Délégation à la politique de la ville et à l intégration
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- Claude Pageau
- il y a 10 ans
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1 Délégation à la politique de la ville et à l intégration
2 Délégation à la politique de la ville et à l intégration 6, rue du Département, Paris Claude Lanvers, Délégué à la politique de la ville et à l intégration Fiches d expérience réalisées par les équipes de la DPVI. Avec la contribution du bureau Act consultants. 2
3 Préambule Ce recueil d'expériences livre un échantillon de la grande variété des actions menées chaque année par les équipes en charge de la politique de la ville, de l'intégration et de la lutte contre les discriminations, avec leurs partenaires institutionnels et associatifs, dans les quartiers parisiens. Leur aboutissement, tel qu'il apparaît dans ce livret, est toujours signe de la volonté politique des élus qui les ont soutenues, si ce n'est impulsées. L'action publique dans ces domaines manque parfois de visibilité. Les procédures suivies sont souvent longues et complexes. Le travail de coordination et de mise en réseau des acteurs locaux et des différentes directions de la ville et de l'etat qui est son lot quotidien paraît impalpable. C'est pourquoi, ces fiches relatent de manière plus perceptible que des tableaux de chiffres quelques actions représentatives : le contexte qui les justifie, leur genèse, leur déroulement dans le temps, les résultats auxquels elles aboutissent ainsi que les difficultés rencontrées. Les projets élaborés au plus près du terrain, en réponse à des besoins identifiés, sont bien concrets : ouverture de lieux d'information, de jardins, de commerces, d'emplois, d'équipements de toutes sortes, rédaction de guides, construction d'outils de dialogue tant pour les partenaires que pour les habitants, présentation d'expositions, organisation, avec les acteurs locaux, de fêtes de quartier et de permanences sociales, soutien de la vie associative, travail de déconstruction des stéréotypes. Il s'agit de favoriser les liens, d'aller au devant des habitants, de les informer de leurs droits, de rapprocher l'offre et la demande d'emploi, d'être à l'écoute, d'inventer de nouvelles manières de faire, utiles aux usagers de la ville. C'est un travail en finesse qui demande beaucoup de persévérance. Cette mise en commun d'initiatives, cette "capitalisation", a aussi pour objectif la diffusion des "bonnes pratiques". Je forme le vœu que ce premier recueil, qui en appelle d'autres, puisse favoriser les échanges entre les quartiers et entre les services. Claude Lanvers Le délégué 3
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5 Sommaire Emploi, développement économique, santé, culture, éducation, lien social, alphabétisation, cadre de vie, logement, concertation, participation prévention de la délinquance, intégration, lutte contre les discriminations United. Les jeunes inventent leur espace 2 - Emploi : de la formation au recrutement direct, la "passerelle entreprise". 3 - Lutter contre le décrochage scolaire dans le 10 : un dispositif de la Réussite éducative 4 - L'atelier logement. Une réunion d'information pour les habitants en recherche d'un logement. 5 - Les réunions collectives d'information santé du Une démarche de gestion urbaine de proximité dans le sud de Paris. 7 - Un atelier santé ville (ASV) dans le Réhabilitation - démolition - reconstruction. Concertation et accompagnement des habitants. 9 - Une concertation de rue : "la maison mobile" La charte commerciale de la porte Montmartre pour dynamiser l'activité économique et diversifier l offre commerciale Lien social / droits. Les rendez-vous en plein air de la Goutte d'or Emploi : rapprocher l'offre de la demande. Le Parcours d'accompagnement vers l'emploi, un dispositif du conseil régional dans le Lutter contre les discriminations à Paris, le plan local du Belleville en vues. Un projet culturel en quartier populaire. Le cinéma vu comme un tremplin vers l'insertion Des projets pour les femmes sans emploi Le café social Ayyem Zamen. Ecoute et lien social pour les migrants âgés Valoriser les espaces naturels dans le 20 : "Nature +" 18 - Une plate-forme virtuelle en 3D pour découvrir son quartier et donner son avis Le livret d'apprentissage du français pour les formateurs parisiens 20 - La Réussite éducative à Paris 5
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7 10ème arrondissement Jeunes 10 United. Les jeunes inventent leur esp ace Chargée de mission santé - lien social Chef de projet Politique de la ville des quartiers du 10ème arr. DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 19, passage du Buisson Saint Louis PARIS Association des jeunes amis du Marais (AJAM) 62, bd Magenta PARIS Pôle ressources : [email protected]
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9 Contexte Genèse Le partenariat Le projet Les perspectives Parisiens ont entre 16 et 25 ans. La proportion de jeunes dans les quartiers de la politique de la ville à Paris est beaucoup plus importante que dans l'ensemble de la capitale. 23.8% de jeunes y ont moins de 20 ans, alors qu'il y en a 19,5% en moyenne à Paris (recensement 2006). Les chiffres peuvent monter jusqu'à près de 30% dans le 19ème arrondissement. Dans les quartiers du 10ème, 20,4% de la population a moins de 20 ans. Près d'un habitant sur 3 est âgé de moins de 25 ans. Paris n'est que très peu appréhendé comme ressource culturelle par les jeunes de ces quartiers. Lorsqu'ils se déplacent, ils préfèrent les quartiers où l'offre marchande est importante, les Champs-Élysées, les Halles, avec l'inconvénient de ne pouvoir en profiter, du fait des prix trop élevés. Or, ces jeunes expriment, quand on les interroge (enquêtes commandées par la ville entre 2007 et 2010), des attentes spécifiques : gratuité des services (ils sont deux fois plus nombreux à fréquenter les bibliothèques et médiathèques que les autres), meilleur accès à l'information, mais aussi besoin de reconnaissance, besoin de référents adultes en qui ils aient confiance. Ils souhaitent qu'on les considère moins en fonction de leurs difficultés que de leurs potentiels. Ils sont beaucoup plus demandeurs que les autres jeunes d'équipements de proximité. Ils les veulent accessibles, c'est-à-dire adaptés à leurs horaires, sans contraintes d'inscriptions ou d'obligation de présence. D'où la décision de la municipalité de créer, tel que cela était envisagé dans le contrat urbain de cohésion sociale (CUCS), un équipement expérimental à destination de ces jeunes et correspondant à leurs attentes. Jeunes du 10 échangeant sur le projet Le quartier de la Grange aux Belles dans le 10ème arrondissement a été choisi comme premier lieu d'implantation de ce type de structure car il est un lieu de rassemblements de jeunes dans les zones piétonnes et se trouve à proximité des deux gares du Nord et de l'est.
10 Les dispositifs jeunesse de la mairie de Paris - Les Kiosques Jeunes : des invitations et tarifs réduits pour les jeunes de moins de 30 ans - Paris Jeunes : des aides pour les jeunes qui souhaitent monter un projet - Les Conseils de la Jeunesse : des instances pour les jeunes de 13 à 25 ans qui souhaitent monter des projets citoyens - Des lieux d'information et d'accueil de proximité pour les jeunes : les antennes jeunes (AJ) et les espaces jeunes - Le site jeunes.paris.fr regroupe toutes les informations sur les dispositifs existants à Paris en matière de loisirs, sorties, santé, logement, et emploi. Dans le 10ème arrondissement, comme dans d'autres quartiers, se pose la question d'une nouvelle politique jeunesse, adaptant les modes d'encadrement, d'animation et de participation des jeunes créés par l'education populaire. De l'après-guerre, et jusqu'aux années 70, l'offre de l'education populaire s'adressait à une jeunesse plus homogène et accédant plus tôt à l'emploi et à l'autonomie. Il s'agit aujourd'hui de l'adapter à un temps plus long - de la post-adolescence (16 ans) à la situation de jeune adulte (25 ans); et à une population plus diverse, qui a d'autres besoins. La jeunesse actuelle présente le paradoxe d'une relative maturité et d'une autonomie socioéconomique souvent plus tardive. Même si l'éducation, l'ouverture culturelle et sportive et l'engagement citoyen restent des objectifs, c'est une nouvelle façon d'approcher les jeunes et de transmettre qu'il faut inventer. Pour y parvenir, la proximité est nécessaire. Or, du point de vue de l'organisation administrative, les politiques jeunesse ne relèvent que de manière secondaire des compétences communales, alors que ces dernières sont les seules à se situer dans un échelon de proximité qui permet d'aller à la rencontre des jeunes, notamment via les équipements de quartiers. C'est pourquoi les communes sont amenées à inventer de nouveux dispositifs jeunesse, notamment dans le cadre de la politique de la ville, en complément des actions menées par l'etat, la Région et la CAF. L'équipement du 10ème est né comme une réponse possible, que l'on espère exemplaire, à ces interrogations. Tout a démarré en 2007 par une étude faisant état dans le 10ème d'un déficit d'équipements attractifs pour les adolescents et les jeunes adultes. Un appel à projet mobilisant trois directions de la Ville Pour répondre à ce qui est ressenti comme un manque, un appel à projet piloté par la direction de l'action sociale, de l'enfance et de la santé (DASES) a été émis, en lien avec la direction de la jeunesse et des sports (DJS) et la délégation à la politique de la ville et à l'intégration (DPVI). C'est le projet du club de prévention l'association des jeunes amis du marais (AJAM), en lien avec les CEMEA Ile de France (centres d entraînement aux méthodes d éducation active) qui a été retenu. L'apport de la prévention spécialisée et de l'éducation populaire La compétence de la prévention spécialisée (AJAM), conjuguée au savoir faire des CEMEA (pédagogie de projet, démarche participative ), donne sa tonalité au projet. L ancrage local du club de prévention lui permet d'accompagner et de mobiliser des jeunes en difficultés (ruptures scolaires, familiales ou problèmes d'insertion professionnelle). L expertise méthodologique des CEMEA s'avère importante dans la mise en oeuvre de la démarche de mobilisation et de construction du projet de la structure. 2 -
11 Le point fort du projet présenté par l'association AJAM, en lien avec les CEMEA était l'implication forte des jeunes eux-mêmes, non seulement à la définition du projet mais aussi, à terme, à la gestion du lieu. L aménagement des locaux, la charte de fonctionnement, la conception du site internet et le choix du nom de la structure ont donné lieu à une démarche participative. Il a ainsi été proposé d'ouvrir le local en soirée et le week-end, selon les besoins des jeunes et en fonction de leurs projets. Des rencontres avec les acteurs locaux : Les partenaires institutionnels (caisse d allocations familiales, centre d action sociale de la ville de Paris, Aide Sociale à l'enfance, commissariat, établissements scolaires ), les partenaires sociaux éducatifs du territoire (centres d'animation, centres sociaux, associations de proximité ), le tissu associatif local, les instances de démocratie participative (4 conseils de quartier, conseil de la jeunesse d'arrondissement), les élus locaux Des entretiens individuels et collectifs avec les jeunes : 235 jeunes, âgés de 15 à 22 ans, ont été rencontrés, dont 82 filles et 153 garçons. Une grande partie des entretiens a été menée par des jeunes eux-mêmes auprès de leurs pairs. Cette sensibilisation est également passée par la tenue de stands d'information lors de manifestations festives de l'arrondissement (fêtes et repas de quartier, fête de la musique, événements associatifs ). Une centaine de professionnels, plus de 200 habitants, ainsi qu une trentaine de responsables associatifs ont été sensibilisés. Objectifs Inventer un type d'accueil mieux adapté aux jeunes dans leur diversité, avec une attention particulière pour les jeunes en difficulté Favoriser les rencontres et la socialisation Adopter une démarche participative de co-production S'inscrire dans une démarche de prévention en appréhendant les jeunes dans leur globalité et en valorisant leur compétences Lier l'accueil et l'écoute des jeunes avec : - la construction de projets en lien avec l'environnement extérieur et les autres habitants du quartier - l'orientation vers des lieux ressources (associations, missions locales, ) Faire vivre le lieu par les jeunes eux-mêmes Sofia, Younes, Nabil, Tidiane, Yildiz, Ines, Joao, Joanes, Patrick, Elodie, Alhadi, Myriam, Elodie, Sahbi, Chen Si ce qu'on nous dit est vrai qu'on va être associé au projet. C'est la première fois que je vois çà dans le 10ème Il faut y faire des animations, des projets, des débats pour que les jeunes puissent se rencontrer et échanger Un lieu avec des projets accessibles à tous, pas une majorité qui a le pouvoir sur une minorité On aimerait débattre sur l'actualité tout en étant à égalité avec les adultes Plutôt que de nous stigmatiser, ils feraient mieux de voir le potentiel qui existe dans les halls d immeubles Il faut qu'on ait des idées, sinon, avec leurs idées chelou, ils vont nous proposer un billard et un baby foot On doit édicter des règles ensemble Un lieu où les adultes peuvent rentrer facilement et faire des choses avec nous Un lieu d'échange, de savoirs et de partage d'expériences. Moi je peux faire de la mécanique pour un habitant du quartier et lui, en échange, il me donne un cours d'anglais ma sœur, elle, peut faire du babysitting et la meuf, elle l'aide en informatique Un lieu pour se rencontrer, se connaître pour casser les barrières et changer les images Un lieu d'écoute. Un exemple : si le matin, y en a un qui veut rencontrer quelqu'un de l'équipe, il peut y aller - 3
12 Le profil des jeunes Parmi ces 200 jeunes, on compte environ 65% de jeunes en difficulté (ruptures familiales ou scolaires, problèmes de santé, problèmes d addiction,...). 35% sont a priori des jeunes sans difficulté majeure (scolarisés, milieux sociaux et familiaux plus structurés, certains déjà entrés au conseil de la jeunesse). Pendant deux ans, en 2008 et 2009, en attendant l installation de la structure rue Boy- Zelinski, des actions concrètes ont été mises en oeuvre dans la rue et dans les associations du quartier, entrant ainsi progressivement dans une phase de fonctionnement "hors les murs". Ces instances participatives où la parole est laissée aux jeunes, favorisent l'émergence, la mise en oeuvre et le partage de projets. Le grand conseil rassemble des jeunes pour 2/3 et des adultes habitant le quartier pour 1/3, soit environ 30 personnes. Les professionnels (sociologues, urbanistes, artistes...) sont au nombre de 4. Plusieurs " groupes projets " se sont alors montés pour étudier la charte de fonctionnement du futur lieu, former un atelier radio, réfléchir à l aménagement des locaux ou à la création d'un site Internet. Le choix du nom de la structure par les jeunes s est fait en plusieurs étapes : - Les jeunes ont fait plusieurs propositions de noms dont 4 ont été retenues - Une campagne a été menée auprès de 900 jeunes et d une centaine d adultes de l arrondissement avec un appel au vote dans les collèges et dans les rues. - La proclamation des résultats du vote a eu lieu le 2 juin 2010 à la mairie du 10 Autre exemple d événement organisé pendant cette période : le café palabre où l on tchatche le 1er dimanche du mois, en consommant des produits du commerce équitable. Les débats ont notamment porté autour des thématiques de la solidarité internationale et de l'emploi. Les intervenants présents étaient des jeunes témoignant de leurs expériences, dans un format propice à la libre parole et à l'échange. Un BAFA citoyen a été organisé en Il a permis aux jeunes d'identifier leur environnement, les institutions et les ressources de l'arrondissement, en favorisant la réflexion sur les différentes pratiques et formes d'engagements possibles. Le BAFA citoyen : photo de groupe à la fin du stage 4 -
13 Ce nouvel espace de 390m² situé au coeur du quartier de la Grange aux Belles a été inauguré en juin Il fonctionne avec des horaires adaptés au quotidien des jeunes puisqu il est ouvert du mercredi au dimanche en soirée, avec des horaires d hiver et des horaires d été. Dans ce lieu ouvert, est mis en oeuvre un projet éducatif structuré dans ses principes et souple dans les activités déployées au quotidien. Ce lieu est «décalé» par rapport aux «lieux institutionnels habituels» et on n y trouvera, a priori, pas d activités hors consultation des jeunes. Les activités menées valorisent la créativité comme levier d une construction personnelle et d une insertion sociale, à partir de modes d expressions souples et adaptés : théâtre forum, pratique de l image, boxe éducative, musique, écriture, multimédias Une équipe pluridisciplinaire accueille les jeunes. Composée d éducateurs, d animateurs et d un psychologue, elle est en mesure de mêler les approches, d offrir un suivi individuel grâce à une écoute active, ainsi qu une orientation et un accompagnement. Avec ou sans rendez-vous, les jeunes qui le désirent peuvent rencontrer des écoutants de formations diverses. Ils peuvent être reçus individuellement, accompagnés ou en groupe. L accueil est pensé sans exigence de résultat normé, ni demande particulière. Il favorise l écoute tout en garantissant l anonymat. On peut prendre un café autour de la table ou du coin cuisine, s installer pour parler. Des adultes formés à l écoute active sont ainsi à la disposition des jeunes dans un cadre non institutionnel. L équipe se déplace dans les quartiers du 10ème afin de mobiliser des jeunes dans les projets et de développer un réseau partenarial pour favoriser la mixité sociale. Nous avons été agréablement surpris par les jeunes qui ont été séduits par le projet dès le départ. Ils ont adhéré à cette logique du donnant/donnant et se sont emparés du dispositif. Nous nous appuyons sur les ressources de la population comme force de proposition en y ajoutant une garantie de faisabilité ainsi que l adhésion du public. Rachida Azougue Directrice de l AJAM Je suis très enthousiasmé par ce projet. J en ai parlé à mes amis et à ma famille. J ai remarqué que tous les jeunes se donnent à fond. Moustafa Hamzaoui 18 ans Cette nouvelle structure est ainsi appelée à rayonner dans l ensemble du 10ème. Elle n est pas conçue comme un lieu où les jeunes seraient entre soi ; les adultes y sont invités pour échanger, transmettre et construire une histoire commune avec les jeunes. Au service de la jeunesse, elle est un espace des possibles, une pépinière à projets, un lieu d effervescence en lien avec le monde des adultes, qui prend les jeunes dans leur globalité, en tenant compte de leurs besoins et de leurs attentes. Ce type de lieu d accueil proposé aux jeunes de 14 à 20 ans servira d exemple pour bâtir le projet de trois autres structures jeunes à Paris. 10 United, au 18 rue Boy Zelensky - 5
14 Vues de l ensemble de la Grange aux Belles Le long du canal Saint Martin
15 10ème arrondissement Emploi De la formation au recrutement direct La passerelle entreprise Chef de projet Politique de la ville du 10ème arr. DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 19, passage du Buisson Saint Louis PARIS Tel : Pôle ressources : [email protected]
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17 Les Portes / Temple Sainte Marthe / Grange aux Belles / 10 ème ardt. Une expérience menée avec Paris Habitat sur le métier de gardien d immeuble. «La passerelle entreprise» : un dispositif du Conseil régional d Ile-de-France. Contexte Historique Partenariat Résultats Les quartiers politique de la ville du 10 ème et du 19 ème arrondissement de Paris concentrent des indicateurs économiques et sociaux défavorables et qui se sont encore aggravés ces derniers mois : un taux de chômage élevé qui dans l ensemble de ces quartiers, dépasse les 20%, une précarité importante et s accentuant, le nombre de Rmistes approchent les 10%, un niveau de formation qui reste bas, avec un pourcentage encore important de personnes sans diplômes (18.6% dans le 10 ème arrondissement). Ce faible niveau de qualification d une partie des habitants les exclut de fait des offres d emploi qui se présentent sur le marché du travail (prérequis trop élevés des offres pour une expérience professionnelle trop courte, voire l absence d expérience professionnelle en France ). Une approche commune des équipes des 10ème et 19ème ardt. Au regard de ces éléments et du manque de structures dédiées à l emploi dans le 10 ème arrondissement, il a semblé important à l équipe de proposer et d impulser des projets locaux visant l insertion professionnelle des personnes. Elle a choisi une approche commune avec l équipe politique de la ville du 19 ème arrondissement, et a pris l initiative de mettre en place un dispositif régional d accès à l emploi : La passerelle entreprise.
18 Le dispositif «passerelle entreprise» de la Région Ile-de- France : objectifs Un emploi durable Contrats à durée indéterminée ou Contrats d au moins 110 heures par mois et d une durée supérieure ou égale à 6 mois. Former des Franciliens en difficulté d insertion professionnelle pour leur permettre d intégrer des postes au sein d entreprises qui s engagent à les accompagner dans leur formation et à les recruter. Accompagner les entreprises dans leur recrutement, par l organisation de formations adaptées à leurs besoins de compétences, sur des postes déterminés. La passerelle entreprise permet ainsi à la fois de proposer des réponses concrètes et réactives à la difficulté d accès à l emploi de certains publics, mais également aux problèmes de recrutement qu ont certaines entreprises. Elle organise et accompagne cette rencontre entre employeurs et personnes en recherche d emploi afin de permettre l accès de ces dernières à un emploi durable. Pour cela, il est impératif que les entreprises puissent décrire précisément leur besoin de recrutement en définissant les missions concernées et les pré requis nécessaires, car c est sur cette base qu est élaboré le contenu de formation. Elles peuvent, pour ce faire, s appuyer sur des partenaires compétents. Une démarche volontariste avec les bailleurs sociaux A l occasion de la mise en œuvre sur l arrondissement de la régie de quartier et de la gestion urbaine de proximité, l équipe politique de la ville du 10 ème a rencontré, entre novembre 2007 et février 2008, l ensemble des bailleurs sociaux du territoire : SIEMP, RIVP, SNI, I3F, Paris Habitat. Au cours de ces rencontres, l équipe a proposé aux directions des bailleurs sociaux de monter un dispositif «passerelle entreprise» sur le métier de gardien d immeuble. Métier pour lequel ces entreprises connaissent d importantes difficultés de recrutement. La plupart des interlocuteurs ont montré un réel intérêt pour ce dispositif de la Région Ile de France. Dans ce contexte, l équipe politique de la ville du 10 ème arrondissement a noué rapidement un partenariat avec la Direction Territoriale Nord Est de Paris Habitat qui est présente sur les secteurs des 10 ème et 19 ème arrondissement et le service central des ressources humaines de Paris Habitat.
19 La mise en place : juillet 2008 février 2009 Juillet 2008 : un accord de principe Paris Habitat, la mairie de Paris (DPVI) et la Région Ile de France s entendent sur la création de 10 postes de gardien d immeuble réservés aux demandeurs d emploi des quartiers politique de la ville des 10 ème et 19 ème arrondissement. Septembre 2008 décembre 2008 : un appel d offre pour désigner l organisme de formation. Rédaction de la note technique de formation. Novembre 2008 : réunion des prescripteurs locaux Les agences Pôle Emploi, les Missions Locales, les associations liées à l emploi, les clubs de prévention, les services RMI/RSA des 10 ème et 19 ème arrondissement, les CHRS, les entreprises d insertion (14 structures) sont informés et manifestent leur adhésion au projet. Décembre 2008 : choix du prestataire Le Greta «métiers de la santé et du social», localisé dans le 19 ème arrondissement. est retenu : il propose 290 heures de formation théorique (accueil et relation avec les locataires, gestion locative et maintenance de l habitat, hygiène, entretien et sécurité, formation aux premiers secours, initiation à la bureautique et à Internet heures de stage chez le bailleur). «L ingénierie et le management du projet ont été entièrement assurés par l équipe de développement local du 10 ème arrondissement (DPVI). 1) Elle a défini les modalités d organisation avec les partenaires. 2) Elle a assuré le suivi des formations : accueil avec les partenaires, visites de terrain, bilan.» Janvier 2009 : recrutement des stagiaires Sur les 65 candidats proposés par les prescripteurs locaux aux ressources humaines de Paris Habitat, 10 candidats sont retenus. Le Greta, conjointement avec Paris Habitat, valide les entrées. La mairie de Paris (DPVI) s assure que les candidats sont issus des quartiers des 10 ème et 19 ème arrondissement. Candidats ayant postulés Candidats retenus Femmes 22 4 Hommes 43 6 Moyenne d âge Candidat le plus jeune Candidat le plus âgé Source : Paris Habitat Service RH. février 2009 Le suivi : février 2009 juillet 2009 L organisation de l accueil et du suivi individuel des stagiaires Avant le début de l action, l équipe de la DPVI a posé les modalités d organisation et de suivi avec les partenaires. Une réunion d accueil des stagiaires a été planifiée afin que ces derniers puissent bien intégrer le cadre de leur formation. Ce fut un moment d échanges entre eux et les partenaires (le Greta, Paris Habitat, la Région Ile-de-France, l équipe de développement local et la chef de projet - DPVI). Le suivi individualisé des stagiaires a été organisé de manière collective par les partenaires. Des visites sur leur lieu de travail ont été planifiées. Février 2009 : une formation en alternance jusqu au recrutement en juillet 2009 La formation théorique s est déroulée au Greta pendant 2 jours par semaine. Elle était suivie de 3 journées de stage en entreprise. Les dix stagiaires ont été indemnisés par la Région Ile de France et Paris Habitat durant toute la formation. Le recrutement s est fait en juillet Le comité de pilotage est composé des différents partenaires à l initiative du projet : la DPVI, le bailleur, le centre de formation, la Région et les prescripteurs Des comités de suivi individuels réunissent Paris Habitat (tuteur, gestion locative), les prescripteurs (pôle emploi, les associations d insertion,..), le Greta et les représentants des stagiaires.
20 «Le stage est très complet. Nous avons des cours de maths, de technique en bâtiment, de gestion locative, d habilitation électrique Je pourrai répondre à toutes les questions administratives ou pratiques des locataires.» 4 stagiaires, à la suite d une évaluation positive, se sont vus proposés un contrat de gardien mobile, en CDD, pendant 6 mois, pouvant déboucher sur des CDI selon les postes vacants et l évaluation pendant ce contrat. 3 stagiaires qui ont eu une évaluation «mitigée» ont eu une proposition de contrat de gardien mobile pendant 6 mois, pour leur offrir une chance de confirmer les points positifs mis en évidence. 1 stagiaire pour lequel l évaluation a été réservée verra sa candidature étudiée par la Direction Territoriale Nord Est de Paris-Habitat pour des remplacements d été. L objectif étant de réajuster positivement la présente évaluation. Dans ce cadre, Paris Habitat travaillera conjointement avec le prescripteur du stagiaire. 4 de ces 8 embauches se feront sur les 10ème et 19ème arrondissement. Un stagiaire. Ces contrats ont pu être signés en deux temps le 15 juillet et le 1 er août stagiaire a abandonné la formation. 1 stagiaire n avait pas le profil adapté au métier de gardien à Paris Habitat Malgré une sélection approfondie des candidats et un accompagnement rapproché, tant de la part de Paris Habitat que du Greta, il est à noter que la majorité des candidats ont connu des difficultés qui ont empêché un plein investissement au quotidien : problèmes de santé, de logement, de gardes d enfants, de compréhension des enjeux de la formation
21 10ème arrondissement Lutter contre le décrochage scolaire Un dispositif de la réussite éducative Chef de projet Politique de la ville du 10ème arr. DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 19, passage du Buisson Saint Louis PARIS Tel : Gip Réussite éducative DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Collège de la Grange aux Belles 158, quai de Jemmapes Tel : Pôle ressources : [email protected]
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23 0 ème arrondissement Les Portes - Sainte Marthe - Grange aux Belles - Buisson Saint Louis ème Contexte local Origine de l action Le projet Les résultats Les perspectives Des difficultés sociales Le 10ème arrondissement a de tout temps été un territoire accueillant les populations étrangères. 27% de la population du territoire politique de la ville est immigrée. Après avoir accueilli principalement des familles polonaises, yougoslaves, et du Maghreb, le territoire accueille aujourd'hui des ménages venant de Chine, d'inde, du Moyen Orient et d'europe de l'est. Plus de soixante nationalités différentes vivent sur l'arrondissement. Certaines personnes connaissent des difficultés d'intégration : elles vivent dans un parc de logements dit "privé-dégradé", maîtrisent peu le français et ont une formation professionnelle peu satisfaisante. Leur connaissance du système scolaire français est souvent faible. Le nombre de personnes sans diplôme sur le territoire est important : 18,6%. Le quartier compte 22% de foyers monoparentaux. Les répercussions sur les cursus scolaires et la santé des jeunes Le 10ème est un territoire jeune : 28% des habitants ont moins de 25 ans... Parmi ces jeunes, 20,1% habitant sur le territoire politique de la ville connaissent un retard scolaire en fin de primaire. L accès aux soins et à la prévention pose problème. 36% des élèves de CP (contre 26% sur Paris) souffrent d'une carie dentaire non soignée. Malgré la présence des hôpitaux, la densité de médecins libéraux conventionnés est faible. Le 10 ème arrondissement manque d équipements pour les jeunes et de structures de planning familial. Les préoccupations concernant les adolescents sont nombreuses : démotivation scolaire, sortie sans qualification du système scolaire Que faire quand des élèves soumis à l obligation scolaire délaissent l école et n y croient plus? Comment aider ces élèves à retrouver une bonne estime d eux-mêmes au sein de l école? Les professionnels locaux ont cherché à agir pour que les jeunes modifient leur représentation de l école et reprennent confiance dans leur avenir scolaire. Une dynamique partenariale locale innovante Le collège de la Grange aux Belles accueille 600 élèves. Plus de 40% sont boursiers. C est donc pour remédier à la dévalorisation des apprentissages scolaires qu une dynamique partenariale innovante, pilotée par l Education Nationale, en étroite collaboration avec la délégation à la politique de la ville et à l intégration (DPVI), s est mise en place en 2007 pour 10 collégiens par an au collège de la Grange aux Belles. Cette action est menée par l équipe éducative du collège, en partenariat avec des associations locales.
