénonce toujours l insuffisance des capacités de gestion dans la sélection des emprunteurs et des groupes de caution solidaire qui conçoivent toujours le prêt comme un don du fait d une pression au remboursement faible. On évalue également son actif total a 40 millions US$ dont 30 millions destinés au crédit. Supervisée par la BoL et fortement contrôlée par le GoL, la BPA est en cours de restructuration et de recapitalisation. La Banque pour le Commerce Extérieur Lao La BCEL est la plus banque la plus importante en RDP Lao. Crée en 1975, la structure a transformé ses services pour les orienter exclusivement vers le secteur commercial en Fin 2003, ses actifs représentaient 160 millions US$ pour 201 millions en dépôts et 99 millions US$ en crédit dont 85 % de NPL. La BCEL est le plus grand fournisseur de fonds concernant les activités commerciales au Laos. Lao Development Bank Cette structure est le résultat d une fusion entre deux SOCBs (Lao May Bank et Lanexang Bank) réalisées en Disposant d un personnel de 860 personnes, son volume d activité est inférieur à la BCEL. En 2004, la banque disposait d un actif total de 94 millions US$. 22 millions étaient destinés à des prêts dont 76 % était non performants. Les JVCBs et les FCBs possèdent une structure et des parts de marché assez faible en raison de la domination des SOCBs. Réseau Les SOCBs sont les plus présentes sur le territoire de la RDP Lao : La BPA détient le plus grand réseau par la présence de structures locales dans chacune des 17 capitales provinciales et d environ 55 bureaux repartis sur les 141 districts. La LDB détient à peu près le même réseau que la BPA mais celui-ci a tendance ces dernières années à se restreindre du fait de la fermeture de quelques guichets au niveau district (au nombre actuellement de 29). La BCEL ne considère pas la population rurale comme ses 12

13 clients de base. C est pourquoi elle dispose seulement de six filières situées dans les villes à forte densité comme Champassak, Khammouane, Luang Namtha, Luang Prabang, Oudomxay, et Savannakhet. Quant aux JCVBs et FCBs, elles ont un réseau de distribution très limité avec seulement quelques branches à Savannakhet et Champassak. D une manière générale, la population urbaine bénéficie d un meilleur accès aux services financiers car toutes les banques disposent d au moins une branche dans chacune des capitales provinciales. Taux d intérêt et caractéristiques des crédits accordés Le tableau 4 nous montre les taux d intérêts pratiqués en fonction de chaque secteur pour chacune des banques. Les JVCBs et les FCBs fixent en général leur taux en se basant sur ceux pratiqués au niveau international en le faisant fluctuer en fonction de la solvabilité de l emprunteur, du risque d inflation du kip et des coûts administratifs. On peut noter que le taux d intérêt est en moyenne de l ordre de 25 %. Les SOCBs fixent en général des taux légèrement en dessous de ceux pratiqués par les JVCBs et les FCBs. Les banques Etatiques font varier leur taux en fonction du secteur dans lequel le crédit est demandé plutôt que sur les risques liés à l emprunt ce qui par conséquent ne reflète pas les risques de transaction liés au prix. Ceci peut entraîner par la suite de nombreux NPLs. Les crédits accordés par les SOCBs sont généralement à court terme, étant donné le niveau actuellement faible de la monnaie locale (le kip) par rapport au dollar (ce qui amène parfois des énormes liasses de billets) et d un risque plus élevé à long terme. En accord avec les directives gouvernementales, la BPA continue de pratiquer ses taux d intérêts subventionnés à destination du secteur primaire même si on assiste à un changement dans la mesure où les taux commencent à être fixés en fonction du marché. 13

14 Tableau 1 : Taux d intérêts annuels pratiqués dans le secteur formel en 2006 Banque Secteur Court Terme Moyen et Long terme BCEL Agriculture Industrie Services LDB BPA Agriculture Industrie Services Agriculture Industrie 30 - Services 30 - JVCB FCB Source:BAD, 2006 Comme le montre le tableau 5, le nombre d emprunteurs est inversement proportionnel à la taille des portefeuilles de crédits. Ainsi, la BCEL dispose du plus grand portefeuille de prêts (78 millions US$) et en même temps du plus faible nombre d emprunteurs avec des montants accordés largement supérieurs à ceux accordés par la LDB ou la BPA. Cette dernière, concentrant le plus grand nombre d emprunteurs, se voit dans l obligation d accorder des sommes en fonction de leurs fonds disponibles. Tableau 2 : Portefeuille des SOCBs BCEL LDB BPA Nombre d'emprunteurs Montant total des prêts en cours (million US$) Montant moyen emprunté (US$) Source : BAD, 2006 Sur un autre plan, les trois SOCB (BCEL, LDB et BPA) sont les principaux acteurs sur les domaines d activités du tableau 6 qui montre la part d investissement pour chacune des banques. D un coté, la BPA est le principal fournisseur de crédit dans le domaine agricole en totalisant 66% des prêts accordés. De l autre, la BCEL est le principal acteur dans l industrie (53 %), le commerce (41 %) et 14

15 l artisanat (62 %). De son coté, la LDB ne joue pas les premiers rôles mais dispose d un portefeuille plus diversifié avec une préférence pour l artisanat (23 %). Les JVCB et les FCB développent essentiellement leurs activités dans un souci d échanges industriels et commerciaux (respectivement 45 % et 34 %) avec les pays voisins, notamment la Thaïlande. Tableau 3 : Répartition des domaines d activité des banques (en %) Agriculture Industrie Commerce Artisanat SOCB dont BCEL LDB BPA JVCB FCB Source : BAD, 2006 En résumé, on peut dire que le secteur bancaire formel ne dessert en général que les zones à forte densité de densité de population et délaisse les zones rurales. Ceci peut s expliquer par le fait que ces zones sont jugées non rentables, plus risquées et surtout ne répondant pas aux besoins d une population en majorité agricole. La faible présence des banques étatiques dans les zones à faible densité accentue un peu plus cette situation et retarde les objectifs fixés par le GoL. Par ailleurs, la restructuration de la BPA, seul banque à accorder des micro-crédits en zone rurale, empêche actuellement l accès à une grande partie de la population exclue du système bancaire. Dès lors, de nombreuses structures ou institutions ont entrepris de prendre le relais de la BPA en s implantant dans plusieurs régions reculées du Laos Le secteur semi formel Remarque : Pour des raisons pratiques, nous ne présenterons que les structures les plus importantes et les plus connues (pour plus de renseignements, se référer à l annexe 2 et 3). 15

16 Les initiatives en microfinance Coopérative de Crédit de Soutien aux Petites Unités de Production (CCSP) Ce réseau, qui a été crée en 1996 sur l initiative d un groupe d entrepreneurs laotiens, est la seule coopérative enregistrée sous l autorité de la Banque centrale. Composée de 13 coopératives réparties dans 9 provinces1, le réseau fournit des services micro-financiers dans le domaine de l agriculture, l artisanat ou les services. Le réseau des CCSP a été appuyé à l origine par deux organismes internationaux : Alterfin (Belgique) et la SIDI (Solidarité Internationale pour le Développement de l Investissement). Ceux-ci sont cofondateur du Fonds Coopératif (FC), une institution de refinancement et d assistance technique des CCSP crée en janvier 2002 avec la participation des coopératives et de quelques petites entreprises lao. Le FC est enregistrée comme une société à responsabilité limitée En 2005, les 13 CCSPs et les quatre entreprises laotiennes détenaient 52 % du capital. Les 48 % restants sont détenus par SIDI, Alterfin, Rabobank et DGRV pour un capital total de US$ membres sont recensés et prêts sont en cours dans 167 villages. Les 13 CCSPs emploient 31 personnes à plein temps. Le taux d intérêt pratiqué était de 41 % par an soit 3,4 % par mois. Rural Development Cooperative (RDC) Formée par un ancien cadre de la BPA, les activités de la RDC ont commencé en août 2001 avec le soutien du «Vientiane Municipal Development Fund» après la faillite de deux coopératives de crédit dans la zone de Vientiane. Avec un capital de US$, RDC développe ses services d épargne et de crédit pour environ membres répartis dans 46 villages. La RDC offre deux types de prêts pour une durée maximum de 6 mois : Les membres se portant en groupe de caution solidaire peuvent se voir attribuer des prêts jusqu à 2 millions de kip. Les prêts individuels sont accordés de 2 à 10 millions de kip. Le taux d intérêt est le même dans les deux cas soit 5 % par mois. Concernant l épargne, le taux d intérêt annuel est de 9 % pour les dépôts accessibles ou «retirable» à tout moment ; Dans le cas d une épargne non accessible, le taux d intérêt varie en 1 Luangprabang, Vientiane et la Municipalité de Vientiane, Xiengkhouang, Saravane, Attapeu, Sékong, Champassak et Savannakhet 16

