BILAN SECTORIEL DE L INDUSTRIE DES PÂTES ET PAPIERS DU QUÉBEC
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- Étienne Laperrière
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1 CONFIDENTIEL Reproduction et circulation interdites BILAN SECTORIEL DE L INDUSTRIE DES PÂTES ET PAPIERS DU QUÉBEC Mai rue Jean-Talon Nord, bureau 217, Sainte-Foy, Québec, G1N 4N6 Tél.: Fax: Place du Commerce, bureau 100, Ile-des-Soeurs, Québec, H3E 1A1 Tél.: Fax :
2 SOMMAIRE EXÉCUTIF Depuis les années 90, l industrie papetière connaît une phase de rationalisation et de fusions. Elle met l emphase sur : la qualité des produits; la productivité; le rendement optimal des installations de production; l amélioration de sa performance environnementale; la diversification de sa production; la réduction des coûts de production. Ce mouvement de consolidation est provoqué par : la maturité des marchés pour les produits de consommation de masse (ex : papier journal); la pression soutenue sur les prix, occasionnée par la venue sur le marché de producteurs à très faibles coûts de production; le faible rendement sur le capital investi; le fait qu il soit plus économique de faire l acquisition d usines existantes que d en construire de nouvelles lorsqu on veut augmenter la capacité de production. 16 sociétés au Québec possèdent 54 usines qui produisent 97% du volume produit au Québec. La valeur de la production du Québec en 2001 était de 12,2 milliards $ (CAD), générant une balance commerciale positive de 7 milliards $ (CAD). Le secteur dans son ensemble génère plus de emplois au Québec. USINES DE PÂTE À PAPIER, DE PAPIER ET DE CARTON (SCIAN 3221) Usines de pâte à papier (SCIAN 32211) Usines de pâte mécanique Usines de pâte chimique Usines de papier (SCIAN 32212) Usines de papier, sauf le papier journal Usines de papier journal Usines de carton (SCIAN 32213) CIFQ BILAN SECTORIEL V3 i
3 PRODUCTION QUÉBÉCOISE DE PÂTES, PAPIERS ET CARTONS 000 tonnes métriques % Tendances Papier journal Cartons et autres papiers (1) Total Papiers et cartons Pâtes commerciales n.d Production totale Ne comprend pas les papiers et les cartons de construction Source : Tableau partiel tiré de Coup d œil 2002, Conseil des industries forestières du Québec (CIFQ) La production de papiers et cartons représente 85% de la production totale, alors que celle des pâtes commerciales représente 15%. La production de papier journal est marquée par une tendance à la baisse depuis 1990 et le Québec représente selon les années, 40 à 45% de la production canadienne; Les cartons et autres papiers sont en hausse, ce qui traduit bien l orientation des producteurs vers des produits à plus grande valeur ajoutée. Le volume global de la production québécoise a progressé de 30% de 1990 à 2002, alors que les revenus ont fait un bond de près de 50% pour la même période. Selon les régions du Québec, entre 30% et 63% des usines produisent du papier journal. Les investissements en immobilisation sont à la baisse depuis 1995 (962,7 M $) jusqu à 2001 (525,8 M $) dans une proportion de 45%. Ces investissements ont, au cours des ans, porté sur trois grands types de projets : la conversion des procédés de mise en pâte; les changements de vocation des machines à papier; l accélération des machines. Le recul des investissements s explique principalement par : la capacité de production excède la demande des produits; le papier journal est à maturité; l Asie connaît une croissance très soutenue de sa production et de ses exportations. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 ii
4 On ne perçoit pas de reprises des investissements au Québec avant 2006 et même Les quelques investissements actuellement réalisés doivent générer un retour sur investissement de moins de 2 ans. La répartition des employés dans les usines : Production/opérations % Entretien % Bureaux % Cadres % Le taux de syndicalisation dans le secteur est de 40% dans les bureaux et 93% dans les usines. Le SCEP/FTQ est le plus important syndicat de l industrie avec plus de 65% des travailleurs d usines syndiqués et plus de 50% des travailleurs de bureau syndiqués. Le 2 e syndicat en importance est la Fédération du Papier de la CSN. Au fil des ans, les relations de travail se sont améliorées dans le secteur. L industrie québécoise des pâtes et papiers a consommé 30 millions de m 3 de matière ligneuse en De ce total, 12% proviennent de bois rond, 63% de copeaux, sciures et planures, 6% de sources extérieures au Québec et 19% de fibres recyclées. Les volumes d approvisionnement étant limités, il est évident que les entreprises du Québec ne pourront croître faute de matière première. Plus de 60% des expéditions québécoises de pâtes, papiers et cartons sont destinées au marché américain. La consommation américaine de papier évolue comme suit : papier journal : stable papier d impression et d écriture : en hausse Les principaux producteurs mondiaux de pâtes et papiers en 2001 sont : 1. Les États-Unis 2. La Chine 3. Le Japon 4. Le Canada 5. L Allemagne Le principal produit substitut au papier est composé des différents médias électroniques. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 iii
5 La faiblesse du dollar canadien a compensé partiellement la stagnation des prix de vente. L augmentation de notre devise pourrait affecter plusieurs producteurs. La performance environnementale des papetières québécoises ne fait plus aucun doute. L industrie y a d ailleurs investi 1,6 milliard $ de 1992 à Au plan technologique, l industrie papetière est devenue au fil des ans un secteur de haute technologie. Au cours des années à venir, les prochains changements technologiques porteront sur : réduction des coûts de production sans hausse des volumes produits; gestion de la chaîne d approvisionnement : méthodes et organisation du travail; logiciels; réduction des temps de mise en course; réduction de la taille des lots; gestion de l entretien; changements rapides des grades de papier; efficacité énergétique; optimisation des équipements actuels. Au cours des 10 dernières années ( ), l emploi a été particulièrement stable dans les usines ( à personnes). Dans les usines, environ employés seront éligibles à la retraite entre 2003 et 2007 inclusivement et autres de 2008 à 2012 inclusivement. Selon les usines, c est donc entre 15% ( ) et 35% ( ) des effectifs qui quitteront au cours des prochaines années. Sur l ensemble des départs à la retraite, 20% à 40% de ces personnes ne seront pas remplacées suite à divers exercices de réorganisation du travail. De plus, certaines fermetures de machines devraient affecter les embauches. Globalement, il y aura donc une réduction de emplois au cours des 10 prochaines années soit 10% des emplois actuels en usine. Simultanément, le secteur devra embaucher environ nouveaux employés répartis comme suit : production/opérations : entretien : bureaux : 270 cadres : 750 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 iv
6 Cet important afflux de nouveaux travailleurs constitue soit une opportunité (nouveaux candidats, nouvelles exigences de formation, nouvelles compétences, évolution de la culture) soit une menace (départ de l expertise, transfert de connaissances, etc.). La rémunération des travailleurs de l industrie papetière québécoise figure parmi les meilleurs au Québec. Les traitements et salaires annuels moyens de l industrie sont de 40% supérieurs à ceux offerts par l industrie manufacturière en général. Les métiers en émergence ont une forte composante en informatique, électronique et instrumentation : Spécialistes en vibration Spécialistes en hydraulique Machinistes spécialisés avec les tours à contrôle numérique Techniciens de laboratoire Techniciens en instrumentation et contrôle Électrotechniciens Électromécaniciens Ingénieurs de procédé Informaticiens Mécaniciens de machines fixes Le personnel de supervision sera également en forte demande alors que 75% des superviseurs actuellement en poste seront remplacés au cours des 10 prochaines années. Leur nombre n augmentera pas mais leur travail sera en profonde mutation. En ce qui a trait à l ensemble des fonctions, on peut également envisager que les attentes évoluent vers : une plus grande flexibilité dans les différents postes et l organisation du travail dans son ensemble; une plus grande étendue des compétences des travailleurs; un réel décloisonnement des fonctions; une certaine remise en question et une adaptation du concept des lignes de progression basées exclusivement sur l ancienneté. Les métiers traditionnels seront moins en demande au cours des prochaines années. Ce phénomène affectera encore plus particulièrement les métiers très pointus et référant à des fonctions peu évoluées au plan technologique (ex. : soudeurs, huileurs, tuyauteurs et même les électriciens, etc.) En ce qui a trait aux directeurs, il y aura une réduction des effectifs à la gestion des approvisionnements. Au chapitre des préalables pour l entrée en fonction, les niveaux de scolarité requis se présentent comme suit : CIFQ BILAN SECTORIEL V3 v
7 À la production/opérations : les postes de techniciens requièrent généralement un DEC (63 à 70% des répondants) ou au moins un DEP en Pâtes et papiers - Opérations (17% à 26%); les postes d opérateurs (machines à papier, pâtes, finition, expédition et appareils de levage) requièrent généralement un DEP (65% à 83%) ou à tout le moins un DES (17% à 30%); les mécaniciens de machines fixes doivent posséder un DEP dans 73% des usines ou un DES (27%); les débardeurs, manutentionnaires et grutiers ont accès à un poste s ils détiennent un DEP ou un DES; les attentes à l égard des opérateurs au traitement des eaux sont plus élevées alors qu on demande un DEC dans 32% des cas ou un AEC (9%), un DEP dans 32% des cas et au minimum un DES dans le dernier 27% des cas. À l entretien : les postes de techniciens électriques, instrumentation ou instrumentation et contrôle requièrent un DEC spécialisé dans plus de 90% des usines; environ 50% des usines (ou plus) requièrent un DEP, un AEC ou un DEC pour les postes suivants : tuyauteurs (74%); plombiers (100%); machinistes (79%); mécaniciens industriels (81,5%); mécaniciens matériel roulant (68%); électriciens (100%); peintres, charpentiers, menuisiers (68,4%); soudeurs (71%). Bureaux : dans plus de 70% des usines, on demande un DEC ou un baccalauréat pour les postes : finances / comptabilité / administration; ressources humaines; approvisionnements; informatique; assurance qualité. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 vi
8 Cadres : à l exception des postes de superviseurs et de surintendants, plus de 80% des usines requièrent une formation universitaire comme préalable à l embauche dans un poste de cadre; pour les superviseurs et les surintendants, un DEC ou un baccalauréat est maintenant exigé dans plus de 80% des usines. En matière de formation professionnelle, six commissions scolaires au Québec offrent un diplôme d études professionnelles (DEP) en Pâtes et papiers Opérations soit dans les régions de Gatineau, Ville de La Baie (Saguenay), Windsor, Carleton/St- Omer, Témiscaming, Donnacona. Une septième commission scolaire a obtenu une autorisation provisoire pour dispenser le programme de DEP en Pâtes et papiers Opérations dans la région de Charlevoix. En parallèle à ces programmes réguliers, certaines usines du secteur ont développé une approche de formation pour le moins intéressante alors qu elles offrent une formation DEP en collaboration avec leur commission scolaire et Emploi-Québec. La direction de ces usines peut même dans certains cas : participer au recrutement et à l admission des participants; héberger les salles de cours dans ses propres locaux; donner accès à ses installations de production pour des visites en usine, de la formation sur ses équipements et même des stages en cours de formation; libérer certaines ressources internes pour qu ils dispensent de la formation; recruter prioritairement les finissants de son choix pour combler certains postes. Ce programme est également intéressant du fait que les participants sont généralement de jeunes adultes présents sur le marché du travail depuis quelques années et qui souhaitent se donner de meilleures chances de carrière. Une des portes d entrée dans l industrie papetière est l attestation d études collégiales (AEC) en Production de Pâtes et Papiers qui est offerte par le cégep de Trois-Rivières. Par le passé, le cégep a offert le programme dans 4 autres régions soit le Bas Saint-Laurent, le Lac Saint-Jean, Montréal et la Mauricie. L autre porte d entrée dans l industrie est le diplôme d études collégiales (DEC) en Technologies des pâtes et papiers offert uniquement par le cégep de Trois-Rivières. Ce programme technique a une durée de trois ans et est dédié uniquement à l industrie des pâtes et papiers. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 vii
9 Au niveau universitaire, plusieurs programmes touchent le secteur des pâtes et papiers. Il s agit de : baccalauréat en génie chimique; baccalauréat en génie électrique; baccalauréat en génie mécanique; baccalauréat en génie du bois; maîtrise en science des pâtes et papiers; maîtrise appliquée en génie ou en chimie du papier; doctorat en génie papetier. L Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) offre la gamme la plus complète d études universitaires en pâtes et papiers : le baccalauréat en génie chimique, profil pâtes et papiers, la maîtrise en sciences des pâtes et papiers et le doctorat en génie papetier. Elle offre également le baccalauréat en génie électrique et en génie mécanique, de même qu un certificat en pâtes et papiers. Le cégep de Trois-Rivières et l UQTR ont par ailleurs fusionné leurs composantes papetières pour former Centre intégré en pâtes et papiers (CIPP). Ce sera l occasion de renforcer la collaboration qui existe déjà, de développer une synergie des plus intéressantes et d implanter des installations modernes et flexibles qui permettront de remplir les missions de formation, d assistance technique, de recherche et de développement. L École Polytechnique de Montréal offre pour sa part un cours facultatif d introduction à l ingénierie des pâtes et papiers dans le curriculum de son bac en génie chimique, ainsi que des projets de fins d études orientés vers les pâtes et papiers et des stages en industrie. Elle propose enfin différents programmes de recherche à la maîtrise et au doctorat en génie papetier. L université McGill offre également un cours facultatif dans le cadre de son baccalauréat en génie chimique, une maîtrise appliquée (sans thèse) en génie ou en chimie du papier, ainsi que des programmes de recherche à la maîtrise avec thèse et au doctorat. De 1998 à 2002, le nombre de diplômés : a progressé au DEP passant de 115 ( ) à 197 ( ); a progressé pour l AEC passant de 17 ( ) à 43 ( ); a diminué au DEC de à 20 ( ). L industrie a une forte prédominance masculine et le demeurera si l on en juge par la composition des programmes de formation, tous ordres d enseignement confondus. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 viii
10 En ce qui a trait au taux de placement des finissants, il est très élevé soit entre 83% et 100% selon les années. On constate que plus le niveau de scolarité est élevé, plus le taux de placement est élevé. La distribution de l âge des employés suit la même courbe pour les quatre regroupements que nous avons considérés soit : production/opérations, entretien, bureaux, cadres. Ainsi, le groupe le plus populeux est le ans suivi du groupe des ans et des 41 à 44 ans. Le nombre moyen d analphabètes est estimé à 3% dans l industrie. Les perspectives de départ à la retraite sont de personnes de 2003 à 2012 soit environ le tiers des effectifs actuels : production/opérations : personnes ou 33% de l effectif actuel; entretien : personnes soit 33% de l effectif actuel; bureaux : 385 personnes soit 34% de l effectif actuel; cadres : 743 personnes soit 28% de l effectif actuel. Les métiers présentant des difficultés de recrutement sont : OUI NON Ingénieurs en mécanique 32% 68% Ingénieurs en chimie 36% 64% Ingénieurs en électricité 40% 60% Techniciens en électronique industrielle 16% 84% Techniciens en mécanique 16% 84% Techniciens en pâtes et papiers 20% 80% Opérateurs 16% 84% De façon générale, la localisation de l usine affecte fortement la capacité d attraction de la main-d œuvre spécialisée. Par ailleurs, l image de l industrie affecte également la capacité d attraction des jeunes et de la relève. La principale source de concurrence rencontrée par les DRH, au plan du recrutement et de la rétention de la main-d œuvre provient des autres usines du secteur. Au plan de l adéquation entre l offre de finissants de divers ordres d enseignement et la demande de finissants de la part de l industrie, on peut retenir que : DEP : Si la tendance des dernières années se maintient avec 180 et 200 finissants au DEP en Pâtes et papiers - Opérations, l offre de finissants devrait rencontrer la CIFQ BILAN SECTORIEL V3 ix
11 demande. Qui plus est, comme certaines usines organisent elles-mêmes leur propre programme, les besoins devraient globalement être satisfaits. AEC : La demande varie selon les besoins de l industrie. Ce programme peut être une alternative pour répondre à un manque de main-d œuvre au niveau des opérateurs. DEC : Il y a et y aura pénurie de finissants au DEC pour répondre aux besoins de l industrie. En effet, au cours des 5 prochaines années, le secteur aura besoin d environ 150 à 200 diplômés pour remplacer les départs à la retraite et si la tendance se maintient, c est au mieux 140 diplômés qui sortiront des cégeps spécialisés en pâtes et papiers. Note au lecteur : Voir également le chapitre 4 Conclusions et propositions CIFQ BILAN SECTORIEL V3 x
12 TABLE DES MATIÈRES SOMMAIRE EXÉCUTIF TABLE DES MATIÈRES i xi 1. INTRODUCTION Objectif du bilan sectoriel Mandat Méthodologie 1 2. DESCRIPTION DU SECTEUR Historique Profil du secteur Classification des activités Production Marchés Valeur des livraisons Importance du secteur Investissements Projets d investissement Caractéristiques régionales Nombre d usines et production Présence syndicale et relations du travail Problématiques régionales Approvisionnements Marchés des produits Évolution de la demande Pays concurrents Produits substituts Taux de change Capacité concurrentielle des usines québécoises 33 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 xi
13 2.6 Dossier environnemental Performance environnementale Recherche et développement Lois et règlements Normes Enjeux environnementaux Changements technologiques DESCRIPTION DE LA MAIN-D ŒUVRE Évolution du nombre d emplois Distribution actuelle Variation à long terme Prévisions pour les cinq à dix prochaines années Les emplois Description des emplois Niveau de la rémunération Les métiers en émergence Les métiers en déclin Formation de la main-d œuvre Préalables pour l entrée en fonction Offre de services en matière de formation Caractéristiques des programmes d études professionnelles et techniques Révision des principaux programmes de formation Évolution du nombre d inscriptions et de diplômés Taux de placement des nouveaux diplômés Difficultés rencontrées en matière de formation Fonds national de formation de la main-d œuvre Appréciation de la formation et attentes des employeurs Cheminement de carrière et évolution en emploi Perfectionnement et besoins de formation Caractéristiques de la main-d œuvre Âge et sexe Niveau d analphabétisme Tendances démographiques Embauches et mises à pied 81 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 xii
14 3.5 Adéquation entre l offre et la demande de main-d œuvre Départs à la retraite Difficultés en matière de recrutement Perspectives professionnelles Adéquation entre les départs à la retraite et les finissants en pâtes et papiers CONCLUSIONS ET PROPOSITIONS 94 ANNEXES 1. Liste des usines de pâtes et papiers membres du CIFQ 2. Liste des responsables en ressources humaines qui ont été sollicités et ceux qui ont répondu au sondage 3. Avis technique concernant le sondage 4. Liste des personnes contactés et sites internet consultés 5. Références 6. Conditions d admission de quelques programmes d études 7. Titres d emplois spécifiques selon le code national des professions dans l industrie des pâtes et papiers 8. Lois et règlements Environnement 9. Professions et métiers dans l industrie des pâtes et papiers Descriptions des responsabilités et fonctions principales CIFQ BILAN SECTORIEL V3 xiii
15 LISTE DES TABLEAUX ET GRAPHIQUES Tableaux 1. Types de pâtes produites au Québec Production québécoise de pâtes, papiers et cartons Production canadienne de papier journal Production canadienne de pâtes, papiers et cartons Valeur des livraisons Valeur des exportations Balance commerciale - Pâtes et papiers Investissements en immobilisations de l'industrie des pâtes à papier, des papiers et des cartons Projets d investissement annoncés de 1 M $ et plus en 2001 et Usines de pâtes, papiers et cartons au Québec, Nombre d'usines québécoises de pâtes et papiers (juin 2001) et capacité de production Capacité de production estimée des usines de pâtes et de papiers, selon les régions administratives (juin 2001) Production de pâtes, papiers et cartons - Importance relative de chaque région Origine de la matière ligneuse consommée par l industrie québécoise des pâtes et papiers Coûts de production d une tonne de papier journal Expéditions québécoises de pâtes, papiers et cartons selon la destination Expéditions québécoises de papier journal Expéditions québécoises de cartons et papiers autres que le papier journal Expéditions québécoises de pâtes de bois Principaux producteurs mondiaux de pâtes et papiers en Principaux producteurs mondiaux de papier journal en Principaux exportateurs de papier journal Eau consommée dans les usines Matières en suspension dans les effluents Demande biochimique en oxygène dans les effluents Sommaire des principales catégories d emplois dans l industrie des pâtes et papiers Titres d emplois spécifiques dans l industrie des pâtes et papiers Traitements et salaires par grand secteur industriel, Québec Rémunération annuelle Diplômes exigés aux opérations Niveau de scolarité minimum requis Niveau de compétence requis selon les principaux groupes d emplois de l industrie des pâtes et papiers Institutions d enseignement en technologie de l électronique industrielle et techniques de génie mécanique Sommaire des diplômés en pâtes et papiers Évolution du nombre d'inscriptions et de diplômés Commissions scolaires dispensant le DEP en Pâtes et papiers - Opérations 69 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 xiv
16 36. Évolution des inscriptions et du nombre de diplômés - AEC en Production de Pâtes et Papiers Statistiques scolaires - DEC en Technologies des pâtes et papiers - Cégep de Trois-Rivières Taux de placement, DEP en Pâtes et papiers - Opérations Taux de placement AEC en Production de Pâtes et Papiers Taux de placement - DEC en Technologies des pâtes et papiers Cégep de Trois-Rivières Évolution des versements au Fonds national de formation de la main-d œuvre pour l ensemble de l industrie des pâtes et papiers Subventions accordées par le FNFMO à l industrie Nombre de travailleurs selon l âge, par catégorie d emploi - Usines membres du CIFQ Prévisions de départs à la retraite de 2003 à 2012 par sous-catégories d emplois (en nombre de travailleurs) Départs à la retraite par ordre d importance Mesures prises pour faire face aux départs à la retraite Métiers et professions présentant des difficultés de recrutement Principaux concurrents intersectoriels de recrutement Le marché du travail au Québec Perspectives professionnelles Travailleurs en poste Vs départs à la retraite Besoins de remplacement des départs à la retraite 93 Liste des graphiques 1. Production québécoise de pâtes, papiers et cartons Capacité de production estimée des usines de pâtes et de papiers, selon les régions administratives La répartition des travailleurs selon leur affiliation syndicale Consommation américaine de papier journal et de papier d impression et produit intérieur brut Évolution de la qualité des effluents des usines québécoises de pâtes et papiers Utilisation moyenne d'eau des papetières québécoises Matières en suspension Demande biochimique en oxygène Distribution totale de la main-d œuvre Distribution des travailleurs selon la catégorie d emplois Variation du nombre d emplois dans les usines de pâtes et papiers du Québec Évolution du nombre d'inscriptions et de diplômés DEP en Pâtes et papiers Opérations Distribution selon l âge Distribution des travailleurs selon le sexe par catégorie d emploi Pyramide des âges, Québec, 1 er juillet Vieillissement de la population au Québec Prévisions de départ à la retraite Prévisions de départs à la retraite selon la catégorie d emploi Mesures prises pour faire face aux départs à la retraite Principaux concurrents intersectoriels de recrutement 89 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 xv
17 1. INTRODUCTION 1.1 Objectif du bilan sectoriel Le Conseil de l industrie forestière du Québec (CIFQ) a effectué un court sondage au printemps 2002 auprès des gestionnaires œuvrant au sein des usines appartenant à ses membres. Ce sondage a révélé que l industrie papetière québécoise vit actuellement des difficultés de recrutement dans certains métiers et professions, et qu elle se dirige vers un renouvellement de main-d œuvre important dans un horizon de temps très rapproché. Selon ce sondage, la moyenne d âge des travailleurs est de 46 ans, 20% des travailleurs seraient admissibles à la retraite d ici cinq ans. Or, la relève dans certains types d emplois risque de ne pas être au rendez-vous. 1.2 Mandat En vue de se donner une stratégie et un plan d action énergique, les membres du CIFQ (voir liste des usines membres à l annexe 1) ont convenu, en collaboration avec Emploi-Québec et le ministère de l Éducation, de réaliser un bilan sectoriel précis de façon à dresser le portrait de l industrie, d identifier les problématiques entourant le renouvellement de la main-d œuvre et de dégager les orientations qui seront à privilégier afin d atteindre un équilibre entre l offre et la demande de main-d œuvre. La réalisation de ce bilan sectoriel a été confiée à la firme Concerpro Stratégies d entreprises inc. sous la responsabilité de M. André Turcotte, MBA, assisté de Mme Christiane Lepage, CA, M. Sc. 1.3 Méthodologie La méthodologie retenue pour la réalisation de la présente étude a été articulée selon trois grandes composantes. Phase 1- La revue de littérature et l'analyse des données statistiques Des sessions de travail ont été tenues avec les représentants appropriés des organismes suivants afin de répertorier les plus récentes analyses et données statistiques disponibles sur l industrie : CIFQ, MRN, ISQ, Statistique Canada, Emploi- Québec, MEQ, DRHC, CRIQ. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 1
18 Il faut toutefois noter que l arrimage et la corroboration des données statistiques provenant de différentes sources ont été souvent complexes, voire parfois impossibles à effectuer puisque chaque source d information (Statistique Canada, Institut de la Statistique du Québec, Emploi-Québec, MRN, etc.) compile les données selon leurs besoins respectifs : le système de classification des industries, actuellement en cours d implantation, est maintenant basé sur le SCIAN, ce qui ne permet pas d avoir des données comparatives pour les années antérieures à moins d avoir des données précises sur les diverses catégories d industries étudiées; certaines sources compilent leurs données en ne tenant compte que des industries de la première transformation du bois (MRN) alors que d autres tiennent compte de tous les niveaux de transformation (CRIQ). Phase 2 - Des rencontres de haut niveau avec les leaders de l industrie Deux rencontres de mobilisation et d orientation stratégique ont été tenues en février 2003 avec la participation de vice-présidents et directeurs des ressources humaines de sociétés papetières du Québec. Ces rencontres portaient sur : l évaluation du contexte actuel de l industrie selon une lecture très contemporaine qu aucune source statistique ne peut donner; l identification des principales problématiques sectorielles et des voies de solution réalistement envisageables à cette date; l impact sur la main-d œuvre et les besoins d adaptation correspondants. Le déroulement général se présentait comme suit : Étape 1 : Validation des principaux changements survenus dans l industrie au cours des 3 dernières années et l identification des principaux changements anticipés dans l industrie au cours des 5 prochaines années et ce, pour les questions économiques, concurrentielles, les approvisionnements, l évolution générale de l industrie, la structure du secteur, les produits, la main-d œuvre, la technologie, etc.; Étape 2 : Évaluation des systèmes en place pour la gestion des ressources humaines, la formation interne et la formation académique et leur capacité à répondre aux exigences à venir, notamment en terme de renouvellement des ressources humaines; Étape 3 : Identification des principales problématiques sectorielles; Étape 4 : Identification des priorités d action. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 2
19 Phase 3 - Un sondage auprès des usines membres du CIFQ Un sondage pour recueillir des données précises concernant le profil de la maind œuvre a été réalisé afin de dégager entre autres éléments le nombre précis de travailleurs dans les usines de pâtes et papiers et le besoin de relève suite aux départs à la retraite d ici les dix prochaines années. Ce sondage a été exécuté par Concerpro Stratégies d entreprises inc. Le questionnaire a été élaboré de façon à être acheminé et complété directement par Internet. Plusieurs relances téléphoniques et l aimable collaboration de plusieurs responsables de la gestion des ressources humaines (voir annexe 2) ont permis d obtenir 31 questionnaires complétés sur l ensemble des 53 usines sollicitées soit un taux de réponse de 58% et une marge d erreur de 13,1% (en tenant compte de l effet de pondération) à un niveau de confiance de 95%. La compilation des données de façon informatique et l élaboration des tableaux et graphes de résultats ont été confiées à Multi Réso, firme spécialisée dans de tels travaux (voir les avis techniques concernant le sondage à l annexe 3). CIFQ BILAN SECTORIEL V3 3
20 LE PROCESSUS D ÉLABORATION EN ACTION DU BILAN SECTORIEL DE L INDUSTRIE DES PÂTES ET PAPIERS DU QUÉBEC CIFQ BILAN SECTORIEL V3 4
21 2. DESCRIPTION DU SECTEUR 2.1 Historique L histoire du papier est une des plus remarquables et des plus importantes de l histoire de l humanité qui soit. Sa découverte par les Chinois remonte en effet à plus de 2000 ans. Le papier a longtemps été fabriqué à partir de fibres de chanvre, de lin, puis de coton. L augmentation de sa consommation provoqua la recherche de nouvelles matières premières. C est à l Allemand Keller qu on doit l idée de presser du bois contre une meule mouillée pour en extraire la fibre. La pâte de bois était née. La technologie papetière a cependant fait des pas de géants depuis cette époque. «Au Québec, les immenses territoires forestiers et les nombreux cours d eau ont largement contribué à l implantation de l industrie des pâtes et papiers. Plusieurs usines ont ainsi vu le jour en bordure du Fleuve Saint-Laurent et des rivières; leur pouvoir hydraulique permettait en effet de transporter le bois, d actionner les meules pour déchiqueter le bois et de faire tourner les machines à papier. C est en 1805, à Saint-André d Argenteuil, tout près de Montréal, qu a été construite la première usine papetière canadienne. Beaucoup plus tard, en 1865, dans une usine de Windsor en Estrie, est fabriquée industriellement la première pâte de bois du Canada. Cette première pâte de bois constitue en même temps la première pâte chimique canadienne puisque le bois est alors défibré par cuisson dans la soude caustique. Quant à la pâte mécanique, même si elle est beaucoup plus simple à fabriquer, elle ne sera produite commercialement que quatre ans plus tard, à Valleyfield. À partir de là, l industrie papetière commencera à prendre toute l importance que lui permet un pays riche de forêts et d eau. En 1880, on retrouvait 18 usines en activité et dès 1890, plus d une trentaine. L avènement du 20 e siècle marque un nouvel essor pour l industrie papetière québécoise qui profite de l augmentation de la demande de papiers aux États- Unis pour s imposer sur ce marché. Les papetières québécoises, dont la production était jusqu alors axée sur le pouvoir hydraulique, se tournent, après 1910, vers l électricité. Le faible coût de cette source d énergie permet d attirer d importants investissements. Les usines se multiplient donc, faisant rapidement du Québec l un des plus importants producteurs de pâtes et papiers au monde.» 1 De 1960 à 1985, le nombre de papeteries ne bouge guère au Québec, mais plusieurs vieilles usines ferment leur porte pour être remplacées par des nouvelles, plus performantes et respectueuses de l environnement. On produit désormais plusieurs types de pâte dont : thermomécanique, chimico-thermomécanique, kraft. 1 Tiré de «L industrie papetière du Québec au cœur de la vie de mille et une façons». AIFQ, CIFQ BILAN SECTORIEL V3 5
22 De toutes les innovations qui ont marqué l industrie, l une des plus significatives aura sans doute été l introduction de l informatique dans les usines, à partir de Au début, les ordinateurs ne fournissaient que quelques données mais leur utilité s est vite répandue à tous les aspects de la production, jusqu au contrôle automatisé des équipements et de la qualité, sans parler de la bureautique et de la gestion des entreprises. Depuis que la récolte en forêt est destinée presque entièrement aux scieries, les usines sont dorénavant approvisionnées non plus avec des billes de bois mais avec des copeaux, sciures, planures issus des usines de sciage ainsi que du papier récupéré. «Entrée dans une nouvelle ère marquée par une concurrence croissante et de nombreux changements technologiques, l industrie papetière québécoise entame, au cours des années 90, une phase de rationalisation et de fusions. Elle met aujourd hui l emphase sur la productivité et la qualité des produits de sa soixantaine d usines, l amélioration de sa performance environnementale et la diversification de sa production.» 1 «Le mouvement de consolidation des entreprises a amené une certaine concentration de l industrie du papier journal. En 2001, dix entreprises contrôlent maintenant près de 85% de la capacité de production en Amérique du Nord et figurant parmi celles-ci au premier rang une entreprise québécoise avec 34% de la capacité.» 2 «Parmi les principaux facteurs qui ont influencé le mouvement de consolidation des entreprises en Amérique du Nord au cours des dernières années, on retrouve : La maturité des marchés pour les produits de consommation de masse tels le papier journal; La pression soutenue sur les prix provenant des producteurs à très faibles coûts de production; Le faible rendement sur le capital investi; le fait qu il est plus économique de faire l acquisition d usines existantes que d en construire de nouvelles lorsqu on veut augmenter la capacité de production.» 2 1 Tiré de «L industrie papetière du Québec au cœur de la vie de mille et une façons». AIFQ, Consolidation de l industrie des produits forestiers en Amérique du Nord, MRN, novembre 2002 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 6
23 2.2 Profil du secteur Le Québec dispose sur son territoire forestier d une des meilleures fibres au monde, celle de l épinette noire, d une énergie hydroélectrique abondante et renouvelable, de même qu une main-d œuvre qualifiée. Ces facteurs ont permis à l industrie des pâtes et papiers (SCIAN 322) d occuper une place de choix dans l économie du Québec. En effet : Le secteur est fortement intégré à la vie quotidienne de 16 des 17 régions administratives du Québec. C'est l'un des principaux employeurs de la majorité de ces communautés et globalement l un des principaux employeurs du Québec (plus de emplois selon les données estimées pour 2002); Le secteur est également fortement intégré au plan économique alors que 54 des 63 usines en place sur le territoire québécois sont la propriété de 16 sociétés et représentent 97% du volume produit au Québec; Les usines, généralement situées à proximité des ressources naturelles, jouent un rôle de premier plan en terme de développement économique au sein des régions éloignées des grands centres urbains; La valeur de la production de ces sociétés s est élevée à 12,2 milliards de dollars en 2001; L industrie se classait au premier rang de tous les grands secteurs manufacturiers en terme d investissements; Au cours de la période , les dépenses des entreprises faisant l objet du présent diagnostic ont totalisé 5,2 milliards de dollars, soit 19% de tous les investissements industriels réalisés au Québec; En 2001, la part relative du Québec dans le marché mondial des exportations de papier journal représente 18,5%; La balance commerciale québécoise 2001 générée par la pâte de bois de même que les papiers et cartons est de 7 milliards de dollars Classification des activités La classification des activités économiques du Québec (CAEQ) de même que la classification canadienne type des industries (CTI) ont été converties progressivement depuis 1997 selon la nouvelle classification SCIAN, le Système de Classification des Industries de l'amérique du Nord. Suite à l importance des échanges commerciaux en Amérique du Nord, le SCIAN a été élaboré afin d uniformiser l ensemble des classes qui décrivent la structure d'activités et la composition des économies du Canada, des États-Unis et du Mexique. Considérant que l ensemble des données statistiques seront dorénavant harmonisées, il devient approprié que les données de la présente étude soient, lorsque faire se peut, présentées selon la classification SCIAN. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 7
