Expérimentations des Doctrines en exercices

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PAGE DE COUVERTURE Centre interarmées de concepts, de doctrines et d expérimentations ETUDE Expérimentations des Doctrines en exercices Réflexion doctrinale interarmées RDIA-2012/005 N 252/DEF/CICDE/NP du 20 décembre 2012 Amendée le 03 mars 2014

Intitulée Expérimentations des Doctrines en exercices, la Réflexion doctrinale interarmées (RDIA-2012/005) respecte les prescriptions de l Allied Administrative Publication (AAP) 47(A) intitulée Allied Joint Doctrine Development). Elle applique également les règles décrites dans le Lexique des règles typographiques en usage à l Imprimerie nationale (LRTUIN, ISBN 978-2-7433-0482-9) dont l essentiel est disponible sur le site Internet www.imprimerienationale.fr ainsi que les prescriptions de l Académie française. La jaquette de ce document a été réalisée par le Centre interarmées de concepts, de doctrines et d expérimentations (CICDE). Attention : la seule version de référence de ce document est la copie électronique mise en ligne sur les sites Intradef et Internet du CICDE (http://www.cicde.defense.gouv.fr) dans la rubrique Corpus conceptuel et doctrinal interarmées! Directeur de la publication Vice-amiral Arnaud DE TARLÉ Directeur du CICDE 21 place Joffre-BP 31 75 700 PARIS SP 07 Téléphone du secrétariat : 01.44.42.83.31 Fax du secrétariat : 04.44.42.82.72 Rédacteur en chef Capitaine de vaisseau Marc VERAN Auteurs Document collaboratif Conception graphique Premier maître Benoît GAULIEZ Crédits photographiques Photos de l armée de l air, la marine nationale et de l armée de terre Imprimé par EDIACAT Section IMPRESSION 76 rue de la Talaudière-BP 508 42007 SAINT-ETIENNE cedex 1 Tél : 04 77 95 33 21 ou 04 77 95 33 25 2

RDIA 2012/005 EXPÉRIMENTATIONS DES DOCTRINES EN EXERCICES N 252/DEF/CICDE/NP du 20 décembre 2012 Amendée le 03 MARS 2014 3

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Lettre de promulgation Paris, le 20 décembre 2012 N 252/DEF/CICDE/NP Objet : Promulgation de la Réflexion doctrinale interarmées «Expérimentations des Doctrines en exercices (ExDoc)». Références : - Arrêté ministériel du 21 avril 2005 portant création du centre interarmées de concepts, doctrines et expérimentations. - Instruction n 1239 DEF/EMA/GRH/OR du 20 juin 2006 relative à l organisation et au fonctionnement du centre interarmées de concepts, doctrines et expérimentations. La Réflexion doctrinale interarmées (RDIA 2012/005) Expérimentations des Doctrines en exercices (ExDoc), en date du 20 décembre 2012, est promulguée. 5

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Récapitulatif des amendements 1. Ce tableau constitue le recueil de tous les amendements proposés par les lecteurs, quels que soient leur origine et leur rang, transmis Centre interarmées de concepts, de doctrines et d expérimentations (CICDE) en s inspirant du tableau proposé en annexe B (voir page 31). 2. Les amendements validés par le CICDE sont inscrits en rouge dans le tableau ci-dessous dans leur ordre chronologique de prise en compte. 3. Les fiches sont modifiées par remplacement. 4. Le numéro administratif figurant au bas de la première de couverture et la fausse couverture est corrigé (en caractères romains, gras, rouge) par ajout de la mention : «amendé(e) le jour/mois/année.» 5. La version électronique du texte de référence interarmées amendé remplace la version antérieure dans toutes les bases de données informatiques. N Amendement Origine Date de validité 1 Ajout de la fiche n 7 Prise en compte de la vulnérabilité CICDE 10 janvier 2013 interdomaines dans la planification d une opération 2 Ajout de la fiche n 8 Interopérabilité régionale CICDE 27 février 2013 3 5 Mise à jour de l ensemble des fiches Ajout de la fiche n 9 Air Land Integration (ALI) Ajout de la fiche n 10 Soutien depuis la mer (SDLM) CICDE 03 mars 2014 6 7 8 9 10 11 12 13 14 7

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Préface 1. Conformément à l instruction de seconde référence figurant dans la lettre de promulgation du présent document, «le CICDE constitue le point d entrée national concernant les expérimentations de concepts et doctrines qui sont menées au sein de l Union européenne (UE), de l organisation du traité de l Atlantique-Nord (OTAN), ou chez les principaux alliés de la France». 2. À ce titre, le CICDE participe aux expérimentations internationales telles que Multinational Experiment (MNE), et aux programmes américains et britanniques, qui visent à mettre à l épreuve des doctrines existantes ou des concepts émergents. 3. Dans ce cadre, le CICDE souhaite développer, lors des exercices nationaux du niveau stratégique et opératif, l appropriation des doctrines existantes et expérimenter les documents en cours de développement. 4. Pour faciliter la diffusion des résultats de ces expérimentations, ce nouveau document constituera un recueil de fiches thématiques créées, amendées ou abrogées, régulièrement par les officiers chargés de domaines. 5. Pour être efficace, ce recueil nécessitera l intégration des besoins en expérimentations du CICDE par les organismes responsables de l organisation et de la planification des exercices interarmées. 6. Des propositions d expérimentations interarmées peuvent être adressées au CICDE. 7. Les résultats obtenus en exercices, lors de la mise en œuvre d une expérimentation, doivent être adressés au CICDE. Les points de contact des sujets abordés apparaissent dans le dernier chapitre de chaque fiche. 8. Le CICDE effectuera un bilan des expérimentations à l occasion de son comité directeur annuel, présidé par le major général des armées. 9

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Sommaire Page FICHE n 1 - Prise en compte du processus de KNOWLEDGE DEVELOPMENT (KD)... 13 FICHE n 2 - Prise en compte du SA2R - Fonction Interarmées du Renseignement (FIR)... 15 FICHE n 3 - Prise en compte de la piraterie dans la sécurisation d un théâtre... 17 FICHE n 4 - Mise en œuvre de la Stragégie Militaire d Influence et des Info Ops (SMI Info Ops) (ex EXDOC APEO/OI)... 19 ANNEXE à la FICHE n 4 - Thèmes et objectifs des expérimentations SMI Info Ops... 23 FICHE n 5 - Conduite des opérations dans le cadre de l approche globale... 25 FICHE n 6 - Sigint and Electronic Warfare Operation Center - (SEWOC)... 27 FICHE n 7 - Bilan «vulnérabilité inter-domaines dans la planification d une opération»... 29 FICHE n 8 - Interopérabilité régionale... 30 FICHE n 9 - Mise en œuvre des principes de l Air Land Integration (ALI) dans les opérations aéroterrestres... 32 Fiche n 10 - Soutien depuis la mer (SDLM)... 35 ANNEXE A - Demande d incorporation des amendements... 36 Résumé (quatrième de couverture)... 37 11

