LES ACTIONS ACCRÉDITIVES : RAPPORT D'ÉVALUATION
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- Christelle Carrière
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1 LES ACTIONS ACCRÉDITIVES : RAPPORT D'ÉVALUATION Résumé Octobre 1994
2 Pour obtenir un exemplaire du rapport de 302 pages, prière de communiquer avec Bill Toms Ministère des Finances Direction de la politique de l'impôt Téléphone : (613) Télécopie : (613) Internet: [email protected] This publication is also available in English.
3 Résumé Perspective globale De 1983 à 1991, les actions accréditives ont généralement répondu de façon adéquate, efficace et économique aux objectifs de la politique fédérale en stimulant l'exploration au Canada, en favorisant les achats d'actions de sociétés minières et pétrolières et en venant en aide aux petites sociétés d'exploration. En ce qui concerne le caractère adéquat du mécanisme de financement par actions accréditives, l'évaluation a permis de constater que ce mécanisme répondait à un besoin défini par les sociétés minières et pétrolières et qu'il était conforme aux priorités du gouvernement pendant la période d'évaluation, soit de 1983 à Le mécanisme a été conçu par l'industrie pour permettre aux petites sociétés d'obtenir les fonds ou les compétences nécessaires pour explorer et aménager les zones pétrolières ou minières prometteuses, tout en fournissant un moyen commercial pratique et efficient de tenir compte des apports différents de la société émettrice et des investisseurs. Les actions accréditives occupent une place bien à part parmi les divers mécanismes de financement spécialisés qui existent pour faciliter les activités d'exploration et d'aménagement des sociétés minières ou pétrolières. Leurs caractéristiques en font les plus accessibles de ces mécanismes de financement, ce qui explique leur utilisation relativement large. Les actions accréditives contribuent à stimuler les travaux d'exploration et d'aménagement en permettant essentiellement à des sociétés minières ou pétrolières de transférer à des investisseurs des déductions fiscales dont elles ne peuvent se servir ou ne se servent pas autrement, moyennant une prime par rapport au cours auquel les actions ordinaires de la société se transigent sur le marché. L'évaluation aboutit à des résultats mitigés en ce qui concerne l'efficacité du mécanisme, c'est-à-dire dans la mesure dans laquelle il a atteint ses objectifs. Parmi les facteurs positifs, les actions accréditives : ont permis de mobiliser des capitaux propres principalement pour l'exploration pétrolière et minière, en particulier la recherche de gisements d'or; ont représenté une importante proportion de l'ensemble des financements consacrés à l'exploration minière (60 pour cent en moyenne de 1987 à 1991); se sont traduites par des dépenses supplémentaires appréciables en exploration minière et pétrolière et en forages d'exploration; 1
4 ont eu un effet bénéfique sur l'économie de l'alberta, de la Colombie-Britannique, de l'ontario et du Québec; et ont profité aux petites sociétés d'exploration n'ayant pas d'impôts à payer. Par contre, les activités d'exploration supplémentaires engendrées par les actions accréditives n'ont pas été extrêmement intenses, les coûts des forages d'exploration ont été gonflés dans l'industrie minière, et il est difficile de démontrer que ces dépenses d'exploration et ces travaux de forage supplémentaires ont débouché sur de nouvelles découvertes, attribuables à ce mécanisme de financement. En outre, les achats d'actions accréditives ont souvent été motivés par des raisons fiscales, plus précisément des déductions plus avantageuses au titre de l'exploration, ce qui s'est traduit par un rythme relativement rapide d'engagement des dépenses par les sociétés émettrices et de revente des actions par les investisseurs. L'évaluation a aussi permis de constater que l'efficacité des actions accréditives à titre de mécanisme de financement dépendait de façon cruciale des prix des produits de base (et tout particulièrement des cours mondiaux de l'or et de l'argent), de la conjoncture économique générale (p. ex. de la récession économique de 1990), des perspectives économiques de l'émetteur, du régime fiscal des frais d'exploration et d'aménagement auxquels l'émetteur renonçait en faveur des investisseurs et du pouvoir de négociation de ces derniers vis-à-vis des sociétés émettrices. Comme sur le plan de l'efficacité, l'évaluation aboutit à des résultats mitigés en ce qui concerne la rentabilité du mécanisme. D'un côté, les actions accréditives ont entraîné des dépenses supplémentaires d'exploration sensiblement supérieures au manque à gagner subi par le trésor fédéral entre 1987 et 1991 : chaque dollar de dépense fiscale fédérale s'est traduit par des dépenses supplémentaires de $3 en moyenne dans le cas de l'exploration minière et de $2 en moyenne pour l'exploration pétrolière. Selon la théorie économique, les actions accréditives apparaissent comme le mécanisme de financement par capitaux propres le plus rentable pour les sociétés d'exploration qui n'ont pas d'impôts à payer. Les résultats empiriques indiquent en outre que ces actions ont considérablement incité les entreprises ne payant pas d'impôts à entreprendre des travaux d'exploration. D'un autre côté, les actions accréditives se sont révélées de piètres placements dans l'industrie minière et l'industrie pétrolière. De nombreux facteurs ont influé sur le coût et l'accessibilité des actions accréditives entre 1983 et Le montant et la proportion des dépenses d'exploration financées au moyen de ces actions ont évolué de concert avec la situation financière et économique, révèle l'évaluation. Celle-ci ne chiffre toutefois pas l'incidence de chacun des facteurs influant sur les actions accréditives et les travaux d'exploration. 2