17 fonction de la durée : 11 % pour 3 mois, 13 % pour 6 mois et 15 % pour 12 mois. La RDC est sous la surveillance de son conseil d administration qui est composé de cinq personnes, dispose de 8 employés et rémunère le chef de village à hauteur de 2 % du prêt (une personne doit avoir l accord du chef de son village avant de devenir membre). Savings & Credit Unions (SCUs) Elles sont le fruit d un programme nommé «Credit Union Pilot Project» dont l objectif est d élargir les services financiers vers les plus pauvres, et d institutionnaliser le mode de fonctionnement des SCUs. Trois coopératives d épargne et de crédits ont été crée en 2004 à Vientiane, Luangprabang et Savannakhet sous l impulsion de la BAD. Rassemblant au total membres2, les trois SCUs dispose en moyenne d un encours de crédit entre et US$ avec un taux d arriéré d environ 30 %. Ekphatthana Microfinance Institution (EMI) Crée par 11 investisseurs locaux, EMI est la première institution de microfinance disposant d une licence sous la nouvelle réglementation du 22 juin D une durée maximum d un an pour un taux d intérêt de 4 %, les prêts sont de type individuel (montant maximum de 150 US$) et collectifs (montant entre 150 US$ et 500 US$). EMI accorde également des prêts pour les PME (entre 500 US$ et US$) ainsi que pour les autres institutions financières semi-formelles en manque de capital. Les produits d épargne viennent compléter les offres de crédits, ceux-ci se concentrant actuellement autour des zones urbaines de Savannakhet et Paksé. Le projet Microfinance Ce projet lancé en 1997 pour une durée de 5 ans était l une des premières initiatives au Laos. Financé à l époque par le gouvernement lao, le PNUD et le Fonds d Equipement des Nations Unies (FENU), le projet a consisté dans la création de 3 structures, dont deux destinées à la population rurale (Oudomxay 2 Rural & Micro-Finance in the Lao PDR and possible areas for German Technical Assistance Support,

18 au nord-ouest et Sayabouri à l ouest) et l une plutôt à la population urbaine (Vientiane), ceci étant complétées par la création de centre de formation et d assistance (Microfinance Training Centre). Les organisations internationales se sont retirées en 2002 du fait d une divergence de point de vue avec les autorités nationales, notamment concernant l application du taux d intérêt. Aujourd hui, le projet continue sous la supervision du Ministère des Finances. Les trois structures de micro-crédit gèrent au total membres en appliquant un taux de 4 % par mois Les fonds rotatifs Plus de 35 ONG (Care international, German Agro Action, Oxfam Belgique ) et quelques agences bilatérales et multilatérales de développement (Union Européenne, GTZ, Lao Luxembourg Development ) ont crée de nombreux projets micro-crédit par l installation de fonds rotatifs qui prennent la forme de prêts en nature ou de prêts en espèces. Les prêts en nature consistent dans le prêt d animaux pendant une durée limitée pour les aider à améliorer leur production. Ces prêts sont généralement remboursés en liquide une fois que les villageois auront réussi à dégager une marge de bénéfice suffisante. Ces prêts en nature prennent souvent la forme de banque animale ou banque de riz. A l inverse, les prêts en espèces consistent à octroyer des crédits à des taux d intérêts très faibles pour une population se situant en dessous du seuil de pauvreté. D une manière générale, ces fonds rotatifs dont la viabilité et la pérennité n est pas l objectif principal, se situent surtout dans les zones rurales isolées afin de répondre à une demande qui n est actuellement pas satisfaite par les banques étatiques, les coopératives ou les IMF. On dénombre environ fonds rotatifs répartis sur le territoire laotien. L UFL est souvent sollicitée comme intermédiaire par les organisations internationales pour mener à bien ces fonds rotatifs du fait de leur implantation et de leur influence au niveau du district, de la province et du gouvernement dont elle est l un des partenaires. 18

19 3.2.3 Le secteur informel Selon une étude réalisée par la BAD, 61% des prêts sont réalisés par les ménages les plus riches à destination de leurs familles et amis. Les 34 % restants sont le fait des tontines ou des usuriers. Les tontines Plus connue sous le nom de Lin Houay ou Lin Ngeun, ces formes de prêts commencent à se répandre dans les zones urbaines, souvent près des marchés. Les membres participant à ces fonds sont en général au nombre de 30. La rotation est journalière (1 US$), hebdomadaire (200 US$) ou mensuelle (400 US$). Les fonds sont attribués à chaque tour. Le premier tour est obligatoirement réservé à l organisateur. Au-delà du premier tour, le participant qui propose l'enchère la plus élevée remporte le second tour et ainsi de suite. Le montant de la levée est la même pour tous, alors que celui des mises diffère selon l'ordre de la levée. Ainsi, plus tôt est la levée et plus long sont les remboursements. Le montant obtenu s élève en moyenne à 941 US$. Les usuriers En raison des prêts accordés à des taux d intérêts élevés, les usuriers sont peu nombreux et ne bénéficient pas d une grande cote de popularité envers les emprunteurs. Les prêts sont en général de courte durée (environ cinq mois) et soumis à un contrat et garantie entre les deux parties. Les taux d intérêts maximums pratiqués sont en général de 30 % par mois. Cependant on constate que ces taux se situent en moyenne autour de 12 %. Les ménages Ceux-ci sont en général des ménages plus aisés que la moyenne. Ces personnes accordent des prêts essentiellement à des membres de leurs familles ou à des amis proches. Ces prêts peuvent s étaler sur une durée de deux ans mais on constate que ceux-ci tournent autour de quatre mois. Les taux d intérêts appliqués sont d environ 4 % par mois soit trois fois moins que les taux appliqués par les usuriers. 19

20 3.3 Les bailleurs de fonds La BAD est le principal bailleur de fonds concernant la microfinance au Laos. La banque assure le principal rôle concernant la restructuration des SOCBs et la promotion du micro-crédit depuis Cependant, ces programmes sont actuellement en suspens depuis mi-2004 du fait du refus du GOL concernant les réformes à adopter pour l attribution des fonds (voir annexe 4, 5 et 6). L Union Européenne s investit principalement dans la formation et le développement des compétences bancaires pour la BoL et les SoCBs. L agence internationale a dépensé plus de 3,5 millions euros pour des résultats assez mitigés. MPDF, un programme regroupant de nombreuses agences internationales et géré par une filiale de la Banque Mondiale, dispose d expériences antérieures par des formations en microfinance au Vietnam et au Cambodge soit des pays culturellement et économiquement proches. L organisation a notamment fourni son appui technique au réseau des CCSP. MPDF apporte actuellement son soutien au développement de la microfinance au Laos à travers la mise à disposition de ses ressources financières destinées à la structure d appui technique MFC. L AFD a fourni ses efforts pour le développement de la microfinance notamment au travers du PDDP (par l intermédiaire du SFDP) et par le projet de développement rural des quatre districts de Sayabouri (au sud du Laos). Ces deux projets furent réalisés par le CCL. L AFD se distingue par deux approches qui pourraient jouer un rôle important dans l émergence des IMFs. En effet, le plus grand bailleur de fonds français garantit d une part le programme ARI (Assurance pour le Risque des Investissements) qui facilite l accès des IMF aux prêts des banques étatiques (à hauteur de 50 % du crédit). D autre part, l AFD finance la structure PROPARCO qui investit dans les entreprises privées incluant les IMF comme il le fait avec AMRET, la plus grande IMF du Cambodge. L ONG Concern Worlwide est un acteur incontournable dans le domaine du micro-crédit au Laos En effet, elle joue un rôle d assistance et de conseil technique à travers le projet «MF Capacity Building & Research Programme» en collaboration avec le NERI. Le projet s est terminé en juin 2007 mais une extension du partenariat a été prévue. Depuis 2003, ses principales activités sont : Réaliser une étude annuelle sur la microfinance. 20