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Fiche n 1 Prise en compte du processus de KNOWLEDGE DEVELOPMENT (KD) Références : a) COEX FIR et GE du 11 octobre 2012. b) CR GT sur le KD du 14 mai 2012. 1.1. Objectifs. L objectif de cette expérimentation est d identifier les particularités nationales de mise en œuvre de l organisation KD aux niveaux stratégique et opératif par rapport aux méthodes et pratiques en vigueur au sein des structures opérationnelles de l OTAN. Le partage de l information dans le cadre de l «approche globale» est une garantie pour la bonne conduite des opérations. Le volume de données et d informations issues des sources ouvertes (OSINT) est en constante augmentation. La maîtrise de son exploitation est un enjeu majeur pour la compréhension de situation sur un théâtre. Il s agit de réfléchir sur les méthodes de travail du processus de KD, sur le type d organisation le plus adéquat, d identifier les synergies entre acteurs, d éviter la duplication des moyens et des ressources. 1.2. Documents de référence CICDE RDIA 008 : éléments d analyse systémique pour la planification opérationnelle (n 148/DEF/CICDE/NP du 28 juin 2012). Ce document est disponible sur le site Internet/Intranet du CICDE. 1.3. Cadre de l expérimentation. Cette type d expérimentation est effectuée dans un exercice de niveau opératif, avec ou sans déploiement de forces, mettant en œuvre des moyens dédiés à la Fonction Interarmées du Renseignement (FIR). Il s agit d avoir des éléments d environnement nécessitant de croiser le RIM avec des données issues de sources ouvertes. Le scénario peut impliquer une coopération avec des forces armées régionales et demander une coopération en internationale avec des acteurs non militaires susceptibles de participer ou d être présent sur le théâtre considéré. 1.4. Attendus. a. formalisation du processus KD et de l organisation en découlant ; b. description des interactions RIM/KD et de la mise en œuvre du KD dans le dialogue J2/J3/J5 ; c. évaluation de l intérêt d un «reach back» à partir d organismes experts du ou proche du MINDEF (DAS, IRSEM, FRS, ). 13

1.5. Echéance identifiée a. Exercice ROCHAMBEAU 2014 / CRR-FR : va être l occasion de disposer d éléments de RETEX susceptibles d ouvrir sur la rédaction d une RDIA. 1.6. Impact sur la doctrine. a. National : cette expérimentation participe à étoffer les réflexions sur la mise en œuvre du KD et à approfondir les besoins organisationnels, les processus et les expertises nécessaires dans un champ devenant central pour la conduite des opérations. b. OTAN : cette expérimentation participe à soutenir une approche française du KD susceptible d être proposée à nos partenaires de l Alliance. 1.7. Comptes-rendus et point de contact CICDE. Les résultats de ces expérimentations doivent être transmis au CICDE et sont suivis par la sousdirection Doctrine du CICDE. Le point de contact est le Colonel Pellistrandi (PNIA 821 753 8386) jerome.pellistrandi@intradef.gouv.fr Un bilan annuel systématique est effectué à l EMA à l occasion du CODIR CICDE (mai- juin). 14

Références : Fiche n 2 Prise en compte du SA2R - Fonction Interarmées du Renseignement (FIR) a) COEX FIR et GE du 11 Octobre 2012. b) DIA SA2R (V4 en cours de rédaction). 2.1. Objectifs. La fonction connaissance et anticipation du Livre Blanc est une priorité de la défense. Le Renseignement d intérêt militaire (RIM) y contribue directement. L architecture SA2R structure cette mission de renseignement (Surveillance, Acquisition d objectifs, Renseignement et Reconnaissance ISTAR en anglais). SA2R fait appel à de multiples capteurs et supports dédiés ou non à la mission RIM. Il couvre l ensemble du spectre, s appuyant sur des équipements, des procédures, une doctrine et du personnel. SA2R est en évolution constante en raison des programmes aux calendriers distincts et des besoins opérationnels en mutation permanente. L objectif de cette expérimentation vise à renforcer la cohérence du SA2R et son exploitation au service de l engagement opérationnel. L intégration et la fusion des données à travers les SIOC constituent un facteur dimensionnant pour le SA2R qu il convient d évaluer. 2.2. Cadre de l expérimentation. Cette expérimentation peut être effectuée dans un exercice de niveau stratégique et/ou opératif, avec ou sans déploiement de forces, et mettant en œuvre des moyens relevant du SA2R. Il s agit de vérifier le bon interfaçage du processus SA2R tant au sein d un J2/JIC que dans le dialogue J3/J3/J5 au sein d un CO, en intégrant notamment le RETEX des dernières opérations (SERVAL et SANGARIS). Se placer dans un exercice présentant une somme suffisamment importante d éléments d environnement et d évènements à recueillir (mise en œuvre des capteurs de nature diverse) et à traiter pour faire jouer les moyens relevant du SA2R. L implication d une coopération avec des forces internationales est une plus-value compte tenu de la diversité et du volume de données à traiter. 2.3. Attendus. L expérimentation vise à : a. identifier et formaliser les processus de fusion des données issues de capteur de nature différente, y compris ceux ayant été externalisés (Cas de Serval par exemple) ; b. analyser les plus-values possibles dans l exploitation des données en vue de les utiliser comme informations ; c. améliorer la diffusion des informations au sein des entités en charge de la FIR ; d. identifier et proposer des pistes de progrès dans les interfaces entre J2 et J3-J5. 2.4. Echéances/exercices identifiés a. Griffin Rise 2015. 15

b. Griffin Strike 2016. 2.5. Impact sur la doctrine. a. National : cette expérimentation participe à enrichir le corpus doctrinal autour du SA2R et de la FIR. b. OTAN : cette expérimentation participe à renforcer les capacités nationales SA2R et à accroître l interopérabilité dans le cadre des travaux autour du JISR. 2.6. Comptes-rendus et point de contact CICDE. Les résultats de cette expérimentation doivent être transmis au CICDE et sont suivis par la sousdirection Doctrine du CICDE. Le point de contact est le capitaine de frégate Emmanuel Boulard (PNIA 821 753 8335) emmanuel.boulard@intradef.gouv.fr 16

