Soutenir une éducation entrepreneuriale INVESTIR SUR LES PROCHAINS ENTREPRENEURS ACCROITRE LE PASSAGE A L ACTE AXE 1 AXE 2 AXE 3 ENTREPRENEURIAT 3.15 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes Contributions de l Agence de Stimulation Économique
2 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes SOMMAIRE
3 PARTIE 1 BILAN 6 PARTIE 2 ENTREPRENEURIAT 3.15 - Un programme 2014 2020 enthousiasmant 22 AXE 1 Soutenir une éducation entrepreneuriale 25 LEVIER 1 : SENSIBILISER LES ECOLES A L ESPRIT D ENTREPRENDRE 26 LEVIER 2 : IMPLIQUER LES ENSEIGNANTS 28 LEVIER 3 : PREPARER LES FUTURS ENSEIGNANTS 30 LEVIER 4 : ASSOCIER LE MONDE DE L ENTREPRISE 31 LEVIER 5 : VEILLER A UN CONTACT DE TOUT JEUNE AVEC L ENTREPRENEURIAT 32 AXE 2 INVESTIR SUR LES PROCHAINS ENTREPRENEURS 35 LEVIER 6 : SOUTENIR DES «ECOLES ENTREPRENEURIALES» 36 LEVIER 7 : APPROFONDIR LES PROGRAMMES ENTREPRENEURIAUX 38 LEVIER 8 : CHALLENGER LES JEUNES 39 LEVIER 9 : TRAVAILLER LA CONFIANCE EN SOI 40 LEVIER 10 : ASSOCIER ET IMPLIQUER L ECOSYSTEME ENTREPRENEURIAL 41 AXE 3 ACCROITRE LE PASSAGE A L ACTE 43 LEVIER 11 : INCUBER LES PROJETS REELS EN MILIEU ACADEMIQUE 44 LEVIER 12 : ADAPTER LE SUPPORT AUX JEUNES ENTREPRENEURS 45 LEVIER 13 : TUTORER LES JEUNES ENTREPRENEURS 46 LEVIER 14 : METTRE EN EVIDENCE LES SUCCES ENTREPRENEURIAUX 47 LEVIER 15 : ENTRETENIR LA FLAMME ENTREPRENEURIALE 48 PARTIE 3 ACTIONS TRANSVERSALES, DE FACILITATION ET DE CONSOLIDATION : UNE CONDITION DE REUSSITE DES 3 AXES. 51
4 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes Préface entrepreneuriat culture flamme sensibilisation Agents de sensibilisation à l Esprit d Entreprendre enquêtes L Agence de Stimulation Economique (ASE) est l institution publique wallonne de référence en matière d entrepreneuriat et de croissance des entreprises. Elle structure dans ce cadre une offre adéquate en matière d accompagnement à la création et à la croissance des entreprises. En amont, elle travaille à une plus grande culture entrepreneuriale 1, notamment de la population des étudiants et des jeunes. Elle intervient pour cela en collaboration avec le monde de l enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles afin de valoriser le monde de l entreprise, de développer les attitudes et compétences entrepreneuriales, quels que soit l orientation et le projet professionnel du jeune. Elle intervient également, directement ou indirectement, auprès de la population en fin de parcours académique et en début de vie professionnelle pour maintenir sa flamme entrepreneuriale, assurer la détection de projets et l orientation de ceux-ci. Dans le cadre de ses compétences initiales, l Agence de Stimulation Economique (ASE) œuvre depuis 2007 à la sensibilisation à l Esprit d Entreprendre et à la promotion de la création d activités, en amont de l accompagnement organisé via l Animation économique et ses opérateurs agréés. Ces six années de travail ont été denses en matière d innovation, d ingénierie de projets et de partenariats : dès 2007 avec la définition de la fonction des Agents de Sensibilisation à l Esprit d Entreprendre (ASEE), dans le cadre de la collaboration avec FREE 2, jusqu au lancement du premier Coentrepreneurs Weekend 3. Tous ces éléments sont repris dans la première partie de ce document, consacrée au bilan. Les deux enquêtes évaluatives 4, concernant d une part les professionnels de l enseignement et d autre part, les jeunes de 17 à 30 ans, fournissent des signaux favorables sur la vision positive développée globalement par ces publics vis-à-vis de l entrepreneuriat. Ces signaux favorables sont d ailleurs indirectement confirmés par l évolution du taux d activité entrepreneuriale 5 calculé dans le cadre du Global Entrepreneurship Monitor et par l appréciation régulièrement exprimée par nos interlocuteurs étrangers considérant la Wallonie comme une des régions inspirantes en matière de stratégie entrepreneuriale. Le dernier à s exprimer de la sorte fut ainsi le Français Philippe Hayat 6. 1 Dont voici une définition parmi d autres disponibles : «La culture entrepreneuriale est l ensemble des valeurs et des convictions partagées, des savoir-faire, des savoir-être et des savoir-agir qui orientent plus 9 ou moins consciemment le comportement des personnes, des institutions et de la population à l égard de l entrepreneuriat» http ://www.tableentrepreneuriat.com/termes.php ou http ://www.planificationlevis.ca/documents/entrepreneurship_realites.pdf 2 http ://www.freefondation.be 3 http ://weekend.coentrepreneurs.be 4 Ces deux enquêtes sont commentées plus loin : voir point «f» de l introduction 5 Le «TEA» : «Total Entrepreneurial Activity» est la somme de ces deux composantes : entreprises émergentes et entreprises nouvelles - http ://www.gemconsortium.org 6 http ://fr.wikipedia.org/wiki/philippe_hayat 7 http ://pro.anneedescompetences.be/themes/lesprit-dentreprendre
Partie 31 5 Evidemment, les deux enquêtes indiquent des espaces de progression. C est le cas de la lecture des nouveaux programmes stratégiques mis en place à l étranger et des recommandations européennes. C est également le reflet du séminaire d experts organisé dans le cadre de l année des compétences 7, en juin 2013, consacré à l Esprit d Entreprendre ou tout récemment tout dernier input de ce document - des universités d été de l UCM le 28 août sur l entrepreneuriat. Le présent document expose ainsi, dans sa deuxième partie, la vision stratégique que l ASE future AEI (Agence pour l Entreprise et l Innovation) appliquera au cours des prochaines années avec 2020 en point de mire. Mais il s agira également, au cours de ces années, d intégrer notre vision stratégique dans le prochain cadre wallon - Plan Marshall / Horizon 2022 - et européen ; dans le respect des balises permanentes caractérisant le travail de l Agence avec ses partenaires : rationalisation, spécialisation métier, professionnalisation. Tout ceci dans un seul but : faire émerger des générations entreprenantes. région intraprenante progression vision stratégique générations entreprenantes >>> Ce document est disponible, in extenso, sur le site www.as-e.be
6 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes PARTIE 1 BILAN
Partie 1 7 INTRODUCTION Inscription dans le temps stratégique wallon et européen En Wallonie, le décret-programme du 23/2/2006 prévoit dans les missions de l ASE de «concevoir, proposer et mettre en œuvre un programme pluriannuel de sensibilisation à l Esprit d Entreprendre et à la création d entreprises». Entre 2007 et 2013, cette mission s est concrétisée selon deux axes : d une part un plan stratégique d envergure destiné à sensibiliser le monde de l enseignement à l Esprit d Entreprendre, d autre part le soutien à des actions ciblées en matière de «promotion de la création d activités», assurant une charnière entre la «sensibilisation à la création d entreprise» et l «accompagnement à la création», ce dernier domaine relevant de l Animation Économique, dont la coordination est l activité centrale de l Agence. En 2013, l ASE clôture sa 6ème année de travail en matière d Esprit d Entreprendre dans le monde de l enseignement et en matière de promotion de la création d activité. Comme annoncé aux partenaires dès janvier 2012, une nouvelle stratégie doit dès lors se mettre en place, dans le cadre de laquelle l Agence (ASE puis AEI) réaffirme son positionnement sur la large thématique de l entrepreneuriat ; réarticule les différents dispositifs développés et soutenus au fil de ces 6 années ; s ouvre à des innovations. Cette stratégie permet à l Agence de s inscrire dans trois contextes temporels : la continuité des bonnes pratiques dégagées au fil des six premières années, la prise en compte des documents stratégiques actuels : Entrepreneuriat 2020 8, Plan Marshall 2.vert, programmation 2007-2013 des Fonds structurels européens, l anticipation des stratégies qui succèderont en Wallonie : Horizon 2022 et programmation 2014-2020 des Fonds structurels européens.
8 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes Une ligne du temps en 7 ans En mars 2007, l Agence lançait, dans le cadre du premier Plan Marshall, son Programme Wallon Esprit d Entreprendre : 15 leviers en 3 axes pour sensibiliser le monde de l enseignement à l Esprit d Entreprendre. Le plan s est développé en 2 phases triennales : la première mettant en évidence la sensibilisation à l Esprit d Entreprendre, la seconde focalisant sur le développement des attitudes entrepreneuriales. 2007 2008 2009 2010 octobre : lancement du premier «appel à projets innovants» vers les établissements d enseignement : une centaine de projets déposés printemps : intégration d 1,2,3,GO! comme parcours interrégional de plan d affaires dans le portefeuille des actions de promotion de la création d activités fin : lancement d un appel à propositions complémentaires vers les opérateurs : plusieurs actions nouvelles comme Ma commune et La mallette créative janvier : engagement d un agent germanophone dans le cadre d une collaboration entre l Agence et la Wirtschaftsförderungsgesellschaft Ostbelgiens (WFG) dans le contexte de la coopération entre la Wallonie et la Communauté germanophone janvier : cahier 4 de la collection de l Agence, sur le thème de l Esprit d Entreprendre mi-2009 : obtention du financement FSE 9 pour 2009 et années suivantes mai : présentation du concept des Agents de Sensibilisation à l Esprit d Entreprendre à Prague en finale du Prix européen de l esprit d entreprise octobre : organisation des premiers Ateliers de l Esprit d Entreprendre en collaboration avec l IFAPME : 7 opérations seront menées couvrant toute la Wallonie Campagne «tousdesas on a tous des as en nous» qui va soutenir la communication jusque 2013 fin 2009 : réflexion sur la pédagogie entrepreneuriale, menant en septembre 2010 à l édition du premier outil Petites leçons d enthousiasme et de créativité janvier : succédant à un outil interne : pilotee, l outil www. pilotee.be apparaît. Il permet depuis l encodage par les ASEE et les opérateurs de collecter l ensemble des réalisations entrepreneuriales des établissements d enseignement wallons premier semestre : mise à jour stratégique au bout des 3 premières années : pendant les trois prochaines années nous mettons en évidence nos 6 attitudes entrepreneuriales début : lancement d un marché public pour 4 outils pédagogiques : Kid attitude, Planète Entreprendre, la Mallette créative et Créaloie. Ils apparaîtront progressivement pour accompagner les enseignants septembre : détachement de 2 enseignants supplémentaires prenant en charge la stratégie de développement de l entrepreneuriat dans les universités et l acculturation entrepreneuriale des futurs enseignants
Partie 1 9 La stratégie mise en œuvre durant la première phase avait été définie avec FREE. Le démarrage effectif s est déroulé le 1er septembre 2007 avec le lancement des actions labellisées sélectionnées et la prise de fonction des premiers Agents de Sensibilisation à l Esprit d Entreprendre. Les 6 années de travail ont ensuite connu les moments-clefs suivants : 2011 2012 2013 septembre : organisation du colloque «Esprit d Entreprendre ça se discute» à Liège, qui sera suivie de la sortie du cahier 6 de la collection de l Agence automne : lancement de la branche belge du Réseau européen des Ambassadrices de l Esprit d Entreprise sous le leadership de Diane (UCM) novembre : 40.000 exemplaires d Antoine et Laura créent leur entreprise dans le secondaire automne : une série d animations sur la «transmission familiale» en collaboration avec les Agents-Relais Transmission novembre : 40.000 exemplaires de Kid attitude dans le primaire début : conventionnement de 3 ans avec le Réseau Entreprendre Wallonie printemps : enquête sur la vision des professionnels de l enseignement septembre : appel à projets ouvrant une catégorie PEPS cherchant à développer des nouveautés chez les opérateurs et auprès des établissements automne : sortie de 50 minutes pour entreprendre conçu avec le CAF novembre : lancement du FORUM ESPRIT D ENTREPRENDRE avril : première journée d acculturation pour les futurs enseignants : environ 500 étudiants participeront à diverses initiatives en 2012 et 2013 avril : premier soutien à Mind and Market juin : remise des diplômes sur le thème de l Esprit d Entreprendre à Warocqué été : sélection de 4 projets d établissements d enseignement dans l appel à projets Creative people de Creative Wallonia automne : lancement de l appel à projet pilote «Ecole entrepreneuriale» automne : deux Startup weekend, à Liège et Mons, avec le MIC, LME, HEC-ULg et une série de partenaires : 200 participants octobre : colloque à Namur La construction ne fera pas l économie du développement durable - le développement durable construit l économie, en clôture de deux ans de programme Esprit d Entreprendre et Développement durable dans le cadre de l Alliance Emploi Environnement : 2500 étudiants ingénieurs, architectes et techniciens de la construction touchés automne : deuxième saison de Startech, incubateur étudiant, avec WSL automne : rentrée entrepreneuriale à l UCL automne : Euroskills à Spa avril : sortie de Entreprise : nom féminin singulier, un outil de promotion de l entrepreneuriat féminin conçu par Diane/ UCM pour le monde de l enseignement, dans le cadre des 7 ème Ateliers de l Esprit d Entreprendre avril : première utilisation de Libérez la création!!!, un outil multimédia de promotion de l entrepreneuriat acquis simultanément avec l IFAPME printemps : enquête sur la vision des étudiants mai : intégration d une catégorie «jeune entrepreneur» dans le Grand Prix Wallon de l Entrepreneuriat.