24 L'Accueil Pelleport Un lieu d'accueil pour les jeunes en risque de décrochage et leurs parents Cadrage institutionnel : le dispositif de la réussite éducative à Paris La mise en place de parcours individualisés de réussite éducative doit permettre un accompagnement, dans le temps, des collégiens en risque de décrochage, et de leurs parents. Le dispositif de réussite éducative à Paris a ouvert un lieu d'accueil, localisé dans le 20ème arrondissement, pour les jeunes et leurs parents proposant : 1. Des actions de remobilisation des collégiens en prévention du décrochage scolaire. 2. Le soutien et l'accompagnement de parents d'adolescents en difficultés (lieu ressource). 3. L'accueil des collégiens exclus temporairement de leurs établissements (10 jeunes par semaine sur demande des principaux). Soutenir, accueillir, rescolariser les élèves absentéistes ou exclus, les remotiver : de nombreux dispositifs ont précédé celui de la Réussite éducative... Le programme de réussite éducative (PRE) parisien est ainsi venu, en 2006, compléter et apporter une cohérence aux dispositifs de lutte contre l échec scolaire existant déjà à Paris, tant au sein même de l Education nationale que, conduits par la ville. Ainsi peut-on citer, parmi bien d autres, les classes relais accueillant des élèves de collèges entrés dans un processus de rejet de l institution scolaire, ou la Veille éducative mise en place dans les 13ème et 18ème arrondissements en décembre 2001 associant les équipes éducatives des collèges, les travailleurs sociaux et d autres intervenants de proximité pour agir sur la démotivation des élèves et les ruptures scolaires. Paris disposait également, dans le 13ème arrondissement d un centre d accueil (le centre Patay d Actions collégiens) des jeunes exclus temporairement des collèges de l arrondissement. C est cette structure qui a servi de modèle, dans le cadre de la Réussite éducative, à la création d un lieu d accueil pour les collégiens décrocheurs des 10ème, 11ème, 19ème et 20ème arrondissements. 23 établissements sont concernés. L action dans le 10 : Un contexte favorable au collège de la Grange aux Belles Chaque année l équipe éducative du collège constatait le décrochage progressif de certains élèves : retards, absentéisme perlé, refus d apporter le matériel et de faire le travail, distraction ou indiscipline pendant les cours, mauvais résultats... Avant même que n existe le dispositif de la Réussite éducative, le Principal du collège organisait des réunions pour associer l ensemble du personnel à cette préoccupation et pour organiser un accompagnement individualisé approprié des élèves les plus fragiles. Le projet d établissement du collège comportait ainsi explicitement un volet prévention du décrochage scolaire. L équipe pointait le moment charnière que constitue la 4ème et la 3ème dans le processus de déscolarisation. Parallèlement, à la rentrée scolaire , le dispositif de réussite éducative est mis en place dans le 10ème arrondissement. Il est co-piloté par l'équipe locale de la délégation à la politique de la ville et à l intégration (DPVI) et par l'education Nationale, représentée par le principal du collège de la Grange aux Belles - référent politique de la ville pour le 10 ème et responsable du Réseau de Réussite Scolaire. Sont concernés dans l ensemble du 10ème arrondissement : 21 établissements scolaires : 8 maternelles, 9 élémentaires, 4 collèges 2 -
25 Objectif : redonner aux jeunes l envie d apprendre - Renouer le lien avec les adultes - Redonner du sens à la scolarité - Intégrer un groupe de manière constructive - S'impliquer dans un projet du début à la fin s inscrire dans une dynamique d'apprentissage (qu'elle soit scolaire ou professionnelle). La déclinaison de ces objectifs passe pour le collégien et sa famille par la participation à des ateliers animés par des intervenants externes et internes à l'education Nationale, parfois sur le temps scolaire, la plupart du temps hors temps scolaire. Il s'agit de faire acquérir des savoirs et savoirs-faire dans des domaines qui ne sont pas traités dans les programmes scolaires mais qui peuvent valoriser le jeune. Le repérage des élèves Le choix du niveau 4 ème résulte du constat qu'il s'agit d'un palier et permet la poursuite d'un suivi en 3 ème. C'est le professeur principal, le Conseiller d'education ou le chef d'établissement qui repère le jeune rencontrant des difficultés : le dispositif est ensuite proposé à l'élève et aux parents. Possibilité pour les adolescents d entrée dans un parcours Sur demande de la famille et/ou de l équipe éducative (en accord avec la famille), un référent travailleur social peut alors organiser un parcours individualisé de réussite éducative. Suivi au long cours Tout au long de l'année, un entretien hebdomadaire a lieu entre l'élève et l'enseignant en charge du projet. Des contacts réguliers avec la famille, les intervenants extérieurs, les intervenants en interne et l'équipe éducative sont mis en place. Les partenaires du projet : nombreux et motivés Une quinzaine de personnes et/ou structures ont été directement associées au projet : 4 associations aux côtés de plus d'une dizaine de membres de l'équipe éducative (chef d'établissement, infirmière, conseiller principal d éducation (CPE), conseiller d orientation psychologue (COP), ainsi que 4 professeurs : 3 volontaires et 1 enseignant responsable de la mise en place du projet), 2 membres de la DPVI - équipe politique de la ville du 10ème (chef de projet et chargé de développement local) Un petit nombre de collégiens sont visés par l'action : 10 jeunes de 4 ème sur l'ensemble du collège bénéficient de ce dispositif par année scolaire (soit 20 si l on compte le suivi en 3 ème ). C'est un petit nombre mais ce choix s'explique par la volonté de soutenir au mieux les élèves les plus en difficultés et d'individualiser au maximum l'approche durant toute une année scolaire. Leur comportement étant inadapté au sein du groupe classe, ils sont souvent perturbateurs et leurs difficultés scolaires sont souvent importantes : il est nécessaire d'effectuer un travail spécifique avec ces jeunes. Le principal du collège la Grange aux Belles Les ateliers animés par des associations locales - L'association Arémédia met en place un "coin de parole" sur les conduites à risques. - L'association Quadra propose des ateliers pour aider les jeunes à réfléchir à l'image qu'ils ont d'eux-mêmes et qu'ils renvoient aux autres. Ceci avec pour objectif de les préparer à se présenter en milieu professionnel. - L'association Un sourire de toi et je quitte ma mère vise la découverte du monde professionnel à travers le projet Radio Le club de prévention AJAM a travaillé avec les jeunes à la réalisation d'un reportage photo sur le quartier. Les ateliers développés par le personnel du collège - L'infirmière du collège prépare les élèves au brevet de secourisme. Elle aborde également différentes problématiques de santé. - Les conseillers d'orientation et principaux d'éducation ainsi que des enseignants volontaires accompagnent les élèves dans la connaissance de soi, de leurs goûts, leurs compétences, la découverte des grandes voies d'orientation post 3ème. - Des stages en alternance en lycée professionnel sont mis en place lors de l'année scolaire. - Des ateliers de pratique artistique dans les locaux du centre d'animation Grange aux Belles et des sorties ouvertes aux parents et aux partenaires, sur le temps extra-scolaire avec un professeur de sport du collège : exercices et découverte de l'univers artistique du cirque contemporain, du hip hop. - L'accompagnement scolaire est réalisé par 3 professeurs volontaires (toutes matières confondues). L'utilisation de l'informatique est favorisée. - 3
26 La découverte de l'arrondissement est déjà un pari à relever pour des jeunes qui ne le connaissaient pas ou peu dans son ensemble : se rendre sur les Portes pour ceux qui habitent la Grange aux Belles, c'est déjà un objectif. Chrystel Cohen, chargée de développement local Du point de vue scolaire : arrêt de l absentéisme Constat d un arrêt de l absentéisme et d un retour d'une certaine appétence scolaire chez les jeunes. Pas de redoublement en Cependant, il n'y a pas forcément de résultats visibles positifs dès la première année. L'accompagnement très individualisé des jeunes continue en 3ème et ce n est souvent qu au cours de la deuxième année que l on constate un progrès des résultats scolaires. D'un point de vue général : plus d investissement Le comportement des jeunes a changé au collège, dans le groupe et avec les adultes. Ils connaissent mieux le 10 ème et ses ressources culturelles. La réflexion sur le projet professionnel de chacun a avancé. Sur la relation enfant / famille / collège, on constate un changement de "regard" sur ces jeunes dont les qualités sont valorisées, mais aussi des familles qui ont un retour positif du collège (en lieu et place des remarques négatives qu ils recevaient auparavant). Déjà deux années d expérience! Une dynamique partenariale autour du projet est en place depuis 2 ans. En et , le projet a été mené jusqu'à son terme. A chacune des étapes du projet, la co-élaboration de l'équipe éducative du collège avec l équipe de développement local, qui dispose d'une expertise du territoire, et des associations, qui proposent le contenu des actions, a été un succès Un véritable maillage local s'est mis en place. Toutes les actions ne sont pas menées au collège. Il est intéressant de maintenir un "hors les murs" régulier tout en maintenant certains temps au collège, pour permettre au jeune de "se montrer sous un autre jour", tout en découvrant autrement le quartier... La (re)découverte de l'environnement immédiat, de ses ressources locales (locaux associatifs, richesse culturelle ) a été une réussite du projet. Les actions de l'ajam, en partenariat avec le musée Carnavalet ou d'un sourire de toi et je quitte ma mère à la rencontre des professionnels dans la proximité en sont de belles illustrations. Le lien est posé pour les jeunes entre les dispositifs pilotés par l'education nationale et l'extérieur du collège (ressources associatives, culturelles, environnement du 10ème arrondissement). 4 -
27 Des ajustements ont été effectués entre les deux années : Suite au bilan de , la place des apprentissages (goût de l'effort et accompagnement individualisé des difficultés scolaires) est apparue comme insuffisante. L'accompagnement scolaire a été plus développé l'année suivante. En , l association Arémédia a rejoint le projet, des sorties culturelles portées par un professeur volontaire ont enrichi le projet. Plusieurs associations ont apporté de nouvelles thématiques et modalités d'intervention d'année en année. La dimension santé et parentalité a été développée. L'implication, la deuxième année, de professeurs nouveaux sur des axes nouveaux a servi alors le projet. Bien sûr, des ajustements de contenu ou de planning ont pu avoir lieu par rapport à la projection de départ. Le projet évolue en fonction du bilan annuel et des besoins qui apparaissent. Christel Cohen, chargée de développement local Les perfectionnements envisagés Développer la communication en ouvrant la restitution au reste de l'établissement et/ou aux habitants/parents d'élèves, ce qui n'a pas été une priorité donnée jusqu'à présent mais pourrait le devenir. Encourager une plus grande collaboration entre les associations, des temps de mutualisation au-delà des temps de bilans formels tout au long de l'année. Renforcer l'axe soutien à la parentalité par des actions spécifiques auprès des familles. Veiller à maintenir une relative mixité du public, majoritairement composé de garçons. Le Comité local de suivi, présidé par le maire d'arrondissement, s'est tenu en Il a fixé, parmi les axes annuels du dispositif de réussite éducative sur le 10ème, la poursuite des actions de remotivation des collégiens en difficulté, en lien et en complémentarité avec l accueil de Pelleport sur les axes suivants : La mobilisation du pôle parentalité pour accompagner les parents dans leur fonction (médiation de conflits, groupe de parole ). Des conférences thématiques pour les différents partenaires du 10ème ardt. La mise à disposition des ressources matérielles de l'accueil Pelleport (informatique et multimédia, locaux ) Le dispositif de réussite éducative à Paris va modéliser cette expérience, afin d'en faciliter le développement sur d'autres établissements bénéficiant de la réussite éducative. - 5
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29 11ème arrondissement Logement : Un atelier d information pour les habitants en recherche d un logement Chef de projet Politique de la ville du 11ème ardt. DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 6 rue Désargues PARIS Pôle ressources : [email protected]
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31 Février 2010 Fontaine au Roi / 11 ème arrondissement L atelier logement Une réunion d information à destination des habitants : Les démarches liées à une recherche de logement Présentation du quartier Historique de l action Le projet Le partenariat Les difficultés Situé au Nord-Est du 11 ème arrondissement, le quartier de la Fontaine au Roi accueille plus de habitants sur un territoire très dense ( urbanisation est caractéristique de l activité industrielle, commerciale et artisanale issue de l histoire du quartier impliquant une densité urbaine importante et des rues étroites, qui délimitent de grands îlots d habitation. Les constructions «populaires» caractérisent les immeubles de faubourg : constructions de qualité moyenne, très vulnérables aux dégradations dès lors qu il n y a pas d entretien régulier. Le quartier se caractérise donc par un tissu d habitat ancien fortement dégradé. Il s agit très majoritairement (86 %) de logements privés, principalement mis en location. L habitat privé du quartier a bénéficié de deux Opérations Programmées d Amélioration de l Habitat (OPAH) entre 1994 et 2001 sur des périmètres donnés, qui ont permis la réhabilitation d immeubles grâce à un accompagnement technique et financier des propriétaires. Depuis 2002, d autres immeubles du quartier continuent de bénéficier d une action incitative grâce à l Opération d Amélioration de l Habitat Dégradé (OAHD). En amont de l action de l opérateur (le Pact 75), l équipe de développement local (EDL) a effectué un repérage des hôtels et immeubles dégradés avec l aide des assistantes sociales : une quarantaine d immeubles sont concernés. Les plus dégradés sont traités de façon plus coercitive dans le cadre d une Convention Publique d Aménagement (CPA) pilotée par la Société immobilière d'économie mixte de la Ville de Paris (SIEMP). Les hôtels meublés, comme sur l ensemble du territoire parisien, sont eux aussi concernés depuis 2007 par une opération d amélioration et de sécurisation qui passe par une incitation financière aux travaux. La population du quartier est constituée d une part importante de personnes étrangères et présente un haut niveau de précarité (11% des ménages bénéficient du RMI). On peut parler de l existence d un habitat social de fait étant donné les faibles ressources d un nombre conséquent de locataires du parc privé qui pourraient prétendre à un logement social.
32 Le logement, frein à l insertion professionnelle Au sein du groupe de travail piloté par l EDL sur l insertion sociale et professionnelle, la question du logement était très souvent évoquée comme un des freins majeurs à l insertion. Considéré comme un thème incontournable, les partenaires du groupe de travail ont souhaité en 2005 constituer un groupe spécifique pour mieux cerner les possibilités en la matière. La thématique du logement (nombre de demandeurs importants, habitat insalubre..) est un sujet souvent «tabou» à cause des difficultés qu elle pose à Paris. Malgré la dynamique partenariale mise en place, il a fallu se convaincre d une possible action sur ce thème, sans risque de débordements. Celle-ci a commencé en 2004 pour aboutir en «La mutualisation des informations permet d avoir une connaissance élargie des dispositifs existants et également de favoriser les échanges interprofessionnels et donc de mieux se connaître. La coanimation renforce les liens inter partenariaux et la pratique des interventions collectives.» Fabienne RADZINSKY Responsable équipe sociale DSU du CASVP Objectifs Mutualiser les informations et les savoir-faire sur les dispositifs sur les circuits à suivre sur les différentes aides au logement sur l accès aux droits Réaliser des guides Des guides à destination des partenaires, recensant les principales aides et démarches ont ainsi été constitués, de manière à améliorer l information et l accompagnement des habitants par les professionnels. Démarches pour accéder à un logement HLM et dans le parc privé Aides : dossier Préfecture pour les ménages en difficulté, le 1% patronal, les aides FSL, ALS, ALF, APL, etc., les aides pour l amélioration de l habitat, pour l équipement, le Locapass, les aides complémentaires de la Ville de Paris, etc. Les droits des locataires, la liste des bailleurs sociaux Les conflits liés au logement, les impayés Partenariat : les participants du groupe logement Equipe de développement local (EDL), Service social polyvalent de secteur, Caisse d allocations familiales, Centre social Le Picoulet, L Espace insertion du 11 ème, le service RMI de association service social familial migrants (ASSFAM), l association pour l insertion, la citoyenneté et l égalité des droits (APICED), l Espace solidarité habitat (Fondation Abbé Pierre), la confédération générale du logement (CGL). La validation du projet s est faite progressivement, chacun étant chargé de son institution de référence. Le groupe logement inter-partenaires continue de se réunir pour actualiser les informations (par exemple sur le DALO, le 1% logement ) au besoin, en faisant intervenir des professionnels extérieurs et en mutualisant les savoirs et savoir-faire de chacun. > Forts de cette mutualisation d information, les partenaires ont souhaité animer des réunions en direction des habitants du quartier et de l arrondissement, afin de leur permettre de bénéficier d une information relativement exhaustive sur cette thématique et de contrer quelques idées reçues. 2 - DPVI
33 Objectifs Aider les habitants à mieux formuler leur demande initiale Informer les habitants sur les démarches indispensables à effectuer Il s agit d abord de fournir une information collective aux habitants, sur les pistes permettant d accéder au logement de manière générale, et en particulier au logement social, sur les démarches nécessaires, sur la manière de formuler les demandes, sur la situation du logement en Ile-de-France. Elle comprend une mise en garde par rapport aux offres «douteuses». Cette information a pour but de faciliter l autonomie des demandeurs dans leur recherche d un logement, de les sensibiliser à la pénurie, de dédramatiser la question de l habitat en banlieue et de la mobilité résidentielle, d apprendre à mieux exprimer sa demande et de l adapter au regard de sa situation, d être vigilant sur l ordre des démarches. Cette information n a pas pour objectif de traiter les situations individuelles. Modalités Ouvert à tous les publics, habitant l arrondissement. Participation, après inscription, à un atelier d information, s appuyant sur la dynamique de groupe, animé par deux intervenants du groupe logement (un partenaire social et un associatif). L atelier concerne au maximum 12 personnes par mois qui bénéficient, une fois les premières démarches faites, d un atelier bilan, «l atelier retour», permettant de faire le point. Un livret, qui récapitule les informations apportées, avec des adresses utiles, est donné aux participants. La logistique est assurée par le centre social Le Picoulet, qui reçoit les inscriptions ; des relances courrier et/ou téléphonique sont ensuite faites par les intervenants. Les ateliers se déroulent dans la salle commune d une Résidence Personnes Agées du quartier. «Le collectif permet d entendre un discours commun sur la situation du logement à Paris, à la différence des entretiens individuels» Marion HINCELIN Assistante sociale CASVP > Les relances après inscriptions sont indispensables pour favoriser la participation. Difficultés rencontrées : Les représentations qu ont les habitants du sujet et leur difficulté à adapter leur projet à la réalité de l offre. La question de l animation de l atelier : nécessité de former les partenaires chargés de l information aux techniques d animation de manière à éviter les débordements sur un sujet aussi sensible. La communication autour de l atelier : au départ, ayant peur d une affluence trop importante étant donné le sujet, les partenaires ont limité la communication. Mais celle-ci s est avérée rapidement nécessaire car la participation n était pas si élevée. Deux affiches ont été travaillées et diffusées en 2007 et > Impliquer d avantage les autres partenaires du quartier : Une présentation de l atelier aux partenaires du quartier (Antenne Jeunes, la Maison pour un Développement Solidaire, autres associations d accès aux droits ) a été menée lors d une réunion spécifique. Puis des informations régulières apportées par mail et par affichage. 3 - DPVI
34 Une participation modeste En 3 ans et demi et 24 ateliers, ce sont 148 personnes qui ont bénéficié de cette action, avec une participation de 4 à 13 habitants. Les «ateliers retours» ont été menés 8 fois mais avec une très faible participation. Quelques éléments chiffrés : Les participants ont pour moitié la nationalité française. Il viennent très majoritairement du parc privé ou sont hébergés chez un tiers (très peu de personnes de foyers de travailleurs migrants ou d hôtels meublés). Les principales raisons de leur demande de logement concernent la taille du logement et les situations d indécence -voire les deux-, la situation d hébergement, ainsi que la reprise du bail par le propriétaire. Ils ont quasiment tous déjà mené certaines démarches pour trouver un logement. L évaluation par les participants «Les participants obtiennent des informations sur les démarches d accès au logement mais restent insatisfaits quant à leur situation personnelle» Virginie HUGUES Assistante sociale au CASVP L évaluation qualitative de l atelier a été difficile à mener, cependant, certains retours ont pu être formulés par des participants, notamment : - les éléments chiffrés sur la situation du logement social à Paris, qui permet à certains de mieux se rendre compte de la réalité - l acquisition d informations nouvelles : précisions sur le DALO et le recours contentieux, l existence des Accords collectifs, le 1% logement, les critères d attribution L évaluation par les intervenants de l Atelier En 2009, après la tenue des ateliers de l année, les intervenants ont réalisé une évaluation. Même si la participation est faible, l intérêt d un atelier logement reste constant pour l ensemble des partenaires. Concernant les «Ateliers retour», les intervenants concluent qu ils ne sont pas pertinents : très peu de participants, un positionnement difficile entre le collectif et l évocation des démarches individuelles, pas de questions particulières. Il est donc décidé de ne pas renouveler ces ateliers l an prochain. Devant la très faible mobilisation de leurs publics par d autres partenaires, en effet, l analyse de la connaissance de l atelier par les participants montre que presque aucune structure du quartier (hormis celles participant au groupe) n a orienté de public. Il est envisagé pour l année à venir de modifier le lieu de déroulement de l atelier. Celui-ci se fera dans les locaux de structures du quartier après un travail de présentation et d adhésion au projet. Il restera néanmoins ouvert à toute autre personne souhaitant s y inscrire. Les structures envisagées sont les PMI, des associations intermédiaires, le Relais Info Famille qui doit s ouvrir à la mairie à la rentrée Enfin le groupe travaille sur d autres supports pour faire évoluer le déroulement de l atelier logement et permettre davantage d échanges des participants. 4 - DPVI
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37 11ème arrondissement Santé : Les réunions d information santé Chefs de projet Politique de la ville du 11ème ardt. DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 6 rue Désargues PARIS Pôle ressources : [email protected]
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39 Fontaine au Roi / 11 ème arrondissement Les réunions d'information collectives sur la santé Un partenariat entre services sociaux, associations et intervenants extérieurs sur la diffusion de messages de prévention aux habitants Contexte Historique Descriptif Calendrier Bilan Entre le métro Belleville et la République, le quartier Fontaine au Roi, situé dans le 11 ème arrondissement compte plus de habitants. Il se caractérise par un habitat ancien fortement dégradé et une population immigrée nombreuse (30% contre 18% à Paris). Les logements sociaux y sont peu nombreux (15%) mais l ensemble du périmètre est marqué par un haut niveau de précarité : fort taux de ménages vivant sous le seuil de pauvreté et d allocataires du RMI. C'est un quartier en pleine évolution qui compte beaucoup d'atouts : bien desservi par les transports en commun et disposant d'un nombre important d'équipements, il bénéficie d un tissu associatif dynamique. Dans le champ de la santé, le quartier est doté d'une couverture sanitaire satisfaisante si l'on prend en considération la présence de professionnels de santé médicaux et paramédicaux (médecins généralistes, spécialistes, cabinets de soins infirmiers, laboratoires d'analyses médicales et pharmacies). En revanche, le quartier ne compte, pour l'instant, que très peu d'équipements de santé (fermeture de la maternité et du centre de planification familiale des Bluets). Restent le Centre du Moulin Joly, centre d'accueil et de soins pour personnes en grande difficulté, les PMI et le CMP infanto juvénile ainsi qu un Centre d'assurance Maladie guichet libre-service / permanence d'accès aux soins. Des études montrent que certaines données épidémiologiques sont préoccupantes et notamment en ce qui concerne les anomalies dentaires, troubles de l'audition et troubles de la vision (trois fois supérieurs à la moyenne parisienne chez les enfants en 3 ème année de maternelle).
40 La santé, une thématique abordée depuis 2002 par l'equipe de Développement Local (EDL) Un diagnostic en 2002 En , l'edl a élaboré un premier diagnostic portant sur la thématique santé. Il a été réalisé sur la base de rencontres entre l'edl et les partenaires associatifs et institutionnels du secteur. Ces acteurs de terrain ont fait remonter les besoins suivants : l'accompagnement des publics vers l'offre de soins existante la nécessité de renforcer et développer l'information, l'éducation et la prévention la nécessité de favoriser l'accès aux soins et aux droits de certains publics (jeunes, femmes, personnes fragilisées, ) la nécessité de renforcer les liens existants entre les structures sanitaires agissant sur le quartier et de favoriser la mise en réseau des acteurs.. Outre les problématiques de santé des habitants (nutrition, problèmes dentaires, mal être, suivi gynécologique, contraception, conduites addictives), ce diagnostic a mis en évidence le besoin pour les acteurs associatifs et institutionnels du quartier, de mieux se connaître entre eux et de savoir comment les structures existantes du champ de la santé interviennent sur l'arrondissement. Un guide Afin de répondre à ce besoin, l'edl a élaboré un guide d accès aux soins à destination de l'ensemble des partenaires du quartier. Au-delà d'une meilleure connaissance des structures entre elles, il a permis une meilleure orientation des habitants rencontrant des problèmes de santé. Des rencontres informelles dans un premier temps Suite à ce travail de recensement, l EDL a proposé des rencontres avec les partenaires pour travailler sur d'autres actions, mais il a été difficile de mobiliser les acteurs du territoire. Et ce, pour diverses raisons : la plupart des partenaires ne sont pas des professionnels de santé et ne se sentent pas suffisamment légitimes à traiter de ces questions (difficultés de positionnement) il existe très peu de structures sanitaires sur le quartier et celles qui existent sont très spécialisées il n'y a pour l'heure pas de "dispositif" auquel se raccrocher et qui permettrait de fédérer les acteurs. Par la suite, la thématique santé a été traitée de façon assez peu formalisée et du moins sans constituer de groupes de travail : suivi des associations du secteur qui mettent en place des projets santé, suivi et soutien des demandes de subventions dans le cadre de l'appel à projets, mise en lien et coordination d'acteurs dans le cadre de propositions spécifiques (ex : ateliers Exploradome à destination des enfants fréquentant les associations d'accompagnement à la scolarité du quartier). La réactivation du groupe de travail "santé" en 2008 Au début de l'année 2008 et à la demande de plusieurs partenaires dont le Service Social Départemental Polyvalent CASVP 11 ème et le Club de prévention spécialisée Feu Vert, l'edl a reconstitué un groupe de travail autour des questions de santé. En parallèle, nous avons rencontré certains partenaires du quartier (médecine scolaire, infirmière du collège Lucie Aubrac, ) afin de mettre en évidence certains dispositifs existants et les problématiques spécifiques à certains publics. Le besoin d actions concrètes et collectives La réactivation de ce groupe de travail a permis la mise en évidence de difficultés d'accès aux droits et aux soins, le manque de suivi médical pour les soins dentaires et ophtalmologiques, les problèmes gynécologiques, l'alimentation/nutrition, le sommeil, l'incidence des conditions de logement sur la santé. Dans ce cadre, la proposition conjointe des services sociaux du 11 ème (SSDP-CASVP) et de l'edl d'organiser des réunions d'information collectives à destination des habitants du quartier a fédéré l'ensemble des partenaires. 2 - DPVI
41 Les objectifs Diffuser des messages informatifs et préventifs sur des problématiques liées à la santé auprès des habitants du quartier Fontaine au Roi Donner des informations claires aux habitants afin qu'ils puissent gérer de façon autonome leurs problématiques de santé dans une optique d'accès aux droits Les orienter vers des structures dont l'accueil, la prise en charge et les coûts sont adaptés. Les publics visés : Les habitants et les partenaires associatifs et institutionnels pour pouvoir mieux orienter leurs publics La mobilisation des habitants se fait par l'intermédiaire d'une quinzaine de structures du quartier qui repèrent, sensibilisent et éventuellement accompagnent les publics à la réunion d'information. Celle-ci, assurée conjointement par les services sociaux de l arrondissement et l équipe de développement local, s'effectue en plusieurs phases : mobilisation des partenaires et structures du quartier accueillant des habitants : mails, appels téléphoniques les informant de la tenue d'une réunion, relances. diffusion dans ces structures, d'affiches et de tracts annonçant la réunion affichage dans certains lieux "stratégiques" du quartier : centre social, Antenne Jeunes, EDL, PMI, crèches, L'EDL centralise les inscriptions qui sont faites, soit directement pas les habitants, soit par l'intermédiaire des structures. Le nombre de participants n'est pas limité, mais il n'est pas souhaitable qu'il excède une vingtaine de personnes afin de permettre les échanges. La préparation de la réunion en amont Il est indispensable de réunir les intervenants et les organisateurs avant les réunions. En effet, cela permet de clarifier le déroulement, de choisir conjointement le support qui sera diffusé avant la discussion (film, émission, documentaire, ) et de rappeler à l'intervenant le contexte et la démarche. Au-delà, il s'agit de travailler sur le contenu de l'intervention afin de veiller à ce qu'elle soit adaptée au public (langage simple, concision, importance du temps d'échange, ). Le déroulement des réunions d'information collectives accueil convivial présentation des personnes présentes (participants et intervenants) à la suite d'un film, d'un extrait d'émission ou de documentaire, intervention concise et adaptée de partenaires extérieurs, du Service Social Départemental Polyvalent (SSDP) et/ou du Centre d action sociale de la ville de Paris (CASVP) échanges entre les participants et les intervenants sur la thématique abordée, en essayant de ne pas focaliser les discussions sur des questionnements personnels distribution de supports de communication existants sur la thématique traitée (brochures, carnets d'adresses, mémo pratique, ) L'animation Elle est assurée par les services sociaux et l équipe de développement local pour ce qui concerne l'accueil des participants et l'introduction (rappel du contexte, des objectifs, de la démarche, présentation des intervenants et du support). Puis par des intervenants extérieurs et/ou par des travailleurs sociaux pour ce qui concerne le traitement de la thématique et les échanges. Les partenaires les travailleurs sociaux du SSDP CASVP 11ème les associations du quartier, de façon ponctuelle ou régulière : Club de prévention Feu Vert équipe Orillon, Antenne Jeunes, Sur le Pont des Echanges le monde change, Hui Ji, Francophonie et Cultures Partagées, Régie de Quartier Fontaine au Roi, CAF, Ateliers du Chaudron, Centre social Le Picoulet, La Maison pour un Développement Solidaire, la Maison des Métallos (équipe technique) : prêt de salles et appui logistique la Mairie du 11ème arrondissement par l'intermédiaire de l'élue à la santé et son chargé de mission le service social CRAMIF du 11 ème et le Mouvement Français pour le Planning Familial : interventions 3 - DPVI
42 Les réunions ont lieu tous les 2ème vendredi, un mois sur deux, hors vacances scolaires Les réunions d'information collectives organisées en la 1ère réunion d'information collective le 10/10/2008 a traité de l ouverture des droits CMU, CMU-C, régime général; des lieux où se rendre pour être soigné sans dépassement d'honoraires et a présenté les centres santé de la Ville de Paris. Elle a été animée par le SSDP 11ème et le service social CRAMIF du 11ème. Participants : 2 habitants et 10 partenaires la 2ème réunion le 12/12/2008 a porté sur le même thème en faisant un «zoom» sur une question fréquemment posée par les participants, à savoir l'acquisition d'une mutuelle. Participants : 12 habitants et 6 partenaires La 3ème réunion le 13/02/2009 a porté sur la santé des femmes. L'animation a été assurée par le SSDP 11ème, sur les conseils du Mouvement Français pour le Planning Familial. Un film a été projeté en introduction. Il a permis d'ouvrir le débat et les échanges. Ces échanges ont également permis de définir le contenu de la réunion suivante, à savoir "Comment parler de questions de sexualité et de contraception avec ses enfants/adolescents"? Participants : 17 habitants et 8 partenaires La 4ème réunion a donc eu lieu sur ce thème (parler de sexualité avec ses enfants) le 03/04/2009 et a été co-animée par une bénévole du Mouvement Français pour le Planning Familial et le SSDP 11ème. Participants : pas d'habitants et 4 partenaires Compte tenu de la très faible participation des partenaires et de l'absence d'habitants à cette réunion, le même thème a été traité lors de la 5ème réunion qui a eu lieu le 12/06/2009. Participants : 11 habitants et 1 partenaire Rue du Faubourg du Temple 4 - DPVI
43 Globalement et du point de vue de l'edl, cette action permet, de façon concrète, de fédérer des partenaires du quartier d'horizons professionnels différents sur des questions de santé. Et ce, même si ces partenaires ne sont pas des professionnels de santé. Bilan quantitatif : 42 habitants Au total et sur 5 réunions, 42 habitants ont assisté aux réunions d'information. Il s'agit de 42 habitants différents car les personnes ne sont venues qu'une seule fois. Il s'agit d'un public essentiellement féminin. Bilan qualitatif : les réunions répondent aux questions concrètes des habitants les personnes ayant assisté aux réunions se sont montrées très intéressées, même si des questions de maîtrise de la langue française ont pu se poser ponctuellement (niveau de langue des supports audiovisuels par exemple) le choix des thèmes semble également pertinent car chaque réunion a été l'occasion d'échanges riches et nous avons constaté que les personnes présentes étaient effectivement confrontées à ces problématiques il est également très important de consacrer un temps de présentation des ressources et structures existantes. Cela répond à un véritable besoin d'orientation, voire de réorientation des habitants l'intervenant extérieur apporte un regard tiers, neutre. Il doit être extérieur au quartier pour que les habitants se sentent suffisamment en confiance pour intervenir le support vidéo est un outil qui facilite la tenue de la réunion : c'est un moyen simple et accessible d'interpellation des personnes. Il cadre l'intervention à venir, suscite la discussion pour les partenaires, la façon de traiter les sujets doit rester le plus concret possible afin d'être accessible. Améliorations : mobilisation à reprendre à chaque réunion travailler à la remobilisation, de réunion en réunion, des habitants pour que ceux-ci prennent l'habitude de venir aux réunions et éventuellement de façon autonome mobilisation pus large et régulière des partenaires. Perspectives : l action continue sur d autres thèmes en 2010 Poursuite de l'action en afin de traiter d'autres thèmes : nutrition/alimentation, santé des enfants de plus de 6 ans (importance du suivi et de la prévention), les gestes d'hygiène de base, Faire régulièrement une réunion d'information portant sur l'accès aux droits santé (une fois par an au minimum) Mise en place d'une action spécifique sur les problématiques de santé liées aux conditions de logement Afin de répondre à une demande de partenaires du quartier, organiser des séances spécifiques pour un public jeune (sur le thème de la contraception notamment, mais aussi plus largement sur les questions des relations filles/garçons et la toxicomanie) A la demande de structures du quartier, proposer des rencontres dans les lieux fréquentés par les habitants pour d'autres activités et auprès de groupes déjà constitués La réouverture du Planning Familial rue des Bluets (prévue courant 2010) permettra probablement d'enclencher de nouveaux partenariats et fournira un cadre et des intervenants pour aborder certains sujets Cette action a représenté une des étapes orientant l équipe vers la création d un Atelier Santé Ville. 5 - DPVI
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45 13ème arrondissement Cadre de vie Une démarche de gestion urbaine de proximité dans le Sud de Paris Chef de projet Politique de la ville Quartier Sud (13ème) DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 18 rue Jean Fautrier PARIS Pôle ressources : [email protected]
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47 Mai 2010 Quartiers des Olympiades, Baudricourt et Bédier- Porte d Ivry / 13 ème ardt Une série d actions rapides et renouvelées pour améliorer le cadre de vie des habitants L accompagnement de la rénovation urbaine par la gestion urbaine de proximité - Contexte - Méthode - Premiers résultats - Evolution Les difficultés du 13 ème ont ceci de particulier qu elles se présentent de manière diffuse dans l ensemble du sud de l arrondissement. Aussi, le territoire de la politique de la ville est-il éclaté en sous-ensembles, séparés les uns des autres, où se concentrent les problèmes. Trois parmi ces quartiers présentaient des dysfonctionnements de gestion : manque d éclairage, tags, dépôt sauvage d encombrants, saletés, bruit nuisances quotidiennes dues à leur configuration urbaine particulière ou à leur emplacement dans la ville. Ce sont les quartiers des Olympiades et de Baudricourt, tous deux à proximité du métro Tolbiac et le quartier Bédier à la porte d Ivry. L équipe de la politique de la ville, des habitants, des services de la ville et les bailleurs se coordonnent pour résoudre les problèmes, au fur et à mesure de leur apparition. Les Olympiades : une dalle ouverte au public mais sous statut privé Secteur aux usages nombreux : personnes habitent la dalle et beaucoup d autres la fréquentent quotidiennement pour ses commerces, ses bureaux et équipements publics. Des particularités physiques : m² de dalle piétonne, 1 km de voies souterraines ouvertes à la circulation automobile, 5 niveaux superposés, 7 tours d habitation et 3 barres d immeuble. De statut privé mais ouverte au public, la dalle des Olympiades est gérée par une association syndicale foncière qui regroupe l ensemble des copropriétaires, bailleur social compris. Une convention de gestion et d entretien du site, signée avec la Ville de Paris, prévoit la participation de la municipalité au financement du réaménagement de la dalle, et légitime l intervention des services publics sur ces espaces collectifs privés ouverts au public. Baudricourt : un espace piétonnier mal entretenu et bruyant personnes habitent ce quartier largement piéton, offrant une forte activité commerciale le quartier est régulièrement marqué par des difficultés de tranquillité publique. Une intervention marquée des services de propreté s est révélée nécessaire. Bédier-Boutroux : un quartier enclavé Quartier composé à 100% de logements sociaux gérés par Paris Habitat (OPAC Paris) Près de habitants entre le boulevard périphérique et le boulevard des Maréchaux, en limite d Ivry sur Seine ; population paupérisée, peu mobile et vieillissante. Le quartier a été inclus dans le Grand Projet de Renouvellement Urbain de Paris et sélectionné par l ANRU afin de mettre en œuvre un programme ambitieux de renouvellement urbain et de réaménagement.