Fiche n 3 Prise en compte de la piraterie dans la sécurisation d un théâtre Références : a) PIA-5(A) Méthode de planification opérationnelle. b) Concept MSO OTAN/ACT de 2012. c) Résultats de l expérimentation MNE7 OUTCOME 1. d) Cycle d expérimentation MCDC «combined entry of force». 3.1. Objectifs. L expérience acquise dans les opérations maritimes de lutte contre la piraterie maritime, à la faveur des opérations Atalanta et Ocean shield est à présent importante. Ces opérations, comme celles de libération de navires piratés, ont été conduites pour l essentiel en Océan Indien. Si la majeure partie des moyens engagés sur mer étaient ceux de la marine nationale, l armée de terre et l armée de l air ont progressivement été intégrées par l apport de capacités (aérolargage des CDO par Transall, Awacs, Photos de plages C130, soutien en gazelles canon et Puma pirates, soutien KLE ). Les acteurs impliqués dans ces activités sont par ailleurs nombreux dans le monde maritime comme dans l espace des sociétés privées. Par ailleurs la piraterie et le brigandage se développent de façon importante dans le golfe de Guinée, avec des modes d action sont souvent différents de ceux pratiqués par les pirates de l Océan Indien. Il convient d évaluer et de prendre en compte cette nouvelle menace. L objectif de cette expérimentation est d apporter des éléments de réflexion sur la manière dont il conviendrait d aborder une menace de piraterie dans une zone maritime ayant des caractéristiques différentes de la zone ATALANTA et au sujet de laquelle les «acteurs civils» - autres administrations françaises, communauté internationale ne seraient pas alertés ou préparés. 3.2. Documentation de référence CICDE. Le document de référence a) est disponible sur les sites Intradef et Internet du CICDE. 3.3. Cadre de l expérimentation. Cette expérimentation peut être effectuée dans un exercice de niveau opératif, avec ou sans déploiement de forces, faisant intervenir une composante maritime ou amphibie. Elle se fonde sur l utilisation de l expérience d ATALANTA (long terme) transposée dans le cadre de l approche globale en cycle court d un phénomène pouvant se situer en marge d une opération impliquant nos forces (RESEVAC, opération Amphibie...). Il s agit d injecter un événement pouvant être, par exemple, l existence d une menace montante de piraterie dans la zone dans laquelle une force 1 doit transiter et/ou opérer au cours d un exercice prévu en 2014 ou 2015. Le golfe de Guinée est un théâtre adapté à ce type d expérimentation. Le scénario peut appeler une coopération avec des forces armées régionales et demander une coopération internationale ; des sociétés civiles habituellement rencontrées sur ou en marge de nos théâtres d opérations peuvent être impliquées (Total, Bourbon ). 3.4. Attendus. L expérimentation ne vise pas à étudier les conséquences directes sur la mission de la force, pas plus que sur les mesures à prendre en interne à la force. 1 GAN ou une force amphibie 17

Elle vise à évaluer ce qui serait nécessaire à la force pour qu elle puisse traiter la menace ou l évènement (besoin en renseignement et nature de celui-ci ; directives ou orientations en matière de comportement, de REO ; conseil juridique ; relation avec les pays côtiers ; etc.) et les renforts qu elle pourrait être amenée à solliciter (de quelles capacités ou moyens ne dispose-t-elle pas en propre? quels bénéfices pourraient lui apporter des capacités d autres armées dont ne dispose pas la marine?). Elle introduira les éléments nécessaires du domaine APEO (OI, KLE.). 3.5. Echéance identifiée. a. L exercice COALITION 2015 de l Ecole de Guerre dont le scénario serait centré sur le golfe de Guinée pourrait être mis à profit pour conduire cette expérimentation. b. Des réflexions sont en cours pour concevoir des exercices centrés sur l action de l Etat en mer avec nos partenaires de la CEDEAO et de la CEEAC 2 ; ces derniers pourraient d excellentes occasions pour cette expérimentation mais aucune échéance calendaire n est fixée à ce jour. 3.6. Impact sur la doctrine. a. National : cette expérimentation participe à nourrir la réflexion et, le cas échéant conduire à la rédaction d une RDIA. b. OTAN : cette expérimentation participe à soutenir la réflexion dans la partie «implementation of MSO concept» d ACT. c. Multinational : cette expérimentation entre dans le cadre des réflexions sur la sécurisation d un théâtre d opération pour «l entrée en premier» sur une zone d opérations ; elle est aussi compatible avec la campagne MCDC en cours sur le thème «combined entry of force». 3.7. Comptes-rendus et point de contact CICDE. Les résultats de ces expérimentations devront être transmis au CICDE. Point de contact du CICDE : CV Gourtay (PNIA 38270) - sebastien.gourtay@intradef.gouv.fr 2 Communauté Economique Des Etats d Afrique de l Ouest Communauté Economique des Etats d Afrique Centrale. 18

Fiche n 4 Mise en œuvre de la Stratégie Militaire d Influence et des Info Ops (SMI Info Ops) (ex EXDOC APEO/OI) Références : a) Rapport des inspections sur les médias sociaux (496/DEF/IDA/IGAG 384DEF/IDA/IGAA du 21/09/2012). b) DIA 3.10 (en cours de révision). c) RDIA influence (ex-cia 3.10 influence). d) CR D-12-006153/DEF/EMA/EMP.1/DR du 02/07/2012. e) CICDE ex-doc n 4 APEO/IO. Annexe : Thèmes et objectifs des expérimentations SMI Info Ops. 4.1. Cadre des expérimentations Le développement de la SMI (STRATCOM OTAN) et des Info Ops dans les différents domaines «DORESE 3» est évolution. Les structures nationales poursuivent leur adaptation, en particulier le CIAE 4 à Lyon qui poursuit son développement, pour satisfaire simultanément les besoins du niveau stratégique et ceux de théâtres dans le domaine des actions non létales contribuant aux Info Ops: processus Info Ops, déploiement de détachements CIMIC et OMI, développement du KLE 5. Le domaine dans son ensemble, et les dispositions décrites dans la DIA 3.10 en cours de maturation nécessitent des expérimentations permettant de les valider et surtout d en faciliter l appropriation par les acteurs opérationnels. Les orientations prises bénéficient de l impulsion récente donnée par le CPCO. Les principaux organismes en mesure de participer à ces expérimentations sont : l EMIA-FE, les commandements de composante, le CIAE, l Ecole de guerre et dans la mesure de la disponibilité de son personnel, le CPCO. 4.2. Références Les documents de référence b) et d) sont disponibles sur les sites intradef et internet du CICDE. 4.3. Objectifs et thèmes Au 01/03/14 date, sept grands thèmes sont identifiables : 1. Exercice du rôle d autorité SMI Info Ops. 2. Fonctionnement du «REACHBACK» entre états-majors opérationnels et CIAE. 3. Médias sociaux en opération. 4. Processus et structures. 5. Analyse de l environnement. 3 4 5 Doctrine, organisation, ressources humaines, équipement, soutien, entrainement. Centre interarmées des actions sur l environnement. Key leader engagement: utilisation des autorités de la force pour réaliser des actions d influence sur les autorités de l environnement. 19