10 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes Un programme 2007-2013 concret Le dispositif opérationnel tel que l Agence l a mis en place de manière progressive repose sur les éléments suivants : Une équipe opérationnelle L équipe opérationnelle de l Agence est basée sur deux types de profils : Des enseignants détachés comme Agents de Sensibilisation à l Esprit d Entreprendre 8 pour promouvoir le programme auprès des établissements et suivre ceux-ci dans la mise en œuvre des diverses propositions, pour accompagner également les acteurs et thématiques relevant de l éducation entrepreneuriale, Des «chargés de projet» 9, accompagnant les actions orientées création d activités. Notons que depuis janvier 2009, l Agence inclut dans l équipe un «agent germanophone», dans le cadre de la collaboration avec la WFG. Un portefeuille d «actions labellisées transversales» L Agence a sélectionné : Primo, au niveau de l éducation à l entrepreneuriat, dans un esprit de rationalisation et de spécialisation, 10 actions transversales (accessibles sur l ensemble de la Wallonie) auprès de 2 opérateurs majeurs (LES JEUNES ENTREPRISES et ICHEC PME) et de quelques autres opérateurs actifs dans un champ entrepreneurial plus large. Ces actions se répartissent de la manière suivante : 2 dans le primaire, 5 dans le secondaire, 3 dans le supérieur (l une étant également dans le secondaire). Secundo, au niveau de la promotion de la création d activité, 6 actions : 2 dans le domaine du «tutorat entrepreneurial» 10, 2 actions de promotion de l entrepreneuriat féminin, 2 actions visant le conseil rapide sur des projets plus ou moins aboutis. Des actions complémentaires motivées par l exception territoriale L Agence soutient certaines actions locales lorsque la situation le justifie : En Hainaut central et occidental, dans un contexte de convergence d actions autour de LME, A Namur, avec le BEP, en fonction de priorités annuelles, Dans la Province du Luxembourg, en fonction de priorités annuelles. Un appel à projet annuel, ouvert aux établissements eux-mêmes Dès 2007, l Agence a permis aux établissements d enseignement eux-mêmes de soumettre à l Agence leur propre vision de l entrepreneuriat, celle-ci devant évidemment compléter l utilisation du portefeuille d actions des opérateurs et devant également être accompagnée par les ASEE. 8 > 5 ½ ETP en septembre 2013 9 9 > 1 personne en septembre 2013 10 L Agence préconise l expression «tutorat entrepreneurial» pour les actions d accompagnement par les entrepreneurs auprès des porteurs de projets, créateurs et très jeunes entreprises. L expression «mentorat entrepreneurial» vise plutôt du point de vue de l Agence une formule associant des entrepreneurs dans une étape ultérieure, dans la croissance
Partie 1 11 Un appel à projet annuel est ainsi systématiquement organisé, ouvrant diverses catégories en fonction des priorités définies pour l année académique concernée. Le dernier appel (2012-2013) mettait l accent sur les écoles entrepreneuriales. Des ateliers de sensibilisation des enseignants Dès 2009, 7 éditions des Ateliers de l Esprit d Entreprendre ont été organisés alternativement en Hainaut et dans le reste de la Wallonie, en partenariat avec l IFAPME, permettant de poursuivre la sensibilisation mais également progressivement de présenter les outils conçus par l Agence et tester des idées nouvelles auprès des enseignants. Des outils pédagogiques autonomisant les enseignants Les années 2009 et 2010 ont été consacrées à un travail approfondi sur le plan de l adaptation et de la production d une gamme d outils pédagogiques, en collaboration avec le CAF, le BIEF et Héraclès. Actuellement 8 outils pédagogiques sont disponibles, en version papier et/ou électronique. TITRE CONTENU CIBLE «petites leçons d enthousiasme et de créativité» «50 minutes pour entreprendre» «KID ATTITUDE» «Antoine et Laura créent leur entreprise» «CREALOIE» «PLANETE ENTREPRENDRE» «Entreprise, nom féminin singulier PLURIELLES» «Libérez la création!!!» Les fondements de la «pédagogie entrepreneuriale», la réalisation d un «projet entrepreneurial», son évaluation Comment intégrer la pédagogie entrepreneuriale dans divers cours (langues, science, etc) Les 6 attitudes entrepreneuriales pour le monde de l école primaire Le parcours de la création d une entreprise Jeu de l oie sur le parcours de la création d entreprise mettant en évidence les attitudes, les opérateurs et les étapes formelles de la création Jeu «des 7 familles» sur le parcours d un nombre d alters entrepreneurs, ici et ailleurs stimuler la réflexion sur le «genre» dans le cadre de la vie quotidienne et la conduite d une entreprise, stimuler la réflexion sur l Esprit d Entreprendre Tout enseignant et tout formateur Enseignants du secondaire Enseignants du primaire Enseignants de milieu/ fin de secondaire ; enseignants de l alternance ; profs de sc éco Enseignants de fin de secondaire et du supérieur ; enseignants de l alternance ; profs de sc éco Enseignants du secondaire Enseignants de fin de secondaire et du supérieur ; enseignants de l alternance ; profs de sc éco Enseignants de fin de secondaire et du supérieur ; enseignants de l alternance ; profs de sc éco ; associations étudiantes
12 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes Des activités d acculturation pour les futurs enseignants Introduite dans le cadre du Plan Marshall 2.vert, l acculturation à l entrepreneuriat des futurs enseignants a permis à l Agence d organiser diverses actions en 2011, 2012 et 2013 essentiellement avec les catégories pédagogiques des HE. Des partenariats directs ou indirects avec 4 institutions universitaires Donnant ainsi suite à une recommandation de son Comité d accompagnement en fin de premier Plan Marshall, recommandation reprise également dans le Small Business Act wallon, l Agence a cherché à développer un cadre de collaboration avec chacune des universités en Wallonie. La collaboration existe à ce stade avec l Université de Liège (via HEC-ULG) et avec l UCL (via la Louvain School of Management). Une collaboration différente a été mise en place à Mons via LME pour développer le projet «UMONS Entrepreneur 3.0». Les contacts ont été développés ces derniers mois avec l Université de Namur pour parvenir à une situation similaire. Des partenariats avec les associations étudiantes, Clubs et Juniors L Agence a soutenu depuis 2007 les associations étudiantes. D abord les Clubs d Etudiants Entrepreneurs puis les Juniors Entreprises, notamment en créant une catégorie dédiée dans le cadre de l appel à projet annuel. En pratique, toutes les 18 associations étudiantes (Clubs d Etudiants Entrepreneurs, Junior Entreprises) ont eu des contacts avec l Agence. Des partenariats ponctuels et des réalisations pilotes Enfin, l Agence soutient régulièrement des initiatives pilotes, ponctuelles ou «extraordinaires», via le temps de son personnel ou via des budgets. Citons dans ce cadre : la promotion de la transmission d entreprise familiale, les stages d acculturation à l entreprise pour les étudiants du secondaire, Euroskills à Spa, le développement durable et l Esprit d Entreprendre dans les métiers impactés par l Alliance emploi-environnement, Métier 3D en Wallonie picarde, Des actions périphériques comme NFTE, La formation approfondie en entrepreneuriat des enseignants des catégories techniques des HE, Les projets de «cités des métiers» à Liège et Charleroi, etc
Partie 1 13 Bilan quantitatif Les résultats quantitatifs sont les suivants, en fonction des 3 cibles principales : Les étudiants, Les enseignants, Les établissements d enseignement. Etudiants sensibilisés : 180.000 Par les actions des opérateurs : 153.000 étudiants Les 17 opérateurs ayant mené au fil des 6 années 21 actions (transversales ou locales) ont touché près de 153.000 étudiants : 40 35 30 25 20 15 10 5 0 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013 Tenant compte du budget global investi, de l ordre de 5 millions d euros sur 6 ans, l investissement moyen est de 33 euros par étudiant. La répartition par niveau d enseignement est la suivante : 180.000 étudiants 4.900 enseignants 93% d'établissements 40 35 30 25 20 15 10 5 0 PRIMAIRE SECONDAIRE SUPERIEUR En % - SUR LES 6 ANS - EN 2012-2013 87 % des actions des opérateurs sont disponibles sur tout le territoire wallon. Par les bourses pour «projets entrepreneuriaux» : 24.000 étudiants En 6 éditions, 243 projets ont été sélectionnés et ont concernés 23.661 étudiants. Tenant compte du budget global investi, de l ordre de 750.000 euros sur 6 ans, l investissement moyen est de 32 euros par étudiant.
14 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes Par les autres programmes : environ 3.500 étudiants Certains étudiants sont touchés par de plus petites actions, ponctuelles ou plus récentes : La sensibilisation des étudiants du supérieur aux enjeux du développement durable en liaison avec l Esprit d Entreprendre (Alliance Emploi Environnement) : 2.598 étudiants, les «stages d acculturation pour futurs diplômés de l enseignement pédagogique» : +/- 300 étudiants, les étudiants dans les programmes entrepreneuriaux universitaires à Mons, Liège et Louvainla-Neuve : +/- 300, les étudiants dans les clubs et juniors entreprises (une centaine), les étudiants touchés par les actions ponctuelles, etc. Enseignants touchés : 4.900 4901 professionnels sont encodés dans PILOTEE rencontrés par les Agents de Sensibilisation, ayant réalisé un «projet entrepreneurial» subventionné par l Agence, ayant mené une action par un opérateur, ayant suivi une formation. 2000 enseignants ont participé à des journées de sensibilisation ou de formation 1053 ont participé à des formations en créativité par HERACLES, +/- 850 ont participé à une des 7 éditions des Ateliers de l Esprit d Entreprendre, D autres ont participé à des formations plus pointues. Etablissements touchés : 93 % 93 % des 653 établissements cibles 11 (secondaire/supérieur) ont eu un contact avec les Agents de sensibilisation (605 sur 653) 63 % ont réalisé à un moment ou l autre au moins une action d un opérateur ou un projet entrepreneurial avec bourse ASE (414 sur 653) 354 des 1479 écoles primaires ont participé ces 3 dernières années à une action proposée par les opérateurs partenaires. 11 448 établissements secondaires & CEFA + 255 catégories des HE, ESA, facultés/écoles universitaires 9
Partie 1 15 Bilan qualitatif Parmi les résultats qualitatifs, notons les suivants : Développement d un esprit de collaboration global Développement du FORUM ESPRIT D ENTREPRENDRE créant une communauté d acteurs et permettant l échange, Organisation de conventions pluriannuelles avec les opérateurs principaux permettant de planifier leur fonctionnement, Utilisation d un outil commun pour encoder les résultats (Pilotee.be), Intégration des opérateurs dans les Jurys de sélection de projets et dans le FORUM, Développement de projets communs entre opérateurs, etc. Ingénierie de projet «by_ase» : Le concept d «Agent de Sensibilisation à l Esprit d Entreprendre» lui-même considérés dès 2009 par la Commission européenne comme une bonne pratique, La méthodologie des «projets entrepreneuriaux», Les outils pédagogiques (8 maintenant), Les Ateliers de l Esprit d Entreprendre avec l IFAPME, La réalisation d un programme spécifique autour de l Esprit d Entreprendre et du Développement Durable dans le cadre de l Alliance Emploi Environnement, Un modèle à trois niveaux avec les Universités, utilisable aussi dans des Hautes Ecoles : cours de sensibilisation en bac, cours de création en master/postmaster, accompagnement à la création pour les projets réels. Des avancées sur le sujet de la formation des futurs enseignants, Des discussions sur des collaborations sur la thématique des métiers techniques, etc. Ingénierie de projet chez les opérateurs : Créativité chez HERACLES, Innovation Camp chez Les Jeunes Entreprises, Explorado chez ICHEC PME, J entreprends@school chez Groupe One, etc.
