Programme régional d évolution de l offre de formation professionnelle dans le secteur du bâtiment et des travaux publics en Languedoc-Roussillon
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- Théodore St-Georges
- il y a 10 ans
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1 formation professionnelle Programme régional d évolution de l offre de formation professionnelle dans le secteur du bâtiment et des travaux publics en Languedoc-Roussillon
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3 édito Christian BOURQUIN Président de la Région Languedoc-Roussillon Le Bâtiment et les Travaux Publics représentent en Languedoc- Roussillon plus de entreprises et plus de salariés pour un chiffre d affaires de 5,8 millions d euros. Ce secteur majeur de l économie régionale doit aujourd hui répondre à deux défis, d ordres démographique et énergétique. A l initiative de la Région et pour la première fois en Languedoc-Roussillon, une réflexion a été menée avec l Etat et les partenaires sociaux pour identifier les pistes d évolution de l ensemble des dispositifs qui concernent chaque année, dans ce secteur, près de personnes en formation (lycéens, apprentis, demandeurs d emploi et salariés). Ce schéma sectoriel, adopté par le Conseil Régional le 29 novembre 2010, donne aujourd hui un premier cadrage sur les évolutions à apporter à l offre de formation pour répondre aux exigences d aujourd hui et de demain et s orienter vers les 15 métiers du BTP porteurs d emplois en Languedoc-Roussillon. Les objectifs sont ambitieux car il s agit de dynamiser le développement des entreprises du BTP en favorisant la performance énergétique, offrir des parcours de formation attractifs et innovants et professionnaliser les organismes de formation aux enjeux du développement durable. Avec ses partenaires, la Région prépare l avenir. 3
4 sommaire 1 ère Partie Le BTP : un potentiel de croissance... p. 6 2 ème Partie De nouvelles compétences en lien avec les enjeux du développement durable... p ème Partie Une offre de formation en développement... p ème Partie Évolution de l appareil de formation vers une adaptation des contenus de formation... p. 24 Programme d actions Fiche - action N 1 - Ajuster l offre de formation du BTP... p. 27 Fiche - action N 2 - Développer la formation de formateurs au développement durable... p. 28 Fiche - action N 3 - Renforcer l attractivité de certains métiers du BTP... p. 29 Fiche - action N 4 - Développer un module générique «Performance du bâti»... p. 30 Fiche - action N 5 - Sensibiliser les publics formés dans le secteur du BTP à la prévention sécurité... p. 31 Fiches emploi/formation Synthèse des fiches emploi/formation... p. 38 Charpentier(e) et constructeur(trice) bois... p. 38 Maçon(ne) - gros œuvre... p. 40 Chauffagiste... p. 42 Installateur(trice) sanitaire... p. 44 Electricien(ne)... p. 46 Menuisier(e)... p. 48 Metallier(e)... p. 50 Peintre et façadier(e)... p. 52 Carreleur(euse)... p. 54 Platrier(e) - plaquiste et monteur(euse) en isolation intérieure... p. 56 Encadrement de chantier... p. 58 Technicien(ne) bureau d études / chargé d affaires... p. 60 Technico-commercial(e)... p. 62 Canalisateur(trice)... p. 64 Conducteur(trice) d engins... p. 66 Ressources documentaires p. 68 Participants aux réunions de concertation p Sommaire
5 introduction La Région, avec l appui des représentants de la profession organisés en Commission Paritaire Emploi Formation, souhaite accompagner le développement des entreprises du Bâtiment et des Travaux Publics par une réponse adaptée des dispositifs de formation : c est l objet de ce programme régional inscrit dans le programme opérationnel du Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles, voté par l exécutif régional en Fruit d une large concertation avec la Commission Paritaire Emploi Formation BTP, les services de l Etat, Pôle Emploi et avec l appui du cabinet SISIFE, de l Observatoire de la Cellule Economique Régionale du BTP, de l Observatoire Régional Emploi Formation et du Centre d Animation, de Recherche et d Information sur la Formation, ce document initie en Languedoc-Roussillon une nouvelle méthode de travail en décloisonnant les dispositifs de formation afin de répondre au mieux aux enjeux de développement des entreprises du secteur ainsi qu aux projets professionnels des publics en formation (lycéens, apprentis, demandeurs d emploi ou salariés). Former plutôt que licencier, former pour anticiper la reprise, former pour construire de nouveaux projets, tels sont les enjeux de ce programme. La formation, levier économique et social du développement régional, est une ressource décisive pour réussir la mutation du secteur et répondre aux paris du Schéma régional d Aménagement et de Développement Durable du Territoire adopté le 25 septembre Le dans le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics s appuie donc sur un diagnostic économique (1 ère partie) faisant ressortir les besoins en compétences (2 ème partie) et sur un état des lieux de l offre de formation existante (3 ème partie) permettant de dégager les principales préconisations sur les 5 ans à venir (4 ème partie). Ces préconisations sont inscrites dans un programme opérationnel composé de 5 fiches-actions et de 15 fiches emploi/formation détaillées portant sur les métiers identifiés par les professionnels comme porteurs d emploi en région et précisant, pour chacun d eux, l évolution de chaque dispositif (formation initiale, formation des demandeurs d emploi et formation des salariés) pour les 5 prochaines années. La déclinaison annuelle de ce document sera l occasion de mobiliser l ensemble des acteurs concernés afin de donner de la cohérence et de la lisibilité aux actions conduites. Introduction 5
6 1 Partie ère Le BTP un potentiel de croissance Ce diagnostic s appuie sur les travaux de la Cellule économique du BTP qui a notamment produit, en novembre 2007, une «Etude des potentialités de développement du dispositif de formation professionnelle dans le secteur de la construction en Languedoc-Roussillon». Il prend également en compte la politique de développement économique de la Région, le chantier de rénovation énergétique ainsi que les hypothèses stratégiques du Schéma Régional d Aménagement Durable et de Développement du Territoire (SRADDT) adopté par la Région le 25 septembre Il s inscrit toutefois dans un contexte de crise générant une baisse d activité même si les effets ont été différés en région. 6 F o r m at i o n p r o f e s s i o n n e l l e 1ère partie Le BTP : un potentiel de croissance
7 La croissance démographique régionale En moyenne, la population régionale augmente de + 1,4 % par an depuis 1999, soit le double de ce qui est observé en France métropolitaine. Depuis 2007, cette progression démographique qui représente environ personnes supplémentaires par an se poursuit, confirmant l attractivité du territoire : habitants en 2007, en 2008, en 2009, en 2015 selon les prévisions de l INSEE et entre et personnes supplémentaires dans les vingt prochaines années selon les projections démographiques inscrites au Schéma Régional d Aménagement et de Développement Durable du Territoire. Le BTP : moteur de l économie régionale La construction représente plus de entreprises (13 % des entreprises régionales) et un chiffre d affaires de 5,8 milliards d euros (3,6 % du chiffre d affaires national). Elle contribue à hauteur de 4 % au PIB national de la branche. Jusqu en 2007, son taux de croissance annuel moyen était de 4,1 % contre 2,9 % pour l ensemble des secteurs de l économie régionale. Cet essor remarquable est étroitement lié aux besoins induits par la croissance démographique régionale (construction de logements neufs, réhabilitation, entretien, rénovation, équipements collectifs) ainsi qu à une commande publique soutenue portant sur les travaux publics (infrastructures de transports ferroviaires, urbains, réseaux routiers, alimentation en eau). Le bâtiment et les travaux publics représentent respectivement 75 % et 25 % de l activité globale du secteur qui a créé emplois salariés de 1996 jusqu en fin 2007 soit une progression de 62,5 % largement supérieure à 40,8 % pour toutes les activités confondues. Dans le même temps, le nombre d établissements s est accru de près de unités. Avec salariés au 31 décembre 2008, le BTP représente 7,6 % de l emploi salarié régional contre 6 % au plan national. Depuis plus d une décennie, il a fortement renforcé ses effectifs : actifs en décembre 2002 pour (salariés et non salariés) au 31 décembre La Cellule Economique Régionale du BTP observe cependant qu alors que la construction de logements connaît depuis 1999 une hausse quasi continue, la production de logements locatifs sociaux marque un essoufflement avec deux années consécutives de baisse. En 2007, logements ont été autorisés à la construction avec une baisse sensible sur les logements individuels et une forte hausse pour les logements collectifs (+ 9,6 % par rapport à 2006) logements locatifs sociaux ont été financés pour un objectif de production du Plan de cohésion sociale conduit par l Etat de initialement et de après majoration des objectifs par la loi DALO. Pour ce qui concerne les travaux publics, les donneurs d ordre sont principalement les collectivités locales dans les domaines de la voirie et de l assainissement, à laquelle s ajoute la commande de grands chantiers : ligne TGV, lignes de tramway, Aquadomicia, doublement de l A9 F o r m at i o n p r o f e s s i o n n e l l e 1ère partie Le BTP : un potentiel de croissance 7
8 Le BTP : secteur-clé de l artisanat à l allongement de la durée de vie et à une évolution de cette demande davantage tournée vers les logements collectifs au détriment de la construction individuelle, n réglementaires avec la loi SRU et la création de logements sociaux, la mise en accessibilité des établissements recevant du public, la réforme du diagnostic technique immobilier (amiante, termite ), la prise en compte du risque sismique, une sécurité renforcée, n environnementales avec les enjeux de maîtrise de l énergie. La dimension artisanale du secteur reste très forte en Languedoc-Roussillon, représentant près de 90 % du nombre total d entreprises. Avec unités, les entreprises artisanales inscrites au 31 décembre 2008 constituent le contingent le plus élevé depuis plus de 30 ans d observation. Elles représentent un peu plus de 50 % de l emploi salarié du secteur et leurs principales activités sont la maçonnerie (34 %), l aménagement et les finitions (20 %), les corps d état techniques (12 %), la menuiserie/serrurerie (11 %) et le terrassement et travaux divers (10 %). Leur structure juridique se modifie et l on constate une évolution plus rapide des structures de type SARL ou EURL que celles sous statut de personnes physiques. Toutefois des indicateurs tels que le vieillissement de la population des artisans (seulement 8,37 % d entre eux sont âgés de moins de 30 ans), un turn-over important dont témoigne le nombre de radiations (près de : record historique) et la diminution de la durée de vie des entreprises (un quart ont plus de 10 ans d existence, pour un tiers il y a une trentaine d années) méritent attention. Les perspectives Les perspectives nationales de l Observatoire du BTP pour 2015 ont mis en évidence 2 scénarii d évolution pour le secteur du bâtiment : le premier dit «tendanciel cyclique» prolongeant simplement le lien avec le cycle économique observé par le passé, le second dit «d accélération» tient compte du dynamisme actuel. Quel que soit le scénario retenu, l activité du bâtiment devrait se maintenir à un niveau élevé. Les raisons en sont multiples : n sociologiques avec à la fois une augmentation de la demande en logement des ménages liée notamment à la proportion du nombre de divorces, Malgré un contexte économique difficile qui a eu un impact réel, à partir du 2 ème semestre 2008, sur l économie régionale, les prévisions à court terme de la Banque de France tablent aujourd hui sur une stabilisation d activité et l INSEE perçoit des signes d amélioration : la vente de logements neufs concentrée sur l aire urbaine de Montpellier et la plaine littorale a progressé en 2009 et le Languedoc-Roussillon se situe désormais au 6 ème rang des régions métropolitaines selon le critère du nombre annuel de logements commencés. Pour leur part, les branches professionnelles du secteur en région s accordent à penser que les tendances à moyen et long termes ne sont pas remises en cause d autant que, durant l année 2009, les professionnels (concepteurs, producteurs de matériaux et entreprises de pose) ont enregistré une forte explosion de la demande des primoaccédants à la propriété sous les effets conjugués du Pass foncier et du doublement du prêt à taux zéro. Par ailleurs dans les travaux publics, les grandes tendances observées soutenues par la croissance démographique (développement des infrastructures ferroviaires, développement des transports urbains, aménagements périurbains, réseaux d assainissement et réseaux secs) demeurent. Les mesures en faveur de l accès à la propriété et plus généralement pour le logement avec le maintien des différentes aides au titre de la loi Scellier, le renouvellement urbain et l amélioration de l habitat dans le cadre de la politique de la ville ainsi que les aides spécifiques pour les primo-accédants sont également favorables à cette évolution. Pour ce qui concerne les travaux publics, des efforts importants sont à produire pour l entretien ou le renouvellement des réseaux (approvisionnement en énergie, ferroviaire, alimentation en eau et assainissement). L emploi resterait donc à la hausse pour la plupart des familles professionnelles qualifiées et se maintiendrait sur les emplois d ouvriers non qualifiés. L emploi indépendant se maintiendrait sous une forme renouvelée, les nombreux départs à la retraite pouvant conduire à l intégration des 8 1 ère partie Le BTP : un potentiel de croissance
9 structures productives dans des structures plus grandes ou à la constitution de réseaux. Les petites entreprises polyvalentes, notamment dans les travaux de rénovation, devraient se développer. Par ailleurs, les premières mesures du Grenelle de l Environnement (38 % d économie d énergie à réaliser pour 2020 dans la rénovation des bâtiments existants, 20 % d énergies renouvelables dans la production d énergie pour 2020, mise aux normes de l assainissement non collectif) ne peuvent qu accélérer ce processus d évolution. Le comité de filière «Métiers du bâtiment» (janvier 2010), créé dans le cadre du plan national de mobilisation des territoires et des filières sur le développement des métiers de la croissance verte, rappelle que le bâtiment est le plus gros consommateur d énergie (42, 5 % de la consommation d énergie finale de la France et près de 28 % des émissions de gaz à effet de serre). En terme d évolution de marché, le Grenelle de l Environnement et les objectifs européens vont entraîner : n pour le bâtiment, une obligation de performance énergétique, le développement des énergies renouvelables et de la demande en éco-matériaux (nouveaux isolants, mode constructif bois), l augmentation de mise en chantier haute qualité environnementale et bâtiment basse consommation, n our les travaux publics, la réduction des gaz à effet p de serre, le réemploi des matériaux géologiques et la réduction des consommations d eau. L évaluation par le comité de filière de l effet sur la création d emplois reste prudente : les emplois concernés seront surtout des emplois maintenus qui vont permettre de contrecarrer les effets de la crise et non des emplois supplémentaires. En Languedoc-Roussillon, la cellule économique prévoyait, en 2007, la construction de logements supplémentaires de 2010 à 2015 ce que confirment aujourd hui les branches professionnelles qui évaluent le nombre annuel d autorisations de construire entre et et un potentiel de logements concernés chaque année par la rénovation énergétique. S agissant du logement social, le Rapport de la Commission Constantin remis au Président de Région en juin 2009 fait état d un retard régional (10,5 % de logements sociaux soit logements contre 17 % en moyenne régionale) qui doit être compensé par un effort conséquent des collectivités territoriales et des bailleurs. Chaque année, demandes sont satisfaites pour exprimées. Ce rapport estime à le nombre de logements à construire à l horizon 2030, tous parcs confondus. F o r m at i o n p r o f e s s i o n n e l l e 1ère partie Le BTP : un potentiel de croissance 9
10 Les actions engagées D ores et déjà, la Région se mobilise notamment au travers de l Etablissement Public Foncier par l acquisition de terrains pour à logements sociaux par an (financement jusqu à 50 % de la surcharge foncière de certains programmes favorisant la mixité sociale représentant 10 millions d euros par an). Concernant les travaux de rénovation, les objectifs pour 2013 sont de logements sociaux et de logements ou maisons individuelles. Les projets de renouvellement urbain associant Etat, Région, Communautés d agglomération, Communauté de communes prévoient déjà l intervention sur 10 sites notamment Montpellier, Alès, Béziers, Narbonne et l accompagnement de logements (3 201 constructions et réhabilitations). Par ailleurs, de nombreuses mesures favorisant la protection de l environnement ont été engagées en Languedoc-Roussillon : n ides régionales aux projets photovoltaïques, au a solaire thermique ou aux chaufferies bois n r énovation énergétique de logements classés de E à I (consommation d énergie supérieure à 230 kwh/m2/an) n l ancement en 2008 d un appel à projet «nouvelles formes urbaines durables en Languedoc-Roussillon pour le logement social» n ide régionale à l équipement des logements sociaux a en énergies renouvelables en appui des programmes européens n obilisation de 10,8 millions d euros au titre du m FEDER pour la réhabilitation énergétique n s ensibilisation des professionnels grâce à plusieurs dispositifs : Formation aux Economies d Energies des entreprises et artisans du Bâtiment - FEEBAT, centre de ressources ECOBATP LR, plates-formes dédiées au solaire et au photovoltaïque (5), platesformes technologiques départementales (5) n c ontribution du Pôle de compétitivité Développement des Energies Renouvelables dans le Bâtiment et l industrie (DERBI) à la structuration de la filière «énergies renouvelables» n btention par 400 artisans du label éco-artisan dans o le cadre de la convention nationale CAPEB/Ministère de l Ecologie, de l Energie, du Développement Durable et de l Aménagement du Territoire n doption des démarches agendas 21 par de a nombreuses collectivités (Région, départements, villes ou communautés d agglomération) et plans de déplacement urbain n éveloppement d opérations d information (cf : d salons, points info énergie, forum, campagne de communication). Dans ce contexte, les comportements des clients évoluent : la prise de conscience écologique les incite désormais à rechercher eux-mêmes des informations sur les modes constructifs via internet et à attendre un interlocuteur unique pour la réalisation et la coordination des travaux. Des projets vont également se développer à moyen terme : n ise en œuvre des plans «climat» avec m développement des transports en commun (parkings relais, plates-formes intermodales) et des déplacements doux (pistes cyclables) n r énovation énergétique du bâti existant qui, selon la cellule économique du BTP concerne potentiellement 1,5 millions de logements dont 1,2 millions construits avant 1989 et 34 millions de m2 de locaux tertiaires pour un chiffre d affaires en rythme annuel estimé à 750 millions d euros d ici à La création de postes est estimée à (8 000 salariés). Cette forte mobilisation pourrait permettre à la région de devenir la première région de France pour les énergies renouvelables. 10 F o r m at i o n p r o f e s s i o n n e l l e 1ère partie Le BTP : un potentiel de croissance
