Bon usage des antibiotiques pour la prévention des BLSE



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Transcription:

Bon usage des antibiotiques pour la prévention des BLSE à l échelon individuel François CARON Infectiologie Best-Of 2009 - page 1

Parmi les classes antibiotiques suivantes, quelle(s) est (sont) celle(s) prouvée(s) comme pouvant sélectionner à l échelon individuel une entérobactérie BLSE? A. amino-pénicillines B. céphalosporine de 2 ème génération C. céphalosporine de 3 ème génération D. fluoro-quinolones Best-Of 2009 - page 2

Parmi les classes antibiotiques suivantes, quelle(s) est (sont) celle(s) prouvée(s) comme pouvant sélectionner à l échelon individuel une entérobactérie BLSE? Best-Of 2009 - page 3

Community infections caused by extended-spectrum beta-lactamase-producing Escherichia coli 11 hôpitaux de 5 régions d Espagne : 90% de la bactériologie d une population de 4 millions de sujets Étude prospective de février 2002 à mai 2003 Comparaison clinique cas/contrôle : - cas = prélèvement à E. coli BLSE communautaire (tous sites) - 2 contrôles par cas = 2 patients ambulatoires du même centre et de la même semaine de prélèvement Arch Intern Med. 2008;168:1897-902 Rodriguez-baňo J et al., Séville, Espagne Best-Of 2009 - page 4

Community infections caused by extended-spectrum beta-lactamase-producing Escherichia coli Facteurs de risques (analyse multi-variée) : OR p Antibiothérapie (dans les 3 mois) par : - amino-pénicilline 2.8 (1.2-6.1) 0.01 - C2G/C3G 3.2 (1.0-9.5) 0.03 - fluoro-quinolones 1.9 (1.0-4.1) 0.04 Arch Intern Med. 2008;168:1897-902 Best-Of 2009 - page 5

Antibiotic regimens and intestinal colonization with antibiotic-resistant Gram negative bacilli Données cliniques : Molécules associées aux BGN BLSE : C3G, cotrimoxazole, ciprofloxacine, aminosides Molécules associées aux P. aeruginosa MDR : pipéra-tazo, imipénème, aminosides, vancomycine, céphalo à large spectre Données expérimentales (souris, volontaire sain) : Emergence de BGN MDR dans la flore digestive : après antibiotique actif sur les anaérobies mais pas sur les entérobactéries : clindamycine, linézolide, vancomycine PO après antibiotique peu actif sur les anaérobies : cotrimoxazole, céfadroxil, ciprofloxacine Clin Infect Dis 2006;46:S62-9 Donskey CJ, Cleveland Best-Of 2009 - page 6

«Chaque gramme d amoxicilline épargné importe». Vincent JARLIER Best-Of 2009 - page 7

Best-Of 2009 - page 8

Best-Of 2009 - page 9

Du «bon usage» au «moindre usage» des antibiotiques France 2010 : - un tiers de prescriptions en ville pour infections présumées virales - un tiers de prescriptions hospitalières inappropriées (indication, spectre, posologie, durée). Identifier les situations ne relevant pas d une antibiothérapie : - cliniquement - +/- avec des outils diagnostiques :. Strepto-test. bandelettes urinaires. Score de Hoen. TDR grippe (ou PCR en temps réel). PCT Best-Of 2009 - page 10

Situations ne relevant pas d une antibiothérapie www.afssaps.fr Rhinopharyngites aiguës Pathologies (les plus fréquentes en pratique courante) INFECTIONS RESPIRATOIRES Situations où les antibiotiques NE SONT PAS RECOMMANDÉS AUJOURD HUI Chez l adulte et chez l enfant, car ils n accélèrent pas la guérison et ne préviennent pas la survenue de complications Angines aiguës érythémateuses ou érythémato-pultacées Si le test de diagnostic rapide (TDR) du streptocoque bêta-hémolytique du groupe A est négatif Otites moyennes aiguës Otite purulente (otalgie, hypoacousie, fièvre, inflammation tympanique, épanchement rétrotympanique extériorisé ou non) Chez l enfant, après l âge de 2 ans, sauf en cas de symptomatologie bruyante (fièvre élevée, otalgie intense) Otite congestive (congestion, reliefs normaux sans bombement, début rhinopharyngite) Chez l enfant quel que soit son âge Otite séromuqueuse (épanchement rétrotympanique, sans inflammation, ni otalgie, ni signes généraux) Sinusites maxillaires aiguës Chez l enfant sauf en cas de persistance des symptômes au-delà de 3 mois - Chez l adulte, en cas de symptômes rhinologiques diffus, bilatéraux, d intensité modérée, dominés par une congestion avec rhinorrhée séreuse ou puriforme banale, survenant dans un contexte épidémique ; - Chez l enfant, en dehors des formes sévères, des formes subaiguës (symptômes > 10 jours), sans tendance à l amélioration Bronchiolites Chez l enfant sans facteur de risques, antibiothérapie inutile en première intention Bronchites aiguës - Chez un enfant sans facteur de risques ; - Chez un adulte sain, sans pathologie respiratoire chronique ou sans co-morbidité Exacerbations de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) Chez l adulte, le diagnostic de BPCO repose sur des épreuves fonctionnelles respiratoires (EFR) effectuées en dehors de tout épisode d exacerbations chez des sujets à risque de BPCO (tabac) et/ou devant une symptomatologie chronique (toux, exacerbation, dyspnée) et/ou devant des épisodes de bronchite aiguë à répétition Devant une exacerbation chez un patient «BPCO», dont l état en dehors de toute exacerbation est : - une absence de dyspnée ou un VEMS > 50 % aux EFR, - une dyspnée d effort ou un VEMS < 50 % aux EFR, si l expectoration n est pas franchement purulente verdâtre INFECTIONS URINAIRES Colonisation urinaire ou bactériurie asymptomatique Chez l adulte, en dehors de la grossesse = situations de portage (présence de bactéries détectées à l examen cytobactériologique des urines sans que celles-ci ne génèrent de manifestations cliniques) Best-Of 2009 - page 11