21 Communiquer des informations à travers la publication bi-annuelle d un bulletin ; Mettre en place annuellement des forums de discussions entre les divers acteurs engagés dans la microfinance ; Plusieurs agences bilatérales et multilatérales de développement comme l IFAD, Luxembourg Development, USAID ou les ONG internationales comme Care, World Vision, Oxfam Solidarity Belgium, Danish Red Cross, participent également au développement et à la consolidation de la microfinance à travers la mise en place des fonds villageois. 21

22 CHAPITRE 4 : ETUDE DU CAS IFDP L institution financière IFDP est passée par plusieurs stades et évolutions avant de devenir aujourd hui l une des premières institutions de microfinance reconnue officiellement par les autorités bancaires centrales. Dans un premier temps, nous présenterons les caractéristiques économiques et sociale de la zone d activité pour ensuite retracer les quelques étapes qui expliquent en partie la situation et le fonctionnement de l organisation de micro-crédit. Dans un deuxième temps, nous analyserons l institution et ses performances afin de déterminer ses forces et ses faiblesses. 4.1 Présentation de la zone d activité : le district de Phongsaly Phongsaly est l un des sept districts qui compose la province du même nom. Selon un recensement de la population réalisé en 2005 par les services nationaux de statistiques, le district comptait habitants répartis sur 92 villages. Composé de plusieurs ethnies ayant chacune leur propre langue, les populations Hô, Kô, Laoseng et Phounoy (qui sont majoritaires dans le district) de la famille ethnolinguistique tibéto-birmane, vivent en majorité en zone forestière dans des villages composés en moyenne de 50 maisonnées. Leurs principales ressources viennent des productions agricoles. Le district de Phongsaly est une région montagneuse, forestière et enclavée. Le relief est accidenté sur l'ensemble du district qui culmine à m, avec une vingtaine de sommets qui dépassent les m. Les vallées sont très encaissées, à moins de 500 m d'altitude. La région, comme toute la RDP Lao, est soumise à un climat tropical marqué par le régime des moussons. Néanmoins, l'altitude et la latitude modèrent les influences tropicales, avec une saison sèche fraîche et une saison des pluies plus clémente, où tombent en moyenne 75 % des précipitations annuelles (1 560 mm). La très forte variabilité inter-annuelle des précipitations ( mm), conditionne largement la réussite des activités agricoles (BAUDRAN, 1999). 22

23 Tableau 4 : Quelques indicateurs socio-économiques du district de Phongsaly Population totale dont femmes Villages 92 avec accès à la route 17 avec l électricité 12 avec eau courante 9 avec dispensaire 4 avec école primaire 17 Source : Recensement de la population, 2005 La majorité des villages n a pas accès à la route et les déplacements se comptent en heures de marche à pied plutôt qu en kilomètres pour atteindre ne serait ce que le quart des villages du district. L acheminement des produits agricoles, l accès à des intrants, à la nourriture et à des produits manufacturés, l accès à la santé et à l éducation sont donc très réduits pour la majorité des familles villageoises. 4.2 Le Système Financier du District de Phongsaly Le SFDP est né de la volonté du CCL, par l intermédiaire du PDDP, de créer un système de microcrédit du fait d un manque d accès à des ressources financières qui leur permettrait de financer leurs investissements. En effet, la BPA et la Banque Lane Xang (à l époque) n offrait que peu de services financiers car elles estimaient d une part que les habitants n offraient pas de garantie matérielle solide et d autre part, qu il était trop coûteux d accéder aux villages dans cette zone aux infrastructures routières limitées. Ainsi, le PDDP développa une composante micro-crédit dans la continuité de ces objectifs initiaux (amélioration des conditions de vie et conversion progressive de l'agriculture de défriche-brûlis en un système agricole plus durable) par la création en 1997 d un réseau de cinq caisses villageoises de crédit. 23

24 4.2.1 Des résultats encourageants Ce modèle décentralisé enregistra des résultats encourageants lors des premières années de fonctionnement ( ). Ayant pour objectif d atteindre un maximum de familles, les caisses de crédit se développèrent dans la majorité des villages du district de Phongsaly. Ainsi, en 2002, 51 caisses de crédit ont été crées sur les 92 villages existants (soit 55 %) pour familles au total. Du fait d un encours de crédit en augmentation et des taux de remboursement excellents, le réseau s apprêtait à s étendre aux autres villages du district. Tableau 5 : Résultats du SFDP ( ) Nombre de villages dans le district Nombre de familles dans le district Nombre de villages avec une caisse villageoise de crédit Nombre total de familles dans les villages avec une caisse Nombre de familles adhérentes à une caisse Nombre de crédits en cours Part des villages du district avec une caisse 6 % 27 % 55 % Taux d'adhésion des familles dans les villages avec une caisse 76 % 83 % 91 % Capital des caisses (US$, cumulés) Montant moyen d'un crédit (US$) Encours de crédit (US$) Taux de remboursement 100 % 100 % 100 % Taux d'impayés 0 % 0 % 0 % Source : Présentation du Système de Financement Décentralisé de Phongsaly, Des problèmes de remboursement Toutefois, au fur et à mesure du renouvellement du cycle de crédit, une crise du modèle apparut en 2004 du fait que de plus en plus de caisses connaissaient des retards de remboursement. Ces problèmes trouvaient leurs origines principalement d une part à des erreurs méthodologiques d accès au crédit à savoir que toutes les familles avaient accès au crédit sans que l équipe d appui ait vérifié leur réel besoin et leur solvabilité. Ceci peut s expliquer par le fait que les familles étaient soumises par l équipe d appui, à l obligation d adhérer à la caisse dans le but d atteindre un équilibre financier fixé préalablement par le SFDP. Cet 24

25 impératif d adhésion entraîna la création d un système de prête-nom. Ainsi, les familles dont les besoins étaient nuls, offraient leur «droit» au crédit à des familles désirant posséder un capital plus important. Des familles se retrouvaient alors avec des montants plus élevés en décalage avec leur revenu réel mais également avec des charges plus fortes. Cette expansion du système de prête-noms combinée à une absence de contrôle interne entraînait dans plusieurs villages du district une confusion sur le chiffre réel des personnes ayant un accès au crédit. De plus, dans un contexte d appauvrissement occasionné par l éradication de la culture d opium, le retrait des fusils de chasse (le gros gibier était une source de revenus importante de nombreux villageois), et l interdiction de l abattis-brûlis, cette situation entraînait le surendettement des familles villageoises 3. Comme le montre le tableau 9, les indicateurs d activité devenaient alarmants : Au 31 janvier 2005, les caisses villageoises étaient au nombre de 54 soit 3 villages de plus qu en Cependant, l encours de crédit en retard augmentait chaque année pour atteindre US$ soit une hausse de 240 %. Le nombre d emprunteurs ayant des problèmes de remboursement suivaient la même trajectoire avec une hausse de plus de 200 %. Cette situation ne correspondait pas au schéma d institutionnalisation que voulait suivre le SFDP. Par conséquent, la réforme du système fut engagée avec l abandon du modèle décentralisé au profit d un système plus centralisé. Tableau 6 : Evolution des indicateurs d activités du SFDP 31/12/ /12/ /01/2005 Nombre de caisses dont caisses en attente d un nouveau cycle caisses avec des retards de crédit caisses avec des encours de crédit Nombre de membres dont membres en attente d un nouveau cycle membres avec des retards de crédit membres avec encours de crédit Encours de crédit (US$) dont encours de crédit sain encours de crédit en retard Source : La relance des activités du SFDP, Pour plus de détails, se référer au rapport de mission «La réforme du système financier du district de Phongsaly comme condition de sa pérennité»,