6. SMI Info Ops et territoire national. 7. Expérimentations propres aux OMI/PSYOPS. La priorité porte dans un premier temps sur les thèmes 1 et 4. Tous les thèmes et leurs objectifs sont développés en annexe. 4.4. Exercices support 4.4.1. Caractéristiques Tout type de scénario se prête aux expérimentations décrites supra s il inclut des phases de haute et de basse intensité. En revanche, il est indispensable que le dossier d exercice soit suffisamment riche (qualitativement) en données d environnement (spectre PMESII 6 ) pour avoir matière à faire travailler les différents niveaux.. Les exercices retenus comme support devront, pour les thèmes 1 à 5, impliquer simultanément le niveau opératif et au moins l un des commandements de composante. Le niveau stratégique pourra être sollicité, mais uniquement de façon ponctuelle, le très faible effectif du J-IM 7 du CPCO ne permettant pas de l impliquer sur une période longue, à moins d un renfort temporaire,. L exercice COALITION de l Ecole de guerre offre des possibilités d expérimentation intéressantes. Son édition 2014 est l occasion d une première expérimentation des thèmes 1 et 4. L échelon joueur (PTA 8 ) et les échelons HICON et LOWCON (parfois STA 9 ), devront impérativement être armés en personnel/entités compétents pour faire fonctionner les processus SMI Info Ops, et représenter de manière efficace les fonctions/processus contributeurs. Les différents rendez-vous de planification des exercices devront impérativement : a. préciser les attendus de détail déclinés des thèmes et objectifs du 2 ; b. s assurer que les organismes impliqués mettent en place les capacités requises ; c. s assurer que le déroulement général de l exercice permette la mise en œuvre des processus expérimentés ainsi que le recueil des informations pertinentes. 4.4.2. Exercices identifiés. a. 2014 : COALITION, Ecole de guerre. b. 2015 : GRIFFIN RISE, CJEF. c. 2016 : GRIFFIN STRIKE, CJEF. 4.5. Impact sur la doctrine. Les expérimentations proposées interviendront dans la période 2014-2016, soit au moment de la validation de la DIA 3.10 et après sa promulgation. Les enseignements des expérimentations alimenteront les réflexions des organismes impliqués, du CICDE et des différents GT du COEX/CODIR APEO ; ils pourraient appeler des évolutions en terme de documentation, d organisation, d équipement, et de préparation opérationnelle. 4.6. Implication du CICDE. Dans tous les cas le CICDE s implique dans : 6 7 8 9 Politique, militaire, économique, social, infrastructure, information. J-IM : «J» influence militaire. Primary training audience. Secondary training audience. 20

a. la définition des spécifications d exercice «EXSPEC» (structures, procédures à mettre en place, définitions des éléments de scénarios nécessaires, ), en liaison avec EMA/EMP ; b. le suivi de la conformité des mesures prises en amont de l exercice avec les EXSPEC (assistance aux FPC, MPC, correspondance avec l OCE, ) ; c. la participation comme observateur/mentor à l exercice, assisté si nécessaire par les correspondants du GT1 (documentation/doctrine) de la gouvernance APEO ; d. l élaboration des enseignements de l exercice et leur diffusion. 4.7. Comptes-rendus et points de contact. Le point de contact est le colonel Kirsch (01 44 42 8332)- herve.kirsch@intradef.gouv.fr. Un bilan annuel sera effectué auprès de l EMA à l occasion du comité directeur du CICDE (mai juin). 21

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Annexe à la fiche n 4 Thèmes et objectifs des expérimentations SMI Info Ops Thème 1 : Exercice du rôle d autorité SMI Info Ops. Détail : Objectif : Modalités de son intervention dans le processus Info Ops du niveau N, de son dialogue avec le commandant de ce niveau, de son dialogue avec ses homologues N-1 et N+1 ; modalités de sa désignation au sein du PC (autorité à part ou «casquette» supplémentaire). valider la pertinence de la description et des prérogatives de l autorité SMI Info Ops telles que décrites dans la DIA 3.10. Thème 2 : Fonctionnement du «reachback» entre états-majors opérationnels et CIAE. Détail : Objectif : Modalités de mise en alerte, modalités des requêtes au CIAE, types de production (IN et OUT). rédiger un mémento initial du reachback et cerner avec précision les besoins techniques, notamment en terme de liaison sécurisée et à haut débit (production médias). Thème 3 : médias sociaux (MS) en opération. Détail : Objectif : distribution des rôles entre les fonctions opérationnelles et processus ayant recours aux MS (COMOPS, OMI/PSYOPS, ASI 10, KLE), rôle du processus Info Ops pour assurer la synchronisation des actions sur les MS (synchronisation horizontale et verticale). mettre en œuvre, partiellement et en première approche, les recommandations du rapport de l inspection sur les MS. En tirer des enseignements pour le développement des outils et la définition d un processus spécifique, intégré au processus Info Ops. Thème 4 : processus et structures. Détail : Objectif : Nota : degré d intégration des fonctions/processus dédiés, liens Info Ops/ciblage, structure dédiée aux effets, synchronisation des différents processus (Info Ops, ciblage, planification, évaluation, ). préciser l apport des architectures définies dans la DIA 3.10 (qui sera en phase finale d élaboration, ou juste signée), déterminer quelles sont les solutions optimales pour chaque niveau, mettre en évidence la nécessité de séparer, pour certains contributeurs (OMI/PSYOPS, CIMIC), les cellules d état-major des détachements de mise en œuvre spécialisés. les thèmes 1 et 4 peuvent être abordés dans la même expérimentation. Thème 5 : analyse de l environnement. Détail : Objectif : participation Info Ops à l analyse systémique, à l analyse de l environnement humain des opérations, modalités, ressources, contraintes d une répartition des tâches entre la FIR et la chaine Info Ops, nécessité pour l analyse par les contributeurs «APEO» (OMI, COMOPS, CIMIC) d accéder à l information brute, réaliser une première évaluation des processus de partage des informations et des analyses à mettre en place entre la FIR et les organismes contributeurs aux Info Ops (essentiellement CPCO/J-IM, CIAE), en déduire les évolutions, et les supports techniques à mettre en place ou partager. Thème 6 : SMI - InfoOps et territoire national. 10 Actions spéciales d influence : actions d influence menées par le COS dans l environnement opérationnel. 23

