République du Niger. Croix-Rouge Nigérienne



Documents pareils
Résultats et impacts

SYNTHESE DE PRESENTATION DU PPILDA

REPUBLIQUE TOGOLAISE. Travail Liberate Patria MINISTERE DE L AGRICULTURE, DE L ELEVAGE ET DE LA PECHE -PNIASA - PLAN D ACTION DU VOLET NUTRITION

Agricultures paysannes, mondialisation et développement agricole durable

PLAN R E V A RETOUR VERS L AGRICULTURE

PJ 28/12. 7 février 2012 Original : anglais. Comité des projets/ Conseil international du Café 5 8 mars 2012 Londres, Royaume Uni

Micro-irrigation à Madagascar

Uniterres. Rapprocher l aide alimentaire et les producteurs locaux

Fiche Technique. Filière Maraichage. Mais doux. Septembre 2008

Caisse Nationale de Mutualité Agricole

PLAN DE SECURITE ALIMENTAIRE COMMUNE RURALE DE TOMINIAN

23 ème Edition de la Commission des Statistiques Agricoles pour l Afrique (AFCAS)

R y o aume aume du du Maroc Mar Mai 2009

Revue des expériences Nigériennes. Présentée par Mr SANI Mahamadou Economiste Consultant Indépendant en Microfinance au Niger

Revenu agricole 2013 : une année délicate pour les productions céréalières

Evaluation du projet Fonds pour la consolidation de la paix, Welthungerhilfe Butembo République Démocratique du Congo

Document d information 1. Principaux aspects de la proposition de la Commission COM (2000) 716 du point de vue de l alimentation animale

Les stocks de proximité : enjeux, opportunités et limites. Le cas des pays du Sahel

ANNEXE 1-A UNOPS BUREAU DES SERVICES D APPUI AUX PROJETS DES NATIONS UNIES INDICATEURS DES PERFORMANCES DU PROJET

L Assurance agricole au Sénégal

TITRE DU PROJET Construction d un complexe de santé pour le compte de l ONG Education Pour la Santé et la Promotion de l Emploi (EPSPE)

Définition des variables présentées dans le RICA

THEME 5: CONDITIONS DE VIABILITE FINANCIERE DE LA MICROFINANCE AGRICOLE

Grandes cultures Engrais liquides ou granulaires?

Marc VARCHAVSKY Conseil National CER FRANCE Olivier BOUCHONNEAU Président de CER FRANCE 49

Crédit intrant et crédit warrantage au Togo : Quels enseignements?

CONGRES INTERNATIONAL SUR L ASSURANCE ET LA RÉASSURANCE DES RISQUES AGRICOLES. Partenariat Public Privé dans l Assurance Agricole

Plateforme d informations climatiques au Niger Présentation de l opportunité

PLAN D INVESTISSEMENT PNIA/SDR NIGER

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Calcul de la marge brute en production laitière

Annexe 2: Région des Savanes Caractéristiques et bas fonds identifiés

CONGRES REGIONAL CTA/ ATPS DE LA JEUNESSE EN AFRIQUE

Analyse des Performances Sociales de CREDI - Togo Centre de Recherche-action pour l Environnement et le Développement Intégré

Page 02 Page 05 Page 08 Page 11 Page 13 Page 15 Page 17 Page 20 Page 28 Page 32 Page 34 Page 36 Page 37

Ministère des Mines, de l Industrie et des PME PROGRAMME NATIONAL «PLATE-FORME MULTIFONCTIONNELLE POUR LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE (PN-PTFM)

AVANT-PROPOS. Directeur de la Division de la statistique de la FAO

Foire aux Savoirs CONSOLIDER LA RESILIENCE A L INSECURITE ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE AU SAHEL ET EN AFRIQUE DE L OUEST

Spécialisation ou diversification?