5 Entre 1983 et 1987, période caractérisée par des cours favorables des produits et des actions dans le secteur des métaux précieux (or et argent), les principaux facteurs qui ont exercé une influence positive sur les actions accréditives et donc sur l'exploration ont été la déduction pour épuisement gagné, instaurée en 1983, la participation croissante d'importantes sociétés en commandite aux placements d'actions accréditives entre 1983 et 1987, l'exonération cumulative des gains en capital instituée en 1985, ainsi que les modifications fiscales apportées en 1986, qui limitaient la responsabilité des investisseurs en actions accréditives. Selon les résultats empiriques obtenus, les avantages fiscaux relatifs à ces actions ont été partagés entre les investisseurs et les sociétés émettrices, le partage ayant tendance à varier en fonction inverse de la taille des entreprises à cause, en particulier, de l'influence des sociétés en commandite. Alors que les cours des produits et des actions commençaient à baisser dans le secteur des métaux précieux, la réforme fiscale de 1987 exerçait un effet négatif sur les actions accréditives en raison, par exemple, de l'élimination graduelle de la déduction pour épuisement gagné, de l'abaissement des taux de l'impôt sur le revenu des particuliers et de l'instauration des règles relatives aux pertes nettes cumulatives sur placement. Ainsi, les financements par actions accréditives étaient revenus à des niveaux plus conformes à leurs moyennes passées en De plus, les résultats empiriques révèlent que les actions accréditives ont affiché un très mauvais rendement comparativement à une action du sous-indice des sociétés minières et pétrolières de la Bourse de Toronto entre 1986 et Ces piètres résultats à titre de placement ont sans doute exercé aussi une influence directe sur la demande d'actions accréditives. À tout cela s'est ajoutée la récession économique de 1990, qui a rendu moins favorable le contexte général des activités d'exploration et des émissions d'actions accréditives. Les actions accréditives ont permis de mobiliser d'importants capitaux pour l'exploration entre 1983 et 1991, de sorte qu'on peut les considérer comme efficaces, sous cet angle. Par contre, leur efficacité dans la stimulation de l'exploration pétrolière et minière a été réduite à cause, par exemple, d'un déséquilibre au profit de la recherche de gisements d'or, d'une surchauffe (au sens d'un gonflement des frais de forage) dans le secteur de l'exploration minière, des pressions à la baisse exercées par les grandes sociétés en commandite sur la prime obtenue par les petites sociétés émettrices et des achats d'actions accréditives motivés par des raisons fiscales vers le milieu des années 80. Les actions accréditives ont été un moyen rentable de financer l'exploration en ce sens qu'elles ont généré des dépenses supplémentaires d'exploration supérieures au manque à gagner qu'elles ont occasionné au trésor fédéral, mais les facteurs qui ont réduit leur efficacité ont exercé la même influence sur leur rentabilité. Il reste que les actions accréditives ont été un mécanisme de financement rentable pour les sociétés n'ayant pas d'impôts à payer tout au long de la période visée par l'évaluation et qu'elles se sont montrées aussi efficaces que n'importe quel autre mécanisme possible de financement par capitaux propres visant les mêmes objectifs. 3
6 Si l'influence combinée du régime fiscal et de la conjoncture du marché ont fait des actions accréditives un placement apparemment intéressant au milieu des années 80, les achats d'actions effectués à cette époque n'ont pas présenté un bon rendement. Ce fait, joint à un contexte devenu beaucoup moins favorable, a amené les investisseurs, notamment les particuliers, à se détourner des actions accréditives entre 1987 et Bien entendu, l'intérêt des investisseurs et les facteurs qui le déterminent ont un effet direct sur le rôle joué par les sociétés en commandite dans le placement d'actions accréditives. Plus précisément, la diminution de la demande d'actions accréditives, sous l'influence de la conjoncture économique et des résultats obtenus par les investisseurs, de même que de la valeur fiscale moindre des déductions au titre de l'exploration et de l'aménagement, a sensiblement réduit la participation des sociétés en commandite en Cette baisse d'intérêt des investisseurs et de participation des sociétés en commandite a eu un effet négatif sur l'efficacité des actions accréditives à titre de source de capitaux pour les petites sociétés et de moyen de financement d'une forte proportion des dépenses d'exploration. Dans le climat beaucoup moins favorable aux placements qui existait en 1991, ceux qui achetaient des actions accréditives avaient tendance à s'intéresser davantage à leur potentiel à titre de placements qu'à leurs caractéristiques fiscales comme c'était le cas au milieu des années 80. Cela signifie que les investisseurs étaient moins pressés de voir les programmes d'exploration produire des résultats relativement rapides et que, donc, leur horizon d'investissement était plus conforme, en 1991, à celui des émetteurs. Les émissions d'actions accréditives ont également commencé à ne plus faire une part aussi large à la recherche de gisements d'or pour devenir mieux équilibrées entre les différents secteurs de l'industrie minière. On peut s'attendre à ce que ces changements s'accompagnent d'un ralentissement du rythme de l'exploration et des découvertes, les sociétés se livrant à une analyse plus approfondie des résultats de leurs travaux avant de poursuivre un programme d'exploration et la qualité des activités s'améliorant. Il en résultera probablement une augmentation de la taille moyenne des gisements découverts et une mise en production plus rapide de ces derniers. De plus, le rythme plus égal des travaux d'exploration effectués par les sociétés émettrices au cours de l'année permettra sans doute d'atténuer largement la hausse des coûts de forage pendant l'hiver. Cela devrait avoir un effet positif appréciable sur l'efficacité du mécanisme, sous l'angle des travaux supplémentaires d'exploration engendrés par les actions accréditives, de même que sur leur rentabilité mesurée par rapport aux dépenses fiscales qu'elles entraînent au niveau fédéral. Qu est-ce qu'une action accréditive? Les actions accréditives représentent l'un des mécanismes employés par les sociétés minières ou pétrolières pour financer leurs travaux d'exploration et d'aménagement au Canada. Ces titres assortis d'avantages fiscaux sont émis aux termes d'une convention conclue entre la société émettrice et les investisseurs. Chaque action accréditive achetée aux termes de la convention 4