11 En conclusion, la volonté de faire face à un développement programmé peut paraître contradictoire avec la conjoncture actuelle où le niveau de commande est en baisse. Cependant, cela ne remet pas en cause les grandes tendances structurantes du secteur, observées ces dix dernières années. La convergence des mesures nationales et régionales dans le domaine de la rénovation des bâtiments existants et du développement des énergies renouvelables devrait créer des conditions favorables de solvabilité de la clientèle. Par ailleurs, l engagement «formation accompagnement» des professionnels du secteur sur le chantier de la rénovation énergétique devrait accompagner l accroissement prévisible de la demande de travaux. Les entreprises du BTP sont des partenaires privilégiés pour apporter des réponses aux 3 controverses du Schéma Régional d Aménagement Durable et de Développement du Territoire identifiées à l horizon 2030 : n omment concilier attractivité du territoire et C préservation de la biodiversité? Par une économie de l espace dans laquelle le renouvelable prend une place prépondérante : à ce titre, la Région se fixe comme impératif de réduire de 30 % la consommation d espace par logement neuf n omment concilier croissance économique et C développement social? Par le développement de formations qualifiantes visant à apporter les ressources nécessaires à la création de nouveaux produits et l usage de nouvelles techniques : les parcours de formation se doivent donc d être attractifs et innovants n omment concilier cohésion des C compétitivité de la région? Par des différents réseaux notamment autoroutier pour la construction d une métropolitaine. territoires et l amélioration ferroviaire et stratégie inter Des facteurs d incertitudes sont toutefois à prendre en compte notamment : n e niveau d engagement des maîtres d ouvrage L (contraintes financières des collectivités locales, coût du foncier, volonté des élus de favoriser la mixité sociale), n a capacité des entreprises à absorber L l accroissement de la demande en développement durable et à répondre aux nouvelles demandes du marché : conseil technique et financier, interlocuteur unique, rénovation énergétique et éco-construction. F o r m at i o n p r o f e s s i o n n e l l e 1ère partie Le BTP : un potentiel de croissance 11
12 2 ème Partie De nouvelles compétences en lien avec les enjeux du développement durable Rajeunissement de la pyramide des âges De 2002 à 2007, le rajeunissement des effectifs s effectue selon un rythme annuel moyen de 13, 7 %. Évolution des salariés < 25 ans, de 2002 à 2007 Les jeunes de 16 à 29 ans représentent 28 % des salariés du BTP (19,95 % en France, tous secteurs confondus) alors que les 50 ans et plus représentent 18, 48 % (25,5 % en France, tous secteurs confondus). Une très large majorité (82 %) d entre eux intègre les métiers de la production, 8,2 % les métiers administratifs et commerciaux et 4,8 % les métiers de technicien et d encadrement. Ces écarts s accentuent lorsqu il s agit des premiers entrants pour lesquels la fonction de production joue un rôle très fort d accueil et d intégration et dont le recrutement s accentue dans les métiers des travaux publics. Les moins de 25 ans représentent 31 % des entrants et 40 % des 1ers entrants. 50 % des premiers entrants sont issus de la formation initiale (apprentissage et sous statut scolaire) mais les entreprises attirent également des candidats venant d autres horizons professionnels. Dans le même temps, on constate que la part des salariés ayant 10 à 24 ans d ancienneté a sensiblement diminué sans pour autant que la tranche de + de 25 ans d ancienneté augmente. Comparaison de l ancienneté, salariés BTP-LR, 1997 / 2002 / ème partie De nouvelles compétences en lien avec les enjeux du développement durable
13 Il faut souligner que les entreprises du BTP se sont engagées dans une démarche de fidélisation des salariés s appuyant sur une politique salariale forte (52 % d augmentation de salaires en 10 ans) et sur l amélioration des conditions de travail et de sécurité appuyée par des actions de prévention. Cependant, les derniers chiffres publiés par la cellule économique à partir des données de l Union des Caisses de France signalent un coup d arrêt dans la progression régulière des salaires enregistrée depuis Peu de mixité dans les métiers de production Le taux d emplois occupés par des femmes égal à 9,39 % en Languedoc-Roussillon est encore inférieur à la moyenne nationale (10,25 %) malgré une progression régulière depuis 2002, dans toutes les fonctions. Alors que de nombreuses actions sont menées en région pour favoriser la mixité des métiers tant par les professionnels que par le service public de l emploi, le bilan reste encore limité dans les fonctions de production. Les fonctions tertiaires sont toujours largement prépondérantes comme l indique le tableau ci-après. Répartition de l emploi féminin selon les fonctions en 2007 FONCTIONS Effectifs Taux de féminisation Production 440 1,13 % Techniques (études et encadrement 259 3,97 % de chantier) Tertiaire % TOTAL (soit 321 personnes supplémentaires par rapport à 2006) Niveau de qualification inférieur à la moyenne nationale Globalement, le niveau de qualification des salariés est inférieur à celui constaté au niveau national : 44,2 % de salariés peu qualifiés en région - 36 % au plan national et les entreprises déclarent toujours rencontrer des difficultés de recrutement pour les emplois qualifiés. Les métiers qui comprennent plus de 50 % de salariés non qualifiés sont les suivants : menuisier, couvreur, terrassier, carreleur, administratif et commercial. Ce constat qui renseigne sur les pratiques de recrutement des entreprises du secteur milite en faveur du développement de la formation des nouveaux entrants. L augmentation la plus forte des salariés peu qualifiés porte sur les deux métiers qui recrutent le plus de jeunes à savoir terrassier et canalisateur. Pour les emplois qualifiés, expérience et diplôme sont souvent nécessaires, seuls les postes de techniciens étant ouverts aux jeunes débutants. De manière générale, on constate aujourd hui que la pose des différents matériaux répondant aux enjeux du développement durable (isolation intérieure ou extérieure, capteurs solaires thermiques, panneaux solaires photovoltaïques, canalisations) est réalisée par du personnel peu qualifié. 2 ème partie De nouvelles compétences en lien avec les enjeux du développement durable 13
14 Métiers toujours en tension Fin 2009, demandeurs d emploi soit 12 % des inscrits à Pôle emploi recherchent un emploi dans le secteur. 24 % ont moins de 25 ans contre 18 % en moyenne générale. Ce sont principalement des hommes (97 %) qui recherchent en priorité un emploi de préparateur du gros œuvre et des travaux publics, maçon, peintre en bâtiment, électricien en bâtiment, installateur d équipements sanitaires et thermiques, conducteur d engins de terrassement et de carrière. Sur la même période, parmi les offres d emploi collectées par Pôle emploi, soit 8 % concernent le secteur et plus particulièrement la maçonnerie, la préparation du gros œuvre et travaux publics, l électricité en bâtiment, l installation d équipements sanitaires et thermiques, la peinture en bâtiment. Les contrats proposés sont principalement des contrats à durée déterminée (38 % des offres) et des contrats d intérim (38 % des offres). Nouveaux besoins en compétences D après les travaux du comité de filière au niveau national, les mutations en lien avec la rénovation énergétique devraient concerner toutes les catégories de personnel : les ouvriers dans le secteur production, les techniciens et ingénieurs dans le secteur de la maintenance ou du diagnostic ainsi que les gestionnaires de réseaux. Ces mutations devraient également développer de nouvelles compétences autour de la mesure de la performance énergétique et de l offre globale. Pour leur part, les professionnels du Languedoc-Roussillon considèrent que, pour ce qui concerne les métiers du gros œuvre et du second œuvre, l intégration de la rénovation énergétique et de l installation des énergies renouvelables ne créera pas de nouveaux métiers mais aura pour conséquence de développer la poly-compétence des salariés et leur technicité ainsi que le regroupement en réseau de plusieurs métiers pour parvenir à une offre globale. Les 3 principales évolutions de l activité du BTP sont décrites de la façon suivante : n une chaîne de production de type industriel avec des incidences sur la normalisation des prescriptions, la standardisation des matériaux, la préfabrication des enveloppes, la technicité des équipements et le développement de la maintenance, n une production/prestation pour les travaux de construction et de rénovation nécessitant une approche commerciale de la clientèle, l intégration dans une offre globale, le suivi coordonné des travaux, un niveau d expertise technique pour les interventions, une offre de maintenance et de service après-vente, n la limitation des impacts sur l environnement pour les travaux publics se traduisant par une protection renforcée de l environnement du chantier, la réduction des émissions de CO 2 liées aux transports, la rapidité des interventions et l optimisation des consommations d énergie liées au parc d engins. Ces évolutions vont modifier les fonctions au sein des entreprises : n une fonction «organisation de la production» plus structurée et plus rigoureuse : application des normes, précision de l exécution, renforcement de la sécurité, soin de la finition, gestion des interfaces entre les différents corps d état, n une fonction «technique et commerciale» plus proactive : approche marketing, conseil client, diagnostic technique, qualité et conformité de la prestation, n une fonction «installation» plus technique et plus spécialisée : spécialisation des interventions (modes constructifs, équipements, réseaux), développement de la maintenance et de la polyvalence ème partie De nouvelles compétences en lien avec les enjeux du développement durable
15 Xavier Dubosq et ProboisForissier Les nouveaux besoins en compétences du bâtiment se trouvent donc liés à : n la diversification des techniques et des modes de construction (ossature bois, filière sèche et construction métallique, pierre, monomur, béton banché, aggloméré de béton). En Languedoc- Roussillon, la surface boisée qui couvre 37 % du territoire et s accroît de 1 % par an offre des perspectives intéressantes pour la construction bois, n la formulation d une offre globale de services au client impliquant plusieurs corps d état, portée par un interlocuteur unique et garantissant une rapidité de réponse à la commande et d exécution, l intervention en site occupé et la maîtrise des coûts, n la généralisation de démarches commerciales garantissant la performance, n une évolution croissante des techniques et des matériaux mis en œuvre (installation des ENR, installation des systèmes thermodynamiques, robotisation, mise en œuvre des éco matériaux ). Dans les métiers des travaux publics : n la qualité globale et durable des ouvrages aura des impacts sur l ensemble des métiers, n l apparition de nouveaux métiers est également considérée comme négligeable par rapport à l évolution des métiers existants liée à l augmentation des exigences de préservation de l environnement : recyclage des déchets, traitement des eaux, diminution des nuisances, réduction des coupures de réseau. Ainsi pour les métiers de la route, il s agit de mettre en œuvre le retraitement et la réutilisation de matériaux afin de limiter la dépense énergétique et les rejets de CO 2 liés au transport des déblais/remblais. La Commission Paritaire Régionale Emploi Formation BTP précise par ailleurs que les salariés vont devoir développer sur les chantiers de nouvelles compétences en terme de gestion des relations avec les autres corps de métier, d écoute et de conseil dans les relations avec les clients, les autres entreprises et les fournisseurs, de propreté de chantier et de respect des consignes de prévention/ sécurité sur chantier et hors chantier (risques routiers). Les entreprises, de leur côté, doivent poursuivre l amélioration des conditions de travail, développer encore davantage la prévention/sécurité et proposer des parcours qualifiants accompagnant des progressions de carrière. Les acteurs locaux réunis en séminaire estiment pour leur part que les chantiers de rénovation comportent des exigences nouvelles : du personnel disposant de maturité, d une vision globale et de compétences transversales. En conclusion, le défi pour la profession est donc celui d une adaptation rapide de ses ressources aux principales évolutions repérées en terme d organisation de la production, de commercialisation, d installation et de maintenance des installations. L enjeu du développement durable peut être un levier contribuant à développer l attractivité de certains métiers pour les jeunes du territoire. 2 ème partie De nouvelles compétences en lien avec les enjeux du développement durable 15
16 3 ème Partie Une offre de formation en développement Le Centre d Animation, de Recherche et d Information sur la Formation dispose d une base de données de l offre de formation professionnelle existante, principalement alimentée par la Région (apprentissage, formation des demandeurs d emploi inscrits dans les programmes régionaux), l Etat (Rectorat, DRAF, DRASS, DRJS) et l AFPA. Cette base de données a fait l objet d une analyse quantitative et qualitative de l Observatoire Régional Emploi Formation, portant sur la formation initiale dans le secteur du BTP et validée par les différents financeurs réunis au sein d un groupe statistiques. Cette analyse prend également en compte les vœux d orientation, les taux de remplissage des formations, les taux d abandon, les taux de rupture des contrats d apprentissage, la localisation des publics de la formation. Pour ce qui concerne la formation continue, les éléments d analyse ont été fournis par les financeurs. Pour permettre le rapprochement des effectifs réels de la formation initiale et de la formation continue, l année de référence pour toutes les données chiffrées est l année 2008 correspondant à l année scolaire 2007/2008 et totalisant les effectifs en première, deuxième et troisième année. On comptabilise ainsi, en Languedoc-Roussillon, personnes formées réparties comme suit selon les dispositifs. Tableau général des effectifs en formation professionnelle et technologique dans le BTP - Année 2008 FORMATION INITIALE FORMATION CONTINUE TOTAL Voie scolaire* Apprentissage Salariés** Demandeurs d emploi *** % 24 % 33 % 13 % 100 % * Intègre les effectifs en bac techno ** Regroupe les données de l AREF-BTP, du FAFSAB et de l AFPA *** Regroupe les Programmes Régionaux : (Programme Régional Qualifiant, Actions Préparatoires à l Insertion), Pôle Emploi et AFPA ème partie Une offre de formation en développement
17 Répartition des formations professionnelles et technologiques dans le secteur du BTP - Année ème partie Une offre de formation en développement 17
18 1 - FORMATION INITIALE Avec élèves et apprentis (toutes années confondues), la formation dans les métiers du BTP se place au 2 ème rang de la formation professionnelle et technologique initiale en Languedoc-Roussillon, derrière les métiers de la gestion et de la comptabilité. Elle représente 15 % des effectifs régionaux. Si la voie scolaire concentre plus de la moitié des effectifs, l offre de formation est également fortement portée par l apprentissage. Entre 2003 et 2007, la formation initiale dans le BTP a beaucoup plus augmenté (+ 80 %) que l offre globale tous secteurs confondus (+ 15 %). Cette forte croissance résulte d un développement volontariste d une offre de formation déficitaire et va au-delà de la croissance des effectifs salariés du BTP (+ 25 % sur la période). Les filles restent très peu présentes dans les deux dispositifs : 5 % dans la voie scolaire et 2 % en apprentissage. La répartition des effectifs par groupe de spécialité est la suivante : n Gros œuvre : 12,6 % n Second œuvre : 71,5 % (poids des formations électriques et électroniques) n Travaux publics : 5,7 % n Autres (techniques de l architecture, ingénieur Bâtiment et TP, géomètre, topographe) : 10,2 % Comme le montrent les tableaux ci-après, le poids du niveau V très important encore en 2008 (64 % sous statut scolaire et 81 % en apprentissage) se trouve considérablement modifié du fait de la généralisation du BAC PRO en 3 ans, représentant pour l année scolaire 2009/2010, 25 % sous statut scolaire et 74 % en apprentissage. Répartition, par niveau, des formations professionnelles initiales dans le secteur du BTP - Année ème partie Une offre de formation en développement
19 Répartition, par niveau, des formations professionnelles initiales dans le secteur du BTP - Année ème partie Une offre de formation en développement 19
20 FFB - Dominique Coulier 1 - A : Formation initiale sous statut scolaire Le socle principal de l offre de formation initiale sous statut scolaire est donc désormais le niveau IV, conformément au projet académique qui prévoit par ailleurs d élargir l accès des bacheliers professionnels au BTS et de conduire davantage de bacheliers technologiques vers des poursuites d études en DUT, BTS et licences professionnelles. Les effets de cette évolution sur l obtention des diplômes ne peuvent encore être mesurés. Toutefois, l enquête interne réalisée au sein de l Education Nationale auprès de élèves tous secteurs confondus indique une meilleure réussite scolaire, un faible taux d abandon en cours de formation et une motivation accrue des élèves. Un dispositif d accompagnement individualisé est par ailleurs mis en place pour les élèves en difficulté. Par le biais du contrôle continu, une certification intermédiaire permet de valider un CAP ou un BEP. La demande sociale est toujours forte pour des entrées en formation de niveau V notamment en CAP gros œuvre mais l objectif de l Education Nationale est de limiter l accès aux CAP à un niveau de l ordre de 23 % des entrées en formation. A l inverse, la filière bois (menuiserie, agencement d intérieur et à un degré moindre, charpente) s avère moins attractive et rencontre des difficultés de recrutement. Globalement, les premiers vœux d affectation pour un CAP dans le BTP sont passés de 7,5 % à 10 % entre 2003 et La formation initiale sous statut scolaire s appuie fortement sur les pôles de compétences que constituent les 5 lycées des métiers intervenant sur ce secteur ainsi que sur les 5 plates-formes technologiques départementales, partenaires des entreprises régionales. La Région accompagne cette stratégie d élévation du niveau de qualification en mettant à disposition des établissements scolaires un environnement pédagogique performant, innovant et adapté aux besoins professionnels dans le cadre de son programme de renouvellement et de modernisation des équipements. Le Rectorat ne constate pas de difficultés particulières d insertion pour les jeunes diplômés sous statut scolaire hormis dans le domaine de la peinture où l analyse des pratiques montre toutefois l importance de l activité non déclarée. 1 - B : Apprentissage S agissant de l apprentissage, la Région s est engagée dans une politique volontariste inscrite dans le schéma régional visant à développer ce dispositif, tant au niveau quantitatif (objectif de apprentis en 2009 porté à à la rentrée de septembre 2014) qu au niveau qualitatif (logique de filière du CAP au diplôme d ingénieur, modernisation des établissements, aide renforcée aux apprentis). Avec des formations préparant du CAP au diplôme d ingénieur, le BTP illustre parfaitement cette évolution. Depuis 2004, les apprentis du secteur ont augmenté de 65 %. Le développement des Baccalauréats Professionnels en 3 ans, évoqué précédemment, pose la question du positionnement des Brevets Professionnels, qui doivent faire prochainement l objet d une remise à jour en terme de contenus de formation. Il convient de rappeler que les Brevets Professionnels sont des diplômes de promotion sociale préparés par apprentissage ou en travaillant, après obtention d un diplôme de niveau V dans la spécialité. La diminution des CAP va donc réduire leur vivier. La Commission Paritaire Emploi Formation considère que le Baccalauréat Professionnel serait plus adapté aux entreprises intervenant dans des domaines techniques tels que l électricité ou le génie climatique alors que les entreprises de gros œuvre ou de taille modeste privilégieraient le Brevet Professionnel qui permet à court terme de devenir chef d équipe. La réflexion sur le sujet se poursuit. A souligner que le secteur BTP est moins exposé aux ruptures de contrats dont le taux estimé à 17, 2 % en 2006 est de 5 points inférieur à celui de l ensemble des secteurs d activité. Par ailleurs, l insertion des apprentis est très positive : la dernière enquête, réalisée par le CNASEA pour le compte de la Région, montre que 75 % des apprentis du BTP sortis de formation en 2007 ont trouvé un emploi (56 % en CDI, 10 % en intérim et 7 % en CDD de 6 mois et plus). Dans 80 % des cas, il s agit d un emploi d ouvrier ème partie Une offre de formation en développement