26 4.3 La création de l Institution Financière pour le Développement de Phongsaly Suite au soutien des autorités provinciales, un capital fut a mis à disposition d un montant total de US$. Un prêt de US$ sans intérêts pour une période de 5 ans est destiné aux opérations de crédits. Ce prêt est complété par une donation de US$, affecté au capital propre d IFDP. En plus de l apport financier, la province apporte un soutien matériel par la fourniture d actifs issus du PDDP. Ainsi, une maison en face du marché de Phongsaly, constituant le siège de l institution IFDP, a été fournie à titre gracieux pour une durée de 10 ans. Cette proximité avec le seul marché du district lui permet une bonne exposition auprès des habitants. Des équipements informatiques et des motos ont également été fournis à titre définitif. Suite au souhait d institutionnaliser le SFDP, des démarches ont été engagées afin d inscrire durablement le micro-crédit dans le district de Phongsaly. Le SFDP est devenu IFDP. Cette dernière est aujourd hui enregistrée comme l une des premières IMF en RDP Lao Statut juridique La législation «microfinance» au Laos est encore à finaliser mais une réglementation récente offre un premier cadre de référence. IFDP est actuellement régulée et supervisée par les autorités bancaires centrales sous le règlement No 10/BOL du 22 juin La réglementation actuelle classe actuellement les IMF en deux catégories. Celles ayant la possibilité d octroyer du crédit et de collecter l épargne volontaire («Deposit Taking» MFIs) et celles ayant seulement la possibilité de collecter l épargne seulement en provenance seulement de ses membres. («Non-Deposit Taking» MFIs). Le CCL a décidé de placer la structure dans la deuxième catégorie c est à dire comme institution de crédit direct, sans collecte d épargne, ce qui permet de limiter les contraintes de la supervision externe. En voici les principaux points : L institution doit posséder des réserves suffisantes pour développer des offres de crédit appropriées, couvrir les coûts de fonctionnement et assurer la transparence financière de ses actions ; 26

27 La création d un conseil d administration est recommandée afin que celui-ci puisse réaliser un audit interne ; L encours de crédit ne doit dépasser 5 % du capital des actionnaires ou 1 % du capital apporté par un individu ; Le taux d intérêt, librement fixé par l institution, doit couvrir les coûts administratifs et de fonctionnement, les taxes et les risques liés à l emprunt ; Le montant maximum autorisé pour l octroi d un crédit est de 5 millions KN (soit un peu plus de 500 US$). IFDP n a donc pas la possibilité de capter de l épargne ce qui en soit est un avantage et un inconvénient : L avantage réside dans le fait qu IFDP n est pas soumise à un contrôle financier rigoureux de la part de la BOL contrairement à ses homologues de la première catégorie, ce qui lui permet de grandir et de se consolider sereinement. L inconvénient peut venir d une situation où l IMF a un besoin de liquidité permanent pour atteindre de nouveaux adhérents et atteindre ainsi l équilibre financier. L épargne peut devenir un facteur important dans la recherche de nouveaux adhérents Structure Figure 5 : Organisation de la structure IFDP Conseil d administration Bureau exécutif Comité de crédit villageois Clients (membres) 27

28 Conseil d administration Le rôle du conseil d administration est d une part de participer à la stratégie à long terme de l institution et d autre part de veiller à la bonne gestion et administration de la structure. Pour ce faire, il prend part à toutes les décisions relatives aux plans d activités présentés par la direction. De plus, le conseil supervise l exécution du plan stratégique, évalue la performance de l équipe dirigeante au regard des objectifs fixés et veille à instaurer un climat de confiance mutuelle dans le but d éviter les conflits d intérêts. Le CA se réunit deux fois par an. Il a été formé de manière à ce que toutes les parties prenantes soient représentées : Ainsi, il réunit le chef du service provincial pour la Planification et l Investissement qui en est le président, un représentant du Ministère des Finances, des représentants du CCL, de la structure IFDP et des villages concernés par l institution (voir annexe 7). Equipe IFDP Figure 6 : Organigramme de la structure interne Conseil d Administration Consultant MFC M. Khamphanh SANAPHANH Directeur Exécutif M. Souvantha DEOVANH Responsable Crédit M. Somsay THONGFA Responsable administrative et financière Mme Phayvanh SALEURMSOUK Agent de crédit Mlle Vankham SANSOUK Agent de crédit M. Bounyee CHANTAPHET Caissière Mlle Bouapheng OUTNAVONG Comptable Mlle Souksalee CHITTAPHONG 28

29 Le personnel se compose d une équipe entièrement locale de 8 personnes qui sont issus pour la plupart d entre eux du PDDP. Le personnel est divisé en deux unités. L équipe technique - composé du responsable crédit et des agents de crédits - a pour but de sensibiliser les villageois sur la gestion d un prêt, d accompagner les emprunteurs dans le développement de leurs activités et d assurer un suivi de leur portefeuille de crédit. L équipe administrative et financière est entièrement féminine. Composée d une responsable chef, d une comptable et d une caissière, ces trois personnes assurent plutôt un rôle comptable des activités. Elles ont pour but de veiller au bon recouvrement des charges liées au taux d intérêts, d assurer la logistique et la fourniture du crédit entre les membres et la structure. Le directeur élabore les plans d actions de l institution, donne son accord pour toutes les opérations de crédits, analyse les performances de l institution et assure la représentativité d IFDP lors des différentes conférences et réunions portées sur la microfinance. La moyenne d âge est de 28 ans et la plupart d entre eux possèdent une expérience de plus de quatre ans dans le secteur de la microfinance. Au-delà de leurs compétences, le personnel a été recruté en fonction de leurs connaissances de la province de Phongsaly mais aussi en fonction de leur faculté à pratiquer différentes langues. Etant donné que la province regorge de minorités ethniques ayant pour chacune d entre elles sa propre langue, ce critère de sélection s avère judicieux dans la recherche de nouveaux adhérents et dans l instauration d un climat de confiance avec les emprunteurs. Le comité de crédit villageois Les membres sont au nombre de quatre personnes : Le chef du village (et parfois le vice-chef), le secrétaire et deux représentants des organisations de masse. Le schéma de ce comité n a pas énormément été modifié si l on compare à la période du SFDP. Seul le poste de caissier a été supprimé au profit d un représentant des organisations de masse. Etant donné qu il est le représentant de l Etat lao au niveau local, le chef du village a été encouragé à participer au comité, dans le cas où celui n était pas présent dans le schéma précédent. Connaissant bien la situation économique des ses habitants, il assure dès lors une meilleure sélection des emprunteurs et renforce en même temps la pression autour des cas de non-remboursement du fait de son statut et de son autorité. 29

30 Les membres du comité de crédit villageois sont rémunérés en fonction des prêts accordés. D après le règlement interne, 1 % des intérêts est perçu par les membres du comité pour chaque crédit octroyé par IFDP. Ce supplément de revenu leur permet ainsi de participer aux résultats de l institution, de s approprier la structure et de renforcer un peu plus leur rôle au niveau du village. Les emprunteurs Ceux-ci sont généralement des micro-entrepreneurs dont leurs revenus ne leur permettent pas de contracter un prêt auprès du secteur formel. Dans le but d améliorer leurs conditions de vie qui restent précaires et instables, ces derniers investissent généralement dans l élevage, le petit commerce et l artisanat. Les emprunteurs sont majoritairement des hommes mais une étude menée dans le cadre des réformes du SFDP montre que le rôle réel des femmes est beaucoup plus important dans l économie familiale que leur rôle dans le public. L assistance technique Depuis maintenant un an, IFDP est en partenariat avec la structure d appui technique Micro-Finance Center (MFC). Un conseiller local basé à Phongsaly, assure le suivi quotidien des opérations de crédits en orientant le personnel dans son travail journalier. Le directeur de la structure d appui technique, expert dans l organisation des systèmes de microfinance dans les zones rurales isolées, vient compléter l appui technique en réalisant des missions de formation en fonction des besoins exprimés par le personnel IFDP Fonctionnement Présentation des services proposés Malgré sa vision et son fonctionnement «institutionnaliste», IFDP tente plus ou moins de s adapter aux besoins des emprunteurs : IFDP offre des prêts variant entre KN et KN. Pour des raisons pratiques, ceux-ci sont proposés par tranche ( et 1 million) ce qui permet de s adapter plus ou moins aux attentes des villageois. Des exceptions sont accordées lorsque les agents de crédits entretiennent des relations de longue date et de confiance avec les emprunteurs. Ces liens ont 30

