POUR L'ALSACE N 20. dossier MAI. L'année économique 2012 en Alsace
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- Jean-Charles Raymond
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1 POUR L'ALSACE dossier N 20 MAI L'année économique 2012 en Alsace
2 Ce dossier a été réalisé avec la participation de La Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE Alsace) La Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF Alsace) La Banque de France (BDF) La Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL Alsace) Réalisation et coordination Insee-Alsace Cité Administrative - 14 rue du Maréchal Juin CS Strasbourg Cedex Tél. : Fax : Site Internet : Directeur de la publication Rédacteur en chef Rédacteurs Maquette et mise en page Cartographie Photos Crédits photo Impression Guy BOURGEY Robert MOREL-CHEVILLET Perrine BAUER (DIRECCTE Alsace) Sonia BOURDIN (DRAAF Alsace) Philippe BOHN (BDF) Julie MARCHI, Jean-Paul STRAUSS (DREAL Alsace) Jean-Pierre COURSON, Marie-José DURR, Catherine FISCHER, Michaël KARLESKIND Marie-Laure KAYALI, Philippe MARCHET, Sylvain MOREAU (INSEE) Patricia CLOT, Chantal ROUSSELLE, Lionel CACHEUX, Philippe MARCHET Phovoir RFF/Henri Parent Valblor - Illkirch-Graffenstaden INSEE Ref : CPAD1972 ISSN : ISBN : Dépôt légal : 2 e trimestre 2013 Aucune reproduction de ce document, même partielle, autre que l'une de celles prévues à l'article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite sans l'autorisation expresse de l'insee.
3 Sommaire Synthèse nationale Le PIB stagne, le pouvoir d'achat recule 4 Synthèse régionale Coups de freins 6 Emploi Une mauvaise année pour l'emploi régional 7 Chômage et Politique d'emploi Le chômage en augmentation constante 10 Retour de chômeurs âgés sur le marché du travail 13 Démographie d'entreprises Moins de créations ; moins de défaillances 17 Agriculture Nouveau record de production de maïs 20 Construction Logement : la construction moins dynamique que prévu 22 Transports Une année dynamique pour les transports 25 Tourisme Un bon cru 2012 pour le tourisme 28 Industrie Recul de l'activité industrielle 31 BTP L'activité dans le BTP s'essouffle 33 Commerce extérieur Les échanges extérieurs marquent le pas 34 Allemagne - Suisse Croissance modérée en Allemagne et en Suisse 37
4 SYNTHÈSE NATIONALE Le PIB stagne, le pouvoir d'achat recule Ralentissement de l'activité mondiale En France, le PIB stagne En 2012, l'activité mondiale a ralenti, sous l'effet de la diffusion de la crise des dettes souveraines en Europe et d'un coup de frein dans les économies émergentes. En effet, face à la progression de l'inflation, les autorités des pays émergents ont resserré leurs politiques monétaires et budgétaires. Les économies européennes ont, quant à elles, subi à partir de la mi-2011 à la fois du durcissement des conditions des crédits nées des tensions financières et de l'intensification des mesures de consolidation budgétaire. Aux États-Unis, en revanche, la croissance s'est maintenue autour de 2 % en 2012, soutenue par une demande intérieure privée robuste et une politique monétaire très active. En France, l'activité a stagné en 2012 (+0,0 %, données cvs-cjo) alors qu'elle avait progressé en 2011 (+2,0 %, données cvs-cjo). La demande extérieure adressée à la France a en effet pâti du ralentissement mondial, et particulièrement de la faiblesse de la demande intérieure dans la zone Euro. Les exportations de biens et services ont dès lors marqué le pas en 2012 (+2,4 % après +5,4 % en 2011). La contribution du commerce extérieur à l'activité a toutefois été nettement positive (+1,0 point) car le ralentissement des importations a été encore sensible (-1,1 % après +5,1 % en 2011). Ce ralentissement des 2,0 Évolution du PIB en volume et contributions à cette évolution Variation annuelle en %, contributions en points 1,5 1,0 0,5 0,0-0,5-1,0-1,5-2,0-2,5-3, Consommation (ménages et administrations publiques) Investissement Solde du commerce extérieur Variation de stocks Produit intérieur brut (PIB) Source : Insee, comptes nationaux, base
5 SYNTHÈSE NATIONALE achats à l'étranger reflète notamment le très fort mouvement de déstockage observé en 2012 (-0,9 point de contribution à l'activité). En outre, la demande intérieure a reculé en France en 2012 (-0,9 %). Après deux années de croissance, la formation brute de capital fixe (FBCF) a fléchi en 2012 (-1,2 %). Les entreprises non financières ont, en particulier, réduit leurs investissements en construction (-2,1 %) et en matériels de transport (-11,0 %). Les ménages (-0,3 %) ainsi que les administrations publiques (-0,5 %) ont également freiné leurs investissements. Le pouvoir d'achat des ménages se replie fortement La consommation des ménages a baissé en 2012 (-0,4 %, après +0,5 % en 2011) : il s'agit de la première baisse de la consommation observée depuis Parmi les biens manufacturés, les dépenses en biens d'équipement, généralement les plus dynamiques, ralentissent en 2012 (+4,2 % après +6,8 %). Tous les autres postes stagnent ou reculent, avec en particulier une baisse marquée des achats automobiles. En lien Le PIB et les opérations sur biens et services avec la faible augmentation du revenu disponible brut des ménages (+0,9 % en valeur après +2,7 % en 2011), le pouvoir d'achat des ménages se replie fortement (-0,9 % en 2012 après +0,7 %). Compte-tenu de la croissance de la population, le pouvoir d'achat au niveau individuel a reculé de 1,5 % : c'est la plus forte baisse depuis Les ménages ont néanmoins quelque peu atténué les conséquences de cette baisse sur leurs dépenses de consommation en réduisant leur taux d'épargne (-0,4 point) qui s'établit ainsi à 15,6 % en De nombreuses pertes d'emplois en 2012 Avec la faiblesse de l'activité et le retour des gains de productivité vers leur rythme d'avant-crise, les pertes d'emplois marchands ont été importantes en 2012 ( sur l'année), en particulier au second semestre. La baisse de l'emploi total a été toutefois un peu plus faible, du fait d'une augmentation du nombre d'emplois aidés dans le secteur non marchand. Le taux de chômage a atteint 10,6 % au quatrième trimestre 2012 (10,2 % en France métropolitaine), en progression de 0,8 point sur l'année. Évolution en volume aux prix de l'année précédente (en %) En milliards d'euros 2012 Contribution à la croissance du PIB en volume Produit intérieur brut (PIB) 1,7 2,0 0, ,3 0,0 Importations 8,9 5,1-1,1 602,6 0,3 Total des emplois finals 3,2 2,7-0, ,9-0,3 Consommation effective des ménages, 1,6 0,8 0, ,6 0,0 dont dépense de consommation : - des ménages 1,5 0,5-0, ,8-0,2 - individualisable des administrations 1,7 1,5 1,4 328,3 0,2 Consommation collective des administrations publiques 2,0-1,5 1,5 174,4 0,1 Formation brute de capital fixe, dont : 1,4 2,9-1,2 401,8-0,2 - entreprises non financières 6,6 3,1-2,1 208,4-0,2 - ménages -0,4 2,4-0,3 110,5 0,0 - administrations publiques -8,1 0,2-0,5 63,7 0,0 Variations de stocks (contribution à la croissance) 0,1 1,1-0,9 /// -0,9 Exportations 9,5 5,4 2,4 557,6 0,6 /// : sans objet Source : Insee, comptes nationaux, base
6 SYNTHÈSE RÉGIONALE En 2012, l'emploi recule en Alsace et sa contraction s'est accentuée au cours des trimestres. En particulier l'intérim se replie dès le deuxième trimestre. Il n'atteint toutefois pas le plancher d'après la crise de Presque tous les secteurs d'activité sont concernés. L'industrie régionale perd 1,1 % de ses emplois, la construction et le tertiaire dans son ensemble, un peu plus. En fin d'année, le taux de chômage en Alsace atteint 9,2 %, inférieur d'un point à celui de la France métropolitaine mais jamais observé au cours des trente dernières années. Ainsi, personnes restent fin décembre inscrites à Pôle emploi sans avoir travaillé ce dernier mois : de plus que fin Cette progression, plus marquée cette année pour les hommes, touche particulièrement les seniors. La suppression progressive de la dispense de recherche d'emploi a participé à cette évolution. L'effectif total des jeunes de moins de 25 ans sans emploi dépasse le niveau élevé observé fin Après deux années de reprise, les échanges extérieurs marquent le pas. L'atonie de la plupart des économies de la zone euro est plus fortement ressentie dans la région qu'au niveau national. Les ventes fléchissent, les importations un peu moins. Le solde apparent du commerce extérieur reste négatif, mais le taux de couverture régional (91 %) demeure plus proche de l'équilibre que le taux national. La facture énergétique représente, en niveau, près des deux tiers du déficit. Parmi les grandes familles de produits exportés par la région, les ventes de matériels de transport et de produits pharmaceutiques diminuent. Si l'évolution des exportations est au total en sens contraire de celles de la France, l'alsace conserve le cinquième rang des régions exportatrices et le premier pour le montant des exportations par habitant. Le chiffre d'affaires de l'industrie s'est contracté de 4,8 % et les prévisions d'investissement se sont avérées trop optimistes. La construction a montré en 2012 des signes d'essoufflement. En plus du repli de la commande publique, les mises en chantier de logements cèdent 20 %. Le contraste s'accentue entre la Communauté urbaine de Strasbourg - également en retrait Coups de freins mais à un niveau élevé qui concentre 40 % des constructions nouvelles - et le reste du territoire. La création d'entreprises reste peu dynamique, mais sans rapport avec le recul de 2011 (plus de 10 %). Comme au niveau national, la majorité de ces créations se fait sous le statut d'auto-entrepreneur, même s'il se montre à un point bas en Alsace depuis son instauration en 2009, quand il progresse encore en France métropolitaine. À l'opposé, les défaillances sont en retrait dans la région, au contraire de leur orientation dans le tissu économique national. La région bouge, avec une activité soutenue des transports ferroviaires internes (+7 % au premier semestre) et le développement prometteur des deux liaisons TGV, Est et Rhin-Rhône. Ce succès avéré du rail s'accompagne d'une activité en progression dans les aéroports desservant l'alsace. Le transport fluvial a également bénéficié de bien meilleures conditions qu'en La fréquentation touristique est en léger retrait après le niveau exceptionnel atteint en La clientèle allemande et suisse et un calendrier favorable ont maintenu l'activité hôtelière, dont la montée en gamme se poursuit. Au début de l'été, la météo a été moins clémente pour le tourisme de plein air. Le froid hivernal et les conditions climatiques peu propices du printemps ont marqué l'année agricole Le blé d'hiver a dû être retourné, au profit du maïs dont la production atteint un record et des rendements voisins de ceux très élevés de Les cultures légumières et fruitières sont sensiblement plus touchées. La viticulture enregistre une baisse des récoltes, des cours en retrait, mais une hausse du volume des ventes en bouteilles. Environnée par l'allemagne et la Suisse à la croissance plus modérée que l'année précédente, l'alsace bénéficie toujours, en 2012, de l'atout du travail frontalier. Jean-Pierre COURSON 6
