SOMMAIRE DE LA POLITIQUE FISCALE 2008



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REPOBLIKAN I MADAGASIKARA Tanindra zana-fahafahana-fandrosoana SOMMAIRE DE LA POLITIQUE FISCALE 2008 SERVICE D ANALYSES ÉCONOMIQUE ET FISCALE (SAEF) Janvier 2008

Table des Matières 1. Introduction...3 Objectifs... 3 Structure du document...3 2. Impôts sur les revenus et assimilés.5 2.1 IR Impôt sur les revenus..5 2.2 IS Impôt synthétique..11 2.3 IRSA Impôt sur les revenus salariaux et assimilés.12 2.4 IRCM Impôt sur le revenu des capitaux mobiliers.14 3. Taxes à la consommation...17 3.1 TVA Taxe sur la valeur ajoutée 17 3.2 DA Droit d accises..19 4. Autres taxes et frais...22 4.1 Droits d enregistrement des actes et mutations...22 4.1.1 DAMTO Droits sur les actes et mutations à titre onéreux...22 4.1.2 DMTG Droits de Mutations à Titre Gratuit...22 4.1.3 Droit de timbre et assimilés...23 4.1.4 Taxe sur les contrats d'assurance...23 4.1.5 IPVI Impôt sur les plus-values immobilières...25 4.2 Impôts fonciers...25 Sommaire de la politique fiscale 2008 2

1. Introduction Objectifs Le Sommaire de la politique fiscale a pour objectif de fournir une représentation synthétique et actualisée du système fiscal malgache et de servir de document unique de référence à cet égard. Il a avantage de proposer, dans un seul document, un survol complet de l ensemble des taxes et impôts, tout en exposant les détails des principales modalités et dispositions spécifiques à chacun de ces derniers. De plus, l évolution historique des changements de politiques fiscales est documentée, permettant ainsi d avoir un aperçu de l approche prônée par les gouvernements, en ce qui a trait à divers aspects du système de taxation. Le Sommaire de la politique fiscale s adresse en premier lieu aux hauts fonctionnaires de la Direction Générale des Impôts (DGI) et du Ministre des Finances et du Budget (MFB). Il s agit d un document de référence obligé, servant de base à la préparation de dossiers d information exécutifs et d analyses au sujet du système de taxation à l intention du Ministre et du Cabinet. Il permet aussi aux analystes et conseillers de cerner le cadre global des impôts et, ainsi, de développer des options de politiques fiscales qui prennent en compte ce cadre général. Il peut aussi être utilisé comme matériel de formation pour les nouveaux venus à la DGI. Le Sommaire de la politique fiscale sert également de source d information fiable aux autres entités gouvernementales qui nécessitent une compréhension sommaire ou détaillée du cadre fiscal national. L auditoire visé comprend également les investisseurs et entrepreneurs potentiels, désireux d établir une présence à Madagascar et voulant connaître les grands axes du cadre fiscal, afin d éclairer leur choix d investissement. Le Sommaire de la politique fiscale répond aussi aux besoins de renseignements factuels, au sujet du système de taxation, des organisations internationales œuvrant à l analyse des finances publiques et proposant des recommandations aux membres du gouvernement. Enfin, le Sommaire de la politique fiscale constitue un instrument privilégié de dissémination d information fiscale auprès des contribuables et du public en général. En ce sens, il est à la fois un outil de référence pour les contribuables, désirant connaître les différentes dispositions des taxes et impôts, et d information pour éduquer le public en général sur le fonctionnement du système fiscal, dans l optique de promotion du civisme fiscal. Structure du document Le Sommaire de la politique fiscale présente de manière synthétique les principaux types d impôts se rapportant aux recettes intérieures, soient : Sommaire de la politique fiscale 2008 3

Les impôts sur les revenus (section 2) Les taxes à la consommation (section 3) Les autres taxes et frais (section 4) Le cadre du document se limite aux recettes intérieures, champ d expertise de la DGI, et ne traite donc pas des recettes extérieures ou douanières. Chacun des impôts et taxes est abordé en traitant des thèmes suivants : Critères d assujettissement Exemptions et exonérations Assiette fiscale et taux ou barème d imposition Calcul de l impôt Perception de l impôt Modifications fiscales récentes Le présent document ne se veut pas une revue exhaustive de l ensemble de la législation fiscale, autant en termes d impôts couverts que du niveau de détails présentés, mais plutôt un ouvrage récapitulatif. Le lecteur désirant obtenir plus d informations trouvera, tout au long du document, des références explicites au Code Général des Impôts (CGI). À PROPOS DU SOMMAIRE DE LA POLITIQUE FISCALE Le Sommaire de la politique fiscale est actualisé annuellement, suite à l adoption de la Loi de Finances de Madagascar, afin de refléter l ensemble des nouvelles mesures et dispositions au Code Général des Impôts (CGI) qui modifient la politique fiscale. Ce document est préparé par le Service d Analyses Economique et Fiscale (SAEF) de la DGI, lequel œuvre à l analyse, l élaboration et l évaluation du cadre général de la politique fiscale nationale s appliquant aux recettes intérieures. Le champ de responsabilités du SAEF comprend : L élaboration d un cadre de suivi du système fiscal servant à évaluer le rendement de ce dernier L analyse des recettes fiscales et des impacts économiques du système d impôt et de taxation nationale L'étude et l élaboration de projets de réformes fiscales Pour tous renseignements concernant la publication, veuillez communiquer avec Mme Lydia Ranivoarisoamampianina, Chef de Service, SAEF, à srcarf@moov.mg. Sommaire de la politique fiscale 2008 4