31 généralement été tissés lors du SFDP. Des petites sommes (entre et kips) sont alors attribuées pour leur permettre de démarrer une petite et nouvelle activité génératrice de revenus. La durée du prêt peut être échelonnée sur trois périodes au choix : 3, 6 ou 12 mois. Etant donné que le taux d intérêt est de 2 % par mois pour les trois périodes et en fonction de leurs besoins, les emprunteurs ont plutôt intérêt, s ils en ont la possibilité, à emprunter sur du court terme afin de diminuer le montant des remboursements. Les garanties demandées ne diffèrent pas de celles demandées lors du SFDP avec le titre de propriété pour le prêt individuel et la caution solidaire pour le prêt collectif. Le taux d intérêt d IFDP est légèrement supérieur au taux pratiqué par la BPA ou LDB. Cette hausse est répercutée sur la qualité des services proposés. En effet, la décision d octroyer un crédit est en général de deux semaines alors que les délais de la BPA sont en général un peu plus longs. Modalité d obtention du crédit Elles peuvent être définies en trois étapes : La première consiste en une demande de l emprunteur auprès du comité de crédit de son village. Celuici vérifie la fiabilité des garanties, la solvabilité de l emprunteur ou des personnes se portant en groupe de caution. Chaque membre du comité dispose d une voix lors de la prise de décision, la majorité étant requise pour obtenir le document autorisant une personne à demander un prêt auprès d IFDP. La deuxième étape voit le villageois se présenter au guichet de l institution, muni de l autorisation du comité de crédit de son village. L agent de crédit prend alors le relais. Celui-ci vérifie la fiabilité des documents, analyse l objet de crédit et étudie sa situation socio- professionnelle. Ensuite un entretien est réalisé pour analyser ses motivations réelles. La troisième étape réunit le directeur IFDP, son équipe technique ainsi que le conseiller MFC. Tour à tour, le personnel IFDP donne son avis sur chacun des dossiers présentés et donne une note sur une échelle à risque allant de 1 à 10, 10 étant le niveau le plus risqué. Généralement, un crédit est accordé lorsqu un emprunteur obtient une note de 4 ou 5. Le directeur tranche en dernier ressort sur la décision d octroyer le prêt demandé. Cependant sa décision est surtout basée sur celle que prend l agent de crédit, étant donné que ce dernier détient toutes les données et caractéristiques sur la situation de 31

32 l emprunteur. Le conseiller MFC n intervient pas sur les décisions mais donne des éclaircissements en fonction des cas où la décision n est pas évidente. La réunion se déroule généralement une fois par semaine et les demandes de crédits sont en général positives dans plus de 80% des cas. Une fois l examen des dossiers terminé, les heureux élus peuvent revenir au siège de l institution pour récupérer le montant demandé. Suivant le règlement intérieur, l emprunteur doit déposer un montant égal à 10 % du crédit destiné à garantir l objet de crédit en plus de celle fourni matériellement. Une taxe de KN (soit un peu plus de 1 US$) est également prélevée lors de la remise du crédit demandé. Cette somme est destinée en la fourniture d un petit cahier retraçant et prévoyant les intérêts mensuels à payer. La fin du cycle de crédit intervient lorsque que d une part, toutes les charges mensuelles liées au taux d intérêt ont été remboursées et d autre part lorsque le capital emprunté a été totalement restitué. Zone d action Conséquence de la centralisation de ses activités, IFDP se concentre aujourd hui principalement sur les zones urbaines et périurbaines du district de Phongsaly. Ainsi, les villages concernés se situent pour la plupart d entre eux le long de la principale route reliant Phongsaly à Boun Neua (district voisin) et sur les quelques routes carrossables du district. Les villages plus éloignés ne sont à l heure actuelle plus desservis du fait d une part de la longue distance les séparant d IFDP (ce qui dans ce cas-là augmente les coûts de transaction) et d autre part d une situation où les fonds n ont pas encore été totalement remboursés pendant la période du SFDP. 32

33 Carte de la zone d action d IFDP District de Gnot Ou Tatoung Tane VIETNAM Nam Ou Hathin Sôpkang Nam Nu Nu Tasènphong NamO u Chôka Laotiao Laothène Laosè Talangthang Thingsingfong Long Xang Yaofang Phoumouang Nampongsang May Sèochay Kao Sinchay Tay Sèochay Neua Nampongsang Kao Phougnot Sinchay Neua Va Neua Paychô NamNgay Nam Ngay Ngay Tay Peuyénsang Kao Vatay Phousoum Neua Peuyénsang May Chakhampa May Sôpngam Longthang Kômèn May Chantheun Laophouchay Tang Nampeun Namsa Hatsa Houaydèng Houangtayé Khounsouk Louang Vangsay Kiou Phapoun Khounsouk Noy Pangsô Houaylou Oudôm Houayseun Phoudokcham District de Kinaly Namhoung Samphanh Chantan Sailom Môsôsang Phonehome Namkhoun Mongchao PHONGSALY * Phagnasi Hatko Yapong Phongseck Namlong May Kômèn Namkheua km 13 Hatphatao Kodèng Hatphatao Légende Bokong Baka Louang Phousoum Chichô Namlèng Village couvert par IFDP District de Say Salahébé Kioupok Village issu couvert du SFDP par SFDP, Boun Neua Bakanoy Samlang en retard de remboursement PHONGSALY : 9 villages 1) Chommouang Tètè 2) Hom Savang Langnè 3) Phonekèo route asphaltée 4) Phonesahat route empierrée 5) Phongsaly piste carrossable 6) Sensaly cours d'eau principaux 7) Talat Vilay ) Vatkéo Km 9) Phoufa NamVa Nam Va NamO u Source : IFDP 33

34 4.4 Analyse de la structure IFDP Situation financière Selon un audit réalisé en 2006, IFDP était en déficit de KN (soit environ US$). Et l objectif d équilibre financier mensuel fixé par l institution n est pas encore atteint depuis le début de l année Durant les sept premiers mois de l année, les revenus issus des taux d intérêts des crédits accordés ne compensent pas les dépenses engendrées principalement par les coûts administratifs ou les salaires du personnel (cette composante représente plus de 50 % des dépenses, voir annexe 8). Ainsi en juillet, les revenus dégagés ont atteint la somme de KN (soit environ US$) pour des dépenses s élevant à KN (soit environ US$). L institution n est donc pas actuellement viable financièrement. Cette situation peut devenir inquiétante à long terme si l institution ne trouve pas des fonds supplémentaire pour supporter les coûts de fonctionnement. Ces fonds nouveaux peuvent être recherchés auprès des bailleurs de fonds accordant des montants plus ou moins élevés mais soumis généralement à des conditions de viabilité et de pérennité. Ou bien le rassemblement des fonds nécessaires pour atteindre l équilibre financier peut s effectuer par la quête de nouveaux emprunteurs qui, par l intermédiaire des crédits accordés, génèreront des revenus supplémentaires. En attendant, la structure vit en ce moment sous perfusion et est dépendante des subventions des bailleurs de fonds. C est pourquoi IFDP pioche régulièrement sur les fonds attribués à titre gracieux par la province de Phongsaly et qui s élevait il y a un an à US$. Figure 1 : Rapport entre les revenus et les dépenses (en KN) Revenu Dépense Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Source : IFDP 34

35 De son coté, le CCL est en train de négocier un possible soutien financier de l AFD. Ce dernier dispose encore de reliquats issus du PDDP qu il veut utiliser avant la fin de l année au niveau du district de Phongsaly. Les démarches ont été engagées et l AFD est actuellement favorable à cette proposition. Ce fonds permettra essentiellement de prolonger le contrat établit avec MFC jusqu à la fin de l année Figure 2 : Evolution mensuelle du nombre d emprunteurs Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Prévision Réalisation Source : IFDP On peut dire que les résultats concernant l évolution du nombre des emprunteurs s avèrent conformes aux prévisions réalisées par MFC. L institution suit pour l instant son rythme de croisière. A noter que les prévisions sur la recherche de nouveaux membres se basent sur des estimations raisonnables pour les premiers mois avant d atteindre des chiffres plus ambitieux pour la fin de l année (voir annexe 9). Les prévisions ont tablé ainsi sur une moyenne de 15 emprunteurs pour les deux premiers mois avant de hausser sa recherche sur de nouveaux membres de 25 à 30 membres pour la fin de l année. Figure 3 : Evolution de l encours de crédit (en KN) Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Prévision Réalisation Source : IFDP 35