24 Il est important de souligner ici que l implantation des nouveaux codes SCIAN se fait progressivement partout au Canada et que la conversion à cette nouvelle classification n est pas encore complétée. Il faudra attendre encore quelques temps avant que les systèmes d information des différentes instances gouvernementales soient complètement harmonisés. À ce jour, seulement quelques groupes d industries ont été complètement convertis sur la base des codes SCIAN, l industrie papetière faisant partie des groupes en cours de conversion. Pour cette raison, il nous a été impossible d obtenir toute l information statistique précise (codes à six chiffres) sur certaines catégories d usines faisant l objet de la présente étude. SECTEUR SOUS ÉTUDE Selon le SCIAN, l industrie papetière se retrouve sous le code 322 et comprend les établissements dont l'activité principale est la fabrication de pâte à papier, de papier et de produits du papier. La fabrication de pâte consiste à séparer les fibres cellulosiques des impuretés contenues dans le bois, le papier usagé ou d'autres sources de fibres. La fabrication de papier consiste à assembler ces fibres en une feuille. Il faut cependant noter que les usines de fabrication de produits en papier transformé résultant de diverses opérations de coupe et de façonnage effectuées sur du papier et d'autres matériaux ne font pas l objet de la présente étude. Les usines touchées par l étude sont regroupées sous le code 3221 «Usines de pâte à papier, de papier et de carton» lequel se subdivise en d autres classes industrielles : USINES DE PÂTE À PAPIER, DE PAPIER ET DE CARTON (SCIAN 3221) Usines de pâte à papier (SCIAN 32211) Usines de pâte mécanique Usines de pâte chimique Usines de papier (SCIAN 32212) Usines de papier, sauf le papier journal Usines de papier journal Usines de carton (SCIAN 32213) Nous décrivons dans ce qui suit chacune de ces classes et sous-classes à partir d informations extraites du site Strategis d Industrie Canada. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 8
25 USINES DE PÂTE À PAPIER La classe 32211comprend les établissements dont l'activité principale consiste à fabriquer de la pâte à partir de n'importe quel matériau, par n'importe quel procédé. Ces établissements ne fabriquent pas de papier, mais vendent ou fournissent de la pâte à des établissements de fabrication. Sont inclus les établissements qui transforment les déchets de papier en pâte (usines de désencrage). Usines de pâte mécanique La sous-classe comprend les établissements dont l'activité principale consiste à fabriquer de la pâte à partir de n'importe quel matériau, par des méthodes mécaniques ou mi-chimiques. Les produits de cette classe sont : Pâte mécanique de défibreur Pâte semi-chimique Pâte mécanique Thermomécanique de pâte à papier Usines de pâte chimique La sous-classe comprend les établissements dont l'activité principale consiste à fabriquer de la pâte à partir de n'importe quel matériau, par des moyens chimiques. La pâte kraft est une pâte chimique obtenue après traitement au sulfate ou à la soude. Sont inclus les établissements qui transforment des déchets de papier en pâte. USINES DE PAPIER La classe comprend les établissements dont l'activité principale consiste à fabriquer du papier, mais pas de carton. Sont inclus les établissements qui fabriquent du papier en combinaison avec la fabrication de pâte ou la transformation de papier. Usines de papier sauf le papier La sous-classe comprend les établissements dont l'activité principale consiste à fabriquer du papier autre que du papier journal et du carton. Sont inclus les établissements qui fabriquent du papier (sauf le papier journal) en combinaison avec la fabrication de pâte ou la transformation de papier : Articles de maison en papier pâte Papier d'impression couché Couches, jetables, fabriquées en usine à papier CIFQ BILAN SECTORIEL V3 9
26 Papier de construction, recouvrements, insulations, imprégnations et feutres séchés, fabriqué dans une usine à papier Fabrication de produits hygiéniques en papier fait dans l'usine de papier Papier hygiénique, matière première pour (p. ex. pour fabrication d essuiemains, serviettes, tampons) Papier à démaquiller, matière première pour, fabriqué dans une usine à papier Papiers fins Usine à papier (sauf papier journal), et usine de transformation du papier, opération intégrée Usines de papier journal La sous-classe comprend les établissements dont l'activité principale consiste à fabriquer du papier journal, y compris du papier d'impression de pâte mécanique. Sont inclus les établissements qui fabriquent du papier journal en combinaison avec la pâte à papier (papier journal de pâte mécanique). USINES DE CARTON Enfin, la classe comprend les établissements dont l'activité principale consiste à fabriquer du carton. Sont inclus les établissements qui fabriquent du carton en combinaison avec la fabrication de pâte ou la transformation de carton Production La fabrication du papier et du carton s effectue essentiellement en quatre grandes étapes : la mise en pâte, le blanchiment, la formation de la feuille et la finition. La mise en pâte Lors de l étape de la mise en pâte, on utilise le bois. Celui-ci est formé de longues fibres de cellulose retenues ensemble par la lignine. «Pour produire la pâte à partir de laquelle on fabrique le papier ou le carton, il faut séparer les fibres les unes des autres et, selon le procédé utilisé, retirer ou non la lignine. Trois techniques différentes sont employées, selon la matière première utilisée et le type de pâte recherché par le client : le procédé mécanique : la pâte est obtenue en déchiquetant, sur une surface rugueuse, du bois rond ou des copeaux de bois mélangés à de l eau. Ce procédé requiert une grande quantité d énergie. Le procédé mécanique CIFQ BILAN SECTORIEL V3 10
27 endommage également les fibres de bois; aussi les pâtes de type mécanique servent-elles généralement à la fabrication de produits nécessitant moins de résistance (papier journal, papier à circulaires ). Pour contrer cet inconvénient, le défibrage du bois s effectue très souvent en présence de vapeur, laquelle aide au ramollissement des fibres; le produit obtenu est alors appelé pâte thermomécanique. L ajout de réactifs destinés à faciliter la séparation de la lignine et de la cellulose donne une pâte chimicothermomécanique. Moins énergivores, ces deux variantes du procédé mécanique permettent également d améliorer la qualité de la pâte et de minimiser l ajout de pâte chimique pour la production de papiers de qualité. le procédé chimique (la plus connue est appelée «kraft, qui signifie «fort» en allemand): la pâte est fabriquée en mélangeant des copeaux, de l eau et certains produits, puis en cuisant ce mélange dans un immense autoclave en présence de produits. Ce procédé permet de dissoudre la lignine et de libérer les longues fibres du bois sans les briser. Ce procédé exige également une plus grande quantité de bois pour produire une tonne de pâte, puisque la lignine est retirée de cette dernière. Les pâtes chimiques sont généralement utilisées pour fabriquer des produits demandant une grande résistance, comme les papiers d impression, certains papiers et cartons d emballage, les sacs d épicerie, etc. le recyclage : la pâte recyclée provient de papiers et de cartons récupérés qui sont déchiquetés dans d immenses broyeurs (triturateurs) et auxquels on ajoute de l eau pour ensuite en retirer l encre. Ce procédé nécessite moins d énergie que les précédents. La gamme de produits fabriqués à partir de pâte recyclée est de plus en plus vaste. Cependant, cette pâte est encore utilisée principalement pour produire des cartons, du papier hygiénique, des essuie-tout, du papier journal, des papiers mouchoirs et des serviettes de papier.» 3 Plusieurs types de pâtes sont produits par les papetières québécoises notamment : la pâte thermomécanique, la pâte chimico-thermomécanique, la pâte kraft et d autres types de pâtes mécaniques et chimiques. Les usines québécoises ont produit tonnes métriques de pâtes mécaniques en 2002 soit près de 65% de la production totale, et tonnes métriques de pâte chimique, pour une production totale de tonnes métriques de pâtes de bois. 3 Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 37, n o CIFQ BILAN SECTORIEL V3 11
28 TABLEAU 1- TYPES DE PÂTES PRODUITES AU QUÉBEC '000 tonnes métriques Pâtes thermomécaniques n.d. n.d Pâtes chimico-thermomécaniques n.d. n.d Autres pâtes mécaniques n.d. n.d Sous-total pâtes mécaniques Pâte kraft (sulfate) Autres pâtes chimiques Production totale Source : Coup d œil 2002, Conseil des industries forestières du Québec (CIFQ) Le blanchiment «Si elle n était pas blanchie, la pâte aurait la couleur du bois. Pour répondre aux demandes des consommateurs, son blanchiment est souvent nécessaire. Les produits utilisés servent à dissoudre ou éliminer davantage de lignine, cet adhésif naturel qui relie les fibres de bois. Le produit fabriqué est alors plus blanc et a moins tendance à jaunir avec le temps. Des recherches intensives et d importants investissements ont permis à l industrie de réduire considérablement l incidence environnementale des procédés de blanchiment. La formation de la feuille La pâte admise dans la caisse d arrivée contient généralement plus de 97% d eau. Elle est projetée sur une longue toile en mouvement. L action filtrante de cette dernière, combinée à celle d un système de succion, permet d extraire la majeure partie de cette eau et de former une feuille. Les fibres de bois qui s entrecroisent forment la feuille de papier ou de carton, sans qu on ait besoin d ajouter de colle pour les retenir ensemble. Cette feuille est ensuite pressée et séchée entre d immenses rouleaux. De nos jours, le séchage à l infrarouge, le séchage sur coussins d air et le séchage aux micro-ondes sont des technologies de pointe utilisées pour uniformiser le contenu en eau de la feuille. La finition Selon la finition désirée, la feuille passe entre des rouleaux chauffés (calandre) qui compriment et lissent sa surface. Des glaises spéciales peuvent également être ajoutées pour améliorer les propriétés de la feuille (fini de surface, qualité d impression, etc.). Durant l opération de bobinage de la feuille, on en vérifie électroniquement chaque caractéristique : teneur en eau, lissage, densité, couleur, opacité, résistance, etc. Les résultats de ces tests sont transmis par ordinateur au poste de contrôle où les ajustements sont effectués. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 12
29 Conçus à partir de recettes différentes, les papiers et cartons possèdent des caractéristiques qui leur sont propres. Le sac d épicerie est solide, le papier pour photocopieur est très blanc, le papier des annuaires est très mince, le papier des magazines reproduit parfaitement les couleurs, les filtres à café sont poreux, les mouchoirs sont absorbants et les cartons peuvent être plats, ondulés ou enduits de cire. Bref, les possibilités offertes par les produits papetiers sont quasi illimitées.» 4 «Sur la soixantaine d usines au Québec, plus des deux tiers produisent des cartons, des papiers impression et écriture, notamment des papiers fins ainsi que des papiers pour encarts publicitaires et pour revues, en plus des pâtes commerciales. Ces dernières sont des pâtes de très haute qualité qui sont vendues à des papetières qui les intègrent à leurs mélanges pour en rehausser les propriétés.» 5 Plus précisément, elles produisent : Pâtes destinées à la vente Papier journal fini machine, surcalandré, etc. Cartons et cartons d'emballage Panneaux à basse densité Papiers fins et spéciaux Cartons de construction Papier kraft (emballage, carbone) Papiers hygiéniques La production québécoise des pâtes, papiers et cartons a atteint tonnes métriques en 2000 pour baisser légèrement l année suivante et remonter en 2002 presque au niveau de 2000 avec tonnes métriques. TABLEAU 2 - PRODUCTION QUÉBÉCOISE DE PÂTES, PAPIERS ET CARTONS 000 tonnes métriques % Tendances Papier journal Cartons et autres papiers (1) Total Papiers et cartons Pâtes commerciales n.d Production totale Ne comprend pas les papiers et les cartons de construction Source : Tableau partiel tiré de Coup d œil 2002, Conseil des industries forestières du Québec (CIFQ) Le tableau précédent permet de constater que : la production de papiers et cartons représente 85% de la production totale, alors que celle des pâtes commerciales représente 15%; la production de papier journal a été marquée par une tendance à la baisse de 1990 à 2001; 4 Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 37, n o Industrie papetière du Québec au cœur de la vie de mille et une façons. AIFQ, CIFQ BILAN SECTORIEL V3 13
30 les cartons et autres papiers sont en hausse, ce qui traduit bien l orientation des producteurs vers la production de papiers à plus grande valeur ajoutée; le volume global de la production québécoise a progressé de 30% de 1990 à GRAPHIQUE 1 - PRODUCTION QUÉBÉCOISE DE PÂTES, PAPIERS ET CARTONS 000 tonnes métriques a) Ne comprend pas les papiers et les cartons de construction Source : Coup d œil 2002, Conseil des industries forestières du Québec (CIFQ) Sur la scène nationale, le Québec se démarque très avantageusement des autres provinces canadiennes. En effet, historiquement il est le principal producteur de papier journal canadien. En 2002, sa production est de 44% de l ensemble du pays, représentant 3,7 millions de tonnes métriques, devançant de loin ses plus proches compétiteurs, l Ontario et la Colombie-Britannique. TABLEAU 3 - PRODUCTION CANADIENNE DE PAPIER JOURNAL 000 tonnes métriques Québec Ontario Colombie-Britannique Autres provinces Canada Part du Québec de la production canadienne 45,3 41,7 40,5 44,0 Source : Tableau partiel tiré de Coup d œil 2002, Conseil des industries forestières du Québec (CIFQ) CIFQ BILAN SECTORIEL V3 14
31 L industrie se situe à une époque charnière relativement à la production de papier journal. En effet, cette production est à maturité au Canada et risque d être en décroissance au cours des prochaines années. Toujours sur la scène nationale, le Québec est également le principal producteur de pâtes, papiers et cartons avec 33% de l ensemble de la production canadienne en TABLEAU 4 PRODUCTION CANADIENNE DE PÂTES, PAPIERS ET CARTONS 000 tonnes métriques Québec Ontario Colombie-Britannique Autres provinces Canada Part du Québec de la production canadienne 31,9 32,2 32,9 33,3 Source : Tableau partiel tiré de Coup d œil 2002, Conseil des industries forestières du Québec (CIFQ) On peut constater que le Québec a connu une croissance de sa production de 30% de 1990 à 2002 comparativement à une augmentation de 25% pour l ensemble du Canada. Enfin, soulignons ici que le Québec se classe aussi comme le principal producteur de papier journal au monde. Les papetières québécoises ont en effet produit en 2001, 9% du papier journal fabriqué à travers le monde et ont produit près de 2% de tous les papiers et cartons (détails à la section 2.5.2) Marchés «L industrie nord-américaine du papier journal connaît une décroissance importante de la demande depuis deux ans La demande a baissé pour se situer à un peu plus de 11 millions de tonnes en 2002, en comparaison de 13 millions en 2000 Il y a présentement un surplus mondial de cinq millions de tonnes métriques de papier journal... Devant cet état de fait, la capacité mondiale n a pas augmenté depuis deux ans principalement suite à une réduction de la capacité de production en Amérique du Nord. En revanche, dans le reste du monde, particulièrement pour les marchés asiatiques, on observe une croissance de la demande. Les Asiatiques se sont mis à exporter leur surplus en Amérique du Nord, où leur part de marché est passée de 1 à 7%. La consommation de papier journal est en régression depuis 15 ans sur le continent et ce, à cause de plusieurs facteurs. La presse écrite a perdu la première place pour la publicité au profit de la télévision, puis elle est tombée au troisième rang CIFQ BILAN SECTORIEL V3 15
32 après le courrier direct. Puis est venu s ajouter Internet qui devient une source privilégiée d information aux États-Unis.» 6 Les usines de pâtes et papiers du Québec ont des clients sur les cinq continents, dans plus de 80 pays. En raison de la proximité et de l ampleur de la demande américaine, les États-Unis demeurent à ce jour le principal client avec 62% des livraisons papetières québécoises Valeur des livraisons L arrivée sur le marché des pays en développement, qui ont, quant à eux, de faibles coûts de production, a eu un effet à la baisse sur les prix de vente de plusieurs types de papier. «En dollars constants de 1996, une tonne de papier journal se vendait 655 $ en 1985, alors qu elle ne se transige plus qu à 542 $ (-17%) en 2001! Le papier couché léger trouvait preneur à $ en 1985, comparativement à 768 $ (-33%) en Le carton pour boîtes valait 543 $ la tonne en janvier 1985, contre 541 $ en novembre 2001.» 7 Parallèlement, au cours de cette même période, les coûts de production n ont cessé de croître. En 2002, la valeur des livraisons des papetières québécoises a été inférieure de 3% à celle enregistrée en 2001, représentant près de 11,7 milliards de dollars. La valeur des livraisons de l ensemble des entreprises manufacturières au Québec, quant à elle, a connu une légère augmentation pour la même période. TABLEAU 5 - VALEUR DES LIVRAISONS (Millions de $) (*) Papiers et produits connexes Total manufacturier, Québec Rapport - Papiers et produits connexes/ total manufacturier, Québec (%) 9,8 9,7 9,7 9,4 10,0 9,5 (*) Les données relatives à l année 2002 sont des estimations Source : Tableau partiel tiré de Coup d œil 2002, CIFQ, série V et V Cansim Importance du secteur Le Québec figure parmi les principaux exportateurs de pâtes et papiers dans le monde. En exportant plus des trois-quarts de sa production, l industrie papetière contribue de façon très significative à la richesse du Québec. Ainsi, en 2001, elle a injecté dans l économie québécoise 8 milliards de dollars en provenance de l étranger comparativement à 7,9 milliards en À elles seules, les exportations des papetières ont représenté en ,3% de l ensemble des exportations du Québec, toutes industries confondues. 6 Synthèse à partir d un article du Journal Le Devoir, 1 er février L industrie du papier journal se dirige vers une impasse. 7 Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 37, n o CIFQ BILAN SECTORIEL V3 16
33 TABLEAU 6 - VALEUR DES EXPORTATIONS (Millions de $) Pâtes et papiers Québec Exportations totales, Québec Rapport Pâtes et papiers, Québec / Exportations totales, Québec (%) 16,9 16,1 16,4 11,3 10,7 11,3 Source : Coup d œil 2002, Conseil des industries forestières du Québec (CIFQ) La balance commerciale de l industrie (ses exportations moins ses importations) donne un solde positif de 7 milliards représentant une injection nette d argent venu de l extérieur fort intéressante pour le Québec. Cependant, l importance relative du secteur au chapitre des exportations a régressé au Québec de façon marquée depuis 1990, passant de 16% des exportations totales du Québec à 11% depuis TABLEAU 7 - BALANCE COMMERCIALE - PÂTES ET PAPIERS (M$) Exportations 6 975, , ,7 Importations 1 018, ,7 997,4 Balance commerciale (pâtes et papiers) 5 956, , ,3 Source : MRN, Ressources et industries forestières, portrait statistiques, Septembre 2001 En 2001, la balance commerciale générée par la pâte de bois de même que les papiers et cartons est de 7 milliards de dollars comparativement 3,3 milliards pour le bois d œuvre, soit un total de 10,3 milliards de dollars pour l ensemble des produits forestiers du Québec. D ailleurs, si ce n était de cet apport des produits forestiers, la balance commerciale québécoise serait déficitaire de 3,7 milliards en Investissements «Confrontée à des exigences environnementales croissantes, à d importants coûts de main-d œuvre, à une facture d électricité qui grimpe plus rapidement que l inflation et à des coûts de fibre qui ont été multipliés par huit depuis 1986, l industrie papetière a dû investir massivement pour réduire ses coûts d opération et améliorer sa performance environnementale.» 8 Ces investissements ont par ailleurs permis à l industrie de maintenir un certain leadership sur la scène internationale. 8 La forêt au cœur de mon apprentissage. Les ressources forestières du Québec. AIFQ, 2000, p. 19. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 17
34 Les investissements effectués visaient essentiellement trois grands types de projets : la conversion des procédés de mise en pâte; les changements de vocation des machines pour fabriquer des papiers différents; l accélération des machines. Entre 1995 et 2001, les usines québécoises faisant l objet de la présente étude (SCIAN 3221) ont ainsi investi 5,2 milliards de dollars en immobilisations. TABLEAU 8 INVESTISSEMENTS EN IMMOBILISATIONS DE L'INDUSTRIE DES PÂTES À PAPIER, DES PAPIERS ET DES CARTONS (SCIAN 3221) Années Immobilisations (M$) Constructions Machines Total ,3 700,4 962, ,8 685,6 878, nd nd 743, ,2 675,0 749, ,0 507,3 611, nd nd 742, nd nd 525,8 Total 5 213,8 nd : Données non disponibles Sources : Institut de la statistique du Québec, Investissements privés et publics au Québec Statistique Canada : , et On peut constater à même les données du tableau précédent que les investissements sont en décroissance depuis la dernière décennie. Les investissements réalisés par l ensemble des usines de pâtes, papiers et produits connexes du Québec ont représenté depuis les années 1970 une proportion variant entre 12 et 17% des investissements réalisés par l ensemble des autres entreprises manufacturières québécoises. Le rendement sur le capital investi étant insuffisant depuis plusieurs années, les entreprises de secteur ont énormément de difficultés à convaincre les institutions financières de leur consentir de nouveaux capitaux. Les faibles retours sur investissement proviennent des difficultés inhérentes au marché (faible prix de vente, hausse des coûts de production) et des effets de la consolidation sectorielle. En effet, les 10 dernières années ont donné lieu à de nombreuses fusions acquisitions financées par des emprunts importants qui affectent la rentabilité actuelle et la capacité d attirer des capitaux. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 18
35 Dans le cadre de la réunion annuelle des membres du Conseil des produits des pâtes et papiers tenue à la fin janvier 2003, M. Ross Hay-Roe, un analyste qui suit de près depuis plus de 30 ans l industrie des produits forestiers au Canada, a mentionné quelques facteurs qui expliquent le recul des investissements dans de nouvelles machines à papier. Il appert que d une part, c est en Amérique du Nord que l écart entre la demande et la capacité de production des usines est la plus forte et que d autre part, le papier journal est un produit à maturité. Un autre facteur non négligeable est que les Asiatiques ont commencé à exporter leur surplus de production en Amérique du Nord, où leur part de marché est passé de 1 à 7%. Bref, il semble que l industrie nord-américaine n a pas d incitation à se moderniser quoique les machines à papier soient plus vieilles qu en Asie. M. Hay-Roe mentionne également que si rien n est fait pour augmenter les dépenses de capitalisation, «l industrie nord-américaine deviendra de moins en moins concurrentielle et verra ses marchés domestiques envahis de plus en plus par le papier journal des autres continents» 9 Tous les intervenants rencontrés dans le cadre de la présente étude s entendent également pour dire qu il faudra reprendre un certain rythme d investissement si l industrie veut maintenir sa capacité concurrentielle. Malheureusement, ces mêmes intervenants voient difficilement une reprise importante des investissements au cours des 2 à 5 prochaines années. Comme nous l avons déjà mentionné, ils perçoivent cependant un réel danger à «se sortir du marché» faute d une capacité concurrentielle suffisante Projets de développement Les intervenants interrogés quant à leurs projets de développement sont presque unanimes à dire que les décisions actuelles visent un retour sur investissement généralement inférieur à deux ans. On trouvera à la page suivante une liste des projets d investissement annoncés en 2001 et 2002 au sein de plusieurs usines de pâtes et papiers au Québec. À ce jour, certains de ces projets sont amorcés et même terminés alors que d autres n ont pas encore débuté. Ces projets touchent entre autres la modernisation d usines, de nouvelles constructions ou encore des expansions. Évidemment, les diverses sources d insécurité sévissant en ce début de 2003 (guerre en Irak, économie américaine et japonaise chancelante, baisse de la valeur de plusieurs monnaies d Amérique du Sud, etc.) ont pour effet de restreindre les marchés, rendre encore plus difficile l accès aux capitaux et créer un climat général de méfiance quant à la réalisation d investissements importants. 9 Synthèse à partir d un article du Journal Le Devoir, 1 er février L industrie du papier journal se dirige vers une impasse. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 19
36 TABLEAU 9- PROJETS D INVESTISSEMENT ANNONCÉS DE 1 M $ ET PLUS EN 2001 ET 2002 Nom du projet Localité Secteur d activité Nature du projet 2001 (M $) (1) 2002 (M $) (2) Papier Gaspésia Chandler Usines de papier, sauf le papier journal Modernisation 560 Kruger (Wayagamack) Trois-Rivières Usines de papier, sauf le papier journal Modernisation 400 Centre intégré de recherche Trois-Rivières Recherche et développement en sciences Nouvelle construction 80 en pâtes et papiers physiques, en génie et en sciences de la vie / établissement Kruger Bromptonville Usine de papier journal Modernisation 78 Kruger Trois-Rivières Fabrication de tous les autres produits en papier Modernisation 45 transformé Domtar Windsor Usines de papier, sauf le papier journal Modernisation 23 Papiers Scott Hull Fabrication de produits hygiéniques en papier Modernisation 10,9 Tembec Industries St-Raymond Usine de papier journal Expansion 7 Cascades Kingsey Falls Installation d'une machine à coucher par Modernisation - 14 coextrusion Papiers Stadacona Québec Augmentation de la capacité de production de Modernisation - 18,5 pâte désencrée Papiers Scott ltée - Crabtree Nouvelle machine à papier tissu Modernisation - 116,4 Smurfit-Stone La Tuque Amélioration de l'usine Modernisation - 6 Paper source converting Granby Nouvelle usine à papier tissu Nouvelle construction - 7 / établissement Abitibi-Consolidated Alma Conversion de la machine à papier à l'équal offset Modernisation (1) Source : Compilation Concerpro à partir de E & B Data et Direction de l analyse et des politiques structurelles, MIC (2) Source : Compilation MRN, Direction du développement de l industrie des produits forestiers à partir de diverses publications et communiqués (Pulp & Paper, La Presse, Le Nouvelliste, La Voix de l'est) CIFQ BILAN SECTORIEL V3 20
37 2.3 Caractéristiques régionales Nombre d usines et production Le système de classification de l industrie des pâtes et papiers compte 63 usines réparties dans 16 des 17 régions administratives du Québec, la région administrative de Laval étant celle où il n y en a aucune (région 13). Dans la réalité, 54 usines détenues par 16 sociétés produisent des pâtes, papiers et cartons au Québec. TABLEAU 10 - USINES DE PÂTES, PAPIERS ET CARTONS AU QUÉBEC, 2002 Sociétés Nombre d usines Abitibi-Consolidated inc. 9 Alma Amos Baie-Comeau Beaupré Clermont Bowater Produits forestiers du Canada inc. 3 Dolbeau Donnacona Cascades inc. 14 Breakeyville Candiac Cap-de-la-Madeleine (C.M.D.) Cap-de-la-Madeleine (Lupel) East Angus East Angus (Paperboard) Jonquière (FjordCell) Domtar inc. 3 Hull Lebel-sur-Quévillon F.F. Soucy inc. 1 Rivière-du-Loup Fonds S.F.K Pâte 1 St-Félicien J. Ford ltée 1 Portneuf Kruger inc. 4 Bromptonville Montréal Localisation au Québec Grand-Mère Jonquière La Baie Shawinigan Gatineau Jonquière (Paperboard) Kingsey Falls (PKF) Kingsey Falls (Forma-Pak) Kingsey Falls (Perkins) Lachute Louiseville St-Jérôme Windsor Trois-Rivières Trois-Rivières (Wayagamack) Norampac inc. 2 Cabano Kingsey Falls Papier Masson ltée 1 Masson-Angers Papiers Fraser 1 Thurso Papiers Scott ltée 3 Crabtree Lennoxville Hull Papiers Stadacona 1 Québec Pâte Mohawk ltée 1 St-Antonin (fermée temporairement depuis un an) Smurfit-Stone 4 La Tuque Matane Tembec inc. 5 Matane St-Léonard Total 54 New Richmond Portage-du-Fort Témiscaming (Tembec) Témiscaming (Temboard) Témiscaming (Temcell) CIFQ BILAN SECTORIEL V3 21
38 Le tableau suivant présente la classification des 63 usines québécoises par région administrative et selon leur production principale. TABLEAU 11 - NOMBRE D'USINES QUÉBÉCOISES DE PÂTES ET PAPIERS (JUIN 2001) ET CAPACITÉ DE PRODUCTION Régions administratives Pâtes destinées à la vente Papier journal fini machine, surcalandré, etc. Cartons et cartons d'emballage Panneaux à basse densité Papiers fins et spéciaux Cartons de construction Papier Kraft (emballage, carbone) Papiers hygiéniques Total 01-Bas-Saint-Laurent Saguenay - Lac-Saint-Jean Capitale-Nationale Mauricie Estrie Montréal Outaouais Abitibi-Témiscamingue Côte-Nord Nord-du-Québec Gaspésie- Îles-de-la-Madeleine Chaudière-Appalaches Lanaudière Laurentides Montérégie Centre-du-Québec Total Capacité de production ('000 tma / année, juin 2000) 2 338, , ,9 99,8 975,6 101,2 110,2 567, ,4 Source : MRN, Ressources et industries forestières, Portrait statistique Septembre 2001 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 22
39 La capacité de production pour l ensemble des 63 usines de pâtes et papiers est tonnes métriques anhydres. Sept régions à elles seules comptent pour 80% de la capacité totale de production du Québec. Il s agit par ordre d importance de la Mauricie, du Saguenay - Lac-Saint-Jean, de la Capitale- Nationale, de l Outaouais, de l Estrie, du Bas Saint-Laurent et de la Côte-Nord. GRAPHIQUE 2 - CAPACITÉ DE PRODUCTION ESTIMÉE DES USINES DE PÂTES ET DE PAPIERS, SELON LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES (JUIN 2001) Source : MRN, Ressources et industries forestières, Portrait statistique, Septembre 2001 TABLEAU 12 CAPACITÉ DE PRODUCTION ESTIMÉE DES USINES DE PÂTES ET DE PAPIERS, SELON LES RÉGIONS ADMINISTRATIVES 1 (juin 2001) Régions administratives Capacité ('000 tma) 01 Bas-Saint-Laurent Saguenay-Lac-Saint-Jean Capitale-Nationale Mauricie Estrie Montréal Outaouais Abitibi-Témiscamingue Côte-Nord Nord-du-Québec Gaspésie - Îles-de-la-Madeleine Chaudière - Appalaches Lanaudière Laurentides Montérégie Centre-du-Québec 292 Total Source : MRN, Ressources et industries forestières, Portrait statistique Septembre 2001 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 23
40 Le tableau suivant met en évidence l importance relative de chaque région du Québec quant à la production de pâtes, papiers et cartons. La Mauricie vient en tête de liste suivie du Saguenay Lac-Saint-Jean, de la région de Québec, de l Outaouais et de l Estrie. TABLEAU 13 - PRODUCTION DE PÂTES, PAPIERS ET CARTONS IMPORTANCE RELATIVE DE CHAQUE RÉGION 2001 % 2002 % Montréal (1) 5,7 5,5 Outaouais 11,6 11,9 Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec 8,7 8,7 Côte-Nord -Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine 8,8 8,8 Saguenay Lac-Saint-Jean 13,9 13,9 Bas-Saint-Laurent 7,0 6,5 Québec (2) 13,5 13,9 Mauricie 17,1 17,1 Centre-du-Québec 2,5 3,0 Montérégie 0,6 0,6 Estrie 9,2 10,2 (1) Inclut les régions de Lanaudière, Laval et Laurentides (2) Inclut la région de Chaudière-Appalaches Source : Coup d œil 2002, Conseil des industries forestières du Québec (CIFQ) Maintenant, si on met en relation la baisse de la demande pour le papier journal et la répartition géographique des usines qui en produisent au Québec, on obtient que les 7 régions suivantes doivent être vigilantes quant à leur avenir dans l industrie des pâtes et papiers : Régions % de concentration des usines destinées au papier journal 01 Bas Saint-Laurent 33% des usines font du papier journal 02 Saguenay/Lac Saint-Jean 60% des usines font du papier journal 03 Capitale-Nationale 63% des usines font du papier journal 04 Mauricie 63% des usines font du papier journal 07 Outaouais 30% des usines font du papier journal 08 Abitibi-Témiscamingue 33% des usines font du papier journal 09 Côte-Nord 50% des usines font du papier journal Présence syndicale et relations du travail Les graphiques suivants présentent la répartition des travailleurs selon leur affiliation syndicale. Ces données ont été recueillies à partir du sondage auprès des membres du CIFQ réalisé dans le cadre de la présente étude. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 24
41 GRAPHIQUE 3 - LA RÉPARTITION DES TRAVAILLEURS SELON LEUR AFFILIATION SYNDICALE Source : Compilation Concerpro, à partir du sondage auprès des membres du CIFQ, hiver 2003 Le taux de syndicalisation dans le secteur est de 40% dans les bureaux et 93% dans les usines. Le SCEP/FTQ est le plus important syndicat de l industrie avec plus de 65% des travailleurs d usines syndiqués et plus de 50% des travailleurs de bureau syndiqués. Le 2 e syndicat en importance est la Fédération du Papier de la CSN. Interrogés sur la question, la plupart des gestionnaires ressources humaines de l industrie disent souhaiter le maintien des conventions à long terme et ce, pour plusieurs raisons qui ont trait au climat interne dans les entreprises, aux coûts que représente le renouvellement des conventions collectives ainsi qu à l impact positif des contrats à long terme sur les relations avec les clients. Ces conventions à long terme ont cependant leur corollaire en terme de capacité d adaptation des relations de travail sous forme de négociation continue ou permanente. Or, à ce niveau, il est très clair que les capacités des parties varient beaucoup selon les diverses usines. On note cependant au passage que l allongement des contrats de travail a également eu pour effet d accroître l offre sur le marché comparativement à ce qu on connaissait lorsqu il y avait renouvellement aux 3 ans, souvent accompagné de grèves ponctuelles. Au fil des ans, les relations de travail se sont améliorées dans le secteur et on assiste dans plusieurs usines à une plus grande concertation patronale-syndicale permettant d aborder en partenaires, les grands enjeux qui confrontent l industrie. Ainsi, il n est pas rare de voir des programmes de partenariat traiter des questions relatives : à la pérennité de l usine et de ses machines; au plan d affaires et aux projets d investissements; au style de gestion de l usine; à la satisfaction des clients; CIFQ BILAN SECTORIEL V3 25
42 à la compétitivité de l usine dans le marché; à la gestion du changement; à la planification de la main-d œuvre; à l amélioration continue; à la santé et sécurité au travail; à la gestion de la qualité; à la gestion de l environnement; à la gestion préventive de la maintenance; à la formation; aux relations de travail; à la responsabilisation des équipes de travail; aux communications internes. Note : On observe une tendance très claire à ce niveau et elle devrait se poursuivre au cours des prochaines années et cela même si certaines usines se caractérisent par un mode de relation de travail plus traditionnel. Cette évolution soutenue vers des «relations d affaires» entre les employeurs et les syndicats a souvent trouvé sa source dans les crises majeures qui ont affecté certaines usines ou certaines entreprises. Quel qu en soit la cause cependant, les acteurs en présence sont généralement favorables et satisfaits de cette évolution progressive des relations de travail et soulignent les besoins exponentiels de communication. Parmi les éléments que le patronat souhaite aborder avec les syndicats, notons : les grands enjeux de l industrie : la situation concurrentielle mondiale; la vision, la stratégie et les objectifs de l industrie; les éléments déterminants de la capacité concurrentielle; l importance du leadership patronal et du leadership syndical dans la gestion de l adaptation de l industrie Problématiques régionales L industrie des pâtes et papiers est une industrie d importance, mature et où les conditions de travail et salariales sont telles que les usines réussissent généralement, assez facilement, à combler leurs divers besoins de recrutement au niveau opérationnel. En fait, au siècle dernier, plusieurs localités ont vu le jour lors de l implantation de telles industries et leur impact a été suffisamment majeur pour entraîner le développement périphérique des services requis, tant pour les opérateurs que pour les travailleurs et les gestionnaires. En 2003, seulement trois régions présentent certaines difficultés au plan de l attraction et de la rétention des gestionnaires soit la Côte-Nord, l Abitibi et le nord-ouest du Lac Saint-Jean. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 26
43 2.4 Approvisionnements Le bois rond provenant de la récolte en forêt ne constitue aujourd hui qu une source secondaire d approvisionnement en fibre pour l industrie papetière. La très forte majorité de la matière première entrant dans la composition des papiers québécois provient des usines de sciage à savoir les copeaux, sciures et planures. L industrie a également recours à de grandes quantités de fibres recyclées telles que les papiers et cartons récupérés. L industrie québécoise des pâtes et papiers a ainsi consommé 29,5 millions de mètres cubes de matière ligneuse en De ce total, 12% proviennent de bois rond (5% de la forêt publique et 7% de la forêt privée), 63% de copeaux, sciures, planures, etc., 6% de sources extérieures au Québec et 19% de fibres recyclées. Il est par ailleurs intéressant de souligner que la consommation de bois rond provenant de la forêt publique a baissé dans une proportion de près de 90% par rapport au niveau de 1970 passant de 14,2 millions de mètres cubes à seulement 1,5 million de m 3 en En contrepartie, la consommation de copeaux, sciures et planures a occupé la place laissée vide, passant de 3,1 millions de m 3 en 1970 à 18,5 en 2001 soit une consommation 6 fois supérieure à celle de TABLEAU 14 - ORIGINE DE LA MATIÈRE LIGNEUSE CONSOMMÉE PAR L INDUSTRIE QUÉBÉCOISE DES PÂTES ET PAPIERS ( mètres cubes) Sources % Bois rond (forêt publique) 14,2 10,8 6,7 1,6 1,5 5 Bois rond (forêt privée) 3,9 3,9 4,0 2,3 2,0 7 Copeaux, sciures, planures, etc. (a) 3,1 10,1 12,4 20,2 18,5 63 Extérieur du Québec n.d n.d 1,2 1,6 1,9 6 Fibres recyclées (b) n.d n.d n.d 5,2 5,6 19 Total 21,2 24,8 24,3 30,9 29,5 100 (a) Issus d usines du Québec (b) Selon le MRN, 1 tonne métrique anhydre de fibres recyclées remplace 3 m 3 de bois Source : Coup d œil 2002, Conseil des industries forestières du Québec (CIFQ) «En juin 2001, des 63 usines québécoises de pâtes, papiers et cartons, quarante usines sont consommatrices de bois ronds, copeaux, sciures et rabotures et 23 consommatrices de pâtes achetées et de fibres recyclées.» 10 Cependant, les papiers et cartons récupérés au Québec ne comblent pas la demande des usines et «surtout parce que les quantités qu il est en mesure de récupérer à l intérieur de ses frontières sont nettement insuffisantes pour satisfaire aux exigences américaines quant au contenu en fibres recyclées des papiers et cartons vendus aux États-Unis.» 11 Ainsi, les usines doivent importer une bonne partie des fibres usagées dont elles ont besoin et ce, des États-Unis et du reste du Canada. 10 Ressources et industries forestières, Portrait statistique, MRN. Septembre 2001, La forêt au cœur de mon apprentissage. Les ressources forestières du Québec. Association des industries forestières du Québec, 2000, p. 20 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 27