21 Les formations du BTP affichent des taux de réussite aux examens contrastés selon le diplôme préparé et le dispositif de formation : Taux de réussite au diplôme - Année Tous niveaux confondus BTS Voie scolaire BTP Voie scolaire toutes spécialités Apprentissage BTP Apprentissage toutes spécialités 72,5 % 77,1 % 74 % 74, 5 % Bac Pro 88,1 % 74,1 % 91,7 % 73,1 % 79,7 % 80,5 % 78,9 % 78,8 % Bac Techno 81,9 % 85,7 % BT 82,4 % 82,5 % BP 74,5 % 69,8 % Mention complémentaire 72,7 % 81,3 % BEP CAP 66,5 % 75,9 % 46,9 % 70,3 % 75,6 % 81,7 % 74,9 % 75,8 % Source : MEN-DEPP BCP Traitement OREF Quelques diplômes sont en cours de rénovation ou de création intégrant progressivement les enjeux du développement durable. F o r m at i o n p r o f e s s i o n n e l l e 3ème partie Une offre de formation en développement 21
22 2 - FORMATION CONTINUE 2 - A : Formation des demandeurs d emploi Deux programmes financés par la Région sont dédiés à la formation des demandeurs d emploi : n le Programme Régional Qualifiant (PRQ) propose des formations en alternance visant à favoriser l insertion professionnelle durable des publics demandeurs d emploi. Les publics visés sont les demandeurs d emploi, jeunes et adultes, obligatoirement inscrits au Pôle Emploi, sortis du système scolaire depuis plus de 6 mois et préalablement orientés par une structure d Accueil, d Information et d Orientation (AIO) habilitée par la Région. La priorité est donnée aux diplômes et qualifications reconnues pour concilier un double objectif : développement économique et justice sociale, n le Programme d Action Préparatoire à l Insertion (API) destiné aux publics les plus éloignés de l emploi ayant peu ou pas de qualification professionnelle et un niveau de formation initiale faible. Ces programmes sont élaborés à partir de l analyse des besoins économiques et de la demande sociale sur les territoires. En 2008, les effectifs en formation dans le BTP représentent 16 % du total des demandeurs d emploi formés dans le cadre du PRQ et 6 % du total des demandeurs d emploi formés dans le cadre de API. La répartition des effectifs PRQ par groupe de spécialité est la suivante : n gros œuvre : 21 % n second œuvre : 39 % (poids des formations électriques et électroniques) n travaux publics : 22 % n autres (techniques de l architecture, ingénieur Bâtiment et TP, géomètre, topographe) : 18 % Les formations de niveau V sont très largement majoritaires (82 %). Progressivement, la Région a pris en compte la problématique du développement durable. C est ainsi que depuis 2009, l ensemble des stagiaires en formation dans les 2 programmes bénéficie d une journée de sensibilisation, l approche étant à la fois globale et intégrée à leurs parcours professionnels. Par ailleurs, la commande pour les formations du BTP intègre de plus en plus les techniques et compétences transversales liées au développement durable notamment en matière d énergies renouvelables et de maîtrise de l énergie. Cependant les certifications sont encore marginales dans ce domaine et la création ou la rénovation des référentiels prend du temps. Il y a donc pour les stagiaires et les entreprises un risque de manque d attractivité pour des formations ne débouchant pas sur un diplôme ou un titre reconnu. Par ailleurs, la capacité des organismes de formation à proposer une offre est soumise à de fortes contraintes liées au coût des investissements et au développement des compétences de leurs formateurs qui est un enjeu fort pour les années à venir. L offre de formation en 2010 reste toujours fortement centrée sur le niveau V mais devient de plus en plus individualisée. Ce dispositif, porté par les réseaux de l AFPA et des GRETA ainsi que par une vingtaine d organismes de formation qui concerne en moyenne personnes par an, structure l offre de formation régionale au même titre que la formation initiale. L enquête insertion, portant sur les sortants de formation en 2007, indique un taux d insertion proche des 80 % pour ce qui concerne le programme régional qualifiant. Concernant plus particulièrement les stagiaires du secteur BTP, leur insertion se distingue sensiblement de la moyenne : ils accèdent à des postes plus qualifiés, ils sont surtout recrutés en CDI ou en intérim. Les formations de niveau V du second œuvre sont également très majoritaires dans les formations de l AFPA (hors programmes régionaux). Il faut souligner que l AFPA s est engagée depuis plusieurs années dans le développement de formations aux métiers verts. L ensemble de ses stagiaires bénéficie d un module écocitoyen d une demi-journée. Elle propose également des stages de perfectionnement dédiés au secteur du bâtiment et de l éco-construction. Il s agit de formations courtes de 2 à 5 jours. De son côté, Pôle emploi intervient dans le cadre : n de formations conventionnées dont le nombre reste marginal par rapport aux actions financées par la Région et visant également à répondre à des besoins de recrutement identifiés sur les territoires, n d actions de formation préalables au recrutement (AFPR) S agissant du BTP, Pôle Emploi fait état de difficultés à mobiliser les publics sur les formations. Les achats de formation s orientent aujourd hui sur : n des modules de perfectionnement ou élargissement de compétences : techniques, matériaux, réglementation liée à l éco-construction ainsi que les nouveaux métiers EnR (pose de panneaux photovoltaïques, chauffe-eau solaires) tant sur l installation que la maintenance, CACES (engins de chantier, plate-forme élévatrice et nacelle) - Habilitations électriques, menuiserie Alu et PVC, plaquiste, étanchéité, n des montées en qualifications type «chef de chantier» et encadrement d équipe ème partie Une offre de formation en développement
23 2 - B : Formation des salariés La formation des salariés principalement financée par les entreprises via leurs Organismes Paritaires Collecteurs Agréés (OPCA) se répartit majoritairement entre plan de formation des entreprises (70 %) et contrats de professionnalisation (28 %), les autres dispositifs tels que la Validation des acquis de l expérience ou le DIF restant très marginaux. Dans son analyse, la Cellule économique du BTP constate, de 2001 à 2008, une progression sensible du nombre de formés avec toutefois des écarts importants selon le corps d état ou l activité considérée, la taille de l entreprise ou le statut du bénéficiaire du dispositif : Durant la période, la formation continue a progressé plus vite au sein des entreprises de 10 personnes et plus qui représentent plus de 70 % de la population des formés alors que ce sont les moins de 10 qui enregistrent la plus forte augmentation en Le nombre de formés relèvent majoritairement du second- œuvre. Toutefois, au regard de la population employée, les Travaux Publics consentent en proportion le plus gros effort en terme d acquisition ou de perfectionnement des connaissances de leurs salariés. La technique arrive en tête des domaines de formation. La sécurité est très présente en particulier au sein des entreprises de 10 personnes et plus. La part des ouvriers qui partent en formation (56 %) n est pas représentative de leur poids (75 %) dans le secteur. Dans le même temps, la Cellule économique constate une diminution du nombre moyen d heures par formé, divisé par trois en 6 ans pour les salariés d entreprises artisanales. Ce chiffre se stabilise toutefois en 2008 (durée moyenne = 37 heures). Les Organismes Paritaires Collecteurs Agréés bénéficient de co-financement Etat et/ou Région pouvant mobiliser des fonds européens. Pour l année 2010, la Région a débloqué des crédits supplémentaires pour agir contre la crise, profitant de la baisse d activité pour combler le retard de formation «Former plutôt que licencier». Des partenariats ont ainsi été renforcés avec l AREF BTP, la CAPEB, le FAFSAB et la FFB. En conclusion, une offre de formation régionale en progression depuis plusieurs années caractérisée par un développement du niveau IV en formation initiale et par l intégration progressive du développement durable dont le déploiement va dépendre notamment de l évolution du référentiel des diplômes et de la professionnalisation des formateurs. 3 ème partie Une offre de formation en développement 23
24 4 ème Partie Évolution de l appareil de formation vers une adaptation des contenus de formation La progression démographique en Languedoc-Roussillon, avec une montée en charge des activités de construction et de rénovation, la promesse d une croissance verte aux retombées exceptionnelles pour le secteur du BTP, l urgence climatique conduisant à la performance énergétique et à la réduction de carbone : autant de facteurs favorables au développement du secteur du Bâtiment et des travaux publics. Trois axes forts de développement sont principalement identifiés : n évolution de l organisation de la production, n développement de l activité de maintenance des installations, n renforcement de la fonction commerciale qui devient un élément clé de la stratégie de l entreprise (approche marketing, conseil client, diagnostic technique et qualité, conformité de la prestation). Par ailleurs, la construction à ossature bois en plein essor va également faire émerger un nouveau métier. Après un cycle exceptionnel de 8 ans de développement continu, l échéance et la portée de la croissance annoncée est désormais plus incertaine. Il n en demeure pas moins que les mutations en lien avec la rénovation énergétique vont concerner toutes les catégories de personnel même si elles ne créent pas de nouveaux métiers. Cette approche nouvelle des métiers du BTP induisant un engagement citoyen pour la préservation de la planète peut contribuer à améliorer l attractivité de certains métiers qui reste encore limitée. Dans ce contexte, le présent programme donne un premier cadrage, partagé par les différents financeurs de la formation professionnelle du secteur, pour l évolution des différents dispositifs de formation et instaure un processus de concertation permanent piloté par la Région, inédit en Languedoc-Roussillon. Globalement, trois objectifs sont visés : 1 - Dynamiser le développement des entreprises du BTP en recherchant la performance énergétique, 2 - Offrir des parcours de formation attractifs et innovants, 3 - Professionnaliser les organismes de formation aux enjeux du développement durable. Impact sur la formation initiale Les effectifs en forte progression ces dernières années (+ 80 % en 6 ans) semblent répondre globalement aux besoins d autant que seulement 50 % des premiers entrants dans le secteur sont issus de ce dispositif. Par ailleurs, il existe très peu de diplômes spécifiques prenant en compte le développement durable, notamment sur les premiers niveaux de qualification (niveau V et IV). La priorité n est donc pas d ouvrir de nouvelles formations mais plutôt d adapter le contenu des formations existantes, dans le respect des référentiels. Les acteurs régionaux réunis en séminaire ont également pointé la nécessité de faire également évoluer le socle des compétences de bases, notamment dans les référentiels des CAP. Il est préconisé de : n maintenir globalement l offre de formation existante en adaptant les contenus aux enjeux du développement durable, n ouvrir en région les formations récemment créées au niveau national, n suivre de manière attentive l avancement des travaux des Commissions Professionnelles Consultatives qui donnent un avis sur la création, l actualisation ou la suppression des diplômes de l enseignement technologique et professionnel. Impact sur la formation continue L adaptation plus rapide de la formation continue qui contribue également à la structuration de l offre de formation doit être accentuée. Les professionnels sont confrontés à une évolution de leurs marchés liée : n aux modifications techniques et réglementaires (réglementation sanitaire, thermique, acoustique, accessibilité aux personnes handicapées, construction durable ), n aux changements de comportement des clients publics ou privés mieux informés, plus exigeants et en attente d un interlocuteur unique sur le chantier qui puisse leur proposer des prestations dans le cadre d une offre globale, 24 4 ème partie Évolution de l appareil de formation vers une adaptation des contenus de formation
25 n aux transformations des conditions d exécution des chantiers : interventions sur sites occupés, interdépendance entre les différents corps de métiers Ils confirment donc la nécessité de mettre en place des formations complémentaires liées à ces évolutions et de développer par ailleurs de nouveaux savoir-être visant à gérer les relations avec les autres corps de métiers, adopter une démarche d écoute et de conseil auprès des clients, des autres entreprises et des fournisseurs et respecter les consignes de prévention/sécurité sur chantier et hors chantier (risques routiers). Il est rappelé également que la formation doit offrir perspectives professionnelles et reconnaissance au public formé. La formation continue des demandeurs d emploi et des salariés doit donc privilégier les certifications (diplôme, titre homologué, certificat de qualification professionnelle). La validation des acquis de l expérience est également à renforcer. Il est préconisé de : n augmenter le nombre de formations intégrant la dimension développement durable, n développer, conformément au rapport Constantin, l éco-artisanat par une formation à la réalisation de diagnostic thermique des logements existants, à la conception d une offre de proposition en rénovation thermique et à la réalisation des travaux en conformité avec les nouvelles normales thermiques, n favoriser la poly-compétence, n mettre en place des formateurs tournants intervenant dans les entreprises. Ces orientations générales sont déclinées dans 15 fiches emploi/formation détaillées portant sur les métiers identifiés par les professionnels comme porteurs d emploi en région et précisant, pour chacun d eux, l évolution de chaque dispositif (formation initiale, formation des demandeurs d emploi et formation des salariés) pour les 5 prochaines années. menuisier(e), métallier(e), peintre et façadier(e), carreleur(euse), plâtrier(ère)-plaquiste et monteur(euse) en isolation intérieure, encadrement de chantier, technicien(ne) bureau d études / chargé(e) d affaires, technico-commercial(e), canalisateur(trice), conducteur(trice) d engins. Ces documents sont complétés par 5 fiches-actions visant à garantir la réussite du programme. Fiche-action 1 Ajuster l offre de formation professionnelle du BTP : constituer un groupe de travail «Evolution des métiers du BTP» pour décliner annuellement les fiches emploi/ formation en s appuyant sur les résultats de l étude en cours de l OREF sur l Emploi-formation dans le domaine de la maîtrise de l énergie pour le bâtiment. Fiche-action 2 Développer la formation de formateurs au développement durable : faire évoluer les compétences des formateurs pour favoriser l adaptation des contenus de formation Fiche-action 3 Renforcer l attractivité de certains métiers : mobiliser les branches professionnelles pour mettre en place des actions correctives avec l appui des prescripteurs de formation Fiche-action 4 Développer un module générique «Performance du bâti : favoriser l articulation entre les différents corps d état pour une approche globale du chantier Fiche-action 5 Sensibiliser les publics formés dans le secteur du BTP à la prévention/sécurité : développer la culture prévention des risques au sein des organismes de formation La déclinaison annuelle du programme régional sera l occasion de mobiliser l ensemble des acteurs concernés afin de donner de la cohérence et de la lisibilité aux actions conduites. Ces métiers sont les suivants : charpentier(e) et constructeur(trice) bois, maçon(ne)-gros œuvre, chauffagiste, installateur(trice) sanitaire, électricien(ne), 3 ème partie Une offre de formation en développement 25
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27 Programme d actions Fiche - action N 1 - Ajuster l offre de formation professionnelle du BTP /2014 Contexte Objectifs Le programme régional d évolution de l offre de formation professionnelle dans le secteur du BTP identifie des pistes d évolution pour l appareil de formation pour les 5 années à venir, dans un contexte de crise qui incite à la prudence. L offre de formation doit toutefois s adapter aux mutations liées notamment au développement durable dont on connaît mal l ampleur. L étude de l OREF sur l Emploi-Formation dans le domaine de la maîtrise de l énergie pour le bâtiment et du développement des énergies renouvelables en Languedoc-Roussillon, dont les résultats seront disponibles au 2ème semestre 2010 apportera des éléments complémentaires. Par ailleurs, il convient de prendre en compte l impact du déploiement des BAC PRO en 3 ans et de la révision éventuelle des Brevets Professionnels : les préconisations inscrites dans les fiches-emplois sont donc évolutives Préparer les prochaines rentrées scolaires (formation initiale sous statut scolaire et apprentissage) Programmer les actions de formation des demandeurs d emploi Orienter la formation des salariés Favoriser la mise en cohérence des dispositifs de formation Répondre aux paris du Schéma Régional d Aménagement et De Développement Durable du Territoire Modalités d action Constituer un groupe de travail «Evolution des métiers du BTP» Réunir annuellement le groupe de travail pour actualiser les fiches-emplois (diagnostic et préconisations) Intégrer les préconisations du programme régional dans l instruction des projets d ouvertures/fermetures de formations initiales Intégrer les préconisations du programme régional dans la rédaction des bons de commande pour la programmation de la formation des demandeurs d emploi Indicateurs d évaluation Pilote Evolution annuelle des dispositifs de formation Insertion des publics en formation Région Languedoc-Roussillon Partenaires Commission Paritaire Régionale Emploi Formation - Cellule économique du BTP - Rectorat - CCCA-BTP - Pôle Emploi - OREF Conditions de réussite Actualisation des indicateurs emploi/formation Concertation régulière des acteurs Intégration de cette fiche-action dans le programme d actions de l accord-cadre signé avec les branches professionnelles Diffusion des données actualisées aux lycées, CFA et organismes de formation Echéancier 1 ère réunion du groupe de travail : octobre 2010 Réunions annuelles du groupe de travail jusqu en ème partie Évolution de l appareil de formation vers une adaptation des contenus de formation 27