16 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes Des études pour évaluer et améliorer Deux enquêtes ont été réalisées. Enquête 12 auprès des jeunes de 17 à 30 ans Le système éducatif sensibilise peu à l esprit d entreprendre Seulement 4 sur 10 en ont entendu parler durant leurs études Les diplômés en sciences de gestion et sciences appliquées sont plus sensibilisés que les autres L esprit d entreprendre devrait être stimulé durant le secondaire. Il apparaît que 4 personnes sur 10 ont PLUS entendu parler d Esprit d Entreprendre HORS de l enseignement, ce qui permet de conclure que 80% des jeunes ont déjà entendu parler d Esprit d Entreprendre. C est positif. Le système éducatif a abordé l Esprit d Entreprendre chez 67% des répondants de la filière «sciences de gestion» et 60% de la filière «sciences appliquées» ce qui est positif pour ces filières porteuses. In fine, seulement 4% des répondants en «sciences de gestion» et 12% des diplômes master n ont JAMAIS entendu parler d Esprit d Entreprendre ; la marge de progression apparaît faible dans ces filières, le travail pouvant être davantage orienté vers des aspects plus pointus liés à la création d activité réelle. 21% des répondants estiment qu il faut démarrer en primaire, contre 55% en secondaire. Cet élément n apparaît pas en phase avec l enquête menée vers les enseignants, ce qui pousse à préciser ce qui devrait être fait au niveau primaire. La sensibilisation à l entrepreneuriat est trop théorique Ceux qui ont été sensibilisés l ont été principalement lors de cours théoriques donnés par un enseignant Les attentes pour des activités pratiques et des rencontres avec des professionnels sont plébiscitées. 12 Éléments techniques clefs de l enquête : L enquête confiée à IPSOS couvrait 2 thématiques : l éducation à l entrepreneuriat et la création d activité. Plus précisément, il s agissait d interroger des jeunes de 17 à 9 30 ans, étudiants et diplômés, sur : la notion d Esprit d Entreprendre, la sensibilisation à cette notion durant leurs études/formations, l utilité d intégrer cours/projets/rencontres dans les cours, les motivations et les freins à la création d activité, la perception des aides à la création d entreprises, etc. L enquête a été réalisée au premier trimestre 2013 selon les méthodes suivantes : 531 personnes via questionnaire «on-line» (265 étudiants et 266 diplômés) 104 autres personnes via des entretiens «face to face» permettant d approfondir certaines questions (46 étudiants et 58 diplômés). Les critères de comparaison des sous-échantillons ont été définis comme suit : Genre, Étudiant versus diplômé, Liège et Hainaut versus Brabant wallon, Namur et Luxembourg, Filière : «gestion» / «sciences appliquées» / autres, Diplôme le plus élevé : secondaire/bac/master/autre.
Partie 1 17 La première source est effectivement l approche théorique donnée par un enseignant pour 56% des répondants. Ceci signifie que les enseignants abordent l Esprit d Entreprendre dans leurs cours. C est en soi positif, résultat notamment du travail de l Agence avec ses Agents de Sensibilisation depuis 6 ans. L efficacité de ces cours théoriques est jugée moindre que celle des activités pratiques ou les témoignages (70% des répondants la disent «utile» contre 91% pour les activités pratiques et témoignages). Il s agit donc d améliorer ces approches «théoriques», par la formation certainement. Les rencontres avec des spécialistes de l aide à la création d entreprises (autrement dit les représentants des opérateurs d animation économique spécialisés dans la création, comme les CEEI) sont également utiles, à 77%. 61% des étudiants du supérieur qui n ont pas profité d une activité de sensibilisation sont intéressés d en avoir une. Il faut répondre à cette attente. Aujourd hui il revient encore trop souvent à l enseignant de trouver lui-même la complémentarité entre les propositions. La conception et surtout sa visibilité - d un «pack» peut être une solution. Et dans ce cadre, il s agit d éviter les actions «one shot» et privilégier les démarches pérennes. L envie d être son propre patron diminue avec l âge 56% des étudiants et 50% des diplômés préféreraient être leur propre patron Les femmes sont plus nombreuses à vouloir être salariées La recherche de sécurité, le manque de confiance en soi et le manque d expérience justifient la recherche du statut de salarié. Cette information n est pas surprenante ; elle montre la nécessité de maintenir des efforts sur les jeunes au-delà des études, dans les premières années du monde du travail. Des activités, récemment lancées en Wallonie, comme les Startup Weekend ou Coentrepreneur Weekend sont adaptées à ce public des 25-35 ans. La différence constatée auprès des femmes n est pas une surprise et montre la nécessité de poursuivre également le travail vers les filles et jeunes femmes. La confiance en soi est la première des «attitudes entrepreneuriales» à travailler ; et la mise au contact de la réalité (stages, etc) est la première activité à promouvoir pour développer ce capital «envie d être son propre patron». 1 sur 2 envisage de créer sa propre entreprise Toutefois le manque de confiance en soi en terme de compétence, de formation adéquate en gestion et de fonds de départ constituent les principaux freins L absence de référant est également manifeste (tel que des exemples de jeunes entrepreneurs qui ont réussi) de même que le peu de valorisation de l image de l entrepreneur en Wallonie.
18 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes 12% des répondants diplômés indiquent qu une création est en-cours ou déjà faite et 14 % l envisagent dans les 3 ans. Il existe donc un vivier de 26% de la population jeune active qui peut être considérée dans une approche réellement positive envers la création d activité voire dans un processus de création. D autres enquêtes, type GEM, se révèlent moins bonnes, notamment parce qu elles traitent de l ensemble de la population et non d une «tranche» (ex : ici, les jeunes) de celle-ci. Le défi est donc de traiter ce vivier pour : Primo, «transformer» cette approche positive en création réelle, et secundo, «maintenir la flamme» au-delà de la première expérience professionnelle. En effet, les statistiques disent que la création intervient plus tard, entre 30 et 42 ans. Il s agit également de «remobiliser» les jeunes sur leur propre «projet de vie» afin d augmenter leur confiance en eux dans le monde global dans lequel ils devront prendre position. Leur manque de confiance en eux les freine en matière de création d activité. Il est important, au cours de leur parcours, de leur proposer des outils leur permettant de découvrir leurs talents et de mieux se connaître afin de renforcer la confiance en soi et de les «rassurer». Des pistes existent telles qu un «Plan de votre vie». Il s agirait, dans ce cadre, de mettre en évidence les capacités et attitudes entrepreneuriales qu ils développement dans leur quotidien. L absence de projet concret et la «crise» apparaissent également comme freins. 6 sur 10 n ont pas été informés sur les dispositifs d aide à la création d entreprise La méconnaissance des organismes de promotion, de soutien et d accompagnement est énorme. 8 sur 10 ne connaissent pas le Pan Marshall 2. Même les répondants en «sciences de gestion» ou en «sciences appliquées» expriment à 51% ne pas avoir été informés sur les dispositifs d aide à la création. Les répondants qui ont été informés sur les dispositifs l ont d abord été par leur école ellemême, puis par les média/internet et enfin seulement, pour un tiers, par un organisme de soutien. Ces deux éléments doivent nous pousser à proposer, à côté d activités développant l Esprit d Entreprendre, des activités proposant de l information concrète et précise sur la création d activité. Les soutiens les plus attendus dans le cadre de la création d une entreprise sont principalement ceux des proches et des financeurs, viennent ensuite les organismes de soutien. L importance des proches rappelle l utilité de travailler la culture entrepreneuriale au niveau de la population wallonne, par les médias par exemple.
Partie 1 19 Enquête 13 auprès des enseignants La notoriété de l Esprit d Entreprendre auprès des 779 répondants est très bonne. Nb % cit. Vous avez déjà entendu parler 626 80,4% Vous n avez jamais entendu parler 153 19,6% Total 779 100,0% Cette notoriété atteint même quasiment 100% auprès des enseignants et responsables qui ont été sensibilisés par l ASE. Elle est par contre de 51% auprès des enseignants et responsables qui n ont pas du tout été touchés par l ASE. Ceci montre une marge de progression, probablement plus au sein même des Etablissements déjà sensibilisés, puisqu ils ont été visités à 93%. Neuf répondants sur dix (92%) sont «d accord» avec le principe du développement de l Esprit d Entreprendre dans l enseignement. Cette proposition est même de 97% parmi les personnes sensibilisés par l ASE. Les répondants sont majoritairement «d accord» avec les propositions suivantes : L Esprit d Entreprendre : est utile dans le secteur socio-éducatif, doit être travaillé dès l école primaire, est une thématique qui concerne l enseignement, est différent de l esprit d entreprise, est différent de l esprit d initiative. Les répondants sont majoritairement «pas d accord» avec les propositions suivantes : L Esprit d Entreprendre : est composé essentiellement de compétences techniques, concerne surtout l enseignement général, concerne surtout l enseignement en alternance, concerne surtout l enseignement qualifiante ou professionnalisant, est surtout destiné aux personnes qui souhaitent créer une entreprise, est une mode. Au total, un peu plus de 2/3 des répondants ont, au cours de l année scolaire 2010-2011, participé à au moins une action concrète ou utilisé au moins un outil pour développer l Esprit d Entreprendre dans leur établissement. 13 L enquête a été confiée à la société NEWCOM. Il s agissait d une enquête ouverte. Le rapport de juillet 2011 couvrait deux grands objectifs : 9 - Interroger les enseignants afin d évaluer la manière dont ils percevaient la thématique Esprit d Entreprendre et dont ils l intégraient dans le cadre professionnel ; - Evaluer dans quelle mesure les actions vis-à-vis du monde enseignant ont permis ou non de faire évoluer la perception de l Esprit d Entreprendre par les enseignants et les responsables d établissements. Plus précisément, il s agissait d interroger des enseignants et directeurs, sur : - la connaissance de l Esprit d Entreprendre (notoriété), - la compréhension de l Esprit d Entreprendre, - l adhésion (sont-ils d accord avec le principe du développement de l Esprit d Entreprendre dans l enseignement?), - la mise en œuvre d actions (mettent-ils en œuvre des actions concrètes dans leur classe/établissement?), - l évaluation de l effet des actions mises en œuvre sur les élèves/étudiants. 779 enseignants et responsables d établissements ont répondu à cette l enquête. Tous les niveaux d enseignement et l ensemble des réseaux d enseignants étaient représentés parmi les répondants, toute province confondue. Les critères de comparaison des sous-échantillons ont été définis comme suit : Etre ou non «initié» (connaître l ASE ET connaître d Agent de Sensibilisation de l ASE), Genre, Province, Réseau, Rôle (enseignant versus directeur), Niveau d enseignement : primaire, secondaire, supérieur.
20 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes La différence entre les enseignants sensibilisés par l ASE et les autres est marquée : les enseignants sensibilisés sont 85% à avoir mis en œuvre une action, les autres n ont majoritairement pas réalisé d actions (54%). Les trois types d actions les plus souvent mises en œuvre par les enseignants sont : l adaptation des cours, l organisation de projets spéciaux, le témoignage de personnes extérieures. Parmi ceux qui entreprennent des actions, deux sur trois déclarent éprouver le besoin de compléter leur formation sur le sujet. Eprouvez-vous le besoin de complèter votre formation concernant l esprit d entreprendre en NB en % Pas de réponse 16 3,8 Plutôt oui 356 66,8 Plutôt non 161 30,2 Total 533 100 89% de ceux qui mettent en œuvre des actions constatent des effets sur leurs étudiants et ces effets constatés sont : Effets constaté auprès des élèves/étudiants - Résultats parmi «plutôt oui» plutôt oui en NB en % Les compétences à acquérir passent mieux 369 82,2 Leur comportement en classe a évolué positivement 367 81,7 Leur compréhension de l environnement socio-économique est meilleure 315 70,2 Leur vision sur leur orientation professionnelle future est plus claire 241 53,7 Ils parlent plus d entreprendre 239 53,2 Ils parlent positivement d entreprise 206 45,9
Partie 1 21
22 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes PARTIE 2 ENTREPRENEURIAT 3.15 Un programme 2014 2020 enthousiasmant
Partie 2 23 Soutenir une éducation entrepreneuriale INVESTIR SUR LES PROCHAINS ENTREPRENEURS ACCROITRE LE PASSAGE A L ACTE AXE 1 Leviers 1 5 AXE 2 Leviers 6 10 AXE 3 Leviers 11 15 Le programme 2014-2020 se veut résolument enthousiasmant, porté vers les jeunes (directement ou indirectement via les enseignants et les parents notamment). Il est également porté vers la créativité et l utilisation des nouvelles technologies. Il propose des concepts nouveaux tels que «passeport entrepreneurial», «parcours entrepreneurial». Bref, un échantillon d outils à destination des enseignants, des étudiants et de leurs parents de manière à faire tomber certaines idées reçues au sujet de l entrepreneuriat. Les différentes propositions sont organisées sous 3 axes et 15 leviers. Dans le cadre de ce programme, l Agence jouera un triple rôle : Elle sera l Ensemblier de la politique wallonne en matière d entrepreneuriat, et dans ce cadre, référent international, Elle sera le régisseur de partenariats concrétisant certains aspects du programme, Et enfin, elle agira en tant qu Opérateur direct de certains aspects du programme. L objectif est de fédérer les différents partenaires autour d un projet fort de manière à multiplier les vocations entrepreneuriales mais également à rendre les générations à venir entreprenantes dans leur vie professionnelle. C est par cette évolution des mentalités que la Wallonie deviendra de plus en plus performante.