44 Depuis 20 ans, les coûts d approvisionnement ont fortement progressé au Québec, ce qui affecte directement la rentabilité des usines québécoises. En 1997, 24% des coûts de production d une tonne de papier journal étaient constitués par l approvisionnement en fibre. TABLEAU 15 COÛTS DE PRODUCTION D UNE TONNE DE PAPIER JOURNAL, 1997 Fibres 24% Main-d œuvre 16% Énergie 16% Amortissement, intérêts 16% Administration 13% Entretien et fournitures 11% Produits chimiques 4% Source : PriceWaterhouseCoopers. L industrie des produits de première transformation au Québec, 1999 Une limite à la croissance Les volumes d approvisionnement étant limités, il est évident que les entreprises du Québec ne pourront croître faute de matière première. Cet état de fait vient également orienter les choix d investissement des entreprises. Ainsi, les investissements à l étude visent une réduction importante des coûts sans augmentation de la capacité de production. Qui plus est, le Québec se distingue avec son modèle «Québec inc.» où l industrie ne réussit pas à fermer de machines à papier soit pour concentrer des volumes, soit investir dans des équipements à plus grande capacité ou tout simplement réduire l offre disponible sur le marché. En fait, dès qu il y a menace de fermeture, l État québécois intervient pour relancer la ou les machines en question et empêche ici les lois du marché de s appliquer. Toujours au chapitre des approvisionnements, notons que la grande majorité des approvisionnements des usines québécoises est déjà en voie d être gérée en fonction des requis des normes CSA, FSC ou ISO (gestion environnementale). Les prochaines étapes viseront d ailleurs à raffiner encore davantage les pratiques forestières de l industrie. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 28
45 2.5 Marchés des produits Évolution de la demande «Au cours des 25 dernières années, la consommation annuelle de pâtes et papiers à travers le monde a été multipliée par 2.5, passant de 77 à 330 millions de tonnes.» 12 Notre principal partenaire commercial, les États-Unis, a vu sa consommation de papier d impression augmenter de façon soutenue depuis 1981 et connaîtra également une forte croissance jusqu en Par ailleurs, la consommation de papier journal reste constante depuis 1981 et la même tendance est envisagée jusqu en 2011 également. GRAPHIQUE 4 - CONSOMMATION AMÉRICAINE DE PAPIER JOURNAL ET DE PAPIER D IMPRESSION ET PRODUIT INTÉRIEUR BRUT Source : Resource Information Systems Inc. et Ministère des Ressources naturelles Au Québec, les expéditions de pâtes, papiers et cartons effectuées par les usines ont été de tonnes métriques en 2002 soit une progression de 4% par rapport à celles de Historiquement, l évolution de l ensemble des expéditions a été en hausse progressive de 1970 à 2000, puis a connu une légère baisse en 2001 pour remonter au cours de la dernière année. Les livraisons aux autres provinces canadiennes, quant à elles, ont toujours continué de croître. 1 2 Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 37, n o CIFQ BILAN SECTORIEL V3 29
46 TABLEAU 16 EXPÉDITIONS QUÉBÉCOISES DE PÂTES, PAPIERS ET CARTONS SELON LA DESTINATION 000 tonnes métriques Destinations % Canada États-Unis Autres pays Total Livraisons Expéditions totales Source : Coup d œil 2002, Conseil des industries forestières du Québec (CIFQ) Le tableau précédent met une fois de plus en lumière l importance primordiale du marché des États-Unis dans les expéditions québécoises. L ensemble des expéditions du tableau précédent est subdivisé dans les deux tableaux suivants, d une part, entre le papier journal et d autre part, entre les cartons et autres papiers. TABLEAU 17 EXPÉDITIONS QUÉBÉCOISES DE PAPIER JOURNAL 000 tonnes métriques Destinations % Canada États-Unis Autres pays Total Livraisons Expéditions totales Source : Coup d œil 2002 CIFQ «Bien que la demande pour le papier journal remonte graduellement, la baisse du marché a été plus longue et plus profonde que prévue et tout porte à croire que les perspectives pour une forte reprise en 2003 sont faibles.» 13 TABLEAU 18 - EXPÉDITIONS QUÉBÉCOISES DE CARTONS ET PAPIERS AUTRES QUE LE PAPIER JOURNAL 000 tonnes métriques Destinations % Canada États-Unis Autres pays Total Livraisons Expéditions totales Source : Coup d œil 2002, Conseil des industries forestières du Québec (CIFQ) Quant aux expéditions de pâtes de bois, elles aussi ont connu une hausse de 1970 à 2000 et une baisse en 2001 et par la suite une légère augmentation en 2002 soit l équivalent des expéditions de Tiré d un article du journal Le Soleil, le jeudi 20 février 2003 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 30
47 TABLEAU 19 EXPÉDITIONS QUÉBÉCOISES DE PÂTES DE BOIS 000 tonnes métriques Destinations % Canada États-Unis Autres pays Total Livraisons Expéditions totales Source : Coup d œil 2002 CIFQ De façon très claire, l offre excède la demande dans la majorité des types de papier. Nous sommes face à un marché mature. Cette situation sur les marchés a entraîné une réelle baisse des prix de vente en dollars constants. Seulement au cours de 2002, on enregistre la fermeture d une centaine de machines aux États-Unis. Le phénomène de consolidation sectorielle se maintient également en lien avec une spécialisation des unités de production Pays concurrents Parmi les principaux producteurs mondiaux de pâtes et papiers en 2001, on retrouve les États-Unis en tête de liste, suivi de la Chine et du Japon. Le Canada vient en 4 e place, devant l Allemagne, la Finlande, la Suède, la France, la Corée du Sud, la France et l Italie. TABLEAU 20 - PRINCIPAUX PRODUCTEURS MONDIAUX DE PÂTES ET PAPIERS EN 2001 tonnes métriques Production de papiers et cartons % Exportations de papiers et cartons Exportations de pâtes 1 États-Unis Chine Japon Canada Québec Allemagne Finlande Suède Corée du Sud France Italie Sous-total Autres pays Total - Monde : Volume négligeable Source : Coup d œil 2002, Conseil des industries forestières du Québec (CIFQ) CIFQ BILAN SECTORIEL V3 31
48 Tel que déjà mentionné antérieurement, le Canada est l un des principaux producteurs de papier journal au monde. Il devance des pays comme les États- Unis, le Japon, la Suède et l Allemagne. En 2001, la part du Québec dans la production mondiale a été de tonnes métriques soit 9% de la production mondiale. TABLEAU 21 PRINCIPAUX PRODUCTEURS MONDIAUX DE PAPIER JOURNAL EN 2001 tonnes métriques Production % Importations Exportations 1 Canada Québec États-Unis Japon Suède Allemagne Corée du Sud Russie Chine Finlande Royaume-Uni Sous-total Autres pays Total - Monde Source : Coup d œil 2002, Conseil des industries forestières du Québec (CIFQ) Par ailleurs, les pays concurrents qui se retrouvent sur les marchés d exportation sont la Suède, la Russie et la Finlande. En 2001, la part relative du Québec dans le marché mondial des exportations de papier journal représente 18,5%. TABLEAU 22 PRINCIPAUX EXPORTATEURS DE PAPIER JOURNAL tonnes métriques Canada Québec Suède Russie Finlande Autres pays Exportations totales Part relative du Québec dans le 27,9% 24,6% 20,6% 18,5% 18,5% marché mondial des exportations - : Volume négligeable Source : Coup d œil 2002, Conseil des industries forestières du Québec (CIFQ) CIFQ BILAN SECTORIEL V3 32
49 2.5.3 Produits substituts Plus grand producteur de papier journal au monde, le Québec est inévitablement affecté par la croissance soutenue des médias électroniques. Par ailleurs, certains produits substitut sont à l étude et pourraient à plus long terme venir affecter les marchés traditionnels : papier journal; revues; emballage de papier et de cartons; annuaires téléphoniques; etc. Cet état de fait va nécessiter que l industrie s intéresse activement à se réinventer et à réinventer ses produits et services Taux de change Depuis plusieurs années, la faiblesse du dollar canadien face à la devise américaine compense partiellement la stagnation des prix de vente et les augmentations de coûts de production des papetières. Cette faiblesse du dollar procure un avantage artificiel au niveau de la compétitivité de l industrie québécoise du papier journal. «Pour plusieurs papetières, la baisse constante du huard depuis 1991 a été le seul élément qui a permis de réaliser des bénéfices.» 14 Ainsi, lorsque sera réduit l effet du taux de change, la compétitivité de l industrie risque fort d être affectée. Pour les vice-présidents de l industrie, réunis en rencontre spéciale dans le cadre de cette étude, il ne fait aucun doute que l industrie se maintient actuellement du strict fait de la faiblesse du dollar canadien. Une augmentation de la devise par rapport au dollar américain pourrait être fatale pour plusieurs, à moins qu on assiste à une hausse des prix de vente conséquente Capacité concurrentielle des usines québécoises Dans un marché aussi difficile que celui des pâtes et papiers, il devient important de se demander si le Québec est toujours un joueur concurrentiel à l échelle mondiale. Le tableau dressé par les dirigeants de l industrie est plutôt sombre : le coût de la matière première n est plus un avantage concurrentiel; les coûts énergétiques sont en hausse, notamment en ce qui a trait à l hydroélectricité; 14 Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 37, n o CIFQ BILAN SECTORIEL V3 33
50 l absence d investissements majeurs depuis plus de 5 ans entraîne un retard technologique important dans les usines; de même que la perte d une expertise de pointe dans la fabrication d équipements; le Québec est aujourd hui dépassé au plan de la R&D en forêt; notre main-d œuvre ne compte plus parmi les plus spécialisées de la planète et une proportion importante de notre expertise sera à la retraite au cours des 5 à 7 ans qui viennent; le dollar canadien devrait être en hausse au cours des deux prochaines années, ce qui devrait à nouveau nuire à notre capacité concurrentielle; il est très difficile et complexe de faire affaire au Québec, comparativement à ce que les entreprises expérimentent dans certains autres pays; il est également plus dispendieux et contraignant de construire de nouvelles installations au Québec VS ce qui se fait ailleurs, notamment dans certains pays d Europe; la demande pour une livraison «juste à temps» chez les clients peut également constituer une contrainte supplémentaire pour les entreprises du Québec. Au chapitre des éléments positifs, notons : la disponibilité de l énergie électrique et la fiabilité du réseau; une proximité relative des États-Unis; la disponibilité actuelle de la fibre; la faiblesse du dollar canadien; la qualité du papier et du carton produit; les salaires et avantages sociaux qui sont compétitifs et permettent d attirer une main-d œuvre suffisante et compétente; la capacité de mobilisation, d implication et d ingéniosité des travailleurs québécois; les conventions collectives de longue durée; la capacité d innovation des entreprises et des travailleurs québécois. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 34
51 2.6 Dossier environnemental Performance environnementale «Depuis une vingtaine d années, les papetières ont investi d énormes capitaux pour moderniser leurs procédés, favoriser la récupération, la réutilisation, le recyclage et la valorisation de l eau, de l énergie et de la fibre. Ces efforts ont permis de réduire au minimum les rejets dans l environnement. Les résidus, rejets et émissions sont d ailleurs soumis à des normes rigoureuses en matière de protection de l environnement.» 15 «La performance environnementale des papetières du Québec ne fait maintenant plus aucun doute. Quel que soit le type de rejet, la quantité totale aussi bien la quantité relative (par tonne de papier produite) diminuent. De même, l industrie fabrique plus de papier qu elle ne le faisait auparavant à partir d une tonne de fibre et utilise moins d eau et moins d énergie pour le faire.» 16 Cette performance environnementale ne pourrait être effectuée sans des investissements massifs. Au cours des années 1992 à 1999, l industrie papetière québécoise a investi millions $ dans les secteurs suivants : Secteur de l eau : 989 millions $ Secteur de l air : 378 millions $ Secteur des résidus : 217 millions $ Des produits recyclables «La fibre issue des papiers et des cartons rebuts peut être utilisée à quelques reprises dans la fabrication des pâtes et papiers. Ceci en fait donc des produits de choix pour une société qui vise une utilisation rationnelle de ses ressources et qui exige le respect de l environnement.» 17 Des résidus utiles «Les papetières du Québec valorisent une part significative de leurs sous-produits résiduels, entre autres en les brûlant afin de produire de la vapeur dont elles ont besoin pour ou encore sécher leurs produits. D autres modes de valorisation des résidus connaissent ainsi une popularité croissante, notamment à des fins d amendement des sols, de compostage et de réhabilitation de sites dégradés.» 17 Aujourd hui, la cogénération trouve des applications intéressantes dans l industrie des pâtes et papier. L électricité, produit fini de la cogénération, permet aux papetières de répondre à leurs énormes besoins en énergie et en vapeur («à elles Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 38, n o L industrie papetière du Québec au cœur de la vie de mille et une façons. AIFQ, 1998, p. 4. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 35
52 seules, les 64 usines au Québec achètent près de 12% de toute l électricité vendue au Québec par Hydro-Québec» ) 18 Qualité de l eau Autrefois réputées fortement polluantes, les usines de pâtes et papiers du Québec ont diminué de 90% leurs rejets de matières en suspension dans l eau depuis 1981, et les substances dissoutes dans cette même eau, de 97%, au cours de la même période. Comme en fait foi le graphique suivant, on peut constater qu il y a eu une nette amélioration de la performance des papetières. GRAPHIQUE 5 - ÉVOLUTION DE LA QUALITÉ DES EFFLUENTS DES USINES QUÉBÉCOISES DE PÂTES ET PAPIERS (kg / tonne de production) 1 Prévisions du ministère de l'environnement et de la Faune Source : Ministère de l'environnement, Bilan de conformité environnemental, secteur des pâtes et papiers Toujours entre 1981 et 2001, la quantité d eau consommée par les usines a été réduite de 49%, passant de 107 à 54,8 m 3 par tonne de papiers et cartons produite. À titre indicatif, en 1959, le niveau de consommation était de 210 m 3 par tonne. TABLEAU 23 - EAU CONSOMMÉE DANS LES USINES (m 3 / tonne de production) / ,6 54,8-49% Source : Ministère de l'environnement, Bilan de conformité environnemental, secteur des pâtes et papiers 18 Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 37, no CIFQ BILAN SECTORIEL V3 36
53 GRAPHIQUE 6 - UTILISATION MOYENNE D'EAU DES PAPETIÈRES QUÉBÉCOISES Source : Ministère de l Environnement du Québec. Quant aux matières solides (surtout de la fibre de bois) en suspension dans l eau l industrie a enregistré une diminution de 90% de 1981 à ce jour. TABLEAU 24 MATIÈRES EN SUSPENSION DANS LES EFFLUENTS (kg/tonne de production) / ,7 2,5-90% Source: Ministère de l'environnement, Bilan de conformité environnemental, secteur des pâtes et papiers GRAPHIQUE 7 MATIÈRES EN SUSPENSION (kg/tonne) Source : Ministère de l Environnement du Québec. L amélioration de la performance environnementale a également été mesurée quant à la quantité d oxygène demandée pour dégrader les composés organiques dans l eau. L industrie a ainsi connu une diminution de 97% depuis les vingt dernières années. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 37
54 TABLEAU 25 DEMANDE BIOCHIMIQUE EN OXYGÈNE DANS LES EFFLUENTS (kg/tonne de production) / ,7 1,6-97 % Source: Ministère de l'environnement, Bilan de conformité environnemental, secteur des pâtes et papiers GRAPHIQUE 8 DEMANDE BIOCHIMIQUE EN OXYGÈNE (kg/tonne) Source : ministère de l Environnement du Québec. Qualité de l air «Au niveau québécois, de 1990 à 1998, les papetières se sont démarquées clairement «puisque les données du ministère de l Environnement du Québec font état d une réduction de 13,3% des émissions totales de gaz à effet de serre de ce secteur industriel, et ce, malgré une hausse de production de 23% au cours de la même période. Ce succès s explique principalement par une réduction de 15% de la consommation énergétique nécessaire à la production d une tonne de pâte, papier ou carton ainsi que par l utilisation accrue de combustibles renouvelables (écorces ) en remplacement des combustibles fossiles. Les papetières québécoises ont investi pas moins de 378 millions de dollars dans l assainissement de leurs émissions atmosphériques au cours de la période Elles continueront à réduire encore davantage les émissions de contaminants susceptibles d affecter la santé ou d induire des changements climatiques.» Recherche et développement «Pour maintenir un avantage concurrentiel et repousser la limite des connaissances et des technologies, les entreprises de pâtes et papiers du Québec sont très impliquées dans le domaine de la recherche et du développement. Elles sont engagées de multiples façons, notamment par le biais de centres de recherche industrielle.» Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 37, n o L industrie papetière du Québec au cœur de la vie de mille et une façons. AIFQ, CIFQ BILAN SECTORIEL V3 38
55 «En ce qui concerne les effluents, les scientifiques visent à concevoir des usines capables de fermer leur circuit d eau, c est à dire d utiliser à plusieurs reprises la même eau et ainsi diminuer les volumes rejetés dans l environnement.» 21 D autres efforts porteront plus spécifiquement sur l assainissement de ses effluents. «Dans le cas des émissions atmosphériques, les papetières visent à réduire encore davantage les contaminants susceptibles d affecter la santé ou d induire des changements climatiques. Selon toute vraisemblance, les matières particulaires et les sous-produits des procédés de combustion émis dans l atmosphère subiront encore d importantes réductions. Simultanément, les usines utilisant un procédé kraft de mise en pâte continueront à améliorer leurs procédés pour réduire les odeurs de soufre qui les caractérisent.» 21 «En matière de gestion des déchets, l objectif est de réduire davantage l enfouissement des résidus de procédés et des papiers de postconsommation en continuant de développer la réutilisation, la récupération, le recyclage et la valorisation.» 21 Relativement aux odeurs pouvant être dégagées par les biosolides utilisés à des fins agricoles, «une des voies envisagées consiste à perfectionner les systèmes de déshydratation de ces solides. Leur valorisation à des fins sylvicoles est également à l étude.» 21 «La recherche de procédés de désencrage plus efficaces, l utilisation de nouvelles essences d arbres à croissance plus rapide, l augmentation de l efficacité énergétique de ses usines et l économie de matières premières sont quelques-uns des autres défis que l industrie doit relever au cours des années à venir.» Lois et règlements L industrie papetière doit se soumettre à un ensemble de lois et règlements provinciaux et fédéraux dont une liste exhaustive est présentée à l annexe 8. Au niveau provincial, le ministère de l Environnement du Québec suit de près les émissions atmosphériques des divers secteurs industriels et les papetières font évidemment l objet d une réglementation. «Les exigences de suivi et les normes relatives aux sources et aux poussières de combustion se retrouvent au sein du Règlement sur la qualité de l atmosphère, alors que les sources d émission propres aux papetières, tels les fours de récupération des fabriques de pâtes kraft, font l objet de normes dans le Règlement sur les fabriques de pâtes et papiers. 2 1 Performance environnementale, AIFQ CIFQ BILAN SECTORIEL V3 39
56 D autre part, chaque usine doit caractériser ses émissions atmosphériques selon une grande variété de contaminants potentiels en vertu du Règlement sur les attestations d assainissement en milieu industriel.» 22 Au niveau fédéral, plusieurs lois et règlements sont spécifiques à l industrie. Il s agit de : Règlement sur les additifs antimousse et les copeaux de bois utilisés dans les fabriques de pâtes et papiers; Règlement sur les dioxines et les furannes chlorés dans les effluents des fabriques de pâtes et papiers; Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers. «Enfin, on ne pourrait passer sous silence l éventuel Accord de Kyoto. À cet égard, les gouvernements de nombreux pays se sont entendus afin de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). En anticipation de la ratification de l accord, le Canada devra réduire entre 2008 et 2012 ses émissions de GES de 6% par rapport au niveau de Cependant, à ce jour, il n y a pas encore de loi canadienne ou québécoise à cet effet.» 23 Les entreprises, dont les papetières, pourront atteindre leurs objectifs de réduction d émission de deux façons : avec de nouveaux procédés de production et/ou en achetant des droits de réduction d émissions Normes Le Canada est le seul pays où les papetières doivent systématiquement se soumettre à une norme de toxicité (test de toxicité létale). «Les usines utilisant un produit chloré pour le blanchiment de la pâte sont soumises à des tests mensuels visant à déceler toute trace de dioxine et furannes.» 24 Toutes les usines ont également l obligation de quantifier hebdomadairement leurs rejets d hydrocarbures. Chaque usine doit produire mensuellement un rapport au ministère de l Environnement relativement au suivi des tonnages de résidus générés et valorisés. 22 Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 37, n o Inspiré d un article Journal Les Affaires, du 1 er février 2003, p. 26 «Réduction d émissions de gaz à effet de serre à vendre» 24 Performance environnementale, AIFQ CIFQ BILAN SECTORIEL V3 40
57 Au Québec, le cadre légal fait en sorte que les papetières ont déjà mis en place un système à l égard de la norme ISO traitant de la gestion environnementale. À l heure actuelle, la majorité des papetières sont certifiées ISO et les autres sont en démarche de certification Enjeux environnementaux Selon les intervenants du milieu, les grands enjeux environnementaux auxquels l industrie papetière est confrontée sont : Gestion des effluents : attestation provinciale; Gestion des émissions atmosphériques visées dans le protocole de Kyoto; Gestion des résidus dont la valorisation énergétique est un aspect prépondérant, suivi de l enfouissement actuellement en régression, la valorisation agricole qui progresse continuellement, le compostage, et autres modes de gestion; Gestion atmosphérique à l égard de laquelle de nouvelles normes sont en préparation actuellement; Gestion des matières dangereuses par rapport à la diminution des risques lors de la manipulation; Gestion de l énergie, afin d améliorer la rentabilité des entreprises et de réduire les gaz à effet de serre (Kyoto). 2.7 Changements technologiques L industrie papetière est devenue au fil des ans un secteur de haute technologie. La fabrication des pâtes et papiers requiert beaucoup d énergie et progressivement, les usines québécoises ont introduit plusieurs technologies de pointe afin d optimiser leur efficacité énergétique. Par ailleurs, «chaque étape, de la mise en pâte à la finition du produit, est régie par de l équipement spécialisé en informatique et robotique. À partir de quelques salles de contrôle dans l usine, il est possible de varier les caractéristiques des diverses sortes de pâtes, les proportions dans lesquelles celles-ci sont mélangées ainsi que plusieurs propriétés du produit final, notamment l opacité, la pesanteur, le degré d humidité, le fini de surface et la résistance de la feuille.» 25 En ce qui a trait aux prochains changements technologiques, ils devraient porter sur les éléments suivants : 2 5 L industrie papetière du Québec au cœur de la vie de mille et une façons. AIFQ, 1998, p. 9 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 41
58 Réduction des coûts de production sans hausse des volumes de production; Gestion de la chaîne d approvisionnement : - Méthodes et organisation du travail; - Logiciels; Réduction des temps de mise en course; Réduction de la taille des lots; Gestion de l entretien : - Organisation du travail; - Logiciels; - Niveaux de responsabilisation; - Décloisonnement des tâches; Changements rapides des grades de papiers; Efficacité énergétique Vs Kyoto : réduire la consommation et réaliser des projets de co-génération; Optimisation des équipements actuels. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 42
59 3. DESCRIPTION DE LA MAIN-D ŒUVRE Une des principales sources de fierté de l industrie papetière québécoise réside dans sa main-d œuvre hautement qualifiée et dynamique. Dans cette section, nous abordons les aspects tels que l évolution du nombre d emplois, les caractéristiques de la main-d œuvre et de sa formation, les emplois, de même que l adéquation entre l offre et la demande de main-d œuvre. 3.1 Évolution du nombre d emplois Distribution actuelle Dans le cadre du sondage Concerpro adressé aux usines membres du CIFQ à l hiver 2003, nous avons divisé les travailleurs en quatre grandes catégories : Production / Opérations Entretien Bureaux Cadres Des 54 usines membres du CIFQ, une seule n a pas été incluse dans la compilation puisqu elle est inopérante. Le nombre total d employés des 53 usines de la population de référence s élève à Ce résultat n est pas issu de l échantillon du sondage mais d un recensement effectué auprès de toutes les entreprises par Concerpro. La distribution de la taille des usines est présentée dans le graphique suivant. Ainsi, 15% des usines ont moins de 100 employés et 9%, plus de 700. Une analyse plus détaillée non illustrée permet de conclure que la moitié de la main-d œuvre (50,3%) se retrouve dans des usines de 500 employés et plus. GRAPHIQUE 9- DISTRIBUTION TOTALE DE LA MAIN-D ŒUVRE Source : Compilation Concerpro, à partir du sondage auprès des membres du CIFQ, hiver 2003 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 43
60 Dans le cadre de la présente étude, un sondage a été effectué auprès des 54 usines membres du Conseil de l industrie forestière du Québec. Selon les résultats du sondage, le nombre d employés en usine est de au 31 décembre Au total, on y retrouve travailleurs en production / opérations, en entretien, dans les bureaux et cadres. GRAPHIQUE 10 - DISTRIBUTION DES EMPLOYÉS SELON LA CATÉGORIE D EMPLOIS EN USINE Source : Compilation Concerpro, à partir du sondage auprès des membres du CIFQ, hiver Variation à long terme L industrie papetière québécoise (SCIAN 322) comptait emplois en 1924 et près de au début des années 80. Par la suite, le nombre d emplois dans les usines a subi une importante diminution à la fin des années 80, pour ensuite se stabiliser au milieu des années 90. Ce nombre a atteint un sommet en 1987 (33 952) pour se retrouver à son plus bas niveau en 1998 (20 922), une diminution de plus du tiers (38%) du nombre total d emplois dans les différentes usines du Québec. «Cependant, deux hausses successives ont fait progresser les effectifs de l industrie à en 1999 (augmentation de 7%) puis à en 2000 (augmentation de 5%). Quoiqu il en soit, le nombre de postes demeure relativement stable depuis la dernière décennie, variant approximativement entre et » L industrie des pâtes et papiers du Québec fera-t-elle face à une pénurie de main-d œuvre? Publication Les papetières du Québec. Novembre CIFQ BILAN SECTORIEL V3 44
61 GRAPHIQUE 11 - VARIATION DU NOMBRE D EMPLOIS DANS LES USINES DE PÂTES ET PAPIERS DU QUÉBEC Source : L industrie des pâtes et papiers du Québec fera-t-elle face à une pénurie de main d œuvre, AIFQ Prévisions pour les cinq à dix prochaines années Dans la publication de Perspectives sectorielles du marché du travail au Québec , par Emploi-Québec, le secteur du papier devrait connaître une légère diminution du nombre d emplois d ici 2005, soit une réduction moyenne de l emploi de 1,5%. «Lors du sondage sur la main-d œuvre réalisé par le CIFQ en avril 2002, les directeurs des ressources humaines ont été interrogés sur ce même sujet. Vingt-trois pourcent des répondants ont indiqué que leur usine devrait subir une décroissance de leur main-d œuvre au cours des cinq prochaines années, 19,2% ont mentionné qu ils verraient plutôt une croissance du nombre d emplois, et une majorité, soit 57,7 %, soutiennent que le niveau de l emploi demeurera stable. En termes absolus, 119 emplois au total pourraient être retranchés pendant cette période dans les usines ayant participé au sondage, soit une diminution globale de 1,1% sur une période de cinq (5) ans. Cette prévision, issue de l industrie, correspond à peu de chose près au scénario retenu par Emploi-Québec.» 27 Les données de Concerpro quant au nombre total d emplois se présentent comme suit : Environ employés en usine seront éligibles à la retraite entre 2003 et 2007 inclusivement et autres de 2008 à 2012 inclusivement; Selon les différentes usines, c est donc entre 15% ( ) et 35% ( ) des effectifs qui quitteront au cours des prochaines années; 27 L industrie des pâtes et papiers du Québec fera-t-elle face à une pénurie de main-d œuvre? Publication Les papetières du Québec. Novembre CIFQ BILAN SECTORIEL V3 45
62 De ce nombre, la très grande majorité (81%) devrait effectivement prendre leur retraite dès leur éligibilité à 58 ans. D ailleurs, plusieurs opérateurs quittent plus tôt, soit à compter de 55 ans. Les «hommes de métier quittent, quant à eux, vers 57 ans. Il semble que leur horaire «de jour» soit l explication de leur maintien en poste»; Sur les départs à la retraite, 20% à 40% de ces personnes ne seront pas remplacées suite à divers exercices de réorganisation du travail. À ce momentci, nous ne sommes pas en mesure de savoir quels seront les impacts sur la main-d œuvre d éventuelles fermetures de machines; Globalement, il y aura donc une réduction d environ emplois au cours des 10 prochaines années soit 10% des emplois actuels en usine; Simultanément, le secteur devra embaucher environ nouveaux employés répartis comme suit : production/opérations : entretien : bureaux : 270 cadres : 750 Seule exception, les directeurs qui, eux, ont tendance à quitter plus tard; Cet important afflux de nouveaux travailleurs constitue soit une opportunité soit une menace pour les entreprises. En terme d opportunités, les entreprises auront la possibilité de se doter de nouveaux candidats répondant à leurs nouvelles exigences de formation et de compétences et ce, pour les 25 prochaines années. C est également une opportunité pour faire évoluer la culture dans les entreprises du secteur. Au chapitre des menaces cependant, c est tout un ensemble d expertise qui quittera au cours des prochaines années et qui mettra à rude épreuve les capacités de transfert d expertise des différentes usines. 3.2 Les emplois Description des emplois Outre tous les emplois que l on retrouve habituellement dans l ensemble des industries (cadres, personnel de bureau, ventes et marketing, recherche et développement, entretien), les emplois spécifiques que nous retrouvons dans le secteur des pâtes et papiers sont nombreux. Par ailleurs, il faut noter que certaines catégories d emplois mentionnées dans le Code National des Professions (CNP) diffèrent parfois de celles couramment utilisées dans l industrie des pâtes et papiers. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 46
63 TABLEAU 26 - SOMMAIRE DES PRINCIPALES CATÉGORIES D EMPLOIS DANS L INDUSTRIE DES PÂTES ET PAPIERS CNP CATÉGORIES D EMPLOIS PÂTES ET PAPIERS 911 Directeurs de la fabrication (directeurs d usines) 2111 Physiciens 2112 Chimistes 2122 Professionnels des sciences forestières 2131 Ingénieurs civils 2132 Ingénieurs mécaniciens 2133 Ingénieurs électriciens et électromécaniciens 2134 Ingénieurs chimistes 2141 Ingénieurs d'industrie et de fabrication 2147 Ingénieurs informaticiens 2148 Autres ingénieurs 2161 Mathématiciens, statisticiens 2162 Analystes de systèmes informatiques 2163 Programmeurs 2211 Technologues et techniciens en chimie 2221 Technologues et techniciens en biologie 2223 Technologues et techniciens en sciences forestières 2232 Technologue et technicien en génie mécanique 2233 Technologues et techniciens en génie industriel et en génie de fabrication 2241 Technologues et techniciens en génie électronique et électrique 2243 Techniciens et mécaniciens d'instruments industriels 2253 Technologues et techniciens en dessin 7211 Contremaîtres des machinistes 7212 Contremaîtres en électricité 7213 Contremaîtres en tuyauterie 7216 Contremaîtres en mécanique 7231 Machinistes 7241 Électriciens 7242 Électriciens industriels 7251 Plombiers 7252 Tuyauteurs, monteurs d appareils de chauffage et monteurs de gicleurs 7265 Soudeurs et opérateurs de machines à souder et à braser 7271 Charpentiers - menuisiers 7311 Mécaniciens industriels 7312 Mécaniciens d'équipement lourd 7316 Ajusteurs de machine 7321 Mécaniciens, techniciens et réparateurs de véhicules 7333 Électromécaniciens 7351 Mécaniciens de machines fixes et opérateurs de machines auxiliaires 7371 Grutiers 7411 Conducteurs de camions 7414 Chauffeurs - livreurs 7421 Conducteurs d'équipement lourd 7452 Manutentionnaires 9215 Surveillants dans la transformation des produits forestiers 9233 Opérateurs au contrôle de la réduction en pâte des pâtes et papiers 9234 Opérateurs au contrôle de la fabrication du papier et du couchage 9424 Opérateurs d'installations assainissement de l'eau et traitement déchets 9432 Conducteurs de machines dans les usines de pâtes et papiers 9433 Opérateurs de machines dans la fabrication et finition du papier 9434 Autres opérateurs de machines dans la transformation du bois 9435 Opérateurs de machines à façonner le papier 9436 Classeurs et vérificateurs 9496 Peintres et enduiseurs 9614 Manœuvres dans le traitement des pâtes et papiers Source : Compilation Concerpro à partir de données de Statistique Canada recensement 1996 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 47
64 Comme en fait foi le tableau précédent, le nombre de catégories d emplois présentes dans l industrie des pâtes et papiers est assez élevé. Les emplois en caractères gras sont ceux pour lesquels une description des responsabilités et des fonctions principales est présentée en annexe 9. Parallèlement, dans les paragraphes qui suivent, nous présentons une description sommaire des emplois les plus en demande dans les papetières. Ces informations sont extraites du cédérom élaboré par le CIFQ afin de promouvoir les métiers et les professions dans l industrie. Ingénieur en chimie L ingénieur en chimie analyse et optimise les procédés utilisés pour faire de la pâte ou du papier. Pour l ingénieur qui travaille au niveau des services techniques, l objectif ultime est de contrôler la qualité. Cette profession ouvre également la voie à des postes de direction. La formation donnant accès à ces postes est le baccalauréat en génie chimique. Ingénieur en électricité Comme le génie mécanique ou le génie chimique, le génie électrique est souvent une porte d entrée pour obtenir un poste de direction. Les ingénieurs en électricité sont habituellement responsables de projets d investissements liés aux installations électriques, ce qui implique l ajout d équipements de haute technologie comme des ordinateurs, des robots, des automates, des programmes informatiques. Ils supervisent des équipes de techniciens en électronique et d électriciens. La formation donnant accès à ces postes est le baccalauréat en génie électrique. Ingénieur en mécanique Il réalise des projets de grande envergure, soit pour optimiser la production, soit pour effectuer des investissements dans la machinerie de production. D autres ingénieurs travaillent dans des services différents. Ils sont plus axés vers la production et tentent de trouver des moyens pour la maximiser et en réduire les coûts. D autres encore sont responsables de l optimisation des procédés. Les postes d ingénieur en mécanique sont généralement la porte d entrée pour des postes de direction par exemple surintendant ou même directeur d usine. La formation donnant accès à ces postes est le baccalauréat en génie mécanique. Les trois catégories d ingénieurs mentionnées précédemment se retrouvent essentiellement aux postes de surintendant, de cadre ou de direction au sein des usines. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 48
65 Opérateurs Les opérateurs travaillent directement sur la machine à papier ou dans une cabine de contrôle. Leur rôle est de voir à ce que tous les critères de qualité des produits fabriqués soient respectés : spécifications, épaisseurs, résistance, blancheur. Les programmes donnant accès à ces postes sont le diplôme d études professionnelles et l attestation d études collégiales en pâtes et papiers. Certaines organisations exigent le diplôme d études collégiales en technologies des pâtes et papiers. Technicien en électronique industrielle L industrie des pâtes et papiers emploie deux sortes de diplômés : celui détenteur d un DEC en électrodynamique et l autre en instrumentation et automatisation. De façon générale, le technicien en électrodynamique est celui qui intervient au niveau du contrôle de puissance. Il installe des moteurs électriques, ajuste les programmes informatiques qui les opèrent, utilise des logiciels pour régler la puissance des équipements. Le technicien en instrumentation et automatisation travaille surtout au niveau du contrôle des procédés. Il est responsable des équipements pneumatiques et hydrauliques. Il travaille à l aide d ordinateurs pour voir au bon fonctionnement des boucles de contrôle. Souvent, les employeurs souhaitent que les finissants aient le diplôme de chacune des deux options du programme d études, et ce afin d être plus polyvalents. Technicien en génie mécanique Sans les équipes spécialisées de mécaniciens, il serait impossible de faire fonctionner une usine. Le technicien en génie mécanique intervient pour réparer la machinerie et les équipements. Il participe également à des travaux majeurs lors de modernisation ou de changement de machinerie de production. Ils travaillent en collaboration avec d autres spécialistes comme les soudeurs, les tuyauteurs et les machinistes. La formation donnant accès à ce poste est le diplôme d études collégiales en techniques de génie mécanique. Technicien en laboratoire Le technicien en laboratoire, plus précisément technicien en contrôle de la qualité, effectue des analyses chimiques et physiques en laboratoire pour s assurer de la qualité des produits. Il prélève des échantillons pour en vérifier les caractéristiques et pour s assurer que la pâte ou le papier est conforme aux normes de qualité et de fabrication. Il met donc à profit les connaissances acquises en lien avec les matières premières, les procédés, l équipement et les additifs utilisés dans la fabrication des papiers et cartons. Il est aussi appelé à travailler aux services techniques, en étroite collaboration avec les ingénieurs. Il réalise des travaux très variés visant l amélioration des procédés. La formation donnant accès à ce poste est le diplôme d études collégiales en technologies des pâtes et papiers. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 49