28 Fiche - action N 2 - Développer la formation de formateurs au développement durable Contexte L évolution des compétences des professionnels du BTP est fortement impactée par le développement durable : pour être intégré dans les dispositifs de formation, cet enjeu doit au préalable être approprié par les enseignants et les formateurs. Or ces derniers ne sont pas tous formés à l ensemble des connaissances technologiques et des gestions professionnels nécessaires à l accroissement de l efficacité énergétique. Objectifs Mettre en cohérence l enseignement dans le BTP avec les enjeux du développement durable Adapter les contenus pédagogiques des formations dispensées Modalités d action Recenser les formations de formateurs existantes en région sur ce thème et les ressources disponibles au niveau national Intégrer l efficacité énergétique dans la formation (initiale et continue) des enseignants en lycées et Centres de formation d apprentis Mettre en place un groupe de travail pour construire un programme de formation de formateurs intervenant en formation continue (possibilités de mobiliser les salariés seniors) Constituer une équipe de formateurs tournants intervenant en entreprises Organiser des sessions de formations Indicateurs d évaluation Pilote Nombre annuel de formateurs formés Rectorat (pour les enseignants en formation initiale) - Commission Paritaire Régionale Emploi Formation BTP (pour les enseignants en formation continue) Partenaires OPCA - ADEME - organisations professionnelles - ECOBATP LR - plates-formes régionales - plates-formes technologiques - Pôle de compétitivité DERBI - CARIF Conditions de réussite Intégration de cette fiche-action dans le programme d actions de l accord-cadre régional signé avec les branches professionnelles Renforcement du lien organismes de formation et professionnels déjà formés favorisant les retours d expérience Mutualisation des moyens : plates-formes pédagogiques existantes, formateurs tournants Echéancier 2010 : recensement des formations en région et mise en place du groupe de travail : mise en œuvre du plan de formation 28 Programme d actions
29 Fiche - action N 3 - Renforcer l attractivité de certains métiers du BTP Contexte Des formations porteuses d emploi en région restent peu attractives (dans le bâtiment : chauffagiste, menuisier et métallier ; dans les travaux publics : canalisateur) et sont parfois méconnues (dans les travaux publics : ouvrier de la construction en ouvrage d art et monteur en réseau électrique). Objectifs Faciliter l insertion des publics Permettre aux entreprises de trouver les ressources humaines nécessaires à leur activité Modalités d action Identifier les facteurs conduisant au manque d attractivité en intégrant la question de la mixité des métiers Mettre en place des actions correctives Développer une communication destinée dans un premier temps au réseau d accueil, d information et d orientation et dans un deuxième temps au grand public Indicateurs d évaluation Evolution des conditions d exercice des métiers concernés Evolution du nombre de formés dans les métiers concernés et répartition sexuée Pilote Branches professionnelles : CAPEB, FFB, FRTP, Fédération Sud-Ouest des SCOP du B.T.P. Partenaires Conseillers d information et d orientation, réseaux prescripteurs de formation, Etat, Région Conditions de réussite Pertinence des outils de communication Echéancier Programme d actions 29
30 Fiche - action N 4 - Développer un module générique «Performance du bâti» Contexte Les économies d énergie constituent le chantier prioritaire du Grenelle de l Environnement. La consommation d énergie liée à l utilisation et à l exploitation des bâtiments représente aujourd hui 43 % de la consommation nationale et 25 % des émissions de gaz à effet de serre. Cette dimension énergétique pousse les entreprises du bâtiment, historiquement constituées autour de différents corps de métiers, à développer une approche globale. La généralisation de modes constructifs préfabriqués ainsi que l évolution des métiers du BTP vers une exécution rigoureuse et précise : traitement de l étanchéité à l air, traitements des ponts thermiques, liaison ossature bois, mise en œuvre des isolants, nouvelle normalisation, renforcent le niveau d exigence sur la performance de l ouvrage. Objectifs Permettre aux publics formés, quel que soit le dispositif, d acquérir un langage commun et une approche globale de la performance énergétique Favoriser l articulation entre les différents corps de métier Modalités d action Elaborer des contenus de formation qui prennent en compte les objectifs opérationnels d obligation de performance liés à chaque métier Créer des modules adaptés à chaque niveau de la convention collective : ouvrier professionnel, compagnon, chef d équipe et de chantier, conduite de travaux Indicateurs d évaluation Intégration dans tous les dispositifs de formation Pilote ECOBATP - LR Partenaires Commission Paritaire Régionale Emploi Formation - organismes de formation - OPCA - Etat - Région Conditions de réussite Mobilisation de l ensemble des partenaires Echéancier Programme d actions
31 Fiche - action N 5 - Sensibiliser les publics formés dans le secteur du BTP à la prévention sécurité Contexte L amélioration des conditions de travail et de la prévention/sécurité inscrite dans l accord-cadre signé par la Région et les professionnels est considéré comme un sujet majeur par les professionnels du B.T.P. C est le principal chantier social des années à venir. Objectifs Favoriser la prise en compte du risque dans l organisation du travail Mettre en œuvre des mesures de prévention contre les accidents du travail et les maladies professionnelles Développer la culture prévention des risques au sein des organismes de formation du BTP Modalités d action Intégrer un module de sensibilisation à la prévention sécurité dans la formation de formateurs intervenant dans le secteur du BTP Organiser une formation expérimentale «travail en hauteur» (une des premières causes d accidents du travail : chutes de 2 à 3m50) au bénéfice de ces formateurs Indicateurs d évaluation Nombre annuel de formateurs sensibilisés Nombre de participants à la formation expérimentale Pilote Commission Paritaire Régionale Emploi Formation Partenaires Etat - Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics (OPPBTP) - organismes de formation Conditions de réussite Diffuser une information ciblée sécurité en direction du réseau AIO, des formateurs et des publics en formation Echéancier Programme d actions 31
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33 Fiches emploi/formation Métiers Evolution de l offre de formation initiale Evolution de l offre de formation des demandeurs d emploi* Evolution de l offre de formation des salariés Métiers du gros œuvre Charpentier(ière) et constructeur(trice) bois Rentrée Ouvertures Baccalauréat Professionnel Technicien Constructeur Bois au lycée Léonard de Vinci à Montpellier (voie scolaire) Brevet Professionnel Charpentier option construction bois au CFA Interprofessionnel Henry Giral à Mende (apprentissage) Renforcer la communication sur la filière au salon Energaïa Années 2011/2014 Suivre l insertion des promotions des 2 Baccalauréats Professionnels Technicien Constructeur Bois existants en région Ouvrir 1 premier CAP Construction bois en 2011 Ouvrir 1 deuxième CAP Construction bois sur la période Ouvrir 24 places pour des formations qualifiantes construction bois, éco construction, de niveau IV. Mettre en place une plateforme pédagogique éco construction sur le modèle des plates-formes qualisol et qualipv Maçon(ne) - Gros œuvre Maintenir l offre existante en intégrant la dimension «Performance du bâti» (cf. : fiche-action N 4) * Les pourcentages sont calculés par rapport à l année 2008 Développer des actions de promotion et d orientation sur le métier d écoconstructeur avec le réseau des prescripteurs en lien avec les professionnels Ouvrir 24 places de formation pré qualifiantes maçonnerie-gros œuvre ntégrant l éco-construction Augmenter de 80 % les actions de formation maçonnerie gros-œuvre intégrant l éco-construction Intégrer, dans toutes les formations existantes, un module «performance du bâti» (cf. : fiche-action N 5) Mettre en place des actions de formation : «Performance du bâti» (cf. : fiche-action N 4) Poursuivre les actions de formation aux évolutions techniques et technologiques en mobilisant, si besoin, des formateurs tournants Fiches emploi/formation 33
34 Métiers Evolution de l offre de formation initiale Evolution de l offre de formation des demandeurs d emploi* Evolution de l offre de formation des salariés Métiers du second œuvre Chauffagiste Rentrée 2010 Renouvellement d une section d apprentissage de Bac Pro Technicien en installation des systèmes énergétiques et climatiques au lycée Andréossy à Castelnaudary Création d une section d apprentissage BTS Fluides Energies Environnement au lycée professionnel Mermoz à Montpellier Promotion des formations de niveau IV existantes (cf. : fiche-action N 3) Années 2011/2014 Mesurer l effet des actions de promotion et les poursuivre, si besoin Ouvrir deux mentions complémentaires de niveau IV récemment créées : Technicien d exploitation des services à l énergie Energies renouvelables et efficacité énergétique Augmenter de 60 % l offre de formation de chauffagiste ciblant une qualification de niveau V poseur de capteurs solaires Ouvrir 12 places pour une formation qualifiante de niveau V agent d entretien en énergies renouvelables Créer une formation sur l installation et l entretien des chaudières automatiques au bois Installateur(trice) sanitaire Rentrée 2010 Maintenir l offre existante en intégrant les techniques de récupération des eaux pluviales et la récupération des eaux grises Années 2011/2014 Possibilité de mentions complémentaires de niveau IV à moyen terme Développer des actions de promotion et d orientation avec le réseau des prescripteurs en lien avec les professionnels Tripler l effectif formé à la pose de capteurs solaires Ouvrir 24 places d Agent d intervention et de maintenance en conditionnement d air niveau V Former à l intervention et à la maintenance en conditionnement d air 34 Fiches emploi/formation
35 Métiers Evolution de l offre de formation initiale Evolution de l offre de formation des demandeurs d emploi* Evolution de l offre de formation des salariés Métiers du second œuvre Electricien(ne) Rentrée 2010 Ouverture de 2 CAP Préparation et ouvrages électriques au lycée Jean Moulin à Béziers et au lycée Pierre Mendès France à Montpellier (par la voie scolaire) Ouverture du BP installations et équipements électriques au CFA interprofessionnel de Mende Années 2011/2014 Faire évoluer les contenus de formation dans le cadre de l obligation de performance notamment sur la domotique, l installation du solaire photovoltaïque, l installation de gaines et conduits de ventilation et la maintenance Menuisier(e) Années 2011/2014 Promouvoir les formations existantes de niveau V et IV qui disposent de places disponibles (cf. : fiche-action N 3) Métallier(e) Années 2011/2014 Promouvoir les formations de niveau V et IV existantes qui manquent de candidats (cf. : fiche-action N 3) Doubler l offre de formation d électricien de niveau V intégrant la pose de capteur solaire photovoltaïque Ouvrir 24 places de formation qualifiante de niveau IV installation et maintenance des réseaux et systèmes de ventilation, rafraîchissement et climatisation. Développer des actions de promotion et d orientation avec le réseau des prescripteurs en lien avec les professionnels Augmenter de 30 % les effectifs en formation de poseur, installateur de menuiseries, fermetures équipements, niveau V Développer des actions de promotion et d orientation avec le réseau des prescripteurs en lien avec les professionnels Ouvrir 24 places de formation pré qualifiantes aux métiers de la métallerie Tripler l offre de formation qualifiante de serrurier poseur, de niveau V Poursuivre l effort de formation sur le solaire photovoltaïque Combler un manque de formation sur l installation et la maintenance des systèmes de ventilation, rafraîchissement et climatisation Mettre en place une formation «performance du bâti et techniques de pose des menuiseries extérieures», en mobilisant, si besoin, des formateurs tournants Mettre en place une formation «performance du bâti» : approche énergétique d un bâtiment, chaîne d intervention, gestion des interfaces, en mobilisant, si besoin, des formateurs tournants Fiches emploi/formation 35
36 Métiers Evolution de l offre de formation initiale Evolution de l offre de formation des demandeurs d emploi* Evolution de l offre de formation des salariés Métiers du second œuvre Peintre et façadier(e) Années 2011/2014 Maintenir l offre de formation existante Faire évoluer le contenu des programmes qui doivent intégrer les évolutions en cours sur les produits, le conseil client et la protection de l environnement Carreleur(euse) Années 2011/2014 Maintenir l offre de formation existante Faire évoluer les contenus de formation en renforçant les programmes sur la partie conseil et relation clientèle. Plâtrier(e) - plaquiste Années 2011/2014 Ouvrir 1 CAP supplémentaire de Plâtrier plaquiste Approfondir la réflexion sur l ouverture d un CAP monteur en isolation thermique acoustique au sein du groupe de travail «Evolution des métiers» (cf. : fiche-action N 1) Développer des actions de promotion et d orientation avec le réseau des prescripteurs en lien avec les professionnels pour anticiper la pénurie prévisible de main d œuvre Ouvrir 24 places de formation qualifiante au métier de façadier / isolation par l extérieur Maintenir l offre de formation existante Faire évoluer les contenus de formation en renforçant les programmes sur la partie conseil et relation clientèle. Développer des actions de promotion et d orientation avec le réseau des prescripteurs en lien avec les professionnels Ouvrir 24 places de formation pré qualifiante aux métiers de l isolation Ouvrir 24 places de monteur en isolation, niveau V Mettre en place une formation «performance du bâti et techniques de l isolation extérieure» : isolation et type de construction, normes, valeurs à respecter, sécurité, en mobilisant, si besoin, des formateurs tournants Faire évoluer les contenus de formation en renforçant les programmes sur la partie conseil et relation clientèle Mettre en place une formation «performance du bâti et techniques de l isolation intérieure», en mobilisant, si besoin, des formateurs tournants Métiers d encadrement et commerciaux Encadrement de chantier Adapter, si possible, le contenu des formations de niveau IV et III existantes à de l encadrement de chantier Ouvrir une action de formation qualifiante «génie énergétique, approche globale du bâtiment» dans les métiers de l équipement technique (chauffage, climatisation, électricité, plomberie) pour les demandeurs d emploi ayant une expérience du bâtiment Mettre en place une formation performance du bâti et encadrement Objectif : 200 personnes par an 36 Fiches emploi/formation
37 Métiers Evolution de l offre de formation initiale Evolution de l offre de formation des demandeurs d emploi* Evolution de l offre de formation des salariés Métiers d encadrement et commerciaux Technicien(ne) bureau d études/ chargé(e) d affaires Années 2011/2014 Faire évoluer le contenu d une partie des programmes technicien du bâtiment vers un contenu combinant les trois fonctions : - étude des méthodes sur la préparation de chantier - faisabilité et coordination des interventions - approche clientèle. Tripler les actions de formation qualifiantes étude et construction durable de niveau III Mettre en place une formation performance du bâti et technique des méthodes Développer des formations aux démarches commerciales (cf. fiche technico-commercial) Technicocommercial(e) Rentrée 2010 Maintenir l offre existante Années 2011/2014 Faire évoluer l offre de formation à moyen terme Augmenter de 70 % l offre de formation qualifiante de niveau III Développer des formations aux démarches commerciales pour les artisans, les techniciens chargés d affaires et de bureau d études confronté à l élaboration des différentes offres globales Métiers des travaux publics Canalisateur(trice) Rentrée 2010 Ouverture d un Baccalauréat Professionnel supplémentaire Travaux Publics au Lycée Andréossy de Castelnaudary Ouverture d un CAP Constructeur en canalisations au CFA des travaux publics par la voie de l apprentissage Années 2011/2014 Etudier la possibilité d ouverture d un CAP supplémentaire Constructeur en canalisations Développer des actions de promotion et d orientation avec le réseau des prescripteurs en lien avec les professionnels Tripler l offre de formation pré-qualifiante Doubler les formations de canalisateur de niveau V Mettre en place une formation in situ sur les bases du métier de canalisateur, en mobilisant, si besoin, des formateurs tournants Conducteur(trice) d engins Rentrée 2010 Maintenir l offre de formation existante Maintenir l offre de formation existante Poursuivre les habilitations CACES Années 2011/2014 Maintenir l offre de formation existante Fiches emploi/formation 37
38 Fiche emploi/formation Charpentier(e) et constructeur(trice) bois CONTEXTE La filière bois exerce un fort attrait auprès du public et des maîtres d ouvrage. L enquête menée en 2006 par ARFOBOIS a constaté une croissance du nombre de chantiers de maisons bois, pour la période , allant en moyenne jusqu à 77 %. Les marchés sont avant tout ceux de la maison résidentielle neuve, mais se développent également sur l extension et la surrélévation. Le bois s avère aussi être un bon matériau de rénovation. 80 constructeurs bois sont comptabilisés sur la région et se partagent les marchés avec des revendeurs de maisons préfabriquées. Les constructeurs travaillent le plus souvent avec des bureaux d études de conception et des architectes. Aujourd hui, cette filière est repérée en tant qu éco-filière principalement parce qu elle met en œuvre un matériau naturel, renouvelable, connu, performant énergétiquement et présentant une potentialité de développement local en région. C est pourquoi elle fait l objet d un contrat de filière AGIR pour la forêt signé avec la Région en partenariat avec l Etat, ARFOBOIS et l Union régionale des communes forestières. Du point de vue de la profession, la construction bois est un mode constructif filière sèche qui offre une alternative au mode traditionnel bloc de ciment aggloméré, laine minérale, plaque de plâtre. Les atouts qui lui sont attribués : rapidité de construction, aptitude à la préfabrication, facilitation de la finition et de la performance énergétique, lui confèrent un avantage important notamment dans la perspective de la réglementation 2012, bâtiment basse consommation. Le mode constructif bois est à 80 % celui de l ossature bois. Il fait appel à des compétences proches du métier de charpentier qui doivent cependant être complétées par des formations spécifiques sur les combinaisons enveloppe/ossature. EVOLUTIONS PREVISIBLES La construction à ossature bois va continuer de se développer parce qu elle présente des atouts certains dans la perspective des exigences de performance thermique de Les charpentiers vont être fortement sollicités et recherchés pour se reconvertir dans ce type de prestation. Des formations spécifiques d ouvrier de la construction bois vont s avérer nécessaires dans le domaine de la mise en œuvre de l ossature, de l enveloppe du bâti et des isolants. PRECONISATIONS EN TERMES D ACTIONS - FORMATION Formation initiale Au 1 er janvier 2008 : 92 jeunes en formation (77 en apprentissage et 15 par la voie scolaire) Au 1 er janvier 2010 : des effectifs en progression : 155 jeunes en formation (121 par l apprentissage et 34 par la voie scolaire), principalement dans des formatons de charpentier. Pour ce qui concerne la construction bois, il n existe aucune formation de niveau V et une seule formation de niveau IV, le Baccalauréat Professionnel Technicien Constructeur bois. Au regard des enjeux énoncés, on constate donc, en construction bois, un déficit de formations sur les deux niveaux de formation, le CAP se concentrant davantage sur la taille et la pose tandis que le Baccalauréat Professionnel offre une certaine autonomie dans la création des plans et la conception, le suivi de chantier ou l encadrement d une équipe. Il est proposé de créer une filière construction bois éco-construction 38 Fiches emploi/formation
