Les différents lieux d implantation de la Fondation de l Armée du Salut à Reims

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2 LE NOUVEL HORIZON Centre d Hébergement et de Réinsertion Sociale et de Stabilisation Centre d Hébergement et d Accueil d Urgence 42, rue de Taissy Reims Tél. : Fax : Courriel : [email protected] Directeur : M. Philippe WATTIER Directrice Adjointe : Mme Marie-Pierre GUY Chef de Service : Mme Jasminka ROBINET Les différents lieux d implantation de la Fondation de l Armée du Salut à Reims 2

3 Sommaire Introduction...5 I. Historique L Armée du Salut dans le Monde L Armée du Salut en France L Armée du Salut à Reims...9 II. Les missions du CHRS/CHAU Le Nouvel Horizon III. Le cadre d intervention de référence...11 IV. Les habilitations et agréments de l établissement V. Le Nouvel Horizon en Cartographie des dispositifs d hébergement Le Pôle transversal La Santé L insertion professionnelle Le Pôle extérieur...38 Le CHRS Diffus...41 Les appartements d urgence Les bungalows Le Pôle établissement...70 Le CHRS collectif Quelques chiffres de l activité des deux CHRS Le CHRS Stabilisation Le CHAU «la Pérenne»...81 Les activités de loisirs, culturelles et sportives...86 Couture Interculturalité Lac de la Forêt d Orient Dépistage des maladies sexuellement transmissibles, des hépatites et du VIH au sein de la structure «le Nouvel Horizon»...91 Libr mots Théâtre forum emploi Valorisation concomitante du carnet de santé et du DMP Sortie à Paris Le Sport Soirées festives aux bungalows

4 Sortie Epernay Sortie Axo Plage Sortie Château de Versailles Sortie à Provins La crispation Visite d une chocolaterie à Reims Le palais de la découverte Atelier course Le jardin partagé L atelier «création espace personnel» Journée Mondiale du Refus de la Misère, Reims Foire de Châlons en Champagne (concerts de Seagulls Are Drunk & Tri Yann) La Participation des Personnes Accueillies Le recueil et l évaluation de la satisfaction des Personnes Accueillies Les ressources humaines Les résultats financiers Conclusion

5 INTRODUCTION Le rapport d activité illustre tous les ans les activités, les principaux faits et les statistiques de l établissement. La vie d un centre d hébergement est jalonnée d événements indésirables, de moments de joie et de détente qui illustrent à la fois les problématiques des personnes accueillies mais aussi leur formidable potentiel. Pour mieux appréhender cette réalité, dans le cadre d une réflexion pluridisciplinaire et d un travail avec les partenaires, les différents intervenants cherchent, imaginent et trouvent des idées de loisirs qui concourent à l amélioration de la qualité de vie. En 2013, on retiendra la mise en place d un atelier couture et cuisine, d un jardin partagé ou encore des sorties loisirs ou à caractère culturel et sportif comme les matchs de football du Stade de Reims. Dans le cadre de leur mission d accompagnement, les intervenants s efforcent de sérier les difficultés auxquelles sont confrontées les résidants, mais aussi, il tente de mieux comprendre la personnalité de ces derniers. Placer le résidant au cœur de notre approche, c est considérer que notre intervention ne peut s effectuer sans lui. Ainsi, jour après jour, nous dialoguons, nous co-construisons les actions à mettre en œuvre, nous imaginons les alternatives à leurs problèmes pour les aider à mieux vivre leurs difficultés. En 2013, nous avons aussi restructuré notre organisation en dissociant les salariés qui interviennent au sein de l établissement et sur les appartements extérieurs. Ce nouveau fonctionnement permet d être plus à l écoute des quelques 630 personnes qui ont été accueillies sur les différents dispositifs d hébergement a aussi été une année caractérisée par l ouverture de 92 places d hébergement d urgence dans le cadre du Plan Quinquennal de lutte contre la pauvreté. En répondant aux sollicitations de la DDCSPP de la Marne, il s agissait pour nous de répondre à plusieurs objectifs : Saisir l opportunité de pérenniser l hébergement d urgence et ainsi mettre un terme à l accueil hivernal, consolider la création du pôle extérieur en développant son activité, promouvoir de façon plus significative les valeurs de la Fondation de l Armée du Salut sur le territoire rémois est également l année ou notre établissement a réalisé son évaluation interne, rédigé son nouveau document d évaluation des risques professionnel et son nouveau projet d établissement. Au travers de ces différents documents, L établissement a pris des engagements ambitieux pour améliorer la qualité de ces prestations et favoriser davantage la participation des personnes accueillies tant individuellement que collectivement. Enfin, l un des faits majeurs de l année 2013 aura été l anniversaire des 50 ans de l agrément de l établissement. En présence du Délégué interministériel à l hébergement et à l accès pour l hébergement et l accès au logement des personnes sans abri ou mal logées : Monsieur Alain Régnier, pas moins de 150 personnes (élus, hauts fonctionnaires, responsables associatifs, travailleurs sociaux, étudiants, personnes accueillies) ont participé à la journée de réflexion ayant pour thématique la pauvreté des personnes accueillies en CHRS. Cette année, le rapport d activité qui vous est présenté s appuie sur notre nouvelle organisation. Au travers chaque pôle, il sera possible de lire l activité dispositif par dispositif. Un chapitre est consacré aux loisirs et aux activités de détentes proposées au sein de l établissement. Enfin, la dernière partie de ce document reviendra sur le bilan social et les bilans administratifs Bonne lecture, Philippe Wattier 5

6 I. Historique 1. L Armée du Salut dans le Monde Origine et vocation L Armée du Salut a été fondée en 1865 par William Booth dans l Angleterre industrielle du 19 ème siècle portée par une éthique chrétienne, sa vocation est de répondre aux besoins physiques, sociaux et spirituels des personnes en situation de détresse. Elle est présente dans 109 pays sur les cinq continents. Elle accomplit, une œuvre d intérêt général dans les domaines de la santé (hôpitaux, dispensaires ), de l enseignement, du social et intervient à tous les âges de la vie, de la naissance à la fin de vie. L Armée du Salut a pour vocation de restaurer la personne dans son corps, son humanité, ses droits fondamentaux et sa spiritualité. Cherchant à répondre à tous les appels de détresse, William Booth (1829/1912) a parfaitement défini la manière dont il convient d aborder la personne en souffrance : L accueillir et l écouter, la soutenir et la sécuriser en lui offrant un cadre structurant, permettant de faire le point, d évoluer. Agir sur les causes, tout en procurant une réponse immédiate à son désarroi, ce qui suppose, le cas échéant, la mise en œuvre d une aide d urgence et/ou d un accompagnement sur un plus long terme. 2. L Armée du Salut en France Une implantation progressive sur le territoire Implantée en France depuis 1881, l Armée du Salut s est impliquée auprès des personnes en difficulté, créant notamment les «foyers du soldats» au cours de la première guerre mondiale. Elle prend véritablement son essor entre les deux guerres avec la création des grandes institutions sociales à Paris et en province. Reconnue d utilité publique par le décret du 7 avril 1931, elle ne cesse d accroître son rayonnement dans les domaines sanitaires et social jusqu en A l issus du deuxième conflit mondial, elle relance son activité en élargissant ses actions sur la jeunesse : elle développe des actions pédagogiques, met en place des maisons d enfants et des centres d apprentissage, crée des clubs de prévention et des établissements relevant de l éducation spécialisée. Parallèlement, l Armée du Salut développe un partenariat avec les pouvoirs publics et avec les acteurs du champ social. Membre fondateur d organismes tels que l Union Nationale Interfédérale des Œuvres et organismes Privés Sanitaires et sociaux (UNIOPSS), la Fédération Nationale des Associations d Accueil et de Réinsertion Sociale (FNARS), le Syndicat général des Œuvres Privées Sanitaire et sociales (SOP), la Fédération française des Banques Alimentaires, elle s inscrit dans les dispositifs de lutte contre les exclusions, organise et gère des structures d accueil en partenariat avec d autres institutions ou services, à la demande des pouvoirs publics. 6

7 En 1994, désireuse d articuler avec une plus grande pertinence action sociale et spiritualité, l Armée du Salut adopte de nouveaux statuts. La gestion des établissements à caractère social et médico-social est assurée par l Association des Œuvres Françaises de Bienfaisance de l Armée du Salut (AOFBAS). Les officiers constituent une congrégation reconnue par l état, membre de la Fédération protestante de France. Leur mission spirituelle s exerce dans les postes d évangélisation. La Congrégation Armée du Salut situe l éthique chrétienne, le développement spirituel et la mission d évangélisation. Elle assure en partie avec l Association la mission d urgence et de prévention en amont du champ social. Du statut d Association à celui de Fondation A la suite du décret du 11 avril 2000, la Fondation Armée du Salut se substitue à la l AOFBAS et est reconnue d utilité publique. Si les valeurs et les missions de la nouvelle Fondation sont identiques à celles de l Association, les moyens d action sont plus étendus. Par cette démarche, l Armée du Salut, affirme sa volonté d ouverture à la société civile, aux différents environnements politiques, culturels, sociaux et humains. Elle considère que l échange et le partenariat sont sources de vitalité, d enrichissement. Fondation généraliste La Fondation gère des établissements et des services positionnés dans des secteurs diversifiés. Ses établissements et services proposent une prestation de qualité en direction des usagers de l action social et médico-social, dans les champ de la protection de l enfance, du handicap, de la déficience, de la dépendance, du soutien, de l accompagnement aux publics exclus, à la jeunesse, aux adultes handicapés, aux personnes âgées. L action de la Fondation, de ses responsables, de ses cadres, de ses techniciens, est portée par les idées fondatrices et les valeurs de l Armée du Salut. Son action généraliste est fondée autour de trois missions «Secourir, Accompagner, Reconstruire». «Secourir, Accompagner, Reconstruire». La Fondation Armée du Salut emploie 2000 salariés. Elle gère 122 structures et services en France. Les ressources de la Fondation se composent de subventions des organismes publics, de dons et legs, de produits des ventes ainsi que des rétributions perçues pour services rendus. Animée d une forte volonté d aller vers une efficience accrue, la Fondation Armée du Salut poursuit une «Démarche Qualité» s appuyant sur un référentiel. Elle a obtenu le 24 mai 2004 la certification BVQI. Elle développe un mode de gestion des personnels fondé sur le management participatif par objectif. Riche de son histoire et de son expérience, portée par des valeurs fortes, l Armée du Salut entend au travers de la Fondation poursuivre et étendre son engagement dans le domaine social et médico-social. Elle est animée d une volonté de modernisation, articulant caritatif et professionnalisme, l éthique de conviction et l éthique de compétences. La Fondation Armée du Salut est attentive aux évolutions des contextes politiques et sociaux. Elle travaille à la mise en œuvre de réponses innovantes aux problématiques nouvelles qui émergent dans le champ de l action sociale. 7

8 Secourir, c est notamment : Apporter soulagement aux personnes en les délivrant de leurs besoins primaires non pris en compte. Inscrire notre action en référence aux principes qui existent dans le secteur : hospitalité, inconditionnalité, immédiateté, anonymat. Aller vers les publics qui ne sont plus en capacité de faire des démarches. Accompagner, c est aussi : Écouter les personnes dans leur détresse en faisant, lorsque cela est possible, émerger le désir d aller vers un mieux vivre. Les conseiller lorsqu elles le souhaitent. Proposer un soutien, être à leur côté lorsque le besoin s en fait sentir. Reconstruire, c est encore : Faire valoir durablement les ressources existant en chacun. Promouvoir la personne en valorisant ses désirs, en prenant en compte ses besoins et ses aspirations. À partir de l engagement de cette personne, mobiliser l ensemble des leviers environnementaux. S engager aux côtés de celles et de ceux qui le souhaitent en agissant dans une éthique de conviction et de compétence. La dignité est, par essence, une valeur fondamentale qui considère chaque personne au-delà de ses difficultés, de ses souffrances. Il existe pour chacun des potentialités et des aptitudes à s élever, à prendre sa vie en main, à être responsable et citoyen dès lors que des réponses à des besoins vitaux sont apportées, tels que la nourriture, le logement, l hygiène, ou encore la sécurité. Un homme qui a faim et froid doit être secouru et soutenu. La restauration s entend alors à un triple niveau : restaurer la personne qui souffre dans son corps, restaurer la personne dans son humanité, son affectivité et sa spiritualité, restaurer la personne dans ses droits fondamentaux. L accueil, l ouverture et la disponibilité aux personnes rencontrées et accueillies dans les services de la Fondation implique de la part de ses membres le refus de toute forme de discrimination, de rejet ou de moindre attention. La valeur d accueil est un ancrage de la politique générale et de la dynamique de la Fondation. Cette valeur est réaffirmée dans la charte de l usager élaborée par la Fondation Armée du Salut et en référence à la loi rénovant l action sociale et médicosociale. Les établissements de la Fondation Armée du Salut sont résolument orientés et engagés à promouvoir l expression et la participation des usagers tant dans la vie institutionnelle que dans la vie de la cité, donc à l exercice de la citoyenneté. La Fondation Armée du Salut, tête de réseau impliqué dans l élaboration des politiques nationales, demande à ses établissements de participer à leur échelon aux politiques publiques. 8

9 3 L Armée du Salut à Reims Quelques éléments d histoire L Armée du Salut est probablement l une des plus anciennes structures rémoise œuvrant auprès des personnes en situation d exclusion. Présente à Reims depuis la fin des années 1910, l Armée du Salut a été successivement implantée au 82 rue de Cernay puis au 31 rue de Sébastopol. Après la seconde guerre mondiale, elle s installe rue Navier où elle sera en charge du centre d accueil de nuit. Durant quasiment 50 ans, de 1963 à la fin de l année 2011, elle occupe les anciens locaux de l Asile de Nuit 10, rue Goïot, propriété du CCAS de Reims. Au fil des années, l Armée du Salut s est adaptée au besoin des publics et à inscrit son action en totale synergie avec les dispositifs mis en place par l État. Ainsi, le Centre d Hébergement et de Réinsertion Sociale «Le Nouvel Horizon» a été agréé une première fois le 8 août Depuis 2003, le CHRS est également agréé pour accueillir des demandeurs d asile (hommes seuls, couples et familles). Depuis le mois de décembre 2011, l établissement est localisé 42, rue de Taissy. D une superficie d environ 2500 m2, notre nouvel établissement s étend sur 4 niveaux. Situé à Reims, à l angle de la rue de Taissy, de la rue Henri Paris et du Quai du Pré aux Moines, le Centre d hébergement est à la limite des quartiers Saint Rémi et Verrerie. Cet établissement s inscrit dans une logique d évolution et d adaptation aux publics dans laquelle s est engagée la Fondation de l Armée du Salut. Sa scénographie offre une certaine particularité : le bâtiment principal : rue de Taissy où se trouve l entrée des publics au rez-de-chaussée est aussi celui dans lequel sont installées sur deux niveaux les chambres individuelles ou à deux lits des résidents, tandis que des logements au nombre de cinq, situés au dessus des locaux de l administration donnent sur le Quai du Pré aux Moines. Cet établissement bénéficié d une localisation exceptionnelle puisqu il est à la fois proche du centre ville et inclus dans un environnement, où la splendeur de la nature via le canal de la Marne, son chemin de halage et ses abords verdoyants, permettent aux résidants de se ressourcer. 9

10 II. Les missions du CHRS/CHAU Ce sont des missions de service public, conformes à celles qui sont définies dans le cadre des orientations arrêtées par le Plan Départemental de l Accueil, de l Insertion et de l Hébergement. En référence aux valeurs de la Fondation Armée du Salut, l établissement le Nouvel Horizon a pour finalités : Accueillir des personnes en difficultés orientées par le 115 et le SIAO. Permettre à ces personnes, ayant connu pour certaines de grandes périodes d errance, de se poser et de se stabiliser. Établir des relations de confiance par une écoute dénuée de tout jugement. Leur offrir un accompagnement social permettant la restauration de leurs droits et la régularisation administrative de leur situation. Susciter auprès d elles l émergence d un projet s appuyant sur leur potentiel. Amener ces personnes à se sentir reconnues dans leur dignité et à avoir une image positive d elles-mêmes. L objectif général du CHRS consiste à aider les personnes accueillies à recouvrer une autonomie personnelle et sociale en assurant : - l accueil et l orientation, - l hébergement ou le logement individuel ou collectif, - l accompagnement social dans ou hors les murs - l adaptation à la vie active et l insertion sociale et professionnelle, - l accès aux droits des usagers et à la citoyenneté (logement, soins, couverture sociale, culture ), Dans le cadre du CHAU, le Nouvel Horizon remplit trois missions : - accueillir toute personne orientée par le 115 et lui offrir, un accueil chaleureux, un hébergement avec restauration. - écouter, diagnostiquer, orienter et créer de l échange. - favoriser l inclusion et la participation à une vie sociale sur ces différents aspects que sont la convivialité, la vie collective et la citoyenneté en fonction des capacités de chacun. Dans le cadre des autres dispositifs d urgence (les Bungalows, les appartements d urgence), notre mission première est d accueillir, d héberger, d alimenter et d offrir un accueil chaleureux. 10

11 III. Le cadre d intervention de référence L action d un établissement d hébergement s inscrit dans un cadre législatif qui guide notre action et dont découlent nos missions. Nous déclinons ci-après les principaux textes réglementaires de référence. Pour rappel, c'est la loi du 19 novembre 1974, étendant l aide sociale à de nouvelles catégories de bénéficiaires et modifiant diverses dispositions du Code de la famille et de l aide sociale du Code du travail qui créa les CHRS dont l'intitulé de départ était «Centres d hébergement et de réadaptation sociale». Plus proche de nous dans le temps, d autres lois et décrets ou encore des orientations politiques fortes sont venus préciser les missions des CHRS et des CHAU : La loi n du 30 juin 1975, sur les institutions sociales et médico-sociales. La circulaire n 9/19 relative aux missions des Centres d Hébergement et de Réadaptation sociale. La loi n du 29 juillet 1998, relatif à la lutte contre les exclusions est venue consacrer les CHRS comme lieux d accompagnement vers l insertion et non uniquement comme des lieux d hébergement. Cette loi modifie la définition des personnes pouvant être admises à l aide sociale. Bénéficient, sur leur demande, de l aide sociale dans des centres d hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) publics ou privés, les personnes et les familles qui connaissent de graves difficultés, notamment économiques, familiales, de logement, de santé ou d insertion. Les centres doivent assurer quatre missions essentielles auprès de ces publics : - L accueil et l orientation, notamment en urgence. - L hébergement ou le logement individuel ou collectif. - Le soutien ou l accompagnement social. - L adaptation à la vie active et l insertion sociale et professionnelle. La loi n et la loi n du 1er décembre 2008, généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques d'insertion. La loi n du 2 janvier 2002, rénovant l action sociale et médico-sociale. - L affirmation et la promotion du droit des usagers. - La diversification des services et leur assise juridique (y compris ceux qui en étaient dépourvus comme les lieux de vie). - La définition de procédures d évaluation. - L incitation à formaliser les procédures de concertation et de partenariat. - L incitation à formaliser les procédures de concertation et de partenariat. - La loi renforce le droit des personnes et prévoit la mise en œuvre d un certain nombre d instruments pour leur concrétisation (livret d accueil, contrat de séjour, règlement de fonctionnement, charte de l usager, conseil de vie sociale ). Le décret n du relatif au conseil de vie sociale et la circulaire DGAS du relative au livret d accueil en précisent les contours. 11

12 Le Plan PARSA (Plan d action renforcé du dispositif d hébergement et de logement des personnes sans abri), 8 janvier 2007, énonce le principe de continuité de prise en charge des sans-abri. «Toute personne accueillie dans un contre d hébergement d urgence devra se voir proposer, en fonction de sa situation, une solution pérenne, adaptée et accompagnée si nécessaire ( )». Le PARSA s inscrit dans la continuité des dispositions de la loi de cohésion sociale, en effet il prévoit : - La transformation de places d hébergement d urgence en places en CHRS et en places d hébergement de stabilisation. - La création de places en maisons-relais et en résidence hôtelière à vocation sociale (programme LOGIRELAIS). - Une priorisation des publics sortants de CHRS dans l attribution de logements du parc social public et dans le parc privé conventionné prioritairement aux publics sortant de CHRS. La loi n du 5 mars 2007, dite loi DALO droit au logement opposable Instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale est de garantir le droit à un logement à toute personne qui résidant en France de façon stable et régulière, n est pas en mesure d accéder à un logement décent ou de s y maintenir. La loi institue : 1) Un recours à l amiable et en contentieux afin de faire valoir le droit, garantie par l Etat, à un logement décent et indépendant. 2) Le principe de la continuité de la prise en charge des sans-abri. «Toute personne accueillie dans une structure d hébergement d urgence doit pouvoir y demeurer, dès lors qu elle le souhaite, jusqu à ce qu une orientation lui soit proposée». La circulaire du 19 mars 2007 met en œuvre ce principe de continuité dans la prise en charge des sans-abri avec la suppression de la durée maximale de séjour, l élaboration systématique d un diagnostic et le principe de non remise à la rue. La circulaire DGAS/1A/LCE/2007/90 du 19 mars 2007, relative à la mise en œuvre d'un principe de continuité dans la prise en charge des personnes sans-abri et à la suppression de la durée maximale de séjour, l élaboration systématique d un diagnostic et le principe de non remise à la rue. La Loi n du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion (Mobilisation pour le Logement) dite loi Boutin du 25 mars La loi Molle instaure des changements dans différents domaines : - Son article 2 crée trois catégories d activités, prévues à l article L du code de construction et de l habitat. A savoir : o o o la maîtrise d ouvrage, l ingénierie sociale, l intermédiation locative et gestion locative sociale. - Obligation de création de CCAPEX (commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives). - Obligation pour les organismes HLM de contracter des conventions d utilité sociale. - L instauration des Plans Départementaux d Accueil, d Hébergement et d insertion. 12

13 La stratégie nationale de refondation du 10 novembre 2009 : 20 mesures pour refonder le dispositif de prise en charge des personnes sans abri et mal logées. Les objectifs de la stratégie : o o o o Fluidifier le dispositif. Assurer une meilleure coordination territoriale entre les acteurs. Réaffirmer le rôle de l Etat. Améliorer la lisibilité et la transparence avec des conventionnements Etatassociations autour de véritables CPOM (contrats pluriannuels d objectifs et de moyens). La stratégie est articulée autour de deux principes directeurs : la mise en place d un service publique de l hébergement et de l accès au logement et la poursuite du «logement d abord». Pour cela, différents outils ont été imaginés. Pour l amélioration de l organisation de la programmation territoriale incluant la structuration d un maillage territorial par les équipes mobiles des PDAHI (Plans Départementaux d Accueil d Hébergement d Insertion). La mise en place de SIAO (Services Intégrés de l Accueil et de l Orientation) dans chaque département. La mise en place d un référent personnel pour chaque personne garant de la continuité de son parcours. L harmonisation des prestations et des coutes (référentiel prestations/couts). La circulaire N DGAS/LCE 1A/2009/351 du 9 décembre 2009 relative à la planification territoriale de l offre d accueil, d hébergement et d insertion (PDAHI) des personnes sans domicile, en liaison avec les politiques d accès au logement. Les PDAHI mettent en place une programmation pluriannuelle et territorialisée de l offre, ils sont des outils stratégiques pour renouveler la prise en charge des personnes sans-abri et/ou mal logées. Les PDAHI sont intégrés dans les PDALPD (plans départementaux d action pour le logement des personnes défavorisées). La durée des plans est fixée à 5 ans maximum, sont couverts : les différentes composantes du dispositif de veille, les services d accompagnement social, les logements temporaires, les capacités des accueils de jour, les CADA. Ils sont sensés se structurer autour de trois grands axes : le logement d abord, l organisation de l offre en fonction des besoins des «personnes démunies» et l amélioration de l orientation et de la continuité du parcours résidentiel. La circulaire N DGCS/USH/2010/252 SIAO du 7 Juillet 2010 présente les outils qui accompagnent la mise en place des SIAO : la convention Etat/SIAO qui précise les moyens financiers alloués et la légitimité des acteurs, l outil informatique, la grille unique d évaluation de la demande d hébergement ou de logement. Le SIAO a été imaginé comme une plateforme unique sensée favoriser la transition de l urgence vers l insertion et garantir la «nécessaire fluidité vers le logement». Le SIAO assure ainsi la coordination des acteurs locaux de l hébergement et du logement en instaurant «un dialogue permanent». La circulaire DGCS/SD2A/282 du 12 juillet 2011 relative au renforcement de la lutte contre la Maltraitance, au développement de la Bientraitance dans les établissements relevant de la compétence des services déconcentrés de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations. 13