7 par l'investisseur lui donne droit à une participation au capital-actions de la société, ainsi qu'aux déductions fiscales liées aux nouvelles dépenses engagées dans l'exploration et l'aménagement. Pour les sociétés pétrolières ou minières, les actions accréditives peuvent représenter un moyen plus économique de se procurer des capitaux propres pour l'exploration et l'aménagement. De plus, en permettant une large distribution des titres, elles permettent à un vaste éventail d'investisseurs d'avoir accès aux actions, tout en réduisant l'effet de l'émission sur la direction et le contrôle de la société émettrice. Bien que les actions accréditives puissent être utilisées par toutes les sociétés minières ou pétrolières, elles sont conçues de manière à bénéficier principalement aux petites sociétés d'exploration qui n'ont pas d'impôts à payer, c'est-à-dire qui sont dans l'impossibilité d'utiliser les déductions fiscales auxquelles leur donnent droit leurs travaux d'exploration et d'aménagement et qui ont un accès limité aux autres sources de financement possibles. Du point de vue des investisseurs, les actions accréditives représentent une forme de placement dans le secteur des ressources qui offre une assez bonne liquidité, est fiscalement avantageuse par rapport aux autres placements de capital de risque et permet de réduire le risque lié à ce titre d'investissement, tout dépendant de la manière dont les achats d'actions accréditives sont structurés. Aux termes d'une convention d'émission d'actions accréditives, l'investisseur voit sa responsabilité limitée et a droit à une part déterminée des bénéfices éventuels de la société émettrice ainsi que du reliquat de ses biens en cas de dissolution. Qui recourt aux actions accréditives? Selon les données relatives à l'impôt sur le revenu des sociétés pour les années 1987 à 1990, l'émetteur type d'actions accréditives était une société canadienne faisant appel à l'épargne publique et n'ayant pas d'impôts à payer qui était située en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario ou au Québec. Il faut cependant faire une distinction entre les sociétés minières et les sociétés pétrolières. Les premières étaient plus susceptibles d'être des sociétés faisant appel à l'épargne publique et n'ayant pas d'impôts à payer situées en Colombie-Britannique, en Ontario ou au Québec. Les secondes avaient davantage tendance à être des sociétés privées sous contrôle canadien ayant des impôts à payer et implantées soit en Alberta, soit dans plusieurs juridictions. Ces différences reflètent à la fois les caractéristiques minières propres à chacune des deux industries et la répartition géographique des ressources minières pétrolières au Canada. D'après les données relatives à l'impôt sur le revenu des particuliers pour les années 1989 et 1990, l'acheteur type d'actions accréditives était de sexe masculin, marié et dans la quarantaine, résidait au Québec ou en Ontario, était salarié du secteur public ou privé et était assujetti au taux maximal d'impôt sur le revenu. Cependant, les investisseurs les plus audacieux, c'est-à-dire ceux qui investissaient la plus forte proportion de leur revenu en actions accréditives, ne 5
8 présentaient aucune de ces caractéristiques. Même s'il est difficile d'en établir un portrait-robot, ces investisseurs audacieux étaient généralement des femmes mariées de moins de 30 ans qui résidaient au Yukon, en Saskatchewan, au Manitoba ou au Nouveau-Brunswick, travaillaient comme médecins ou dentistes et étaient assujetties au taux minimal d'impôt sur le revenu. Quel est l'objet du mécanisme? Les documents budgétaires fédéraux ne contiennent aucun énoncé de politique générale en matière d'actions accréditives. Il ressort toutefois des énoncés de politique relatifs à des mesures d'encouragement fiscales (p. ex. l'épuisement gagné) ou financières (p. ex. les subventions du Programme de stimulation de l'exploration minière au Canada) que les actions accréditives appuient la politique économique et sociale du gouvernement : en stimulant les travaux d'exploration et d'aménagement au Canada; en favorisant les achats d'actions de sociétés minières ou pétrolières; en venant en aide aux petites sociétés d'exploration (qui n'ont habituellement pas d'impôts à payer), dont les ressources d'autofinancement peuvent être limitées. Étant donné que les actions accréditives permettent aux investisseurs de se prévaloir de déductions fiscales au titre de l'exploration et de l'aménagement plus vite que les sociétés émettrices, elles se traduisent par un manque à gagner pour le trésor public. La dépense fiscale nette, au niveau fédéral, correspondant aux travaux d'exploration financés au moyen d'actions accréditives est évaluée à $563 millions pour la période allant de 1987 à 1991; ce coût n'a cessé de diminuer pour passer de $283 millions en 1987 à $14 millions en Pourquoi évaluer les actions accréditives? Le présent rapport a pour objet d'évaluer les résultats donnés par le mécanisme d'actions accréditives en regard des objectifs de la politique publique et des différents facteurs structurels, fiscaux, financiers et économiques qui influent sur ces résultats. La période visée par l'analyse empirique s'étend généralement de 1987 à 1991, mais elle remonte jusqu'à 1983 dans certains cas. Le présent rapport décrit le mécanisme de financement par actions accréditives, énonce les critères d'évaluation, expose les méthodologies ayant présidé à l'évaluation de différents aspects des actions accréditives et présente les résultats et conclusions de l'évaluation. 6
