Trois ans après leur création : les facteurs de pérennité des jeunes entreprises
Les principaux points à retenir Le taux de pérennité à trois ans des entreprises est de 66 %. "Cessation d activité" n est pas synonyme de "défaillance" et problème économique. De multiples autres raisons peuvent amener à la fermeture administrative d une entreprise. Ne pas confondre donc taux de pérennité et taux de défaillance. 4 facteurs principaux influencent la pérennité des entreprises : - les secteurs d activité, - l expérience du nouveau dirigeant dans son métier et dans l entrepreneuriat, - l ambition du projet, - les appuis financiers et la prise de conseil. La volonté du dirigeant est prépondérante : il est important qu il souhaite s inscrire dès le départ dans une logique de long terme, c'està-dire qu il projette au démarrage de mettre en œuvre un projet de façon durable. Des populations particulières enregistrent un taux de pérennité peu élevé : - les inactifs et les chômeurs de longue durée, - les jeunes chefs d entreprise de moins de 25 ans, - les dirigeants de nationalité étrangère et en particulier ceux de nationalité étrangère hors Union européenne. La génération 2006 connaît une pérennité à trois ans identique à celle de la génération 2002. Exploitation : APCE - 2 - Février 2013
La pérennité à trois ans des entreprises Le taux de pérennité à trois ans des entreprises est de 66 %. Autrement dit, à la date de leur troisième anniversaire, deux tiers des entreprises créées en 2006 sont toujours en activité. Les cessations d activité se répartissent sur les trois premières années de vie, mais de manière non uniforme. Ainsi si un quart des cessations sont survenues entre le démarrage et le premier anniversaire, 37 % des entreprises ont cessé leur activité entre leur premier et leur deuxième anniversaire et 38 % des entreprises entre leur deuxième et leur troisième anniversaire. Taux de pérennité des entreprises entre le démarrage et le troisième anniversaire Ages 3 ans 66 17 2 ans 79 12 1 an 91 9 0 an 100 2006 2007 2008 2009 Années Le graphique ci-contre présente les taux de pérennité à chaque anniversaire (entre le premier et le troisième). Ainsi, le taux de pérennité à un an est de 91 % (9 % des entreprises créées en 2006 ayant cessé leur activité entre le démarrage et leur premier anniversaire). Il est de 79 % à deux ans (12 % des entreprises créées en 2006 ayant cessé leur activité entre leur premier et leur deuxième anniversaire et 21 % (9 % + 12 %) entre le démarrage et le deuxième anniversaire). XX : Nombre d entreprises pérennes à chaque anniversaire pour 100 créations. XX : Nombre d entreprises ayant cessé leur activité entre chaque anniversaire pour 100 créations Un quart des cessations d activité enregistrées avant le troisième anniversaire sont survenues avant le premier anniversaire. Les autres cessations se répartissent uniformément entre la deuxième année et la troisième année de vie de l entreprise (37 à 38 %). Ainsi, la cessation d activité est moins importante la première année de vie que les deux suivantes. Par définition, une entreprise non pérenne a cessé son activité. La cessation d activité n est pas systématiquement synonyme de problème économique. De multiples autres raisons peuvent amener à la fermeture administrative d une entreprise : cession de l entreprise (vente, donation, location-gérance ) ou raisons d ordre personnel (problèmes de santé, retour vers le salariat, création d une autre entreprise, raisons familiales ) par exemple. Il n est donc pas correct d assimiler les cessations d activité aux défaillances 1 comme il est fréquent de le voir. Une étude menée en 2004, par le ministère des Petites et moyennes entreprises, a montré que la fermeture administrative d une entreprise pour cause économique avant le cinquième anniversaire concerne 38 % des créations d une période donnée et non 50 % comme il est 1 Une entreprise en situation de défaillance (ou de dépôt de bilan) est une entreprise pour laquelle est ouverte une procédure de redressement judiciaire. Cette mesure intervient pour les entreprises qui sont en état de cessation de paiement. Exploitation : APCE - 3 - Février 2013
