Harcèlement et/ou stress au travail?
Le harcèlement «Agissements délibérés et répétés le temps qui ont pour objet et pour effet une dégradation des conditions de travail susceptibles de porter atteinte à la dignité, d altérer la santé physique ou mentale et de compromettre un avenir professionnel» (extrait article L 122-49 de la loi de modernisation sociale)
Le stress Définition de l Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au travail : Un état de stress survient lorsqu il y a un déséquilibre entre la perception qu une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu elle a de ses propres ressources pour y faire face.
Ce qui caractérise Le stress UNE PERCEPTION d une incapacité à faire face une SITUATION Le harcèlement UNE INTENTION de nuire, UN RESPONSABLE
Harcèlement et organisation : des frontières étroites?
Une typologie du Conseil Economique et Social Le harcèlement individuel : le harcèlement individuel, pratiqué par une personnalité obsessionnelle ou perverse un but purement gratuit de destruction et de valorisation de son propre pouvoir. Le harcèlement stratégique : organisé à l encontre de un ou plusieurs salariés afin d organiser les procédures légales de licenciement (DP, salariés anciens ). Le harcèlement institutionnel : le cadre d une stratégie de gestion de l ensemble du personnel («management par le stress» ), Le harcèlement transversal ou horizontal : s exerce entre collègues sans rapport hiérarchiques. Il peut devenir un moyen de ne pas poser la question de l organisation du travail mais d expulser sur un bouc émissaire, la souffrance collective.
Une des organisations : un mode de management qui tend à l individualisation Un management par objectifs individuels (souvent «contractualisés»); une responsabilisation personnelle sur les résultats, Une individualisation de la reconnaissance (salaire au «mérite»); Un affaiblissement des collectifs de travail Une précarisation des contrats de travail.
Des injonctions paradoxales? Une responsabilisation, une exigence de réactivité qui côtoient une procéduralisation et du contrôle; Des exigences de qualité et des critères d évaluation quantitatifs; Une coopération demandée et une individualisation du rapport salarial; Une subjectivité convoquée et refoulée à la fois; Une exigence d engagement le travail et une précarité grandissante;
Des conséquences sur les conditions de travail et la santé La charge mentale s accroît, des formes de responsabilisation : 60 % des salariés disent qu une erreur de leur part les exposeraient à un risque de sanction sur leur emploi ou sur leur rémunération (46 en 91); Près de deux sur trois qu elle entraînerait des conséquences graves sur la qualité du produit ou du service; Un salarié sur deux cite l impact qu aurait une erreur sur les finances de l entreprise.