9 Quels sont les critères d'évaluation? Les actions accréditives sont évaluées sous l'angle de leur adéquation aux objectifs de la politique publique, ainsi que de leur efficacité et de leur rentabilité dans la réalisation de ces objectifs. Caractère adéquat Dans quelle mesure les actions accréditives ont-elles apporté une réponse réaliste à un besoin effectif et dans quelle mesure étaient-elles conformes aux priorités du gouvernement entre 1983 et 1991? Il ressort des documents budgétaires et d'autres documents publiés entre 1983 et 1991 par le gouvernement que celui-ci avait pour politique d'aider les industries pétrolière et minière à obtenir des fonds destinés à financer l'exploration et l'aménagement, de promouvoir l'esprit de risque et les achats d'actions de sociétés minières et pétrolières ainsi que de venir en aide aux petites sociétés d'exploration. Les actions accréditives constituaient l'un des moyens mis en oeuvre pour atteindre ces objectifs. Pour déterminer si les actions accréditives étaient adéquates, l'évaluation porte donc sur les origines du mécanisme ainsi que la mesure dans laquelle il offrait une solution de rechange aux autres possibilités de financement des activités d'exploration et d'aménagement pour les sociétés minières ou pétrolières, et fournissait la possibilité d'atteindre les objectifs de la politique fédérale. Efficacité Dans quelle mesure les actions accréditives ont-elles réussi à atteindre les objectifs de la politique publique sans résultat indésirable entre 1983 et 1991? Pour évaluer l'efficacité (ou le succès) du mécanisme, nous examinons : le montant des capitaux obtenus par les sociétés minières et pétrolières grâce aux actions accréditives pour financer l'exploration et l'aménagement; le rôle des sociétés de personnes qui ont servi d'intermédiaires dans le placement des actions accréditives; la mesure dans laquelle ces financements ont permis d'engager ou d'intensifier des travaux d'exploration et d'aménagement; les avantages des actions accréditives pour les petites sociétés; et l'importance relative des considérations d'ordre économique et des facteurs d'ordre fiscal dans les décisions des émetteurs et des investisseurs. 7
10 Rentabilité Les actions accréditives ont-elles permis d'atteindre de façon rentable les objectifs de la politique fédérale entre 1983 et 1991, et ce, comparativement aux autres mécanismes de financement qui auraient pu être utilisés pour atteindre les mêmes objectifs? Nous étudions la rentabilité du mécanisme en comparant les dépenses fiscales estimatives correspondant, au niveau fédéral, aux activités d'exploration financées au moyen d'actions accréditives au montant des dépenses d'exploration supplémentaires générées par ces investissements. Une analyse des taux de rendement obtenus par les acheteurs d'actions accréditives participant à certaines sociétés en commandite fournit les renseignements de base nécessaires au calcul de ces dépenses fiscales au niveau fédéral. Les calculs de taux de rendement permettent aussi de se faire une idée de la rentabilité des actions accréditives du point de vue de l'investisseur ou acheteur. Si l'on se place du point de vue de l'autre partie à la transaction, c'est-à-dire l'émetteur ou vendeur, la rentabilité des actions accréditives est évaluée par la mesure dans laquelle ces dernières ont diminué le coût relatif des capitaux propres destinés à l'exploration et à l'aménagement. Nous examinons en outre la rentabilité des actions accréditives pour l'ensemble de la société en examinant le coût et le rythme des découvertes de gisements d'or au Canada depuis Il n'y a jamais eu, à part les actions accréditives, de mécanisme de financement faisant appel à des actions qui offrait aux petites sociétés la même possibilité d'utiliser la valeur fiscale des nouvelles dépenses engagées dans l'exploration et l'aménagement avant d'avoir des impôts à payer. Par conséquent, il est impossible de comparer sur le plan empirique la rentabilité des actions accréditives à celle d'autres mécanismes possibles de financement visant à atteindre les mêmes objectifs. Nous étudions néanmoins des solutions de rechange théoriques aux actions accréditives. Quelles sont les conclusions de l'évaluation? Caractère adéquat L'évaluation a permis de constater que les actions accréditives répondaient bel et bien à un besoin et qu'elles étaient conformes aux priorités du gouvernement pendant la période à l'étude, soit de 1983 à Elles constituent l'un des moyens par lesquels le gouvernement fédéral s'efforce d'atteindre les objectifs généraux consistant à stimuler l'exploration et l'aménagement au Canada, à promouvoir l'esprit de risque et les achats d'actions de sociétés minières ou pétrolières et à venir en aide aux petites sociétés d'exploration. Les actions accréditives contribuent à stimuler l'exploration et l'aménagement en permettant essentiellement à des sociétés minières ou pétrolières de transférer à des investisseurs des déductions fiscales qui ne peuvent être ou ne sont pas utilisées autrement au titre des sommes investies, moyennant une prime par rapport au prix des actions ordinaires de la société sur le marché. 8