7 EMPLOI En 2012, l'emploi a reculé dans presque tous les secteurs d'activité avec une accélération au second semestre. Le Bas-Rhin résiste relativement mieux que le Haut-Rhin. L'industrie, la construction et l'intérim pâtissent le plus de la panne de croissance enregistrée en France, cette année. L'emploi frontalier aussi bien vers l'allemagne que vers la Suisse connaît une légère érosion en raison d'une croissance faible dans ces deux pays. Une mauvaise année pour l'emploi régional En Alsace, l'emploi salarié s'était maintenu en Les difficultés monétaires et financières, combinées avec le recul de la consommation et la baisse des exportations, ont contribué à la baisse de l'emploi salarié, qui recule de 1,2 % en Alsace et de 0,6 % au niveau France par rapport à La contraction de l'emploi en Alsace a été plus forte au dernier trimestre de 2012 qu'au premier (-0,5 % contre -0,1 %), laissant augurer une poursuite de la baisse en 2013 du fait du contexte conjoncturel. Le net recul de l'intérim sur l'année (-15 %) pèse fortement sur le résultat final. Voisines de l'alsace, les régions Franche-Comté (-2,6 %), Champagne-Ardenne (-2,5 %) et Lorraine (-2,3 %) affichent, elles aussi, un bilan négatif de l'emploi. Les deux départements alsaciens sont concernés par ce recul de l'emploi. À l'évolution positive de l'année Emploi salarié des secteurs principalement marchands en % Emploi salarié au 2012 T4 Secteurs d'activité (en milliers) Glissement annuel Glissement annuel moyen sur 5 ans (1) Alsace Alsace France métropolitaine Alsace France métropolitaine Industrie 132,9-1,1-0,9-2,8-2,1 Industrie agro-alimentaire 21,5-0,3-0,9-1,7-0,8 Énergie, eau, déchets, 10,8-0,3 1,2-3,7 0,4 cokéfaction et raffinage Biens d'équipement 30,9 1,0-0,8-1,5-2,8 Matériels de transport 15,1-5,9 0,3-4,7-1,9 Autres branches industrielles 54,6-1,3-1,8-3,1-3,0 Construction 43,7-1,5-1,0-1,3-1,0 Tertiaire marchand 294,2-1,2-0,5-0,4 0,0 Commerce 97,5 0,1-0,7-0,4-0,3 Transports 35,5-1,4-0,4-1,2-0,3 Hébergement - restauration 27,8-0,6 0,6-0,4 0,8 Information - communication 11,8 0,8 0,3 0,7 0,6 Services financiers 20,3-1,3 0,6-0,3 0,3 Services immobiliers 5,1-1,3-1,3 0,0-1,1 Services aux entreprises 56,5-0,1 1,1 0,6 1,1 Services aux ménages 22,8 1,7-0,8 0,8 0,5 Intérim 16,9-14,9-10,7-4,3-4,7 Total 470,8-1,2-0,6-1,2-0,6 Note : données CVS (1) : glissement annuel qu'aurait connu l'emploi salarié du secteur, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période de 5 ans considérée. Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs Source : Insee, estimations d'emploi 7
8 EMPLOI précédente dans le Bas-Rhin (+0,7 %) fait suite une baisse de l'emploi de 0,8 %. Dans le Haut-Rhin, déjà déficitaire en 2011 avec -0,8 %, le repli s'est accentué (-1,8 %). L'emploi industriel diminue Après une progression de ses emplois en 2011, l'industrie régionale en perd 1,1 % cette année, soit emplois salariés. Les deux départements alsaciens connaissent la même diminution relative. Dans le secteur de la fabrication de matériels de transport, l'emploi régresse en 2012 : -6 %, alors qu'il s'était étoffé en Le Bas-Rhin est le plus affecté avec 9 % des emplois dans ce secteur en moins. Cette baisse est partiellement due à la réduction de l'activité dans la fabrication de porte-voitures. La fermeture d'une usine de motocycles et des réductions d'effectifs dans la construction automobile dans la zone d'emploi de Mulhouse ont pesé sur les résultats du Haut-Rhin (-4,2 %). Au plan national, la tendance est inverse, le secteur gagnant des emplois (+0,3 %). Dans la fabrication d'autres produits industriels, les deux départements enregistrent une baisse des effectifs, plus faible cependant dans le Bas-Rhin (-0,8 %) que dans le Haut-Rhin (-2,1 %). La fermeture d'une scierie, des réductions d'effectifs dans le textile et dans la fabrication de produits cosmétiques dans la zone d'emploi de Mulhouse, ainsi que des suppressions de postes dans l'imprimerie (zone d'emploi de Colmar) expliquent pour l'essentiel ce recul de l'emploi. Les industries agroalimentaires régionales s'inscrivent dans ce contexte récessif, surtout dans le Haut-Rhin, avec 1,3 % des effectifs en moins par rapport à La création d'une nouvelle unité de fabrication de pelles dans le département du Haut-Rhin a soutenu l'emploi du secteur de la fabrication des biens d'équipement qui affiche un gain en emplois de 3,4 %. Le Bas-Rhin, Évolution trimestrielle de l' emploi salarié des secteurs principalement marchands en Alsace en indice base 100 au 2005 T T T T T T T T T Industrie Construction Commerce Tertiaire principalement marchand hors intérim Emploi hors intérim Alsace Emploi hors intérim France métropolitaine Note : données CVS Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs Source : Insee, estimations d' emploi quant à lui, perd des emplois suite à des suppressions de postes dans la fabrication des appareils de chauffage (zone d'emploi de Molsheim-Obernai) et dans la fabrication d'interrupteurs (zone d'emploi de Sélestat). Au final, le secteur enregistre dans la région une augmentation du nombre d'emplois de 1 % (+1,3 % en 2011). Repli dans la construction La diminution de l'emploi dans le secteur de la construction atteint 1,5 % à la fin de l'année (quelque 600 emplois) soit un recul supérieur à celui de l'année précédente (-0,5 %). L'emploi dans le secteur s'est replié tout au long de l'année : la baisse des effectifs amorcée dès le premier trimestre 2012 dans le Bas-Rhin (-0,1 %) s'est amplifiée au troisième (-0,8 %), compte tenu de 8 Emploi salarié par département et par secteur en % Emploi salarié au T Glissement annuel (en milliers) Industrie Construction Tertiaire marchand dont Commerce dont Intérim Total Bas-Rhin 298,9-1,1-2,0-0,6 0,3-10,0-0,8 Haut-Rhin 171,9-1,2-0,7-2,3-0,3-22,7-1,8 Alsace 470,8-1,1-1,5-1,2 0,1-14,9-1,2 Note : données CVS Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs Source : Insee, estimations d'emploi
9 EMPLOI licenciements intervenus dans les zones d'emploi de Sélestat et de Haguenau. Dans le Haut-Rhin, les suppressions de postes, de moindre ampleur, ont eu lieu au second semestre, atteignant au final -0,6 % au dernier trimestre. Tertiaire : le Haut-Rhin plus touché que le Bas-Rhin L'érosion se poursuit dans le secteur tertiaire marchand avec -1,2 % des emplois en Elle est plus marquée dans le Haut-Rhin avec -2,3 % que dans le Bas-Rhin (-0,6 %). Dans les deux départements, les activités créatrices d'emploi en 2011 sont déficitaires en Ainsi, dans les transports, une moindre activité dans le transport de marchandises réduit les effectifs : à l'augmentation de 0,3 % en 2011 succède une baisse de 1,4 % en Dans le Haut-Rhin, des suppressions de postes dans une agence de frêt de la zone d'emploi de Colmar font diminuer l'emploi de 1,2 %. Le ralentissement du marché dans l'activité des services immobiliers, ainsi que l'évolution des actions des pouvoirs publics, ont des conséquences sur l'emploi dans ce secteur en France comme en Alsace (-1,3 %). Dans le Haut-Rhin, cette baisse est de 3,3 %. Dans le commerce, les effectifs régionaux se sont maintenus : +0,1 % après +0,2 % en Dans le Bas-Rhin, l'emploi progresse de 0,3 % grâce à des recrutements dans le commerce de gros dans les zones d'emploi de Sélestat, de Haguenau et de Strasbourg. Les services financiers, l'hébergement-restauration et les services aux entreprises réduisent leurs effectifs. En revanche, l'emploi augmente dans le secteur de l'information et de la communication (+0,8 %) et les services aux ménages (+1,7 %). Chute de l'intérim En début d'année 2012, l'emploi intérimaire, qui avait reculé tout au long de l'année 2011, s'est stabilisé. Mais dès le second trimestre, il s'est replié plus fortement encore que dans l'hexagone, sans atteindre cependant le plancher de début 2009, suite à la crise de Dans le Bas-Rhin, l'emploi intérimaire est resté proche du niveau de fin 2011 jusqu'en milieu d'année, puis a Évolution trimestrielle de l' emploi intérimaire en indice base 100 au 2005 T T T T T T T T T Alsace France métropolitaine Note : données CVS Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre Source : Insee, estimations d' emploi chuté au troisième trimestre (-11 %). Dans le Haut- Rhin, il avait déjà baissé fin 2011 et cette tendance s'est poursuivie toute l'année, atteignant un recul de l'ordre de 23 %. Sur l'année, le recours à l'intérim diminue plus fortement en Alsace : -15 %, à comparer aux -11 % enregistrés en France métropolitaine. Moindre progression de l'emploi frontalier En 2012, une conjoncture moins favorable en Allemagne a limité l'embauche de frontaliers alsaciens pendant les trois premiers trimestres de l'année. Si quelque 500 personnes de plus ont traversé quotidiennement la frontière entre le troisième trimestre 2011 et le troisième trimestre 2012, elles étaient près de un an auparavant. La moindre croissance de l'activité enregistrée en Suisse a eu des répercussions sur l'emploi frontalier alsacien. Après avoir encore légèrement progressé au premier semestre, il diminue au second, pour finalement retrouver, en fin d'année 2012, le niveau du troisième trimestre Marie-José DURR 9
10 CHÔMAGE ET POLITIQUE D'EMPLOI Le chômage en augmentation constante 10 Le chômage, en Alsace, n'a pas cessé d'augmenter en En fin d'année, la région comptait demandeurs d'emploi de catégorie A, n'ayant pas travaillé au cours du mois précédent. La hausse concerne davantage les hommes que les femmes. Le chômage de longue durée continue de s'accroître. La construction et le commerce sont les secteurs les plus touchés. En France, l'activité est restée pratiquement stable pendant les trois premiers trimestres de l'année 2012, pour se replier au dernier trimestre (-0,3 %). Cette quasi-atonie s'est traduite par une augmentation du chômage, continue tout au long de l'année, avec plus ou moins d'intensité, entre +0,1 % et +0,3 % selon les trimestres. À la fin de l'année 2012, le taux de chômage en Alsace s'établit à 9,2 %, un niveau jamais observé au cours des trente dernières années. En hausse de 0,8 point par rapport à fin 2011, il reste néanmoins inférieur d'un point à celui de la France métropolitaine. Taux de chômage 2011 T T T T T4 (p) en % de la population active Évolution sur un an (en points) Bas-Rhin 8,0 8,3 8,4 8,5 8,8 0,8 Haut-Rhin 9,1 9,2 9,5 9,6 10,0 0,9 Alsace 8,4 8,7 8,8 8,9 9,2 0,8 France métropolitaine 9,4 9,6 9,8 9,9 10,2 0,8 p : données provisoires Note : données CVS Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé Évolution trimestrielle du taux de chômage en % de la population active 10,5 10,0 9,5 9,0 8,5 8,0 7,5 7,0 6,5 T T T T T T T T Alsace France métropolitaine Note : données CVS Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé Dans le même temps, la montée du chômage a été plus forte en Lorraine (+0,9 point) et en Franche-Comté (+1,2 point). Les deux départements alsaciens évoluent au même rythme : sur un an, la progression est de 0,8 point dans le Bas-Rhin et de 0,9 point dans le Haut-Rhin. En niveau, l'écart se maintient avec un taux de chômage toujours plus élevé dans le Haut-Rhin (10 %) que dans le Bas-Rhin (8,8 %) demandeurs d'emploi supplémentaires Le nombre d'inscrits à Pôle emploi augmente pour les trois catégories de demandeurs d'emploi tenus d'effectuer une recherche d'emploi. En un an, demandeurs d'emplois supplémentaires ont été enregistrés, dont près de qui n'ont exercé aucune activité au cours du dernier mois (catégorie A). Pour l'ensemble, c'est 9,3 % de plus qu'en décembre Cette progression, légèrement plus élevée qu'en France métropolitaine (+8,6 %), est identique dans les deux départements alsaciens.