66 Bref, la description des emplois dans l industrie des pâtes et papiers ne serait complète si nous passions outre la liste détaillée de certains titres d emplois spécifiques puisque le nombre de travailleurs se retrouvant dans ces catégories sont, dans la majorité des usines, assez nombreux. Voici donc : TABLEAU 27 - TITRES D EMPLOIS SPÉCIFIQUES DANS L INDUSTRIE DES PÂTES ET PAPIERS C N P TITRES D EMPLOIS SPÉCIFIQUES 2233 Technologues et techniciens en génie industriel et en génie de fabrication technicien des pâtes et papiers technologue en transformation des pâtes et papiers 7351 Mécaniciens de machines fixes et opérateurs de machines auxiliaires apprenti mécanicien de centrale opérateur de centrale thermique à apprenti mécanicien de machines fixes vapeur mécanicien de centrale opérateur de chaudière mécanicien de machines fixes opérateur d'installations auxiliaires 9215 Surveillants dans la transformation des produits forestiers contremaître à la fabrication de la pâte contremaître à la machine à papier contremaître à la réduction en pâte contremaître d installation de blanchiment contremaître de salle d épuration contremaître de fabrique de pâtes et papiers contremaître d usine de pâtes et papiers contremaître d atelier de bobinage contremaître à la fabrication de papier contremaître de contrôleurs de papier contremaître de salle des piles superviseur d équipe d exploitation contremaître de salle de tamisage chef de poste d exploitation contremaître au traitement de la pâte contremaître de salle de classage contremaître de cour contremaître de salle de fabrication de mandrins surveillant du couchage du papier contremaître de salle de couchage contremaître de quarts de travail 9233 Opérateurs au contrôle de la réduction en pâte des pâtes et papiers conducteur de lessiveur en continu opérateur au blanchiment sur place cuiseur opérateur en discontinu cuiseur de pâtes opérateur de groupe de fabrication de la opérateur de machine à pâtes pâte thermomécaniques pupitreur à la fabrication de la pâte opérateur de pile blanchisseuse opérateur de tableau de commande à la opérateur de lessiveur fabrication de la pâte opérateur à la salle de contrôle fabricant de pâtes opérateur de groupe de réduction en opérateur de malaxeur pâte opérateur d installation de récupération gouverneur de pile opérateur d installation de blanchiment pupitreur à la réduction en pâte opérateur de tableau de commande à la opérateur d installation de blanchiment réduction en pâte au peroxyde ouvrier à la fabrication de la pâte opérateur de panneau opérateur de mélangeur opérateur de systèmes de cuisson cuiseur au lessiveur préposé à la pâte blanchie cuiseur en continu opérateur à la préparation de la pâte chef d équipe de salle des piles blanchie cuiseur en procédé discontinu 9234 Opérateurs au contrôle de la fabrication du papier et du couchage opérateur de coucheuse opérateur de machine à cylindre opérateur de station de mélange opérateur de machine fourdrinier CIFQ BILAN SECTORIEL V3 50
67 9424 Opérateurs d'installations assainissement de l'eau et traitement déchets opérateur d'installation de purification de opérateur de procédés industriels de l'eau traitement des déchets liquides opérateur de station de filtration de l'eau opérateur d'installations de traitement opérateur de station de traitement des d'eaux résiduaires eaux usées opérateur d'installations de traitement de opérateur de systèmes environnementaux l'eau - traitement de l'eau 9432 Conducteurs de machines dans les usines de pâtes et papiers lessiveur de pâte écrue opérateur de pile de rejets pupitreur de salle d épuration aide-opérateur de digesteur ouvrier au tamis raffineur opérateur de raffineuse formeur de balles de pâte tamiseur - pâtes et papiers opérateur d installation de réduction en pâte chimique ouvrier à la pile défileuse ouvrier à la fosse de soufflage ouvrier à la chaudière de blanchiment aide-opérateur de lessiveur opérateur de pile ouvrier à la filtration cuiseur en second opérateur sur place aide-opérateur de machine à pâte thermomécanique lessiveur ouvrier à l épaississeur chargeur de défibreur lessiveur de pâtes préparateur de liqueurs de cuisson opérateur au lavage et au tamisage opérateur de pile laveuse opérateur à la préparation de solutions chimiques opérateur à la caustification opérateur de lessiveur de pâte brune formeur de balles préparateur de solutions vérificateur de pâtes défibreur ouvrier au centrifuge ouvrier au dépastilleur lessiveur de pâte brune ouvrier à la pile désagrégeante opérateur de pile raffineuse aide-opérateur de pile blanchisseuse opérateur de raffineur de pâte ouvrier à l épurateur pupitreur de salle de tamisage opérateur de raffineur préparateur de liqueurs chaufournier plieur casseur opérateur d épaississeur ouvrier à l évaporateur ouvrier au lessiveur ouvrier à la fosse de décharge ouvrier à la pile blanchisseuse préparateur de lessive opérateur d appareil de récupération opérateur de four à chaux opérateur de défibreur 9433 Opérateurs de machines dans la fabrication et finition du papier bobineur finisseur de rouleaux de papier opérateur de calandre gaufreuse finisseur de bobines de papier calandreur finisseur de rouleaux opérateur de surcalandre finisseur de bobines ouvrier à la presse à balles emballeur de bobines aide-opérateur de coucheuse emballeur de bobines de papier finisseur opérateur de machine à contrecoller opérateur de calandre moulins à papiers opérateur de bobineuse quatrième ouvrier troisième ouvrier classificateur opérateur de grande calandre emballeur de rouleaux opérateur de supercalandre emballeur de rouleaux de papier opérateur de coupeuse rebobineur ouvrier à la rebobineuse coupeur-aléseur de mandrins opérateur de dresseuse presseur de pâte opérateur de machine à égaliser bobineur sur machine à papier opérateur de contrecolleuse CIFQ BILAN SECTORIEL V3 51
68 9614 Manœuvres dans le traitement des pâtes et papiers et la transformation du bois trieur de chiffons sixième ouvrier aide-opérateur de pile raffineuse aide à la coupeuse aide-lessiveur de pâte brune aide à l installation de récupération aide-massicoteur vérificateur de chiffons distributeur de bois pour défibreur aide-chaufournier manœuvre de cour manœuvre nettoyeur d épurateurs cinquième ouvrier aide-lessiveur de pâte écrue nettoyeur de convoyeurs manœuvre à la salle de préparation du ramasseur de cassés de fabrication bois aide à la pile raffineuse homme à tout faire nettoyeur de tamis aide de supercalandre ramasseur de rejets Source : Compilation Concerpro à partir du site : Niveau de la rémunération La rémunération des travailleurs de l industrie papetière québécoise figure parmi les meilleures au Québec. Les traitements et salaires annuels moyens de l industrie sont supérieurs à ceux offerts par l industrie manufacturière en général. On est à même de constater à partir du tableau suivant que le traitement annuel des travailleurs du secteur des pâtes et papiers est 20% plus élevé que celui des travailleurs de l industrie informatique et électronique, 19% supérieur à celui des employés de l industrie du matériel de transport et 40% à celui de l ensemble du secteur. TABLEAU 28 - TRAITEMENTS ET SALAIRES PAR GRAND SECTEUR INDUSTRIEL, QUÉBEC 2000 Secteur industriel Traitements et salaires / an Fabrication du papier $ Fabrication de produits chimiques $ Fabrication de matériel de transport $ Fabrication de produits informatiques et électroniques $ Fabrication de machines $ Fabrication de matériel, appareils et composantes électriques $ Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique $ Fabrication d aliments $ Usines de textiles $ Toutes autres activités de fabrication $ Ensemble du secteur manufacturier $ Source : Industries manufacturières du Québec En 2002, selon notre sondage, les rémunérations les plus élevées payées dans les usines du Québec pour les travailleurs à la production/opérations ont varié entre $ et $, la moyenne étant de $. Même phénomène pour le personnel d entretien pour qui les rémunérations les plus élevées payées en 2002 ont varié entre $ et $ avec une moyenne de $. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 52
69 TABLEAU 29 RÉMUNÉRATION ANNUELLE La plus basse $ La plus haute $ Moyenne Minimum Moyenne Maximum Production Entretien Source : Compilation Concerpro, à partir du sondage auprès des membres du CIFQ, hiver 2003 En 2002, plus de 1,6 milliard de dollars ont été versés en salaires à l ensemble des travailleurs de l industrie des pâtes et papiers. De plus, les conditions de travail dans l industrie sont également considérées supérieures. En effet, les travailleurs bénéficient des aspects suivants : fonds de pension; assurance-salaire; assurance-médicaments; vacances; équité en emploi; conditions exceptionnelles en matière de santé et sécurité du travail; formation complète; équipement de travail fourni. Au cours des prochaines années, on devrait voir s accentuer les régimes incitatifs de rémunération Les métiers en émergence Il y a unanimité au sein de la direction des entreprises pour reconnaître que les métiers liés à l informatique, à l électronique et à l instrumentation seront en croissance au cours des prochaines années. Les défis et les priorités de recrutement seront donc alignés sur ces postes et ces candidats : Spécialistes en vibration Spécialistes en hydraulique Machinistes spécialisés avec les tours à contrôle numérique Techniciens de laboratoire Techniciens en instrumentation et contrôle Électrotechniciens Électromécaniciens Ingénieurs de procédé Informaticiens Mécaniciens de machines fixes CIFQ BILAN SECTORIEL V3 53
70 Il importe également de mentionner que la croissance de l effet technologique dans le secteur va également commander d importants programmes de mise à jour des connaissances. En effet, les connaissances et les technologies évoluent plus rapidement dans les métiers en émergence que ce qu il était courant de rencontrer dans les métiers conventionnels. Par ailleurs, il est fondamental de prendre conscience de l importance du renouvellement des effectifs et des pratiques qui affectera la population de superviseurs. On s attend en effet, à ce que cette fonction évolue rapidement vers le travail d équipe en lien avec un nombre grandissant de techniciens pour les supporter. Qui plus est, près de 75% des superviseurs seront remplacés au cours des 10 prochaines années. Leur nombre n augmentera pas mais leur travail sera en profonde mutation entraînant des changements importants dans le profil recherché pour assumer cette fonction. Pour les directeurs, il devrait y avoir plus de responsables au niveau des services techniques. En ce qui a trait à l ensemble des fonctions, on peut également envisager que les attentes évolueront vers : une plus grande flexibilité dans les différents postes et l organisation du travail dans son ensemble; une plus grande étendue des compétences des travailleurs; un réel décloisonnement des fonctions; une certaine remise en question et une adaptation du concept des lignes de progression basées exclusivement sur l ancienneté Les métiers en déclin Les métiers traditionnels seront moins en demande au cours des prochaines années. Ce phénomène affectera encore plus particulièrement les métiers très pointus et référant à des fonctions peu évoluées au plan technologique (ex. : soudeurs, huileurs, tuyauteurs et même les électriciens, etc.) En ce qui a trait aux directeurs, il y aura une réduction des effectifs à la gestion des approvisionnements. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 54
71 3.3 Formation de la main-d œuvre Préalables pour l entrée en fonction De nombreuses connaissances sont requises pour exercer les métiers et professions nécessaires à la fabrication des pâtes et papiers, de même qu un apprentissage poussé pouvant s acquérir non seulement par l expérience mais également par une formation pertinente. Il faut posséder au minimum un secondaire V pour entrer dans l industrie, et ce, même pour les tâches les moins spécialisées. «Le sondage réalisé par le CIFQ en avril 2002 visait en outre à mieux connaître les critères académiques d embauche des entreprises pour le personnel affecté aux opérations.» 28 «Les données obtenues ont été regroupées en deux catégories. On retrouve, d une part, les organisations qui n exigent qu un seul type de diplôme, comme par exemple le diplôme d études professionnelles (DEP) en Pâtes et papiers Opérations, et, d autre part, celles qui exigent parallèlement l un ou l autre des divers diplômes offerts par les établissements d enseignement qui dispensent des programmes scolaires dans le secteur des pâtes et papiers.» 28 Organisations qui n exigent qu un seul type de diplôme : DEC en pâtes et papiers : AEC en pâtes et papiers : DEP en pâtes et papiers : DES général : TABLEAU 30 - DIPLÔMES EXIGÉS AUX OPÉRATIONS 8% 4% 20% 20% Organisations qui exigent un ou l autre des diplômes : DEP, AEC ou DEC en pâtes et papiers : AEC ou DEC en pâtes et papiers : DEP ou AEC en pâtes et papiers : DEP en pâtes et papiers ou DES : Source : L industrie des pâtes et papiers du Québec fera-t-elle face à une pénurie de maind œuvre? Publication Les papetières du Québec. Novembre «Un peu plus de la moitié des répondants (52%) n exigent qu un seul type de diplôme. Il s agit soit du diplôme d études collégiales (DEC) en Technologies des pâtes et papiers (8%), de l attestation d études collégiales (AEC) en Production de Pâtes et Papiers (4%), du diplôme d études professionnelles (DEP) en Pâtes et papiers Opérations (20%), ou encore d un diplôme d études secondaires (DES) général (20%). Fait étonnant, la proportion d organisations exigeant un DEP en pâtes et papiers opérations est la même que celle qui exige un DES général. La seconde catégorie regroupe les entreprises utilisant une combinaison variable d exigences académiques. Près du quart des répondants (24%) exige soit un DEP, soit une AEC, soit un DEC dans le secteur des pâtes et papiers. D autres requièrent une AEC ou un DEC en pâtes et papiers (4%). Quoiqu il en soit, le DEP en Pâtes et papiers - Opérations est le diplôme qui est le plus souvent exigé par les organisations (60%), sans qu il soit exclusif. L AEC vient au second rang (40%) et le DEC en troisième position (36%).» 28 24% 4% 8% 8% 28 L industrie des pâtes et papiers du Québec fera-t-elle face à une pénurie de main-d œuvre? Publication Les papetières du Québec. Novembre CIFQ BILAN SECTORIEL V3 55
72 Par ailleurs, lors du sondage sur la main-d œuvre réalisé à l hiver 2003 par Concerpro Stratégies d entreprises auprès des membres du CIFQ, nous avons à nouveau demandé aux employeurs de mentionner quel était le niveau de scolarité minimum requis pour différentes catégories d emplois. Les données obtenues ont permis de dresser le tableau suivant en terme de pourcentage des employeurs exigeant l un quelconque des niveaux de scolarité. TABLEAU 31 - NIVEAU DE SCOLARITÉ MINIMUM REQUIS DES % DEP % AEC % DEC % Production / Opérations Techniciens en pâtes et papiers 11,3 26,1 0,0 62,6 0,0 13 Techniciens en laboratoire 13,5 17,0 0,0 69,5 0,0 17 Opérateurs - machines pap., pâtes, fin., exp. 29,8 64,9 0,0 5,3 0,0 26 Opérateurs d appareils de levage 16,7 83,3 0,0 0,0 0,0 5 Mécaniciens de machines fixes 26,6 73,4 0,0 0,0 0,0 19 Débardeurs, manutentionnaires, grutiers 41,9 58,1 0,0 0,0 0,0 8 Opérateurs traitement des eaux et déchets 27,1 31,6 9,0 32,3 0,0 17 Autres 37,8 50,0 0,0 12,2 0,0 17 Entretien Tech. électr. indust. et instrum. & contr. 0,0 10,2 0,0 89,8 0,0 27 Techniciens en génie mécanique 0,0 6,5 0,0 93,5 0,0 10 Techniciens en génie industriel 0,0 0,0 0,0 100,0 0,0 1 Tuyauteurs 26,1 47,8 8,7 17,4 0,0 17 Plombiers 0,0 87,5 0,0 12,5 0,0 7 Machinistes 20,6 48,6 6,9 24,0 0,0 21 Mécaniciens industriels 18,4 48,3 4,4 28,8 0,0 29 Mécaniciens matériel roulant 32,1 36,5 0,0 31,3 0,0 14 Électriciens 0,0 37,6 0,0 62,4 0,0 19 Peintres, charpentiers, menuisiers 31,6 52,6 0,0 15,8 0,0 14 Soudeurs 29,0 42,6 7,1 21,3 0,0 20 Autres 18,1 63,9 9,0 9,0 0,0 14 Bureaux Finances / comptabilité /administration 4,4 9,3 0,0 81,9 4,4 30 Ressources humaines 8,6 18,0 0,0 64,8 8,6 18 Approvisionnement 6,0 15,0 0,0 73,0 6,0 24 Informatique 0,0 0,0 7,8 69,9 22,3 18 Assurance qualité 0,0 17,9 0,0 82,1 0,0 7 Autres 26,4 18,4 0,0 51,5 3,7 19 B % n DES = Diplôme d'études secondaires DEP = Diplôme d'études professionnelles AEC = Attestation d'études collégiales DEC = Diplôme d'études collégiales B = Baccalauréat Source : Compilation Concerpro, à partir du sondage auprès des membres du CIFQ, hiver 2003 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 56
73 Les principaux constats qui se dégagent de ces résultats sont à l effet que : À la production/opérations : les postes de techniciens requièrent généralement un DEC (63 à 70% des répondants) ou au moins un DEP en Production de Pâtes et Papiers (17% à 26%); les postes d opérateurs (machines à papier, pâtes, finition, expédition et appareils de levage) requièrent généralement un DEP (65% à 83%) ou à tout le moins un DES (17% à 30%); les mécaniciens de machines fixes doivent posséder un DEP dans 73% des usines ou un DES (27%); les débardeurs, manutentionnaires et grutiers ont accès à un poste s ils détiennent un DEP ou un DES; les attentes à l égard des opérateurs au traitement des eaux sont plus élevées alors qu on demande un DEC dans 32% des cas ou un AEC (9%), un DEP dans 32% des cas et au minimum un DES dans le dernier 27% des cas. À l entretien : les postes de techniciens électrique, instrumentation ou instrumentation et contrôle requièrent un DEC spécialisé dans plus de 90% des usines; environ 50% des usines (ou plus) requièrent un DEP, un AEC ou un DEC pour les postes suivants : tuyauteurs (74%); plombiers (100%); machinistes (79%); mécaniciens industriels (81,5%); mécaniciens matériel roulant (68%); électriciens (100%); peintres, charpentiers, menuisiers (68,4%); soudeurs (71%). Bureaux : dans plus de 70% des usines, on demande un DEC ou un baccalauréat pour les postes : finances / comptabilité / administration; ressources humaines; approvisionnements; informatique; assurance qualité. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 57
74 Cadres : à l exception des postes de superviseurs et de surintendants, plus de 80% des usines requièrent une formation universitaire comme préalable à l embauche dans un poste de cadre; pour les superviseurs et les surintendants, un DEC ou un baccalauréat est maintenant exigé dans plus de 80% des usines. Globalement donc, les exigences ont fortement progressé depuis 10 ou 15 ans. En fait, tous les participants à nos rencontres de haut niveau ont insisté sur le fait que les nouvelles embauches doivent être faites dans la perspective des 25 prochaines années. Cette période devrait à nouveau marquer par une forte percée technologique. Les employés qui seront alors en poste devront posséder d excellentes capacités d apprentissage. D autre part, nous regroupons dans la matrice de la page suivante le niveau de compétence requis selon la classification nationale des professions pour les professions et métiers dédiés à l industrie des pâtes et papiers : Niveau A - Une formation universitaire caractérise habituellement les professions Niveau B - Une formation collégiale ou un programme d apprentissage caractérise habituellement les professions Niveau C - Une formation de niveau secondaire ou une formation spécifique à la profession, ou les 2 caractérisent les professions Niveau D - Une formation en cours d emploi caractérise habituellement les professions Finalement, à l annexe 9, nous présentons les conditions d accès détaillées de plusieurs professions et métiers dédiés à l industrie des pâtes et papiers. Note : Au-delà des exigences académiques, les entreprises seront d abord à la recherche de candidats en mesure de contribuer aux nouvelles approches de gestion. Ainsi, les nouveaux candidats seront recrutés pour leur capacité à travailler en équipe dans un contexte d amélioration soutenue, des méthodes et des procédés, capables d initiatives et de jugement. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 58
75 TABLEAU 32 NIVEAU DE COMPÉTENCE REQUIS SELON LES PRINCIPAUX GROUPES D EMPLOIS DE L INDUSTRIE DES PÂTES ET PAPIERS Niveau de compétence A Une formation universitaire caractérise habituellement les professions B Une formation collégiale ou un programme d apprentissage caractérise habituellement les professions C Une formation de niveau secondaire ou une formation spécifique à la profession, ou les 2 caractérisent les professions D Une formation en cours d emploi caractérise habituellement les professions Sciences naturelles et appliquées et domaines apparentés Grand groupe 21 PERSONNEL PROFESSIONNEL DES SCIENCES NATURELLES ET APPLIQUÉES 211 Professionnels des sciences physiques 212 Professionnels des sciences de la vie 213 Professionnels en génie civil, mécanique, électrique et chimique 214 Autres professionnels en génie 216 Mathématiciens, statisticiens et actuaires Grand groupe 22 PERSONNEL TECHNIQUE RELIÉ AUX SCIENCES NATURELLES ET APPLIQUÉES 221 Personnel technique des sciences physiques 222 Personnel technique des sciences de la vie 223 Personnel technique en génie civil, mécanique et industriel 224 Personnel technique en génie électronique et électrique 225 Personnel technique en dessin Métiers, transport et machinerie Transformation, fabrication et services d utilité publique Grand groupe 72/73 Grand groupe 92 PERSONNEL DES MÉTIERS ET PERSONNEL SPÉCIALISÉ PERSONNEL DE SUPERVISION ET PERSONNEL DANS LA CONDUITE DU MATÉRIEL DE TRANSPORT ET DE SPÉCIALISÉ DANS LA TRANSFORMATION, LA LA MACHINERIE FABRICATION ET LES SERVICES D UTILITÉ PUBLIQUE 721 Contremaîtres du personnel des métiers 921 Surveillants dans les industries de transformation 723 Machinistes 923 Opérateurs spécialisés de poste central de 724 Électriciens contrôle dans les procédés de fabrication et de 725 Plombiers, tuyauteurs transformation 726 Personnel des métiers du formage, du profilage et du montage du métal 727 Charpentiers et ébénistes 731 Mécaniciens de machinerie 732 Mécaniciens de véhicules automobiles 733 Autres mécaniciens 735 Mécaniciens de machines fixes 737 Grutiers Grand groupe 74 PERSONNEL INTERMÉDIAIRE EN TRANSPORT, EN MACHINERIE, EN INSTALLATION ET EN RÉPARATION 741 Conducteurs de véhicules automobiles 742 Conducteurs d équipement lourd 745 Manutentionnaires Grand groupe 94/95 PERSONNEL RELIÉ À LA TRANSFORMATION, À LA FABRICATION ET AU MONTAGE 942 Opérateurs de machines dans le traitement de produits chimiques 943 Opérateurs de machines dans la production des pâtes et papiers 949 Autre personnel de montage Grand groupe 96 PERSONNEL ÉLÉMENTAIRE DANS LA TRANSFORMATION, LA FABRICATION ET LES SERVICES D UTILITÉ PUBLIQUE 961 Manœuvres dans la transformation CIFQ BILAN SECTORIEL V3 59
76 3.3.2 Offre de services en matière de formation Plusieurs programmes de formation menant à l exercice d un métier ou d une profession dans le secteur des pâtes et papiers sont offerts au Québec et ce, tant au niveau secondaire, collégial, qu universitaire. A) Formation professionnelle au secondaire Un diplôme d études professionnelles (DEP) en Pâtes et papiers Opérations (code 5262 auparavant 5201) est offert par six commissions scolaires au Québec, via leur Centre de formation professionnelle. Il peut être offert à chaque endroit en alternance travail-études. Une septième commission scolaire a obtenu une autorisation provisoire pour dispenser le programme de DEP en Pâtes et papiers Opérations dans la région de Charlevoix. Centre de formation Localisation Commission scolaire C.F.P. Charlevoix (Pavillon des Cimes) Charlevoix Charlevoix C.F.P. Compétences-Outaouais Gatineau Des Draveurs C.F.P. La Baie Ville de La Baie Des Rives du Saguenay C.F.P. Morilac Windsor Des Sommets Centre l Envol Carleton-St-Omer René-Lévesque Centre l Envol F.P. Témiscamingue Lac Témiscamingue Centre La Croisée Donnacona Portneuf En parallèle à ces programmes réguliers, certaines usines du secteur ont développé une approche de formation pour le moins intéressante alors qu elles offrent une formation DEP en collaboration avec leur commission scolaire et Emploi-Québec. La direction de ces usines peut même dans certains cas : participer au recrutement et à l admission des participants; héberger les salles de cours dans ses propres locaux; donner accès à ses installations de production pour des visites en usine, de la formation sur ses équipements et même des stages en cours de formation; libérer certaines ressources internes pour qu ils dispensent de la formation; recruter prioritairement les finissants de son choix pour combler certains postes. Ce programme est également intéressant du fait que les participants sont généralement de jeunes adultes présents sur le marché du travail depuis quelques années et qui souhaitent se donner de meilleures chances de carrière. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 60
77 B) Formation technique et attestation d études au collégial Une des portes d entrée dans l industrie papetière est l attestation d études collégiales (AEC) en Production de Pâtes et Papiers qui est offerte par le cégep de Trois-Rivières. Par le passé, le cégep a offert le programme dans quatre autres régions dont le Bas-Saint-Laurent, le Lac Saint-Jean, Montréal et la Mauricie en partenariat avec les cégeps de Rivière-du-Loup, de Saint-Félicien, et André- Laurendeau, ce dernier étant le seul à continuer d offrir le programme avec Trois- Rivières en L autre porte d entrée dans l industrie papetière est le diplôme d études collégiales (DEC) en Technologies des pâtes et papiers offert par un seul cégep au Québec, celui de Trois-Rivières. Le programme technique d une durée de trois ans est dédié uniquement à l industrie des pâtes et papiers. Pour l année scolaire débutant en septembre 2002, le cégep de Trois-Rivières désirait offrir de façon virtuelle via satellite, la première année du programme en technologies des pâtes et papiers dans les locaux du cégep de Saint-Félicien. Malheureusement, le nombre d inscriptions a été insuffisant pour en justifier le démarrage. Le programme reste malgré cela encore offert et il pourra éventuellement l être dans d autres cégeps. Par ailleurs, le cégep de Trois-Rivières et l Université du Québec à Trois-Rivières ont fusionné leurs composantes papetières pour former le Centre intégré en pâtes et papiers (CIPP). Les diplômes d études collégiales en technologie de l électronique industrielle et techniques de génie mécanique, sont offerts dans une trentaine d institutions d enseignement collégial au Québec. Ces programmes ne sont pas spécifiquement dédiés à l industrie des pâtes et papiers mais sont offerts à l ensemble des étudiants désirant s orienter vers un des secteurs industriels. TABLEAU 33 - INSTITUTIONS D ENSEIGNEMENT EN TECHNOLOGIE DE L ÉLECTRONIQUE INDUSTRIELLE ET TECHNIQUES DE GÉNIE MÉCANIQUE Institutions d enseignement Technologie de l électronique industrielle Techniques de génie mécanique Cégep Ahuntsic X Cégep André-Laurendeau X Cégep de Chicoutimi X Cégep de Granby Haute Yamaska X Cégep de Jonquière X x Cégep de l Abitibi-Témiscamingue X Cégep de l Outaouais X x Cégep de la Gaspésie et des Îles X Cégep de la région de l Amiante X x Cégep de Lévis-Lauzon X x Cégep de Limoilou X x CIFQ BILAN SECTORIEL V3 61
78 Institutions d enseignement Technologie de l électronique industrielle Techniques de génie mécanique Cégep de Matane X Cégep de Rivière-du-Loup X Cégep de Sept-Îles X Collège de Sherbrooke X x Cégep de Sorel-Tracy X x Cégep de St-Jérôme X x Cégep de Trois-Rivières X x Cégep de Valleyfield X x Cégep de Victoriaville X Cégep du Vieux Montréal X x Cégep Montmorency X Institut Teccart (1996) inc. X Vanier College X Cégep de Drummondville X Cégep de Rimouski x Cégep de St-Laurent x Cégep St-Jean-sur-Richelieu x Collège Dawson x Collège Shawinigan x Source : Compilation Concerpro à partir du CD ROM de l AIFQ, 30/09/02 C) Formation universitaire Au niveau universitaire, plusieurs programmes touchent le secteur des pâtes et papiers. Il s agit de : baccalauréat en génie chimique; baccalauréat en génie électrique; baccalauréat en génie mécanique; baccalauréat en génie du bois; maîtrise en science des pâtes et papiers; maîtrise appliquée en génie ou en chimie du papier; doctorat en génie papetier. «L Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) offre la gamme la plus complète d études universitaires en pâtes et papiers : le baccalauréat en génie chimique, profil pâtes et papiers, la maîtrise en sciences des pâtes et papiers et le doctorat en génie papetier. Elle offre également le baccalauréat en génie électrique et en génie mécanique, de même qu un certificat en pâtes et papiers.» 29 Tel que mentionné plus avant, le cégep de Trois-Rivières et l UQTR ont fusionné leurs composantes papetières pour former le Centre intégré en pâtes et papiers (CIPP). Le CIPP regroupera bientôt les programmes de formation de niveau collégial, de maîtrise et de doctorat (ainsi qu une partie du programme de génie chimique) de ces deux établissements d enseignement. Ce sera l occasion de renforcer la collaboration qui existe déjà, de développer une synergie des plus 2 9 Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 38, n o CIFQ BILAN SECTORIEL V3 62
79 intéressantes et d implanter des installations modernes et flexibles qui permettront de remplir les missions de formation, d assistance technique, de recherche et de développement. «L École Polytechnique de Montréal offre pour sa part un cours facultatif d introduction à l ingénierie des pâtes et papiers dans le curriculum de son bac en génie chimique, ainsi que des projets de fins d études orientés vers les pâtes et papiers et des stages en industrie. Elle propose enfin différents programmes de recherche à la maîtrise et au doctorat en génie papetier.» 30 «L université McGill offre également un cours facultatif dans le cadre de son baccalauréat en génie chimique, une maîtrise appliquée (sans thèse) en génie ou en chimie du papier, ainsi que des programmes de recherche à la maîtrise avec thèse et au doctorat.» 30 Il semble que le nombre de finissants en génie mécanique soit suffisant mais on note des problèmes sérieux du côté du génie électrique. Plusieurs entreprises du secteur ont par ailleurs négocié des ententes de formation et de stages avec des universités. Dans tous les cas, les écoles de génie auraient avantage à offrir une formation solide en GRH/management à leurs participants car il s agit d une composante importante de leur carrière. Institutions d enseignement Certificat cours en pâtes et papiers Génie chimique Génie électrique Génie mécanique Baccalauréat en Génie du bois Maîtrise en science des pâtes et papiers Doctorat en génie papetier physicochimie du papier École de technologie supérieure x x École polytechnique de Montréal x x x x Université Concordia x x Université de Sherbrooke x x x Université du Québec à Chicoutimi x x Université du Québec à Trois-Rivières x x x x x x Université Laval x x x x Université McGill x x x x x Source : Compilation Concerpro à partir du CD ROM de l AIFQ 30/09/02 et du site Internet des différentes universités «Plusieurs universités dont l UQTR, l École polytechnique de Montréal, et de l université McGill collaborent aussi à plusieurs niveaux. Elles sont en voie de créer un regroupement stratégique pour intégrer divers programmes de pâtes et papiers. À partir de 2003, elles offriront conjointement, entre autres, un programme de formation à distance, avec une forte composante Internet.» Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 38, n o CIFQ BILAN SECTORIEL V3 63
80 3.3.3 Caractéristiques des programmes d études professionnelles et techniques Formation professionnelle au secondaire Au niveau secondaire, le diplôme d études professionnelles (DEP) en Pâtes et papiers Opérations, d une durée d un an, est directement axé sur le métier d opérateur. «Le programme permet aux étudiants d acquérir les connaissances, les habiletés et les attitudes nécessaires pour utiliser les quatre principaux procédés d'obtention des pâtes (mécanique, thermomécanique, chimique et kraft) et les traitements qui leur sont appliqués, pour effectuer des essais en laboratoire sur les pâtes et papiers, prendre les décisions et poser les gestes qui s'imposent aux différentes étapes de la fabrication du papier.» 31 Les éléments couverts par ce programme sont les pâtes mécaniques de meules, la préparation du bois, l instrumentation et contrôle, les essais sur pâtes et papiers, l utilisation de logiciels, le recyclage et désencrage et la technologie du bois. Les professions visées par le DEP en Pâtes et papiers Opérations sont : Opérateurs au contrôle de la réduction en pâte des pâtes et papiers (CNP 9233) Opérateurs au contrôle de la fabrication du papier et du couchage (CNP 9234) Conducteurs de machines dans les usines de pâte à papier (CNP 9432) Opérateurs de machines dans la fabrication et finition du papier (CNP 9433) Conducteurs de machines à façonner le papier (CNP 9435) Blanchisseurs de pâte à papier Les conditions d admission pour le programme DEP en Pâtes et papiers Opérations sont présentées à l annexe 6. Formation au collégial Le programme conduisant à l attestation d études collégiales (AEC) en Production de Pâtes et Papiers s échelonne sur près de 13 mois (55 semaines). Il vise à former des candidats et des candidates ayant les savoirs, savoir-faire et savoir-être requis pour travailler dans les usines de pâtes et papiers en tant que technicien papetier et technicienne papetière. Il comporte un ensemble partiel de cours du DEC, adapté au domaine des opérations en pâtes et papiers. Il vise à former des techniciens aptes à effectuer des tâches liées au fonctionnement du système de production et de l'équipement, au contrôle de la qualité, au maintien et à la préservation de la santé, de la sécurité et de l'environnement au travail CIFQ BILAN SECTORIEL V3 64
81 Le démarrage des programmes AEC est conditionnel, à disposer d un nombre suffisant d'inscriptions et à l'obtention du financement nécessaire. Jusqu à tout récemment, le programme n était accessible qu aux prestataires d assuranceemploi et d assistance sociale. Aujourd hui, il est ouvert à tous ceux qui ont réussi les mathématiques et sciences physiques de niveau 436 du secondaire IV et qui ont interrompu leurs études pendant au moins deux sessions consécutives ou une année scolaire. Il est aussi ouvert à ceux qui sont visé par une entente conclue entre le collège et un employeur ou par un programme gouvernemental, ou encore avoir complété au moins une année d'études post-secondaire échelonnée sur une période d'un an ou plus (lors de financement MEQ). À l égard du programme de DEC en Technologies des pâtes et papiers (code 232.A0), il s agit d une formation polyvalente permettant d intervenir à toutes les étapes de production des pâtes, des papiers et des cartons, et ce, dans différents contextes : Contrôle de la qualité; Ingénierie ou services techniques; Production; Représentation et support technique chez les fournisseurs; Recherche et développement. Le programme de 3 ans est offert en alternance travail-études incluant près de 8 mois de stage en milieu industriel tout au long du programme. En plus des aspects théoriques, une proportion importante de travaux est réalisée en laboratoire et en usine. Le volet «opérations» est développé pour répondre à un besoin pressant énoncé par le milieu industriel. À cet égard, des outils de simulation et des équipements de production sont utilisés pour former les étudiants. Un des critères importants comme condition d admission dans ce programme est le niveau élevé de connaissances de base en sciences. Les professions auxquelles ce programme en technologies des pâtes et papiers ouvre la voie : Technologues et techniciens en chimie appliquée (CNP 2211) Opérateurs au contrôle de la réduction en pâte des pâtes et papiers (CNP 9233) Opérateurs au contrôle de la fabrication du papier et du couchage (CNP 9234) Conseillers techniques en pâtes et papiers Contrôleurs de laboratoire Essayeurs en laboratoire Opérateurs d unités de production Techniciens en contrôle de la qualité Vérificateurs de papier Superviseurs et surintendants CIFQ BILAN SECTORIEL V3 65
82 Les professions visées par les programmes DEC en technologie de l électronique industrielle et techniques de génie mécanique sont les techniciens en électricité, électronique, électrodynamique, instrumentation et contrôle, informatique, génie mécanique, génie civil, génie électrique Révision des principaux programmes de formation DEP Le contenu du programme de DEP en Pâtes et papiers Opérations vient récemment d être enrichi. Son application est effective depuis septembre 2002 et se donne sur heures comparativement à 930 antérieurement. Les contenus ajoutés touchent essentiellement l environnement externe des entreprises papetières, la gestion de l environnement, la conduite de procédés et les coûts de production, des notions de chimie des pâtes et papiers, l utilisation d un poste de travail informatisé, de même que les sources d énergie et l électricité industrielle. De façon générale, le programme correspond davantage aux besoins de l industrie. AEC La mise à jour de l AEC en Production de Pâtes et Papiers a été effectuée en 2002 avec mise en application en mars S inspirant des finalités et des orientations des programmes d études techniques, le programme a été conçu avec la participation de partenaires des milieux du travail et de l éducation, en tenant compte également des expériences, des évaluations ponctuelles et des commentaires des finissants. D une durée de heures de formation et de deux stages de trois semaines en usine, le nouveau programme (EJL.02) est défini selon l approche par compétences. Il inclut maintenant des cours en santé et sécurité afin de couvrir l opération des ponts roulants et des chariots élévateurs, des cours en contrôle et impacts de la non-qualité (versus les coûts de production), des cours en maintenance industrielle (versus la mécanique industrielle). De plus, une attention particulière est accordée aux postes de base à l opération (ex. bobinage) durant les cours et stages. DEC La révision du contenu du programme en Technologies des pâtes et papiers a été amorcée par le ministère de l Éducation il y a trois ans, et son application a été mise en vigueur à l automne Le programme est élaboré en termes de compétences. Il développe davantage le volet de l opération des unités de production en incluant des aspects de maintenance. Le programme renforce également les aspects liés à la chimie du papier et des agents chimiques utilisés pour la fabrication. Des compétences CIFQ BILAN SECTORIEL V3 66