14 La circulaire DGCS/SD5C/2011/398 du 21 octobre 2011 relative à l'évaluation des activités et de la qualité des prestations délivrées dans les établissements et services sociaux et médicosociaux. La circulaire n CABINET/2012/04 du 13 janvier 2012 relative à la mise en œuvre opérationnelle du logement d abord : Développer l accompagnement social dans le logement, poursuivre le développement des pensions de famille, amplifier la transformation de l offre d hébergement pour favoriser l accès au logement : il s agit de reconfigurer l offre d hébergement pour répondre à la politique du logement d abord, Accompagner le changement des pratiques sociales. La circulaire n DGCS/1A/5C/2012/86 du 20 février 2012 relative à la campagne budgétaire du secteur «accueil, hébergement et insertion» et à la contractualisation entre l Etat et les opérateurs pour Les dispositions du 8 du I de l article L du code de l action sociale et des familles (CASF), de même que celles des articles L et suivants du même code, définissent suffisamment largement les missions des CHRS pour que ces derniers puissent régulièrement développer, à droit constant et dans le cadre de leur autorisation, une activité visant à faciliter la sortie de l hébergement et l accompagnement vers ou dans le logement. La Refondation implique des changements structurels relatifs à l hébergement (CHRS et centres d hébergement sous subvention). Elle implique un renforcement du rôle de l Etat comme pilote de cette politique. Le dialogue de gestion et la contractualisation s appuieront sur le diagnostic partagé portant notamment sur : - la place et le rôle de l opérateur dans le cadre du dispositif AHI territorialisé, organisé par le PDAHI et la synthèse régionale actualisée, - les missions et prestations qu il réalise - les conditions dans lesquelles il les délivre et les dépenses qu il engage. Les directives n 89/391 du 12 juin 1989 et n du 31 décembre 1991 relatives à l évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs et le décret du 5 novembre 2001 portant création d un document unique pour l évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs. Le décret du 19 février 2007 instituant le document unique de délégation (DUD) (décret n ) concernant la qualification des professionnels en charge de la direction d un ou plusieurs établissements ou services sociaux et médico-sociaux précise les compétences et les missions confiées par l employeur au professionnel chargé de la direction d un établissement ou service. (art. D CASF). La Loi ALUR (Accès au Logement et un Urbanisme Rénové) n du 24 mars 2014 Son objet est de favoriser l accès de tous à un logement digne et abordable, d améliorer la prévention des expulsions en traitant les impayés de loyers le plus en amont possible. Son chapitre 5 consacre juridiquement les SIAO et revient sur les parcours de l hébergement au logement. 14

15 IV. Les habilitations et agréments L établissement a été agréé pour la première fois le 8 août 1963 conformément à l arrêté du 20 décembre 1954 de M. le Ministre de la Santé Publique et de la Protection des Populations fixant les conditions d agrément des Centres d hébergement. Dans le cadre de la convention prévue par l article L du Code de l Action Sociale et des familles, concernant le fonctionnement et financement des Centres d Hébergement et de Réinsertion Sociale, l établissement est soumis aux arrêtés préfectoraux d agréments des 1er août 1963, 26 août 2005, 27 novembre 2006, 26 juin 2007 (création du Centre d hébergement et de Stabilisation) et du 26 décembre L établissement est également soumis à la convention signée le 16 avril 2009, relative au fonctionnement et au financement du Centre d Hébergement et de Réinsertion Sociale «Nouvel Horizon». L agrément au titre de l ingénierie technique, sociale et financière prévu à l article L365-3 du code de la construction de l habitation est accordé à la Fondation Armée du Salut à Reims pour les activités suivantes : L accompagnement social effectué pour faciliter l accès ou le maintien dans le logement, réalisé principalement dans le cadre du plan départemental d action pour le logement des personnes défavorisées ; L assistance aux personnes qui forment un recours amiable devant la commission de médiation ou en recours contentieux devant le tribunal administratif aux fins de reconnaissance du droit au logement opposable ; La recherche de logements en vue de leur location à des personnes défavorisées ; la demande est faite auprès du COMAL ; La participation aux réunions des commissions d attribution des organismes d habitations à loyer modéré mentionnée à l article L441-2 du code de la construction et de l habitation ; L agrément au titre de l intermédiation locative sociale prévu à l article L365-4 du code de la construction et de l habitation est accordé à la Fondation Armée du Salut à Reims, pour les activités suivantes : La location de logements auprès d organismes agréés au titre de l article L365-2 ou d organismes d habitation à loyer modéré en vue de leur sous-location à des personnes défavorisées dans les conditions prévues par l article L ; De logements à des bailleurs autres que les organismes d habitation à loyer modéré en vue de leur sous-location à des personnes défavorisées dans les conditions prévues aux articles L321-10, L et L ; De logement en vue de l hébergement de personnes défavorisées dans les conditions de l article L851-1 du code de la sécurité sociale ; Auprès d un organisme d habitation à loyer modéré un hôtel destiné à l hébergement, mentionné au 8 de l article L421-1, au onzième alinéa de l article L422-2 ou au 6 de l article L 422-, au onzième alinéa de l article L422-3 ; De structures destinées à l hébergement auprès d un organisme agréé au titre de l article L365-2 ; De gérance de logements sur le parc privé ou le parc public, selon les modalités prévues à l article L442-9 ; La gestion de résidences sociales mentionnée à l article R Article 2 Cet agrément est délivré pour une durée de 5 ans renouvelable, soit en ce qui concerne le Nouvel Horizon de 2011 à

16 V. Le Nouvel Horizon en 2013 Le nouvel Horizon est un établissement qui gère un ensemble de dispositifs d hébergement dont la capacité totale théorique est de 252 places qui se répartissent de la manière suivante : Au 31 décembre 2013, la Fondation Armée du Salut gère sur la ville de Reims un ensemble de dispositifs allant de la mise à l abri à l hébergement d insertion de 252 places. Un centre d hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) de 93 places dont 50 places externalisées dans 13 appartements. Un centre d hébergement et de stabilisation de 19 places. Un centre d hébergement et d accueil d urgence (CHAU) de 16 places pérennisées 5 places d urgence de grande exclusion. Un centre d hébergement de 20 places en bungalows ouvert toute l année. 6 places en appartement financées au titre de l Allocation Logement Temporaire (ALT). 18 appartements dans le cadre d un conventionnement non pérenne lié à l ouverture de 92 places d accueil d urgence. Depuis le début de l année 2013, l organisation du Nouvel Horizon s articule sur deux pôles structurels : un pôle établissement et un pôle extérieur complétés par un service d appui dit «transversal» et une équipe administrative et logistique. Cette nouvelle articulation s est imposée au regard de l accroissement des hébergements d urgence en appartement, de l absence de continuité dans l accompagnement proposé aux personnes hébergées dans le cadre du CHRS diffus, de la dégradation des appartements extérieurs et de la durée de séjour (jusqu à 4 ans) anormalement longue. La politique du «logement d abord» nous a amenés à adapter notre fonctionnement. Le pôle extérieur comprend 5O places de CHRS diffus dont les 5 places de CHRS Urgence, 20 places en bungalows, 6 places en ALT et 92 places en appartements d urgence temporaires dans le cadre de la mise en place du plan pauvreté et de la pérennisation des places hivernales. Cette organisation rationnelle permet une réactivité incontestable pour répondre aux demandes des personnes hébergées dans les différents dispositifs. Deux travailleurs sociaux sont affectés au CHRS insertion, soit 25 personnes seules ou en famille par référent ou 7 appartements par référent. Quatre travailleurs sociaux sont affectés aux appartements d urgence temporaire, soit 23 personnes seules ou en famille par référent ou 4 à 5 appartements par travailleurs sociaux. 7 surveillants de nuit ou hôtes d accueil interviennent sur les bungalows. L ensemble de ces 13 salariés évolue sous la responsabilité d une chef de service. 16

17 Le pôle établissement a une capacité de 83 places théoriques auxquelles s ajoutent depuis le 1 er novembre 2013, 20 à 30 personnes hébergées en hôtels venant se restaurer le midi et le soir. Il est constitué de 43 places de CHRS : 24 en chambres doubles ou individuelles et 19 au sein de 5 logements situés dans l enceinte du bâtiment, 19 places de stabilisation en chambre doubles ou individuelles, 21 places d urgence dont 5 réservées à des grands exclus en chambres individuelles. La cartographie donne une lecture rapide de cette organisation en deux pôles et le plan aérien cijoint localise plus précisément nos différents lieux d hébergement qui sont tous à proximité de transports en commun. Bus 6 - Arrêt Paris pour l établissement de la rue de Taissy et arrêt tramway pour les apparentements situés dans les quartiers Croix Rouge et Orgeval. L établissement est situé 42 rue de Taissy à Reims et se trouvent à l angle de la rue Henri Paris et du Quai du Pré aux moines, à la jonction des quartiers Saint-Rémi et Verrerie. Le pôle transversal : Il s agit d un service d appui composé d une psychologue, d une infirmière, d une conseillère en insertion professionnelle et d un éducateur multimédia également chargé d indicateurs d activités. Installée dans les locaux de la rue de Taissy, cette équipe intervient autant auprès des personnes accueillies sur l établissement de la rue de Taissy que des résidents hébergés sur les appartements diffus. Le pôle Administratif et logistique : Il est constitué d une économe comptable, d uns assistante de direction et d une aide comptable embauchée en CUI/CAE 20 heures semaine. Cette équipe assure toute la gestion administrative et financière des différents dispositifs d hébergement de l établissement ainsi que le suivi des ressources humaines. Au niveau de la logistique, nous retrouvons deux agents de maintenance dont un en CUI/CAE et une personne chargée de l entretien des locaux. Ces 3 salariés participent à l entretien quotidien de l ensemble des locaux de l établissement. 17

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19 Le Pôle transversal 1- La transversalité Les restructurations des services engagées en 2013, à savoir la mise en place de deux pôles structurels et d un pôle d appui ont revalorisé la notion de transversalité. La transversalité, c est l instauration de passerelles entre les différents services et dispositifs d hébergement. Chaque professionnel mutualise ses compétences dans un objectif commun : la prise en charge globale de l usager. Les objectifs sont de travailler en interaction : - en partageant ses représentations et ses compréhensions des situations, - puis en élaborant des propositions d accompagnement - et en prenant des décisions communes et collectives pour les mettre en œuvre dans les projets de vie des personnes. C est sur ces valeurs que le pôle d appui, constitué de l infirmière, de la psychologue, de la conseillère en insertion professionnelle et de l éducateur multimédias, a choisi d intituler son pôle : pôle transversal. Ce pôle transversal travaille donc en collaboration étroite avec les professionnels de chacun des 2 autres pôles : pôle établissement (constitué des travailleurs sociaux œuvrant sur site, Rue de Taissy) et pôle extérieur (constitué des travailleurs sociaux qui œuvrent pour les appartements diffus sur le territoire rémois). Cette restructuration par pôle a marqué un changement dans les prises en charge globales et les suivis individuels des personnes accueillies. 19

20 La Santé L année 2013 a été marquée par de grands chantiers : la restructuration des pôles, l évaluation interne et la rédaction du projet d établissement Ces grands chantiers ont logiquement induit des changements dans les pratiques et les objectifs de travail, fruits d un important travail réflexif individuel et collectif. Nous allons décliner notre présentation en 4 grandes parties : - La création des pôles et l impact sur les accompagnements des personnes accueillies, - les grands axes et missions réflexives lors de moments institutionnels forts, - la spécificité du poste de psychologue - la spécificité des missions de l infirmière. a) au niveau psychologique La tendance montre une augmentation du taux d entretiens dans les dispositifs d accueil sur les appartements extérieurs : 100,00% 90,00% 80,00% 70,00% 60,00% 50,00% 40,00% 30,00% 20,00% 10,00% 0,00% ,96% 2 5% 95 92,24% 1 8% ,55% 62 25% ,55% 60 37% Hommes Femmes Hommes Femmes Sur site Extérieur Cette augmentation des orientations pour des entretiens peut s expliquer par la mise en place du pôle extérieur : - Ouverture de places donc augmentation des effectifs - Spécificité de l accompagnement des personnes sur les appartements - Formalisation accrue des procédures d accueil «L équipe constate que nous accueillons de plus en plus de personnes en souffrance psychique, elle n hésite pas à se rapprocher de la psychologue et de l infirmière pour tous renseignements et échanger autour des situations. Certaines visites ont été réalisées sur les appartements d urgence avec l infirmière et la psychologue afin de présenter les professionnels de santé de l établissement et qu elles puissent être identifiée si besoin.» P.Lecler, TS appartements CHAU. 20

21 «Sur le plan psychologique, de par la fragilité de la personne et ce qu elle exprime ou à l inverse ce qu elle tait, nous nous rapprochons de la psychologue afin d échanger sur la situation. Nous convenons ensemble de la marche à suivre pour amener la personne vers la psychologue (comment on procède pour la prise de rdv par exemple). En parallèle, lors des entretiens réguliers, nous échangeons avec la personne accueillie du suivi commencé, le soutien apporté» M. Houberdon, TS appartements CHRS b) Au niveau de l infirmerie Les usagers ont maintenant connaissance de la présence d une infirmière par le livret d accueil. Lors de la visite de l établissement avec le référent social, la personne accueillie va pouvoir repérer l infirmerie et souvent, avoir un premier contact visuel avec l infirmière. La procédure d accueil demande aux usagers des dispositifs d insertion de prendre rendez-vous avec les différents professionnels du pôle transversal dans le mois de leur arrivée. De plus, le pôle transversal participe aux synthèses d accueil et aux synthèses intermédiaires et aide à l élaboration du projet personnalisé. Le pôle transversal fait partie intégrante de l accompagnement de l usager. Ainsi, l ensemble des usagers a connaissance des services proposés par l infirmerie et peuvent demander directement ou par leur référent social, à bénéficier d un suivi santé. La meilleure lisibilité du travail de l infirmière d établissement se traduit logiquement par l augmentation sensible du nombre d usagers bénéficiant du service santé par rapport à 2012 et par une homogénéisation des personnes prises en charge par dispositifs d hébergement. Le nombre de suivis s intensifie CHAU STABILISATION CHRS+ALT CHAU ST AB ILISA T ION CHRS+ALT Cette harmonisation ainsi que l augmentation du nombre de suivis touchent l ensemble des dispositifs d hébergement et l ensemble des personnes accueillies, y compris les enfants HOMMES FEMMES ENFANTS HOMMES FEMMES ENFANTS 21

22 Les personnes hébergées sur les dispositifs d insertion représentent près de 60% du total des suivis sur l infirmerie Nombre suivis 2- Travail social et accès aux soins CHRS St abilisat ion CHAU ALT Nombre suivis pourcentage CHRS 90 39,4% Stabilisation 39 17,1% CHAU 93 40,7% ALT 6 2,6% Total 228 «Concernant l aspect santé médicale dans un premier temps nous voyons avec la personne si elle a des droits d ouverts. Si les droits ne sont pas encore ouverts nous l orientons vers le CHU et les A.S afin de bénéficier de bon pass pour les consultations. Nous sommes régulièrement en lien avec les A.S du CHU afin de pouvoir accompagner au mieux les P.A. Quand les droits ne sont pas encore ouverts nous faisons également les demandes CMU ou AME. Les P.A nous ont identifiés comme des personnes relais concernant la question des accès aux droits et à la santé. Les P.A nous sollicitent davantage sur ce versant. Quand cela est nécessaire nous accompagnons les personnes lors des divers rendez-vous médicaux. Nous constatons que sur les appartements d urgence, il y a eu cette année de nombreuses naissances. Dans ces cas précis nous nous rapprochons des professionnels de santé tel que les sages-femmes libérale mais aussi de la PMI pour permettre un meilleur suivis. Nous restons très présents et en soutien lors de ces divers accompagnements. Cependant, nous travaillons également sur l aspect «autonomie des personnes» afin qu elles puissent aussi s orienter seule par la suite vers les différents dispositifs de santé». L infirmière travaille en étroite collaboration avec le référent social les dossiers de régularisation exceptionnelle «étranger malade» pour les personnes étrangères pouvant y prétendre. Elle aide également à la constitution des dossiers MDPH et notamment à l élaboration du projet de vie. Concernant les primo-arrivants, nous nous rapprochons souvent de Madame LALLEMAND, infirmière afin de constituer les dossiers «étranger malade». Nous sommes en lien également avec l infirmière afin d obtenir des contacts vers différents dispositifs et partenaires de santé.(.) Des affichages sont posés sur les appartements avec les coordonnées des partenaires à joindre et il importe maintenant à ce que la personne puisse se faire comprendre. Par exemple, un jeune garçon épileptique est accueilli sur un appartement d urgence. Au cas où une crise se produit, nous avons mis à disposition de la famille une feuille où sont inscrits en gros et en français les informations essentielles pour qu elle puisse les transmettre à un médecin ou au centre 15 pour une intervention si nécessaire. Egalement, lors des grossesses, nous transmettons aux personnes les numéros à faire en cas d urgence, ainsi que les phrases à communiquer (identité, symptômes ) ( ) En conclusion, nous constatons que les questions de santé sont primordiales pour les P.A sur les appartements d urgence qui font à la fois preuve d une grande autonomie car les dispositifs sont clairement identifiés (CHU, Maternité, école dentaire) et qu ils savent aussi nous solliciter lorsque des problèmes d accès aux droits surviennent. L équipe apprécie pouvoir échanger lors des temps de réunion avec le pôle transversale, et lors de temps informels pour permettre un meilleur accompagnement. P.Lecler, TS appartements CHAU 22

23 Lors de l accueil d une personne accueillie ou d une famille en appartement CHRS, une présentation systématique des professionnels de santé est faîte. Procédure accueil Lors des prochains entretiens, il est évoqué avec la personne accueillie la nécessité ou non de continuer les suivis. Nous évaluons si le besoin peut être régulier ou ponctuel. Les personnes accueillies, en majorité, dans les appartements CHRS présentent une autonomie au niveau des démarches santé. En effet, elles connaissent bien les professionnels de santé à qui elles peuvent s adresser en cas de besoin. Les personnes d origine étrangère ont un suivi extérieur depuis leur arrivée en France (pour certains depuis plusieurs années) et continuent de manière autonome leur suivi lors de leur passage en appartement. En effet, une grande majorité des personnes accueillies en appartement CHRS proviennent d autres dispositifs du même établissement (parcours résidentiel). Elles ont donc leurs repères et acquièrent au fur et à mesure une autonomie. A leur entrée en appartement, pour beaucoup, elles ont déjà passé plusieurs mois en établissement ainsi que sur la ville de Reims. Cependant, pour certains, un accompagnement physique ponctuel voir régulier est nécessaire notamment pour une personne souffrant d addiction. L accompagnement vers la santé Appartement CHRS M. Houberdon, TS appartements CHRS I- Les axes institutionnels 1- Prévention de la maltraitance Un comité de prévention de la maltraitance a été instauré en avril 2013, dans lequel sont réunis les membres de la direction, les 2 délégués du personnel, un représentant (travailleur social) du pôle établissement et un autre du pôle extérieur, 2 représentants santé du pôle transversal : l infirmière et la psychologue. Ce comité a été mis en place afin de permettre des temps institutionnalisé de veille à la «bientraitance» et a pu : - Permettre une analyse des fiches incidents 2013 et de retravailler pour une amélioration dans le recueil des faits indésirables de violence/maltraitance. - La mise en place d une formation «violences et maltraitances» à destination de l ensemble des salariés, sur trois sessions de trois jours sur le dernier trimestre Les thèmes de la violence, de la bientraitance/maltraitance sont abordés lors des entretiens individuels de l infirmière et de la psychologue qui restent particulièrement vigilantes et attentives. En 2013, cinq situations ont fait l objet de rapports à des instances compétentes (ARS et procureur) sur des évènements signalés par l infirmière à sa hiérarchie. La psychologue a effectué un grand dépouillement des fiches incidents remontées sur les trois premiers trimestres Elle s est efforcée d en faire une analyse statistique et analytique qu elle a présentée au Copil bientraitance. L objectif consistait à repérer d éventuels facteurs favorisants et mettre en place des actions pour les réduire. 2- Ethique Soucieux de garantir les préconisations de la loi du 2 janvier 2002, la Fondation a proposé en 2010/2011, à l ensemble des personnes volontaires de ses établissements, de se réunir autour de réflexions et de questionnements éthiques, avec, comme premier thème défini : la mort en lien avec 23

24 la vie et le sens de la vie». Le groupe éthique s est réuni à plusieurs reprises au Siège de la fondation puis a entrepris d étendre sa démarche en régions. L infirmière d établissement effectue auprès des usagers les plus fragilisés ou atteints de pathologies lourdes, des entretiens centrés sur des thèmes relatifs à la douleur, aux soins palliatifs et aborde la fin de vie. Elle informe des choix possibles pour les personnes exilées et prend éventuellement contact avec les équipes médicales pour formaliser ces choix. Elle s est donc tout naturellement inscrite avec la Directrice adjointe dans les réunions «éthique» que proposait la Fondation. Fin 2013, la thématique de la mort a été clôturée. «L intime», pour débattre de la morale et des mœurs en institution, a été choisi par les intervenants comme nouveau sujet de réflexion. Madame Rother, travailleur social sur le pôle établissement, et Madame Lallemand, infirmière, participent aux groupes de travail. 2 Synthèses Les synthèses sont des temps définis d échanges autours de la situation d un résident. Elles sont prévues idéalement dans les premiers mois d arrivée de la personne, après qu elle ait pu rencontrer tous les professionnels du pôle transversal. Cette «synthèse d accueil» permet la mise en exergue des objectifs de l accompagnement global de la personne et doit pouvoir aider à l élaboration du projet personnalisé. D autres synthèses dites «intermédiaires» peuvent se glisser dans les plannings de synthèses, selon les besoins des personnes et en fonction de la nécessité pour elles de «faire le point». Pour aider au travail de préparation des synthèses, l infirmière, la psychologue et l éducateur multimédias ont proposé une grille de référence commune que chacun, y compris l usager, peut remplir en fonction de ses spécificités. Elle s appuie sur 9 thématiques : l aide et le soutien à la gestion du budget, l accès à l emploi et à la formation, l accès aux soins, le conseil en matière de justice, l accès et l appropriation d un logement, l aide dans les démarches administratives et citoyennes, l aide en matière de parentalité, l accès aux loisirs, au sport et à la culture et enfin, l aide à la valorisation. II- Optimisation des temps de réunions La restructuration «par pôle» a induit une réorganisation des réunions internes au sein du Nouvel Horizon : Elles ont toujours lieu toute les semaines mais avec des modalités de rencontre entre professionnels qui diffèrent : 1 er jeudi du mois : rencontre avec tous les professionnels des 3 pôles 2è jeudi du mois : rencontrent entre les professionnels de chaque pôle. 3è jeudi du mois : rencontre entre l équipe du pôle extérieur et l équipe du pôle transversal 4è jeudi du mois : rencontre entre l équipe du pôle établissement et l équipe du pôle transversal. Cette répartition dans les modalités de réunion permet de positionner des ordres du jour adaptés et en cohérence avec des spécificités : organisationnelles, travail sur les situations des résidents, travail autours des plannings et de l organisation interne à chaque pôle... «Les réunions «pôle extérieur» et «pôle transversal» permettent aux travailleurs sociaux d échanger sur des situations nécessitant des éclaircissements des professionnels de santé. Par ailleurs, la psychologue et l infirmière peuvent orienter le travailleur social sur des pistes de travail auxquelles il n avait jusque là pas pensé» (M. Houberdon, TS pôle extérieur, CHRS appartement) L ensemble de ces réorganisations et une planification précise, concourent à optimiser les temps d échanges et d analyses et rendent plus efficientes nos activités. 24

25 III- Psychologue «Taux de participation» : 74% des RDV sont honorés par les personnes conviées aux entretiens. Ce chiffre montre la valeur portée au suivi psychologique pour les personnes accueillies au Nouvel Horizon de Reims. La procédure d accueil permet une réelle connaissance des apports possibles d un suivi psychologique et donc un investissement accru du respect des rendez-vous. Répartition Homme/Femme : 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Dispositif CHAU Dispositif Stabilisation Dispositif CHRS Dispositif CHRS appartements Dispositif "Bungalows" 3 Hommes Femmes Plus précisément : Pour les hommes, équilibre du nombre d entretien selon les dispositifs CHAU, CHRS et Stabilisation avec des pourcentages d environ 23% des hommes reçus. Une moyenne qui permet de mettre en lumière la possibilité de chacun, quelque soit le dispositif dans lequel la personne est accueillie, de prétendre et d adhérer à un suivi psychologique au sein du Nouvel Horizon Pour les femmes, différence significative entre le nombre d entretiens en CHAU (44% des femmes reçues) et CHRS appartement extérieur (35% des femmes reçues) et les autres dispositifs (9% Stabilisation et CHRS Collectif) Différentes hypothèses d explication de cette différence peuvent être émises : - En général, moins de femmes sont accueillies sur le dispositif de stabilisation et CHRS au Nouvel Horizon. Les chiffres des entretiens psychologiques corroborent la tendance générale des accueils. - Dans le dispositif d accueil d urgence, nombreuses femmes en situation de migration montrent des signes de syndrome de stress post-traumatique. N ayant pas tout de suite de couverture sociale (qui leur permettrait d être orientées vers d autres dispositifs de soin), elles peuvent ici commencer à verbaliser leurs angoisses et le stress inhérent à leur situation de demande d asile. Impact de la procédure d accueil dans les suivis : Sur l ensemble de l année 2013, 42 personnes ont eu accès à la procédure d accueil mise en place en septembre 2012 : 25