11 Les actions accréditives occupent une place bien à part parmi les divers mécanismes de financement spécialisés qui existent pour faciliter les activités d'exploration et d'aménagement des sociétés minières ou pétrolières. Quatre solutions de rechange sont étudiées ici : les coentreprises, les sociétés d'exploration en commun, les sociétés de personnes et les sociétés en commandite. Ces autres mécanismes de financement permettent aux investisseurs de demander des déductions fiscales au titre des frais d'exploration au Canada (FEC), des frais d'aménagement au Canada (FAC) ou des frais à l'égard de biens canadiens relatifs au pétrole et au gaz (FBCPG) de la façon qui convient le mieux à leur situation et à leurs préférences particulières; les caractéristiques propres à chacun de ces mécanismes intéressent des types d'investisseurs différents. Les actions accréditives se distinguent nettement de chacun des autres mécanismes en ce qu'elles présentent une combinaison bien particulière de caractéristiques qui en font le mécanisme de financement le plus accessible et expliquent son utilisation commerciale relativement large. Le mécanisme de financement par actions accréditives a apporté une réponse à un besoin défini par les sociétés minières et pétrolières. Il a été conçu par ces dernières après que les frais d'exploration et d'aménagement furent devenus entièrement déductibles dans le calcul de l'impôt sur le revenu, en Ce mécanisme a permis aux petites sociétés d'obtenir les fonds ou les compétences nécessaires à l'exploration et à l'aménagement des zones pétrolières ou minières prometteuses. Il a offert un moyen commercial pratique et efficient de tenir compte des apports différents de l'émetteur et des investisseurs, et a facilité le financement de l'exploration et de l'aménagement en permettant aux investisseurs d'utiliser directement et immédiatement des déductions fiscales au titre de ces activités. Cette opération d'échange de frais contre des actions a par la suite été incorporée à la législation fiscale pour l'année d'imposition 1954, date à laquelle certaines restrictions ont été apportées à sa portée et à son fonctionnement. Les dispositions fiscales applicables aux actions accréditives ont sensiblement évolué depuis lors. Efficacité L'évaluation aboutit à des résultats mitigés en ce qui concerne l'efficacité du mécanisme, c'est-à-dire la mesure dans laquelle il a atteint ses objectifs. Parmi les facteurs positifs, les actions accréditives : ont permis de mobiliser des capitaux propres principalement pour l'exploration pétrolière et minière, en particulier la recherche de gisements d'or; ont représenté une importante proportion de l'ensemble des financements consacrés à l'exploration minière (60 pour cent en moyenne de 1987 à 1991); se sont traduites par des dépenses supplémentaires appréciables en exploration minière et pétrolière et en forages d'exploration; 9
12 ont eu un effet bénéfique sur l'économie de l'alberta, de la Colombie-Britannique, de l'ontario et du Québec; et ont profité aux petites sociétés d'exploration n'ayant pas d'impôts à payer. Par contre, les activités d'exploration supplémentaires engendrées par les actions accréditives n'ont pas été extrêmement intenses, les coûts des forages d'exploration ont été gonflés dans l'industrie minière, et il est difficile de démontrer que ces dépenses d'exploration et ces travaux de forage supplémentaires ont débouché sur de nouvelles découvertes, attribuables à ce mécanisme de financement. En outre, les achats d'actions accréditives ont souvent été motivés par des raisons fiscales, plus précisément des déductions plus avantageuses au titre de l'exploration, ce qui s'est traduit par un rythme relativement rapide d'engagement des dépenses par les sociétés émettrices et de revente des actions par les investisseurs. L'évaluation a aussi permis de constater que l'efficacité des actions accréditives à titre de mécanisme de financement dépendait de façon cruciale des prix des produits de base (et tout particulièrement des cours mondiaux de l'or et de l'argent), de la conjoncture économique générale (p. ex. de la récession économique de 1990), des perspectives économiques de l'émetteur, du régime fiscal des frais d'exploration et d'aménagement auxquels l'émetteur renonçait en faveur des investisseurs et du pouvoir de négociation de ces derniers vis-à-vis des sociétés émettrices. Primes et partage La prime maximale qu'un investisseur est disposé à payer en sus du prix d'une action ordinaire pour acheter une action accréditive est égale en principe à la valeur, pour l'investisseur considéré, des déductions et autres encouragements fiscaux à l'exploration et à l'aménagement. Cependant, en raison du fonctionnement normal du marché des capitaux, la prime effectivement obtenue par l'émetteur (c'est-à-dire la prime observée) est généralement inférieure au maximum possible. Parmi les raisons précises invoquées pour expliquer ce partage des primes entre investisseurs et émetteurs sur le marché des capitaux, mentionnons le surplus de l'investisseur induit par le régime fiscal, le risque de liquidité supplémentaire, les coûts de transactions supplémentaires et le pouvoir de négociation des sociétés en commandite à large participation. Selon d'autres auteurs, le partage observé entre les sociétés émettrices et les investisseurs peut servir à évaluer l'efficacité relative des actions accréditives à titre de mécanisme de transmission des avantages fiscaux aux émetteurs. Plus précisément, le partage serait un signe d'inefficacité. Il est cependant démontré ici que l'existence du partage ne signifie pas que les actions accréditives soient inefficaces. C'est plutôt que les prétendus indices d'efficacité ne rendent pas bien compte de la nature et de l'objet véritables des actions accréditives. Nous faisons valoir en outre que les actions accréditives sont aussi efficaces que n'importe quel autre mécanisme de financement par capitaux propres visant les 10