83 spécifiques visent à développer les démarches de résolution de problèmes et d optimisation dans des contextes de production. Malgré la récente révision du programme, les représentants de l industrie considèrent que le DEC est encore trop orienté «laboratoire» et on souhaiterait qu il soit davantage orienté vers les opérations. Relativement au DEC en électronique industrielle, le ministère de l Éducation révisera tout probablement le programme de façon à ce que les compétences en électrodynamique, de même qu en instrumentation et automatisation puissent être acquises en trois ans afin que les finissants aient le diplôme de chacune des deux options Évolution du nombre d inscriptions et de diplômés En tout premier lieu, il est bon de mentionner que lorsqu on parle de diplômés, il s agit d étudiants ayant complété avec succès tous les cours requis dans le cadre de leur programme. Plusieurs étudiants complètent leur formation sur une période plus longue que celle normalement requise ce qui ne leur permet pas d obtenir leur diplôme en même temps que les autres étudiants de leur cohorte. Au niveau du DEC, à titre d exemple, certains étudiants prennent quatre, parfois cinq ans avant d obtenir le diplôme visé et ce, pour diverses raisons mais dont la plus fréquente est qu ils occupent un travail parallèlement à leurs études. Il est intéressant de noter que plusieurs DRH nous ont confirmé participer régulièrement à des rencontres d information dans les écoles pour intéresser et attirer les jeunes afin qu ils étudient dans les programmes requis par l industrie des pâtes et papiers. En ce sens, différents scénarios ont été expérimentés et il semble que les meilleurs résultats soient obtenus lorsque les délégués de l industrie sont le plus jeune possible. Sommairement, le nombre d étudiants ayant obtenu un diplôme spécifique en pâtes et papiers dans l un ou l autre des programmes DEP, AEC et DEC, de 1998 à 2001 est présenté au tableau suivant : TABLEAU 34 - SOMMAIRE DES DIPLÔMÉS EN PÂTES ET PAPIERS (estimé) Total DEP nd 640 AEC DEC nd 112 Source : Compilation Concerpro à partir des données obtenues des institutions d enseignement offrant un programme en pâtes et papiers. nd : Données non disponibles CIFQ BILAN SECTORIEL V3 67
84 Nous présentons dans ce qui suit le détail des informations précédentes ainsi que le nombre d inscriptions dans les programmes conduisant à un métier dans le secteur des pâtes et papiers et lorsque faire se peut, en les séparant entre la clientèle hommes et femmes. DEP Dans le cadre du DEP en Pâtes et papiers - Opérations, le graphique et le tableau suivants présentent l évolution du nombre d inscriptions et de diplômés de 1998 à À partir de la compilation des données provenant des six commissions scolaires dispensant ce programme, on est à même de dégager les principales observations suivantes : Le nombre d inscriptions a plus que doublé entre 1998 et 2002 passant de 159 à 367. Cependant, l année 2000 a connu une légère baisse de 10% par rapport à l année précédente; Parallèlement, le nombre de diplômés a également connu une croissance continue passant de 115 en 1998 à 197 en 2001; Si on exclut l année 2002 pour laquelle le nombre de diplômés n est pas disponible actuellement, on obtient un taux de diplômation global de 62%, hommes et femmes confondus (640 / 1030); La proportion des hommes inscrits au DEP par rapport aux femmes est de 91%; La proportion des hommes qui ont obtenu leur diplôme DEP par rapport aux femmes est de 87%. GRAPHIQUE 12 - ÉVOLUTION DU NOMBRE D'INSCRIPTIONS ET DE DIPLÔMÉS DEP EN PÂTES ET PAPIERS - OPÉRATIONS Source : Compilation Concerpro à partir des données provenant des six commissions scolaires offrant le programme DEP CIFQ BILAN SECTORIEL V3 68
85 TABLEAU 35 - ÉVOLUTION DU NOMBRE D'INSCRIPTIONS ET DE DIPLÔMÉS COMMISSIONS SCOLAIRES DISPENSANT LE DEP EN PÂTES ET PAPIERS - OPÉRATIONS CFP l'envol Carleton CFP l'envol Témisca. CFP Morilac Windor CS La Croisée CFP Outaouais CFP La Baie * Total Nombre Nombre Nombre Nombre Nombre Nombre Nombre inscriptions diplômés inscriptions diplômés inscriptions diplômés inscriptions diplômés inscriptions diplômés inscriptions diplômés inscriptions diplômés H F H F H F H F H 50 nd 11 nd 34 nd 67 nd 30 nd 141 nd F 6 nd 9 nd 11 nd 11 nd 2 nd 34 0 Total H F % H 91% 100% 50% 53% 86% 90% 90% 92% 96% 97% 100% 90% 91% 87% F 9% 0% 50% 47% 14% 10% 10% 8% 4% 3% 0% 10% 9% 13% nd : Données non disponibles * Les données du CFP La Baie relativement au nombre d'inscriptions pour les années 1998 et 1999 sont des estimés Il est à noter que les données recueillies par les responsables du ministère de l Éducation du Québec, de la Relance au secondaire, font état du nombre de diplômés suivants pour les années 1998 à 2000 dans le cadre du DEP en Pâtes et papiers Opérations : Nombre d inscriptions nd nd nd Nombre de personnes diplômées Nd : Données non disponibles Source : CIFQ BILAN SECTORIEL V3 69
86 AEC Le programme EJL.02 d Attestation d Études Collégiales est en vigueur depuis cinq ans. Un total de onze (11) groupes d étudiants ont été inscrits à ce programme du cégep de Trois-Rivières. Les diplômés provenaient des institutions suivantes : quatre-vingt-cinq (85) dans cinq groupes au cégep de Trois-Rivières; dix-huit (18) dans un groupe au cégep de Saint-Félicien; quarante-sept (47) dans trois groupes au cégep de Rivière-du-Loup; vingt-cinq (25) dans deux groupes au cégep de André-Laurendeau. TABLEAU 36 - ÉVOLUTION DES INSCRIPTIONS ET DU NOMBRE DE DIPLÔMÉS - AEC EN PRODUCTION DE PÂTES ET PAPIERS Cégep de Trois-Rivières Nombre d'inscriptions Nombre de diplômés Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total e 3 e 20 e Cégep de Saint-Félicien nd nd 18 nd nd 18 Cégep de Rivière-du-Loup nd nd 18 nd nd nd nd 15 nd nd nd nd 15 nd nd Cégep André-Laurendeau nd nd 13 nd nd nd nd 15 e Total nd = Données non disponibles e = : Données estimatives, les étudiants terminant le programme en mai 2003 seulement. Source : Compilation Concerpro à partir des données du cégep de Trois-Rivières, Service de la formation continue On peut constater à même les données du tableau précédent que : malgré le nombre d inscriptions relativement constant depuis les cinq dernières années, il demeure faible considérant la capacité d accueil du programme; un total de 175 diplômes a été obtenu sur 181 inscrits soit un taux de diplômation global de 97%. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 70
87 Le taux de diplômation est élevé essentiellement à cause des critères rigoureux de sélection lors du choix des étudiants : évaluation académique, évaluation psychométrique et entrevue en collaboration avec les papetières. Les candidats retenus répondent au départ au profil type de l opérateur déterminé par le CIFQ. La qualité de la formation dispensée et l encadrement sont également d autres facteurs contribuant à ce succès. Deux groupes d étudiants sont inscrits au nouveau programme AEC du cégep de Trois-Rivières pour l année dont 15 au cégep de Trois-Rivières et 15 au cégep de André-Laurendeau. C est donc un maximum de trente (30) diplômés probables que le Cégep compte avoir pour le printemps DEC Dans le cadre du programme DEC en Technologies des pâtes et papiers dispensé par le cégep de Trois-Rivières, on constate à même le tableau qui suit que : de 1998 à 2002, 184 étudiants hommes et femmes, se sont inscrits au programme; 137 étudiants ont obtenu leur diplôme contribuant à un taux de réussite de 74%. TABLEAU 37 - STATISTIQUES SCOLAIRES DEC EN TECHNOLOGIES DES PÂTES ET PAPIERS - CÉGEP DE TROIS-RIVIÈRES Année débutant Nombre d'inscriptions Nombre de diplômés en nd Total nd : données non disponibles, les étudiants terminant le programme en 2003 seulement. Source : Compilation Concerpro à partir des informations obtenues du Service de placement. Cégep de Trois-Rivières Globalement, il y a encore peu de finissants dans le DEC et le secteur déplore ce fait. Les principales causes sont : le mode d organisation du travail et le mode de cheminement de carrière avec les lignes de progression dans les usines réduisent l accès à certains postes auxquels plusieurs finissants aspirent; le DEC se donne principalement à Trois-Rivières, ce qui limite inévitablement l accès aux autres régions; CIFQ BILAN SECTORIEL V3 71
88 les gestionnaires dans les usines se sont davantage impliqués dans le recrutement des participants au DEP alors qu ils le sont moins pour les candidats au DEC. S il y avait plus de finissants dans le programme du DEC (et à l AEC), les employeurs leur donneraient une priorité d embauche sur les finissants du DEP, ce qui traduit bien l orientation des employeurs à rechercher une formation académique de plus haut niveau Taux de placement des nouveaux diplômés DEP Le taux de placement des diplômés du DEP en Pâtes et papiers Opérations est différent d une commission scolaire à l autre. En général, pour les années 1998 à 2001, le taux a fluctué entre 80% et 100% à l exception d une commission scolaire où on constate une variation plus étendue et d une autre pour laquelle les données sont non disponibles. TABLEAU 38 - TAUX DE PLACEMENT, DEP EN PÂTES ET PAPIERS - OPÉRATIONS Année scolaire L'Envol L'Envol Morilac La Croisée Outaouais La Baie Témiscamingue Diplômés % Diplômés % Diplômés % Diplômés % Diplômés % Diplômés % % % 36 94% 15 80% nd nd % 21 48% % 34 79% 14 85% 42 nd % 11 45% 43 nd 38 95% 12 92% 40 nd % 15 67% 42 90% 28 88% 31 98% 55 nd Nd : Données non disponibles Source : Compilation Concerpro à partir des données recueillies auprès des commissions scolaires dispensant le programme DEP en Pâtes et papiers - Opérations Il semble que dans la majorité des cas, les diplômés trouvent un emploi à temps plein lié à leur formation en pâtes et papiers. AEC Relativement aux 65 étudiants ayant obtenus leur diplôme dans le cadre de l AEC en Production de Pâtes et Papiers du Cégep de Trois-Rivières, le taux de placement hommes et femmes confondus a varié entre 100% en 1998 et 1999 et 83% et 94% respectivement pour les années 2000 et CIFQ BILAN SECTORIEL V3 72
89 TABLEAU 39 - TAUX DE PLACEMENT AEC EN PRODUCTION DE PÂTES ET PAPIERS CÉGEP DE TROIS-RIVIÈRES Année Nombre de diplômés Taux de placement % % % % Total 65 Source : Service de la formation continue, Cégep de Trois-Rivières Les données précédentes excluent cependant le taux de placement relatif aux diplômés inscrits au programme du cégep de Trois-Rivières mais ayant obtenu leur diplôme des cégeps de Rivière-du Loup, Saint-Félicien et André-Laurendeau. DEC Tout comme les détenteurs de AEC, pratiquement tous les finissants du DEC se trouvent rapidement un emploi et il semble d autre part que près de 50% se placent dans des entreprises de produits chimiques. En fait, les directeurs des ressources humaines rencontrés confirment qu il n y a pas suffisamment de finissants au niveau du DEC. Cependant, ils soulignent du même souffle que l intégration de ces finissants est problématique à divers égards. En effet, bien que leur formation soit jugée très satisfaisante, le système de cheminement de carrière dans les usines, basé sur la «ligne de progression et l ancienneté», constitue une barrière à l intégration et à la rétention de ces jeunes diplômés dont l industrie a par ailleurs besoin. Il faudra essentiellement revoir la structure d accueil de ces candidats. De 1998 à 2001, le taux de placement a varié entre 94% et 100%, exception faite de l année 1999 où il a été de 86%. TABLEAU 40 - TAUX DE PLACEMENT DEC EN TECHNOLOGIES DES PÂTES ET PAPIERS - CÉGEP DE TROIS-RIVIÈRES Année Nombre de diplômés Taux de placement % % % % Source : Département des Technologies des pâtes et papiers, Cégep de Trois-Rivières «Pour sa part, la Fédération des Cégeps soulève que le taux de chômage des diplômés de 24 ans et moins en formation technique, toutes catégories confondues, était de 4,9% en mars 2001, contre 14,2% pour l'ensemble des Québécois et des Québécoises du même âge, au même moment. Une proportion de 88,8% des diplômés de la formation technique qui travaillent ont un emploi à CIFQ BILAN SECTORIEL V3 73
90 plein temps et 85,3% des diplômés qui travaillent à temps plein le font dans un secteur relié à leur domaine d'études.» 32 Universités Le taux de placement des diplômés universitaires est de 100% à l égard de chacun des programmes offerts. Niveau scolaire Diplôme Établissements Taux de placement Universitaire 1 er cycle Bac. en génie chimique UQTR 100% Universitaire 2 e cycle Maîtrise en pâtes et papiers UQTR, McGill 100% Universitaire 3 e cycle Doctorat en génie papetier, physico-chimie du papier UQTR, McGill, Polytechnique Source : Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 38, n o Difficultés rencontrées en matière de formation Parmi les principales difficultés rencontrées en matière de formation, notons : 100% Plusieurs travailleurs considèrent que la formation, le développement et la mise à jour des connaissances sont des responsabilités exclusives de l employeur. En ce sens, il sera nécessaire de faire évoluer cette mentalité pour que les travailleurs assument la portion de responsabilité qui leur revient à ce niveau; Le nombre de participants au DEC de Trois-Rivières est nettement insuffisant pour rencontrer les besoins de l industrie; Comme le DEC ne se donne qu à Trois-Rivières, il peut être plus difficile de recruter des finissants pour un travail dans les régions plus éloignées du centre du Québec; Le nombre de participants est insuffisant pour répondre à la demande du secteur, il y a plusieurs cours mais il manque régulièrement de participants; Le secteur n a pas encore réussi à attirer les femmes dans ses programmes et ses usines; Le secteur n a pas encore réussi à se vendre comme étant à haute teneur technologique et ainsi attirer la jeune génération par cette composante. L image de l industrie devra être retravaillée; La désaffectation des programmes techniques par les étudiants jumelée au mode de financement des institutions d enseignement entraîne une compétition non souhaitée et contraignante pour les entreprises Le réseau d information en éducation CIFQ BILAN SECTORIEL V3 74
91 3.3.7 Fonds national de formation de la main-d œuvre La Loi favorisant le développement de la formation de la main-d œuvre permet de créer un fonds constitué des sommes versées par les employeurs qui n ont pas investi annuellement, en tout ou en partie, un montant équivalent à 1% de leur masse salariale dans la formation de leurs travailleurs. Chaque année, les sommes cumulées au Fonds national de formation de la maind œuvre (FNFMO) sont réinvesties, en tout ou en partie selon les demandes des employeurs, sous forme de subventions pour soutenir des activités de formation et de promotion de la formation. Les activités de formation admissibles sont variées, dont voici les principales : Accroissement des qualifications pour exercer un emploi ou pour faire face aux changements; Développement des compétences de base; Élaboration de stratégies et d outils pour déterminer et structurer les besoins de formation, assurer le suivi et l évaluation d une formation ou rendre accessible la formation à des clientèles particulières; Formation d employés qui donnent eux-mêmes de la formation aux employés de l entreprise. TABLEAU 41 - ÉVOLUTION DES VERSEMENTS AU FONDS NATIONAL DE FORMATION DE LA MAIN- D ŒUVRE POUR L ENSEMBLE DE L INDUSTRIE DES PÂTES ET PAPIERS (SCIAN 322) Masse salariale se situe entre Nombre d employeurs % dépenses de formation / masse salariale Versements au FNFMO % versements / masse salariale ,58% $,009% ,65% $,005% Total $ Source : Compilation Concerpro à partir des données du ministère du Revenu du Québec et Emploi-Québec Globalement, il ressort du tableau précédent que : les employeurs de l industrie des pâtes et papiers ont versé $ au FNFMO en 1998 et 1999, représentant les sommes prescrites par la Loi qui n ont pas été investies en formation; les employeurs investissent de plus en plus eux-mêmes dans la formation au lieu de verser les sommes au FNFMO. En effet, les versements sont passés de $ en 1998 à $ en 1999, soit dans la proportion de 0,009% à 0,005% de la masse salariale; CIFQ BILAN SECTORIEL V3 75
92 En 1998 et 1999, les employeurs de l industrie ont réalisé des dépenses en formation supérieures à 1% de leur masse salariale soit 1,58% et 1,65% respectivement. Selon notre sondage, on parle maintenant de 2,67% de la masse salariale affectée à la formation dans le secteur (2002). Par ailleurs, il est intéressant de constater que l'industrie du papier et des produits en papier s est vue octroyer plus de 6 M $ depuis les quatre dernières années à titre de subventions pour soutenir les activités de formation de ses travailleurs. TABLEAU 42 - SUBVENTIONS ACCORDÉES PAR LE FNFMO À L INDUSTRIE Total $ $ $ $ $ Source : Direction du Fonds national de formation de la main-d œuvre Appréciation de la formation et attentes des employeurs Bien que les employeurs soient généralement satisfaits des finissants des programmes de DEP, plusieurs s interrogent à savoir si ce diplôme est réellement suffisant dans la perspective où ces travailleurs seront en emploi pour les 25 à 30 prochaines années. Relativement au DEC en électronique industrielle, plusieurs employeurs de l industrie des pâtes et papiers souhaitent que les finissants aient le diplôme de chacune des deux options du programme d études, soit électrodynamique et instrumentation et automatisation et ce, dans le but d être plus polyvalents Cheminement de carrière et évolution en emploi Le secteur se caractérise par son approche de «ligne de progression» instituée depuis un grand nombre d années au sein de l industrie. Avec cette approche, les travailleurs progressent d un poste à l autre en fonction de l ancienneté acquise. Des programmes de formation et de compagnonnage ont été élaborés avec le temps afin de permettre aux travailleurs de développer l expertise requise pour leurs éventuelles responsabilités. Bien que cette approche soit admise depuis longtemps, elle comporte certaines contraintes dont : d importants délais pour accéder aux postes de plus grande responsabilité; des écarts pouvant être importants entre les compétences acquises et celles requises lors d investissements majeurs dans de nouvelles technologies. Par ailleurs, notons que les entreprises de plus petite taille ou ayant moins d unités de production connaissent généralement plus de difficultés de rétention de leur main-d œuvre cadre, en ayant moins d opportunités de cheminement de carrière. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 76
93 Perfectionnement et besoins de formation Compte tenu de l évolution constante des procédés et des équipements, les travailleurs de l industrie des pâtes et papiers doivent être capables d apprendre et de s adapter continuellement. Pour l heure, les principaux besoins de formation identifiés par les DRH de l industrie portent sur : Opérateurs : formation soutenue en fonction de la ligne de progression; cette formation a déjà été élaborée dans les entreprises et est gérée directement dans les départements. Cadres : les besoins de formation portent surtout sur le volet managérial et qui doit être adapté en fonction de l orientation de chaque organisation; Superviseurs : des besoins importants sont soulignés en matière de formation des superviseurs. Au plan de la gestion de la formation dans les usines, 70% des budgets sont priorisés par les superviseurs, 15% en fonction de l évaluation du rendement et 15% sont définis par l équipe de gestion. Les principales difficultés rencontrées actuellement en ce qui a trait à la formation interne dans les entreprises portent sur : certaines mentalités régionales qui boycottent à toute fin pratique la formation interne; la faible présence d auto-formation utilisant des outils multimédias; la durée de formation qui est uniforme pour tous et qui ne prend pas en compte les connaissances et les aptitudes des travailleurs; chaque entreprise et même chaque usine développe ses propres outils de formation, ce qui augmente les coûts et n assure pas nécessairement le même niveau et le transfert des acquis; de façon à réduire les conflits d horaire, certaines usines ont intégré dans leur horaire un certain nombre de journées de formation à horaire fixe (ex : 1 jour/5 semaines). CIFQ BILAN SECTORIEL V3 77
94 3.4 Caractéristiques de la main-d œuvre Âge et sexe On peut constater à même le tableau suivant que le plus grand nombre de travailleurs dans les différentes catégories d emplois se retrouvent dans le groupe d âge 46 à 50 ans. TABLEAU 43 NOMBRE DE TRAVAILLEURS SELON L ÂGE, PAR CATÉGORIE D EMPLOI USINES MEMBRES DU CIFQ Groupe d âge Production /opérations Entretien Bureaux Cadres 35 et moins à à à à à ans et plus Total Source : Sondage Concerpro réalisé auprès des membres du CIFQ, hiver 2003 Les différentes catégories d emplois affichent une distribution selon l âge assez similaire l une de l autre. La moyenne d âge n est pas significativement différente d une catégorie à l autre et les graphiques de distribution ne présentent pas de d écart important. La moyenne d âge de l ensemble du secteur s élève à 45,4 ans. GRAPHIQUE 13 - DISTRIBUTION SELON L ÂGE Source : Sondage Concerpro réalisé auprès des membres du CIFQ, hiver 2003 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 78
95 La distribution des travailleurs selon le sexe et par catégorie d emploi est présentée dans le graphique suivant. On peut constater que : On retrouve un peu plus de 1% de femmes dans les postes «Production/opérations» et 0,27% en «Entretien». Les cadres comptent tout de même 13% de femmes et les fonctions dans les bureaux sont occupées à 48% par des femmes. GRAPHIQUE 14 - DISTRIBUTION DES TRAVAILLEURS SELON LE SEXE PAR CATÉGORIE D EMPLOI Source : Sondage Concerpro réalisé auprès des membres du CIFQ, hiver Niveau d analphabétisme Parmi les usines ayant participé au sondage, le nombre moyen d analphabètes par usine est de 2,68. Le taux de réponse sur cette donnée a toutefois été faible Tendances démographiques La question de l image du secteur prend également tout son sens lorsqu on regarde la situation démographique du Québec et les perspectives pour les prochaines années. Les deux tableaux suivants témoignent de façon éloquente des efforts d imagination dont il faudra faire preuve pour attirer dans l industrie des jeunes qui seront par ailleurs très sollicités par les différents autres secteurs économiques. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 79
96 GRAPHIQUE 15 PYRAMIDE DES ÂGES, QUÉBEC, 1 ER JUILLET 2001 GRAPHIQUE 16- VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION AU QUÉBEC Dans plusieurs sphères d activités économiques au Québec, le vieillissement de la main-d œuvre causera des problèmes à moyen ou long terme et ce, à cause du facteur incontournable de la démographie. Dans l ensemble, il semble que les entreprises québécoises ne se préoccupent pas assez de la pénurie de personnel qualifié. En ce sens, les points suivants sont à surveiller : «les jeunes qui arrivent sur le marché du travail depuis 2001 sont des jeunes nés entre 1978 et 1983 et la majorité des gestionnaires, aujourd hui âgés de plus de 40 ans, ont beaucoup de difficulté à comprendre et à accepter les besoins de cette génération : à prévoir dans l entreprise certains conflits de génération, CIFQ BILAN SECTORIEL V3 80
97 incompréhension mutuelle des besoins et des attentes, difficultés au travail d équipe, roulement élevé de la jeune main-d œuvre, faible intérêt du personnel envers les postes à faibles salaires; les jeunes de la génération X se caractérisent par leurs attentes en terme de : qualité de vie et équilibre de vie; autonomie; formation continue chez les plus scolarisés; individualisme; satisfaction de leur curiosité intellectuelle qui correspond davantage aux localisations urbaines; qualités de l employeur. C est eux qui offrent une entrevue à l entreprise. à peu près toutes les formations techniques et toutes les disciplines cherchent à combler leurs classes par des étudiants intéressés à faire carrière dans leur champ : à prévoir de sérieux problèmes de relève et des coûts plus importants de recrutement, d intégration et de formation; entre 30% et 40% des étudiants ne terminent pas leurs études ou n obtiennent pas leur diplôme dans le temps normal prévu, ce qui aggrave la difficulté à trouver des candidats qualifiés en nombre suffisant; à prévoir, faute d un apport extérieur de nouvelles compétences, une formation en entreprise plus importante et la mise en valeur des compétences à l interne.» Embauches et mises à pied Les perspectives d embauche dans le secteur seront bonnes au cours des 5-10 prochaines années. D ailleurs, depuis 2000, l industrie a renoué avec l embauche de candidats, ce qu elle n avait pratiquement pas fait depuis 20 ans. Les conditions de travail et salariales de l industrie ont fait qu historiquement, l industrie n a jamais eu de difficultés à recruter des travailleurs et devront toujours faciliter la tâche. Cependant, les acteurs de l industrie constatent néanmoins certains changements : l industrie n étant pas perçue à l avant-garde au plan technologique, plusieurs jeunes la trouvent donc moins intéressante; il y a de moins en moins de candidats dans les programmes de formation dédiés à l industrie; l industrie est peu connue des jeunes; l absence de vision et d orientation à long terme rend l industrie moins attrayante qu auparavant pour les éléments les plus dynamiques. 3 3 Bulletin AFDICQ/CUISI-PRO/ÉBÉNI-PRO Info santé et sécurité & gestion des ressources humaines. (Article de Pierre Bernier, du Groupe Ambition, paru dans la Presse) 26 juin CIFQ BILAN SECTORIEL V3 81
98 3.5 Adéquation entre l offre et la demande de main-d œuvre Quelle sera l offre de main-d œuvre, c est-à-dire le nombre de personnes disponibles et qualifiées pour travailler dans le secteur papetier au cours des années à venir et quelle sera la demande de la part des entreprises? Pour les fins de la présente étude, seuls les travailleurs qui arrivent avec une formation académique pertinente dans le domaine des pâtes et papiers, soit un diplôme d études professionnelles (DEP), une attestation d études collégiales (AEC) ou un diplôme d études collégiales (DEC) sont considérés Départs à la retraite Prévisions totales Au total, selon les données fournies par les usines et les projections sur l ensemble de la population (53 usines), ce sont employés qui prendront leur retraite d ici les 10 prochaines années (de 2003 à 2012), soit environ le tiers des effectifs (32,9%). Le graphique suivant présente le nombre de départs prévus par année d ici Durant cette période, ce nombre croit de façon régulière, en passant de 400 à 809. GRAPHIQUE 17 - PRÉVISIONS DE DÉPART À LA RETRAITE Nombre d employés Années (20 ) Source : Sondage Concerpro réalisé auprès des membres du CIFQ, hiver 2003 Prévisions selon les catégories d emplois Chez les employés de «Production / Opérations», les départs à la retraite d ici les 10 prochaines années s élèvent au total à 3 513, soit 32,8% de l effectif actuel. La croissance des départs est très forte, leur nombre passant de 170 en 2004 à 483 en La moyenne est de 350 départs par année. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 82
99 Du côté de «l Entretien», ce sont employés au total qui prendront leur retraite d ici 10 ans, soit 35,8% de l effectif actuel. La croissance est aussi importante dans cette catégorie avec un nombre prévu en 2004 de 110 et en 2012 de 201. La moyenne s élève à 160 départs par année. Dans les deux autres catégories d emplois, le nombre de départs d année en année, d ici 2012 est assez stable. Chez les employés de bureau, la moyenne des départs est de 39 par année. Le total s élève à 385 (33,5% de l effectif) d ici les 10 prochaines années. Chez les cadres, le nombre oscille autour de la moyenne de 74 départs par année. Le total pour les 10 prochaines années est de 743, soit une proportion 28,2% de l effectif, la plus faible parmi les quatre catégories d emplois. GRAPHIQUE 18 PRÉVISIONS DE DÉPARTS À LA RETRAITE SELON LA CATÉGORIE D EMPLOI Nombre d empoyés Années (20 ) Production/opérations Entretien Bureau Cadres Source : Sondage Concerpro réalisé auprès des membres du CIFQ, hiver à à 2012 Total Production / Opérations Entretien Bureaux Cadres Total CIFQ BILAN SECTORIEL V3 83
100 TABLEAU 44 - PRÉVISIONS DE DÉPARTS À LA RETRAITE DE 2003 À 2012 PAR SOUS-CATÉGORIES D EMPLOIS (EN NOMBRE DE TRAVAILLEURS) Total Production / Opérations Techniciens en pâtes et papiers Techniciens en laboratoire Opérateurs - machines pap., pâtes, fin., exp Opérateurs d'appareils de levage Mécaniciens de machines fixes Débardeurs, manutentionnaires, grutiers Opérateurs traitement des eaux et déchets Autres Sous-total Entretien Tech. électr. indust. et instrum. & contr Techniciens en génie mécanique Techniciens en génie industriel Tuyauteurs Plombiers Machinistes Mécaniciens industriels Mécaniciens matériel roulant Électriciens Peintres, charpentiers, menuisiers Soudeurs Autres Sous-total Bureaux Finances / comptabilité /administration Ressources humaines Approvisionnement Informatique Assurance qualité Autres Sous-total Cadres Directeurs d'usine, de production et d'entre Surintendants Contremaîtres / Superviseurs - Production Contremaîtres / Superviseurs - Entretien Ingénieurs en mécanique Ingénieurs en chimie Ingénieurs en électricité Finance, comptabilité, RH, informatique Assurance qualité, environnement Autres Sous-total TOTAL Source : Sondage Concerpro réalisé auprès de membres du CIFQ, hiver 2003 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 84
101 Les principaux constats qui se dégagent des prévisions de départs à la retraite sont à l effet que : les départs les plus nombreux se situent chez les postes de production/opérations; d ailleurs, ces départs seront 60% plus élevés dans la deuxième moitié de la décennie, la moyenne annuelle passant de 270 personnes à 432 dans des catégories d emplois; parmi les postes à la production/opérations, ce sont les opérateurs de machines à papier, pâtes, finition et expédition qui connaîtront le plus grand nombre de départs avec 63% (2 214) de tous les départs de cette catégorie (3 513 sur 10 ans). Essentiellement, c est 20% (2 214/10 695) de tout le personnel en poste dans cette catégorie qui perdra globalement 33% de ses effectifs au cours des 10 prochaines années (13% la première demie et 20% dans la seconde demie de la décennie); en ce qui concerne le personnel d entretien, la moyenne annuelle des départs est assez stable à environ 150 à 170 personnes par an. Globalement, ces départs correspondent à 36% des effectifs sur 10 ans; les départs les plus importants s effectueront chez les mécaniciens industriels (76% sur 10 ans) qui compteront pour 50% de tous les départs de la catégorie entretien; dans les bureaux, il y aura de 30 à 40 départs par an, ce qui correspond sur dix ans à 34% des effectifs, parmi le personnel de bureau, les départs les plus significatifs se retrouveront chez le personnel de «finance / comptabilité / administration» avec 32% des départs de cette catégorie; les départs chez les cadres sont de l ordre de 75 par an, soit 28% des effectifs sur 10 ans; finalement chez les cadres, la relève la plus imposante sera générée par le départ massif des superviseurs à la production et à l entretien qui comptent pour plus de 50% des prévisions de départ. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 85
102 TABLEAU 45 DÉPARTS À LA RETRAITE PAR ORDRE D IMPORTANCE 1. Opérateurs machines à papier, pâtes, finition et expédition sur 10 ans 175 en moyenne par année de 2003 à en moyenne par année de 2008 à 2012 Correspondent à 63% des départs de la catégorie «Production/opérations» 2. Mécaniciens industriels 769 sur 10 ans 75 à 80 départs en moyenne par année Correspondent à près de 50% des départs de la catégorie «Entretien» 3. Superviseurs production et entretien 376 sur 10 ans 35 à 40 départs en moyenne par année Correspondent à plus de 50% des départs de la catégorie «Cadres» Par ailleurs, nous avons questionné les entreprises à savoir quelles sont les mesures prises pour faire face à la retraite. Le recrutement à l externe, la formation autonome et la formation en collaboration avec les commissions scolaires sont les principales mesures retenues. GRAPHIQUE 19 - MESURES PRISES POUR FAIRE FACE AUX DÉPARTS À LA RETRAITE Source : Sondage Concerpro réalisé auprès des membres du CIFQ, hiver 2003 * Indice composé en attribuant la note 10 à très important, la note 6,66 à assez important, la note 3,33 à peu important et la note 0 à pas du tout important CIFQ BILAN SECTORIEL V3 86
103 Programmes de formation en collaboration avec les C.S. Programmes de formation autonome Programmes de recrutement à l externe Programmes de rétention des travailleurs âgés Autres TABLEAU 46 - MESURES PRISES POUR FAIRE FACE AUX DÉPARTS À LA RETRAITE Importance Très Assez Peu Pas du tout Indice 36% 29% 20% 15% 6, % 21% 21% 9% 7, % 30% 11% 5% 7,8 26 0% 5% 58% 37% 2,3 24 0% 0% 17% 83% 0,6 4 Source : Sondage Concerpro réalisé auprès des membres du CIFQ, hiver 2003 n Difficultés en matière de recrutement Le CIFQ a interrogé les gestionnaires des différentes usines, lors du sondage réalisé au printemps 2002, à savoir s ils avaient éprouvé jusqu à maintenant des difficultés dans le recrutement de leur personnel. «Les données du tableau suivant démontrent que la très grande majorité des organisations n ont pas encore vécu de difficulté à recruter du personnel. Toutefois, pour les emplois qui requièrent l obtention d un diplôme de niveau universitaire, ou plus précisément les professions associées au domaine de l ingénierie, la proportion de répondants qui éprouvent déjà des difficultés de recrutement est nettement plus élevée que dans le cas des postes de techniciens ou d opérateurs. Cette proportion varie en effet entre 32% et 40% dans le premier cas, et entre 16% et 20% dans le second cas.» 34 TABLEAU 47 - MÉTIERS ET PROFESSIONS PRÉSENTANT DES DIFFICULTÉS DE RECRUTEMENT 34 OUI NON Ingénieurs en mécanique 32% 68% Ingénieurs en chimie 36% 64% Ingénieurs en électricité 40% 60% Techniciens en électronique industrielle 16% 84% Techniciens en mécanique 16% 84% Techniciens en pâtes et papiers 20% 80% Opérateurs 16% 84% «Le sondage abordait également la problématique d une éventuelle pénurie de main-d œuvre dans l industrie des pâtes et papiers au cours des cinq prochaines années. La moitié des personnes interrogées ont répondu affirmativement, près du tiers ont répondu par la négative, tandis que 19% ont affirmé ne pas savoir s il y 34 L industrie des pâtes et papiers du Québec fera-t-elle face à une pénurie de main-d œuvre? Publication Les papetières du Québec. Novembre CIFQ BILAN SECTORIEL V3 87
104 aurait pénurie ou non dans leur usine. Ces différences de perception peuvent, selon le CIFQ, trouver leur explication dans la localisation des usines. Il paraît en effet logique de croire qu il est plus facile d attirer de la main-d œuvre qualifiée lorsqu une usine est située dans ou à proximité d un grand centre urbain, comparativement à une autre usine située dans une localité éloignée des grandes villes.» 34 Cette analyse a d ailleurs été confirmée par les leaders DRH présents à nos rencontres de haut niveau. Par ailleurs, il semble que l industrie doit vaincre des perceptions qui ne sont pas toujours positives à l égard de ce secteur d activité qui est souvent perçu comme étant à faible teneur technologique. Les nouvelles technologies ont été très populaires au cours des dernières années et ont attiré un grand nombre de jeunes diplômés vers les entreprises de haute technologie et moins vers celles dites traditionnelles. Dans le cadre de la présente étude, les observations soulevées par les dirigeants lors des rencontres de haut niveau se résument essentiellement comme suit : Difficulté à recruter et intégrer des femmes; Difficultés en régions plus éloignées du fait des problématiques reliées aux services de santé, aux écoles, aux formations sportives ou artistiques, au cheminement de carrière du conjoint; Il y a également d importantes difficultés de recrutement de superviseurs et surintendants. Les gens de la génération X n acceptent pas de s investir aussi totalement que leurs aînés en terme de disponibilité de temps; Les superviseurs qui quitteront pour la retraite soulèvent une problématique importante. Les postes occupés par ceux-ci sont de plus en plus exigeants alors qu on s attend à une compétence reconnue dans les pâtes et papiers doublée d une certaine capacité d intervention en amélioration continue : 5S SMED, Kaïzen, etc.); On constate également une réelle réduction de la mobilité géographique des cadres de différents niveaux; Certains métiers s avèrent particulièrement difficiles à recruter : mécaniciens industriels; électrotechniciens; autres métiers (à venir dans les prochaines années); On assiste également à une concurrence intersectorielle grandissante, ce qui entraînera une hausse inévitable des conditions d emplois et de salaires; CIFQ BILAN SECTORIEL V3 88
105 D ailleurs, dans ce contexte de concurrence intersectorielle, l industrie devra ajuster certaines de ses classes salariales; Au niveau universitaire, les ingénieurs sont particulièrement en demande, surtout ceux spécialisés en pâtes et papiers, mais également les ingénieurs, électrique, mécanique et chimique. Cependant, il appert que les postes commandant ces niveaux de formation sont tout de même faciles à combler à l exception toutefois des régions éloignées. Le sondage Concerpro a permis d identifier les principaux concurrents intersectoriels à l égard du recrutement. En tête de liste, la concurrence provient principalement des autres usines de pâtes et papiers. Le graphique qui suit présente l importance des sources de concurrence intersectorielle au recrutement selon un indice composé à partir des réponses des usines. GRAPHIQUE 20 - PRINCIPAUX CONCURRENTS INTERSECTORIELS DE RECRUTEMENT TABLEAU 48 - PRINCIPAUX CONCURRENTS INTERSECTORIELS DE RECRUTEMENT Autres usines de pâtes et papiers Importance Très Assez Peu Pas du tout Indice 49% 35% 11% 5% 7,6 31 Métallurgie 11% 18% 25% 46% 3,2 29 Hydroélectricité 2% 4% 41% 53% 1,9 29 Autres 0% 0% 0% 100% 0,0 5 Source : Sondage Concerpro réalisé auprès des membres du CIFQ, hiver 2003 n CIFQ BILAN SECTORIEL V3 89
106 3.5.3 Perspectives professionnelles Emploi-Québec a publié en juillet 2002 un document intitulé «Le marché du travail au Québec Perspectives professionnelles ». On y découvre les tendances pour la majorité des métiers, le niveau de compétences requis, le revenu annuel moyen. Nous présentons dans le tableau suivant différentes professions associées mais non exclusives au secteur de l industrie papetière. Seules quelques professions sont exclusives à savoir les opérateurs au contrôle de la réduction en pâtes des pâtes et papiers (CNP 9233), les opérateurs au contrôle de la fabrication du papier et du couchage (CNP 9234), conducteurs de machines dans les usines de pâtes et papiers (CNP 9432), opérateurs de machines dans la fabrication et finition du papier (CNP 9433), opérateurs de machines à façonner le papier (CNP 9435) et les manœuvres dans le traitement des pâtes et papiers (CNP 9614). CIFQ BILAN SECTORIEL V3 90
