Item 271 : Pathologie des paupières Date de création du document 2008-2009
Table des matières * Introduction... 1 1 Diagnostiquer et traiter un chalazion (Cf. Chap. 50, E. PILLY 2008)...1 2 Diagnostiquer et traiter un orgelet (Cf. Chap. 50, E. PILLY 2008)... 2 3 Diagnostiquer un angiome de la paupière, argumenter l'attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient (Cf. Chap. 50, E. PILLY 2008)... 3 ENC : OBJECTIFS Diagnostiquer un orgelet, un chalazion, un angiome des paupières. Argumenter l'attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient.
INTRODUCTION Rechercher, comme pour les autres infections oculaires superficielles, des facteurs de risque favorisant les infections graves : immunodépression, diabète mal équilibré, pathologie locale sousjacente (syndrome sec, greffe de cornée, chirurgie oculaire récente ), corticothérapie locale, port de lentilles de contact (risque d infections à germes Gram négatif tels que les Pseudomonas).
I DIAGNOSTIQUER ET TRAITER UN CHALAZION (CF. CHAP. 50, E. PILLY 2008) Chalazion (cf. glossaire) : tuméfaction de l épaisseur des paupières, en rapport avec l obstruction du canal d une glande de Meibomius (cf. glossaire), et une infection bactérienne secondaire. Ces glandes sébacées sont situées dans l épaisseur de la paupière, et s abouchent au bord libre de la paupière, entre les racines des cils. L excès de sébum, l utilisation de produits cosmétiques sur le bord des paupières, favorisent les chalazions ; le contact des paupières avec des mains sales est source d infection secondaire. 1.1. Clinique - se présente comme un nodule inflammatoire et sensible, saillant sur la face conjonctivale ou cutanée de la paupière - sans gravité - mais ayant tendance à récidiver - complique souvent les blépharites chroniques 1.2. Argumenter l'attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient 1.2.1. Principes du traitement Cf. T50-2 Chap. 50, E. PILLY 2008 - Avis spécialisé 1.2.2. Prévention - Hygiène rigoureuse des mains et des paupières. - Traitement des blépharites chroniques.
II DIAGNOSTIQUER ET TRAITER UN ORGELET (CF. CHAP. 50, E. PILLY 2008) - Furoncle (cf. glossaire) d un follicule pileux. - Staphylocoque le plus souvent en cause. 2.1. Clinique - Gonflement douloureux et inflammatoire de la paupière, - aboutissant à l issue de pus qui représente la modalité de guérison spontanée, - Extension de l infection (cellulite (cf. glossaire) ) possible mais rare. 2.2. Argumenter l'attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient Cf. T50-2 Chap. 50, E. PILLY 2008 - Avis spécialisé - Traitement : o application de compresses chaudes ; o dans les formes récidivantes ou chez les sujets à risque, application de collyre et pommade antibiotique anti-staphylococcique (acide fusidique, aminosides, tétracyclines ou rifamycine) pendant huit jours ; o En cas d échec, incision et évacuation. (Recommandation : Association française de sécurité sanitaire des produits de santé. Collyres et autres topiques antibiotiques infections oculaires superficielles recommandations [en ligne]. 18/07/2004.)
III DIAGNOSTIQUER UN ANGIOME DE LA PAUPIÈRE, ARGUMENTER L'ATTITUDE THÉRAPEUTIQUE ET PLANIFIER LE SUIVI DU PATIENT (CF. CHAP. 50, E. PILLY 2008) - Il s agit habituellement d un hémangiome découvert chez le nouveau-né : lésion en relief, rouge, s il est superficiel, ou relief de consistance molle s il est sous cutané. La taille augmente en général les premiers mois, se stabilise puis régresse. - Le risque est celui de l occlusion palpébrale, voire de compression oculaire mettant en jeu le pronostic visuel. - Une simple surveillance clinique suffit, mais un avis spécialisé est nécessaire en cas de risque oculaire. (Recommandation : Société Suisse de Pédiatrie. Traitement pour les hémangiomes infantiles. Paediatrica [en ligne]. 2009, Vol. 2, N 20, 29-31 p. )
IV ANNEXES GLOSSAIRE cellulite : La cellulite est une inflammation des tissus conjonctifs sous-cutanés, qui peut être causée par des infections bactériennes. La cellulite peut être causée par la flore cutanée normale ou par des bactéries exogènes, et se produit souvent lorsque la peau a été déchirée : craquelures de la peau, coupures, brûlures, morsures d'insectes, plaies chirurgicales, ou sites d'insertion de cathéters intraveineux.les signes locaux sont une rougeur et une douleur au niveau du site infectieux. Au niveau de la face, un trismus est fréquemment observé. Une porte d'entrée est en général retrouvée au niveau loco-régional (plaie du pied pour une infection de la jambe ou du pied, furoncle manipulé, dent cariée...), mais elle peut être absente. La fièvre accompagne, généralement l'infection. Les personnes diabétiques, celles qui consomment de l'alcool de façon abusive, sous corticothérapie au long cours ou dont le système immunitaire est affaibli sont exposées à des risques beaucoup plus importants de cellulite et ont généralement des infections plus graves. L'incubation et la durée dépendent de la porte d'entrée, du statut immunitaire de la personne et de la virulence du ou des germes, mais elle est en général rapide. En absence de traitement, elle se fait vers une extension et éventuellement vers une fasciite nécrosante. Il s'agit donc d'une urgence médicale. Les sites les plus touchés sont les membres inférieurs (érysipèle), le visage et le cou (cellulite faciale et staphylococcie maligne de la face). Chalazion : Le chalazion se définit par l'inflammation et l'enkystement d'une ou plusieurs glandes de Meibomius au niveau de la paupière. Le chalazion forme une petite boule assez dure située sous la peau et qui ne fait pas très mal. Il peut se former lorsque le petit canal qui draine une glande de Meibomius se bouche. Furoncle : Le furoncle est une folliculite profonde avec nécrose périfolliculaire dont le germe responsable est le staphylocoque doré, ce qui provoque la suppuration et la nécrose du follicule et du derme avoisinant. Ceux-ci sont éliminés sous forme d'une masse jaunâtre : le bourbillon. Les petits furoncles sont familièrement appelés clous. glande de Meibomius : Les glandes de Meibomius (ou glandes tarsiennes) sont des glandes sébacées situées dans l'épiderme des paupières. Elles sécrètent du meibum (corps gras principalement composé de triglycérides). Ces glandes doivent leur nom au médecin allemand Heinrich Meibom qui en fit la découverte.
BIBLIOGRAPHIE Collège des Universitaires de Maladies Infectieuses et Tropicales : PILLY E. Maladies infectieuses et tropicales [texte imprimé]. 21e édition 2008. Paris : Vivactis Plus. DL 2007. Chapitre 50. RECOMMANDATION Association française de sécurité sanitaire des produits de santé. Collyres et autres topiques antibiotiques infections oculaires superficielles recommandations [en ligne]. 18/07/2004. : http://www.afssaps.fr/afssapsmedia/publications/recommandations-de-bonne-pratique Société Suisse de Pédiatrie. Traitement pour les hémangiomes infantiles. Paediatrica [en ligne]. 2009, Vol. 2, N 20, 29-31 p. : http://www.swisspaediatrics.org/paediatrica/vol20/n2/index.htm