48 Améliorer le cadre de vie Objectif : Assurer aux habitants un environnement de qualité : propre, sécurisé, bien entretenu, fonctionnel et agréable à vivre. Objet : Traiter les dépôts sauvages d encombrants, entretenir les espaces verts, veiller à un bon éclairage public, réparer un trottoir endommagé, installer des poubelles au bon endroit, La qualité du cadre de vie au quotidien passe par une série d actions rapides et renouvelées. Bédier L abandon d épaves, le dépôt sauvage d ordures, les graffitis contribuent aux sentiments de relégation et d insécurité pour les habitants. Traiter ces problèmes rapidement est un enjeu important pour la qualité de vie des quartiers. Les Olympiades Les cages d escalier, les petites friches se transforment facilement en zones insalubres. Se concerter pour être plus réactif au fur et à mesure des problèmes La tenue régulière de «cellules de veille» réunissant tous les acteurs concernés, services, professionnels et habitants, permet de faire le point sur la situation du quartier et sur les éventuels dysfonctionnements qu il connaît, d échanger et de décider des interventions nécessaires. Cette coordination permet une très grande réactivité. Acteurs impliqués : mairies d arrondissement, services de la Ville (propreté, voirie, espaces verts ), bailleurs du quartier, forces de police, associations locales, représentants des habitants, gardiens d immeubles. 2 - DPVI
49 La démarche de gestion urbaine de proximité (GUP) a été mise en place dans les quartiers politique de la Ville du 13 ème au cours du contrat de ville : dès 2002, des diagnostics partagés, des rencontres avec les services techniques et les habitants, ainsi que des marches exploratoires, ont permis de mettre en œuvre des coordinations pour résoudre la plupart des difficultés rencontrées au quotidien par les habitants, les commerçants et les services municipaux. Des cellules de veille à deux étages Réunions au niveau de l arrondissement De 2004 à 2009 inclus, des cellules de veille mensuelles ont réuni les partenaires des trois quartiers ciblés : les services techniques municipaux : propreté, voirie et espaces verts, les partenaires de la prévention et de la sécurité : police nationale, le groupement parisien inter-bailleurs de surveillance (GPIS) et les correspondants de nuit, les bailleurs : services de gérance et gardiens, les habitants : responsables associatifs, membres des conseils de quartier ou d amicales de locataires. Réunions de suivi des problèmes sur des périmètres délimités mise en place d une veille permettant de repérer les difficultés des habitants et leurs usages : un chargé de développement local coordonne la démarche. Des référents au sein de chaque service sont sollicités pour participer aux réunions. Des marches exploratoires sont faites dans le quartier pour mieux visualiser les problèmes à résoudre. rédaction de comptes-rendus systématiques qui distribuent les tâches entre les différents professionnels. Des feuilles de route permettent de signaler les points de blocage et de trouver les solutions à apporter. «On a fait le tour du quartier avec quelques habitants, le référent de la direction de la propreté et de l eau et les gardiens d immeubles, afin de r repérer les meilleurs emplacements pour installer des poubelles. Nous étions une quinzaine.» Olivier Villot, chargé de développement local Principes de fonctionnement des cellules de veille la neutralité : l animateur anime les échanges, joue le rôle de médiateur, tente le rapprochement des points de vue, sollicite des solutions de compromis, la proximité : territoires d intervention restreints afin de traiter les difficultés principales à l échelle du quartier, la périodicité : des réunions régulières afin d inscrire les coopérations dans la durée, la réactivité : un traitement des difficultés à l échelle locale en privilégiant les solutions simples et concrètes afin d assurer l efficacité de la démarche auprès de tous. Les services mobilisés sur la GUP et leurs missions La DPE (propreté et eau) : Elle doit collecter les déchets ; entretenir les rues ; répondre aux besoins de la Ville en l'approvisionnant en eau à la qualité contrôlée (plus de m3/jour) et en collectant ses eaux usées ; surveiller et limiter les nuisances (pollution atmosphérique, bruit...) ; impulser une démarche de respect de l'environnement dans les autres directions. La DVD (voirie et déplacements) Elle entretient le domaine public viaire, le mobilier urbain, l éclairage et la signalisation ainsi que les canaux, domaine fluvial appartenant à la Ville de Paris. Elle est également chargée de la surveillance des carrières (Paris et les 3 départements de la petite couronne) et de la gestion des risques afférents. Elle coordonne les travaux sur et sous le domaine viaire et contrôle les concessions relatives à la distribution d énergie et de fluides. La DEVE (espaces verts et environnement) Elle assure la conception et la mise en œuvre des actions de sensibilisation à l'écologie urbaine, le développement des conditions de propreté, d'hygiène et de sécurité sur l'ensemble des parcs et jardins parisiens, la création, rénovation, entretien, exploitation et surveillance des parcs, squares, promenades et jardins municipaux ainsi que des bois de Boulogne et de Vincennes, l entretien et l amélioration des plantations d'alignement, et la conservation des collections botaniques municipales. DPP (protection, prévention) Elle a pour charge de prévenir les troubles et les risques, de protéger les personnes, les biens, les manifestations publiques, d assister les victimes et les sans-abri, de lutter contre les incivilités 3 - DPVI
50 Sur la dalle des Olympiades La propreté des espaces ouverts au public de la dalle s est nettement améliorée : pose de corbeilles, nettoiement renforcé dans certains endroits, particulièrement là où il y a des tags, condamnation de certains espaces «exposés», pose de pics anti-pigeons La Régie de quartier a été sollicitée à de nombreuses reprises. La situation est aujourd hui jugée globalement satisfaisante. La propreté des voies souterraines s est améliorée grâce à des contrôles plus importants portant sur les commerces, au ramassage quotidien des dépôts et encombrants par la DPE, au traitement de certains endroits (peinture) et à la réorganisation du stockage des containers par Paris Habitat. La sécurité de ces voies souterraines normalement interdites à la circulation piétonne a été augmentée par des interventions sur la signalétique (nettoiement des bandes blanches, remplacement de différents panneaux, pose de ralentisseurs, bandes rugueuses et plots réfléchissants ). Le sort des sans domicile fixe a été pris en considération : l accès à des lieux de refuge a été facilité, diminuant la présence de ces personnes dans les rues. Elles ont en outre été nombreuses à participer aux travaux d une cellule précarité créée en mairie du 13 ème. Dans le quartier piéton Baudricourt Selon les habitants participant à la cellule de veille, une plus grande propreté de l espace public a été obtenue grâce aux interventions des services de la DPE et de la Régie de quartier. Des actions concertées du bailleur, Le Logement Francilien et des services municipaux de la DVD ainsi que de la DEVE ont eu un effet dissuasif sur les rassemblements bruyants et les jeux de ballon dans l espace public. Des jardinières et des bancs ont été positionnés de manière à fragmenter l espace sans pour autant perdre en qualité visuelle et confort. Dans le quartier Bédier Boutroux L amélioration de la propreté était un enjeu majeur lors du lancement de la démarche en Les actions menées y ont largement répondu, même s il subsiste des espaces complexes à traiter (autopont, boulevard Masséna ) : le renfort de moyens humains DPE et la mise en fonctionnement de nouvelles machines, le passage quotidien d un véhicule de la propreté pour l enlèvement des encombrants, l intervention en renfort de la Régie de quartier aux abords des foyers et la mobilisation importante d inspecteurs de la Ville pour la conduite d opérations de verbalisation pour faire respecter le règlement sanitaire ont constitué des réponses appropriées. Les conditions de circulation, sécurité routière et stationnement ont évolué positivement avec notamment l implantation du stationnement résidentiel sur l ensemble du quartier, la mise en place et l animation par la DPP, en lien avec la Police Nationale, d une procédure spécifique pour l enlèvement des véhicules épaves, l abaissement à 30 km/h de la vitesse des véhicules dans les voies intérieures et la réalisation de nombreux aménagements de sécurisation de voirie par la DVD. Banc public sur la dalle des Olympiades La Régie de quartier repeint et répare les barreaudages des jardinets
51 Sur Olympiades et Baudricourt : Priorité sur la tranquillité publique Au regard de l intensité des difficultés liées à la tranquillité publique, il est indispensable d assurer une attention particulière à la sécurité à l échelle de ces 2 quartiers : une cellule de veille tranquillité publique a été créée sur initiative de la mairie du 13ème et de la DPP. Elle se réunit trimestriellement, rythme choisi pour faciliter les échanges et permettre une coordination des moyens en réponse à des difficultés éventuelles (Police Nationale, DPP, correspondants de nuit, bailleurs sociaux et copropriétés, GPIS, acteurs de la prévention). Le travail de longue haleine est à prolonger dans le cadre de la GUP de façon à faciliter le dialogue et inviter les habitants à mobiliser plus et mieux les acteurs de la tranquillité publique. La mairie du 13 ème semble être l interlocuteur adéquat pour poursuivre le travail de coordination des acteurs de la tranquillité publique hors du cadre de la politique de la ville. Sur les autres sujets traités en cellule de veille (propreté, sécurité routière, petits aménagements, suivi des projets urbains ), un renforcement des liens entre les acteurs présents en cellule de veille et ceux présents au conseil de quartier est une des pistes de réflexion dans la perspective de sortie de ces quartiers de la géographie de la politique de la ville. Sur Bédier Boutroux : Poursuite de la démarche, signature d une charte et accompagnement de la rénovation urbaine Trois consignes ont été proposées pour la suite : Approfondir le travail d entretien et de maintenance de ce quartier. Une charte de la Gestion Urbaine de Proximité, annexée au projet de Convention de la Ville avec l ANRU, qui fait état des engagements des instances partenaires (Paris Habitat, SEMAPA, services de la Ville ), a été approuvée. Mobiliser davantage les cellules de veille, selon la proposition du maire du 13 ème en tant qu outil de remontées et descentes d informations pendant la phase des importants chantiers prévus à la porte d Ivry. Sur ces aspects, la présence de la SEMAPA, société d économie mixte chargée de la ZAC, est très importante. Conduire une enquête, sous forme de sondage, pour évaluer la perception qu ont les habitants de l évolution de leur quartier. «Pour l agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU), la Gestion urbaine de proximité est une composante indispensable du projet de rénovation urbaine.» Extrait d un document du Secrétariat général du Comité Interministériel des Villes sur la Gestion urbaine de proximité 5 - DPVI Pose de corbeilles dans les lieux de passage
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53 14ème arrondissement Santé Un atelier santé ville (ASV) Chargé de mission santé et Chef de projet Politique de la ville du Quartier Porte de Vanves DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 2 square Auguste Renoir PARIS Atelier Santé Ville 14 2, square Auguste Renoir PARIS [email protected] Pôle ressources : [email protected]
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55 Juillet 2010 Porte de Vanves Plaisance - Raymond Losserand / 14 ème arrondissement Réduire les inégalités sociales de santé par des actions collectives de prévention Un dispositif national mis en œuvre dans le 14 ème arrondissement Contexte Le cadre national Le cadre parisien Les projets Les résultats «Malgré la densité médicale dont bénéficient les Parisiens, il manque néanmoins de médecins généralistes et de spécialistes en secteur 1, le montant des dépassements d honoraires étant le plus important de France.» Un accès aux soins de plus en plus difficile pour les plus démunis On tombe plus souvent malade et l'on meurt plus jeune lorsqu'on appartient à un groupe vulnérable et socialement désavantagé que lorsqu'on appartient à un groupe socialement privilégié. Ceci pour deux raisons : 1) du fait des conditions sociales et économiques qui influent sur l état de santé ; 2) du fait des inégalités dans l accès aux soins. Qu est-ce que la santé? Avec la précarisation de certaines couches La définition de l OMS sociales, les divers plans entraînant la fermeture de certains hôpitaux et ceux relatifs à la prise en charge des frais médicaux, La santé est un état de complet bien-être l accès aux soins pour les plus démunis s est détérioré et les inégalités face à la maladie se physique, mental et social, et ne consiste sont accentuées. pas seulement en une absence de maladie Des quartiers désertés par les médecins conventionnés ou d'infirmité. Le quartier politique de la ville du 14 ème présente, à l instar des autres zones prioritaires de la capitale, une situation préoccupante sur le plan de la santé. En janvier 2010, selon l Observatoire régional de la santé, les enfants vivant dans ces quartiers sont particulièrement touchés par l excès de poids (près de 20% d enfants en surpoids en CE2 dont plus de 5% souffrent d obésité). En CP, selon une étude publiée en 2005 par l Atelier parisien d Urbanisme, 37% des enfants sont atteints d au moins une carie dentaire non soignée contre 26% sur l ensemble de la ville. Composé à 95 % de logements d habitat social, ce quartier connaît de plus une faible démographie médicale (3 fois moins de médecins généralistes qu en moyenne parisienne). Quoique la mairie d arrondissement ait relayé l ensemble des campagnes nationales de sensibilisation sur les questions de santé, témoignant ainsi de sa volonté d agir sur ce champ, la connaissance des problèmes restait insuffisante. La création de l Atelier Santé Ville a permis d affiner cette connaissance et d engager des actions de prévention avec les habitants.
56 Quelle est la bonne échelle de prise en charge de la prévention et de l accès aux soins alors que l on sait que les inégalités territoriales renforcent les inégalités sociales de santé? Telle est la question qui a entraîné une plus grande implication des collectivités territoriales. La santé est devenu un vecteur important du développement social des villes. La généralisation des Ateliers Santé Ville (ASV) dans les quartiers de la politique de la ville a été impulsée par une circulaire ministérielle parue le 4 septembre La santé : un thème prioritaire de la politique de la ville Depuis 2007, dans les «contrats urbains de cohésion sociale (CUCS)», nouveaux cadres des projets de territoire développés au bénéfice des quartiers en difficulté, la santé est affirmée par l État comme un des cinq thèmes prioritaires. L axe santé de ces nouveaux contrats vise à encourager les acteurs locaux à mieux la prendre en compte pour les habitants des quartiers en difficulté. L'Atelier Santé Ville constitue le point de convergence entre le volet santé de la politique de la ville et le volet santé de la loi contre les exclusions. L ASV s appuie sur le concept de santé communautaire en mettant en place des systèmes de concertation favorisant la solidarité et le dialogue : Un Atelier Santé Ville est un dispositif partenarial et contractuel financé par l État et la collectivité territoriale horizontal (entre pairs), chaque catégorie s exprimant et agissant ensemble (enfants à l école, personnes vieillissantes, femmes), vertical (entre couches sociales, catégories professionnelles, tranches d'âges) : ateliers de quartier réunissant toutes les catégories, durable (tenant compte des générations précédentes et à venir). Cette pratique repose : sur un repérage collectif des problèmes et des potentialités, qui implique la population (un diagnostic) et qui inclut les dynamiques sociales à l'œuvre dans la collectivité (ébauches de solutions, actions locales, réseaux de solidarités sur la participation de tous : spécialistes, professionnels, administratifs, politiques et usagers. Promouvoir la santé auprès de populations défavorisées L'Atelier Santé Ville vise, avec le concours des élus du territoire, à impliquer davantage la population dans le diagnostic et la définition de stratégies locales dans le domaine de la santé et la mise en œuvre d'actions de santé. Son objectif est de construire un projet local de santé en fonction des spécificités du territoire pour réduire les inégalités sociales et territoriales de santé. Cet atelier est également destiné à rapprocher acteurs et professionnels pour qu'ils adaptent les programmes de santé publique aux besoins des publics en situation de précarité et à leurs problèmes spécifiques (addictions, souffrance psychique, obésité, problème d'accès aux soins...). La régionalisation de la santé publique La loi du 9 août 2004 impulse une meilleure prise en compte de la santé publique à l échelle des régions, par la coordination des institutions et de l ensemble des acteurs de santé publique. Elle réaffirme le principe de l'égalité de l accès aux soins et pose les bases d une éducation à la santé pour tous. Le Plan Régional de Santé Publique (PRSP) constitue l un des outils de cette nouvelle politique. Pour la région Ile de France 5 axes prioritaires ont été retenus : lutter contre le cancer, accompagner les phases de fragilisation du parcours de vie ou la suite d événements de santé fragilisants, promouvoir les comportements favorables à la santé, promouvoir la santé des personnes en situation de vulnérabilité sociale, réduire les risques pour la santé liés à des facteurs environnementaux. Depuis le 1er avril 2010, les agences régionales de santé (ARS), établissements publics, sont chargées de la mise en œuvre de la politique de santé dans la région. Ces établissements ont pour but d assurer un pilotage unifié de la santé en région. 2 - DPVI
57 Les ASV à Paris : une création récente La santé est apparue dans la politique de la ville à Paris comme une thématique prioritaire dès 2000 (contrat de ville ). Mais il a fallu attendre le Contrat urbain de cohésion sociale ( ) pour que soient créés des Ateliers Santé Ville. Il en existe actuellement quatre dans des quartiers relevant de la politique de la ville dans les 13 ème, 14 ème, 18 ème et 20 ème arrondissements. Deux autres sont en préfiguration dans les 10 ème et 19 ème arrondissements. Un portage associatif Contrairement à la grande majorité des ASV en France, qui sont portés par des collectivités territoriales, les ASV parisiens sont portés par des associations. L exemple du 14 ème Genèse : un diagnostic pour connaître l état de santé des habitants En 2003, l équipe de développement local du 14 ème arrondissement a réalisé un diagnostic auprès d une soixantaine de structures et associations intervenant dans le champ de la santé, mais aussi de la prévention sociale, l éducation, l insertion, etc. Principales problématiques identifiées par les acteurs : troubles de la santé mentale, consommation d addictions, santé des femmes... Cette étude préconisait notamment, dans sa conclusion, de mettre en place un Atelier Santé Ville dans l arrondissement et, dès 2004, l idée de créer une structure pérenne dans ce domaine se faisait jour. L ASV était d ailleurs inscrit au CUCS dans le projet de territoire du quartier Porte de Vanves, Plaisance, Raymond Losserand. Au cours d une consultation des habitants pour la création d un centre social, certains se sont exprimés sur le sujet. Ils ont proposé que l offre d accès aux soins soit augmentée et que l information et la prévention soient développées. Une volonté politique des élus locaux Un travail complémentaire de celui de l équipe de développement local a été mené par l élu à la santé de l arrondissement dans le montage de l ASV. En effet, de 2002 à 2004, de nombreuses actions relayant des campagnes nationales de prévention ont été organisées par la mairie d arrondissement (lutte contre le cancer, prévention et lutte contre le sida, prévention des maladies cardio-vasculaires, conférences sur la nutrition, prévention bucco-dentaire). Cette dynamique a abouti à la rédaction du projet en mai 2007 et à sa création à la fin de la même année. Cet ASV est porté par l association Prévisanté. Celle-ci regroupe essentiellement des professionnels de la santé et intervient depuis 2004 sur la problématique de l accès aux soins des plus démunis aux côtés de la mairie d arrondissement. Des Ateliers Santé Ville pour : identifier au niveau local les besoins spécifiques des publics en difficulté et les déterminants de l état de santé liés aux conditions de vie faciliter la mobilisation et la coordination des différents intervenants par la création et le soutien à des réseaux médicosociaux diversifier les moyens d intervention en fonction de l analyse des besoins par site rendre effectif l accès aux services publics sanitaires et sociaux de droit commun élaborer un programme d actions développer, d une part, la participation active de la population à toutes les phases des programmes (diagnostic, définition des priorités, programmation, mise en œuvre et évaluation) ; et, d autre part, la concertation avec les professionnels et les différentes institutions du secteur sanitaire et social concernés par ces programmes. «La santé c est notre affaire à tous» 3 - DPVI
58 «Les consommations de tabac, d alcool et de cannabis se font de plus en plus jeune et tendent à se banaliser». Le responsable des Ateliers santé ville Thèmes développés dans le cadre de l ASV-Paris 14 : la nutrition et la lutte contre la sédentarité, les addictions, les vaccinations, l accès aux soins, la santé psychosociale. Cette formation qui a eu lieu de février à avril 2009 était destinée aux professionnels du social intervenant dans le quartier auprès des jeunes et de leur famille : clubs de prévention, centre social, Education Nationale, Protection Judiciaire de la Jeunesse, mission locale, antenne jeune, polyvalence de secteur etc. Questions abordées : La connaissance des produits, la manière d en parler avec les jeunes, le bon moment pour passer le relais, les structures d accueil Un atelier sur le thème de l addiction Une quinzaine de personnes ont participé à la formation La formation a débouché sur une sensibilisation du public en pied d immeuble (plaquettes, affiches, flyers, animation) en juillet DPVI
59 L objectif est de sensibiliser le public à une alimentation équilibrée et à la pratique d une activité physique quotidienne en vue de prévenir les problèmes de surpoids. À l occasion de «la semaine du goût» en octobre 2008, un forum santé a été organisé pendant une semaine par l Atelier Santé Ville. La mise en œuvre de cette action a réuni la Mairie, les partenaires de santé (Caisse d Assurance maladie, Institut de formation aux soins infirmiers de la Croix-Rouge), du social (centre social et associations), et de l éducatif (collèges et élèves du quartier). Les enfants d abord Des activités dédiées aux enfants, avec l accueil des 6 ème du collège François Villon et des enfants bénéficiant de l accompagnement scolaire proposé par le centre social Didot, ont été organisées : une exposition permanente sur la nutrition de la CRAMIF (Caisse régionale d Assurance Maladie Île-de-France) avec une animation par les Conseillers Principaux d Education. Des ateliers sur les 5 sens et sur les émotions ont été animés par des élèves infirmiers de la Croix-Rouge. Animations et débats ouverts à tous Ateliers avec les personnes qui participent habituellement aux ateliers sociolinguistiques, autour de leurs pratiques alimentaires, et un atelier cuisine animé par le centre social. Une journée de débats destinée à l ensemble des habitants, journée à laquelle ont participé ceux qui étaient déjà venus les jours précédents, ce qui montre l intérêt pour ces questions. «La condition qu on avait posé sur cette semaine du goût, c est qu il y ait des choses qui émanent des habitants». La responsable de l Atelier santé ville du 14e 200 personnes ont été accueillies. Le forum a permis d impulser un travail autour des questions de nutrition dans le cadre des ateliers socio-linguistiques autour du vocabulaire sur les aliments. La mobilisation et la mise en réseau des acteurs Depuis sa création en 2008, l Atelier Santé Ville a conduit une quarantaine d actions, mobilisé les habitants du quartier et tout un réseau de partenaires : santé, social, éducatif, emploi, logement Au total, 200 partenaires dont un tiers du champ de la santé, suivis par les acteurs éducatifs habitants ont participé à l ensemble de ces actions. 5 - DPVI
60 Au pôle d activités Maurice Noguès de la porte de Vanves, Paris 14ème 6 - DPVI
61 17ème arrondissement Réhabilitation - démolition - reconstruction Concertation et accompagnement des habitants Chef de projet Politique de la ville Quartier Porte de Clichy - Porte Pouchet - Porte de St Ouen DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 65 bd Bessières PARIS Pôle ressources : [email protected]
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63 Mars 2010 Porte Pouchet 17ème arrondissement Réhabilitation démolition reconstruction Concertation et accompagnement des habitants Une commission sociale pour suivre au cas par cas le relogement des habitants Le contexte Les objectifs Le projet Le partenariat Les bénéfices La porte Pouchet est située au Nord Est du 17 ème arrondissement, de part et d autre du boulevard Bessières, entre le boulevard périphérique et la petite ceinture. Il comprend des tours et des barres de logements sociaux construits dans les années 60 et un entassement anarchique de services urbains préfourrières, garages de poids lourds et bennes de la ville. Laissé à l abandon pendant des décennies, le quartier était atone, manquant d animation et de vie associative. Celle-ci s est développée avec l arrivée de la politique de la ville. La porte Pouchet fait partie des 11 quartiers de la couronne parisienne concernés par le Grand projet de renouvellement urbain (GPRU). Ce projet, mené à l échelle parisienne et financé par la Ville, l Etat, l ANRU et la Région, touche tous les aspects du quotidien : Cadre de vie : actions sur l habitat, création ou amélioration d équipements, mise en valeur des espaces publics et des espaces verts, amélioration de la sécurité et de la propreté,. Actions de proximité : services destinés aux enfants, aux jeunes et aux personnes en difficulté, soutien aux associations. Développement économique : implantation ou maintien d activités économiques et commerciales, actions d insertion, accès à l emploi. Coopération avec les communes voisines : montage de projets communs Il est ainsi prévu de déplacer les services techniques municipaux, d ouvrir de nouvelles rues, de développer de l immobilier d entreprises et d améliorer l habitat. La tour Borel qui doit être démolie C est dans ce cadre que la tour Borel et une partie de la barre Borel seront détruites et les logements de la tour Bois Le Prêtre seront réhabilités, ainsi que deux tiers de la barre Borel. Cette opération concerne 326 logements, soit 1000 personnes. Elle fait l objet d une convention avec l agence nationale de rénovation urbaine (ANRU).
64 Un programme bénéficiant d une convention ANRU (agence nationale de rénovation urbaine) Le Programme National de Rénovation Urbaine (PNRU) institué par la loi du 1er août 2003 pour la ville et la rénovation urbaine a pour objectif la transformation urbaine des quartiers fragiles classés en Zones Urbaines Sensibles (ZUS) ou présentant les mêmes difficultés socioéconomiques. L Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) met en œuvre ce programme et apporte son soutien financier aux collectivités locales, aux établissements publics et aux organismes privés ou publics qui conduisent des opérations de rénovation urbaine. A Paris 5 sites bénéficient d une convention avec l ANRU, parmi lesquels le site Pouchet regroupé avec le site Porte Montmartre Porte de Clignancourt. Répondre aux inquiétudes des habitants Les projets de transformation du quartier ont entraîné pour les habitants de fortes préoccupations liées au relogement. La perspective du changement a donné lieu à des questions récurrentes sur ce thème (niveau des loyers, voisinage, déménagement ) au cours des premières réunions de concertation. Une commission a alors été mise en place sous l égide de l équipe politique de la ville. Elle regroupe l ensemble des travailleurs sociaux et professionnels concernés, dans le but d assurer un accompagnement social de la réhabilitation et un suivi social des relogements sur place, ou hors du quartier. Instaurer un nouveau mode d intervention des travailleurs sociaux Comment optimiser l accompagnement des locataires déstabilisés par les démolitions et les travaux? La création de la Commission sociale entend répondre à cette question selon une double approche : - en portant un regard croisé sur les situations des habitants afin de prendre en compte au mieux leur situation sociale et financière et de mobiliser les différentes institutions ; - en anticipant les difficultés particulières que pourraient rencontrer les locataires avant, pendant et après les opérations. Moduler le suivi en fonction des deux types de relogement, temporaire ou définitif La restructuration du quartier entraîne des relogements, mais ceux-ci se présentent de manière très différente selon qu il s agit d un relogement permanent quand il y a démolition, comme l opération de la tour Borel, ou d un relogement seulement temporaire dans les opérations de réhabilitation, comme celle de la tour Bois Le Prêtre. Démolition / reconstruction La tour Borel + 1/3 de la barre Borel, 147 logements 34 relogements à ce jour Porte Pouchet : périmètre Réhabilitation La tour Bois Le Prêtre + 2/3 de la barre Borel, 184 logements 84 situations examinées à ce jour
65 La Commission sociale fonctionne sur l échange d informations entre ses membres et leur capacité à anticiper les situations motivant des déménagements.ils peuvent ainsi mettre en œuvre les mesures d accompagnement nécessaires (report du dépôt de garantie, prise en charge des frais de déménagement, calcul de l APL ) et informer les services sociaux des autres secteurs de l arrivée de ménages de la Porte Pouchet. Une telle démarche se heurte d emblée à une question déontologique : comment échanger des informations sur la situation des locataires, en vue de résoudre les problèmes liés au logement, sans enfreindre le secret professionnel? La solution choisie a été de limiter le suivi nominatif à une Commission restreinte, dont chaque membre est soumis au secret professionnel, hors la présence des autres partenaires. Un partenariat à 2 étages respectant la déontologie du travail social Deux instances forment donc la Commission sociale : Une Commission plénière, qui assure le pilotage du dispositif, composée de représentants des principaux services de la ville concernés (directions de la Ville, bailleurs, CAF,..). Elle se réunit deux fois par an. Une Commission sociale restreinte, outil opérationnel du dispositif. Y siègent : o la conseillère sociale de Paris Habitat, le bailleur. Elle est chargée du suivi des locataires, en particulier en cas d impayés de loyer, o une conseillère en économie sociale et familiale et une assistante sociale de la CAF, chargées de l action sociale en direction des familles, o le service social polyvalent de secteur, représenté par deux assistants sociaux et deux conseillères en économie sociale et familiale, qui sont à la disposition de la population du quartier pour toutes les questions d ordre social. Le plan de relogement La Convention ANRU rend obligatoire l élaboration d un plan de relogement et d une charte partenariale de relogement, avec ces objectifs : - Assurer un parcours résidentiel positif - Participer à la mixité urbaine et sociale - Réinscrire les ménages en difficultés sociales dans une dynamique d insertion Le plan de relogement doit faire apparaître : - le plan d accompagnement social du relogement, - les actions de développement social engagées en faveur des personnes à reloger, - les modalités de partenariat entre les acteurs du relogement. La Commission sociale restreinte peut s élargir à d autres professionnels quand l étude de certaines situations l exige (assistantes de service social scolaire, services chargés de la tutelle ou de la curatelle ). Elle peut aussi faire appel à d autres acteurs (mission locale, centre social CEFIA, équipe départementale logement, associations ). La Commission sociale plénière se doit de veiller régulièrement à la bonne articulation entre les différents partenaires concernés par le relogement et la réhabilitation. Dans un premier temps, les travailleurs sociaux ont choisi d examiner certaines situations en priorité, tels les cas de surendettement. Ces situations, qu ils connaissaient déjà, ont été étudiées en croisant les informations détenues par les différents membres de la commission, ce qui a permis de mobiliser les moyens dont chaque institution dispose. Par la suite, Paris Habitat a transmis un tableau recensant la situation sociale actuelle de tous les locataires (superficie du logement, loyer, montant de l APL ), leurs souhaits de relogement et les mêmes informations sur leur futur logement. «Le processus de concertation aura été très long. Les habitants n y croyaient plus. Cela fait 4 ans que l on se réunit. On a anticipé et les échéances on été repoussées. Maintenant, on y est.» Christophe Hoellander, chargé de développement local de l EDL 17
66 «Les premiers retours des locataires concernés par le relogement révèlent que les travaux et le déménagement définitif ou provisoire sont sources d angoisse.» / / «Une tour comme celle-là est un petit village. Tout se sait. Il y a des situations sensibles sur lesquelles on travaille depuis des années.» Un participant, lors d une réunion de concertation. Difficultés rencontrées : des situations sociales délicates Au-delà de l appui apporté sur le logement à des habitants en difficulté, cette démarche a permis d affiner la connaissance des situations sociales. Ainsi on a constaté que beaucoup d habitants résident dans la tour depuis longtemps, que de nombreux locataires sont âgés et fragilisés, certains étant même dépendants. La santé est un problème récurrent. Les situations familiales tendues sont fortement répandues, dues aux difficultés socio économiques et aux problèmes relationnels entre les générations ou au sein des couples (violences conjugales, conflits d intérêt que la question du logement ). Effet positif : un travail de prévention Les différents professionnels impliqués ont pu renforcer leur collaboration. Cela leur a permis d élargir leur appréhension de situations particulièrement complexes, d en avoir une vision plus précise. Les travailleurs sociaux apprécient particulièrement de pouvoir travailler en prévention auprès des habitants. Trois enjeux liés au logement et à la mobilité ont été identifiés : le coût du logement, son occupation et le choix du logement. Anticiper et calculer les aides au logement nécessaires La réhabilitation entraîne une augmentation progressive du montant du loyer, mais certains habitants sont déjà en difficulté financière (surendettement) et ont du mal à payer leur loyer actuel (stade précontentieux ou contentieux, parfois procédure d expulsion engagée). Des projections ont été établies par le bailleur pour définir le montant des futurs loyers, cependant plusieurs inconnues subsistent, comme l évolution de la situation familiale ou professionnelle ; or, ces éléments ont un impact sur les possibilités de paiement du loyer et sur le calcul des aides au logement. Prendre en compte la complexité des projets de décohabitation Les projets de réhabilitation et de démolition-reconstruction ont donné l opportunité de prendre en considération les demandes de décohabitation. A cet égard, on remarque que lorsque plusieurs générations cohabitent, la séparation résout la situation de surpeuplement ; mais, dans le même temps, cela peut remettre en cause un équilibre, lié à un partage de tâches et de responsabilités entre générations. Par exemple, des enfants aînés aident leurs parents dans les démarches administratives, car ceux-ci maîtrisent mal la langue française et les démarches administratives, ou soutiennent les plus jeunes dans leur scolarité D autres éléments ont nécessité d examiner les situations familiales au cas par cas, avec les intéressés, afin de définir clairement qui pouvait légitimement faire l objet d une demande de décohabitation, notamment dans les cas de personnes hébergées au domicile de tiers et dans les cas de polygamie. Aider les familles dans le choix du logement La réhabilitation place les habitants devant un choix : rester ou partir. Ce choix doit être un avantage offert aux habitants et certains saisissent sans hésiter l occasion de changer d adresse. Mais ce choix est difficile, bien souvent. D autres opérations ont déjà mis en lumière le fait que certains locataires, après avoir demandé à partir, ne se plaisaient pas dans leur nouvel environnement et regrettaient leur ancien quartier. Les locataires doivent être conseillés à la fois en fonction de ce qui les attache à leur logement actuel et de ce qui motive éventuellement leur désir de partir. Par ailleurs, même si le projet de réhabilitation laisse le choix aux habitants (par exemple, pour un même ménage, le choix entre un F2 ou un F3), il ne sera pas possible d accéder à toutes les demandes (notamment des souhaits comme garder un F6 pour 2 personnes afin d accueillir des petits enfants régulièrement, ou parce qu on a beaucoup de meubles ). Enfin, il se peut que la durée des travaux et la gêne occasionnée conduise certaines personnes, qui souhaitaient plutôt rester initialement, à finalement choisir de partir.