2. Impôts sur les revenus et assimilés Les impôts sur les revenus sont régis par le Code Général des Impôts (CGI), initialement établi par la Loi de Finances 2000 et auquel des modifications ont été apportées dans la Loi de Finances 2008. 2.1 IR Impôt sur les revenus Revenus imposables L Impôt sur les revenus s applique aux revenus de quelque nature qu ils soient réalisés à Madagascar par des personnes physiques ou morales non soumises à l IRSA dont le chiffre d affaire annuel hors taxe est supérieur ou égal à 20.000.000Ar ou par celles optant pour le régime du réel. Revenus exonérés Outre les contribuables régis par des conventions internationales, bilatérales ou multilatérales et les entreprises bénéficiant d exonérations spéciales prévues au régime de zone franche, sont affranchis de l IR : 1 Les intérêts versés par la Caisse d Épargne de Madagascar; 2 Les intérêts versés par le Trésor dans le cadre d un emprunt national ; 3 Les intérêts servis aux bons de caisse ; 4 Les produits ainsi que les plus-values de cession des actions ou parts sociales détenues par les sociétés par actions de droit malgache ayant principalement pour objet de prendre des participations minoritaires dans le capital social des entreprises en phase de création ou existantes ; 5 Les revenus réalisés par les missions religieuses, églises et les associations cultuelles régulièrement constituées dans les conditions de l ordonnance n 62-117 du 1er octobre 1962, les associations reconnues d utilité publique, par décret, ainsi que les organismes assimilés dont les revenus sont utilisés exclusivement au financement de leurs actions à caractère éducatif, culturel, social ou d assistance au développement économique. Toutefois, l exonération ne s applique pas en ce qui concerne les établissements de vente ou de services appartenant aux organismes et associations sus visés ; 6 Les revenus réalisés par les organismes ou associations sans but lucratif ayant pour objet exclusif la promotion des petites et moyennes entreprises (PME) ; Les organismes et associations visés aux paragraphes 5 et 6 ci-dessus sont tenus de produire à la fin de chaque exercice, au bureau des impôts territorialement compétent un état financier et un rapport d activité sur leur réalisation effective ; Sommaire de la politique fiscale 2008 5

7 La rémunération de services rendus à l extérieur sur des aéronefs ou navires appartenant à une société nationale malgache de transports aériens ou maritimes lorsque ces services ne peuvent être rendus sur place, ainsi que celui relatif aux redevances de toute nature, droits et taxes normalement dus pour le survol de territoires, le passage dans les canaux, l utilisation des installations portuaires et aéroportuaires étrangers ; 8 Les intérêts versés par le Trésor public et la Banque Centrale auprès d autres États ou organismes financiers étrangers ayant accordé des aides, sous forme de prêts, à la réalisation d investissements à Madagascar ; 9 Les intérêts des emprunts visés aux articles 01.04.02 et 01.04.03 ; 10 La rémunération des services de communication fournis de l'étranger via les satellites. Assiette fiscale et taux d imposition L IR est calculé sur les résultats de l'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises, y compris ceux provenant des cessions d éléments quelconque d actif, soit en cours, soit en fin d exploitation, les profits accessoires et les gains divers, desquels sont déduites les charges supportées en vue de l acquisition ou de la conservation des revenus et nécessaires à l exploitation normale de l entreprise, notamment : 1 Des achats consommés, des services extérieurs, et des autres services extérieurs, des charges de personnel et des autres charges des activités ordinaires. Toutefois, le paiement par l entreprise de l impôt sur les revenus des personnes physiques mis personnellement à la charge d un ou plusieurs de ses employés demeure non déductible du bénéfice, sans préjudice de l imposition de la somme correspondant à cet impôt au nom du bénéficiaire. Seuls les salaires correspondant à un travail effectif et ne présentant pas un caractère d exagération eu égard à la nature et à l importance du service rendu sont admis en déduction du bénéfice imposable. Ne sont pas admis en déduction : - les salaires ou parties de salaires qui n ont pas été régulièrement déclarés à la CNaPS, et n ont pas donné lieu à versement de l impôt sur les revenus des personnes physiques s ils n en sont pas exonérés. - les salaires, traitements, honoraires et, d une manière générale, toutes rémunérations, sous quelque forme et sous quelque dénomination qu elles soient, attribués à l exploitant ou à son conjoint. 2 Des amortissements réellement effectués par l entreprise dans la limite des taux maxima fixés par décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale pour chaque nature d élément et chaque nature d activité, y compris ceux qui auraient été différés au cours d'exercices antérieurs déficitaires, à condition que les amortissements figurent sur le relevé prévu à l article 01. 01. 19 ciaprès. Toutefois, pour les aéronefs utilisés pour les besoins de l entreprise mais non destinés en permanence à la location ou au transport à titre Sommaire de la politique fiscale 2008 6