coutume de le voir (ce chiffre correspond au taux de pérennité à cinq ans des entreprises et est trop souvent assimilé au taux de défaillance), dont seulement 15 % de mise en liquidation judiciaire. Le taux de pérennité à trois ans des entreprises de la génération 2006 est identique à celui observé pour les entreprises de la génération 2002 (66 %). L observation de la pérennité des entreprises doit prendre en compte un élément important : la volonté du dirigeant de créer une entreprise pour une durée limitée. En effet, 11 % des créateurs d entreprises déclarent dès le démarrage de l activité avoir créé leur entreprise pour une durée limitée (inférieure à 5 ans). Ainsi, la pérennité des entreprises se trouve impactée par cette intention : si l on considère uniquement les entreprises créées dans une vision pérenne de l entreprise (5 ans ou plus), le taux de pérennité à trois ans des créations de la génération 2006 s élève à 69 %. Ainsi, le taux de pérennité à trois ans des entreprises créées au démarrage pour une durée limitée s élève à 48 %. Autrement dit, la moitié des entreprises créées pour une durée limitée arrêtent leur activité dans les trois ans. Parmi ces entreprises qui ont cessé leur activité, près de deux sur cinq l ont fait avant leur premier anniversaire, un tiers entre leur premier et leur deuxième année est un quart entre leur deuxième et leur troisième anniversaire. De nombreux phénomènes agissent sur la pérennité des entreprises. Ils sont liés soit aux caractéristiques des dirigeants, soit aux caractéristiques de l entreprise, les deux étant bien souvent liées. Ce document propose une analyse des facteurs favorables ou défavorables à la pérennité des entreprises. Les facteurs de pérennité des entreprises Les caractéristiques ayant un impact sur la pérennité des entreprises sont multiples, certaines ayant une action plus importante que d autres. Ces caractéristiques peuvent être regroupées en quatre catégories. Les secteurs d activités Le secteur d activité est un élément déterminant de la pérennité des entreprises. Cette dernière varie de manière importante selon le secteur : entre 59 % pour les activités de commerce et 87 % pour les activités liées à la santé. Exploitation : APCE - 4 - Février 2013
Taux de pérennité à trois ans des secteurs d activité Santé 87% Commerces de bouche 77% Activités scientifiques et techniques Transports Enseignement Information et communication Hébergement et restauration Arts, sepctacles et activités récréatives Industrie Activités financières Services en direction des personnes Construction Services de soutien aux entreprises Activités immobilières 73% 73% 70% 67% 67% 67% 67% 66% 65% 65% 64% 64% Commerce 59% 40% 50% 60% 70% 80% 90% Les secteurs d activités sont une des caractéristiques qui ont le plus d impact sur la pérennité des entreprises. Bien plus que les activités elles-mêmes, ce sont davantage leurs modalités d accès et les barrières à leur entrée qui sont à l origine de la différence de pérennité. Ainsi, quatre groupes d activités se distinguent en fonction des types de barrière : Les activités libérales réglementées, dont beaucoup ont l obligation d appartenir à un ordre. Pour ces activités, la création d entreprise est bien souvent une modalité «classique» de la pratique du métier. La pérennité y est très élevée. On retrouve par exemple, dans cette catégorie, des activités juridiques ou comptables, les vétérinaires, les médecins et dentistes, les infirmières, les professionnels de la rééducation, les activités d architecture et d ingénierie (la pérennité est comprise entre 76 et 94 %). Les activités nécessitant la maîtrise d un métier technique. Ces métiers sont fréquemment appris par le biais d un diplôme professionnel de type CAP, BEP, Bac professionnel ou technique, BTS ou DUT). La plupart de ces activités sont artisanales et des conditions de diplôme et/ou d expérience professionnelle longue sont indispensables à leurs pratiques. Les activités concernées enregistrent également une pérennité élevée (65 à 81 %) : les commerces de bouche (boulangers, charcutiers, pâtissiers), les blanchisseries, la réparation de biens personnels, les coiffeurs, la réparation automobile et la construction (dont les travaux d installation électrique, de plomberie ) par exemple. Les activités ayant une réglementation professionnelle complexe. Cette réglementation impose, par exemple, la justification d une garantie financière suffisante ou des conditions d honorabilité professionnelle et de capacité financière. On retrouve ici des activités relevant des secteurs des activités financières, des activités immobilières ou des transports (64 à 73 %). Exploitation : APCE - 5 - Février 2013