39 n Rentrée 2010 Ouverture du Baccalauréat Professionnel Technicien Constructeur Bois au lycée Léonard de Vinci à Montpellier (voie scolaire). Ouverture du Brevet Professionnel Charpentier option construction bois au CFA Interprofessionnel Henry Giral à Mende (apprentissage). Communication renforcée sur l avenir de la filière et les formations proposées au salon Energaïa. n Années 2011/2014 Suivre l insertion des promotions des 2 Baccalauréats Professionnels Technicien Constructeur Bois existants en région (Lycée Léonard de Vinci et Lycée Joseph Gibelin à St Chély d Apcher) avant de prévoir de nouvelles ouvertures. Ouvrir 1 premier CAP Construction bois en Ouvrir 1 deuxième CAP Construction bois sur la période. Formation continue En 2008, aucun demandeur d emploi formé à ces métiers dans les programmes régionaux et 56 salariés formés. n Formation des demandeurs d emploi Ouvrir 24 places pour des formations qualifiantes construction bois, éco construction, de niveau IV. n Formation des salariés En relation avec le développement du métier de charpentier sur l ossature bois, des compléments de formation, pour les salariés et les artisans, sont à dispenser en particulier sur la mise en œuvre des nouveaux produits de l éco-construction : isolant, bardage, enduit, cloisonnement intérieur. Une formation de base sur la construction ossature bois et l éco construction est à créer afin de répondre à la demande croissante des professionnels qui souhaitent développer cette prestation. Concernant la livraison de produits de plus en plus élaborés, les progrès qui seront faits en atelier conduiront à modifier les compétences dévolues aux monteurs installateurs. Ceux-ci devront être constitués de véritables équipes autonomes, n ayant pas obligatoirement comme formation d origine celle de charpentier bois traditionnel. Savoir manager l ensemble des contraintes (installation en conformité avec le souhait du client et dans un cadre normatif respecté) devient une fonction à part entière qui va nécessiter des acquisitions de compétence sur la gestion de chantier (cf. fiche chargé d affaires /bureau d études) Mettre en place une plateforme pédagogique construction bois, éco construction sur le modèle des plateformes qualisol et qualipv. Fiches emploi/formation 39
40 Fiche emploi/formation Maçon(ne) - gros œuvre CONTEXTE Les exigences du Grenelle de l Environnement sur les performances thermiques du bâtiment entraînent une adaptation des techniques et des systèmes de construction. L apparition de nouveaux modes constructifs (filière sèche bois ou métal, éléments à composants préfabriqués) rentre directement en concurrence avec le métier historique du gros œuvre. Dans sa technologie, le métier évolue pour prendre en compte l usage de nouveaux matériaux et l obligation de techniques plus performantes sur les plans thermiques et fonctionnels. L obligation faite de conduire des chantiers de faibles nuisances environnementales concerne au plus haut point le lot gros œuvre. Les contraintes environnementales sont donc à prendre particulièrement en compte. Par ailleurs, le consommateur souhaite traiter avec un seul interlocuteur. Les entreprises de gros œuvre doivent donc intégrer de nouvelles compétences : thermiques, énergétiques, organisationnelles. Concernant l habitat individuel, la concurrence devient plus féroce car portée par des entreprises issues du monde commercial et pas nécessairement technique. Pour l habitat collectif, public ou privé, la maîtrise du métier dans son savoir-faire historique est une garantie importante, mais il faudra parfois se résoudre à travailler en sous-traitance, compte tenu des modes d attribution des marchés (PPP) 1. Les contraintes réglementaires et normatives se développent : tous les domaines et tous les corps d état sont impactés par des normes qui parfois se situent en opposition pour des fonctions données (thermique, incendie, acoustique, accessibilité). Les difficultés de recrutement poussent à la mécanisation et à l intégration en amont d un maximum d éléments, ce qui nécessite une préparation plus approfondie des modes et méthodes de travail et modifiera les compétences attendues résultant d un travail plus sectorisé. Longtemps délaissé, le bureau des méthodes prend toute son utilité en intégrant le choix en fonction de nouvelles techniques, de nouvelles contraintes (environnementales) et en garantissant la traçabilité des actions menées. EVOLUTIONS PREVISIBLES Le métier du gros œuvre va devoir renforcer ses compétences dans deux principaux domaines : Adaptation aux évolutions techniques et technologiques : joints minces, béton auto plaçant, mélange matériaux bois, chanvre, technique de revêtements de façades, repris en sous œuvre, positionnement des armatures Maîtrise des normes, règlements et règles de l art : euro-codes, accessibilité des personnes à mobilité réduite, contraintes environnementales, réglementation thermique dans le gros œuvre, documents techniques unifiés (DTU) en dallage La triple évolution, technique, normative et commerciale va amplifier le mouvement de positionnement stratégique des entreprises. Trois à quatre types de métiers vont se profiler : Ouvrier de la construction gros œuvre : banche et/ou montage d éléments préfabriqués. Ouvrier de la construction traditionnelle : mise en œuvre standardisée de différents modes constructifs. Ouvrier de l éco-construction : mise en œuvre adaptée (plan architecte) d éco matériaux : monomur, pierre, bois, chanvre, paille Ouvrier de la rénovation : mise en œuvre combinant une activité et une organisation traditionnelle avec l intégration de nouveaux matériaux et l obligation de respect des normes et des performances. 1 Partenariat public privé 40 Fiches emploi/formation
41 PRECONISATIONS EN TERMES D ACTIONS - FORMATION Formation initiale Au 1 er janvier 2008 : jeunes en formation (1008 par apprentissage et 348 par la voie scolaire). Au 1 er janvier 2010 : jeunes formation (1 078 par apprentissage et 335 par la voie scolaire). Les effectifs sont en légère diminution sur les formations de niveau V et ont plus que doublé en niveau IV. Avec près de 77 % de l offre de formation, l apprentissage domine largement. En l absence de diplômes intégrant l éco-construction, l offre de formation paraît actuellement suffisante. n Années 2011/2014 Maintenir l offre existante en intégrant la dimension «Performance du bâti» (cf : fiche-action N 4). Formation continue En 2008, une offre de formation conséquente pour les demandeurs d emploi (1 100 formés) relevant quasi exclusivement du niveau V. La programmation régionale en cours intègre une orientation éco-construction et propose quatre platesformes de formation. Pour ce qui concerne les salariés, 345 personnes ont été formées dont 311 en alternance. n Formation des demandeurs d emploi Développer des actions de promotion et d orientation sur le métier d éco-constructeur avec le réseau des prescripteurs en lien avec les professionnels. Ouvrir 24 places de formation pré-qualifiantes maçonnerie-gros œuvre intégrant l éco-construction. Augmenter de 80 % les actions de formation maçonnerie-gros œuvre intégrant l éco-construction. Intégrer, dans toutes les formations existantes, un module «performance du bâti» (cf : fiche-action N 5) comprenant : - nouvelles prescriptions techniques et normatives, - spécificités de mise en œuvre. n Formation des salariés Mettre en place des actions de formation : «Performance du bâti» (cf : fiche-action N 4). Poursuivre les actions de formation aux évolutions techniques et technologiques : joints minces, béton auto plaçant, mélange matériaux bois, chanvre, technique de revêtements de façades, repris en sous œuvre, positionnement des armatures. Cette acquisition de compétences peut se faire en entreprise car il s agit de formations de courte durée. Il est proposé de former et de mobiliser des formateurs tournants intervenant en situation de travail, après validation par la profession du contenu des programmes proposés. Ces formateurs doivent pouvoir traiter la gestion des chantiers à faible nuisance et les nouvelles contraintes réglementaires. Fiches emploi/formation 41
42 Fiche emploi/formation Chauffagiste CONTEXTE Le nombre d installateurs en équipement thermique et climatique s est fortement accru du fait des dernières réglementations thermiques 2000 et 2005 et du développement des installations solaires thermiques, des pompes à chaleur et de la climatisation et plus récemment des chaudières automatiques à bois. Ces éléments de contexte ont favorisé le recrutement de jeunes en formation initiale ainsi que des demandeurs d emploi, le double effet nouveauté technologique et utilité environnementale créant un effet attractif auprès des candidats potentiels. Le métier va devoir continuer de répondre à trois types de besoins : des équipements très performants à installer dans les constructions neuves qui seront soumises à la réglementation 2012 encore plus exigeante, qui impliquent : - une plus grande diversité de solutions techniques aujourd hui disponibles, - une plus grande complexité des installations lorsqu elles doivent gérer plusieurs énergies, - le développement des énergies renouvelables avec la contrainte d intervention en toiture (solaire), - une exigence de performance du système de ventilation : contrôle des débits, des températures et de la qualité de l air. des besoins d amélioration énergétique sur les bâtiments existants qui nécessitent à la fois des compétences techniques et une maturité professionnelle : écoute client, conseil technique et commercial, intervention en site occupé, des besoins importants de maintenance des systèmes en progression constante qui impliquent 2 types de compétence : - maintenance et dépannage des chaudières, des systèmes thermodynamiques et des systèmes biénergie : haute technicité en fluides, énergies, électronique, - entretien et nettoyage des installations : nettoyage et vidange des capteurs solaires, entretien des chaudières automatiques à bois plaquettes et granulés (nettoyage et décendrage, ramonage des conduits de cheminée), entretien des réseaux de ventilation (nettoyage des bouches) et de chauffage (désembouage). EVOLUTIONS PREVISIBLES La pose des capteurs solaires thermiques constitue une activité qui croît de manière constante depuis Des freins liés aux contraintes de pose en toiture sont identifiés sur l installation des capteurs solaires thermiques : chauffe-eau solaire et chauffage. L emploi de chauffagiste va continuer de se développer pour répondre à la demande croissante d économie d énergie, de réduction d émissions de carbone ainsi qu aux exigences de la réglementation Néanmoins il est probable que les 3 tendances qui se dessinent, s accentuent et segmentent le métier en plusieurs profils : installateur neuf spécialisé sur des systèmes (bi-énergie, solaire, PAC et climatisation, bois, puits canadien), installateur rénovateur, technicien de maintenance en chauffage et climatisation/ agent d entretien en énergies renouvelables. PRECONISATIONS EN TERMES D ACTIONS - FORMATION Formation initiale Au 1 er janvier 2008 : jeunes en formation (997 par la voie scolaire et 451 par l apprentissage). Au 1 er janvier 2010 : jeunes en formation (820 par la voie scolaire et 344 par l apprentissage) soit depuis 2008, une diminution importante (presque 20 %) du nombre total de personnes en formation, imputable à la voie scolaire (-17 %) mais plus encore à l apprentissage (- 23,5 %). L offre de formation initiale s infléchit très nettement au profit du niveau IV, avec notamment 584 techniciens des systèmes énergétiques et climatiques (installation ou maintenance) par la voie scolaire et 46 par l apprentissage : ce dernier dispositif enregistre par ailleurs une forte baisse des effectifs (-2/3) en BP monteur en installation de génie climatique. La voie scolaire propose également 2 formations de niveau III (fluides énergies environnement). 42 Fiches emploi/formation
43 L offre de formation initiale paraît correctement dimensionnée et prend en compte les besoins de maintenance qui vont progresser en relation avec l évolution et l augmentation de la technicité des équipements. Cependant la grande diversité, la complexité et la nouveauté des solutions techniques arrivant sur le marché conduisent l appareil de formation à une réponse très réactive. Les produits industriels mis sur le marché sont nombreux. Un échange régulier profession / Education Nationale via notamment ECOBATP sur les retours d expérience des systèmes installés serait un appui intéressant pour les installateurs et faciliterait l adaptation des contenus de formation appelés à évoluer presque en temps réel. 2 nouveaux diplômes sont par ailleurs créés au niveau national. n Rentrée 2010 Renouvellement d une section d apprentissage de Bac Pro Technicien en installation des systèmes énergétiques et climatiques au lycée Andréossy à Castelnaudary. Création d une section d apprentissage BTS Fluides Energies Environnement au lycée professionnel Mermoz à Montpellier. Promotion des formations de niveau IV existantes tant en installation qu en maintenance qui, malgré l augmentation constatée des effectifs, ne font pas le plein (cf : fiche-action N 3). n Années 2011/2014 Mesurer l effet des actions de promotion et les poursuivre, si besoin. Ouvrir deux mentions complémentaires de niveau IV récemment créées : - Technicien d exploitation des services à l énergie, - Energies renouvelables et efficacité énergétique. Formation continue En 2008, 180 demandeurs d emploi ont été formés principalement sur des formations de niveau V parmi lesquelles on identifie 2 formations prenant en compte les énergies renouvelables. Concernant les 190 salariés formés, près de la moitié ont été formés au solaire thermique. Si les besoins importants de mise en route, réglage, dépannage, maintenance, entretien sont bien couverts par la formation continue qui est à poursuivre, une offre de formation est à proposer sur l entretien simple généré par l installation des ENR. Une formation de base à l installation et l entretien des chaudières automatiques à granulés et à plaquettes est par ailleurs à créer. La mise en œuvre de ces nouvelles chaudières implique des installations d équipements spécifiques et des entretiens réguliers, l installation de poêle à bois bûche ou granulé génère des ramonages réguliers de conduit de cheminée. La mise en œuvre d une formation spécifique sur les systèmes de ventilation est à envisager pour les chauffagistes, plombiers et électriciens, ce lot étant réalisé par les 3 métiers (cf. préconisation de formation dans la fiche installateur sanitaire). n Formation des demandeurs d emploi Augmenter de 60 % l offre de formation de chauffagiste de niveau V intégrant la pose de capteurs solaires. Ouvrir 12 places pour une formation qualifiante de niveau V agent d entretien en énergies renouvelables. n Formation des salariés Créer une formation sur l installation et l entretien des chaudières automatiques au bois. Fiches emploi/formation 43
44 Fiche emploi/formation Installateur(trice) sanitaire CONTEXTE Le métier est touché par 4 activités en pleine évolution : n La récupération des eaux pluviales Toutes les solutions traitant de la meilleure gestion des ressources ont le vent en poupe. La technique de récupération des eaux de pluie dans l habitat est connue et financièrement aidée. Elle suppose une parfaite maîtrise des techniques de séparation de réseaux pour lesquels une habilitation pourrait voir le jour. n La réutilisation des eaux grises Il est également possible de récupérer les eaux grises (ex : salle de bain) pour un réemploi dans le bâtiment (toilettes). Ces techniques sont soumises à la maîtrise de bonnes pratiques professionnelles que les entreprises doivent maîtriser parfaitement. Un véritable marché est en train de s ouvrir, concernant en particulier l hôtellerie. n Le chauffe-eau solaire individuel et collectif La pose des capteurs solaires thermiques constitue une activité qui croît de manière constante depuis Le développement de cette technique devrait s amplifier lors de l entrée en vigueur de la réglementation thermique 2012 grâce à des matériels de plus en plus performants. Son utilisation nécessite cependant l intégration du principe de bio-énergie (le soleil ne brille pas toujours) : les entreprises répondant donc à cette activité le feront en maîtrisant des techniques énergétiques complémentaires pour répondre à la fonction du chauffage de l eau dans l habitat. Concernant le chauffe-eau collectif, sa maîtrise est beaucoup plus complexe que celle de l habitat individuel, en particulier pour ce qui concerne la gestion commune (études, conception, répartitions ) et la maintenance. Face à ces opportunités, les entreprises devront posséder les compétences techniques nécessaires et être capables de les mettre en valeur. n La ventilation Sans être à proprement parler une nouvelle intervention, la réalisation du renouvellement d air de l habitat et des locaux tertiaires devient une activité qui se complexifie à cause de la nécessité de performance énergétique et d exigence sur la qualité de l air. Des systèmes de ventilation plus performants et mieux gérés sont mis œuvre : double flux, hygrothermique, puits canadien Ils nécessitent l installation de réseaux selon des conditions techniques d isolation ou d acoustique plus rigoureuses et une maintenance régulière pour en assurer le bon fonctionnement : nettoyage des bouches et des filtres. EVOLUTIONS PREVISIBLES Le métier de plombier, en tant que tel, sera progressivement touché par les évolutions citées : récupération des eaux pluviales, réutilisation des eaux grises, pose des chauffe eau solaires, installation de systèmes renouvellement d air performants. Le mélange des métiers dans la même entreprise (chauffage sanitaire) a tendance à occulter la spécificité du métier qui passe souvent au second rang (après le chauffage et la climatisation) dans la stratégie commerciale de l entreprise. Pourtant le chauffage de l eau et le renouvellement d air sont les 2 postes les plus importants en terme de dépenses énergétiques pour les bâtiments neufs récents. Ils font partie des dépenses énergétiques où les gains seront les plus difficiles à obtenir dans les bâtiments BBC. Ils ouvrent donc une marge de progression très importante en termes d activité et de compétences. 44 Fiches emploi/formation
45 PRECONISATIONS EN TERMES D ACTIONS - FORMATION Formation initiale Au 1 er janvier 2008 : 453 jeunes en formation par la voie de l apprentissage préparant tous le CAP Installateur sanitaire. Au 1 er janvier 2010 : 385 jeunes en formation pour la même formation : on observe un tassement des effectifs de 23 % en apprentissage (349) alors que la voie scolaire, récemment ouverte, accueille 36 lycéens. Le développement du marché du chauffage de l eau (solaire et thermodynamique) et celui du renouvellement d air va nécessiter un besoin de compétences techniques qui sera à actualiser de manière continue. Un échange régulier profession / Education Nationale via ECOBATP sur les retours d expérience des systèmes installés serait un appui intéressant pour les installateurs et faciliterait l adaptation des contenus de formation appelés à évoluer presque en temps réel. n Rentrée 2010 Maintenir l offre existante en intégrant les techniques de récupération des eaux pluviales et la réutilisation des eaux grises. n Années 2011/2014 Possibilité de mentions complémentaires de niveau IV à moyen terme. Formation continue Une dizaine de demandeurs d emploi formés en 2008 à de l installation solaire (regroupant sanitaire et thermique). 76 salariés dont 10 en alternance formés en n Formation des demandeurs d emploi Développer des actions de promotion et d orientation avec le réseau des prescripteurs en lien avec les professionnels. Tripler l effectif formé à la pose de capteurs solaires. Ouvrir 24 places d Agent d intervention et de maintenance en conditionnement d air niveau V. n Formation des salariés Former à l intervention et à la maintenance en conditionnement d air (métiers concernés : installateur sanitaire, électricien et chauffagiste. Fiches emploi/formation 45