onéreux, l annuité d amortissement déductible est calculée sur une base fixée à 50 pour cent de la valeur d acquisition. En ce qui concerne les immeubles donnés en location, l annuité d amortissement déductible ne doit pas excéder 15 pour 100 des loyers bruts perçus annuellement sur lesdits immeubles. Cette disposition n est toutefois pas applicable aux immeubles mis en location et appartenant aux sociétés immobilières. Cet amortissement peut cependant être calculé suivant un système dégressif, compte tenu de la durée d amortissement normale dans les conditions suivantes : a) L amortissement des biens d équipement, autres que les immeubles d habitation, les chantiers et les locaux servant à l exercice de la profession, peut être calculé suivant un système d amortissement dégressif permanent. b) Il est appliqué un taux fixe annuel de 30 % de la valeur résiduelle des biens. c) Pour le calcul de la période d amortissement, l exercice d acquisition est décompté pour une année entière même lorsque l acquisition se situe en cours d exercice. d) Les amortissements dégressifs qui auraient été différés au cours d exercices déficitaires peuvent être imputés sur les résultats des premiers exercices bénéficiaires suivants, en plus de l annuité afférente à ces exercices. 3 Des provisions constituées en vue de faire face à des charges ou des pertes de valeur nettement précisées et que des évènements en cours rendent probables, à condition qu elles aient été effectivement constatées dans les écritures de l exercice et figurent au relevé des provisions prévu à l article 01. 01. 19 ci-après. Toutefois, les pertes de valeur sur stock et en cours, et sur participations et créances rattachées à participations ne sont pas admises en déduction. Les provisions et les pertes de valeur qui, en tout ou partie, reçoivent un emploi non conforme à leur destination ou deviennent sans objet au cours d un exercice ultérieur, sont rapportées aux résultats dudit exercice. Lorsque le rapport n a pas été effectué par les personnes imposables elle-même, l Administration peut procéder aux redressements nécessaires dès qu elle constate que les provisions sont devenues sans objet ou détournées de leur objet. Dans ce cas, les provisions et les pertes de valeur sont, s il y a lieu, rapportées aux recettes du plus ancien des exercices sur lequel l Administration peut exercer son droit de reprise. Sommaire de la politique fiscale 2008 7

Les modalités d application des provisions pour reconstitution de gisement du secteur minier seront fixées par décision du Ministre chargé de la réglementation fiscale. Les pertes de valeur sur comptes de clients sont déductibles si elles répondent aux conditions générales exigées des pertes de valeur. En outre, les créances doivent être individualisées et avoir fait l objet de toutes les procédures amiables et judiciaires de poursuites. Nonobstant les dispositions du deuxième alinéa de ce paragraphe, les pertes de valeur sur stock de matières premières agricoles sont admises en déduction dans la limite de 5p. 100 de la valeur du stock de matières premières en fin d exercice. Elles doivent être appuyées d un état faisant apparaître la nature, la quantité et la valeur des produits concernés. 4 Des intérêts des sommes dues à des tiers. Toutefois, pour les intérêts servis aux associés à raison des sommes versées par eux dans la caisse sociale en sus de leur part de capital, dans la mesure où le capital est entièrement libéré, l intérêt déductible est limité à celui correspondant à la rémunération d une somme n excédant pas le double du capital à un taux qui ne doit pas être supérieur à celui consenti par la Banque Centrale de Madagascar majoré de deux points. Pour les entreprises individuelles, ne sont pas admis en déduction, les intérêts servis au capital engagé par l exploitant ou son conjoint. 5 Des impôts et droits divers ayant un caractère professionnel, à l exclusion de l impôt sur les revenus, à la charge des personnes imposables et mis en recouvrement au cours de l exercice. Ces impôts ne pourront être déduits que pour la part incombant aux opérations faites à Madagascar. Si des dégrèvements sont ultérieurement accordés sur les impôts ayant donné lieu à déduction, leur montant entre dans les recettes de l exercice au cours duquel l entreprise a reçu notification de la décision correspondante. En outre, ne sont pas considérés comme des impôts et, par suite, ne sont pas admis en déduction des bénéfices soumis à l impôt, les transactions, amendes, confiscations, pénalités de toute nature, mises à la charge des contrevenants aux dispositions légales régissant les prix, le ravitaillement, la répartition des divers produits, l assiette et le recouvrement des impôts, contributions et taxes, ainsi que la réglementation des changes et celle du travail. Les honoraires et autres frais payés à l occasion desdites transactions, amendes, confiscations et pénalités de toute nature sont, au point de vue fiscal, assimilés au paiement du principal auquel ils se rapportent et, par suite, ne sont pas admis en déduction des bénéfices soumis à l impôt. 6 Des versements effectués par les personnes imposables au profit d associations reconnues d utilité publique de caractère éducatif, social ou culturel, d organismes agréés pour la recherche scientifique et/ou technique ou pour la promotion et la création d entreprises concourant à la réalisation des objectifs du plan de développement économique et social. Sommaire de la politique fiscale 2008 8