13 mêmes objectifs et se révèle un mécanisme de transmission des avantages fiscaux plus efficace lorsque les entreprises n'ont pas d'impôts à payer et que les investisseurs sont assujettis à un faible taux d'imposition et ne peuvent se prévaloir de l'exonération cumulative des gains en capital. Volume des financements par actions accréditives Les FEC transférés aux investisseurs (c'est-à-dire le montant des renonciations à des FEC) se sont élevés à $3 milliards, soit 93 pour cent de l'ensemble des dépenses ayant fait l'objet d'une renonciation, entre 1987 et Les transferts de FEC dans l'industrie minière ont représenté 75 pour cent de l'ensemble des renonciations pendant cette période. Environ 75 pour cent des sociétés ayant émis des actions accréditives entre 1987 et 1991 étaient des entreprises minières. Le gros des renonciations a été le fait d'un nombre restreint de sociétés émettrices, et la tendance générale après 1987 a été à une diminution du nombre des sociétés et du montant des FEC et des FAC faisant l'objet d'une renonciation. Les renonciations à des FEC dans l'industrie minière, en dollars de 1991, sont passées de $45 millions en 1983 à un sommet de $1.1 milliard en 1987 sous l'effet combiné des facteurs suivants : les améliorations apportées à la structure fondamentale de ce mécanisme de financement (p. ex. les modifications fiscales influant sur la responsabilité des investisseurs et la participation croissante de grandes sociétés en commandite); un marché favorable à l'industrie minière (c'est-à-dire les cours relativement élevés de l'or et de l'argent, ainsi que des actions de sociétés minières); et les déductions supplémentaires au titre de l'exploration minière (la déduction pour épuisement) et l'exonération cumulative des gains en capital. Les actions accréditives ont sensiblement perdu de leur attrait après 1987 à cause : d'une détérioration de la conjoncture (p. ex. la baisse du cours des métaux précieux et des actions ainsi que la récession économique de 1990); et de la réforme fiscale de 1987, qui a réduit les avantages fiscaux liés à ces actions (p. ex. l'abaissement des taux d'imposition du revenu des particuliers, l'élimination graduelle de la déduction pour épuisement gagné et l'instauration des règles relatives aux pertes nettes cumulatives sur placement). 11
14 Néanmoins, les $65 millions de FEC ayant fait l'objet d'une renonciation dans le secteur minier en 1991 dépassaient de près de 50 pour cent le montant de $45 millions (en dollars de 1991) enregistré à ce titre en En raison de la répartition géographique des ressources minérales au Canada, les actions accréditives ont eu des incidences régionales marquées. L'Ontario, la Colombie-Britannique et le Québec en ont été les principaux bénéficiaires dans le secteur minier, tandis que ce mécanisme profitait essentiellement à l'alberta dans le cas du pétrole et du gaz naturel. Parmi les 2,035 sociétés ayant émis des actions accréditives entre 1987 et 1991, 98 pour cent étaient situées en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario et au Québec, dans cet ordre. Ces sociétés représentaient 95 pour cent des $3.3 milliards ayant fait l'objet de renonciations pendant cette période. L'ordre des provinces était cependant l'inverse du précédent pour le montant moyen des frais ayant fait l'objet d'une renonciation par société. Rôle des sociétés de personnes La distribution des actions accréditives a été sensiblement facilitée par la participation de sociétés en commandite. La constitution de sociétés de personnes a été le principal moyen utilisé pour le placement de ces actions. Les sociétés de personnes ont représenté 61 pour cent (soit $2 milliards) des renonciations entre 1987 et 1991 et ont été à l'origine de la presque totalité des fonds mobilisés pour l'exploration, et leur source essentielle pour l'industrie minière. Par contre, l'émission directe d'actions auprès des investisseurs a été le principal moyen utilisé pour toutes les catégories de frais ayant fait l'objet de renonciations dans le secteur pétrolier. Les sociétés minières qui ont utilisé à la fois le truchement de sociétés de personnes et des émissions directes sans intermédiaire ont représenté la majeure partie des renonciations entre 1987 et La plupart des sociétés pétrolières ont recouru uniquement à des émissions directes d'actions. La majeure partie des renonciations faites par le biais de sociétés de personnes ont eu lieu en 1987 et 1988, encore que ces renonciations aient constamment représenté une forte proportion de l'ensemble de 1987 à Le nombre des sociétés de personnes, des entreprises renonçant à des frais en faveur de ces sociétés et des montants faisant l'objet de renonciations au profit de sociétés de personnes ont diminué sensiblement, année après année, à partir de Le gros des frais ayant fait l'objet de renonciations a été transféré à un nombre restreint de sociétés de personnes comprenant les sociétés en commandite à large participation. Les sociétés de personnes qui ont mobilisé les financements les plus importants sont également celles qui ont le mieux réussi à diversifier leur portefeuille et à réduire leurs risques en concluant des conventions avec un grand nombre d'émetteurs. 12
15 Incidences sur l'exploration et l'aménagement Le profil des frais d'exploration minière de 1983 à 1991 reflète celui des renonciations à des FEC dans l'industrie minière par le biais d'actions accréditives. Les dépenses d'exploration ont généralement augmenté à partir de 1983 pour atteindre un sommet en 1987 et 1988, et ont diminué ensuite. Après 1986, le montant annuel des renonciations à des FEC a représenté en moyenne 60 cents par dollar de frais d'exploration minière, les valeurs extrêmes étant de 82 cents par dollar en 1988 et de 17 cents par dollar en Les actions accréditives ont par conséquent joué un rôle important dans le financement de l'exploration minière, mais ce rôle a diminué rapidement après De 1983 à 1991, le montant annuel moyen des frais d'exploration a été environ quatre fois plus élevé dans l'industrie pétrolière que dans l'industrie minière. Leur profil a lui aussi été sensiblement