11 CHÔMAGE ET POLITIQUE D'EMPLOI Demandeurs d'emploi en fin de mois Demandeurs d'emploi au 31/12/2012 (en milliers) Évolution sur un an (en %) Catégories A, B, C Catégorie A Catégories A, B, C Catégorie A Hommes 66,4 48,6 10,7 13,3 Femmes 61,3 40,1 7,9 9,3 Moins de 25 ans 22,8 16,1 10,7 11,8 25 à 49 ans 79,2 53,9 7,0 8,9 50 ans ou plus 25,7 18,6 15,8 18,5 Inscrits 48,5 nd 12,5 nd depuis plus d'un an Alsace 127,7 88,6 9,3 11,3 France métropolitaine 4 689, ,3 8,6 10,2 nd : données non disponibles Note : données brutes Sources : Pôle emploi ; DARES Fin décembre 2012, personnes sont à la recherche d'un emploi en Alsace sans avoir travaillé au cours du dernier mois (catégorie A), soit une augmentation de 11 % en un an. La croissance du chômage est plus élevée dans la construction (+15 % ) et dans le commerce (+13 %) que dans l'industrie et dans les services avec une évolution proche de la moyenne régionale. Les emplois dans les secteurs de la construction et de l'industrie sont plus souvent occupés par des hommes, ce qui explique, en partie, une plus forte croissance du chômage des hommes, contrairement à l année En un an, ils sont de plus à rechercher un emploi (+13 %) pour femmes (+9 %). Le chômage chez les seniors s'accentue Le nombre des demandeurs d'emploi de cinquante ans ou plus a augmenté de 20 % pour les hommes et de 15 % pour les femmes. Cependant, la suppression de la dispense de recherche d'emploi a participé à cette évolution (1). Quant au nombre des plus jeunes inscrits en catégorie A, après deux années de relative stabilité, il dépasse l'effectif le plus élevé observé fin 2009 : les moins de 25 ans sont à chercher un emploi en fin d'année (1) cf. article "Retour de chômeurs âgés sur le marché du travail" p.13 Comme l'année précédente, 2012 est marquée par une hausse des inscriptions pour raison de fin de contrat à durée déterminée (+11 %) ou de fin de mission d'intérim (+15 %). Les variations sont plus fortes pour les hommes que pour les femmes. Les seniors hommes sont surtout concernés par les fins de mission, les hommes jeunes par les fins de contrat à durée déterminée. Hormis la catégorie A, la situation est inverse pour les personnes exerçant une activité réduite, traduisant une variation plus importante du chômage partiel dans le secteur tertiaire que dans le secteur secondaire. À la fin de l'année 2012, 38 % des demandeurs sont inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an contre 37 % un an auparavant. Parmi eux, personnes, soit 9,8 % du total des demandeurs d'emploi, sont inscrites depuis plus de trois ans. L'ancienneté moyenne des demandeurs des trois catégories (A, B, C) a augmenté de 100 jours depuis 2009, pour atteindre 433 jours. Stabilisé en 2011, le chômage de longue durée repart à la hausse (+13 %). Cette dernière est plus forte dans le Haut-Rhin Heures consommées d' activité partielle en indice base 100 au 2008 T T T T T T Alsace France métropolitaine Note : données brutes, hors conventions FNE et APLD (activité partielle de longue durée) Source : DARES-DGEFP, extraction Silex 11
12 CHÔMAGE ET POLITIQUE D'EMPLOI e Taux de chômage localisé par zone d'emploi au 4 trimestre 2012 (+15 %) que dans le Bas-Rhin (+11 %) et touche davantage les seniors que les jeunes. (+0,8) Haguenau 7,2 % (+0,6) Wissembourg 6,1 % Moindre progression au nord et au sud de la région Lorraine Franche-Comté (+0,9) Saverne 7,7 % (+0,8) Strasbourg 10,3 % (+0,9) Molsheim-Obernai 6,9 % (+0,6) Colmar 8,5 % (+1,1) Mulhouse 11,5 % (+0,6) Sélestat 7,9 % (+0,5) Saint-Louis 6,9 % IGN - Insee 2013 Source : Enquête Emploi, Estimations localisées ALLEMAGNE Taux de chômage localisé (en %) 10,0 ou plus de 8,0 à moins de 10,0 de 7,0 à moins de 8,0 moins de 7,0 France métropolitaine : 10,2 % (+0,8) Alsace : 9,2 % (+0,8) Bas-Rhin : 8,8 % (+0,8) Haut-Rhin : 10,0 % (+0,9) ( ) Évolution annuelle du taux de chômage localisé (en points) Limite des zones d'emploi SUISSE Dans toutes les zones d'emploi, la situation du marché du travail s'est dégradée au cours de l'année 2012, à des degrés divers selon les caractéristiques de ces espaces. Au nord de l'alsace, la conjoncture économique, plutôt meilleure en Allemagne qu'en France, a été favorable à la zone d'emploi de Wissembourg. Sur un an, le taux de chômage n'y augmente que de 0,6 point pour atteindre 6,1 %. Dans le sud du Haut-Rhin, la zone d'emploi de Saint-Louis bénéficie du voisinage immédiat de la Suisse : le taux de chômage y est de 6,9 %, soit 0,5 point de plus qu'en décembre En revanche, dans les zones d'emploi urbaines autour de Mulhouse et de Strasbourg, les taux de chômage sont à la fois élevés et en augmentation sensible : respectivement 11,5 % (+1,1 point) et 10,3 % (+0,8 point). Le taux de chômage s'est amplifié dans les zones d'emploi de Saverne et de Molsheim-Obernai, avec une tendance soutenue (+0,9 point) déjà observée en Philippe MARCHET 12 Les catégories de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi Conformément aux recommandations du rapport du CNIS sur la définition d'indicateurs en matière d'emploi, de chômage, de sous-emploi et de précarité de l'emploi (septembre 2008), la Dares et Pôle emploi présentent les données sur les demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en fonction de cinq catégories A, B, C, D, E. Consulter la définition : Un chômeur au sens du bureau international du travail (BIT) est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui remplit les trois conditions suivantes : - être sans emploi, c'est à dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu'une heure, durant une semaine de référence ; - être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ; - chercher activement un emploi ou en avoir trouvé un qui commence ultérieurement. La notion de demandeur d'emploi inscrit à Pôle emploi est une notion différente de celle du chômeur au sens du BIT. Un chômeur au sens du BIT peut ne pas être inscrit à Pôle emploi ; de la même manière, un demandeur d'emploi inscrit à Pôle emploi peut ne pas être considéré comme chômeur au sens du BIT, s'il a par exemple travaillé (ne serait-ce qu'une heure) au cours de la semaine de référence sur laquelle porte l'enquête emploi.
13 CHÔMAGE ET POLITIQUE D'EMPLOI Retour de chômeurs âgés sur le marché du travail Jusque 2008, la dispense de recherche d'emploi permettait à des demandeurs d'emploi de 55 ans ou plus de ne pas nécessairement justifier d'actes positifs de recherche d'emploi. À ce titre, ils n'étaient plus identifiés comme demandeurs d'emploi. À partir de 2009 et jusqu'à fin 2011, l'accès à la dispense de recherche d'emploi a été de plus en plus restreint. L'effet indirect est que les seniors ne sortent plus des listes de demandeurs. Entre décembre 2008 et décembre 2012, le nombre de demandeurs d'emploi âgés de 55 ans ou plus et inscrits à Pôle emploi en catégorie A, B ou C a triplé en Alsace. En données brutes, il concerne personnes en fin de période, soit presque seniors supplémentaires en quatre ans. Dans le même temps, le nombre de demandeurs dispensés de recherche d'emploi et indemnisés, et donc comptabilisés hors des trois catégories, a diminué de personnes, passant de à fin La restriction progressive de l'accès à ce dispositif à partir de 2009 se combine avec les évolutions conjoncturelles pour expliquer la hausse apparente des chiffres du chômage des plus âgés. Les dispensés de recherche d'emploi étant encore nombreux fin 2012, l'effet de transfert devrait perdurer encore un peu en En tenant compte du volume de la dispense de recherche d'emploi (DRE), le nombre de demandeurs d'emploi de 55 ans et plus n'a pas augmenté. De Dispensés de recherche d'emploi indemnisés et demandeurs d'emploi âgés de 55 ans et plus Données brutes en fin de mois Demandeurs d'emploi de 55 ans et plus, de catégorie A, B et C inscrits à Pôle emploi Personnes en DRE indemnisées Ensemble Champ : région Alsace Sources : Pôle Emploi ; Statistiques du marché du travail, Dares-Pôle emploi à 2012, le total des demandeurs répertoriés et des dispensés de recherche varie entre et seniors. Cette relative stabilité peut s'interpréter comme un tassement du chômage des seniors sur la période, en considérant que les dispensés de recherche d'emploi ne sont pas exclus de fait du marché du travail. Chute des entrées en dispense de recherche d'emploi sur trois ans En 2007, 38 % des demandeurs d'emploi âgés de 55 à 56 ans et 65 % de ceux 57 à 60 ans sont sortis des listes de Pôle emploi pour entrer en dispense de recherche d'emploi. Quelques 380 demandeurs d'emploi étaient concernés chaque mois, pour 300 l'année suivante. 13
14 CHÔMAGE ET POLITIQUE D'EMPLOI Le taux mensuel d'entrée en DRE, rapport du nombre de dispensés de recherche au cours d'un mois au nombre de demandeurs des trois catégories à la fin du mois précédent, est passé de 21 % début 2007 à 13 % fin 2008 pour la moyenne des générations atteignant 58 à 60 ans sur la période. Le plan national d'action concerté pour l'emploi des seniors a notamment conduit Pôle emploi à modifier ses pratiques vis-à-vis de la dispense de recherche d'emploi et explique pour partie cette évolution. À partir de janvier 2009, avec le relèvement progressif de l'âge d'accès à la DRE, le taux mensuel d'entrée a régulièrement baissé, par palier, pour s'annuler en janvier Demandeurs d'emploi de catégorie A, B, C par âge Données brutes en fin de mois et plus Croissance progressive de la demande d'emploi des 55 ans ou plus La suppression progressive de l'accès à la DRE a eu des effets visibles pour chaque âge concerné, à partir de 55 ans. Le volume de la demande d'emploi des 55 ans et plus a augmenté entre 2009 et 2011 plus que sous l'unique effet conjoncturel, et tout particulièrement celui de la demande d emploi chez les 57 à 59 ans. Le nombre de demandeurs d'emploi de catégories A, B et C âgés de 57 ans a augmenté de façon sensible à partir de janvier C'est la date à laquelle l'âge minimum pour entrer dans le dispositif de dispense a été relevé à 58 ans pour les allocataires de l'aide au retour à l'emploi (ARE), et cela dans un contexte de forte dégradation conjoncturelle du marché du travail. Le phénomène s'est poursuivi pour les générations futures, au fur et à mesure de la disparition programmée de la mesure Champ : région Alsace Source : Statistiques du marché du travail, Dares-Pôle emploi ans, pourtant pleinement touchés par la conjoncture économique sur la période. Ainsi en Alsace, de fin 2008 à fin 2012 et comparé au nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, B ou C de 53 ou 54 ans, le nombre de demandeurs d'emploi de 57 ans est passé de 670 personnes de moins à 160 de plus. La même comparaison pour les demandeurs de 58 ans, de fin 2009 à fin 2012, évolue de inscrits de moins à 430 de plus. Pour les 59 ans, de fin 2010 à fin 2012, l'écart de de moins devient 430 de plus À l'inverse des observations précédentes, le nombre de demandeurs d'emploi des tranches d'âge concernées par la réforme de la dispense de recherche d'emploi est devenu supérieur à celui de demandeurs d'emploi tout juste plus jeunes, ceux âgés de 53 ou 54 Alors qu'avant 2010 les générations de 58 et 59 ans restaient peu représentées, elles sont devenues - l'accès à la DRE n'étant plus possible - les plus nombreuses parmi les 55 ans ou plus, avec personnes par génération, fin 2012 en Alsace. 14
15 CHÔMAGE ET POLITIQUE D'EMPLOI Pour la même raison, depuis début 2012, des demandeurs d'emploi de 60 ans s'inscrivent sur les listes de Pôle emploi. Leurs effectifs restent néanmoins inférieurs à ceux des demandeurs âgés de 58 ou 59 ans, l'arbitrage en faveur d'un départ à la retraite étant encore possible. De nouvelles générations dans la demande d'emploi La loi du 9 novembre 2010 sur la réforme des retraites relève progressivement l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, avec des effets qui s'étaleront de juillet 2011 à décembre Sources Les statistiques mensuelles du marché du travail (STMT) sont réalisées à partir d'extractions mensuelles des fichiers opérationnels de Pôle emploi. Les statistiques sur les dispensés de recherche d'emploi sont issues de Pôle emploi. Bibliographie Roselyne Merlier, Pierre Marioni (2012), "Les cessations anticipées d'activité en 2011", Dares Analyses n 083, novembre 2012 Julie Argouac'h, Claude Minni, Sébastien Pons, Véronique Rémy, Marie Rey, Gwennael Solard (2012), "Emploi, chômage, population active : bilan de l'année 2011", Dares Analyses n 043, juillet 2012 La demande d'emploi concernera ces générations plus âgées, pour deux raisons : d'une part, la sortie des demandeurs d'emploi pour le motif de liquidation de leur retraite va être repoussée de plusieurs mois ; d'autre part, le nombre de nouveaux inscrits sur les listes de demandeurs d'emploi de plus de 60 ans va devenir significatif, car les personnes de 60 ans ou plus ayant perdu leur emploi vont désormais en chercher un nouveau plutôt que de partir en retraite. Perrine BAUER Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi Alsace 15