Des activités à forte concurrence. Cette forte concurrence est liée à la facilité d accès à ces professions dans la mesure où les contraintes à l installation sont inexistantes ou du moins nettement moins rigides que dans les trois groupes précédents. Les taux de pérennité dans ces secteurs d activités sont moins importants (45 à 58 %) : le commerce de détail (et principalement le commerce sur éventaires et marchés ou la vente par catalogue dont la vente sur internet), les intermédiaires du commerce, les activités d enquête de sécurité ou encore les activités de location de biens personnels et domestiques. Par ailleurs, la pérennité des entreprises dans les secteurs d activité est fortement liée au taux brut de créations (soit le nombre de créations d une année donnée pour 1 000 entreprises existantes au 1 er janvier de cette même année). Ainsi, le plus souvent, la pérennité est élevée dans les secteurs enregistrant un taux de création peu important. L activité pratiquée est liée à une expérience professionnelle ou un diplôme, principalement dans les activités réglementées. De ce fait, le niveau de diplôme est également un paramètre essentiel dans la pérennité des entreprises. En effet, les dirigeants non diplômés enregistrent une pérennité peu élevée (58 %), tandis que pour les diplômés de l enseignement supérieur cet indicateur est plus important (71 %), notamment les titulaires d un diplôme de niveau bac + 3 ou plus ainsi que les titulaires d un diplôme dans le domaine des professions sociales et santé (respectivement 76 et 78 %). La qualification professionnelle préalable du créateur confirme ce constat : les dirigeants ayant la qualité de cadre / profession intellectuelle supérieure recensent une pérennité élevée (72 %), alors que pour ceux qui ont une qualification autre (technicien, employé, ouvrier ) cet indicateur est plus faible (63 %). L expérience du nouveau dirigeant La pérennité des entreprises est également influencée par l expérience professionnelle antérieure à la création du dirigeant. Son expérience est une ressource importante dans le cadre de la pratique de son métier ou de la connaissance du monde entrepreneurial. Ce sont des atouts importants pour la pérennité des entreprises. Détenir une expérience entrepreneuriale offre une connaissance de la gestion de l entreprise et permet les rebonds nécessaires à la pérennisation de l activité. Ainsi, les dirigeants qui pratiquaient déjà une activité de chef d entreprise ou d indépendant au cours de l expérience professionnelle qui a précédé la création enregistrent une pérennité élevée (respectivement 74 et 71 %). Par ailleurs, la connaissance du métier pratiqué dans l activité est également un avantage précieux. Effectivement, les dirigeants qui pratiquent une activité identique à celle qu ils exerçaient dans leur expérience professionnelle antérieure connaissent une pérennité supérieure (68 %) à ceux dont l activité est différente (64 %). De surcroît, plus la durée de cette pratique antérieure identique est longue, plus celle-ci a un impact sur la pérennité : Exploitation : APCE - 6 - Février 2013
Taux de pérennité des entreprises selon la pratique de l activité antérieure Activité identique 68% dont moins de 3 ans 62% dont de 3 à 10 ans 69% dont plus de 10 ans 71% Activité différente 64% 40% 45% 50% 55% 60% 65% 70% 75% Les dirigeants ayant eu une pratique de moins de trois ans de leur activité enregistrent une pérennité de 62 % tandis que pour ceux qui l ont pratiquée durant plus de dix ans, la pérennité s élève à 71 %. De plus, le nombre de créations antérieures et donc le nombre d expériences en tant que dirigeant, permet au créateur d engranger un certain vécu et d avoir une pérennité plus importante. Les personnes ayant créés 3 entreprises ou plus ont une pérennité de 71 % alors que dans le même temps celles n ayant réalisé aucune ou bien une à deux créations au préalable voient cet indicateur osciller entre 64 et 66 %. Par ailleurs, le fait d avoir la précédente entreprise toujours active au moment de la création favorise généralement la pérennité (72 % contre 61 % pour ceux dont la précédente entreprise n est plus active). Cela est d autant plus vrai pour ceux qui sont dirigeants dans cette autre entreprise et dont la pérennité culmine à 74 %. Le profil des multi-entrepreneurs, accumulant de l expérience au travers de leurs différentes créations tout en ayant l ambition et la capacité d en gérer plusieurs à la fois, leur permet donc de connaître une pérennité plus élevée. L ambition du projet La pérennité des entreprises et le montant des capitaux réunis pour démarrer le projet sont intimement liés : à mesure que les capitaux investis sont importants, la pérennité est élevée. Ainsi, le taux de pérennité varie de 60 % pour les entreprises qui ont réuni moins de 2 000 à 85 % pour celles qui ont réuni 160 000 ou plus. Exploitation : APCE - 7 - Février 2013