Étude réalisée avec l appui du F3E pour Afdi. Rapport final et annexes 323Asev. Février Patrick Dugué et Guy Faure

Adaptation Aux changements climatiques. Agriculture et sécurité alimentaire: Cas du Burkina Faso

EVALUATION DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA CONSOLIDATION DU PROGRAMME DE

Mali. étude sur le financement. de l agriculture. et du monde rural

EVALUATION FINALE MLI/016. Programme d Appui à la Santé de Base

Comment développer les métiers agroalimentaires en Afrique subsaharienne? Extraits d étude

LEADER... LE PROJET DU PAYS DE SAINT-MALO : UN OBJECTIF FORT : LEADER ACCOMPAGNE : LES 4 THÉMATIQUES : POUR VOUS ACCOMPAGNER

PROGRAMME D APPUI A MAÎTRISE D OUVRAGE DES ADMINISTRATIONS DU SECTEUR RURAL MINADER-MINEPIA (AMO) PHASE II FINANCEMENT C2D

STRATEGIE DE GESTION DES RISQUES DANS LE SECTEUR AGRICOLE

Résumé du rapport final du Projet ECDD

Moyens de production. Engrais

ÉDUCATION Côtes d Armor. Collèges publics. Charte de la restauration collective DIRECTION JEUNESSE PATRIMOINE IMMOBILIER

RAPPORT FINAL ----***---- ANALYSE GENRE DANS LA REGION DE TAMBACOUNDA DANS LE CADRE DE L INITIATIVE 4R AU SENEGAL

ETUDE DE LA RENTABILITE FINANCIERE DES EXPLOITATIONS MARAICHERES DE GRAND-POPO

Annexe 1 b : Description des actions de l opération 0412 Maîtrise de l énergie Programmation

Lot 1: Développement Rural et Sécurité Alimentaire. Pays Bénéficiaire : Niger

PAC. ce qui change. vraiment

PLAN D ACTION QUADRIENNAL Première année

Projet Fish & Catering Sector (Mise à jour du 13/10/08)

Evaluation Multisectorielle RRM dans le Groupement de Minime, Bouar, Nana-Mambéré Rapport préliminaire

Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS.

Appui au financement adapté à l agriculture familiale (AgriFinance-Burkina) DOCUMENT DE PROJET

MODULE II:Le cadre logique, et cadre de résultat comme outil de planification et de gestion axée sur les résultats du développement

L EAU POTABLE : COMMENT LA PRÉSERVER Bien que l eau soit une ressource renouvelable, il ne faut pas pour autant la gaspiller. Les Québécois sont les

Rapport de revue technique indépendante. Programme national d investissement prioritaire dans le secteur agricole (PNIP-SA) MALI

diffusion externe les services d'orange pour l agriculture en Afrique

L UDOPER: une OP construite sur la base des marchés à bétail autogérés

SOMMAIRE PARTIE 1 : POURQUOI «DONNER DU CREDIT AUX FEMMES RURALES»?... 3 PARTIE 2 : EPARGNE/CREDIT DU SYSTEME FINANCIER INFORMEL...

FICHE TECHNIQUE SUR LA FERTILISATION DE LA PASTEQUE

Rapport d activités 2012

EPREUVE ECRITE D ADMISSIBILITE

PRESENTATION DES PROGRAMMES

Les 5 à 7 du SYRPA. Photographie et évolution de la population agricole professionnelle française

Alliance Globale pour la Résilience AGIR Sahel et Afrique de l Ouest

DUXTON ASSET MANAGEMENT

La couverture des risques agricoles

Préfectures couvertes. Kankan 12 CRD. Mandiana 8 CRD. Kérouané 5 CRD

REPUBLIQUE DU NIGER MINISTERE DE L AGRICULTURE ET DE L ELEVAGE SRATEGIE NATIONALE DES BANQUES CEREALIERES DU NIGER

Le système de protection sociale en santé en RDC

Les Fiches de projet et leur canevas

République de Côte d Ivoire NOTE D INFORMATION UN INSTRUMENT PROFESSIONNEL AU CŒUR DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE ET DES FILIERES DE PRODUCTION

FORUM INTERNATIONAL DU DAKAR-AGRICOLE

RESUME. Mme SIDIBE Aminata S. SIDIBE Agro-économiste ; Hamady DJOUARA Agro-économiste ; Dr Zana Jean Luc SANOGO Agronome.

Universita Degli Studi di Milano. Facoltà di Agraria. Dipartimento di Economia e Politica Agraria Agro-alimentare e Ambientale

Development of small-scale private irrigation in West Africa: Lessons drawn from World Bank financed projects

Crédit d impôt en faveur de l agriculture biologique

DIAGNOSTIC DE DURABILITE du Réseau Agriculture Durable

J'Ai TELLEMENT FAiM QUE JE POURRAiS MANGER UN ARBRE!