16 CHÔMAGE ET POLITIQUE D'EMPLOI 16 La dispense de recherche d'emploi (DRE) a été créée en Les conditions d'accès en vigueur en 2008 l'étaient depuis Aux termes de la loi du 1 er août 2008, les conditions d'accès à la dispense de recherche d'emploi ont été progressivement resserrées à compter de 2009, jusqu'à la suppression totale du dispositif en Tout comme dans l'ensemble du territoire, l'extinction progressive de la DRE en Alsace a contribué, dans une situation conjoncturelle dégradée, à la forte augmentation du nombre de demandeurs d'emploi seniors, enregistrés sur les listes de Pôle emploi. Les catégories de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi - catégorie A : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi ; - catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ; - catégorie C : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois) ; - catégorie D : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation, d'une maladie ), y compris les demandeurs d'emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP) et en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi ; - catégorie E : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés). La dispense de recherche d'emploi (DRE) La plupart des demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi sont tenus de rechercher activement un emploi. Néanmoins, jusqu'en 2011, certains demandeurs d'emploi âgés pouvaient être dispensés de cette obligation : ils bénéficiaient dans ce cas d'une dispense de recherche d'emploi. Les personnes en DRE sortaient des listes des demandeurs d'emploi de catégorie A, B ou C sans toutefois perdre leurs droits à indemnisation, pour autant qu'elles remplissent les conditions requises. Dans cet article, le volume de DRE ne considère que les demandeurs indemnisés pour lesquels les sources d'information existent. Le taux mensuel d'entrée en DRE rapporte le nombre de demandeurs d'emploi sortants au motif de DRE au cours du mois, au nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, B, C de la même tranche d'âge inscrits à la fin du mois précédent. Les allocations des dispensés de recherche d'emploi indemnisés Les dispensés de recherche d'emploi indemnisés relèvent de deux régimes : - le régime d'assurance chômage (RAC) dont l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) ; - le régime de solidarité nationale (RSN) dont l'allocation de solidarité spécifique (ASS) et l'allocation équivalentretraite (AER). Conditions d'accès à la dispense de recherche d'emploi Période Être âgé de Être allocataire de 55 ans RAC et trimestres cotisés de ans et 6 mois RAC et trimestres cotisés à ans ASS et non indemnisés Pas de conditions d'âge AER 58 ans ARE ans et 6 mois ASS et non indemnisés Pas de conditions d'âge AER 59 ans ARE ans ASS et non indemnisés Pas de conditions d'âge AER ans ASS et non indemnisés 2012 Suppression de l'accès à la DRE
17 DÉMOGRAPHIE D'ENTREPRISES Moins de créations ; moins de défaillances Quelque entreprises ont été créées en Alsace en 2012, soit un peu moins qu'en Le nombre d'entreprises nouvelles diminue dans les services aux entreprises et le commerce, augmente dans la construction. À l'opposé de la tendance observée en France métropolitaine, les défaillances d'entreprises sont relativement moins nombreuses. Avec entreprises créées en 2012, le nombre d'immatriculations en Alsace est en repli de 1,5 % alors qu'au niveau national la tendance est inverse, avec une légère reprise (+0,2 %). La création Créations d'entreprises en Alsace Nombre Sociétés Entreprises individuelles hors auto-entreprises Auto-entreprises Note : nombre de créations brutes Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) Ensemble Industrie Construction Commerce, Transport, Hébergement, Restauration Services aux entreprises Services aux particuliers Évolution du nombre de créations d'entreprises en Alsace entre 2011 et 2012 en % Sociétés Entreprises individuelles hors auto-entreprises Auto-entreprises Ensemble Note : données brutes Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene) d'entreprises reste peu dynamique après le recul important de 2011 (-13 % en Alsace, -12 % en France métropolitaine). La baisse concerne principalement le Bas-Rhin (-3,2 %), les créations se stabilisant dans le Haut-Rhin. En Alsace, comme au niveau national, la majorité des créations se fait sous le statut d'auto-entrepreneur (56 %). En 2012, les nouvelles auto-entreprises constituent cependant le plus bas niveau observé dans la région depuis la mise en place de ce statut en 2009, au contraire de la France métropolitaine où ces créations sont en hausse de 5,6 %. Les créations hors auto-entrepreneurs enregistrent également un repli, nettement plus prononcé (-3,6 %) 17
18 DÉMOGRAPHIE D'ENTREPRISES Évolution des défaillances d'entreprises en indice base 100 en janvier déc déc déc déc déc déc déc déc déc Alsace France métropolitaine Note : données brutes, en date de jugement. Chaque point correspond au cumul des 12 derniers mois. Source : Banque de France, Fiben (extraction du 5/3/13) que celui des auto-entreprises (-0,7 %). Mais que ce soit pour les sociétés ou pour les entreprises individuelles, ce recul est moins fort en Alsace qu'en moyenne nationale. Moins de créations dans les services aux entreprises et dans le commerce Le nombre d'immatriculations diminue dans des secteurs qui comptent un volume important de créations. La baisse est ainsi de 8,8 % dans les services aux entreprises et de 5,1 % dans l'ensemble regroupant le commerce, le transport, l'hébergement et la restauration. Ce recul concerne les auto-entreprises comme les autres formes juridiques. Contrairement à la tendance nationale, le volume de créations dans l'industrie, de l'ordre de 730 immatriculations en 2012 est également en repli de 6,1 %. Les immatriculations sont à la hausse dans la construction (+9,3 %, soit créations) et dans les services aux particuliers (+6,1 %, soit créations). Pour le secteur de la construction, la baisse des créations classiques est largement compensée par la forte augmentation de celles sous le statut d'auto-entrepreneur, en progression de 19,7 % en Le nombre d'immatriculations dans le secteur des services aux particuliers progresse dans les deux cas. Le statut de l'auto-entrepreneur : des ajustements réglementaires en 2011 De nouveaux ajustements ont été apportés au statut d'auto-entrepreneur, mis en place le 1 er janvier 2009 : - le seuil de chiffre d'affaires applicable est réévalué à partir du 1 er janvier 2011, à euros pour les activités de vente de marchandises, d'objets, de fournitures de denrées à emporter ou à consommer sur place, et les prestations d'hébergement de tourisme, et à euros pour les autres prestataires de services relevant, d'une part, des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), et d'autre part, des bénéfices non commerciaux (BNC) des professionnels libéraux ; - l'auto-entrepreneur est désormais obligé de déclarer chaque mois, voire chaque trimestre, son chiffre d'affaires ou ses recettes, même si leur montant est nul ; - l'auto-entrepreneur sera assujetti à la taxe de formation professionnelle, si son revenu professionnel 2011 dépasse les euros. Un nouveau statut d'entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL) Le nouveau statut d'eirl, applicable à partir du 1 er janvier 2011, permet à l'entrepreneur individuel de créer ou de poursuivre une activité tout en protégeant ses biens personnels sans avoir à créer une société. En option, ce statut peut permettre de déclarer les bénéfices à l'impôt sur les sociétés. Ce statut est compatible avec le régime de l'auto-entrepreneur. En 2011, on dénombre entrepreneurs individuels à responsabilité limitée (EIRL) en France. Une entreprise sur quatre ayant opté pour ce statut existait déjà avant. Trois EIRL sur dix ont choisi de relever également de l'auto-entreprise. Les EIRL appartiennent majoritairement à cinq secteurs d'activité : travaux de construction spécialisés (23 %), commerce de détail hors automobile (13 %), services personnels, conseil pour les affaires et la gestion et restauration (5 % chacun). 18
19 DÉMOGRAPHIE D'ENTREPRISES Évolution des défaillances d'entreprises selon le secteur d'activité entre 2011 et 2012 en % Ensemble (1) Industrie Construction Commerce, Transport, Hébergement, Restauration Services aux entreprises Services aux particuliers (2) Alsace France Métropolitaine -4 (1) : y compris agriculture (2) : hors administration publique, activités des ménages en tant qu employeurs et activités extra-territoriales Note : données brutes, en date de jugement Source : Banque de France, Fiben (extraction du 5/3/13) Recul des défaillances d'entreprises En 2012, près de défaillances d'entreprises ont été prononcées en Alsace, soit 2,2 % de moins qu'au cours de l'année précédente. En France métropolitaine, la tendance est opposée avec une hausse de 2,5 %. La situation est contrastée entre les deux départements, les dépôts de bilan diminuant de 4,7 % dans le Bas-Rhin, alors qu'ils augmentent de 1,9 % dans le Haut-Rhin. Le nombre de procédures de redressement judiciaire est en recul dans le secteur de la construction et dans celui du commerce, du transport, de l'hébergement et de la restauration, secteurs dont les volumes de défaillances sont les plus importants. En revanche, ce nombre progresse dans l'industrie et dans les services. 1 6 Michaël KARLESKIND Champ Les créations d'entreprises sont décomptées "hors agriculture". Les défaillances le sont "agriculture comprise". Par contre, les défaillances ne concernent pas l'administration publique, les activités des ménages en tant qu'employeurs et les activités extra-territoriales. Définitions Par rapport aux immatriculations dans le répertoire Sirene, on retient comme création : 1) les créations d'entreprises correspondant à la création de nouveaux moyens de production (nouvelle immatriculation dans Sirene) ; 2) les cas où l'entrepreneur (en général un entrepreneur individuel) reprend une activité après une interruption de plus d'un an (pas de nouvelle immatriculation dans Sirene mais reprise de l'ancien numéro Siren) ; 3) les reprises par une entreprise nouvelle de tout ou partie des activités et moyens de production d'une autre entreprise (nouvelle immatriculation dans Sirene) lorsqu'il n'y a pas continuité de l'entreprise reprise. On considère qu'il n'y a pas continuité de l'entreprise si parmi les trois éléments suivants concernant le siège de l'entreprise, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'entreprise, la nature de l'activité économique ou la localisation. Une entreprise est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre. Cette procédure intervient lorsqu'une entreprise est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. Un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne conduisent pas à une cessation.toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Les liquidations suite à une défaillance ne représentent qu'une partie de l'ensemble des cessations d'entreprises, de l'ordre de 20 % mais variable avec le temps et les secteurs d'activité. 19
20 AGRICULTURE Nouveau record de production de maïs Le froid hivernal et les conditions climatiques peu propices du printemps ont eu des conséquences sur les productions céréalières et fruitières. Pour autant, la récolte de maïs a atteint de nouveaux sommets. Dans un contexte de moindre production en volume, les cours de la viande sont en hausse. L 'année 2012 a été marquée par une vague de très grand froid qui a eu des conséquences en début d'année sur les semis d'hiver. Au total, près de hectares de blé d'hiver ont été retournés et réensemencés, en maïs pour l'essentiel. Celui-ci a bénéficié de bonnes conditions climatiques au moment des semis et de sa croissance avec des températures et des précipitations conformes aux moyennes trentenaires du printemps et de l'été. Des rendements très élevés pour le maïs irrigué Les conditions de la campagne n'ont pas permis en définitive d'atteindre les rendements record de 2011, seulement de les approcher avec un rendement moyen de 120 quintaux par hectare. En particulier, cette campagne affiche une productivité record du maïs irrigué avec 134 quintaux par hectare. Au final, la récolte 2012 aura dépassé les millions de tonnes, soit 8 % de plus qu'en Après un printemps plus propice à la croissance des céréales, la moisson s'est faite entre les averses de juillet, voire du mois d'août, et s'est traduite par une production totale de blé en diminution de 28 %. Avec 69 quintaux en moyenne par hectare, les rendements en blé d'hiver sont légèrement inférieurs à ceux de Par ailleurs, les conditions climatiques ont limité le volume de la production céréalière mondiale, notamment outre-atlantique. Ce manque de production a conduit à une forte progression des cours des céréales, en particulier fin Ainsi au dernier trimestre, le blé était payé 265 euros la tonne contre 183 euros en Quant au maïs-grain, les cours ont atteint 243 euros la tonne contre 180 euros à la même période l'année précédente. En 2012, quelque hectares ont été dédiés à la culture de la betterave industrielle, soit une progression de 2 % des surfaces ensemencées. Pour autant, la production en volume a diminué de 12 %, les rendements ayant été inférieurs à ceux de 2011 qui avaient atteint un record. Dans un contexte économique toujours aussi défavorable avec l'absence de débouchés rémunérateurs, les superficies occupées en houblon continuent de baisser : 415 hectares contre 470 en Si la superficie en tabac a légèrement baissé en 2012, la production en volume a augmenté grâce à la progression 20 Productions céréalières et oléo-protéagineuses en Alsace Superficie développée Rendement Production Produit En ha Évolution q/ha En 100 kg (en %) Toutes céréales ,3 106,0 107, dont blé tendre ,0 72,0 69, dont maïs grain ,0 121,0 120, Oléagineux ,8 35,0 33, Protéagineux ,4 27,0 28, Source : Statistique agricole annuelle 2012 provisoire et 2011 définitive
