La Centrale Générale FGTB Liège-Huy-Waremme. Rapport statutaire 2008

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1 La Centrale Générale FGTB Liège-Huy-Waremme Rapport statutaire 2008

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3 Table des matières Mot du président P. 4 Hommage aux militants P. 7 Chapitre I : Fonctionnement de la section Le Secrétariat P. 10 Le Comité Régional P. 11 Le Comité Exécutif P. 12 La Commission de Contrôle P. 13 Les Commissions Techniques P. 14 La Commission des Pensionnés et Prépensionnés P. 15 Nos représentants au sein des diverses institutions P. 16 Les services administratifs et leur fonctionnement P. 17 Les membres du personnel P. 18 Chapitre II : Les affiliés Evolution des membres de 1946 à 2007 P. 22 Evolution des cotisations de 2003 à 2007 P. 23 Jours de grève payés de 2003 à 2007 P. 23 Répartition des membres P. 24 Répartition des membres par commune P. 25 Evolution des primes payées P. 26 Chapitre III : L action syndicale Les actions de notre section P. 32 Cumul maladie professionnelle ou accident du travail avec P. 38 une pension Relations internationales P. 40 Projet de solidarité Cuba P. 41 L ASBL Les Travailleurs réunis P. 42 Elections sociales 2004 P. 44 Elections sociales 2008 P. 46 Chapitre IV : Contexte politique et économique Un gouvernement fédéral mi-figue, mi-raisin P. 50 Une Wallonie qui bouge P. 51 La province de Liège, une ardeur de retard P. 52 L urgence d une Europe sociale P. 53 Une mondialisation sans pilote P. 54 Une croissance inégalitaire P. 55 Un déséquilibre financier planétaire P. 56 Chapitre V : L action professionnelle dans les secteurs Accords sectoriels de 2003 à 2008 P. 60 Situation des principaux secteurs P. 61 La construction P. 62 la fabrication de matériaux minéraux non-métalliques P. 66 Les carrières P. 69 L industrie chimique P. 70 Les ETA P. 73 Les services P. 74 L intérim P. 77 3

4 Mot du président Un congrès statutaire est un moment fort pour notre section. Il permet de tirer un bilan de l action passée au travers du rapport d activité mais plus important encore, il trace les lignes pour le futur par l adoption des résolutions. Depuis le dernier congrès, j ai succédé au Camarade Francis Tihon qui a été admis à la retraite le 1er janvier Je veux remercier mes prédécesseurs qui m ont laissé une section disposant des moyens permettant de réaliser les investissements tant matériels qu humains indispensables pour assurer la défense des travailleurs dans une économie et un marché du travail en perpétuels mutations. Le Camarade Raymond Georges a également été admis à la retraite le 1er mai Je tiens à souligner le travail et le dévouement de Francis et Raymond au service de la section. Leur succession est assurée par un secrétariat renforcé et rajeuni pour organiser les travailleurs au sein des secteurs et des entreprises qui sont de plus en plus confrontés à une précarisation de l emploi et une flexibilité accrue. La dimension des genres a été prise en compte par l engagement d une militante au sein du secrétariat. Je salue le travail réalisé par les délégués au sein des entreprises qui permet à notre section d afficher un bilan plus que satisfaisant au niveau de l évolution des membres ainsi qu au niveau du résultat des élections sociales. Je me félicite de l excellent état d esprit qui prévaut au sein de nos instances avec la volonté de favoriser la conception collective et de combattre les réflexes égoïstes et individualistes. Je me dois également de mettre en valeur le travail réalisé par le personnel de la section qui contribue à l évolution positive de notre section par la qualité des services rendus aux affiliés. Lors des cinq dernières années, notre section a été confrontée à des situations difficiles sur le plan économique au sein des entreprises qui nous ont amenés à prendre nos responsabilités pour défendre au mieux les intérêts des travailleurs. Au niveau interprofessionnel, notre section a participé activement et massivement aux actions organisées par la FGTB pour combattre le pacte des générations, pour soutenir nos négociateurs dans le cadre des accords interprofessionnels et pour réclamer des mesures structurelles en faveur du pouvoir d achat des travailleurs et des allocataires sociaux. Notre détermination s est également manifestée pour s opposer aux mesures anti-sociales contre les travailleurs sans emploi et pour soutenir les pensionnés et l ensemble des allocataires sociaux pour réclamer une liaison au bien-être des indemnités. Notre combat continue tant sur le plan juridique que politique pour exiger la fin de l injustice qui frappe les victimes de maladies professionnelles et d accidents du travail en matière de cumul des indemnités avec la pension de retraite. Notre section a développé des groupes de travail qui ont abouti à des campagnes reprises au niveau de la Régionale FGTB sur les thèmes de «payer des impôts et cotisations, c est se protéger» avec la diffusion du journal «le nouveau monde», la lutte contre l extrême droite avec la mise en place de la campagne «avec l extrême droite, la cible c est toi», le syndicalisme de réseau et la présence dans les PME. Au niveau de la section, une attention particulière a été réservée pour améliorer la communication avec les militants et les affiliés par la réalisation du trimestriel «l Unité Syndicale» a destination de tous les affiliés, une information régulière aux militants et la mise en place d un centre de documentation complètement équipé au service des délégués. Sur le plan économique, notre section mène une action permanente auprès des institutions et des décideurs politiques pour assurer la prise en compte de nos secteurs d activités au travers de propositions concrètes en matière de déploiement économique notamment par la construction intégrée. Notre section défend depuis toujours l action commune socialiste et le démontre au travers de son ASBL Les Travailleurs Réunis qui permet le maintien de maisons du peuple en divers endroits dont l utilisation sert principalement le parti socialiste. Une réflexion est engagée avec les ASBL gestionnaires pour renforcer l utilisation des maisons du peuple dans le concept de l action commune. 4

5 Notre présence est importante au sein des différentes instances de la mutualité socialiste et de ses différentes structures au niveau de Solidaris et de la FMSS. Sur le plan politique, notre volonté est de favoriser l action commune avec le Parti Socialiste qui reste notre relais privilégié mais dans le strict respect de notre indépendance syndicale. Nous attendons du Parti Socialiste qu il différencie son action au sein du gouvernement de son action comme parti où il doit mieux prendre en compte les intérêts du monde du travail. Les résolutions qui seront soumises au congrès sont le fruit d une réflexion que nous avons engagée avec nos militants pour formuler des propositions concrètes susceptibles de transformer la société en opposition avec la pensée unique qui domine sur le concept du tout au marché. Ces résolutions constitueront nos lignes de force pour les années à venir et seront popularisées en vue d obtenir un soutien du monde du travail. Nous vérifierons sur quels relais politiques nous pourrons compter pour défendre des valeurs de gauche. Si les années passées ont été riches en activités, à n en pas douter, les années à venir nécessiteront beaucoup de travail et de conscience des valeurs de gauche et de solidarité pour organiser et défendre le monde du travail contre une droite et un capitalisme de plus en plus arrogants et sans complexe. La gauche doit chercher ce qui l unit plutôt que ce qui l oppose car toute division de la gauche renforce inévitablement la droite. Notre congrès s inscrit dans une volonté idéologique pour organiser un syndicat de masse capable de transformer la société dans une conception collective et solidaire. La Centrale Générale FGTB de Liège-Huy-Waremme continuera inlassablement ses actions pour sensibiliser sur l importance d un impôt progressif, d une sécurité sociale financée par des cotisations selon le principe de la répartition et l organisation de services publiques de qualité. Elle s opposera avec la même détermination au concept du libre marché qui place l argent avant l humain, à la privatisation de la sécurité sociale et le démantèlement des services aux personnes. Je souhaite à tous les militants un excellent congrès idéologique qui nous donnera la force de transformer la société en faveur du monde du travail. Vive la Centrale Générale FGTB, Vive la FGTB, Vive la solidarité du monde du travail. Marc GOBLET, Président. 5

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7 Hommage aux militants IN MEMORIAM Chaque Congrès Statutaire est l occasion de rendre hommage aux militants disparus depuis le Congrès précédent. Délégués d entreprises, sectionnaires, militants à tous niveaux, leur souvenir reste gravé avec respect dans nos mémoires. KAISON Julien Anc. Délégué à l entreprise CONTINENTAL, anc. Membre de la Commission de Contrôle, du Comité Exécutif et du Comité Régional DE SPIEGELEIRE Julien Anc. Délégué à l entreprise C.E.I. Anc. Membre du Comité Régional et de la Commission Technique de la Construction SILLIEN Albert Anc. Sectionnaire à OTEPPE Anc. Membre de la Commission de Contrôle, du Comité Exécutif, du Comité Régional et de la Commission Technique de la Construction. VAN LIS Edouard Délégué à l entreprise WATCO-SITA, membre du Comité Régional Sont admis à la retraite : Francis TIHON au 1er janvier 2004 Raymond GEORGES au 1er mai 2007 Jeanine SCIBOR au 1er août 2008 MAGNERY Alphonse Anc. Délégué à l entreprise PRAYON, anc. membre du Comité Exécutif et du Comité Régional MARTIN Jean Anc. Délégué des Cimenteries C.B.R., membre du Comité Régional POLLENUS Albert Anc. Délégué à l entreprise CONTINENTAL, membre du Comité Exécutif et du Comité Régional 7

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9 Chapitre I Fonctionnement de la section

10 Le Secrétariat Nom : Goblet Prénom : Marc Fonction : Président Nom : London Prénom : Mathieu Fonction : Vice- Président Nom : Vreuls Prénom : Marc Fonction : Secrétaire Nom : Goblet Prénom : Geoffrey Fonction : Secrétaire Secteurs : industrie de la chimie, industrie du ciment, industrie du verre, carrières Secteurs : nettoyage, gardiennage, coiffure, cinéma, ETA, hôpitaux privés, ouvriers de l enseignement libre Secteurs : construction, industrie du bois, ameublement et transformation du bois, commerce du bois, industrie du béton Secteurs : titres-services, commission paritaire 100, PME, Intérim Mandats : Président de la Régionale FGTB de Liège-Huy-Waremme, Membre du Comité Exécutif et du Comité Fédéral de la Centrale Générale, Membre du Bureau et du Comité Fédéral de la FGTB, Membre du bureau de l IRW FGTB, Conseil d Administration de la FMSS et Solidaris, Conseil d Administration des Fonds et Services Sociaux de la Clinique André Renard, Conseil d Administration des Pharmacies du Peuple et de Pharmasanté, Administrateur de la Mission Régionale pour l Emploi de Liège. Mandats : Membre du Comité Exécutif de la Régionale FGTB de Liège-Huy-Waremme, Comité Fédéral de la Centrale Générale, Comité fédéral FGTB, Conseil d Administration des Fonds et Services Sociaux de la Clinique André Renard, Fonds de formation du gardiennage, gestion du centre de formation coiffure, FSE gardiennage, FSE ETA, Maribel social des ETA. Mandats : Membre du Comité Exécutif de la Régionale FGTB de Liège-Huy-Waremme, Comité Fédéral de la Centrale Générale, Comité fédéral FGTB, Comité subrégional de l Emploi et de la Formation de Huy-Waremme, Commission d enregistrement de la Province de Liège, Vice-président du FFC de la Province de Liège, Commission consultative construction du Conseil Central de l économie, comité de concertation de la construction, travaux publics et voirie. Mandats : Membre du Comité Exécutif de la Régionale FGTB de Liège-Huy-Waremme, Comité Fédéral de la Centrale Générale, Comité fédéral FGTB, Comité subrégional de l emploi de Liege, Commission consultative d agrément en matière de placement. 10

11 Le Comité Régional Fin Décembre 2007, le Comité Régional est composé des Camarades suivants : AUGUSTO VASQUEZ Carmen BOZZOLA Dominique BULTHUIS Patrick CARAJIA Monique CASTILLO Antonio CIRRINCIONE Joseph CURTO Mario DAMSIN Emile DEMARCO Thomas D HONT Rudy DONY Roger FRAITURE Raoul GAGLIARDI Carmela GAROFALO Jean GAZZO Pierrot GLINGANI Irma GROEVEN Gaspard GRUOSSO Victor HILAMI Brahim IACHINI Guiseppe KOCKS Joseph KOPEC Jean-Marie KROUZAKIS Evangelos LALLEMAND Alexandre LECLERE Dominique LECLERCQ Mathieu LECLERCQ Roger LIBERT Alain MARCON Arrigo MANIGLIA Francesco MARTINO Aldo MELER-FITE José-Antonio MOSSIAT Victor MOZAR Joseph NALE Eugène NOEL Roger OLY Daniel PIRON Willy PERRINI Nicoletta PONENTE Antonino PRETE Jeanine SALMON Alain SANTIN François SCENNA Lino SCHIFANO Jean SOLITRO Lorenzo SPRENGHETTI François VAN HEE Henri VANVINKENROYE Michel VAN LISSUM René Les Camarades ci-dessous ont également fait partie de notre Comité Régional depuis le dernier Congrès, mais en sont sortis pour diverses raisons : ABASCAL Carlos DAMOISEAUX Maurice DAENEN Philippe DENEUMOSTIER Fabien FERLISI Guiseppe GILSON Edgard HEINE Jean JAMAGNE José MARTIN Jean MELARD Henri PICCIRELLI Robert POLLENUS Albert SERON Patrick SILLIEN Albert STOCKART Marie-Josée VAN LIS Edouard Les problèmes économiques, syndicaux et politiques ont provoqué de nombreuses réunions du Comité Régional, mais d aussi d assemblées élargies dont voici le détail : 2003 : 7 réunions 2004 : 11 réunions 2005 : 10 réunions + 4 Comités Elargis 2006 : 10 réunions 2007 : 10 réunions + 2 Comités Elargis 2008 (1er semestre) : 6 réunions + 2 Comités Elargis 11

12 Le Comité Exécutif Fin décembre 2007, le Comité Exécutif est composé des 4 membres du Secrétariat et des Camarades suivants : ALLERI Gandolfo, CARAJIA Monique, CASTILLO Antonio, FRAITURE Raoul, GAROFALO Jean, GAZZO Pierrot, GRUOSSO Victor, HILAMI Brahim, MOSSIAT Victor, MO- ZAR Joseph, NOEL Roger, PRETE Jeanine, SALMON Alain, SCHIFANO Jean SPRENGHETTI François, VAN LISSUM René. Comme pour le Comité Régional, d autres Camarades ont siégé au Comité Exécutif depuis le Congrès précédent et l ont quitté pour diverses raisons (pension, prépension, décès ou démission). Il s agit des Camarades suivants : DAENEN Philippe, DE MARCO Thomas, PICCIRELLI Robert, SERON Patrick 12

13 La Commission de Contrôle Le Collège des contrôleurs est le suivant : Monique CARAJIA, Irma GLINGANI, Jean GAROFALO et Raoul FRAITURE Depuis le 1er janvier 2003 jusqu au 31 juillet 2008 pour la vérification du 1er trimestre 2003 au 2ème trimestre 2008, la Commission de Contrôle s est réunie 23 fois afin de procéder au contrôle de toutes les écritures comptables et de l avoir de notre section. La dite Commission a soumis annuellement son rapport au Comité Régional chargé d examiner les comptes annuels. Voici le rapport qu elle soumet au présent Congrès. Rapport de la Commission de Contrôle Le Collège des Commissaires-vérificateurs a l honneur de rendre compte au Congrès de la mission de contrôle qui lui a été confiée. Nous avons procédé à l examen des livres comptables et avons pu juger de la parfaire régularité des écritures avec les pièces justificatives. Nous avons trouvé chaque fois le tout en ordre, conformément aux bonnes règles de gestion. Nous tenons à féliciter le Président et le service comptabilité pour les explications qui nous ont été fournies à chacune de nos demandes et pour la bonne tenue des livres. Aussi, nous proposons au Congrès de donner décharge pour la gestion exercée durant la dite période. Le Collège des Contrôleurs. Monique CARAJIA Irma GLINGANI Raoul FRAITURE Jean GAROFALO 13

14 Les Commissions Techniques Secteurs Total secteur Chimie Construction E.T.A Gardiennage Industrie Nettoyage Titres-services Total année

15 La Commission des Pensionnés et Prépensionnés Ce rapport d activités de la Commission des Pensionnés et Prépensionnés de notre Centrale Générale pourrait se résumer en deux ou trois lignes pour cette période qui vient de s écouler entre les deux Congrès Statutaires de notre Centrale. Si c était le cas, nous ferions un affront, non pas seulement à notre Président actuel Marc GOBLET, mais également à nos Présidents précédents : Simon GOBLET et Francis TIHON qui, par rapport à d autres Centrales ont toujours fait en sorte de maintenir une place aux Pensionnés et Prépensionnés au sein de nos instances : Comité Exécutif et Comité Régional de la Centrale Générale de LIEGE HUY-WAREMME. Cette introduction sur le rapport d activités ne pourrait être recevable que si nous ne faisions un arrêt pour nous souvenir de nos Camarades disparus, à ceux qui durant leur vie de militants syndicaux ont toujours été fiers d appartenir à notre Centrale Générale. Nous ne voudrions pas faire de particularité, mais nous rappeler celui, que la plupart d entre-nous ont connu : le Camarade Julien KAISON, lui qui savait avec son humour tout particulier faire comprendre à ses interlocuteurs les contradictions tenues dans certains propos! Membre du Comité Exécutif et du Comité Régional, il fut le premier à mettre en place un Comité interprofessionnel à ANS-ALLEUR. Il fut le Président de la Commission des Pensionnés et Prépensionnés interprofessionnelle de Liège- Huy-Waremme tout en étant le Président de notre Commission au sein de notre Centrale. Il n a pas été remplacé comme Président mais par deux animateurs : les Camarades François SANTIN et François SPRENGHETTI, qui bon gré mal gré ont tenu à poursuivre l action commencée par Julien qui consistait surtout à animer les pensionnés et prépensionnés tous les premiers jeudis du mois, pour leur donner des informations politiques et syndicales avec si possible une personne ressource ce qui donnait la possibilité aux Camarades présents à l assemblée de pouvoir intervenir comme nous vous le disions ci-avant. Les animateurs, ont un temps soit peut voulu continuer à faire ces réunions du premier jeudi du mois, nous le reconnaissons avec beaucoup de difficultés,! Depuis le dernier congrès, la Commission s est réunie : 2003 : 3 réunions 2004 : 4 réunions 2005 : 3 réunions 2006 : 2 réunions 2007 : 4 réunions 2008 : 1 réunion Représentation des délégués dans les différents organes de la F.G.T.B. Coordination des Pensionnés et Prépensionnés au niveau Fédéral : Les Camarades Jeanine PRETE ; François SANTIN ; François SPRENGHETTI au côté des Camarades Mineurs. Animateurs de groupe de Pensionnés dans les régions : Les Camarades Mathieu LECLERCQ avec Henri IDEZAK, pour la Basse Meuse. Le Camarade François SPRENGHETTI, pour Grivegnée. Il est à noter que des représentants des pensionnés ont été invités à participer à des réunions préparatoires aux élections sociales, ce qui a permis, à ceux-ci, de s exprimer sur les sujets inhérents aux problèmes posés lors de leur mandat syndical durant leur vie professionnelle. Depuis 4 ans, à la Ville de Liège, un Conseil Consultatif des Seniors a été mis en place: les Camarades François SANTIN et François SPRENGHETTI font parties du Comité Exécutif issu de l Assemblée Générale. Un Congrès Statutaire est un Congrès qui examine ce qui a été fait sur les quatre années précédentes, mais aussi qui fixe le tableau de marche pour les quatre années à venir. Il est donc impératif que notre Commission des Pensionnés et Prépensionnés renoue avec ses traditions c est pourquoi il est fait un appel aux Camarades de la Commission qui souhaiteraient renforcer le «Comité» de se manifester afin de donner, éventuellement des idées et des objectifs qu ils souhaiteraient voir débattre dans une de nos réunions du premier jeudi du mois. 15