67 18ème arrondissement Participation Une concertation de rue : la maison mobile Chef de projet Politique de la ville Quartier La Chapelle / Porte d Aubervilliers (18 ) DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local rue Raymond Queneau PARIS Pôle ressources : [email protected]
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69 Présentation du quartier Historique de l action Le projet Le partenariat Les résultats Ce quartier couvre la partie orientale du 18e arrondissement, entre les voies de chemin de fer de la gare du Nord et la limite du 19e arrondissement. C'est le plus vaste quartier de la politique de la ville, avec 162 ha et habitants. L'habitat a été créé à différentes époques. L urbanisme est donc très hétérogène. 58 % des logements ont été construits avant 1948 : habitat faubourien au Sud et habitat social du début du XX au Nord. 29 % entre 1949 et 1981 avec un habit at type mouvement moderne, et 13 % entre 1982 et Le paysage et le développement urbain sont fortement marqués par les réseaux et infrastructures ferroviaires qui traversent le quartier en créant autant de sous secteurs mal reliés entre eux. Des friches urbaines offrent une réserve foncière propice aux projets d'aménagement. Moins d'un tiers des logements (31 %) sont gérés par des bailleurs sociaux, ce qui reste en deçà de la moyenne des quartiers, située à 36 %. Près des ¾ des logements faisant partie du parc privé constituent du logement social de fait, puisque accueillant des familles disposant de revenus très bas. Ces logements sont souvent insalubres. La population du quartier de la Chapelle déclare des revenus parmi les plus modestes de la capitale. La proportion de jeunes non diplômés y est importante et avoisine les 8 %, soit deux fois plus qu'à l'échelle de Paris. À mi-chemin entre la porte Montmartre et le secteur de la Goutte-d'Or, le quartier de la Chapelle accueille une population étrangère et immigrée nombreuse : elle représente près de 25 % de la population totale de ce secteur qui a une tradition d'accueil des populations immigrées. Enfin, le quartier est en pleine transformation urbaine : nombreux projets de réhabilitation de l'habitat insalubre (impasse Dupuy, îlot Caillé), réhabilitation de la Halle Pajol, création du jardin d'eole et du quartier Chapelle Internationale qui s'inscrit dans le Grand Projet de renouvellement urbain Paris Nord Est, projet d'envergure à l'échelle parisienne. La maison mobile Il y a une demande d'information sur ces projets urbains. La maison mobile, itinérante comme son nom l'indique, répond à cette demande venue de quartiers différents.
70 Une concertation déjà très active La concertation engagée par le chef de projet et l'équipe de développement local perpétue une longue habitude de concertation dans cette partie du 18ème arrondissement en pleine transformation urbaine. L'aménagement paysager du Jardin d'eole s'étendant entre les voies ferrées de la gare de l'est et la rue d'aubervilliers, ainsi que l'aménagement de la Halle Pajol ont donné lieu à de nombreuses réunions publiques, concertations et informations par journaux distribués dans les boites aux lettres Une vue du quartier : maquette des ateliers villes Les gens que nous voyons découvrent les projets en venant ici. Ils tombent des nues. Ils débarquent! On voit beaucoup d inquiétudes sur les loyers, sur les travaux. On a des questions sur l animation, l accès aux droits. Mais très peu de demandes sur les projets urbains. Céline HEITZMANN, chargée de développement local Les deux conseils de quartier (Nord et Sud) fonctionnent depuis six ans. Ils ont aussi été consultés et informés sur le Plan local d'urbanisme (PLU) en 2005 et 2006, puis sur le Plan de déplacements urbains (PDU) en 2007, comme tous les conseils de quartier à Paris. L'ensemble des questions concernant le quartier : propreté, aménagement de petits équipements (Skate-Parc), bus de traverse, carte scolaire, circulation et emplacement des Vélibs, animation du jardin Eole, régie de quartier, etc. ont été discutées dans ce cadre. Le secteur Macdonald / Eole Evangile (Paris Nord Est) à cheval sur les 18e et 19e arrondissements constitue un des plus vastes secteurs d'aménagement futur de la capitale. Il fait partie du Grand projet de renouvellement urbain (GPRU) de la couronne parisienne. Une enquête publique a été ouverte en mairie. Un rapport présentant les observations recueillies auprès du public a été publié en septembre Toucher les publics mal informés Alors pourquoi rajouter une démarche après tant d'autres? Les habitants " lambda " restent mal informés des projets. Les démarches habituelles d'information et de communication n'ont pas assez d'impact. Il est mal répondu aux inquiétudes par rapport à des projets de grande ampleur, ou aux questions personnelles très concrètes et très " au jour le jour " des habitants hors circuit associatif ou politique. Il y a un décalage. Il faut " forcer " l'accès à l'information et la prise de parole de ceux qui ne se déplacent pas en mairie et aux réunions des conseils de quartier, notamment les jeunes. C'est une question récurrente de la politique de la ville : trouver les dispositifs pour que l'échange puisse se faire autant de bas en haut que de haut en bas. Réfléchissant sur les conditions permettant de toucher cette partie des habitants mal informés des mutations de leur quartier, l'équipe de développement local a mis en place en 2008 une exposition itinérante : la maison mobile en étant le support. Il s'agissait : D'aller vers les habitants, de se déplacer sur leurs trajets quotidiens et d'apporter une présence visible dans différents points fréquentés du quartier De rendre lisibles et accessibles les informations relatives aux projets d'aménagement, De sensibiliser les habitants aux projets mis en œuvre par la politique de la ville: gestion urbaine de proximité (GUP), fonds de participation des habitants (FPH), D'informer les habitants de l'évolution des chantiers, source de nuisances De valoriser les richesses du quartier De recueillir la parole des habitants et de faire remonter les besoins Un appel à projet a conduit à retenir la régie de quartier La Chapelle pour prendre en charge le projet. 2 -
71 La maison mobile La maison mobile est un barnum de 18m2 monté par la régie de quartier la Chapelle. Les panneaux de l'exposition sont réalisés par la Direction de l'urbanisme, en lien avec la Délégation à la politique de la ville et à l'intégration (DPVI). Des formes d'accroche diversifiées sont présentées pour attirer les habitants et en faire un lieu animé de 12h00 à 19h00 pendant les périodes d'installation. Les associations nous ont aidé à imaginer des moyens originaux pour interpeller les habitants : expositions photos, projections, lecture de contes, clowns,... Céline HEITZMANN > Pour mieux faire : élargir l ouverture du barnum qui apparaît trop fermée actuellement et dissuade les passants d y entrer. Animation : le contact direct L équipe a travaillé avec les associations du quartier pour imaginer les animations qui peuvent interpeller les habitants et recueillir leurs paroles et leurs besoins : théâtre forum, ateliers participatifs, spectacles vivants, micro trottoirs, etc. Un livre d'or est mis à disposition des visiteurs > Pour mieux faire : associer davantage les conseils de quartier pour permettre une réponse, lors des séances publiques, aux questions collectées. La communication en amont : essentielle pour la fréquentation Journaux locaux, panneaux lumineux, affichage, invitations : information sur les jours d'exposition, les horaires et l'emplacement des expositions. La communication a un coût! L'estimation pour 2008 : environ 2000 : graphiste + imprimeur pour les affiches et flyers, sur le budget communication de la DPVI. Le choix du visuel est le fruit d'un binôme entre la Direction de l'urbanisme (DU) et la régie de quartier. Les clowns ont parlé aux passants. Ils ont pris des notes qu'ils ont transmises aux professionnels. > Pour mieux faire : envisager une communication plus parlante, mettre en place un calicot sur le barnum, améliorer la qualité esthétique et spatiale de la maison, éditer un bulletin avec une rubrique Réponse à vos questions, une rubrique Agenda et une explication des termes techniques (sigles). Les travaux du tramway, porte de la Chapelle On y a passé beaucoup de temps. C'est finalement l'edl qui s'est chargée de l'affichage. La fréquentation dépend de la communication qui est faite en amont. On regrette que les habitants n'identifient pas l'initiateur du projet. Céline HEITZMANN, - 3
72 Thèmes principaux : Les demandes des habitants sont très différentes selon les quartiers. On ne met pas en avant les mêmes projets et les mêmes thèmes. Le lien n'est pas évident à faire entre les projets et les thèmes. Céline HEITZMANN La sensibilisation aux métiers du bâtiment et l'insertion, la gestion urbaine de proximité, la présentation du fonds de participation des habitants (FPH) et du Grand projet de renouvellement urbain de Paris Nord Est. Le 24 juin 2008, place Philippe de Girard Projet : la Halle Pajol. Projection d'un film de présentation de la SEMAEST Animation : Présentation du travail réalisé par des élèves de CM2 avec l'association " les Ateliers Villes " sur la ZAC Pajol. Le 24 septembre 2008, place Marc Orlan Thème : le Fonds de participation habitants (FPH). Intervention de l'association Projets 19. Projet : la porte de la Chapelle/Evangile Le 11 octobre 2008, porte d'aubervilliers Thème : les opportunités d'emploi dans les quartiers, le FPH. Avec le PLIE, l'espace jeunes Charles Hermite et l'edl. Projet : le Grand projet de renouvellement urbain (GPRU) de Paris Nord Est. Animations : intervention d'un clown (avec l'association A tire d'ailes), restitution d'un travail effectué avec des élèves de CM de l'école Charles Hermite sur la ZAC Claude Bernard (avec l'association Ateliers Villes) Le 22 octobre 2008, métro Marx Dormoy Thème : Gestion urbaine de proximité (GUP). L'accompagnement des travaux, le cadre de vie, l'action sur le logement, le FPH Projets : impasse Dupuy, îlot Caillé (Opérations programmées d'amélioration de l'habitat et de renouvellement urbain (OPAH-RU) Animation : présentation d'une exposition photo sur le quartier réalisée par les jeunes de l'association Espoir 18, intervention d'un clown (avec l'association A tire d'ailes), intervention de la direction de la propreté et de l'eau (DPE/Ville de Paris) Exposition photos Le 20 mai 2009, impasse du Gué Thème : Concertation/participation des habitants à Chapelle International Animations : Ateliers villes avec les enfants de l école Marx Dormoy ; Mission Tramway Le 24 juin 2009, place Philipe de Girard Thème : Mieux vivre dans mon logement Animations : Information sur la prévention de la dégradation des logements et sur les différents dispositifs d aide aux travaux (OPAH, Louez solidaire,...) Le 8 juillet 2009, jardins d Eole Thème : La Chapelle au Vert! Projets : Les différents espaces verts de la Chapelle, la ZAC Pajol Animations : Atelier de recyclage ; Interventions de clowns ; présentation de la charte Main verte ; information sur les espaces en friche du quartier ; visites de chantier, traversée des jardins d Eole avec les gardiens Avec les enfants de l école Max Dormoy Le 7 octobre 2009, Porte d Aubervilliers/Charles Hermite Thème : Nouvelles polarités Animations : Exposition sous forme de parcours à travers les 18 et 19 ards ; Présent ation de la maquette Paris Nord Est ; clowns, Mission Tramway ; Visite autour des entrepôts Mac Donald Horaires : de 12h00 à 19h00 le mardi, le jeudi et le samedi > Progrès à faire : mieux articuler les animations et le thème des expositions 4 -
73 Le chef de projet et l'équipe de développement local (EDL) ont une fonction de pilote et de secrétariat. Ils sont force de proposition pour que la parole des habitants, leurs inquiétudes et leurs doléances soient mieux prises en compte, mais le projet ne peut aboutir que s il y a une forte mobilisation des partenaires, qui s avère difficile à maintenir sur une longue période. Les partenaires et leur contribution : Aménageurs : SEMAEST, SIEMP, Paris habitat, et services de la Ville (Direction de l'urbanisme - DU, Direction de la propreté et de l'eau - DPE, Délégation à la politique de la ville et à l'intégration - DPVI) Mise à disposition de supports d'information (panneaux, plaquettes, maquettes, film) Interventions et présentations au sein de l'exposition, réponses aux habitants Associations et structures locales : Régie de quartier, Ateliers ville, A tire d'ailes, associations jeunesse (Espoir 18, Espace jeunes Charles Hermite), conseils de quartier, PLIE, etc. La régie de quartier prend en charge l'installation et le démontage de la maison. Elle est impliquée dans la mise en oeuvre des expositions, en fonction des thématiques. 14 séances des Ateliers villes : sensibilisation ludique et interactive aux problématiques de l'urbanisation et des mutations du quartier Les associations jeunesse : une animation " micro trottoir " comme mode de recueil de la parole des habitants et une exposition photos Les associations cadre de vie : implication d'ecobox dans la construction et la mise en œuvre du projet Les conseils de quartier (Charles Hermite et Max Dormoy) sont associés à la communication du projet. Présentation de leur instance participative. Les relations entre les aménageurs et les habitants ont été particulièrement riches d enseignement. On a eu du mal à trouver notre place. Que fait-on de la parole des habitants? Question plus politique : Quelle place par rapport aux autres formes de concertation? Comment donner la réponse des politiques aux questions posées? Comment faire le glissement de cette information à une participation? Céline HEITZMANN Un succès évident mais difficile à mesurer Cinquante à cent personnes passent par jour à la maison mobile. Il s agit soit de passants ordinaires, soit de groupes. Beaucoup de jeunes sont ainsi venus avec les clubs de prévention, les classes ou les centres de loisir. Quelle valeur ajoutée? Ateliers ville Ce type de concertation moins " formelle " que celle menée par d autres instances a son utilité propre : * Fonction d'orientation de la parole entendue vers ces instances de concertation * Fonction d'information : explication sur les projets que la politique de la ville peut financer, sur sa fonction d'accompagnement ; pédagogie sur les dispositifs de la politique de la ville ; explications des projets d'aménagement > Le projet continue en
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75 18ème arrondissement Développement économique La charte commerciale à la porte Montmartre Pour dynamiser et diversifier l offre commerciale Chefs de projet Politique de la ville Quartier Porte Montmartre / Porte de Clignancourt DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 1 rue Fernand Labori PARIS Pôle ressources : [email protected]
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77 L origine Le périmètre La charte Les résultats Le secteur de la Porte Montmartre se situe au nord du 18 e arrondissement, entre le boulevard Ney et le boulevard périphérique. Classé en politique de la ville depuis 1995, il fait partie des «zones urbaines sensibles». Il bénéficie également, depuis 2001, du «grand projet de renouvellement urbain» (GPRU, convention ANRU). Il est caractérisé par un parc de logements sociaux : barres et tours des années 60 et immeubles dits HBM (habitation bon marché) réalisés avant Ces derniers, construits de briques rouges et élevés sur sept ou huit étages, accueillent à leurs pieds des commerces et des associations. Le commerce local de faible densité compte environ 135 cellules commerciales. Il s exerce dans un environnement difficile mais avec des potentialités à exploiter. Le diagnostic élaboré dans le cadre du projet de territoire rédigé en 2003, faisait ressortir : - Une population à faible pouvoir d achat dans la zone de chalandise des commerces. 1/3 de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et le nombre de demandeurs d emploi s élève à 18% en Une typologie commerciale marquée par des commerces alimentaires de proximité. Ils subissent la concurrence des enseignes bon marché et des superettes ouvertes de plus en plus tard en soirée et le dimanche. - Une offre commerciale limitée : le secteur souffre de l absence d enseignes nationales et de la qualité moyenne de certains commerces (dégradation des devantures ou des surfaces de vente). - Des locaux petits : 75% des commerces font moins de 75m², limitant l accès aux activités nécessitant de grandes surfaces. - Une vacance importante (17%), surtout sur les locaux les plus petits. Immeubles HBM de la Porte Montmartre Il y a cependant une attractivité commerciale possible sur les axes les plus passants : le boulevard Ney et l avenue de la porte Montmartre. En privilégiant l implantation de commerces diversifiés et l installation de commerces spécialisés, à rayonnement plus large, on peut espérer capter une clientèle hors quartier. C est cette hypothèse qui a conduit les partenaires du développement local à travailler sur la mise en place d une charte commerciale.
78 Nous étions convaincus de l attractivité commerciale du secteur. C est ce qui nous a amenés à proposer la charte. La charte offre un cadre partenarial souple qui encourage l engagement des partenaires sans être aussi contraignant qu une convention. Le rythme de nos réunions est assez soutenu pour pouvoir fidéliser les partenaires à leurs engagements. Capucine DARCEOT, chargée de développement local Des partenaires motivés, une mairie très impliquée Trois facteurs ont contribué à la réussite de la mise en oeuvre d une charte commerciale sur le secteur de la Porte Montmartre : > Le portage politique du projet par la Mairie du 18ème, convaincue du potentiel commercial du secteur, et l appui technique de l équipe de développement local. > Un bailleur unique, l l'office public de l'habitat de la capitale (Paris Habitat OPH), souhaitant dynamiser l activité commerciale du secteur notamment pour enrayer la dégradation de son patrimoine > Une association des commerçants «Carré de la Porte Montmartre» active et engagée, voulant encourager la reprise du commerce sur le quartier Signature de la charte commerciale en 2003 La charte partenariale commerciale de la Porte Montmartre a été signée le 6 mars 2003 par : - l Hôtel de ville, - la Mairie du 18ème arrondissement, - la direction départementale du travail, de l emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP), - Paris Habitat OPH, - la chambre de commerce et d industrie de Paris délégation de Paris, - la chambre des métiers et de l artisanat de Paris, - l association des commerçants «Carré de la Porte Montmartre». Objectifs : développer et embellir Elle vise à définir une stratégie commune à long terme de développement économique dans le quartier pour : > Maintenir les commerces en place et renforcer le tissu artisanal > Embellir et animer le quartier > Redynamiser l activité commerciale Les instances de suivi : des réunions tous les 2 mois Deux instances, un comité de pilotage et un comité technique, animées par l équipe politique de la ville, se réunissent très régulièrement et garantissent l opérationnalité du dispositif. Le comité de pilotage composé de l ensemble des membres signataires se réunit tous les deux mois. Les comités techniques se déroulent en plus petit nombre avec différents experts ou personnes associés en fonction des projets en cours. L assiduité aux réunions atteste de la motivation des partenaires. 2 -
79 Le périmètre de la charte s étend de l hôpital Bichat à l ouest, la rue Eugène Fournière à l est, la rue René Binet au nord et le boulevard Ney au sud. Quartier Porte Montmartre - Porte de Clignancourt Périmètre de la charte commerciale : un secteur très ciblé Avant Après - 3
80 Les loyers commerciaux très attractifs Les loyers très attractifs multiplient les candidatures déposées sur les locaux vacants. Nous n avons plus de vacance structurelle....on était à 50%, aujourd hui nous avons moins de 5% de cellules commerciales inoccupées. Capucine Darceot Pour réduire la vacance des locaux commerciaux, un premier engagement en 2004 a été pris par Paris Habitat OPH sur le montant des loyers. Renouvelé en 2009, l accord cadre sur les loyers commerciaux fixe les prix en fonction de la localisation des boutiques. Les loyers de référence retenus pour les commerces en place, ceux à venir et les repreneurs de bail commercial sont : - sur les rues principales : 100 euros HT-HC par m 2 annuel, - sur les rues adjacentes : 80 euros HT-HC par m 2 annuel, - sur les cours intérieures : 60 euros HT-HC par m 2 annuel. Depuis le 1er Janvier 2010, tous les commerces se voient appliquer une augmentation de loyer indexée sur l ICC (indexation triennale ou annuelle selon les baux). Aucune augmentation sur le tarif de base des loyers ne peut être effectuée. Valorisation des locaux : le choix des nouveaux commerces La qualification de l offre commerciale du quartier est traitée en comité de pilotage, notamment à travers la procédure d attribution des locaux et une veille sur les commerces installés. Attribution concertée des locaux Paris Habitat OPH présente les candidatures sur les locaux vacants. Chaque membre est invité à émettre un avis sur les propositions et, de manière collégiale, un commerçant est retenu. Si aucun dossier ne convient, le comité de pilotage peut choisir de remettre l attribution du local et attendre des projets plus intéressants. Les nouveaux commerces Depuis 2003, le quartier accueille de nouveaux artisans (ébéniste, luthier, corsetier), des commerces de bouche (boucheries diverses, poissonnier), des équipements de santé (laboratoire d analyses médicales, kinésithérapeute) et une enseigne nationale, Bricorama. Les nouveaux commerces : Ici, un laboratoire d analyses médicales Réduction de la vacance visuelle Malgré une vacance minime, certains locaux apparaissent fermés alors qu ils sont occupés. Enjeu majeur pour améliorer l environnement du quartier, l ouverture des boutiques concernées font l objet dans un premier temps d une prise de contact avec les gérants et, si cela n est pas suffisant, Paris Habitat lance une procédure juridique. Un des premiers commerces à s installer : Bricorama 4 -
81 Des devantures attrayantes Pour remédier à la dégradation des devantures commerciales, a été mis en place un programme de rénovation d une trentaine de boutiques, inscrit dans le cadre de la convention ANRU. Le montage opérationnel est conduit par les membres du comité de pilotage, animé et coordonné par l équipe politique de la ville. Par souci d harmonisation des différentes boutiques, une charte travaux a été réalisée et ajustée en fonction des différentes phases de travaux. Trois tranches de travaux de requalification ont été montées entre 2005 et 2011 permettant ainsi de rénover plus d une vingtaine de vitrines. La maîtrise d ouvrage est assurée par Paris Habitat OPH. L engagement financier des partenaires est de Le coût moyen de rénovation par boutique est d environ TTC. Requalification des devantures : Partenaires financiers Avant ANRU Conseil régional CRIF Ville de Paris Paris Habitat OPH Commerçants Les devantures rénovées : 1 luthier, 2 traiteurs asiatiques, 3 boulangeries, 1 primeur, 1 auto-école, 2 boucheries, 3 coiffeurs, 1 laverie automatique, 1 pressing / clé-minute, 1 épicerie, 1 magasin de vente de scooters, 1 brasserie de quartier, 1 magasin d électroménager, 1 pâtisserie salon de thé, etc. Après Les animations: fêtes aux quatre saisons! Chaque année, l association des commerçants «Carré de la Porte Montmartre» organise des animations qui participent à la valorisation et à une meilleure connaissance des commerces, renforcent le lien entre les habitants et les commerçants et inscrivent le commerce comme élément constitutif de la vie de quartier. Quatre temps forts se dessinent sur l année : > Fête des mères : distribution de cadeaux dans les boutiques et sur le marché > Fête de la musique : présentation de talents du quartier et invitation d artistes de divers horizons > Fête de la rentrée : manifestations diverses en 2010 : village des artisans avec une trentaine de producteurs et artisans > Fêtes de fin d années : maquillage, Père Noël, ateliers créatifs, décoration des boutiques On a une association de commerçants très dynamique. C est un vrai acteur du territoire. Capucine Darceot L association fait également connaître les commerçants grâce à son site Internet : - 5
82 Le marché du carré de la Porte Montmartre
83 18ème arrondissement Lien social / droits Les rendez-vous en plein air de la Goutte d Or Chef de projet Politique de la ville Quartier Goutte d Or DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local rue Myrha PARIS Pôle ressources : [email protected]
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85 Le quartier L histoire Le concept Le partenariat Le projet Les résultats La Goutte d'or, au pied de la butte Montmartre dans le 18ème arrondissement, est l'un des quartiers les plus populaires et les plus cosmopolites de la capitale. 37,3% de ses habitants sont immigrés (contre 20% à Paris, selon le recensement de 2006). Un quart des habitants ont moins de 20 ans. Ce quartier dense est très peuplé et très animé. L'activité commerciale y est intense. Il est connu pour ses nombreux commerces exotiques où convergent des clients d'origine maghrébine et subsaharienne, venus de toute la région parisienne pour y faire leurs courses. Le quartier compte une proportion importante de populations à faibles revenus. Près d'un tiers des foyers vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ces indicateurs socioéconomiques, qui persistent malgré un début de " gentrification " dans l'habitat privé, classent le quartier parmi ceux qui connaissent les plus grandes difficultés à Paris. La Goutte d'or bénéficie ainsi depuis 1984 des procédures de la politique de la ville. Elle a été inscrite comme " zone urbaine sensible " en Longtemps caractérisé par un habitat vétuste et dégradé, le quartier a connu une rénovation urbaine importante, qui se poursuit depuis 20 ans : démolition de logements insalubres, reconstruction de logements sociaux, construction d'équipements, projets de développement social. Il est inscrit au programme national de rénovation urbaine. Une convention a été signée entre l'etat et la ville en juillet 2007 pour fixer les modalités et les moyens de la poursuite de la rénovation urbaine. La Goutte d'or est également un endroit où la vie reste très présente dans les espaces publics. Partant de là, l'équipe de la politique de ville a choisi d'engager une opération " hors les murs " pour présenter les services publics et associatifs pouvant directement aider la population la plus en difficultés. Le stand du kiosque jeune Offre de billets gratuits pour concerts et spectacles Informations sur les dispositifs jeunesse
86 Le square Léon : des aménagements successifs Concertations et controverses à répétition Le square Léon a été aménagé à la place d'un passage qui existait depuis le milieu du 19ème siècle. Dans les années 1970, les premières démolitions des immeubles -insalubres- qui le bordaient ont fait place à un terrain vague. Les habitants l'ont surnommé "le démole". Le site a été investi par les enfants comme terrain de jeu et a aussi servi de scène pour les activités associatives du quartier et pour les premières fêtes de la Goutte d'or. C'est dire comme son aménagement s'est fait sous l'œil vigilant des riverains et des associations locales. C'est l'identité du quartier, qui se vivait en autogestion, qui était en jeu. Festival musiques et jardins Photo L onde & cybèle L'association de prévention du site de la Villette a été missionnée par 2 fois, en 2008, puis en 2009, sous la houlette de la direction des espaces verts et de l'environnement (DEVE), de la délégation à la politique de la ville (DPVI) et de la direction de l'action sociale, de l'enfance et de la santé (DASES), pour apporter des éléments d'analyse et suggérer des propositions. Elle prône un mode de gestion du square facilitant le dialogue et le contact avec tous les usagers. Or, il s'agissait pour la ville de Paris de transformer progressivement l'ancien passage en square, ce qui impliquait à terme, entre autres contraintes, des règles d'ouverture et de fermeture, des grilles. Chaque aménagement, depuis les années 90 (aires de jeu, pelouses, plantations, bancs, locaux de surveillance, ) a donné lieu à des concertations et à des controverses. Les habitants ne sont pas satisfaits. Le square a continué d'être un lieu de passage traversant ouvert la nuit. Les grilles ne résolvent rien. Le square est le théâtre de trafics nocturnes et l'objet de dégradations matérielles. Nuisances et insécurité. Des riverains se plaignent. Les jardiniers sont mécontents. En 2002, la mairie du 18ème arrondissement a dû reprendre le dialogue avec tous les interlocuteurs concernés par le square pour aboutir à son réaménagement. En 2007, nouvelle concertation, nouveau réaménagement en perspective, nouveau mécontentement : certaines associations regrettent de ne plus pouvoir installer la grande scène de la fête comme elles en avaient l'habitude. D'autres habitants se félicitent des nouveaux aménagements : une pelouse accessible, des bancs à l'ombre des arbres, une nouvelle palette végétale, des jeux de dames en dur, des aires protégées pour les jeux de ballons, la suppression du kiosque à musique. Cela ne suffit pas à apporter la tranquillité. Allier sécurité, prévention et animation UN MOMENT POUR PRENDRE SOIN DE VOUS? EN PARTENARIAT AVEC L ENSEMBLE DES ACTEURS DU QUARTIER RENDEZ-VOUS SQUARE LÉON LE MERCREDI 5 MAI 16H - 19H Et aussi, les mercredis 19 et 26 mai. Même heure, même endroit! POUR EN SAVOIR PLUS OU M A I 2010 En janvier 2009, le maire d'arrondissement annonce devant une salle pleine et tumultueuse, avec à ses côtés les adjoints au maire de Paris concernés et le commissaire de police, que le square allait à nouveau être fermé la nuit entre 23h30 et 8h30. Cette décision était délicate car la première tentative de fermeture avait été mal vécue, tant par certains jeunes du quartier qui le fréquentaient la nuit, que par certaines associations y voyant un volonté de contrôle. La fermeture méritait de fait un accompagnement alliant un gardiennage relevant de la responsabilité de la Direction de la protection et de la prévention (DPP) et l'offre de nouveaux services en direction des habitants de manière à favoriser une nouvelle réappropriation de cet espace central si fréquenté du quartier de la Goutte d'or. C'est ce dernier aspect qui relevait largement des compétences de la délégation à la politique de la ville et à l'intégration (DPVI). Un comité local de programmation du square a été formé en mai 2009, ainsi qu'une coordination des services de la ville. Ils ont abouti à réaliser le projet Les rendez-vous en plein air de la Goutte d'or. Son objet : présenter dans le square toute une palette de services publics et associatifs utiles à la population et proposer des animations. 2 -
87 La présence humaine comme aide et source de tranquillité Quelle présence humaine dans le square? Comment combiner une approche répressive et une approche plus sociale? Pour compenser les effets contre-productifs d'une surexposition sécuritaire en face des jeunes, l'apsv recommandait une présence humaine plus empathique. L'équipe de la politique de la ville avait, par ailleurs, remarqué que certains services de qualité ne trouvaient pas leur public. L'hypothèse de l'équipe était que ces services étaient trop "distants", tant au sens figuré qu'au sens propre, des cheminements des gens. D'où l'idée de profiter de cette réflexion sur la tranquillité du square pour offrir des informations à disposition de ses nombreux usagers : une " intervention hors les murs des services ". Le comité de programmation des activités estivales de la Goutte d'or L'équipe de la politique de la ville a réuni les acteurs associatifs du quartier et les services locaux pour bâtir la programmation des loisirs de l'été. Une dizaine d'associations y ont participé. Un focus a été mis sur les manifestations organisées dans le square Léon. Des animations culturelles et sportives ont été proposés par le club de prévention spécialisée (ADCLJC), l association Art Exprim, la compagnie Procréart, les associations Bol d'or, Paris Macadam, l'onde et Cybèle et Capoeira Viola. Des créneaux leur ont été réservés ainsi qu'aux animations proposées par le personnel jardinier du square et la bibliothèque du quartier. Le programme des stands d information a été monté à cette occasion. J ai constaté à plusieurs occasions que les gens bénéficiaient mal des ressources de proximité et qu'il y avait un enjeu pour l'équipe. C'était pour nous l'occasion de mieux canaliser l'offre publique et associative en direction des habitants et de permettre aux partenaires locaux de se rencontrer pour ajuster leur offre aux besoins réels. " Annabelle Barral, chef de projet politique de la ville de la Goutte d'or Une fois le programme bâti, des réunions ont été organisées sur le site avec les services de la ville (jardins, protection, voirie, politique de la ville) pour mieux visualiser les lieux, comprendre les contraintes et répartir les différentes activités dans le square. Le comité technique de coordination des actions de prévention et de sécurité Chaque direction de la ville a ses compétences propres et veille à ne pas empiéter sur celles des autres. La direction des jardins (DEVE) entretient et surveille, la la direction de la protection (DPP) sécurise, celle de la voirie (DVD) aménage les installations, la direction de tutelle de la prévention spécialisée (DASES) impulse des politiques de prévention et la délégation de la politique de la ville (DPVI) coordonne en lien avec le territoire. Suite à la fermeture nocturne du square, le secrétariat général de la ville de Paris a souhaité créer une coordination, à laquelle participaient les élus et l'apsv, pour échanger les informations entre directions et se mettre d accord sur les modalités d action. L APSV recommande la désignation d un responsable du square pour faciliter la cohérence des décisions. Stand développement durable Une fontaine solaire Stand développement durable Comment économiser l eau courante - 3