Ces versements sont admis en déduction de leur bénéfice imposable dans la limite de 5p1000 du chiffre d affaires réalisé au titre de l exercice considéré. 7 Des frais de siège limités à un maximum de 1p. 100 du chiffre d affaires de l exercice réalisé à Madagascar par les entreprises étrangères. 8 Des dons en nature ou en numéraire accordés en cas de sinistres et calamités naturels. 9 Des dons en numéraire octroyés à une personne morale créée par décret pour l intérêt de la nation. 10 Des pensions alimentaires et des arrérages de rente payés à titre obligatoire par des personnes physiques sur justification de leur paiement effectif. 11 Du déficit subi au cours des exercices antérieurs qui n a pas pu être déduit des résultats desdits exercices. Ce report peut être effectué sur une période de cinq ans. Cette déduction est opérée avant celle des amortissements différés. 12 Des dépenses d études et de prospection exposées en vue de l installation à l étranger d un établissement de vente, d un bureau d études ou d un bureau de renseignements ainsi que les charges supportées pour le fonctionnement dudit établissement ou bureau pendant les trois premiers exercices. Les sommes déduites des bénéfices par application de l alinéa précédent sont rapportées, par fractions égales, aux bénéfices imposables des cinq exercices consécutifs à partir du cinquième exercice suivant celui de la création de l établissement ou du bureau. Toutefois, les adhérents des centres de gestion bénéficient d un abattement de 50% sur la base imposable sans excéder Ar 8 000 000 sous certaines conditions fixées par voie réglementaire. Le taux général d imposition est réduit à 25%. Un taux de 10% s applique sur les montants des sommes payées à des personnes physiques, sociétés, ou autres personnes morales qui ne possèdent pas d installation fixe d affaires à Madagascar, en rémunération des prestations de toute nature matériellement fournies ou effectivement utilisées à Madagascar. Calcul de l impôt Le calcul du bénéfice imposable se base sur le bénéfice comptable de l entreprise, auquel des ajustements sont apportés afin de prendre en compte les disparités entre les méthodes comptable et fiscale de détermination du bénéfice, tel qu illustré à l illustration 1. Sommaire de la politique fiscale 2008 9

Pour établir le bénéfice fiscal, les réintégrations sont ajoutées au bénéfice comptable, c est-à-dire les charges comptables non admises en déduction. De manière analogue, des déductions spécifiques au calcul fiscal, tels les amortissements et déficits d exploitation différés, sont retranchées du résultat comptable. Le bénéfice imposable ainsi déterminé est ensuite soumis au taux d imposition applicable, afin de déterminer la cotisation à payer au titre de l IR. Illustration 1 Détermination du bénéfice imposable à l IR Bénéfice imposable = Bénéfice comptable + Réintégrations - Déductions fiscales Bénéfice comptable = Excédent du revenu sur les coûts Cession + d éléments + d actif Profits accessoires et gains divers Toute société est toutefois tenue d acquitter un impôt minimum annuel au titre de l IR de 0,5% du chiffre d affaires (CA) hors taxes, augmenté d un plancher de Ar 100 000 et 320 000, selon la nature de l activité de l entreprise. Le plancher de Ar 100 000 s applique aux activités agricoles, artisanales, industrielles, minières, hôtelières, touristiques et de transport, tandis que les autres types d activités sont sujettes au plancher de Ar 320 000. Toutefois, ce minimum est ramené à 1 pour 1000 du chiffre d'affaires hors taxe réalisé pendant l'exercice considéré pour les contribuables vendant des carburants au détail. Perception de l impôt La cotisation à l IR s effectue sur une base annuelle, avec différentes dates de déclaration possibles selon la date de clôture de l exercice comptable de l entreprise. 1 pour les personnes dont l exercice comptable coïncide avec l année civile : au plus tard le 15 Mai de l année suivante ; 2 pour les personnes dont la date de clôture de l exercice social est fixée au 30 juin : au plus tard le 15 Novembre de la même année; 3 pour les personnes dont la date de clôture de l exercice social est différente de celle définie aux 1 et 2 ci-dessus : dans les quatre mois de la clôture de l exercice social. L impôt dû est dans ce cas majoré de 25 p. 100. L entité responsable de la perception de l IR varie selon le chiffre d affaires du contribuable. Pour les CA de Ar 2 milliards, l IR doit être acquitté à la Direction des Grandes Entreprises (DGE), pour les CA supérieur à Ar 200 millions au Service Régional des Entreprises et au Centre fiscal territorialement compétent, pour les CA inférieur à Ar 200 millions. Sommaire de la politique fiscale 2008 10