Fin 2010, l Agence proposait en effet, dans le cadre de ses conclusions au colloque «L Esprit d Entreprendre, ça se discute» cette position : «Ne cherchons pas à savoir si l Esprit d Entreprendre s enseigne, mais interrogeons-nous s il a sa place à l école. Et la réponse est sans conteste positive. Effectivement, c est moins dans un cours traditionnel que dans la mise en oeuvre d une activité collaborative que les jeunes progresseront vers l entrepreneuriat. Et c est grâce à une vraie collaboration entre enseignants et témoins extérieurs que le jeune retirera un maximum de bénéfices pédagogiques. 15» Le premier des trois axes stratégiques vise à collaborer à la mise en œuvre de la vision européenne qui place l Esprit d Entreprendre - dans son sens le plus large non-focalisé sur la création d entreprise - parmi les huit compétences-clés pour l éducation et la formation tout au long de la vie 14. Corollaire, il s agit de développer une collaboration étroite avec l Enseignement obligatoire et l Enseignement supérieur, dans leurs diverses entités et structures. L Esprit d Entreprendre dans son sens le plus large est en effet d abord un objectif éducatif et comme le rappelle ce document, les huit compétences clés «sont particulièrement nécessaires à l épanouissement et au développement personnels des individus, à leur inclusion sociale, à la citoyenneté active et à l emploi». L Agence, active sur ce domaine en Wallonie depuis 2007, souhaite soutenir l Enseignement dans le la mise en œuvre de ces balises, remises en exergue récemment dans le document «Repenser l éducation - Investir dans les compétences pour de meilleurs résultats socio-économiques» (novembre 2012), et ce grâce à l expérience accumulée tant en interne que chez les partenaires qu elle coordonne. Cet axe vise donc la sensibilisation de la manière la plus large de l ensemble des établissements d enseignement de Wallonie, donc en principe pas prioritairement ceux qui sont destinés de manière privilégie vers l entreprise. En effet, l objectif est également de ne pas viser l entrepreneuriat au sens strict mais également le futur travailleur «intrapreneur» qui est un acteur du développement économique. Cet axe se décline en 5 leviers en fonction de cibles différentes : Les responsables de l Enseignement sur le plan général et les directions d établissements sur le terrain Les enseignants Les futurs enseignants Le monde de l entreprise Les étudiants. 9 14 http ://europa.eu/legislation_summaries/education_training_youth/lifelong_learning/c11090_fr.htm 15 Cahier 6 de la collection de l ASE http ://www.e-pages.dk/ase/12 16 Le terme «établissement» étant à prendre au sens large : école, implantation, catégorie, faculté, etc 17 Voir le document de référence conçu par l ASE http ://www.e-pages.dk/ase/5 page 16 et suivantes 18 Voir http ://web.hec.ca/airepme/images/file/2006/094_lescompetencesentrepreneurales.pdf p7 et svtes
Partie 2 25 Soutenir une éducation entrepreneuriale INVESTIR SUR LES PROCHAINS ENTREPRENEURS ACCROITRE LE PASSAGE A L ACTE AXE 2 AXE 3 AXE 1 R Levier 1 SENSIBILISER LES ECOLES A L ESPRIT D ENTREPRENDRE Levier 2 IMPLIQUER LES ENSEIGNANTS : Levier 3 PREPARER LES FUTURS ENSEIGNANTS Levier 4 ASSOCIER LE MONDE DE L ENTREPRISE Levier 5 VEILLER A UN CONTACT DE TOUT JEUNE AVEC L ENTREPRENEURIAT Assurer l adhésion minimale de chaque établissement 16 des niveaux primaire, secondaire et supérieur à l Esprit d Entreprendre. Soutenir tous les enseignants souhaitant s investir en entrepreneuriat par l accompagnement, la formation, la mise en réseau, l apport d outils, etc. Soutenir de manière adaptée l entrée en carrière des enseignants, afin qu ils disposent d une connaissance de base de l entreprise et de l entrepreneuriat et surtout d un état d esprit positif. Permettre au monde de l Entreprise, dans ses différentes formes, de collaborer avec le monde de l Enseignement afin de renforcer les effets de ces mesures. Permettre que chaque étudiant, avant la fin de son parcours éducatif, ait une image réelle et tournée vers l avenir, de l entreprise d une part, de l économie wallonne dans le monde globalisé d autre part ; et qu il ait participé à un nombre minimal d activités développant ses attitudes 17 et compétences 18 entrepreneuriales.
26 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes Soutenir une éducation entrepreneuriale AXE 1 LEVIER 1 : SENSIBILISER LES ECOLES A L ESPRIT D ENTREPRENDRE Bilan chiffré 2007-2013 Une équipe d Agents de sensibilisation 60 établissements rencontrés par agent 93% des établissements secondaires et supérieurs rencontrés S Acquis 2007-2013 Le bénéficiaire final est le jeune. Mais, la recherche d efficacité nous mène à approfondir l importance du travail orienté vers les établissements et les professionnels de l enseignement, enseignants eux-mêmes.. Les directions d établissement jouent un rôle majeur dans la validation du développement de toute démarche. Ensuite, les enseignants doivent être informés. Mais le discours doit être remis une nouvelle fois en chantier. L ASE avait déjà retenu ce point en conclusion du cahier 6 19 ponctuant le colloque «Esprit d Entreprendre ça se discute» de septembre 2010; et celles-ci sont en effet réapparues récemment à l occasion du séminaire du 11 juin organisé dans le cadre de l Année des compétences. S Le levier 1 Actualiser/réviser/étoffer le vocabulaire, le discours sur l entrepreneuriat, en collaboration avec les instances adéquates de l Enseignement et d autres acteurs éventuels comme la Formation, voire le secteur Jeunesse : Quel sens donner à Esprit d Entreprendre, esprit d entreprise, culture entrepreneuriale? Qu est-ce que les attitudes entrepreneuriales? Les compétences entrepreneuriales? Quid des expressions de l entrepreneuriat, dont l intrapreneuriat ou l entrepreneuriat social? etc Quelles relations entre les cours techniques (tels que la comptabilité) et l entrepreneuriat? 2 Diffuser ce discours sur le terrain lors d opportunités collectives (manifestations ou rencontres entre responsables d établissements) et sur le terrain (auprès des établissements, directions en tête, autres responsables, enseignants et ce, en fonction de priorités par niveau, par territoire, par filière d enseignement). 3 Assister les directions, éventuellement par des formations, pour les aider à diffuser ces messages dans leur équipe pédagogique. Les outils 1 Agents de Sensibilisation à l Esprit d Entreprendre. La mission première des Agents de Sensibilisation à l Esprit d Entreprendre (ASEE) comme «détachés pédagogiques» est, à la manière d ambassadeurs de l Esprit d Entreprendre, de rencontrer régulièrement les directions d établissements et ensuite des enseignants afin : de présenter le cadre institutionnel global (Wallonie, Plan Marshall 2.vert) Fonds Social Européen, relation avec l Enseignement, ), d exposer le discours sur l entrepreneuriat, de promouvoir la pédagogie entrepreneuriale et ses outils. 19 «La Fruit d un travail démarré il y a bientôt dix ans, la diffusion de la notion d «Esprit d Entreprendre» est une réussite en Wallonie ( ) Toutefois, sa diffusion et son utilisation restent parfois contenues 9 du fait du sens qui lui est donné. Les contours et les limites de l expression «l Esprit d Entreprendre» ne sont pas toujours une évidence. Même si sa définition est consensuelle,elle n est pas naturelle. Par ailleurs, son utilisation concrète montre que si pour certains, l expression se confond avec «l esprit d initiative», d autres l estiment plutôt focalisée sur la création d entreprise commerciale. Faut-il trancher? Faut-il inventer une nouvelle manière de parler de tout cela? Faut-il compartimenter artificiellement les comportements qui en découlent? Non, pas selon nous. Par contre, il est certainement nécessaire de mettre en évidence une variété plus large et plus diversifiée d expressions de l entrepreneuriat. Afin que chacun, selon son caractère, son projet de vie, ses valeurs, puisse s approprier cet état d esprit entrepreneurial. Il est important de permettre ainsi à chacun de se sentir bien avec son choix d entreprendre, quelle que soit la thématique.» Cahier 6 de la collection de l ASE http ://www.e-pages.dk/ase/12
Partie 2 27 2 Présentations lors d événements-clefs. L Equipe est présente lors d événements publics ciblés, grâce à un stand notamment et poursuit les opportunités de rencontres collectives au niveau des directions d écoles notamment. 3 Une formation/animation à destination des directeurs. 4 Développement d un outil, avec les parties prenantes, permettant d exposer le vocabulaire de base et les termes spécifiques à l Esprit d Entreprendre. 5 Développement d un outil d auto-évaluation par les établissements de leur vision sur l entrepreneuriat 20 20 Sur base des questions reprises dans l enquête sur la vision de l Esprit d Entreprendre par les enseignants cf. bilan 2007-2013. 9
28 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes Soutenir une éducation entrepreneuriale AXE 1 LEVIER 2 : IMPLIQUER LES ENSEIGNANTS Bilan chiffré 2007-2013 100.000 outils pédagogiques diffusés pour le primaire, secondaire et supérieur 21. 800 enseignants ont participé aux Ateliers de l Esprit d Entreprendre. S Acquis 2007-2013 L enseignant, en particulier dans les filières qui mènent à une activité indépendante ou à la création d activité, est une personne-clef pour la diffusion de l entrepreneuriat. Toutefois, la prise d initiative dans le domaine, que ce soit pour travailler les attitudes ou les compétences, nécessite un appui. L enseignant doit pouvoir être accompagné : la formation et la mise à disposition d outils peut l aider à s autonomiser. S Le levier 1 Formation des enseignants, à la pédagogie entrepreneuriale et à l utilisation des méthodes de créativité via notamment un set d outils existant en créativité pour les enseignants, 2) Ouverture des enseignants au monde de l entreprise, dans sa diversité (secteur marchand, non-marchand ; économie sociale, secteur culturel, travailleur indépendant ; petite, moyenne ou grande entreprise), 3) Fourniture d outils, pédagogiques ou autres, 4) Accompagnement dans la mise en œuvre de la pédagogie entrepreneuriale, 5) Mise en réseau des enseignants. Les outils 1)Accompagnement par les Agents de sensibilisation dans la mise en œuvre de la pédagogie entrepreneuriale via les Agent de Sensibilisation à l Esprit d Entreprendre avec, notamment, un outil interactif de suivi opérationnel du projet ; 2)Diffusion des outils pédagogiques «by_ase» permettant d accompagner la pratique des enseignants sur des aspects plus ou moins spécialisés ; 3)Formation continuée des enseignants par l ASE en leur proposant des formations dans la thématique de la pédagogie entrepreneuriale ; 4)Continuation de la mise en réseau des enseignants telle que réalisée par les Ateliers de l Esprit d Entreprendre ; 5 Diffusion de l outil Libérez la création!!! permettant l animation d une réflexion sur l entrepreneuriat avec des groupes d étudiants grâce à des séquences vidéo et renouvellement de l offre d outils développant la créativité des enseignants ; 6 Développement d outils utilisant les technologies récentes : serious game, e-learning, réseaux, jeux, web ; 21 Cf Description dans le bilan «Des outils pédagogiques autonomisant les enseignants» 9
Partie 2 29 7)Concertation approfondie avec les organes de la formation continue des enseignants afin de proposer des formations aux enseignants dans la thématique de la pédagogie entrepreneuriale. L Agence cherchera ainsi prioritairement la collaboration avec les intervenants officiels (Institut de Formation en Cours de Carrière 22, Réseaux et autres) afin d intégrer des propositions dans l offre formelle de ces organes ; 8)Opération de rencontre entre enseignants et entreprises, particulièrement pour les enseignants qui ne sont pas amenés dans leur pratique pédagogique à fréquenter ce monde (enseignement général typiquement) ; 9)Poursuite de la diffusion de la gamme actuelle d outils «by_ase» permettant d accompagner la pratique des enseignants sur des aspects plus ou moins spécialisés. Ces outils sont «de pédagogie entrepreneuriale», «de sensibilisation» ou encore de support. 22 http ://www.ifc.cfwb.be/default.asp 9