Taux de pérennité des entreprises selon les capitaux réunis pour démarrer le projet 90% 85% 80% 75% 70% 65% 60% 55% 50% 45% 40% 61% 67% 72% 79% 85% Moins de 2 000 à 7 999 entre 8 000 et 15 999 entre 16 000 et 79 999 entre 80 000 et 159 999 160 000 et plus Qui plus est, la volonté du dirigeant de s inscrire dans une logique de développement de l emploi se répercute sur la pérennité des entreprises. Les créateurs qui aspiraient à effectuer des embauches futures dès le démarrage connaissent une pérennité plus importante que ceux qui n avaient pas cette ambition (68 contre 64 %). Dans la continuité de cette idée, les dirigeants qui employaient déjà des salariés au démarrage de l activité connaissent une pérennité manifestement plus élevée (72 %) que ceux qui ont démarré seuls (65 %). La structure juridique de l entreprise est un paramètre à prendre compte concernant l analyse de la pérennité. Ainsi, les entreprises immatriculées sous forme d entreprise individuelle connaissent une pérennité moins importante (59 %) que les sociétés (74 %). Il faut voir ici un lien fort avec l ambition du projet, l immatriculation sous forme de société étant plus souvent liée à un projet davantage ambitieux. Le fait d investir des capitaux initiaux importants et/ou d employer des salariés au démarrage (ou du moins d envisager de le faire par la suite) dénote d une certaine ambition pour leur entreprise. Cela nécessite plus souvent une préparation minutieuse du projet. De plus, ces nouveaux dirigeants ont su faire aboutir leurs ambitions de développement car ils ont le plus souvent intégré les règles essentielles de la gestion pragmatique de l entreprise dans le contexte environnemental qui est le leur (compétitivité, contexte réglementaire, organisation du travail, gestion des ressources humaines ). Les appuis financiers et la prise de conseil Effectuer un emprunt bancaire ou non a un effet sur la pérennité des entreprises que cet emprunt soit au nom du dirigeant ou au titre de l entreprise. Exploitation : APCE - 8 - Février 2013
Taux de pérennité des entreprises selon l accès au prêt bancaire Prêt bancaire 71% dont au titre de l'entreprise 73% dont au nom propre du dirigeant 68% Pas de prêt bancaire 65% 40% 45% 50% 55% 60% 65% 70% 75% Le recours au prêt bancaire demande au dirigeant une préparation minutieuse du projet pour le soumettre à la banque. Par ailleurs, les entreprises ayant bénéficié d un apport en capital d autres sociétés poursuivent plus souvent leur activité au-delà de leur troisième anniversaire (78 %). La pérennité de l entreprise peut aussi dépendre de paramètres tels que le soutien de personnes ou d organismes dans le cadre de la mise en place du projet ou dans celui de la direction de l entreprise. De ce fait, les dirigeants qui codirigent leur entreprise avec une autre personne enregistrent une pérennité plus élevée (71 %) que ceux qui dirigent seuls leur entreprise (64 %). C est le cas, plus spécifiquement, lorsque le ou les codirigeants sont un ou des associés (74 %). En outre, les dirigeants qui ont bénéficié d un accompagnement afin de mettre en œuvre leur dessein ont plus fêté leur troisième anniversaire (68 %) que ceux qui n ont pu compter sur leurs seules actions (64 %). Pour être plus précis, ceux qui ont reçu l appui d un spécialiste / expert pour la mise en place du projet, de même que les dirigeants soutenus par leur entourage professionnel, enregistrent une pérennité plus élevée (respectivement 72 et 69 %). Des populations enregistrant un taux de pérennité peu élevé La situation avant la création et plus particulièrement le fait d être dans une condition de précarité professionnelle ou non a des répercussions sur la pérennité des entreprises. Exploitation : APCE - 9 - Février 2013
Taux de pérennité des entreprises des dirigeants demandeurs d emploi 75% 70% 65% 60% 55% 50% 45% 40% 70% 65% 60% 59% En activité Chômeurs courte durée Chômeurs longue durée Inactifs Les dirigeants qui étaient demandeurs d emploi ou inactifs avant la création de l entreprise se retrouvent plus ou moins éloignés du monde professionnel du fait de l absence d activité. Ainsi, ils ont plus de difficultés à adapter leur projet et leur entreprise à leur environnement économique. Ainsi, les chômeurs, notamment de longue durée (60 %), et les inactifs (59 %) enregistrent des taux de pérennité moins élevé que les actifs (70 %) De plus, les chômeurs de longue durée sont plus nombreux à créer dans une activité différente de celle où ils ont principalement acquis leur expérience