26 Cette procédure demande à chaque nouvelle personne accueillie sur les dispositifs de stabilisation et CHRS de rencontrer de façon systématique, dans le premier mois de leur arrivée, 3 professionnels du pôle transversal : l infirmière, la CIP et la psychologue. Cette procédure a permis un premier contact, un premier échange et facilite pleinement les demandes ultérieures de suivis. Même si le nombre d entretiens fluctue peu d une année sur l autre, cette procédure d accueil amène une plus-value dans les possibilités de chacun d envisager un suivi à long terme. Combien d entretien d accueil à l année? 42 entretiens effectifs sur l année, dont : - 13 personnes qui ont entamé un suivi de 2 mois et plus personnes ont eu un entretien d accueil sans donner suite à ce service psychologique (pas de nouvel entretien) Combien de suivis effectifs et le temps des suivis? En terme de suivi, nous pouvons compter 7 à 15 personnes par mois (le nombre varie selon les périodes d absences) qui ont minimum 2 entretiens par mois, sur une période minimum de 2 mois. Ce nombre peut aller jusqu à 5 entretiens par mois, selon les besoins de la personne et les possibilités de planning de chacun. En 2013, les statistiques montrent que pour 59 personnes inscrites dans le service psychologique, la durée moyenne de suivi est de 6 mois. Temps de réunion : Sur 1220 heures de présence sur l année, 444 heures sont consacrées aux réunions diverses (internes, externes ou les synthèses) soit 36 % du temps de travail. Ces temps de réunion sont répartis comme suit : Nombre d'h de synthèses; 100; 23% Nombre d'heures de ; réunions extérieurs 25%; 112 Nombre d'heures de ; réuninos internes; % Ces chiffres mettent en évidence l importance non négligeable portée aux temps d échanges institutionnels, à la place donnée aux temps de travail commun, de partage et de questionnements, notamment lors de : - l écriture du Projet d établissement, - la constitution du comité de prévention de la maltraitance - des temps en équipe pluridisciplinaire pour évoquer les situations des résidents. Les temps de réunions externes concernent toutes les rencontres partenariales telles que : - les participations au travail autours de la souffrance psychique des jeunes (ville de Reims), - les temps d échange avec les professionnels du réseau Santé/Précarité. De plus, 90 heures ont été consacrées au travail d élaboration et d animation d actions collectives comme : - le Théâtre forum emploi, en collaboration avec Madame Mouret, Conseillère en Insertion Professionnelle. Cf fiche action - le groupe de parole «Libr Mots», en collaboration avec Madame Lallemand, Infirmière. 26

27 Conclusions : 1/ Procédure d accueil permet une meilleure connaissance des missions Pas d impact sur le nombre de suivis mais impact dans l investissement donné au travail de suivi psycho : moyenne de 6 mois de suivi régulier 2/ Spécificité des accompagnements sur le dispositif d hébergement en appartements extérieurs qui participe de l augmentation des suivis psychologique des personnes hébergées. IV- L infirmerie 1- L infirmerie en chiffres * Nombre de personnes suivies en 2013 sur l infirmerie : Nombr e Nombr e CHRS E nf ant s ST A B E nf ant s A l t E nf ants CHA U E nf ants Nombre % par genre % total CHRS Hommes 44 34,10% 19,3% Femmes 29 46,70% 12,7% Enfants 17 37,80% 7,4% STAB Hommes 33 25,50% 14,4% Femmes 5 8% 2,2% Enfants 1 2,70% 0,4% Alt Hommes 2 1,50% 0,9% Femmes 4 6,40% 1,8% Enfants 0 CHAU Hommes 50 38,70% 21,9% Femmes 24 38,7% 10,5% Enfants 19 51,3% 7% 27

28 Total des suivis CHRS Stabilisation Alt CHAU Hommes Femmes Enfants * Moyenne d âge des personnes suivies en 2013 sur l infirmerie dispositif moyenne d'âge Hommes moyenne d'âge Femmes moyenne d'âge Enfants CHRS Stabilisation CHAU ALT * Les pathologies Les pathologies rencontrées sont toujours aussi lourdes. Il s agit de pathologies chroniques comme le diabète, l insuffisance cardiaque, l insuffisance rénale. 7 personnes sont régulièrement suivies en cancérologie/oncologie dont 3 sont encore sous chimiothérapie. 5 personnes sont sous dialyse. Les suivis en addictologie sont travaillés en association avec l ensemble des travailleurs sociaux, l infirmière, la psychologue et les partenaires. Il s agit majoritairement de dépendance alcoolique ou poly addictions. Une dizaine de suivis médicaux ont été amorcés en gastroentérologie pour des hépatites chroniques et une maladie de Crohn. Pour répondre aux interrogations de ses patients et permettre un accompagnement santé pertinent et cohérent, l infirmière doit s investir dans une réactualisation constante de ses connaissances et de ses pratiques. Elle doit également adapter ses informations en tenant compte de l âge, de la maîtrise de la langue française, du degré de connaissance des personnes en matière de santé Tous les outils sont alors utilisés pour donner et faire comprendre les explications : livrets, schémas travaux pratiques, internet.. «Je travaille conjointement avec l'infirmière dans l'accès aux soins et les suivis en addictologie. Ces suivis imposent une grande disponibilité et une grande proximité. Parvenir à amener un usager dans une démarche de soins dans le cadre d une addiction est un processus souvent long. Les rechutes sont fréquentes. Pouvoir travailler ces accompagnements à deux, c est permettre d offrir au résident le soutien dont il a besoin et donner au salarié la possibilité de prendre du recul, d échanger, de questionner des prises en charge souvent difficiles les premiers temps. Si nécessaire, l'accompagnement physique de la personne accueillie se fait par l'une ou l'autre, avec en finalité un bilan informatique et des échanges réguliers». (Hélène ROTHER T.S sur le pôle établissement) 2- Le travail en interne Les premiers entretiens commencent par une anamnèse précise pour évaluer les actions à mener et décliner le projet de soins. Chaque suivi s adapte aux besoins réels de l usager et les actions d accompagnement sont fonction de son degré d autonomie. CHRS 2013 nombre de personnes ayant un suivi médical avant l'entrée 55 44% 70 56% CHRS % ayant un médecin traitant CHRS % ayant un traitment médical 28

29 Le recueil des informations médicales : il est réalisé par l infirmière. Le référent social peut apporter ses observations et des compléments d informations Les informations santé sont centralisées dans un dossier constitué avec le résident. Ce dossier comprend les documents relatifs à l assurance maladie, les ordonnances, les noms des professionnels de soins, les résultats d examens, les copies des dossiers MDPH et tout autre document relatif à la santé. Cette pochette est laissée au résident. Elle est régulièrement contrôlée et réactualisée par l infirmière qui demande à l usager de l apporter à chaque rendez-vous médical. Elle s apparente à un carnet de santé. L ouverture et le maintien des droits sont prioritairement assurés par les référents sociaux. Les orientations vers des professionnels de soins extérieurs sont réfléchies avec l usager en fonction de nombreux critères : proximité géographique, rapidité des rendez-vous... L infirmière se rend disponible avant tout rendez-vous médical extérieur pour apporter des informations sur le déroulement d un examen, les effets d un traitement, des précisions sur une pathologie.. Elle peut éventuellement proposer un accompagnement physique en fonction de la situation. Les usagers qui manquent de repères géographiques peuvent demander à ce qu un professionnel les accompagne pour repérer les lieux et découvrir un secteur. Cet accompagnement est réalisé en fonction des disponibilités de chacun (infirmière ou référent social). Certains soins sont réalisés par l infirmière d établissement ; il s agit des soins ponctuels, ou bien des soins à prodiguer en l absence de couverture sociale. Les soins réguliers sont délégués à des cabinets infirmiers. Ainsi, l usager apprend à organiser son suivi santé et à devenir autonome. En fonction de la nature des soins et des capacités de la personne accueillie, l infirmière peut s engager à éduquer l usager à effectuer seul ses soins. Elle évalue alors l observance régulièrement. Tout au long de son hébergement, l usager peut solliciter l infirmière d établissement pour des entretiens. Ces entretiens servent à éduquer, informer. Ils sont également essentiels pour rassurer et réconforter. Ils sont surtout un excellent moyen de dépister les fragilités et accompagner les personnes dans un processus de soins. L évaluation interne et la rédaction du projet d établissement ont été des opportunités pour créer, réviser et actualiser les procédures infirmerie et notamment : - procédure de préparation et distribution des traitements - procédure des traitements dits «toxiques» - procédure en cas d urgence - procédure décès et accident grave - procédure de traitement des déchets de soins - procédure dossier infirmier 3- Les accompagnements extérieurs Les accompagnements extérieurs soutiennent la personne accueillie dans sa démarche de soins pour des premiers rendez-vous, pour amorcer des suivis, pour faire le lien avec une équipe médicale, pour limiter le stress lié à un examen ou une intervention. Ils sont fonction des besoins et des demandes de l usager. Ils sont réfléchis et concertés. 29

30 Janvier : - service de rhumatologie du CHU - service de dialyse du CHU - service de gynécologie du CHU - sage-femme privée - CMP Bonnaffe - Service des urgences CHU (deux fois) - CMP Artaud - Rhumatologue privé - Psychiatre privé - Ecole dentaire CHU - Radiologie cabinet privé - Centre communal d hygiène et de santé (CCHS) - Service de gastroentérologie CHU Mars : - Centre de transfusion sanguine Reims - Service d hématologie CHU - Gastroentérologie clinique Saint-André - Service de vasculaire CHU - Radiologie CHU - Rééducation fonctionnelle Sébastopol - Service social CHU - Médecin généraliste de ville - Gastroentérologie du CHU - CMP Van Gogh - Institut jean Godinot - Médecine interne CHU - Pharmacie de rétrocession - Pharmacie (5 fois) Février : - centre d alcoologie - service des urgences du CHU (deux fois) - ophtalmologue (clinique mutualiste) - service de gynécologie CHU (deux fois) - généraliste de ville (deux fois) - service de gastroentérologie CHU - CMP Bonnaffé - Rhumatologie de ville - Pharmacie de rétrocession - Pharmacie (2 fois) Avril : - La poste - radiologie clinique Les Bleuets - centre de transfusion sanguine - gastroentérologie clinique Courlancy - cardiologie CHU de Reims (trois fois) - médecine interne CHU - dermatologie clinique Courlancy - service social CHU Mai : - service social CHU - pharmacie rétrocession (trois fois) - médecin généraliste de ville - gastroentérologie CHU - urologie CHU - prothésiste privé - école dentaire Sébastopol (trois fois) - centre alcoologie - pharmacie (6 fois) Juin : - centre alcoologie - ARPDD (centre de dialyse) (deux fois) - Ecole dentaire Sébastopol - Gastroentérologie CHU - Laboratoires d analyses privés Juillet : - service de consultation vasculaire clinique les Bleuets - médecin généraliste de ville - ARPDD (centre de dialyse) - Radiologie clinique les Bleuets - Urgences du CHU (P1) - Sage-femme privée - Pharmacie (2 fois) - Septembre : - donateur privé - centre de transfusion sanguine - médecine interne CHU - cabinet dentiste privé (4 fois) - Institut Godinot - CMP Artaud - Pharmacie (4 fois) Aout : - médecin généraliste de ville - planning familial - centre d alcoologie Octobre : - Radiologie CHU - Radiologie centre privé - ARPDD (centre de dialyse) - Consultation endocrinologie clinique Courlancy - Consultation de cardiologie CHU - pharmacie (3fois) Novembre : - Radiologie CHU - Service des urgences CHU - Service consultations vasculaires clinique les Bleuets - Service urologie CHU - Centre d alcoologie - Médecin généraliste de ville - Pharmacie (3 fois) Décembre : - institut Jean Godinot - MDPH - laboratoires d analyses privés 30

31 4 - Les actions collectives L infirmière organise des actions collectives ciblées en fonction des besoins. Notamment, elle propose des ateliers parentalité. En 2013, une dizaine de séances ont été organisées avec les parents et les enfants. Deux séances ont été consacrées aux soins aux nouveau-nés pour trois jeunes femmes qui venaient d accoucher. Il s agissait notamment d apprendre à utiliser les mouche-bébés et effectuer des lavages de nez. Deux autres ont été consacré à évoquer les difficultés de la reprise d une activité professionnelle et de la séparation. Une séance a concerné l annonce de la maladie du père de famille à ses deux filles. L équipe du CIDDIST (centre d information de dépistage de diagnostic des infections sexuellement transmissibles) est intervenue en octobre 2013 sur le CHRS et aux bungalows. Parallèlement à cette action, l infirmière a sollicité à deux reprises l INPES pour fournir gratuitement des préservatifs à l établissement. Cette année encore, l infirmière a mené des actions de santé publique, à savoir la mise en application d une vigilance «canicule» et la diffusion d informations sur le lavage des mains ainsi que les précautions à prendre lors des épidémies de gastroentérites et de grippe. 5- Les réunions extérieures - Le : accueil d une dizaine d étudiants du Lycée Roosevelt pour une présentation des missions des CHRS et échanger autour du travail social - Le : participation à une réunion de réflexion autour d une situation concrète avec le réseau santé/précarité en salle de réunion du CHRS «Le Nouvel Horizon» - Le : réunion au pôle social du CHU pour une réflexion sur la création d une maison de santé - Le : réunion pôle social du CHU sur la PASS - Le : participation à une réunion de synthèse et de réflexion au SIAO 51 sur une situation concrète - Le : réunion au CHU de Reims avec Madame Oppilliart (préfecture) et la CPAM pour traiter de l ouverture de droits et les permanences d accès aux soins - Le : participation à un groupe de réflexion à la Maison des associations sur «Santé psychique des jeunes» (multipartenaires) - Le : participation aux réunions salariées armée du salut du grand est à Metz - Le : réunion au CADA de la Croix-Rouge française pour une synthèse - Le : réunion à l ARPDD (centre de dialyse) sur les modalités de prise en charge des personnes dialysées et les bilans de greffe - Le : point sur une situation à la Maison des associations - Le : point avec une sage-femme dans le quartier Croix-Rouge sur une situation et réflexion autour des prises en charge des femmes excisées - Le : réunion avec le réseau santé/précarité - Le : participation au comité départemental sur la pauvreté à la DDCSPP (multipartenaires) dans le cadre de travaux de réflexion autour du plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l inclusion sociale sur les thèmes particuliers de la jeunesse et du territoire. - Le : remise des labels aux ARS (Châlons en Champagne) et participation au comité départemental sur la pauvreté (DDCSPP) - Le : participation au comité départemental sur la pauvreté (DDCSPP) 31

32 6- Le temps de travail en chiffres Temps travail Suivis infirmiers Administratif de soins Travail institutionnel Actions collectives Travail en réseau Autres 46% 15% 18% 10% 4% 7% Travail institutionnel: synthèses, réunions, Rapport d'activités, Projet établissement Administratif de soins: courriers aux soignants, dossiers MDPH, Travail de dossiers étranger malade. Actions collectives: activités, actions de dépistage, ateliers d'éducation Suivis infirmiers: éducation, informations, soins, entretiens, Accompagnement physique Travail en réseau: réunions extérieures, mail.. Autres: encadrement stagiaire, formation, entretien, rangement 32

33 L insertion professionnelle L accompagnement emploi au sein d une structure d hébergement ne saurait se traduire par la reproduction de l offre de service du droit commun déjà existante. Il s agit davantage d un travail préparatoire pour accéder à cette offre. La mise en place des synthèses et d entretien d accueil ont permis d engager un travail d observation, de partage d informations au sein de l équipe pluridisciplinaire, se traduisant par une plus value importante en terme qualitatif dans les accompagnements. L identification des motivations et/ou possibles freins à l insertion, lors de ces instances, sont mis en exergue et font l objet d une ouverture au dialogue entre l institution et les usagers. Ces échanges donnent les orientations des projets personnalisés, et permettent une meilleure adaptation des accompagnements individuels. Fréquentation du service en fonction des dispositifs d hébergement Les chiffres du CHRS comprennent l ensemble du dispositif interne et diffus ainsi que les places d ALT. Les chiffres de l urgence incluent tous les dispositifs de ce service, y compris les bungalows. Ce graphique exprime le pourcentage des suivis par service pour l Espace Emploi, il ne tient pas compte du nombre total de personnes accueillies. L année 2013 a été marquée par l accroissement des suivis pour les femmes en CHRS. Pour autant, le pourcentage de suivi des hommes en CHRS est en progression par rapport à 2012, puisqu il est passé de 36.8 % (49 suivis pour 133 personnes accueillies en 2012) à 61 % (soit 44 suivi pour 72 personnes accueillies en 2013). Ceci s explique notamment par la mise en place de la procédure d accueil. 33

34 Le service de stabilisation a accueilli en 2013 davantage de jeunes (18-24 ans) qui ont souvent un parcours personnel accidenté. Ces problématiques personnelles représentent des freins à l insertion. Les usagers de ce service sont dans une recherche de construction personnelle et identitaire. Ils ne perçoivent pas l insertion professionnelle comme étant une priorité dans cette recherche de construction. Les problématiques additives sont très fréquentes et représentent de véritables freins. Un travail vers le soin est préconisé en collaboration avec l équipe pluridisciplinaire. Les chiffres de l urgence sont eux aussi en hausse. Ils doivent tenir compte de l augmentation des durées de séjour. Les demandes émanent surtout de personne issu de l immigration qu elle soit en demande d asile, déboutée ou venant d être régularisé. L accompagnement consiste essentiellement dans l apport de réponses à des questions relatives au droit du travail et droit du travail des personnes hors UE. Les offres de service Quantitativement, le CHRS représente la part la plus importante de l offre de service de l espace emploi. Les divers ateliers qui ont été mis en place correspondent à la demande qui émane de ce service. Il s agit, ici, de réaliser un accompagnement vers l autonomie en gardant une veille sur les connaissances de base en informatique, l organisation d une recherche d emploi, de formation, ainsi que l appropriation de son parcours professionnel. Un travail d information sur le marché de l emploi du bassin rémois, d identification de lieux ressources (physiques et virtuels), de compréhension des dispositifs d insertion y est mené quotidiennement. L accompagnement sur le service de stabilisation nécessite de l observation et d aller souvent au-delà de la seule thématique d insertion professionnelle afin d identifier le ou les freins, qu ils soient d ordre de la santé physique, psychique, mental, ou encore familiale, personnel, d endettement, etc. La question d une reconnaissance d un handicap y est souvent traitée et une priorité vers un accompagnement santé est donnée en fonction de chacun. Ces accompagnements nécessitent une très bonne coordination de l équipe pluridisciplinaire et d une réelle volonté du bénéficiaire de vouloir travailler sur ses freins à l insertion. 34

35 L accompagnement sur l urgence se traduit surtout par de l écoute et l apport d un soutien. Les accompagnements extérieurs sont dissociés en 3 groupes : - l inscription aux services dédiés à l emploi, à la formation (Milo, Pôle emploi) ; - l inscription dans une activité occupationnelle ; - les entretiens d embauches. L espace emploi est souvent perçu comme un sas où l on vient tester sa capacité à s inscrire dans une démarche d insertion socioprofessionnelle. Revenu de Solidarité Active Cette année encore, une veille à été faite concernant les bénéficiaires du RSA. Un travail éducatif et informatif a été engagé, afin d aider les bénéficiaires à mieux comprendre ce dispositif qui se résume trop souvent à un simple revenu. Seulement 25% d entre eux avaient signé un contrat unique d insertion à leur entrée. Les contrats qui ont été signé en cours de parcours sont à part égale vers des orientations d insertion professionnelle (avec une forte demande pour intégrer un chantier d insertion) et de santé. La contractualisation des CUI «santé» demeure un travail à plus ou moins long terme et en partenariat avec le pôle santé de l établissement, les référents sociaux et partenaires extérieurs si besoin. Les contrats sont préparés en amont en collaboration avec le Conseil Général et la personne accueillie. 35

36 Insertion professionnelle Malgré un début d année relativement difficile en matière d offre d emploi notamment pour les hommes, les résultats obtenus un CHRS sont encourageants. Les contrats en intérim sont en hausse et concernent dans leur totalité, les hommes.. Les CDI qui ont été signés résultent de la pérennisation d emploi occupée en CDD. Une partie d entre eux émane, pour les femmes, d entreprise d aide à la personne et ne sont pas des temps pleins. Cependant, l augmentation des heures de travail sur ces contrats sont toujours en constante évolution, du fait de la qualité des prestations rendues par ces salariées. Les formations en CHRS représentent principalement des confirmations de projet professionnel ou formations qualifiantes. L insertion professionnelle sur la stabilisation doit être mise en lien avec le dispositif du RSA et/ou la reconnaissance d un handicap qui permettent de préconiser des orientations davantage adaptées notamment sur des préparations aux chantiers d insertion et chantiers d insertion. Les formations sur ce service relèvent de prestations courtes (de 2 à 4 mois) de type élaboration ou confirmation de projet professionnel, ou Ecole de la 2 nd chance. Elles s adressent principalement aux jeunes. Compte tenu des problématiques santé rencontrées sur ce dispositif d hébergement, les parcours sont souvent fractionnés, ou nécessites une réorientation vers des activités occupationnelles. Les CDD sont en totalité signés pour des missions d intérim de courtes durées (1jour à 3 semaines). 36

37 Très peu de demandes sont exprimées par les bénéficiaires du service de l urgence, et seulement une très infime minorité va s inscrire dans une démarche d insertion professionnelle. Leur priorité se trouvant davantage dans la restauration de leurs droits (CPAM, CAF, etc.), ce premier travail, pour les personnes issues du droit commun, vont être réorienté vers d autres services d hébergement. L insertion professionnelle se fera alors en amont. Quelques personnes, hors droits communs, s inscrivent dans une réelle dynamique d emploi. Ce pourcentage reste à la marge mais constitue les meilleurs résultats en terme d insertion professionnelle sur ce dispositif. Ce sont des parcours longs, souvent interrompu en fonction de leurs situations administratives où un lien doit être fait avec leur état de santé psychique, psychologique. 37

38 Le Pôle extérieur LE CHRS DIFFUS Le «Pôle Extérieur» est un service qui a été créé en janvier 2013, suite à une réflexion d équipe et aux nouvelles orientations politiques : politique du logement d abord, l AVDL. Il comprend notamment le CHRS «APPARTEMENTS DIFFUS». Présentation du service Le Nouvel Horizon dispose à ce jour de 14 appartements. 10 sont situés sur le quartier Croix-Rouge, 3 sur le quartier Orgeval et 1 sur le quartier Saint-Rémi (ce dernier entre dans le dispositif ALT). Neuf appartements sont dédiés aux familles, quatre aux hommes seuls et l appartement ALT dédié pour l année 2013 aux femmes isolées. Sur l année 2013, un appartement a été entièrement rénové sur le quartier Orgeval avec l aide de plusieurs résidents accompagné de l équipe de maintenance. La capacité d accueil s élève à 50 places sur le dispositif CHRS et 6 places dédiées ALT. Au total, sur l année 2013, 83 personnes soit 42 ménages ont été accueillies en appartement CHRS. En 2012, ce nombre s élevait à 103. La durée moyenne de séjour sur l année 2013 était de 564 jours. Sur le dispositif ALT, 16 personnes ont été accueillies. NB : les caractéristiques des dispositifs CHRS et ALT se rapprochent tant au niveau de la typologie et des caractéristiques du public tant au niveau de l accompagnement social. Il ne sera donc pas mis en exergue la distinction à chaque partie. L intervention sociale effectuée sur l ensemble des dispositifs du pôle extérieur est répartie pour l année 2013 comme suit : 780 heures d interventions sociales auprès des personnes accueillies en CHRS Diffus, 566 heures concernent les personnes accueillies sur les appartements d urgence et 117 heures concernent l accueil de nuit des Bungalows. 38

39 L accompagnement social sur l ensemble des 3 dispositifs du pôle extérieur pour l année 2013 a concerné les thématiques suivantes : La gestion du collectif est majoritairement mobilisatrice en temps d intervention, liée à la cohabitation qui demande à être régulée (gestion des conflits, répartition des tâches liées à l entretien de l appartement ). 39

40 La répartition de l intervention sociale sur chacun des dispositifs se répartie comme suit : 387 heures de visites et entretiens sur les appartements CHRS, 263 heures réparties sur les appartements d urgence et 106 heures concernent les permanences effectuées aux bungalows. Les entretiens effectués dans le cadre des permanences sur l établissement, rue de Taissy, se répartissent comme suit : 297 heures concernent les personnes accueillies en CHRS (appartements diffus), 216 heures pour les personnes accueillies sur les appartements d urgence et 7 heures pour les personnes accueillies aux bungalows. Il est à noter que pour ces dernières, dans le cadre du travail partenarial, elles sont majoritairement suivies par le CCAS, le SDP et/ou le Foyer Ozanam. L intervention sociale réalisée dans le cadre des accompagnements extérieurs (accompagnement des personnes aux premières démarches, synthèses partenariales extérieures ) représente 96 heures pour les personnes en insertion (Appartements CHRS Diffus), 88 heures pour les personnes accueillies sur l urgence et 4 heures pour le dispositif des bungalows. 40

41 LE CHRS Diffus Les interventions des travailleurs sociaux, auprès des personnes, ont eu lieu, sur l année 2013 : à 46 % (387 heures) dans les appartements CHRS Diffus. à 38 % (297 heures) dans les bureaux de l équipe éducative au CHRS «Le Nouvel Horizon». à 16 % (96 heures) lors d accompagnements extérieurs. Les graphiques ci-après mettent en exergue la typologie du public accueilli sur les appartements CHRS en fonction de l âge, du sexe, de la composition familiale et de la provenance géographique, CHRS diffus personnes accueillies Hommes Femmes Enfants 16 41

42 CHRS diffus composition familiale Adulte seul adulte seul avec enfant(s) couple sans enfant couple avec enfant(s) Cette répartition s explique par l existence d appartements dédiés exclusivement aux hommes isolés. CHRS diffus répartion par âges moins de 3 ans de 3 à 17 ans de 18 à 24 ans 4 de 25 à 35 ans de 36 à 45 ans de 46 à 65 ans 1 plus de 65 ans CHRS diffus origine géographique France Région Union Européenne Hors UE 61 42