16 Nos représentants au sein de diverses institutions Les Agences Locales pour l Emploi Lors de la mise en place des Agences Locales pour l Emploi, la F.G.T.B. a décidé de participer aux Conseils d Administration de celles-ci afin de mieux contrôler les propositions et décisions en fonction des dispositions légales. Arrondissement de Liège Blégny Willy PIRON Comblain au Pont Jean HEINE Flémalle André ANTOINE Herstal Pierrot GAZZO et Lambert MARTIN Juprelle-Bassenge Marc VREULS Grivegnée Jeanine PRETE et François SPREN- GHETTI Seraing Michel VANVINKENROYE St Nicolas Victor GRUOSSO et Marcon AR- RIGO Juridictions du Travail Notre section est représentée aux Tribunaux du Travail et à la Cour du Travail par les Camarades : BOYNE Fernand FRAITURE Raoul GAZZO Pierrot GRUOSSO Victor HILAMI Brahim LECLERCQ Roger VANVINKENROYE Michel Conseiller à la Cour du Travail de Liège Juge social au Tribunal du Travail de Huy Juge social au Tribunal du Travail de Liège Juge social au Tribunal du Travail de Liège Conseiller à la Cour du Travail de Liège Juge social au Tribunal du Travail de Liège Juge social au Tribunal du Travail de Liège Arrondissement de Huy Modave Tinlot Roger DONY Roger NOEL Arrondissement de Waremme Berloz Geer ANDERSSON Stefan BOLLINNE Ernest 16

17 Les services administratifs et leur fonctionnement En plus du travail syndical, notre section assure de nombreux services à ses affiliés : paiement des primes et indemnités octroyées par les fonds de sécurité ou fonds sociaux des différentes commissions paritaires assistance juridique en cas de litige, et ce avec la collaboration de l Office de Droit social de la FGTB et ses avocats intervention en matière de contrat de travail, de sécurité sociale déclarations fiscales Archivage informatique En 2006, la section s est dotée d un outil informatique dernier cri permettant l archivage informatique de l ensemble des documents. Désormais, l ensemble des documents entrants et sortants sont scannés et répertoriés dans une gigantesque base de données nommée «Acquiris». Une carte de membre Après des décennies de bons et loyaux services, le bon vieux carnet syndical a tiré sa révérence. Avec l évolution des moyens de paiement, désormais presque tous les affiliés paient par domiciliation. Les timbres avaient déjà été remplacés par des vignettes autocollantes. En 2007, les vignettes n ont plus été envoyées et le carnet a été remplacé par une carte de membre. La carte de membre FGTB, une carte qui peut sauver une vie.. Avec la carte de membre, l affilié a la possibilité de constituer son dossier médical sur internet. En effet, la carte contient un numéro Lifebadge. Elle permet ainsi à tout médecin qui traite le membre d orienter ses choix diagnostiques et thérapeutiques. Des choix qui peuvent sauver une vie. De plus, le dossier médical sera accessible en 25 langues. Ainsi, en cas d accident à l étranger, les médecins auront accès au dossier médical dans leur propre langue. 17

18 Les membres du personnel Permanente adjointe au Secrétariat Nom : Frenay Prénom : Murielle Nom : Boyne Prénom : Jessica Service social Nom : Virnich Prénom : Marc Service d étude Nom : Flohimont Prénom : Olivier Communication - Centre de documentation Nom : Letesson Prénom : Jean-Michel Nom : Santin Prénom : Jeanine Secrétaires Nom : Boyne-Brouns Prénom : Jocelyne Comptabilité et cotisations Nom : Colpin Prénom : Christine Nom : Finamore Prénom : Rosa Nom : Denoel Prénom : Josette Nom : Monseur Prénom : Benoît 18

19 Nom : Hilami Prénom : Brahim Centrale téléphonique Nom : Rousseau Prénom : Paulette Primes et indemnités Nom : Delarge Prénom : Isabelle Nom : Zava Prénom : Bettina Guichet - cotisations Nom : Bernard Prénom : Suzy Service entretien De gauche à droite : Nom : Hernandez Prénom : Patricia Nom : Rhyate Prénom : Fatima 19

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21 Chapitre II Les affiliés

22 Évolution des membres de 1946 à

23 Évolution des cotisations de 2003 à Travailleurs à temps plein (cat.11) Travailleuses à temps plein (cat.21) Chômeurs + 1/2 temps hommes (cat.13) Prépensionnés (hommes - cat.14) Chômeuses + 1/2 temps femmes (cat.23) Prépensionnées (femmes - cat.24) E.T.A. + Travailleur(euse)s moins de 21 hrs /sem. + chôm. (cat.23a) Invalides (cat.34) Jeunes sortant de l école et en allocation d attente (cat.41) Pensionné(e)s (cat.32a) Veuves et ménagères (cat.32b) Mineurs (cat.34a) SOIT UN TOTAL DE : Jours de grève payés de 2003 à jours 605 jours jours jours 99 jours 23

24 Répartition des membres par secteur % construction 46,96% nettoyage 13,16% intérim 9,26% chimie 6,8% titres services 5,3% gardiennage 3,16% ETA 3,12% verre 2,6% coiffure 2,2% ameublement 1,83% ciment 1,69% enseignement libre 0,77% carrières 0,62% transformation du papier 0,59% maisons de repos 0,56% béton 0,45% commerce bois 0,29% scieries 0,19% bodybuilding 0,13% cinéma 0,1% centrales à béton 0,08% récupération de papier 0,07% non marchand 0,06% par âge % moins de 25 ans 11,46% 25 ans - 35 ans 25,9% 35 ans - 45 ans 25,2% 45 ans - 55 ans 18,22% plus de 55 ans 19,21% par sexe Hommes Femmes 60,95% 39,05% 24

25 Répartition des membres par commune 1 AMAY 2 ANS 3 ANTHISNES 4 AWANS 5 AYWAILLE 6 BASSENGE 7 BERLOZ 8 BEYNE HEUSAY 9 BLEGNY 10 BRAIVES 11 BURDINNE 12 CHAUDFONTAINE 13 CLAVIER 14 COMBLAIN-AU-PONT 15 CRISNEE 16 DALHEM 17 DONCEEL 18 ENGIS 19 ESNEUX 20 FAIMES 21 FERRIERE 22 FEXHE-LE-HAUT-CLOCHE 23 FLEMALLE 24 FLERON 25 GEER 26 GRACE-HOLLOGNE 27 HAMOIR 28 HANNUT 29 HERON 30 HERSTAL 31 HUY 32 JUPRELLE 33 LIEGE 34 LINCENT 35 MARCHIN 36 MODAVE 37 NANDRIN 38 NEUPRE 39 OREYE 40 OUFFET 41 OUPEYE 42 REMICOURT 43 ST-GEORGES-S-MEUSE 44 SAINT-NICOLAS 45 SERAING 46 SOUMAGNE 47 SPRIMONT 48 TINLOT 49 TROOZ 50 VERLAINE 51 VILLERS-LE-BOUILLET 52 VISE 53 WANZE 54 WAREMME 55 Wasseiges 25

26 Évolution des primes payées Agriculture - Prime syndicale Carrières et Scieries de Marbre Carrières - Fours à Chaux Carrières - Grès et Quartzite du Royaume Carrières - Grès et Quartzite Liège Carrières - Petit Granit Centre Bodybuilding et Fitness - Complément + régularisation Centres Bodybuilding et Fitness - Prime de fin d année Centre Bodybuilding et Fitness - PFA - (duplicata) 1 3 Centres de Revalidation - Prime syndicale Chaussures et Pantoufles - Prime syndicale Chaussures Orthopédiques - Prime syndicale Chimie - Prime complémentaire Chimie - Prime syndicale Coiffeurs - Prime de fin d année - Prime syndicale Coiffeurs - Prime de fin d année (Duplicata) Coiffeurs - Prime de fin d année complément + régularisation Commerce du Bois - Avantages sociaux Commerce du Bois - all comp chômage temporaire Construction - Fidélité Construction - Fidélité Assimilation Construction - Foseco - Indemnité de promotion Construction - Foseco - Pension Complémentaire Construction - Indemnité 58/65 ans Construction - Intempéries Construction - Intervention accident de travail Construction - Intervention maladie longue durée

27 Construction - Jours de repos Construction - jours de repos - Temps partiel Construction - Pécule de vacances Invalides Construction - Pécule de vacances Pensionnés et Veuves Construction - Prépension 55 ans Construction - Prépension 55/56 ans Construction - Prépension 56 ans Construction - Prépension 58 ans Construction - Prépension mesures d accompagnement E.T.A. Region Wallonne Employé Technique - Prime syndicale Entreprise de Gardiennage - Allocation extraordinaire Entreprise de Nettoyage - Accident de travail Entreprise de Nettoyage - Intervention chômage Entreprise de Nettoyage - Intervention maladie longue durée Entreprise de Nettoyage - Licenciement raisons économiques Entreprise de Nettoyage - Prépension Entreprise de Nettoyage - Prime de fin d année et syndicale Exploitation Cinémas - Avantages sociaux Exploitation Forestière - Prépension 4 4 Fonds Forestier - Indemnité d Outillage Fonds Social Verre Gardiennage - Prépension Group 4 Sécuritas S.A Gestion d immeubles - Prime syndicale Grandes Entreprises de Vente au détail - Prime syndicale CP Grossistes Répartisseurs de médicaments - Prime syndicale Horticulture - Prime syndicale Horticulture - Prime syndicale - saisoniers

28 Industrie du Beton CP Prime syndicale Industrie du Bois - prépension 4 4 Instituts Subsidiés Enseignement Libre - PS VL. GEM Intérimaires - Prime de fin d année Kaolin et Sablières La Croix-Rouge de Belgique - Prime syndicale Maison d Education et Hébergement Région Wallonne - prime syndicale Maisons de Repos - Soins et Personnes Agées - Prime syndicale Parcs et Jardins - Chômage Parcs et Jardins - Prime fidélite + Prime formation + Indemnité outils Pétrole - Prime syndicale - Non Actifs Production Papier Prothèse Dentaire C.P Avantage social Récupération de Papier - Prime syndicale Scieries et Industries connexes - chômage temporaire Scieries et Industries connexes - Avantages sociaux Soins de Santé - Hôpitaux privés - Prime syndicale TABAC - Prime Prépension TABAC - Prime Syndicale - Tabacofina Titres - Services Prime syndicale / / / / / / Transformation du Bois - Prime de fidelite Transformation du Bois - Intervention accident de travail Transformation du Bois - Intervention maladie longue durée Transformation du Bois - Pécule vacances handicapés physiques et veuves Transformation du Bois - Pécule vacances veuves + Pensionnés Transformation Papier Travaux Techniques Agricoles et Horticoles Travaux Techniques Agricoles et Horticoles - Prime de Fin d année

29 Congrès statutaire 2004 (Blankenberge) 29

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31 Chapitre III L action syndicale

32 Les actions de notre section Septembre 2004 : Initiative «A la rencontre des travailleurs des PME» En septembre 2004, la Centrale Générale a lancé l initiative «A la rencontre des travailleurs des PME». Elle a ainsi organisé 9 réunions décentralisées auxquelles ont été conviés plus de 2000 affiliés originaires de PME. L objectif était de nouer le dialogue avec ces travailleurs, de prendre connaissance de leurs préoccupations, des problèmes auxquels ils sont confrontés d une part, mais aussi de les conscientiser au rôle et à l importance du syndicat. Nous avons dû constater les difficultés de toucher les travailleurs des PME. En effet, à peine une vingtaine de travailleurs ont pris la peine de se déplacer pour assister à ces réunions décentralisées. Nous n avons toutefois pas abandonné notre volonté de travail de proximité vis-à-vis de ces travailleurs comme vous pourrez le constater dans le chapitre «Syndicalisme de réseau». Janvier 2005 : lancement de 4 groupes de travail En janvier 2005, la Centrale Générale a mis en place 4 groupes de travail avec des thèmes différents. Ceux-ci étaient ouverts à tous les militants de la FGTB, quelle que soit leur centrale, leur région, leur mandat syndical Les objectifs étaient variés. Dans un premier temps, cela permettait aux militants de se rencontrer, d échanger des idées, de participer activement au développement d actions syndicales. Cela a permis aussi de développer des campagnes, de revoir le fonctionnement syndical, de recadrer les difficultés auxquelles les militants et les travailleurs sont confrontés, etc. Les thèmes n ont pas été choisis au hasard. Ce sont des enjeux majeurs auxquels le mouvement syndical est confronté : l extrême droite, la représentation syndicale dans les PME, l éparpillement des travailleurs, la coopération et la communication entre délégations syndicales, la méconnaissance de nos valeurs, Au cours du premier semestre 2005, les groupes de travail se sont réunis 5 fois. Les réunions ont eu lieu chaque deuxième samedi du mois. Groupes de travail Syndicalisme de réseau et Représentation syndicale dans les PME Pourquoi un groupe de travail sur le syndicalisme de réseau? Le thème du dernier congrès statutaire de la Centrale Générale était «Délégués sans frontières». Ce thème est né d une réalité : dans la situation actuelle, les délégués ne peuvent plus se permettre de rester cloisonnés dans leur entreprise. La mondialisation et l explosion du recours à la sous-traitance obligent un travail syndical coordonné au niveau intersectoriel et international s il se veut efficace. Pourquoi un groupe de travail sur la représentation syndicale dans les PME? La section fait de gros efforts pour développer la représentation syndicale dans les PME. Les dernières initiatives de la section (cf. «A la rencontre des travailleurs des PME») se sont montrées peu fructueuses et de véritables résultats ne pourront être obtenus qu avec une mobilisation de plusieurs acteurs. Une représentation syndicale dans les PME est nécessaire. Les métamorphoses subies par notre tissu économique ont provoqué la multiplication des entreprises de moins de 50 travailleurs au détriment des grands sites industriels qui occupent plus de 100 travailleurs. Malgré ces métamorphoses et malgré les revendications syndicales, la législation sociale n a pas été adaptée et l instauration d un conseil d entreprise n est obligatoire pour l entreprise que lorsqu elle compte 100 travailleurs tandis qu un comité de prévention et de protection doit toujours être créé à partir de 50 travailleurs. C est ainsi qu au fil des années, de plus en plus de travailleurs sont privés du droit à l information et à la concertation. Le travail des groupes Le groupe de travail «syndicalisme de réseau» s est penché sur une définition du syndicalisme de réseau en s axant principalement sur l aspect sous-traitance. En effet, il apparaît que beaucoup de travailleurs sont coupés de tout contact avec le mouvement syndical par 32

33 leur situation de sous-traitant travaillant dans une autre entreprise. Par le partage de leurs expériences et des mises en situation, les participants ont réfléchi aux moyens nécessaires à la mise en place de réseaux, aux difficultés possibles et aux démarches à entreprendre afin de mettre en place son propre réseau. Il en ressort ainsi que le syndicalisme de réseau consiste simplement en une collaboration entre délégués syndicaux. Le délégué syndical d une entreprise acceptant de jouer le rôle de relais vis-à-vis du délégué de l entreprise sous-traitante. Pour promouvoir ce mode de travail syndical, le groupe de travail a pensé une série d outils afin de faciliter la mise en place et le travail en réseau. Syndicalisme de réseau Mode d emploi Pendant ce temps, le groupe de travail «représentation syndicale dans les PME» a analysé les difficultés à toucher les travailleurs des PME, les sensibiliser, voire simplement établir le contact avec eux. De nombreux obstacles subsistent et il n existe à priori pas de solution miracle. Parmi les principales difficultés, citons entre autres : le refus patronal d un abaissement des seuils de représentation, l éparpillement des travailleurs, la difficulté de les toucher directement, etc. Lors de la troisième rencontre, les deux groupes ont fusionné. En effet, le syndicalisme de réseau représente une formule permettant de toucher beaucoup de travailleurs de PME. Dans ses contacts avec les travailleurs sous-traitants afin de mettre en place son réseau, le délégué syndical risque d être confronté à des travailleurs d entreprises dans lesquelles il n y a pas de délégation syndicale. Le délégué pourrait alors servir de relais avec le permanent en charge du secteur du travailleur soustraitant. Lors des rencontres suivantes, les participants ont peaufiné les outils afin de permettre une véritable campagne sur le thème du syndicalisme de réseau. Ainsi une brochure et du matériel d information et de sensibilisation ont été réalisés. Matériel de la campagne : La Brochure «Syndicalisme de réseau : Mode d emploi» un classeur et des formulaires afin de permettre au délégué de répertorier les contacts de son réseau. Un logo a été créé, celui-ci est un moyen d informer les travailleurs que la délégation de l entreprise où il travaille comme sous-traitant est disposée à s occuper de lui. Des affiches à apposer dans l entreprise et des minicartes à distribuer sur lesquelles la délégation peut inscrire ses coordonnées Un module de formation permettant aux délégués de se familiariser avec le travail en réseau La campagne a été lancée début septembre au niveau interprofessionnel, toutes les centrales ayant adhéré au projet. Une conférence de presse et une campagne d information dans la presse syndicale ont informé les affiliés. Groupe de travail extrême droite Lors de la première rencontre, les membres ont exprimé leur expérience personnelle. Des discussions, quelques points récurrents ressortent : les discours racistes et xénophobes se banalisent, peu de travailleurs sont conscients du danger de l extrême droite, la sensibilisation doit aussi toucher les travailleurs sans emploi, Sur base des conclusions de la première séance, le groupe a décidé l organisation d une campagne de sensibilisation tant envers les militants qu envers les membres. Après présentation de l ASBL Vlaams Belang et de leur campagne «avec l extrême droite, la cible c est toi», le groupe lance deux pistes de réflexion : un argumentaire et une pièce de théâtre forum. Le groupe a alors invité des représentants de la troupe de théâtre «Les Acteurs de l Ombre» afin qu ils expliquent le concept de théâtre action, du théâtre de l opprimé, et 33