46 Fiche emploi/formation Electricien(ne) CONTEXTE Le métier d électricien exerce toujours un attrait important auprès des jeunes qui sont nombreux à être candidats en formation initiale. Métier d équipement technique du bâtiment, il est directement touché par les objectifs de performance énergétique et de recours aux énergies renouvelables. Il évolue vers l efficacité énergétique active c est-à- dire la gestion et le pilotage automatique du chauffage, de l éclairage, de la ventilation mais également des ouvrants et des protections solaires. Cette maîtrise active de l énergie va favoriser le changement en cours du transfert de l offre énergie électrique «chauffage, sanitaire, éclairage» vers une offre énergie domotique «pilotage, régulation, gestion» où le réseau courant faible Voie, Données, Images (VDI) va prendre de plus en plus d importance. Par ses exigences, le consommateur renforce le rôle et la fonction de l installateur électrique en demandant un interlocuteur unique. Ce sera le cas, notamment, pour les fonctions d entretien, d installation d équipements énergétiques et de maintenance des systèmes communicants du bâtiment. Le Bâtiment devient «intelligent» et communicant ; l électricité, qu elle soit courant fort, courant faible, devient le vecteur d informations du bâtiment ; informations qu il faudra gérer au travers des systèmes centralisés afin de répondre au confort de l usager et à la gestion des dispositifs de régulation thermique passive (stores, volets roulants, entrées d air ). Les marchés se repositionnant en termes de fonctions, les secteurs d activité deviennent plus professionnels et plus restreints ; chaque secteur d activité exige des compétences précises et surtout performantes. Comme pour le métier de chauffagiste, la fonction maintenance va fortement se développer. Dans le domaine des ENR, l électricien doit faire face au développement soudain et exponentiel du solaire photovoltaïque mais aussi des installations de pompes à chaleur air/air et des chauffe-eau thermodynamiques destinés, avec les chauffeeau solaires, à remplacer le traditionnel cumulus. Dans un autre registre, le renouvellement d air avec les systèmes hygrorèglables, double flux et puits canadiens, constitue un marché à fort potentiel en particulier dans la rénovation mais également dans le neuf où va s imposer la ventilation double flux. Plus généralement la mise en œuvre des gaines sera désormais plus contrainte à cause des prescriptions d étanchéité à l air mais également de celles à venir sur la qualité de l air. EVOLUTIONS PREVISIBLES Les évolutions du métier sont très liées aux évolutions de la réglementation mais également de la technologie et de la demande client. Comme pour le chauffage, le métier changera en lien avec les solutions techniques qui vont émerger pour répondre aux exigences de la réglementation Il est probable que le métier accentue la tendance actuelle et se segmente en 4 types d intervention : Travaux neufs : préfabrication des réseaux et installation des offres domotiques (pilotage, régulation, gestion de l information), Travaux tertiaires : installation des systèmes de chauffage/climatisation et de leur maintenance, Travaux de rénovation : ventilation, rafraîchissement, installation de systèmes thermodynamiques (chauffage / chauffe-eau) et maintenance, Travaux d installation de capteurs photovoltaïques qui vont continuer de progresser mais probablement moins rapidement en raison de la révision à la baisse, dès 2010, des tarifs de rachat de l électricité pour les entreprises et de la réforme de la taxe professionnelle rendant caduc le gain financier escompté par les collectivités locales. Sans remettre en cause le développement du solaire électrique il va probablement permettre de le structurer au niveau de l installation des grandes surfaces de capteurs (ferme solaire) et de le consolider chez les particuliers où le potentiel pour les artisans demeure très important. 46 Fiches emploi/formation
47 PRECONISATIONS EN TERMES D ACTIONS - FORMATION Formation initiale Au 1 er janvier 2008 : jeunes en formation (498 par la voie scolaire et 699 par l apprentissage). Au 1 er janvier 2010 : jeunes en formation (1 515 par la voie scolaire et 566 par l apprentissage) : un effectif en augmentation de 77 % depuis 2008, imputable au seul bac pro Electronique Energie Equipements Communicants (1 411 lycéens et 41 apprentis). Ce diplôme qui permet également une insertion dans le secteur industriel est plus polyvalent que le CAP Préparation et réalisation d ouvrages électriques qui, malgré une baisse sensible en apprentissage (- 20 %) reste la formation pivot de ce dispositif. En tout état de cause, l apprentissage n est plus aujourd hui la voie prééminente de formation au métier d électricien. Il convient de conforter l offre de formation existante tout en adaptant les contenus aux évolutions énoncées. n Rentrée 2010 Ouverture de 2 CAP Préparation et ouvrages électriques au lycée Jean Moulin à Béziers et au lycée Pierre Mendès France à Montpellier (par la voie scolaire). Ouverture du BP installations et équipements électriques au CFA interprofessionnel de Mende. n Années 2011/2014 Faire évoluer les contenus de formation dans le cadre de l obligation de performance notamment sur la domotique, l installation du solaire photovoltaïque, l installation de gaines et conduits de ventilation et la maintenance. Formation continue 143 demandeurs d emploi formés en 2008 (24 en préparation métiers, les autres étant tous positionnés sur des formations de niveau V). 308 salariés formés dont 138 en alternance et 140 sur des formations au photovoltaïque et Quali PV Elec au cours de l année n Formation des demandeurs d emploi Doubler l offre de formation d électricien au niveau V intégrant la pose de capteurs solaires photovoltaïques. Ouvrir 24 places de formation qualifiante de niveau IV installation et maintenance des réseaux et systèmes de ventilation, rafraîchissement et climatisation. n Formation des salariés Poursuivre l effort de formation sur le solaire photovoltaïque. Combler un manque de formation sur l installation et la maintenance des systèmes de ventilation, rafraîchissement et climatisation. Fiches emploi/formation 47
48 Fiche emploi/formation Menuisier(e) CONTEXTE Concernant le métier de menuisier, il convient de distinguer deux domaines majeurs, menuiserie intérieure et petit agencement, menuiserie extérieure. Dans tous les cas, les contraintes environnementales impactent ce métier qui doit prendre en compte les chantiers faible nuisance. Le bois, très demandé aujourd hui, est malgré tout soumis à des règles d approvisionnement et de traçabilité qui n iront pas en diminuant (intégration de la notion de développement durable). Les normes (thermiques, acoustiques, incendie et accessibilité) sont des compétences à maîtriser de la conception à l exécution, car les contrôles et les exigences de résultats vont peser lourdement sur les entreprises. Les compétences techniques se développent : pour la menuiserie intérieure : maîtrise de l acoustique, performances et classements des ouvrages liés à l incendie, accessibilité, choix et usage des matériaux, pour la menuiserie extérieure : techniques et modes de pose en façade, performances thermiques de la paroi, performance d une fenêtre, calculs résistance des métaux et thermique des façades. Les ouvrages sont, dans tous les cas, élaborés en ateliers de plus en plus industriels, ce qui conduit à renforcer la compétence de bureau d études et de méthodes. Les secteurs d activité des entreprises se redéfinissent plus précisément, offrant à chacune des possibilités identifiées mais qui exigeront d elles une performance collective et une réadaptation de leurs personnels au travers du choix stratégique déterminé. Il faudra donc accompagner, par un mode de management adapté, la re-motivation du personnel à ces objectifs, en agissant sur le maintien des savoir-faire et la dynamique d acquisition des nouvelles compétences. EVOLUTIONS PREVISIBLES Le développement du métier va prendre appui sur la rénovation des bâtiments existants. Dans l ensemble des travaux de rénovation effectués dans le cadre de l éco-prêt à taux zéro depuis le 31 mars 2009 (date de son lancement), le changement de menuiserie arrive en tête : 2/3 des travaux financés. Le besoin de poseur pour les années à venir est pratiquement certain. Ces menuiseries sont indifféremment du bois, du PVC ou de l aluminium. Renforcer la filière ouvrage du bâtiment est une priorité (cf. préconisations métallier). Le métier va devoir faire face à plusieurs évolutions : intégrer une dimension «Bureau d étude» pour prendre en compte les nouvelles réglementations (thermique, acoustique, incendie, accessibilité, ) et les techniques informatiques (CAO, DAO), conduire des chantiers à faible nuisance environnementale grâce à un meilleur choix des matériaux et à la qualité de leur mise en œuvre, augmenter la performance de la qualité thermique de la paroi : nouvelles techniques et nouveaux matériaux, intégrer la mise en œuvre d isolation par l extérieur induisant de nouvelles techniques de réalisation des parois et d intégration des menuiseries, s adapter à la semi industrialisation de la filière Maisons Bois, proposer aux clients et aux maîtres d œuvre une approche globale pour obtenir l extrême qualité requise notamment sur la question de l étanchéité à l air. 48 Fiches emploi/formation
49 PRECONISATIONS EN TERMES D ACTIONS - FORMATION Formation initiale Au 1 er janvier 2008 : 642 jeunes en formation (368 par la voie scolaire et 274 par l apprentissage). Au 1 er janvier 2010 : 682 jeunes eu formation (407 par la voie scolaire et 275 par l apprentissage) : des effectifs en croissance où le niveau IV représente désormais près de la moitié des effectifs alors que le niveau V dominait nettement en Une élévation de niveau essentiellement imputable pour la voie scolaire à la disparition du BEP au bénéfice du Bac professionnel Technicien menuisier agenceur alors qu ont été également ouvertes des sections supplémentaires en CAP Menuisier fabricant. Même tendance pour l apprentissage, où la stabilité absolue des effectifs ne doit pas dissimuler une baisse du nombre de niveau V à laquelle répond une hausse du même ordre du nombre d apprentis de niveau supérieur. La voie scolaire affirme un peu plus encore sa prééminence pour conduire au métier de menuisier (6 formés sur 10 en 2010). n Années 2011/2014 Promouvoir les formations existantes de niveau V et IV qui disposent de places disponibles (cf : fiche-action N 3). Formation continue 83 demandeurs d emploi formés principalement sur des formations de niveau V et 113 salariés dont 95 par la voie de l alternance, au cours de l année n Formation des demandeurs d emploi Développer des actions de promotion et d orientation avec le réseau des prescripteurs en lien avec les professionnels. Augmenter de 30 % les effectifs en formation de poseur, installateur de menuiseries, fermetures équipements, niveau V. n Formation des salariés Mettre en place une formation «performance du bâti et techniques de pose des menuiseries extérieures» : pose des menuiseries, différents types de matériel, normes et valeurs à respecter. Cette acquisition de compétences devra se faire en entreprise car il s agit de formations de courte durée. Il est proposé de former et de mobiliser des formateurs tournants intervenant en situation de travail, après validation par la profession du contenu des programmes proposés. Le niveau de qualité et de finition attendu sur la mise en œuvre des ouvrants (mesure d étanchéité à l air lors des réceptions de chantier) peut difficilement se passer d un accompagnement spécifique tant il rompt avec des pratiques antérieures où les exigences étaient moins ambitieuses. Fiches emploi/formation 49
50 Fiche emploi/formation Metallier(e) CONTEXTE Le métier de la métallerie recouvre 2 emplois : serrurier métallier et charpente métallique. Serrurier métallier Les architectes utilisent de plus en plus le métal comme élément d expression architecturale, tant en structure qu en décoration. Les ouvrages à réaliser sont souvent des pièces uniques et complexes. Mais pour les ouvrages ne répondant pas qu à la fonction décorative, bon nombre de normes et règlements les régissent, rendant trop souvent presque irréaliste le souhait architectural, du moins difficilement compatible avec les contraintes techniques liées aux normes. De plus en plus, l entreprise de métallerie propose des produits marqués et donc industrialisés. Son activité est recentrée sur un rôle d ensemblier. Les entreprises de taille moyenne recourent souvent à la sous-traitance en raison de la pénurie de main d œuvre dont souffre le métier. Toutes ces évolutions entraînent également un changement d organisation plus rationnel, où «l à peu près» n a pas sa place. Les procédures deviennent omniprésentes. L entreprise doit maintenir une dynamique permanente d acquisition des compétences afin de garantir le transfert et le maintien de son savoir-faire. Charpentier métallique L usage de la structure métallique répond au développement de la filière sèche. Celle-ci permet de distinguer la structure de l enveloppe, permettant d intégrer sur la façade des produits performants thermiquement et énergétiquement. L exigence de conception et de traçabilité rend une fois de plus la filière sèche très bien adaptée, car elle permet un degré de précision et de suivi important. Par ailleurs, le développement de structures situées en façade complémentaire du bâtiment pour accueillir des fonctions connexes (brise soleil, éléments de maintenance, sécurité) se réalise très aisément en métal. Tous ces éléments concourent à entrevoir une possibilité de déplacement des secteurs d activité traditionnels vers la charpente métallique. L augmentation des normes et les contraintes environnementales touchent également ce secteur. Les eurocodes 2 sont à intégrer dès à présent, et la sécurité incendie à prendre tout particulièrement en compte. S agissant des chantiers faible nuisance, la filière sèche offre l avantage d une rapidité d exécution et d une plus grande propreté durant les interventions lourdes. Comme pour le métier de serrurier, le recrutement et le renouvellement (pénurie de candidats en formation initiale) s avèrent très difficiles. EVOLUTIONS PREVISIBLES Que ce soit pour le métier de serrurier ou celui de charpentier métallique, les compétences recherchées sont principalement celles de poseurs. Plusieurs marchés sont porteurs pour les années à venir : mobilier urbain, menuiserie alu, protection solaire et sécurité des bâtiments. Dans tous ces domaines, la fabrication est industrielle. Il s agit donc d assembler et de poser. L insuffisance de candidats continuerait à obliger les entreprises à recourir à des publics démunis de formation initiale ou provenant d origines professionnelles différentes. 2 Normes européennes de construction 50 Fiches emploi/formation
51 PRECONISATIONS EN TERMES D ACTIONS - FORMATION Formation initiale Au 1 er janvier 2008 : 746 jeunes en formation (397 par la voie scolaire et 349 par l apprentissage). Au 1 er janvier 2010, 741 jeunes en formation (380 par la voie scolaire et 361 par l apprentissage). Une stabilité des effectifs répartis quasiment à part égale entre les 2 dispositifs, qui s accompagne cependant d une élévation du niveau (V vers IV). En niveau V toutefois, le les effectifs du CAP serrurier métallier augmentent dans les 2 voies de formation. Il est important d améliorer l attractivité de ces métiers en s appuyant sur l effet attractif du développement durable. n Années 2011/2014 Promouvoir les formations de niveau V et IV existantes qui manquent de candidats (cf : fiche-action N 3). Formation continue 46 demandeurs d emploi formés sur des formations de niveau V et 50 salariés dont 47 en alternance au cours de l année n Formation des demandeurs d emploi Développer des actions de promotion et d orientation avec le réseau des prescripteurs en lien avec les professionnels. Ouvrir 24 places de formation pré qualifiantes aux métiers de la métallerie. Tripler l offre de formation qualifiante de serrurier poseur, de niveau V. n Formation des salariés Mettre en place une formation «performance du bâti» : approche énergétique d un bâtiment, chaîne d intervention, gestion des interfaces. Fiches emploi/formation 51
52 Fiche emploi/formation Peintre et façadier(e) CONTEXTE Peintre Soumise depuis quelques temps au problème de la gestion des déchets et à la qualité sanitaire des produits, l activité peinture et finitions a subi de fortes évolutions. Résultant du problème des déchets, les techniques font appel à des systèmes plus mécanisés, permettant de résoudre la contrainte de gestion de ces déchets par la technique d emballage des peintures. Ces techniques de mécanisation sont aujourd hui rentables et efficaces, y compris pour des chantiers de petite taille. Elles ont un effet direct sur les compétences au travail, d une part, par la nécessité de maîtriser la technique de ces appareils, d autre part, parce qu elles imposent un travail en équipe. Des compétences complémentaires liées à ces nouvelles situations de travail font leur apparition (organisation des tâches, programmations, approvisionnements, etc...). L évolution des produits et la disparition de certains d entre eux modifie sensiblement les techniques d application. Il faut donc que les entreprises acquièrent une parfaite connaissance du traitement des supports et maîtrisent le choix, la typologie des produits et des techniques afin de garantir le respect des obligations normatives. Etre capable de conseiller les clients en tenant compte des points cités ci-dessus apportera à l entreprise une plus-value à son positionnement commercial. Toutes ces contraintes doivent en partie être maîtrisées par le personnel de chantier qui doit pouvoir effectuer, dans le respect des règles, la réalisation de son travail. Les contraintes liées au lieu de travail (sites industriels, règles dans les usines ou ateliers, travaux dans des locaux habités, usage des produits au regard de l environnement du public présent etc..) sont à prendre fortement en considération. Enfin, si le métier ne semble pas directement touché par le marché énergétique, son activité risque d augmenter avec les travaux induits notamment en cas de pose d isolation intérieure. Façadier Le façadier intervient sur l application de la peinture en façade en travaux neufs ou rénovation. L isolation par l extérieur est depuis longtemps un secteur détenu par les entreprises de peinture. La rénovation des bâtiments existants et particulièrement des immeubles collectifs offre des perspectives de travaux significatives. Bien que plus chère que l isolation intérieure, l isolation par l extérieur a l avantage de ne pas diminuer la surface habitable ni d impacter la décoration intérieure. Elle évite également l intervention en site occupé. Cependant la relance de la pratique de l isolation extérieure implique pour les entreprises de maîtriser beaucoup plus qualitativement les techniques d isolation plus performantes et probablement de s ouvrir à l usage de matériaux et de techniques d isolation par l extérieur différents. EVOLUTIONS PREVISIBLES Pour le peintre comme pour le façadier, le développement promis de «la croissance verte», même s il tarde à venir, risque d être conséquent. La peinture représente déjà une part importante des travaux d économie d énergie financés par le prêt à taux zéro au titre des travaux induits. Ces deux métiers vont devoir probablement faire face à une croissance de leur activité accompagnée d une tension sur les recrutements. 52 Fiches emploi/formation