Modifications fiscales récentes Une série de modifications en matière de l impôt sur les revenus a été apportée à la législation. Les principaux changements sont les suivants : Le taux de l IR a été révisé à la baisse de 30 à 25%, à titre de mesure d incitation fiscale aux investissements. les institutions de microfinance (IMF) ont été affranchies de l IR et du minimum de perception pour les cinq premiers exercices à compter de la date de leur constitution définitive, de plus, les IMF mutualistes bénéficient aussi d une réduction de 50% jusqu'au 10 ème exercice. Les centres de gestion sont affranchis de l Impôt sur les Revenus et du minimum de perception pendant leurs trois premières années d existence.. Pour les titulaires des marchés publics, il est perçu un acompte de 5p.1000 du montant total du marché lors de l enregistrement du contrat. Le montant de l impôt calculé selon les dispositions qui précèdent est réduit, sur justification, du montant de l impôt sur les revenus des capitaux mobiliers (IRCM) lorsque le bénéfice imposable comprend des revenus ayant donné lieu à versement de cet impôt, sans que cette opération puisse entraîner un remboursement d impôt. 2.2 IS Impôt synthétique L impôt synthétique vise les petits opérateurs économiques puisqu il s applique aux personnes physiques ou morales et entreprises individuelles exerçant une activité indépendante et dont le chiffre d'affaires annuel hors taxe n excède pas Ar 20 millions notamment les agriculteurs, éleveurs et pêcheurs, les producteurs, les artisans, les commerçants, les prestataires de service de toute espèce, les personnes exerçant des professions libérales, les artistes et assimilés, les gargotiers avec ou sans boutiques, le propriétaire d un seul véhicule conduit par lui même et comportant moins de neuf places payantes, s il s agit de transport de personnes, ou ayant une puissance inférieure à 10CV, s il s agit de transport de marchandises, ainsi que l entreprise de transport par véhicule non motorisé (charrette, pousse,pousse, pirogue etc ). Le taux d imposition est fixé à 6% du chiffre d'affaires, sujet à un minimum de perception de Ar 16 000. Sommaire de la politique fiscale 2008 11

Toutefois, les adhérents des centres de gestion soumis au régime de l Impôt Synthétique bénéficient d un abattement de 30% sur la base imposable sans excéder Ar 500 000 sous certaines conditions fixées par voie réglementaire. L IS présente le double avantage d une déclaration simplifiée, puisqu il est calculé sur le chiffre d'affaires, et d une déclaration unique, comme il est libératoire de l IR et de la TVA. Tout redevable soumis à cet impôt doit, chaque année, avant le 15 Décembre, s inscrire sur le registre de recensement ouvert auprès de la commune du lieu d exercice de l activité ou de résidence principale. 2.3 IRSA Impôt sur les revenus salariaux et assimilés 1 Contribuables assujettis L impôt le plus important en matière de revenu des personnes physiques est l impôt sur les revenus salariaux et assimilés. Le champ de cet impôt couvre les revenus d emploi, les indemnités (quelles que soient leurs appellations), les pensions alimentaires obligatoires perçues (sauf celles pour enfants à charge), les rentes viagères et les avantages en nature. De même pour les revenus perçus à titre d emploi salarié et assimilé, par les personnels résidents ou non, des Organismes Non Gouvernementaux et Internationaux, des ambassades, consulats, bureaux d études, ou projet quelle que soit leur source de financement sont devenus taxables à l IRSA Exonérations Outre les contribuables régis par des conventions internationales, bilatérales ou multilatérales, qui ne sont pas assujettis à l IRSA, sont également exclues du champ d application de l IRSA, entre autres : Les pensions de retraite Les rémunérations perçues par les associés-gérants majoritaires des SARL Les traitements attachés à une distinction honorifique Les allocations en réparation de dommages subis par les bénéficiaires Assiette fiscale et barème d imposition Les charges déductibles pour la détermination du revenu imposable comprennent : 1 CGI, Art 01.03.01 et suivants. Sommaire de la politique fiscale 2008 12