30 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes Soutenir une éducation entrepreneuriale AXE 1 LEVIER 3 : PREPARER LES FUTURS ENSEIGNANTS Bilan chiffré 2007-2013 400 futurs enseignants «acculturés» dans 5 entreprises wallonnes 23 S Acquis 2007-2013 Soutenir de manière adaptée l entrée en carrière des futurs enseignants, afin qu ils disposent d une connaissance de base de l entreprise et de l entrepreneuriat est indispensable. L enseignant est une personne-clef pour la diffusion de l entrepreneuriat. La prise d initiative dans le domaine, que ce soit pour travailler les attitudes ou les compétences, nécessite des appuis que l Agence estime pouvoir partiellement apporter. L évolution programmée de la formation des futurs enseignants devrait permettre de donner une plus grande place à cette thématique. L Agence doit également s y préparer, particulièrement pour les enseignants actifs dans les filières qui mènent à une activité indépendante ou à la création d activité. S Le levier 1 Soutenir et promouvoir les démarches des établissements en pointe sur les questions de pédagogie entrepreneuriale : recherche, innovation pédagogique, etc notamment via des bourses permettant de développer des projets entrepreneuriaux par de futurs enseignants; 2) Proposer le contact anticipé avec la gamme des outils pédagogiques, voire la formation à leur utilisation ; 3) Proposer le contact anticipé avec la gamme des propositions des opérateurs partenaires, voire la formation à leur utilisation ; 4) Proposer la rencontre de l «entreprise» dans sa diversité (secteur marchand, non-marchand ; économie sociale, travailleur indépendant ; petite, moyenne ou grande entreprise, etc.) ; 5) Donner l occasion d organiser des projets entrepreneuriaux avec un accompagnement adapté. Les outils 1) Les outils pédagogiques ainsi que les outils développant la créativité des futurs enseignants ; 2) Les bourses permettant de développer des projets entrepreneuriaux 3) Le développement du «partenariat pour l acculturation entrepreneuriale des futurs enseignants». Ce partenariat permettra ensuite la mise en place des actions plus concrètes soit en bilatéral (Agence établissement) soit en multilatéral (Agence établissement Opérateur(s)), dans le cadre de contrats d objectifs. 23 Cf. Bilan 2007-2013 9
Partie 2 31 Soutenir une éducation entrepreneuriale AXE 1 LEVIER 4 : ASSOCIER LE MONDE DE L ENTREPRISE Bilan chiffré 2007-2013 Opération Dream 25 : 4481 étudiants en 2010-2011 3756 étudiants en 2011-2012 3103 étudiants en 2012-2013 S Acquis 2007-2013 Pour mener à bien cet axe 1, il convient de développer les conditions permettant au monde de l Entreprise de collaborer avec le monde de l Enseignement. «La mission de l enseignant, dans sa classe ou son auditoire, est connue. ( ). Le travail sur son cheminement se fait sous le regard d autres adultes que sont les parents ou la direction. De son côté, la personne extérieure entrepreneur ou autre -, qui consacre une part de son énergie à des étudiants durant les heures scolaires ou académiques, le fait bénévolement, et à partir du temps qu elle peut libérer de ses activités. Quand ces deux mondes se réunissent pour une activité face à des jeunes, ils prennent des risques. Pour l entrepreneur, le risque de la réaction négative des jeunes. Pour l enseignant, le risque de ne pouvoir assurer les suites imprévisibles de cette rencontre. Aussi, chacun doit prendre conscience des risques de l autre et de ses contingences. C est un préalable. C est d autant plus nécessaire que le caractère de l Esprit d Entreprendre, qui n est ni économique ni éducatif, impose la collaboration comme élément fondateur d une stratégie constructive.» 24 S Le levier 1 Permettre aux professionnels de l entreprise et de l enseignement de mieux se connaître et de mieux appréhender leur quotidien réciproque ; 2) Promouvoir l engagement des entrepreneurs et d autres professionnels de l entreprise dans des activités auprès des classes (témoignage entrepreneurial, soumission de cas réels, prise en considération de l entreprise comme lieu d apprentissage des attitudes et compétences entrepreneuriales, ) ; 3) Elargir le nombre d entrepreneurs prêts à repasser la porte de l école pour ce type d expérience réussie ; 4) Professionnaliser et promouvoir le témoignage entrepreneurial des entrepreneurs comme personnes extérieures, clef de la sensibilisation, comme source d inspiration. Les personnes actives, de manière générale, ont d excellentes histoires de persévérance et de créativité à partager ; 5) Multiplier les projets collaboratifs, pensés en binômes «entrepreneur + enseignant» ; 6) Développer des actions engageant des groupements plus collectivement comme des clusters, pôles, fédérations professionnelles. Les outils 1) Travail avec les acteurs-clefs du «témoignage d entrepreneur» (100.000 Entrepreneurs et ICHEC-PME), ainsi que d autres acteurs intéressés, afin de modéliser un projet fédérateur et structurant associant pleinement le monde de l entreprise : 2) Rencontres entre enseignants et entrepreneurs ; 3) Formation des entrepreneurs aux meilleures méthodes de témoignages ; 4) Valorisation des entrepreneurs engagés et d autres profils entrepreneuriaux, dans un réseau d «Ambassadeurs de l Esprit d Entreprendre» ; 5) Organisation d événements fédérateurs valorisant la collaboration et les parties engagées dans celle-ci. 24 Conclusion du cahier 6 concernant le colloque «L Esprit d Entreprendre, ça se discute» 9 25 Rencontre de témoins via, notamment, la galerie de portraits disponibles sur le site : www.step2you.be
32 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes Soutenir une éducation entrepreneuriale AXE 1 LEVIER 5 : VEILLER A UN CONTACT DE TOUT JEUNE AVEC L ENTREPRENEURIAT S Bilan chiffré 2007-2013 180 000 étudiants sensibilisés Acquis 2007-2013 Permettre que chaque étudiant, dans le cadre de son parcours éducatif, reçoive une image réelle et tournée vers l avenir de l entreprise et de l économie wallonne dans le monde globalisé; qu il ait reçu un nombre minimal d activités de sensibilisation à l entrepreneuriat, dans le domaine des attitudes 26 et des compétences entrepreneuriales 27 ; et enfin qu il ait la possibilité de s impliquer dans un projet expérientiel est un cap essentiel de l éducation entrepreneuriale. Le recours à des activités extra scolaire/académique est considéré globalement comme plus efficace que strictement les cours. Ces activités doivent intégrer les technologies récentes (serious game, e-learning, réseaux, jeux et web). S Le levier 1) Proposer des activités aux étudiants permettant de découvrir le monde économique, de découvrir ce qu est concrètement un indépendant et une entreprise, d appréhender la situation de l économie wallonne dans le monde globalisé, de prendre en considération les nouveaux métiers ; 2) Proposer aux étudiants une gamme d activités de sensibilisation établies en parcours entrepreneurial mettant en œuvre les modalités de base que sont : Le témoignage entrepreneurial, en entreprise ou à l école, Le jeu autour de situations entrepreneuriales, Une démarche développant la créativité, La mise en situation entrepreneuriale (expérientielle) basée sur l entreprise ou l entrepreneuriat, éventuellement précédée d une démarche développant la créativité. Les outils 1) Définir et créer un parcours entrepreneurial à mettre en œuvre sur base pluriannuelle par un nombre d opérateurs/partenaires de l Agence ; parcours proposant, sur base des 3 modalités de base, un nombre minimal de contacts avec l entrepreneuriat au cours du parcours éducatif secondaire. Le témoignage entrepreneurial, sur son lieu de travail ou à l école, Le jeu autour de situations entrepreneuriales, Une démarche développant la créativité, La mise en situation entrepreneuriale basée sur l entreprise ou l entrepreneuriat, éventuellement précédée d une démarche développant la créativité. Et réfléchir à l opportunité de développer cet outil à l attention de l enseignement primaire et supérieur. 26 Voir par exemple de document de référence conçu par l ASE http ://www.e-pages.dk/ase/5 page 16 et suivantes 9 27 Voir par exemple http ://web.hec.ca/airepme/images/file/2006/094_lescompetencesentrepreneurales.pdf page 7 et suivantes
Partie 2 33 2) Maintenir les activités qui sont actuellement proposées par des opérateurs agréés touchant autour de 20.000 jeunes du primaire, secondaire et supérieur ; 3) Poursuivre les projets entrepreneuriaux proposés via appel à projet mené par l Agence ; 4) Développer, en primaire et en secondaire, éventuellement autour de «Ma Commune» 28, une activité permettant d exposer les bases de l économie, les caractéristiques de base de la vie d un indépendant et les caractéristiques des PME ainsi que le développement durable ; 5) Développer sur un modèle à définir, pour le supérieur, une activité permettant d exposer adéquatement les bases de l économie, les caractéristiques de base de la vie d un indépendant et les caractéristiques des PME, l économie globale, les pays émergents, la dé/ ré-industrialisation ; 6) Développer une stratégie visant l information des parents reposant sur un outil spécifique ; 7) Soutenir annuellement des démarches complémentaires, transversales wallonnes ou localisées sur des parties du territoire wallon. Ces actions complémentaires seront sélectionnées par appel à proposition (cfr appel à projet PEPS), ou à l initiative de l Agence ayant identifié des opportunités, par exemple dans le cadre des démarches initiées par les CSEF, les IPIEQ, les Pôles de Synergie, les Cités des Métiers ou encore par d autres démarches ayant démontré leur caractère fédérateur. 28 http ://www.lesjeunesentreprises.be/index.php/deeep-notre-commune 9
Le second des trois axes stratégiques complète le premier axe avec une sélection d établissements à caractère ou à volonté entrepreneurial, avec l intention d y créer ou d y développer les conditions d éclosion de vocations entrepreneuriales concrètes. L Enseignement supérieur est ici un partenaire privilégié et l objectif des interventions de l Agence se veut explicitement plus proche de sa mission de base à savoir la création d activités. L enseignement obligatoire pourra également être concerné dans une approche éventuellement moins focalisée sur la création d activités. Cet axe sera plus ou moins concentré, en fonction des moyens budgétaires disponibles, sur des établissements (catégories, facultés) support à l entrepreneuriat (type «gestion») et sur des filières prioritaires pour l entrepreneuriat et la croissance comme les métiers de l ingénieur ou l IT.
Partie 2 35 Soutenir une éducation entrepreneuriale AXE 1 INVESTIR SUR LES PROCHAINS ENTREPRENEURS ACCROITRE LE PASSAGE A L ACTE AXE 3 AXE 2 R Levier 6 SOUTENIR DES ECOLES ENTREPRENEURIALES Levier 7 APPROFONDIR LES PRO- GRAMMES ENTREPRENEU- RIAUX Levier 8 CHALLENGER LES JEUNES Levier 9 TRAVAILLER LA CONFIANCE EN SOI Levier 10 ASSOCIER ET IMPLIQUER l ECOSYSTEME ENTREPRENEU- RIAL Identifier, reconnaître, soutenir et mettre en réseau des «Ecoles Entrepreneuriales», selon une définition adaptée aux niveaux primaire, secondaire et supérieur. Proposer aux «écoles entrepreneuriales» de développer plus intensément, via les cours, les connaissances, attitudes et compétences économiques et entrepreneuriales des jeunes inscrits dans des filières orientant vers l entrepreneuriat ou vers les métiers de support à l entrepreneuriat. Le cas échéant, soutenir des programmes dont l objet lui-même est centré sur l entrepreneuriat. Proposer des dispositifs permettant aux jeunes eux-mêmes, portés sur l entrepreneuriat, étudiants ou jeunes alumni, de s exercer, de se créer un réseau, de rencontrer des projets virtuels ou réels. Valoriser le parcours ayant développé les attitudes et compétences entrepreneuriales des jeunes. Associer les écosystèmes entrepreneuriaux régional et sous-régionaux, privés et publics, et permettre au monde de l Entreprise de collaborer afin de renforcer les effets de ces mesures.