professionnelle, ce qui ajoute un facteur supplémentaire. Ces dirigeants s orientent davantage vers des activités qu ils ne connaissent pas, mais qui leur semblent facilement praticables sans expérience professionnelle préalable dans l activité, comme le commerce de détail par exemple. Certaines populations de créateurs enregistrent un taux de pérennité peu élevé ; c est le cas des très jeunes chefs d entreprise, des dirigeants de nationalité étrangère et en particulier ceux issus d un pays hors Union européenne : - 50 % des entreprises dirigées par des moins de 25 ans sont toujours en activité trois ans après leur création contre 63 à 70 % pour les autres tranches d âges, - 53 % des dirigeants de nationalité étrangère sont toujours en activité après trois ans contre 68 % pour les dirigeants de nationalité française. Cette pérennité varie selon que le créateur soit de nationalité étrangère de l Union européenne (58 %) ou de nationalité étrangère hors Union européenne (47 %). Exploitation : APCE - 10 - Février 2013
Evolution de la pérennité des entreprises depuis la génération 2002 Les entreprises de la génération 2006 enregistrent un taux de pérennité au troisième anniversaire similaire à celui des entreprises de la génération 2002 (66 %). Cette analogie concernant la pérennité se retrouve pour la plupart des caractéristiques. Ainsi, les facteurs favorables à la pérennité restent les mêmes. Cette homogénéité n est cependant pas complète puisque des différences sont observables, notamment concernant les secteurs d activité. Plus précisément, des dissemblances subsistent au niveau des services en direction des personnes (taux de pérennité de 65 % pour la génération 2006 contre 71 % pour la génération 2002), de l industrie (64 contre 69 %), des activités immobilières (64 contre 68 %) et des activités de commerce de bouche (77 contre 63 %). Seules les entreprises de ce dernier secteur d activité ont vu leur taux de pérennité augmenter entre la génération 2002 et celle de 2006. Il faut également relever que la part des dirigeants sans activité professionnelle avant la création et poursuivant leur activité au-delà de leur troisième anniversaire est moins importante pour la génération 2006 que celle de 2002 (57 % contre 66 %). Exploitation : APCE - 11 - Février 2013
Source des statistiques utilisées Ces statistiques sont issues de l enquête Sine de la génération 2006 (Insee). A partir des fichiers individuels mis à disposition par l Insee, l APCE procède à l exploitation de ces fichiers et à l analyse des statistiques qui en sont issues. Le dispositif Sine (Système d information sur les nouvelles entreprises) est un dispositif d enquêtes réalisées par l Insee, permettant de suivre une même génération d entreprises durant cinq années par l intermédiaire d enquêtes quantitatives. Ces enquêtes se font par l intermédiaire de questionnaires envoyés par courrier postal auprès de nouvelles entreprises (créations pures, reprises et réactivations) relevant des secteurs marchands non agricoles (industrie, commerces et services). Le but de ce dispositif est d apporter des informations sur les caractéristiques des nouvelles entreprises, les caractéristiques et les motivations de leur dirigeant, les moyens financiers mis en œuvre, le montage du projet et l emploi salarié d une part. D autre part, ce dispositif permet également d observer le développement des jeunes entreprises durant leurs premières années de vie et d aborder la pérennité. Pour chaque génération (entreprises créées durant le premier semestre d une année donnée), le dispositif se compose de trois enquêtes : - la première réalisée en septembre de l année de création, - la deuxième réalisée trois ans après la première (toujours en septembre), - la seconde réalisée cinq ans après la première soit deux ans après la deuxième (toujours en septembre). Ces enquêtes sont réalisées auprès d un échantillon représentatif d entreprises créées le premier semestre d une année donnée (échantillon qui représente 38 % des créations de la génération 2006). L échantillon est tiré à partir des créations d entreprises recensées dans le répertoire SIRENE. Il est stratifié à partir de trois critères : la région de création de l entreprise, l activité de l entreprise (niveau agrégé des secteurs d activité : nes16 et nes36) et l origine de la création (créations pures, reprises et réactivations) soit 476 strates. Le dispositif est renouvelé tous les quatre ans. A ce jour, cinq générations d entreprises ont été enquêtées : 1994, 1998, 2002, 2006 et 2010. Exploitation : APCE - 12 - Février 2013