107 Code CNP TABLEAU 49 - LE MARCHÉ DU TRAVAIL AU QUÉBEC PERSPECTIVES PROFESSIONNELLES Titre de la profession Niveau de compétence Nombre d emplois estimés en 2000 Revenu annuel moyen à temps plein en 1995 Taux de demande de main-d œuvre 2000 à 2005 Taux de chômage estimé en 2000 Perspectives Directeurs de la fabrication (directeurs d usines) Gestion Modéré Faible Favorables 2112 Chimistes Professionnel Modéré Faible Favorables 2132 Ingénieurs mécaniciens Professionnel Élevé Faible Très favorables 2133 Ingénieurs électriciens et électromécaniciens Professionnel Élevé Faible Très favorables 2134 Ingénieurs chimistes Professionnel Élevé Faible Très favorables 2211 Technologues et techniciens en chimie Technique Élevé Faible Très favorables 2232 Technologue et technicien en génie mécanique Technique Élevé Faible Très favorables 2233 Technologues et techniciens en génie industriel et en génie Technique Élevé Modéré Favorables de fabrication 2241 Technologues et techniciens en génie électronique et Technique Modéré Faible Favorables électrique 7212 Contremaîtres en électricité Technique Modéré Modéré Acceptables 7213 Contremaîtres en tuyauterie Technique Modéré Modéré Acceptables 7216 Contremaîtres en mécanique Technique Modéré Faible Favorables 7231 Machinistes Technique Élevé Modéré Favorables 7241 Électriciens Technique Élevé Élevé Acceptables 7242 Électriciens industriels Technique Modéré Modéré Acceptables 7252 Plombiers Technique Élevé Élevé Acceptables 7252 Tuyauteurs, monteurs d appareils de chauffage et monteurs Technique Élevé Élevé Acceptables de gicleurs 7311 Mécaniciens industriels Technique Modéré Modéré Acceptables 7312 Mécaniciens d'équipement lourd Technique Modéré Modéré Acceptables 7371 Grutiers Technique Modéré Modéré Acceptables 9233 Opérateurs au contrôle de la réduction en pâte des pâtes et Technique Faible Faible Acceptables papiers 9234 Opérateurs au contrôle de la fabrication du papier et du Technique NP NP NP couchage 9424 Opérateurs d'installations assainissement de l'eau et Intermédiaire Modéré Modéré Acceptables traitement déchets 9432 Conducteurs de machines dans les usines de pâtes et papiers Intermédiaire Faible Modéré Restreintes 9433 Opérateurs de machines dans la fabrication et finition du Intermédiaire Faible Modéré Restreintes papier 9435 Opérateurs de machines à façonner le papier Intermédiaire Faible Modéré Restreintes 9614 Manœuvres dans le traitement des pâtes et papiers Élémentaire Faible Élevé Très restreintes Source : Emploi-Québec «Le marché du travail au Québec Perspectives professionnelles », juillet 2002 Note : Certaines prévisions d Emploi-Québec semblent pessimistes, à titre d exemple les prévisions relatives au CNP 9432, 9433, 9435, 9614 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 91
108 3.5.4 Adéquation entre les départs à la retraite et les finissants en pâtes et papiers L une des questions importantes qui doit être clarifiée concerne l adéquation. Sur la base des données obtenues dans le sondage de Concerpro, nous avons été en mesure d y répondre comme suit : DEP : Si la tendance des dernières années se maintient avec 180 et 200 finissants au DEP en Pâtes et papiers - Opérations, l offre de finissants devrait rencontrer la demande. Qui plus est, comme certaines usines organisent elles-mêmes leur propre programme, les besoins devraient globalement être satisfaits. AEC : La demande varie selon les besoins de l industrie. Ce programme peut être une alternative pour répondre à un manque de main-d œuvre au niveau des opérateurs. DEC : Il y a et y aura pénurie de finissants au DEC pour répondre aux besoins de l industrie. En effet, au cours des 5 prochaines années ( ), le secteur aura besoin d environ 150 à 200 diplômés pour remplacer les départs à la retraite et si la tendance se maintient, c est au mieux 140 diplômés qui sortiront des cégeps spécialisés en pâtes et papiers. Note : Les tableaux suivants présentent le détail. TABLEAU 50 TRAVAILLEURS EN POSTE VS DÉPARTS À LA RETRAITE En poste Départs à la retraite Total Production/Opérations (100%) (13%) (20%) (33%) Entretien (100%) 759 (17%) 848 (19%) (36%) Bureaux (100%) 186 (16%) 199 (17%) 385 (33%) Cadres (100%) 362 (14%) 381 (15%) 743 (29%) Perspectives de finissants (14%) (19%) (33%) DEP : 200 finissants/an = finissants /5 ans, finissants /10 ans AEC : 35 finissants /an = 175 finissants /5 ans, 350 finissants /10 ans DEC : 28 finissants /an = 140 finissants /5 ans, 280 finissants /10 ans Il est à noter qu historiquement, près de la moitié des finissants au DEC a accepté un emploi dans d autres types d entreprises, par exemple celles des produits chimiques. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 92
109 Besoins de remplacement Sur la base des niveaux de scolarité minimum déclarés par les directeurs de ressources humaines des usines sondées par Concerpro, nous avons été en mesure de calculer les besoins de finissants au DEP, AEC et DEC pour remplacer les départs à la retraite. TABLEAU 51 - BESOINS DE REMPLACEMENT DES DÉPARTS À LA RETRAITE 2003 à 2007 * 2008 à 2012 * Ordre Taux de remplacement Ordre Taux de remplacement d enseignement 100% 80% 60% d enseignement 100% 80% 60% DES DES DEP DEP AEC AEC DEC DEC * Taux de remplacement des départs à la retraite suite à une certaine réorganisation du travail dans les usines. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 93
110 4. CONCLUSIONS ET PROPOSITIONS Devant les bouleversements sur les marchés mondiaux et la croissance constante de la concurrence internationale, les papetières québécoises doivent continuer de se tenir à l avant-garde de la technologie et consolider leur position sur les marchés. De plus, les usines de papier journal font face à plusieurs facteurs contribuant à réduire la demande comme la concurrence de plus en plus vive des nouvelles technologies de l information, la substitution de papier journal pour des produits haut de gamme (papiers surcalandrés et couchés) et la faible croissance de la population. La difficulté du secteur à réaliser de nouveaux investissements pourrait entraîner une certaine vague de consolidation sectorielle. Les perspectives d avenir se résument donc comme suit : faibles investissements en technologie prévus pour la période ; les investissements qui seront tout de même réalisés viseront une réduction des coûts de production et un rendement accru avec les mêmes tonnages en approvisionnements. On ne prévoit pas de hausse de capacité de production; incertitude persistante quant à l avenir de l industrie, entre autres, face aux marchés et à la valeur du dollar; rationalisation et possibilité de fermeture de quelques usines à hauts coûts; transfert des productions vers le papier à plus grande valeur ajoutée en comparaison avec le papier journal; présence grandissante de systèmes de gestion scientifique des opérations et de l entretien; amélioration recherchée des relations de travail. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 94
111 L INDUSTRIE Industrie à maturité donc : Tendances lourdes Emphase sur la qualité, la productivité, le rendement optimal des installations, la performance environnementale, la diversification de la production, la réduction des coûts. Baisse des ventes de papier journal. Propositions Mettre en place des systèmes de gestion scientifique de la production avec contrôle statistique et modes d intervention et de suivi de l amélioration continue. Accentuer les démarches mobilisatrices favorisant l implication de l ensemble des employés à leurs niveaux respectifs Hausse des ventes de papier d impression et d écriture de même que des cartons. Concentration (fusions/acquisitions) des clients et groupements d achat réduisant d autant le pouvoir de négociation des producteurs de papier. Mutation des usines de papier journal vers des papiers à plus grande valeur ajoutée. Réduction drastique des investissements en immobilisation et pas de reprise avant 2006 et même L emphase est donc à l optimisation des processus, à l implication des employés à tous les niveaux et à la gestion scientifique des opérations. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 95
112 RELATIONS DE TRAVAIL Tendances lourdes Milieu fortement syndiqué caractérisé par des négociations sectorielles. Au fil des ans, les relations de travail se sont améliorées et il y a une volonté et une nécessité de poursuivre cette évolution vers de saines relations. Plusieurs enjeux importants seront au cœur des débats patronaux - syndicaux : intégration et cheminement des jeunes plus fortement diplômés; ancienneté; sous-traitance; formation des travailleurs en emploi; critères d embauche critères pour le cheminement de carrière. Propositions Partager l actuel bilan avec les représentants syndicaux du secteur afin de permettre une mise à niveau des compréhensions patronales et syndicales du contexte de l industrie. Élaborer un modèle sectoriel d intervention pour améliorer les relations de travail à l échelle : des usines; des entreprises; du secteur. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 96
113 CAPACITÉ CONCURRENTIELLE DE L INDUSTRIE Tendances lourdes Les approvisionnements en matière première sont limités et risquent même d être réduits au cours des 3 prochaines années, ce qui limitera nécessairement la croissance de l industrie. Parallèlement, les principaux coûts d approvisionnement en matière première et en énergie sont continuellement en hausse. Les prix de ventes anémiques ont été compensés par la faiblesse du dollar canadien. Dès lors, un dollar canadien en hausse risque fort d affecter négativement la rentabilité des usines québécoises. Plus de 60% des expéditions québécoises de papier sont destinées au marché américain. Propositions Réaliser une étude d impact des réductions d approvisionnement sur la main-d œuvre et sur l économie du Québec et de ses régions. Réaliser une étude spécifique de la capacité concurrentielle de l industrie québécoise des pâtes et papiers et dégager des recommandations en vue de se donner une réelle politique de développement de l industrie. Constituer un comité de haut niveau regroupant les principaux intervenants de l industrie afin de se donner une vision intégrée du développement de même qu une orientation stratégique claire pour le secteur : entreprises; syndicats; gouvernements. Les entreprises du secteur ont de grandes difficultés à attirer de nouveaux capitaux. Les entreprises travaillent à repositionner la production de certaines machines sur les marchés plus prometteurs et rentables des produits à plus grande valeur ajoutée. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 97
114 ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL HAUTEMENT TECHNOLOGIQUE Tendances lourdes L industrie papetière est devenue au fil des ans un secteur hautement technologique. Les prochains investissements iront également en ce sens. Les travailleurs en emploi ne constatent pas nécessairement l évolution technologique réalisée. Les emplois en progression ont une forte teneur en contenu technologique alors que les emplois en déclin sont anémiques au plan technologique. Propositions Faire la promotion du caractère hautement technologique des usines, de leurs procédés de même que des opportunités professionnelles qui se présenteront dans le secteur au cours des prochaines années, tant pour les travailleurs en emploi que pour les éventuels prospects. Le comité de haut niveau et les recommandations politiques qui en découleront devront couvrir l aspect de l expertise technologique en regard de la fabrication d équipements. Le Québec a perdu une part importante de son expertise technologique, notamment au chapitre de la fabrication d équipements pour les usines de pâtes et papiers. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 98
115 RENOUVELLEMENT DE LA MAIN-D ŒUVRE Tendances lourdes Au cours des 10 dernières années ( ), l emploi a été relativement stable dans les usines ( à personnes). Cependant, au cours des 10 prochaines années, les départs à la retraite dans les usines seront de l ordre de à personnes soit 35% des effectifs qui quitteront et qui seront remplacés dans une proportion de 60% à 80%. Essentiellement, c est la première fois depuis 20 ans que l industrie connaîtra un tel renouvellement de maind œuvre. C est près de 75% des superviseurs qui quitteront au cours des 10 prochaines années et qui devront être remplacés. La période la plus intense de départs à la retraite se situera entre 2010 et Propositions Il sera pertinent de profiter de cet important renouvellement de main-d œuvre pour : élever le niveau de formation de base requis pour les nouveaux travailleurs et superviseurs en vue : de s assurer d une bonne capacité d apprentissage; d avoir les compétences dorénavant requises en informatique/électronique; de faciliter l utilisation des outils de gestion scientifique des opérations; de maximiser l utilisation des technologies de pointe; de disposer de ressources ayant des qualifications multiples. faire évoluer la culture de performance et de gestion scientifique des opérations au sein des équipes de travail; accentuer la formation assistée par ordinateur; promouvoir les passerelles inter ordres d enseignement; favoriser la formation «académique» continue et le cheminement de «carrière formation» notamment avec des supports à distance; élaborer et implanter un réel programme de formation et de développement des superviseurs. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 99
116 ADÉQUATION ENTRE LES FINISSANTS ET LES POSTES OUVERTS Tendances lourdes Les usines réussissent bien à satisfaire leurs besoins d embauche de diplômés DEP. Il y a une certaine proximité physique avec les écoles et le programme. La concurrence est plus vive chez le personnel d entretien notamment pour ceux qui ont des formations de niveau collégial en électrotechnique. Les plus grandes difficultés de recrutement se rencontrent dans les régions éloignées du centre du Québec. À moins d un revirement de situation, il y aura une pénurie chronique de techniciens (DEC) en pâtes et papiers pour satisfaire les besoins des différentes usines du Québec. Propositions Élaborer un programme de recrutement, de bourses d études et d intégration à l industrie pour les étudiants désireux de participer au programme DEC en Technologies des pâtes et papiers. Orienter ce programme principalement vers les régions éloignées afin d accroître les chances de récupérer les finissants dans ces régions. Faire connaître à tous les directeurs de ressources humaines, la formule de formation DEP en pâtes et papiers en milieu de travail ou en lien avec une usine. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 100
117 ANNEXE 1 LES USINES DE PÂTES ET PAPIERS MEMBRES DU CIFQ Abitibi-Consolidated inc. Bowater Produits Forestiers du Canada inc. Cascades inc. Domtar inc. F.F. Soucy inc. Fonds S.F.K. Pâte J. Ford ltée Kruger inc. Papier Masson ltée Papiers Fraser Papiers Scott ltée, Papiers Stadacona Pâte Mohawk ltée Smurfit-Stone Tembec CIFQ BILAN SECTORIEL V3 1
118 ANNEXE 2 LISTE DES RESPONSABLES EN RESSOURCES HUMAINES QUI ONT ÉTÉ SOLLICITÉS ET CEUX QUI ONT RÉPONDU AU SONDAGE Responsables sollicités Benoît Lachance, ACI - Alma André Rioux, ACI Amos Sylvain Canuel, ACI Baie-Comeau Richard Leblanc, ACI - Beaupré Roger Thomassin, ACI Clermont Diane Rivard, ACI - Grand-Mère Gaétan Guérin, ACI - Jonquière Martine Lévesque, ACI La Baie Louis Leblanc, ACI St-Félicien Jocelyn Ouellet, Bowater - Dolbeau Claude St-Cyr, Bowater - Donnacona Luc Trempe, Bowater - Gatineau Chantal Duranceau, Cascades - Breakeyville Josée Bergeron, Cascades - Candiac Philippe Germain, Cascades CMD et Lupel Isabelle Gagnon, Cascades East-Angus Emmanuelle Migneault, Cascades Paperboard East-Angus François Cossette, Cascades, Fjordcell Éric Larouche, Cascades, Paperboard Jonquière Charles Coutu, Cascades Papiers Kingsey Falls Charles Coutu, Cascades Pro-Formak Marie-Josée Arseneault, Cascades Papiers Perkings Kingsey Falls André Labelle, Papiers Perkins Lachute Philippe Germain, Matériaux Cascades Louiseville Louisette Soucy, Cascades St-Jérôme Daniel Proulx, Domtar Hull/Ottawa Normand Laprise, Domtar Lebel-sur-Quévillon Louis Mercier, Domtar Windsor Michel Beaumont, F.F. Soucy Rivière-du-Loup Serge Bisson, J. Ford Portneuf Daniel Giguère, Kruger Bromptonville Pierre Loyer, Kruger Montréal Michel Mélançon, Kruger Trois-Rivières Martin Gélinas, Kruger Trois-Rivières (Wayagamak) Patricia Thériault, Norampac Cabano Julie Pelletier, Norampac Kingsey Falls Jacques Thériault, Papier Masson Masson-Angers Garry Sweet, Papiers Fraser - Thurso Ont répondu CIFQ BILAN SECTORIEL V3 2
119 Claude Gauthier, Papiers Scott Crabtree Lucie Martin, Papiers Scott Hull Claude Gauthier, Papiers Scott Lennoxville Marc-André Turcotte, Papiers Stadacona Québec Noëlla Charest, Pâte Mohawk St-Antonin Jules Morissette, Smurfit-Stone La Tuque Jean Levasseur, Smurfit-Stone Matane Henri Bourassa, Smurfit-Stone New-Richmond Robert Pelletier, Smurfit-Stone Portage-du-Fort Michel Drolet, Tembec Matane André Francoeur, Tembec St-Léonard Michel Charland, Tembec Témiscaming Michel Charland, Temboard Témiscaming Michel Charland, Temcell Témiscaming CIFQ BILAN SECTORIEL V3 3
120 ANNEXE 3 AVIS TECHNIQUE CONCERNANT LE SONDAGE Le sondage a permis d obtenir 31 questionnaires complétés sur l ensemble des 53 entreprises sollicitées, ce qui donne un taux de réponse de 58% et une marge d erreur de 13,1 % 1 à un niveau de confiance de 95%. Nous avons vérifié la représentativité de l échantillon obtenu et affecté des facteurs de pondération selon les calculs présentés dans le tableau suivant. La pondération a été effectuée à partir du nombre d employés total des usines. Trois classes ont été utilisées (première colonne du tableau) : 30 à 187, 188 à 425 et 438 à Les bornes de ces classes ont été choisies afin que la population des 53 usines soit divisée en trois parties égales. Ainsi, 17 des 53 usines (32,0%) ont entre 30 et 187 employés, 18 (34,0%), entre 188 et 425 employés et 18 (34,0%), entre 438 et employés. L échantillon ne présente pas la même distribution : 7 des 31 usines (22,6%) ont entre 30 et 187 employés, 8 (25,8%), entre 188 et 425 employés et 16 (51,6%), entre 438 et employés. Cette situation est la conséquence de taux de réponse différents au sondage selon la taille des entreprises. Les grandes entreprises ont répondu en plus grande proportion que les petites. Afin de corriger les erreurs de projection qui pourraient résulter de cette distorsion, nous avons affecté des facteurs de pondération à chaque usine selon la classe où se trouve leur nombre d employés. Le facteur de chaque classe a été calculé en divisant le nombre d usines de la population par le nombre d usines de l échantillon. De plus, les facteurs ont été calculés de telle sorte que l échantillon soit ramené à la taille de la population. Ainsi, une usine de l échantillon de la classe de 30 à 187 employés compte pour 2,429 usines de la population. Aussi, une usine de l échantillon de la classe de 438 à employés compte pour 1,125. De cette façon, telles que le démontrent les deux dernières colonnes du tableau, le poids des usines de grande taille dans l échantillon (51,6%) est ramené à celui de la population (34,0%). Nombre d employés FACTEURS DE PONDÉRATION Population Échantillon Projection Facteurs de Nombre d usines Nombre d usines Nombre d usines pondération n % n % n % 30 à ,0 % 7 22,6 % 2, ,0 % 188 à ,0 % 8 25,8 % 2, ,0 % 438 à ,0 % 16 51,6 % 1, ,0 % Total ,0 % ,0 % ,0 % 1 En tenant compte de l effet de pondération CIFQ BILAN SECTORIEL V3 4
121 ANNEXE 4 LISTE DES PERSONNES CONTACTÉES (PERSONNES RESSOURCES) M. Richard St-Pierre, MRN Mme Line Blouin, MRN M. Paul Pellerin, MRN Mme Claude Fortin, MRN M. André Desnoyers, DRHC M. Marc André Côté, Conseil de la recherche forestière du Québec Mme Hélène Vincent, MIC, Direction de l analyse et des politiques structurelles Mme Mélanie Turgeon, MRN, direction du développement de l industrie des produits forestiers M. Jean Leclerc, coordonnateur, département des Technologies des pâtes et papiers, Cégep de Trois-Rivières M. Serge Ricard, Service de la formation Cégep de Trois-Rivières M. Denis Moreau, Cégep de Trois-Rivières M. Paul Tessier, président du comité Environnement, secteur pâtes et papiers, Smurfit- Stone Mme Nancy Barbeau, MEQ Mme Estelle Tremblay, CFP La Baie Sites internet consultés Le réseau d information en éducation CIFQ BILAN SECTORIEL V3 5
122 ANNEXE 5 RÉFÉRENCES L industrie papetière du Québec au cœur de la vie de mille et une façons. Association des industries forestières du Québec, La forêt au cœur de mon apprentissage. Les ressources forestières du Québec. Association des industries forestières du Québec, Le marché du travail au Québec Perspectives professionnelles , Emploi-Québec, juillet 2002 Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 37, no Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 37, n o Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 37, n o Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 37, n o Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 38, n o Le Papetier. Association des industries forestières du Québec. Vol. 38, n o L industrie des pâtes et papiers du Québec fera-t-elle face à une pénurie de main-d œuvre? Publication Les papetières du Québec. Novembre Ressources et industries forestières Portrait statistique Édition Ministère des Ressources naturelles du Québec Bilan de l industrie des produits forestiers en 1999, Suzanne Dumas. Octobre 2000 Consolidation de l industrie des produits forestiers en Amérique du Nord, MRN, novembre 2002 Synthèse à partir d un article du Journal Le Devoir, 1 er février L industrie du papier journal se dirige vers une impasse. Ressources et industries forestières, Portrait statistique, MRN. Septembre 2001, 10.1 L industrie des produits de première transformation au Québec, PriceWaterhouseCoopers, 1999 Coup d œil 2002, Conseil de l industrie forestière du Québec (CIFQ) Performance environnementale, AIFQ Inspiré d un article Journal Les Affaires, du 1 er février 2003, p. 26 «Réduction d émissions de gaz à effet de serre à vendre» Bulletin AFDICQ/CUISI-PRO/ÉBÉNI-PRO Info santé et sécurité & gestion des ressources humaines. (Article de Pierre Bernier, du Groupe Ambition, paru dans la Presse) 26 juin Article du journal Le Soleil, le jeudi 20 février 2003 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 6
123 ANNEXE 6 CONDITIONS D ADMISSION DE QUELQUES PROGRAMMES D ÉTUDES Programme DEP du secondaire : Pâtes et papiers - Opérations Numéro du programme : 5262 Code CUISEP : SP Durée de la formation : 1170 heures Conditions d'admission Pour la personne titulaire du diplôme d'études secondaires ou de son équivalent reconnu, aucune condition d'admission supplémentaire n'est requise ; OU Pour la personne âgée d'au moins 16 ans au 30 septembre de l année scolaire au cours de laquelle elle commence sa formation, la condition d'admission suivante s'ajoute: avoir obtenu les unités de 4e secondaire en langue d'enseignement, en langue seconde et en mathématique ou des apprentissages reconnus équivalents ; OU Pour la personne âgée d'au moins 18 ans, la réussite du test de développement général et comme préalables spécifiques, les unités de français de niveau deuxième secondaire soit, FRA , ou des apprentissages reconnus équivalents, sont requis comme préalables fonctionnels ; OU Pour la personne ayant obtenu les unités de 3e secondaire en langue d'enseignement, en langue seconde et en mathématique dans des programmes d'études établis par le ministre, la poursuite de sa formation générale en concomitance avec sa formation professionnelle est exigée afin d'obtenir les unités qui lui manquent parmi les suivantes: 4e secondaire en langue d'enseignement, en langue seconde et en mathématique dans des programmes d'études établis par le ministre. Programmes AEC du collégial en Production de pâtes et papiers (Source : Numéro du programme : EJL.02 Durée de la formation : 1380 heures Conditions d'admission Avoir réussi les Mathématiques 436 et les sciences physiques 436 ; CIFQ BILAN SECTORIEL V3 7
124 Avoir interrompu ses études pendant au moins deux sessions consécutives ou une année scolaire; OU Être visé par une entente conclue entre le collège et un employeur ou par un programme gouvernemental; OU Avoir complété au moins une année d'études post-secondaire échelonnée sur une période d'un an ou plus ; Se soumettre à une entrevue lorsque celle-ci est nécessaire pour la sélection des candidats. Programmes DEC du collégial Technologies des pâtes et papiers Numéro du programme : 232.A0 Code CUISEP : CP Durée de la formation : Spécifique : 1920 heures Totale : 2580 heures Conditions d'admission Est admissible à un programme conduisant au diplôme d'études collégiales la personne qui satisfait aux conditions suivantes : est titulaire du diplôme d'études secondaires ou du diplôme d'études professionnelles décerné par le ministre de l'éducation; a accumulé le nombre d'unités alloué par le Régime pédagogique de l'enseignement secondaire pour l'apprentissage de l'histoire et des sciences physiques de 4e secondaire, pour l'apprentissage de la langue d'enseignement et de la langue seconde de 5e secondaire ainsi que pour l'apprentissage des mathématiques de 5e secondaire ou d'un cours de mathématiques de 4e secondaire que détermine le ministre et dont les objectifs présentent un niveau de difficultés comparable; satisfait, le cas échéant, aux conditions particulières d'admission au programme que peut établir le ministre; Avoir réussi les cours du secondaire : mathématique 526, physique 534, chimie 534; satisfait, le cas échéant, aux conditions particulières d'admission établies par le collège; Un collège peut toutefois admettre une personne qui possède une formation qu'il juge équivalente. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 8
125 ANNEXE 7 TITRES D EMPLOIS SPÉCIFIQUES SELON LE CODE NATIONAL DES PROFESSIONS DANS L INDUSTRIE DES PÂTES ET PAPIERS C N P Titres d emplois 0911 Directeurs de la fabrication directeur d usine 2111 Physiciens 2112 Chimistes 2122 Professionnels des sciences forestières 2131 Ingénieurs civils 2132 Ingénieurs mécaniciens 2133 Ingénieurs électriciens et électromécaniciens 2134 Ingénieurs chimistes ingénieur chimiste des pâtes et papiers 2141 Ingénieurs d'industrie et de fabrication ingénieur industriel ingénieur en prévention des incendies ingénieur d'usine ingénieur en production ingénieur en contrôle de la qualité ingénieur en production assistée par ingénieur en fabrication ordinateur (PAO) ingénieur en mesure du travail ingénieur en sécurité 2147 Ingénieurs informaticiens 2148 Autres ingénieurs 2161 Mathématiciens, statisticiens 2162 Analystes de systèmes informatiques 2163 Programmeurs 2211 Technologues et techniciens en chimie technologue-chimiste 2221 Technologues et techniciens en biologie 2223 Technologues et techniciens en sciences forestières technicien en ressources forestières technicien en sciences forestières 2232 Technologues et techniciens en génie mécanique concepteur de machines technicien de centrale thermique concepteur de moules technicien en génie mécanique concepteur de systèmes de chauffage technologue en génie mécanique concepteur d'outils technologue en mécanique concepteur d'outils et de matrices technologue en systèmes de CVC (chauffage, ventilation et climatisation) 2233 Technologues et techniciens en génie industriel et en génie de fabrication technicien des pâtes et papiers technologue en transformation des pâtes et papiers 2241 Technologues et techniciens en génie électronique et électrique 2242 Électroniciens d'entretien 2243 Techniciens et mécaniciens d'instruments industriels apprenti mécanicien d'instruments industriels mécanicien d'équipement de contrôle de processus 2253 Technologues et techniciens en dessin 7211 Contremaîtres des machinistes mécanicien d'instruments industriels technicien d'instruments industriels technicien en instrumentation industrielle CIFQ BILAN SECTORIEL V3 9
126 7212 Contremaîtres en électricité 7213 Contremaîtres en tuyauterie 7216 Contremaîtres en mécanique 7231 Machinistes et vérificateurs d'usinage et d'outillage apprenti machiniste contrôleur de l'usinage machiniste machiniste d'aviation machiniste généraliste 7241 Électriciens apprenti électricien électricien 7242 Électriciens industriels apprenti électricien industriel électricien industriel 7251 Plombiers 7252 Tuyauteurs, monteurs d appareils de chauffage et monteurs de gicleurs apprenti monteur de tuyaux de vapeur apprenti poseur de réseaux de gicleurs monteur de réseaux d'extincteurs automatiques monteur de système de protection contre l'incendie 7265 Soudeurs et opérateurs de machines à souder et à braser apprenti soudeur compagnon soudeur opérateur de machine à basage tendre opérateur de machine à braser opérateur de machine à souder au laser régleur de machines à braser 7271 Charpentiers-menuisiers apprenti charpentier-menuisier charpentier charpentier de finition charpentier de gros œuvre 7311 Mécaniciens de chantier et mécaniciens industriels apprenti mécanicien industriel apprenti mécanicien-monteur mécanicien industriel usineur d'automobile vérificateur d'atelier d'usinage vérificateur de l'outillage vérificateur de pièces usinées électricien d'entretien d'usines électricien d'usine monteur de tuyaux de vapeur poseur de gicleurs poseur de réseaux de gicleurs tuyauteur soudeur soudeur à l'arc électrique soudeur de réservoirs pour fluides sous pression soudeur par points soudeur-monteur charpentier d'entretien charpentier en rénovation charpentier-menuisier compagnon charpentier mécanicien de matériel d'usine mécanicien-monteur 7312 Mécaniciens d'équipement lourd 7316 Ajusteurs de machine monteur de machines de pâtes et papiers 7321 Mécaniciens, techniciens et réparateurs de véhicules 7333 Électromécaniciens apprenti électromécanicien électromécanicien 7351 Mécaniciens de machines fixes et opérateurs de machines auxiliaires apprenti mécanicien de centrale apprenti mécanicien de machines fixes mécanicien de centrale mécanicien de machines fixes 7371 Grutiers opérateur de centrale thermique à vapeur opérateur de chaudière opérateur d'installations auxiliaires CIFQ BILAN SECTORIEL V3 10
127 7411 Conducteurs de camions camionneur conducteur de camion à plate-forme conducteur de camion à semi remorque conducteur de camion sur long parcours conducteur de poids lourd 7414 Chauffeurs-livreurs 7421 Conducteurs d'équipement lourd apprenti opérateur d'équipement lourd conducteur de bulldozer opérateur d'équipement lourd 7452 Manutentionnaires chargeur de camions chargeur de wagons conducteur de chariots élévateurs à fourches 9215 Surveillants dans la transformation des produits forestiers contremaître à la fabrication de la pâte contremaître à la machine à papier contremaître à la réduction en pâte contremaître d installation de blanchiment contremaître de salle d épuration contremaître de fabrique de pâtes et papiers contremaître d usine de pâtes et papiers contremaître d atelier de bobinage contremaître à la fabrication de papier contremaître de contrôleurs de papier 9233 Opérateurs au contrôle de la réduction en pâte des pâtes et papiers conducteur de lessiveur en continu cuiseur cuiseur de pâtes opérateur de machine à pâtes thermomécaniques opérateur de pile blanchisseuse opérateur de lessiveur opérateur à la salle de contrôle opérateur de groupe de réduction en pâte gouverneur de pile pupitreur à la réduction en pâte opérateur d installation de blanchiment au peroxyde opérateur de panneau opérateur de systèmes de cuisson préposé à la pâte blanchie opérateur à la préparation de la pâte blanchie opérateur au blanchiment sur place 9234 Opérateurs au contrôle de la fabrication du papier et du couchage opérateur de coucheuse opérateur de machine à cylindre entreposeur manutentionnaire contremaître de salle des piles superviseur d équipe d exploitation contremaître de salle de tamisage chef de poste d exploitation contremaître au traitement de la pâte contremaître de salle de classage contremaître de cour contremaître de salle de fabrication de mandrins surveillant du couchage du papier contremaître de salle de couchage contremaître de quarts de travail opérateur en discontinu opérateur de groupe de fabrication de la pâte pupitreur à la fabrication de la pâte opérateur de tableau de commande à la fabrication de la pâte fabricant de pâtes opérateur de malaxeur opérateur d installation de récupération opérateur d installation de blanchiment opérateur de tableau de commande à la réduction en pâte ouvrier à la fabrication de la pâte opérateur de mélangeur cuiseur au lessiveur cuiseur en continu chef d équipe de salle des piles cuiseur en procédé discontinu opérateur de station de mélange opérateur de machine fourdrinier CIFQ BILAN SECTORIEL V3 11
128 9424 Opérateurs d'installations assainissement de l'eau et traitement déchets opérateur d'installation de purification de l'eau opérateur de station de filtration de l'eau opérateur de station de traitement des eaux usées opérateur de systèmes environnementaux - traitement de l'eau 9432 Conducteurs de machines dans les usines de pâtes et papiers lessiveur de pâte écrue opérateur de pile de rejets pupitreur de salle d épuration aide-opérateur de digesteur ouvrier au tamis raffineur opérateur de raffineuse formeur de balles de pâte tamiseur - pâtes et papiers opérateur d installation de réduction en pâte chimique ouvrier à la pile défileuse ouvrier à la fosse de soufflage ouvrier à la chaudière de blanchiment aide-opérateur de lessiveur opérateur de pile ouvrier à la filtration cuiseur en second opérateur sur place aide-opérateur de machine à pâte thermomécanique lessiveur ouvrier à l épaississeur chargeur de défibreur lessiveur de pâtes préparateur de liqueurs de cuisson opérateur au lavage et au tamisage opérateur de pile laveuse opérateur à la préparation de solutions chimiques 9433 Opérateurs de machines dans la fabrication et finition du papier bobineur opérateur de calandre gaufreuse calandreur opérateur de surcalandre ouvrier à la presse à balles aide-opérateur de coucheuse finisseur opérateur de calandre opérateur de bobineuse troisième ouvrier opérateur de grande calandre opérateur de supercalandre opérateur de coupeuse opérateur de procédés industriels de traitement des déchets liquides opérateur d'installations de traitement d'eaux résiduaires opérateur d'installations de traitement de l'eau opérateur à la caustification opérateur de lessiveur de pâte brune formeur de balles préparateur de solutions vérificateur de pâtes défibreur ouvrier au centrifuge ouvrier au dépastilleur lessiveur de pâte brune ouvrier à la pile désagrégeante opérateur de pile raffineuse aide-opérateur de pile blanchisseuse opérateur de raffineur de pâte ouvrier à l épurateur pupitreur de salle de tamisage opérateur de raffineur préparateur de liqueurs chaufournier plieur casseur opérateur d épaississeur ouvrier à l évaporateur ouvrier au lessiveur ouvrier à la fosse de décharge ouvrier à la pile blanchisseuse préparateur de lessive opérateur d appareil de récupération opérateur de four à chaux opérateur de défibreur finisseur de rouleaux de papier finisseur de bobines de papier finisseur de rouleaux finisseur de bobines emballeur de bobines emballeur de bobines de papier opérateur de machine à contrecoller moulins à papiers quatrième ouvrier classificateur emballeur de rouleaux emballeur de rouleaux de papier rebobineur CIFQ BILAN SECTORIEL V3 12
129 ouvrier à la rebobineuse opérateur de dresseuse opérateur de machine à égaliser opérateur de contrecolleuse 9434 Autres conducteurs de machines dans la transformation du bois opérateur/opératrice de déchiqueteuse 9435 Opérateurs de machines à façonner le papier rouleur de papiers peints 9436 Classeurs et vérificateurs 9496 Peintres et enduiseurs 9614 Manœuvres dans le traitement des pâtes et papiers et la transformation du bois trieur de chiffons aide-opérateur de pile raffineuse aide-lessiveur de pâte brune aide-massicoteur distributeur de bois pour défibreur manœuvre de cour nettoyeur d épurateurs aide-lessiveur de pâte écrue manœuvre à la salle de préparation du bois homme à tout faire aide de supercalandre coupeur-aléseur de mandrins presseur de pâte bobineur sur machine à papier opérateur/opératrice de dérouleuse sixième ouvrier aide à la coupeuse aide à l installation de récupération vérificateur de chiffons aide-chaufournier manœuvre cinquième ouvrier nettoyeur de convoyeurs ramasseur de cassés de fabrication aide à la pile raffineuse nettoyeur de tamis ramasseur de rejets Source : Compilation Concerpro à partir du site : CIFQ BILAN SECTORIEL V3 13
130 ANNEXE 8 LOIS ET RÈGLEMENTS - ENVIRONNEMENT Lois et règlements provinciaux Titre Code Application Nombre d articles Loi sur l établissement et l agrandissement de certains lieux d élimination de déchets L.R.Q., c E-13.1 NS (1) 7 Loi portant interdiction d établir ou d agrandir L.Q. 1995, c. 60 NS 7 certains lieux d élimination de déchets Loi sur la qualité de l environnement L.R.Q., c. Q-2 NS 214 Loi sur le régime des eaux L.R.Q., c. R-13 NS Règlement sur les lieux d élimination de neige Règlement relatif à l application de la Loi sur la qualité de l environnement Règlement sur les attestations d assainissement en milieu industriel D , (1997), 129 G.O. II, 5765, [c. Q-2, r ] D , (1993)125 G.O. II, 7766 [c. Q-2, r ] D , (1993) 125 G.O. II, 3377 [c. Q-2, r. 1.01] R.R.Q., 1981, c. Q-2.2,r.9 Règlement sur l évaluation et l examen des impacts sur l environnement Règlement sur les fabriques de pâtes et papiers D , (1992) 124 G.O. II, 6035 [c. Q-2, r.12.1] NS 6 NS 20 NS 23 NS 19 S (2) 158 Règlement sur les matières dangereuses et D , (1997) 129 G.O. II, 6681 NS 160 modifiant diverses dispositions réglementaires [c. Q-2, r. 15.2] Règlement sur les déchets biomédicaux D , (1992) 124 G.O.II, 3312 NS 67 [c. Q-2, r ] Règlement sur les déchets solides R.R.Q., 1981c. Q-2, r. 14 [c. Q-2, r. 3.2] NS 138 Règlement sur la qualité de l atmosphère R.R.Q., 1981 c. Q-2, r.20 NS 97 Règlement sur les substances appauvrissant la D , (1993), 125 G.O. II, 4130 NS 33 couche d ozone [c. Q-2, r.23.1] Règlement sur l entreposage des pneus hors D.29-92, (1992), 124 G.O. II, 681 NS 53 d usage [c. Q-2, r.6.1] Directive sur les études d impact sur (Directive # 025) S/0 l environnement NS Directive sur la procédure officielle de (Directive préliminaire # 039) S/0 prélèvement d échantillons NS Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables D , (1996) 128 G.O. II, 1263 NS S/0 Politique sur la protection des sols et la 1998 NS S/0 réhabilitation des sites contaminés Politique d accréditation de laboratoires d analyse de milieux environnementaux (mai 1988) 1988 NS S/0 Politique de gestion intégrée des déchets solides (1989) 1989 NS S/0 Loi sur l utilisation des produits pétroliers L.R.Q., c U-1.1 [Partie] NS 92 Règlement sur les produits pétroliers D , (1991) 123 G.O. II, 2834 [c U-1.1, r.1] [Partie] NS 533 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 14