43 On remarque que la majorité du public accueillie sur les appartements CHRS sont d origine étrangère notamment pour une grande part, des personnes venant d Arménie et du Kosovo. Cependant, sur l année 2013, une augmentation des personnes venant des pays d Afrique Subsaharienne (Nigéria notamment) a été constatée. Concernant la typologie du public, nous notons peu d évolution entre l année 2012 et 2013 concernant ces différentes caractéristiques. Les prochains graphiques représentent les motifs d entrée et les modalités de sortie des personnes accueillies en appartement. Motifs d'entrée Rupture familiale, Hébergement précaire Expulsion Sortie d'établisseme Sortie de centre Sortie de cure et post- Sortie de prison Série La majorité des personnes accueillies sur les appartements CHRS sont sortants d un autre établissement ou d un autre dispositif. En effet, en 2013, une évolution dans le parcours résidentiel de la personne accueillie a été observée. Par exemple, une personne hébergée sur le dispositif d urgence ou de stabilisation a vu sa situation évoluée et est passée sur le dispositif insertion (orientation directe du même établissement). Modalités de sortie Sans laisser d'adresse Logement autonome : Effort Rémois Logement autonome : Foyer Rémois Logement autonome : Reims Habitat Logement privé Ne s'est pas présenté Réorientation sur le dispositif d'urgence Réorientation sur le dispostifi de stabilisatio Résidence sociale : Adoma Maison relais Retour en famille 38 personnes (27 ménages) sont sorties du dispositif appartement CHRS Diffus au cours de l année

44 Début de l année 2013, une injonction préfectorale pour le logement à permis à un grand nombre de familles d accéder à un logement autonome. En effet, un grand nombre de familles étaient hébergée sur ce dispositif depuis plusieurs années (certaines depuis 2006). Par ailleurs, pour remédier aux manques de place dans les centres d hébergement, les différents bailleurs sociaux de la ville de REIMS, ont eu l obligation de proposer des appartements aux familles hébergées sur le dispositif du CHRS dans un délai d un mois. De ce fait, les familles avaient l obligation d accepter le logement sous certaines conditions. L accompagnement social Sur les appartements externalisés, l accompagnement vise principalement à développer les capacités de la personne ou de la famille à pouvoir par la suite accéder à un logement autonome et pouvoir s y maintenir. L objectif de cette réorganisation nécessite d apporter un accompagnement spécifique aux personnes vivant en appartement extérieur, privilégiant notamment un travail avec les associations de quartier, les bailleurs sociaux et l ensemble des acteurs sociaux, en vue de faciliter l intégration des personnes sur le bassin rémois. Cette action s inscrit pleinement dans la logique de l Accompagnement Vers et Dans le Logement (AVDL). Cet accompagnement social est mené par deux travailleurs sociaux (ETP) en complémentarité avec l équipe pluridisciplinaire (pôle transversal). Cet accompagnement est décliné en visite sur les appartements, en entretien sur l établissement et en accompagnement extérieur. Les travailleurs sociaux se rendent une fois par semaine sur les appartements afin d évaluer la situation personnelle, de cerner l organisation de la vie collective sur l appartement, d apporter des conseils et un soutien et dans certains cas, de remédier aux éventuels conflits ou tensions. Sur l année 2013, 333 heures ont été consacrées pour les visites sur les appartements, 296 heures pour les entretiens effectués sur l établissement et 95heures dédiées pour les accompagnements extérieurs. Ce dernier chiffre paraît moindre étant donné la connaissance des dispositifs de la part des personnes accueillies et leur autonomie à interpeller les professionnels adaptés. Afin de mieux cerner les difficultés et les potentialités des personnes accueillies, l équipe pluridisciplinaire établit une évaluation des situations individuelles tant au niveau administratif, social, professionnel et médical. Suite à cette évaluation, l équipe co-construit avec la personne accueillie un contrat de séjour et un projet personnalisé basés sur une confiance réciproque. Les entretiens doivent aussi permettre outre une évaluation, une redynamisation, une reprise de confiance en soi, une restauration de l estime de soi. Les questions relatives à la gestion du quotidien sont également abordées, à savoir : - l accès aux droits administratifs - la citoyenneté ; - la gestion d un appartement dans son aspect global ; - l accès à la santé, l hygiène et l alimentation - la gestion du budget ; - l insertion professionnelle. - l accès à un logement autonome 44

45 L accès aux droits administratifs Sur l année 2013, 42h15 d intervention des travailleurs sociaux ont été consacrées à l ouverture des droits administratifs et leur maintien. Après évaluation des besoins de la personne accueillie ainsi que de ses aspirations, l ouverture de droits administratifs ou le renouvellement de ces droits est le fondement premier de l accompagnement social. Le travailleur social est alors la personne qui va pouvoir orienter la personne accueillie, porter à sa connaissance ses droits et les faire valoir. Sur les appartements CHRS, les droits sont bien souvent déjà ouverts. Il s agira alors d assurer le renouvellement avec la personne accueillie (renouvellement de titre de séjour, renouvellement de couverture maladie, renouvellement de ressources ). Par exemple, sur l année 2013, les travailleurs sociaux ont dédiés 20heures de leur intervention aux demandes de régularisations administratives des personnes étrangères accueillies. La citoyenneté La citoyenneté symbolise le respect des droits et devoirs de citoyen d'un État. Chaque citoyen exerce à sa façon la citoyenneté telle qu'elle est établie par les lois et intégrée dans l'ensemble des mœurs de la société à laquelle il appartient. Notre mission, en tant que travailleur social, est de faire valoir les droits de la personne accueillie, mais aussi ses devoirs. Nous nous devons donc de mettre l accent sur la notion de respect : le respect du «vivre ensemble», que ce soit dans son propre appartement, dans son immeuble, dans son quartier ou dans sa ville. La gestion du lieu d habitation Sur l année 2013, 27 heures d intervention du travailleur social ont été consacrées à la gestion du collectif de l appartement (organisation, gestion de conflit ). En s appuyant sur un règlement de fonctionnement établit au préalable par l équipe éducative, la personne accueillie sur les appartements diffus est tenue de respecter les différents lieux et ameublements mis à sa disposition tout au long de son séjour. La bonne tenue de ceux-ci passe inévitablement par un entretien matériel et ménager régulier. Ici, le rôle du corps éducatif est de sensibiliser l usager sur cette thématique et en fonction de ses acquis, de lui apporter l apprentissage nécessaire visant à améliorer ses capacités en la matière. Cet exercice peut être effectué de manière individuelle ou collective, selon une évaluation faite par le travailleur social référent de l appartement et des personnes qui y sont hébergées. Mais la vie en collectivité ou en semi-collectivité est parfois génératrice de tensions. Le personnel éducatif est alors chargé de réguler celles-ci lorsqu elles ont lieu, en se positionnant en tant que médiateur. Dans le domaine de l insertion, la notion de citoyenneté est donc un point à ne pas négliger. L accès à la santé, l hygiène et l alimentation Sur l année 2013, 55h00 d intervention sociale sur l année 2013 ont été consacré à l accès à la santé. 45

46 En collectivité, la notion d hygiène est primordiale : le respect de l autre passe aussi par le respect de soi et donc par une hygiène correcte, qu il s agisse de la propreté du lieu partagé par chacun ou de choses plus personnelles voire intimes, telles que son propre corps. Là encore, la mission du travailleur social est de veiller à un respect mutuel et à l image de soi. Puisque l hygiène est aussi synonyme de santé, l ensemble de l équipe éducative est amenée à collaborer avec le corps médical, qu il s agisse de l infirmière et/ou de la psychologue de l établissement ou des différents partenaires extérieurs susceptibles de répondre aux besoins des personnes hébergées au Nouvel Horizon. Il peut s agir des médecins hospitaliers, du personnel de l ANPAA ou du CMP, etc Une bonne hygiène de vie passe également par un équilibre alimentaire adapté. Ainsi, l une de nos missions est de porter une attention particulière à la façon dont s alimentent les personnes accueillies (alimentation variée, rythme des repas, etc ), en prenant en compte les ressources financières dont chacune dispose. C est l une des raisons pour lesquelles le budget est un aspect du quotidien que nous sommes aussi amenés à travailler avec les familles ou hommes seuls hébergés en appartements. Afin de répondre aux besoins des personnes ayant très peu ou aucune ressource, un travail est conduit avec les associations, notamment l Entraide Protestante et la Banque Alimentaire. Celles-ci distribuent des colis alimentaires contre une faible participation financière. La gestion du budget Sur l année 2013, 31h05 d intervention du travailleur social a été consacré à l aide à la gestion du budget (mise en place d échéancier, constitution de dossier de surendettement, participation à l hébergement ) Certaines personnes accueillies sur le service ont connu le surendettement. En collaboration avec l usager, nous abordons de différentes manières la gestion du budget, en passant par exemple par la mise en place d échéanciers voire, dans certains cas, par la mise en place d une mesure de curatelle. Puisqu il s agit de guider les résidents temporairement hébergés à l Armée du Salut vers une certaine autonomie, il apparaît nécessaire de préparer avec ceux-ci leur futur départ, notamment en termes d ameublement, de budget prévisionnel et d économie d énergie. Ainsi, nous les orientons vers des partenaires tels que la Communauté Emmaüs, ou encore l entreprise d insertion ENVIE, qui accompagne les personnes en difficultés sociales et professionnelles vers un emploi durable. L insertion professionnelle Sur l année 2013, 44h00 d intervention du travailleur social a été orienté vers l accompagnement vers l accès à un emploi ou à une formation (de l inscription à pôle emploi à une aide dans la recherche d emploi). L insertion professionnelle est aussi un volet incontournable de notre champ d intervention. Les travailleurs sociaux sont chargés d orienter et d accompagner les personnes vers la Conseillère en Insertion de l Etablissement et/ou d autres partenaires extérieurs tels que Pôle Emploi ou encore la Mission Locale, pour les moins de 25 ans. En effet, le travail occupe une place importante dans notre société et au-delà du côté financier qu il représente. 46

47 L accès à un logement autonome Sur l année 2013, 79h20 d intervention du travailleur sociale a été consacré l accompagnement vers un logement ou le travail sur l orientation. De plus, comme les chiffres le montrent ci-dessus, l accès à un logement autonome via un bailleur social est le principal motif de sortie. Toutes les différentes prestations proposées tendent vers la volonté de tendre vers l autonomie de la personne accueillie pour accéder à un logement et s y maintenir. En 2013, une nouvelle procédure de demande de logement a été mise en place par les différents partenaires (DDCSPP, bailleurs sociaux et SIAO) afin d uniformiser la demande de logement pour les personnes hébergées en CHRS et de raccourcir les délais d attente. La demande de logement doit être désormais accompagnée d un courrier du travailleur social référent. Cette procédure a permis aux personnes accueillies de recevoir une première proposition de logement dans un délai de trois mois maximum. Les travailleurs sociaux intervenant sur les appartements CHRS accompagnent donc les personnes accueillies dans la visite du logement, à la signature du bail et à l état des lieux d entrée. En parallèle, les travailleurs sociaux évaluent les potentialités personnelles et financières de la personne accueillie qui permettent une entrée satisfaisante et valorisante dans les lieux. C'est-àdire, un ameublement en mobilier et électroménager adapté et à moindre coût, l ouverture de certaines aides financières (aide au projet, dossier FSL ), les changements d adresse Enfin, le relai est l étape incontournable dans la préparation à la sortie de la personne accueillie. Parfois, un accompagnement vers une assistante sociale de circonscription est suffisant. Plus rarement, des demandes de diagnostic social et d ASLL ont été faîtes. 47

48 Les appartements d urgence Présentation du service Le dispositif d accueil d urgence en appartements diffus dit «appartements d urgence» a regroupé sur l année 2013 : Trente places hivernales, ouvertes en novembre 2012, réparties sur six appartements sur le quartier Croix-Rouge - Université de Reims. Un appartement était réservé pour trois hommes seuls, un second pour trois femmes seules ou avec ou sans enfant(s). Les quatre autres appartements étaient ouverts à tout public. Ces trente places ont été maintenues à la fin de l hiver Trente places supplémentaires ont été ouvertes en juin 2013, sur six appartements également. Quatre appartements étaient sur le quartier Croix-Rouge-Université et deux sur le quartier Orgeval de Reims. Un appartement était réservé à l accueil de trois femmes seules avec ou sans enfant(s) et un second appartement était dédié à l accueil de trois hommes seuls. Dix places étaient réservées à un public de moins de vingt-cinq ans. La capacité d accueil du dispositif était alors de soixante places. Vingt places supplémentaires ont été ouvertes début novembre 2013, réparties sur quatre appartements sur le quartier Croix-Rouge-Université de Reims. Un appartement était dédié à l accueil de trois hommes seuls. La capacité d accueil du dispositif était alors de quatre-vingt places. Douze places ont été ouvertes début décembre 2013, réparties sur deux appartements sur le quartier Orgeval, pour accueillir deux familles issues de la communauté ROM. Cet accueil est le fruit d un travail mené par le Foyer d accueil de jour Princet-Ozanam, qui les rencontrait régulièrement dans le squat où ils avaient élus domicile. A la fin de l année 2013, le service des appartements d urgence comptait donc une capacité de quatre-vingt-treize places, alors que trente places seulement étaient ouvertes au 1 er janvier 2013 pour la période hivernale. Les transports urbains sont facilement accessibles à tous les appartements, ainsi que différents commerces de proximité et le Centre Hospitalier Universitaire de Reims pour les appartements situés sur le quartier Croix-Rouge. L hébergement des personnes est effectué essentiellement en cohabitation, sur des appartements de type 4 ou 3. Les personnes, couples ou familles partagent le salon, la cuisine, la salle de bain et les toilettes. Chacun bénéficie d'espace privatif dans la chambre mise à sa disposition. 48

49 Les missions liées au dispositif d accueil d urgence en appartements sont les suivantes : - Accueillir, - Héberger - Alimenter. C est à travers ces trois axes que les travailleurs sociaux orientent leur accompagnement au quotidien. L accueil et l hébergement L orientation des personnes sur les appartements d urgence est effectuée par le 115. Selon la provenance des personnes, les travailleurs sociaux sont parfois amenés à se rendre à la gare de Reims pour accueillir les personnes et les accompagner jusqu à l appartement. Dans la majorité des cas, les personnes se présentent sur le CHRS «Le Nouvel Horizon». En premier lieu, les travailleurs sociaux effectuent un court entretien avec les personnes, pour leur permettre d avoir tous les renseignements nécessaires (documents administratifs). Lors de cet entretien ils prennent le temps de leur expliquer le fonctionnement du dispositif d urgence et ses conditions d accueil. Cette première rencontre permet au travailleur social d effectuer un premier diagnostic social, ainsi que de répondre aux premiers besoins et aux premières attentes de la personne. Un autre entretien est proposé par la suite pour permettre de discuter ensemble autour du projet de vie de la personne. Celui-ci permet généralement d orienter la personne vers des partenaires compétents, pour les premières demandes : Croix Rouge Française, Cimade pour les personnes étrangères, Mission Locale ou autres partenaires pour l emploi et la formation etc. L accueil se poursuit ensuite sur le lieu d hébergement, avec présentation des personnes avec lesquelles elle cohabitera, et explications des règles de vie collectives L alimentation : Du 1 er janvier au 1 er mai 2013, les appartements d urgence ne disposaient pas d équipements électroménagers. Les personnes étaient invitées à venir se restaurer quotidiennement pour le déjeuner et le diner au CHRS «Le Nouvel Horizon». De manière hebdomadaire, un travailleur social et une aide-cuisinière préparaient des «paniers petits-déjeuners» que les personnes venaient chercher au CHRS, pour pouvoir se restaurer, le matin, dans les appartements. Cette organisation n était pas sans poser de multiples problèmes dus aux trajets à effectuer entre les appartements et le CHRS deux fois par jour, aux titres de transport, à la difficulté pour des femmes enceintes et les personnes malades de se déplacer. Après la période hivernale, les trente places d hébergement d urgence ont été maintenues. La Fondation a alors pris la décision d équiper les appartements en frigidaires et cuisinières électriques. A compter du 1 er mai, et après un travail de partenariat avec l Entraide Protestante de Reims, les personnes accueillies ont été orientées vers ce service pour y retirer des colis alimentaires deux fois par semaine. Ces colis sont financés par la Fondation. 49

50 Les personnes accueillies ont beaucoup apprécié ce changement d organisation. Cela leur a permis de cuisiner ce qu elles souhaitaient, et de prendre leurs repas aux heures désirées et non plus imposées. Des repas familiaux et conviviaux ont pu être de nouveau instaurés Le taux d occupation du service Au cours de l année 2013, les différentes places d urgence sur les appartements ont été occupées à hauteur de 97.10%. En effet, lorsque les personnes sortent du dispositif, nous accueillons, en règle générale, très rapidement des nouvelles personnes. Il faut cependant parfois, revoir l organisation des chambres (ajout ou retrait de lit), et effectuer le ménage lorsque les personnes sont parties rapidement ou ne l ont pas effectué. Cela peut alors retarder l entrée d autres personnes sur le dispositif. 100,00 Appartements d'urgence 2013 taux d'occupation (%) 97,10 99,05 80,00 60,00 40,00 20,00 0,00 année 2013 année 2012 Le public accueilli 167 personnes ont été accueillies sur les appartements d urgence au cours de l année 2013, représentant 82 ménages. Appartements d'urgence 2013 nombre de personnes accueillies Pers onnes Ménages 50

51 Tranches d âge des personnes accueillies: En 2013, nous avons accueilli, en majorité, des personnes âgées de 25 à 35 ans ainsi que des enfants âgés de 3 à 17 ans. En effet, nous avons accueillie, en 2013, un nombre important de familles sur le dispositif Appartements d'urgence 2013 tranches d'âges 4 moins de 3 ans de 3 à 17 ans 13 de 18 à 21 ans de 22 à 24 ans de 25 à 35 ans de 36 à 45 ans 12 1 de 46 à 55 ans 7 3 de 56 ans à 65 ans 0 0 plus de 65 ans Typologie du public accueilli Nous observons que l accueil de femmes majeures est supérieur à l accueil d hommes majeurs. Les personnes mineures représentent globalement le tiers de la population que nous accueillons Appartements d'urgence 2013 typologie du public mineurs majeurs mineurs majeurs hommes femmes Situations familiales des personnes accueillies Appartements d'urgence situations familiales enfants couple s ans enfants 4 11 couple avec enfants dulte seul avec enfants 6 12 adulte seul

52 Motifs d entrées des personnes accueillies Appartements d'urgence 2013 motifs d'entrées autres situation d'errance 3 13 fin / rupture prise en charge ASE 0 1 sortie d'établissement (urgence, insertion, etc.) expulsion du logement 6 5 rupture (famille, amis ) Origines géographiques des personnes accueillies En 2013, une forte majorité des personnes que nous avons accueillies provenaient de pays hors Union Européenne, tout comme sur l année En effet, nous avons accueilli un nombre important d individus primo-arrivants, qui ont demandé, par la suite, l asile en France, ainsi que personnes déboutés de leur demande d asile Appartements d'urgence 2013 origines géographiques France région UE hors UE France région UE hors UE Les types de ressources financières des personnes accueillies 80 % des personnes que nous avons accueillies ne disposaient d aucune ressource lorsqu elles étaient hébergées sur le dispositif d accueil d urgence en % des personnes accueillies ont bénéficié de l Allocation Temporaire d Attente de Pole Emploi, dans le cadre de leur demande d asile. 5 % des personnes accueillies ont bénéficié du Revenu de Solidarité Active de la Caisse d Allocations Familiales. Appartements d'urgence 2013 type de ressources % 2 1% AAH ASSEDIC ATA inconnu Prestations Familiales RSA salaire sans 1 1% 13 8% 4 2% 3 2% 8 5% 1 1% 52

53 Les situations administratives des personnes accueillies Les personnes accueillies sur le dispositif des appartements d urgence sont essentiellement des personnes sollicitant une demande d asile. 20 % relève du droit commun français % Appartements d'urgence 2013 situations des personnes accueillies 17 10% 10 6% 3 2% 3 2% 33 20% 37 22% 42 25% APS carte de séjour Carte de séjour débouté demande d'asile droit commun dublin 2 ressortissant UE situation irrégulière Les différents types de sortie du dispositif La majorité des personnes sorties du dispositif ont été orientées vers un Hébergement d Urgence pour Demandeurs d Asile ou en Centre d Accueil pour Demandeurs d Asile. Le deuxième motif principal de sortie du dispositif est l entrée en Centre d Hébergement et de Réinsertion Social. En effet, lorsque les personnes ont accès à ce dispositif et en on une nécessité, nous tentons de les y orienter le plus rapidement possible. Appartements d'urgence 2013 type de sorties réorientation CHAU réorientation CADA / HUDA réorientation CHRS résidence sociale autre gement autonome bailleur public incarcération hôtel hébergé par la famille départ sans laisser d'adresse chez un tiers année 2013 année

54 Durée moyenne du séjour En 2013, les personnes accueillies sur les appartements d urgence ont bénéficié de leur hébergement pendant 127 jours, soit un peu plus de quatre mois en moyenne. Notre première mission est d accueillir des personnes, dépourvues de logement et d hébergement, orientées par le 115. Sur l année 2013, 60 heures, soit 12.53% consacrées à l accueil des personnes. des interventions des travailleurs sociaux ont été C est également à travers cette première mission qu en découle les deux autres (héberger, alimenter) En effet, dans un premier temps nous assurons un accueil, puis un hébergement ainsi qu un accès à l Entraide Protestante, ce qui permet aux personnes accueillies de pouvoir s alimenter quotidiennement. 54

55 L accompagnement des personnes accueillies Les travailleurs sociaux sont en contact régulier avec les personnes accueillies sur le dispositif des appartements d urgence, et procèdent à des entretiens réguliers avec elles. Différents thèmes majeurs sont abordés lors de ces entretiens : Thèmes d'interventions des travailleurs sociaux 5% 3%1% 5% 12% accueil maintenance / logistique appartements demande d'asile / régularisation 9% 10% 18% santé gestion du collectif orientation / accès au logement 12% 12% 13% accès aux droits finances /budget scolarité Les interventions des travailleurs sociaux, auprès des personnes, ont eu lieu, sur l année 2013 : à 46,41 % (262 heures) dans les appartements d urgence. à 39,57 % (216 heures) dans les bureaux de l équipe éducative au CHRS «Le Nouvel Horizon». à 13,97 % (88 heures) lors d accompagnements extérieurs. Maintenance / logistique des appartements L année 2013 a été ponctuée, pour le service des appartements d urgence, par de multiples ouvertures de places. Les travailleurs sociaux ont participé à la recherche des appartements et à leur aménagement, ce qui constitue donc une part importante de leurs interventions sur l année. Les travailleurs sociaux sont référents des personnes accueillies, mais également des appartements sur lesquels elles sont hébergées. A ce titre, les travailleurs sociaux contactent les entreprises de réparations diverses, et sont généralement présents lors de l intervention de celles-ci. 55

56 Sur l année 2013, 80 heures 30 minutes, soit 17.30% des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées à la maintenance des appartements Demande d asile / Régularisation administrative La majorité des personnes accueillies sur le dispositif des appartements d urgence est de nationalité étrangère, primo-arrivante ou en situation irrégulière, déboutée dans la majorité des cas, de leur demande d asile. Ce thème est donc celui que nous abordons le plus avec les personnes que nous hébergeons. Les travailleurs sociaux accompagnent les personnes dans ces démarches administratives. Sur l année 2013, 60h55 minutes, soit 12.97% des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées, auprès des personnes étrangères, au thème de la demande d asile et/ou de la régularisation administrative En effet, la Plateforme d Information et d Accueil des Demandeurs d Asile de la Croix-Rouge française effectue les démarches administratives liées à la demande d asile de la personne, mais il faut, dans la majorité des cas, expliquer de nouveau à la personne, les démarches à effectuer, les délais etc. Bien souvent, les personnes, à peine arrivées en France, se trouvent «perdues» dans toutes les démarches multiples qu elles ont à accomplir. Elles ont alors besoin d entendre plusieurs fois, les mêmes explications. Nous nous assurons également de la bonne mise en œuvre de ces démarches, en lien avec la PIADA. Cet accompagnement est parfois compliqué à mettre en œuvre car la communication avec des personnes ne maitrisant pas la langue française, ni anglaise, est difficile à établir. Les travailleurs sociaux passent alors beaucoup par l écrit, en utilisant des termes plus simples à comprendre, ou par des dessins. L outil informatique leur est également utile. Grâce à internet et certains sites, ils parviennent à traduire des phrases en langues étrangères. Les salariés sont étroitement en lien avec les partenaires du Centre d Accueil pour les Demandeurs d Asile de Reims et de la Plateforme d Information et d Accueil des Demandeurs d Asile de Chalons en Champagne ainsi que l Office Français de l Immigration et de l Intégration. Ils font lien également avec la Préfecture de Châlons en Champagne. Concernant les demandes de régularisation ou de réexamen de la demande d asile, nous sommes parfois amenés à les constituer avec la personne accueillie ou nous l orientons vers les associations compétentes de la ville de Reims. Santé Sur l année 2013, 54 heures et 40 minutes, soit 11.58% des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées à l aspect santé. Un travail important est effectué avec les partenaires extérieurs, ainsi qu avec Madame LALLEMAND, infirmière et Madame SAUTON Delphine, psychologue. (Cf versant santé développé page 36) 56