34 Mardi 28 avril Numéro spécial -- N 1 -- FGTB Liège - Huy - Waremme -- Ed Resp. : Marc Goblet, Place Saint-Paul, Liège Tous les noms de personne et d entreprise ont été inventés. Toute ressemblance avec le nom d une personne ou entreprise réelle est fortuite et involontaire. plus spécifiquement la dynamique du théâtre forum. Le principe : une petite saynète d un quart d heure avec une situation d oppression est proposé au public. Cela se termine évidemment mal pour l opprimé. C est ce qu on appelle le modèle. Ensuite, sous la direction d un animateur (le joker), la saynète est rejouée mais les spectateurs sont invités à interrompre le jeu pour y remplacer un des personnages et tenter de transformer le cours de l histoire. Pour qu elle se termine mieux, bien entendu. C est ce qu on appelle le forum. Enfin, le groupe s est penché sur la piste de l argumentaire. En partant du diaporama de la campagne «avec l extrême droite, la cible c est toi», le groupe a sélectionné une série de dessins et précisé le texte afin d éditer une brochure ciblée sur les travailleurs. Cette brochure est devenue interprofessionnelle et a été tirée à exemplaires. Groupe de travail «Sensibilisation et éducation des masses» Pourquoi un groupe de travail «Sensibilisation et éducation des masses»? Notre société pousse l individualisme à outrance. Dans cette réalité, l approche collective des problèmes qu a notre organisation syndicale est perçue comme obsolète aux yeux des travailleurs. Il n y a plus de véritable prise de conscience des enjeux pour la survie de notre modèle social. Les manifestations ne regroupent plus qu une poignée de militants, le rapport de force s estompe, les travailleurs se laissent manipuler par les discours de droite et méconnaissent notre organisation. Le travail du groupe Au cours du premier semestre 2005, le groupe de travail «Sensibilisation et éducation des masses» s est réuni 5 fois. Le groupe s est penché sur le thème de la fiscalité et la parafiscalité. Il a ainsi analysé la perception qu avait la population en général et les travailleurs en particulier de l importance d une fiscalité équitable qui permette des services publics de qualité et d une parafiscalité qui assure le financement de la sécurité sociale. Il apparait que peu de travailleurs en sont conscients et que la majorité de ceux-ci se laissent influencés par le discours ambiant de la droite du «on paye trop d impôts». Pour contrer cette désinformation, il faut des outils parlants, des chiffres transparents et détaillés sur l utilisation de l argent public. Il faut en outre que nous démontrions que la fiscalité avantage le travailleur moyen. Impôts et cotisations : les payer, c est se protéger Lors des réunions suivantes, le groupe s est attaché à étudier les divers mécanismes de la fiscalité, du détail de la déclaration fiscale au budget de l Etat en passant par une analyse comparative internationale. Le groupe décide alors de la conception de deux outils de sensibilisation. Le premier est une brochure. Un premier thème mettra en regard l importance de la pression fiscale et des services publics ainsi que de la progressivité de l impôt et de la conséquence sur les différents groupes de population. Deux ou trois profils de ménages illustrent ce thème. Ils permettent de voir quels impôts sont payés par qui et quels services publics sont mis en œuvre au profit de qui. Enfin, une comparaison des prestations de l ONSS (chômage, soins de santé ) et des services offerts (enseignement ) sera incluse. Elle permettra de boucler le raisonnement en mettant en exergue que 34

35 l on a les services publics que l on finance. Le deuxième outil, destiné au grand public, est un journal de fiction. Il nous propulse en 2020, 10 ans après la suppression de la sécurité sociale et une réforme fiscale drastique laissant peu de moyens à l Etat pour organiser des services publics de qualité. La campagne a été lancée début septembre au niveau interprofessionnel, toutes les centrales ayant adhéré au projet. Une conférence de presse et une campagne d information dans la presse syndicale ont informé les affiliés. Mai 2005 : Le redéploiement économique de la région liégeoise Au sein des forces vives, la Centrale Générale de Liège- Huy-Waremme a voulu relancer une nouvelle fois le débat sur le développement économique de notre province et sur la préparation de sa reconversion suite aux décisions d arrêts des lignes à chaud en Une première analyse a été réalisée par nos soins concernant les prix des terrains industriels ainsi que la recherche et développement en Province de Liège. Sur cette base, nous avons réuni, à trois reprises, des dirigeants d entreprises afin d écouter, de discuter et éventuellement d intégrer leurs requêtes et leurs propositions. En mai, un cahier de réflexions a été présenté à la presse. Il permet de faire un rapide tour d horizon de la Province de Liège au travers de quelques points caractéristiques mais aussi, en regard des forces et des faiblesses, de mettre sur la table des propositions d actions qui pourraient entrer dans le cadre du redéploiement. Ce document a été conçu afin de tracer les orientations politiques qui assurent le maintien des activités existantes et développent de nouvelles activités. Nous y préconisons entre autres la mise en place d une politique globale centrée sur l emploi de qualité, l exploitation de notre savoir-faire et la dynamisation de nos fleurons industriels afin d améliorer l image de Liège. Nous proposons d encrer les industries sur le sol de notre province grâce à une nouvelle politique industrielle. Nous souhaitons une meilleure coordination de la communication et de l accueil des entreprises au niveau de la province, un renforcement de la concertation sociale et de la démocratie participative, une refonte des aides aux entreprises ainsi que du rôle des Invest. Enfin, à plus long terme, notre enseignement doit lui aussi évoluer en rendant nos jeunes plus polyglottes et plus créatifs dans le domaine économique. Octobre 2005 : Le combat contre le Pacte des générations La Centrale Générale FGTB Liège-Huy-Waremme s est entièrement investie dans le combat de la FGTB contre le «Pacte des générations». Face au gouvernement, aux patrons et à la CSC, la FGTB a mené seule une grève générale le 07 octobre Le 18 octobre, l ensemble des forces de notre section 85e anniversaire étaient mobilisées pour manifester à Bruxelles et mener 24 nouvelles heures de grève. La FGTB Liège-Huy-Waremme a maintenu le combat jusqu au bout, notamment en organisant une concentrations le 02 décembre. Le samedi 29 octobre 2005, la Centrale Générale FGTB Liège-Huy-Waremme a célébré ses 85 ans d existence sur le Domaine de Blegny Mine. A cette occasion, nous avons également fêté le 60e anniversaire de la sécurité sociale et 120 ans de luttes sociales qui coincident avec la création du POB en Consommation et surendettement Durant les premiers mois de 2006, 4 conférences, ayant pour thème le dilemme travailleur-consommateur, ont pris place au sein de la FGTB Liège-Huy-Waremme. Ces 4 conférences ont tenté d aborder différentes facettes des travailleurs et des consommateurs avec en toile de fond une éventuelle réconciliation entre les deux approches. L organisation syndicale ne peut rester insensible à cette transformation de la société qui rend, chaque jour, nos militants plus individualistes, plus préoccupés par leur 35

36 Trimestriel de la Centrale Générale FGTB Liège-Huy-Waremme I mai-juin-juillet 2008 Éditeur responsable : Marc Goblet, Place Saint-Paul, Liège Belgique - Belgïe P. P BRUXELLES X BC10876 L expression est à la mode, la Diminution des frais de transport manifestants dans les rues de Liège thématique fait couler beaucoup domicile-travail d encre et chacun propose des solutions parfois diamétralement Se rendre au travail chaque jour représente une semaine d actions dans plusieurs villes. L appel à la mobilisation Début juin, les trois principales organisations syndicales ont lancé opposées. N en déplaise à ceux qui un coût non négligeable pour de se déroulait du 9 au 12 juin dernier à Mons, Namur, Arlon, Bruxelles, comparent le mode de vie actuel à nombreux travailleurs. Nous exigeons le Anvers,. Liège donnait le coup d envoi! celui du début du siècle dernier, la remboursement à 100% des déplacements baisse du pouvoir d achat, et donc effectués avec les transports en commun On espérait personnes et c est finalement plus du double de de la qualité de vie, est une réalité à laquelle les travailleurs sont remboursement pour les travailleurs qui juin dernier. Parti à 10h des Terrasses, le cortège long de plusieurs et des mesures permettant un meilleur manifestants qui ont parcouru les rues du Centre Ville Liégeois ce 9 confrontés. n ont pas d autre choix que d utiliser leur centaines de mètres s est fixé une heure et demi plus tard dans le propre véhicule pour se rendre au travail. Parc d Avroy. Au même moment plus de personnes manifestaient dans les rues d Anvers. Une délégation d Anvers s était Les revendications de la FGTB pour augmenter le pouvoir d achat sont des Pas touche à l index rendue à Liège, tandis qu une délégation liégeoise de la Centrale Générale marchaient aux côtés des camarades anversois. solutions qui toucheront l ensemble des citoyens et non quelques privilégiés. Comme à chaque période d inflation, les patrons soutenus par d éminents économistes veulent remettre en cause notre sys- une baisse de la TVA de 21 à 6% sur les produits énergétiques. Il faut Tous étaient venus pour réclamer une hausse du pouvoir d achat et Nos revendications sont : tème d indexation automatique des salaires. savoir que depuis 2004, le prix du mazout a augmenté de 78%, ceux 6% de TVA sur l énergie au lieu de Qu ils se le disent, nous le défendrons bec du gaz et de l électricité de 33% et les loyers privés ont grimpés de 21% et ongles. 8%! Une réponse à ces hausses de prix est donc indispensable et la mobilisation sur Liège a prouvé que toujours plus de personnes L énergie étant un produit de première Actions à la rentrée sont touchées par l inflation. nécessité, il est normal que le taux de TVA qui lui est appliqué soit de 6%. La TVA est Si le gouvernement reste sourd à nos revendications, des actions plus dures seront l impôt le plus injuste car il touche de la même manière petits, moyens et gros revenus. A menées dès la mi-septembre. contrario, l impôt sur les personnes est juste car chacun paie en fonction de ce qu il gagne. A ce moment, nous aurons besoin de l unité Ceux qui gagnent plus paient donc plus. Les et du soutien de l ensemble des membres propositions de la droite visant à ramener pour démontrer au gouvernement et aux le nombre de tranches d impositions à 3 au patrons que le problème du pouvoir d achat lieu de 5 favoriseront les 10% les plus aisés est une question de survie pour nombre de de la population, justement ceux qui n ont travailleurs. pas de problème de pouvoir d achat. Le mercredi 17 septembre 2008, la FGTB organise sa 4 e journée des droits des intérimaires baptisée «Interimarre». Au programme de cette journée : des débats et des animations pour le respect des droits des travailleurs intérimaires mais également des réflexions sur l avenir. L intérim est une forme de contrat à laquelle de plus en plus de travailleurs sont confrontés. Constituant une main d oeuvre flexible dont on peut se débarasser facilement, de nombreux patrons ont recours aux travailleurs intérimaires pour des motifs qui, bien souvent, n ont aucun rapport avec les motifs légaux du recours au travail intérimaire. Pour de nombreux travailleurs, l intérim est une impasse de laquelle il est très difficile de sortir. Offrant peu de perspectives de stabilité, tant d un point de vue professionnel que familial, le recours à des contrats intérimaires doit rester une exception pour des motifs précis et limités dans le temps. Activités dans le cadre de la journée Interimarre : 09h30 : Matinée de réflexion en présence d Elsa Fayner, auteur du livre «Et pourtant je me suis levée tôt... Une immersion dans le quotidien des travailleurs précaires», d un membre du collectif Flexblues et d un représentant de la FGTB. Lieu : salle du 1er étage de la FGTB, place Saint-Paul 9-11, Liège 13h30 : Rassemblement Place Saint Paul, 14h00 : Rallye de l emploi : Cortège et animations sur le Boulevard de la Sauvenière infos et inscriptions : 04/ Ed resp : Marc Goblet, Place Saint Paul, Liège P niveau de consommation, leur pouvoir d achat à très court terme, les heures supplémentaires déclarées ou non qu ils pourront prester et les nombreuses dettes auxquelles ils doivent faire face. Les conférences ont porté sur : Le pouvoir d achat : Comment a-t-il évolué? Qu estce qui l influence? Pourquoi l indexation est-elle si importante? Le marketing : Quelques techniques utilisées par les vendeurs, les grandes surfaces et les spécialistes du marketing pour donner l illusion que c est ce produit que vous devez absolument acquérir. Réflexion sur la consommation : Peut-on se passer de consommer? Doit-on réduire sa consommation? Faut-il plutôt consommer autrement? Enfin, le rôle d un syndicat n est-il pas de défendre coûte que coûte la progression salariale ou bien aussi de conscientiser ses militants de la perversité de la surconsommation? Quand c est trop tard, sans devenir un médiateur de dettes, sans s immiscer dans la vie privée des militants, le délégué syndical peut-il ou doit-il mener des actions pour empêcher l escalade dans la dette de ses collègues? La démarche s inscrit dans une volonté émancipatrice des travailleurs en entrant dans leur vie quotidienne et hors de l entreprise. Les conférences ont permis de refléter la mise en concurrence des travailleurs suivant qu ils soient travailleur ou consommateur (analyse des phénomènes de low-cost et de production dans les pays à bas salaire). Elles ont également permis d approcher les conséquences syndicales de la surconsommation et du surendettement. Février 2006 : parution du premier numéro de L Unité syndicale L unité syndicale Le trimestriel des affiliés de la Centrale Générale FGTB Liège-Huy-Waremme pouvoir d achat : la lutte continue interimarre : 4 e journée des droits des intérimaires Mercredi Rallye de l emploi 13h45, Place St-Paul - Liège Plus d infos : 04/ L Unité syndicale est un trimestriel créé en février Sous la forme d un journal de 4 pages A3, le journal a pour ambition d informer les membres sur l actualité politique et syndicale, les nouveautés en termes de législation sociale et la vie de notre section régionale. Il a également pour vocation de sensibiliser les travailleurs à l importance de s organiser syndicalement et de défendre un projet de société collectif et de gauche. Le trimestriel est envoyé par courrier à l ensemble des membres de notre section. Janvier 2007 : Mise en ligne d un site internet Notre section a profité de la réalisation du site Internet de la régionale FGTB ( be) pour développer un mini site de la Centrale Générale à l intérieur de celui-ci. Plutôt que de créer un site propre à notre section régionale, nous avons estimé judicieux d intégrer nos pages web aux pages du site de la régionale. Au-delà des rubriques traditionnelles comme l actualité, l agenda et les contacts, nous avons également intégré un page de vidéos et, suite aux débats sur le syndicalisme de réseau, les coordonnées de l ensemble de nos délégués d entreprises. Nos pages web sont également accessibles via une adresse propre : Mars 2007 : Inauguration du centre de documentation Notre section a inauguré un centre de documentation et communication pour les délégués en mars L objectif est de fournir aux militants un accès à toute la documentation et le matériel dont nous disposons au sein de la section. Le centre permet également aux militants de venir y réaliser leur matériel de propagande tel des 36

37 tracts, des affiches, etc. C est un outil qui s avère très utile, notamment pour les délégués de secteurs sur chantier ou sous-traitants, qui n ont pas toujours la possibilité de contacter ou recevoir leurs collègues dans un local syndical. 25 octobre 2007 : journée de formation «enfants de la pub, unissez-vous!» Il s agissait d une journée de réflexion et d analyse sur le thème de la publicité et de la consommation à travers nos comportements d achats au quotidien et la transformation de nos valeurs. Celle-ci s inscrivait dans la continuité du cycle de conférences sur les relations travailleurs-consommateurs entamé en Pendant cette journée, Marc Vandercammen, Président du CRIOC, a présenté une conférence sur le rôle et l influence du marketing dans notre société de consommation. Ensuite, cinq ateliers ont rythmé la formation abordant différentes approches de la publicité : la récupération des combats sociaux et syndicaux, les placements de produits dans la publicité, les enfants cibles du marketing, La Pièce Bois du Cazier En avril et mai 2007 et pour fêter ses 25 ans d existence, l ASBl Les Travailleurs réunis a produit cinq représentations de la pièce Bois du cazier dans quelques unes de ses maisons du peuple. La pièce, cosignée par Jean Louvet et Marie Louise de Roeck et mise en scène par Fabrice Piazza, était interprétée par les jeunes acteurs des Ateliers du Théâtre DONNE. Au vu de la qualité du spectacle, la Centrale Générale, en collaboration avec l Action commune a produit 5 nouvelles représentations entre mars et mai Février 2008 Un Comité Régional élargi s est tenu le 27 février A cette occasion, nous avons reçu la députée européenne Véronique De Keyser qui est venue nous exposer le contenu de son livre «Petits crimes sans importance. La flexibilité au travail en Europe». Avril 2008 le 29 avril 2008, le Comité régional élargi a accueilli Marco Van Hees qui est venu présenter le contenu de son ouvrage «Reynders, l homme qui parle à l oreille des riches». Actions interprofessionnelles et fédérales Au niveau interprofessionnel, notre section a participé activement et massivement aux actions organisées par la FGTB pour combattre le pacte des générations, pour soutenir nos négociateurs dans le cadre des accords interprofessionnels et pour réclamer des mesures structurelles en faveur du pouvoir d achat des travailleurs et des allocataires sociaux. Elle a participé activement à l ensemble des actions fédérales tant au niveau interprofessionel qu au niveau de la Centrale Générale. 37

38 Cumul maladie professionnelle ou accident du travail avec une pension Le 27 février 2006, un Arrêt de la Cour de cassation rendait l A.R. du 13 janvier 1983 illégal. Cet Arrêté Royal du gouvernement Martens-Gol limitait le cumul entre indemnités de maladies professionnelles/accidents du travail avec une pension de survie ou de retraite. La limitation du cumul autorisé entre une pension de retraite et une indemnité de maladie professionnelle ou d accident du travail a provoqué une chute brutale du revenu pour des milliers de familles, parmi lesquelles de nombreux mineurs. Considérant que les économies devaient produire leurs effets à partir du 1er janvier 1983, cet arrêté royal avait été pris dans l urgence, sans l avis du Conseil d Etat. En avril 2006, la FGTB Liège-Huy-Waremme avait alors appelé ses affiliés à réclamer le paiement de leurs indemnités non perçues auprès du Fonds des Maladies Professionnelles (FMP) ou du Fonds des Accidents du Travail (FAT). Suite à quoi, le parlement votait le 20 juillet 2006 une loi avec effets rétroactifs dans le cadre de la Loi Programme, qui reprenait les termes de la l AR de Cette loi est parue dans le Moniteur du 28 juillet 2006 Le 25 septembre et le 22 novembre 2006, la FGTB Liège- Huy-Waremme assignait, au nom de ses affiliés, le Fonds des Maladies Professionnelles et le Fonds des Accidents du Travail au Tribunal du Travail. Au total, le FMP a été assigné au nom de +/ pensionnés et le FAT au nom de +/- 400 pensionnés. Fin décembre 2006, le gouvernement a pris un arrêté qui entre en vigueur le 1er janvier 2007 et qui reprend les termes de l AR de 1983 Dépôt de deux requêtes en annulation devant la Cour d arbitrage Le mercredi 31 janvier 2007, la FGTB a déposé deux requêtes en annulation de la loi du 20 juillet 2006 devant la Cour d arbitrage. La première requête était déposée au nom de 8 affiliés victimes d une maladie professionnelle et la seconde au nom de 3 affiliés victimes d un accident du travail dont l indemnité perçue s était vue fortement réduite suite à leur entrée à la pension La rente perçue suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle repose sur le principe d une réparation à un préjudice subi. La limiter lorsque la victime entre à la pension est une injustice. Le mardi 18 décembre 2007 avait lieu l examen du recours en annulation de la loi du 20 juillet ouvriers mineurs, verriers, sidérurgistes et ouvriers de la construction se sont rendus à Bruxelles en car. La salle d audience était pleine à craquer. Les avocats ont démontré les effets néfastes de ces décisions par la diminution de plusieurs centaines d euros par mois pour des pensionnés qui continuent à souffrir des blessures ou maladies encourues au travail. La décision de la Cour Constitutionnelle du 17 avril 2008 Le 17 avril 2008, nous étions présents afin d écouter la décision de la Cour Constitutionnelle l arrêt aboutit à rejeter les différents recours tant en ce qui concerne le fond que l intérêt des requérants. Les conséquences actuelles de cet arrêt sont que toutes les actions introduites suite à l arrêt GALLEZ vont être renvoyées au rôle. L arrêt de la Cour Constitutionnelle a eu pour conséquence de confirmer la validité de la limitation du cumul entre une pension et une rente d accident de travail ou de maladie professionnelle et ce avec effet rétroactif au 13 janvier Cette décision n empêche pas la Centrale Générale Liège -Huy-Waremme et à la FGTB de continuer à se battre pour que cette mesure injuste soit supprimée. 38