131 Lois et règlements fédéraux Application d articles Nombre Titre Code Loi sur le ministère de l Environnement L.R.C. (1985), c. E-10 NS (1) 8 Loi canadienne sur la protection de l environnement Règlement sur les additifs antimousse et les copeaux de bois utilisés dans les fabriques de pâtes et papiers Avis concernant certaines substances de l Inventaire national des rejets de polluants Avis concernant certaines substances de l Inventaire national des rejets polluants Avis concernant certaines substances de l Inventaire national des rejets de polluants Avis concernant certaines substances de l Inventaire national des rejets polluants pour l année 1997 Avis concernant certaines substances de l inventaire national des rejets de polluants pour l année 1998 Avis concernant certaines substances de l inventaire national des rejets de polluants pour l année 1999 Avis concernant certaines substances de l inventaire national des rejets de polluants pour l année 2000 Avis concernant certaines substances de l inventaire national des rejets de polluants pour l année 2001 Règlement sur les biphényles chlorés Règlement sur les dioxines et les furannes chlorés dans les effluents des fabriques de pâtes et papiers Règlement sur l exportation des déchets contenant des BPC (1996) L.R.C. (1999), [L.C.1999,c. 33] NS 356 DORS/92-268, (1992) 126 Gazette du Canada, S (2) 9 Partie II, 1955 (1994), 128 Gazette du Canada, Partie I, 1378 NS S/0 (1995), 129 Gazette du Canada, Partie I, 348 NS S/0 (1996), 130 Gazette du Canada, Partie I, 512 NS S/0 (1997), 131 Gazette du Canada, Partie I, 1064 NS S/0 (1998), 132 Gazette du Canada, Partie I, 1205 NS S/0 (1999), 133 Gazette du Canada, Partie I, 372 (1999), 133 Gazette du Canada, Partie I, 3847 (2001), 135 Gazette du Canada, Partie I, 940 DORS/91-152, 125, Gazette du Canada Partie II, 1030 DORS/92-267, (1992), 126 Gazette du Canada Partie II, 1940 DORS/97-109, (1997), 131 Gazette du Canada Partie II, 5 (Édition spéciale, No1) NS S/0 NS S/0 NS S/0 NS 6 S 7 NS 14 Liste intérieure des substances DORS/94-311, (1994), 128 Gazette du Canada NS S/0 Partie II, 1854 Liste des substances d intérêt prioritaire (1989), 123 Gazette du Canada, Partie I, 543 NS S/0 Liste No 2 des substances d intérêt prioritaire (1995), 129 Gazette du Canada, Partie I, 4238 NS S/0 Règlement sur les produits contenant des substances appauvrissant la couche d ozone Règlement sur les renseignements concernant les substances nouvelles DORS/95-584, (1995), 129 Gazette du Canada Partie II, 3544 DORS/94-260, (1994), Gazette du Canada, Partie II, 1443 NS 6 NS 31 CIFQ BILAN SECTORIEL V3 15
132 Titre Règlement sur le stockage des matériels contenant des BPC Règlement sur les substances appauvrissant la couche d ozone Code Application Nombre d articles DORS/92-507, (1992), 126 Gazette du Canada Partie II, 3566 NS 16 DORS/99-7, (1999), 133 Gazette du Canada NS 44 Partie II, 101 L.C. 1992, c.37 NS 74 Loi canadienne sur l évaluation environnementale Loi sur les produits dangereux L.R.C. 1985, c.h-3 NS 31 Règlement sur la liste d étude approfondie DORS/94-638, (1994), 128 Gazette du Canada NS 32 Partie II, 3401 Règlement sur la liste d exclusion DORS/94-639, (1994), 128 Gazette du Canada NS 37 Partie II, 3410 Règlement sur la liste d inclusion DORS/94-637, (1994), 128 Gazette du Canada NS 78 Partie II, 3391 Loi sur les pêches L.R.C. (1985), c. F-14 NS 88 Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers DORS/92-269, (1992), 126 Gazette du Canada Partie II, 1967 S 39 L.R.C. (1995), c. N-22 NS 13 Loi concernant la protection des eaux navigables Loi de 1992 sur le transport des marchandises L.C. 1992, c. 34 NS 47 dangereuses Règlement sur l exportation et l importation des DORS/92-637,G.C., Partie II, 2 déchets dangereux déc NS 21 Règlement sur le transport des marchandises DORS/85-77, (1985), 13 dangereuses 119 Gazette du Canada NS Partie II, 393 Loi sur les produits antiparasitaires L.R.C. (1985), c. P-9 NS 13 Politique de gestion de l habitat du poisson NS S/0 Politique de gestion des substances toxiques NS S/0 Politique de gestion des substances toxiques - critères de persistances et de bioaccumulation NS S/0 Entente entre le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec sur l application de la réglementation fédérale sur les pâtes et papiers au Québec S/0 S S/0 Source : Compilation Smurfit-Stone (1) Non-spécifique à l industrie des pâtes et papiers. (2) Spécifique à l industrie des pâtes et papiers CIFQ BILAN SECTORIEL V3 16
133 ANNEXE 9 - PROFESSIONS ET MÉTIERS DANS L INDUSTRIE DES PÂTES ET PAPIERS - DESCRIPTION DES RESPONSABILITÉS ET FONCTIONS PRINCIPALES (Information extraites à partir du site Internet de Développement des ressources humaines Canada : ) 0911 Directeurs/directrices de la fabrication Les directeurs de la fabrication planifient, organisent, dirigent, contrôlent et évaluent les activités des usines de fabrication, ou des services de l'exploitation ou de la production à l'intérieur des usines de fabrication sous la direction d'un directeur général ou d'un autre cadre supérieur. Ils travaillent dans des établissements industriels. Fonctions principales Les directeurs de la fabrication exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : planifier, organiser, diriger, contrôler et évaluer les activités des usines de fabrication ou les services de l'exploitation ou de la production à l'intérieur des usines de fabrication; élaborer et mettre en œuvre des programmes visant à assurer l'utilisation efficace des matériaux, de la main-d'œuvre et de l'équipement afin d'atteindre les objectifs de production fixés; préparer et gérer les budgets des usines ou des services de production; préparer des calendriers de production et tenir l'inventaire des matières premières et des produits finis; prévoir et apporter des changements aux machines et à l'équipement, au système de production et aux méthodes de travail; diriger un système de contrôle de la qualité et mettre en place des méthodes de rapports sur la production; préparer des calendriers d'entretien de l'équipement et recommander le remplacement des machines; former les employés à l'utilisation du nouvel équipement ou aux techniques de production, ou veiller à leur formation. Conditions d'accès à la profession Un programme d'études universitaires ou collégiales en génie ou en administration des affaires est habituellement exigé. Cinq à dix ans d'expérience en supervision dans un centre de fabrication sont exigés. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 17
134 2112 Chimistes Les chimistes font de la recherche et des analyses qui se rapportent à des opérations industrielles, à l'élaboration de procédés et de produits, au contrôle de la qualité, à la surveillance du milieu, aux diagnostics et traitements médicaux, à la biotechnologie ainsi qu'à d'autres applications. Ils font également de la recherche théorique, expérimentale et appliquée sur des procédés chimiques et biochimiques de base afin de créer ou de synthétiser de nouveaux produits ou procédés. Fonctions principales Les chimistes exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : analyser, synthétiser, purifier, modifier et caractériser des composés chimiques ou biochimiques; préparer et exécuter des programmes d'analyse afin de contrôler la qualité des substances brutes, des produits chimiques intermédiaires et des produits finis; exécuter les programmes d'échantillonnage, de collecte et d'analyse des données afin d'identifier des substances toxiques dans le milieu et de les dénombrer; faire de la recherche visant à développer de nouvelles formules et de nouveaux procédés et concevoir de nouvelles applications pour les produits chimiques industriels et leurs composés; faire de la recherche fondamentale et appliquée sur les synthèses et propriétés des composés chimiques et des mécanismes des réactions chimiques; étudier l'aspect chimique de l'action des médicaments, du diagnostic et du traitement des maladies, du fonctionnement des organes et de l'examen de santé; participer à des programmes interdisciplinaires de recherche et développement avec des ingénieurs chimistes, des biologistes, des microbiologistes, des agronomes, des géologues ou autres professionnels; agir à titre de conseiller technique dans certains domaines précis; superviser, au besoin, d'autres chimistes, technologues et techniciens en chimie. Conditions d'accès à la profession Un baccalauréat en chimie, en biochimie ou dans une discipline connexe est exigé. Une maîtrise ou un doctorat sont habituellement exigés pour obtenir un emploi de chercheur en chimie. Un permis d'exercice émis par une association provinciale de chimistes est obligatoire au Québec. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 18
135 2132 Ingénieurs mécaniciens Les ingénieurs mécaniciens étudient, conçoivent et élaborent des appareils et des systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation, de production d'énergie, de transport, de traitement et de fabrication. Ils exécutent également des tâches liées à l'évaluation, à la mise en place, à l'exploitation et à l'entretien d'installations mécaniques. Fonctions principales Les ingénieurs mécaniciens exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : effectuer des recherches sur la faisabilité, la conception, l'exploitation et la performance de mécanismes et de systèmes; planifier et diriger des projets et préparer des estimations de coûts et de temps, des rapports et des devis de conception concernant la machinerie et les systèmes; concevoir des centrales, des machines, des composants, des outils, des appareils et du matériel; analyser la dynamique et les vibrations des systèmes et structures mécaniques; surveiller et inspecter la mise en place, la modification et la mise en service d'installations mécaniques sur des chantiers de construction ou dans des locaux industriels; élaborer des normes d'entretien, des calendriers d'exécution et des programmes et encadrer les équipes d'entretien industriel; rechercher la cause des défaillances mécaniques ou des problèmes d'entretien non prévus; préparer des documents contractuels et évaluer des soumissions portant sur des travaux de construction ou d'entretien industriel; superviser des techniciens, des technologues et autres ingénieurs et réviser et approuver les designs, les calculs et les coûts estimatifs. Conditions d'accès à la profession Un baccalauréat en génie mécanique ou dans une discipline connexe du génie est exigé. Un doctorat ou une maîtrise dans une discipline connexe du génie peut être exigé. L'appartenance à une association provinciale ou territoriale d'ingénieurs professionnels est exigée pour approuver des dessins et des rapports techniques et pour exercer la profession à titre d'ingénieur (ing.). L'affiliation à une association professionnelle est possible après l'obtention d'un diplôme dans un programme d'enseignement agréé, une expérience de travail sous supervision de trois ou quatre ans en génie et un examen de déontologie professionnelle. L'expérience permet d'accéder à des postes de supervision et de gestion. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 19
136 2133 Ingénieurs électriciens et électroniciens Les ingénieurs électriciens et électroniciens conçoivent, planifient, étudient, évaluent et mettent à l'essai de l'équipement et des systèmes électriques et électroniques. Fonctions principales Les ingénieurs électriciens et électroniciens exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : diriger des recherches en matière de faisabilité, de conception, d'exploitation et de performance des réseaux de production et de transmission d'électricité, des composants et des appareillages électriques et des systèmes électroniques de communication, d'instrumentation et de contrôle; préparer des estimations de coûts et de temps ainsi que des devis de conception pour les systèmes et les installations électriques et électroniques, et rédiger des rapports; concevoir des circuits, des composants, des réseaux et des installations électriques et électroniques; surveiller et vérifier l'installation, la modification, la mise à l'essai et le fonctionnement des systèmes et des appareils électriques et électroniques; élaborer des normes d'entretien et d'exploitation pour les systèmes et les appareils électriques et électroniques; rechercher la cause des défaillances du matériel électrique et électronique; préparer des documents contractuels et évaluer des soumissions portant sur des travaux de construction ou d'entretien industriels; superviser des techniciens, des technologues, des programmeurs, des analystes et d'autres ingénieurs. Conditions d'accès à la profession Un baccalauréat en génie électrique ou électronique ou dans une discipline connexe du génie est exigé. Une maîtrise ou un doctorat dans une discipline connexe du génie peut être exigé. Les ingénieurs peuvent devenir agréés après avoir obtenu leur diplôme d'un programme d'études reconnu et au bout de trois à quatre ans d'expérience de travail sous supervision en génie, à condition de réussir un examen d'exercice professionnel. Un permis d'exercice émis par une association provinciale ou territoriale d'ingénieurs professionnels est exigée pour pouvoir approuver des dessins et des rapports techniques et pour exercer la profession à titre d'ingénieur professionnel (ing.). L'expérience permet d'accéder à des postes de supervision et de gestion. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 20
137 2134 Ingénieurs chimistes Les ingénieurs chimistes recherchent, conçoivent et mettent au point du matériel et des procédés de transformation chimique, supervisent l'exploitation et l'entretien d'usines dans les industries de la chimie, des plastiques, des produits pharmaceutiques, des ressources, des pâtes et papiers et de la transformation des aliments, et exécutent des tâches liées au contrôle de la qualité, à la protection de l'environnement et au génie biochimique et biotechnique. Fonctions principales Les ingénieurs chimistes exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : effectuer des études de faisabilité économique; effectuer des recherches visant à élaborer ou à améliorer les procédés, les réactions et les produits chimiques; évaluer le matériel et les techniques de transformation chimique et déterminer les spécifications de production; concevoir et mettre à l'essai des installations et du matériel de traitement chimique et autres processus connexes; surveiller la construction, la modification, l'exploitation et l'entretien d'installations pilotes, d'unités ou d'installations de traitement; mettre sur pied et diriger des programmes de contrôle de la qualité, des procédures d'opération et des stratégies de contrôle pour assurer l'uniformité et la conformité aux normes en ce qui a trait aux matières premières, aux produits, aux déchets ou aux émissions; superviser des techniciens, des technologues et autres ingénieurs; s'acquitter, au besoin, de tâches administratives notamment élaborer des directives et des prescriptions concernant la manutention des produits chimiques dangereux, la protection de l'environnement ou des normes sur les aliments, les matériaux et les produits de consommation. Les ingénieurs chimistes peuvent se spécialiser dans des domaine tels que le contrôle des procédés, le contrôle de la pollution ou les processus de fermentation. Conditions d'accès à la profession Un baccalauréat en génie chimique ou dans une discipline connexe du génie est exigé. Un doctorat ou une maîtrise dans une discipline connexe du génie peut être exigé. L'appartenance à une association provinciale ou territoriale d'ingénieurs professionnels est exigée pour approuver des dessins et des rapports techniques et pour exercer la profession à titre d'ingénieur (ing.). L'affiliation à une association professionnelle est possible après l'obtention d'un diplôme dans un programme d'enseignement agréé, une expérience de travail de trois ou quatre ans sous supervision en génie et un examen de déontologie professionnelle. L'expérience permet d'accéder à des postes de supervision et de gestion. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 21
138 2211 Technologues et techniciens en chimie Les technologues et les techniciens en chimie assurent un soutien et des services techniques, ou peuvent travailler indépendamment, dans les domaines du génie chimique, de la recherche et de l'analyse biochimique et chimique, de la chimie industrielle, du contrôle de la qualité chimique et de la protection de l'environnement. Fonctions principales Les technologues et les techniciens en chimie exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : Technologues en chimie préparer et faire des expériences, des essais et des analyses chimiques en appliquant diverses techniques comme la chromatographie, la spectroscopie, la séparation physique et chimique et la microscopie; utiliser et entretenir l'équipement et l'appareillage de laboratoire et préparer des solutions liquides ou gazeuses, des réactifs et des échantillons de formule définie; compiler des données et interpréter les résultats des analyses ou des expériences; élaborer et mettre en œuvre des programmes d'échantillonnage et d'analyse afin d'assurer la conformité aux normes de qualité des substances brutes, des produits intermédiaires et des produits finis; participer à l'élaboration de procédés liés au génie chimique et à la préparation d'études sur l'approvisionnement en génie chimique, la construction, l'inspection et l'entretien, et participer également à l'élaboration de normes, de marches à suivre et de mesures de santé et de sécurité; effectuer ou participer à l'exécution de tests et d'évaluations de la qualité de l'air et de l'eau, à des contrôles environnementaux ou à des mesures de protection ainsi qu'à l'élaboration et la mise en œuvre de normes; participer à la conception et à la fabrication d'appareils d'expérimentation. Techniciens en chimie aider à la préparation et à la réalisation des expériences, des essais et des analyses chimiques; utiliser et entretenir l'équipement et l'appareillage de laboratoire et préparer des solutions liquides ou gazeuses, des réactifs et des échantillons de formule définie; compiler les données à des fins d'étude analytique; aider au développement et à la mise en œuvre des programmes d'échantillonnage et d'analyse afin d'assurer la conformité aux normes de qualité; exercer une gamme restreinte d'autres fonctions techniques pour appuyer les recherches, les essais et les analyses chimiques ainsi que les activités environnementales de contrôle de la qualité et de protection de l'air et de l'eau; participer à la conception et à la fabrication d'appareils d'expérimentation. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études collégiales de deux à trois ans en techniques chimiques ou biochimiques, en techniques de génie chimique ou dans une discipline connexe est habituellement exigé des technologues en chimie. Un diplôme d'études collégiales de un à deux ans en techniques chimiques ou biochimiques ou en techniques de génie chimique est habituellement exigé des techniciens en chimie. Les technologues et techniciens en chimie peuvent obtenir une accréditation nationale de la Société canadienne de technologie chimique. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 22
139 L'accréditation en techniques de génie chimique ou dans un domaine connexe est offerte par les associations provinciales de technologues et techniciens en génie ou en sciences appliquées et peut être exigée par les employeurs. Au Québec, l'appartenance à l'organisme de réglementation est obligatoire pour utiliser le titre de technologue professionnel. Un stage pratique, habituellement de deux ans, est exigé avant l'accréditation. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 23
140 2232 Technologues et techniciens en génie mécanique Les technologues et les techniciens en génie mécanique assurent un soutien et des services techniques ou peuvent travailler indépendamment dans le domaine du génie mécanique tel que la conception, l'élaboration, l'entretien et la mise à l'essai de machines, de pièces, d'outils, d'installations de chauffage et de ventilation, de centrales d'énergie et d'installations de conversion de l'énergie, de manufactures et de matériel divers. Fonctions principales Les technologues et les techniciens en génie mécanique exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : Technologues en génie mécanique élaborer et interpréter des plans, des dessins et des devis techniques, préparés selon les méthodes traditionnelles ou assistés par ordinateur (DAO), pour des machines et des pièces diverses, des systèmes de transmission d'énergie, de la tuyauterie industrielle et des installations de chauffage, de ventilation et de climatisation; préparer des estimations des coûts et des matériaux requis ainsi que des calendriers d'exécution des travaux, et rédiger des rapports; mettre à l'essai et analyser des machines, des accessoires et du matériel afin d'en déterminer le rendement, la puissance, la résistance au stress et autres caractéristiques; concevoir des moules, des outils, des matrices, des gabarits et des accessoires utilisés en fabrication; inspecter des installations et des ouvrages mécaniques ou de construction; établir des documents contractuels et des soumissions; superviser et surveiller des projets de construction et inspecter des installations mécaniques; préparer des normes et des calendriers d'exécution des travaux et surveiller l'exécution de programmes d'entretien mécanique ou l'exploitation d'installations mécaniques. Techniciens en génie mécanique aider à l'élaboration des dessins et des devis techniques par des méthodes traditionnelles ou assistés par ordinateur (DAO); exécuter une gamme limitée de mises à l'essai techniques et d'analyses de machineries, de pièces et de matériaux; aider à la conception des moules, des outils, des matrices, des gabarits et autres accessoires utilisés dans le processus de fabrication; seconder l'inspection des projets de construction et des installations mécaniques; participer à l'installation, à la réparation et à l'entretien des machines et des pièces diverses. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études collégiales de deux ou trois ans en technologie du génie mécanique est habituellement exigé des technologues en génie mécanique. Un diplôme d'études collégiales de un ou deux ans en technologie du génie mécanique est habituellement exigé des techniciens en génie mécanique. L'accréditation en tant que technologue ou technicien en génie mécanique ou dans un domaine connexe est offerte par des associations provinciales de technologues et techniciens en génie ou en sciences appliquées et peut être exigée pour certains postes. Au Québec, l'appartenance à l'organisme de réglementation est obligatoire pour utiliser le titre de technologue professionnel. Un stage de deux ans, habituellement sous supervision, est exigé avant d'obtenir l'accréditation. Au Québec, l'appartenance à l'ordre des technologues professionnels est exigée pour utiliser le titre de Technologue professionnel CIFQ BILAN SECTORIEL V3 24
141 2233 Technologues et techniciens en génie industriel et en génie de fabrication Les technologues et les techniciens en génie industriel et en génie de fabrication peuvent travailler indépendamment ou offrir de l'aide et des services techniques pour l'élaboration des méthodes, des installations et des systèmes de production et contribuer à la planification, à l'évaluation, à la mesure et à l'organisation du travail. Fonctions principales Les technologues et les techniciens en génie industriel et en génie de fabrication exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : Technologues en génie industriel et en génie de fabrication élaborer et diriger des programmes de production, d'inventaire et d'assurance de la qualité au sein d'entreprises de fabrication et autres industries; concevoir l'aménagement des usines et des installations de production; élaborer et effectuer des études sur le travail et des programmes connexes; élaborer et appliquer des plans et des programmes de santé, de sécurité et de prévention des incendies en milieu industriel et diriger des programmes de formation en sécurité au travail; développer des applications en ayant recours aux techniques DAO-FAO (dessin assisté par ordinateur, fabrication assistée par ordinateur) destinées à commander des robots, des machines à réglage numérique commandées par ordinateur (CNC) ainsi que d'autres procédés et opérations de fabrication. Techniciens en génie industriel et en génie de fabrication participer à la conception de l'aménagement de l'usine; effectuer des évaluations du travail et autres études; recueillir et compiler des données opérationnelles et expérimentales et collaborer à la préparation des évaluations, de la programmation, des spécifications et des rapports; recueillir et analyser des données et des échantillons à l'appui des programmes de contrôle de la qualité et de santé et sécurité industrielles; élaborer des méthodes de fabrication et de transformation et déterminer les variables connexes, régler les commandes des machines et du matériel, surveiller la production et vérifier les procédés. Les technologues et techniciens de ce groupe peuvent se spécialiser dans la mise au point de procédés de production, de programmes d'assurance de la qualité, de plans et d'échéanciers. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études collégiales de deux à trois ans ou l'équivalent en technologie du génie industriel, des pâtes et papiers est habituellement exigé des technologues en génie industriel et en génie de fabrication. Un diplôme d'études collégiales de un an à deux ans en technologie du génie industriel ou dans un domaine connexe est habituellement exigé des techniciens en génie industriel et en génie de fabrication. L'accréditation en tant que technologue ou technicien en génie industriel, en génie de fabrication ou dans un autre domaine est offerte par des associations provinciales de technologues et techniciens en génie ou en sciences appliquées et peut être exigée pour certains postes. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 25
142 De l'expérience supervisée, d'une durée habituelle de deux ans, est exigée avant d'obtenir l'accréditation. Un diplôme d'études collégiales en technologie de fabrication ou l'accréditation professionnelle, ou les deux, et de l'expérience en usinage ou dans le travail des métaux sont exigés des programmeurs DAO-FAO et CNC. Au Québec, l'appartenance à l'organisme de réglementation est obligatoire pour utiliser le titre de technologue professionnel. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 26
143 2241 Technologues et techniciens en génie électronique et électrique Les technologues et les techniciens en génie électronique et électrique peuvent travailler indépendamment ou assurer un soutien et des services techniques en matière de conception, de mise au point, d'essai, de production et d'exploitation du matériel et des systèmes électriques et électroniques. Fonctions principales Les technologues et les techniciens en génie électronique et électrique exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : Technologues en génie électronique et électrique concevoir, élaborer et mettre à l'essai du matériel et des systèmes d'alimentation, des systèmes de commande de traitement, des systèmes de télécommunications, de diffusion, d'enregistrement et des systèmes audiovisuels, des systèmes et circuits micro-électroniques, des ordinateurs, des systèmes et des réseaux informatiques et des logiciels; superviser la construction et les essais de prototypes conformément aux instructions générales et aux normes établies; mettre en œuvre ou superviser l'installation, la mise en service et le fonctionnement de l'équipement et des systèmes électriques et électroniques autres que l'avionique; faire de la recherche appliquée dans les domaines du génie électrique et électronique et de la physique, sous la direction de chercheurs ou d'ingénieurs; installer et faire fonctionner de l'équipement standard et spécialisé afin de mettre à l'essai et d'analyser la performance des composantes, des assemblages et des systèmes électroniques et électriques; rédiger des devis, des calendriers d'exécution et des rapports techniques et contrôler les calendriers d'exécution et les budgets. Techniciens en génie électronique et électrique participer à la conception, à la mise au point et à l'essai de composantes, du matériel et des systèmes électriques et électroniques; aider à l'inspection, à la mise à l'essai, à l'ajustement et à l'évaluation des composantes et assemblages électriques, électromécaniques et électroniques pour assurer leur conformité aux normes et aux tolérances; faire des essais de durée de vie (rodage) sur les composantes, transcrire et analyser les résultats; aider à la construction et à l'essai des prototypes conformément aux devis; exécuter un certain nombre de fonctions techniques pour appuyer la recherche en matière de génie électrique et électronique et en physique; installer et exploiter du matériel et des systèmes électriques et électroniques, et en faire l'entretien; étalonner les composantes et les instruments électriques et électroniques, selon les manuels techniques ou les instructions écrites; recueillir et compiler des données opérationnelles et expérimentales et aider à la préparation des estimés, des échéanciers, des budgets, des devis et des rapports. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études collégiales de deux à trois ans en technologie du génie électrique ou électronique, en technologie du génie informatique, en technologie des télécommunications ou l'équivalent est habituellement exigé des technologues en génie électronique et électrique. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 27
144 Un diplôme d'études collégiales de un à deux ans en technologie du génie électrique ou électronique est habituellement exigé des techniciens en génie électronique et électrique. L'accréditation en tant que technologue ou technicien en génie électronique ou électrique ou dans un domaine connexe est offerte par des associations provinciales de technologues et techniciens en génie ou en sciences appliquées et peut être exigée pour certains postes. Au Québec, l'appartenance à l'ordre des technologues professionnels est exigée pour utiliser le titre de Technologue professionnel. Un stage de deux ans, habituellement sous supervision, est exigé avant d'obtenir l'accréditation CIFQ BILAN SECTORIEL V3 28
145 7212 Contremaîtres en électricité Ce groupe comprend les contremaîtres qui supervisent et coordonnent les activités des travailleurs classés dans le groupe (7241) Électriciens. Fonctions principales Les contremaîtres de ce groupe exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : superviser, coordonner et organiser le travail des travailleurs chargés d'installer, de réparer et d'entretenir les câbles électriques, l'appareillage électrique et les mécanismes de contrôle, etc. ; établir des méthodes de travail permettant de respecter les calendriers d'exécution et de coordonner le travail avec les autres services; commander du matériel et des fournitures; résoudre les problèmes reliés au travail et recommander des mesures visant à augmenter la productivité; former des travailleurs ou veiller à leur formation; recommander des mesures de gestion du personnel, telles que l'embauche et les promotions; faire respecter les normes de sécurité; rédiger des rapports sur l'avancement des travaux; superviser, coordonner et organiser, au besoin, le travail des apprentis, des aides et des manœuvres. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est habituellement exigé. On exige plusieurs années d'expérience comme travailleur qualifié dans le métier supervisé. Un certificat de qualification de compagnon dans le métier correspondant est requis. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 29
146 7213 Contremaîtres en tuyauterie Ce groupe comprend les contremaîtres qui supervisent et coordonnent les activités des travailleurs classés dans les groupes de base suivants : (7251) Plombiers, (7252) Tuyauteurs, monteurs d'appareils de chauffage et monteurs de gicleurs. Fonctions principales Les contremaîtres en tuyauterie exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : superviser, coordonner et organiser le travail des ouvriers qui installent, réparent et entretiennent les systèmes de tuyauterie utilisés pour le transport de vapeur, de chaleur, d'huile et autres liquides et gaz; établir des méthodes de travail permettant de respecter les calendriers d'exécution et coordonner les activités avec les autres services; commander du matériel et des fournitures; résoudre les problèmes reliés au travail et recommander des mesures visant à augmenter la productivité; former des travailleurs ou veiller à leur formation; recommander des mesures de gestion du personnel, telles que l'embauche et les promotions; assurer le respect des normes de sécurité au travail; rédiger les horaires et d'autres rapports; superviser, coordonner et organiser, au besoin, le travail des apprentis, des aides-tuyauteurs et des manœuvres. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est habituellement exigé. Plusieurs années d'expérience en tant que travailleur qualifié dans un métier correspondant sont exigées. Le certificat de qualification de compagnon dans un métier correspondant est exigé. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 30
147 7216 Contremaîtres en mécanique Ce groupe comprend les contremaîtres qui supervisent et coordonnent les activités des travailleurs classés dans les groupes intermédiaires suivants : (731) Mécaniciens de machinerie et d'équipement de transport (sauf véhicules automobiles), (732) Mécaniciens de véhicules automobiles, (733) Autres mécaniciens/mécaniciennes. Fonctions principales Les contremaîtres en mécanique exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : surveiller, coordonner et planifier les activités des travailleurs employés à réparer et à entretenir des machines et du matériel industriels, de la machinerie de construction et autre équipement lourd, de la machinerie de chauffage et des fourneaux, des transformateurs et autre matériel électrique, des véhicules motorisés, des machines de climatisation et de réfrigération; établir des méthodes de travail permettant de respecter les calendriers d'exécution et coordonner les activités avec les autres services; commander du matériel et des fournitures; résoudre les problèmes reliés au travail et proposer des moyens pour améliorer la productivité; former les travailleurs ou prendre les dispositions nécessaires à leur formation; recommander des mesures de gestion du personnel, telles l'embauche et les promotions; assurer le respect des normes de sécurité au travail; rédiger les rapports de production et d'autres rapports; surveiller, coordonner et planifier, au besoin, les activités des apprentis, des aides et des manœuvres. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est habituellement exigé. Plusieurs années d'expérience en tant qu'ouvrier qualifié dans un métier correspondant sont habituellement exigées. Un certificat de qualification de compagnon dans un métier correspondant est exigé CIFQ BILAN SECTORIEL V3 31
148 7231 Machinistes Les machinistes règlent et conduisent diverses machines-outils afin de tailler ou de meuler le métal, le plastique ou d'autres matériaux pour fabriquer ou modifier des pièces ou des produits de dimensions précises Fonctions principales Les machinistes et les vérificateurs d'usinage et d'outillage exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : Machinistes lire et interpréter des dessins techniques, des plans, des graphiques et des tableaux ou examiner des échantillons de pièces afin de déterminer les opérations d'usinage à effectuer et de déterminer la séquence optimale des opérations; calculer les dimensions et les tolérances, mesurer et agencer les éléments à usiner; régler, faire fonctionner et entretenir diverses machines-outils, de même que de l'outillage à commande numérique par ordinateur (CNC), pour exécuter des travaux d'usinage de précision, non répétitifs, notamment des travaux de sciage, de tournage, de fraisage, d'alésage, de rabotage, de perçage et de rectification; ajuster et assembler les pièces métalliques usinées et les sous-assemblages au moyen d'outils manuels et mécaniques; vérifier, à l'aide d'instruments de mesure de précision, si les dimensions des produits sont exactes et conformes aux prescriptions; régler, au besoin, et programmer des machines outils à l'intention des opérateurs de machines d'usinage. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est habituellement exigé. Un programme d'apprentissage de quatre ans ou plus de quatre ans d'expérience dans ce métier ainsi qu'une formation spécialisée, en milieu scolaire ou industriel, sont habituellement exigés pour obtenir un certificat de qualification en usinage. Un certificat de qualification pour les machinistes est offert, bien que facultatif, dans toutes les provinces et tous les territoires. Les machinistes qualifiés peuvent obtenir le Sceau rouge. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 32
149 7241 Électriciens Les électriciens de ce groupe de base disposent, montent, vérifient, localisent et réparent les fils et les appareils électriques, les dispositifs de commande et les appareillages connexes dans des bâtiments et autres ouvrages. Ils travaillent pour des entrepreneurs en électricité et dans des services d'entretien des bâtiments et autres établissements ou ils peuvent être des travailleurs autonomes. Fonctions principales Les électriciens de ce groupe de base exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes: lire et interpréter les schémas, les plans de circuits et les prescriptions du code de l'électricité dans le but de déterminer le tracé du câblage dans divers bâtiments neufs ou existants; faire passer le câble dans les conduits et à travers les parois et les planchers; installer les supports et les consoles sur lesquels l'équipement électrique est monté; installer, remplacer et réparer les dispositifs d'éclairage et le matériel de commande et de distribution électrique, tels qu'interrupteurs, relais et disjoncteurs; épisser, joindre et raccorder les câbles aux appareils et aux composants pour établir des circuits; procéder aux essais de continuité afin de s'assurer de la compatibilité et de la sécurité des circuits, après installation, remplacement ou réparation, à l'aide d'instruments appropriés; localiser et isoler les défauts des systèmes électriques et électroniques, et enlever et remplacer les composants défectueux; raccorder l'alimentation électrique aux appareils audiovisuels, aux dispositifs de signalisation et aux appareils de chauffage et de climatisation; exécuter des programmes d'entretien préventif et tenir des registres d'entretien. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est habituellement exigé. Un programme d'apprentissage de quatre à cinq ans est habituellement exigé. Le certificat de qualification d'électricien (construction) est obligatoire au Québec. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 33