36 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes INVESTIR SUR LES PROCHAINS ENTREPRENEURS AXE 2 LEVIER 6 : SOUTENIR DES «ECOLES ENTREPRENEURIALES» Bilan chiffré 2007-2013 93% des établissements sensibilisés S Acquis 2007-2013 L expérience de l Agence durant la période 2007-2013 a révélé l importance d approfondir la présence de l entrepreneuriat, dans une approche économique, dans et avec un réseau d Ecoles Entrepreneuriales développant une plus grande gamme d activités. S Le levier 1 Reconnaître les Etablissements d enseignement affichant leur engagement sur la promotion de l entrepreneuriat sur ses différentes facettes ; 2) Les soutenir concrètement par une offre pour les étudiants et les enseignants via certaines actions proposées par les opérateurs ou via un soutien financier de l Agence par appel à projet ; 3) Articuler dans ces établissements la promotion de l entrepreneuriat et la nécessité de cours techniques abordant des notions qu il ne faut pas simplifier à l excès telles que «business plan», «comptabilité», «obligations sociales» ; 4) Développer une offre pour les établissements ne positionnant pas l entrepreneuriat comme filière préférentielle mais où la carrière indépendante constitue de facto une part des débouchés (pharmacie, traduction, médecine,..) ; 5) Intégrer l IFAPME dans la réflexion pour ce qui concerne l enseignement en alternance ; 6 Assurer l information des parents sur le sens à donner à ces actions. Les outils : 1) Elaborer le concept «Ecole entrepreneuriale» : Définir le sens souhaité de «Ecole entrepreneuriale» ; définir les cibles ; définir une gamme de réalisations correspondant à cette qualification ; définir des propositions d actions complémentaires à mener ; définir le type d accompagnement par les ASEE ; définir des critères de sélection et de reconduction ; définir le budget-type incitatif d un tel appel ; définir la convention «Ecole entrepreneuriale» et les obligations réciproques ; 2 Evaluation de l appel à projet Ecole entrepreneuriale, lancement d'un nouvel appel à projets et conventionnement des établissements répondant aux critères
Partie 2 37 3) Essaimer comme bonne pratique la «Formation Intégrée en Entrepreneuriat» 29 mené avec l ADISIF, INDUTEC et l ABE; 4) Sélectionner auprès des opérateurs/partenaires des activités à proposer aux étudiants de ces établissements, toujours sur base des modalités préférentielles suivantes, non-redondantes avec les activités proposées durant le parcours entrepreneurial : Le témoignage entrepreneurial, sur son lieu de travail ou à l école, Le jeu autour de situations entrepreneuriales, Une démarche développant la créativité, La mise en situation entrepreneuriale basée sur l entreprise ou l entrepreneuriat, éventuellement précédée d une démarche développant la créativité ; 5) Sélectionner auprès des opérateurs/partenaires, ou via le marché, des formations et des outils utiles pour les enseignants eux-mêmes de ces écoles entrepreneuriales, à suivre au sein des établissements ou en communauté ; 6) En fonction d une réflexion à approfondir sur le plan budgétaire et stratégique, étendre cet appel en amont (enseignement secondaire) ; 7) Développer une stratégie visant l information des parents, reposant sur un «outil parents» ou sur d autres modalités. 29 http ://www.fie-entrepreneuriat.be 9
38 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes INVESTIR SUR LES PROCHAINS ENTREPRENEURS AXE 2 LEVIER 7 : APPROFONDIR LES PROGRAMMES ENTREPRENEURIAUX Bilan chiffré 2007-2013 182 étudiants ont participé à des programmes entrepreneuriaux 5 programmes développée dans le supérieur S Acquis 2007-2013 Proposer aux établissements supérieurs créant ou développant des cours explicitement dédicacés à l entrepreneuriat d obtenir un soutien permettant d accentuer l acquisition et le développement des attitudes et compétences entrepreneuriales des étudiants ; et ce de manière à les rendre plus performants doit faire partie du Programme en Entrepreneuriat. En effet, au-delà même du concept d Ecole entrepreneuriale, certains établissements (catégories, facultés) proposent des cours explicitement dédicacés à l entrepreneuriat, tantôt sous l angle de l Esprit d Entreprendre, tantôt sous l angle de la création d activités. Ces établissements doivent être encouragés et ces initiatives confortées. S Le levier 1 Valider le modèle suivant : «sensibilisation en bac > approfondissement en master > incubation de projets à la sortie des études» ; 2) Soutenir, en accompagnement et/ou financièrement, la création ou le développement des cours focalisés sur l entrepreneuriat (et le développement de notions telles que «business plan», «comptabilité», «obligations sociales», et ce en fonction des moyens budgétaires disponibles. Les outils 1 Révision la cartographie des établissements disposant de tels cours et analyse des caractéristiques afin de classifier ceux-ci ; réguler éventuellement ; 2) Prolongation des deux conventions 2012-2013 qui ont été signées directement avec : la LSM(UCL) avec la Mineure en Entrepreneuriat 30 et le CPME 31, HEC-ULg avec les activités entrepreneuriales inscrites au Portfolio des Compétences 32 et d HEC-ULg Entrepreneur 33, 3) Des conventions 2012-2013 ont été signées avec La Maison de l Entreprise en ce qui concerne les établissements de Mons (UMONS dont Warocqué et FPMS ainsi que des HE) avec UMONS ENTREPRENEUR 3.0 34 et Esprit es-tu là? 1) La proposition de l Université de Namur, (création d'un cours interfacultaire d introduction à l entrepreneuriat) sera retenue pour un terme de deux ans dans un cadre administratif, budgétaire et opérationnel à préciser. 30 http ://www.uclouvain.be/prog-2013-min-lmpme100i 9 31 http ://www.uclouvain.be/cpme.html 32 http ://www.hec.ulg.ac.be/hec-ulg/formations/portfolio-competences 33 http ://www.hec.ulg.ac.be/hec-ulg/hec-ulg-entrepreneurs/concept 34 http ://portail.umons.ac.be/fr/infospour/journalistes/communiqus%20de%20presse/communiqu%c3%a9_umonsentrepreneurs3%200_20120427.pdf
Partie 2 39 INVESTIR SUR LES PROCHAINS ENTREPRENEURS AXE 2 LEVIER 8 : CHALLENGER LES JEUNES Acquis 2007-2013 A côté des activités proposées par leur établissement, les étudiants et jeunes alumni souhaitent participer eux-mêmes, de manière autonome, isolément ou en groupe, à des activités dédicacées à l entrepreneuriat, tantôt sous l angle de l Esprit d Entreprendre, tantôt sous l angle de la création d activités. Cette mesure vise à répondre à cette demande en rapprochant ces jeunes de l Agence. Il convient donc de proposer des dispositifs permettant aux jeunes eux-mêmes, portés sur l entrepreneuriat, étudiants ou jeunes alumni, de s exercer, de se créer un réseau, de rencontrer des projets virtuels ou réels. Le cas échéant, soutenir les associations étudiantes ou d alumni, dont l objet est centré sur l entrepreneuriat. S Le levier 1 Proposer un concours de haut niveau en matière de business plan ; 2) Soutenir la création et le développement de juniors entreprises ; 3) Soutenir les associations regroupant des étudiants entrepreneurs ou assimilés. Les outils 1) Accompagnement de la catégorie «entrepreneuriat» lors des événements Euroskills. 2) Rapprochement des actions cofinancées par l Agence proposant une facette «concours», qu il s agisse d idées, de business plan ou de pitch. Il s agit de : Dans le cadre de l éducation entrepreneuriale : principalement les Young Enterprise Project de Les Jeunes Entreprises, Esprit es-tu là? de La Maison de l Entreprise et la Start Academy de Cascade, Dans le cadre de la promotion de la création d activité : 1,2,3,GO!, Mais également Enterprize ; 3) Poursuite du soutien aux juniors entreprises et aux Clubs d Etudiants Entrepreneurs, ce qui nécessite l ouverture d un dialogue non exclusif avec JADE BELGIUM et BECEOS, acteurs fédérant une partie du public, afin d évaluer la collaboration passée et afin de cibler les objectifs futurs, sans distinction entre les formules.
40 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes INVESTIR SUR LES PROCHAINS ENTREPRENEURS AXE 2 LEVIER 9 : TRAVAILLER LA CONFIANCE EN SOI Bilan chiffré 2007-2013 180 000 étudiants sensibilisés à l'entrepreneuriat. La confiance en soi est une attitude entrepreneuriale. S Acquis 2007-2013 Le manque de confiance en soi est un des obstacles à la création d entreprise chez les jeunes. Cette mesure vise à valoriser «matériellement» les parcours entrepreneuriaux afin de permettre aux jeunes de se créer un véritable passeport entrepreneurial. Pour atteindre cet objectif, valoriser le parcours et les expériences, dans l éducation ou non, ayant permis de développer les attitudes et compétences entrepreneuriales des jeunes, afin de développer leur confiance en eux. S Le levier 1 Développer des outils d évaluation des compétences valorisant le parcours académique et non-formel de l étudiant, 2) Proposer une forme de «validation» des compétences, 3) Permettre aux jeunes d enrichir leur passeport entrepreneurial sur un modèle similaire à celui des «badges» du medium social foursquare 35 et de déployer une «timeline». Les outils 1) Analyser les fonctionnalités souhaitées et les outils existants ou en réflexion ; 2) Analyser la pertinence d un outil tel que «business model you» 36. 35 Foursquare est un médium social qui permet à l utilisateur d indiquer où il se trouve (système de géolocalisation). L aspect ludique vient du fait qu il est possible d accumuler des badges relatifs à des actions 9 spécifiques et de devenir «maire» des endroits dans lesquels on est la personne à avoir fait le plus de check-ins (enregistrements) récemment - http ://fr.wikipedia.org/wiki/foursquare 36 http ://businessmodelyou.com
Partie 2 41 INVESTIR SUR LES PROCHAINS ENTREPRENEURS AXE 2 LEVIER 10 : ASSOCIER ET IMPLIQUER L ECOSYSTEME ENTREPRENEURIAL Acquis 2007-2013 Si le manque de confiance en euxmêmes est un des obstacles à la création d entreprise chez les jeunes, une autre problématique rappelée via l enquête IPSOS 37 est celle de la connaissance des dispositifs d aide et d accompagnement. Ce levier vise donc à rapprocher l information et les opérateurs d accompagnement des milieux d enseignement afin de diffuser une information objective, suffisante et de qualité sur la création, ses aides et l accompagnement disponible en Wallonie. Associer les écosystèmes entrepreneuriaux régionaux et sous-régionaux, privés et publics, et permettre au monde de l Entreprise de collaborer afin de renforcer les effets de ces mesures. S Le levier 1 Rapprocher les mondes de l accompagnement (Animation économique) et les écoles ayant placé l entrepreneuriat dans leurs priorités ; 2) Adapter, développer les outils d informations afin de les rapprocher des plus jeunes. Les outils 1) Le portail www.infos-entreprises.be propose une section consacrée à la création d activité ; 2) L Agence et les acteurs de l intermédiation sont présents lors d événements-phares comme le Salon Entreprendre ; 3) Les écoles recherchant des réponses à des questions précises sur la création d activité prennent des contacts directs avec le secteur de l intermédiation, parfois le secteur des SAACE, ou d autres acteurs privés. 4) Analyse de l offre existante afin de proposer les évolutions utiles ; 5) Définition des messages-clefs et assurer la disponibilité de ceux-ci de manière virtuelle (web, web 2.0, applications, ) et réelle (présence en classe). 37 Bilan 2007-2013, Résultats de l étude sur la perception de l entrepreneuriat chez les 17-30 ans 9
Ce troisième axe stratégique vise à traduire les investissements repris dans les 2 premiers axes en créations d entreprises, avec une visée sur les créations à haut potentiel, et à maintenir la flamme entrepreneuriale durant les 10 premières années de vie professionnelle.. Les actions proposées au titre de ce troisième axe peuvent se focaliser sur la détection de jeunes créateurs considérés comme particulièrement talentueux et/ou sur des projets à plus haut potentiel en termes de croissance, en termes de création d emploi(s), en termes d ambition. Ce troisième axe du plan doit se concevoir en liaison directe et en complète cohérence avec les dispositifs d accompagnement à la création et au développement, dans le cadre des programmes d Animation Economique émargeant aux fonds européens FEDER / FSE notamment. Certains acteurs de l enseignement mais aussi les acteurs de la Formation et de l Accompagnement sont les partenaires de l Agence dans cet axe. 9 38 L on sait que la création d entreprise, l un des objectifs du programme, se déroule plus tard. L étude «Caractéristiques socio-économiques des primo-créateurs d entreprise : le cas de la Wallonie» apporte une proposition intéressante à cet égard : «en moyenne, l idée de créer «une» entreprise survient vers l âge de 33 ans, soit à peu près 10 ans après la fin des études. C est vers 37 ans que l idée est mûre et le projet de création d entreprise se concrétise. Un an après, vers 38 ans, les démarches en vue de la création sont entreprises, démarches qui aboutissent vers l âge de 39 ans à la création effective de l entreprise.» http ://dev.ulb.ac.be/dulbea/documents/1077.pdf
Partie 2 43 Soutenir une éducation entrepreneuriale INVESTIR SUR LES PROCHAINS ENTREPRENEURS AXE 1 AXE 2 ACCROITRE LE PASSAGE A L ACTE AXE 3 R Levier 11 INCUBER LES PROJETS REELS EN MILIEU ACADEMIQUE Levier 12 ADAPTER LE SUPPORT AUX JEUNES ENTREPRENEURS Levier 13 TUTORER LES JEUNES ENTRE- PRENEURS Levier 14 METTRE EN EVIDENCE LES SUCCES ENTREPRENEURIAUX Levier 15 ENTRETENIR LA FLAMME ENTREPRENEURIALE Créer les conditions, matérielles et de support, au niveau de l enseignement supérieur, permettant l incubation de projets réels portés par des étudiants, et par extension par les autres acteurs tels que les chercheurs et doctorants. Améliorer les conditions, matérielles et de support, de soutien au jeune diplômé qui, dans ses premières années de vie professionnelle 38, développe son propre projet. Complémentairement au dispositif de support, proposer le tutorat entrepreneurial voire de nouvelles propositions de soutien basées sur le phénomène des communautés. Considérant l effet positif des exemples et des témoignages sur la culture, développer des actions de visibilité de succès notamment via le Grand Prix Wallon de l Entrepreneuriat. Proposer un maillage wallon de dispositifs attirant les jeunes potentiellement créateurs, entretenant leur flamme entrepreneuriale, les mettant en réseau, leur donnant l occasion de découvrir les supports disponibles.