53 PRECONISATIONS EN TERMES D ACTIONS - FORMATION Formation initiale Au 1 er janvier 2008 : 721 jeunes en formation (249 par la voie scolaire et 472 par l apprentissage). Au 1 er janvier 2010 : 678 jeunes en formation (220 par la voie scolaire et 458 par l apprentissage). Des effectifs en régression de 6 %. L apprentissage représente aujourd hui les 2/3 de l offre. Les effectifs en niveau IV progressent tant au niveau du bac professionnel Aménagement et finition du bâtiment que du Brevet Professionnel Peinture et revêtements. L effectif du CAP Peintre applicateur de revêtement, qui reste de loin le plus fort contingent (369) baisse néanmoins d une cinquantaine en apprentissage, alors qu il augmente légèrement par la voie scolaire. L apprentissage propose par ailleurs un BTS Enveloppe Du Bâtiment Façade Etanchéité (niveau III) dont l effectif (25) est stable depuis Même si une montée en charge de l activité de façadier est prévisible (en lien avec les enjeux d isolation par l extérieur), il n existe pas de diplôme de niveau V permettant cette spécialisation. En tout état de cause, cette activité pose des problèmes de sécurité et paraît difficilement compatible avec un enseignement en formation initiale. n Années 2011/2014 Maintenir l offre de formation existante. Faire évoluer le contenu des programmes qui doivent intégrer les évolutions en cours sur les produits, le conseil client et la protection de l environnement. Formation continue 53 demandeurs d emploi formés en pré-qualification et 211 presque exclusivement sur des qualifications de niveau V relevant de l activité de peinture, durant l année salariés formés aux différentes techniques de peinture dont 112 par la voie de l alternance parmi lesquels 31 ont suivi une formation de façadier, au cours de l année n Formation des demandeurs d emploi Développer des actions de promotion et d orientation avec le réseau des prescripteurs en lien avec les professionnels pour anticiper la pénurie prévisible de main d œuvre. Ouvrir 24 places de formation qualifiante au métier de façadier / isolation par l extérieur. n Formation des salariés Mettre en place une formation «performance du bâti et techniques de l isolation extérieure» : isolation et type de construction, normes, valeurs à respecter, sécurité. Cette acquisition de compétences devra se faire en entreprise car il s agit de formations de courte durée réalisées. Il est proposé de former et de mobiliser des formateurs tournants intervenant en situation de travail, après validation par la profession du contenu des programmes proposés. Fiches emploi/formation 53
54 Fiche emploi/formation Carreleur(euse) CONTEXTE Techniquement, le transfert de la pose scellée vers la pose collée est déjà en route. Il offre l avantage essentiel de simplifier les interventions. Les produits évoluent en fonction des contraintes (accessibilité pour non voyants, adhérence, luminosité, etc..), mais leur mise en œuvre n est pas en soi une nouvelle compétence, d autant plus que la gestuelle est maîtrisée. L évolution de ce métier tient plus à la volonté qu auront les entreprises à ne plus subir en sinistralité des conséquences d actes antérieurs dont ils n ont pas la responsabilité. Toutes les contraintes normatives et réglementaires (accessibilité, sécurité des personnes) et les nouvelles techniques (planchers chauffants, intégration d éléments actifs dans les chapes, etc ) nécessitent que l entreprise de carrelage soit très bien informée de ce qu elle doit et peut faire. Prévenir les sinistres implique de contrôler, d informer ou de valider les étapes précédentes à son intervention et pose bien évidemment un problème majeur de coût et d organisation. La plupart du temps, les entreprises choisissent d intégrer au plus près de l exécution des compétences permettant : une exécution en cohérence avec les normes en vigueur, un comportement relationnel entre le client, l entreprise et les partenaires, la capacité de faire des choix de solutions dans le respect des normes et de savoir les argumenter, la capacité de savoir gérer et proposer au mieux dans l intérêt du client et de l entreprise, des options techniques adaptées à la situation et aux normes exigées. 54 Fiches emploi/formation
55 EVOLUTIONS PREVISIBLES Concernant le volume d activité, même si la préfabrication prendra dans les années futures une orientation majeure, la prestation revêtement sera très souvent traitée sur place. Ce métier devra donc fortement évoluer vers un niveau technique pour lequel le rôle de conseil et de relation client joué par l entreprise devient prépondérant. PRECONISATIONS EN TERMES D ACTIONS - FORMATION Formation initiale Au 1 er janvier 2008 : 138 jeunes en formation (114 par la voie de l apprentissage et 24 par la voie scolaire) préparant tous le CAP Carreleur Mosaïste. Au 1 er janvier 2010 : 123 jeunes en formation, en diminution de 11 %. L apprentissage avec 80% des formés reste prédominant. Formation continue 41 demandeurs d emploi et 39 salariés formés également sur une qualification de niveau V, au cours de l année n Formation initiale et formation continue Années 2010/2014 Maintenir l offre de formation existante. Faire évoluer les contenus de formation en renforçant les programmes sur la partie conseil et relation clientèle. Fiches emploi/formation 55
56 Fiche emploi/formation Platrier(e) - plaquiste et monteur(euse) en isolation intérieure CONTEXTE Il convient de distinguer deux types principaux d activité dans le métier de la plâtrerie isolation : Le plâtrier-plaquiste : il assure la partie distribution qui concerne toutes les fonctions liées plus particulièrement aux travaux de cloisonnement et d aménagement intérieur des bâtiments. Le monteur en isolation : il assure une grande partie de la performance thermique des parois des bâtiments. Plâtrier - plaquiste Le nombre de plus en plus important d éléments normatifs entrant en percussion avec les ouvrages nécessite que l ensemble des incidences soit pris en compte. Ces ouvrages sont impactés par les normes traitant de thermique, incendie, acoustique et accessibilité, ce qui conduit les entreprises à maîtriser parfaitement les bonnes pratiques qui rentrent en ligne de compte pour répondre à la fonction de l ouvrage. Le consommateur souhaitant de plus en plus n avoir recours qu à un seul interlocuteur, les entreprises de plâtrerie peuvent voir étendre leur champ d activité vers une notion d offre globale en aménagement. Ceci sera surtout vrai lorsqu il s agira de travaux de réaménagement de bâtiments dont la fonction distribution est le lot principal et sur des délais d interventions courts. L obligation faite à hôtels (au niveau national) de se mettre en conformité avec les règles d incendie va représenter pour ce métier un volume de travail considérable, d autant plus que sa réalisation est immédiate. Dans ce domaine aussi, le positionnement en offre globale peut apparaître comme une solution pour bon nombre de maîtres d ouvrages. Monteur en isolation Les nouvelles dispositions normatives applicables en termes de performances énergétiques des bâtiments concernent au plus haut point la fonction isolation. Les options deviennent plus nombreuses et surtout plus variées (isolation intérieure, isolation intégrée dans la paroi ou isolation par l extérieur). Le métier existant devra acquérir 3 types de compétence : connaissances approfondies des bonnes pratiques résultant de l application des normes, des prescriptions thermiques et hygrométriques, maîtrise des différents systèmes constructifs de l isolation, connaissance des techniques de suppression des ponts thermiques dans la rénovation. L activité isolation va croître de manière importante en lien avec le marché de la rénovation des bâtiments existants. La diversité des applications (pose, projection, injection, soufflage) et des isolants (laine minérale, mousse polyuréthane, plaque de liège, laine de bois, brique de chanvre, etc ) implique l acquisition de compétences spécifiques. EVOLUTIONS PREVISIBLES Que ce soit pour le métier de plaquiste ou celui de monteur en isolation, les compétences de base recherchées sont principalement celles d un poseur de : cloison sèche pour le plaquiste, matériau spécifique pour le monteur en isolation. 56 Fiches emploi/formation
57 Même si ces 2 activités sont souvent réunies en un seul emploi (le plaquiste pose également de l isolant) il est prévisible qu un accroissement très important de la demande de rénovation énergétique des bâtiments existants crée les conditions d une prestation isolation avec 2 métiers distincts : monteur en isolation intérieure : isolation des murs, des combles perdus, des rampants, des planchers bas, monteur en isolation extérieure : reprise/traitement de façade et pose d isolation extérieure (traité dans l emploi de peintre-façadier), qui se développeront soit : dans des unités spécialisées de petite taille (artisan isolateur de comble) ou de taille moyenne (entreprise de ravalement de façade), rattaché à un métier existant : plaquiste, étancheur, peintre façadier, maçon. Quelle que soit l évolution dominante, les compétences à acquérir sont importantes et nécessitent la proposition d une offre de formation. L insuffisance de candidats continuerait à obliger les entreprises à recourir à des publics démunis de formation initiale ou provenant d origines professionnelles différentes. PRECONISATIONS EN TERMES D ACTIONS - FORMATION Formation initiale Au 1 er janvier 2008 : 127 jeunes en formation exclusivement par la voie de l apprentissage préparant le CAP Plâtrier plaquiste. Au 1 er janvier 2010 : 109 apprentis, en baisse de 15 %. Il est recommandé d élargir l offre de formation initiale. n Années 2011/2014 Ouvrir 1 CAP supplémentaire de Plâtrier plaquiste. Approfondir la réflexion sur l ouverture d un CAP monteur en isolation thermique acoustique au sein du groupe de travail «Evolution des métiers» (cf : fiche-action N 1). Formation continue 98 demandeurs d emploi et 36 salariés formés sur le même type de formation, au cours de l année n Formation des demandeurs d emploi Développer des actions de promotion et d orientation avec le réseau des prescripteurs en lien avec les professionnels. Ouvrir 24 places de formation pré-qualifiante aux métiers de l isolation. Ouvrir 24 places de monteur en isolation, niveau V. n Formation des salariés Mettre en place une formation «performance du bâti et techniques de l isolation intérieure» : isolation et type de construction, normes et valeurs à respecter. Cette acquisition de compétences devra se faire en entreprise car il s agit de formations de courte durée. Il est proposé de former et de mobiliser des formateurs tournants intervenant en situation de travail, après validation par la profession du contenu des programmes proposés. Fiches emploi/formation 57
58 Fiche emploi/formation Encadrement de chantier CONTEXTE Encadrement de chantier : chef d équipe/chef de chantier Les personnes occupant les emplois de chef d équipe ou de chef de chantier sont particulièrement touchées par les évolutions qui traversent l ensemble des métiers. Ils vont devoir prioritairement : s adapter aux nouvelles techniques et technologies : maintenir une veille technologique forte et adapter en permanence leurs propres techniques, maîtriser de nouveaux systèmes constructifs : une part importante sera donnée à la filière sèche (structure métal et bois) car elle permet notamment une préfabrication très avancée, intégrer les modifications comportementales liées à l environnement : réaliser des chantiers faible nuisance, apprendre à trier les déchets, vérifier la provenance des produits et leur traçabilité, gérer leurs approvisionnements au plus près, assurer la maîtrise des normes et des règlements (obligation légale). L encadrement de chantier tient dans ce contexte un rôle essentiel. Issu bien souvent de l entreprise par promotion interne, le personnel d encadrement doit faire preuve d une parfaite maîtrise technique du métier, ainsi que d un comportement professionnel adapté aux différentes situations. Le renouvellement des effectifs lié à la pyramide des âges dans la Branche accentue l enjeu pour des chefs d équipe parfois peu armés pour faire face à ces évolutions, ou pour des compagnons professionnels amenés très souvent à gérer ponctuellement des petits chantiers, tant dans l organisation que dans l animation d équipe. Dans ces conditions, il n est pas exagéré d avancer que la fonction d encadrement de chantier est l axe fort, la clef de la réussite de la mutation de la profession vers la construction durable. EVOLUTIONS PREVISIBLES Le contour des métiers va se transformer car les entreprises vont répondre de plus en plus à des fonctions (thermique, acoustique, accessibilité, traitement de l air) résultant des demandes des Maîtres d Ouvrage, ce qui les contraint à effectuer des tâches connexes à leur métier. La stratégie de positionnement choisie par l entreprise va déterminer de façon accrue les compétences dont elle a besoin. La capacité à former et à recruter sera certainement un atout décisif qui continuera de reposer sur l encadrement de chantier. Pour répondre à ces nouvelles demandes, l entreprise aura du mal à tout posséder en interne. Elle devra savoir identifier et gérer l utilisation de ressources externes ; ce sera probablement un point essentiel du management. PRECONISATIONS EN TERMES D ACTIONS - FORMATION Formation initiale Au 1 er janvier 2008 : 102 jeunes en formation uniquement par la voie scolaire. Au 1 er janvier 2010 : 212 lycéens soit un doublement des effectifs : le BTS Bâtiment totalise presque les 2/3 des formés et le Bac professionnel Technicien du bâtiment a vu ses effectifs multipliés par 6 en 2 ans. Il n existe pas de formation initiale spécifique au métier de chef de chantier mais le BTS constitue un diplôme adapté pour débuter. Les titulaires de BAC PRO et notamment du BAC Professionnel Technicien du bâtiment : organisation et réalisation du gros œuvre existant en région peuvent également accéder à l encadrement d un chantier mais après plusieurs années d expérience comme chef d équipe. Aucune formation n existe dans le second œuvre sur cette fonction d encadrement pour répondre aux enjeux sus cités. Il est pourtant important de préparer, dès la formation initiale, à une approche globale du chantier à réaliser tant en gros œuvre que second œuvre. 58 Fiches emploi/formation
59 n Années 2011/2014 Adapter, si possible, le contenu des formations de niveau IV et III existantes à de l encadrement de chantier. Formation continue 19 demandeurs d emploi formés sur des qualifications de niveau IV et 200 salariés dont 77 en alternance sur des formations de niveaux IV, III et II, au cours de l année Depuis 10 ans déjà, la profession a identifié l importance de former des jeunes pour assurer le renouvellement de l encadrement de chantier. Elle offre ainsi 2 formations dans le cadre du contrat de professionnalisation : licence pro gestion de travaux et encadrement de chantier, du chef d équipe assistant chef de chantier jusqu ici réservé au gros œuvre et travaux publics et ouvert à la rentrée 2009 au génie énergétique. Pour sa part, l AFPA propose des titres professionnels de chefs de chantier et chef d équipe. n Formation des demandeurs d emploi Ouvrir une action de formation qualifiante «génie énergétique, approche globale du bâtiment» dans les métiers de l équipement technique (chauffage, climatisation, électricité, plomberie) pour les demandeurs d emploi ayant une expérience du bâtiment et qui voudraient intégrer ce cursus de formation mis en place par la profession. n Formation des salariés Il s agit de mettre en place une dynamique du transfert du savoir et de l acquisition des compétences sur le chantier. La profession est confrontée à trois phénomènes qui justifient la mise en place de cette compétence, qui sont : les départs des anciens, les techniques et concepts nouveaux à acquérir, un public intégrant la profession n ayant pas ou peu reçu de formation initiale métier. L enjeu sera de former l encadrement de chantier à la gestion des compétences propres de l entreprise, mettre en dynamique les outils existants, tant en ressources externes qu internes afin de permettre le transfert et la mutualisation du savoir dans l entreprise. Action de formation «Performance du bâti et encadrement» à créer pour les salariés assurant une fonction (même minime) d encadrement de chantier et les artisans travaillant en équipe. Ils seront conduits à former «sur le tas» dans plusieurs métiers parce que confrontés à des publics démunis de formation initiale métier et nouveaux entrants dans la profession : maçon, menuisier, métallier, peintre, façadiers, plaquiste (cf. fiche emploi pour chaque métier). Cette action devra porter sur des contenus : - techniques : gestion des interfaces, finition du bâti, étanchéité à l air, hygrométrie, intégration des réseaux, etc - de management : savoir faire passer une consigne, réguler les erreurs, accompagner les apprentissages, transmettre des connaissances, mettre en place l auto contrôle et la traçabilité, garantir la sécurité, faire appel aux intervenants extérieurs. - Cette action de formation devrait s adresser à 200 personnes par an. Fiches emploi/formation 59
60 Fiche emploi/formation Technicien(ne) bureau d études / chargé d affaires CONTEXTE Les emplois de technicien bureau d études ou chargé d affaires ont été les premiers à être confrontés aux mutations qui traversent l ensemble des métiers puisqu ils ont dû, dès la conception, intégrer ces évolutions dans les projets : adaptation aux nouvelles techniques et technologies : maintenir une veille technologique forte et adapter en permanence leurs propres techniques, maîtrise de nouveaux systèmes constructifs : une part importante sera donnée à la filière sèche (structure métal et bois) car elle permet notamment une préfabrication très avancée, intégration des modifications comportementales liées à l environnement : réaliser des chantiers faible nuisance, apprendre à trier les déchets, vérifier la provenance des produits et leur traçabilité, gérer leurs approvisionnements au plus près, obligation d assurer la maîtrise des normes et des règlements. L enjeu principal de la fonction étude réside moins dans l appropriation de ces évolutions qui font déjà partie du métier (analyse, prescription, contrôle), que dans le déplacement de leur mission vers le chantier. Autrement dit, il ne s agira plus seulement de prescrire mais également d accompagner sur le terrain et de contrôler. L obligation de performance ne permettra plus de tolérances d exécution mais exigera qualité, traçabilité et conformité. Le centre de gravité de la mission de technicien bureau d études sera appelé (pour la grande majorité des PME) à se déplacer vers le chantier pour suivre, accompagner et contrôler la conformité de la réalisation. Une fonction mixte d étude et chantier déjà existante dans les métiers du second œuvre technique sous l appellation chargé d affaires va être appelée à se développer sur les métiers du gros œuvre (pour les TPE qui n ont pas de conducteur de travaux) ainsi que ceux de l enveloppe et de la finition. Cette fonction étude et chantier portera plus sur les méthodes que sur la conception. Elle sera appelée également à s approprier une troisième fonction de commercialisation qui permettra de répondre à la demande d interlocuteur unique capable de suivre un projet dans toutes ses dimensions : technicité des travaux, coordination des interventions, qualité et conformité des prestations, suivi de la satisfaction client. EVOLUTIONS PREVISIBLES De manière générale, l emploi de technicien bureau d études va subir un double mouvement : une intégration de la fonction étude dans l entreprise afin de la rapprocher de l exécution pour répondre au besoin de qualité, traçabilité et performance, une combinaison de cette fonction avec l approche client afin de permettre une garantie de prestation et une offre globale de travaux. Il est probable que, suivant la taille de l entreprise, cette combinaison de fonctions soit éclatée en plusieurs emplois : étude, conduite de travaux, commercialisation. La stratégie de positionnement de l entreprise sur le marché tranchera sur l intérêt de la répartir sur plusieurs emplois. Mais la typologie artisanale de la grande majorité des entreprises de la région incitera à la fusion des 3 fonctions : étude, suivi de travaux, commercialisation, l enjeu principal étant la réintégration au sein de la production des fonctions étude (réalisée par les fournisseurs) et suivi/coordination (déléguée au maître d œuvre) dont l externalisation ne facilite pas toujours l application. 60 Fiches emploi/formation