57 Gestion du collectif Sur l année 2013, 12 heures et 50 minutes, soit 12.54% des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées à la gestion du collectif sur les appartements d urgence : gestion du lieu d habitation, vie en cohabitation, tâches ménagères Les travailleurs sociaux interviennent sur les appartements d urgence une à deux fois par semaine. Lors de ce temps, divers thèmes sont abordés comme la gestion et l entretien de l appartement, de la chambre de chacun, des pièces collectives. Si des problèmes d hygiène ou d organisation surviennent, nous mettons en place, avec les personnes accueillies, un planning des tâches ménages à effectuer. Il arrive aux travailleurs sociaux d effectuer les tâches ménagères avec les personnes accueillies, lorsqu elles sont dans l incapacité physique de le faire, ou dans un but éducatif lorsqu elles ne savent pas l effectuer. Nous nous assurons, de manière hebdomadaire, de l entretien des appartements. Nous observons que la cohabitation est une difficulté majeure pour les personnes accueillies. En effet, partager des lieux de vie avec des individus que l'on ne connait pas, avec qui on ne s'entend pas forcément, avec qui on ne partage pas la même langue, la même culture ou tout simplement le même rythme de vie, peut s'avérer parfois très compliqué. Les travailleurs sociaux sont fréquemment amenés à temporiser des conflits liés à cette cohabitation: médiations entre les personnes, mise en place de planning des tâches ménagères, de règles de vie particulières, ou changement d'appartements si le conflit perdure. Par ailleurs, même si la cohabitation n'est globalement évidente pour aucune personne accueillie, certaines relations d'entraide, voir d'amitié ont pu se créer grâce à ce partage de lieux de vie. La cohabitation donne lieu, parfois, à de beaux moments de convivialité. Orientation / Accès au logement Sur l année 2013, 48 heures 25 minutes, soit 10.31% des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées à l orientation et à l accès au logement des personnes accueillies. Le dispositif d accueil d urgence est, en règle générale, défini comme un hébergement temporaire, répondant à un besoin ponctuel de la personne, en attente d une réorientation dans un dispositif adapté à la personne. Ce thème est régulièrement abordé par les travailleurs sociaux auprès des personnes accueillies. Nous précisons, systématiquement, aux personnes que nous accueillons, que l hébergement proposé n a pas vocation à se prolonger dans le temps. En effet, les personnes étrangères, en demande d asile, sont généralement en attente de places dans un Hébergement d Urgence pour Demandeurs d Asile ou en Centre d Accueil pour Demandeurs d Asile. Nous constatons cependant que le délai d orientation est souvent très long, voire inexistant concernant les personnes en demande d asile prioritaire, qui restent donc sur le dispositif d accueil d urgence de longs mois. Les personnes relevant du droit commun peuvent, quand à elles, prétendre à une orientation en Centre d Hébergement et de Réinsertion Sociale, en Résidence Sociale, en logement autonome etc. 57

58 Les salariés travaillent donc avec la personne autour de son projet de vie afin de pouvoir l orienter au mieux vers un dispositif qui sera adapté à ses besoins et à ses envies. Pour toutes les orientations, un accompagnement est proposé à la personne accueillie le jour de la sortie du dispositif, et un relais est effectué avec le nouveau travailleur social référent de la personne. Lorsque la personne sort du dispositif vers un logement autonome, cet accompagnement est également proposé, ainsi qu un soutien pour toutes les démarches à effectuer (ouverture de compteurs, dossier APL etc) Accès aux droits Ce thème est régulièrement abordé par les travailleurs sociaux. En 2013, 42 heures et 30 minutes, soit 9.03% des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées à l ouverture des droits administratifs ainsi qu à leur maintien. Sur le dispositif des appartements d urgence, peu de personnes bénéficient de droits ouverts à leur arrivée. Nous informons donc les personnes de leurs droits sociaux et les accompagnons dans l accès à ceuxci. Cependant, réunir tous les documents nécessaires à l ouverture de certains droits n est pas toujours chose facile : documents non traduits en langue française, documents perdus lors d un parcours d errance antérieur etc. L accès aux droits passe donc, en premier lieu, par l accès aux documents administratifs de la personne (documents d identité, avis d imposition, traduction des documents, etc.). Finances / Budget Sur l année 2013, 23 heures et 30 minutes, soit 5% des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées au budget et à l aspect financier. Lorsque les personnes accueillies disposent de ressources (salaire, Revenu de Solidarité Active, Aide au Retour à l Emploi, Allocation Temporaire d Attente etc.), les travailleurs sociaux s assurent généralement de la bonne gestion de celles-ci. Lorsque les personnes se trouvent en difficulté, ils leur proposent une aide dans la gestion budgétaire. Beaucoup de personnes accueillies sur le dispositif n ont pas accès à des ressources financières, et se trouvent en difficulté : jeunes de moins de 25 ans, personnes déboutées de leur demande d asile ou en situation irrégulière. Le sujet est donc abordé par les personnes accueillies, mais nous n avons malheureusement que très peu de solution à leur apporter, à l exception de l aide fournie par le CCAS de Reims, et de la Mission Locale et du Service Départemental de Prévention pour les personnes âgées de moins de 25 ans. Concernant les «primo-arrivants», nous travaillons en collaboration avec Pôle Emploi afin de faciliter l ouverture des droits à l ATA. Nous remplissons les dossiers avec les personnes accueillies puis nous les accompagnons pour le rendez-vous fixé par le conseiller. Cet accompagnement permet de faciliter les échanges et la rapidité d accès aux droits. 58

59 En 2013, à chaque changement de situation administrative, les travailleurs sociaux devaient faxer la pièce justificative au Pôle Emploi de Bétheny. Les personnes accueillies ont rencontré de nombreuses difficultés concernant les versements de l ATA (retard ou oublis dans les versements). Scolarité Sur les appartements d urgence, nous accueillons un nombre important de familles. La scolarisation étant obligatoire en France, de six à seize ans, et étant une source de socialisation et d apprentissages éducatifs indéniables en dehors de cette tranche d âge également, nous accompagnons les parents dans ces démarches, lorsque les enfants ne sont pas déjà scolarisés. Sur l année 2013, 22 heures, soit 4.68% des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées à la scolarité des enfants. Lorsque les enfants sont primo-arrivants, ils n ont, en règle générale, pas de carnet de vaccination, il faut donc, avant tout, faire réaliser les vaccinations obligatoires à la scolarisation. Nous réalisons ensuite les inscriptions auprès du service éducation de la ville de Reims pour la maternelle et l élémentaire, et prenons contact, pour les enfants primo-arrivants, avec le Centre d Information et d Orientation pour le collège et le lycée qui réalisent des tests de niveau pour une orientation, par la suite, adaptée. Nous sommes ensuite en lien avec les interlocuteurs des écoles concernant le suivi scolaire des enfants et assurons, régulièrement, avec les parents, du bon déroulement de la scolarité de leurs enfants. Parentalité Le lien parent-enfant est régulièrement évoqué, ainsi que, parfois, des discussions autour de difficultés éducatives repérées par les travailleurs sociaux ou par les parents eux-mêmes. Sur l année 2013, 15 heures, soit 3.19% des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées à l exercice de la parentalité. Emploi / Formation Sur l année 2013, 7 heures, soit 1.49% des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées à l emploi ou à la formation. Ce thème est évoqué par les travailleurs sociaux avec les personnes accueillies sur le dispositif, mais dans une moindre mesure, puisqu il s agit essentiellement d orienter ces personnes vers des dispositifs adaptés ainsi que vers notre Conseillère en Insertion Professionnelle du CHRS, et de s assurer du bon déroulement des démarches pour la personne. 59

60 Les bungalows Présentation du service Le Centre d Accueil d Urgence du Nouvel Horizon est situé au 7 rue Roger Aubry à Reims, dans le quartier Croix Rouge de la ville. Il disposait, au début de l année 2013, de 10 places pérennes toute l année et de 10 places supplémentaires ouvertes en période hivernale uniquement (du 1 er novembre au 31 mars). Au 1 er avril 2013, les vingt places ont été maintenues, pour la première fois depuis la création des bungalows. Dans le cadre de mise à l abri, cinq places supplémentaires peuvent être octroyées par décision préfectorale (Niveaux 2 & 3 de grand froid). Les vingt places des bungalows sont attribuées uniquement à un public masculin âgé de plus de dixhuit ans. Les personnes peuvent y être accueillies avec leur animal de compagnie. Une équipe de huit surveillants de nuit assure l accueil des personnes, de 17h30 à 8h30 tous les jours de la semaine, et de 17h30 à 10h30 le dimanche. Elle est garante du bien être de chacun et de la sécurité des personnes accueillies. Deux travailleurs sociaux interviennent de façon hebdomadaire sur la structure. Les faits marquants de l année 2013 Le dispositif des bungalows a reçu la visite du Préfet de la Délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées, Monsieur REGNIER, le 13 septembre Le 23 décembre 2013, la Maire de Reims, Madame HAZAN, s est également rendue aux bungalows. Tous deux sont venus dans le cadre du projet d humanisation des bungalows. Une lettre écrite a été proposée pour le journal de la DIHAL, mais elle n a pas été publiée. Le taux d occupation du service 140,00 120,00 100,00 80,00 60,00 40,00 20,00 Bungalows 2013 les taux d'occupations 93,01 126,52 97,36 0, Contrairement à 2012, aucune période de grand froid n a été observée pendant l hiver Le taux d occupation, avoisine les cent pour cent. 60

61 Durée moyenne du séjour Nous constatons une augmentation de la durée du séjour des personnes accueillies aux bungalows depuis En effet, les orientations en CHRS, ou en HUDA/CADA prennent du temps (dossier SIAO à constituer et à traiter par la commission COMOR). Les personnes se maintiennent, pendant cette période, en accueil de nuit. Il est à préciser également, qu en 2013, l accueil de personnes en situation irrégulière a été supérieur aux années précédentes, et aucune orientation autre qu un hébergement d urgence ne peut leur être proposée lorsque leur situation administrative n évolue pas. Elles restent donc, pour la plupart, un long moment hébergées aux bungalows, ce qui justifie également l augmentation de la durée de séjour en Nous constatons une hétérogénéité des durées de séjour aux bungalows, variant d une seule nuit à plus de quatre mois, voir davantage. Le public accueilli 250 Bungalows 2013 nombre de personnes accueillies Personnes Ménages Personnes Ménages Le nombre de personnes accueillies a été sensiblement le même entre 2012 et Cependant, compte tenu du maintien des vingt places hors période hivernale en 2013, alors qu elles étaient limitées à dix places en 2012, le nombre de personnes accueillies est en baisse en Cela peut s expliquer par la durée de séjour qui s est allongée au cours de l année

62 Tranches d âge des personnes accueillies: Bungalows 2013 tranches d'âges 10 6,33% 1 0,63% 14 8,86% 25 15,82% 58 36,71% de 18 à 21 ans de 25 à 35 ans de 46 à 55 ans 50 31,65% de 22 à 24 ans de 36 à 45 ans de 56 ans à 65 ans La tranche d âge des personnes accueillies aux bungalows reste sensiblement la même qu en Les bungalows sont majoritairement fréquentés par des jeunes âgés de 18 à 25 ans, puis, en second lieu, par des hommes âgés de 26 à 35 ans. 25% sont âgés de 36 à 45 ans. Motifs d entrées des personnes accueillies Situations avant l'entrée sur le dispositif 27% 16% 1% 4% 2% 2% 1% rupture famille, amis expulsion du logement etc sortie de structure d'hébergement sortie d'hôpital psychiatrique sortie de prison fin / rupture prise en charge ASE situation d'errance 47% autres / inconnues Près de la moitié des personnes accueillies aux bungalows sont arrivées sur le dispositif suite à une situation d errance, de plus ou moins longue durée. Pour près d un tiers des personnes, nous ne connaissons pas la situation antérieure à leur hébergement aux bungalows. De nombreuses personnes ne souhaitent, en effet, pas communiquer à ce sujet. Seize pour cent des hommes accueillis sur cette structure se sont trouvés sans solution d hébergement suite à une rupture familiale et/ou amicale. Nous constatons que les personnes hébergées aux bungalows suite à une situation d errance ont quadruplé depuis l année 2012, alors que la cause de rupture familiale et/ou amicale a diminué de moitié. Les autres motifs d entrées sur la structure d hébergement sont sensiblement les même en 2013 qu en

63 Origines géographiques des personnes accueillies Bungalows 2013 origines géographiques France région UE hors UE 66 39% 11 6% 89 53% 4 2% En 2013, les personnes accueillies aux bungalows provenaient pour plus de la moitié, de la région de la Marne, et pour quarante pour cent, de pays hors Union Européenne. L accueil de cette population aux bungalows constitue une grande nouveauté. En effet, les personnes originaires des pays hors Union Européenne ne représentaient que 10.15% en 2011 et 16.93% en 2012 de la population accueillie aux bungalows. L accueil de ces personnes a donc plus que doublé de 2012 à Les types de ressources financières des personnes accueillies Bungalows 2013 les ressources 6 4% 1 1% 9 5% 39 23% AAH ATA ASSEDIC inconnu 90 52% RSA salaire 1 1% 24 14% sans Plus de la moitié des hommes accueillis aux bungalows en 2012 ne disposaient d aucune ressource financière à leur entrée dans le dispositif. 63

64 Les situations administratives des personnes accueillies Situations administratives 5% 2% 8% 24% ressortissant UE inconnu droit commun demandeur d'asile débouté 61% Sur l année 2013, nous constatons que plus de la moitié des personnes accueillies relevaient du droit commun français (soixante et un pour cent). Vingt-quatre pour cent des personnes accueillies sur les bungalows étaient primo-arrivants et en demande d asile en France, et cinq pour cent sortaient de structure Centre d Accueil pour Demandeurs d Asile, déboutés de leur demande, tous originaires de pays hors Union Européenne. Les différents types de sortie du dispositif 9% Types de sortie du dispositif 3% chez un tiers départ sans laisser d'adresse hébergé par la famille 14% incarcération 2% 3% 1% 1% 1% 66% logement autonome bailleur public dans un foyer, résidence sociale, maison relais hôpital orientation CHRS orientation CADA Plus de la moitié (66 %) des personnes accueillies aux bungalows, ont quitté le dispositif d urgence sans que l on sache vers quelle destination elles se sont dirigées, ce qui est inférieur aux chiffres de % des personnes ont été orientées vers une structure CHRS dans le département, ce qui représente une hausse constante depuis trois ans : 8,60 % en 2011, 10,33 % en Neuf pour cent des personnes ont été orientées en CADA. Aucune personne accueillie les années précédentes n y avaient été orientée (très peu de personnes en demande d asile hébergées auparavant aux bungalows). Ces trois types de sortie sont les principales survenues en

65 L accueil et l hébergement Tous les hommes accueillis aux bungalows sont orientés par le 115 de la Marne. Ils arrivent ensuite sur le site par leurs propres moyens, ou, de manière ponctuelle, l hiver, accompagnés par le Samu Social de Reims. De manière générale, ce sont les surveillants de nuit qui accueillent les personnes. Ils leur expliquent le fonctionnement des bungalows ainsi que les règles de vie mises en place. Ils indiquent le lit qu elle occupera et la présente aux autres occupants. Les surveillants sont ensuite attentifs à la bonne intégration de la personne à l ensemble du groupe. L alimentation : Les hommes accueillis aux bungalows ont la possibilité de se restaurer sur place tous les soirs. Le Pole Logistique du Centre Hospitalier Universitaire de Reims fournit gracieusement les repas de manière quotidienne. Un petit déjeuner est proposé aux personnes tous les matins aux bungalows. Une forte majorité d entre elles se dirigent par la suite au Secours Catholique au «Café Sourire» de Reims pour compléter celui-ci Les personnes accueillies ont la possibilité de se restaurer tous les midis au Foyer d accueil de jour Princet-Ozanam et le week-end dans les locaux de l Armée du Salut, rue de Taissy. L accompagnement des personnes accueillies L accompagnement social des personnes accueillies aux bungalows s appuie sur un travail d équipe, composée des surveillants de nuit et des travailleurs sociaux du Pôle Extérieur du CHRS. L équipe des surveillants de nuit est inscrite dans une dimension de proximité au quotidien : écoute, transmission d informations, gestion organisationnelle, gestion des conflits... Elle veille au bon fonctionnement de la structure, à la sécurité et au bien être de chacun ainsi qu à la quiétude de l ensemble du groupe. Elle travaille en lien avec l équipe éducative afin de proposer des solutions adaptées aux difficultés individuelles et collectives rencontrées. Une nouvelle organisation est intervenue aux bungalows dès début janvier 2013, à savoir que deux travailleurs sociaux ont été positionnés sur la structure d accueil, intervenant de manière régulière : deux à trois permanences par semaine ont été mises en place. Les interventions de ces deux travailleurs sociaux visent à proposer, en renfort de ce que proposent les surveillants de nuit, une écoute, des informations, et des orientations adaptées vers les principaux partenaires que sont le foyer de jour Princet-Ozanam, le Centre Communal d Action Social, le Service Départemental de Prévention, la Croix-Rouge Française (liste non-exhaustive). Les travailleurs sociaux proposent des entretiens individuels aux personnes accueillies, mais ils s inscrivent également dans une écoute et une observation attentive nécessaires lors des moments de vie collectifs. 65

66 Le travail avec les partenaires Les bungalows étant un dispositif d accueil d urgence, l accompagnement social ne relève pas, à proprement parlé, de la Fondation Armée du Salut. Les travailleurs sociaux intervenant aux bungalows effectuent donc un réel travail de partenariat avec le Foyer d accueil de jour Princet-Ozanam pour tous les hommes accueillis, avec le Centre Communal d Action Social pour les hommes âgés de plus de vingt cinq ans relevant du droit commun, le Service Départemental de Prévention pour les hommes âgés de moins de vingt-cinq ans relevant du droit commun, et avec la Croix Rouge Française, pour tous les hommes primo-arrivants et/ou en demande d asile sur le territoire. Les différents partenaires se réunissent de manière mensuelle pour échanger autour des situations des personnes hébergées aux bungalows. Cela permet de fluidifier l accompagnement social de ces personnes, et de confronter les observations et analyses de chacun. Le Réseau Santé Précarité de la ville de Reims est également présent lors de ces réunions, afin de nous apporter un éclairage médical autour des situations rencontrées. Ces réunions permettent également de discuter ponctuellement de situations que différents partenaires rencontrent dans leur quotidien, autres que celles des personnes accueillies aux bungalows. L intervention des travailleurs sociaux aux bungalows Différents thèmes majeurs sont abordés lors des entretiens proposés aux personnes accueillies par les travailleurs sociaux intervenant aux bungalows : 7,78% 2,32% 0,39% 8,36% 0,39% 0,45% 2,06% 2,96% 3,47% Thèmes des interventions des travailleurs sociaux 1,22% 4,89% 1,16% 64,57% Accès droit Accueil Collectif Demande d'asile / régularisation Emploi Entretien recadrage Finances / Budget Justice Logement / Orientation Parentalité Rénovation / Entretien Santé Transport 66

67 Les interventions des travailleurs sociaux, auprès des personnes, ont eu lieu, sur l année 2013 : à 91 % (106 heures) sur le site des bungalows. à 6 % (7 heures) dans les bureaux de l équipe éducative au CHRS «Le Nouvel Horizon». à 3 % (4 heures) lors d accompagnements extérieurs. Lieux d'interventions des travailleurs sociaux 3% 6% CHRS "Le Nouvel Horizon" Bungalows Extérieur 91% Les travailleurs sociaux mettent en place des permanences hebdomadaires aux bungalows et communiquent celles-ci aux personnes accueillies de manière mensuelle, par un affichage. Cela permet d établir les entretiens sur place lors de ces temps prédéfinis. Ayant connaissance de ces permanences, les personnes accueillies ne se déplacent donc que très rarement au CHRS «Le Nouvel Horizon» pour rencontrer les travailleurs sociaux, qui ne seraient d ailleurs pas toujours disponibles pour les rencontrer s ils venaient à l improviste. Gestion du collectif Sur l année 2013, 83 heures et 40 minutes, soit 64.57% des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées à l aspect collectif. Les travailleurs sociaux se sont davantage inscrits dans des temps d interventions collectives sur l année 2013, notamment dans le réfectoire de la structure d accueil, lieu central du dispositif (repas, espace télé). En effet, pour de nombreuses personnes accueillies, s entretenir de manière individuelle avec un travailleur social représente un pas difficile à franchir : évoquer ses difficultés à une personne inconnue, multiplicité parfois des intervenants sociaux sur plusieurs années autour de la personne etc. Les salariés tentent donc de mobiliser les personnes via les temps collectifs de la structure, réel outil pour établir, plus aisément, une relation de confiance. Les temps collectifs permettent également de prendre des repas, de manière conviviale, entre les personnes accueillies, et avec les surveillants de nuit et/ou travailleurs sociaux, où de nombreux échanges ont lieu. L équipe propose également des soirées autour d un visionnage de match de football, et, ponctuellement, des jeux de cartes. 67

68 Ces moments sont également ceux qui peuvent générer des tensions voir des conflits entre les personnes accueillies. Il est donc important que les salariés soient présents pour prévenir ceux-ci ou les apaiser. L aspect collectif est un sujet régulièrement abordé en entretien avec les personnes accueillies. Bien qu heureuses d avoir un hébergement après, pour la plupart, quelques nuits voir quelques semaines passées à la rue ou chez des tiers, les personnes accueillies n ont aucun espace privatif à proprement parler. Ces dernières doivent cohabiter avec trois personnes dans les bungalows-dortoirs et partager le réfectoire et les sanitaires. Cela n est pas sans poser de problèmes divers. En effet, la promiscuité, et bien souvent, les différences de rythmes de sommeil, de rapport à l hygiène, de culture, et de manière plus basique, de nuisances sonores nocturnes (ronflements, agitation de certains suite à des insomnies, allersretours vers le bloc sanitaire etc) sont des aspects difficiles à vivre pour tous et entrainent des tensions entre les personnes. Des réajustements collectifs sont donc nécessaires et effectués auprès des personnes concernées, par les surveillants de nuits et/ou les travailleurs sociaux. Il est à préciser que le changement de la population, en 2013, aux bungalows, a permis d apaiser les temps de vie collectifs. En effet, les personnes d origine hors Union Européenne, pour la majorité, ne se trouvent pas dépourvues d hébergement suite aux mêmes difficultés que les personnes relevant du droit commun français (fuite de leur pays pour effectuer une demande d asile ou pour des raisons économiques par exemple). Il a donc été rare de constater des problèmes d alcoolisation, de prise de stupéfiants, d actes de violence etc émanant de ces personnes. A cet effet, un climat davantage serein a été observé pendant l année Par ailleurs, lors d incidents, survenus malgré tout pendant l année 2013, nous avons constaté que davantage de personnes accueillies, parvenaient à apaiser ces situations, allant dans le même sens que les salariés présents. Les salariés ont organisés dix soirées festives au cours de l année 2013, autour d un barbecue, d une soirée crêpes ou croque-monsieur, avec la participation d une intervenante du CODES 51 pour certaines d entre elles. Orientation / Accès au logement Sur l année 2013, 10 heures et 50 minutes, soit 8.36 % des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées à l orientation et à l accès au logement. Cet aspect de l accompagnement social est le deuxième qui a été le plus traité par les travailleurs sociaux, auprès des personnes accueillies. En effet, la structure d accueil d urgence n a pas pour mission d accueillir des personnes pour une longue durée. Les travailleurs sociaux tentent au maximum d orienter les personnes, quand elles en sont d accord, vers des dispositifs adaptés à leurs situations, ou vers le logement autonomes si elles en sont en capacité, cela toujours en lien avec les partenaires. 68

69 Santé (en lien avec l infirmière) Sur l année 2013, 10 heures, soit 7.80 % des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées à la santé. Ce thème est très fréquemment abordé par les personnes accueillies et/ou par les travailleurs sociaux. Après plusieurs jours ou plusieurs semaines d errance, les personnes orientées aux bungalows rencontrent régulièrement des problèmes de santé pour lesquelles elles ont besoin d informations et/ou d orientations (vers des médecins, hôpitaux etc). Il s agit également, pour le travailleur social, d aborder la question des soins, notamment lors de conduite addictive, et de tenter d amener la personne à entrer dans cette démarche. Accès aux droits Sur l année 2013, 6 heures et 20 minutes, soit 4.89% des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées à l accès aux droits. Pour de nombreuses personnes accueillies aux bungalows, certains droits administratifs ne sont pas ou plus ouverts à leur arrivée sur le dispositif. Les travailleurs sociaux les informent donc sur cet accès et sur les démarches qu elles doivent entreprendre. Lorsque la personne n est pas en capacité d établir cette démarche seule, les salariés l orientent vers les différents partenaires pour l y accompagner. Demande d asile / Régularisation administrative Sur l année 2013, 4 heures et 30 minutes, soit 3.47 % des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées à la demande d asile et/ou la régularisation administrative. En 2013, les bungalows ont vus une nouvelle population arriver. Les travailleurs sociaux ont donc abordé régulièrement, avec elle, la question de la demande d asile et/ou de la régularisation administrative. Emploi / Formation Sur l année 2013, 3 heures et 50 minutes, soit 2.96% des interventions des travailleurs sociaux ont été consacrées à l accès à l emploi et/ou à la formation. Bien que non majoritaire, ce thème est abordé par les travailleurs sociaux auprès des hommes accueillis aux bungalows, pour tenter d établir une dynamique d insertion professionnelle. 69