Une déduction est allouée pour les retenues et versements en vue de la constitution de pensions ou de retraite, dans la limite de 10% du montant brut de la retenue ou du versement. Considérant que les pensions alimentaires obligatoires perçues sont imposables pour le bénéficiaire, ces mêmes pensions alimentaires sont déductibles en totalité par le contribuable qui les verse. De plus, les contribuables ont droit à un crédit d impôt au titre des personnes à charge. À cet effet, une réduction mensuelle d impôt de Ar 200 est accordée pour chaque personne à charge, à condition que l application de la réduction n ait pas pour effet de ramener le montant à payer à une somme inférieure à la moitié de l impôt brut ou aux minima fixés. L IRSA est basé sur un barème d imposition progressif de cinq tranches de revenus, tel que présenté au tableau 2. L ensemble des taux de l IRSA sont harmonisés à ceux de l IR et le taux maximal de 25%. Tableau 2 Barème d imposition mensuel de l IRSA, 2008 Tranche de revenu (Ar) de Taux 0 100 000 Ar 200 100 000,20 140 000 Ar 500 140 000,20 160 000 Ar 2 000 160 000,20 180 000 Ar 4 000 >180 000 25% à Calcul de l impôt Le revenu imposable à l IRSA est établi sur la base du revenu global brut du contribuable, diminué des charges admises en déduction, selon les modalités préalablement définies. Le revenu imposable soumis au barème d imposition détermine le montant d impôt brut. La cotisation d IRSA à payer est obtenue en soustrayant le crédit d impôt pour personnes à charge de l impôt brut. Illustration 3 Détermination du revenu imposable à l IRSA Revenu imposable = Revenu brut - Déductions admises Sommaire de la politique fiscale 2008 13

Perception de l impôt Bien que le redevable soit le salarié, l'employeur est tenu de retenir l'irsa, selon un mécanisme de retenu à la source, et de le verser au Centre fiscal territorialement compétent. La période de cotisation est généralement mensuelle, mais une fréquence trimestrielle est permise si la cotisation totale est inférieure à Ar 5 000 par mois. Modifications fiscales récentes Plusieurs modifications législatives, se rapportant au barème d imposition de l IRSA, ont été apportées. Le nombre de tranches imposables est passé depuis 2003 progressivement de 8 à 4 et, en contrepartie, celles-ci ont été élargies à plusieurs reprises entre 2003 et 2004. Les taux d imposition ont également été réduits en 2003, puis à nouveau en 2004, assurant ainsi une harmonisation des taux par tranche de l IRSA et de l IRNS, de même que du taux plafond avec l IR. Les minima de cotisation au titre de l IRSA ont été abolis. 2.4 IRCM Impôt sur le revenu des capitaux mobiliers 2 Contribuables assujettis L IRCM vise les revenus dérivés de la propriété d actifs mobiliers. Il s applique aux personnes morales passibles de l Impôt sur les Revenus, aux sociétés de personnes et aux sociétés en participation ainsi qu aux personnes physiques. Le champ d application de l IRCM comprend : 1 Les intérêts, revenus et tous autres produits des obligations et des emprunts, des sociétés, des entreprises quelconques, financières, industrielles, commerciales ou civiles, ayant leur siège social à Madagascar; 2 Les intérêts des bons de caisse émis par les établissements de crédit ayant ou non leur siège à Madagascar et dont les bénéficiaires ne sont pas portés à la connaissance de l Administration ; 3 Le montant des tantièmes, jetons de présence, remboursements forfaitaires de frais et toutes autres rémunérations revenant à quelque titre que ce soit à l administrateur unique ou aux membres du Conseil d Administration ; 4 Les lots et primes de remboursement payés aux créanciers et aux porteurs d obligations des sociétés et entreprises ; 2 CGI, Art 01.04.01 et suivants. Sommaire de la politique fiscale 2008 14

5 Les revenus des créances, dépôts, cautionnements. 6 Les revenus de placements dans les institutions financières, tels les placements bancaires, les placements dans les sociétés d assurances, les Bons du Trésor par Adjudication (BTA) ; 7 Les intérêts des comptes courants créditeurs des actionnaires ou associés ; Exemptions L IRCM ne s applique pas, entre autres, aux revenus et actifs suivants : Aux intérêts perçus par les banques au titre de leurs opérations de crédit bancaire ainsi qu aux intérêts des dépôts à vue; Aux intérêts perçus sur les placements auprès de la Caisse d Epargne de Madagascar et des institutions de microfinance; Aux intérêts des emprunts contractés pour la réalisation d investissements octroyés par des organismes de financement extérieur ; Aux obligations des emprunts des Bons du Trésor à taux fixe «FANAMBINA» ; De même, l IRCM ne s applique pas aux produits correspondant à des fonctions de direction : - au Président du conseil d Administration ; - à l administrateur adjoint au président à titre de directeur général ; -à l administrateur provisoirement délégué, pour remplir en totalité ou en partie les fonctions de président du conseil d Administration. Toutefois, l exonération est limitée aux sommes admises en déduction des bénéfices imposables à l Impôt sur les Bénéfices des personnes morales. L IRCM ne s applique pas également aux revenus et actifs suivants : aux emprunts ou obligations des sociétés coopératives aux intérêts, emprunts ou obligations de sociétés coopératives ou associations agricoles et caisses locales de crédit agricole; aux emprunts contractés par les caisses centrales de crédit mutuel; aux intérêts, arriérages et tous autres produits des comptes ouverts dans les établissements de crédit aux noms des caisses de crédit mutuel agricole Sommaire de la politique fiscale 2008 15