36 Depuis le début de l année, l encours de crédit est mensuellement supérieur aux prévisions. On peut donc en conclure que chaque membre détient une somme plus importante ce qui permet à IFDP de compenser le manque d emprunteurs et de générer ainsi des revenus du fait d un encours de crédit plus important. Au 31 juillet 2007, la structure comptait 221 membres actifs (c est à dire ayant un prêt en cours) pour un crédit moyen de KN (soit environ 280 US$). Ces chiffres se situent en dessous de la moyenne constaté en Asie et en Amérique du Sud (respectivement 413 US$ et US$). Le taux de remboursement s avère excellent avec un taux avoisinant les 100 %. Seul un cas en retard fut recensé en avril Ce chiffre montre que le personnel, notamment les agents de crédits, et les membres du comité de crédit villageois ont mené une approche prudente et rigoureuse quant aux crédits demandés. Par ailleurs, les prévisions menées par MFC montre que l autonomie financière sera atteinte en février 2008 ou lorsque celle-ci comptera plus de 440 membres pour un encours de crédit moyen d environ KN (voir annexe 9). En attendant cette date et pour s assurer au plus vite de son autonomie financière, une des solutions serait de récupérer la totalité ou une partie du capital utilisé lors du SFDP. Ce capital provient en fait d une allocation de ressources à divers caisses villageoises du district pour leur permettre ainsi de fonctionner. Du fait de l abandon du SFDP, les emprunteurs issus de cette période n ont pas jugés nécessaires de rembourser leurs prêts. Ainsi, selon un audit externe réalisé fin 2006, le capital détenu par les 51 caisses villageoises en retard de remboursement s élevaient à KN (soit environ US$) ce qui est une somme non négligeable. Dans l hypothèse où la structure détiendrait cette somme, IFDP pourrait moduler ses produits financiers (durée, taux d intérêt, montant ) et s adapter ainsi aux plus près des besoins des emprunteurs. Cependant selon les propos même du personnel de l institution financière, il sera difficile voire impossible de récupérer la totalité ou une grande partie des fonds. En effet, les emprunteurs ayant contracté des dettes exercent souvent des activités agricoles dans le but de subvenir à leurs besoins. Ils n ont donc pas les moyens pour rembourser leur crédit et ne disposent plus de moyens financiers suffisants pour investir dans des activités génératrices de revenu qui leur permettrait de tenir leur engagements. IFDP se retrouve donc face à un dilemme entre celui où elle se doit de récupérer ses 36

37 fonds pour entre autre continuer à réaliser sereinement ses activités et celui où elle doit prendre également en compte la situation de pauvreté dans laquelle se trouvent les emprunteurs. Efficacité administrative Montant total des frais administratifs Montant moyen du Portefeuille de prêts Ce ratio mesure ce qu il en coûte à une IMF, en frais de gestion, pour un dollar de prêt en cours. Les normes de pratiques optimales prennent comme hypothèses que les IMFs bien gérées devraient pouvoir maintenir leurs taux de frais administratifs entre 15 % et 25 %, soit 15 à 25 cents pour chaque dollar prêté, quelle que soit la méthodologie de crédit employée. Concernant le cas IFDP, l efficacité administrative est évaluée en 2006 à 118 % ce qui veut dire que le coût de transaction pour un crédit accordé est plus coûteux que le crédit en lui-même. Pour l année 2007, IFDP améliore son efficacité administrative pour arriver à 59 % fin Cependant, selon les prévisions, ce chiffre augmentera ensuite l année suivante pour atteindre 73 %. Cette hausse peut être mise en parallèle avec la politique d expansion des activités d IFDP par l ouverture d une nouvelle succursale à Boun Neua. Tableau 7 : Evolution de l efficacité administrative Dépense administrative (Kip) Montant moyen emprunté (Kip) Efficacité administrative (%) Source : IFDP 37

38 Taux de pénétration Au 31 avril 2007, IFDP couvrait 18 villages sur un total de 92 soit seulement 20 % des villages du district de Phongsaly. Ce faible taux de pénétration peut s expliquer en partie par le fait que l institution financière fonctionne aujourd hui de manière centralisée, à savoir que toutes les opérations de crédits sont dorénavant effectuées sur un seul lieu. Il est vrai que si l on compare à la période du SFDP, le nombre de villages était certes plus élevé et le nombre de familles bénéficiaires plus important mais le contrôle des opérations était rendu difficile par la distance séparant les responsables du projet se trouvant à Phongsaly (chef lieu) et les villages concernés. Sur les 18 villages couverts par IFDP, le taux de pénétration de l institution atteint 11 % des ménages ce qui reste un chiffre relativement faible. Ainsi le village de Pangsô est celui auquel la structure microfinancière obtient son meilleur taux de pénétration avec 40 % des ménages concernés. Suivent ensuite Kinaly et Saylom avec respectivement un taux de 25,4 % et 25 %. Si l on se réfère au nombre de ménages ayant contracté un prêt auprès d IFDP, ce sont les villages de Phonesahat et Phonekèo qui arrivent en tête avec respectivement 31 et 28 familles concernées (voir annexe 10). Quoi qu il en soit, ces chiffres peuvent être largement améliorés. La solution serait peut être d adapter les produits financiers au plus près des besoins des familles désirant accéder au crédit ou une meilleure implication des agents de crédits dans la promotion et l explication des principes du crédit à travers les différents villages du district. Destination du crédit Au 31 avril 2007, les emprunteurs investissent généralement dans le domaine de l élevage (43 %), essentiellement à l achat de cochons et la volaille. En effet, au bout de plusieurs mois, le prix de vente peut facilement tripler pour ces animaux, toujours appréciés des Lao. Le petit commerce arrive en deuxième position avec 26 % des crédits investis vers des domaines comme les vêtements ou les fruits et légumes. Par ailleurs, les emprunteurs, qui habitent pour la plupart d entre eux dans la zone urbaine de Phongsaly, profitent des opportunités crées autour du seul marché du district (construit par le CCL lors du PDDP) pour vendre leur production. 38

39 A noter que la culture du thé est un produit qui commence à devenir grandement plébiscité par les emprunteurs d IFDP. Cette tendance nouvelle s explique par l importation massive de la Chine qui se situe actuellement dans une année placée sous le signe du thé. Ainsi, on peut remarquer de nombreux ménages comme de nombreux agriculteurs abandonnant certaines de leurs activités ou cultures, au profit de celle du thé dont le prix a plus que triplé par rapport à l année précédente. Aujourd hui, le prix de vente du thé se négocie autour de KN le kilo (soit un peu plus de 5 US$). Certains ménages réalisent même un chiffre d affaire de 1 à 2 millions KN ce qui est énorme au regard du salaire mensuel moyen à Phongsaly qui se situe entre et KN (entre 20 et 30 US$). Tableau 8 : Destination du prêt accordé par IFDP Nombre % Elevage Petit commerce Thé 19 9 Commerce 19 9 Service 11 5 Autre 16 8 TOTAL Source : IFDP, Avril Analyse du personnel Equipe de direction Du fait de la rareté d experts et de spécialistes engagés dans des institutions de micro-crédit en RDP Lao (à cause principalement de salaires faibles), les cadres d IFDP à savoir le directeur, le responsablecrédit et la responsable administrative et financière ont appris leur métier lors du PDDP et ont principalement progressé par promotion interne. De fait, l équipe de direction actuelle est essentiellement formée de cadres jeunes (30 ans en moyenne) avec une volonté et capacité de progression ce qui en soit est un avantage car elle dynamise et donne une culture forte à l organisation. L inconvénient réside cependant dans le manque d expérience et de compétences, notamment dans la gouvernance d une institution ce qui peut parfois diminuer les performances de la structure. Dès lors, 39