39 Photos des diverses actions 39

40 Relations internationales En 2005, 2006 et 2007, trois rencontres ont eu lieu entre la FGTB Liège-Huy-Waremme, la CGT Val de Marne et la CGIL d Abruzzo. Dans un premier temps, celles-ci ont permis d échanger les points de vue et expérience de terrains entre délégués et responsables syndicaux sur les thèmes de la grande distribution, les transports en commun et les services publics locaux et hospitaliers. Lutter contre les délocalisations en mettant la pression sur les organisations patronales et les partis politiques afin qu ils prennent clairement leurs responsabilités face à la logique financière des actionnaires. lutter contre l extrême droite, la xénophobie et le racisme. Sur base de ces discussions, il a été décidé de prolonger concrètement la collaboration entre les organisations. Le but recherché est de contribuer, au sein des structures syndicales, au renforcement de l unité et de l action à l échelle européenne afin de peser sur les droits économiques et sociaux de l Union Européenne. Quatre axes de travail ont été retenus : favoriser la création de réseaux syndicaux européens et l échange d informations afin de contrer la mise en concurrence de travailleurs d une même entreprise ou d un même groupe qui engendre un esprit individualiste et le repli sur soi. promouvoir et défendre les services publics et la sécurité sociale en dénonçant les politiques actuelles qui tendent à appauvrir les Etats avec pour conséquences le démantèlement et la privatisation des services publics et la précarisation des systèmes de protection sociale. 40

41 Projet de solidarité Cuba En 2006, la Centrale Générale FGTB a lancé un projet de solidarité avec le Syndicat National des Travailleurs de la Construction de Cuba (SNTC) qui fait partie de la CTC. Ce projet vise à améliorer la sécurité des ouvriers des microbrigades sur les chantiers. Celles-ci appartiennent à l Etat et ont été créées pour faire face à la problématique importante des logements à Cuba. Rien qu à la Havane, plus de 5000 ouvriers travaillent dans les microbrigades. Leurs rôles consistent à construire des maisons ou des écoles, à rénover des hôpitaux, Ces ouvriers travaillent dans un secteur très dangereux car les mesures de sécurité et les moyens de protections tant individuels que collectifs font souvent défaut. En comparaison avec les travailleurs de la construction qui œuvrent pour les hôtels touristiques, leurs conditions de travail sont dérisoires. Le projet que nous avons mis en place tient en plusieurs axes. Le premier est de consacrer une partie du budget ( ) à l achat de chaussures de sécurité. Celles-ci sont livrées par une multinationale néerlando-cubaine. Ensuite, notre volonté est de consacrer une autre partie au financement à la formation et à la sensibilisation sur la sécurité du travail afin d inciter les travailleurs à porter les chaussures de sécurité. Enfin, le troisième axe du projet tient dans la formation d inspecteurs syndicaux en matière de sécurité et santé au travail, ceux-ci veillent à l application des normes de sécurité sur les chantiers. En juin 2007, une délégation de la Centrale Générale de Liège et de Bruxelles s est rendue sur place pour procéder à une évaluation du projet après un peu plus d un an de coopération. Le bilan est positif même si tout n est pas parfait. Le projet a bien avancé et les formations planifiées pour les inspecteurs de la construction ont été organisées (celles-ci ont été données par l institut Lazaro Pena) et les moyens de protections individuelles achetés ont contribué à renforcer la sécurité. A l avenir, nous souhaitons pérenniser le projet en matière de sécurité pour la période et développer un nouveau volet autour de la formation salariale. Jumelage avec la Province de Santiago de Cuba Dans le cadre de ce projet, notre section s est jumelée avec le section provinciale de Santiago de Cuba en février

42 L ASBL Les Travailleurs réunis La Centrale Générale FGTB a de tout temps joué un rôle important au sein de la FGTB, de la Mutualité et du Parti Socialiste. Ce n est que dans l union de la famille socialiste que les travailleurs seront assurés d être défendus valablement. Suite aux difficultés rencontrées par l Union Coopérative et à l initiative de son Président Simon GOBLET, la Centrale Générale FGTB de Liège-Huy- Waremme a participé activement au maintien et au développement de l idéal socialiste en devenant propriétaire de Maisons du Peuple, seule ou au sein des A.S.B.L. locales. C est fort de l idéal socialiste que la Centrale Générale FGTB de Liège-Huy-Waremme a constitué le 9 septembre 1981 (parution au moniteur belge le 3 décembre 1981) l A.S.B.L. Les Travailleurs Réunis dont l assemblée générale est représentée par les membres du comité exécutif de la Centrale Générale FGTB de Liège-Huy-Waremme. L A.S.B.L. Les Travailleurs Réunis a fêté en 2006 son 25ème anniversaire d existence et reste plus que jamais fidèle à son objet social qui a pour but de promouvoir, mener, développer et coordonner toutes les activités tendant à élever le niveau économique, intellectuel, culturel et moral des travailleurs, d augmenter leurs connaissances, d améliorer la qualité de leurs loisirs, de promouvoir une politique de plein et meilleur emploi, et de donner à la classe ouvrière la capacité de mener la lutte pour son émancipation et ce, plus particulièrement dans la région de Liège-Huy-Waremme. A cet effet, elle peut notamment louer, acquérir ou construire des locaux pour travailleurs et des maisons de vacances qu elle gèrera d une façon économique, en excluant toute idée lucrative. De 1981 à 1987, sous la présidence de Simon GO- BLET, l A.S.B.L. Les Travailleurs Réunis a garanti en divers endroits de notre région le maintien des Maisons du Peuple en se substituant à l Union Coopérative. De 1988 à 2003, sous la présidence de Francis TIHON, l A.S.B.L. Les Travailleurs Réunis a poursuivi son action en participant activement au travers d achat ou de prise de participation au maintien de Maisons du Peuple pour garantir des lieux de rencontre pour l action commune socialiste. Dans le cadre du 25ème anniversaire de l A.S.B.L. Les Travailleurs Réunis, une rencontre de l action commune a été organisée pour vérifier la volonté d œuvrer ensemble au développement de l idéal socialiste dans une société de plus en plus individualiste. Actuellement, l A.S.B.L. Les Travailleurs Réunis est propriétaire des locaux situés à Engis, Haccourt, Hermalle, Lixhe, Retinne, Verviers, Villers Le Bouillet, Waremme, Fléron, Liège, Cheratte, Blegny, Hannut et Herstal. Ces locaux sont mis en location à des A.S.B.L. locales qui en assurent la gestion, tout en nous réservant la possibilité de disposer d un local pour des réunions et permanences. De plus, l A.S.B.L. Les Travailleurs Réunis a des participations à la S.C.F.S. Le Métropole Maison du Peuple de Hesbaye à Waremme et à la S.C. Le Jardin Perdu à Seraing ainsi qu aux pharmacies du peuple. En 2007, nous avons procédé à l achat des maisons du peuple de Hannut et de Blegny. En 2008, nous avons procédé à la mise en vente du Home à Fléron. Un projet d agrandissement de la Maison du peuple de Retinne est en cours. Celle-ci deviendra le centre de formation de nos militants. 42

43 43

44 Mot du président, Résultats globaux globaux Répartition des sièges Elections sociales 2004 Les chiffres : Lors de ces élections, notre section a présenté 251 candidats dans 37 entreprises. Parmi ceux-ci, 92 étaient des nouveaux candidats qui se présentaient pour la première fois. La Centrale Générale a obtenu 93 sièges ouvriers au CPPT et 59 au CE dans les entreprises où nous avons déposé une liste. CG Liège Huy - Waremme Élections Sociales 2004 Résultats Répartition en sièges des sièges remercier et Beaucoup à de défis s annoncent pour les quatre ion dont vous années futures. Face aux volontés libérales ns sociales. d augmenter la flexibilité, de baisser le coût de la s, 2004 est un main d œuvre et donc indirectement nos salaires constater à la et notre sécurité sociale, face aux menaces de trale Générale délocalisations et de restructurations, CPPT face à la rgement majost implantée. avons besoin plus que jamais de l unité des mondialisation et à une Europe libérale nous travailleurs dans une société qui prône d accueillir de l individualisme à outrance. té élus ou non, de famille des Pour maintenir et accroître cette unité, nous FGTB, accueillaucoup d entre entreprises pour développer des réseaux devons ensemble dépasser les limites de nos rience dans le syndicaux avec les travailleurs des entreprises de les soutenir sous-traitantes, des autres sites de production deviennent de d un même groupe industriel aussi bien en ns besoin. Belgique que dans le reste du monde. Nous devons également pénétrer les PME, où les travailleurs prouver aux sont trop souvent surexploités. Il nous faudra r confiance que investir les secteurs dans lesquels nous avons du s la défense de mal à prendre pied comme les entreprises de leurs prédéfendre doit relevant du non-marchand. Bref, nous avons du pain sur la planche, mais grâce à votre militantisme et à votre volonté, our les quatre nous sommes sûrs d y arriver. ntés libérales er le coût de la Marc GOBLET nt nos salaires Président x menaces de ions, face à la CE libérale nous e l unité des qui prône e unité, nous imites de nos des réseaux es entreprises de production aussi bien en e. Nous devons les travailleurs Il nous faudra nous avons du es entreprises Chers camarades, Avant toute chose, je tiens à vous remercier et à vous féliciter pour la détermination dont vous avez fait preuve lors de ces élections sociales. Celles-ci sont désormais terminées, 2004 est un bon crû. Comme vous pourrez le constater à la lecture de ce document, la Centrale Générale FGTB reste en règle générale largement majoritaire dans les entreprises où elle est implantée. Ces élections nous ont permis d accueillir de nouveaux candidats. Qu ils aient été élus ou non, ils font désormais partie de la grande famille des militants de la Centrale Générale FGTB, accueillons-les comme il se doit. Pour beaucoup d entre eux, il s agit d une première expérience dans le monde syndical, nous nous devons de les soutenir et de les encourager afin qu ils deviennent de bons délégués tels que nous en avons besoin. Il nous appartient désormais de prouver aux travailleurs qui nous ont donné leur confiance que nous sommes bien les meilleurs dans la défense de leurs intérêts. Être à l écoute de leurs préoccupations, les informer et les défendre doit rester notre priorité. Analyse des résultats sectoriels : CG Liège Huy - Waremme Élections Sociales 2004 CPPT Chimie : Le secteur chimique est le plus important secteur industriel de la CG dans lequel ont lieu des élections sociales. Alors que nous y étions déjà largement majoritaires, nous avons renforcé notre majorité en augmentant CE notre pourcentage en terme de sièges, aussi bien au CE qu au CPPT. En terme de voix, nous avons également réussi à grappiller quelques % à la CSC. Verre : Secteur traditionnel de la Centrale Générale, celui-ci a une fois de plus honoré son histoire syndicale socialiste dans la région liégeoise. Le Val Saint Lambert a obtenu deux des trois sièges à pourvoir au CPPT et Knauf Insulation a maintenu ses quatre sièges sur cinq aussi bien au CE qu au CPPT. Knauf a même augmenté son pourcentage de voix. Cimenteries : Autre secteur fort de la Centrale Générale, les délégations FGTB des cimenteries liégeoises ont été fidèles à elles-mêmes. Nos camarades de Holcim ont remporté deux des trois sièges à pourvoir au CPPT. Ceux de CBR ont conservé leurs quatre sièges sur cinq au CPPT mais ont par contre perdu un siège au CE (3-2) dû à un rapport de 4 voix à la CSC. Transformation du papier : Pour notre section, seule l entreprise Mölnlycke relève de la Commission Paritaire 136. Notre délégation y a remporté un des deux sièges à pourvoir au CPPT et a augmenté de 2% son pourcentage de voix, passant à 58,3%. Elle a également récolté deux des trois sièges en jeu au CE. Nettoyage : Il est très difficile de pouvoir tirer des conclusions dans le secteur du nettoyage car la quasi totalité des entreprises sont organisées au niveau nationale et donc, présentent des listes reprenant des candidats de tout le pays. Gardiennage : Dans le secteur, des accords sont intervenus dans l ensemble des entreprises qui sont structurées sur le plan fédéral. Seule exception : Cobelguard où des élections ont eu lieu et où notre section présentait plusieurs candidats. Au CPPT, nous y avons obtenu deux mandats sur quatre + le mandat Jeunes. Au CE, par contre, nous ne remportons qu un mandat ouvrier sur quatre mais avons remporté le mandat Jeunes. Soulignons que notre section occupe 41% des mandats FGTB du secteur sur le plan fédéral. Auxiliaire : Auprès des mutualités libres, nous conservons notre mandat ouvrier au CE et au CPPT. Chez Knauf GIPS, nous nous partageons les mandats au CPPT avec la CSC (1 partout), même résultat chez Distrisud. Enseignement libre et soins de santé : Difficile de pénétrer ces secteurs à prédominance catholique. Pour ces élections, nous avions pu déposer des listes dans trois écoles libres. Nous avons obtenu le mandat au CE et au CPPT à l institut Saint-Luc, mais perdons le siège à l institut Saint-Laurent, du fait du collège commun avec les employés. Félicitations toutefois à nos candidats qui ont tout de même eu le courage de nous représenter dans un contexte difficile. planche, mais votre volonté,

45 ETA : Des élections n ont été organisées que dans deux ETA. En effet, des accords préalables avaient été conclus dans les autres ETA de notre régionale. Les ateliers Dumonceau maintiennent leurs deux sièges sur trois au CPPT. Les ateliers Jean Del Cour perdent un siège au CPPT et au CE et obtiennent donc un rapport de 3 FGTB 2 CSC dans les 2 organes. Construction : Il n y a pas d élections sociales organisées dans le secteur de la construction à l exception de Ferrari qui est reprise dans trois Commissions Paritaires différentes (métal, transport et construction). La FGTB y a remporté les élections par 3-0 en CPPT et 4-1 en CE. 45

46 listes dans pas moins de 40 entreprises issues de 13 secteurs pour un total de 237 candidats avec une répartition par sexe de 202 hommes pour 35 femmes. A l exception de 4 entreprises, Le secteur de la construction, lui, n a pas connu d élections. C est le cas de plusieurs entreprises du nettoyage, de gardiennage, des ETA et des titres- Elections services ont, elles sociales aussi, conclu des accords les 2008 : résultats lections sociales 2008 : résultats 18 mai dernier, la Centrale En Générale terme de FGTB résultats Liège-Huy-Waremme globaux pour les a entreprises déposé des où nous avons introduit une liste, nous ntre le 5 et Les le 18 Chiffres mai dernier, : la Centrale Générale FGTB Liège-Huy-Waremme Analyse des a résultats déposé des sectoriels : en notre faveur au CPPT. Malgré une diminution de sièges disponibles au CPPT chez CBR, la tendance reste la moins de 40 entreprises issues obtenons de 13 69,4% secteurs des pour sièges un disponibles total de 237 au candidats CPPT et 68,8% au CE. Concernant les voix, nous istes dans pas moins de 40 entreprises issues de 13 secteurs pour un total de 237 candidats tition par sexe Pour de ces 202 élections hommes atteignons sociales pour 35 64,8% 2008 femmes. au CPPT et 62,2% au CE. qui se sont déroulées Auxiliaire : même : 3-1 au CPPT et 4-1 au CE pour la CG. vec une répartition par sexe de 202 hommes pour 35 femmes. du 5 au 18 mai, notre section a présenté pas moins de Pour les Mutualités Libres, nous conservons le seul mandat d élections. 4,7% e 4 entreprises, 237 candidats Le secteur dans de 40 la entreprises construction, issus lui, 1% de n a 13 secteurs. pas connu disponible au CE et au CPPT et nous obtenons même Cinéma : l exception de 4 entreprises, Le secteur de la construction, lui, n a pas connu d élections. plusieurs entreprises La balance du hommes-femmes nettoyage, de était gardiennage, 29,6% de 202 hommes des ETA et 100% des des titresles aussi, conclu (85,23%) des accords. pour 35 femmes (14,77%). identique à 2004 en terme de sièges (1-1) mais nous candidat au CPPT pour Liège mais il n a pas été élu. voix (+23%). Chez Knauf Engis, la situation est Dans une liste nationale, le Kinépolis Group comptait un est le cas de plusieurs entreprises du nettoyage, de gardiennage, des ETA et des 26,6% titreservices ont, En elles terme aussi, de conclu résultats des globaux, accords. 69,4% 68,8% la Centrale Générale Liège-Huy-Waremme pour les entreprises a obtenu où 69,4% nous des avons sièges introduit disponi-une de liste, même nous chez Distrisud où nous perdons notre siège au Construction : augmentons de 22% dans les voix. Petite déception tout sultats globaux le n terme de bles résultats au CPPT globaux et 68,8% pour au CE. les Concernant entreprises les où voix, nous nous avons CPPT introduit au profit une de la liste, CSC (0-2). nous KENOMAR, chez qui nous Les élections sociales n ont pas eu lieu dans ce secteur des Générale sièges FGTB disponibles Liège-Huy-Waremme au CPPT et 68,8% a déposé au CE. des Concernant les voix, nous atteignons 64,8% au CPPT et 62,2% au CE. déposions une liste pour la première fois, donne la parité excepté pour 4 entreprises : Ferrari, Maisons Blavier, Belgium Coatings et Gobiet. issues btenons 69,4% des sièges disponibles au CPPT et 68,8% au CE. Concernant les voix, nous % au CPPT de 13 et secteurs 62,2% au pour CE. un total de 237 FGTB candidats CSC CGSLB FGTB CSC CGSLB FGTB-CSC (1-1) malgré un gros pourcentage de voix en mmes tteignons pour 64,8% 35 femmes. au CPPT et 62,2% au CE. résultats au CPPT en sièges résultats au CPPT en voix notre faveur. 1% 4,7% Enseignement libre : ur de la construction, 1% lui, n a pas connu d élections. 2% 4,7% 2,5% Carrières : A l institut Saint-Laurent, nous n avons pas réussi à reprendre le siège perdu en Du côté de l Institut 29,6% u nettoyage, de gardiennage, 29,6% des ETA et 26,6% des 33,1% titresrds. 69,4% 68,8% 26,6% Chez Gralex Chanxhe, 35,4% notre seul candidat remporte 69,4% 64,8% son 68,8% siège au CPPT mais le score 62,2% est en faveur de la CSC Saint-Luc, nous conservons notre mandat au CPPT mais (1-3). nous perdons le siège du CE. entreprises où nous avons introduit une liste, nous au CPPT et 68,8% au CE. Concernant les voix, nous Chimie : ETA : FGTB CSC CGSLB FGTB CSC CGSLB E. C est le plus important secteur industriel de notre section. Même si nous étions déjà fortement majoritaires, aux Ateliers Dumonceau (2-1 au CPPT). Inversement de Statu quo chez Jean Del Cour (3-2 au CPPT et au CE) et FGTB CSC CGSLB FGTB CSC FGTB CGSLB CSC CGSLB FGTB CSC CGSLB résultats au CE en sièges résultats au CE en voix nous parvenons encore à grappiller quelques pourcents tendance à La Lumière où la CSC reprend 1 siège à la 2% 4,7% Parmi les faits marquants 2,5% de cette quinzième 2% 2,5% en voix ou édition en nombre des élections de votants sociales, (Prayon, PB nous Clermont, relevons FGTB (1-2). Pour les trois autres entreprises (Le Perron, 33,1% 26,6% que : 35,4% Chimac, ). Chez Mineral Product International, nous Jean Gielen et Le Val du Geer) des accords avaient été 33,1% 35,4% 64,8% prenons les trois mandats disponibles. Petit bémol pour conclus. 68,8% 62,2% 64,8% la CG Liège a été la seule à introduire CABOT 62,2% où une la liste CSC inverse ouvrier la dans tendance 6 entreprises (1-2) parce : qu il Maisons y a Blavier et Belgium Coatings désormais (construction), plus de Minéral travailleurs Product à Pepinster International où la CSC est et Nettoyage : Tensachem (chimie), Gestanet (nettoyage) majoritaire. et IL&C (titres-services). Soit au total, un Buchen, Gecco, ONET, ECM, Sita Wallonie, ISS et Gestanet n ont pas connu d élections. Shanks Liège-Luxembourg réalise la meilleure progression et prend 1 siège FGTB CSC CGSLB FGTB CSC CGSLB gain de FGTB 19 sièges CSCau CPPT CGSLBet 5 au CE. FGTB CSC CGSLB FGTB CSCCiment CGSLB : chez Knauf Insulation à Visé (verre), Situation la CSC identique n est plus à 2004 représentée. chez Holcim, toujours 2-1 au CE et 2 sièges au CPPT, il inverse ainsi la majorité en marquants de cette quinzième armi les faits marquants 2,5% de édition cette chez quinzième CBR des à élections Lixhe édition (ciment), sociales, des élections la FGTB nous gagne relevons sociales, un siège nous au relevons CE. ue : chez Prayon à Engis (chimie), la FGTB gagne 4,5% en terme de voix. 35,4% 46 iège a été la seule à introduire 62,2% la CG Liège a été la Vous seule pouvez une liste à introduire obtenir ouvrier une les dans résultats 6 entreprises liste ouvrier complets : dans 6 sur Maisons entreprises notre site : internet Maisons ( rubrique