44 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes ACCROITRE LE PASSAGE A L ACTE AXE 3 LEVIER 11 : INCUBER LES PROJETS REELS EN MILIEU ACADEMIQUE Bilan chiffré 2007-2013 350 étudiants sensibilisés dans le programme "Startech-Student Incubator". 40 participants au programme "Startech-Student Incubator" S Acquis 2007-2013 L expérience de l Agence durant la période 2007-2013 a révélé l importance d approfondir la présence de l entrepreneuriat, dans une approche économique, dans et avec un réseau d Ecoles Entrepreneuriales s investissant dans un partenariat avec l Agence et développant une plus grande gamme d activités. S Le levier 1 Détecter les talents entrepreneuriaux étudiants, chercheurs et doctorants ; 2) Favoriser auprès des étudiants le travail sur leur propre projet ; 3) Incuber au sein d écoles ou sur base d une forme de mutualisation géographique les projets réels proposés par les étudiants, en proposant un accompagnement spécifique relié au monde de l accompagnement ; 4) Faciliter la création d entreprise sous statut d étudiant entrepreneur, sous l angle administratif et social. Les outils 1) Objectiver le statut social et administratif de l étudiant entrepreneur, le promouvoir et/ou procéder à des recommandations en la matière ; 2) Définir des activités pour les néo-diplômés (4 à 6 mois après la diplômation) ; 3) Proposer aux opérateurs d Animation économique impliqués dans l éducation à l entrepreneuriat de détecter et accompagner des projets de ce type ; 4) Le projet Startech de WSL peut être considéré comme un cadre de départ pour le développement d incubateur(s) étudiants dans certains établissements type ISI ou facultés polytechniques. La collaboration des facultés/écoles/catégories économique/de gestion et des Opérateurs d Animation économique type CEEI doit être envisagée dans ce cadre ; 5) Par appel à projet spécifique, intégré a priori dans la démarche Ecole entrepreneuriale, l Agence pourra soutenir la création d espaces au sein des établissements clairement et visiblement consacrés à la création d entreprise, y proposant des outillages dédiés, et mettant en évidence par exemple le hall of fame entrepreneurial de l établissement ; 6) Le projet-pilote Formation Intégrée en Entrepreneuriat associant les ISI pourrait permettre d y élargir l expérience Startech ; 7) Mise en place d un dispositif de détection de talents entrepreneuriaux.
Partie 2 45 ACCROITRE LE PASSAGE A L ACTE AXE 3 LEVIER 12 : ADAPTER LE SUPPORT AUX JEUNES ENTREPRENEURS Acquis 2007-2013 Les jeunes disent manquer d information sur les dispositifs d accompagnement qui leur sont proposés 39. Par ailleurs les jeunes ont des questions propres qui peuvent justifier une adaptation de l information disponible, sur le plan de la forme ou du fond. Il y a donc lieu de proposer un accompagnement adéquat au diplômé qui, dans ses premières années de vie professionnelle 40, développe son propre projet, en liaison avec le paysage de l Animation économique supervisé par l Agence. S Le levier 1 Développer chez les jeunes diplômés leur connaissance de l offre de support et d accompagnement ; 2) Développer chez les organismes de support une offre et un accompagnement adaptés aux jeunes créateurs ; 3) Développer des formes d accompagnement adaptées aux attentes et aux besoins, en liaison avec les habitudes sociales actuelles ; 4) Fournir via les supports généraux une information objective et adéquate sur la création d activité. Les outils 1) Analyser les outils actuels de communication afin de vérifier leur adaptation aux habitudes des plus jeunes ; 2) Eventuellement développer de nouveaux canaux de communication, ou adhérer à des canaux complémentaires à l offre du portail www.infos-entreprises.be ; 3) Proposer via l ASE Academy 41 des formations aux opérateurs permettant de mieux appréhender les attentes des plus jeunes. 39 Bilan 2007-2013, résultats de l étude sur la vision de l Entrepreneuriat par les 17-30 ans 9 40 L on sait que la création d entreprise, l un des objectifs du programme, se déroule plus tard. L étude «Caractéristiques socio-économiques des primo-créateurs d entreprise : le cas de la Wallonie» apporte une proposition intéressante à cet égard : «en moyenne, l idée de créer «une» entreprise survient vers l âge de 33 ans, soit à peu près 10 ans après la fin des études. C est vers 37 ans que l idée est mûre et le projet de création d entreprise se concrétise. Un an après, vers 38 ans, les démarches en vue de la création sont entreprises, démarches qui aboutissent vers l âge de 39 ans à la création effective de l entreprise.» http ://dev.ulb.ac.be/dulbea/documents/1077.pdf 41 http ://www.aseacademy.be
46 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes ACCROITRE LE PASSAGE A L ACTE AXE 3 LEVIER 13 : TUTORER LES JEUNES ENTREPRENEURS S Bilan chiffré 2007-2013 1, 2, 3 go : 30 projets Réseau Entreprendre Wallonie : 50 projets Acquis 2007-2013 L apport des professionnels de l accompagnement ne rencontre pas toutes les attentes des créateurs, jeunes ou non. Des réponses peuvent être plus adéquatement proposées par des entrepreneurs actifs, du fait de leur propre expérience. Il convient donc de proposer un accompagnement complémentaire à l offre des opérateurs de support (Animation économique) basé sur le tutorat entrepreneurial à savoir les apports d entrepreneurs peut revêtir un intérêt pour les jeunes entrepreneurs. S Le levier 1 Proposer des dispositifs de tutorat entrepreneurial 42 à savoir le dialogue entre un entrepreneur expérimenté et un candidat entrepreneur ; 2) Proposer des dispositifs de tutorat entrepreneurial à savoir le dialogue entre un entrepreneur expérimenté et un entrepreneur débutant ; 3) Articuler explicitement ces dispositifs avec l accompagnement professionnel proposé par les opérateurs d Animation économique. Les outils 1) Promouvoir et valoriser le tutorat entrepreneurial de manière complémentaire à l accompagnement, de manière notamment à accroître le pool des entrepreneurs disponibles pour accompagner les porteurs de projets et débutants ; 2) Examiner les conditions de reconduction du soutien aux actions actuelles : 1,2,3,GO!, Mind and Market et Réseau Entreprendre Wallonie et approfondir le cas échéant leur caractère transversal wallon et leur collaboration avec les acteurs de l Animation économique ; 3) Rechercher, en cas de poursuite, une collaboration entre NEST up et les acteurs de l Animation économique. 42 Rappelons que l Agence privilégie l expression «mentorat entrepreneurial» pour des situations d échange présentant un plus grande proximité d expérience entre le mentor et le mentoré. 9
Partie 2 47 ACCROITRE LE PASSAGE A L ACTE AXE 3 LEVIER 14 : METTRE EN EVIDENCE LES SUCCES ENTREPRENEURIAUX Bilan chiffré 2007-2013 GPWE 2013 : 1 ere édition de la catégorie "Jeunes entrepreneurs" S Acquis 2007-2013 Le manque de confiance en eux-mêmes est un des obstacles à la création d entreprise chez les jeunes eux-mêmes. Les théories autour du «role modele» 43 mettent en évidence que les comportements des exemples sont retenus et reproduits. Il faut donc développer la culture entrepreneuriale par la mise en évidence de réussites entrepreneuriales de jeunes. S Le levier 1 Visibiliser les success stories afin qu elles alimentent l émulation ; 2) Développer la catégorie Jeune entrepreneur du Grand Prix Wallon de l Entrepreneuriat 44 (GPWE) ; 3) Développer l événementiel sur l entrepreneuriat, type Global Entrepreneurship week 45 ou autre ; Les outils 1) Evaluer et éventuellement intensifier la catégorie Jeune entrepreneur a été initiée une première fois en 2013 dans le cadre du Grand Prix Wallon de l Entrepreneuriat ; 2) La catégorie Jeune entrepreneur pourrait constituer à l avenir un support à d autres actions basées sur la mise en évidence des lauréats ; 3) Le comité de suivi du Small Business Act wallon 46 a prévu une action visant à recenser les témoignages d entrepreneurs, à laquelle est associée l Agence ; 4) Poursuivre la collaboration au collationnement des «histoires» vécues afin d en développer des outils de promotion de l entrepreneuriat. 9 43 http ://en.wikipedia.org/wiki/role_model 44 http ://www.infos-entreprises.be/fr/grand-prix-wallon-de-lentrepreneuriat-gpwe-1156 45 http ://www.unleashingideas.org 46 http ://economie.wallonie.be/new/spip.php?article132
48 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes ACCROITRE LE PASSAGE A L ACTE AXE 3 LEVIER 15 : ENTRETENIR LA FLAMME ENTREPRENEURIALE Acquis 2007-2013 L enquête IPSOS a mis en évidence que parmi les jeunes de 17 à 30 ans, «1 sur 2 envisage de créer sa propre entreprise». Or, la décision de la création d activité est un processus complexe dont l issue peut se produire longtemps après les premières réflexions et les premiers soutiens. Ce «réservoir de jeunes positivement orientés vers la création d entreprise s amenuise au fil des années de premières expériences professionnelles et d évolution dans la vie personnelle. La volonté est donc de proposer des activités permettant de se maintenir en contact avec le monde de l entrepreneuriat en cherchant à s appuyer au mieux sur les communautés et sur les moyens de communication. Proposer un maillage de dispositifs attirant les jeunes potentiellement créateurs, entretenant leur flamme entrepreneuriale, les stimulant, les mettant en réseau, leur donnant l occasion de découvrir les supports disponibles est donc un enjeu. S Le levier 1 Identifier les relais : «communautés», etc. ; 2) Soutenir les associations d alumni mettant l accent sur l entrepreneuriat ; 3) Développer des activités adaptées aux jeunes actifs leur permettant de maintenir le contact avec l entrepreneuriat, de tester des idées, des collaborations ; 4) Permettre le suivi de la «communauté» des candidats créateurs ; 5) Développer une offre de formation continuée avec les institutions de référence Les outils 1) Le concept de Coentrepreneurs weekend 47 ; 2) Suite à l appel à projet PEPS de 2011, l Agence a soutenu le Club Entreprendre 48 des Alumni de la Faculté Polytechnique de l UMONS. Cette section de l association vise le soutien à l entrepreneuriat mêlant les anciens et les étudiants. L Agence a sollicité de La Maison de l Entreprise en 2012-2013 la recherche d une plus grande intégration des activités du Club Entreprendre dans les activités qu elle coordonne déjà afin de joindre les énergies. Elle examinera avec eux comment poursuivre la collaboration avec le Club Entreprendre ; 3) L Agence cherchera à sensibiliser d autres associations type «alumni» afin qu elles accordent une place à l entrepreneuriat dans leurs activités, mettant en priorité l accent sur les associations ayant un lien avec la création d activités. Les ingénieurs de la FABI 49 constitueraient un premier objectif à cet égard ; 4) L Agence cherchera à ouvrir un dialogue avec les associations d anciens des filières entrepreneuriales (type Louve 50 pour le CPME à l UCL, UMONS ENTREPRENEUR, HEC-ULG ENTRE- PRENEUR) là où elles sont structurées de manière minimale, afin de soutenir leurs activités ; 5) Développer avec les institutions de référence dans la Formation (FOREM IFAPME) des formations permettant la mise à niveau sur le plan des compétences de gestion des porteurs de projet sur les sujets adéquats lorsque la flamme entrepreneuriale se matérialise dans un projet concret. 47 http ://weekend.coentrepreneurs.be 9 48 http ://www.aims.fpms.ac.be/index.php?id=85 49 http ://www.fabi.be 50 http ://www.uclouvain.be/alumni-louve.html
Partie 2 49
50 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes
Partie 31 51 PARTIE 3 ACTIONS TRANSVERSALES, DE FACILITATION ET DE CONSOLIDATION : UNE CONDITION DE REUSSITE DES 3 AXES. Les diverses actions transversales et actions «système» doivent être mises en place de manière à favoriser la mise en œuvre des mesures inscrites cidessus.