aux revenus et actifs des associations ayant exclusivement pour objet le secours matériel et mutuel, sauf en ce qui concerne leurs emprunts ; aux avances faites aux sociétés au moyen d endossements de warrants; à l émission, l exposition, la mise en vente, l introduction sur le marché de Madagascar d actions, d obligations ou de titres de quelque nature qu ils soient des sociétés françaises ou étrangères sont, en ce qui concerne ceux de ces titres offerts au public, assujetties aux formalités déterminées par les textes en vigueur; Taux d imposition Le taux d imposition est fixé à 25% en 2008. Calcul de l impôt La cotisation à acquitter au titre de l IRCM est calculée en appliquant le taux d imposition approprié au montant de revenus distribués pendant la période de cotisation visée. Il n y a pas de minimum de perception applicable. Perception de l impôt La perception de l IRCM s effectue annuellement, soit avant le 15 mai, pour les distributions effectuées au cours de l exercice coïncidant avec l année civile ou au plus tard le 15 Novembre pour les sommes mises en distribution au cours de l exercice clôturé au 30 juin. Le système de perception s apparente à un mécanisme de retenu à la source, par lequel l IRCM est prélevé par l entité qui verse le revenu, même si le bénéficiaire du revenu demeure conjointement responsable du paiement de la cotisation. Sous certaines conditions, l IRCM payé constitue un acompte à valoir sur l impôt sur les revenus du bénéficiaire. De plus, l acquittement de l IRCM est libératoire de l IR. A l appui du versement, il est remis au receveur une liste des associés avec le nombre de titres ou de parts détenus par chacun d eux, une copie du procèsverbal de tirage au sort s il y a lieu, et un état indiquant : a. le nombre des titres amortis ; b. le taux d émission de ces titres déterminé conformément à l article 01. 04. 06, s il s agit de primes de remboursement ; c. le cas échéant, le prix de rachat en bourse de ces mêmes titres ; d. le montant des lots et des primes revenant aux titres amortis ; e. la somme sur laquelle la taxe est exigible. Sommaire de la politique fiscale 2008 16

Modifications fiscales récentes Un taux unique de 25% pour l IRCM est ainsi pratiqué, ceci est suivi d une exemption pour les dividendes et les produits correspondant aux fonctions de direction. Auparavant, l effet peu incitatif de cette taxe pénalisait les dividendes, dont le montant net constitue le critère de rentabilité d un investissement. L exonération de l obligation «Fanambina» est instaurée en 2004. En ce qui a trait à la perception de l IRCM, depuis 2007, cet impôt est payable annuellement pour les produits de titres de participation (fréquence biannuelle auparavant). 3. Taxes à la consommation 3.1 TVA Taxe sur la valeur ajoutée La TVA frappe toutes les livraisons de biens et les prestations de services réalisées à Madagascar. Elle est payée à chaque stade de production et de distribution sur la valeur apportée au bien ou au service rendu par la personne morale ou physique assujettie à la taxe. La TVA est collectée par l'entreprise lors de la vente des biens et services à leurs clients (rôle de collecteur). De manière générale, les assujettis à la TVA peuvent ensuite récupérer la taxe payée sur leurs intrants. Contribuables assujettis Toute personne physique ou morale (société, entreprise individuelle, organisme, etc.), dont le chiffre d affaires (CA) annuel hors taxe est supérieur ou égal à Ar 200 millions, est tenue d acquitter la taxe sur la valeur ajoutée pour l ensemble de ses activités réalisées à Madagascar. Les entreprises individuelles, autre que celles assujetties à l impôt synthétique, dont le CA hors taxe est inférieur à Ar 200 millions, peuvent également opter pour un assujettissement à la TVA sur une base annuelle. Exemption et exonérations Sont exemptés de l assujettissement à la TVA, les entreprises bénéficiant du régime de zone franche et celles ayant passées des conventions d établissements avec l État. Certains produits et services, constituant une part relativement limitée de la consommation finale, sont également exonérés. Il s agit notamment de certaines fournitures d eaux et d électricité, des prestations et des produits de santé, de l éducation, des journaux et des livres, des pétroles lampants, du transport aérien et maritime à destination ou en provenance de l'étranger et des intrants et matériels à usage exclusivement agricole. Les droits d adhésion et cotisation des membres des centres de gestion pendant leurs trois premières années d existence. Sommaire de la politique fiscale 2008 17