21 AGRICULTURE des rendements de la variété "Virginie". Quant à la variété "Burley", elle ne représente plus qu'une cinquantaine d'hectares sur le millier plantés en Alsace. Les surfaces en chou à choucroute ont diminué de 5% en tonnes ont été récoltées sur 630 hectares. La production a bénéficié d'une revalorisation de prix de 2 euros par tonne, soit 64 euros la tonne payée en Un printemps délicat pour les cultures fruitières L'année viticole 2012 s'est terminée par une production de vins en diminution de l'ordre 3 % par rapport à 2011 du fait d'une baisse des rendements (-2 hectolitres par hectare). En revanche, les ventes de vins en bouteilles ont augmenté légèrement. Au cours de l'année, les cours des vins d'alsace d'appellation d'origine protégée (AOP) en vrac ont été en Les stratégies d'adaptation des exploitations Structuré par les trois piliers du développement durable représentant les enjeux économiques, environnementaux et sociétaux, le plan régional de l'agriculture durable (PRAD) a été présenté en 2012 en Alsace. Il a posé le diagnostic, les orientations et les actions de chaque enjeu. Dans le cadre de cette réflexion, un diagnostic économique a permis de mieux appréhender les stratégies d'adaptation des exploitations pour développer leurs ressources agricoles ou non-agricoles. L'Alsace est une petite région très contrainte dans ses limites territoriales : 40 % de ses surfaces sont occupées par de la forêt, 40 % par la SAU (Superficie Agricole Utilisée) et 12 % par l'artificialisation. L'Alsace est aussi une région très dense en population nécessitant zones d'habitat, d'activités et infrastructures. L'aménagement du territoire passe par une forte volonté de préserver des espaces naturels de forêts et d'agriculture. Le maintien des superficies en forêts et l'urbanisation limite l'agrandissement des exploitations agricoles. En dix ans, la taille des "grandes" exploitations a augmenté de six hectares en moyenne avec la disparition importante des structures plus petites. Pour améliorer leur revenu, les exploitations adoptent différentes stratégies. Ainsi, l'alsace se distingue par le plus fort taux de pluriactivité (41 %) de France. Cette région se démarque également par des taux supérieurs à la moyenne française pour la diversification non-agricole. D'autres stratégies consistent à optimiser les performances technico-économiques et les investissements, à produire sous signe de qualité (vignes AOP, bio), à développer la vente par circuit-court (4 e région), et maintenir des cultures spéciales (betteraves, tabac, houblon, asperges ). Pour en savoir plus retrait par rapport à l'année précédente. Cependant, cette évolution masque des disparités importantes selon les cépages : le prix du Pinot Gris a augmenté de 11 %, tandis que celui du Sylvaner diminue de 3 %. Le gel du printemps a compliqué le démarrage de la campagne de la fraise. Au final, le volume de fraises récolté est en recul de plus de 20 % en 2012 rapporté à 2011, pour une superficie inchangée de 200 hectares. En outre, les cours prometteurs en début de saison ont ensuite fléchi sous l'influence de la concurrence allemande. Les températures nocturnes trop basses et les pluies du mois d'avril expliquent la faiblesse de l'offre en asperges et les prix élevés en début de saison. Avec une production en baisse de 20 %, l'ensemble de la campagne a profité de prix relativement soutenus. Les conditions climatiques de début de saison ont provoqué les pertes de 60 % de la production de mirabelles et de 90 % de celle de quetsches. En raison du peu de disponibilités, les prix sont restés très élevés au cours de la campagne, sans compenser les pertes en volume. Des cours en hausse pour la production de viande Les livraisons de lait à l'industrie ont augmenté de 0,8 %. Dans le même temps, le prix payé aux producteurs a affiché une baisse de 3,4 % par rapport à L'activité des abattoirs alsaciens a été moins soutenue qu'en Cette tendance concerne toutes les catégories d'animaux. L'abattage régional des gros bovins et des porcs charcutiers a diminué de 10 %, celui des veaux chutant de 25 %. Avec une production en baisse, comparée à l'année précédente, les cours ont grimpé quelle que soit la catégorie. Si les productions hors-sol semblent se redresser, l'année 2012 s'est terminée avec un renchérissement du prix de l'alimentation du bétail lié à l'augmentation des cours des céréales. Sonia BOURDIN Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt 21
22 CONSTRUCTION Logement : la construction moins dynamique que prévu En 2012, logements ont été mis en chantier en Alsace, soit 20 % de moins qu'en Outre cette baisse, le déséquilibre s'est accentué entre la Communauté urbaine de Strasbourg qui concentre à elle seule 40 % des constructions nouvelles et notamment le département du Haut-Rhin où les mises en chantier chutent de 40 %. Ce manque de dynamisme s'est étendu au marché immobilier, plutôt terne, et devant gérer un important stock d'invendus Évolution de la construction de logements en indice base 100 en 2006 La construction dans la région a manqué de dynamisme cette année. Selon les données provisoires disponibles, seulement logements ont été mis en chantier en 2012, soit une diminution de près de 20 % par rapport à La situation est contrastée dans les deux départements. Le Haut-Rhin subit une chute particulièrement sévère de 40 %. Le niveau de la construction est à son plus bas depuis l'existence de la série statistique. Tous les secteurs géographiques sont concernés. Le nombre de logements mis en chantier est divisé par trois dans l'agglomération mulhousienne mais aussi dans les villes moyennes du département. Il diminue d'un tiers à Colmar. Dans les communes de plus petite taille, la baisse moyenne est de l'ordre de 15 %. Dans le Bas-Rhin, la décroissance est nettement plus modérée. Elle est inférieure à 10 %. Sur le territoire de la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS), la diminution est également de l'ordre de 10 %, mais la construction reste à un niveau historiquement élevé. L'ouverture de terrains à Logements autorisés - Alsace Logements autorisés - France métropolitaine Logements commencés - Alsace Logements commencés - France métropolitaine Note : données brutes, en date réelle. Données 2012 non disponibles pour les logements commencés, car le délai de diffusion des séries de mises en chantier en date réelle est de 18 mois. Champ : logements individuels et collectifs ; France métropolitaine Source : SOeS, Sit@del2 l'habitat, en conformité avec son programme local de l'habitat (PLH) adopté en 2009, continue à porter ses fruits. Dans le reste du département, le volume des chantiers reste stable mais à un niveau peu élevé. Les immeubles en construction se concentrent à Strasbourg À l'exception de Strasbourg, l'atonie de la construction dans les agglomérations et dans la plupart des villes moyennes renforce la surreprésentation de la métropole régionale, déjà notée depuis Alors que dans la décennie un logement neuf sur six y était 22
23 CONSTRUCTION localisé, la proportion a plus que doublé : en 2012, près de 40% des logements en construction sont situés sur le territoire de la CUS. Dans aucune autre région métropolitaine, une intercommunalité concentre à ce point la construction régionale. Seules s'en approchent les communautés urbaines de Toulouse et de Lille, atteignant chacune le tiers de la construction de leur région. En ce qui concerne le logement collectif, la CUS concentre même 60 % des mises en chantier de la région. Pourtant, sur l'ensemble du territoire, le logement collectif est le secteur le plus atteint par la diminution de l'activité. Le nombre d'appartements mis en chantier diminue de 20 % contre un peu plus de 10 % pour les maisons individuelles. Ces évolutions différenciées ne remettent pas fondamentalement en cause l'orientation de la construction vers le logement collectif en œuvre depuis Celui-ci représente 60 % du total. Le volume d'activité des promoteurs est bas en Sur l'ensemble de l'année, appartements neufs ont été vendus en Alsace. C'est 600 de moins qu'en Malgré la baisse significative des mises sur le marché, les stocks disponibles ont sensiblement gonflé. En fin d'année, il restait logements neufs à vendre contre en Les prix sont restés stables par rapport à Ils atteignent en moyenne euros le mètre carré. Dans la CUS, ils dépassent euros le mètre carré. La périurbanisation se poursuit par la maison individuelle Les mises en chantier des maisons individuelles diminuent moins que celles des immeubles, mais leur nombre atteint un niveau historiquement bas avec maisons en construction en La maison individuelle dite "pure" passe pour la première fois depuis le début des statistiques de la construction en dessous de la barre des chantiers avec chantiers déclarés en En revanche, les maisons groupées ou en bande restent nombreuses. Avec logements commencés en 2012, la construction de ce type de logement a doublé en dix ans. Le nombre de permis de construire autorisés en 2012 pour les logements individuels "purs" ou "groupés" reste élevé. Les aménageurs semblent miser sur une reprise de cette activité, car sur la centaine de lotissements autorisés en 2012, dont les trois quarts sont localisés dans le Bas-Rhin, 94 % des lots proposés à la vente sont destinés à recevoir une maison individuelle. Dans la région, à l'extérieur du territoire de la CUS, la construction est dispersée dans les petites villes et les villages. La moitié des mises en chantier, logements collectifs et individuels confondus, y sont localisées. Dans le Haut-Rhin, la proportion atteint même les deux tiers. Dans ces communes, la grande majorité Logements autorisés par département en % Logements individuels Logements en 2012 (nombre) Évolution 2012/2011 Logements collectif et logements en résidence Logements en 2012 (nombre) Évolution 2012/2011 Logements en 2012 (nombre) Total Évolution 2012/2011 Évolution annuelle moyenne 2012/2007 (1) Bas-Rhin , ,1-0,4 Haut-Rhin , , ,4-2,6 Alsace , , ,6-1,2 France métropolitaine , ,8-2,1 (1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu la construction de logements, pour le département ou la région, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période de 5 ans considérée. Note : données brutes, en date réelle Champ : France métropolitaine Source : SOeS, Sit@del2 23
24 CONSTRUCTION des logements en construction sont des maisons individuelles. La prédilection pour l'habitat individuel, ainsi que des terrains disponibles à des prix moins élevés qu'en ville favorisent cette tendance. Néanmoins, cette dernière conduit à un émiettement de l'urbanisation qui est préoccupant au regard de l'organisation du territoire régional et de la capacité des pôles urbains intermédiaires à jouer leur rôle de centralité. Par l'éloignement des zones d'activités et des infrastructures de transport collectif, la périurbanisation allonge les déplacements quotidiens et augmente l'usage de la voiture. La construction de maisons individuelles est également au cœur de l'étalement urbain et de la consommation d'espace. Le rythme annuel d'artificialisation a été estimé par la plateforme régionale du foncier en Alsace et de la consommation d'espaces (PREFACE) entre 600 et 700 hectares par an sur la période , dont près de 400 hectares pour l'habitat. Cette artificialisation se fait surtout au détriment des espaces agricoles, mais aussi des espaces et des continuités naturelles et donc de la biodiversité. Il est cependant notable que chaque maison individuelle construite actuellement consomme un are de moins, en moyenne, qu'il y a dix ans, avec des parcelles de 770 m². Évolution de la commercialisation de logements neufs en Alsace en indice base 100 en Logements neufs disponibles en fin d année Logements neufs mis en vente Logements neufs vendus (réservés) Note : données brutes Champ : permis de 5 logements et plus destinés à la vente aux particuliers ; France métropolitaine Source : SOeS, enquête ECLN Julie MARCHI Jean-Paul STRAUSS Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement d'alsace Agglomérations, villes moyennes, bourgs et villages : une armature urbaine Un des outils permettant aux SCoT (Schémas de Cohérence Territoriale) de déterminer leur projet de territoire dans le respect des principes du développement durable réside dans la définition d'une armature urbaine. Celle-ci prend en compte l'organisation du territoire selon les polarités urbaines et définit ainsi une hiérarchie des communes, les déclinant de l'agglomération jusqu'aux villages. Comme les y invite la loi, les SCoT assignent à chaque niveau de l'armature urbaine des objectifs différenciés en matière de construction, afin de réduire le rythme d'artificialisation des sols par l'urbanisation et de diminuer les obligations de déplacement. 24
25 TRANSPORTS Une année dynamique pour les transports Les transports affichent des résultats positifs sur l'ensemble de l'année. La mise en service de nouveaux projets et des aménagements de desserte sont notamment à l'origine de cette année dynamique. En particulier les aéroports alsaciens enregistrent une nouvelle croissance du nombre de leurs passagers et le transport ferroviaire de voyageurs ne cesse d'augmenter. bénéficiant du haut niveau de la devise suisse. En 2012 s'est aussi concrétisé le projet de desserte ferroviaire de l'aéroport. Celle-ci devrait permettre aux trains régionaux français et suisses d'atteindre l'aéroport à l'horizon de Le transport ferré de voyageurs se porte bien Depuis sa mise en service, le TGV Est a transporté plus de 60 millions de voyageurs en cinq ans. Les travaux de la seconde phase de la ligne à grande vitesse se poursuivent jusqu'en Ce tronçon permettra de gagner trente minutes sur le trajet Strasbourg-Paris, mais aussi de favoriser les relations province-province qui verront leur temps de parcours réduit. L 'activité a été soutenue dans les aéroports alsaciens tout au long de l'année L'aéroport international de Strasbourg-Entzheim confirme son retour à la croissance pour la deuxième année consécutive après les quatre ans de baisse continue qui avaient suivi la mise en service du TGV Est en juin Avec 1,2 million de passagers accueillis en 2012, la hausse enregistrée est de 8 % par rapport à l'année précédente. L'augmentation de l'offre existante avec l'ouverture de nouvelles lignes et l'arrivée de quatre nouvelles compagnies coïncide avec la mise en place du plan de relance de la plate-forme aéroportuaire. Ce plan prévoit une réduction de la taxe d'aéroport et l'exonération de la redevance pour l'ouverture de nouvelles lignes. L'aéroport voisin allemand, le Baden-Airpark, affiche, avec 1,3 million de passagers, une augmentation de 15 % de sa fréquentation par rapport à l'année L'EuroAirport de Bâle-Mulhouse enregistre un nouveau record avec 5,35 millions de passagers, soit 6 % de plus qu'en Ces résultats s'expliquent notamment par une augmentation de l'offre, avec la mise en place d'avions de plus grande capacité, et par une demande À la gare de Strasbourg, passagers sont comptabilisés chaque jour. C'est de plus qu'il y a cinq ans. Des villes moyennes bénéficient aussi de cette ligne : après celui de Saverne, un arrêt quotidien du TGV Est a été ouvert à la gare de Sélestat en décembre Il a permis de réaliser allers-retours en un an. La ligne TGV Rhin-Rhône a soufflé sa première bougie en décembre En un an d'exploitation, neuf millions de voyageurs ont été transportés : 55 % des voyages ont été effectués sur l'axe Est-Ouest (en provenance ou à destination de Paris) et 45 % sur l'axe Nord-Sud. Depuis le 9 décembre 2012, la mise en service du raccordement court de Mulhouse permet un gain de vingt minutes pour les voyageurs de la ligne TGV entre Strasbourg et Lyon. Ce tronçon libère aussi la gare de Mulhouse des convois de fret depuis avril Les trains express régionaux ont vu leur fréquentation (en voyageur x kilomètre) augmenter de 7 % au premier semestre 2012 par rapport à la même période de Cette progression constante depuis plus de 25