88 Les rabatteurs... On s'est installé avec nos tables, mais cela ne suffit pas pour inciter les gens à venir se renseigner. Nous allons au devant des passants afin qu ils s autorisent à se diriger vers les stands d informations. C'est une posture particulière. Le fait d'être à l'extérieur a permis d'aborder les gens de façon décontractée. Ils étaient contents de voir les services publics se déplacer dans l'espace public." Annabelle Barral, chef de projet politique de la ville de la Goutte d'or Les Rendez-vous en plein air de la Goutte d'or se déroulent du début du mois de mai à la fin du mois de septembre. Emploi, jeunesse, rénovation urbaine, développement durable, propreté, habitat et santé, tels sont les thèmes sur lesquels les passants pouvaient trouver des informations pendant les deux saisons (2009 et 2010) où l'opération a eu lieu. Ainsi, pour donner des exemples plus concrets, la Mission locale est-elle venue, une fois par semaine, avec le service public de l emploi non seulement pour donner des informations sur les démarches à faire, mais aussi avec des offres d'emploi. La Caisse d allocations familiales est venue expliquer les conditions d'obtention des aides au logement. Une trentaine de partenaires institutionnels ont ainsi été mobilisés les deux étés, soit une cinquantaine de personnes représentant les services de la ville et de l'etat, les associations, les aménageurs et les bailleurs sociaux. Thème des stands Développement Durable Emploi Habitat Jeunesse Propreté Programme de Rénovation Urbaine Santé Horaires Fin d'après-midi Fin d'après-midi Après-midi Fin d'après-midi Matin Après-midi Après-midi Fin d'après-midi Après-midi Partenaires impliqués - PIMMS (Point information médiation multiservices) 18/19ème - Association EDIF (Energies durables en Ile de France) - EDF et GDF mission solidarité - Eau de Paris - PLIE (Plan local pour l'insertion et l'emploi) 18/19ème - Pôle Emploi - Mission Locale Belliard - Association Salle Saint Bruno - coopérative CLARA (création d'emplois pour les artistes) - ADIE (microcrédits) - MDEE 18ème (maison de l'emploi) - ADIL 75 (permanences d'informations juridiques sur le logement) - Paris Habitat OPH (office HLM) - Association EDIF (Energies durables en Ile de France) - PIMMS (Point information médiation multiservices) 18/19ème - EDF mission solidarité - PAD 18ème (point d'accès au droit) - Antenne Jeune Mont-Cenis - Antenne Jeune Brisson - Kiosque Jeune Goutte d'or - Conseil de la jeunesse du 18ème - Direction de la propreté et de l'environnement (DPE) " ambassadeurs du tri sélectifs " - PIMMS (Point information médiation multiservices) 18/19ème - Direction de l'urbanisme (DU), le chef de projet Goutte d'or - Paris Habitat OPH (office HLM) - SEMAVIP (société d'économie mixte d'aménagement) - association Les Ateliers Ville - Direction de l'action culturelle (DAC), avec l'association ICI - CFA (centre de formation d'apprentis) - Direction de l'action sociale de l'enfance et de la santé (DASES) avec le Pôle Santé - DASES avec l'equipe mobile d'intervention et de prévention santé (EMIPS) - Atelier Santé Ville 18ème La programmation a évolué entre 2009 et Certaines animations ont eu lieu en dehors du square. Il y a eu des semaines thématiques. La communication, estimée défaillante en 2009, a été prise en charge par la mairie du 18ème arrondissement. On a amélioré la qualité du matériel d'exposition (stand, barnum et comptoir). Les habitants et usagers du quartier ont été associés, plus que l'année précédente, au choix de la programmation. Les animations : une programmation culturelle et sportive de qualité Les associations n'ont pas été en reste et assurent largement le volet animation de cette opération : capoeira, bibliothèque, lecture de contes, lutte sénégalaise, initiation à la peinture et à la sculpture, à la vidéo et au graff, concert, etc. Des enfants dessinent avec l association Art exprim 4 -
89 Fréquentation : un succès Près de 700 personnes ont été touchées chaque année : près de 40 personnes en moyenne par stand, plusieurs centaines pour les stands de la direction de la propreté et de l'environnement (DPE) qui a, notamment, sensibilisé les habitants au tri sélectif. Services pour la population Le contact direct avec la population est gratifiant. Les habitants sont contents de voir les services publics se déplacer vers eux. L'évaluation des effets produits en termes d'information et orientation des habitants est, cependant, très difficile à mesurer. Stand de l emploi. Informations sur les dispositifs d insertion Sécurité : Une baisse des situations conflictuelles depuis la fermeture du square La fermeture la nuit a limité les problèmes. Elle est aujourd'hui acceptée par les usagers, les habitants et le tissu associatif. L'APSV remarque ainsi la baisse des incidents pendant les mois d'été en 2009, et, a contrario, leur augmentation à l'automne 2009, au moment où les actions d'animation et de médiation dans le square se sont interrompues. Partenariat : une meilleure coordination Ces interventions hors les murs ont représenté une occasion pour les associations et les services de se rencontrer et d'ajuster les actions à destination des habitants les unes par rapport aux autres. Cela leur a aussi donné des éléments pour mieux orienter les publics. Stand propreté. Place de l Assommoir. Informations sur le fonctionnement des services de la propreté - L'ensemble des partenaires ayant participé aux stands veulent recommencer l'année prochaine. Une action plus régulière et plus pérenne pourrait être envisagée. Les partenaires veulent tenter l'expérience dans d'autres places et lieux du quartier et pensent qu'il faut varier les animations offertes au public pour mieux les attirer (jeux, questionnaires, spectacles, boissons, etc.) et réétudier les horaires d'intervention. - Les aspects matériels sont à améliorer : tentes en cas de pluie ou de grosse chaleur, sonorisation, moyens en personnel - La communication doit être amplifiée avant, mais aussi pendant l'événement (affichage, tracts). Les relais d'information (écoles, collèges, associations) doivent être mieux utilisés. - 5
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91 19ème et 10ème arrondissements Emploi : Rapprocher l offre et la demande Le parcours d accompagnement vers l emploi (PAVE) Un dispositif du conseil régional Chefs de projet Politique de la ville des 19ème et 10ème ardt. DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 3 bis rue de Cambrai PARIS Equipe de développement local 19, passage du Buisson Saint Louis PARIS Tel : Pôle ressources : [email protected]
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93 Un dispositif du Conseil régional qui allie temps de formation, période de stage en entreprise et accompagnement de recherche d emploi Présentation du quartier Historique de l action Le projet Le partenariat Les résultats Situé au Nord-Est de la capitale, le 19ème arrondissement réunit trois quartiers inscrits dans le Contrat Urbain de Cohésion Sociale. Avec une population s'élevant à habitants, les quartiers de Flandre, Paris Nord Est et Danube Solidarité cumulent les difficultés sociales. Le premier quartier concentre 38 % de demandeurs d'emploi de longue durée et une large part des familles vit sous le seuil de pauvreté (23 %). L'îlot Danube-Solidarité est l un des plus touchés par la précarité à l'échelle parisienne. 13,2 % de sa population est allocataire du RMI tandis que 23,8 % des plus de 15 ans sont sans diplômes. Une part des habitants est de fait exclue des offres d emploi (prérequis trop élevés, expérience professionnelle trop courte ou inexistante en France). L'action «Parcours d'accompagnement vers l'emploi» leur est destinée. Elle concerne plus spécialement les demandeurs d'emploi du secteur du bâtiment. 19 ème Présentant des signes similaires de précarité, l'action a également été étendue au quartier Porte Saint Denis / Porte Saint Martin. En effet, si une importante partie du 10ème arrondissement a connu l arrivée de classes plus aisées, les quartiers sud (Bas Belleville, les Portes Saint-Denis et Saint-Martin) continuent d'être marqués par des indicateurs socioéconomiques défavorables. 10 % de la population touche le RMI et 20 % connaît le chômage, lequel atteint parfois 30 % dans certains îlots. Le faible niveau de qualification persiste : 18,6 % des résidents ne possèdent aucun diplôme et 21 % des élèves sont touchés par l'échec scolaire. Historiquement terre d'accueil, 27 % de la population du 10 ème arrondissement est immigrée, amenant soixante nationalités à cohabiter ; à l'immigration traditionnelle francophone se sont joints de nouveaux émigrants maîtrisant peu le français et ayant une formation professionnelle peu satisfaisante. 10 ème
94 Renforcer les partenariats à l occasion d un appel à projet régional Les offres d emploi existent, mais les demandeurs d emploi ne répondent pas aux profils demandés, même s ils ont des qualifications. Un accompagnement est nécessaire. Aller au devant des personnes en difficulté implique la coordination des politiques publiques et des différents acteurs : service public de l emploi - Ville - Région - associations - acteurs économiques, pour prendre en compte la particularité des publics et lever les freins à l emploi. Les équipes de développement local travaillent sur ces questions, depuis les débuts de la Politique de la Ville à Paris, en réunissant les professionnels de l emploi. Un cycle d ateliers, proposé à l initiative de la DPVI et réunissant les personnels d agence ANPE ainsi que des professionnels de la politique de la ville, a ainsi été conduit en Une coopération au niveau local en est née. Faire coïncider une offre et une demande existantes dans le BTP Les nouveaux émigrants parviennent le plus souvent à trouver du travail au sein de réseaux économiques communautaires dans lesquels les conditions de travail sont souvent difficiles et la législation du travail appliquée de façon aléatoire... Laurence Grégoire, Chargée de développement local, 19ème ardt Une expertise de l'anpe (devenue Pôle emploi) sur la typologie des publics, l'évolution du marché du travail et des métiers en tension a été à l'origine du public ciblé par l'action. Des offres existent dans le secteur du bâtiment et des travaux Publics (BTP) avec des besoins dans les métiers du second oeuvre (maçons, plombiers, électriciens). Une part importante des demandes d'emploi concerne ces métiers dans le 10ème et le 19ème arrondissements. Les deux agences ANPE spécialisées dans ce secteur d'activité y sont implantées : l'anpe Jaurès, agence spécialisée dans le secteur du BTP et pilote du réseau BTP parisien et l'agence St Louis dans le 10ème arrondissement. Au total, ce sont près de établissements du BTP qui y sont rattachés. Ce sont de petites entreprises à 90 %, et environ 40 % d entre elles sont de simples domiciliations sans atelier ni boutique. Nombreuses sont les offres provenant des entreprises de travail temporaire. Et sur les demandeurs d'emplois parisiens inscrits dans les métiers de manoeuvres, peintres, électriciens, plombiers ou chauffagistes, 800 se concentraient sur les arrondissements du 10ème et du 19ème. Réponse à l appel à projets Au regard de ces éléments, la Délégation à la Politique de la Ville et à I'Intégration a répondu en 2008 à l appel à projet Parcours d'accompagnement vers l'emploi (PAVE) lancé par la Région Ile-de-France. Les équipes de développement local du 10ème et 19ème ont élaboré un cahier des charges. Adressé au Conseil régional, le projet a été validé et le marché a été attribué à un centre de formation du 19ème arrondissement : Ressources formation. Public : priorité sur les personnes sans diplômes Le choix a été fait de se concentrer sur les personnes sans diplômes (niveau VI, Vbis et V) bénéficiant d une expérience dans le BTP : demandeurs d emploi, jeunes ou adultes ayant un projet professionnel dans les métiers du second oeuvre et n ayant pas bénéficié d une prestation d accompagnement vers l emploi mise en oeuvre par l ANPE, dans le cadre du Projet personnalisé d accès à l emploi (PPAE). Répartition des stagiaires par métier
95 Conseil Régional d'ile-de-france La Région agit dans le cadre de compétences conférées par les lois de la décentralisation. La formation professionnelle des adultes est l une de ses prérogatives. La qualification et l insertion professionnelle des franciliens, ainsi que l individualisation et la sécurisation des parcours professionnels représentent l un de ses objectifs. Dans ce cadre, le Conseil Régional a eu un rôle moteur par son programme Action Initiative Territoriale (AIT). Le but étant de financer les projets émanant du local, il est revenu au Conseil Régional de supporter les coûts de l action PAVE mise en place dans les 10 ème et 19 ème arrondissements. Pôle emploi de Saint-Louis (10 ème ) et Jaurès (19 ème ) Le Pôle emploi assure le placement, l'insertion et l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Il assiste par ailleurs les employeurs pour l'embauche et le reclassement des salariés. Il met en relation des entreprises et des chômeurs. Equipes de développement local - 10 ème et 19 ème arrondissements A l intiative du projet, les équipes de développement local ont facilité et coordonné la mobilisation des partenaires. En partenariat avec les agences de l emploi, elles ont également assuré le relais de l'information auprès des acteurs locaux (régies de quartier, missions locales, associations de proximité...) en vue de faciliter le recrutement de stagiaires. 39 personnes intéressées par la formation sont ainsi venues aux réunions d information. Ressources Formation (19 ème arrondissement) Le centre de formation a assuré un suivi constant des stagiaires dès le début du processus. Il a été l'organisateur des quatre réunions d'informations collectives destinées à présenter les objectifs, les résultats attendus, les partenaires de l'action et la méthode utilisée, puis des entretiens individuels des candidats afin d'évaluer leurs besoins, leurs attentes et leurs motivations. La formation des stagiaires s'est déroulée dans les locaux de Ressources Formation, qui a également assuré le suivi des stagiaires lors de la période en entreprise par l'intermédiaire d'un tuteur. 16 stagiaires ont suivi la formation. Régie de quartier et Mission locale Les missions locales sont des lieux d'accueil pour les jeunes de 16 à 25 ans qui ont des difficultés à trouver du travail. Les régies de quartier visent à favoriser l'emploi des habitants d'un quartier, tout en créant des liens entre eux. Elles ont été les principaux relais dans le passage d'informations auprès des demandeurs d'emploi. Sur les 39 personnes présentes aux réunions d'informations collectives, dix avaient été reçues par les régies de quartier et les missions locales. D autres associations ont été contactées et informées. Perspectives : > Maintenir le lien entre les partenaires tout le long de l action en tenant compte des difficultés rencontrées par les uns et les autres, en améliorant la circulation de l information > Mieux informer le secteur associatif du quartier de l opportunité de la formation pour les demandeurs d emploi
96 Faciliter l accès à l emploi par un apprentissage de connaissances extra professionnelles * amélioration de l expression orale et écrite * initiation aux techniques de recherche d'emploi * actualisation des connaissances professionnelles * stage en entreprise Trois modules de décembre 2008 à avril 2009 : Connaissance du BTP et accompagnement à la recherche d'emploi (120 heures) Le marché ouvert renvoie aux offres d'emploi existantes sur le marché (Internet, presse, Anpe, agences d'intérim ). Parallèlement, le marché caché représente 70 % des offres ; elles ne sont pas visibles et se trouvent par le biais du bouche-à-oreille et du réseau relationnel. Secteur d'activité : Présentation des métiers, formations, possibilités d'évolution, compétences par métier. Présentation des conditions de travail, types de contrats, obligations et devoirs réciproques du salarié et de l'entreprise. Marché du travail : Présentation des perspectives d'emploi dans le secteur du BTP, des métiers dits " porteurs ". Préparation de la phase des techniques de recherche d'emploi, les notions de marché caché / marché ouvert. Recherche d'emploi : Réalisation de CV, lettres de motivation, techniques et simulation d'entretien. Suivi personnalisé pour évaluer les compétences acquises et les valoriser. Initiation à l outil informatique : Internet et logiciel word. Mise à niveau linguistique et mathématiques (200 heures) Atelier linguistique : Développer ses capacités de compréhension, d'expression et d'interaction à l'oral en s appuyant sur des cas concrets se présentant au cours des chantiers. Atelier lire-écrire : Etre plus à l'aise dans sa pratique professionnelle (commandes, inventaires, carnets de veille, correspondance, rapports...). Être plus autonome dans la rédaction de ses propres documents (lettres personnelles ou administratives, lettres de motivation, CV) Au retour du stage, chaque stagiaire a l occasion de faire partager avec les autres son expérience. Il fait aussi le point avec le référent socioprofessionnel pour pouvoir évaluer avec lui s il a acqui les compétences nécessaires pour l emploi immédiat ou s il a besoin d une formation complémentaire. Atelier de calcul : Progresser dans l'usage des opérations de base en lien avec des situations professionnelles (ex : calculer une surface à peindre ou le nombre de lés de papiers peints à utiliser...) Stage en entreprise (300 heures) Stage en entreprise de deux fois 4 semaines. Un suivi individuel est assuré par le formateur. Chaque stagiaire a des objectifs de progression avant, pendant et à la fin du stage. Un suivi de trois à six mois est ensuite assuré après le stage, par l'anpe et l Espace Insertion. Le contenu de la formation prend en compte l état du marché du travail et le niveau de formation des stagiaires.
97 Plus de 50% des stagiaires ont retrouvé un emploi : Sur les 16 stagiaires du départ, 13 stagiaires ont réalisé l action dans son ensemble. Il n y a eu que 3 interruptions de formation dont un abandon involontaire. La qualité de la formation linguistique (acquisition de la maîtrise du Français), ainsi que l initiation à l informatique ont beaucoup aidé. Les stagiaires ont gagné en assurance. Les heures allouées au perfectionnement des acquis de bases ont été un bienfait pour la cohésion du groupe. Une entraide a été observée, se traduisant par exemple par la formation de binômes composés d'une personne à l'aise avec la langue française et une autre habile en technique. Chacun apportait ses propres connaissances et se sentait ainsi valorisé. La différence d'âge a été un atout ; les anciens prenaient plaisir à communiquer leurs savoirs aux plus jeunes en valorisant leur expérience professionnelle. Pourcentage des recrutements par prescriteur : Pôle emploi Jaurès Mission locale Pôle emploi Saint-Louis Régie de quartier et Espace insertion du 19ème ardt : 51.28% 23.07% 20.51% 2.56% Face au contexte économique, un ajustement des domaines d activité à explorer Le contexte de crise économique touchant également l'embauche dans le secteur du bâtiment, les partenaires ont dû s'adapter à l'offre proposée. Ainsi des stagiaires ont été orientés vers d'autres secteurs comme celui de l'hôtellerie, demandeur de main d'oeuvre pour leur département de maintenance technique ou de restauration de bâtiments. Cinq des vingt stagiaires ont trouvé un stage dans le groupe Pierre et Vacances, avec pour certains la possibilité d'une embauche par la suite. Perspectives : > Les périodes de remise à niveau en français et en calcul seront rallongées > Les périodes de stage en entreprise, trop longues, vont être ramenées à 3 semaines chacune L action a été relancée.
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99 Emploi Lutte contre les discriminations à Paris Le plan local du 19ème arrondissement Chefs de projet Politique de la ville Quartier Flandre DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Mission intégration - lutte contre les discriminations et Droits de l Homme (MILDDH) DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 3 bis rue de Cambrai PARIS Pôle ressources : [email protected]
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101 Contexte Historique Objectif Partenariat Projet Résultats Les chiffres Le premier critère de discrimination, selon la Haute Autorité de lutte contre les discriminations, est l origine qui représente 29% des plaintes reçues en Le principal domaine de discrimination concerne l emploi (50% des réclamations), loin derrière le logement (7%) et l éducation (5%). Paris compte 20% de Parisiens étrangers et immigrés, soit un peu plus de personnes nées à l'étranger (RP 2006, Insee). Le 19ème arrondissement 27%. Parmi cette population, deux tiers sont ressortissants de pays hors Union Européenne et un tiers a acquis la nationalité française. Taux de chômage comparé à Paris La population immigrée est surreprésentée dans les quartiers de la politique de la ville de Paris puisqu'elle représente 29.4% de la population. Le taux de chômage des étrangers ou immigrés en provenance du Maghreb et de l'afrique subsaharienne est plus de deux fois plus élevé que celui des Parisiens, Français de naissance (RP 1999, Insee). Le chômage touche en particulier les plus jeunes. Sous les chiffres La réalité de la discrimination à l'embauche et dans l'emploi est occultée dans les statistiques nationales reposant uniquement sur la nationalité à la naissance. Celles-ci ne prennent pas en compte les discriminations pesant sur les personnes françaises depuis une ou plusieurs générations, mais dont le nom et le prénom indique des origines étrangères. Des études ponctuelles existent cependant. Ainsi, un Parisien avec un nom et prénom à consonance maghrébine aura cinq fois moins de chance qu'un autre Parisien, au nom français, d'obtenir une convocation à un entretien après l'envoi d'un CV similaire (testing réalisé par l'observatoire des discriminations en avril et mai 2004). L'écart de probabilité dans l'accès à l'emploi entre les jeunes d'origine française et ceux d'origine maghrébine oscille entre 15 et 18 points. Les discriminations selon l origine se cumulent souvent à d autres, celles notamment liées à l âge et au sexe. Pour lutter contre ces inégalités, la Ville de Paris s engage dans le développement de plans territoriaux dans les quartiers de la politique de la ville. C est dans le 19 arrondissement qu a été mise en oeuvre le premier plan territorial de lutte contre les discriminations de la capitale.
102 La discrimination est interdite par la loi (article du code du travail et du code pénal. La discrimination est une inégalité de traitement fondée sur des critères illégaux. Pratiquer une discrimination, c est refuser l accès à un emploi, un stage, un logement, une formation, une boite de nuit, etc. à une personne ou un groupe de personnes en fonction d un ou plusieurs critères interdits (Loi du 16 novembre 2001). Les critères prohibés par la loi : Le sexe, le patronyme, l origine, l apparence physique, l orientation sexuelle, les moeurs, la situation de famille, l état de grossesse, la religion, la conviction politique, les activités syndicales, l état de santé, le handicap, l âge, les caractéristiques génétiques, l appartenance ou non appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation, une race. Les domaines d intervention des discriminations : L emploi, le logement, l accès aux biens et aux services. En France, la question des discriminations a longtemps été régie par la déclaration des Droits de l'homme et du Citoyen : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit". Sur ce fondement, le législateur a voté des textes prévoyant des sanctions pénales pour actes de racisme et/ou de discriminations (1972). Mais les victimes rencontraient de grandes difficultés pour apporter la preuve de la discrimination et de son intentionnalité. Les phénomènes de discriminations en raison de l'origine ont continué à se développer. La réflexion a progressé grâce au combat des organisations syndicales et des associations pour l égalité, mais aussi par le constat de la part des juristes et des sociologues que les moyens d'actions étaient inopérants. L'Union Européenne organise, en 1997, une année européenne contre le racisme. Dans ce cadre, elle rédige plusieurs projets de directives plus pragmatiques sur le plan juridique. En France, en mai 1999, Martine AUBRY, alors Ministre du travail et de la solidarité, organise une table ronde pour obtenir des engagements de la part des partenaires sociaux sur la base du rapport BELLORGEY. Parmi les propositions : la création du Groupe d'études et de lutte contre les discriminations (GELD) ayant une mission d'observatoire de lutte contre les discriminations raciales. En 2001, le FAS (Fonds d'action sociale pour les immigrés et leurs familles) est transformé en FASILD (Fonds d'action et de soutien pour l'intégration et la lutte contre les discriminations). Au plan européen, en 2000, l'union Européenne prend deux directives sur la base juridique du traité d'amsterdam. L'une concerne la notion de discrimination directe et indirecte fondé sur la religion ou les convictions, le handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle. Elle concerne l'emploi et le travail. La seconde traite du principe d'égalité de traitement sans distinction de race ou d'origine ethnique. Elle concerne l'emploi, le logement, la formation professionnelle, etc. Ces directives ont fait l'objet d'introductions en droit français par la loi de novembre 2001 relative à la lutte contre les discriminations, qui modifie notamment le code du travail. Et par la loi de janvier 2002 concernant la modernisation sociale. En décembre 2004, le GELD est remplacé par la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations). Cette dernière est dotée de moyens plus importants. Elle intervient sur toutes les discriminations, quelles soient liées à l'origine, au sexe, au handicap, à l'âge, etc. Elle instruit des dossiers qui peuvent être transmis au parquet. Elle rend des avis et soutient des initiatives de promotion de l'égalité. Elle organise des testings. En 2006 le FASILD disparaît pour laisser la place à l'acsé (Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances). Si le FASILD était marqué par son histoire, celui d'agir pour l'intégration des immigrés non communautaires, l'acsé gère les crédits consacrés à la politique de la ville ainsi que ceux de la lutte contre toutes les discriminations. GELD
103 Les plans territoriaux de lutte contre les discriminations sur le marché du travail Les plans territoriaux de lutte contre les discriminations sur le marché du travail constituent un dispositif national. L'objectif est de détecter et réduire les discriminations auxquelles sont exposés les habitants des quartiers prioritaires. Ils sont élaborés par les collectivités territoriales et s'inscrivent dans les contrats urbains de cohésion sociale. Les actions financées peuvent prendre plusieurs formes : réalisation d un diagnostic, mise en place de formations, outils de communication, mobilisation des réseaux d'employeurs. Du séminaire emploi sur l insertion des jeunes en 2003 à l élaboration du plan en 2007 En 2003, l'équipe politique de la ville avait monté un séminaire sur l'insertion socioprofessionnelle des jeunes dans le cadre de la coordination emploi, composée d associations, du service public de l emploi, des services de la ville et de la mairie du 19 ème. Parmi les freins qui avaient été identifiés, la question des discriminations raciales et ethniques faisait l'objet d'un atelier particulier auquel le Fasild participait. C est pourquoi, lorsqu en 2004 le Fasild a voulu établir un diagnostic territorialisé à Paris sur la question des discriminations ethniques et raciales à l emploi des jeunes, il a choisi le 19 arrondissement. Le Fasild émett ait un certain nombre de préconisations visant à la mise en place d une stratégie territoriale concertée entre les acteurs locaux. Le but : améliorer la prise en charge de la prévention des discriminations raciales. Une prise de conscience des discriminations sur le territoire Une formation des acteurs locaux par l association de prévention du site de la Villette (APSV) (14 structures, une cinquantaine de personnes), de novembre 2006 à avril 2007, a constitué la première étape. Elle a été suivie avec une grande assiduité et a abouti à l élaboration du plan d actions, à sa présentation officielle à la mairie du 19ème arrondissement (mai 2007) et au recrutement, fin 2007, d une coordinatrice du plan au sein de l APSV. La politique de la ville doit se saisir de cette question. On utilise les concepts de mixité sociale et de mixité ethnique, alors que, par ailleurs, l on constate une corrélation entre les indicateurs sociaux de la précarité et ceux liés à la migration. A côté des initiatives nationales, parfois ambigües, les collectivités ont un rôle et doivent apporter des réponses plus variées que celle de la promotion de la diversité.. Ghania FAHLOUN Les membres de la coordination emploi étaient intéressés pour entamer ce travail mais souhaitaient un accompagnement. L équipe politique de la ville du 19ème a proposé de confier une mission d ingénierie de projet à un opérateur local. C est l association de prévention du site de la Villette qui a été retenue. Florence Dighiero, Chef de projet, DPVI Chargée de Mission Lutte contre les Discriminations- Droits de l'homme, DPVI L APSV développe des actions ayant pour objet l insertion de personnes rencontrant des difficultés socioéconomiques (formation professionnelle, accompagnement vers l emploi, développement culturel...). Elle conçoit des projets d ingénierie sociale, d étude et conseil en lien avec le territoire dans les domaines de la lutte contre les discriminations, l accès à la culture, la prévention et la sécurité dans les espaces publics, et la citoyenneté.
104 Objectifs Identifier les discriminations sur le marché du travail de l arrondissement Sensibiliser les acteurs sociaux de l emploi et de l insertion Impliquer les acteurs politiques et économiques Renforcer la qualification et le partenariat institutionnel Informer le grand public Apporter des pistes concrètes et des réponses juridiques aux victimes Mettre les pratiques professionnelles en conformité avec la loi En direction des intermédiaires de l emploi : * Rédaction d un référentiel qualité Les intermédiaires de l emploi (mission locale, pôle emploi,..) et les acteurs de l accompagnement social (centres sociaux, associations, équipes d insertion,..) se sont qualifiés. Ils se sont engagés sur des principes visant à lutter contre les discriminations à l intérieur même de leurs structures, ainsi que dans l accompagnement de leurs publics auprès des employeurs et des organismes de formation. Ils ont signé un cadre de référence (le référentiel qualité) déterminant des exigences et des objectifs à atteindre. * Création d outils communs Sont ainsi passés au peigne fin pour chaque structure la manière de recruter, l accès à la formation des salariés, la gestion des carrières, l accueil du public. Exemple de transformation d une pratique : L analyse d une fiche de poste pour l accueil de l une des structures révèle une attitude discriminante sur l âge des candidats. La correction étant faite, une hôtesse de 50 ans est finalement recrutée. En direction des entreprises publiques et privées * Des ateliers de réflexion (3 jours de formation) pour les DRH des grands groupes et entreprises de l arrondissement Objectif : Faciliter la prise de conscience des attitudes discriminantes dans la gestion du personnel. Exemples d entreprises inscrites aux ateliers : Monoprix, Pierre et Vacances, l UCPA, l hôpital Robert Debré, la caisse des écoles, le CNAV, le 104. * Un accompagnement personnalisé (diagnostic, qualification, modification des pratiques) Les acteurs politiques, économiques, associatifs et institutionnels se sont mobilisés. Tout le territoire a été mis à contribution. Stéphanie Baux Coordinatrice du plan de lutte, APSV En direction du public * L accompagnement juridique sur le territoire Offrir une réponse juridique sur le territoire : informations sur les points d accès aux droits. Permanence de la Halde à partir de septembre * La bourse aux stages Un site internet a été créé : Il abrite une bourse aux stages destinée à faciliter les recherches des élèves de 3ème et des lycées professionnels du 19ème arrondissement. Il offre des informations sur les discriminations et sur l actualité du Plan d action. * La semaine de l égalité : un succès local Du 1er au 6 décembre 2008, s est déroulée une semaine de l égalité initiée par le Conseil régional d Ile-de-France. Cet événement, renouvelé chaque année, consistait à donner de la visibilité aux actions menées et à sensibiliser un large public aux questions de la discrimination : affichage chez les commerçants, dans les bibliothèques et les associations, expositions, projections de films, séances de jeux, débats sur une radio locale et dans des centres sociaux et culturels, théâtre forum, etc.