Détail : Objectif : Nota : prise en compte du processus Info Ops pour les missions intérieures (métropole et outremer), modalités de coordination entre Paris et les régions, modalités d utilisation des fonctions «sensibles» (OMI/PSYOPS) dans les différents scénarios de mise en œuvre de moyens militaires sur le TN, répartition des prérogatives entre civils et militaire en la matière. évaluer les lacunes doctrinales à combler, élaborer les préconisations pour inclure la plusvalue SMI Info Ops dans cette configuration d emploi. une expérimentation dans le cadre d une MISINT outremer (type Harpie) pourrait être étudiée. Thème 7 : expérimentations propres aux OMI/PSYOPS. Détail : Objectif : modalités de mise en œuvre d un détachement OMI (DétOMI) embarqué sur un bâtiment de la Marine nationale ; modalités de mise en œuvre d une capacité de radiodiffusion sur un bâtiment; modalités de mise en œuvre d une capacité de largage de tracts depuis un aéronef (avion ou hélico, quelle que soit l armée). évaluer les capacités existantes, définir les capacités à acquérir, rédiger des mémentos provisoires de mise en œuvre. 24

Références : Fiche n 5 Conduite des opérations dans le cadre de l approche globale a) RDIA 3.4 Approche globale dans la gestion des crises extérieures et contribution militaire. b) DIA-3 - Commandement des engagements opérationnels. c) Comprehensive Operations Planning Directive du 4 octobre 2013. d) Compte rendus des exercices de planification opérationnelle MILEX, ML, PROHN et OTAN. 5.1. Objectifs. L approche globale d une gestion de crise vise à créer un environnement pérenne permettant l amélioration de la sécurité, de la gouvernance, et facilitant le développement économique et social d un pays. Pour atteindre cet objectif, cette approche privilégie la meilleure synergie possible entre tous les acteurs et outils susceptibles d être impliqués es qualité dans l application et la mise en œuvre du concept de management de crise, décidé au niveau politico-stratégique. Cette expérimentation a vocation : a. à définir, à tester puis à valider les interfaces entre les organisations des forces armées et celles des autres acteurs (liens fonctionnels, échange et partage de l information, ) ; b. à adapter les structures militaires de planification opérationnelle (voire de conduite des opérations) pour tenir compte de la multiplicité des entités engagées dans la gestion de crise. 5.2. Document de référence CICDE La documentation de référence CICDE est disponible sur les sites INTRADEF et INTERNET. 5.3. Cadre de l expérimentation. Cette expérimentation s appuie essentiellement sur les exercices de niveau stratégique ou opératif en phase avec les grands types de missions susceptibles d être confiées aux forces armées (ex : mission de stabilisation ou d interposition). Elle s incarne par conséquent dans l ensemble des phases de planification opérationnelle. Eventuellement et en fonction de leur complexité, d autres expérimentations parallèles peuvent être conduites dans le même exercice. Les scenarios possibles pour l expérimentation résultent : a. du retour d expérience des engagements passés ; b. de l intérêt à tester de nouvelles dispositions (ex : réorganisation d un PC opératif) en vue d améliorer ou de valoriser la contribution des missions des forces armées dans la gestion globale de la crise tout en tenant compte de contraintes ou facteurs externes (ex : afflux massif et imprévus de réfugiés, présence de nombreuses ONG, ) ; c. des exigences d entrainement des forces ; A cet effet, il est proposé d associer les acteurs civils aux travaux de la planification opérationnelle notamment pour la phase de transition et de passage de relais. Ces travaux seront menés au sein d une structure de coordination adaptée. 25

5.4. Attendus Les attendus génériques de l expérimentation sont les suivants : a. éléments factuels relatifs à la qualité et la prise en compte de la contribution des forces armées dans l approche globale de gestion des crises ; b. des propositions d évolution en organisation, de documentation (tout type) ou de structures de planification / commandement. 5.5. échéances/exercices identifiés a. 12 au 23 Mai 2014 Exercice MILEX 14 (Union Européenne). b. Septembre / Octobre 2014 Exercice PROHN 14 (EMIA-FE). c. Deuxième semestre 2014 Exercice ML 14 (Union Européenne). 5.6. Impact sur la doctrine Les conclusions des expérimentations peuvent conduire à : a. une mise à jour du corpus documentaire existant (NAT, OTAN, UE) ; b. des concepts exploratoires, réflexions doctrinales, DIA, PIA. 5.7. Comptes-rendus et point de contact CICDE. Les résultats de ces expérimentations peuvent être transmis au CICDE. Point de contact du CICDE : Col FRANK (PNIA 821 753 43 80) francis.frank@intradef.gouv.fr 26

Fiche n 6 Sigint and Electronic Warfare Operation Center - (SEWOC) Références : a. CR de la 94 Réunion plénière du NATO Electronic Warfare Advisory Committee (NEWAC) du 21 novembre 2012. b. COEX GE-FIR du 11 octobre 2012. c. MC 515 de l OTAN - Concept de SEWOC. 6.1. Objectifs. L objectif de cette expérimentation est : a. d apporter des éléments de réflexion sur l organisation, la projection et l emploi du SEWOC en opération et à délimiter ses responsabilités ; b. de confirmer l intérêt du SEWOC pour le targeting et la manière de l intégrer dans l architecture C2 d une opération ; c. de réduire les différences de connaissances et de cultures SIGINT et EW ; d. d améliorer les performances conjointes de chacune des deux fonctions SIGINT et EW. 6.2. Documents de référence CICDE ; Une DIA sur la gestion du spectre électromagnétique incluant la répartition des responsabilités entre SIC, GE et ROEM est en cours de rédaction sous l égide du CICDE. 6.3. Cadre de l expérimentation Elle peut être effectuée dans un exercice de niveau opératif, avec ou sans déploiement de forces, mais mettant en œuvre des moyens de GE et nécessitant donc le déploiement d un SEWOC. L EMIA-FE pourrait être sollicité à l occasion de ses prochains exercices. L expérimentation doit se dérouler dans un environnement électromagnétique réaliste, chargé, susceptible d appeler la mise en oeuvre des moyens d un SEWOC déployé à terre ou en mer. Un cadre multinational est préférable pour bénéficier de la richesse du contexte, et servir de support aux échanges et à l interopérabilité entre SEWOCs. Problématique : la rareté des ressources humaines disponibles pour armer un SEWOC, l habitude de travailler ensemble et la convergence des procédures sont les principales problématiques rencontrées cette expérimentation. Néanmoins, un mini SEWOC a été déployé au sein du GAN en mission dans le Golfe Arabo-Persique. Le RETEX sera exploité et diffusé prochainement. 6.4. Echéances/exercices envisagés a. Pearl of WEST 2014. b. Gulf Falcon 2015. 27