différent de celui observé dans l'industrie minière, un sommet étant atteint en 1984 et 1985, après quoi une forte chute a été observée. Les renonciations à des FEC dans l'industrie pétrolière ont représenté une proportion annuelle moyenne relativement constante de 6 cents seulement par dollar de frais d'exploration pétrolière. Il semble que les prix mondiaux du pétrole et les encouragements offerts par l'état aient eu dans cette industrie plus d'influence sur les dépenses d'exploration que le financement par actions accréditives. Les renonciations à des FAC et à des FBCPG ont été relativement négligeables de 1987 à 1991, les actions accréditives n'ayant pas été une source importante de financement pour l'aménagement ou les biens relatifs au pétrole et au gaz. Les dépenses supplémentaires d'exploration minière qui sont attribuables aux actions accréditives sont évaluées à 46 pour cent de l'ensemble des dépenses d'exploration entre 1987 et 1991 par les sociétés minières qui ont participé aux études de cas. Pour les frais d'exploration pétrolière, les montants supplémentaires sont évalués à 30 pour cent de l'ensemble des dépenses par les sociétés pétrolières faisant partie de l'échantillon. En raison d'un phénomène de surchauffe dans l'industrie minière, les activités supplémentaires en volume (plutôt qu'en valeur) ont été inférieures de 11 points, selon les estimations, aux dépenses supplémentaires d'exploration minière. S'il n'a pas été possible de produire des estimations empiriques des découvertes supplémentaires, il semble d'après des sources anecdotiques, que certaines découvertes soient directement attribuables aux actions accréditives. Il se peut en outre que les connaissances acquises grâce aux travaux d'exploration financés au moyen d'actions accréditives permette de faire d'autres découvertes à l'avenir. Petites sociétés d'exploration Les petites sociétés ont beaucoup profité des actions accréditives. Leur part de l'exploration minière a plus que triplé pour passer de 15 pour cent en 1983 à plus 13
16 de 51 pour cent en 1987, avant de diminuer après 1988 pour retomber à 21 pour cent en Le gros de ces dépenses d'exploration a été financé à l'aide d'actions accréditives. Grâce à la participation des sociétés en commandite, il a également été relativement facile aux petites entreprises de placer leurs émissions d'actions accréditives, encore qu'elles n'aient souvent reçu qu'une faible prime sur leurs actions. Motifs d investissement L'investisseur qui envisage d'acheter des actions accréditives est normalement intéressé à la fois par les avantages fiscaux applicables et par la valeur potentielle de ce placement, à long terme. Cependant, les observations laissent fortement à penser que les achats d'actions accréditives entre 1983 et 1991 ont été motivés davantage par les considérations d'ordre fiscal que par le bien-fondé économique des activités sous-jacentes. Les gestionnaires de fonds mutuels ont signalé que les investisseurs étaient intéressés presque exclusivement par les déductions fiscales auxquelles les actions accréditives leur donnaient droit. On en trouve une indication dans le fait que les investisseurs ne procédaient habituellement à l'achat d'actions accréditives qu'à la fin de l'année, lorsque leur situation fiscale était plus claire. Pour s'assurer que les frais relatifs aux ressources donneraient droit à une déduction au cours de la même année civile, les sociétés émettrices cherchaient généralement à engager des dépenses d'exploration (plus avantageuses du point de vue fiscal) et à y renoncer dans l'année ou au cours des 60 premiers jours de l'année civile suivante. Ainsi que nous l'avons indiqué, on dispose de nombreuses observations indiquant une surchauffe dans l'industrie minière, sous la forme d'une augmentation des frais de forage et d'une diminution de la qualité des travaux. Il ne semble pas, par contre, que l'industrie pétrolière ait souffert du même problème. L'une des principales raisons de cette différence est peut-être l'existence d'importants excédents de capacité dans l'industrie pétrolière, à la suite de la chute des prix mondiaux du pétrole en Une autre indication de l'importance des motifs d'ordre fiscal dans les achats d'actions accréditives est une non-concordance marquée entre l'horizon d'investissement des investisseurs et celui des émetteurs. Les investisseurs essayaient généralement de vendre leurs actions à la première occasion tandis que les sociétés émettrices, en particulier les petites sociétés d'exploration, cherchaient davantage à s'assurer une source de capitaux à long terme. Les énormes pressions à la baisse exercées par ce comportement des investisseurs sur le prix des actions a constitué un problème de taille pour les sociétés émettrices qui n'avaient pas encore obtenu un certain succès dans leurs travaux d'exploration. Bien que des quantités non négligeables aient été découvertes entre 1983 et 1990, par comparaison avec la période , leur petite taille porte à croire que les travaux ont peut-être été concentrés sur les gisements déjà connus et moins prometteurs de manière à répondre aux attentes des investisseurs dans un délai relativement court. 14