Femme de 73 ans - cystocèle - déjà trois épisodes de cystite depuis 1 an : le 1 er E.coli amoxicilline-s, le 2 ème à entérocoque, le 3 ème à E.coli amoxicilline-r - nouvel épisode de cystite depuis 24 heures : brûlures mictionnelles modérées, pollakiurie, urines un peu malodorantes, apyrexie, absence de lombalgies spontanées ou provoquées, bandelettes urinaires : leucocytes++ nitrites++ Quelle antibiothérapie préconisez-vous dans l attente du résultat de l antibiogramme? A. fosfomycine trométamol (Monuril ) B. ofloxacine (Oflocet ) C. nitrofurantoïne (Furadantine ) D. 1 dose de gentamicine (Gentalline ) E. aucun Best-Of 2009 - page 12

Cystite chez une femme de 73 ans - cystocèle - déjà trois épisodes de cystite depuis 1 an : le 1 er E.coli amoxicilline-s, le 2 ème à entérocoque, le 3 ème à E.coli amoxicilline-r - nouvel épisode de cystite depuis 24 heures : brûlures mictionnelles modérées, pollakiurie, urines un peu malodorantes, apyrexie, absence de lombalgies spontanées ou provoquées, bandelettes urinaires : leucocytes++ nitrites++ Quelle antibiothérapie préconisez-vous dans l attente du résultat de l antibiogramme? A. fosfomycine trométamol (Monuril ) B. ofloxacine (Oflocet ) C. nitrofurantoïne (Furadantine ) D. 1 dose de gentamicine (Gentalline ) E. aucun Réponse : E Best-Of 2009 - page 13

Situations ne relevant pas d une antibiothérapie urgente IU liées aux soins : - en l absence de signe de gravité et de terrain particulier, différer l antibiothérapie pour un schéma d emblée adapté - en cas d infection parenchymateuse sévère (PNA, prostatite, orchi-épididymite) traitement empirique guidé par l examen direct et l écologie locale Consensus SPILF-AFU 2002 Cystites compliquées : Traitement urgent = d abord probabiliste Traitement non urgent = d emblée adapté 2008 Traitement de 1 ère intention : - nitrofurantoïne Traitement de 2 ème intention : - céfixime - ou FQ Antibiotique ayant le spectre le plus étroit selon les résultats de l antibiogramme Best-Of 2009 - page 14

Raccourcir au maximum la durée de l antibiothérapie Antibiothérapie des pneumopathies acquises sous ventilation : 8 jours 15 jours Mortalité 18.8% 17.2% NS Rechutes 28.9% 26.0% NS MDR si rechutes 42.1% 62.0% p=0.04 J. Chastre et al JAMA 2003;290:2588-98 Best-Of 2009 - page 15

Pyélonéphrite chez une femme de 33 ans - pyélonéphrite «simple» (i.e., sans FDR de complication) - traitement d attaque par fluoro-quinolone PO selon les recos - à J3 : infection documentée à E.coli multi-s Quel est le meilleur schéma global sur le plan écologique? A. F-quinolone PO, 7 jours en tout B. F-quinolone PO puis amoxicilline PO, 10 jours en tout C. F-quinolone PO puis C3G PO, 10 jours en tout D. F-quinolone PO puis cotrimoxazole PO, 10 jours en tout Best-Of 2009 - page 16

Pyélonéphrite chez une femme de 33 ans - pyélonéphrite «simple» (i.e., sans FDR de complication) - traitement d attaque par fluoro-quinolone PO selon les recos - à J3 : infection documentée à E.coli multi-s Quel est le meilleur schéma global sur le plan écologique? A. F-quinolone PO, 7 jours en tout B. F-quinolone PO puis amoxicilline PO, 10 jours en tout C. F-quinolone PO puis C3G PO, 10 jours en tout D. F-quinolone PO puis cotrimoxazole PO, 10 jours en tout Réponse : inconnue! Best-Of 2009 - page 17

Bon usage des antibiotiques pour la prévention des BLSE messages pédagogiques pour l échelon individuel C3G et fluoro-quinolones sont très incriminées, mais d autres familles à spectre plus étroit sont en cause. En ville comme à l hôpital, un tiers des prescriptions antibiotiques pourraient être évitées. D où l importance de d abord chercher à : ne pas prescrire (clinique et outils pour le diagnostic rapide des diagnostics différentiels) attendre l antibiogramme (infection urinaire) restreindre le spectre (si traitement probabiliste initial) limiter la durée épargner les classes précieuses pour les infections systémiques Best-Of 2009 - page 18

Best-Of 2009 - page 19