6.5. Attendus. a. Consolider, et adapater le cas échéant, le concept de SEWOC mis en œuvre par la France (concept SEWOC OTAN réf c). b. Valider les processus d échanges d informations et de missions entre le SEWOC et le JOC. c. Valider les options techniques retenues et l adéquation des SIOC aux besoins du SEWOC. 6.6. Impact sur la doctrine. a. National : cette expérimentation participe à la validation des études doctrinales relatives au SEWOC et à son organisation en particulier en projection. b. OTAN : cette expérimentation participe à renforcer les compétences nationales en matière de SEWOC, dans le cadre du NEWAC, et à proposer les éléments de RETEX français. 6.7. Comptes-rendus et point de contact CICDE. Les résultats de ces expérimentations doivent être transmis au CICDE et sont suivis par la sous direction Doctrine du CICDE. Le point de contact est le Colonel Pellistrandi (PNIA 821 753 8386) jerome.pellistrandi@intradef.gouv.fr 28

Fiche n 7 Bilan «vulnérabilités inter-domaines dans la planification d une opération» Références : a. PIA-5(A) Méthode de planification opérationnelle. b. Résultats de l expérimentation MNE7 OC 4 «vulnérabilités interdomaines». 7.1. Bilan «Fiche n 7 - Vulnérabilités inter domaines» Cycle MNE 7 Les travaux menés par la France et ses partenaires dans le cadre de la campagne Multi-National- Experiment 7 ont été achevés fin 2012 ; ils ont rappelé les dépendances entre domaines en opérations (Mer, Air, Terre, Cyber et Espace). Une méthode permettant d identifier et de restituer formellement les vulnérabilités interdomaines dès le stade de la planification d une opération a été développée et expérimentée pendant l exercice de planification opérationnelle de l Ecole de guerre «COALITION 2013». Cette méthode 11 a montré sa pertinence ; elle est disponible sur le site du CICDE dans l onglet «expérimentations», avec l ensemble des documents officiels de la campagne MNE 7. Cette fiche est close. 7.2. Point de contact Campagne MCDC (et MNE7) : le point de contact au CICDE est le colonel Philippe ROGET (01 44 42 82 71) philippe.roget@intradef.gouv.fr 11 Document/guide transmis et disponible chez ACT, à SHAPE et au CPCO. 29

Fiche n 8 Interopérabilité régionale Références : a) Concept d emploi des forces. Le concept d emploi des forces rappelle que «les engagements futurs peuvent amener nos armées à opérer aux côtés de forces ou entités susceptibles d être très éloignées de nos normes nationales ou du modèle de l OTAN (en matière d organisation, de modes d action, de soutien ), ou avec des partenaires locaux ou de circonstance. Il s agit de savoir comment travailler avec de tels partenaires, et même de tirer parti de ces différences». 8.1. Objectifs. L expérimentation «interopérabilité régionale» a comme objectifs de : a) Réaliser une trame d analyse générique permettant d apprécier notre capacité à interagir avec un pays partenaire, et les leviers et plans d actions pragmatiques et accessibles à mettre en place à court et moyen terme pour développer en bilatéral notre interopérabilité. b) Valider cette trame 12 à travers l étude d un pays partenaire de nos dernières opérations. c) Disposer de cet outil à appliquer es besoin pour évaluer rapidement l interopérabilité d un allié potentiel. Cette expérimentation trouve un écho dans les travaux du GT interopérabilité Interarmées initié en 2011, où il est proposé d aborder la question de l interopérabilité régionale. 8.2. Documents de référence CICDE. Le CICDE travaille, en collaboration avec les principaux organismes et états-majors concernés, à la définition de cette trame d analyse rationnelle. 8.3. Cadre de l expérimentation. Cette expérimentation se fait en deux temps : a) A court terme : une étude sur un pays identifié non OTAN ou non habitué à travailler selon ce type de procédures pour valider la grille d évaluation type du niveau d interopérabilité d un partenaire. b) A moyen terme : l application cette grille d évaluation à d autres pays déterminés selon des critères de probabilité d occurrence d une coopération et de zones d intérêt. L expérimentation se fonde initialement sur les entretiens avec différents intervenants. Elle s attache à évaluer la capacité immédiate à interagir avec le partenaire étudié, puis à dégager des voies pragmatiques de progrès selon une approche incrémentale des niveaux de coopération escomptés. 12 Elle associe l EMA, la DRM, l EMIA-FE, les attachés de défense, les armées, DCSD, DAS et la DGA. 30

8.4. Attendus. Validation du processus d appréciation «d interopérabilité régionale» et de la trame d analyse comme outil. Ce processus, multiplicateur de forces, servira ensuite : a) d aide à la décision en matière opérationnelle 13 et de relations internationales 14 ; b) de trame de travail 15 pour les intervenants «Défense». 8.5. Impact sur la doctrine. Une telle trame d analyse doit permettre, en collaboration avec l EMA, de définir et d orienter sur le court (2 ans), le moyen (5 ans) et le long (>10 ans) les efforts en matière d influence et de coopération ; en particulier par la diffusion et la présentation des doctrines interarmées pour une convergence doctrinale afin d accroître l interopérabilité militaires de partenaires non OTAN. 8.6. Comptes-rendus et point de contact CICDE. Le CICDE est en mesure de présenter les résultats aux différents intervenants de l EMA et de la DRM. Les documents sont classés DR/SF ou CD/SF selon leur teneur. Le point de contact est le Colonel Le Bouil (PNIA 821 753 83 42). 13 14 15 Appréciation de situations stratégique, opérative et tactique, volume des forces et du soutien à générer ; outil d acculturation et de préparation opérationnelle des forces. Axes d effort en matière de formations, d échanges, de coopération et d exercices militaires, d échanges doctrinaux, etc. Connaissance du partenaire, de sa politique, de sa défense et de leur mise en œuvre ; élaboration d orientation et d axes d efforts pour améliorer notre interopérabilité. 31