47 notre faveur (3-2 au CE et 4-1 au CPPT). Chez Sita Treatment, score identique à 2004 (2-0). Laurenty conserve la parité FGTB-CSC bien que 2 sièges en plus étaient disponibles (4-4 dans les 2 organes). Chez Cleaning Master, le siège en plus profite à la CSC qui obtient alors le même nombre de mandats que nous (4-4 au CPPT comme au CE). Non-marchand : 2 candidats dans 2 entreprises (CIS et Mère Joséphine) qui ont chacun été élus au CPPT. Titres-services : 4 entreprises ont procédé à des accords (Age d Or, ALE Herstal, Domestic Services et Flexpoint). Chez Daoust, tant au CE qu au CPPT, nous remportons un siège sur trois. Dans l entreprise IL&C, la FGTB s est imposée 5-0 au CE et au CPPT. Transformation du papier : Mölnlycke perd le siège qui lui donnait la majorité au CE au profit de la CGSLB et donne ainsi un score de parité entre les 3 syndicats (1-1-1). Au CPPT, malgré une poussée en terme de voix pour la CGSLB, nous partageons les 2 mandats disponibles avec la CSC. Verre : Knauf Insulation obtient un résultat historique en prenant 100% des mandats disponibles tant au CE (5-0) qu au CPPT (4-0). Le Val Saint-Lambert conserve sa majorité (2-1) et augmente même son pourcentage de voix pour atteindre près de 72%. 47

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49 Chapitre IV Contexte politique et économique

50 Un Gouvernement fédéral mi-figue, mi-raisin En 2003, les élections législatives ont été marquées par une victoire des socialistes qui ont alors préféré gouverner avec la droite (MR) plutôt qu au sein d un olivier. Il est vrai que ce dernier n aurait pu se former sans les chrétiens flamands. Difficile de choisir entre la peste et le choléra. La politique fédérale s en est dès lors ressentie et a été marquée par un mélange de socialisme et de libéralisme. Au niveau fiscal, c est la déductibilité des intérêts notionnels pour les entreprises qui aura fait couler le plus d encre. En effet, d un coût estimé d environ 500 millions, la note finale s élève à 2,4 milliards par an de perte de recettes fiscales. Dès lors, le taux d imposition effectif sur les bénéfices les entreprises (ISoc) se situe désormais aux alentours de 16%. Rappelons que lors de la législature précédente, le taux facial d imposition avait déjà été ramené de 40,17% à 34%. Ce nouveau cadeau aux entreprises classe la Belgique parmi les pays de l Union européenne qui taxent le moins les bénéfices. Malgré cela, l Isoc a vu ses recettes progresser substantiellement entre 2003 et Ceci n a toutefois rien à voir avec les décisions politiques belges mais s inscrit dans une période de rentabilité accrue des entreprises inégalées depuis les années 60 et ce, dans toute l Europe. Pour les ménages, il n y a pas eu de réforme fiscale de grande ampleur. Des déductibilités supplémentaires à l IPP ont été mises en place. Elles concernent exclusivement les investissements économisateurs d énergie et de sécurité. Elles sont donc principalement destinées aux classes de revenus les plus aisées. Les heures supplémentaires ont également été partiellement défiscalisées. Malgré ces réformes, les revenus du travail restent les plus lourdement taxés avec un taux moyen effectif de 26%, loin devant les revenus mobiliers (7% en moyenne) et les plus-values (0%) et les bénéfices des sociétés. Notons également que la TVA, l impôt le plus injuste pour la majorité de la population, n a pas vu ses taux être modifiés mais que de nouvelles accises ont vu le jour. Au final, les ménages contribuent à plus de 3/4 des recettes fiscales de l Etat. C est également eux qui supportent les plus haut taux d imposition. Un rééquilibrage est urgent! Une progressivité accrue également! Au niveau des dépenses publiques, c est toujours une gestion de rigueur qui prévaut faute de volonté politique. La qualité des services publics s en ressent. A force de ne pas investir, la droite n aura aucune difficulté à prouver l inefficacité publique et de prôner leur privatisation. Au niveau des investissements en infrastructure, mis à part le RER autour de Bruxelles, il n y a pas eu de grandes impulsions fédérales durant ces dernières années 1. Au niveau de la Sécurité sociale, la marge d augmentation des coûts des soins de santé a été maintenue à 4,5% et les pensions 2 sont entrées dans un processus de liaison au bien-être qui, malheureusement, patine depuis Pour le reste, les dépenses sont restées emprisonnées dans un carcan budgétaire. Une majorité des chômeurs doit ainsi se contenter d une allocation inférieure au seuil de pauvreté. A l inverse, pour les entreprises rien n est trop beau. Les réductions de cotisations sociales se montent désormais à près de 6 milliards compensées par le budget fédéral 3. C est dire si les marges sont faibles voire inexistantes pour mener des politiques ambitieuses au niveau fédéral 4. C est vraisemblablement cette absence de marges qui est le terreau des thèses régionalistes, voire séparatistes. Grâce à un taux d emploi plus élevé, le Nord du pays participe plus au financement de la Sécurité Sociale et du budget fédéral et ce, même compte tenu des réductions de cotisations. Les dépenses sont quant à elles réparties plus ou moins équitablement (et pas toujours à l avantage de la Wallonie). Sous des prétextes d homogénéisation de paquets de compétences, certains voudraient en réalité récupérer des moyens financiers. Les Wallons et les Bruxellois ne peuvent accepter d être pointés du doigt de la sorte. L essor de la Flandre doit beaucoup aux deux autres Régions, encore actuellement. Toutefois, nous devons absolument maintenir les solidarités interpersonnelles. Les visions régionalistes pourraient avoir des conséquences funestes pour les conditions de vie des populations. 1 Voir «Pourquoi payer des impôts et des cotisations sociales?» 2 Voir «Le travailleur a-t-il intérêt à adopter le deuxième pilier des pensions?» 3 Voir «Y-a-t-il un lien entre les réductions de cotisations patronales et l emploi?» 4 Voir «Projet de financement alternatif du budget de la sécurité sociale» 50

51 Une Wallonie qui bouge Selon certains, la Wallonie serait au bord du gouffre. A l inverse, d autres voient l économie wallonne en plein boum. La réalité est plus nuancée. Les statistiques disponibles au niveau wallon sont relativement obsolètes (max ). Il est donc de bonne guerre pour certains d utiliser ce flou pour appuyer leurs positions. Quoi qu il en soit, il se passe quelque chose en Région wallonne. La croissance économique est bonne. L emploi progresse même si ce sont principalement des temps partiels. Le taux de croissance des exportations dépasse la moyenne nationale Toutefois, le taux d emploi reste préoccupant. Le taux de chômage est en baisse mais c est surtout grâce à un aménagement cosmétique des statistiques. Le chômage réel, lui, stagne depuis 2003 aux alentours de ayants droits à l Onem (hors interruptions de carrière) après une hausse substantielle dans les premières années du millénaire. Il était donc indispensable de ne pas rester les bras croisés et le gouvernement rouge-romain l a bien compris. Après un contrat d avenir pour la Wallonie (2004) qui a eu peu d effet mobilisateur, le gouvernement wallon a lancé en 2005, son plan Marshall 1. Ce plan a été doté d un financement exceptionnel d environ 1 milliards répartis sur 4 ans. Il se subdivise en 5 mesures : créer des pôles de compétitivité, stimuler la création d activités, alléger la fiscalité sur les entreprises, doper la recherche et de l innovation en lien avec l entreprise et enfin susciter des compétences pour l emploi 2. Jusqu à présent, aucune évaluation sérieuse et objective n a encore été présentée. Il est donc difficile de se prononcer sur l effet dynamique du plan Marshall même si d ores et déjà, nous ne pouvons qu encourager le monde politique à se réinvestir la politique industrielle. Des 5 mesures, c est la création de pôle de compétitivité qui est la mesure phare. Elle s est concrétisée par la création de 5 pôles dont le choix (critiquable) a fortement découlé des hypothèses de base. Ainsi, à l heure de l efficience énergétique des bâtiments, la construction a superbement été ignorée. C est incompréhensible. Les scientifiques qui ont élaboré les critères de choix ont voulu mettre l accent sur les secteurs comptant de grandes entreprises. Or, ces entreprises ont rarement un ancrage local. Elles dépendent de groupes multinationaux qui peuvent délocaliser à n importe quel moment et qui ont été bien heureux de voir certains de leurs projets qu ils gardaient dans le fond d un tiroir être financés par les pouvoirs publics. En clair, il semble que des effets d aubaine aient mangé la grosse part du gâteau. La Wallonie avait probablement plus besoin de structurer ses PME, de les faire collaborer entre elles et avec les outils de recherche que de financer des projets de multinationales qui dégagent des bénéfices en totale démesure avec les aides apportées par le plan Marshall. Un autre axe important en terme budgétaire est la stimulation de la création d activités économiques notamment via la mise à disposition de terrains. Or, contrairement aux idées préconçues, la Wallonie ne regorge pas des terrains disponibles. Elle en dispose même moins qu en Flandre. La plupart des terrains qui avaient été octroyés aux intercommunales de développement en 2004 ne sont toujours pas opérationnels. Il faut avouer que la coutume veut que chaque nouveau parc d activité soit contesté au Conseil d Etat. Dans un monde individualiste, le phénomène NIMBY est de plus en plus présent. Toutefois, force est de constater que la plupart des recours sont fondés. Le gouvernement wallon peine encore à choisir correctement les terrains qu il destine à de l activité économique. Notons également les créations de l Agence de Stimulation Economique (ASE) et de l Agence de Stimulation Technologique (AST) sensées remettre de l ordre respectivement dans l animation économique et dans l intermédiation scientifique. Il est encore trop tôt pour juger de leurs actions. Bref, la Wallonie bouge et c est tant mieux. Nous devrons encore être un peu patients pour savoir si elle bouge dans le bon sens. 1 Voir communiqué de presse «Plan Marshall» 2 Voir «Rendre la formation professionnelle plus accessible en favorisant l utilisation de mécanismes existants et en responsabilisant les acteurs de terrains» 51

52 La Province de Liège, une ardeur en retard L annonce de la fermeture du chaud (2003) aurait-elle sonné le réveil liégeois? En 2004, le Groupement de Redéploiement Economique du Pays de Liège (GRE) était créé alliant monde politique et forces vives. D abord conçu dans le cadre de la reconversion sidérurgique, ses missions ont rapidement été étendues au redéploiement économique de l ensemble de la Province de Liège. En 2005, le Comité Scientifique a défini les orientations principales du développement économique liégeois. Celui-ci passera théoriquement par la logistique, la biotechnologie (génoprotéonique) et la culture. Tout comme pour le plan Marshall, ces choix arbitraires sont critiquables. Néanmoins, il faut reconnaître que le GRE a su sortir de ce carcan de développement pour s ouvrir à d autres secteurs tout aussi prometteurs. Il y a donc plus de souplesse dans la manœuvre. Les traditionnels blocages politiques aidants, les actions du GRE ont mis du temps à se mettre en place. Jusqu à présent, le GRE a travaillé sur la réaffectation de Chertal sans pour autant se fixer de contrainte de temps puisque sa fermeture n est plus à l ordre du jour, sur le développement de la logistique de produits biomédicaux (BiologEurope), sur le développement de la génoprotéomique (GIGA), sur la création d un ensemble muséal d envergure internationale à la Boverie à Liège et sur la promotion de Liège à l étranger. Le GRE est également à la base de deux études portant sur la mobilité à Liège et sur une stratégie de développement du secteur de la construction durable. Ces études devraient aboutir pour fin La FGTB Liège-Huy-Waremme et particulièrement la Centrale Générale s est activement impliquée dans la stratégie de redéploiement. En 2005, elle a publié un état des lieux du bassin liégeois assorti de multiples propositions 1. Parmi celles-ci relevons le fait de se doter d une cellule stratégique unique de communication et de coordination de l animation économique en lieu et place d un foisonnement d acteurs ne tirant pas toujours dans le même sens. C est dans ce cadre que le GRE en collaboration avec la SPI+ forment désormais l unique structure de coordination (SLC) de l animation économique en Province de Liège. Toutefois, tant au niveau de la stratégie de redéploiement, qu au niveau de la communication, aucune avancée n a été enregistrée. C est même peut-être l inverse qui se produit. Le mal liégeois est toujours bien présent. Lorsque l on s attarde un peu sur l évolution économique de la province, on constate que les dernières années sont mi-figue mi-raisin. Entre 2004 et 2006, la valeur ajoutée par habitant a progressé de 6,1% soit la progression la plus faible de toutes les provinces wallonnes. Le PIB liégeois représentait 31,2% du PIB wallon en Il ne représente plus que 30,7%. La contraction est tout de même inquiétante. Au niveau de l emploi, la province de Liège comptabilisait près de liégeois occupés fin 2007, soit postes ou 6% de plus que début Cette progression s inscrit dans la moyenne wallonne mais reste inférieure à la croissance flamande. Aussi, c est la construction qui a tiré vers le haut l emploi liégeois, preuve s il en est que ce secteur mérite toutes les attentions. Fait intéressant, l industrie perd des emplois mais nettement moins que toutes les autres provinces belges. En résumé, si des signes positifs sont présents notamment au travers des projets du GRE, du développement du port autonome et de l aéroport. D autres signes restent plus inquiétants. Au niveau des terrains disponibles pour l accueil d entreprises industrielles, la raréfaction est telle que la SPI+ n aura pas grand-chose à proposer durant les quelques prochaines années. Or, sans terrains pas de développement. 1 Voir «Redéploiement liégeois, réussissons-le ensemble!» 52

53 L urgence d une Europe sociale A l heure d une Union européenne à 27 Etats membres, notre société évolue paradoxalement vers plus d individualisme et de corporatisme. La construction européenne qui est une chance non seulement pour le maintien de la paix, contre les nationalismes, les replis identitaires mais aussi pour le développement d un espace économique fort, passe à côté de ses objectifs fondamentaux. Sa vision dogmatique axée sur le libre marché et la dérégulation démolit, pierre par pierre, les divers modèles sociaux et organise la compétition entre les Etats membres en lieu et place de coopérations et d harmonisations. La pilule est d autant plus amère que cette politique se révèle inefficace pour protéger l économie européenne des influences économiques des autres grandes puissances. Elle se révèle également inefficace pour offrir des emplois de qualité à sa population, pour maintenir le pouvoir d achat des ménages, pour transformer l épargne de ces derniers en investissements productifs sur son sol, pour développer un tissu économique harmonieux dans toutes ses sous-régions, ainsi que pour bâtir des entreprises européennes de taille mondiale Face à un tel constat, il est aisé de comprendre que les citoyens de la plupart des pays membres soient déçus par l Union européenne. Les «non» à la Constitution (2005) ainsi qu au traité de Lisbonne (2008) devraient d ailleurs être interprétés comme des votes de contestations par rapport aux résultats économiques et sociaux européens plutôt que comme un anti-européanisme autodestructeur. Or, l Europe semble ne pas vouloir remettre sa vision libérale en question, préférant y voir un problème de communication ou de forme. C est pourtant sur le fond des dossiers comme, par exemple, sur la célèbre directive Service (Bolkestein), qu il y a désaccord, n en déplaise aux élites européennes 1. Dès la transposition de cette directive, les travailleurs d autres Etats membres pourront, dans les faits, venir travailler ici aux prix pratiqués dans leur pays d origine. Ils ne cotiseront ni aux fonds sectoriels ni à la Sécurité sociale belge 2. Déjà actuellement, une brèche est ouverte. Des milliers de faux travailleurs indépendants sont installés en Belgique sous couvert de la liberté d établissement, sans verser le moindre centime à la Sécurité sociale. En outre, l arrêt Laval (2007) de la Cour de justice européenne a sérieusement mis à mal le modèle de conventions collectives de travail. Le centre de gravité des futures négociations salariales risque de se déplacer du collectif vers l individuel. Au final, l harmonisation des conditions de travail dans l Union Européenne se réalise en s alignant sur la législation offrant le plus faible degré de protection aux salariés. Au niveau des services publics, et alors même qu il a été question à de nombreuses reprises de clarifier leur rôle et leur statut juridique au sein d une directive cadre, les dirigeants européens se retranchent derrière la jurisprudence de la Cour de justice (arrêt Altmark 2003) pour ne pas avancer. Dès lors, les services publics restent considérés comme des exceptions au droit de la concurrence. Il convient dès lors de libérer la concurrence pour réduire le rôle de ces derniers. Nous n avons jamais pu admettre une telle vision et nous ne l admettrons jamais. Encore une fois, nous le disons : «Oui» à l Europe mais pas à une Europe qui ne se réduit qu à un vaste marché commun. Au contraire, il faut aller plus loin dans la coordination et l harmonisation que ce soit au niveau social mais aussi au niveau fiscal. La directive «épargne», applicable depuis 2005, a fait un pas dans la bonne direction mais ce n est pas suffisant. Les discussions sur une harmonisation de l impôt des sociétés piétinent depuis quelques années ce qui pénalise notre système fiscal et donc notre politique sociale. Le Pacte de Stabilité et de Croissance qui corsète le budget de chaque Etat a été réformé en Il prévoit plus de souplesse ainsi qu une amélioration structurelle de la coordination entre Etats afin de tendre vers une croissance soutenable. Si la souplesse est largement intégrée par les Etats, le 2ème point reste ignoré. L Europe sociale se construit trop lentement mais la population ne peut plus attendre. L Europe du capital, elle s est construite depuis bien longtemps et elle profite plus qu elle n est bridée par les institutions européennes. Il faut dés à présent construire une vraie identité européenne pas seulement avec des grands discours mais dans les faits c est-à-dire des droits sociaux communs à tous les Européens, un réseau de services publics notamment en terme de mobilité, de santé 1 Voir «Quelques réflexions sur la régression sociale imposée par l Union européenne» 2 Voir «Rendre la formation professionnelle plus accessible en favorisant l utilisation de mécanismes existants et en responsabilisant les acteurs de terrains» ainsi que l intervention présentée de la conférence du 1er mars 2007 au Grand Liège 53