70 Pôle établissement Le CHRS collectif Contexte de l intervention sociale au sein de l établissement Les travailleurs sociaux ont pour missions dans le cadre des politiques partenariales de protection et d insertion, l aide au développement de la personnalité et à l épanouissement de la personne accueillie, mais aussi à la mise en œuvre de pratiques d actions personnalisées et d actions collectives. Leurs interventions, dans le cadre d équipes pluridisciplinaire et professionnelles, s effectue conformément au projet d établissement, répondant à une commande sociale éducative, en fonctions des champs de compétences qui sont les leurs dans un contexte institutionnel ou sur le territoire. Les travailleurs sociaux sont impliqués dans une relation socio-éducative de proximité inscrite dans une temporalité. Ils aident et accompagnent les personnes, des familles en difficultés dans le développement de leurs capacités de socialisation, d autonomie, d intégration et bien sur d insertion. Pour ce faire, ils établissent une relation de confiance avec les personnes ou les familles, et ils élaborent leur intervention en fonction du parcours de vie, et ils conçoivent, conduisent, et évaluent le projet personnalisé, en accord et en lien avec les personnes accueillies qu ils ont en référence. Ils interviennent dans une démarche éthique qui contribue à créer les conditions pour que les personnes avec lesquels ils travaillent soient considérer dans leurs droits, qu ils aient les moyens d être acteurs de leur développement et soient soutenus dans le renforcement des liens sociaux et des solidarités dans leur milieu de vie. Au sein de l établissement, les intervenants sociaux au nombre de 7, soutenus par 4 hôtes d accueil et une équipe de surveillants de nuits interviennent auprès des personnes qui sont accueillies dans le cadre du CHRS, du service Stabilisation et du Centre d hébergement et d accueil d urgence. L année 2013 a été caractérisée par des événements qualifiés d indésirables qui ont souvent mis à mal l organisation et la quiétude de l établissement. Au-delà des violences entre résidents, les professionnels ont du faire face à de nombreuses reprises à des demandes d hébergement de familles d origines étrangères souvent déboutées qui séjournaient devant l établissement a aussi été une année où plusieurs anciens résidents sont décédés. Le taux d occupation. Depuis 2012, une organisation plus efficiente de notre suivi des effectifs en lien avec notre offre d hébergement nous permet d avoir taux d occupation supérieur à 96% qui intègre autant le chrs diffus que le CHRS regroupé. Ce chiffre est d autant plus remarquable que durant plusieurs mois, un appartement en diffus a été fermé pour rénovation. 70

71 100,00 98,00 96,00 94,00 92,00 90,00 88,00 86,00 84,00 82,00 CHRS 2013 les taux d'occupations 98,59 96,98 91,08 90,32 87, CHRS 2013 taux et nuitées CHRS Coll CHRS , nuitées taux 99,93 BP Les personnes accueillies CHRS 2013 nombre de personnes accueillies Pers onnes Ménages Pers onnes Ménages CHRS CHRS COLL Il est difficile d établir des comparaisons avec les précédentes années, puisqu antérieurement nous ne dissocions pas les personnes accueillies entre le diffus et le regroupé. En 2013, ce sont 84 personnes représentant 56 ménages qui ont fréquenté le CHRS regroupé (pour la DDCSPP, un ménage est constitué de une à plusieurs personnes, enfants compris). 71

72 CHRS Collectif 2013 compositions familiales 4 5% 18 24% 6 8% 6 8% adulte seul couple avec enfants enfants 40 55% adulte seul avec enfants couple sans enfants CHRS 2013 Genre des personnes accueillies mineurs majeurs mineurs majeurs hommes femmes CHRS CHRS COLL La diversité des modes d hébergement du CHRS regroupé (12 chambres individuelles, 5 chambres doubles, 4 logements sur site) explique l hétérogénéité des compositions familiales accueillies. Sur l année 2013, 47% sont des personnes seules tandis que 53 % sont des familles (couples ou personnes seules avec enfants). Les âges % CHRS Collectif 2013 tranches d'âges 9 11% 2 2% 1 1% 6 7% 11 13% 6 7% 12 14% 5 6% 22 27% moins de 3 ans de 3 à 17 ans de 18 à 21 ans de 22 à 24 ans de 25 à 35 ans de 36 à 45 ans de 46 à 55 ans de 56 ans à 65 ans plus de 65 ans non renseigné L observation des différentes tranches d âges des personnes confirme la diversité du public évoquée ci-dessus. Par rapport aux autres années, il n ya pas de changement significatif. Les situations administratives et financières des publics. Sur l ensemble des 2 CHRS, les données 2013 mettent en exergue une baisse non négligeable du nombre de personnes accueillie, alors que notre taux d occupation demeure à un niveau élevé. Les deux graphiques ci-dessous qui indiquent la situation administratives et financières des personnes accueilles expliquent la diminution du nombre d accueil sur l année On constate en effet que 40% des hébergés sont dans une situation administrative qui ne permet pas de prétendre à un logement. De fait, cela limité l accès à d autres personnes. 72

73 CHRS collectif 2013 les situations administratives Titre séjour Etudiant (fin fév 13) Statut Réfugié Récépissé demande CS Etranger malade avec AT Récépissé CS avec AT Récépissé CS Récépissé avec AT OQTF inconnu droit commun demande étranger malade débouté DA débouté DA OFPRA CS VPF CS Etranger malade CS 10 ans Convocation Etranger malade CNDA APS VPF avec AT APS étranger malade APS CS APS avec AT % 0 0% 1 1% CHRS collectif 2013 les ressources 3 4% 3 4% 0 0% 0 0% 4 5% 1 1% 3 4% 2 2% 0 0% 1 1% 3 4% 2 2% 15 18% AAH APAJE ARE ASSEDIC ASSEDIC + Prestations familiales ATA inconnu Pension invalidité + ASSEDIC Prestations Familiales retraite RSA RSA + ARE + Prestations familiales RSA + Prestations familiales salaire salaire + RSA sans Les 54% de personnes qui ne disposent pas de ressources sont d origine étrangère pour la plupart où sont des jeunes âgés de moins de 25 ans sans revenus. Ces derniers représentent 10% des publics hébergés en CHRS. De fait pour ces deux catégories de population, l accès au logement devient une gageure. 73

74 Durée moyenne des séjours et origine des personnes accueillies. CHRS collectif 2013 origines géographiques France région UE hors UE 0 0% 41 49% 43 51% 0 0% Comme les précédentes années, la durée moyenne de séjours augmente jours en par rapport à Sur les 43 places de CHRS collectif, l établissement a accueillie en personnes hors UE qui en moyenne sont hébergée depuis 438 jours (contre 237 jours pour les 50 personnes de droits communs). Cette durée de séjour qui ne cesse de croître pour cette catégorie de personnes doit être prise en considération dans l analyse des données statistiques de notre établissement d autant qu en 2013 nous avons commencé à inverser la courbe des publics hors U.E : 49% en contre 58 % en 2012 et 56% en Parmi les autres publics, il est à signaler l accueil pendant presque 20 mois un couple qui relevait dune maison de retraite. 74

75 L origine des demandes d entrées. CHRS collectif 2013 motifs d'entrées rupture (famille, amis ) 4 ment précaire (insalubrité, surpopu... violences (conjugales, familiales, par des ti expulsion du logement, vente du logement, r... sorite d'établissement (urgence, insertion, s... sortie de centre hospitalier génral sorite d'hôpital psychiatrique sorite de cure et post-cure 5 sorite de prison fin / rupture prise en charge ASE 0 situation d'errance 3 autres 0 1 non renseigné Comme pour les précédentes années, la majorité des personnes accueillies 65 %, intègrent le CHRS suite à un hébergement sur un autre dispositif (urgence, stabilisation) ou venant d un autre établissement. En 2013, ils étaient 73%. 15% arrivent après une exclusion soit le double par rapport 2012 et 14% viennent de vivre une période rupture, d incarcération ou encore d errance. CHRS collectif 2013 les sorties chez un tiers 1 sans laisser d'adresse 0 hébergé par la famille hôpital Sébastopol incarcération Logement autonome Effort Rémois Logement autonome Foyer Rémois Logement autonome privé Logement autonome Plurial Habitat Logement autonome Reims Habitat Maison Relais Reims 0 ne s'est pas présenté 2 2 réorientation ALT 0 réorientation stabilisation réorientation aparts urgence réorientation urgence 0 Résidence Adoma 1 1 retour en famille rupture de contrat de séjour 33 personnes sont sorties du chrs collectif dont 38 % en logement ou en résidence sociale. A propos des 5 places CHRS Urgence. Deux ménages ont occupé ce dispositif (1 femme et 3 enfants, dont 2 majeurs, et, une femme ayant eu un enfant en cours d année. Pour ces deux situations il n existe pas de possibilités d orientation. 75

76 Quelques chiffres de l activité des deux CHRS 154 personnes : 70 hommes 38 femmes 46 enfants représentant 90 ménages ont fréquenté le CHRS en 2013 soit une baisse de 16%. Répartition par tranche d âge - de 18 ans 18 à à à à à ans sont sortis du dispositif dont : 5 retours en famille 38 accès à un logement 3 accès à une résidence sociale ou une maison relais 12 réorientations vers d autres dispositifs d hébergements (stabilisation, ALT) 91 des 154 résidents sont issus d un pays hors Union Européenne soit 59%. Parmi les personnes majeures, 61 disposent de ressources soit 61% : 15 ont un salaire 26 ont le RSA 3 en AAH 10 sont aux Assedic 7 autres 76

77 Le CHRS Stabilisation Le service de stabilisation est installé 42, rue de Taissy. Les 19 places sont situées au 2 ème étage de l établissement dans 16 chambres dont 3 chambres doubles. Chaque chambre est équipée de douches et de sanitaires et d un mobilier récent. Au-delà du «public cible» que représentent les hommes sans domicile fixe, en grande situation d exclusion, le service de stabilisation est aussi destiné aux femmes victimes de violence, aux couples en très grande difficulté pour qui un accueil d urgence ne suffit pas à répondre, de façon adéquate, à l étendue et à la complexité de leur situation. 50 personnes ont été accueillies en 2013 dont 39 hommes et 8 femmes Stabilisation 2013 nombre de personnes accueillies Personnes Ménages Personnes Ménages

78 Les motifs d entrée Nous pouvons distinguer des personnes marginalisées / clochardisées souvent connues des différentes autres associations intervenant sur la ville de Reims (Foyer Princet Ozanam, CCAS, Samu Social, Secours Catholique, Secours Populaire etc.). Ces personnes cumulent de nombreuses problématiques (absence de lieu d hébergement pérenne ; problèmes de santé ; difficultés d accès aux services administratifs et /ou de soins) et souffrent fréquemment d une dépendance à l alcool et à la drogue. Elles ont comme point commun de devoir survivre à ce milieu destructeur qu est «la rue». Le public hébergé sur le service stabilisation peut aussi présenter de troubles psychiques et somatiques. Les âges 78

79 Parmi ce public, on remarque deux groupes: Les 18/35 ans (44%) qui se retrouvent confrontés à la réalité d une vie autonome difficile à assumer en raison d un abandon de la part de leurs proches, d un rejet de la société et d une absence d activité professionnelle ou formative. Ces jeunes en situation d errance sont dans un processus de rejet social que beaucoup d entre eux ont du mal à dépasser. D après les entretiens que nous avons avec eux, il apparaît que nombre d entre eux ont été confrontés très tôt à des conflits avec leurs proches ou à des formes d abandon de la part de leur famille. D ailleurs, une part non négligeable est issue de l aide sociale à l enfance. D autres connaissent des pratiques additives (alcool, drogues illicites) très handicapantes pour leur insertion. Certains peuvent être des consommateurs de drogues dures, (Cannabis, Héroïne) qu ils associent avec une prise médicamenteuse excessive, en dépit des risques qu ils connaissent (excès de Subutex ou prise par injection). Ces jeunes ont souvent des animaux. Les 36/45 ans (32%) ayant un parcours de vie chaotique marqué par des échecs et ruptures, constituent une partie non négligeable du public accueilli. Parfois ces personnes étaient insérées socialement et professionnellement. A l analyse des entretiens, nous constatons que c est bien souvent la perte de l un de ces socles : un divorce, la perte de l emploi ou le décès d un proche qui a fragilisé la vie de la personne et l a entraînée dans la dépression, l alcool, la rue et bien souvent dans un mécanisme d auto destruction. Ces personnes souffrent d une image dévalorisante d elles même et ont besoin d un accompagnement au niveau psychologique et d un accès rapide à une démarche de soins pour leur consommation d alcool ou de drogue. Leur objectif avoué est de retrouver une stabilité sociale et de pouvoir reprendre peu à peu confiance en elles afin de pouvoir reprendre contact avec leurs proches. 79

80 Aucune des personnes hébergées ne disposent de revenus liés à une activité professionnelle. De fait les sorties vers le logement sont difficiles à construire d autant qu à cette absence de ressources viennent s ajouter des difficultés multiples qui ne favorisent pas une insertion. Sur les 30 sorties, on peut toutefois considérées que 50% sont positives puisque les publics ont évolué vers le logement, le une résidence sociale ou d autres dispositifs d hébergements. Le taux d occupation Il a continué de croitre en 2013 et dans le même temps, la durée de séjour a diminuée de façon significative (- 47 jours par rapport à 2012). Cette équation permettant d accueillir plus de personnes sur une année au final. 80

81 Le CHAU «La Pérenne» «La Pérenne» est le plus ancien dispositif d accueil d urgence du CHRS. Jusqu à la création du service Stabilisation, en 2007, cet accueil comprenait 35 places. Ensuite, la capacité d accueil a été réduite à 16 places puisque 19 places ont été transformées en places de Stabilisation. Depuis 2012, «la Pérenne» comprend 21 places dont 5 places de grande exclusion, bénéficiant d un financement ALT. Elles sont situées au 42 rue de Taissy, dans des chambres individuelles avec salle de bain et sanitaire privatif. Les personnes accueillies CHAU Pérenne 2013 nombre de personnes accueillies Pers onnes Ménages Personnes Ménages CHAU Pérenne 2013 personnes accueillies mineurs majeurs mineurs majeurs hommes femmes Les données comprennent également les personnes mise à l abri tout au long de l année. Ce choix d intégrer les personnes mises à l abri dans le bilan de «l a Pérenne» s appuie sur la définition de l accueil d urgence et notamment sur la notion d accueil inconditionnel et non discriminatoire ainsi que le droit au recommencement qui sont des principes essentiels de l hébergement d urgence. 81

82 Au nombre de 34, les personnes mises à l abri ont souvent été hébergées dans des conditions peu confortables (accueil à plusieurs dans une chambre, hébergement en télévision ou dans des salles d activités). 8 des 9 enfants mentionnés étaient hébergés dans ce cadre des mises à l abri. De façon permanente bien que l expression soit contraire à la définition de l hébergement d urgence, ce sont 39 personnes accueillies pour 37 ménages Situations familiales nbre de personnes adulte seul adulte seul avec enfants couple avec enfants couple sans enfants enfants total CHAU Pérenne 2013 origines géographiques France région UE hors UE 6 8% 20 27% 47 65% 65% des personnes accueillies sont d origine étrangère et dans une situation d attente qui ne leur permet pas de travailler, ni de faire de projet. Pour la plupart, ils ne disposent pas de ressources et sont totalement dépendant de l établissement au-delà des besoins alimentaires de base. Il est à observer qu aucune des personnes ne travaille. 0 0% CHAU Pérenne 2013 les ressources 3 4% 1 1% 1 1% 11 16% ATA inconnu Prestations Familiales RSA sans 54 78% 82

83 CHAU Pérenne 2013 les situations administratives situation irrégulière inconnu droit commun demande d'asile débouté APS carte de séjour Les situations administratives de ces personnes sont de fait très en lien avec leur origine géographique % CHAU Pérenne 2013 tranches d'âges 6 8% 0 0% 1 1% 5 7% 4 5% 2 3% 6 8% % 18% moins de 3 ans de 3 à 17 ans de 18 à 21 ans de 22 à 24 ans de 25 à 35 ans de 36 à 45 ans de 46 à 55 ans de 56 ans à 65 ans plus de 65 ans non renseigné Toutes les classes d âge jusqu à 65 ans sont hébergées sur le dispositif de «la Pérenne» et que quasiment 50 % ont plus de 36 ans. Les résidents hébergés en continu sont en majorité des personnes seules : 46 en comptant la mise à l abri sinon 35 et à 80 %, il s agit d hommes. CHAU Pérenne 2013 compositions familiales 9 14% 2 3% 5 8% 4 6% 46 69% adulte seul couple avec enfants enfa nts adulte seul avec enfants couple sans enfants 83

84 CHAU Pérenne 2013 les motifs d'entrées rupture (famille, amis ) hébergement précaire (insalubrité, surpop... violences (conjugales, familiales, par des t... expulsion du logement, vente du logement,... sortie d'établissement (urgence, insertion,... sortie de centre hospitalier génral sortie d'hôpital psychiatrique situation d'errance autres non renseigné La diversité des motifs d entrée est en totale adéquation avec la notion d accueil d urgence. 160,00 140,00 120,00 100,00 80,00 60,00 40,00 20,00 0,00 CHAU Pérenne 2013 les taux d'occupations 148,85 136,13 135,50 117,86 102, Sans surprise le taux d occupation est largement supérieur à 100% puisqu à chaque fois que cela est possible nous acceptons les demandes de mise à l abri sollicitée par les services du SIAO 51 et que par ailleurs il nous arrive d héberger des personnes qui se présentent devant notre établissement et qui n ont aucune solution d hébergement. 84

85 La durée moyenne de séjours est en constante augmentation depuis Les données du présent tableau intègrent les mises à l abri mais ils ne prennent pas en compte les personnes accueillies sur le dispositif Grand Exclu ou la durée moyenne est de 313 jours. Chiffre totalement cohérent avec les personnes que nous accueillons sur ce dispositif où 2 personnes sont hébergées depuis plus de 3 ans. 19 CHAU Pérenne 2013 les sorties départ sans hébergé par laisser la famille d'adresse hôtel incarcération Logement autonome bailleur autre réorientation réorientation réorientation rupture de CHRS CADA CHAU contrat de séjour Les départs sans laisser d adresse sont étroitement liés aux mises à l abri effectuée, puisque souvent les personnes partent sans nous fournir davantage d explications. Dès qu une orientation en CHRS ou vers un autre dispositif d hébergement est envisageable, cette alternative est activée par les travailleurs sociaux. Le travail effectué avec les personnes accueillies sur la Pérenne consiste en premier lieu à leur fournir un hébergement, l accès aux repas et aux soins. L accompagnement social est bien souvent d ordre administratif : ouverture des droits, déblocage de situations complexes et accompagnement dans les procédures de recours ou de régularisation. Compte tenu de l inactivité professionnelle des personnes accueillies sur ce dispositif, il leur est proposé de participer à des activités de loisirs à caractère collectifs où de donner un coup de main à la maintenance des locaux. Cette approche favorise les échanges et permet d offrir une écoute active à des personnes qui souffrent en silence et qui vivent très mal le désœuvrement et l oisiveté qui s imposent à elles. 85

86 Les activités de loisirs, culturelles et sportives Mises en place tout au long de l année, de façon mensuelle ou hebdomadaire pour certains ateliers, les activités occupent une place importante dans le quotidien de l établissement. Elles permettent à des personnes en souffrance de s extraire d un quotidien compliqué et d oublier un instant leurs difficultés. En 2013, de nombreuses sorties ont également été organisées. Ci dessous, il est donc présenté les actions mises en place. 86

87 COUTURE Contexte L atelier de couture a été mise en place dans l idée de créer une occupation productive et attrayante pour les personnes accueillies et d exploiter de nombreux don de vêtements et tissus non utilisés (création de nombreux objets, confections de vêtements sur mesure, customisation et/ou raccommodage, accessoires décoratifs). Cet atelier est aussi un moyen de développer des techniques, des compétences et la créativité pour celles et ceux qui souhaiteront participer à cet atelier, de mutualiser des savoirs tout en passant un moment agréable et convivial. Outre tous ces aspects, cet atelier permet aussi de réaliser en amont un travail sur la représentation, nécessaire pour faciliter une insertion sociale, familiale et professionnelle (les thèmes comme la colorimétrie : harmonie des couleurs, défile de mode ). Moyens mis en œuvre Un budget de 160 euros a été alloué et a permis l achat de deux machines à coudre et de quelques fournitures de type petit matériel de couture (aiguilles, épingles, fils, ciseaux, dés, colle à tissus ). Le déroulement L atelier a lieu tous les jeudis matin de 10h à 12h. Il est assuré par un travailleur social avec la participation active et régulière de 5 personnes accueillies (femmes). L atelier est ouvert à tout le monde. Certains personnes viennent d une manière ponctuelle soit pour discuter, emprunter un matériel (aiguille, fils) ou raccommoder. Evolution / Bilan du projet Ce projet a permis la réalisation des costumes et déguisements pour les enfants accueillis l occasion de la fête d halloween. Les participants ont réalisé les objets pratiques et variés : Chapeaux à épingle, les porte monnaie, les tabliers de cuisine, les serviettes de table, les torchons, la décoration de noël «A présents, les participants à cet atelier sont capables de se confectionner les vêtements. Ils ont appris le fonctionnement d une machine et savent réaliser les patrons.» Nous contons poursuivre cette activité tout en fournissant le matériel nécessaire dont ils ont besoin. Nous notons que l atelier est ouvert à toutes les personnes qui souhaitent participer. Le 10/04/2014 RUGIRA Thérèse 87

88 INTERCULTURALITE Constats Le CHRS Nouvel Horizon accueille et accompagne tous les publics et ce de manière inconditionnelle. Il s agit des personnes de différentes origines ayant des problématiques, des cultures, et des projets de vie différentes (les personnes de droits communs, les demandeurs d asile, les déboutés ). Ce projet a été mis en place par une stagiaire suite aux entretiens réalisés auprès d un groupe de femme. Le but était d analyser leur besoin, de les aider à faire émerger une idée autour d une activité collective dont elles avaient envie. A l issu de ces entretiens, le groupe a choisi l activité de cuisine qui regroupera des femmes de Nationalités différentes. Objectifs du projet - De rompre l isolement et de créer du lien social entre les personnes accueillies ; - De valoriser les compétences et les potentialités de chacun, car les résidents mettront en commun leurs connaissances en cuisine, couture, broderie, chants, etc. ; - De créer un espace d expression à travers l action choisie ; - De mettre en valeur la richesse des différentes cultures ; - De favoriser l estime de soi à travers la transmission des savoirs faire ; - De favoriser l intégration à travers les échanges et le partage ; - D animer la vie dans la structure ; Organisation - Public ciblé Cette action s adresse à toutes les femmes résidentes au pôle établissement. Depuis sa mise en place, un groupe de 6 femmes de nationalités différentes participent régulièrement et de manière dynamique à cette activité. Elle a lieu une fois par mois et se déroule à la maison de quartier saint Rémi espace Verrerie via une convention signée entre l Armée du salut et la maison de quartier. Cependant une réunion de préparation est prévue en amont afin d échanger sur le menu du jour et sur d autres modalités organisationnelles, puis une activité récréative selon leurs envies et besoins (couture, broderie, art, activité bien être ). Entrée Africaine Quant au choix des menus, le groupe propose les pays qui vont préparer le plat principal (ex : Arménie), l entrée (exemple : africaine), le dessert (exemple : syrien), ainsi chaque pays est représenté et cela permet de mettre en valeur l inter culturalité mais aussi de mobiliser tous les participants à s impliquer dans le projet. Plat Arménien 88

89 INTERCULTURALITE Le jour de l activité, tous les membres du groupe se rendent faire les courses, le but étant la découverte des produits, l apprentissage de leur appellation en français. Il y a également la notion de comparaison des prix et la gestion du budget. Lors de la préparation, les mesures d hygiène et de sécurité sont observées. Le groupe participe au nettoyage, au rangement et à la confection des mets qui sont partagés par tous dans une ambiance très conviviale. Désert Syrien Moyens - Intervenants Stagiaire (AS) / Travailleur social - Coût de l action Les menus sont choisis en fonction du budget. Nous mettons bien évidemment l accent sur la cuisine économique. Le coût d une séance de cuisine varie entre 45 et 55 euros à raison de 5euros par participant. Le budget élaboré avec les participants est présenté à la direction pour validation. Nous utilisons également un véhicule pour nous rendre au marché et à la maison de quartier. Evaluation de l activité Depuis sa mise en place, nous notons que le groupe qui y participe est toujours motivé et impliqué. Les échanges entre les participants / intervenants et le partage des savoirs culinaires ont créé une dynamique au sein du groupe. Les participants se connaissent, le lien est créé. Nous observons également une régularité dans la participation. Etant donné cette dynamique impulsée, nous envisageons de continuer l activité avec la possibilité d intégrer 2 personnes accueillies du pôle extérieur. Cela dépendra aussi de la maison de quartier qui a accepté jusqu à présent de nous mettre à disposition sa cuisine. Nous ajoutons que toutes propositions liées à cette activité sont faites en concertation avec les participants afin de les amener à s approprier du projet. Marie Madeleine Rofidal/Rugira Thérèse Moment convivial 89