105 Une vingtaine de structures qui emploient plus de 500 salariés et accompagnent autour de personnes dans leur parcours d insertion sociale et professionnelle se sont engagées. Des TPE/PME et des grandes entreprises du quartier ont été informées et se sont investies. Le grand public a été touché, notamment grâce à l organisation chaque année d une semaine contre les discriminations, qui offre aux habitants du 19ème arrondissement des espaces d informations, de témoignages et de débats (projection de films, table-rondes, spectacoles, expositions, émissions de radio micro-trottoirs). Un portage politique fort Une mobilisation des directions de la ville Un réseau d acteurs motivés Un opérateur local solide L assurance du financement de la Ville, de l Etat et de la Région Un temps plein pour faire vivre le dispositif La discrimination : un concept complexe et difficilement saisissable La difficulté de jongler entre les prescriptions locales et les accords d entreprise La complexité de l évaluation quantitative des progrès effectués On est sorti du sentiment d impuissance. Les différents organismes du quartier se sont professionalisés. Il y a eu une modification de certaines pratiques, un renforcement du partenariat. On n en est qu au début. C est un travail de long terme Laurence Grégoire, EDL Flandre Comment articuler la lutte contre les discriminations avec l ensemble des thématiques du contrat urbain de cohésion sociale (CUCS)? Comment élargir le plan à l ensemble des discriminations possibles? L élaboration de plans locaux de lutte contre les discriminations est engagée dans les 12 ème, 13 ème, 18 ème et 20 ème arrondissements. Les thèmes d intervention seront choisis localement (emploi, jeunesse, représentations,...). La cohérence des plans locaux s articulera autour de 3 objectifs à l échelle de la Ville : * L égalité de traitement des parisiens * L égalité des chances des parisiens * Le changement des représentations
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107 20ème arrondissement Culture / insertion Belleville en vues Un projet culturel en quartier populaire Le cinéma vu comme un tremplin vers l insertion Chef de projet Politique de la ville Quartier Belleville - Amandiers (20 ) DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 11 rue Dénoyez PARIS Pôle ressources : [email protected]
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109 mai 2010 Le cinéma vu comme un tremplin vers l insertion Contexte Genèse Projet Résultats Au nord-ouest du 20 ème arrondissement, le territoire Belleville Amandiers se compose des quartiers de Belleville au nord et des Amandiers au sud. Il abrite habitants (RP 2006). Lieu d'accueil traditionnel de l'immigration, c est un des espaces les plus cosmopolites de la capitale : une soixantaine de nationalités s y côtoient % de sa population est immigrée ou de famille immigrée (20 % à l'échelle parisienne). Ce territoire présente des signes de précarité sociale importants. Les ménages vivant sous le seuil de pauvreté sont quasiment deux fois plus nombreux qu'à l'échelle de la capitale (21 % contre 11 %). 8.5 % sont des allocataires du RMI. Enfin, un pourcentage important de la population, 37%, ne possède pas de diplômes. Dans ce quartier, la formation linguistique est un enjeu important pour faciliter l insertion professionnelle. Le projet Belleville en vue(s), porté par l association du même nom, a été mené avec les acteurs du quartier limitrophe du 11 ème arrondissement, Fontaine-au-Roi. C'est d abord à destination d un public maîtrisant peu, ou mal, le français que l association Belleville en vue (s), les Centres Sociaux et les structures de formation linguistique partenaires, ont mis en œuvre le projet, avec l équipe Politique de la Ville. Rue de Belleville
110 «On retrouve le Belleville artistique, revendicatif et subversif. Des adjectifs collent à la peau du quartier : communard au temps de la Commune, résistant au temps de l occupation, foyer de revendications urbaines. On retrouve aussi cette envie de donner aux habitants du quartier la parole, le pouvoir de donner leurs propres couleurs à leur quartier et ne pas trop se perdre dans le grand Paris. Enfin Belleville en vues veut aussi renouer avec le passé cinéphile de Belleville car il y avait beaucoup de cinémas de quartier à Belleville.» / / «Certes nous projetons des films peu ou mal diffusés, de tout genre et tout format, mais nous nous voulons plus éclectiques dans notre programmation (collective) que subversifs à tout prix. Quant au projet de salle que nous avons, nous ne désespérons pas de pouvoir ouvrir un lieu dans le quartier, innovant et modulable, qui permettrait d avoir une relation au cinéma autre que celle proposée par les multiplexes.» Belleville en vues Une vie culturelle foisonnante Marqués par une forte histoire sociale et militante en lien avec les vagues d'immigration, les quartiers du «Grand-Belleville» (quartiers autour du métro Belleville) autour possèdent une vie culturelle intense et une forte valeur patrimoniale. De nombreux artistes y ont leurs ateliers et y exposent leurs œuvres. Cependant, le public qui s intéresse à l art est, avant tout, issu de catégories socioprofessionnelles supérieures. Pour les habitants, fragilisés par le chômage, la pauvreté, le mal logement, une faible connaissance du Français, la vie culturelle et artistique reste largement hors d atteinte. Belleville en vue (s) souhaite effacer cette fracture entre les habitants et les projets culturels, le plus souvent portés par les institutions. Comment mêler la culture à la vie des habitants? Par quelles formes? Belleville en vue (s) veut renforcer l accès à la culture, et notamment au cinéma, à travers des formes de médiation originales, en partant des besoins et des envies des habitants. Les projections, les ateliers d éducation à l image, les ateliers de programmation prennent en compte la nécessité d apprendre la langue française. La démocratisation de la culture et des activités culturelles suppose d abolir les obstacles à l'insertion sociale. Les activités culturelles doivent permettre d autres actions du Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) notamment dans le domaine de l insertion. Des ateliers de théâtre, de réalisation vidéo, d arts plastiques sont utilisés comme supports à de nombreux projets développant l'expression orale et écrite, la remobilisation vers l emploi, le renforcement de l estime de soi. Le cinéma au service de la pédagogie De nombreux cinémas étaient auparavant implantés à Belleville : on comptait 27 salles en 1955, 13 salles en 1975 et plus qu une seule en 1985, avant que celle-ci ne disparaisse. Aujourd'hui, les salles les plus proches sont celles de Jaurès et de Gambetta, et le prix de leurs billets avoisine les 10. L'association Belleville en vue(s) est née en Son objectif était de redonner naissance à une salle de cinéma dans le quartier, proche des lieux de vie des habitants. Cet endroit devait aussi permettre de fédérer différentes actions, et, aux habitants et aux acteurs professionnels d agir ensemble. Avant de disposer d'un tel lieu, l'association a commencé par organiser des projections itinérantes aux quatre coins du quartier (Parc de Belleville, Place Ste Marthe, Square Jules Vernes, place Pali Kao, Square des Amandiers, place Marcel Achard ), accueillant un public très varié. Fortes de ces expériences, les Equipes de Développement Local de Belleville- Amandiers et de Fontaine au Roi ont préconisé de faire du cinéma un support pédagogique. Pour qui? Les personnes issues de divers pays apprenant le français, et inscrites dans le cadre de formation d'alphabétisation ou d ateliers sociolinguistiques, composaient le public visé : - dans les Ateliers socio-linguistiques (ASL) des centres sociaux La Maison du Bas Belleville, Archipélia et Annam (20 ème ), Belleville, J2P (19 ème ) et le Picoulet (11 ème ) et des associations Elélé (10 ème ) et Café Social Ayem Zamen (20 ème) ; - dans d'autres structures de formation linguistique telles que l'aefti (19 ème ) et Femmes Relais (20 ème ). 2 - DPVI
111 L image, moyen d expression Le projet de Belleville en vue(s) propose aux structures de formation linguistique une activité, complémentaire à leurs cours. Il offre aux stagiaires en alphabétisation et en Atelier socio-linguistique la possibilité de mieux comprendre leur environnement et d en développer une approche critique. Ce projet leur permet aussi de découvrir d'autres pays et d'autres modes de vie. Il doit les conduire à une réflexion sur leur parcours, sur ce qu ils vivent et les aider à s'insérer socialement, culturellement, professionnellement Les films proposés peuvent être mis en parallèle avec l'expérience des personnes, refléter leurs préoccupations, développer leurs centres d'intérêt. L utilisation de la vidéo, via des courts-métrages de fiction ou des documentaires abordant tous les sujets, permet une compréhension immédiate qui ne requiert pas la maîtrise de l'écrit et de la lecture. Il est possible, grâce à ce support, de travailler avec des groupes de niveaux différents, que ce soit autour d un genre ou d une forme filmique, d un métier, d un pays ou d un cinéaste. En suscitant des débats sur un film, on favorise les réactions des participants, leur prise de position, leur participation au dialogue. C est aussi l occasion d une éducation à l'image : les ateliers proposent quelques clés d analyse et de lecture des films en s appuyant sur des extraits. et divertissement Le projet de Belleville en vue (s) ambitionne d amener et de familiariser ce public à des activités culturelles programmées. Des sorties dans divers lieux culturels proches sont proposées, accompagnées ou non par les formateurs : des salles de spectacle tel le Studio de l'ermitage dans le 20 ème arrondissement ; des établissements culturels de la Ville de Paris, par exemple à la Maison des Métallos, qui a de nouveau ouvert ses portes en Située dans le 11 ème arrondissement, proche du carrefour des quatre arrondissements de Belleville, elle est donc à proximité des lieux de vie des participants. Les films y sont visionnés sur grand écran, dans des conditions proches de celles d'un cinéma classique : salle obscure dotée de fauteuils en gradins et d un écran de 8 mètres sur 6. Des projections, des rencontres et des échanges avec des publics d'autres structures partenaires sont organisés. Exemple de programme Projections collectives à destination des Publics des Ateliers socio linguistiques (ASL) à la Maison des Métallos : - le 9 février 2010 : "Mon oncle" de Jacques Tati - le 15 décembre 2009 : "Satin rouge" de Raja Amari Ciné-goûters (public des projections collectives avec leurs enfants) au Studio de l'ermitage : - le 22 décembre 2009 : "Les 3 brigands" de Hayo Freitag - le 22 avril 2009 : "Le ballon rouge" et "Crin-Blanc" d'albert Lamorisse Ateliers de programmation, puis projection du film choisi aux Métallos : - le 13 juin 2009 : projection du film "Water" de Deepa Mehta, suite à un atelier de programmation avec des femmes des ASL du centre social Le Picoulet Ateliers de paroles : - le 9 juin 2009 : visionnage de 3 courts-métrages venant de pays dont sont originaires plusieurs femmes de l'atelier, présentés et expliqués par chacune d'entre elle : "L'île aux fleurs" de Jorge Furtado (Brésil) "Le jeu" d'abderrahmane Sissako (Mauritanie) "La falaise" de Faouzi Bensaïdi (Maroc) 3 - DPVI
112 Des projections pour les travailleurs migrants, rue des Amandiers. Outre ses objectifs pédagogiques et de découverte de la culture, l atelier de programmation et des projections au foyer Troënes (ADEF) des travailleurs migrants de la rue des Amandiers s est donné pour mission de renforcer les liens entre les résidents du foyer et les habitants du quartier. Il doit conduire à leur faciliter l accès aux établissements publics du quartier Amandiers. Les personnes extérieures inscrites sur la liste de diffusion de l association sont invitées à ces projections. Elles peuvent ainsi entrer dans ces foyers et, tout en assistant à une projection, rencontrer leurs résidents et échanger avec eux. 1. «Projections de films et animations» Des dossiers pédagogiques sont proposés aux formateurs afin de leur permettre de mieux exploiter le support filmique pendant leurs cours et d amener les participants à débattre. Par exemple : pouvez-vous résumer l histoire? Qui est le personnage principal? Que lui arrive-t-il? Des photos du film ou des visionnages d extraits peuvent illustrer les propos, permettant aussi de travailler avec des personnes de différents niveaux en français. Projections de films : fictions ou documentaires, à la fois divertissants et pédagogiques et choisis en accord avec les formateurs. Animation autour du film : présentation avant la séance : pourquoi ce choix? Quel est son intérêt? Débat à la fin de la projection autour d un pot offert par l association ou par les partenaires. Découverte de lieux culturels du quartier : projections mensuelles tout au long de l année à la Maison des Métallos ou au Studio de l Ermitage. À la Maison des Métallos, ces projections permettent au public de connaître l existence du lieu, son fonctionnement, son offre et la médiation culturelle qui y est exercée. Au Studio de l Ermitage, il s agit de découvrir un autre lieu culturel de l Est parisien. Organisation de ciné-goûters pendant les vacances scolaires pour les parents apprenant le français et leurs enfants. Les projections de Belleville en vue(s) dans le quartier sont gratuites et ouvertes à tous. Les spectateurs y viennent de manière autonome, sans être accompagnés des formateurs. 2. «Ateliers de paroles autour de films» Ce projet se situe dans son prolongement de l atelier n 1, avec une dimension plus interactive (travail en petits groupes), plus adaptée aux demandes et aux différents niveaux des participants (un groupe par atelier) et plus souple (adaptation au calendrier de chaque structure partenaire). Les ateliers, d une durée maximum de 2 heures, réunissent 10 à 15 personnes, avec projection d un ou plusieurs courts-métrages ou d extraits de film. Elle est suivie d échanges animés par Belleville en vue(s) et par les formateurs sociolinguistiques partenaires. Choix des thématiques effectué en concertation avec les formateurs. Possibilité de répondre à des demandes particulières des apprenants pouvant aussi, le cas échéant, proposer eux-mêmes une programmation. Réalisation de différents supports : dossiers pédagogiques pour les formateurs : pistes de discussion, critiques, analyse de séquences, développement d un des thèmes traités dans le film. fiches descriptives à destination des participants présentant le synopsis, la fiche technique, l affiche et destinées à être lues en cours. Ces fiches sont modulées suivant les niveaux de connaissance linguistique. Présentation du film avant la projection. Echanges autour du vocabulaire utilisé dans le film, de sa thématique, de sa façon de traiter le sujet Mise en perspective avec le vécu de chacun, échanges, débat 4 - DPVI
113 Les ateliers se déroulent sur 12 mois, de janvier à décembre, avec une interruption de juillet à septembre correspondant à celle des cours. Un public nombreux et réactif Les projections ASL à la maison des métallos ont réuni au total plus de personnes entre 2008 et 2009, soit une moyenne de 120 personnes par projection. De son côté, l atelier n 2 s est déroulé en 25 séan ces, avec une douzaine de personnes chaque fois, soit 300 participants cumulés (les stagiaires ont participé, suivant leur disponibilité, à deux, trois, voire quatre ateliers, selon les cas). Ce succès se mesure au nombre de stagiaires mobilisés et volontaires et par la participation et la réactivité du public lors des projections et des débats. Des partenaires investis Lancé en 2005, l atelier n 1 de Projections de film s et animations pour les publics des Ateliers sociolinguistiques" a confirmé sa pertinence au fil des années, avec une fidélisation des partenaires et de leurs stagiaires jusqu en Le succès a culminé en 2008, avec la mise à disposition de la salle de 350 sièges de la Maison des Métallos. Le cercle des partenaires s est ainsi élargi, permettant de recevoir plus de spectateurs dans des conditions d'accueil de qualité. 5 - DPVI
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115 20ème arrondissement Emploi Des projets pour les femmes sans emploi Chef de projet Politique de la ville Quartier Belleville - Amandiers (20 ) DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 11 rue Dénoyez PARIS Pôle ressources : [email protected]
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117 Contexte Genèse Objectifs Les actions Les perspectives Situé au nord-ouest du 20ème arrondissement, le territoire politique de la ville Belleville Amandiers compte habitants. Avec une soixantaine de nationalités, c'est aussi un des quartiers les plus cosmopolites de la capitale : 26,1 % de sa population est immigrée (18,5 % à l'échelle parisienne). De nombreux habitants connaissent le chômage ou l'emploi précaire. Parmi eux, les femmes sont plus particulièrement touchées. Leur chômage est fortement sous-estimé, pour plusieurs raisons : - Une proportion difficile à estimer de femmes "au foyer", cumulant éducation des enfants et gestion de la famille, ne s inscrivent pas à Pôle emploi même quand elles sont en recherche d un travail. - Une faible représentation des femmes dans le chômage de catégorie A, c est-à-dire de demandeurs d emploi qui n'ont aucun emploi. En effet, les femmes de ce quartier occupent fréquemment des emplois à temps partiel et/ou précaires. Nombre d entre elles peuvent être considérées comme des travailleuses pauvres. Elles occupent souvent des petits boulots avec une faible mobilité professionnelle : agents de ménage, caissières, services d'aide à la personne même quand elles ont des diplômes. Or, une proportion importante de ces femmes participent à la vie associative (médiation interculturelle, fêtes de quartiers). Leur engagement associatif leur a permis de développer de nombreuses compétences, sans recevoir en retour une reconnaissance suffisante : elles occupent rarement, même au sein des associations, une place dans les instances de décision ou de représentation. Elles subissent les effets des préjugés tenant à leur origine et à leur genre sur le marché de l emploi. C est pourquoi l action engagée par l équipe de la politique de la ville, avec ses partenaires associatifs, vise à valoriser leurs compétences en montrant combien elles sont utiles à leur environnement et en encourageant leurs projets professionnels.
118 Femmes et emploi De nombreuses expériences disséminées sur les 2 quartiers Il ya des résistances considérables liées au genre : on ne croit pas les femmes capables de se construire une autonomie économique et de bâtir un projet collectif. On ne leur donne ni le temps, ni les moyens. Madeleine HERSENT, ADEL La prise en compte dans les quartiers Belleville - Amandiers de la question des femmes fragilisées par le chômage et le manque de perspectives professionnelles est ancienne. De nombreuses actions diverses y sont menées depuis longtemps. Ainsi, en 2006, pour donner un exemple, le centre social La Maison du Bas Belleville a monté un chantier d insertion à l intention de femmes du quartier sans emploi, permettant de conjuguer formation de puériculture et stages dans des haltes garderies. Un dispositif d insertion par l activité économique Les chantiers d insertion Les chantiers d'insertion sont des dispositifs portés par une commune ou un établissement public de coopération intercommunale, un centre communal ou intercommunal d'action sociale ou par un organisme de droit privé à but non lucratif ayant conclu une convention avec l'etat (direction du travail, de l emploi et de la formation - DDTEFP) ayant pour objet l'embauche de personnes afin de faciliter leur insertion sociale et professionnelle, en développant des activités ayant principalement un caractère d'utilité sociale. Les chantiers d'insertion assurent l'accueil, l'embauche, l'accompagnement, l'encadrement technique et la formation des personnes. Une volonté de coordination dans le cadre de la politique de la ville En 2008, l'équipe de développement local (EDL), les centres sociaux (Maison du Bas Belleville et Archipélia) et quelques partenaires associatifs ont organisé une journée de travail avec pour objectif de répertorier ces actions. Il s agissait de : - Mieux connaître les projets et les difficultés rencontrées ; - Partager et valoriser les ressources mobilisées sur ces problématiques complexes ; - Mettre en réseau les expériences ; - Permettre d'identifier en quoi, au côté des politiques de droit commun, les expériences de la politique de la ville contribuent, à leur échelle, à accompagner des femmes vers l'emploi et l'activité. - Se donner des perspectives de travail sur le quartier autour et avec des femmes L agence pour le développement de l économie locale (ADEL), sollicitée pour accompagner des projets sur Belleville Amandiers, a apporté son expertise. Dans le projet "Femmes du Monde" le centre social Archipélia a une méthode pluridisciplinaire et transversale qui permet aux femmes d'engager plusieurs démarches complémentaires, simultanément : apprentissage linguistique, prise en compte de soi, de son corps, réflexion sur la notion de bien-être, l'accès aux soins, un groupe de parole Les femmes apportent et échangent les savoirs faire acquis par leur expérience : organisation d'activités "communautaires", gestion collective de tâches. La mise en pratique de ces savoirs permet aux participantes de prendre conscience de la valeur de leurs compétences. Ces savoirs-faire maîtrisés (dont la création artisanale) sont rendus visibles à l'extérieur de la sphère privée et offrent la possibilité aux femmes de trouver leur place au sein de l'environnement social du quartier et d'éprouver le sentiment d'être valorisées. Diaporama Archipelia 2 -
119 Accompagner les femmes Deux types de pistes de travail se révélant complémentaires avaient déjà été explorées par les partenaires : Redonner confiance aux femmes : les ateliers de remobilisation Accompagnement individuel et ateliers collectifs Le chantier d insertion axé sur les métiers de la petite enfance mené par la Maison du Bas Belleville avait donné lieu à un accompagnement continu des bénéficiaires, dans l'élaboration de leurs projets d emploi. Une coordinatrice les accueillait au centre social. Elle assurait un suivi individuel en lien avec le réseau des partenaires locaux : institutions, associations et autres structures sociales du quartier, comme la Mission Locale, l'ecole de la 2e chance, la maison de l emploi ou encore les halte - garderies En complément, des ateliers de remobilisation ont été organisés. Ces ateliers ont été conçus pour permettre aux femmes de prendre du temps pour elles, de se préparer à s exprimer dans un cadre collectif, de se projeter dans l avenir et de reprendre confiance en elles. Encourager leurs ambitions professionnelles : les projets collectifs Du bénévolat à la création d une activité économique Parallèlement, l'idée de soutenir les femmes par le biais de développement de projets collectifs locaux a fait son chemin dans différentes associations de quartier. En effet, certaines femmes développent, mais souvent de manière bénévole, des activités collectives sur leur quartier. Elles déploient une grande énergie créatrice pour créer des structures associatives. Elles servent d exemple. Elles interpellent les politiques publiques dans leur recherche d un emploi qui concilie les emplois du temps de la vie privée et de la vie professionnelle. Comprenant le souhait de ces personnes de voir ce type d activités donner lieu à une rémunération, les professionnels ont écouté les envies et idées parfois floues des habitantes pour essayer de les formaliser. Celles-ci souhaitent trouver une voie économique qui ne soit pas forcément un travail pour le compte d'une entreprise, mais un travail au service d'une économie utile au quartier ou en lien avec un projet collectif. " Dans les ateliers de remobilisation, il faut prendre en compte la réalité et y confronter le public. La personne se rend compte qu'elle a des capacités et qu'elle est apte à entreprendre mais que ses aspirations risquent de se révéler difficiles à réaliser dans un contexte social dur et violent. Les ateliers doivent partir de cette lucidité pour les encourager à de pas se démobiliser au cas où les résultats tarderaient à se faire sentir. " Pascal Démolin, DASES L activité des femmes, aussi bien dans la sphère domestique que sur le marché du travail, est souvent invisible. Or, il est important de montrer combien les femmes sont des personnes ressources sur le quartier. Ce sont des questions qui relèvent de l accès aux droits fondamentaux puisqu il s agit de l accès à l emploi, à l égalité et à l autonomie économique des femmes. Catherine ALBERT, chargée de développement local Se donner du temps pour assurer la suite... 1) - Prendre du temps pour soi est souvent perçu comme un luxe pour les personnes en situation de précarité. Dans ces conditions, comment les convaincre d accorder une durée suffisante aux ateliers de remobilisation? 2) - Que devons-nous faire après? Comment trouver l équilibre entre la nécessité d accompagner les personnes et le risque de faire à leur place? Comment les épauler dans leur recherche d entreprises? Faut-il aller plus loin vers une forme de parrainage? Bruno Guizot, maison de l emploi du 20 lors de la journée Femmes & emplois de juin Un collectif de femmes s est constitué pour créer un restaurant - 3
120 L'art-thérapie vient en place, dans un entre-deux, pour permettre à la douleur d'imprimer sa marque dans la matière, à la colère de se former et de se transformer, au sujet de relater un "effacement social" qui le met en dehors de la vie qu'il ne peut plus supporter, pour le conduire peu à peu à agir et à retrouver un sentiment d'efficacité sur le monde. C'est au travers de bribes de parcours de sujets en grande précarité que nous abordons cette relation entre violence et art-thérapie, comme lieu où se séparent et se confondent en même temps art et soin. Extrait de la présentation de Martien Colignon : Exclusion et médiation en art-thérapie. La violence de l'exclusion. Arbor : libérer une parole L association Arbor utilise l'art thérapie contre l'exclusion. Des entretiens bimensuels permettent d'aider les personnes à exprimer leurs difficultés. Arbor propose aussi des ateliers collectifs. Une personne qui a un projet autour de la cuisine travaillera, par exemple, sur la manière de créer un menu (forme et contenu). Par ce biais, les questions du fantasme, du désir ou de la réalité du travail peuvent être abordées. Tout au long de ces activités, l'association est attentive à tout ce qui peut valoriser les stagiaires. Elle travaille sur les liens entre sphères personnelle et professionnelle. Enfin, l'attention est également portée aux problématiques de santé (anxiété, traitement médical lourd, deuil). Quand il y a un souci de cet ordre, les personnes sont orientées vers le réseau médical ou de soins correspondant. Teatro Pazzo : le théâtre au service de l image de soi L'atelier-théâtre mêle plaisir et travail. Les stagiaires apprennent les bases du jeu théatrâl : la phase de réchauffement, les exercices sur la voix et la posture physique. Ce travail sur le corps est source d'énergie et leur donne le sentiment d'être plus fortes. Cet apprentissage a l avantage de permettre aux femmes de trouver elles-mêmes les solutions pour économiser leurs forces dans des situations physiques difficiles comme celles qu elles peuvent rencontrer dans les métiers de la petite enfance qui sollicitent beaucoup le dos. Ces exercices les conduisent à une meilleure conscience de leur corps. Ils déclenchent souvent une prise en charge de ces questions qui faisait parfois défaut. Canal Marches : se réconcilier avec son image Le projet de Canal Marches se situe dans une démarche d'éducation populaire. Il permet aux personnes peu entendues de retrouver une visibilité et une parole au sein de l'espace public (citoyenneté). Il s'agit de réaliser un DVD que chaque participante emporte. Le travail s'organise autour de trois axes : filmer/cadrer ; poser les questions ; être devant la caméra. Ces DVD comportent les portraits croisés de trois générations de femmes et un making of. Afin de partager et d'échanger sur leur expérience Canal Marches dans le cadre du chantier d'insertion Canal Marches est une association créée par des professionnels de l'audiovisuel, des chômeurs, des précaires ou des militants. vent devant et derrière la caméra. Elles "petite enfance", les femmes se retrou- évoquent le chantier, les raisons pour Buts : contribuer à l'expression, à la visibilité des "sans voix" et de leurs résistances et plus lesquelles elles s'y sont lancées et le largement des personnes issues des milieux populaires ; valoriser leur créativité, notamment mais non exclusivement, par l'appropriation de l'outil vidéo. culturelle permet de prendre du recul bilan qu'elles en tirent. Ainsi, l'activité sur soi-même et sur sa propre image
121 Les projets collectifs locaux : un levier pour les femmes Fêtes et repas de quartier : toute une dynamique Ces fêtes sont organisées depuis 5 ans avec le centre social Feu Vert Pelleport et l'association Au 140 en coopération avec Femmes du Monde et Femmes de Quartier. En 2009, un groupe de femmes a souhaité prolonger cette dynamique collective et s est constitué en groupe pour valoriser leur savoir faire. Casser les stéréotypes sexistes : le projet de Femmes du Monde Le centre social Archipélia en partenariat avec le réseau international Quartiers du Monde (des quartiers populaires des villes d'afrique, d'amérique latine et de Barcelone) tente d'associer les femmes du quartier à la réflexion sur l'amélioration de la conditions de vie des femmes de différents pays, à travers le travail. Un groupe s'est constitué pour explorer les représentations des femmes sur le monde des femmes et sur celui des hommes et pour analyser leurs situations respectives en termes d'accès aux droits. 15 femmes, âgées de 25 à 60 ans, se rencontrent ainsi de manière hebdomadaire. La création d activité est un choix possible Les projets d'économie solidaire au centre social La 20ème Chaise Le centre social est un lieu de mixité sociale. Plusieurs idées : une université populaire des parents, un espace intergénérationnel autour d'un restaurant d'insertion D'ores et déjà, un groupe de femmes envisage la création d'une coopérative autour du stylisme. Ce projet est porté par deux femmes, une des deux ayant déjà créé sa ligne de vêtements pour femmes enceintes. Un autre projet de commercialisation de composants électroniques associe Bellinux (association promouvant les logiciels libres pour un partage des savoirs). Rebondir et trouver son autonomie L accompagnement est nécessaire Dans la prolongation de leurs expériences associatives, les femmes portent souvent un projet d association ou de coopérative. Mais, l'économie sociale et solidaire est peu reconnue par les politiques publiques. L'accompagnement et les aides matérielles sont faibles. Ce sont là les limites de l économie sociale et solidaire comme levier de développement local pour les territoires défavorisés. Or, si les femmes ont développé de nombreuses compétences, créatives et relationnelles, elles ne disposent pas toujours des savoirs techniques et juridiques. Madeleine HERSENT, ADEL Les savoirs à acquérir L accompagnement par le Groupement des jeunes créateurs Le Groupement Jeunes Créateurs accompagne de manière individuelle des porteurs de projet non diplômés. Avec ses partenaires locaux, les réseaux d aide à la création d activité (boutique de gestion, Cigales et maison de l emploi 20 ) et un IUT de Marne-la-Vallée, il travaille sur les compétences à acquérir. Il aide à la décision et accompagne le projet lorsqu'il est mûr et lorsque les meilleures conditions sont réunies. Cet accompagnement individualisé se déroule en deux phases : -Une phase de 2 mois avec des ateliers collectifs sur la connaissance de soi et la sensibilisation aux grandes lignes d un montage de projet. -Une phase de formation de 6 mois au diplôme d université de créateur d activité (DUCA), accessible aux non-bacheliers, en partenariat avec l IUT de Marne la Vallée et la Boutique de Gestion comme de stagiaire de la formation professionnelle. Trois pistes se dégagent : - Poursuivre les projets qui permettent de révéler, faire émerger, consolider des parcours de femmes, qu'ils soient individuels ou collectifs. En automne 2010, un groupe de femmes s est constitué pour créer un restaurant. Elles sont actuellement en formation avec l association ADEL sur l entreprenariat collectif. - Donner du temps. Ce temps est nécessaire pour surmonter les difficultés telles que la question de la sortie de l'invisibilité et les contraintes liées à la gestion familiale et à la garde des enfants. Le projet Femmes du monde continue et il est devenu est lieu d émergence de projets pour les femmes. Il est reconnu dans le quartier. - Capitaliser les expériences, mutualiser les ressources, faire jouer les synergies, et partager les outils de travail. - 5
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123 20ème arrondissement Droits / lien social Le café social Ayyem Zamen Ecoute et lien social pour les migrants âgés Mission intégration - lutte contre les discriminations et Droits de l Homme (MILDDH) DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Chef de projet Politique de la ville Quartier Belleville - Amandiers (20 ) DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 11 rue Dénoyez PARIS Pôle ressources : [email protected]
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125 Belleville (20 ème arrondissement) Café social Ayyem Zamen Ecoute et lien social pour les migrants âgés Un vieillissement de la population immigrée à Paris Contexte Caractéristiques Objectifs Projets Résultats Perspectives Les migrants qui ont constitué les principales vagues d immigration de travail dans les années 60 et 70 à Paris sont nombreux à arriver à la retraite et à rester, finalement, à Paris. Au dernier recensement, près de immigrés de plus de 60 ans provenant de pays hors de l Union européenne avaient été dénombrés. Cet effectif, selon les estimations de l APUR, est amené à augmenter de 45% d ici migrants hors UE âgés à Paris en 2017 Plus de 40% des immigrés non communautaires sont d origine maghrébine A Paris, les Algériens, Marocains et Tunisiens constituaient, en 1999, 42 % des migrants non communautaires âgés de 60 ans et plus (soit personnes). A ceux-ci se sont ajoutés les migrants d Europe hors UE 1 (28 %), d'asie du Sud-Est (16,5 %) et d'afrique Subsaharienne (6,2 %). Une majorité d'hommes : plus de 40% vivent seuls Dans les générations concernées, la dimension économique de l immigration a fortement marqué la structure de cette population, essentiellement masculine (53%). Plus de 40 % de ces migrants vivent seuls, n'ayant pas souhaité ou réussi à regrouper leur famille. Une implantation importante dans le Nord Est parisien Les Maghrébins âgés vivent principalement dans le 18, 19, 20, 10 et 11, les Africains dans la moitié Est du 18 et dans la moitié ouest du 19, l es migrants du Sud Est asiatique dans le 13 et les Chinois dans les 2, 3, 10 et 20 arrondissem ents. 1 Les statistiques datant de 1999, la notion d «Union Européenne» renvoie à l Europe des 15. Ainsi, les migrants issus des pays de l Est étaient classés alors dans la catégorie «Europe hors UE». Total Dont 60 ans et + Part des 60 ans et + Migrants UE ,4 % Migrants hors UE ,5 % Français d'origine ,8 % Total Paris ,6 %
126 Les difficultés des migrants âgés «Ces migrants ne sont peut-être pas sortis indemnes d un séjour de trente ans en France. Ils ont voulu jouer sur les deux tableaux et hélas, ils ont également perdu sur les deux tableaux.. Pas vraiment chez eux, là-bas au «bled», pas vraiment intégrés au tissu social français malgré des décennies de présence. Ils craignent de devenir encombrants. Ils n avaient certes pas prévu de vieillir ici. Mais, nous n avions pas prévu qu ils puissent vieillir ici.» Moncef Labidi, Sociologue, directeur du café social Ayyem Zamen Nationalité et accès aux droits. En 1999, sur les migrants âgés non communautaires vivant à Paris, seulement 52 % étaient naturalisés. Pour les autres, se pose la question des titres de séjours et de l accès aux droits. Si la carte de séjour «retraité» est adaptée à des allers-retours fréquents entre les pays d origine et d accueil, elle ne donne pas droit au statut de résident. En conséquence, le retraité perd tous ses droits (allocation logement, prestations non contributives, remboursement de soins) et bénéficie seulement de droits réduits : Aide Médicale d Etat (AME) sous certaines conditions, perte de la couverture sociale pour ses ayants droits et des allocations familiales pour ses enfants mineurs. Revenus. La majorité des migrants âgés résidant à Paris dispose de ressources modestes, vivant d une retraite correspondant au minimum vieillesse (708 en 2010). Le salaire de base peu élevé mais également la difficulté à justifier des trimestres nécessaires pour percevoir une retraite à taux plein (due à des épisodes de travail non déclarés ou la difficile reconstitution de carrière) en sont l explication. Enfin, la mauvaise couverture en terme de retraite complémentaire est un dernier facteur explicatif de ces petites retraites. Logement. La situation des migrants âgés est très différente de celle des autres Parisiens non migrants du même âge. Seulement 35 % sont propriétaires de leur logement (contre 50 % pour les Parisiens), 31 % sont locataires du parc privé (contre 25 %). Enfin, les migrants sont deux fois plus nombreux que les autres habitants de la capitale à être logés dans des conditions précaires : hôtels meublés (3,5 %), logés à titre gratuit (6,8 %) ou en foyer (3,7 %), soit 14 % d entre eux contre 6,6 %. Le plus souvent inconfortables et exigus, ces derniers types de logement se révèlent inadaptés aux personnes âgées et à leur perte progressive d autonomie ; ils ne permettent pas l accès aux prestations de type «aide à domicile», «soins» ou «portage de repas», et la promiscuité avec des résidents d âge différent pose problème en terme de rythmes de vie et d activités. Santé. Exposés à la maladie en raison d une vie professionnelle souvent rude et d une vie personnelle parfois solitaire, la fragilité des migrants âgés face à certaines pathologies est renforcée par un recours tardif aux soins. Des maladies de l appareil circulatoire et de l appareil respiratoire, des tumeurs, des symptômes et états morbides mal définis constituent les premières causes de décès. Les populations subsahariennes connaissent également un taux de décès important lié au Sida et aux traumatismes. Sociabilité. 48 % sont des personnes seules, célibataires, veuves ou divorcées. Cette solitude est le plus souvent le fruit d une immigration «en noria» et d une difficulté à former une famille quand les conditions de logement et les ressources ne s y prêtent pas. S ajoute une tendance relativement récente au divorce observée pour des couples n ayant pratiquement jamais vécu ensemble. En parallèle, les loisirs ne constituent pas un moyen d enrayer cette tendance. N ayant pas toujours eu le temps ni les moyens, les migrants ont peu pris l habitude de se divertir lorsqu ils étaient encore actifs, et ont encore peu l occasion à l heure actuelle. La langue constitue également un frein, contribuant au repli sur soi ; près de 90 % des migrants de plus de 70 ans seraient analphabètes. Les loisirs à se dérouler le plus souvent au sein de la communauté d origine. Fin de vie. Selon une enquête réalisée par la CNAV, 40 % des migrants interrogés désirent être inhumés en France, 35 % préfèrent l être dans leur pays et 25 % hésitent quant au lieu d inhumation. Cependant, ces intentions ne correspondent pas forcément aux pratiques effectivement constatées.