54 Une mondialisation sans pilote Fin 2001, contraints de constater que le libre-échange n a pas profité aux pays les plus pauvres, les dirigeants des pays membres de l Organisation Mondiale du Commerce (OMC) lancent un nouveau cycle de négociations commerciales multilatérales, baptisé «cycle du développement». Ces discussions doivent notamment porter sur l agriculture, dans le but de favoriser les exportations des pays en voie de développement vers les pays industrialisés. Les négociations vont rapidement s embourber au point d échouer deux ans plus tard lors du sommet de Cancun. Jusque là, les rapports Nord/Sud portaient essentiellement sur l aide au développement et la lutte contre la pauvreté ; le Sud s inquiétant peu de la mécanique du commerce international. En conséquence, le tandem UE/USA avait le champ libre pour imposer ses vues dans les négociations à l OMC. Depuis Cancun (2003), les cartes sont rebattues. Deux groupes de pays (G20 et G90), ont fait front commun au tandem américano-européen. Ensemble, G20 et G90 exigent, si pas l arrêt, au moins une limitation des aides agricoles aux producteurs américains et européens. Le G20 regroupe notamment des pays émergents tels que l Inde, la Chine, le Brésil, l Afrique du Sud, tandis que le G90 est composé par les pays les moins avancés au niveau économique. Autant le G20 a une vision offensive, en ce sens qu il veut rapidement pénétrer les marchés européens et américains pour y écouler sa production de masse (pas seulement agricole), autant le G90 est porteur d une vision défensive, en ce sens qu il s accroche au régime préférentiel conclu avec l UE (accords de Cotonou). Si l UE est théoriquement prête à faire un pas vers les pays les moins avancés ceux-ci ne représentant pas une menace, certains secteurs pourraient par contre souffrir d une ouverture plus large des frontières aux économies émergentes dont les exportations vigoureuses reposent sur un dumping social, environnemental et monétaire. L affirmation des pays émergents sur la scène internationale a rééquilibré les négociations et les a même bloquées jusqu à présent. L UE et les USA, pressés par leurs lobbies patronaux d ouvrir de nouveaux marchés extérieurs notamment au niveau des produits industriels et des services, ont perdu patience. Après avoir tenté de passer en force, ils se détournent désormais de l OMC et des accords multilatéraux, préférant recourir à des accords bilatéraux c est-à-dire directement entre deux pays ou régionaux. Or, si nous avons longtemps combattu l OMC pour ses méthodes de prise de décisions néocolonialistes et son organe de règlement des différents (ORD) faisant primer les règles de concurrence sur toutes les autres, nous avons toujours affirmé notre préférence pour un système transparent et multilatéral. Notons que des rapprochements sont actuellement en cours entre l OMC et l ONU. Nous souhaitons vivement que ces discussions débouchent sur une équivalence entre les règles commerciales, environnementales, sanitaires et surtout sociales. Ce n est toujours pas le cas actuellement. Finalement, à court terme, cette pause dans les négociations nous réjouit. Pas que nous soyons antimondialistes mais que nous ne concevons pas un monde où les thèses ultralibérales creusent chaque jour un peu plus le fossé entre les pays riches et les pays pauvres, de même qu entre les populations au sein de ces pays. Rappelons que parmi les accords de l OMC figure l Accord Général sur le commerce des Services (AGCS). Rappelons, les combats qui ont été menés, il y a quelques années, afin d empêcher dans ce cadre que les services publics soient purement et simplement sacrifiés au profit de firmes privées transnationales (souvent européennes) assoiffées de bénéfices. Rappelons enfin que l AGCS est le petit frère de la directive Bolkestein. Dans sa version originale, elle permet également de recourir à de la main d œuvre étrangère sans devoir se préoccuper des législations et des conventions collectives de travail du pays hôte. C est un recul inadmissible pour l UE et particulièrement pour les pays au système social largement développé. L OMC qui a surtout servi la dérégulation pourrait, à l inverse, être un outil précieux pour réguler une mondialisation trop libérale. Seule la volonté politique manque. Continuons le combat. 54

55 Une croissance inégalitaire Le produit intérieur brut belge (PIB) s élève à 331 milliards d euros (2007). Depuis 2004, il a progressé en moyenne de 4,5% par an (inflation comprise), soit à un taux honorable. Ce sont les secteurs de la construction et, dans une moindre mesure, l industrie qui ont été les moteurs de la croissance durant ces trois années. Depuis 2002, le rythme de croissance des exportations est légèrement inférieur à celui des importations. Cela s explique non seulement par une pénétration croissante des produits asiatiques sur le continent européen mais également par les flambées successives des prix pétroliers. Au final, l excédent commercial reste confortable ; la Belgique exportant toujours plus qu elle n importe. Hormis pour 2008, les résultats économiques de la Belgique sont dès lors satisfaisants. Toutefois, les fruits de cette croissance ne profitent pas à l ensemble de la population. Dans les entreprises non financières, la part consacrée aux salaires s érode progressivement. Début des années 90, les salaires représentaient encore 64% de la valeur ajoutée produite par ces entreprises. Elle dépasse à peine les 55% en A l inverse, la part des bénéfices se stabilise après un bond extraordinaire ces dernières années. Début des années 90, les bénéfices avant impôts représentaient moins de 15% de la valeur ajoutée contre plus de 33% en Les richesses créées ne récompensent plus le travail. Elles sont prioritairement captées par les actionnaires. En 3 ans (2004 à 2006), l ensemble des sociétés belges a distribué pas moins de 117 milliards de dividendes 1. Au niveau du monde du travail, les secteurs qui ont le plus embauchés sont les services aux entreprises, les commerces de détail et la construction. Entre septembre 2004 et 2007, emplois ont été créés en Belgique, tous secteurs confondus, dont à temps partiel et près de intérimaires et saisonniers 2. Dès lors, moins d un quart des nouveaux emplois sont à temps plein et c est le travail précaire qui devient la norme. Malgré cela, tant les ménages que les employeurs restent optimistes quant à l avenir du marché du travail. Les prévisions ne montrent d ailleurs qu un léger fléchissement des embauches durant les prochaines années. Le chômage devrait donc encore se tasser. Par contre, les ménages affichent des craintes quant à leur situation financière. Il faut dire que, pour un nombre croissant, le travail ne paie plus suffisamment pour mener une vie décente, sans même parler des allocations sociales sous le seuil de pauvreté 3. En outre, après une longue période d accalmie, les prix sont repartis à la hausse, ce qui a ajouté une couche aux difficultés de certains ménages. Rien qu entre 2004 et 2007, le prix moyen des appartements à augmenter de 8,5% par an, celui des terrains à bâtir de 10% par an et celui des maisons de 13% par an. Les loyers ont vraisemblablement suivi une tendance identique. Entre début 2004 et juillet 2008, le mazout de chauffage a vu son prix progresser de 209%. Se loger et se chauffer posent problème pour un nombre grandissant de ménages mais ce n est pas tout puisque, depuis un an, les prix des produits alimentaires ont également décollé. A l aube des prochaines négociations interprofessionnelles, l indexation des salaires est remise en cause par le monde patronal sous prétexte qu elle accroit les coûts de production 4. Or, si les coûts salariaux progressent effectivement, les recettes progressent elles aussi et même un peu plus rapidement parce que les producteurs augmentent leurs prix de vente. Ainsi, entre 2004 et 2008, l indexation représente une hausse de coût d environ 9% alors que les prix à la production ont progressé de 22%. On peut donc difficilement pointer du doigt les salaires dans ce dérapage. Au contraire, les causes doivent être trouvées dans la hausse des prix des matières premières et dans les crises financières, toutes deux imputables à de la spéculation. Ce n est dès lors pas aux citoyens d en payer les pots cassés. 1 Voir «Qu est ce que cela veut dire une juste rémunération?» 2 Voir «La réduction collective du temps de travail» 3 Voir «Qu est ce que cela veut dire une juste rémunération?» 4 Voir «Mon pouvoir d achat» 55

56 Un déséquilibre financier planétaire Que l on parle de bulle immobilière, de grippage dans le redéploiement économique, de hausse des produits pétroliers et même de crise alimentaire dans certaines parties du globe, la finance mondiale a clairement une part de responsabilité dans ces événements qui touchent directement les citoyens. Comme pour toute entreprise, l objectif principal des acteurs financiers est de réaliser un bénéfice maximum. Cette stratégie prend toutefois une dimension particulière dans un secteur qui assure le lien entre l épargnant et l emprunteur et qui permet donc d huiler la machine économique. Sans finance, il n y aurait pas d entreprises, pas d emplois et pas de consommation. Avec la finance, les crises se succèdent avec leurs lots de misères pour les populations touchées. Sur les 37 dernières années, 24 crises financières majeures se sont produites. Quelque chose ne tourne décidément pas rond. Pourtant, l histoire aurait dû nous apprendre qu un encadrement insuffisant des marchés financiers aurait de toute évidence des conséquences funestes. Rappelons que le crack boursier de 1929 a débouché sur une période d hyperinflation, terreau du populisme et du fascisme. Hors, depuis le début des années 80, les règles de prudence encadrant le marché financier, sont tombées les unes après les autres. Les acteurs financiers ont dès lors eu les mains libres pour prendre des risques maximum, voire déraisonnables, afin de ne pas rater LE coup qu un concurrent encore plus tête-brulée aurait flairé, tout cela dans le but de maximiser le revenu de leurs actionnaires et de leurs clients. Ainsi, en plein boom immobilier, des banques américaines ont pu prêter à des ménages, la différence entre la valeur potentielle de revente de leur logement et le montant initial de leur prêt. Personne ne s est inquiété de la solvabilité de ces ménages puisque le bâtiment servait de garantie. Lorsque certains de ces ménages à la solvabilité précaire n ont plus été en mesure de rembourser leurs emprunts, les mêmes banques se sont ruées sur les logements pour les vendre entraînant, de la sorte, un excès d offre sur la demande et donc une chute des prix immobiliers. C est l explosion de la bulle. La conséquence directe est que 6,5 millions de ménages devraient se retrouver sans logement dans les cinq ans. En outre, ceux qui avaient prêté inconsidérément cet argent auraient dû faire faillite. Mais l histoire ne s arrête pas là puisque la dérégulation permet aussi de créer des produits financiers qui reposent, par exemple, sur des crédits hypothécaires dont on ne sait plus très bien s ils sont risqués ou pas. Ainsi, c est tout le milieu financier planétaire qui a été contaminé. Toutes les banques ont dès lors enregistré des bénéfices recul, voire des pertes. Certaines auraient même dû être déclarées en faillite s il n y avait pas eu d intervention des Etats ce qui signifie que ce sont les contribuables qui ont casqué pour renflouer les coups foireux du monde financier. Néanmoins, il n y a pas de quoi pleurer sur le sort du monde financier, car celui-ci a rapidement su rebondir. Ses acteurs se sont réfugiés sur des marchés plus stables, notamment ceux des matières premières, jusqu à prendre conscience qu ils pouvaient là aussi manipuler les cours pour ramasser un maximum de profit. C est ainsi que sur le marché new-yorkais, on estime que 71% des échanges de pétrole se réalisent dans un but de spéculation. En mars 2008, la banque flamande catholique KBC proposait à ses clients d investir dans un fond spéculant sur les pénuries d eau et la hausse des denrées alimentaires dans le monde. Il y a peu, on s émouvait du sursaut des cours boursiers à l annonce d une restructuration. Demain, c est à l annonce d une famine que la bourse sabrera le champagne. C est abject! Rien qu en 2008, 37 Etats du Sud ont connu des émeutes dues à la faim. Alors que les objectifs du millénaire pour le développement étaient de réduire l extrême pauvreté et la faim de moitié pour 2015, c est le chemin inverse qui est pris. Les excès de la finance touchent tous les citoyens dans le monde entier. Elle doit donc être fortement régulée. 56

57 85e anniversaire (Blegny Mine) 57

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59 Chapitre V L action professionnelle dans les secteurs

60 Accords sectoriels de 2003 à 2008 Des accords ont été conclus dans l ensemble des secteurs et dans les entreprises de l industrie chimique et de l industrie verrière. L accent a été mis sur l emploi, la qualité des conditions de travail, le pouvoir d achat et la sécurité d existence. Pouvoir d achat La norme indicative fixée par les différents AIP a été réalisée dans pratiquement l ensemble des secteurs. Ce pourcentage a même été dépassé dans bon nombre de cas. Prépension Bien que régulièrement contestés, tous les régimes de prépension ont été reconduits et même parfois améliorés. Néanmoins, depuis 2008, des règles d ancienneté plus sévères sont appliquées. Celles-ci sont le fruit du Pacte des générations sur lequel les secteurs n ont aucune prise. Frais de déplacement Les frais de déplacement et l indemnité de mobilité ont profité d une attention particulière dans un grand nombre de secteurs. C est ainsi qu une nette amélioration a été obtenue pour les travailleurs occupés dans les secteurs suivants : nettoyage, industrie du béton, bois et ameublement, coiffure et soins de beauté. Dans la construction, l indemnité de mobilité a constitué un thème majeur des négociations et a abouti à une augmentation sensible de l indemnité. Temps de travail Pour la transformation du bois, un premier jour d ancienneté est une chose acquise. Dans la construction, le travail du samedi sera réglementé et soumis à un cadre strict avec un contrôle syndical. Dans les cimenteries, l engagement a été pris de liquider le stock d heures supplémentaires. Jour de carence Dans la volonté de rapprocher les statuts ouvrier et employé, de nombreux secteurs ont négocié la suppression du jour de carence. Négociations d entreprises En plus des négociations sectorielles, certaines entreprises négocient leurs propres conventions. La plupart des entreprises concernées de la région de Liège-Huy- Waremme ont conclu des accords au-delà de la norme indicative. 60

61 Situation des principaux secteurs La Centrale Générale s occupe des ouvriers au travers de nombreux secteurs d activité. Elle a notamment à sa charge : l industrie extractive (carrières), l industrie du tabac, l industrie du cuir et de la chaussure, le travail du bois et la fabrication d articles en bois (dont les meubles), l industrie du papier et du carton, l édition et l imprimerie, l industrie chimique (dont le caoutchouc et les plastiques), la fabrication de produits minéraux non métalliques (verres, ciment, céramiques ), la récupération, la construction, certains services fournis aux entreprises (titres services, nettoyage, gardiennage ), l assainissement, les voiries et la gestion des déchets, les ateliers protégés Au niveau belge, ces secteurs rassemblent environ travailleurs salariés dont 73% d ouvriers. A l échelle de la Wallonie, c est près de salariés qui sont occupés dans ces secteurs dont 74% d ouvriers. Enfin, au niveau de la province de Liège, salariés y travaillent avec une proportion d ouvriers de 78%. Cela signifie que rien que sur la Province de Liège, la Centrale Générale défend et organise les travailleurs de secteurs divers regroupant plus de ouvriers. A ces salariés, il faut cependant encore ajouter ceux travaillant dans le cadre des titres-services. Au niveau de la province de Liège et selon notre expérience de terrain, on peut vraisemblablement compter sur postes de travail supplémentaires. Le peu de données exploitables au niveau de la valeur ajoutée ne nous permet pas de présenter des données précises pour tous les secteurs. Dès lors, nous avons été obligés de passer par une méthode d estimation pour les secteurs manquants sur base du nombre de postes de travail. Ainsi, la valeur dégagée par l ensemble de ces secteurs évoluerait dans une fourchette allant de 14% de l ensemble de valeur ajoutée produite au niveau liégeois à 16% de celle produite au niveau wallon. Selon nos estimations, ces secteurs créeraient environ de 39,3 milliards de valeur ajoutée au niveau belge, pour 10,1 milliards au niveau wallon (soit 26,5%) dont 2,7 milliards au niveau liégeois. Notons cependant que comme pour le nombre de travailleurs, la valeur ajoutée des emplois titres-services n est pas reprise dans notre estimation. Les extrapolations réalisées jusqu à présent ne nous donnent pas satisfaction. Valeur ajoutée brute en 2005, à prix courants (millions d euros) BEL RW LG Industries extractives Industrie du tabac Industrie du cuir et de la chaussure Travail du bois et fabrication d articles en bois et de meubles Industrie du papier et du carton, édition et imprimerie Industrie chimique, du caoutchouc et du plastique Fabrication d autres produits minéraux non métalliques Récupération Construction Gardiennage Nettoyage Assainissement, voirie et gestion des déchets Total

62 La construction Etat des lieux Le secteur de la construction est un des pôles majeurs de la Centrale Générale. Il comprend les travaux de préparation de sites (démolitions, terrassements, forages,..), la construction de bâtiments de tous types et d ouvrages de génie civil (chaussée, tunnels, ponts, voies ferrées, pistes d aviation, réseaux de télécommunication, canalisations, charpentes, dragages,..), les travaux d installation (isolation, électricité, plomberie,..), ainsi que les travaux de finition (plâtrerie, menuiserie, revêtement des sols et murs, vitrerie,..). A l échelle de la Belgique, ce secteur a dégagé près de 13 milliards de valeur ajoutée en 2005, soit 4,86% de l ensemble de la valeur ajoutée nationale. En Région wallonne, la construction a créé près de 3,3 milliards d de valeur ajoutée sur cette même année, soit environ 25,4% de la valeur ajoutée du secteur au niveau national. En province de Liège, c est millions de valeur ajoutée qui ont été dégagés en 2005 soit 8,7% de la valeur ajoutée nationale. Le taux de croissance moyen annuel du secteur de la construction de la Province s établit à 3,4% soit un taux de croissance identique à celui enregistré en Région wallonne mais toutefois un peu plus faible qu au niveau national (3,8%). Malgré cela, ce secteur reste un pôle majeur d activité et ce, particulièrement en Province de Liège où on peut même parler d une spécialisation! Climat Récemment, le secteur a connu des négociations sectorielles très difficiles tant le banc patronal avait des exigences en terme de flexibilité, notamment concernant le travail du samedi. Dans le sous-secteur des centrales à béton, les travailleurs ont procédé à plusieurs jours de grève afin de ne pas perdre une partie de leur temps de récupération. Alors que le secteur se retrouve confronté à une pénurie de main d œuvre, les patrons voulaient également supprimer le contrat de formation RAC (contrat à durée déterminée de 6,12 ou 18 mois où 80% du temps se passe en entreprise et 20% dans un centre de formation) qui rencontre un succès important dans notre région. Délégations syndicales En cinq ans, nous avons réussi à agrandir notre réseau de délégués. En effet, nous avons réussi à pénétrer dans une série d entreprises telles que Close sa, Goessens-Pirenne, Pineur Sobeltra, Gobiet, Belgium Coatings ou encore Maisons Blavier. Certaines délégations syndicales déjà existantes se sont vues renforcées comme chez Duchêne, Galère, Moureau, Wust, Moury, Hydrogaz, JMV et Réforme. Actions menées Ces dernières années, la Centrale Générale a organisé des actions pour attirer l attention sur certains points : L un des problèmes concerne l engagement des travailleurs étrangers dans le cadre du détachement. Ceux-ci proviennent pour la plupart des pays affrontant de graves crises économiques comme les anciens pays du bloc de l est. Ils sont engagés comme sous-traitants ou sous-traitants des sous-traitants et forment alors une pyramide d intervenants. Les sociétés qui ont recours à cette technique écrasent les prix car ces travailleurs acceptent de travailler pour des salaires inférieurs aux salaires belges. Cela oblige donc les concurrents à recourir aux mêmes méthodes. Le 12 juin 2006, les patrons des entreprises liégeoises ont été invités à s entretenir sur la problématique de la concurrence déloyale avec le recours à la main d œuvre étrangère. Le but étant de trouver une solution concertée plutôt qu une guerre via les inspections sociales. Lors de cette rencontre, patrons et syndicats ont 62