Fiche n 9 Mise en œuvre des principes de l Air Land Integration (ALI) dans les opérations aéroterrestres Références : a) Fiches du CICDE sur l Air Land Integration (site CICDE). b) Résultats du Laboratoire de Travail en Groupe (LTG) ALI (prévu fin mars 2014). c) RDIA Air Land Integration (publication prévue à l automne 2014). d) Jeu de table ALI organisé avec le CATOD (fin 2014 à confirmer). 9.1. Cadre des expérimentations. L ALI n est pas une notion nouvelle. Une intégration poussée se pratique déjà dans plusieurs domaine : lutte anti-sous-marine, lutte antinavires, défense aérienne, opérations des forces spéciales, etc. Cette intégration a pour objectif d optimiser les effets des moyens, de prévenir les interférences et de limiter les risques d engagements fratricides. Elle repose sur des procédures communes et précises, une formalisation des tâches et l élaboration et le partage d une image tactique commune. Par ailleurs, la nature des opérations récentes marquées par leur dimension aéroterrestre, les perspectives ouvertes par les évolutions technologiques en cours et la réduction générale du format des forces conduisent à optimiser toujours plus l emploi des capacités. L ALI est une des clés de cette optimisation. Les Britanniques,précurseurs dans ce domaine,ont tiré de nombreux enseignements de leurs engagements en Afghanistan et en Irak, tout en s inspirant de l exemple américain. 9.2. Documentation de référence CICDE. Les documents de référence a) sont disponibles sur les sites Intradef et Internet du CICDE. 9.3. Cadre de l expérimentation. Cette expérimentation doit être effectuée au cours d un exercice de niveau tactique, avec ou sans déploiement de forces, faisant intervenir a minima la composante terrestre et la composante aérienne. Un scénario incluant les forces spéciales en plus des forces terrestres conventionnelles apporterait une réelle plus-value. En revanche, la présence des niveaux opératif et stratégique est facultative. Les scénarios utilisés doivent permettre de jouer l ensemble des types de missions identifiés lors du LTG ALI. Un exercice spécifique type S-JADEX (Simulator assisted - Joint Air Defence Exercice) adapté à l ALI pourrait s avérer particulièrement intéressant en permettant une focalisation sur les phases les plus critiques : changement de mission, changement de TACON, etc. Enfin, tout exercice de l armée de l air mettant en place une structure C2 tactique de type ASOC (Air Support Operation Center), constituerait une base intéressante pour l expérimentation ALI. 9.4. Attendus. L expérimentation doit permettre d évaluer les avantages et les contraintes de la décentralisation d une partie de la conduite du JFAC vers une structure de type ASOC. Il s agit également d identifier dans la totalité du domaine DORESE (Doctrine, Organisation, Ressource humaine, Equipement, Soutien et Entraînement) les lacunes à combler pour permettre une mise en œuvre optimale des principes de l ALI. Enfin, il convient d essayer de trouver les limites au-delà desquelles la mise en œuvre des principes de l ALI devient inefficace. 32

9.5. Impact sur la doctrine. Cette expérimentation doit participer à nourrir la réflexion et permettre de valider ou invalider une RDIA Air Land Integration. Le cas échéant, cette expérimentation peut conduire à la rédaction d une DIA Air Land Integration à part entière. 9.6. Echéances identifiées. a) Une expérimentation avant la parution de la RDIA ALI n est pas envisageable. b) L armée de l air (CDAOA) mène actuellement des travaux de réflexion sur la mise en place d une structure de type ASOC. Une synchronisation des travaux de l armée de l air et du CICDE est nécessaire. c) Exercices possibles : (1) 2014 : BOLD QUEST 2014. (2) 2015 : SERPENTEX 2015. (3) 2016 : Création d un S-ALIEX (Simulator assisted - Air Land Integration Exercice) (à confirmer). (4) Autres exercices : à définir. 9.7. Implication du CICDE. Le CICDE s implique dans : a) la définition des spécifications d exercice (structures, procédures à mettre en place, définitions des éléments de scénarios nécessaires, ) ; b) la participation comme observateur/mentor de l exercice ; c) l élaboration des enseignements de l exercice et leur diffusion. 9.8. Comptes-rendus et point de contact CICDE. Les résultats de ces expérimentations doivent être transmis au CICDE. Point de contact du CICDE : colonel Fayet (01 44 42 5271)- fabrice.fayet@intradef.gouv.fr. 33

Fiche n 10 Soutien depuis la mer (SDLM) Références : a) RDIA 2013/006 SDLM, n 213 DEF/CICDE/NP du 18 décembre 2013. b) Campagne d expérimentations MCDC COSTL. 10.1. Objectifs. La relative complexité d organisation et de mise en œuvre du soutien depuis la mer (SDLM), ainsi que son côté novateur, nécessitent que celui-ci fasse l objet d un cycle progressif de montée en puissance passant par des expérimentations, des exercices visant à valider les aspects techniques et organiques, puis à créer une accoutumance. Le SDLM pouvant rendre des services à géométrie variable, du simple ravitaillement d une unité à terre au soutien complet de celle-ci, il présente l avantage de permettre un développement incrémental. 10.2. Cadre de l expérimentation. Plusieurs études théoriques 16 sur le soutien par la mer de forces opérant à terre ont déjà été conduites dans le cadre plus vaste du seabasing 17 depuis une dizaine d années. La crise ivoirienne a vu le BPC Tonnerre soutenir pendant deux mois, début 2011, la force Licorne isolée de ses approvisionnements par embargo douanier. Inopinée, cette action réussie a surtout exploité le transport de charges sous élingue par hélicoptère. Les capacités complètes de soutien d une force débarquée n ont cependant plus été validées à une échelle représentative depuis les vagues de restructuration des armées françaises des années 1990. Cette faiblesse va faire l objet d une attention renforcée à l occasion des exercices amphibies annuels des années à venir, et notamment de Catamaran 14 (automne 2014), dont ce sera l un des axes principaux. Celui-ci devrait permettre de confirmer les capacités de transbordement sur rade et de mise à terre par voie nautique de charges lourdes (conteneurs en particulier) et d évaluer les difficultés afférentes. Une partie des sous-fonctions du SDLM a déjà été validée techniquement (base d hélicoptères, hôpital ou état-major embarqués, emport de véhicules, de munitions, de conteneurs ). Il reste à vérifier la faisabilité des autres sous-fonctions du SDLM envisagées puis de déterminer par mécanisation, et enfin en vraie grandeur, la capacité du bord et des diverses équipes à opérer en symbiose et à s organiser pour soutenir une unité déployée à terre. L un des cas du SDLM étant la phase immédiatement postérieure à un débarquement amphibie, la validation grandeur nature de tout ou partie des fonctions à assurer gagnera à s effectuer au sein ou en marge des grands exercices amphibies annuels. La question plus large des opérations littorales et des opérations conduites à partir de la mer fait en outre l objet de l attention de l OTAN et de groupes multinationaux, notamment dans le cadre de la campagne MCDC 18 qui rassemble autour du sujet côtier des experts des diverses parties impliquées. 10.3. Attendus. a. Le premier attendu sera de départager le réalisable de l illusoire en matière de SDLM et, éventuellement, de voir si des adaptations capacitaires simples permettent d améliorer la situation. 16 17 18 Etude «Footprint» d octobre 2003, mémoire EODO7 «Seabasing» de mai 2007 (CID), EPTO «Deport» de septembre 2007 (CAD), ETO «Marflow» d août 2009 (CAD), fiche 0-26727-2010 DEF/EMM/EMP/NP du 17 juin 2010 Le seabasing ne se borne pas au soutien. Voir notamment l étude UK/NL/FR conduite sur ce sujet en 2008 par le CAD pour la France. Multinational Capability Development Campaign. 34