90 LAC DE LA FORET D ORIENT 7 personnes accueillies et deux travailleurs sociaux ont participé à cette journée A noter un nombre important de désistements. Cinq personnes ne se sont pas présentées au moment du départ. Nous avons tenté de réunir d'autres résidents mais cette tentative fut veine. Une matinée quelque peu pluvieuse Nous sommes arrivés à 11h30 sous un ciel couvert et pluvieux. Cependant, deux personnes accueillies se sont baignés pendant qu un travailleur social accompagné d une personne accueillie se sont rendus à l'office du tourisme pour réorganiser la journée au vu du temps. Moment de partage autour d un pique-nique Aux alentours de midi, nous avons pu pique-niquer grâce à une accalmie. Cependant, une personne accueillie était davantage effacée. Mme était soucieuse par rapport à sa situation professionnelle. Nous nous sommes donc entretenues avec Madame afin de rassurée celle-ci, pour qu'elle puisse profiter pleinement de cette journée. Le repas s'est déroulé sous le signe de la bonne humeur grâce au dynamisme des personnes accueillies. Le pique-nique a été un moment d'échanges et de partages sur les diverses cultures de chacun. Un après-midi au fil de l eau Après ce moment fort agréable pour toutes et tous, le soleil est apparu. Nous nous sommes donc dirigés vers la plage. L'excitation s'est faite ressentir face au beau temps et à la possibilité de se baigner avant de pouvoir bénéficier d'une promenade en pédalo. Nous avons donc loué deux pédalos pour une promenade d'une heure. Les rires ont fait place aux tracas quotidiens. Au vu du temps, nous avons mit l'accent sur la prévention quant aux risques face aux fortes chaleurs. Nous avons sensibilisé chacun et chacune en rappelant l'importance de l'application régulière de crème solaire. Volley aquatique pour les uns, quelques brasses pour les autres, découverte des poissions. Chacune et chacun se sont appropriés les lieux et les diverses activités comme ils le souhaitaient. Une journée sous le signe de la détente et de la bonne humeur Le mardi 6 août 2013 a été pour toutes et tous une journée agréable. Les expressions suivantes verbalisées par les personnes accueillies le montrent : «ça fait 3 ans que je n ai pas passé un aussi bon moment», «je me sens en vacances» Quant à nous, travailleurs sociaux, cette journée a permis de nombreux échanges avec les personnes accueillies. Les échanges sortant du cadre institutionnel ont autant d importance que ceux effectués lors d un cadre formel. Beaucoup de sujets ont été abordé que ce soit de façon légère ou plus grave (l emploi, diverses cultures, histoires de vie, prévention, addictions ) 90

91 Dépistage des maladies sexuellement transmissibles, des hépatites et du VIH au sein de la structure «Le Nouvel 1-Diagnostic -Dernière action similaire en Demandes régulières des usagers de développer des actions visant à promouvoir la santé et le bien être -Craintes et réserve des résidents à se rendre d eux-mêmes au CDAG (centre de dépistage) 2-Présentation du projet a) Objectifs Faciliter l accès au dépistage Permettre au plus grand nombre de rencontrer une équipe spécialisée b) Organisation -Public ciblé L ensemble des résidents adultes hébergés sur les dispositifs de l établissement L ensemble des salariés de la structure -Intervenants équipe du CDAG Lallemand Lucie, infirmière L équipe éducative dans l information -Lieu et fréquence Le 24/09/2013 de 13H30 à 16H00 -Communication interne et Planning d intervention Affichage et Ecran déroulant Information verbale et écrite individuelle -Coût, déplacement 0 euros 3-Evaluation Une vingtaine de personnes se sont déplacées dont la moitié de salariés 91

92 Objectifs Proposer une dynamique d échange autours de questions diverses en lien avec la santé. Favoriser l échange en créant un lieu et un espace d expression. Favoriser la notion de groupe avec les caractéristiques psychos sociales inhérentes : - la présence de relations interpersonnelles : les individus communiquent personnellement avec les autres membres - la poursuite d un but commun : l intérêt de chacun se confond avec l intérêt du groupe - l influence réciproque : il y a interdépendance entre les membres du groupe - la mise en place d une organisation : chaque membre a son rôle ou son statut, les valeurs et les normes de groupe se créent. Organisation 2 animatrices : l infirmière et la psychologue de l établissement 2 séances par mois : 16 séances d atelier effectives sur l année 2013 Moyenne de 3 personnes par séance, 11 personnes différentes ont eu accès à cet atelier Thèmes abordés L isolement La violence Le libre-arbitre Le collectif Dieu et le sport (sujet étendu aux croyances dans le surpassement de soi) L écologie La liberté Le racisme (puis la discrimination hommes/femmes) La fraternité (en référence à la devise liberté, égalité, fraternité), altruisme, parité Les colères, frustration, culpabilité Expériences positives et/ou négatives, qu en fait-on? L école, le cursus scolaire Les premières fois (1 er voyage, 1 er achat de disque.) et les premières fois à venir La famille, l éducation 92

93 Théâtre Forum Emploi Simulation en groupe d entretien d embauche Objectifs Démystifier l entretien d embauche en appliquant cet exercice sous différentes formes : scènes de théâtres, simulation individuelles, utilisation de la dynamique de groupe. b) Organisation Public ciblé : Toute personne accueillie au CHRS/CHAU déjà dans une démarche active de recherche d emploi, une priorité sera donnée aux publics du CHRS et de la Stabilisation. Intervenants : Deux professionnelles du Nouvel Horizon, la CIP et la psychologue. Chaque session est constituée de 4 séances, dans lesquelles se rejouent des scènes d entretiens d embauche, des simulations d entretiens d embauche, des analyses de CV et lettres de motivation, temps d échange avec les référents des personnes, etc. c) Evaluation Une seule session a pu être mise en place en 2013, avec 3 personnes inscrites. 2 personnes sont restées présentes et investies sur l ensemble de la session : la dernière personne n ayant pas répondu à l offre d emploi pour la simulation n a donc pas poursuivi la session. - Nécessité de prévoir davantage de personnes dans le groupe initial afin de permettre une dynamique de groupe dans l ensemble de la session. Manque de temps organisationnels pour les échanges avec les référents. - Nécessité de prévoir des temps intermédiaires entre chaque séance - Planifier les temps d échange avec les référents très tôt dans la session. 93

94 Valorisation concomitante du carnet de santé et du DMP Projet réalisé dans le cadre d un appel à projet des ARS Champagne-Ardenne en 2013 sur les droits des usagers de la santé auquel a répondu Madame Lallemand, infirmière. Son projet a été retenu et un label régional a été décerné au CHRS «Le Nouvel Horizon» La population hébergée par notre établissement est particulièrement hétérogène, constituée d hommes, de femmes ou de couples avec ou sans enfants qui rencontrent de grandes difficultés psychosociales. Certains souffrent de troubles psychologiques et psychiatriques sévères ; d autres sont suivis pour des infections de longue durée. Une partie non négligeable du public hébergé est dépendante ou consommatrice régulière de substances psycho actives. Parcours de rue, expulsion, exil, concourent à multiplier les interlocuteurs santé et à disséminer les supports de suivi. Les personnes migrantes présentent des documents dans leurs langues d origine. Absence de médecin référent, consultations massives sur les services des urgences, multiplication des examens médicaux sont autant de facteurs qui limitent les usagers dans la construction d un parcours de soins cohérent. En parallèle, les professionnels de santé expriment leurs difficultés à prendre en charge des personnes qui ignorent ou sont dans l incapacité de leur apporter les éléments de leur passé médical. Ce constat conduit à une réflexion autour de la création d un carnet de santé. L autonomisation du résident reste la priorité. L ouverture de DMP (dossiers médicaux personnalisés), est alors apparue comme une seconde alternative. carnet de santé L ouverture de DMP Disposer d un outil de liaison Décrire le suivi général Fluidifier le parcours de soins Respecter la confidentialité sans impacter l informativité Inscrire les différents rendez-vous Réunir des documents de prévention et d informations ciblés et individuels - faire converger les droits des usagers des structures sanitaires, sociales et médico-sociales, notamment au travers de la participation des usagers - favoriser la médiation en santé - mobiliser les professionnels de santé accompagner les évolutions du système de santé dans le respect des droits des usagers - renforcer et préserver l accès à la santé, y compris la prévention pour tous, notamment par une information adaptée aux personnes vulnérables, étrangers, personnes placées sous main de justice. 94

95 SORTIE A PARIS Sept personnes (six hommes et une femme) accueillies ont participé à cette sortie, ainsi que deux personnes salariées. Une participation financière de trois euros a été demandée et réglée par l ensemble des personnes. Après avoir garé le véhicule en périphérie de Paris, en début d après-midi, nous nous sommes rendus en transport en commun (comme tous les trajets de cette journée) à la Cathédrale Notre Dame de Paris. Les personnes accueillies ont appréciés découvrir ou redécouvrir ce site, et prendre de nombreuses photos. Nous nous sommes ensuite dirigés vers la Butte Montmartre et la Basilique du Sacré Cœur. Une visite de la Basilique a été proposée. Les personnes accueillies ont beaucoup apprécié la vue sur la ville de Paris du parvis de la Basilique. Nous avons par la suite, été émerveillés par les vitrines de Noël des Galeries Lafayette et Printemps-Haussmann. Nous avons rejoint les Champs-Elysées et son Arc de Triomphe. Nous y avons contemplé les illuminations de Noël et flâné devant les vitrines des magasins. Une promenade au marché de Noël était prévue, mais les personnes accueillies, fatiguées par la marche à pied, ont préféré poursuivre les visites. Nous nous sommes rendus à la Tour Eiffel à pied, permettant ainsi de découvrir les rues de Paris et leurs décorations de Noël. Les personnes accueilles ont apprécié la journée. Cette sortie a été l occasion de découvrir la capitale pour celles qui ne s y étaient jamais rendues ou de la redécouvrir pendant les fêtes de Noël. De nombreux échanges ont été permis entre les personnes accueillies mais également avec les salariés pendant cette journée. Cette sortie a également permis de rendre les fêtes de Noël un peu moins douloureuses pour les personnes vivant difficilement cette période de l année. 95

96 Le Sport Saison 2012/2013 Le sport a été appréhendé sous plusieurs formes à l établissement. Une approche participative via plusieurs rencontres de football avec le foyer Princet Ozanam auxquelles ont participé une vingtaine de personnes. Plusieurs résidents soutenus par des salariés et des stagiaires ont également participé au 10 km de Reims à toutes Jambes. Par ailleurs 3 étudiants du STAPS ont mis en place un projet d'accès au sport au sein de l'établissement. Les séances ont permis la pratique de sport collectifs (basket, football) et individuel (ping-pong, step). Les activités step ont connu une meilleure régularité et un public féminin s'y est davantage rendu, offrant à ces dernières la possibilité de pouvoir sortir de leur quotidien en s'octroyant un vrai temps pour soi. Les activités d'ordre collectives ont été investies par un public masculin, souvent n'ayant pas accès à des clubs sportifs. Les objectifs de ce projet ont été partiellement atteints en raison de difficulté d'une irrégularité des activités proposées, mais les bénéficiaires ont été satisfaits des activités auxquels ils ont participé. Le sport c est aussi les rendre aux matchs de Stade de Reims depuis qu il a fait son retour en ligue 1 de Football en Ce projet a été rendu possible grâce à une distribution gratuite de 10 places effectuées par la mairie de Reims à chaque rencontre. Ce projet étant né d un échange entre la maire et le directeur de l armée du salut. Nous distribuons 5 places pour le pole extérieur et 5 pour le pole établissement à chaque match. Beaucoup de résidents attendent de pouvoir aller supporter leur équipe tout les 15 jours! Ce partenariat a permit a plus de 80 personnes différentes de se rendre au Stade de Reims durant cette saison. 96

97 Soirées festives aux bungalows Au cours de l année 2013, dix soirées festives ont été organisées sur le dispositif d accueil de nuit des Bungalows, autour de repas «Crêpes», «Croque Monsieur» et «Barbecue». Cinq soirées crêpes ont été proposées aux personnes accueillies les mercredi 22 janvier, mardi 26 mars, jeudi 3 octobre, mercredi 23 octobre et le jeudi 21 novembre. Une soirée «Croque Monsieur» a été proposée le mardi 19 février. Quatre soirées «Barbecue» ont été mises en place les mardi 23 avril, mercredi 12 juin, mercredi 3 juillet, et mercredi 14 août. Il est à préciser la présence d une intervenante du CODES 51 à ces soirées jusqu au 23 avril. Les soirées ont été organisées et animées par les travailleurs sociaux qui effectuent des permanences aux bungalows et par les surveillants de nuit. La majorité des personnes accueillies participent à ces soirées, et chacun est régulièrement volontaire pour réaliser les repas (éplucher et couper les fruits pour mettre dans les crêpes, faire la pâte à crêpe, faire les crêpes, faire griller la viande sur le barbecue etc). Cela donne lieu à des moments éducatifs intéressants : apprentissages culinaires pour certaines personnes, règles d hygiène etc. Ces soirées ont été l occasion de moments conviviaux, et d échanges facilités entre les personnes accueillies et avec les personnes salariées. La présence du CODES 51 a permis d échanger autour de divers thèmes de santé. Ces soirées sont particulièrement appréciées et attendues par les personnes accueillies. Elles leur permettent notamment de sortir de leur quotidien souvent difficile. Elles permettent également d amener un peu de chaleur et de convivialité entre toutes les personnes, qui ont bien souvent des difficultés de cohabitation. A ce titre, certaines personnes apprécient différemment leur «voisin de lit» grâce à ces soirées. Ces moments festifs permettent également aux travailleurs sociaux d échanger plus facilement avec les personnes accueillies. 97

98 SORTIE EPERNAY LE 16 JUILLET 2013 Le matin Nous sommes arrivés à la cave De Castellane à 11h, visite du musée puis de la cave avec une guide suivi d une dégustation, et nous avons fini par monter les 204 marches la tour. Arrivée en haut, nous avons pu admirer la vue des coteaux d EPERNAY. Nous nous sommes retrouvés sur le parking afin de partager un café qu avait amené par une résidente. A 13h nous sommes allés retrouver le groupe accompagné par 2 autres travailleurs sociaux dans un parc près de la Marne pour partager un pique nique. Le temps du repas «Pique-nique au bord de la Marne» Nous avons donc emmené une famille constituée du couple et de leurs cinq enfants (âgés de 6 à 16 ans), un papa et ses deux enfants, un papa et sa fille. Le repas, a été un moment agréable pour tous. Chacun s est approprié les lieux comme il le désirait : sieste pour certains, jeux pour les plus jeunes, discussion entre personnes des appartements d urgence, C.H.R.S et des personnes accueillies sur l établissement. Une famille a quant à elle a pu prendre le temps de se poser et de partager un moment en famille. Les sourires étaient sur tous les visages. Une petite fille âgée de 6 ans qui est une de nature triste et très réservée. Lors de ce temps, nous avons entendu la petite fille rire aux éclats et découvrir sereinement l environnement qui l entourait. L endroit où nous avons pique-niqué, nous a servit «d outil» pour parler de l environnement et de sa protection. D ailleurs, les personnes accueillies d origines étrangères ont également parlé de leur pays, ce qui a permis un échange interculturel. 98

99 SORTIE EPERNAY LE 16 JUILLET 2013 L après-midi «Découverte d un élevage de cigognes Altavilloises» Après le temps du repas, nous nous sommes rendus à Hautvillers où Monsieur LECLER nous attendait pour nous faire découvrir son association «Les cigognes Altavilloises» C est un élevage où se trouve une volière. Monsieur LECLER a donc fait une visite accompagné de divers outils pédagogiques. Encore une fois, chacun a saisit l endroit pour se l approprier selon son envie. Plusieurs résidants ont été très à l écoute lors de la visite et n ont pas hésité à questionné et à intervenir. Ces moments d échanges ont été très constructifs. Un monsieur était assis, il écoutait, regardait puis s est allongé dans l herbe, il était serein. Les 2 papas ont été très présents dans leur rôle de père. Ils étaient à l écoute, et dans la bienveillance. Les enfants ont pu goûter et découvrir des groseilles, de la lavande. Ils étaient enjoués et épanouis. Monsieur BRISSON s est montré très souriant, et détendu. Il n a pas hésité à prendre la parole. Monsieur L endroit où s est déroulée la visite était charmant. Nous sommes restés 2h30 à Hautvillers, puis nous sommes rentrés au C.H.R.S «Le Nouvel Horizon» Bilan de la journée Pour conclure, cette journée a été bénéfique pour l ensemble des résidents. Dans un premier temps, les résidents ont pu découvrir la région qui les entoure. Ils ont montré un vif intérêt concernant ces découvertes. Les personnes accueillies ont été sensibilisé sur la protection de l environnement en général. Lors de la visite à Hautvillers, à travers l explication de la migration de la cigogne, chaque personne a pu parler de son pays, de ses origines. Ce qui a crée un échange et un partage multiculturels Cette journée leur à permis de sortir de la vie quotidienne au sein du C.H.R.S et des appartements. Nous avons pu observer également une notion de «vivre ensemble» Chaque personne a su s approprier la journée comme il le souhaitait. Les parents ont pu se retrouver avec leurs enfants dans un autre lieu où les loisirs et le plaisir ont prit le pas sur le quotidien. Plusieurs jours après cette sortie, les résidents parlent encore de ce qu ils ont vécu, mais aussi appris lors des diverses visites à thèmes. En tant que travailleurs sociaux, cette journée a fait place à des temps informels avec les résidents. Ces temps permettent de saisir une phrase, un mot, une expression pour pouvoir aborder certains sujets plus délicats concernant leur parcours de vie. Cette journée a fait l objet d échanges et de partages aussi entre les travailleurs sociaux et les personnes accueillies. Ces sorties diverses permettent des temps d observations riches et divers. 99

100 SORTIE AXO PLAGE LE 09 AOÛT 2013 Cette journée au lac de Monampteuil dans l Aisne a été organisé dans le but de faire sortir les résidants du CHRS, de leur faire découvrir une base de loisir riche en activités située dans l Aisne et surtout de vivre un moment de partage entre résidants et salariés. Onze résidants ont participés à cette sortie (hommes et femmes seuls, Couple, famille). Malgré l enthousiasme et la mobilisation du groupe un évènement est venu perturber l organisation prévue, en effet l accès à la plage était exceptionnellement interdit ce jour là. Malgré cette déception nous avons su profiter de cette journée ensoleillée en se promenant dans le parc, en organisant des jeux de ballons et en partageant un pique-nique sous le signe de la convivialité. Les résidants ont été satisfaits par cette journée à l air libre qui leur a permis de s évader du CHRS, de sortir du quotidien et de profiter du bon temps. 100

101 SORTIE AU CHATEAU DE VERSAILLES LE 14 SEPTEMBRE 2013 Quatorze personnes accueillies (onze hommes et trois femmes), trois personnes salariées et une stagiaire ont participé à cette sortie. Toutes les personnes accueillies ont contribué financièrement à hauteur de trois euros. Le groupe a effectué en début d après-midi, une visite guidée du château de Versailles, dont le thème était «la vie quotidienne». La visite s est faite en langue française. Nous notons un bel élan de solidarité entre les personnes accueillies qui ont fait des traductions pour ceux qui avaient des difficultés de compréhension. Cette visite a permis aux personnes accueillies d accéder à deux sites non ouverts au grand public (théâtre et chapelle). Ce moment à particulièrement été apprécié par les personnes accueillies qui se sont senties privilégiées. En règle générale, beaucoup de questions ont été posées et quelques personnes se sont réellement intéressées à l architecture, les cheminées, les plafonds mais aussi aux œuvres présentes. A l issue de la visite guidée, nous avons proposé de visiter les autres salles du château ou de se rendre au domaine de Marie-Antoinette. A l unanimité, le groupe a préféré choisir la seconde option, car il y avait énormément de monde ce jour dans le château et ils ont préféré s aérer malgré un temps très pluvieux. Les sites visités dans le domaine ont été particulièrement apprécié du fait de lieux plus confinés qui présentaient une meilleure réalité de la vie de Marie Antoinette et autres célébrités de notre histoire. Nous avons visité le Petit et Grand Trianon, malheureusement, nous avons dû renoncer à visiter les jardins en raison de la pluie incessante. Nous avons assisté, en début de soirée, au spectacle des Grandes Eaux Nocturnes, dans les jardins du Château, clôturé par un feu d artifice. Les spectacles ont enthousiasmés les personnes accueillies, notamment par le côté magique de la soirée proposée. A l unanimité, et malgré une journée fatigante et sous la pluie, les personnes accueillies ont beaucoup apprécié cette sortie Cette journée a donnée lieu à de nombreux échanges culturels, amicaux, et de réels moments de convivialité. 101

102 Sortie à Provins LE 20 AOUT 2013 Douze personnes accueillies accompagnées de deux travailleurs sociaux ont participé à cette journée. Il s agit d un groupe relativement hétérogène, composé de deux familles de quatre personnes et deux personnes, de cinq hommes, et d une femme, de nationalités et cultures différentes. Il est à noter que la majorité des personnes ont payé la participation demandée de 4 euros. Seule une famille n a pas pu fournir cette somme, et une personne a tenu à participer à hauteur de ses moyens (1 euro). Un trajet agréable Nous sommes partis à deux véhicules sous un temps ensoleillé. Le trajet a été agréable et sous le signe de la bonne humeur pour tout le monde. La proximité vécue pendant le trajet a permis à chacun de s exprimer librement dans les véhicules et de confronter ses idées, il est à noter des échanges très intéressants entre les personnes accueillies. Une pause repas ensoleillée Dés notre arrivée, nous découvrons la ville de Provins en voiture car nous cherchons un endroit pour piqueniquer. Nous posons nos affaires dans un endroit agréable avec de l ombre et de la verdure. Ce pique nique a été un moment convivial entre les personnes accueillies et les travailleurs sociaux qui ont été associés à un jeu d eau (vu la chaleur de la journée). Un spectacle original Après un repas sous le signe de la bonne humeur, nous poursuivons notre escapade en assistant à un spectacle médiéval. Les personnes accueillies ont fortement appréciées ce moment. Toutes et tous ont retrouvé leurs yeux d enfants l instant d un moment. Après le spectacle, nous nous arrêtons pour prendre des photos des personnes accueillies avec les acteurs du spectacle. Puis nous croisons quelques animaux : chèvres, chevaux Ce qui permet aux personnes de cultures diverses de parler de leur pays, de leurs origines et du quotidien vécu dans leur pays respectifs. A la découverte de la cité médiévale Pour clôturer cette journée, nous décidons d explorer la cité médiévale, les remparts et ce qui la compose. Nous avons fait deux groupes car certains résidents qui ont des soucis de santé ne se sentaient pas en capacité physique de pouvoir assurer la promenade jusqu au bout. Cela a été l occasion de moments de découvertes pour tout le monde. Les personnes accueillies se sont beaucoup intéressées à l époque du «Moyen-âge», posant de nombreuses questions. Une journée culturelle très agréable Cette journée, placée sous le signe de la découverte culturelle, a été appréciée par la majorité des participants. Chacun l a vécu de façon différente et chaque personne a su s en saisir. Cela a permis aux familles de se retrouver ensemble dans un cadre hors institution. Pour les personnes seules, cette sortie à permis de rompre l isolement et de découvrir d autres horizons. Lors de ces temps informels, certaines personnes ont dirigé la conversation sur leurs parcours et leurs projets de vie. Ces temps extérieurs permettent d orienter un accompagnement social sous un autre angle. Pour les travailleurs sociaux ce sont des moments riches qui permettent de créer du lien et d observer les personnes accueillies de façon différente. 102

103 La crispation Projet financé dans le cadre des «Ateliers de la Culture» par la mairie de Reims. Il s agit d un atelier artistique autour de la 8ème centenaire de la cathédrale de Reims. Ce projet avait pour but de rebondir sur un travail réalisé ensemble en 2009, (projet photos et écriture). Avec les mêmes intervenants : A savoir : - M. Patrolin : responsable de la culture, à la mairie de Reims Les animateurs du projet : - M. Weber : écrivain - M.GELLERT : photographe qui nous a appris l utilisation de la méthode sténopé (la technique «de la chambre noire). - Jean Bigot : M. Bigot, qui a le talent de travailler les carnets en les donnant l apparence que vous voyez (objet du moyen âge). Pour la troisième fois consécutive, nous avons mené un projet culturel Rappel des objectifs Dans la perspective de l inauguration des Halles du Boulingrin restaurées, en septembre 2012, ce projet se proposait d ouvrir un espace d expression interactif entre habitants de quartiers périphériques et population vivant et/ou travaillant dans le quartier du Boulingrin, en interrogeant son passé et son devenir. Les productions finales ont pris la forme de créations graphiques, inspirées des fameux Dazibaos chinois, sous formes d affichettes. Acteurs Nicole Pérignon, artiste-typographe Anne Mulpas, auteur Contenu et déroulement Rencontres : collecte des questions Interview et micro-trottoirs Ateliers graphiques Exposition : elle était prévue, avec l accord du propriétaire Veuve Clicquot, sur le mur du bâtiment qui fait l angle des rues Olivier Métra et Andrieux, à proximité immédiate des Halles du Boulingrin. Mais ce fut finalement techniquement impossible (mur traité). Une autre solution, à l intérieur des Halles, est à l étude. Calendrier Janvier à juin pour les ateliers. 24 mai : séance de présentation des fouilles du Boulingrin par le service archéologique de Reims Métropole à la Direction de l Urbanisme pour les groupes Secours catholique et Armées du Salut. 12 septembre : Tentative de collage sur le mur Veuve Clicquot. Mais la colle ne tient pas Exposition reportée dans les Halles en décembre. Participants 3 groupes : -Secours catholique Châtillons/Adultes (28/60 ans) : 15 -Maison de quartier Châtillons/Enfants (11/15 ans) : 10 -Fondation Armée du Salut/Adultes (21/55 ans) : 13 Soit au total 38 participants. Le + Test de collage à la Friche artistique La Fileuse. Publication Cet atelier figurera dans l ouvrage Les Ateliers de la Culture 2012 (à paraître fin 2012) Coût Hors publication : 5 993,36 (3 209 en ,36 en