26 TRANSPORTS quinze ans s'explique par l'amélioration de l'offre, comme la généralisation du cadencement des trains et une augmentation de la fréquence des dessertes. Par ailleurs, la réouverture en décembre 2012 de la ligne ferroviaire Mulhouse-Müllheim-Fribourg au trafic voyageurs porte à deux le nombre de lignes transfrontalières dans la région. Contrairement à la ligne Strasbourg- Offenburg exploitée conjointement par l'opérateur allemand et la SNCF, cette liaison sera effectuée exclusivement par des conducteurs de la SNCF. Bonne activité sur le Rhin Après une année 2011 morose suite aux difficultés de navigation sur le Rhin, 22 millions de tonnes de marchandises ont été enregistrées aux écluses de Gambsheim en 2012, soit une hausse de 14 % sur un an bateaux ont traversé les écluses (soit 72 bateaux en moyenne par jour). Les chargements ont été Évolution du trafic fluvial de conteneurs des ports alsaciens Nombre de mouvements d'evp* optimisés grâce au bon débit du Rhin sur l'ensemble de l'année : tonnes ont été chargées en moyenne par bateau contre tonnes en Sur les plates-formes portuaires alsaciennes, 13,5 millions de tonnes de produits en vrac ont été transbordées en C'est 12 % de marchandises de plus qu'en Le transport de produits agricoles progresse de 12 % et celui des matériaux de construction de 16 %, grâce à des exportations en forte hausse (+23 % à l'écluse de Gambsheim). L'activité des conteneurs a elle aussi été dynamique mouvements de conteneurs EVP (équivalent vingt pieds), tous modes de transport confondus, sont comptabilisés au port autonome de Strasbourg en 2012 : 28 % de ces conteneurs sont transbordés sur le fleuve, 21 % sur les trains, le reste par la route. Afin de favoriser le développement de cette activité, des travaux sont en cours pour la mise en place d'un portique sur le terminal Nord. Le transbordement fluvial des conteneurs du port rhénan de Colmar atteint un record de mouvements d'evp, soit 81 % de plus qu'en Seule la plate-forme des ports Mulhouse-Rhin enregistre une baisse de ses trafics conteneurs due à l'arrêt des exportations de PSA vers l'iran. Mais depuis juillet 2012, de nouveaux horizons s'ouvrent aux ports puisque deux trains de quarante-cinq conteneurs par semaine rejoignent la nouvelle usine PSA en Russie, et avec à terme cinq trains par semaine. Un nouveau hub vraquier couvert est aussi prévu sur la plate-forme de l'île Napoléon Ports de Mulhouse-Rhin Colmar Neuf-Brisach Port Autonome de Strasbourg Sources : Port Autonome de Strasbourg, CCI-Colmar Centre Alsace, Ports de Mulhouse-Rhin *équivalent vingt pieds La voie fluviale était aussi au service de la LGV Est en 2012 : tonnes de matériaux issus du percement du tunnel de Saverne ont navigué sur le canal de la Marne au Rhin. Le mode routier moins dominant Sur l'ensemble de l'année, la circulation routière journalière sur l'axe Nord-Sud alsacien est en légère augmentation de 0,3 %. En 2012, on compte véhicules circulant chaque jour aux abords de l'agglomération de 26
27 TRANSPORTS Strasbourg, en augmentation de 2 % par rapport à Mais, le trafic poids lourds au même endroit est lui en diminution de camions par jour ouvré. Sur l'ensemble de l'axe, une baisse de 3,3 % de la circulation des poids lourds est enregistrée. Le transport routier de marchandises effectué par des véhicules immatriculés en France est en baisse de 16 % avec 70 millions de tonnes transportés sur les routes d'alsace en Les immatriculations de véhicules neufs sont en diminution dans la région comme dans le reste de la France voitures particulières ont été immatriculées en 2012 en Alsace contre en % de ces véhicules ont pu bénéficier du bonus écologique incitant les particuliers, mais aussi les entreprises et les acheteurs publics depuis le 1 er août 2012, à acquérir des véhicules moins polluants. Julie MARCHI Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement d'alsace Transport de marchandises par la route 2012 (p) (millions de Tonnes- Kilomètres transportés) Évolution annuelle (en %) Évolution annuelle moyenne sur 5 ans (1) (en %) Entrées dans la région 2 708,1-17,1-9,0 Sorties de la région 3 296,7-9,9-8,2 Intérieur de la région 1 424,4-14,5-3,0 Total Alsace 7 429,3-13,5-7,6 France métropolitaine ,1-7,9-4,9 p : données provisoires (1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu le transport de marchandises si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période de 5 ans considérée. Champ : France métropolitaine hors Corse. Données hors transport international Source : SOeS, Enquête Transport routier de marchandises Évolution du nombre d'immatriculations de véhicules particuliers neufs en indice base 100 en Immatriculations de véhicules neufs Véhicules particuliers Véhicules utilitaires légers (1) Véhicules industriels à moteur (2) Ensemble immatriculations (3) 2012 (nombre) Évolution 2012/2011 (en %) 2012 (nombre) Évolution 2012/2011 (en %) 2012 (nombre) Évolution 2012/2011 (en %) 2012 (nombre) Évolution 2012/2011 (en %) Bas-Rhin , , , ,6 Haut-Rhin , , , ,5 Alsace , , , ,6 France métropolitaine , , , ,4 Note : données brutes (1) : camionnettes et véhicules automoteurs spécialisés <= 3,5 t de PTAC (2) : camions, véhicules automoteurs spécialisés > 3,5 t de PTAC et tracteurs routiers (3) : y compris immatriculations de transports en commun Source : SOeS, SIDIV Alsace France métropolitaine Note : données brutes Source : SOeS, Fichier central des automobiles, SIDIV 27
28 TOURISME Un bon cru 2012 pour le tourisme Après cinq années de progression régulière, la fréquentation touristique 2012 est en retrait par rapport au niveau atteint en 2011, mais reste bien supérieure aux bilans des années précédentes. Pour un total de 7,1 millions de nuitées, le recul est de 0,9 % dans l'hôtellerie et de 3,4 % dans les campings. Grâce à la clientèle allemande et suisse, l'activité des hôtels, marquée par une relative désaffection de la clientèle française, recule modérément. Dans les campings, le mauvais temps a pesé sur les résultats du début de l'été. La réforme du classement des hébergements touristiques a encouragé la montée en gamme des établissements. Près de 3,7 millions de personnes ont séjourné en 2012 dans les hôtels de la région, pour y passer 6,2 millions de nuitées. Après le pic d'activité atteint en 2011, le recul est de 0,9 %. Ainsi, la tendance à la croissance de la fréquentation, amorcée en 2006, s'interrompt, après une envolée de 6,8 % en Encore une bonne année pour l'hôtellerie Au niveau national, la fréquentation est restée quasistable en Dans la moitié des régions, l'activité a été meilleure qu'en 2011 avec la hausse la plus importante enregistrée en Provence - Alpes - Côte d'azur (+2,2 %). L'Alsace est, avec la Bretagne, parmi les régions où le repli reste modéré. Le 29 février et les congés scolaires de ce même mois ont soutenu l'activité touristique du début de l'année : nuitées de plus par rapport à 2011 (+9 %). Les effets de calendrier ont aussi joué au mois de mai qui, en outre, a bénéficié du beau temps, avec 6 % de nuitées supplémentaires. La clientèle étrangère en a effectué 70 %. Enfin, les hôteliers ont tiré parti de l'allongement des congés scolaires de novembre et comptabilisé 10 % de nuitées de plus qu'en novembre 2011, dont deux sur trois relèvent de la clientèle française. En revanche, l'absence de jours fériés au mois de juin a entraîné une baisse de 9,3 % du nombre de nuitées quelle que soit la nationalité des touristes. Malgré une légère baisse de fréquentation en 2012, le succès de "Noël en Alsace" ne s'est pas démenti et les résultats du mois de décembre restent de loin les plus élevés de l'année avec nuitées enregistrées, soit près de 11 % de l'activité totale. Les Allemands et les Suisses, toujours plus nombreux Globalement sur l'année, la moindre fréquentation des hôtels résulte uniquement d'arrivées moins nombreuses Évolution des nuitées dans les hôtels et les campings en indice base 100 en Nombre de nuitées - Alsace Nombre de nuitées - France métropolitaine Nombre d arrivées - Alsace Nombre d arrivées - France métropolitaine Note : Les données hôtellerie jusqu en octobre 2012 sont définitives et celles de novembre et de décembre 2012 sont des données "consolidées". Les données camping 2012 sont définitives. La fréquentation des campings n est observée que de mai à septembre. Sources : Insee ; DGCIS, partenaires régionaux 28
29 TOURISME car la durée moyenne de séjour reste stable (1,68 jour). Ainsi, la baisse est estimée à personnes (-0,9 %). Ce déficit de séjours ne concerne que la clientèle française, car les étrangers sont venus un peu plus nombreux qu'en L'activité hôtelière est ainsi en recul de nuitées sur l année (-0,9 %). Malgré un gain de nuitées de la clientèle étrangère, la désaffection de la clientèle française (-2 % de nuitées) tire le résultat à la baisse. Avec plus de nuitées passées en 2012, soit +6,3 %, les Allemands sont les premiers clients de l'hôtellerie régionale. Les Suisses, troisième nationalité présente en Alsace, sont également venus plus nombreux (+4,1 % de nuitées). En revanche, les principaux autres pays européens, la Belgique (-5 %), l'italie (-5,4 %), les Pays Bas (-12,6 %) et l'espagne (-5,8 %) ont fait défaut. Seuls les séjours des Britanniques, dont le nombre avait fortement baissé depuis quelques années, ne reculent que très faiblement. Les touristes américains et russes sont venus plus nombreux en 2012 avec respectivement nuitées (+14 %) pour les premiers et pour les seconds (+22 %). Ces clientèles ne contribuent toutefois que pour respectivement 3,3 % et 1,5 % à l'activité hôtelière. Fréquentation des hôtels et des campings Alsace en milliers France métropolitaine Hôtels Campings Hôtels Campings Arrivées Français Étrangers Nuitées Français Étrangers Durée moyenne du séjour (en jours) 1,7 3,3 1,8 5,4 Français 1,6 3,9 1,7 5,6 Étrangers 1,8 3,0 2,2 5,0 Note : les données hôtellerie jusqu en octobre 2012 sont définitives et celles de novembre et de décembre 2012 sont des données "consolidées". Les données camping 2012 sont définitives. La fréquentation des campings n est observée que de mai à septembre. Sources : Insee ; DGCIS, partenaires régionaux Taux d occupation dans les hôtels en % du nombre de lits disponibles jan mars 2012 mai 2012 juil sept nov Alsace - en 2012 Alsace - moyenne France métropolitaine - en 2012 France métropolitaine - moyenne Note : Les données jusqu en octobre 2012 sont définitives et celles de novembre et de décembre 2012 sont des données "consolidées". Sources : Insee ; DGCIS, partenaires régionaux Le mauvais temps a contrarié la fréquentation des campings L'hôtellerie de plein air a accueilli personnes pendant la saison estivale de mai à septembre, pour nuitées. Pour la deuxième année consécutive, la fréquentation des terrains de campings recule : la baisse est de 3,4 % en 2012 après celle de 2,6 % en 2011, du fait à la fois de campeurs moins nombreux et d'une nouvelle baisse de la durée moyenne de séjour de 0,2 jour pour s établir à 3,2 jours. Au niveau national, le repli de la fréquentation est de 1 %. En Alsace, les deux dernières années font suite à des records de fréquentation observés en 2009 et Une part de la clientèle familiale s'était en effet tournée vers ce type d'hébergement, dans un contexte de crise économique. Cependant, les conditions météorologiques pèsent sur la fréquentation estivale. Le temps pluvieux et frais qui a dominé pendant les mois de juin et juillet a freiné la fréquentation des campings. 29
30 TOURISME En revanche, un rattrapage s'est amorcé au mois d'août à la faveur du temps chaud et agréable qui s'est installé jusqu'à la fin de l'été. Le taux d'occupation moyen est de 30,5 % des emplacements sur l'ensemble de la saison et culmine à 46,1 % au mois d'août. En Alsace, la clientèle étrangère contribue pour 58 % à l'activité de ce secteur, dont les deux tiers sont des Allemands ou des Néerlandais. Dans l'ensemble des régions, c'est la clientèle française qui prédomine largement, avec deux nuitées sur trois. Un effort de qualité sur l'hébergement Nombre de nuitées dans les campings par département 2012 (milliers) Nombre de nuitées dans les campings Évolution sur un an (%) Évolution moyenne annuelle sur 5 ans (1) (%) Part de nuitées effectuées en 2012 (%) par une clientèle étrangère sur emplacements locatifs Bas-Rhin 346-1,1 2,8 55,2 22,8 Haut-Rhin 557-4,6 1,1 60,2 15,4 Alsace 902-3,4 1,7 58,3 18,2 France métropolitaine ,0 1,6 33,6 44,6 Note : données 2012 définitives. La fréquentation des campings n est observée que de mai à septembre. (1) : taux d évolution annuel qu aurait connu le nombre de nuitées si l évolution avait été la même pour chaque année de la période de 5 ans considérée. Sources : Insee ; DGCIS, partenaires régionaux La loi de développement et de modernisation des services touristiques définit de nouvelles normes de classification des hébergements touristiques (hôtels et campings) qui facilitent la comparaison avec les autres pays. En particulier, elle a créé une nouvelle catégorie "5 étoiles" et a supprimé les catégories "0 étoile" et "4 étoiles luxe". L'ancien classement est obsolète, depuis juillet 2012, mais il reste des établissements qui n'ont, en fin d'année, toujours pas été reclassés. des services offerts. En Alsace, la catégorie "2 étoiles", qui représentait près de la moitié du parc régional avant la réforme (47 %), perd nettement de son importance, au profit de la catégorie "3 étoiles" dont la proportion a déjà gagné huit points. Par ailleurs, le tourisme régional bénéficie désormais de cinq établissements de prestige, classés "5 étoiles", trois dans le Bas-Rhin et deux dans le Haut-Rhin. Ce changement de nomenclature se solde par une montée en gamme des établissements, certains hôteliers ayant été incités à améliorer la qualité des équipements et Catherine FISCHER Nombre de nuitées dans les hôtels par département Nombre de nuitées dans les hôtels 2012 (milliers) Évolution sur un an (%) Évolution moyenne annuelle sur 5 ans (1) (%) Part de nuitées effectuées en 2012 par une clientèle étrangère (%) Bas-Rhin ,0 1,7 38,1 Haut-Rhin ,0 1,2 39,9 Alsace ,9 1,5 38,9 Note : Les données jusqu en octobre 2012 sont définitives et celles de novembre et de décembre 2012 sont des données "consolidées". (1) : taux d évolution annuel qu aurait connu le nombre de nuitées si l évolution avait été la même pour chaque année de la période de 5 ans considérée. Sources : Insee ; DGCIS, partenaires régionaux 30