CONFIANCE DANS L INDUSTRIE AGRO-

Mécanisme de Fonds Commissionnés pour la Recherche Agricole Appel à Propositions de Projets (PP)

«Cette action contribue au PNNS». À CHÂTEAU THIERRY

SITUATION DE L AGRICULTURE MAROCAINE

du Cadre de vie Secrétariat Permanent du Conseil National pour l Environnement et le Développement Durable Présenté par: Paul BOMBIRI

PLAN D'ACTION POUR UNE GESTION APAISEE DE LA TRANSHUMANCE TRANSFRONTALIERE ENTRE LE SAHEL ET LA COTE

Transfert Monétaire par téléphone mobile (programme en partenariat avec le PAM et MTN)

En zones herbagères, un système spécialisé lait, tout herbe

Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé. Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé

Partie II Données, indicateurs et sources d information

Qu est-ce que l adaptation au changement climatique?

Kayes, le 09 Avril 2013

Conventions de calcul pour la réalisation des cas types en agriculture biologique

Transcription:

République du Niger Croix-Rouge Nigérienne Thème présenté: La promotion des cultures maraîchères à travers des petits périmètres irrigués collectifs féminins ou mixtes Yayé Mounkaïla Coordonnateur Sécurité Alimentaire

Plan de Présentation I. Objectif du projet II. Les résultats attendus du projet III. Les principales activités menées IV. Présentation de quelques résultats V. Les principaux succès VI. Les défis rencontrés VII. Les leçons tirées VIII. L impact nutritionnel IX. Questions de genre et redevabilité

La promotion des cultures maraîchères à travers des petits périmètres irrigués collectifs féminins ou mixtes I. Objectif du projet Le projet initial vise à améliorer la sécurité alimentaire et les moyens d existence de 100 ménages agriculteurs du village de Bala-Gouré (Zinder) à travers la promotion des cultures maraîchères. II. Les résultats attendus du projet 1. La sécurité alimentaire et les moyens d existence des ménages maraîchers sont améliorés 2. Les revenus des producteurs ont augmenté à travers la vente des produits maraîchers 3. L état nutritionnel des ménages est amélioré par la consommation des produits maraîchers riches en micronutriments pendant la saison sèche

La promotion des cultures maraîchères à travers des petits périmètres irrigués collectifs féminins ou mixtes III. Les principales activités menées Le fonçage des ouvrages hydrauliques durant les trois ans du programme La mise en place des clôtures mécaniques des sites maraîchers La dotation de petits matériels agricoles (Arrosoirs, binettes, brouettes, râteaux, pioches, dabas, mètres ruban,..) La dotation de semences maraîchères La dotation de moyens d exhaure (Motopompes) et d appareils de traitement Approvisionnement des maraîchers en fertilisants minéraux La dotation des maraîchers en moyens de transport (Charrettes asines) La dotation en moulin à grains Formation des maraîchères (ers) et des volontaires sur la production maraîchère Mise en place des kits d irrigation goutte à goutte Formation des maraîchères (ers) sur les techniques de conservation et la transformation des produits maraîchers et sur les thèmes essentiels en nutrition Animation et sensibilisation des populations bénéficiaires sur la consommation des produits maraîchers et sur les thèmes essentiels en nutrition par les volontaires communautaires croix-rouge Suivi-évaluation des activités à tous les niveaux

IV. Présentation de quelques résultats Tableau 1: les résultats de l exploitation du site maraîcher du village de Balla (Gouré/Zinder) Campagnes maraîchères Productions brutes (T) Productions vendues (Kg) Productions autoconsommées (Kg) Valeur monétaire de la PB (FCFA) Superficie Physique (ha) Superficie Développée (ha) 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013 122,7864 137,97919 132,3846 141,5689 138,7561 85 950,48 96 585, 43 92 669,2 99 098,23 97 129, 27 36 835,92 41 393,757 39 7154,0 42 470,63 41 626,83 15 381 805 18 662 964 17 231 925 19 148 468 18 768 011 2,4247 2,5908 2,56212 2,7987 2,7321 3,3352 2,7829 2,6902 3,2634 3,0178

Tableau 2: les résultats de l exploitation du site maraîcher du village de Sakiré Djerma (Boboye/Dosso) Campagnes maraîchères Productions brutes (T) Productions vendues (Kg) Productions autoconsommées (Kg) Valeur monétaire de la PB (FCFA) Superficie Physique (ha) Superficie Développée (ha) 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013 - 101,114 116,2811 110,2452 118,4376-70 779, 8 81 397 77 171,64 82 906,32-30 3342,0 34 884 33 073,56 35 531,28-11 330 718 12 732 770 12 353 857 13 271 881-3,17 3,17 3,17 3,17-3,17 3,34 3,25 3,53