b. Par ailleurs, comme cela a été précisé, la connaissance mutuelle des protagonistes du SDLM est essentielle au bon fonctionnement de celui-ci. Le jeu d un volet logistique dans les exercices amphibies permettra d amariner et de former un noyau de personnel et de cadres des armes et services susceptibles d être impliqués par le SDLM, de manière à ce que ceux-ci soient mieux à-même d apprécier une situation et de prendre des risques assumés. Un tel entraînement d une fraction identifiée des «services de l arrière» permettrait en outre à la France de disposer d une force amphibie plus autonome, à l image des «Marine Expeditionary Units (MEU)» américaines. c. Enfin, le soutien effectif à partir de la mer d une force amphibie débarquée sera l occasion d apprécier concrètement l organisation nécessaire et les contraintes afférentes, ce qui devrait en retour permettre un premier chiffrage réaliste des gains sur le volume de troupes mis à terre envisageables en appliquant une solution de SDLM. d. Le principal attendu de la participation française à MCDC COSTL est d influer dans un sens pratique et réaliste sur les travaux de l Alliance relatifs au seabasing au sens large, en évitant toute perspective de développements capacitaires grandioses. Cette participation aura également pour but de mettre en avant la compétence française dans ce domaine. 10.4. Echéances/exercices identifiés. a. Catamaran 14. b. Campagne MCDC COSTL (2013-2014) 10.5. Impact sur la doctrine. Dès Catamaran 14 : mise à jour du chapitre logistique de la PIA 3.1.1 «Opérations amphibies» L expérimentation MCDC favorisera l interopérabilité des travaux français avec ceux à venir de l OTAN. 10.6. Comptes-rendus et point de contact CICDE. Les résultats de cette expérimentation doivent être transmis au CICDE et sont suivis par la sousdirection Doctrine du CICDE. Le point de contact est le capitaine de frégate Emmanuel Boulard (PNIA 821 753 8335) emmanuel.boulard@intradef.gouv.fr 35

Annexe A Demande d incorporation des amendements 1. Le lecteur d un document de référence interarmées ayant relevé des erreurs, des coquilles, des fautes de français ou ayant des remarques ou des suggestions à formuler pour améliorer sa teneur, peut saisir le CICDE en les faisant parvenir (sur le modèle du tableau ci-dessous) au : CICDE École militaire 21, Place JOFFRE 75700 PARIS SP 07 ou encore en ligne sur les sites Intradef ou Internet du centre à l adresse http://www.cicde.defense.gouv.fr N Origine Paragraphe (n ) Alinéa Ligne Commentaire 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 2. Les amendements validés par le Directeur du CICDE seront répertoriés en rouge dans le tableau intitulé «Récapitulatif des amendements» figurant en page 7 de la version électronique du document. 36

Résumé RDIA-2012/005 Résumé (quatrième de couverture) 1. La démarche d expérimentations des doctrines dans les exercices s inscrit dans un double objectif. Elle vise : - pour les doctrines interarmées existantes, à favoriser leur appropriation par les différents niveaux chargés de les mettre en pratique et à les faire évoluer à la lumière du retour d expérience ; - pour les doctrines interarmées en élaboration à alimenter la réflexion, valider ou infirmer des options. 2. Elle peut également être un complément national à des expérimentations multinationales. 3. Les exercices interarmées nationaux conduits aux niveaux stratégique ou opératif sont des occasions privilégiées pour conduire tout ou partie des expérimentations de ce recueil. Dans une certaine mesure, les exercices de niveau «composante» peuvent aussi être des occasions à saisir. 4. Les principaux organismes qui programment et préparent les exercices doivent connaître les besoins exprimés par le CICDE en matière d expérimentations. 5. Le présent recueil, constitué de fiches thématiques détaille et fait connaître ces besoins. Il s adresse principalement : - aux structures interarmées chargées des exercices : division Emploi de l EMA, EMIA-FE ; - aux responsable de domaines particuliers : CIAE, bureaux de chacune des armées chargés au niveau central des exercices ; - aux commandements de forces : CFT, ALFAN, le CFA et le CDAOA, il informe, au titre du développement capacitaire, les divisions COCA et Plans de l EMA. Ce document est un produit réalisé par le Centre interarmées de concepts, de doctrines et d expérimentations (CICDE). Point de contact : CICDE École militaire 21, place JOFFRE 75700 PARIS SP 07 Par principe, le CICDE ne gère aucune bibliothèque physique et ne diffuse aucun document sous forme papier. Il met à la disposition du public une bibliothèque virtuelle unique réactualisée en permanence. Les documents classifiés ne peuvent être téléchargés que sur des réseaux protégés. La version électronique de ce document est en ligne sur les sites Intradef et Internet du CICDE à l adresse htpp://www.cicde.defense.gouv.fr à la rubrique Corpus conceptuel et doctrinal 37 interarmées français (CCDIA-FRA).