127 Cafés sociaux : Naissance d un nouveau type de structure La dimension géographique doit être prise en compte de manière fine. L'implantation d'un café social doit correspondre à une localisation aux repères urbains et culturels familiers et forgés dans un passé et un présent de migrants. Une cartographie spécifique a été réalisée pour illustrer les «zones de nostalgie» des migrants âgés. Cette carte est visible en page 6. Ainsi, le café social Ayyem Zamen («Bon vieux temps» en kabyle) a été le premier créé en 2003, dans le quartier Belleville (20 ème ). L association du même nom, chargée d en assurer la gestion, a signé une convention triennale avec la Ville de Paris. Le café social fonctionne six jours sur sept (du lundi au vendredi de 9h à 18h et le samedi de 10h à 17h) et cinq personnes assurent la permanence. En complément, un second café social a ouvert ses portes en 2008, sur le même modèle, dans le quartier de la Goutte d Or. L association Ayyem Zamen ne souhaite pas gérer d établissement supplémentaire, mais peut accompagner les nouveaux porteurs de projets, en valorisant son savoir faire. Les objectifs D abord étape de vie transitoire liée au travail, de nombreux migrants ont choisi de rester en France bien que leur activité professionnelle ait cessé. Leur temps se partage alors entre la France et leur pays d'origine. Le passage à la retraite constitue alors un moment redouté, posant notamment des interrogations sur la possibilité de vivre correctement avec les prestations sociales. L'enjeu est de faire de ces cafés sociaux un lieu destiné à accueillir ces migrants âgés et ont pour objet de : - créer, gérer, animer et promouvoir des lieux ayant vocation à accueillir, écouter, orienter, accompagner dans les démarches de la vie quotidienne des personnes vieillissantes, issues de l immigration, à la retraite ou proches de la retraite ; - de faciliter la mise en œuvre d actions destinées à prévenir la dépendance et la dégradation physique ou psychique liée au vieillissement ; - prendre toute initiative en son nom propre et/ou en partenariat, permettant l accès aux droits et la meilleure intégration de ces personnes dans la société française. «J ai pensé qu il faudrait créer un lieu pour donner un point d ancrage. Et l idée d un café s est imposée presque naturellement. C est un endroit où l on n est pas attendu, c est un endroit où l on ne surprend personne. Les gens entrent et sortent» Moncef Labidi L'aide et l'accompagnement de ce public, visent donc à la prévention d'un mauvais vieillissement, à rompre l'isolement familial, amical et social dont bien souvent souffrent ces migrants âgés. Par ces cafés, il s'agit d'offrir un lieu d'écoute, de partage, de convivialité et un endroit où ils puissent trouver des informations pour l'accès aux droits les concernant ainsi qu'une orientation vers certains dispositifs existants qui leur sont adaptés. Il convient ainsi de prendre en compte la recherche de locaux de proximité adaptés à l activité du lieu et au public spécifique des personnes âgées. Ainsi, les actions s articulent autour : - d une permanence sociale qui facilite l accès aux droits et une aide dans les démarches administratives ; - d un salon de thé afin de prendre une boisson dans un cadre chaleureux, bénéficier d un renseignement, obtenir une aide pour la lecture d un courrier, le remplissage d un formulaire ou faire part d une difficulté d ordre social, juridique ou administrative ; - des animations, des sorties, des voyages.
128 Faciliter l intégration : aide et soutien dans les démarches quotidiennes «Nous devons tendre la main à ce public qui veut se faire oublier, nous devons les garder sur le chemin de la dignité. Vous savez, lorsque l on a vécu pendant trente ans dans une chambre de foyer ou dans un meublé et que l on ne possède rien» Moncef Labidi Une permanence sociale d'accès au droit La permanence est coordonnée par un travailleur social présent à plein temps. Elle est la porte d'entrée au Café social, car la retraite est une étape difficile à appréhender par un public ayant connu une sortie brutale du monde du travail (chômage de longue durée, handicaps, accidents, pathologies révélées par une vieillesse et une usure précoces). Elle vise à faciliter l'accès aux droits sociaux sans se substituer aux autres partenaires, mais dans une démarche cohérente et complémentaire. Un accueil social Celui-ci se distingue de la permanence sociale, dans la mesure où le public reçu trouve une écoute pour une première évaluation de sa situation. Y sont traités : le passage à la retraite (le régime général et complémentaire, les prestations légales et facultatives, l'accès au soins, la complémentaire santé, le logement, le transport, les relations avec l'administration et l'employeur, l'endettement, la vie quotidienne et pratique avec information, orientation... Sans rendez-vous, cet accueil peut constituer une première étape dans le suivi social qui sera proposé à la permanence d'accès aux droits. Il permet également de répondre à des situations d'urgence (hospitalisation, interruption des prestations, expulsion locative). Une permanence de l'écrivain public Elle offre une aide bénévole dans la rédaction des courriers et la constitution des dossiers administratifs (CAF, renouvellement carte de résident, demande de logement social, mandats, relation avec les employeurs...). Les bénévoles interviennent dans ce cadre pour l'aide au tri et au classement des papiers notamment pour la validation de la retraite complémentaire. Des visites à domicile Elles sont effectuées par une conseillère en économie sociale et familiale. Elle permet la continuité du suivi social en cas d'hospitalisation ou de convalescence, d'entrée en institution mais aussi en cas d'emménagement dans une nouvelle habitation, la mise en place de l'aide à domicile ou de soins infirmiers. Le rôle de la conseillère est aussi de donner des conseils pour la gestion du budget familial, l'acquisition des premiers équipements et la prévention du surendettement. Des activités conviviales et animations pour sortir de l isolement Repas des anciens, petits déjeuners avec revue de presse, projection de films, sorties cinéma et théâtre, club de lecture et conte, initiation à l informatique, jeux de société, jardinage, animations en direction des femmes âgées (ateliers d art et de création : mosaïque, décoration florale, bijoux, henné, hammam), séjours touristiques «au pays». Un accompagnement à la santé des femmes Cet accompagnement spécifique est assuré notamment par une infirmière qui a pour mission d'insérer les femmes âgées dans un parcours de soins et d'optimiser la prise en charge des questions de santé, par une meilleure orientation, conseil et compréhension. Elle donne lieu également à une éducation à la santé, à la sensibilisation et l animation d'un espace santé : mieux connaître son corps, participation aux campagnes de prévention (vaccins, cancer du sein et colorectal, ostéoporose...) Des bilans de santé pour tous sont proposés : hygiène bucco-dentaire, bilan gériatrique, bilan de la mémoire, etc.
129 Résultats : une fréquentation continue Les cafés sociaux sont devenus un lieu de référence pour les migrants âgés. Le Café Ayyem Zamen a enregistré 2257 adhésions entre 2003 et En 2005 : 398 adhérents (261 nouvelles adhésions) - En 2006 : 448 adhérents (251 nouvelles adhésions) - En 2007 : 525 adhérents (243 nouvelles adhésions) Le taux de renouvellement des adhésions se situe entre 34 % et 54 %, proportion assez importante pour un public effectuant des allers-retours incessants et séjournant longtemps au pays. En 2007, 200 personnes environ bénéficiaient d'un suivi social et d'un accompagnement personnalisé avec la permanence d'accès aux droits. Pour la majorité de ces migrants, plusieurs rendez-vous ont été nécessaires afin de démêler des situations très souvent complexes, en raison des difficultés qui s additionnent personnes ont été reçues au sein de la permanence de l accueil social soit 75 personnes par semaine sur les trois plages (mardi, mercredi et vendredi). Celles-ci ont pu y découvrir les multiples services susceptibles de leur être rendus, et nombreuses sont les personnes qui ont fini par adopter le lieu et le fréquenter régulièrement. Entre 90 et 170 personnes sont accueillies par jour au sein du salon de thé. 40 à 50 personnes participent mensuellement au «repas des anciens», une vingtaine aux petits-déjeuners, ainsi qu aux voyages et sorties. «Toute ma vie j ai travaillé en France, j ai aussi des habitudes. Je ne m ennuie pas mais j essaie de venir régulièrement voir les amis au café social. C est bien ici pour discuter. C est mieux que dans les autres cafés. Ici, il n y a pas d alcool, alors cela reste très calme». Ali, arrivé en France en 1971 Perspectives : Mieux accompagner les futurs porteurs de projets L expérience du café social Ayyem Zamen, ainsi que du second café ouvert dans le quartier de la Goutte d Or, ont pu montré comment ce type de structures associatives pouvait répondre utilement aux besoins spécifiques des populations migrantes vieillissantes. Cependant, cette réussite contraste avec les difficultés d un troisième café social El Farabi ayant ouvert ses portes début 2007 dans le 10 ème arrondissement. Subventionnée par la ville et l Etat, l association a connu des difficultés financières, dès l année suivante. En 2009, l association des Tunisiens en France (ATF), qui portait le projet, a créé une association dédiée, l Espace El Farabi. Le café social a, par ailleurs, déménagé place du colonel Fabien dans un local plus visible et paraissant mieux adapté à l accueil du public. Outre la recherche difficile et complexe de nouveaux porteurs, il convient aussi de prendre en compte la recherche de locaux de proximité adaptés à l activité du lieu et au public spécifique des personnes âgées.
130 Les zones de nostalgie s Mosquées et lieux de prière Bains douches municipaux Foyers de travailleurs migrants Hôtels meublés Sources : Association Ayyem Zamem & Atelier Parisien d Urbanisme (APUR)
131 20ème arrondissement Cadre de vie Valoriser les espaces naturels Nature + Chef de projet Politique de la ville Quartier Saint Blaise / Porte de Montreuil DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 14 rue Saint Blaise PARIS Pôle ressources : [email protected]
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133 Mai 2010 Quartier Est 20 e / 20 e arrondissement Valoriser les espaces naturels Nature + : Une diversité d aménagements mobilisant les habitants aux confins du périphérique - Présentation du quartier - Origine et déroulé du projet - Le projet : partenariat et résultats Des quartiers de l entre deux entre Paris et la banlieue Est Situé aux franges de Paris, le quartier politique de la ville Est 20 e abrite près de habitants sur 67,5 hectares étirés le long du périphérique. Il comprend 5 quartiers (St-Blaise, Porte des Lilas, Porte de Vincennes, Porte de Montreuil, Python Duvernois) entre la Porte des Lilas et la Porte de Vincennes. Ce secteur est essentiellement constitué d habitat social (82%) et son architecture se compose d îlots résidentiels souvent repliés sur eux-mêmes. L espace public y est soumis à de fortes nuisances environnementales liées aux grandes infrastructures urbaines (boulevard périphérique, des maréchaux, etc.). Ce territoire apparaît relégué dans une zone incertaine entre Paris et les communes limitrophes d autant qu il ne comporte pas de centre urbain défini. Une variété d espaces naturels dans le 20 e En dépit du caractère très minéral de l environnement, l Est 20 e jouit d une grande diversité d espaces naturels : squares publics, espaces verts d agrément au cœur d îlots d habitat social, espaces verts attenants aux équipements publics, talus des stades de la ceinture verte, bordures vertes d infrastructures routières (boulevard périphérique, rond-point, etc.) et espaces ferroviaires délaissés (petite ceinture),etc. Ces espaces sont souvent peu utilisés par les riverains. Dans le cadre du grand projet de renouvellement urbain (GPRU) de l Est 20 e l ambition est de recréer des continuités paysagères en développant de nouveaux espaces verts. Par ailleurs, des initiatives locales de valorisation de la nature ont progressivement émergé : jardins collectifs, jardins pédagogiques dans les établissements scolaires C est dans ce contexte que le projet Nature + été initié par l équipe de la politique de la ville.
134 Objectifs et genèse du projet Aménager des espaces délaissés L action dans le cadre de la gestion urbaine de proximité (GUP) La vie d un quartier repose sur ses logements mais aussi sur son espace public : c est l espace privilégié de la vie en société. C est le constat que dresse la gestion urbaine de proximité. Elle vise à adapter et transformer les espaces collectifs. Elle définit ce lien social avec les habitants. Elle vise aussi à améliorer le quotidien des habitants, en coordonnant les interventions des différents acteurs, notamment celle des collectivités locales et des bailleurs. Les habitants, usagers et associations, participent au projet pour leur quartier. C est dans la perspective de «mieux vivre ensemble» que la politique de la ville s efforce de faciliter l accès de chaque citoyen aux services urbains, publics ou privés. Elle tend à permettre à chacun de disposer de moyens de transport pour accéder aux équipements et aux services, d avoir un logement décent et un environnement agréable où vivre en toute sécurité. Des expériences ont montré qu il est possible de requalifier une multitude d espaces naturels, jusque-là inexploités (jardins partagés, refuges pour oiseaux, ruches urbaines, etc.). Il s agit de changer le regard sur ces espaces, de ne plus les considérer comme des points noirs mais d en faire des lieux emblématiques. Revalorisés, ces espaces donnent une identité verte à ces quartiers et favorisent de nouvelles pratiques de vie collective : il s agit d en redonner l usage aux habitants, d en faire de nouveaux lieux communs. L ambition de Nature + est de créer une dynamique de projets de nature en ville, innovante, évolutive et fondée sur un travail avec les habitants. Le caractère collectif de cette dynamique doit favoriser l embellissement et la requalification de petits espaces naturels peu valorisés. L objectif est de créer dans l Est du 20 e un «parc multi-sites» et une nouvelle identité. Cette démarche est appliquée à trois types d espaces : Les coins et recoins ont été identifiés dans le cadre de la gestion urbaine de proximité (GUP) depuis 2006, en particulier dans le quartier Saint Blaise. Ils ont tous fait l objet d un nettoyage plus régulier, suscitant des réorganisations entre les professionnels en charge de leur entretien, mais sont encore soumis à des dégradations. Les espaces intermédiaires, liés aux logements sociaux, sont peu mis en valeur. Les espaces attenant aux équipements sportifs, notamment lorsqu ils sont clôturés, sont peu perméables quand ils sont situés entre boulevards périphérique et des Maréchaux. 1 e étape : un inventaire des coins et des recoins et espaces intermédiaires La première étape du projet, réalisée en 2006 puis en 2008, a été de procéder à l inventaire des coins et recoins puis des espaces intermédiaires de l ensemble du territoire Est. La synthèse de cette étude et du diagnostic de la Direction à la Politique de la Ville (DPVI) et de l avis de la direction des espaces verts et de l environnement (DEVE) sur l usage et les possibilités de végétalisation de différents sites recense : 34 coins et recoins. 15 espaces intermédiaires sans usage clair. 2 e étape : La définition des projets Dans un deuxième temps, les espaces ont été hiérarchisés selon leur localisation, leur qualité d espace public et leur prise en compte dans les projets urbains, afin que soit mise en œuvre une stratégie de valorisation fondée sur ces objectifs globaux : La requalification des espaces publics en vue de leur donner une identité propre ; La conception d une trame liant les différents espaces ; La prise en compte des équipements et de leurs usages dans la programmation du site ; L ouverture à de nouvelles activités (jardins écologiques, murs pédagogiques, jardins d insertion, etc.) dans des secteurs où le fonctionnement urbain et social est largement replié sur l îlot, voire sur le domicile ; L amorce de la transformation du territoire en lien avec les projets de renouvellement urbain en cours. La mise en œuvre de ce projet repose également sur des objectifs plus précis : L implication des habitants : les projets sont fondés sur une démarche participative continue, de la conception à la gestion et à l animation ; La maîtrise des coûts d investissement et de fonctionnement. 2- DPVI
135 Est 20e Nature + LeLePré PréSaint-Gervais Saint-Gervais Les LesLilas Lilas Des micro-projets de jardins, leviers de création de la ville Rése rvoir des s Lilas boule vard Séru rier Porte des Lilas Base de loisirs régionale de Romainville ville elle de B rue Bagnolett Bagnolet mb ett a irs vo t ser Ré de ntan mo nil Mé ave nu e dont Grand Projet de Renouvellement Urbain Ga Territoire Politique de la Ville UN POTENTIEL DE PARCOURS NATURELS Porte de Bagnolet NATURE ARTISTIQUE NATURE COMESTIBLE Réservoirs de Charonne ru ed eb ag no let NATURE VERTICALE Parc départemental Jean Moulin NATURE SAUVAGE P es ed ru NATURE PARTAGEE n yré ée s Père Lachaise NATURE LUDIQUE rue de s Orteau x Porte de Montreuil, n Avro rue d Montreuil Montreuil Vincennes Vincennes cours de V incennes Porte des Vincennes avenue de Saint-Mand é St-Mandé St-Mandé Bois de Vincennes Délégation à la politique de la Ville et à l'intégration Saint Blaise - Porte de Montreuil - Fougères - Python Duvernois - Porte de Vincennes Avril 2010 DPVI -3
136 Photo Lafayette Accueil Photo AAA Photo GPRU Vincennes Photo GPRU Montreuil ESQUISSE la grande pelouse de jeux le jardin des enfants banc cabane récolte de l eau compost bacs à jardiner «habitant» la grande terrasse banc les massifs et grimpantes des arbres banc 4- DPVI
137 Le déroulé du projet La mobilisation des habitants et des acteurs locaux Les habitants ont d emblée adhéré à l idée de valoriser les espaces verts du quartier. Ils se sont mobilisés pour participer à la définition des projets de jardins de l Est 20 e : restructuration et création de squares et de jardins publics, d une promenade verte Porte des Lilas, d un nouveau jardin des Lumières Porte de Montreuil, d espaces publics plantés à Saint-Blaise, d un environnement végétal de la rue Louis Lumière à Python-Duvernois en lien avec le réaménagement de la «prairie», les plantations le long du futur tramway du boulevard des Maréchaux qui renforceront ce maillage vert. Plus encore, ils se sont investis pour redonner un usage aux espaces paysagers, situés à proximité de leur lieu d habitation, au titre de Nature +, laissant libre court à leur imagination. Les acteurs locaux se sont aussi complètement investis dans cette démarche. Ils y ont vu l opportunité d agir à court terme, et en concertation avec les habitants, sur des espaces dévalorisés. Une variété d aménagements basée sur l expérience des usagers Des solutions variées ont émergé à partir de l expérience des usagers mettant en relief différentes façons d aborder la nature en ville, par exemple : L embellissement du porche de la Place des Grès, à l entrée du quartier Saint-Blaise, Un mur végétalisé «didactique» 35 rue Mouraud, Un jardin pédagogique au centre social Soleil-Blaise, Un lieu d échange de pots de fleurs «du balcon à l école, en passant par l espace public» à l entrée du quartier des Fougères, Un espace «land art» (production d œuvres d art en extérieur à base de matériaux naturels) au centre d animation Louis Lumière, Un square pour la petite enfance, rue Serpolet, Un jardin intergénérationnel, en lien avec un groupe scolaire et les amicales de locataires, sur l îlot Cristino Garcia, Un jardin de voisinage dans l ensemble résidentiel de la Tour du Pin récemment résidentialisé, Une ruche urbaine pour goûter la ville, Des jardins refuges pour les oiseaux. La création d un parc urbain Renouvellement Urbain et initiatives locales Nature + intervient en complément de la requalification ou création de jardins publics prévue dans le cadre des projets du Renouvellement Urbain du secteur politique de la ville Est 20 e. La série de petits jardins créés constituera une mosaïque d ambiances, d occupation et de milieux naturels qui seront autant de supports d action sociale, d insertion et de convivialité mais aussi d éducation à l environnement et à la valorisation de ces quartiers. L objectif est de constituer dans l Est 20 e un parc urbain à partir de : la création de micro jardins de proximité (jardin pédagogique, jardin écologique, jardin d insertion, etc.) répondant aux attentes et aux pratiques des habitants ; l embellissement de coins et recoins ; et de promenades entre les rues Louis Lumière, Déjerine et Hilsz, autour du thème «culture et nature». 49 nouveaux espaces d ici 2015 A présent, six projets ont été créés. Huit projets ont été lancés en 2009, dix autres en L objectif est d aboutir à la revalorisation progressive de l ensemble des espaces repérés. Difficultés La principale difficulté réside dans la segmentation des projets. La démarche d ensemble se décline en effet en une série de microprojets locaux qui impliquent beaucoup d acteurs. Il faut enfin concilier les échelles temporelles de chaque projet. Le Grand projet de renouvellement urbain (GPRU) Le quartier Saint-Blaise, la porte de Montreuil, la porte de Vincennes et la porte des Lilas fait partie des 11 quartiers de la couronne parisienne concernés par le Grand projet de renouvellement urbain (GPRU). Ce projet, mené à l échelle parisienne et financé par la Ville, l Etat et la Région, touche tous les aspects du quotidien : cadre de vie, actions de proximité, développement économique, coopération avec les communes voisines. Partenariat Initié par la Délégation à la Politique de la Ville et à l Intégration (DPVI), Nature + implique les bailleurs (Paris Habitat, la RIVP et la SAGI) et les directions de la Ville de Paris (Directions des espaces verts et de l environnement, de la jeunesse et des sports, et de l urbanisme). La contribution financière de la DPVI a permis d initier divers projets à court terme. La Direction des Espaces Verts et de l Environnement de la ville de Paris (DEVE) a, entre autres missions : la création d espaces verts supplémentaires la généralisation de pratiques de gestion respectueuses de l environnement et de la biodiversité. l extension de la labellisation «espace vert écologique» à l ensemble des jardins parisiens la mise en œuvre du plan Climat. DPVI- 5
138 Photo AAA Photo École Boulle 2007 Photo Atelier BDF Photo Atelier BDF Photo MultiColors Photo Parti Poétique Mise en page : Denis Patouillard Demoriane 6- DPVI
139 20ème arrondissement Participation Une plateforme viruelle en 3D pour découvrir son quartier et donner son avis Chef de projet Politique de la ville Quartier Saint Blaise / Porte de Montreuil DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Equipe de développement local 14 rue Saint Blaise PARIS Pôle ressources : [email protected]
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141 Juillet 2010 Quartier Saint-Blaise / 20e arrondissement Une plate-forme virtuelle en 3D Un outil interactif pour découvrir le futur visage de son quartier et donner son avis. - Contexte - Historique - Projet - Partenariat - Résultats Visiter son quartier en 3D Un projet urbain ambitieux mais difficile à appréhender par ses habitants Le quartier Saint-Blaise situé dans la partie sud-est du 20e arrondissement, est l un des quartiers les plus denses de Paris (823 habitants / ha contre 202 en moyenne à Paris) personnes y habitent. Il est caractérisé par une part importante de logements sociaux construits à l emplacement de l ancien village de Charonne au milieu des années 60 et achevés dans les années 80. La rénovation urbaine des années , avec ses grandes opérations de démolition et de reconstruction y a créé des situations de ruptures sociales autant qu urbaines. Le choix d un urbanisme sur dalle, rompant la continuité urbaine, a accentué ces fractures. L organisation en grands îlots très denses, à vocation résidentielle, en favorise aussi l enclavement. Le quartier Saint-Blaise a été retenu parmi les territoires prioritaires de la politique de la ville en 2000 en raison de ses difficultés. En 2002, il a été inscrit parmi les onze sites prioritaires du Grand Projet de Renouvellement Urbain (GPRU). Dans ce cadre, la Ville de Paris, s est donné comme objectif de révéler les potentialités du site. Les aménagements qu elle y a prévus sont importants : création d une rue et prolongement d une autre, réorganisation des espaces publics, démolition / reconstruction de bâtiments d habitation, revitalisation des espaces commerciaux, etc. La complexité de ce projet d envergure était porteuse d incompréhensions et limitait de ce fait les possibilités de participation des habitants. Il fallait trouver de nouveaux moyens de communication. C est dans ce contexte qu est née l idée d un outil pédagogique et de concertation inédit.