V. Les principaux succès (Impact des activités maraîchères sur les populations Bénéficiaires) 1. Occupation des bénéficiaires aux activités maraîchères en saison sèche 2. Augmentation des revenus des maraîchers Revenu moyen par exploitation agricole (95 à 104) est 121 112 FCFA pour le site maraîcher de Balla entre 2009 et 2013 (revenu moyen initial est de 45 522 Fcfa) Revenu moyen par exploitation agricole (90 au total) est de 86 109 FCFA pour le site maraîcher de Sakiré Djerma entre 2010 et 2013 (revenu moyen initial est de 25 632 Fcfa 3. Amélioration de la situation alimentaire et nutritionnelle des populations par la consommation des produits maraîchers 4. Amélioration des moyens d existence des populations 5. Renforcement de la résilience de ces populations face aux crises alimentaires et nutritionnelles 6. Cohésion sociale à travers l exploitation des sites maraîchers collectifs

VI. Les défis rencontrés 1. La reconstitution des fonds de roulement pour l approvisionnement en intrants agricoles (semences, produits de traitement phytosanitaires et engrais, ) 2. Le transfert des innovations technologiques (vulgarisation du système d irrigation goutte à goutte, le compostage) 3. Le séchage amélioré des produits maraîchers 4. Les Changements de comportement

VII. Les leçons tirées Il est possible d améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de réduire la pauvreté des populations par des microréalisations qui focalisent tout leur effort sur des actions concrètes et durables La promotion des cultures maraîchères au Niger exige des infrastructures hydrauliques adéquates pour mettre à la disposition des producteurs l eau qui constitue le premier facteur limitant en agriculture La protection des sites maraîchers par des clôtures mécaniques ou biologiques est une nécessité surtout dans un pays où le système d élevage est dominé par le type extensif dont la divagation des animaux est très courante pendant la saison sèche.

VII. Les leçons tirées (suite) L implication et la responsabilisation de toute la communauté villageoise et de tous les acteurs avant le démarrage, pendant la mise en œuvre des activités et après projet sont nécessaires afin d assurer l adhésion de la population, la durabilité et la pérennisation des activités Un suivi permanent, continu et rapproché des maraîchers est plus que nécessaire pour l appropriation et la promotion des activités de maraîchage

VIII. L impact nutritionnel 1. D une manière générale, l appui apporté par le projet a permis d accroître significativement la production et de diversifier les cultures maraîchères dans les villages. Cette augmentation et cette diversification a induit un accroissement de la consommation des produits maraîchers (environ 30% par an) ; ce qui peut se solder par un apport plus élevé en micronutriments, assurant ainsi une protection plus accrue de la population surtout les groupes vulnérables contre les risques de carences nutritionnelles.

VIII. L impact nutritionnel 2. Aussi, cette modification structurelle du régime alimentaire (basé essentiellement sur les céréales) à la faveur de la diversification de la consommation de produits nouveaux, avait assuré sans nul doute un apport appréciable d autres éléments minéraux et vitamines susceptibles de contribuer à un meilleur état sanitaire et nutritionnel des populations bénéficiaires. L intérêt nutritionnel associé à la consommation de ces produits maraîchers est bien perçu par la population.

IX. Questions de genre et de redevabilité Dans le domaine de la promotion des cultures maraîchères, la Croix-Rouge Nigérienne a toujours privilégié dans son choix les femmes car elles jouent un rôle important en matière de nutrition. Par ailleurs, il est à noter que les hommes sont associés dans tout le processus de production, de formations et dans toutes les sensibilisations. La fluidité dans la circulation de l information au début, pendant la mise en œuvre des actions a permis à tous les acteurs d être au même niveau d information (Structures de la Croix-Rouge, les Gouvernorats, les Préfectures, la Mairies, les Services Techniques et les bénéficiaires). Ainsi la mise en œuvre des activités a été facilitée grâce à la transparence du système de communication et d information à travers les animateurs communautaires et les services techniques.

Exploitante du site maraîcher de Balla (Gouré)

Merci de votre aimable attention