150 7242 Électriciens industriels Les électriciens industriels installent, entretiennent, mettent à l'essai, localisent et réparent du matériel électrique et des commandes électriques et électroniques connexes. Fonctions principales Les électriciens industriels exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : lire et interpréter les schémas électriques, les plans et les prescriptions du code de l'électricité pour déterminer l'emplacement du matériel électrique industriel; installer, vérifier, remplacer et réparer des câbles électriques, prises de courant, boîtes de commutation, conduits, artères, montages de câbles à fibres optiques et coaxiaux, appareils d'éclairage et autres composants; procéder aux essais de matériel électrique et électronique et de composants pour vérifier la continuité, le courant, la tension et la résistance; entretenir, réparer, installer et procéder aux essais des appareils de coupure, transformateurs, compteurs de tableaux de distribution, régulateurs et réacteurs; entretenir, réparer, installer et procéder aux essais des moteurs électriques, générateurs, alternateurs, batteries d'accumulateurs industriels, et systèmes hydrauliques et pneumatiques de contrôle électrique; localiser, entretenir et réparer les systèmes de contrôle industriels électriques et électroniques et autres dispositifs connexes; exécuter des programmes d'entretien préventif et tenir des registres d'entretien; installer, entretenir et calibrer, s'il y a lieu, des instruments industriels et dispositifs connexes. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est habituellement exigé. Un programme d'apprentissage d'électricien industriel de quatre ou cinq ans ou plus de cinq ans d'expérience dans le métier ainsi qu'une formation spécialisée d'électricien industriel, en milieu scolaire ou industriel, sont habituellement exigés pour être admissible au certificat de qualification. Le certificat de qualification d'électricien industriel est obligatoire au Québec Les électriciens industriels qualifiés peuvent aussi obtenir le Sceau rouge. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 34
151 7251 Plombiers Les plombiers installent, réparent et entretiennent de la tuyauterie, des accessoires et autre matériel de plomberie servant à la distribution de l'eau et à l'évacuation des eaux usées dans des maisons privées et des bâtiments commerciaux et industriels. Ils travaillent pour des entrepreneurs en plomberie, dans des services d'entretien de diverses usines et autres établissements ou ils peuvent être des travailleurs autonomes. Fonctions principales Les plombiers exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : lire des plans, des dessins et des devis afin de déterminer la disposition de la tuyauterie, du réseau d'alimentation en eau et des réseaux d'égout et d'évacuation des eaux; installer, réparer et entretenir des accessoires et des installations de tuyauterie dans des résidences et des bâtiments commerciaux et industriels; déterminer et marquer l'emplacement des raccords des tuyaux, des trous pour le passage des tuyaux dans les murs et les planchers ainsi que les accessoires; pratiquer, dans les murs et les planchers, des ouvertures de diamètre convenant aux tuyaux et aux accessoires de tuyauterie; mesurer, couper, plier et tarauder les tuyaux à l'aide de machines ou d'outils manuels ou mécaniques; joindre les tuyaux avec des raccords, des colliers de serrage, des vis, des boulons ou du matériel de collage, de brasage ou de soudage; vérifier les tuyaux à l'aide de manomètres pour déceler les fuites; préparer, s'il y a lieu, des devis. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est habituellement exigé. Un programme d'apprentissage de quatre à cinq ans ou plus de cinq ans d'expérience dans le métier ainsi qu'une formation spécialisée en plomberie, en milieu scolaire ou industriel, sont habituellement exigés pour être admissible au certificat de qualification. Le certificat de qualification est obligatoire au Québec. Les plombiers qualifiés peuvent obtenir le Sceau rouge. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 35
152 7252 Tuyauteurs, monteur d appareils de chauffage et monteurs de gicleurs Les tuyauteurs et les monteurs d'appareils de chauffage dessinent, fabriquent, posent, entretiennent, recherchent la cause des pannes et réparent des réseaux de canalisations d'eau, de vapeur, de gaz, de combustibles et de produits chimiques servant au chauffage, au refroidissement, au graissage et autres procédés industriels. Les monteurs de gicleurs fabriquent, montent, essayent, entretiennent et réparent des réseaux gicleurs à eau, à mousse, à anhydride carbonique et à poudre pour la prévention des incendies dans les bâtiments. Fonctions principales Les tuyauteurs, les monteurs d'appareils de chauffage et les monteurs de gicleurs exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : Tuyauteurs et monteurs d'appareils de chauffage étudier les plans, avant-projets et devis pour établir le tracé du réseau; pratiquer les ouvertures dans les murs, les planchers et les plafonds à l'aide de machines ou d'outils manuels ou mécaniques; choisir le type de tuyaux et le calibre appropriés; mesurer, couper, tarauder et plier les tuyaux à l'aide d'outils manuels ou mécaniques; assembler les tronçons de tuyaux en réalisant des joints soudés, brasés, filetés ou collés; installer des supports, des soupapes, des conduits et des systèmes de contrôle; vérifier l'étanchéité du réseau à l'aide de l'équipement approprié; nettoyer et entretenir les canalisations et les raccords ainsi que le système d'évacuation; remplacer les éléments usés et remettre le système en marche; remplir, au besoin, les devis estimatifs pour les clients. Poseurs de gicleurs étudier les plans, les devis et les codes des incendies pour établir le tracé du réseau; poser les colliers, supports et étriers nécessaires pour assujettir les canalisations, les gicleurs et l'équipement de lutte contre les incendies, à l'aide d'outils manuels ou mécaniques; choisir, mesurer, couper, aléser et tarauder les tuyaux, installer les sorties des gicleurs, les assembler et les assujettir en place au moyen des dispositifs de fixation; assembler les tronçons de tuyau à l'aide de matériel de soudage et de brasage; raccorder les canalisations aux réservoirs d'alimentation et aux conduites principales d'eau, aux pompes, aux compresseurs et aux appareils de régulation; installer des soupapes, des alarmes et l'équipement connexe; vérifier l'étanchéité du réseau au moyen d'appareils pneumatiques ou hydrauliques; assurer l'entretien et la réparation des systèmes de gicleurs; remplir, au besoin, les devis estimatifs pour les clients. chauffage et monteurs/monteuses de gicleurs Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est habituellement exigé. Un programme d'apprentissage de quatre à cinq ans ou plus de cinq ans d'expérience dans le métier ainsi qu'une formation spécialisée de tuyauteur, de monteur d'appareils de chauffage ou de monteur de gicleurs, en milieu scolaire ou industriel, sont habituellement exigés pour être admissible au certificat de qualification. Le certificat de qualification pour les tuyauteurs et les monteurs d'appareils de chauffage est obligatoire au Québec, Le certificat de qualification pour les monteurs de gicleurs est obligatoire au Québec. Les monteurs d'appareils de chauffage et les poseurs de gicleurs qualifiés peuvent obtenir le Sceau rouge. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 36
153 7265 Soudeurs et opérateurs de machines à souder et à braser Les soudeurs utilisent du matériel et des machines pour souder les métaux ferreux ou non ferreux. Ce groupe de base inclut aussi les opérateurs de machines à souder et à braser à commandes réglables. Fonctions principales Les soudeurs et les opérateurs de machines à souder et à braser exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : Soudeurs lire et interpréter les plans ou les instructions de soudage; utiliser des appareils manuels ou semi-automatiques pour souder des pièces de métal, tels que des appareils de soudage à l'arc sous gaz avec électrode de tungstène (GATW), à l'arc sous gaz avec électrode fusible (SAGFE), à l'arc avec fil fourré (FCAW), au plasma, à l'arc avec électrode enrobée (SAEE), sous flux en poudre et le soudage oxyacétylénique; utiliser des appareils coupe-flamme manuels ou semi-automatiques; utiliser des appareils à souder et à braser; utiliser des machines à former les métaux comme, par exemple, des presses à plier et des cisailles, de même que d'autres machines à redresser et à cintrer les métaux; réparer les pièces usées de produits métalliques en y soudant des couches supplémentaires. Opérateurs de machines à souder et à braser utiliser des machines à souder à commandes réglables comme des machines à souder par résistance par points, bout à bout et de lignes de suture ou des machines de soudage à l'arc ou au gaz afin de fabriquer ou de réparer des éléments en métal; utiliser des machines à souder et à braser à commandes réglables afin de lier des éléments de métal avec de la soudure ou de remplir les trous, les dentelures et les joints d'articles de métal; mettre en marche, éteindre, régler et contrôler le matériel robotique de chaîne de production; participer à l'entretien et à la réparation des machines à souder et à braser; régler, s'il y a lieu, les têtes de soudage et les machines-outils en fonction des devis. Conditions d'accès à la profession Soudeurs Un diplôme d'études secondaires est habituellement exigé. Un programme d'apprentissage de trois ans ou plus de trois ans d'expérience dans le métier ainsi qu'une formation spécialisée en soudure, en milieu scolaire ou industriel, sont habituellement exigés pour être admissible au certificat de qualification. et à braser Les soudeurs qualifiés peuvent obtenir le Sceau rouge. Opérateurs de machines à souder et à braser Quelques années d'études secondaires sont exigées. Une formation en cours d'emploi de plusieurs mois est habituellement fournie. De l'expérience comme apprenti-opérateur de machines peut être exigée. Une expérience en robotique peut être exigée CIFQ BILAN SECTORIEL V3 37
154 7311 Mécaniciens industriels Les mécaniciens de chantier et les mécaniciens industriels installent, entretiennent, recherchent la cause des pannes et réparent de la machinerie industrielle fixe ainsi que du matériel mécanique. Fonctions principales Les mécaniciens de chantier et les mécaniciens industriels exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : lire des plans, des diagrammes et des schémas pour déterminer la façon de procéder; installer, aligner, démonter et déplacer, en respectant les plans et à l'aide d'outils manuels et électriques, de la machinerie industrielle fixe ou du matériel mécanique comme des pompes, des ventilateurs, des réservoirs, des convoyeurs, des chaudières et des générateurs; faire fonctionner des appareils et du matériel de levage, comme des grues, des vérins et des tracteurs, pour mettre en place des machines et des pièces pendant l'installation, le montage et la réparation de la machinerie; inspecter et examiner de la machinerie et du matériel pour en déceler les dérèglements et les défaillances; installer, rechercher la cause des pannes et entretenir les systèmes de transmission de courant, sous vide, hydrauliques et pneumatiques ainsi que les contrôleurs programmables; ajuster la machinerie et réparer ou remplacer les pièces défectueuses; se servir d'outils d'usinage, notamment des tours et des meules, pour fabriquer les pièces nécessaires à la remise en état, à l'entretien ou au montage des machines; nettoyer, lubrifier et assurer l'entretien des machines; ériger des fondations destinées à recevoir de la machinerie ou diriger d'autres travailleurs dans la construction de telles fondations; assembler de la machinerie et du matériel, à l'aide d'outils manuels et électriques et de matériel de soudage, avant de les installer. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est habituellement exigé. Un programme d'apprentissage de trois à quatre ans ou plus de cinq ans d'expérience dans le métier et de formation spécialisée en réparation de machinerie industrielle ou en tant que mécanicien-monteur, en milieu scolaire ou industriel, sont habituellement exigés pour être admissible au certificat de qualification. Le certificat de qualification de mécanicien industriel est obligatoire au Québec. Les mécaniciens de chantier et les mécaniciens industriels qualifiés peuvent obtenir le Sceau rouge. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 38
155 7312 Mécaniciens d'équipement lourd Les mécaniciens d'équipement lourd réparent, recherchent la cause des pannes, règlent, remettent en état et entretiennent l'équipement mobile lourd. Fonctions principales Les mécaniciens d'équipement lourd exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : vérifier le fonctionnement des bouteurs, grues, niveleuses et autres équipements lourds et inspecter diverses machines pour déceler les défauts et les défaillances; déterminer la nature des défauts et des défaillances, en se servant d'équipement de contrôle informatisé et autre, en vue de préciser l'ampleur des réparations à effectuer; ajuster l'équipement et réparer ou remplacer les pièces, les installations ou les éléments défectueux, à l'aide d'outils manuels ou mécaniques; mettre à l'essai l'équipement réparé pour s'assurer qu'il fonctionne bien et que les réparations sont conformes aux exigences du fabricant; nettoyer et lubrifier l'équipement et effectuer d'autres travaux d'entretien courant; assurer l'entretien des accessoires et des outils de travail comme les machines utilisées pour la récolte et pour creuser des sillons, les lames, les charrues, les treuils et les flèches latérales; réparer, s'il y a lieu, les camions lourds. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est habituellement exigé. Un programme d'apprentissage de trois à cinq ans ou plus de quatre ans d'expérience dans le métier ainsi qu'une formation spécialisée en réparation de matériel lourd, en milieu scolaire ou industriel, sont habituellement exigés pour être admissible au certificat de qualification. Le certificat de qualification de mécanicien d'équipement lourd est obligatoire au Québec. Les mécaniciens d'équipement lourd et les mécaniciens de machines agricoles qualifiés peuvent obtenir le Sceau rouge. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 39
156 7333 Électromécaniciens Les électromécaniciens entretiennent, mettent à l'essai, remettent à neuf et réparent des moteurs électriques, des transformateurs, de l'appareillage de connexion et d'autres dispositifs électriques. Ils travaillent dans des ateliers indépendants de réparation électrique, des ateliers d'entretien des entreprises de fabrication d'équipement électrique ou dans des ateliers de réparation en usine. Fonctions principales Les électromécaniciens exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : mettre à l'essai et observer les composantes et les systèmes électriques, électroniques et mécaniques à l'aide d'appareils d'essai et de mesure; localiser et réparer les pannes des moteurs électriques, des transformateurs, de l'appareillage de connexion, des générateurs et d'autre matériel électromécanique; remplacer ou remettre à neuf des arbres, des coussinets, des commutateurs et d'autres composants; enrouler, assembler et installer divers types de bobinages pour moteurs ou transformateurs électriques; effectuer l'équilibrage dynamique ou statique d'armatures ou de rotors, souder et braser des connexions électriques, et aligner et ajuster les pièces; mettre à l'essai, réparer ou remplacer des câblages ou des composants défectueux dans l'appareillage de connexion électrique; mettre à l'essai les moteurs, les transformateurs, l'appareillage de connexion ou autre dispositif électrique réparé afin d'assurer la performance appropriée; effectuer des travaux d'usinage pour remettre à neuf ou modifier des arbres, des commutateurs ou d'autres pièces; faire l'entretien et la réparation sur place. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est habituellement exigé. Un programme d'apprentissage de quatre ans ou plus de quatre ans d'expérience dans le métier ainsi qu'une formation spécialisée en électromécanique, en milieu scolaire ou industriel, sont habituellement exigés pour être admissible au certificat de qualification. Les électromécaniciens qualifiés peuvent obtenir le Sceau rouge. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 40
157 7351 Mécaniciens de machines fixes et opérateurs de machines auxiliaires Les mécaniciens de machines fixes et les opérateurs de machines auxiliaires utilisent et entretiennent divers types de machines fixes et auxiliaires afin de chauffer, d'éclairer et d'alimenter en énergie et en d'autres services utilitaires. Fonctions principales Les mécaniciens de machines fixes et les opérateurs de machines auxiliaires exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : utiliser les systèmes de commandes automatisés ou informatiques et les machines fixes et auxiliaires telles que les chaudières, les turbines, les générateurs, les pompes, les compresseurs, les dispositifs de contrôle de la pollution et autres machines pour chauffer, ventiler, réfrigérer, éclairer et alimenter en énergie les bâtiments, les établissements industriels et autres lieux de travail; surveiller et inspecter le matériel d'usine, les postes d'ordinateur, les commutateurs, la robinetterie, les indicateurs, les alarmes, les compteurs et autres instruments afin de mesurer la température, la pression et le débit de carburant, de déceler les fuites et autres défectuosités du matériel et de veiller à ce que le matériel fonctionne au meilleur rendement possible; analyser et enregistrer les relevés des instruments et les défectuosités du matériel; rechercher la cause des pannes, prendre des mesures correctives et faire des réparations mineures pour éviter les pannes de l'équipement ou des systèmes; nettoyer et lubrifier les générateurs, les turbines, les pompes, les compresseurs et effectuer d'autres travaux d'entretien régulier à l'aide de lubrifiants et d'outils manuels, électriques et de précision; préparer un compte-rendu quotidien des activités opérationnelles et des activités de sécurité et d'entretien et rédiger des rapports concernant le fonctionnement de l'établissement; participer, s'il y a lieu, à l'élaboration de procédés d'opération, d'entretien et de sécurité. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est habituellement exigé. Un programme d'apprentissage réglementé de mécanicien de machines fixes ou de centrale ou une formation en cours d'emploi et des cours par correspondance, ou une formation spécialisée en milieu scolaire comme mécanicien de machines fixes ou de centrale, sont exigés. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 41
158 7371 Grutiers Les grutiers manœuvrent des grues ou draglines servant à lever, à déplacer et à mettre en place de la machinerie, de l'équipement et autres gros objets. Fonctions principales Les grutiers exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : manœuvrer des grues automotrices et des grues à tour afin de lever, de déplacer et de mettre en place de l'équipement et des matériaux; effectuer les inspections préalables à l'exécution des travaux et calculer la capacité des grues et le poids en prévision de l'attelage et du levage; manœuvrer des sonnettes de battage afin d'enfoncer dans le sol des pieux qui serviront d'appui aux bâtiments et aux autres structures; manœuvrer des grues équipées du matériel nécessaire au dragage des voies navigables et autres endroits; manœuvrer des grues à portique afin de charger et décharger les navires amarrés à quai; manœuvrer des grues de relevage servant à déplacer des objets et des matériaux dans des dépôts; manœuvrer des ponts roulants ou des ponts-grues afin de lever, de déplacer et de mettre en place de la machinerie ou des matériaux; manœuvrer des grues de plates-formes de forage afin de décharger et de recharger les navires de ravitaillement; manœuvrer des grues montées sur bateaux ou chalands afin de lever, de déplacer et de mettre en place de l'équipement et des matériaux; manœuvrer des grues draglines pour exposer les filons de charbon et les dépôts de minerais dans les mines à ciel ouvert; assembler, au besoin, des grues automotrices sur les lieux; effectuer des travaux d'entretien courants tels que le nettoyage et la lubrification des grues. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est habituellement exigé. Un programme d'apprentissage d'un à trois ans ou une formation spécialisée de grutier, en milieu scolaire ou industriel, est habituellement exigé. Le certificat de qualification pour les conducteurs d'engins de levage est obligatoire au Québec. Le certificat de qualification est obligatoire pour les opérateurs de grues automotrices au Québec. Un permis de conduire provincial peut être exigé pour permettre aux conducteurs de grues automotrices de circuler sur les voies publiques. La réussite d'un examen interne de grutier peut être exigée par l'employeur. Les opérateurs de grues automotrices qualifiés peuvent obtenir le Sceau rouge. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 42
159 9215 Surveillants dans la transformation des produits forestiers Les surveillants dans la transformation des produits forestiers supervisent et coordonnent les activités des travailleurs des groupes de base et du groupe intermédiaire suivants : (9233) Opérateurs au contrôle de la réduction en pâte des pâtes et papiers, (9234) Opérateurs au contrôle de la fabrication du papier et du couchage, (9614) Manœuvres dans le traitement des pâtes et papiers et la transformation du bois et (943) Opérateurs de machines dans la production des pâtes et papiers et dans la transformation du bois et personnel assimilé. Fonctions principales Les surveillants dans la transformation des produits forestiers exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : surveiller, coordonner et programmer le travail des ouvriers qui utilisent des machines à fabriquer les pâtes et papiers, à façonner les produits en papier et autres machines de transformation des produits en bois et en papier; assurer le fonctionnement efficace des systèmes et du matériel et veiller à l'exécution de l'entretien et des réparations; établir des méthodes de travail permettant de respecter les calendriers d'exécution et coordonner les activités de travail avec les autres services; résoudre des problèmes reliés au travail et recommander des mesures visant à améliorer la productivité et la qualité des produits; préparer les commandes de matériel et de fournitures; assurer la formation des travailleurs quant à leurs tâches, aux normes de sécurité et aux politiques de la compagnie; recommander des mesures de gestion du personnel, telles que les embauches et les promotions, et gérer l'application des conventions collectives; rédiger des rapports de production et autres rapports; surveiller les conditions de sécurité; mettre au point, s'il y a lieu, des machines et du matériel. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est exigé. Un diplôme d'études collégiales en technologie des pâtes et papiers ou dans une discipline connexe peut être exigé pour certains postes de supervision, pâtes et papiers. Plusieurs années de formation théorique et en cours d'emploi sont offertes. Plusieurs années d'expérience dans le plus haut poste supervisé sont souvent exigées. Des certificats, en marquage du bois et en secourisme en milieu industriel ainsi qu'un certificat de qualification en gaz naturel, peuvent être exigés. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 43
160 9233 Opérateurs au contrôle de la réduction en pâte des pâtes et papiers Les opérateurs au contrôle de la réduction en pâte des pâtes et papiers manœuvrent et surveillent le matériel et l'équipement multifonctionnel de commande pour le traitement du bois, des résidus de pâte, du papier recyclable et autres substances cellulosiques pendant la production de la pulpe. Ils travaillent dans des usines de pâtes et papiers. Fonctions principales Les opérateurs au contrôle de la réduction en pâte des pâtes et papiers exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : coordonner et surveiller le fonctionnement des épurateurs, des lessiveurs, des digesteurs, des réservoirs de mélange et autre matériel de façonnage de la pulpe, à partir d'un tableau de commande automatisé dans le poste central en vue de contrôler le traitement du bois, des résidus de pâte, du papier recyclable et autres substances cellulosiques; surveiller les indicateurs, les jauges, les écrans vidéo et autres instruments du poste central de commande pour détecter les pannes d'équipement, et veiller à ce que les machines de traitement de la pulpe fonctionnent selon les spécifications; analyser les relevés de lecture et les échantillons de production et faire les ajustements nécessaires ou indiquer aux opérateurs de machine les changements à apporter au matériel de production de la pâte; remplir et tenir à jour les rapports de production. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est exigé. Un diplôme d'études collégiales en transformation des produits forestiers ou dans un domaine connexe peut être exigé. Plusieurs semaines de formation spécialisée en milieu industriel et plusieurs mois de formation en cours d'emploi sont exigés. Plusieurs années d'expérience comme opérateur de machines dans les usines de pâte à papier, au sein de la même compagnie, sont habituellement exigées. Un certificat en secourisme industriel peut être exigé. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 44
161 9234 Opérateurs au contrôle de la fabrication du papier et du couchage Les opérateurs au contrôle de la fabrication du papier et du couchage manœuvrent et surveillent le matériel et l'équipement multifonctionnel de traitement du papier, de la pulpe et du carton. Ils travaillent dans des usines de pâtes et papiers. Fonctions principales Les opérateurs au contrôle de la fabrication du papier et du couchage exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : manœuvrer, coordonner et surveiller le matériel de contrôle de la fabrication du papier et du couchage, à partir du poste central de commande ou des panneaux de commande sur les machines, en vue de fabriquer du papier avec la pulpe, de mélanger les produits chimiques et les colorants et de coucher les produits de papier; contrôler les opérations et la machinerie de façonnage en utilisant un circuit de réglage distribué et des ordinateurs de régulation des procédés; surveiller les indicateurs, les jauges, les écrans vidéo et autres instruments pour détecter les pannes d'équipement et veiller à ce que le matériel de contrôle de la fabrication du papier et du couchage fonctionne selon les spécifications; analyser les relevés de lecture et les échantillons de production et faire les ajustements nécessaires ou demander aux autres opérateurs du contrôle de la fabrication du papier et du couchage de faire ces ajustements au besoin; remplir et tenir à jour les rapports de production. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est exigé. Plusieurs semaines de formation spécialisée en milieu industriel et plusieurs mois de formation en cours d'emploi sont exigés. Plusieurs années d'expérience comme opérateur de machine à papier, au sein de la même compagnie, sont habituellement exigées. Un certificat en secourisme industriel peut être exigé. Un certificat pour le gaz naturel peut être exigé. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 45
162 9424 Opérateurs d installations de l assainissement de l eau et du traitement des déchets Les opérateurs d'installations de l'assainissement de l'eau surveillent et font fonctionner des systèmes de contrôle informatisés et l'équipement connexe dans des usines de traitement et de filtration de l'eau afin de régler le traitement et la distribution de l'eau. Les opérateurs du traitement des déchets surveillent et font fonctionner des systèmes de contrôle informatisés et l'équipement connexe dans des usines de traitement des eaux usées, des eaux d'égout et des effluents liquides, afin de régler le traitement et l'élimination de l'eau d'égout et des résidus. Fonctions principales Les opérateurs d'installations de l'assainissement de l'eau et du traitement des déchets exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : Opérateurs d'installations de l'assainissement de l'eau faire fonctionner et surveiller des systèmes de contrôle informatisés et l'équipement connexe dans les usines de traitement et de filtration de l'eau afin de régler le traitement et la distribution de l'eau; faire la lecture des débitmètres, des indicateurs de niveau et autres appareils d'enregistrement afin de mesurer le débit en eau et les niveaux de consommation, la concentration bactérienne ainsi que la concentration en chlore et en fluorure; surveiller et inspecter l'équipement et les systèmes de l'usine afin de détecter les pannes et de s'assurer que les systèmes fonctionnent normalement; prélever des échantillons d'eau et faire des dosages chimiques et des numérations bactériennes; analyser les résultats des essais et les relevés des lectures d'instruments et apporter les ajustements nécessaires à l'équipement et aux systèmes de l'usine; effectuer des vérifications de sécurité dans l'usine de traitement et sur les terrains; répondre aux plaintes des clients concernant la qualité de l'eau; remplir des rapports et tenir à jour un journal des activités de l'usine; effectuer des travaux d'entretien mineur ou aider les gens de métier qualifiés à installer ou à réparer les machines de l'usine, s'il y a lieu; mesurer, mélanger et transporter des produits chimiques pour entretenir les apports, s'il y a lieu. Opérateurs d'installations du traitement des déchets faire fonctionner et surveiller des systèmes de contrôle informatisés et l'équipement connexe dans des usines de traitement des eaux usées, de traitement des eaux d'égout et de traitement des résidus liquides, afin de régler l'écoulement de l'eau d'égout dans les bassins de décantation, d'aération et de digestion et de traiter et d'éliminer les effluents de ces usines; patrouiller l'usine pour vérifier les pompes, les moteurs, les filtres, les chlorateurs et les autres pièces d'équipement des usines, faire régulièrement la lecture des indicateurs de niveau, des appareils de mesure et autres instruments d'enregistrement, afin de détecter les défaillances de l'équipement et de s'assurer que ce dernier et les systèmes de l'usine fonctionnent dans les limites prévues; et du traitement des déchets prélever des échantillons d'eaux usées et des eaux d'égout, faire les tests et analyser les résultats; apporter les ajustements nécessaires à l'équipement et aux systèmes de l'usine au besoin; effectuer des vérifications de sécurité dans l'usine de traitement et sur les terrains; remplir des rapports et tenir à jour le cahier d'exploitation de l'usine; CIFQ BILAN SECTORIEL V3 46
163 effectuer des travaux d'entretien mineur ou aider les gens de métier qualifiés à installer ou à réparer les machines de l'usine, s'il y a lieu. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est habituellement exigé. Une formation spécialisée dans le traitement et la lutte contre la pollution de l'eau, en milieu scolaire ou industriel, est exigée. La certification en alimentation ou en traitement de l'eau (niveaux I, II ou III) est exigée. Le certificat Systèmes d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT), le transport de matières dangereuses ou des cours sur les pratiques sécuritaires peuvent être exigés. Une formation en cours d'emploi est offerte. De l'expérience en tant que manœuvre ou travailleur d'entretien des services d'utilité publique, au sein de la même entreprise, peut être exigée. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 47
164 9432 Opérateurs de machines dans les usines de pâte à papier Les opérateurs de machines dans les usines de pâte à papier opèrent divers types de machines servant à produire la pâte à papier et en surveillent le fonctionnement. Ils travaillent dans des usines de pâtes et papiers. Fonctions principales Les opérateurs de machines dans les usines de pâte à papier exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : faire fonctionner et surveiller des machines telles que des épurateurs, des laveurs, des digesteurs, des réservoirs de mélange, des lessiveurs et autres machines de traitement de la pulpe servant à effectuer une ou plusieurs fonctions de traitement de la cellulose; surveiller les indicateurs, les appareils de mesure, les jauges de niveau et autres instruments de mesure pour détecter toute anomalie dans le fonctionnement du matériel et des machines, et s'assurer que les étapes du processus sont exécutées selon les spécifications; communiquer avec l'opérateur de contrôle de la mise en pâte pour coordonner, au besoin, les réglages, la mise en marche et l'arrêt du matériel et des machines; recueillir des échantillons de fabrication et effectuer des essais de titrage, des lectures de ph, des tests de densité et autres essais courants sur la pulpe et les mélanges; mettre à jour et remplir les rapports de production. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est exigé. Un diplôme d'études collégiales en transformation des produits forestiers ou dans un domaine connexe peut être exigé. Plusieurs semaines de formation spécialisée en milieu industriel et plusieurs mois de formation en cours d'emploi sont exigés. De l'expérience à titre de manœuvre en pâte à papier dans la même compagnie est habituellement exigée. Un certificat en secourisme industriel peut être exigé CIFQ BILAN SECTORIEL V3 48
165 9433 Opérateurs de machines dans la fabrication et finition du papier Les opérateurs de machines dans la fabrication et finition du papier font fonctionner du matériel et des machines, et aident les opérateurs au contrôle de la fabrication et de la finition du papier à produire, à coucher et à finir le papier. Ils travaillent dans des usines de pâtes et papiers. Fonctions principales Les opérateurs de machines dans la fabrication et finition du papier exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : faire fonctionner du matériel et surveiller le fonctionnement de diverses machines servant à sécher, à calandrer, à doubler, à enduire, à refendre, à tailler, à enrouler ou à tout autre traitement associé à la fabrication et à la finition du papier; installer, placer et engager les rouleaux de papier à l'aide d'un treuil; contrôler les opérations et la machinerie de façonnage en utilisant un circuit de réglage distribué et des ordinateurs de régulation des procédés; observer le fonctionnement du matériel et des machines, des indicateurs de panneaux, des appareils de mesure, des jauges de niveaux et autres appareils de mesure pour déceler toute anomalie dans le fonctionnement des machines et s'assurer que les étapes du processus se déroulent conformément aux spécifications; communiquer avec l'opérateur au contrôle de la fabrication du papier pour faire les réglages nécessaires et procéder au démarrage ou à l'arrêt des machines de traitement, et l'aider au besoin; inspecter visuellement le papier pour y déceler des plis, des trous, des traces de décoloration, des stries et autres défauts et prendre les mesures de rectification nécessaires; mettre à jour et remplir les rapports de production. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est exigé. Plusieurs semaines de formation spécialisée en milieu industriel et plusieurs mois de formation en cours d'emploi sont exigés. De l'expérience comme manœuvre au sein de la même compagnie est habituellement exigée. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 49
166 9435 Opérateurs de machines à façonner le papier Les opérateurs de machines à façonner le papier opèrent diverses machines servant à fabriquer et à assembler des produits en papier tels que des sacs, des contenants, des boîtes, des enveloppes et autres articles semblables. Ils travaillent dans des usines de fabrication de produits en papier. Fonctions principales Les opérateurs de machines à façonner le papier exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : opérer des machines qui coupent, plient, collent ou agrafent du papier et du carton pour fabriquer des boîtes, des cartonnages ondulés et autres articles; opérer des machines qui collent du papier sur du carton et le coupent aux longueurs désirées; opérer des machines qui pressent du papier pour façonner des gobelets et autres récipients; opérer des machines qui coupent, collent et plient du papier pour fabriquer des enveloppes et des sacs en papier; opérer d'autres machines à façonner le papier pour fabriquer des produits tels que des tubes en papier, des cartes, des essuie-tout ou des couches; nettoyer et lubrifier les machines et assurer leur entretien courant; régler des machines. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est exigé par l'industrie des pâtes. Plusieurs semaines de formation en cours d'emploi sont offertes. De l'expérience comme manœuvre au sein de la même compagnie peut être exigée. CIFQ BILAN SECTORIEL V3 50
167 9614 Manœuvres dans le traitement des pâtes et papiers Les manœuvres dans le traitement des pâtes et papiers effectuent une gamme variée de tâches générales et courantes dans la transformation du bois et aident les opérateurs d'usine à papier et de machines de fabrication du papier. Fonctions principales Les manœuvres dans le traitement des pâtes et papiers et la transformation du bois exercent une partie ou l'ensemble des fonctions suivantes : placer les billes sur la courroie d'entraînement et dans la trémie du défibreur et les aligner manuellement à l'aide de pieds-de-biche, de picois ou de tout autre outil ou instrument; charger les copeaux, la pulpe, le soufre et autres produits de traitement dans les convoyeurs ou les réservoirs de transformation, enlever le papier recyclable et la pulpe des machines de fabrication de pulpe et de papier, et transporter le papier recyclable et la pulpe jusqu'aux machines et matériel de traitement à l'aide d'un élévateur à fourche ou autre équipement mécanique; trier, empiler et transporter, manuellement ou à l'aide d'appareils mécaniques, aux différentes étapes de transformation du bois; ramasser, à l'aide d'un chariot élévateur ou autres appareils mécaniques, les restes et les copeaux de bois en vue d'une transformation ultérieure; nettoyer, à l'aide de pelles, de tuyaux d'arrosage et autres outils, les machines et les appareils de transformation du bois et les aires de travail; aider d'autres travailleurs en transformation du bois à manœuvrer, à entretenir et à réparer différents appareils et machines, et à exécuter d'autres travaux de transformation du bois. Conditions d'accès à la profession Un diplôme d'études secondaires est exigé par l'industrie des pâtes et papiers et par d'autres employeurs importants CIFQ BILAN SECTORIEL V3 51
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