31 INDUSTRIE Recul de l'activité industrielle Après deux années plutôt favorables, l'industrie alsacienne connaît un coup d'arrêt en 2012, dans le prolongement d'un second semestre 2011 marqué par un ralentissement des commandes. Le chiffre d'affaires de l'industrie alsacienne s'est contracté de 4,8 % en 2012, en lien avec le recul des exportations qui soutiennent habituellement l'activité régionale. Cette panne des exportations (-5,2 %) affecte en particulier les constructeurs de matériels de transport, alors que la filière agro-alimentaire affiche une hausse de son chiffre d'affaires à l'international de 12,1 %. ont procédé à une revalorisation des prix de vente. Cet élargissement des marges conduirait à de meilleurs résultats : 30 % des chefs d'entreprise annonçant une hausse de la rentabilité en 2012 contre 12 % dans l'ensemble de l'industrie régionale. La hausse des exportations, de l'ordre de 12 %, participe largement au développement de l'activité. Les biens d'équipements électriques, électroniques et mécaniques ont enregistré une légère érosion de leur chiffre d'affaires en 2012 (-0,9 %), notamment dans les équipements électriques et électroniques, alors que la fabrication de machines et d'autres équipements résiste à la crise. Confrontés à un ralentissement de l'investissement, les industriels espèrent un rebond en 2013 grâce à une amélioration de la demande extra- européenne. Le contexte récessif de 2012 se traduit par un recul de l'emploi touchant en premier lieu l'emploi non pérenne. Toutes branches confondues, l'emploi intérimaire recule. Le ralentissement de l'activité n'engage pas les chefs d'entreprise à recruter ; seuls quelques secteurs, pour lesquels la visibilité semble plus dégagée, ont embauché, à l'instar des fabricants de machines agricoles. À l'exception de l'agro-alimentaire, repli de l'activité dans tous les secteurs La fabrication de denrées alimentaires et de boissons enregistre une progression de son activité. En 2011, les hausses des prix des matières premières avaient restreint les marges ; en 2012, nombre d'entreprises Les matériels de transport pris dans la tendance récessive amorcée en 2011 accusent une forte baisse de leur chiffre d'affaires, de l'ordre de 28 %. Exposé à l'export, le secteur est marqué par une contraction des ventes sur les marchés internationaux de 30 %. En raison de la dégradation des carnets de commande, l'emploi dans le secteur a diminué de 11 %. Les autres produits industriels ont fait face à une conjoncture moins porteuse en Le recul de leur chiffre d'affaires atteint 1,9 %. Les industries chimiques, pharmaceutiques et métallurgiques enregistrent les plus nets replis, alors que le textile, le cuir et la fabrication de meubles progressent de 4 %. L'emploi se contracte de 2 % et, comme partout, les intérimaires sont les premiers concernés par le recul de l'activité. Principales variations annuelles (en %) Secteurs d'activité Effectifs Chiffre d'affaires Exportations Investissement Industries agricoles et alimentaires 0,6 0,2-1,2 2,2 3,2 1,5-0,6 3,8 12,1-23,1 0,1-0,3 Équipements électriques -1,1 2,5-0,7 8,5 9,2-0,9 14,4 14,4-1,1-17,6-9,5-5,5 et électroniques, autres machines Fabrication de matériels de transport 0,3-3,7-10,8 12,0 16,6-28,3 14,4 15,9-30,6-26,2 16,6 24,5 Fabrication d'autres produits industriels -1,2 0,0-2,1 8,3 3,6-1,9 7,0 4,9-0,9-19,6 1,9-22,5 Ensemble Industrie -0,7 0,2-2,7 7,8 6,7-4,8 9,1 9,1-5,2-18,8-1,1-13,6 Avertissement : il est rappelé que les échantillons ne sont pas constants sur la période examinée. Source : Banque de France 31
32 INDUSTRIE Principales évolutions dans l'industrie en % 10 Des perspectives de reprise des investissements Chiffre d'affaires Exportations Investissement Effectifs Source : Banque de France Les dépenses d'investissement sont en baisse de 14 % par rapport à Les prévisions effectuées il y a un an se sont avérées trop optimistes et nombre de projets ont été repoussés, en attendant des signes tangibles de reprise d'activité ou d'amélioration des carnets de commande. Les industries agro-alimentaires ont réalisé des dépenses d'investissement équivalentes à celles de Dans la fabrication de matériels de transport, la progression des investissements se concentre sur le ferroviaire. Les biens d'équipements électriques et les fabricants de machines voient leurs dépenses reculer, comme en Les autres produits industriels affichent aussi une contraction de leurs investissements, à l'exception, toutefois, des fabricants de meubles et des autres industries manufacturières. Les prévisions d'activité issues des réponses des chefs d'entreprise à l'enquête de la Banque de France s'accordent autour d'une légère reprise en La croissance en termes de chiffre d'affaires atteindrait 2,5 %, tirant profit de l'amélioration de la demande extraeuropéenne. En tablant sur une meilleure orientation des marchés export, les fabricants d'équipements électriques et de machines espèrent un rebond de la demande et une augmentation de leur activité (+5,4 %). À l'inverse, les fabricants de matériels de transport anticipent, au mieux, une stabilité de leur chiffre d'affaires. Dans les autres biens industriels, l'industrie pharmaceutique escompte un retour de la croissance, tout comme la chimie, alors que les perspectives semblent moins favorables dans les produits en matière plastique et les produits métalliques. En termes d'investissements, l'industrie alsacienne consacrerait un effort important au développement de ses moyens d'équipement (+30 %), au travers du lancement de plusieurs programmes d'envergure. Les industries agro-alimentaires seraient en pointe en ce domaine, avec une hausse de 64 % par rapport à L'industrie chimique s'engagerait également dans d'importants projets. Le nombre d'emplois permanents ou intérimaires diminuerait encore en 2013, en dépit d'une meilleure tenue de l'investissement. En 2012, les résultats de l'industrie alsacienne se révèlent plus défavorables qu'en Lorraine, où le recul est de 1,9 % en termes de chiffre d'affaires, de 1,5 % pour les effectifs et de 3,1 % pour les investissements. Philippe BOHN Banque de France Prévisions d'évolution dans l'industrie pour 2013 (en %) Secteurs d'activité Effectifs moyens (y compris intérimaires) Chiffre d'affaires Exportations Investissement Industries agricoles et alimentaires -2,2 1,4-0,6 63,9 Équipements électriques et électroniques, autres machines -2,7 5,4 8,7 1,1 Fabrication de matériels de transport -5,8-0,1-3,5-19,5 Fabrication d'autres produits industriels -1,0 3,1 6,9 36,7 Ensemble Industrie -2,2 2,5 3,7 29,8 Source : Banque de France 32 Ces données sont extraites d'un document publié, chaque début d'année, sur le site internet de la Banque de France : blications/alsace.html Les résultats publiés pour l'industrie proviennent des réponses obtenues par l'enquête annuelle de la Banque de France auprès de 300 entreprises, représentant 67 % des effectifs industriels recensés par Pôle Emploi au 31/12/2010.
33 BTP L'activité dans le BTP s'essouffle Le regain d'activité de 2011 ne s'est pas prolongé. Le repli résulte d'un environnement défavorable qui pèse sur la demande. Ce dernier pourrait induire une nouvelle contraction de l'activité en Principales évolutions dans les entreprises* du BTP En % En 2012, la construction montre des signes d'essoufflement, avec une contraction de son chiffre d'affaires de 0,4 %. Le gros œuvre est à la peine face au ralentissement des mises en chantier de logements, à l'absence de gros projets dans le bâtiment non résidentiel et, surtout, à une forte pression sur les prix insuffisamment rémunérateurs. Le recul du chiffre d'affaires est de 0,9 %. Le second œuvre semble moins touché, avec une évolution positive. La remise à plat des taux de TVA inscrite dans la dernière loi de finances aura peut-être favorisé des travaux de rénovation, notamment en fin d'année, même si globalement la demande des particuliers pâtit de la crise économique. Les travaux publics ont connu une année difficile avec une baisse de la demande publique. L'emploi en ressort affaibli : le recul des effectifs a surtout affecté l'emploi intérimaire qui a fléchi de 5,3 % (9,8 % dans les travaux publics). Les dépenses d'investissement s'inscrivent une nouvelle fois en baisse par rapport à 2011, illustrant l'absence de Source : Banque de France Chiffre d'affaires Investissement * entreprises ayant répondu à l enquête annuelle de la Banque de France visibilité sur l'évolution de la demande et des carnets de commande. Pour 2013, la persistance de facteurs défavorables (contraintes de financement, diminution des aides fiscales) pourrait induire une nouvelle contraction de l'activité. Aucun secteur ne serait épargné : le gros œuvre enregistrerait la plus forte baisse (-6 % de son chiffre d'affaires). La diminution serait de 1,6 % dans les travaux publics et la situation serait étale dans le second œuvre. Moins de 10 % des chefs d'entreprise envisagent une progression de leurs carnets de commande. Quant aux dépenses d'investissement, elles seraient à nouveau en retrait. Philippe BOHN Banque de France Variation des chiffres d'affaires En % Variation des investissements En % -10 Ensemble BTP Travaux publics Bâtiment dont Gros œuvre dont Second œuvre -50 Ensemble BTP Travaux publics Bâtiment dont Gros œuvre dont Second œuvre 2012 Source : Banque de France Prévisions Source : Banque de France Prévisions
34 COMMERCE EXTÉRIEUR Les échanges extérieurs marquent le pas Après deux années de reprise, les échanges extérieurs alsaciens reculent en Les incertitudes sur la zone euro et les difficultés de l'industrie ont ralenti les exportations, plus fortement que dans les autres régions. Le solde apparent du commerce extérieur se creuse, conséquence de cette baisse et de la facture énergétique. Les échanges extérieurs alsaciens marquent le pas en L'embellie qui a succédé à la crise de 2009 n'aura duré que deux ans. L'atonie de la plupart des économies de la zone euro est plus fortement ressentie dans la région qu'au niveau national. D'un montant de 28,5 milliards d'euros, les ventes alsaciennes à l'étranger reculent de 900 millions d'euros par rapport à Cette orientation défavorable s'accompagne d'une baisse de 500 millions d'euros des importations. Au total, le solde apparent du commerce extérieur se creuse, affichant une valeur négative pour la troisième année consécutive : -2,7 milliards d'euros. Le taux de couverture régional (rapport de la valeur des exportations à celle des importations) s'établit à 91 %, demeurant néanmoins plus proche de l'équilibre que le taux national (84 %). Recul des exportations en 2012 Malgré une baisse de 3,1 % des exportations régionales pour une hausse identique des exportations nationales, l'alsace se maintient au cinquième rang des régions exportatrices. La région contribue à hauteur de 6,6 % au total des ventes françaises ; elle n'est devancée que par l'île-de-france (17,9 %), Rhône- Alpes (11,1 %), Midi-Pyrénées (10,3 %) et Nord-Pasde-Calais (7,6 %). Avec un montant d'exportations de euros par habitant contre euros en moyenne nationale, l'alsace conserve sa première place. La contribution de l'alsace aux importations nationales (6,1 %) est en légère baisse. Les achats à l'étranger sont en retrait de 1,6 % (+1,1 % au plan national). L'Alsace occupe le sixième rang des régions importatrices, deuxième pour ses achats par habitant. Ces positions sont inchangées depuis Une année difficile pour le secteur automobile Les produits vendus à l'étranger appartiennent en majorité à cinq grandes familles. L'année 2012 est marquée par les mauvais résultats enregistrés par deux d'entre elles : les matériels de transport et les produits pharmaceutiques. Les exportations de matériels de transport sont en baisse de 500 millions d'euros. Cela correspond à la sensible contraction du volume des ventes des produits de la construction automobile (-25,3 %). Ce secteur, bien représenté dans la région, est plus affecté par la crise que ses homologues régionaux, les acteurs locaux du secteur (Peugeot et General Motors) faisant partie des constructeurs les plus touchés. Dans le même temps, les exportations de produits pharmaceutiques baissent de 370 millions d'euros (-12,1 %), à l'opposé de l'évolution nationale (+12,9 %) Évolution des échanges extérieurs de 2006 à 2012 Exportations et importations en millions d'euros Exportations Source : Douanes Importations Solde en millions d'euros Solde