61 PRECONISATIONS EN TERMES D ACTIONS - FORMATION Formation initiale Au 1 er janvier 2008 : jeunes en formation (1 020 par la voie scolaire et 191 par l apprentissage) soit un contingent conséquent. Au 1 er janvier 2010 : jeunes en formation (1 063 par la voie scolaire et 193 par l apprentissage), un effectif en légère augmentation, dont 85 % relèvent de la voie scolaire (461 élèves en Bac STI Génie civil). Les formations vont du niveau V au niveau III en voie scolaire, et du niveau III au niveau I en apprentissage, en particulier avec le diplôme d Ingénieur des techniques du bâtiment et des travaux publics qui totalise à lui seul 70 % des apprentis. n Années 2011/2014 Faire évoluer le contenu d une partie des programmes technicien du bâtiment vers un contenu combinant les trois fonctions : - étude des méthodes sur la préparation de chantier, - faisabilité et coordination des interventions, - approche clientèle. Formation continue 99 demandeurs d emploi formés dont 2 groupes positionnés sur la thématique environnementale et 87 salariés au cours de l année Il est important de proposer une offre de formation étude et chantier comportant l intégration de la fonction étude dans l entreprise et sa fusion avec la fonction suivi/coordination de chantier et la commercialisation. n Formation des demandeurs d emploi Tripler les actions de formation qualifiantes étude et construction durable de niveau III : - approche globale énergétique du bâtiment, - nouvelles normes et réglementation (thermiques, acoustique ), - modes constructifs des filières sèches, - étanchéité à l air, - mise en œuvre des éco matériaux, - réalisation d un diagnostic thermique, - évaluation de l énergie grise des matériaux. n Formation des salariés Proposer un module de formation performance du bâti et un module formation sur la démarche commerciale. - actions de formation «performance du bâti et technique des méthodes» : type de construction BBC, bâtiment passif, bâtiment à énergie positive, normes et valeurs à respecter, technique de mise en œuvre, définition de modes opératoires, - actions de formation à la démarche commerciale pour les artisans, les techniciens chargés d affaires et de bureau d études confronté à l élaboration des différentes offres globales (cf. fiche technico-commercial). Fiches emploi/formation 61
62 Fiche emploi/formation Technico-commercial(e) CONTEXTE Issu directement des premières mesures du Grenelle de l Environnement, le marché, très important, de la rénovation énergétique des bâtiments existants implique l élaboration d une offre globale qui se décompose de la façon suivante : offre globale en équipements énergétiques, offre globale en techniques de l enveloppe, offre globale en rénovation énergétique du bâtiment, auxquelles on peut ajouter non directement issue de ce marché : offre globale en sécurité et maintenance incendie. Simultanément, les clients montrent dans leur comportement des transformations culturelles profondes : le consommateur veut, par ses actes, participer à la protection de la planète, il veut être de plus en plus informé et de fait, il l est, via Internet, il veut n avoir à faire qu à un seul interlocuteur, il n hésite pas à recourir à des procédures juridiques. La fonction commerciale s en trouve renforcée. La concurrence augmente et se modifie (professionnels du commerce, structures d entreprises plus légères, présence des grandes surfaces de bricolage, positionnement d opérateurs nouveaux, etc...). L entreprise doit donc définir avec précision ses choix de secteur d activité et bâtir la fonction commerciale qui en découle. C est la cohérence de la fonction commerciale au travers de l entreprise qui fera sa performance, l acte de vente seul n y suffira pas. C est l enjeu principal d une fonction/emploi de technico-commercial dans les nouvelles technologies de l énergie et de l environnement qui pourrait s intituler technecocommercial. EVOLUTIONS PREVISIBLES Un potentiel de développement important notamment sur le marché de la rénovation énergétique va impliquer des positionnements commerciaux différents sous forme de regroupement d entreprises afin de faire face à la concurrence de nouveaux opérateurs. Ces regroupements pourront se faire soit : par type d offre : équipement énergétique, technique de l enveloppe, rénovation énergétique, sécurité et maintenance incendie, par type de bâtiment : logement social, immeuble collectif, bâtiment ancien de centre ville, maison individuelle, bureau, par type d intervention : travaux neufs, travaux de rénovation, travaux de maintenance. Il est prévisible également qu une catégorie d artisans continuent d intervenir en sous-traitance de grandes surfaces ou de fournisseurs d énergie. Dans ce contexte, la fonction commerciale deviendra un élément clé de la stratégie de l entreprise. 62 Fiches emploi/formation
63 PRECONISATIONS EN TERMES D ACTIONS - FORMATION Formation initiale Au 1 er janvier 2008 : 20 jeunes en formation uniquement par la voie de l apprentissage en niveau III. Au 1 er janvier 2010 : 36 apprentis formés par des formations de niveau III. Le renforcement de la fonction commerciale dans la stratégie de l entreprise et le développement des éco-matériaux et matériels techniques (équipement, ouvrant, mode constructif) plus performants et plus industrialisés vont nécessiter un accompagnement à la mise en marché tant technique que commercial. 2 BTS Technico-commerciaux (option énergie habitat et option énergies renouvelables) ont ouvert à la rentrée 2009 en sections d apprentissage. n Rentrée 2010 Maintenir l offre existante. n Années 2011/2014 Faire évoluer l offre de formation à moyen terme. Formation continue 35 demandeurs d emploi et 166 salariés dont 130 en alternance formés en Proposer une offre de formation «technecocommercial» sur la rénovation énergétique des bâtiments avec pour objectif : réalisation de diagnostic, conseil pour le choix des améliorations, vente d un ensemble de travaux, suivi de la satisfaction client. n Formation des demandeurs d emploi Augmenter de 70 % l offre de formation qualifiante de niveau III. n Formation des salariés L entreprise doit définir avec précision ses choix de secteur d activité et bâtir la fonction commerciale qui en découle. C est la cohérence de la fonction commerciale au travers de l entreprise qui fera sa performance, l acte de vente seul n y suffira pas. Développer des actions de formation à la démarche commerciale pour les artisans, les techniciens chargés d affaires et de bureau d études comprenant l élaboration des différentes offres globales : positionnement stratégique, technique de prospection, acte de vente, suivi des affaires. Fiches emploi/formation 63
64 Fiche emploi/formation Canalisateur(trice) CONTEXTE La préservation de la ressource en eau fait partie des priorités de la Région. Le développement démographique incite les collectivités à s atteler à la remise en état ou au renouvellement des canalisations d eau potable (taux de perte de 40 % dans le Gard) et d assainissement trop vétustes. Les différents inventaires réalisés ont prouvé que les besoins de renouvellement étaient réels : fuites, canalisations obstruées par des dépôts calcaires, matériaux désuets L estimation du montant des travaux est très importante : 2 milliards par an au niveau national. La taille du réseau régional est de km soit en moyenne 10m/hab. La mise aux normes des stations d épuration et l augmentation des réseaux - de l ordre de 20 % - correspondant à l accroissement démographique renforcent le potentiel d activité jusqu à l horizon Par ailleurs le contrôle obligatoire de la qualité de rejet des eaux de l assainissement non collectif va ouvrir un marché spécifique - financé par l éco-prêt à taux zéro - auprès des particuliers. Dans la majorité des cas, ces travaux se passent en milieu urbain et nécessitent la mise en œuvre de techniques nouvelles - fonçage, travaux sans tranchées, soudage des tuyaux plastiques - l utilisation de nouveaux matériels - minipelles, sciages - demandant, de surcroît, une vigilance accrue par rapport aux réseaux existants et un soin particulier à apporter à la réduction des nuisances - bruit, poussière - pour les riverains. La coupure des réseaux entraîne également une gêne pour l usager qu il faut savoir limiter au maximum. Enfin l occupation des axes de circulation doit elle aussi être gérée de manière à occasionner le moins de désordre et de perturbation possible. Le métier de canalisateur a ainsi cette particularité d exiger des savoir-faire manuels évidents - pose et jointoiement des canalisations en tranchée - mais également des compétences très polyvalentes sur l organisation du site, la prévention des nuisances, la régulation de la circulation. EVOLUTIONS PREVISIBLES L évolution des effectifs de l emploi de canalisateur est extrêmement favorable. Elle entraînera une augmentation des recrutements de jeunes et de personnes qualifiées voire très qualifiées vu la complexité grandissante du chantier canalisation. Constitué de petites équipes autonomes très outillées, ce type d intervention fonctionnera avec une composition hétérogène des qualifications : poseur peu qualifié, canalisateur qualifié, chef d équipe très qualifié. 64 Fiches emploi/formation
65 PRECONISATIONS EN TERMES D ACTIONS - FORMATION Formation initiale Au 1 er janvier 2008 : 209 jeunes en formation (168 par la voie scolaire et 41 par l apprentissage). Des formations de niveaux V à III, dispensées pour les ¾ par la voie scolaire. Au 1 er janvier 2010 : 235 jeunes en formation soit une augmentation de 10% de manière équivalente sur les deux dispositifs accompagnée d une élévation du niveau de qualification (180 par la voie scolaire et 55 par l apprentissage). Face aux besoins de recrutement, le dispositif de formation professionnelle initiale risque d être insuffisant. n Rentrée 2010 Ouverture d un BAC PRO supplémentaire Travaux Publics au Lycée Andréossy de Castelnaudary. Ouverture d un CAP Constructeur en canalisations au CFA des travaux publics par la voie de l apprentissage. n Années 2011/2014 Etudier la possibilité d ouverture d un CAP supplémentaire Constructeur en canalisations. Formation continue 10 demandeurs d emploi en préparation métiers, 88 sur des formations de niveau V et 31 salariés formés durant l année n Formation des demandeurs d emploi Développer des actions de promotion et d orientation avec le réseau des prescripteurs en lien avec les professionnels. Tripler l offre de formation pré-qualifiante. Doubler les formations de canalisateur de niveau V. n Formation des salariés Mettre en place une formation sur les bases du métier de canalisateur. Cette acquisition de compétences devra se faire en entreprise car il s agit de formations de courte durée. Il est proposé de former et de mobiliser des formateurs tournants intervenant en situation de travail, après validation par la profession du contenu des programmes proposés. Fiches emploi/formation 65
66 Fiche emploi/formation Conducteur(trice) d engins CONTEXTE L emploi de conducteur d engins est occupé par plus de 2000 personnes en Languedoc Roussillon. Depuis 5 ans, il est en progression constante et importante. Il correspond au développement des travaux publics liés à l aménagement du territoire : réseaux secs et canalisations, route, rond point, tramway, voie ferrée, travaux de protection contre les inondations. L ensemble des ouvrages réalisés par les travaux publics est évidemment lié à l évolution démographique. De plus, issues directement des objectifs de réduction de CO2 et d économie d énergie, les nouvelles politiques locales conduisent inéluctablement au développement des transports en commun et à un meilleur partage de la voirie qui doit tenir compte de l augmentation de la population dans les principales aires urbaines : Tramway, transport en site propre, aménagement de pistes cyclables, rue piétonnière, parking relais Dans ce contexte, la conduite d engin est un emploi doublement stratégique : indispensable pour l exécution rapide de ces travaux urbains spécifiques, sa place dans le processus d intervention conditionne la performance de l équipe. Il est l homme clé du chantier. Maître de son travail, il a une influence déterminante sur la productivité, la qualité, la sécurité et le coût des ouvrages. C est un constructeur. Il creuse, transporte, remblaie, compacte, façonne, manutentionne, soulève, déplace des matériaux inertes, avec précision et en ayant le souci de la sécurité et du rendement. EVOLUTIONS PREVISIBLES Le nombre de conducteurs d engins va continuer de progresser. La responsabilité du poste est importante. Il s agit de conduire les engins les plus divers, de quelques chevaux à plusieurs centaines, de quelques tonnes à plusieurs centaines, de quelques milliers à plusieurs millions d. De fait avec 21 % des effectifs de + de 50 ans les emplois sont occupés par des salariés plus âgés que dans les autres métiers. L expérience et la confiance octroyée comptent particulièrement. Cependant là aussi un rajeunissement et un renouvellement s opèrent sous le coup de la nécessité mais grâce aussi aux réglementations (CACES) qui ont permis de sécuriser le métier. Ainsi l attractivité naturelle que le métier exerce sur les jeunes va permettre de continuer à assurer le renouvellement et l accroissement important du nombre de conducteurs que nécessite la perspective des nombreux travaux d aménagements envisagés, pour les prochaines années, par les collectivités territoriales. 66 Fiches emploi/formation
67 PRECONISATIONS EN TERMES D ACTIONS - FORMATION Formation initiale Au 1 er janvier 2008 : 109 jeunes en formation (30 par la voie scolaire et 79 par l apprentissage). Des effectifs positionnés exclusivement sur des formations de niveau V. Au 1 er janvier 2010 : 92 jeunes en formation (36 par la voie scolaire et 56 par l apprentissage) en régression de 15 %. Face aux besoins de recrutement, le dispositif de formation professionnelle initiale est depuis quelques années bien dimensionné notamment avec l ouverture de sections d apprentissage à la conduite d engins et de mécanicien d engins de chantiers de travaux publics. Les candidats sont au rendez-vous et les taux de réussite proches des 100 %. n Années 2011/2014 Maintenir l offre de formation existante. Formation continue 161 demandeurs d emploi formés principalement sur des qualifications de niveau V et 944 salariés dont 49 en alternance, en Pour les autres salariés, les formations CACES et permis/autorisation de conduite sont très largement prépondérantes : elles concernent plus du tiers des stagiaires des entreprises en formation continue pour les + de 10 salariés. n Formation des demandeurs d emploi Maintenir la filière actuelle qui correspond à un besoin important de la profession mais reste soumise aux aléas des marchés et notamment des financements publics. n Formation des salariés Poursuivre l acquisition des CACES. Fiches emploi/formation 67
68 Ressources documentaires Cabinet SISIFE n Rapport final d aide à la rédaction du programme régional d évolution de l offre de formation professionnelle dans le secteur du BTP - Mars 2010 Cellule économique du BTP n Etude des potentialités de développement économique du dispositif de formation professionnelle dans le secteur de la construction en Languedoc-Roussillon - Novembre 2007 n L artisanat du BTP Languedoc - Roussillon au 31 décembre 2008 n La formation continue des salariés du secteur de la construction : 2008, une année record n Les emplois féminins au sein du BTP en Languedoc-Roussillon au 15 mars 2007 Région Languedoc-Roussillon n Schéma Régional d Aménagement et de Développement Durable du Territoire - Septembre 2009 Commission Paritaire Régionale Emploi Formation du BTP n Contribution au programme régional d évolution de l offre de formation professionnelle dans le secteur du BTP - Juin 2010 OREF n Diagnostic de l offre de formation professionnelle initiale dans les spécialités BTP en Languedoc-Roussillon - Septembre 2009 CARIF n Base de données de l offre de formation CCCA-BTP n Tableau de bord national de l emploi et de la formation dans le BTP - Edition 2009 Rectorat n Projet Académique 2008/2011 Pôle Emploi n Repères clés sur le marché du travail : le secteur du bâtiment Conseil d orientation pour l emploi n Croissance verte et emploi - Janvier Ressources documentaires
69 Participants aux réunions de concertation du Programme Régional d Evolution de l Offre de Formation Professionnelle dans le secteur du BTP Isabelle ALIC CARIF Christophe ANDREUX Région Languedoc-Roussillon - Agenda 21 Corinne ARNAUD-CHAUVY Ghislaine ASSENS Bruno AUGELLE Jacques BAGHI Sylvina BALZING Marie BASCOU Lucette BELICOURT Bruno BERENGUEL Olivier BERTRAND Caroline BINET Christophe BISCANS Fernandez BISCH Nicolas BOILLOUX André BONAIL Louis BONNAFOUS Loïc BOURGOIS Azzedine BOUSLIMANI Henry BRIN Claire BULTEAU- AUBERT Brigitte CADEAC Vincent CALMETTES Gérald CARANDANTE Danielle CARAYON Claude CAZALOT Christelle CHABALIER Xavier CHATELLIER Claude CHAUVY Dominique COLIN Alex CONIL Serge CROZES Lisa DARRAS Fabienne DECAESTECKER Thomas DELOURMEL Natacha DESTREEZ Marc DOLESON Jacques DOMINGUES Dominique DUNBRUNFAUT Mario FERAL Rectorat CPREF BTP Région Languedoc-Roussillon - DFPA Cellule Economique Régionale BTP Région Languedoc-Roussillon - DFPA Cabinet SISIFE Région Languedoc-Roussillon - Aménagement du territoire OREF CERT Région Languedoc-Roussillon - DDE AREF BTP Languedoc-Roussillon CPREF BTP Cabinet SISIFE CPREF BTP CPREF BTP Région Languedoc-Roussillon - DFPA OREF CPREF BTP Région Languedoc-Roussillon - DFPA CGT Cabinet SISIFE Rectorat - DIPES Rectorat - DAFCO CPREF BTP Région Languedoc-Roussillon - SRADDT Passerelles SCOP Rectorat - DAET AFPA Béziers CPREF BTP - FFB Languedoc-Roussillon Greta Castelnaudary Région Languedoc-Roussillon - DFPA Greta Castelnaudary Région Languedoc-Roussillon - DFPA Rectorat - DAFCO Rectorat - SAIA CO.DE.F Région Languedoc-Roussillon - Direction de l Education CPREF BTP Participants 69
70 Gérard FIX CPREF BTP Sylvain FOUREL ATOUT BOIS CONCEPTION Noëlle GALAS GRETA Montpellier Isabelle GARNON FAF.SAB Claude GARRIGUES BE2A Florent GIANORDOLI CPREF BTP - FRTP Nelly GREGOR CPREF BTP Sylvie HAREL ACPM Patricia IZARD CFPM Didier JEDLICZKA CARIF Gilles LEYSSENOT Languedoc Isolation Louis LOZANO CPREF BTP Marie-Agnès LUGAZ Région Languedoc-Roussillon - DFPA Véronique MALECKI CPREF BTP - Fédération Sud-ouest SCOP BTP Thierry MARC CPREF BTP - CAPEB Languedoc-Roussillon Eric MARCHISONE Greta Castelnaudary Lauragais Anne MERVOYER BATIPOLE Véronique MICHOLET Région Languedoc-Roussillon - Direction de l Education Isabelle MIRABELA GEIQ BTP Hérault Hugues MOREAU CLIMAVIE - FFB 34 Michel MORER CPREF BTP - CFE CGC Fabien NOIVILLE Région Languedoc-Roussillon - Cohésion sociale Bruno OLIVA AREF BTP Languedoc-Roussillon Sophie PAIN POLE EMPLOI Sophie PINARD DIRECCTE - Service Mutations Economiques J.J. PLANES FF BTP 66 Séverin POUTREL ICE Michel RAVITSKY Rectorat DAFCO Rida SALHI OMEA/EVISA Alexandre SIVILLA CO.DE.F Alexandra SOLBERG CESR 66 et 11 Alain SOUSSEN DIRECCTE Régis TARASEWICZ FFB Languedoc-Roussillon Jean-Claude THIERRY Cabinet SISIFE Nicolas TRILLAUD Région Languedoc-Roussillon - Environnement Bernard UTEZA FPCPA.66 Dominique VALERO POLE EMPLOI Claude VERNET AFPA David VIALAT POLE EMPLOI Frank VIDEL BTP CFA Hérault Raphaëlle VIENOT Région Languedoc-Roussillon - Direction de l Environnement Jacques VUTHAN CCCA - BTP Jean-Christophe XICOY BTP CFA LR 70 Participants
71
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