17 Rentabilité Comme sur le plan de l'efficacité, l'évaluation aboutit à des résultats mitigés en ce qui concerne la rentabilité du mécanisme. D'un côté, les actions accréditives ont entraîné des dépenses supplémentaires d'exploration sensiblement supérieures au manque à gagner subi par le trésor fédéral. Selon la théorie économique, les actions accréditives apparaissent comme le mécanisme de financement par capitaux propres le plus rentable pour les sociétés d'exploration qui n'ont pas d'impôts à payer. Les résultats empiriques indiquent en outre que ces actions ont considérablement incité les entreprises ne payant pas d'impôts à entreprendre des travaux d'exploration. D'un autre côté, les actions accréditives se sont révélées de piètres placements dans l'industrie minière et l'industrie pétrolière. Dépenses supplémentaires par dollar de dépenses fiscales fédérales Les dépenses fiscales fédérales correspondant aux travaux d'exploration minière et pétrolière financés au moyen d'actions accréditives ont considérablement baissé pour passer de $283 millions en 1987 à $14 millions en Plus de 80 pour cent des dépenses fiscales enregistrées au cours de cette période se rapportaient à l'industrie minière. Entre 1987 et 1991, chaque dollar de dépense fiscale au niveau fédéral s'est traduit par des dépenses supplémentaires de $3 en moyenne dans le cas de l'exploration minière et de $2 en moyenne pour l'exploration pétrolière. Rentabilité pour les investisseurs Du point de vue des investisseurs, les actions accréditives ne se sont pas révélées un très bon placement. L'analyse des taux de rendement obtenus par les investisseurs faisant partie de certaines sociétés en commandite révèle que, si le prix des actions accréditives était favorable aux investisseurs en 1986, il a évolué en faveur de l'émetteur ou de la société en commandite entre 1987 et Si l'émission ne s'accompagnait pas de frais de transactions supplémentaires, la plupart des avantages fiscaux revenaient aux entreprises émettrices. De plus, ces avantages allaient aux entreprises dont les actions se comportaient moins bien qu'une action représentative dans le même secteur. Rentabilité pour les émetteurs Du point de vue des entreprises émettrices, les actions accréditives peuvent être rentables et promouvoir l'exploration. Cela dépend des facteurs suivants : les paramètres fiscaux applicables aux investisseurs et à l'émetteur. La situation des investisseurs détermine la prime maximale qui peut être obtenue lors de l'émission d'actions accréditives. Les deux catégories de paramètres fiscaux déterminent le taux d'imposition d'un dollar supplémentaire investi dans l'exploration et l'aménagement (c'est-à-dire le taux effectif marginal d'imposition ou TEMI); et 15
18 le partage des primes entre émetteurs et investisseurs. Les paramètres fiscaux influant sur la prime maximale comprennent les taux d'imposition du revenu des particuliers, les taux de déductibilité des dépenses faisant l'objet d'une renonciation, le taux d'incorporation des gains en capital au revenu imposable, l'accessibilité de l'exonération cumulative des gains en capital et l'application des règles relatives aux pertes nettes cumulatives sur placement. Les TEMI dépendent de la prime sur les actions accréditives, des taux d'imposition des sociétés, du taux de la déduction relative aux ressources, de la situation fiscale de l'émetteur et du taux du crédit d'impôt pour dividendes. C'est lorsqu'elles obtiennent des investisseurs la prime maximale que les sociétés minières et pétrolières sont assujetties au TEMI le plus faible sur les travaux d'exploration et d'aménagement financés au moyen d'actions accréditives (c'est-à-dire au TEMI théorique). Les TEMI théoriques sont plus faibles pour les entreprises n'ayant pas d'impôts à payer, aussi bien dans l'absolu que par rapport aux TEMI relatifs aux travaux d'exploration financés soit par l'émission d'actions ordinaires, soit par les bénéfices non répartis. Il en résulte que les actions accréditives constituent le moyen le plus rentable de financement par capitaux propres pour les entreprises n'ayant pas d'impôts à payer. Les TEMI théoriques peuvent être négatifs pour les entreprises ayant des impôts à payer ce qui implique que le régime fiscal les encourage à faire de l'exploration et inférieurs aux TEMI relatifs aux actions ordinaires, de sorte que les actions accréditives sont plus rentables que ces dernières. Il reste que les bénéfices non répartis représentent le moyen de financement le plus rentable pour les entreprises ayant des impôts à payer. Dans la mesure où la prime effectivement obtenue par les sociétés pétrolières ou minières est inférieure à la prime maximale, le TEMI applicable à leurs dépenses d'exploration et d'aménagement (c'est-à-dire le TEMI effectif ou empirique) augmente. Cependant, si le partage des primes accroît le TEMI, des calculs empiriques de TEMI présentés à titre indicatif confirment que les actions accréditives constituaient quand même un encouragement appréciable à l'exploration pour les entreprises qui n'étaient pas entièrement imposables. Si l'on se fie uniquement aux TEMI, les actions accréditives ne seraient pas l'option privilégiée par les entreprises entièrement assujetties à l'impôt, puisqu'elles constituent le mécanisme de financement le moins rentable. Les subventions et les déductions supplémentaires, selon nos résultats, accroissaient la rentabilité et stimulaient l'exploration en diminuant les TEMI, peu importe le mécanisme de financement utilisé. Rentabilité pour l'ensemble de la société En ce qui concerne les retombées globales des actions accréditives pour l'économie canadienne, des gisements d'or non négligeables ont été découverts entre 1983 et 1990 par rapport aux périodes antérieures, mais ils n'ont pas encore été entièrement évalués, en raison d'une conjoncture défavorable sur le 16
19 marché. De plus, à cause en partie d'un phénomène de surchauffe, le coût unitaire des découvertes a été à peu près deux fois et demie plus élevé, entre 1985 et 1990, que pendant les périodes antérieures représentatives. Le rapport entre la valeur des gisements d'or découverts et le coût des travaux d'exploration représentait environ la moitié du ratio observé pendant les périodes antérieures représentatives. Considérés dans leur ensemble, ces résultats portent à croire que les travaux d'exploration financés au moyen d'actions accréditives entre 1983 et 1990 n'ont peut-être pas été aussi rentables que les efforts d'exploration engagés au cours des périodes antérieures. 17
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