104 Visite d une chocolaterie à Reims JANVIER 2013 Objectifs Cette visite est l occasion de se s interroger ou de se réinterroger sur son choix de métier. Découvrir au travers d une visite d entreprise et de manière ludique, un métier de bouche spécialisé avec un professionnel passionné et de changer ses représentations sur le patronat. Découvrir une entreprise rémoise inscrite sur le territoire depuis plus de 100 ans et partager ensemble cette expérience riche. Organisation Public ciblé : Toute personne accueillie au CHRS/CHAU s interrogeant sur son parcours professionnel. Les enfants accompagnés d un de leur parent ont pu participer. Intervenants : Deux professionnelles du Nouvel Horizon, la CIP et un travailleur social. Cette sortie a été organisée durant les fêtes de fin d année, pendant la période des vacances scolaires. Elle s est déroulée sur une demi-journée. Evaluation 12 personnes ont participé dont 2 enfants. Nous constations une très bonne participation et de nombreux échanges autours du métier. Il a été question de comprendre les enjeux des orientations commerciales d une entreprise et de la nécessité de savoir s adapter aux règlementations, progrès technologiques, ainsi que de l évolution d une société. Cette visite à permis de comprendre les avantages et inconvénients d un métier de bouche. Les participants ont apprécié ce temps privilégié qui leur a été consacré. La visite s est conclue par une dégustation. 104

105 Le palais de la découverte FEVRIER 2013 Objectifs Donner un temps aux parents accueillis avec leurs enfants en centre d hébergement. Restaurer son rôle de parent souvent mis à mal ou mal vécu du fait d être hébergé, ce qui se ressent très fortement dans les démarches d insertion professionnelle. Retrouver un rôle éducatif pour le parent et regagner ainsi en confiance, en estime de soi face à ses enfants. Se déculpabiliser de sa situation d hébergement. Organisation Public ciblé : Toute famille monoparentale, ou nouvellement reconstituée accueillie au CHRS/CHAU. Une priorité a été donnée aux parents inscris dans une démarche de recherche d emploi. Intervenants : Deux professionnelles du Nouvel Horizon, la CIP et un travailleur social, deux stagiaires de l IRTS. Cette sortie a été organisée durant les vacances scolaires de février. Elle s est déroulée sur une journée organisée en deux temps : libre circulation dans le Palais de la découverte, puis visite véhiculée de Paris, avec un arrêt à la Tour Eiffel. Evaluation 14 personnes ont participé à cette sortie, dont une famille recomposée. Dans l ensemble, les objectifs définis ont été atteint. Hormis l aspect ludique, convivial et familial qu offre ce lieu sécurisé, les familles ont apprécié cette journée, de pouvoir sortir de la vie collective et pour beaucoup de découvrir et faire découvrir Paris à ses enfants. Parallèlement, diverses observations ont été faites par les professionnels ce qui aura permis de des réorientations en hébergement adapté et/ou de retravailler le rôle éducatif parental dans son quotidien. Il est à noter que certains enfants ont pu partager dans leurs écoles ce qu ils ont vu et appris durant cette journée, leur donnant ainsi une autre image que les représentations dont ils sont parfois victimes du fait de leur situation d hébergement. 105

106 Atelier Course 21 OCTOBRE 2013 Objectifs Permettre à ceux qui n ont pas accès au club sportif la pratique d un sport. Pratiquer un sport dans une dynamique de groupe. Préparation au 10 Km du marathon de Reims. Relancer sa dynamique d insertion. Faire un travail sur le bien-être. Organisation Public ciblé : Tout public. Intervenants : Trois professionnels du Nouvel Horizon, la CIP, 2 travailleurs sociaux. Fréquence : Tout les mercredis soir de fin juillet à fin novembre Equipement : Donation de matériel de sport : Running + et Africarun. Evaluation L atelier course a très bien fonctionné et l implication cette année de 2 travailleurs sociaux des pôles établissement et extérieur a permis une vraie régularité. Par ailleurs, cela a permis une meilleure communication auprès des publics plus éloignés de la vie de l établissement, notamment auprès des résidents des Bungalows et appartements diffus. D anciens résidents se sont joins au groupe pour la préparation physique des 10 km. Cet atelier est majoritairement investi par des hommes et il demeure difficile de toucher un public féminin. 4 résidents ont suivi l atelier de manière régulière, 10 de manière plus ponctuelle. Cet atelier a créé du lien et les participants ont pu y trouver du soutien, des temps d échange conviviaux, et tous partages le fait d éprouver une sensation de bien être, un sas de décompression notamment pour les personnes étant dans des situations d exclusion ou de grande précarité. De manière générale, il aide à la remobilisation de soi, relance les démarches d insertion initié par l équipe éducative. L accueil d autres associations pour la préparation des 10 km est à souligner et le taux de participation a été en nette progression en créant un effet de groupe. Cette mutualisation a permis pour certains résidents de découvrir d autres associations du territoire rémois et d y trouver du soutien. Cette activité est portée par la CIP et à l issue des 10 km, 5 résidents se sont inscrit dans une démarche d emploi et 3 coureurs ont relancé leur suivi. 106

107 Le jardin partagé Le projet jardin fait suite à un appel à projets, lancé par la D.R.A.A.F., en Le projet repose sur deux travailleurs sociaux qui en partenariat avec l école des Jardiniers, développe un projet autour d un potager qui vise à favoriser le vivre ensemble, en associant les habitants du quartier, et les résidents, à l activité jardin. Nous avons à notre disposition une friche de 507 m² que nous avons aménagé en jardin. Toutes les semaines, les jardiniers volontaires se rassemblent autour du jardinier pour planter, semer, nettoyer récolter, et surtout ECHANGER. Le jardin ouvre aux personnes participantes, un espace de création, d expérimentation, d expression et d apprentissage. Un moment de labeur et de fraîcheur, qui, aux dires des participants, apporte bien-être et satisfaction, le temps d un après-midi. Environ trente résidents différents ont participé à cet atelier. Ce projet permet en outre de poser un autre regard sur les compétences des personnes accueillies. Il est aussi l occasion de partager des temps de convivialité avec le voisinage comme au printemps Un groupe de résidents en action au printemps

108 L atelier «création espace personnel» AUTONOMIE DANS LA RECHERCHE D EMPLOI Objectifs Travail sur l autonomie dans sa recherche d emploi, de formation par l apprentissage de l utilisation du site de pôle emploi. - Découverte du site, - Création d un espace personnel, - Mettre en ligne ses cv et ses lettres de motivation, - Création d alerte sur les métiers recherchés et affiner les critères, - Apprendre à organiser sa recherche d emploi ou de formation. Créer une boite mail, apprendre à l utiliser et à l organiser. Avoir un ou des lieux virtuels accessibles partout où sont centralisés les CV et lettres de motivation pouvant être actualisés régulièrement et de manière autonome, en fonction de l évolution de son parcours professionnel. Organisation Public ciblé : Tout public inscrit dans une démarche d insertion professionnelle, inscrit ou non à Pôle emploi. Intervenants : Une professionnelle du Nouvel Horizon, la CIP et un stagiaire de l IRUSSA. Fréquence : Tout les vendredis matin de 10H à 12H. Forme : Atelier collectif de 2 à 3 personnes. 2 sessions de 2h par personne. Evaluation Cet atelier demande un travail préparatoire avant l orientation sur ce dernier, notamment en ce qui concerne l utilisation de l outil informatique, la préparation de CV et lettre de motivation informatisés, ainsi que la possession d une boite mail. La fréquentation a été d une vingtaine de personnes, entre 18 et 40 ans, dont 60% d homme. D une manière générale, les bénéficiaires de ce service utilisent de manière régulière ce site et ont acquis une très bonne autonomie en matière de recherche d emploi, cependant, elle demeure encore complexe pour des publics connaissant de grosses difficultés sociales. Des évaluations de l appropriation du site sont faites régulièrement lors des entretiens individuels à l espace emploi et peuvent faire l objet d une consolidation de l apprentissage. Il est constaté qu à l issue de cet atelier, les personnes inscrites dans une démarche active de recherche d emploi, sollicite moins l espace emploi et multiplies leurs démarches. 108

109 Journée Mondiale du Refus de la Misère, Reims Accompagner la parole des résidents sur la question de la discrimination 17 octobre 2014 Objectifs Partenaire d ATD Quart Monde depuis de nombreuses années pour cette journée, Le Nouvel Horizon continue d apporter son soutien, comme de nombreuses autres associations rémoises. Le travail qui est mené permet à nos résidents de pouvoir prendre une place, de faire entendre leurs paroles de manière anonyme devant les principaux représentants de la Ville de Reims et de dénoncer les situations discriminantes dont ils sont victimes, du fait de leur situation de précarité. Organisation Public ciblé : Tout public. Un rôle et place sont donnés aux représentants du CVS. Intervenants : Une professionnelle du Nouvel Horizon, la CIP et un Co-président du CVS, soutien de l établissement. Travail préparatoire : La préparation de cette journée ce fait sous forme de réunion organisée par ATD Quart Monde, sur une fréquence d une rencontre tous les deux mois. Les orientations définies par ce groupe de travail sont présentées aux CVS et chaque personne désirant s investir dans cette journée est accompagnée dans la place qu elle souhaite y prendre. Cette année, un professionnel du théâtre est venu rencontrer les personnes qui souhaitaient témoigner de faits discriminants. Leurs récits ont contribué à l écriture de scènes de théâtre forum présentées pour cette journée et lors d une soirée à la médiathèque Jean FALALA. La manifestation : 17 octobre, Parvis Nord de la Cathédrale. Soirée théâtre forum : 5 novembre, Médiathèque Jean FALALA. Evaluation L implication du Nouvel Horizon dans cette manifestation permet chaque année de mettre l accent sur les difficultés rencontrées dans nos quotidiens, tant pour les personnes accueillies que pour les professionnels. Le principe d anonymat durant la préparation au sein de l établissement, a permit cette année une participation plus active, de donner la parole à des personnes qui n osaient pas, ou ne savaient pas qu elles pouvaient le faire. Le rôle du CVS dans la préparation est a souligné cette année, ainsi que dans sa capacité à sensibiliser et communiquer auprès de l ensemble des personnes accueillies. Cette très forte mobilisation a été notamment constatée lors de la soirée à la médiathèque où plus d une quinzaine de personnes étaient présentes et ont participé activement aux échanges. 109

110 Foire de Chalons en Champagne Concert de Seagulls Are Drunk & Tri Yann 4 SEPTEMBRE 2013 A l occasion de la 67 ème Foire de Châlons-en-Champagne, la ville de Reims a offert de nombreuses places aux personnes accueillies au Nouvel Horizon. Ainsi, le 4 septembre 2013, un travailleur social et une stagiaire ont accompagné sept d entre elles aux concerts de Seagulls Are Drunk (rock celtique irlandais, Reims) et de Tri Yann (folk rock, Nantes), dont le répertoire est en partie issu des chansons traditionnelles bretonnes. Ce geste symbolique auquel la ville de Reims et l Armée du Salut ont contribué, a permis aux personnes les plus démunies d accéder à une manifestation culturelle, que ce soit d un point de vue informatif (accès à l information), matériel (transport) et/ou financier. Au-delà de l aspect musical, c est également de tradition et de racine dont il était question. En effet, pour des personnes ayant connu la rue et ne sachant plus réellement qui elles sont à certains moments de leur vie, il peut être rassurant pour elles de se souvenir d où elles proviennent. Nous pouvons supposer que c est la raison pour laquelle un résident ayant participé à cette échappée était fier de nous parler de sa région d origine : la Bretagne. D autre part, cette sortie représentait pour les travailleurs sociaux présents un véritable support de travail en matière d accompagnement individuel et collectif : l occasion de responsabiliser, dans un contexte différent de leur quotidien, ces adultes qui manquent parfois de cadre et de repères, quels qu ils soient. Outre ce côté qui aurait pu paraître rébarbatif pour certains, cette escapade avait aussi pour visée de percevoir et d être perçus autrement, et de créer ou d enrichir la relation de confiance nécessaire entre «l accompagnant» et «l accompagné». 110

111 La participation des personnes accueillies En 2013, quelques résidents ont participé aux réunions du comité consultatif des usagers du CCAS de la ville de Reims, au Conseil Consultatif des Personnes Accueillies de Champagne Ardenne piloté par URIOPSS Champagne-Ardenne. De façon plus significative, de nombreux résidents se sont rendus aux réunions du Grand Est et à des rencontres nationales au siège social de la Fondation de l Armée du Salut (en moyenne 5 à 6 personnes accueillies par réunion). Depuis de nombreuses années, l établissement développe des actions pour favoriser l expression, la participation et l implication des personnes accueillies au sein de ces différentes instances. Nous pensons que cette participation est vectrice d insertion au sens large du terme : en témoigne la forte implication d anciens membres du CVS dans des associations caritatives rémoises. La parole et la place des usagers au Nouvel Horizon sont des axes prioritaires. En complément des réunions de CVS des groupes d expression réunissant l ensemble des personnes accueilles sont organisés. 3 rencontres en Une commission restauration s est également réunie en fin d année Le Conseil de la Vie Sociale Le CVS du Nouvel Horizon est ouvert aux différents publics accueillis (CHAU- CHRS-Stabilisation). Il est composé de 10 personnes accueillies, du Directeur du programme Exclusion de la Fondation Armée du Salut, du Directeur du Nouvel Horizon, de 4 salariés, d un représentant de conseiller Général de la Marne : Monsieur Alexandre TUNC, d un représentant de la Mairie de Reims : Monsieur Stéphane JOLY, d un représentant de l Entraide Protestante Monsieur MOREL, du président de l association Equilibre Marne Monsieur DOUCET. En n intégrant dans notre CVS des représentants d institutions et d autres associations rémoises, notre idée est d ouvrir notre établissement à l extérieur mais aussi et surtout d amener les membres élus à inscrire leur action dans une dimension citoyenne et démocratique. Sur l année 2013, le Conseil de la Vie Sociale du Nouvel Horizon s est réuni 7 fois de mars à décembre. 111

112 Depuis décembre 2012, le CVS est compose de la manière suivante sur l établissement : Pour le collège résident : M. VIGOURT Henry et M. MANGIN Laurent (co-présidents du CVS), M. GODWIN Patrick (vice président), M. LATOUCHE Eric (trésorier), M. FADEYI Patrick (secrétaire), Mlle MULTIER Virginie (coordination informatique), Mlle NICOLAS Audrey (membre élu) et M. MARCHALL-MOLIN William (membre élu). Pour le collège salarié : Mme LEBEGUE Sandrine (secrétaire de direction), Mlle ROTHER Hélène (travailleuse sociale), M. NDOYE Cheik (surveillant de nuit) et M. PROMMA Boy (hôte d accueil). Calendrier des réunions DATE SALARIES RESIDENTS EXTERIEUR STAGIAIRES Janvier Février Avril Mai Juin Septembre Novembre décembre Un fort absentéisme des personnes extérieures et notamment des représentants des collectivités territoriales est constaté même si elles se font souvent excuser. À contrario, les représentants des associations Entraide protestante et Équilibre sont régulièrement présents. La présence des salariés va au delà des personnes élues. Les personnes accueillies ont investies cette instance durant 9 mois, mais suite au départ d'un grand nombre, une moindre participation est observée dans le dernier trimestre THEMES ABORDES 1. Organisation des activités CVS et café social 2. Point sur la situation de Coprésidence 3. Réunion URIOPSS 4. Point réunion des PA et salariés 5. Repas interculturel 6. Plan sécurité garage vélo 7. Changement horaire service restauration 8. Réunion des PA 9. Animaux et réunion avec les propriétaires 10. Evaluation interne 11. résultat enquête de satisfaction 12. Validation des relevés de décision du 22 janvier et février Retour et bilan «journée ALERTE» de l URIOPSS 14. Présentation rapport d activité 15. Objectif 2013 et bilan de l année API offre concernant les repas inter culturel 17. Rangement et organisation réfectoire (rappel rangement des chaises) 18. Présentation des comptes financiers Retour sur les activités estivales

113 20. Etat de l activité des dispositifs d hébergement 21. Etat des embauches / mise à jour organigramme 22. Suite du questionnaire restauration 23. Point sur l écriture du PE 24. Projet fête de l Epiphanie 25. Demande de création adresse mail pour PA 26. Organisation fêtes de Noël Rangement du local CVS 28. Validité du compte rendu du 24 septembre Bilan intermédiaire Jardin partagé 30. Validation compte rendu CVS 31. Organisation n 2 des fêtes de Noël 32. Organisation du «parcours gourmand» 33. Présentation diaporama «activité d été» 34. Suite projet d établissement 35. Date futures élections CVS 2014 SORTIES ORGANISEES EN Visite du château de Versailles - Visite des caves DECASTELANE - Découverte des Faux de Verzy - Journée au lac de la Foret d Orient - Journée Lac du Der CONCLUSION À l avenir une traduction des comptes rendu de CVS est nécessaire de manière à impliquer davantage les personnes d'origine étrangères à la vie de l'établissement. Il paraît aussi important d'apporter davantage d'éléments relatifs à la vie quotidienne au sein du CHRS et d'associer les élus aux problèmes de violence qui existent au sein de l'établissement. Il est à noter que le président du CVS et quelques autres résidents ont régulièrement participé au groupe de réflexion du projet d établissement. 113

114 Le recueil et l évaluation de la satisfaction des personnes accueillies LE POLE EXTERIEUR Le CHRS Diffus 34 résidents ont répondu au questionnaire qui a été réalisé pendant une seule periode de l année. Nombres de réponses par tranches d âges : Durée d'hébergement: Situation familiale et répartition hommes/femmes 114

115 Niveau de satisfaction Les bungalows 12 résidents ont répondu au questionnaire, c est nettement moins que l an passé. Au moment de la réalisation de l enquête, de nombreuses personnes ne maitrisaient pas la langue française. Depuis, nous avons fait traduire nos questionnaires de satisfaction en plusieurs langes. 115

116 Les Appartements d urgence C est la première fois que nous reccueillons l avis des personnes accueillies en urgence d ou le faible nombre de réponses : 15 personnes ou ménage Situation familiale : Niveau de satisfaction : 116

117 LE CHRS ETABLISSEMENT 50 personnes ont répondu au questionnaire. Les Tranches d âges : Niveau de satisfaction Evaluation du niveau de satisfaction de la restauration En juillet 2013, quelques résidents ont pu faire part d une certaine insatisfaction de la qualité des mets proposés et de l insuffisance des quantités. Compte tenu que ces doléances intervenanient quelques mois après l externalisation de l activité cuisine, une grande enquête a été réalisé sur une période de quinzes jours. Une distinction é été effectuée entre le diner et le déjeuner. De cette enquète est issue la commission de restauration. 117

118 Commission restauration : Nous avons organisé le 11/12/2013, une commission restauration afin de définir les repas de Noel et du nouvel an. Celle-ci a eu lieu, avec le représentant du CVS, d API restauration, 3 travailleurs sociaux et d un membre de la direction. Cette réunion, a permise de choisir les menus, d échanger autour des moments festifs, de cette fin d année. Menu de Noel : le 24/012/2013 Petit déjeuné amélioré : jus de fruit, croissant, céréales... Apéritif de jus de fruits Assiette Périgourdine Cuisses de canard confites Pommes forestières Fromage Buche glacées 2 parfums. Café amélioré. (chocolats) Menu du 25/12/2013 Petit déjeuné amélioré Salade de gésiers Chevreuil poivre vert Fromage Omelette Norvégienne Café En soirée Buffet froid, a volonté. Pour le 31/12/2013 : Buffet a volonté Le 1/01/2014 : Terrine océane Sauté de cerf Pomme de terre à huile d olive Buche glacées Café. 118

119 Recueil de la satisfaction sur les Déjeuners 119

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121 Recueil de la satisfaction sur les diners 121

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124 Les ressources humaines Le bilan social Nombre d'absences pour maladie en 2013 par tranche de durée d'arrêt Nbres de Jours d'arrêt Nbres d'arrêt Nbres de personnes concernées TOTAL Exemple lecture : 1ère ligne : il y a eu en arrêts de 1 à 3 jours totalisant 23 jours d'arrêt pour 10 personnes Nombre de journées d'absence pour accident du travail en 2013 par tranche de durée d'arrêt Nbres de Jours d'arrêt Nbres de Jours Nbres de personnes concernées TOTAL Exemple lecture : 1 personne en accident du travail pour 1 arrêt de 4 jours Nombre de journées d'absence pour maternité en 2013 Nbres de Jours d'arrêt Nbres d'arrêt Nbres de personnes concernées TOTAL Exemple lecture : en 2013 un arrêt maternité de 65 jours pour 1 personne Nombre de journées d'absence pour paternité en 2013 par tranche de durée d'arrêt Nbres de Jours d'arrêt Nbres d'arrêt Nbres de personnes concernées TOTAL Exemple lecture : en salarié a été en arrêt paternité pour 11 jours d'arrêt 124

125 Répartition 30 CDI Effectifs : 30 CDI, 13 CDD (au 31/12/13) Directeur 1 Répartition 13 CDD Directrice Adjointe 1 Appartements d urgence, travailleur social 4 Chef de Service 1 Agent d accueil (contrats aidés) 2 Service Educatif CHRS, Urgence, Stab 9 Veille de nuit CHRS- Bungalows 8 Service Educatif CHRS, Urgence, Stab (remplacements) Veilleurs de nuit (Bungalows) Et contrats aidés Entretien 2 Contrat Aidé 1 Administratif 2 Contrat aidé Accueil 2 Chargé de Mission Emploi 1 Multimédia 1 Psychologue 1 Infirmière 1 La formation : Une grande importance a été accordée aux actions de formations en salariés : 2 dans le cadre d un C.I.F et l autre via la période dite de professionnalisation ont effectué des "Masters 2". Pour 2 professionnels, l examen sera dans le second trimestre La 3 ème personne a obtenu son Master. En 2013, de nombreuses formations ont pour thématique la question de la violence et de la maltraitance. Au regard d un nombre croissant d incidents, il était indispensable que l établissement s empare de cette question sous un angle réflexif et formatif. Les autres formations sont en lien avec le secourisme. A signaler aussi, une formation de 2 jours pour 2 salariés à la fonction de tuteur d Emploi d Avenir. Au final, les formations collectives représentent l équivalent de 209 jours. 125

126 FORMATIONS Nombre de salariés Directeur et Manageur Stratégique Année CIF Master 2 Sciences Sociales Année CIF Master 2 ESS Economie Sociale et Solidaire Année Prévention et Secours Civiques de niveau 1 2/02/2013 (office des sports) 5 La violence en actes «travailler avec les sujets difficiles» (3 jours) 8 Séminaire AC. Sé 28/05/13 & 28-29/11/13 1 Recyclage formateur service civique 18/06/13 (DDCSPP) 1 ANPAA : Accompagnement spécifique des équipes : les conduites addictives et leur prise en charge 28/05-6/06-20/06-17/09-3/10/13 13 DIF Formation évaluation externe 10-11/01/13 ; 14-15/02/13 ; 19-20/03/13 ; 23-24/04/13 ; 11-12/06/13 1 Violences et maltraitance : «définir et agir» 1/10 et 31/12/13 (3 jours) 38 Formation préparatoire aux concours d accès TS Du 14/10/13 au 28/02/14 1 SST initial 2-9/12/13 & recyclage 3/12/13 (2 jours) 16 Tuteur Emploi Avenir 3/12/13 et 04/12/

127 Les résultats financiers Services 115 CHAU Pérennisation Bungalows Appartements d Urgence Stabilisation CHRS Charges de Fonctionnement Produits Résultats Groupe Budget exécutoire Dépenses réalisées Budget exécutoire Produits réalisés Groupe I Groupe II Groupe III Groupe I Groupe II Groupe III Groupe I Groupe II Groupe III Groupe I Groupe II Groupe III Groupe I Groupe II Groupe III Groupe I Groupe II Groupe III

128 Conclusion Année de jubilé, marquée par l organisation d une journée d échange et de témoignage autour de la pauvreté. Année de mutation caractérisée par la restructuration de l établissement et la création d un pôle extérieur. Année de réflexion avec la réalisation de l évaluation interne, du document unique d évaluation des risques professionnels et la rédaction du projet d établissement a donc été une année riche en événements qui a montrée la capacité de l établissement à susciter le débat au niveau d un territoire, à s inscrire dans une démarche d introspection pour être mieux à même de faire face aux enjeux des années à venir tout en étant en capacité de faire face au quotidien et à son lot d imprévus. Comme de coutume, ce rapport annuel s est borné à rendre compte de l activité tout en ayant aussi l ambition d offrir aux lecteurs les éléments nécessaires à la compréhension des difficultés des personnes accueillies en centre d hébergement. Les blessures laissées par la violence des différentes formes de rupture, et les périodes d errance vécues par les personnes nécessitent une grande disponibilité et une approche pluridisciplinaire pour à la fois tenter d en comprendre les causes, de mesurer les freins et ensuite de pouvoir se projeter dans le temps. Derrière le masque des apparences, les clichés et les stéréotypes se cachent des hommes et des femmes meurtris par la vie qui ont du mal à croire en un avenir différent. Fatiguée, fragilisée, la société de ce début de 21 ème siècle ne propose pas un théâtre d épanouissement aux être humains, bien au contraire. C est donc dans ce contexte que les 40 salariés du Nouvel Horizon s efforcent avec dynamisme et professionnalisme de redonner goût et envie aux résidents pour qu ils arrivent à retrouver une vie digne. En dépit des difficultés et des contraintes financières, le CHRS Le Nouvel Horizon entend bien poursuivre son action dans les années à venir comme il le fait depuis 50 ans. 128

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