63 convenu d interpeller le monde politique sur la thématique car ces derniers ont aussi leur part de responsabilité. La Centrale Générale attend du monde politique qu il se prononce clairement sur la question de la concurrence déloyale. Après une enquête de la CG nationale menée auprès de travailleurs fin 2006, les employeurs reçoivent une cote de 41/100! Certaines cotations montrent, par exemple, que 5 travailleurs sur 10 sont dans l incapacité de se laver les mains ou encore que près de la moitié des ouvriers ne reçoit pas de vêtements de protection contre la pluie ou le froid. Dans les petites entreprises, à peine 3 travailleurs sur 10 disposent de toilettes et d eau propre! Le 2 mars 2007, la Centrale Générale organisait une journée de sensibilisation du secteur. Celle-ci s inscrivait dans la campagne : «travailler à l extérieur? Oui, mais avec un minimum de confort!». L objectif était d attirer l attention sur les manquements d hygiène et de sécurité sur les chantiers. C est pourquoi les délégués de la Centrale Générale se sont rendus sur plusieurs chantiers de la Région Liégeoise afin d informer les travailleurs sur leurs droits. Investir dans une industrie intégrée de la construction Fin 2002 a été approuvée la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments (PEB). En théorie, cette directive devait être transcrite et mise en application dans tous les Etats membres pour début A cette date, aucun pays membre n était prêt. C est en 2007 que le Parlement wallon a voté le décret modifiant le CWATUP en vue de promouvoir la performance énergétique des bâtiments. Les arrêtés d exécution ne seront pas pris avant La Région wallonne est clairement en retard par rapport aux régions voisines. En outre, il semble que les normes retenues en Wallonie, seront inférieures à celles rencontrées dans les pays européens. Pourquoi est-ce si important de s impliquer dans la performance énergétique des bâtiments? Un parc de logements wallons qui a besoin de rénovation La moitié des habitations datent d avant 1945 et seul 1 logement sur 7 est construit depuis moins de 20 ans. Encore 9,5% des logements sont considérés comme insalubres. Aussi, il faut désormais aller plus loin dans les exigences de qualité du logement, particulièrement en matière d isolation. Seuls 5% des bâtiments disposent d une isolation complète et suffisante du toit. Une nécessité sociale Suite à la libéralisation des secteurs énergétiques, les prix augmentent et les factures d électricité, de gaz et de mazout pèsent de plus en plus sur le budget des ménages. Des logements bien isolés, à faible consommation énergétique, sont indispensables pour alléger les dépenses de chauffage. Une nécessité écologique Les Wallons sont plus énergivores dans leurs logements que la moyenne européenne. Un enjeu pour la santé de nos citoyens Nous passons en moyenne trois quarts de notre vie à l intérieur de bâtiments. Or, la qualité de l environnement intérieur peut être viciée par différents polluants biologiques, chimiques et physiques. Un enjeu pour l emploi dans la construction Développer le secteur de la construction durable et y investir massivement, c est créer des emplois non délocalisables pour des travailleurs qualifiés et moins qualifiés. La formation aux nouvelles techniques permettra d accroître le savoir et le savoir-faire des travailleurs de la construction, ce qui influencera positivement sur l image du secteur et de ses métiers. La performance énergétique des bâtiments nécessite donc une attention particulière de la part de la Centrale Générale. Ces perspectives sont centrées sur l innovation, les nouvelles techniques et le développement de produits à haute valeur ajoutée. Elles impliquent non seulement le secteur de la construction, mais également le secteur des matériaux de construction. Ces deux éléments ne peuvent en effet être isolés l un de l autre. Il 63

64 faut donc développer une approche transversale. L industrie intégrée de la construction Le secteur de la construction est trop souvent vu sous le seul angle de l assemblage de matériaux pour finalement aboutir à un bâtiment. Préalablement aux activités de construction à proprement parler, il existe des industries situées en amont de la chaîne, lesquelles produisent les matériaux de construction. Cela est d autant plus vrai que l innovation technologique modifie à la fois les matériaux et les techniques de construction. L industrie intégrée de la construction regroupe une multitude de secteurs ou de sous-secteurs. En 2005, le secteur intégré de la construction en Région wallonne comprend environ travailleurs et indépendants. En outre, la valeur ajoutée créée par ce secteur est de 5,752 milliards. Alors que les travailleurs du secteur intégré de la construction représentent 9,7% du salariat wallon, cette proportion est de 10,7% en Flandre. Si la Wallonie devait simplement rattraper le ratio de la Flandre, nous pourrions escompter la création de plus de emplois dont en Province de Liège. De même, la valeur ajoutée croîtrait de 1 milliard au Sud du pays. Le secteur de la construction à proprement parler entraîne dans son sillage une multitude d autres secteurs. Ensemble, ces secteurs forment l industrie intégrée de la construction laquelle pèse un poids important dans l économie wallonne : en termes de valeur ajoutée, ce secteur est aussi important que celui des soins de santé ou que l enseignement. en termes d emplois, il est le plus gros secteur privé wallon pourvoyeur de main d œuvre. Propositions syndicales à l attention du Gouvernement wallon Examiner la faisabilité d une expérience d alliance pour l emploi et l environnement en Région Wallonne avec tous les acteurs intéressés. Durcir la législation en matière de PEB en Région wallonne, notamment en limitant les nombreuses exemptions et dérogations prévues actuellement. Diffuser et vulgariser les possibilités ouvertes par les nouvelles techniques. Cela peut passer par la création d un centre consacré à la construction durable, à l image du CeDuBo à Heusden-Zolder. Investir dans la formation des travailleurs aux nouvelles techniques dans le cadre de l amélioration de la performance énergétique des bâtiments notamment en créant un centre de compétence spécifique. Développer et renforcer les clusters «Construction durable Energie» et «Eco-construction». Mettre les entreprises du secteur énergétique à contribution en utilisant une partie de leur chiffre d affaire au profit de plans d amélioration énergétiques des bâtiments. Mener des politiques spécifiques vis-à-vis des revenus faibles et moyens notamment grâce au principe du tiers-investisseur. Investir prioritairement dans la rénovation et la performance énergétique du logement social et du logement de «petit confort». Veiller à ne pas sacrifier le social au profit de l environnemental! 64

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66 Fabrication de matériaux minéraux non-métalliques C est un peu un secteur fourre-tout. Pour notre centrale, on y retrouve notamment la fabrication, le façonnage et la transformation du verre, la fabrication de ciment, de plâtre mais aussi d ouvrages en béton, en ciment, en plâtre ou en fibre-ciment, de béton prêt à l emploi, de mortier, de produits abrasifs et enfin le travail de la pierre. En 2005, ce secteur a dégagé près de 2,4 milliards de valeur ajoutée à l échelle de la Belgique, soit 0,9% de l ensemble de la valeur ajoutée nationale. Il s agit donc d un secteur de petite taille, du moins à l échelle nationale, et qui, en outre, se développe moins rapidement que le reste de l économie. Entre 1996 et 2005, son taux de croissance moyen annuel s établit à 1,9% soit la moitié seulement de celui de la valeur ajoutée produite par l ensemble des entreprises belges (3,8%). Hors de ces 2,4 milliards, 47,6%, soit près Valeur ajoutée brute à prix courants pour la fabrication de produits non métalliques (x ) 2500 de la moitié, sont produits en Région wallon BEL RW 1000 LG ne. C est précisément millions de valeur 0 ajoutée qui ont ainsi été dégagés au Sud du pays. Toutefois cela ne Nombre de salariés dans l'industrie du bois fait pas de ce secteur un des pôles majeurs de l économie wallonne. Au final, la valeur ajoutée qu il dégage ne BEL pèse que 1,9% de celle produite RW par l ensemble des entreprises En outre, tout comme au niveau fédéral, son LG taux de croissance 1996 moyen 2005 annuel sur les dix années étudiées s établit à 2,2%, soit bien en deçà que celui du reste Nombre de salariés dans la fabrication de produits non 2001 métalliques de l économie wallonne (3,6%) En province de Liège, c est 313 millions de valeur ajoutée 1500 BEL RW qui ont été dégagés en 2005, 1000 soit 1,6% de la valeur ajoutée liégeoise. Cette proportion est restée relativement LG stable entre 1996 et 2005, à quelques exceptions près. Son taux de croissance moyen annuel sur les dix années étudiées s établit à 2,9%, soit un rythme presque équivalent à celui du reste de l économie liégeoise (3,1%). Il Nombre de salariés dans l'industrie du bois s agit donc d un petit secteur proportionnellement plus BEL implanté en Wallonie et dont le poids dans l économie a RW LG tendance à se resserrer avec le temps. On ne peut donc pas parler de moteur de croissance Ceci a des conséquences néfastes en termes d emplois. Vu les gains de productivité engrangés grâce aux progrès techniques et organisationnels, il paraît évident qu un Valeur ajoutée brute à prix courants pour la fabrication de produits non métalliques (x ) Nombre de salariés dans la fabrication de produits non métalliques BEL RW LG secteur qui stagne en terme de valeur ajoutée voit son nombre d emplois diminuer. Que ce soit, au niveau national, régional ou provincial, l évolution du nombre de travailleurs est clairement négative entre 1996 et En Belgique, il restait moins de salariés dans ce secteur en 2005 pour en Hors de ces pertes d emplois, la Région wallonne en endosse un peu plus de 1500, soit 39%, ce qui reste proportionnel à son poids dans ce secteur. En effet, avec salariés, la Région wallonne pèse encore pour près de 44% de l emploi dans ce secteur. C est au niveau liégeois que les pertes semblent les plus faibles. Entre 1996 et 2005, l emploi salarié passe de à 2 936, soit une perte d environ 150 emplois. Ce secteur représentait à peine moins d 1% de l emploi liégeois. Sur les 10 années étudiées, son taux de croissance moyen annuel est de -0,53%. C est finalement un peu moins mauvais que celui de l industrie en général au niveau liégeois (-1,8%) mais nettement en deçà du déjà très faible taux de l économie liégeoise prise dans son ensemble (0,8%). Les cimenteries Restructuration au sein du groupe Heidelbergcement En octobre 2004, le groupe Heidelbergcement annonçait sa volonté d une restructuration sur l ensemble de ses sites belges. Cette restructuration n était pas une surprise. Suite à l apparition sur le marché de produits cimentiers d origine allemande à des prix très bas, une réaction était attendue pour assurer la pérennité du secteur et particulièrement la survie de l entreprise CBR dans la région. Sans un jour de conflit, la restructuration a lieu uniquement sur prépensions à partir de 52 ans sur base volontaire permettant de ga BEL RW LG

67 rantir au mieux le revenu des travailleurs. Saluons une fois encore le sens des responsabilités des délégués et la maturité des travailleurs. L industrie verrière KNAUF INSULATION Des investissements sont intervenus dans l achat d un nouveau four et de deux nouvelles machines à couper la laine de verre. Pour le bien-être des travailleurs, une nouvelle mécanique concernant l aspiration centralisée afin de récupérer la poussière et les émanations a aussi été installée. Pour assurer ses volumes de production, l usine de Visé doit rester compétitive au niveau de ses coûts de production par rapport aux autres usines du groupe. Cela a nécessité un plan de réorganisation par le départ de 14 travailleurs en prépension à partir de 56 ans avec un accompagnement social plus favorable. VERAMIC La société a réalisé des investissements importants pour recentrer ses activités dans le domaine des flacons à destination de l industrie pharmaceutique. L entreprise a arrêté sa production d ampoules tenant compte que le marché n est plus porteur. Les investissements ont nécessité l introduction d un régime de travail en trois équipes en régime 5 jours ou 6 jours en fonction de la production. Une convention a été conclue pour la définition de l organisation du travail. La société a été rachetée par le groupe ALCAN. VAL SAINT-LAMBERT C est en 1826 que la S.A. «Verreries et Etablissements du Val Saint Lambert» a vu le jour à Seraing. Pourtant ce n est que vers la moitié du 19 ième siècle qu a débuté l activité qui va rendre le Val connu internationalement, à savoir la taille du Cristal. La S.A. «Cristalleries du Val Saint Lambert» a été créée le 1er août 1879, marquant ainsi l indépendance de l entreprise. La société a connu son plus grand succès entre 1888 et la première guerre mondiale, elle employait alors quelque 5000 ouvriers hautement qualifiés et comptait pas moins de huit halles de fusion sur une superficie de 8000 m² avec 20 fours en activité. L entreprise disposait également d une importante infrastructure sociale sur le site. C est dans les années 30 que l entreprise a connu son premier coup dur car l économie peu prospère lui a fait perdre 2000 emplois mais la Cristallerie a réussi à garder un pensionnat d apprentis verriers, une infirmerie ainsi qu un magasin d alimentation. Après une remise à flot dans les années 50, la concurrence étrangère des années 60 a de nouveau placé le Val dans une position délicate. C est l Etat qui a racheté l entreprise en 1971 pour la céder 4 ans plus tard à la Région wallonne qui elle-même l a revendue à l homme d affaires Patrick Depuydt. Ce dernier a dû s en débarrasser en 1995 et le Val Saint Lambert est retourné dans les mains de la Région qui a alors créé la «nouvelle S.A. Cristallerie du Val Saint Lambert». La Région a alors investi dans la société en attendant un repreneur qui ne s est jamais manifesté et en 2002, la faillite a été prononcée. En 2003, c est Sylvie Henquin et son époux qui ont repris les bâtiments, les terrains et la marque déposée. En novembre 2005, la Cristallerie est rentrée dans une nouvelle société «Val Saint Lambert International» qui a même été cotée en bourse. L activité s est alors développée notamment grâce à une ligne de bijoux même si les comptes sont restés assez obscurs. En 2007, la directrice a chargé la Banque Degroof et le cabinet d avocats 67

68 Stibbe dans la recherche d un partenaire financier, commercial ou industriel sur lequel elle pourrait s appuyer. Après plusieurs mois délicats, la société sérésienne a déposé le bilan ce 8 août dernier en prétextant l augmentation du coût des matières premières et l échec des négociations relatives à un partenaire. La vrai raison est une carence dans la gestion et l absence d investissements dans l outil. Le 11 août, deux curateurs ont été désignés et malgré la complexité du dossier, ceux-ci ont décidé de poursuivre les activités sans procéder au moindre licenciement de travailleur parmi les 58 que compte encore l entreprise. L activité est garantie au moins jusqu au 8 septembre, c est à cette date que le tribunal du commerce se prononcera sur la poursuite ou non de l activité par la curatelle. Un appel d offre a été lancé par les curateurs à destination de potentiels repreneur. Notre section multiplie les contacts en vue de trouver un repreneur et peut s appuyer sur le soutien du Ministre de l économie de la région wallonne et du bourgmestre de la ville de Seraing. Les conditions de reprise nécessitent un investissement conséquent pour couvrir le montant à verser aux curateurs, le rachat de la marque et des bâtiments administratifs propriété de Val Saint-Lambert International ainsi que les investissements indispensables dans un nouvel outil dont un nouveau four. Outre l impact financier, la structure de la société implique une complexité juridique. A l heure ou ses lignes sont écrites, on ne connaît pas l issue du dossier. On salue le sens des responsabilités et la détermination des travailleurs qui par leur comportement exemplaire démontrent aux curateurs et aux repreneurs potentiels que leur savoir faire est la preuve d une viabilité de la cristallerie. A suivre La transformation du papier et du carton Dans l industrie de la transformation du papier, nous comptons essentiellement l entreprise MÖLNLYCKE HEALTH CARE établie au parc industriel à Waremme. La société doit continuellement maîtriser ses coûts pour maintenir sa position en terme de volume de production et d investissement au sein du groupe. Cela nécessite une attention de tous les instants sur l évolution de l entreprise. 68

69 Les carrières Au long du 20ème siècle, se sont progressivement éteints les derniers sites d extraction de charbon. Aussi, la Belgique n a jamais regorgé ni de pétrole, ni de gaz, ni d uranium Dès lors, l industrie extractive se concentre uniquement sur des matières non énergétiques et non métalliques, l extraction de ces derniers s étant achevée il y a déjà un siècle. Reste donc le secteur dit des «autres Nombre de salariés dans l'extraction en province de Liège industries extractives» c est-à-dire l extraction de pierres 600 pour la construction, de pierres à ciment, de pierres calcaires, de gypse, de craie, 400 d ardoise, de sables, d argiles, de gravier, de kaolin ainsi que l extraction de minéraux pour l industrie chimique et d engrais naturels En Belgique, le secteur de l extraction extractive (x ) Valeur ajoutée brute à prix courants pour l'industrie représentait fin quelques millions de valeur 250 BEL 200 RW ajoutée, soit 0,12% 150 LG 100 de l ensemble de la 50 valeur ajoutée produite en Belgique Un peu plus de 2/3 Valeur ajoutée brute à prix courants pour la construction (x ) de cette valeur ajoutée est produite en Wallonie, mais seulement 6% en Province de Liège. Ainsi, l extraction BEL en région liégeoise ne dégage 8000 qu une valeur ajoutée de RW 6000 LG 19,5 millions fin 2005, soit 0,10% de l ensemble de la valeur ajoutée produite dans la province. Fin 1995, l extrac tion en Province de Liège s élevait encore à près de 33 millions, soit 0,22% de l ensemble de la valeur ajoutée produite dans la province. Il s agit donc d un très petit secteur qui de surcroit est en nette perte de vitesse au niveau liégeois, moins au niveau wallon et fédéral. Au niveau de l emploi, un constat identique s impose. Fin 2005, il restait à peine plus de travailleurs salariés en Belgique pour plus de dix ans auparavant. Un peu moins de salariés travaillent encore en 400 Wallonie mais seulement 312 en Province de Liège, ce 350 dernier nombre s amenuisant inexorablement chaque 300 année. Au final, le secteur 250 de l extraction emploi seulement 0,09% des salariés belges et 0,10% des salariés lié geois mais tout de même 0,27% des salariés wallons. Notre section poursuit ses 0 efforts pour défendre la roche ornementale de notre région auprès des décideurs politiques et économiques. Un combat de tous les instants Valeur ajoutée brute à prix courants pour la est nécessaire pour contrer la concurrence construction (x déloyale ) des pierres asiatiques. Au sein des sous-commissions paritaires du petit granit Liège-Namur et du grès Liège et du royaume, nous poursuivons les efforts de formation ainsi 8000 que le financement solidaire des régimes de prépension Lors de la dernière convention, 4000 un accord est intervenu 2000 sur la classification des fonctions qui permet une évolution de carrière et la prise en compte de l ancienneté 0 avec notamment la concrétisation d une revendication Nombre de salariés dans l'extraction en province de Liège Valeur ajoutée brute à prix courants pour l'industrie extractive (x ) de plus de 30 ans qui octroie à l ouvrier qualifié + avec 3 ans d ancienneté, le salaire horaire équivalent à l ouvrier qualifié 1er échelon dans le secteur de la construction. BEL RW LG BEL RW LG 1 69