40 étant donné que le marché de la microfinance est encore relativement jeune, que les compétences bancaires classiques sont difficilement transposables à une institution de micro-crédit et qu enfin le système universitaire ne délivre pas encore de diplôme pour ce type de métier, tout recrutement doit être suivi d un investissement en formation. Par conséquent, l institution doit s efforcer de limiter au maximum les départs de son personnel si elle ne veut pas perdre, en retour, son investissement. Si on prend le cas d IFDP, deux départs ont été enregistrés depuis sa création. Le premier concerne un agent de crédit qui au bout d une année d activité a démissionné de son poste pour des raisons personnelles. Cette démission a été compensée au niveau interne et non par le recrutement d une personne supplémentaire du fait principalement de la situation déficitaire de la structure. Ainsi, le responsable-crédit, Mr Somsay Thongfa, a cumulé les deux fonctions pendant un an ce qui peut expliquer en partie le faible nombre de portefeuille en sa possession (voir tableau 12). Mais cette dernière personne a également décidé de quitter son poste à la fin juillet pour raisons familiales. Ce départ est extrêmement regrettable pour l institution qui a beaucoup investit en lui, à travers sa politique de formation. Par ailleurs, parmi les membres du personnel IFDP, il était la personne connaissant le mieux la zone d activité (8 ans de présence) et ayant le plus d expérience dans le secteur de la microfinance (8 ans également). Ce départ a été compensé par le recrutement d un cadre, originaire de la province de Phongsaly, qui a pris ses fonctions au mois d août. Sa formation a été assurée par l ancien responsable-crédit pour une durée d un mois. Efficacité du personnel de terrain On utilise en général deux méthodes simples indiquant de manière relativement similaire la quantité de revenus générés par chaque employé par comparaison avec les coûts subis : Ainsi cette efficacité est calculée par : le nombre moyen de prêts en cours par agent de crédit le montant moyen du Portefeuille de prêts par agent de crédit 40

41 En ce qui concerne le premier indicateur, à savoir le nombre moyen de prêts par agent de crédit, les pratiques optimales pour les IMF à travers le monde s établissent entre 300 et 500 clients, quelle que soit la méthodologie de prêt utilisée (c est-à-dire, prêt individuel ou groupe de caution solidaire). Le deuxième indicateur est plus difficile à interpréter du fait que celui-ci est fonction du niveau de pauvreté des emprunteurs et de l environnement économique local (comme le taux d inflation par exemple). Dans le cadre de la méthodologie de la Grameen Bank, on considère que la pratique optimale résulte en un portefeuille par employé local supérieur à US$. Si on se place à la date du 31 avril 2007 (tableau 13), des efforts restent encore à fournir pour arriver à une efficacité du personnel de terrain. En effet, le nombre de portefeuille moyen géré par chaque agent de crédit était de 70 pour un encours de crédit moyen d environ US$. Ces chiffres constituent cependant un bon démarrage pour une institution qui a été crée seulement l année dernière. De plus l extension des activités d IFDP vers le district voisin de Boun Neua prévue pour fin 2007 viendra gonfler ces statistiques et accélérer l objectif prioritaire de l institution, à savoir l équilibre financier annuel. On peut également noter que sur les trois agents de crédits (Mr Somsay effectuant à la fois les tâches de responsable-crédit et d agent de crédit), M. Vanhkham détient le plus grand portefeuille avec 80 prêts pour un encours de crédit de KN (soit plus de US$). 41

42 Tableau 9 : Description du portefeuille pour chaque agent de crédit Ménages Prêts Taux de pénétration Encours de crédit (en %) (en millions de kip) Mr. Somsay , Phonkeo , Mongchao , Kormen , Phayasy , Lak , Bakalouang , M. Vanhkham , Chommouang , Phoufa , Phongsaly , Sensaly , Nongkinnaly , Sailom , Mr. Bounyee , Talatvilay , Vatkeo Homsavang , Phonsahat , Pangsô Chantane , Total ou moyenne , Source : IFDP Par contre, si l on se réfère aux prévisions réalisées par MFC pour les trois prochaines années, IFDP se rapprochera des pratiques optimales concernant le nombre de clients gérés par son personnel de terrain. En effet, l institution financière aura atteint un chiffre de 281 emprunteurs (soit 6 fois plus qu en 2006) par agent de crédit en Concernant le deuxième indicateur, l encours de crédit moyen atteindra le montant de US$, soit un chiffre très au-dessus des pratiques optimales. On peut donc dire qu IFDP aura réussi à «maximiser» le coût de son personnel de terrain d ici à

43 Tableau 10 : Indicateur de l efficacité du personnel de terrain Encours de crédit (kip) Nombre d'agents de crédit Encours de crédit moyen par agent de crédit (Kip) Encours de crédit moyen par agent de crédit (dollar) Nombre de clients moyen par agent de crédit Source : IFDP L expansion des activités vers le district de Boun Neua Consciente qu il est actuellement difficile d augmenter considérablement le nombre de membres du fait des infrastructures routières limitées, IFDP a planifié une extension des activités vers le district voisin de Boun Neua pour octobre Cet élargissement verra la création d un bureau local dans le chef lieu du district. Le recrutement sera axé sur la recherche d un responsable-crédit pour mener les activités jusqu à fin 2007 avant de recruter en juillet 2008 un agent de crédit et une personne chargée des opérations administratives et comptables. Les prévisions de MFC pour la fin de l année 2007 montrent que l extension vers Boun Neua comptera 21 membres en plus pour un emprunt moyen de KN (soit 226 US$). Ce chiffre se situe un peu en dessous de la moyenne prévue à Phongsaly pour fin 2007, qui est de KN (soit environ 300 US$). 43

44 Grâce à cette expansion géographique de ses activités, IFDP atteindra son objectif d équilibre financier dans un délai plus rapide que s il n était resté seulement dans la zone de Phongsaly. En effet, les revenus nets issus des taux d intérêts compenseront les charges et les coûts de fonctionnement en février 2008 comme le montre la figure 5. Figure 4 : Prévision des résultats financiers sur la zone de Phongsaly et Boun Neua (KN) Revenus Dépenses sept-07 oct-07 nov-07 déc-07 janv-08 févr-08 mars-08 avr-08 Source : IFDP, juillet 2007 Ce politique d expansion a été étudié minutieusement par MFC et le déploiement des activités vers Boun Neua a été jugée nécessaire, et ceci pour principalement deux raisons : - La saturation du marché dans le district de Phongsaly Depuis le début de l année 2007, l évolution du nombre d emprunteurs est passé pour la période de janvier à juillet de 186 à 221 membres ayant un prêt en cours, soit une moyenne de cinq nouveaux membres par mois. Ce dernier chiffre prend également en compte le nombre d emprunteurs ayant terminé leur cycle de crédit. En réalité le nombre de nouveaux adhérents est mensuellement supérieur à 5 mais certains ont entre temps décidé de ne pas renouveler leur crédit. 44

45 Quoi qu il en soit, le nombre de nouveaux emprunteurs est actuellement (pour ma part) insuffisant du fait d une saturation des possibilités offertes. En effet, dans son périmètre d activité, on peut dire qu IFDP a «fait le tour» de la question, à savoir que le travail de prospection et de recherche de nouveaux membres ne donnera pas de résultats exponentiels. Aujourd hui, on peut dire que la population du district de Phongsaly est au courant du service proposé par IFDP et l effet «d annonce» lors de la création de l institution est actuellement dépassé. Les situations qui pourraient changer la donne et engendrer l afflux de nouveaux adhérents seraient plutôt des éléments extérieurs à l institution comme l amélioration des conditions de vie des habitants ou l apparition d opportunités nouvelles d investissement comme c est le cas actuellement avec le thé. - L accessibilité des villages du district de Boun Neua L inadaptation du fonctionnement décentralisé lors du SFDP a amené un changement dans l approche du micro-crédit dans la zone d activité de l institution. La centralisation des opérations est certes devenue une démarche plus appropriée mais cette caractéristique est largement conditionnée par l état des infrastructures routières. En effet, l un des principaux obstacles à la recherche de nouveaux adhérents dans le district de Phongsaly est dû à des axes de communication insuffisants entre la structure IFDP et la population des villages les plus éloignés. Les habitants n ont pas le temps ni le moyen de locomotion nécessaire pour venir mensuellement payer les charges liés au taux d intérêt. Cette situation ne se retrouve actuellement pas à Boun Neua qui dispose du réseau routier le plus développé de la province. En plus de la construction récente d une route de 50 km en asphalte reliant Phongsaly à Boun Neua, les agents de crédits pourront plus facilement circuler et faire leur travail d information et de prospection à travers les 40 routes du district de Boun Neua. Cette expansion des activités pourrait dès lors entraîner une hausse exponentielle des adhérents étant donné qu il n existe pas encore d autres structures offrant un service micro-crédit Conscient que la diminution de la vulnérabilité des populations pauvres est liée en partie à la réduction des régions enclavées, le gouvernement lao s efforce aujourd hui de construire de nouveaux axes de communication à travers la mise en place d un Plan Stratégique de Réduction de la Pauvreté.(PSRP). 45