142 Le Grand projet de renouvellement urbain Le quartier Saint-Blaise fait partie des 11 quartiers de la couronne parisienne concernés par le Grand projet de renouvellement urbain (GPRU). Ce projet, mené à l échelle parisienne et financé par la Ville, l État et la Région, touche tous les aspects du quotidien : - Cadre de vie : actions sur l habitat, création ou amélioration d équipements, mise en valeur des espaces publics et des espaces verts, amélioration de la sécurité et de la propreté - Actions de proximité : services destinés aux enfants, aux jeunes et aux personnes en difficulté, soutien aux associations. - Développement économique : implantation ou maintien d activités économiques et commerciales, actions d insertion, accès à l emploi. - Coopération avec les communes voisines : montage de projets communs. Historique Le projet de territoire Le projet de territoire du quartier Saint-Blaise élaboré en 2005 prévoit de : Redonner une identité verte et permettre la réappropriation des lieux publics. Favoriser une mixité urbaine par l implantation d équipements et d activités économiques. Créer un nouveau centre urbain rue Saint-Blaise, autour des commerces, des équipements et de nouvelles accessibilités. Favoriser l insertion sociale de la population en développant l emploi local, en améliorant le cadre de vie et les conditions de la vie quotidienne. Rendre lisible un projet urbain ambitieux Le projet de Renouvellement urbain de Saint-Blaise étant complexe, il semblait bien abstrait pour la plupart des habitants, et rendait difficile leur participation. Il fallait donc trouver de nouveaux moyens de communication. Un outil inédit, accompagnant la démarche de concertation initiée par la Ville de Paris, a donc été imaginé. Cet outil, une plate-forme virtuelle en 3 dimensions, doit modifier l approche du projet et permettre à chacun d en débattre et aussi de contribuer à sa mise en œuvre. Il s agissait pour cela de lever plusieurs obstacles majeurs : les aspects techniques, l appréhension des plans étant étrangère à la plupart des habitants, la difficulté pour certains de s exprimer en public lors des réunions de concertation. l absence de certaines catégories de la population du quartier, comme celle des jeunes, dans les concertations organisées par la mairie. Pour faciliter la compréhension du projet : des mots-clefs sur les façades et dans les espaces 2- DPVI
143 Le projet : un outil de concertation interactif Comment concerter, débattre et recueillir les avis alors que l on constate que les démarches habituelles d'information et de communication n'ont pas assez d'impact et ne permettent pas de répondre aux inquiétudes des riverains? C'est une question récurrente de la politique de la ville : trouver les bons moyens pour que l'échange puisse se faire autant de bas en haut que de haut en bas. Il s agissait donc de : Faciliter la compréhension des transformations prévues sur un site complexe. Élargir la concertation en s adressant à tous les publics (habitants, commerçants, acteurs économiques...). Conduire d autres publics vers la participation à la vie locale (jeunes, personnes âgées, familles d origine étrangère, ménages ayant des difficultés sociales). Informer et accompagner l élaboration du GPRU Saint-Blaise, la plate-forme pouvant être adaptée au fur et à mesure de l avancée du projet de renouvellement urbain. Recueillir le point de vue des habitants en continu sur le projet de réaménagement à l œuvre, pouvoir en faire l analyse et voir comment les prendre en compte. Créer des ateliers urbains d un nouveau genre grâce à la plate-forme 3D qui permet de modéliser plusieurs scénarios. La conception de la plate-forme virtuelle en 3D s est effectuée à partir d un relevé du secteur Cardeurs-Vitruve déjà réalisé par l agence Grumbach qui est l architecte coordinateur du projet d aménagement Saint-Blaise. Cette représentation en 3D permet de montrer le projet du futur quartier, avec des outils simples de navigation, de visualisation, de déplacement et de dialogue : Outil de visualisation : vue aérienne du secteur et point de vue à hauteur d homme, vision par projet proposé, visualisation de la ville future. Outil de déplacements virtuels réalistes. Outil d interactivité permettant de recevoir une information, de déposer textes, photos, sons, vidéos Lorsqu on se déplace, on peut cliquer sur des personnages info qui nous renseignent sur les actions prévues aux endroits indiqués Un outil pédagogique Cet outil permet de collecter une information de première main sur les interventions proposées et participe à l affinement continu du projet. La navigation se fait en ligne, depuis n importe quel ordinateur connecté à internet. En ce sens, la plateforme 3D a une haute valeur pédagogique : la présence d'un avatar, personnage représentant l usager habitant sur Internet, permet d'aborder facilement des aménagements complexes. Plutôt que de présenter ces aménagements d'un point de vue technique, la représentation est suggestive (volume, programme), ouverte à l interprétation et n impose pas une forme figée. Cette approche facilite les commentaires spontanés et laisse place à la parole des habitants. Ces derniers peuvent imaginer leur quartier, se l'approprier et contribuer à sa transformation. L outil présente un caractère ludique, il est simple d utilisation, accessible en ligne, ce qui permet de découvrir et donner son avis sur le projet à n importe quel moment et de divers endroits : - espaces privés, - équipement du quartier, - et tout autre lieu muni d une connexion. L habitant peut se promener de manière virtuelle dans son quartier. Il est en immersion dans le futur environnement. Des fiches didactiques en expliquent des aspects particuliers et invitent l utilisateur à réagir sur ses points clés. L'avatar qui nous informe DPVI- 3
144 Le partenariat L ARENE, Agence Régionale de l Environnement et des Energies Nouvelles Organisme associé au Conseil Régional Ses missions : Sensibiliser aux questions environnementales, diffuser les «bonnes pratiques», faire connaître des méthodes et des opérations de «référence» Évaluer l intérêt de nouvelles pratiques et aider à leur expérimentation. L ARENE diffuse les savoirfaire d opérations exemplaires par différents moyens de communication adaptés et accompagne techniquement, et dans certains cas financièrement, les opérations innovantes. Le projet a été initié par la Ville de Paris (DPVI) en partenariat avec l Arène Ile-de-France intéressée par l expérimentation et par la capitalisation. Une mission de conception de la plate-forme a été confiée à l agence Ligne 2 sur la base d un cahier des charges qui demandait de : Réaliser la plate-forme interactive 3D. Proposer une information de la plate-forme interactive 3D. Organiser la collecte des informations déposées par les habitants afin d en permettre une exploitation par la Ville de Paris. Définir les modalités de capitalisation de l expérience. Préciser les conditions de transférabilité de cette expérimentation. L élaboration de la plate-forme a été suivie par la Ville de Paris, l Arène et l agence Grumbach afin de s assurer de la rigueur de la représentation du projet de quartier et de veiller au caractère pédagogique de cet outil. L enjeu était notamment que cette plate-forme soit facilement accessible à des non-spécialistes et qu elle incite à la participation. Un comité de pilotage formé d élus est là pour vérifier que ces exigences sont bien tenues. L écran de la plateforme est composé de plusieurs parties : le quartier modélisé dans lequel se déplace l internaute. des fiches didactiques avec la possibilité de déposer un commentaire ou un avis. des encadrés montrant l avant et l après ; ici la rue des Balkans. 4- DPVI
145 Un succès Une utilisation concluante lors des réunions publiques La première phase d utilisation a eu lieu en septembre et octobre Elle faisait partie intégrante du processus de concertation du GPRU Saint-Blaise : réunions publiques, exposition publique durant un mois sur le quartier, avec accès à la plateforme dans le local de l exposition. L observation des usages, réalisée lors de cette première phase, a révélé plusieurs éléments positifs : Les gens prenaient le temps de découvrir le projet par eux-mêmes ; les habitants ont été actifs, en créant leur parcours à partir de leur perception personnelle des lieux (le plus souvent leur domicile) et de leurs repères dans le quartier (commerces, équipements, etc.). Cette promenade virtuelle est devenue le support d échanges entre les habitants sur le projet de renouvellement urbain. Elle a notamment permis des discutions constructives avec les habitants sur des aménagements précis ou des options du projet. La 3D Saint-Blaise en ligne sur le site de Paris.fr En mettant la plateforme en ligne, l objectif est de la rendre accessible au plus grand nombre d utilisateurs possible, pour élargir l information et la concertation. Il est donc prévu de faire évoluer l interface pour qu elle : incite encore davantage les utilisateurs à s exprimer et à commenter les aménagements proposés ; puisse s adapter au fur et à mesure des débats publics des validations de programmation ; devienne support d ateliers de concertation, notamment en ligne. Plateforme 3D accessible sur : > Le prix territoria d Or La ville de Paris a reçu au Sénat, le mercredi 25 novembre 2009, le prix Territoria d Or «Utilisation des nouvelles technologies de l information et de la communication» pour cette plateforme de concertation en ligne. Depuis 2001, c est la 6 e fois que la Ville de Paris remporte un des prix décernés par l Observatoire national de l innovation publique, présidé par le président du Sénat et composé de collectivités locales, d entreprises et de médias. Le quartier futur. DPVI- 5
146 Un plan d ensemble Vue sur le quartier futur. Mise en page : Denis Patouillard Demoriane 6- DPVI
147 Alphabétisation / FLE Le livret d apprentissage du français Mission intégration - lutte contre les discriminations et Droits de l Homme (MILDDH) DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Pôle ressources : [email protected]
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149 Mai 2010 Un outil simple, conçu pour favoriser l apprentissage de la langue française pour les étrangers vivant à Paris Contexte Genèse Partenariat Mutualisation Projet Résultats Avec un flux migratoire annuel de nouveaux arrivants non communautaires et une population étrangère dépassant les individus, l'apprentissage de la langue française représente un enjeu fort de socialisation sur le territoire parisien et implique une large diversité d'acteurs. Au total personnes suivent des cours municipaux pour adultes et des cours mis en place par des associations soutenues par la municipalité. En 2007, dans un rapport consacré à l'évaluation de la "formation linguistique pour les Parisiens maîtrisant mal ou peu le français", l'inspection générale de la Ville de Paris dresse le constat du peu de lisibilité de l'offre d'apprentissage dispensé sur le territoire parisien. Le rapport recense ainsi les différents dispositifs d'accès à la langue existant, et décrit un maillage complexe mêlant organismes nationaux (Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations Anaem - et Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances Acsé ), régionaux (Région Ile de France) et municipaux. Au sein même de la Ville de Paris, six directions sont engagées dans des actions de formation : la Direction des affaires scolaires (Dasco), qui organise des cours municipaux d'adultes; la Délégation à la politique de la ville et à l'intégration (DPVI), qui subventionne des associations assurant des cours de formation linguistique extensive et de savoirs de base à visée socialisante; la direction du développement économique et de l'emploi (DDEE) dans le cadre du plan départemental d'aide à l'emploi; la direction de la Jeunesse et des sports (DJS) au sein des centres d'animation ou des antennes jeunes; et enfin, la direction des Ressources humaines de la ville pour une partie de son personnel. Le rapport estime le système difficile à déchiffrer, notamment pour le public visé. En dépit de l'extrême hétérogénéité des personnes rencontrées par ses auteurs, un consensus se dégage pour considérer que ce système doit évoluer vers davantage de rigueur et de transparence et une meilleure coordination des acteurs. L'inspection générale plaide alors en faveur de la mise en oeuvre par la Ville de Paris d'une véritable politique transversale de formation linguistique.
150 Un outil unique pour les formateurs et les stagiaires En réponse aux préconisations énoncées dans le rapport, la Mission intégration, lutte contre les discriminations et droits de l Homme (DPVI) pilote depuis 2008 les actions linguistiques menées par les directions de la ville de Paris, avec pour objectif de faire évoluer l offre dans le sens d une plus grande lisibilité et d assurer une meilleure coordination des acteurs. C'est la nécessité de mettre davantage de cohérence dans les formations qui a conduit la municipalité à créer un outil spécifique et unique à destination de tous les bénéficiaires de cours de français et de leurs formateurs : le livret d'apprentissage du français Une démarche fédératrice : la mutualisation des compétences La démarche impulsée par le développement du livret a permis de fédérer les structures de formation directement ou indirectement liées à la Ville, de mutualiser leurs compétences et savoir-faire, d améliorer la qualité des dispositifs de formation, et d établir une meilleure cohérence entre ces dispositifs. Initiée dès 2007, la réalisation du Livret a été confiée, dans le cadre d'un appel d'offre, au cabinet Ecrimed, spécialiste de l'ingénierie de formation et de pédagogie du français langue seconde. Piloté par la DPVI, avec la collaboration de la Direction des affaires scolaires de la ville de Paris, le projet a réuni l ensemble des directions municipales qui interviennent sur l apprentissage du français et les acteurs parisiens concernés par la formation des langues (cours municipaux pour adultes, Association CAC, Association pour l'enseignement et la formation des travailleurs immigrés et leurs familles, Solidarité et jalons pour le travail-paris, Accueil et reclassement féminin œuvre des gares.), soit une soixantaine d associations ou de centres sociaux mais également une vingtaine d organismes de formation. L'objectif était d atteindre un consensus, pour que le Livret soit un outil de progrès pour l ensemble des acteurs concernés. Ainsi, dans un premier temps et avant de travailler à la conception de l'outil proprement dit, le cabinet a étudié les documents déjà existants afin d analyser l offre parisienne, tels que les rapports des diagnostics locaux centrés sur des actions linguistiques des quartiers de la politique de la ville (13e, 18e et 19e arrondissements) ou l étude réalisée par l Inspection générale de la ville de Paris sur cette thématique. Cf. Par la suite, des entretiens individuels et semi-directifs ont été réalisés avec les responsables pédagogiques et administratifs des six directions municipales concernées, les organismes de formation ou les associations. Des pistes de réflexion sont débattues dans le cadre d un comité de pilotage réunissant les six directions de la mairie de Paris concernées (DPVI, Dasco, Dases, DJS, DDEEES, DRH). Une expérimentation pour intégrer l expérience des apprenants et des formateurs Une première version du livret, conçue à la fin de l'année 2007, a été expérimentée aux mois de février et avril Pour assurer le maillage territorial, quatre zones géographiques significatives ont été définies et quatre référents (issus de la DASCO, la DASES et la DPVI) désignés pour leur coordination. Dès lors, sous l'impulsion du référent, chaque direction mobilise des structures qui vont tester le Livret. Une équipe composée des quatre référents, des enseignants conseillers pédagogiques des services scolaires, de stagiaires universitaires et de représentants des structures, va piloter l'expérimentation sur le terrain. De juin à juillet 2008, des réunions de travail sont réalisées pour assister Ecrimed dans cette phase de corrections, de relecture et de mise en page. Au mois d'octobre 2008, une version amendée et finalisée est présentée aux structures (300 structures invitées), lors d'une réunion de lancement à l invitation de l élue adjointe au maire de Paris en charge de l'intégration et des étrangers non communautaires. Extrait du livret :
151 L apprentissage : un long parcours L'apprentissage d'une langue relève d'un long processus qui nécessite d'être inscrit dans un parcours de formation où les différents stages doivent pouvoir s'enchaîner dans le cadre d'une progression des acquis. Or, la coordination entre les multiples structures et acteurs intervenants dans la formation n'existe pas du fait de l absence de passerelles entre ces différentes offres à l'échelle parisienne. En outre, les apprenants, et plus particulièrement les non communicants (personnes non francophones ne maîtrisant pas le français à l oral), connaissent des difficultés pour s inscrire dans une formation adaptée à leurs besoins, car, de fait, ils n'ont pas la capacité de formuler leurs compétences et d'évoquer leur parcours d apprentissage et peuvent ainsi d'une année à l'autre, être amenés à recommencer à «zéro». Le Livret d'apprentissage du français entend répondre à ces problématiques : il aide ainsi l'apprenant à construire son projet de formation et à progresser dans ce parcours à l'échelle parisienne. Parfois comparé au carnet de santé de l enfant ou encore à un «passeport langagier», il a pour but de faciliter le passage d un cours vers un autre quelles que soient les structures, les formateurs ou les dispositifs. Il donne la possibilité à l apprenant de témoigner de son niveau d apprentissage de la langue et de la culture françaises, de consigner ses acquis pour faciliter son orientation dans la poursuite de son apprentissage et d élaborer un véritable projet de formation. Un fascicule d une cinquantaine de pages Composé d'une cinquantaine de pages, le Livret est structuré en deux parties. La première centrée sur l apprenant, permet de cerner son parcours d apprentissage en l inscrivant dans son contexte personnel et en présentant les cours de français qu il a suivis, sa connaissance d'autres langues, sa vie et son projet de formation sur les cinq années à venir. En bref une autobiographie "linguistique". La seconde partie porte sur les acquis en français et permet notamment de représenter graphiquement l évaluation globale de l apprenant sur les cinq années du projet. La diversité et l exhaustivité des rubriques du Livret permettent de cibler tous les bénéficiaires des dispositifs soutenus par la collectivité de Paris quelle que soit la formation suivie (ateliers de savoirs linguistiques, cours d alphabétisation ou de français langue étrangère) et la structure la dispensant. Résultats et perspectives Depuis son lancement en octobre 2008, le livret a été diffusé à exemplaires auprès des six directions de la municipalité et des organismes partenaires. Le document a reçu un accueil très favorable auprès des publics concernés. Il permet notamment un échange en tête à tête formateur/stagiaire, au moment de l évaluation, qui favorise l'accompagnement et le lien. En outre, des centres de ressources, des organismes de l Etat ou des universités l ont réclamé pour leur propre usage. Pour optimiser son utilisation, une phase dite d appropriation est conduite à compter de septembre Il s agit d accompagner deux groupes de «formateurs-relais» (responsables pédagogiques, coordinateurs pédagogiques ou formateurs), bénévoles ou non, à l utilisation du Livret pour qu ils en assurent l appropriation dans leurs structures et au-delà participent à la réalisation d un Guide d utilisation présentant des modalités de mise en œuvre du Livret selon les publics, les rythmes et les objectifs des formations. La première version de ce guide a été diffusée en 2010.
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153 Réussite éducative Le dispositif parisien Gip Réussite éducative DPVI, 6, rue du Département PARIS Tel : Pôle ressources : [email protected]
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155 Le contexte Le dispositif Le projet Les parcours Paris présente une forte hétérogénéité sociale qui se reflète dans le paysage scolaire. Près de 40% des élèves de l enseignement public et privé sont issus des catégories sociales les plus favorisés. A contrario, il existe une prédominance des catégories sociales les moins aisées dans le quart Nord Est de la capitale. Une étude publiée en 2005 par le rectorat de Paris, précise que sur les 109 collèges publics que compte l'académie de Paris, les classes de 6 e des 58 établissements les plus favorisés étaient composés à 46 % d'élèves issus de catégories socioprofessionnelles privilégiées, contre 18 % issus de milieux modestes. A l inverse, dans les 17 collèges les moins favorisés, les proportions s'élevaient respectivement à 7 et 51 %. Les chefs d établissement et les professeurs mutés des départements limitrophes disent qu ils retrouvent dans certains quartiers les difficultés sociales, pédagogiques et scolaires qu ils ont déjà pu cotoyer. La part de l éducation prioritaire à Paris : un tiers des établissements Aussi, l Académie de Paris a-t-elle développé les moyens de l éducation prioritaire pour tenter d assurer la continuité et la réussite des parcours scolaires ainsi que pour élever le niveau de formation et de qualification pour tous. Selon ses chiffres, près de élèves en 2009, soit un écolier parisien sur trois et un collègien sur quatre sont concernés. Ils sont inscrits dans 33 collèges (un tiers des collèges) et 216 écoles (un tiers des écoles). Depuis quelques années, l accent a été mis sur les réseaux Ambition Réussite (4 collèges, 34 écoles). Le disposif pour la réussite éducative Le dispositif pour la réussite éducative est entré en vigueur à Paris en Depuis la rentrée 2007, douze équipes pluridisciplinaires de réussite éducative se sont mises en place avec le soutien de référents de parcours issus de la Caisse d allocations familiales de Paris (CAF).
156 1959 Prolongation de la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans. Prise de conscience des inégalités sociales face à l'enjeu de formation Création des zones d'éducation prioritaire. Des moyens supplémentaires sont alloués pour lutter contre l'échec scolaire avec des classes moins chargées, l'ouverture du système sur l'extérieur (partenariats villes, Conseil Général) et des conventions signées pour améliorer l'offre aux élèves (accompagnement à la scolarité, loisirs, sports, culture) dans le cadre d'un projet éducatif partagé Zones prioritaires, 8,3% des écoliers, 10,2% des collégiens et plus de 8% des lycéens Les zones passent à 557. Stabilisation des enseignants et amélioration de leur situation. Nomination d'un responsable et d'un coordonnateur de zone pour renforcer la cohérence Révision de la carte des zones d'éducation prioritaire et création des réseaux d'éducation prioritaire (REP). Ces réseaux associent, à des établissements déjà en ZEP, des établissements nécessitant une aide particulière en raison de leurs difficultés. Chaque réseau formalise un contrat de réussite qui fixe ses objectifs dans le cadre des priorités nationales. En 2000, on compte 916 ZEP/REP regroupant écoles, collèges et 169 lycées. Ils scolarisent 1,7 million d'élèves Création des contrats éducatifs locaux pour mobiliser les partenaires et acteurs éducatifs locaux (Education nationale, équipes municipales, associations, parents d élèves, CAF) et lutter contre les inégalités scolaires. L initiative est locale et revient aux mairies Création des contrats locaux d accompagnement à la scolarité (CLAS) pour soutenir les enfants en dehors du temps scolaire (aide aux devoirs, activités culturelles et sportives. Une charte nationale de laccompagnement à la scolarité est signée en 2001 par l Education nationale, l éducation populaire, la CAF Lancement des programmes de réussite éducative Création des Réseaux ambition réussite (RAR) et des Réseaux de réussite scolaire (RRS) qui permettent de distinguer les zones les plus défavorisées et celles qui abritent une population plus hétérogène. À la rentrée, 249 Réseaux ambition réussite, composés de 249 collèges et écoles, sont créés. Les collèges accueillent élèves soit un collégien sur 20 du secteur public. Le contrat ambition réussite, ou le contrat d'objectifs scolaires, constitue la référence commune du réseau. Il s'appuie sur un diagnostic détaillé et partagé. Il définit des objectifs opérationnels ainsi qu'un programme d'actions Le Programme CLAIR (Collèges, lycées, pour l ambition, l innovation et la réussite) est expérimenté dans plus de 100 établissements difficiles (dont aucun à Paris). ll sera étendu à la rentrée Luc Chatel, dans un entretien au Figaro du 9 juillet 2010, explique ce programme doit peu à peu se substituer à la géographie prioritaire. 2 - Repérer les enfants et mettre en place des parcours adaptés Le programme de réussite éducative (PRE) est un des volets éducatifs de la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier Il complète les dispositifs nationaux et locaux existants (projet d établissement, contrat local d accompagnement à la scolarité, veille éducative...). Il s'adresse aux enfants et jeunes résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville et/ou scolarisés dans des établissements des réseaux d'éducation prioritaire. Il vise à repérer des enfants et jeunes en fragilité et à mettre en place des parcours individualisés de réussite éducative. Ces parcours comprennent des actions dans des champs variés : soutien scolaire, prise en charge psychologique, activités artistiques et sportives, actions dans le domaine sanitaire, etc. Plus de 800 sites ont mis en place ces programmes. Comment ça marche? Le partenariat Leur mise en œuvre repose sur un partenariat institutionnel articulant plusieurs échelons (Villes, Education nationale, Conseils Généraux, Préfectures de Région, CAF ). Une structure administrative idoine (Groupement d'intérêt Public, Centre Communal d'action sociale, Caisse des écoles, ou Etablissement Public d'enseignement secondaire) gère les fonds. Des instances de pilotage techniques et politiques se réunissent pour orienter le dispositif local et intervenir comme ressources. Pour agir, le dispositif s'appuie généralement sur : Une équipe de professionnels employée par la structure communale ou intercommunale avec un coordonnateur et des référents chargés de mettre en place les parcours, d'animer les équipes locales et de rencontrer les enfants, les jeunes et les familles. Une équipe locale, l'équipe pluridisciplinaire de réussite éducative qui intervient sur un territoire et inclut les écoles et collèges, les assistants sociaux de secteur, la prévention spécialisée, des assistants sociaux de la Caisse d'allocations familiale. La configuration de ces équipes est plus ou moins élargie selon la qualité du partenariat institutionnel et local : elles réfléchissent ensemble pour déterminer si la situation relève du dispositif ou, s'il faut réorienter les personnes, quelles solutions peuvent être trouvées et quelles propositions faites. La mise en place des parcours dépend du repérage des situations. Ecoles et collèges sont en première ligne, mais d'autres partenaires y contribuent : travailleurs sociaux, animateurs, et dans certains sites, les parents eux-mêmes. La cohérence entre partenaires est indispensable et nécessite un important travail de coordination des actions mises en place. Du sur mesure dans une optique de prévention L enfant et sa famille sont au coeur de ce programme. Le principe est de prendre en compte la globalité de l environnement spatio-familial des enfants et des adolescents et d organiser un accompagnement individuel qui tienne compte de la singularité de chaque situation. Les actions sont sans exclusive. Elles peuvent s adresser aux jeunes comme aux autres membres de la famille, comme, par exemple, des formations linguistiques destinées aux parents.
157 La création d un groupement d intérêt public (GIP) En juillet 2006, la Ville de Paris (Commune et Département) s'est associée à l'etat (Préfecture de Paris et Académie de Paris), pour la mise en place du dispositif parisien de réussite éducative, en créant un groupement d'intérêt public (GIP) que la Caisse d'allocations familiales de Paris a rejoint en octobre Au sein de la Ville de Paris, le portage du dispositif est assuré par la délégation à la politique de la ville et à l intégration. Les directions des affaires scolaires, de l'action sociale de l'enfance et de la famille, de la jeunesse et des sports, de la prévention et de la protection, sont directement impliquées dans le dispositif, ainsi que les associations intervenant dans le champ éducatif dans les quartiers en politique de la ville. Objectifs La convention en précise l'objet principal : " Le groupement d'intérêt public met en œuvre un programme de réussite éducative à Paris qui vise à apporter un soutien éducatif, périscolaire, culturel, social et sanitaire aux élèves relevant du premier et second degré, dès la maternelle. Son action s'adresse prioritairement aux enfants et aux familles vivant dans les quartiers inscrits dans la politique de la ville ou scolarisés dans un établissement relevant de l'éducation prioritaire. Ses actions, situées essentiellement en dehors du temps scolaire, contribuent à la réussite scolaire et éducative des élèves des quartiers populaires ainsi qu'à leur intégration sociale et citoyenne en prolongeant les partenariats déjà développés. " 12 sites / 8 arrondissements Huit arrondissements (10ème, 11ème, 13ème, 14ème, 17ème, 18ème, 19ème et 20ème) abritent 12 sites de réussite éducative. Des comités locaux de suivi, présidés par les maires d'arrondissement, se réunissent deux fois par an minimum. Le comité local de suivi valide la liste des écoles et collèges concernés prioritairement par le dispositif sur l'arrondissement et précise à quelle équipe de réussite éducative, chaque établissement scolaire est rattaché (une à trois équipes pluridisciplinaires par arrondissement). Ce comité n'a aucun regard sur les situations individuelles ; il vient en appui pour accompagner de nouvelles actions et veiller à la coordination des actions déjà menées ainsi qu'à la qualité du partenariat institué. Il constitue un répertoire des ressources mobilisables, analyse les besoins à partir d'un diagnostic local et propose de renforcer certaines actions et/ou d'en développer de nouvelles. Enfin, il fait remonter au conseil d'administration du GIP les problématiques à examiner et à traiter sur un plan général. " Il s'agit de poursuivre le décloisonnement des pratiques professionnelles dans un esprit de coéducation. Après un an, le dispositif est solide : il concerne 200 écoles et 30 collèges (soit le tiers des collèges parisiens). Son objectif est d'améliorer l'accompagnement éducatif et social des jeunes présentant des fragilités. La mise en réseau des intervenants est essentielle. Nous avons également réussi à équilibrer l'individuel et le collectif. Le diplôme reste la meilleure arme contre le chômage (au niveau national, jeunes sortent sans diplôme du système éducatif chaque année). La Ville de Paris est très impliquée dans l'éducatif et le périscolaire. Il s'agit d'un bon partenariat préfecture / Académie / CAF / Ville. " Gisèle Stievenard, adjointe au Maire de Paris Citations extraites de la journée de la réussite éducative à Paris, 21 octobre Articuler l approche individuelle et l approche collective Les actions sont développées en deux volets interdépendants et complémentaires : Individuel : des enfants et adolescents et leur famille se voient proposer la mise en place d'un parcours individualisé de réussite éducative, accompagné par un référent de parcours réussite éducative (travailleur social DASES ou CAF de Paris). Collectif : des projets locaux répondant aux besoins identifiés dans la mise en place des parcours individualisés sont développés sur les 12 quartiers concernés par le dispositif. La ville ne disposant pas d'un Projet éducatif local fédérateur, la mise en œuvre de la réussite éducative est peutêtre un premier pas en ce sens. Quelques chiffres pour Paris 913 enfants ont été pris en charge par les équipes depuis la rentrée 2007, dont 500 actuellement. 215 établissements scolaires sont concernés (34 collèges, 98 écoles élémentaires et polyvalentes, et 83 écoles maternelles) 12 équipes pluridisciplinaires y travaillent. 300 collégiens exclus temporairement de leur établissement scolaire sont pris en charge par l'accueil Torcy (GIP - Direction des affaires scolaires) et le centre Patay (Direction des affaires scolaires) chaque année. Une centaine de projets, bénéficiant à 2000 enfants et leurs familles, sont développés et financés par la réussite éducative dans les quartiers en politique de la ville chaque année. - 3
158 Le gros avantage du programme est d'établir et maintenir le lien avec l'école. Auparavant, on travaillait dans l'urgence et désormais, en amont. La réussite éducative constitue une passerelle entre les milieux éducatifs et sociaux ". Hélène Ramos, assistante sociale scolaire du 13e arrondissement sud L apport des assistants sociaux scolaires et assistants sociaux de la Caisse d'allocations familiales La Ville de Paris dispose d'assistants sociaux dans le premier degré - ce qui n'est pas le cas dans de nombreuses villes - et d'une mise à disposition par la CAF d'assistants sociaux comme référents de parcours pour le 2nd degré. Le référent de parcours est l'acteur de première ligne du dispositif. C'est lui qui rencontre la famille et met en œuvre avec elle le parcours proposé pour l'enfant par l'équipe pluridisciplinaire de réussite éducative. C'est un expert au sein du réseau des professionnels socio-éducatifs locaux (temps de la famille, de l'école et du périscolaire). La coordination du réseau est confiée au chef de projet politique de la ville. La mise en place des parcours Ce sont ainsi principalement les assistants de service social scolaire du 1er degré ou les Principaux de collège qui repèrent les enfants et jeunes et sollicitent l'équipe pluridisciplinaire, après accord des parents. Ce qui n exclut pas l intervention des autres partenaires socio-éducatifs locaux (animateurs de centres de loisirs, associations d'accompagnement à la scolarité), travailleurs sociaux, voire les parents. L'individualisation des parcours implique de s'adapter à chaque situation. Ainsi, la réussite éducative propose des prestations individuelles pour les parcours comme des accompagnements physiques vers les structures de soins (centre médico-psychologique essentiellement) lorsque leurs familles ne peuvent effectuer ces accompagnements. Les accompagnements sont décidés par l'équipe pluridisciplinaire de réussite éducative et réalisés par l association ADMR (spécialisée dans les services à la personne). L'accompagnement physique concerne une part importante des enfants du premier degré en réussite éducative. Il permet de rendre les prescriptions de soins effectives pour un certain nombre d'enfants, ce qui est essentiel pour leur réussite scolaire. La réussite éducative propose également des projets locaux divers, offrant des actions pouvant s'inscrire dans les parcours. Avec les familles chinoises du 10ème et 11ème arrondissement La médiation permet de débloquer des situations, de favoriser une approche compréhensive. Elle implique un soutien aux parents. Elle consiste à donner des informations et des repères sur le milieu scolaire, et la société d'accueil en général, aux familles récemment arrivées en France. L'association Pierre Ducerf facilite l'intégration des enfants et des familles chinoises. Elle accueille des parents chinois le matin à l'ouverture de l'école (médiation, traduction ou rédaction d'écrits de communication, et accompagnements sociaux des familles en fonction des besoins). Une cinquantaine de familles chinoises et leurs enfants est ainsi prise en charge chaque année. Un dialogue entre les cultures à la Goutte d'or : Mémoire de l'avenir au collège Clémenceau Comment désamorcer les situations de conflits et de rivalités entre les enfants? Au collège Clémenceau, c'est à travers des ateliers de découverte de la culture de l'autre et avec l'art que les équipes scolaires développent chez les élèves la confiance en soi et le respect des différences. Cinq groupes de collégiens participent à des ateliers artistiques d'1h30 au collège dont deux visites de trois heures au musée : une au musée du Quai Branly et une au musée national d'art moderne/centre Georges Pompidou. Les parents des enfants sont conviés. Les ateliers sont animés par deux artistes et un professeur. Ateliers d arts plastiques et d écriture (pratique du Slam) sur le thème de la double identité culturelle, improvisation théâtrale, écriture d'un conte sur le thème des traditions et de la coexistence entre les groupes, initiation à la musique et à la photographie, réalisation d'un film d'animation sur le thème du racisme, du respect et de la violence. Les ateliers ont donné lieu à une exposition à la Cité Internationale des arts en juin/juillet 2008, à la confection d'un "carnet de voyage" reproduisant certaines œuvres réalisées par les collégiens, et à la réalisation d'un DVD multimédia. 4 -
159 Un enfant au comportement difficile L'accueil Torcy est à l'origine du repérage des difficultés de ce jeune pris en charge suite à une exclusion scolaire d'une semaine (comportement difficile et décrochage scolaire). Il s'agit d'un garçon de 13 ans et demi, en 5ème, qui vit avec ses deux parents et sa sœur aînée de 18 ans dans une famille qui a connu des séparations dans le cadre du projet migratoire : la mère est venue en France en 2002 pour chercher un emploi et un logement. Les enfants la rejoignent en 2005 mais le père reste en Afrique pour des raisons professionnelles jusqu'en Actuellement, la mère est très occupée par ses activités professionnelles, le père est en recherche d'emploi, les relations avec les enfants sont difficiles à gérer. Des objectifs variés Les objectifs fixés pour le jeune sont l'amélioration dans le domaine scolaire, l'ouverture culturelle, l'accès à des activités. Il est prévu pour ses parents de les aider à nouer de meilleures relations avec l'école. Il est également envisagé d aider le père dans ses démarches d'insertion professionnelle. La durée de ce parcours est fixée à 18 mois. Actions : suivi de l enfant et accompagnement de la famille - Soutien à la scolarité - Accès aux pratiques sportives - Activités familiales pendant les vacances - Accompagnement des parents dans leurs démarches auprès des services sociaux Partenaires - Accueil Torcy - Parents et jeunes - Principal du collège - Assistante sociale scolaire - AGF 17 Résultats observés Amélioration du comportement, meilleur investissement dans la scolarité, assiduité à l'aide aux devoirs. Mobilisation parentale : le père a retrouvé sa place et s'occupe des démarches, intervient dans les choix. Progrès scolaires à poursuivre. Traductions linguistiques par l'association Inter Services Migrants Le GIP finance des traductions linguistiques pour les personnels des établissements scolaires de la réussite éducative ainsi que pour les professionnels des équipes pluridisciplinaires de réussite éducative afin de favoriser l'échange avec les parents et les jeunes. Accompagnement individualisé à la scolarité Le GIP subventionne l'association AFEV (Association de la fondation étudiante pour la ville) pour son intervention dans les territoires de la réussite éducative à Paris. Il s'agit d'accompagnement individuel ou par groupe de deux enfants par des étudiants bénévoles, de la scolarité pour les élèves de niveau élémentaire et collège et d'accompagnement vers la lecture pour des élèves de grande section maternelle. Accueils en prévention du décrochage scolaire Le GIP finance l accueil Torcy dans le 18ème arrondissement et le nouvel accueil Pelleport dans le 20ème arrondissement. Ces accueils, auxquels s ajoute l accueil Patay (Ville de Paris) ouvert dans le 13ème arrondissement depuis 1994, prennent en charge les élèves pendant des exclusions du collège de 5 jours maximum. Dans la continuité de l accueil, le jeune et sa famille sont pris en charge dans le cadre d un parcours individualisé de réussite éducative. - 5
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