70 L industrie chimique Nombre de salariés dans le secteur de la construction Ce secteur est également un des poids lourd de la Centrale Générale. Il regroupe la fabrication de produits chimiques divers organiques ou inorganiques tels des gaz industriels, des colorants, des pigments, des peintures, des vernis, des encres, des engrais, des produits azotés, des produits agrochimiques, des produits pharmaceutiques, des savons, des détergents, des produits d entretien, des parfums, des cosmétiques, des huiles essentielles, des Nombre de salariés dans le secteur de la construction explosifs, des colles, des gélatines, des produits pour la photographie, des supports de données, des fibres artificielles ou synthétiques, du caoutchouc synthétique, RW LG des pneumatiques, des chambres à air, des plastiques (emballages, plaques, feuilles, tubes et profilés) 0 En 2005, il a dégagé Valeur ajoutée brute à prix courants pour l'industrie près de 10,8 milliards chimique (x ) de valeur ajoutée à l échelle de la Belgique, soit 4,06% de RW LG 1000 l ensemble de la valeur ajoutée nationa le. De 1996 à 2003, cette proportion s est lentement érodée passant de Nombre 4,52% de salariés en dans 1996 l'industrie chimique à 4,08% en pour ensuite se stabiliser jusqu en Son taux de croissance moyen annuel s établit à 2,6% soit bien en RW deçà de celui de l ensemble de la valeur ajoutée belge LG (3,8%) En Région wallonne, l industrie chimique a permis de dégager plus de 2,7 milliards de valeur ajoutée sur l année 2005 soit, environ 25,5% de la valeur ajoutée du secteur au niveau national. Notons que, sur les dix années étudiées, la Région wallonne a produit en moyenne 23,6% de la valeur ajoutée nationale tous secteurs confondus. L industrie chimique semble donc être un des moteurs de la croissance wallonne et ce d autant que sa part dans l économie wallonne ne cesse de progresser. Entre 1996 et 2005, la valeur ajoutée de ce secteur a cru à un rythme moyen annuel de 5,1%, passant de 1,7 milliards à 2,7 milliards. Les niveaux atteints s expliquent par le développement prodigieux de l industrie pharmaceutique principalement localisée dans le Brabant wallon. Le seul secteur industriel qui se déploie aussi rapidement est la fabrication de matériels de transports, autres que l automobile. En 2005, la chimie wallonne représentait 4,4% de la valeur ajoutée de l ensemble de secteurs wallons. En Province de Liège, la tendance s aligne sur celle observée au niveau national. La croissance moyenne annuelle du secteur chimique entre 1996 et 2005 est de 2,5%, soit bien moins que le rythme wallon (5,1%) et que le rythme de l ensemble des secteurs liégeois (3,1%). En 2005, l industrie chimique liégeoise a dégagé près de 370 millions de valeur ajoutée, soit moins de 3,5% de la valeur ajoutée de ce secteur mesurée au niveau national. Cette proportion s est lentement érodée durant les dix années étudiées. Actuellement, l industrie chimique représente 1,9% de l ensemble de la valeur ajoutée produite au niveau de la province. On peut difficilement parler d une spécialisation de la Province de Liège au contraire de la Région wallonne Cette tendance se confirme lorsqu on examine le nom- RW bre de travailleurs actifs dans ce domaine et ce, même LG si l industrie chimique est un secteur à haute valeur 0 ajoutée c est-à-dire qui dégage plus de valeur ajoutée par travailleur que la moyenne de tous les secteurs de l économie belge. Il en découle que la proportion de travailleurs salariés actifs dans la chimie est inférieure aux Valeur ajoutée brute à prix courants pour l'industrie chimique (x ) 3000 chiffres avancés plus haut sur la valeur ajoutée. En 2005, 2500 près de salariés ont 2000 travaillé dans ce secteur au RW 1500 niveau belge. Parmi ceux-ci, 25,4% sont wallons (24 110) LG 1000 et 4,6% liégeois (4 325). Mais 500 surtout, ces salariés 0 ne représentent que 2,7% des salariés belges La proportion est quasi similaire lorsqu on Nombre de salariés dans l'industrie chimique la déplace sur l échiquier wallon alors que RW la valeur ajoutée de LG l industrie chimique y 5000 était proportionnellement plus élevée que 0 dans le reste du pays. Cela atteste vraisemblablement de marges plus importantes au Sud qu au Nord du pays dues à la spécialisation pharmaceutique. En Province de Liège, par contre, la part des salariés actifs dans le domaine chimique n est que de 1,9%. A l échelle provinciale, il s agit bel et bien d un petit secteur qui, en outre, connaît un taux de croissance du nombre de salariés inférieur à celui de l ensemble des secteurs employant des liégeois. Notons que dans le sous-secteur des plastiques et caoutchoucs, l évolution de l emploi est

71 clairement orientée à la baisse. En l espace de deux ans, entre 2000 et 2002, il passe d un peu plus de salariés à Les autres sous-secteurs se portent quant à eux nettement mieux. Leur taux de croissance moyen annuel de l emploi est de 3,2%, soit bien plus que celui de l économie liégeoise prise dans son ensemble (0,8%). En résumé, entre 1996 et 2005, le nombre de salariés travaillant dans la chimie progresse d une manière très faible au niveau national, en progression constante au niveau wallon ( postes en dix ans) et en régression en Province de Liège (- 500 postes en dix ans) Des faits dans les entreprises Mono Car Styling à Herstal en liquidation : Les travailleurs victimes des pressions sur les coûts Le 30 juin 2006, la société Mono Car Styling située à Herstal et spécialisée dans la production de Design Paints, aluminium, transfert de films et métallisation, se déclarait en liquidation. Après plusieurs semaines de négociations avec les liquidateurs, ceux-ci procédaient, le 21 août 2006, au licenciement de tous les travailleurs, à savoir 103 ouvriers et 20 employés. De ceux-ci, 57 ouvriers et 14 employés étaient directement réengagés afin de poursuivre l activité. L activité par la liquidation s est poursuivie jusqu au mois de mai A ce moment, l ensemble des travailleurs ont été licenciés et ont pu bénéficier de l accompagne- 71

72 ment de la cellule de reconversion instituée au sein du Forem jusqu au 31 mars Réaction syndicale L entreprise était dans une situation telle, que le moindre jour de grève aurait hypothéqué toute chance de poursuite d une activité dans l entreprise. Il s agissait de véritables difficultés financières dans un secteur à concurrence très rude. Les travailleurs ont fait preuve de maturité. Certains auraient pu dire, «on n a rien à perdre donc on ne travaille plus», mais ils ont parfaitement mesuré l enjeu et ont affronté la réalité avec un sens des responsabilités exemplaire. L espoir était à ce moment de donner une chance à un maintien d un certain nombre d emplois. Rien ne s est concrétisé à ce jour mais l outil est maintenu en état de marche et peut être relancé à tout moment. PRAYON à ENGIS La présence de la SRIW dans le capital de la société constitue un gage d avenir pour l usine d Engis. Cela vient encore de se vérifier par la décision d un investissement conséquent dans une nouvelle unité appelée Sulfine. Cet investissement permet d assurer le développement économique et le maintien du volume de l emploi pour les années à venir. De plus, l unité Sulfine s inscrit dans l utilisation d énergie alternative puisqu elle produira 60 % de l électricité nécessaire au fonctionnement de l usine. CHIMAC AGRIPHAR Suite à l incendie intervenu, des mesures ont été prises pour assurer un sprinkler pour les 100 % des produits stockés dans l usine. Des investissements sont annoncés par la société en vue d augmenter la production et le chiffre d affaire de l ordre de 30 %. Ces investissements sont indispensables pour assurer l avenir de l entreprise et garantir l emploi à Ougrée. Face à l inquiétude des riverains dans le cadre de l enquête publique relative au permis d exploiter, nos délégués avec le soutien de la section ont pris leurs responsabilités pour convaincre les différents acteurs du rôle important qu ils assurent dans l entreprise pour garantir des conditions de sécurité maximale pour les travailleurs qui sont les premiers exposés et par conséquent pour les riverains. Le dossier a évolué favorablement et le permis a été délivré sous conditions ce qui nécessitera des investissements importants pour la sécurité et l environnement. Notre section se félicite de la collaboration avec les autorités de la Ville de Seraing et plus particulièrement son Bourgmestre en vue de dégager une solution qui concilie l économique, l environnemental et le social. PB CLERMONT Le 20 avril 2005 la société a annoncé lors d un Conseil d Entreprise extraordinaire sa décision de procéder à un licenciement collectif concernant 25 travailleurs sur un total de 113 travailleurs. Les raisons de la réorganisation proviennent d une dégradation de la rentabilité de l entreprise en raison de la constante diminution des prix de vente et l augmentation générale des autres composants du coût des ventes et des prestations. Un plan social a été négocié qui a permis d atteindre l objectif uniquement par l introduction d un régime de prépension à partir de 52 ans. Aucun licenciement sec n est intervenu. La situation de l entreprise s est normalisée mais la vigilance reste de mise tenant compte de la particularité de l activité qui dépend de l octroi de licence à l exportation pour la fourniture de poudre à usage militaire. RHEMAI INDUSTRIES Le 25 mai 2005, la société a notifié un licenciement collectif suite à des pertes importantes au cours des dernières années. La restructuration s est opérée par la mise à la prépension de 15 travailleurs. Le plan de restructuration n a pas permis de redresser la situation et l entreprise a été déclarée en faillite. Notre section a réservé une attention à l évolution économique et sociale au sein des autres entreprises où nous sommes représentés à savoir RKW ACE, TREOFAN, TENSACHEM, HYDROMETAL, CABOT BELGIUM, LACOL- LONGE, TECNUBEL, REVATEC, COLGATE et AIR LIQUIDE. 72

73 Les ETA En matière d emploi, une question fondamentale se pose: les ETA respectent-elles bien leur vocation de proposer prioritairement à des travailleurs moins valides des postes de travail adaptés avec un salaire décent? L attitude de l EWETA et des employeurs qui en sont membres nous font parfois douter. La discussion sur les quotas, les budgets et les règles de l AWIPH et du Gouvernement Wallon n aboutissent pas. Nous constatons depuis très longtemps une dérive qui fait que les exigences de rentabilité sont en hausse, que les cadences et la pénibilité dans les ETA augmentent, les évolutions évinçant de plus en plus nettement les travailleurs, moins valides, à commencer par les handicapés les plus lourds. Concertation sociale 11 emplois Maribel affectés à la concertation sociale. Cela permet dans 11 ETA de donner plus de moyens aux délégués syndicaux concernés. Elections sociales Lors des élections sociales de 2004 et 2008, notre section a confirmé sa représentation majoritaire dans le secteur. Il faut cependant rappeler que les clients des ETA ont aussi une responsabilité importante dans cette situation. Ils externalisent des tâches vers les ETA, pour comprimer leurs propres coûts. Ils imposent trop souvent des délais très courts. Il n y a toujours pas d obligation d embauche de travailleurs handicapés dans le circuit économique ordinaire. Il est d autant plus inacceptable que ces entreprises tout à fait commerciales profitent de leur rapport de force économique pour faire du profit sur la productivité des ETA. 73

74 Les services Au fil des années, la place qu occupent les secteurs de services à la Centrale Générale augmente. Secteurs de sous-traitance par excellence, ils sont les premiers confrontés à la triangulation des relations de travail et ses conséquences. Travailleurs souvent isolés sur des chantiers voire désormais chez des particuliers depuis l émergence des titresservices, ils sont les protagonistes du concept de syndicalisme de réseau. Les secteurs des services sont aussi les plus confrontés aux statuts précaires comme l intérim et le temps partiel. Nettoyage Le nettoyage est un secteur de services : ce qui veut dire que les travailleurs d une même entreprise sont dispersés sur de multiples lieux de travail. C est un secteur complexe et mouvant. Le système de soumissions périodiques modifie de façon continue les caractéristiques de ces chantiers. Les travailleurs changent souvent de sociétés donc de tabliers et ne savent souvent pas combien de personnes vont rester et quel sera leur horaire avec parfois même une diminution d heures de leur contrat. Les négociations avec l UGBN sont parfois difficiles et tendues et le blocage demeure sur certains sujets qui sont très importants pour nous : Amélioration des conditions de reprise du personnel en cas de transfert de chantier. Lutte contre les horaires coupés et atypiques. Lutte contre les abus de la sous-traitance et de l intérim, contre la surenchère à la rentabilité. Nos revendications salariales sont mises en concurrence avec la qualité des emplois et de vie des travailleurs. Le secteur a pourtant besoin de réfléchir à ces aspects qualitatifs. Un signe est le fait que certains travailleurs préfèrent prester en titres services. Les avantages sont nettement moins intéressants que ceux de la CP 121, mais les horaires et le rythme y seraient plus humains... Gardiennage Le secteur du gardiennage n a pas connu de changements structurels profonds. Cela n a pas empêché une évolution plus tendue des relations sociales tant au niveau sectoriel qu au niveau des entreprises. D une manière générale, nous dirons que l on vit une dégradation de la reconnaissance du travail accompli par les gardes de sécurité privés. Ceux-ci sont mis sous pression de toute part, par les sociétés de gardiennage elles-mêmes, par les clients qui prennent de plus en plus de place dans les relations de travail et par les agents du Ministère de l Intérieur, lequel fait d avantage pression sur les travailleurs que sur les patrons qui ne respectent pas la loi. Transport de fonds En 2004, 2 attaques ont été perpétrées, une contre un véhicule de transport de valeurs et l autre contre un véhicule de transport de valeurs de la poste. En 2005, 8 attaques ou tentatives ont été enregistrées. Dans un de ces cas, un transporteur de fonds a été gravement blessé. En 2006, 5 attaques de fourgon et en 2007, 2 attaques. Le changement le plus important a été la généralisation des systèmes de neutralisation à partir du 1er janvier Suite à l introduction de la valise intelligente, l équipage est passé de 3 à 2 personnes. 74

75 Coiffure Au 1er octobre 2003, un système de prime de qualification (prime à la formation) a été mis en place. Nos affiliés sont en possession d une carte de qualification. Seules les formations accréditées donnent droit à la prime qui s élève à ¼ de la prime de fin d année, payable en même temps que la prime de fin d année. Pour un total de 96 crédits, le travailleur a droit à ¼ du montant de la prime de fin d année et pour un total de 48 crédits à 1/6 de la prime de fin d année. Notons qu un statut de la délégation syndicale est en discussion afin de permettre l installation de délégations syndicales à partir de 20 travailleurs. Cinéma Le cinéma fait partie des secteurs qui dépendent de plusieurs facteurs. Evidemment, l affluence des salles dépend des sorties de films mais pas uniquement. La météo est aussi un intervenant qui va peser dans la balance. Comme il n est pas toujours aisé de prévoir le temps, il n est pas toujours facile non plus de prévoir le personnel adéquat. C est pour ces raisons, que bien souvent, il manque du personnel les jours d affluence et cela peut créer des tensions entre collègues. Pour accéder à un maximum de flexibilité, dans de nombreux cinémas, les patrons ont recours à des contrats étudiants car ceux-ci sont plus faciles à décrocher au pied levé que les pères ou mères de famille. Les jeunes ont alors une autre perception du travail que le personnel engagé toute l année et cela peut aussi donner suite à un climat pas toujours facile à gérer syndicalement. Titres services Depuis 2004, les titres services connaissent une croissance fulgurante. Subventionné à hauteur de 70% par la sécurité sociale, le secteur emploie plus de travailleurs en Belgique. Composé à 98,47% de femmes, le secteur propose presque exclusivement des emplois à temps partiel. En moyenne, chaque travailleur dispose d un contrat de 13 heures par semaine. Les activités développées par le système des titres services sont des activités de services de proximité aux particuliers. Actuellement 4 types de services sont possibles : aide ménagère à domicile, courses ménagères, service extérieur de repassage et centrale pour personnes à mobilité réduite. Les activités les plus utilisées sont l aide ménagère à domicile et le service extérieur de repassage. Sur la Province de Liège, nous recensons plus ou moins 150 entreprises actives et nous estimons qu entre 4000 et 5000 travailleurs ont un contrat titres services. Le système permet à tout type d entreprise ou de personne physique de créer son entreprise. On retrouve ainsi sur le marché des titres services des organismes publics (CPAS et Agences locales pour l emploi), des ASBL, des sociétés commerciales, des entreprises d insertion, des agences d intérim, Dès le début de la mise en place du système des titres services, la FGTB s est attelée à améliorer les droits et les conditions de travail des travailleurs engagés dans les entreprises de titres services. 75

76 En deux ans, les avancées sont remarquables puisque nous avons obtenu une prime de fin d année, des salaires minima avec une évolution en fonction de l ancienneté, l indexation automatique des salaires, une prime syndicale, des frais de déplacement, un statut de la délégation syndicale, la création d un fonds de sécurité d existence Développement syndical En 2007, nous comptions près de 1000 membres sous contrat titres services. A la mi-2008, une trentaine d entreprises comptent une délégation syndicale FGTB pour la région de Liège-Huy-Waremme. Une commission technique titres services a été créée en 2007 et une formation spécifique aux délégués des titres services a été mise en place. Pour communiquer avec les membres, la section a également édité deux numéros de «L Unité syndicale» exclusivement dédiés aux titres services. Le système La Centrale Générale FGTB Liège-Huy-Waremme soutient une vision très critique du financement et du fonctionnement du système. Au vu des coûts que fait peser la mesure sur les finances publiques, au vu des différences de traitements et de conditions de travail que subissent les travailleurs en fonction de l entreprise à laquelle ils appartiennent, au vu des bénéfices que réalisent certaines entreprises titres services, nous avons toujours défendu la transformation du système en un véritable service public. L ensemble des personnes sous contrat titres services devraient être réintégrées au sein de cette même structure afin de rationnaliser les coûts et augmenter la qualité des emplois proposés en permettant à plus de personnes de tendre vers un emploi temps plein et mettre fin à la précarité des emplois et des jeux sur les contrats. Les conditions de travail Le secteur des titres-services est également confronté à une triangulation des relations de travail. A la différence des sous-traitants «classiques», le client est ici un particulier, au domicile duquel le travailleur preste, toujours seul. On imagine donc les difficultés auxquelles les travailleurs peuvent être confrontés en matière de respect de leur fonction, mais également leur fragilité face au client. Le secteur est soumis à une extrême flexibilité et les travailleurs sont amenés à effectuer de nombreux déplacements bien trop peu remboursés. Avec la FGTB, Les aides ménagères ont leur mot à dire Devenez déléguée dans votre entreprise titres services Plus d infos : La centrale Générale FGTB Tél : 04/ , Ed.resp : Marc Goblet, Place saint Paul, Liège 76

77 L Intérim La place de l intérim sur le marché de l emploi continue sa croissance. Entre 1986 et 2006, le nombre d intérimaires est passé de à Autre chiffre inquiétant, le nombre de travailleurs enclavés dans l interim augmente lui aussi d année en année. En moyenne, personnes sont intérimaires 3 années consécutives et ce chiffre augmente d année en année. Les revendications de Federgon Federgon, la fédération des entreprises intérimaires, est un lobby puissant qui, sous le couvert de la création d emplois, revendique constamment des nouvelles parts de marché. Ainsi, les employeurs réclament un 4e motif de recours à des intérimaires, la possibilité de conclure des CDI Intérim, la suppression du contrôle syndical, la possibilité d introduire l intérim dans les services publics ou encore que les intérimaires soient autorisés à travailler en cas de grève Face à de telles revendications, les relations ressemblent à un perpétuel bras de fer pour éviter la déstructuration et la précarisation de l emploi. se sont rendus tôt le matin sur le Boulevard de la Sauvenière pour y distribuer des préservatifs pour sensibiliser les travailleurs afin de se préserver des abus des agences. L année suivante, des militants ont distribué des journaux «Interim Times» dans le Centre-ville mais aussi à la gare. En 2007, l organisation de la journée s est vue plus ludique puisque c est en cortège et accompagné de jongleurs, de majorettes et d une fanfare qu une bonne centaine de militants a défilé sur le Boulevard de la Sauvenière. A l occasion de cette journée intitulée «Interimarre», les rues de Liège ont été rebaptisées «Boulevard des petits boulots», «Impasse de la précarité» ou encore «Place du petit espoir». L édition 2008 s est elle aussi montrée différente avec l organisation du «Rallye de l emploi» ou des équipes de participants se relayaient pour décrocher un emploi fictif de quelques minutes. Journée des intérimaires : Depuis 2005, la coordination Interim FGTB organise la journée des intérimaires qui se tient le 3ième mercredi de septembre. Le but de cette journée est de rappeler que les intérimaires ont des droits et que ceux-ci doivent être respectés. Lors de la première édition, des militants 77

78 Editeur responsable : Marc Goblet, Place Saint Paul, Liège Conception et réalisation : Geoffrey Goblet, Jean-Michel Letesson, Olivier Flohimont, Murielle Frenay, Jocelyne Boyne septembre 2008

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