Les produits des actions destinées à la formation ou à l information des adhérents dispensées par les centres de gestion. La liste des produits exonérés de TVA est énumérée en annexe du CGI. Assiette fiscale et taux d imposition. La base taxable est généralement définie comme le chiffre d'affaire, celui-ci étant constitué par les ventes de marchandises et la production vendue de biens et services, c'est-à-dire le montant des affaires réalisées avec des tiers dans l'exercice de l'activité professionnelle normale et courante de l'entreprise, incluant les importations. La taxe est calculée sur le montant ou la valeur des affaires taxables, y compris les frais et les taxes autres que la TVA. Le taux normal de la TVA est fixé à 20%. Seules les exportations bénéficient de l application d un taux zéro. 3 Calcul de l impôt La cotisation de TVA à acquitter correspond à l excèdent de la TVA collectée par l entreprise, auprès des clients sur ses ventes ou ses prestations de services (TVA en aval), sur la TVA en amont, c est-à-dire la TVA payée sur les achats par le contribuable. La TVA en amont est déductible seulement si les opérations correspondantes en aval sont taxables. Lorsque le résultat de ce calcul est positif pour la période visée, le contribuable doit effectuer un versement de TVA équivalent à ce montant. Dans le cas où le TVA déductible excède la TVA collectée, l entreprise assujettie se retrouve en situation de crédit de TVA et peut reporter ce crédit pour le déduire de la TVA à payer des périodes subséquentes. Les entreprises soumises au régime de zone franche et les exportateurs sont autorisées à demander un remboursement pour leurs crédits de TVA. Le transfert de crédit, d une entreprise en situation de remboursement à une autre ayant un solde de TVA à payer, n est toutefois plus permis. 3 Les exportations ne sont pas exonérées de la TVA, mais plutôt imposées au taux 0%. Si elles étaient véritablement exonérées, les exportateurs ne pourraient pas déduire la TVA payée en amont. Sommaire de la politique fiscale 2008 18

Illustration 4 Détermination de la cotisation de la TVA TVA à payer = TVA collectée - TVA déductible TVA en aval TVA en amont Perception de l impôt La période de cotisation de la TVA est mensuelle, pour les entreprises ou sociétés réalisant un CA annuel supérieur ou égal à Ar 200 millions. La TVA due au titre des opérations d'importation est liquidée et perçue par le service des Douanes. Elle est acquittée à la caisse du receveur des Impôts territorialement compétent, pour la TVA due à raison des opérations faites à l'intérieur du territoire. D autre part, les assujettis sont aussi tenus de soumettre la liste de leurs fournisseurs et clients en annexe à la déclaration. Modifications fiscales récentes Le taux de la TVA a été ramené à 20%. L imposition s effectue sous le régime de la déclaration mensuelle Le délai de demande de remboursement du crédit de taxe est réduit à trois mois. 3.2 DA Droit d accises 4 Critères d assujettissement Des droits d accises touchent un éventail de biens et services majoritairement de consommation. Ces droits de consommation doivent être acquittés par tout contribuable, c est-à-dire toute personne physique ou morale, se livrant à la production ou l importation des produits visés. Sont notamment soumis au DA : Les boissons alcoolisées, entre autres les bières de malt, vins et champagnes Les produits de tabacs, entre autres les cigares et cigarettes Les communications par téléphonie 4 CGI, Art 03.01.01 et suivants. Sommaire de la politique fiscale 2008 19

Exonérations et abattement Les produits n ayant pas acquitté le droit d accises, enlevés et transportés du territoire à destination de l étranger et voyageant sous le lien d un acquit-àcaution. Une exonération s applique également aux matières premières entrant dans la fabrication de médicaments. De plus, les cigarettes bénéficient d un abattement de 50%, si le prix de référence ne dépasse pas un maximum prescrit, et de 15%, dans le cas où la fabrication met en œuvre une proportion minimale de tabacs produits à Madagascar. Assiette fiscale et taux d imposition Le DA est établi soit selon un régime d imposition ad valorem ou une taxation dite spécifique. La taxation spécifique prévoit que le tarif à verser à titre de DA est un montant unitaire propre à chaque produit. Dans le cas de la taxation ad valorem, la base taxable est définie comme étant : Le prix de vente, sans que ce prix puisse être inférieur au coût de production majoré de la marge bénéficiaire industrielle, pour les produits de fabrication locale La valeur CAF 5 déclarée en douane, pour les produits importés Le régime d imposition ad valorem prévoit des taux spécifiques à chacun des produits visés variant entre 5% et 326%. Les taux ou tarifs applicables varient aussi selon qu il s agisse de produits de fabrication locale ou d importations. À titre d exemple : Les bières locales et importées sont taxées respectivement à des taux de 53% et 69% Les cidres et hydromels locaux et importés se voient imposées à des taux de 40% et 69%, respectivement Les cigarettes sont assujettis à un DA de 150% et 250%, respectivement pour la production locale et pour les produits d importation L ensemble des taux pour les produits frappés d un DA est détaillé au Tableau du DA, en annexe du CGI. Perception de l impôt Les modalités de perception des DA sont établies comme suit : Pour les produits importés, le DA doit être acquitté auprès du Centre fiscal territorialement compétent avant l enlèvement en douane par le déclarant en douane. Pour les produits de fabrication locale, le DA est versé dans les 15 premiers jours du mois qui suit le mois de la fabrication ou de la mise à la consommation par le fabricant. 5 Valeur «coût, assurance et fret» Sommaire de la politique fiscale 2008 20