46 Ceci ne pourra qu être bénéfique pour IFDP et pour les populations désirant accéder à un service de micro-crédit Un changement de statut à envisager Comme nous l avons vu précédemment, l équilibre financier mensuel et annuel seront tout deux atteint d ici la fin de l année 2008 selon les prévisions réalisées par MFC. Les recettes perçues par IFDP(intérêts du crédit et cotisations des membres) couvriront entièrement les coûts de fonctionnement, à savoir les charges salariales et les dépenses administratives. Mais la recherche de l équilibre financier ne signifie pas pour autant la fin des besoins en financement. Au contraire, l accroissement de ressources destinées aux opérations de crédit semble même une nécessité au regard de la politique d expansion des activités et dans le même temps, proposer des services financiers en adéquation avec les attentes des emprunteurs. Le recours à l épargne volontaire qui passe par un changement de statut de l institution (Deposit Taking MFI) pourrait être une solution. IFDP est actuellement sous la réglementation (Non-Deposit Taking MFI) qui lui permet de ne collecter l épargne que de la part de ses membres qui sont obligés de laisser une partie du crédit demandé pour en avoir ensuite accès. Pour rappel, celui-ci s élève à 10 % du crédit demandé qui est ensuite remboursé à la fin du cycle de crédit. Les sommes récoltées de cet épargne sont trop modestes pour permettre à l institution financière de constituer des réserves destinées à ses activités. La possibilité de recueillir de nouvelles liquidités par la collecte de l épargne volontaire permettrait de diversifier l origine de ses fonds mais pourrait aussi surtout, satisfaire les populations qui ont besoin de ce service pour faire face à des situations d imprévus. Actuellement des démarches ont été engagées et un dossier a été présenté auprès des autorités bancaires centrales pour faire passer l institution ayant la possibilité de collecter l épargne volontaire. 46

47 CONCLUSION Le secteur du micro-crédit est aujourd hui peu développé en République Démocratique Populaire Lao et ceci pour plusieurs raisons : La première raison est le manque d efficacité du secteur bancaire formel comme en témoigne la forte proportion des prêts non performants. Les crédits accordés à des taux d intérêts subventionnés ont montré ainsi leur limite quant à la pérennité et la viabilité du système. Les restructurations engagées par la BPA semblent être une bonne décision quant à l avenir du micro-crédit en RDP Lao. En effet, le secteur semi-formel a besoin d un secteur bancaire efficace afin d établir à l avenir un partenariat qui pourrait toucher un plus grand pourcentage de la population totale, surtout ceux habitant dans les régions les plus reculées. La deuxième raison est relative à la faiblesse des compétences locales. La vision institutionnaliste adoptée par les diverses structures et institutions implique une gestion rigoureuse et une gouvernance efficace afin d atteindre les objectifs de viabilité et de pérennité souhaités par les plus grands bailleurs de fonds. Ces objectifs nécessitent des ressources humaines performantes et des centres de formations qui ne sont encore que peu présent sur le territoire laotien. La troisième raison est relative aux caractéristiques et à la culture propre à la RDP Lao, à savoir principalement une faible densité de population, un manque énorme d infrastructures routières dans les régions les plus enclavées et une réticence à l idée de s endetter. Ces caractéristiques pourront peut-être à l avenir changer par l application et le renouvellement (tous les cinq ans) du document stratégique de réduction de la pauvreté qui établit entre autre la construction de plusieurs axes de communication et la promotion de la microfinance. En attendant, une des solutions envisagées pour franchir ces obstacles, serait d autoriser l implantation de filiales délocalisées d ACLEDA, une ONG qui s est transformée en banque commerciale et qui est devenue l une des plus importantes structure offrant des services micro-financiers au Cambodge. En effet, les rares centres de formations en RDP Lao ne peuvent immédiatement et rapidement fournir des 47

48 spécialistes et des experts en microfinance, surtout dans un environnement réglementaire encore non défini. Si cette option est décidée, ACLEDA apporterait son savoir faire et son expérience aux diverses parties prenantes au secteur bancaire classique et aux institutions de micro-crédit dans un environnement géographique, culturel et social proche du Cambodge. 48

49 ANNEXE Annexe 1 : Membre du Conseil d Administration du CCL en Erreur! Signet non défini. Annexe 2 : Projets ayant une composante microfinance...50 Annexe 3 : Projets et Initiatives en Microfinance...52 Annexe 4 : Prêts de la BAD au secteur financier en RDP Lao ( )...53 Annexe 5 : Assistance technique de la BAD du secteur financier en RDP Lao...53 Annexe 6 : Assistance technique hors BAD...54 Annexe 7 : Membre du Conseil d administration d IFDP en Annexe 8 : Description des salaires (en KN)...55 Annexe 9 : Détail et prévision des activités d IFDP pour l année Annexe 10 : Taux de pénétration et encours de crédit pour chaque village couvert par IFDP

50 Annexe 1 : Projets ayant une composante microfinance 50

51 51

52 Annexe 2 : Projets et Initiatives en Microfinance 52

53 Annexe 3 : Prêts de la BAD au secteur financier en RDP Lao ( ) Source: BAD Annexe 4 : Assistance technique de la BAD du secteur financier en RDP Lao Source: BAD 53

54 Annexe 5 : Assistance technique hors BAD Annexe 6 : Membre du Conseil d administration d IFDP en 2007 No. Nom Position au CA 1. M. Khamphoi VANHNASAN, Responsable du Ministère pour la Planification et l Investissement de la province de Phongsaly 2. Mme Inthulat XAYAPHON, Responsable Administrative et Financière du CCL au Laos Président Viceprésident 3. M. Souvanhtha DEOVANH, Directeur d IFDP Secrétaire 4. M. Somxay LOCHINGTONG, Responsable du Budget au Ministère des Finances de la province de Phongsaly. 5. M. Hao XAYASENG, membre du comité de crédit au village de Nongkinnalee 6. Mme Vanhnalee SENGSOUK, membre du comité de crédit au village de Taladvilay Commissaire Membre Membre 7. Mme Phayvanh SALERMSOUK, Responsable Administrative et Financière d IFDP Membre Source: IFDP 54

55 Annexe 7 : Description des salaires (en KN) Nombre Directeur Responsable administrative Responsable crédit Comptable Agent de crédit Caissière Agent de nettoyage Agent de surveillance Salaire Directeur Responsable administrative Responsable crédit Comptable Agent de crédit Caissière Agent de nettoyage Agent de surveillance Coût mensuel Directeur Responsable administrative Responsable crédit Comptable Agent de crédit Caissière Agent de nettoyage Agent de surveillance Coût Annuel Directeur Responsable administrative Responsable crédit Comptable Agent de crédit Caissière Agent de nettoyage Agent de surveillance Source: IFDP 55

56 Annexe 8 : Détail et prévision des activités d IFDP pour l année 2007 (en KN) déc-06 Janvier Février Mars Avril Nouveau membre Membre cumulé Montant des nouveaux emprunts Montant moyen emprunté Montant des emprunts cumulés Emprunts remboursés Emprunt total remboursé Encours de Crédit Avril Mai Juin Juillet Nouveau membre Membre cumulé Montant des nouveaux emprunts Montant moyen emprunté Montant des emprunts cumulés Emprunts remboursés Emprunt total remboursé Encours de Crédit

57 Août Septembre Octobre Novembre Décembre Nouveau membre Membre cumulé Montant des nouveaux emprunts Montant moyen emprunté Montant des emprunts cumulés Emprunts remboursés Emprunt total remboursé Encours de Crédit Annexe 9 : Taux de pénétration et encours de crédit pour chaque village couvert par IFDP Ménages Prêts Taux de pénétration Encours de crédit (KN) Phongsaly , Chommouang , Phoufa , Talat Vilay , Vatkèo Sensaly , Hom Savang , Phonesahat , Phonekèo , Mongchao , km , Baka Louang , Chantan , Kômèn , Phagnasi , Saylom (km 2) Kinaly (km 5) , Pangsô , Total , Source : IFDP 57

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