52 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes Consulter et collaborer Il s agit sous ce titre de rappeler que l Agence opère dans un large cadre collaboratif qu il convient de piloter, ce qui concrètement se traduit dans les actions suivantes : Animer le FORUM ESPRIT D ENTREPRENDRE comme moment de réflexion et d avis, poursuivre son ouverture ; Rechercher et organiser un cadre de concertation avec l Enseignement au niveau le plus adéquat de son organisation, tenant compte des missions communes et spécifiques de l enseignement obligatoire et de l enseignement supérieur ; De même, rechercher et organiser, dans un cadre de concertation avec le secteur de la formation, le FOREM et l IFAPME ; Redéfinir la collaboration avec les opérateurs, éventuellement différemment selon qu ils sont spécialisés, à vocation wallonne, et appliquer des contrats d objectif ; Assurer une coordination sous-régionale forte là où des actions sont organisées. Evaluer Deux séries d indicateurs sont systématiquement prévus à savoir les indicateurs d actions et les indicateurs d impacts sur les mentalités et sur la vision des bénéficiaires. L outil PILOTEE continuera à enregistrer toutes les actions mises en œuvre dans le cadre de l enseignement à savoir essentiellement les actions des axes 1 et 2. Quant à l appréciation de l évolution des mentalités des professionnels de l enseignement et des jeunes, il s agira d actualiser les résultats des enquêtes menées en 2011 et 2013. Penser international L Agence se positionne comme institution de référence en matière d entrepreneuriat en Wallonie. Elle assurera dans ce cadre, en liaison avec les institutions ayant un rôle structurel en la matière : Une présence (physique ou autre) auprès de correspondants étrangers ; La mise à disposition de ses outils propres ; La recherche d outils étrangers afin de les adapter. Focaliser sur des thématiques transversales prioritaires Diverses thématiques suivantes doivent trouver leur place de manière transversale dans la mise en œuvre des mesures opérationnelles décrites ci-dessous. Il s agit notamment : De la créativité et de l innovation ; L entrepreneuriat dans les STEM 51 (science, technology, engineering, mathematics) ; Le développement durable et son triptique «économie social environnement». 51 http ://en.wikipedia.org/wiki/stem_fields 9
Partie 31 53 Penser «inclusion» et «diversité» Objectif/raison d être : Le programme doit assurer à tous l accès à l entrepreneuriat, et donc mettre l accent sur certains groupes cibles. La Wallonie, via le FSE, s est inscrite dans la promotion de l entrepreneuriat inclusif et a participé aux travaux de la Communauté de pratique COPIE2 traitant de ce sujet au niveau européen. La vision sous-jacente exprime que des populations moins favorisées ont un réel potentiel de création d activités et que nos territoires tant au niveau européen que strictement wallon ont besoin, au niveau macroéconomique, de valoriser ce potentiel. Méthode générale préconisée : Il s agit de veiller à l existence d une vision inclusion/diversité dans la stratégie. Promouvoir spécifiquement l entrepreneuriat au féminin ; Intégrer une vision «genre» dans les actions mises en œuvre au titre des différentes mesures et imposer des indicateurs quantitatifs ; Assurer a priori l accès aux publics moins-favorisés et évaluer a posteriori la réalité de cet accès ; suggérer des mesures correctrices le cas échéant ; Recommander le cas échéant des actions spécifiques afin de prendre en compte les besoins spécifiques de certains groupes-cibles. Acquis 2007-2013 : Dans le domaine de l entrepreneuriat féminin, les années 2012 et 2013 ont connu trois dossiers : Réseau Européen des Ambassadrices de l Esprit d Entreprise (Diane/UCM), Mentoring for Success (Diane/UCM), Coentrepreneurs week-end au féminin» avec IDEE et le MIC. La dynamisation de l entrepreneuriat féminin est essentiellement traitée sur le terrain opérationnel par des Réseaux et Opérateurs. Les outils 2013-2020 Les acteurs s adressant au public féminin et aux publics fragilisés / moins favorisés doivent faire l objet d une nouvelle cartographie minimale, sous l angle des objectifs, de l audience, du caractère ouvert ou segmenté (orientation sectorielle ou géographique?), des soutiens publics, etc... ; Les concrétisations régionales de projets européens (Réseau Européen des Ambassadrices de l Esprit d Entreprise et Mentoring for success) soutenues par l Agence et pilotées en Wallonie par Diane/UCM, doivent être évaluées afin de proposer une suite éventuelle ; Des opérations additionnelles peuvent être ensuite soutenues si elles rencontrent quatre conditions de base : leur nécessité et utilité est validée suite à l évaluation de l existant, elles sont transversales wallonnes et non-limitées à un sous-territoire, elles sont complémentaires aux actions existantes, elles sont fédératrices des acteurs impliqués sur la thématique.
54 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes Communiquer et promouvoir Acquis 2007-2013 : Les outils de communication et de promotion sont nécessaires pour la mise en œuvre globale du programme. Il s agit de réviser les objectifs, la stratégie et les outils, tenant compte des modifications dans les mentalités et des évolutions technologiques. Le levier : Améliorer l image, la notoriété et la reconnaissance sociale de l entrepreneuriat sous ses différentes facettes, surtout auprès des publics influençant l opinion des jeunes (les parents, la famille au sens large, ) ; Positionner le programme dans sa globalité, le rôle de l Agence, les partenariats ; et assurer sa visibilité internationale ; Assurer auprès des bénéficiaires finaux et des prescripteurs de terrain la bonne compréhension du caractère coordonné de l ensemble des réalisations issues du programme, développer le «fil conducteur» entre ces mesures ; Promouvoir auprès des bénéficiaires finaux et des prescripteurs de terrain les différentes propositions opérationnelles auprès des cibles ; Développer les projets emblématiques comme les Ambassadeurs de l Esprit d Entreprendre ou les Ecoles entrepreneuriales. Les outils : Définition de la stratégie de promotion de l entrepreneuriat au sens large : sur quoi communiquer, comment, vers qui, reprenant quels partenaires ; Révision de l affectation des noms de domaine détenus par l Agence ; Révision de la stratégie de promotion du présent programme global en fonction des choix réalisés par l Agence en 2013 : relais, supports, etc ; Développer le volet «communication» de dossiers emblématiques comme le label Ecole entrepreneuriale ou les Ambassadeurs de l Esprit d Entreprendre ; Révision de la communication opérationnelle : image, logo, charte graphique, web et media sociaux ; Définition opérationnelle de la collaboration avec les partenaires.
Partie 31 55 CONCEPTS-CLEFS L Agence promeut dans ce contrat une série de concepts sur lesquels elle appuie sa stratégie. En voici la liste : Esprit d Entreprendre FORUM ESPRIT D ENTREPRENDRE Agent de Sensibilisation à l Esprit d Entreprendre Education entrepreneuriale Pédagogie entrepreneuriale Ateliers de l Esprit d Entreprendre Profil entrepreneurial Attitudes et compétences entrepreneuriales Acculturation entrepreneuriale Parcours entrepreneurial Témoignage entrepreneurial Mise en situation entrepreneuriale Projet entrepreneurial Ecole entrepreneuriale Auto-évaluation entrepreneuriale Vocation entrepreneuriale Incubateur étudiant Hall of fame entrepreneurial Ambassadeurs de l Esprit d Entreprendre Statut d Etudiant Entrepreneur Junior entreprise Passeport entrepreneurial Talent entrepreneurial Flamme entrepreneuriale Entrepreneuriat inclusif Ecosystème entrepreneurial L Agence promeut dans ce contrat la notion de contrat d objectif avec ses partenaires. Elle se comporte elle-même comme ensemblier, régisseur et opérateur direct.
56 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes THEMATIQUES CONNEXES et COMPLEMENTAIRES L Agence s est engagée au cours des années 2007 à 2013 sur une série de sujets et thématiques proches de l entrepreneuriat et considérés comme complémentaires. Le maintien de l Agence sur ces thématiques a du sens car évidemment, l entrepreneuriat n est pas isolé d autres démarches au niveau de l enseignement et de l économie. Voici une liste non-limitative de ces sujets et thématiques : La recherche académique en «entrepreneuriat» La «pédagogie du projet» L orientation L approche orientante Les projets de «Cité des métiers» (Liège Charleroi) et les dynamiques qui en découlent L enseignement et la formation en sciences économiques et gestion (pour ce qui concerne le contenu strict des cours) La promotion des métiers manuels et techniques La promotion des filières scientifiques La promotion de l artisanat, du commerce L économie créative et certains projets relevant de Creative Wallonia L innovation sociale Etc.
Partie 31 57 Les sources de ce document Le document «Entrepreneuriat 3.15» proposé repose sur la prise en compte de très nombreuses «sources». Les sources que l on peut rassembler sous le vocable «évaluation». L enquête sur la vision des enseignants sur l Esprit d Entreprendre, 2011, NEWCOM L enquête sur la vision des étudiants sur l Entrepreneuriat, février/mars 2013, IPSOS, ainsi que le débat consécutif avec les opérateurs Les inputs des organes consultatifs (Comité d accompagnement puis FORUM ESPRIT D EN- TREPRENDRE) Les réflexions développées en mai 2012, janvier/février 2013 au niveau de l Equipe Entrepreneuriat L auto-évaluation par les opérateurs des effets de leurs actions en 2013 L évaluation d opérations pilote comme les Startup Weekend en 2012 L évaluation des projets «Creative People» menés dans l enseignement Les contributions stratégiques des opérateurs & partenaires par rapport aux balises proposées par l Agence, en mars 2013 Les portefeuilles de projets FSE : Esprit d Entreprendre et Orientation Les orientations politiques issues du niveau européen : Entrepreneuriat 2020 - Raviver l esprit d entreprise en Europe 52 de la Commission européenne (janvier 2013) Repenser l éducation - Investir dans les compétences pour de meilleurs résultats socio-économiques 53 (novembre 2012) Agenda d Oslo pour la formation à l entrepreneuriat en Europe 54 Le «Small Business Act» 55 (voir aspects entrepreneuriat étudiant) et ses révisions, La Communauté de pratique sur l entrepreneuriat inclusif 55 Les enquêtes «eurobaromètre» 57 Les rapports des Groupe d experts : ÉDUCATION À L ENTREPRENEURIAT Progrès réalisés dans la promotion des attitudes et compétences entrepreneuriales dans l enseignement primaire et secondaire 58 L esprit d entreprise dans l enseignement et la formation professionnels 59 L esprit d entreprise dans l enseignement supérieur, en particulier dans les études non commerciales 60 Entrepreneurship in higher education et documents lies Entrepreneurship Education at School in Europe National Strategies, Curricula and Learning Outcomes 61 52 http ://eur-lex.europa.eu/lexuriserv/lexuriserv.do?uri=com :2012 :0795 :FIN :fr :PDF 9 53 http ://ec.europa.eu/education/news/rethinking/com669_fr.pdf 54 http ://ec.europa.eu/enterprise/policies/sme/files/support_measures/training_education/doc/oslo_agenda_final_fr.pdf 55 http ://eur-lex.europa.eu/lexuriserv/lexuriserv.do?uri=com :2008 :0394 :FIN :FR :PDF 56 http ://www.cop-ie.eu 57 http ://ec.europa.eu/public_opinion/index_fr.htm 58 http ://ec.europa.eu/enterprise/policies/sme/files/support_measures/training_education/doc/entrepreneurship_education_final_fr.pdf 59 http ://ec.europa.eu/enterprise/policies/sme/files/smes/vocational/entr_voca_fr.pdf 60 http ://ec.europa.eu/enterprise/policies/sme/files/support_measures/training_education/entr_highed_es.pdf 61 http ://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/documents/thematic_reports/135en.pdf
58 ENTREPRENEURIAT 3.15 : 3 axes, 15 leviers pour des générations entreprenantes Divers programmes, initiatives et rapports wallons, francophones ou belges Small Business Act wallon et rapports du parlement des PME Creative Wallonia Plan Jeunesse de la Fédération Wallonie Bruxelles (volet Valorisation des compétences, orientation et choix de vie) 62 Boost your talent 63 à Bruxelles Divers documents de l IWEPS, de FREE ou du Conseil central de l économie Les échanges avec des gestionnaires de programmes similaires : Québec : le Défi de l entrepreneuriat jeunesse, le Réseau des Agents de Sensibilisation à l Entrepreneuriat Jeunesse Le Plan Entrepreneuriat Etudiants 64 dans l Enseignement supérieur français Les initiatives décentralisées en France : Lyon Ville Entrepreneuriale 65 Stratégie Régionale Initiatives et Entrepreneuriat 66 en Nord-Pas-de-Calais Les relations consistantes à Reims, Grenoble, Brest... Organisation, co-organisation et participation active à divers conférences, séminaires et réunions d experts Participation et prise de parole à L entreprise apprenante, l école entreprenante à l université de Reims en en novembre 2010 Journées de l Observatoire des Pratiques Pédagogiques en Entrepreneuriat (OPPE) 67 à Paris en décembre 2010 et 2011 et à Grenoble en décembre 2012 Questions de pédagogies dans l enseignement supérieur à Angers en juin 2011, avec présentation par l ASE de L esprit est là et son ombre aussi 68 Mieux appréhender la pédagogie et les outils de développement de l esprit d entreprendre, Paris, novembre 2010 Présentation du Plan Entrepreneuriat Etudiants français par Jean-Pierre Boissin et débat avec Warocqué/UMONS, HEC-ULg et la LSM/UCL en mars 2012 Entrepreneurial Learning Forum 2012 69, en juin 2012 avec la LSM à Göteborg Conférence de Philippe Hayat Vers un new deal entrepreneurial basée sur son rapport 70 en mai 2013 Séminaire d Experts Esprit d Entreprendre : mythe et réalités 71 dans le cadre de l année des Compétence en juin 2013 Universités d été de l UCM Boostons l entrepreneuriat 72 du 28 août 2013 62 http ://www.plan12-25.be 9 63 http ://www.boostyourtalent.be 64 http ://www.apce.com/pid14170/plan-entrepreneuriat-etudiants.html et http ://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid5757/la-formation-et-la-sensibilisation-a-l-entrepreneuriat.html 65 http ://www.lyon-ville-entrepreneuriat.org 66 http ://www.nordpasdecalais.fr/upload/docs/application/octetstream/2012-11/communique_srie.pdf 67 http ://www.apce.com/pid11493/qu-est-que-oppe.html 68 http ://www.colloque-pedagogie.org/workspaces/colloque_2011/pub_data/66.pdf/downloadfile/file/66.pdf?nocache=1 69 http ://vcplist.com/elf 70 http ://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/124000575/0000.pdf 71 http ://pro.anneedescompetences.be/events/colloque-dexperts 72 http ://www.ucm.be/l-agenda-ucm/universites-d-ete-de-l-ucm
Partie 31 59 Éditeur Responsable : Vincent Bovy, Rue du Vertbois,13b à 4000 Liège Graphisme et mise en page : Knok design www.knok.be ASE - Octobre 2013
AU SERVICE DE L ESPRIT D ENTREPRENDRE LA CRÉATION D ACTIVITÉS LES ENTREPRISES LA CROISSANCE EN WALLONIE Agence de Stimulation Économique S.A. civile de droit public Rue du Vertbois, 13b B-4000 LIÈGE Tél. : 04 220 51 00 Fax : 04 220 51 19 www.as-e.be