35 COMMERCE EXTÉRIEUR Boissons Produits chimiques divers Métaux non ferreux Équipements pour automobiles Machines diverses d'usage spécifique Produits du travail des grains et produits amylacés Produits alimentaires divers Coutellerie, outillage, quincaillerie Cuir, bagages et chaussures Articles d'habillement Excédents et déficits selon le type de produit en 2012 Produits sidérurgiques Produits chimiques de base, plastiques et caoutchouc Produits pharmaceutiques Produits pétroliers raffinés et coke En millions d'euros Déficits Source : Douanes Excédents Les exportations d'autres filières régionales montrent plus de dynamisme. De bons résultats sont enregistrés pour les appareils de mesure, d'essai et de navigation et articles d'horlogerie (+12,5 %). Les ventes d'équipements électromédicaux de diagnostic et de traitement augmentent également à un rythme soutenu (+11,7 %). Ces évolutions peuvent cependant être sans lien avec l activité locale de production ou de commercialisation, l Alsace, par son rôle de plate-forme logistique, jouant un rôle d intermédiaire pour le commerce de ces produits. En 2012, la part de la région dans les exportations nationales de ces derniers produits dépasse les 25 %. Mais ces hausses ne concernent pas tous les secteurs où le poids de la région est important. Ainsi les exportations d instruments à usage médical, optique et dentaire reculent de 9,5 %. La facture énergétique pèse sur le solde des échanges Pour un montant de millions d'euros, l'énergie représente 6 % des importations régionales. L'arrêt de la production à la raffinerie de Reichstett a marqué la fin des achats de pétrole brut et des ventes de produits pétroliers raffinés. Les échanges dans l'énergie correspondent donc quasi-exclusivement aux achats de produits pétroliers raffinés. En 2012, le maintien des cours à un niveau élevé pèse sur le solde des échanges des produits énergétiques pour un bilan négatif de millions d'euros. Soit, en niveau, près des deux tiers du déficit du commerce extérieur de la région. Hors produits énergétiques, les importations sont en retrait de 1,8 %. Cette évolution est parallèle à celle des exportations, quoique plus modérée. C'est en partie le reflet du poids des échanges internes aux nombreux groupes internationaux implantés dans la région. Sans surprise, la baisse la plus marquante concerne également l'automobile. Les échanges avec l'europe au ralenti L'Alsace réalise près de 80 % de ses échanges avec les autres pays européens. Son premier partenaire commercial est l'allemagne, à laquelle la région achète ou vend près de 30 % de ses produits. À elle seule, la zone euro représente 59 % des exportations et 56 % des importations. Les exportations vers l'ensemble de l'union européenne reculent de 6,8%, sous l'effet de la rétractation de la demande intérieure consécutive à la crise. Pays les plus concernés, l'italie et l'espagne ont diminué leurs achats de plus de 10 % par rapport à Les importations en provenance de l'irlande ont baissé de plus de 50 %, malgré la reprise du commerce extérieur du pays. Royaume-Uni Espagne Pays-Bas Pologne Suède Turquie Italie Autriche Irlande Allemagne Chine Etats-Unis Suisse Excédents et déficits avec les principaux partenaires commerciaux de l'alsace en 2012 En millions d'euros Déficits Excédents Source : Douanes 35
36 COMMERCE EXTÉRIEUR Dans ce contexte délicat, le solde avec l'union européenne reste excédentaire de 1,1 milliard d'euros. Il est déficitaire avec l'ensemble du continent (-450 millions d'euros). Les échanges avec les pays en dehors de l'europe institutionnelle sont demeurés plus dynamiques, notamment en raison d'un taux de change euro-dollar plus favorable. Les exportations vers les États-Unis, premier partenaire extra-européen, ont ainsi augmentédeplusde7%.lecommerceextérieurestcependant très déficitaire avec ce pays ( millions d'euros). Les bons résultats concernent surtout les pays émergents, portés par une plus forte croissance : les ventes progressent de plus de 15 % en directiondubrésiletdelaturquieetd'untiersversla Russie. Elles augmentent plus modérément vers la Chine (+6 %). Dans le même temps, les importations sont en hausse de 7 %, portant le déficit du commerce extérieur avec la Chine à hauteur de millions d'euros. Ce pays est désormais neuvième client et cinquième fournisseur de la région. Sylvain MOREAU Pour comprendre et interpréter ces résultats La notion de commerce extérieur à l'échelle d'une région appelle à la prudence. Les données disponibles ne concernent que les échanges avec l'étranger, à partir des statistiques douanières. Les transferts de marchandises d'une région française à l'autre après importation ou avant exportation ne sont pas forcément pris en compte ; certaines marchandises peuvent donc être comptabilisées dans les importations de la région A alors que leur lieu de destination réel se trouve dans la région B, ou dans les exportations de la région A alors qu'elles ont été produites dans la région B. Les statistiques douanières ne permettent donc pas de parler de "balance commerciale régionale" qui puisse faire l'objet du même type d'analyse qu'au niveau national. Malgré ces limites, l'analyse des évolutions donne des indications intéressantes sur la situation économique régionale. La valeur des échanges est prise en compte au passage de la frontière. Cette comptabilisation est dite CAF/FAB : pour les importations coût, assurance et fret compris jusqu'à notre frontière nationale, pour les exportations, franco à bord à notre frontière. Pour en savoir plus Part des zones économiques dans les échanges extérieurs de l'alsace Zones économiques Valeurs 2012 (en millions d euros) Évolution (en %) Part de la zone en 2012 (en %) Exportations Importations Exportations Importations Exportations Importations Europe ,3-3,6 81,9 76,3 dont : Union européenne ,8-2,3 72,5 62,7 Zone Euro ,7-1,5 59,3 55,8 Europe hors UE ,6-9,1 9,4 13,6 Suisse ,9-3,7 5,4 11,7 Afrique ,5-40,9 2,9 0,8 Amérique ,8 5,1 5,7 9,4 dont : États-Unis ,0 7,6 3,5 8,1 Asie ,1 11,5 7,4 11,6 dont : Chine ,1 7,1 2,2 6,9 Proche et Moyen-Orient ,6 0,8 1,9 0,4 Autres ,2 8,9 0,1 1,5 Ensemble ,1-1,6 100,0 100,0 Source : Douanes 36
37 ALLEMAGNE - SUISSE Croissance modérée en Allemagne et en Suisse Moins vigoureuse qu'en 2011, la croissance en Allemagne est restée l'une des plus élevées de l'union européenne, soutenue par le dynamisme de son commerce extérieur. Quant à la Suisse, elle enregistre une moindre croissance de son activité économique. L 'activité de l'ensemble des pays de l'union européenne à 27 a baissé de 0,3 %, affaiblie en particulier par la récession de certains pays du sud de l'europe et le manque de dynamisme économique des pays qui pèsent le plus dans le PIB de l'ensemble européen. L'Allemagne affiche en 2012 une croissance de son activité en volume de 0,7 %, moins vigoureuse qu'en 2011 (+3 %). L'économie allemande a surtout connu un ralentissement au 4 e trimestre 2012, avec une baisse de 0,5 % de son produit intérieur brut (PIB). Le dynamisme de son commerce extérieur se poursuit, dans un environnement économique européen beaucoup moins porteur. L'Allemagne a enregistré un excédent de son commerce international de 188 milliards d'euros, le plus élevé des pays de l'union européenne. Moteur de la croissance économique, les exportations contribuent à hauteur de 1,1 point à la hausse du PIB. Le montant des exportations de biens et services dépasse celui de 2011 de 3,4 % et atteint le niveau record d'un billion (mille milliards) d'euros. En particulier, l'allemagne a réalisé un excédent commercial avec la France de 39,7 milliards d'euros, en hausse de 12 % par rapport à Cependant, les ventes vers les pays de l'ue (57 % de l'ensemble), sont en repli de 0,3 %, largement compensé par les exportations vers les pays tiers, en hausse de 8,8 %. Les importations de l'allemagne augmentent quant à elles de 0,7 % (contre 13,2 % en 2011). L'activité économique de l'allemagne reste également soutenue par la consommation intérieure : +0,8 %. Les revenus des ménages sont certes plus élevés, mais dans un contexte de hausse des prix. En revanche, les investissements ont enregistré une baisse de 5,2 %, particulièrement sensible. Le taux d'épargne des ménages continue de diminuer et se situe au plus bas depuis dix ans (10,3 %). En 2012, le nombre d'actifs en emploi s'accroît de 1 % pour atteindre 41,6 millions d'actifs. Les salariés sont plus nombreux en 2012 qu'en 2011 (+1,1 %) en dépit d'une baisse du nombre de fonctionnaires et d'emplois précaires (mini jobs). Parallèllement, le chômage a reculé de 2,6 % en un an et s'établit à 6,8 % des actifs. Bade-Wurtemberg et Rhénanie-Palatinat dans la moyenne allemande Avec une progression de 0,6 %, le PIB du Bade-Wurtemberg évolue, en 2012, comme celui de l'allemagne. La valeur ajoutée brute de l'industrie et du bâtiment a diminué, respectivement de 0,3 % et 0,8 %, et augmenté dans les services de 1,5 %. Le commerce extérieur reste excédentaire, avec des exportations en hausse et des importations en légère baisse. L'emploi progresse de 1,3 % en un an et dépasse les 5,8 millions d'actifs occupés en Un quart d'entre eux travaille dans l'industrie manufacturière, en hausse de 1,6 % et on compte près de emplois supplémentaires dans les services. Le taux de chômage (3,9 %) est très voisin de celui de la Bavière (3,7 %) où cet indicateur est le plus bas de l'ensemble des régions allemandes. Le chômage a augmenté de 3,5 % chez les jeunes de 15 à 25 ans, et diminué de 1,5 % parmi les seniors de 50 à 64 ans, un chômeur sur trois appartenant à cette tranche d'âge en
38 ALLEMAGNE - SUISSE La Rhénanie-Palatinat affiche une croissance de 0,9 % en 2012, portée par les services. La valeur ajoutée brute est en hausse dans les services et le bâtiment, respectivement de 1,2 % et de 5,5 %, alors qu'elle est en baisse dans la production industrielle (-0,9 %), en particulier dans les biens intermédiaires. Parmi les branches industrielles les plus représentées dans ce land, la production de l'industrie automobile a augmenté de 0,6 %, celle de la fabrication de machines et équipements cède 3 % et celle de l'industrie chimique 2,6 %. Pour la troisième année consécutive, les exportations enregistrent une hausse de 3,6 % et les importations diminuent légèrement. Le land de Rhénanie-Palatinat compte 1,9 million d'emplois, soit 0,7 % d'emplois supplémentaires en un an, en particulier dans l'industrie (+1 %), et le bâtiment (+1,1 %). Quant au chômage, il est resté stable à 5,3 %. Croissance plus faible en Suisse En 2012, la dégradation de l'économie mondiale et en particulier de la zone euro a eu un impact sur l'économie de la Suisse. Le PIB gagnerait 1 % en 2012, soit une croissance plus faible qu'en 2011 (+1,9 %). Les dépenses de consommation privée tirent la croissance, néanmoins la balance commerciale des marchandises et des services est en repli. L'emploi total a augmenté de 1,8 % sur un an avec une progression plus soutenue dans la construction (+2 %) et dans le secteur tertiaire (+2,2 %) et une quasi-stabilité des effectifs dans l'industrie manufacturière. À la fin de l'année 2012, frontaliers travaillent en Suisse, en augmentation de 5 % en un an. Un sur quatre travaille en Suisse du Nord-Ouest (cantons d'argovie, Bâle-Ville et Bâle-Campagne) et plus de la moitié réside en France (52,8 %). Le taux de chômage suisse au sens du Bureau International du Travail (BIT) atteint 4 % au 4 e trimestre 2012, soit +0,4 point en un an. L'augmentation est plus marquée chez les actifs de 15 à 49 ans, le chômage parmi les seniors étant resté stable. La Suisse du Nord-Ouest compte emplois, soit +1,3 % comparé au 4 e trimestre Les emplois dans l'industrie et le bâtiment sont en repli alors qu'ils augmentent dans les services. Le taux de chômage dans les cantons de Bâle-Ville (3,7 %), Bâle-Campagne (2,7 %) et Soleure (2,4 %) reste identique à celui de Marie-Laure KAYALI 8 Évolution du PIB : croissance atone partout en Europe en 2012 En % Allemagne Bade-Wurtemberg Rhénanie-Palatinat Suisse France Zone euro UE à 27 Source : Eurostat 38
39
40 sur un an T T T La conjoncture régionale sur Indicateurs clés de la région et note trimestrielle Des indicateurs clés Autour des thèmes de l emploi et du marché du travail, des entreprises, de la construction neuve et du tourisme, accédez aux derniers indicateurs de conjoncture pour la région et ses départements. n 2 Une fin d'année toujours morose pour l'emploi Nouvelle baisse de l'emploi salarié L'emploi salarié marchand non agricole régional est en baisse depuis six trimestres consécutifs. Au4 e trimestre Insee conjoncture Au 4 les secteurs. L'emploi intérimaire est en recul de 5,4 % par rapport au trimestre précédent.le chômage s'accentue, atteint 9,2 % de la population active mais reste en deçà de la moyenne nationale (10,2 %). Le nombre de permis de construire comme celui des mises en chantier diminue, surtout dans le Haut-Rhin. La création d'entreprises fléchit ce trimestre (-8,5 %) à contre-courant de l'ensemble des régions (+2,2 %). Par ailleurs, la hausse de 4 % du nombre de défaillances d'entreprises fin 2012 reste néanmoins contenue sur l'ensemble de l'année. En revanche, dans ce contexte morose, le secteur de l'hôtellerie affiche de bons résultats en cette fin d'année. Alsace e trimestre 2012, l'emploi salarié marchand non agricole en Alsace continue de baisser dans tous avril , il recule de 0,5 % par rapport au trimestre précédent, soit près de emplois de moins, en grande partie Évolution de l'emploi salarié marchand (en indice base 100 au 4e trimestre 2005) dans le Haut-Rhin qui en perd Sur un an, la baisse atteint 1,2 % soit emplois.en France métropolitaine, le repli est plus modéré :-0,3%surle trimestre et -0,6 % Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Alsace (en indice base 100 au 4e trimestre 2005) Des thèmes récurrents T T Alsace France métropolitaine Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières. Note : données trimestrielles. T T Source : Insee, Estimations d'emploi T T T T T T dont Commerce T Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières. Note : données trimestrielles. T T Source : Insee, Estimations d'emploi Insee Alsace - 1 Conjoncture n 2 avril 2013 Une note trimestrielle de conjoncture Pour chaque trimestre, une analyse de la conjoncture régionale Des dates de mise à jour Insee-Alsace Cité Administrative 14 rue du Maréchal Juin CS Strasbourg Cedex Tél (33) Fax (33) Site Internet : Prix du dossier "L'année économique 2012 en Alsace" : 6,30 euros INSEE Ref : CPAD1972 ISSN : ISBN : e Dépôt légal : 2 trimestre
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